Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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C'est bien ce que je craignais, un Mynock !

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Ishiro Shinra

    Plus tôt

    Le chrono mural affichait H-45 minutes.
    Le temps pressait, et je n’avais aucune intention de le gaspiller en palabres inutiles.
    Je pris directement la parole, coupant court à toute velléité de briefing supplémentaire.

    « Assez perdu de temps. On passe en phase opérationnelle. »

    Pas besoin de lever la voix. Mon ton sec et tranchant claquait assez fort pour geler toute discussion.
    Je balayai la pièce du regard. Bear, Colder, Ghetto, Budda, Khan.
    Chacun prêt. Chacun à sa place.

    Sorran... silencieux, concentré, mais encore vert malgré son effort pour paraître invisible.
    Je notai d'un œil rapide le téléchargement de données qu’il avait effectué via son scanner. Une initiative correcte, bien que superflue à ce stade. J’aurais pu le féliciter pour son sens de l’anticipation. Je n’en fis rien.

    « Vos’kir. Restez sur votre scanner. Intervenez que si c'est important. »

    Je n’attendais pas de confirmation. L’ordre était donné, point final.
    Mon regard revint sur l’hologramme de Mynock.
    Il n'était peut-être pas simplement en train de préparer sa fuite.
    Je plissai les yeux, analysant les données biométriques, les lieux fréquentés, les horaires modifiés. Le schéma ne collait pas parfaitement à une stratégie de retraite.

    « S’il passe autant de temps dans l’arrière-salle d’une cantina, ce n’est pas pour se saouler ni pour se cacher. »

    Je fis un pas en avant, désignant la carte holographique de Kuat affichée en projection secondaire.

    « Deux autres hypothèses. Première : il organise un transfert. Argent, informations, peut-être une exfiltration. Deuxième : il prépare une transaction ou recrute. Peut-être monte-t-il une cellule clandestine pour l’Impérium. »

    Je tournai mon regard vers la Team Six, glacial.

    « Peu importe. Dans tous les cas, nous interviendrons avant qu’il ne bouge. Nous contrôlerons les flux de sortie, et s’il tente quoi que ce soit, nous l’écraserons. »

    Je vérifiai mon équipement une dernière fois, ajustant mon harnais, sentant la tension électrique de la mission monter d’un cran.

    « Embarquement dans cinq minutes. »

    Je ne pris même pas la peine de vérifier si tout le monde suivait.
    Ils n’avaient pas le choix.

    Le vaisseau de transport vibrait doucement sous l’impulsion des réacteurs.
    La Team Six avait pris place dans le silence, chacun absorbé dans ses propres rituels. Des gestes lents, automatiques. Vérification des armes. Synchronisation des comlinks. Derniers ajustements de camouflage.
    De mon côté, je restai immobile, sanglé dans le siège d’assaut près du sas.

    Les yeux ouverts, fixant un point absent sur la coque intérieure.
    Kuat approchait.
    Là-bas, quelque part dans cette ville tentaculaire, Mynock poursuivait son jeu trouble, ignorant que sa chasse avait déjà commencé.

    Et moi...

    ** Pourquoi suis-je là ?

    La question tourna dans mon esprit comme un écho amer.
    Un Anzat. Un prédateur solitaire, forcé de marcher avec une meute improvisée.
    Un "leader", disaient-ils.
    Un titre vide collé sur une cicatrice qui ne s'était jamais refermée.
    Depuis Tatooine, je portais cet échec comme une marque brûlée dans ma chair.
    L'affront d’avoir survécu face au Seigneur Sith sans avoir su le vaincre.
    La honte de n’avoir rien pu empêcher.
    La honte de m’être vu faible.
    Et maintenant, on m'envoyait traquer un autre traître.

    Comme si en traquant Mynock, je pouvais effacer ce qui s’est passé dans le désert...

    Je crispai brièvement les poings sur les sangles du harnais.
    La Force...
    Pendant un moment, j’avais cru que mon entraînement, que mon lien fragile avec elle, suffirait à combler ce vide.
    À forger un chemin différent.
    Mais la Force ne donne rien. Elle observe. Elle teste. Elle juge sans mot dire.

    Comment la Force pourrait-elle m’aider aujourd’hui ?

    Elle ne me guiderait pas jusqu’à Mynock. Elle ne détournerait pas son blaster.
    Elle ne le retiendrait pas s’il décidait de s’enfuir ou de tirer.
    La Force serait là.
    Silencieuse.
    Me laissant agir.
    Me laissant échouer... ou réussir.

    J’inspirai lentement, refermant cette fissure intérieure sous une carapace plus dure encore.

    Je fermai les yeux, juste un instant.
    Dans l'obscurité intérieure, je cherchai la Force.
    Pas comme les Jedi le faisaient, dans une quête de lumière ou d'apaisement.
    Non.
    Je tendis mon esprit tel un prédateur avançant dans la brume, cherchant à sentir le moindre frémissement autour de lui.

    La Force était là, silencieuse, vaste, indifférente.
    Pas un refuge. Pas une promesse.
    Un courant brut, imprévisible, vivant.
    Je ne cherchais pas à la plier à ma volonté. Je ne cherchais même pas à l'influencer.
    Je me contentai de m'y immerger comme on s'enfonce dans une mer glacée.
    Mes perceptions s'élargirent.
    Je sentis, loin au-delà des parois du vaisseau, la pesanteur de Kuat.
    Des milliers de présences éparses, scintillantes comme des éclats de verre brisé.
    Certaines agitées. Certaines calmes. D'autres... dissimulées.
    Comme une ombre tapie, masquée, que je n'aurais pas encore nommée.
    Je ne tentai pas de les identifier.
    Je laissai mon instinct se nourrir de cette sensation brute.
    S'il y avait un piège, je le sentirais venir.
    S'il y avait une faiblesse, je la flairerais avant qu'elle ne s'ouvre devant nous.

    C'était là que mon lien avec la Force résidait :
    Pas dans la maîtrise, mais dans l'acceptation que tout pouvait basculer à chaque instant.
    J'ouvris les yeux.
    Le tableau de bord signalait la fin de la phase d’approche.
    Kuat s'étalait désormais en dessous de nous, froide, immense, couverte de lumières électriques.

    Cette fois... pas d'erreur. *

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      #2

      Post n°2
      Auteur : Sorran Vos'kir

      Tandis que le vaisseau de transport pénétrait dans l'atmosphère de Kuat, Sorran sentait le poids du silence qui régnait dans la cabine. Shinra, était immobile comme une statue près du sas, plongé dans ses pensées, peut être cet Anzat luttait contre sa faim intérieur ? Les membres de la Team Six quant à eux vaquaient à leurs dernières vérifications avec cette efficacité propre à des troupes commandos de la République.

      Le jeune Bothan, sanglé dans son siège, s'efforçait de calmer les battements de son cœur. Sa fourrure tressaillait légèrement autour de ses oreilles, seul signe extérieur de sa nervosité, ce qui n’échappa pas au regard de L’Anzat. Le casque d'ouvrier posé sur ses genoux reflétait les lumières blanche de la cabine. Un camouflage parfait pour un espion, une apparence banale pour se fondre dans la masse grouillante des chantiers navals.


      -            Restez sur votre scanner. Intervenez que si c'est important.


      Les mots de Shinra résonnaient encore dans son esprit. Derrière cette directive sèche, Sorran avait parfaitement saisi le message “Ne soyez pas un obstacle” . Il activa discrètement son datapad, vérifiant les dernières données téléchargées sur Mynock.

      Quelque chose dans le profil de l'agent double l'intriguait. Un détail qui lui échappait encore, une incohérence qu'il n'arrivait pas à identifier clairement, peut être était-ce là son flair de félin qui était à l’oeuvre ? Sorran fit défiler les rapports d'activité, les habitudes documentées, les lieux fréquentés. Cette cantina... Pourquoi un ancien UCEH irait-il s'exposer dans un lieu public s'il préparait sa fuite ou une opération clandestine?


      Les agents bien formés évitaient les endroits familiers quand ils préparaient une exfiltration. Ils changeaient leurs habitudes progressivement, jamais brusquement. Mynock faisait l'inverse. Ce n'était pas logique.


      Sorran ajusta les paramètres de son scanner CryonCorps, configurant un algorithme de détection pour les communications cryptées. Si Mynock utilisait des canaux d'urgence impériaux, l'appareil les détecterait dans un rayon de cinquante mètres. Un atout que même Budda ne possédait pas avec son équipement standard.


      Le vaisseau trembla légèrement en traversant une couche nuageuse. Sorran serra sa chevalière dorée, un geste presque superstitieux. À l'académie, l'instructeur Denzra répétait souvent : "Un agent n'a pas besoin de chance, seulement d'anticipation." 

      Pourtant, face à sa première mission de terrain, le jeune Bothan ne pouvait s'empêcher de penser à la chance.

      Sur son datapad s'affichait le plan de la cantina et des zones environnantes qu'il avait mémorisé pendant le briefing. Son pouce effleura discrètement la gâchette de son Westar-34 dissimulé sous sa veste d'ouvrier. Le silencieux était déjà installé, le mode paralysant sélectionné par défaut. Sorran n'avait encore jamais tiré sur un être vivant. Théorie et pratique... deux mondes qu'il allait bientôt devoir réconcilier.


      Son regard croisa brièvement celui de Bear, le colosse de la Team Six. Un regard vide d'émotions, celui d'un homme qui avait vu trop de combats pour encore s'inquiéter. Sorran hocha imperceptiblement la tête. Puis Sorran se murmura à lui même


      - Ce n'est pas comme les simulations. Sur le terrain, il n'y a pas de bouton pause, pas de seconde chance.

      Les lumières de Kuat se reflétaient désormais à travers le hublot, témoignant de l'activité incessante des chantiers navals. Quelque part dans ce labyrinthe urbain se cachait leur cible.


      Son scanner CryonCorps émit un léger bourdonnement, signalant qu'il avait terminé son analyse préliminaire des réseaux de communication locaux. Sorran consulta rapidement les résultats, trois nœuds de transmission non répertoriés dans le secteur de la cantina. Potentiellement significatif. Il s’appretait à montrer cela au Lieutenant Shinra avant de se rappeller des directives de ce dernier, peut-être vallait-il mieux éviter de le déranger avec cela pour le moment.


      Le voyant de descente s'alluma au-dessus de la porte principale. Shinra se redressa légèrement, toujours aussi impassible. Les membres de la Team Six commencèrent à défaire leurs harnais en silence. Ils venaient d’atterir sur Kuat.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Hivernus

        Précédemment.

        Quelque part aux confins du système Kuat…

        Cinq vaisseaux glissent doucement dans l’obscurité du vide sidéral. Placé au centre d’une formation de quatre croiseurs de la classe Arquitens, le “Poing de Pandore”, antique croiseur de la classe Interdictor, erre silencieusement au milieu de l’espace tel un fantôme revenu d’entre les morts. Sa silhouette sinistre n’augure jamais rien de bon pour quiconque a le malheur de poser les yeux dessus. De nombreuses armadas de vaisseaux ont été décimées par ses batteries de turbolaser et de nombreux mondes se sont soumis après avoir été témoins de son apparition. Pour autant, la présence du “Poing de Pandore” ici en cet instant précis n’a pour l’heure rien d’un mauvais présage. Dans l’esprit du seigneur de la guerre, il n’est pas question de livrer une énième bataille ou d’annoncer une nouvelle conquête.

        Hivernus se tient sur la passerelle de son vaisseau-amiral, le regard plongé dans un vaste océan d’obscurité. Les mains croisées dans le dos, il affronte en silence cet abysse d’ombres et de cauchemars qui semble l’appeler, qui lui murmure de le rejoindre avec tant de véhémence. Le Chiss résiste à l’attrait, aux grandes promesses d’aventures. Un frisson s’empare de toutes les fibres de son être, ravive d’anciennes douleurs. Il détourne son unique œil de la baie en transparacier, son attention désormais braquée sur le brouhaha général du personnel travaillant dans les fosses dédiées à l’équipage.

        Un officier, un capitaine à en juger la plaque de grade piquée sur son uniforme, s’approche doucement de l'humanoïde à peau bleue, un bloc de données coincé sous le bras. Arrivé à hauteur du seigneur de la guerre, le marin fait claquer ses bottes.


        - Seigneur Hivernus, nous venons de recevoir la confirmation que le sénateur Blokkus sera bien présent. Il a répondu par la positive à votre invitation et devrait arriver d’un instant à l’autre. Déclare l’homme, formel.

        - Excellente nouvelle. Qu’en est-il de la Maison Kuat ?

        - Nous n’avons pas encore reçu de réponse de la part des autorités de Kuat, mon seigneur. Il semblerait que la rébellion d’une partie de la caste ouvrière ait quelque peu exacerbé les relations entre les grandes familles du système et il y a fort à parier que le chaos engendré par la mort ou la disparition de plusieurs grands noms des Dix y est pour quelque chose. Si vous voulez mon avis, mon seigneur, l’élite locale est probablement embourbée dans une crise de succession dont elle a du mal à se sortir. Chaque maison cherchera très certainement à tirer profit du conflit en cours pour s'élever à la place des Kuat. Indique l’officier, n’ayant visiblement aucun mal à partager son ressenti. Ces imbéciles sont trop occupés à se saboter les uns les autres pour mener une véritable opposition à l’avancée des forces rebelles. Pourtant, présenter un front uni demeure le seul moyen pour l’aristocratie de conserver son autorité sur le système. S’ils ne se ressaisissent pas rapidement, leurs querelles pour le pouvoir les conduira à perdre tout contrôle sur l’Anneau… Voire pire.

        Hivernus se contente d'acquiescer en silence, partageant dans sa majeure partie le point de vue de son subordonné. Il aurait aimé pouvoir compter sur la présence de la Maison Kuat à la table des discussions mais devra visiblement se contenter de partager ses quartiers privés avec le sénateur Blokkus. C’était à prévoir. Rien n’est jamais simple. Et ça l'est encore moins lorsque l'on doit traiter avec des gens aussi complexes et fiers comme le sont les nobles Kuati.

        - Nos agents sont-ils en place ?

        - En effet, mon seigneur. Ils observent le silence radio, comme prévu.

        - Bien. Laissons les travailler dans notre ombre, capitaine. Mais tâchez de surveiller les communications locales. Au moindre doute, venez me rapporter toute information qui vous semble pertinente. 

        - Entendu, mon seigneur.

        Le seigneur de la guerre gratifie le capitaine d’un signe de tête approbateur puis quitte la passerelle de son vaisseau-amiral pour rejoindre ses quartiers privés, situés quelques ponts plus bas.






        Les redoutables soldats de la légion Anooba.



        L’arrivée de Blokkus se fait en grande pompe. Deux mille légionnaires, parfaitement ordonnés et alignés sur quatre ou cinq rangs, patientent en silence dans le vaste hangar du “Poing de Pandore”. Immobiles et semblables aux statues exposées dans les musées de la galaxie entière, les soldats ne prêtent pas attention à l'atterrissage de la navette personnelle du sénateur de Mustafar. Seul un officier dont l’uniforme est tiré à quatre épingles ose s’approcher doucement lorsque la rampe d’accès s’abaisse finalement. Il s’incline tout naturellement lorsque le Hutt lui-même quitte le confort de son vaisseau pour le sol froid du hangar.

        - Sénateur Blokkus. Soyez le bienvenu à bord du “Poing de Pandore”. Annonce le militaire sur un ton très protocolaire. Le seigneur Hivernus vous invite à le rejoindre au sein de ses quartiers privés. Si vous voulez bien me suivre…

        Le sénateur est encouragé à remonter lentement la longue colonne de soldats. Alors qu’il entame son “inspection” des troupes seigneuriales, un officier s’agite soudainement. Sa voix autoritaire se fait entendre au travers du vocabulateur de son casque.

        Cssah tio'bibi sir Ran'icin Blokkus bah to Republic !

        (Trois ovations pour le Sénateur Blokkus de la République !)


        Les paroles du commandant de la formation trouvent un certain écho parmi les soldats. Comme un seul homme, les voilà qui s’animent brusquement en dégainant une vibrolame qu’ils viennent ensuite brandir au-dessus de leur tête.

        Blokkus ! Blokkus ! Blokkus !


        L’officier demande une nouvelle salve d’ovations dans sa langue exotique. Les légionnaires brandissent leur arme avec plus d’entrain, acclamant le Hutt d’une ferveur renouvelée. L’écho de milliers de voix chantant à l’unisson le nom d’un seul individu imprègne rapidement le hangar d’une note militaire. Au-dessus des lames, dont l’extrémité est directement pointée vers le plafond, reposent des dizaines de chasseurs et intercepteurs TIE prêts à être déployés. Sur les passerelles d’accès, les pilotes sont au garde-à-vous, casque sous le bras.

        - Les soldats vous acclament, sénateur. Cet honneur est réservé aux invités de marque du seigneur Hivernus. Voyez-y une marque de l’estime que notre souverain vous porte. Indique le militaire servant de guide à Blokkus.

        Le sénateur de Mustafar quitte le hangar sous les acclamations des soldats du Seigneurat de Bajic. Afin d’assurer son confort à bord du vaisseau-amiral du seigneur de la guerre, une plateforme antigrav est proposé au Hutt afin qu’il puisse se déplacer dans les couloirs sans avoir à se fatiguer. Le très estimé représentant de la République est par la suite conduit jusqu’aux quartiers privés du Chiss, dont l’entrée est gardée par une escouade complète de guerriers Kaleesh revêtus de l’emblématique armure blanche des stormtroopers de l’Empire. Seul un marquage bleu qui vient strier par bandes entières l’armure permet de différencier ces combattants d’élite qui servent la volonté du seigneur de Bajic des soldats de choc impériaux. Les redoutables natifs de Kalee, fiers de porter le bleu en bannière (un gage d’honneur et de respect selon eux), laissent passer l’officier et le Hutt sans remuer le moindre membre.

        Arrivé à hauteur de la porte, le sénateur est invité à pénétrer au sein des quartiers privés du seigneur de la guerre seul. Un salon de grande taille s’offre alors à la vue de Blokkus. De chaque côté de la pièce, un petit jardin luxuriant s’épanouissant le long d’un mur. On y trouve de nombreuses fleurs très colorées et odorantes, quelques arbres fruitiers et des végétaux grimpants. Le bruit cristallin d’une eau coulant en cascade depuis une fontaine murale agrémente ces petits coins de paradis d’une note agréable pour l’oreille. Sur le mur du fond, quelques vieilles épées, lances d’ornement et antiques blasters suspendus au-dessus d’une collection de pièces d’armures anciennes. Au centre même du salon trônent plusieurs canapés particulièrement luxueux installés sur un tapis confectionné à partir de matériaux particulièrement onéreux. Les motifs brodés de fils cousus dans différentes nuances d’or, d’argent ou de bleu semblent représenter des dragons combattant au milieu de nuages chargés d’éclairs.

        Assis sur l’un des canapés, Hivernus lui-même. Revêtu de son traditionnel uniforme blanc de seigneur de la guerre, le Chiss semble au demeurant imperturbable malgré l’arrivée du sénateur. Son regard embrasé se pose tranquillement sur le Hutt, auquel il offre un signe de tête qui se veut respectueux.


        - Sénateur Blokkus. J’attendais votre visite. Déclare l'humanoïde à peau bleue d’une voix parfaitement modulée. 

        D’un geste élégant de la main, le seigneur de la guerre désigne une couchette spécialement adaptée à la morphologie du représentant de Mustafar puis présente une table couverte de mets plus somptueux les uns que les autres. Nombre des plats disposés sur la table ont été spécialement choisis pour répondre aux exigences culinaires du puissant Blokkus.

        - Je vous en prie… Prenez place, sénateur. Et faites comme chez vous. Poursuit Hivernus de son habituelle froideur. S’il vous manque quoi que ce soit, n’hésitez pas à me le faire remarquer. Je me ferai une joie de répondre à toutes vos attentes.

        Le Chiss marque un léger temps de pause, son unique œil rouge venant se poser sur un Shuura. Le seigneur de la guerre s’empare du fruit et croque dedans à pleine dents, savourant en silence la douceur de son sucre et la fermeté de sa chair.

        - Nous devons parler de Kuat, sénateur… Le sujet est d'une grande importance, comme vous pouvez vous en douter.

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Blokkus

          Le Hutt avait répondu à l'appel mystérieux de ce seigneur de Bajic, ne sachant pas exactement ce que ce personnage lui voulait, quelques recherches sur holonet n'avaient pas dévoilé grand chose sur ce seigneur, toutefois Blokkus le sentait intérieurement cette rencontre risquait d'être intéressante.
          C'est depuis l'ambassade Mustafarienne de Coruscant que 'le perle de lave', la navette Neimodienne, avait mis le cap sur le système Kuat, en guise de protection rapprochée , le sénateur avait emmené avec lui, les Sebens, ces cyborgs mercenaires obéissant à un étrange code d'honneur, il avait également envoyé un message à l'amiral Nel Sonn, et toute la flotte de défense de Mustafar se tenait prête à le rejoindre en cas d'incident.
          C'est donc confiant que notre bon Hutt posa le pied dans le hangar du destroyer, il fut rapidement impressionné en voyant les rangées de soldats alignés devant lui un officier se détacha du rang pour lui souhaiter la bienvenue au nom du seigneur Hivernus, encore un nom inconnu par le sénateur.
          Voyant un tel déploiement de force et la grimace de Yoshio , le chef de sa garde rapprochée, il ordonna simplement aux Sebens de rester à bord de la navette.
          Pendant ce temps tous les soldats dégainèrent leur lame simultanément pour scander le nom de Blokkus, tandis que le Hutt remarqué une multitude de chasseurs stellaires  suspendus, c'était un sacré accueil songea t'il, il ne faisait pas face à des pirates ou des mercenaires c'était une vraie armée privée.
          Mais une armée pour faire quoi? il n'y avait pas trente six façons de le découvrir, il devait rencontrer et jauger ce seigneur.
          On lui proposa même une plate forme pour se déplacer, d'habitude, le natif de Nal Hutta, contrairement à ses compatriotes, préférait se déplacer par lui même mais il allait faire une exception, ne voulant pas se présenter fatigué à son hôte et également pour le remercier de sa sollicitude pour avoir mis cet appareil à sa disposition pour son confort personnel.
          Arrivé devant les quartiers privés d'autres soldats en armure semblaient former une haie d'honneur dans le couloir, Blokkus entra finalement dans un salon, encore une fois le Hutt fut surpris, un petit jardin était aménagé , des armes étaient fixées au mur, ce seigneur était un homme raffiné enfin un homme un humanoide plutôt, un extraterrestre bleu impeccable dans un uniforme blanc était assis sur un canapé, Blokkus qui se vantait d'avoir une culture au dessus de la moyenne, ne reconnu pourtant pas la race de son hôte. Mais ce qui attira surtout  l'oeil de notre gourmand était le banquet qui avait été préparé à son intention, oui cet individu bleu savait recevoir.
          Après avoir salué courtoisement son hôte, Blokkus prit donc place dans le canapé adapté à son corps gélatineux face à cet Hivernus, celui ci lui annonça simplement qu'ils devaient parler de Kuat, un sujet important.
          Comme si le sénateur , allait traverser la galaxie pour quelque chose qui n'en valait pas la peine, il s'empara d'une cuisse rôti d'un mammifère qu'il dévora en deux bouchées, après s'être essuyé la bouche, il répondit.

          -Je vous remercie pour l'invitation seigneur Hivernus, je suis venu directement de Coruscant justement pour vous rencontrer, je dois vous avouer que votre missive a aiguisé ma curiosité. 

          Vous voulez donc me parler de Kuat, alors je vous écoute...


          Blokkus préférait entrer dans le vif du sujet, bien évidemment le représentant Mustafarien avait fait ses devoirs, il savait que Kuat traversait une crise économique et politique, entre la grève de ses ouvriers et les tensions entre les familles nobles peut être il y avait il un coup à jouer, mais il ne fallait pas oublier que le CNK était toujours resté indépendant, livrant ses vaisseaux à qui pouvaient les acheter.

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            #5

            Post n°5
            Auteur : Super PNJ

            Service de Renseignements Républicains



            R-186, était en poste sur Kuat depuis peu, en fait depuis que le Service avait découvert que Mynock était surement était un agent double.
            Après une carrière au sein du  123°Régiment de guérilleros de Moridebo sur Mettelos il avait été sélectionné pour suivre l'entrainement spartiate des agents du SSR puis il avait été infiltré en tant que simple agent de maintenance sur Kuat, et petit à petit il avait commencé à espionner discrètement le Togruta. Avec ce genre d'agent experimenté, il valait mieux être prudent,  très prudent même, c'est pour cela qu'il avait privilégié une surveillance technique à l'aide de caméras , micro discrets et autres drones plutôt qu'une filature physique.
            Et c'est donc à l'abri dans son logement de fonction dans l'anneau qu'il avait pu suivre les derniers déplacements du traitre. En dehors de ses horaires de travail, il s'était mis à fréquenter une cantina mais l'agent 186 n'avait pas pu découvrir pourquoi sous peine de se faire repérer, il n'était entré qu'une fois dans l'établissement, et n'avait pas vu le Togruta, ou il était dans une arrière salle ou alors il était monté à l'étage avec une fille de joie mais pour y faire quoi?

            R' attendait sur le tarmac l'arrivée de la navette de transport public, il avait peu d'information sur l'équipe envoyée pour le seconder, un membre de la garde, un agent du SSR et une équipe de commandos. Cela devrait bien suffire pour arrêter un seul homme, même un ancien du Bureau de Sécurité Intérieure.
            Les commandos tentaient de se la jouer discret, mais pas aux yeux de 186, d'un simple geste convenu il invita Rip à le suivre imité par ses hommes, ils prirent le métro circulaire sans échanger un mot jusqu'au secteur 10, les cales sèches, ou l'agent avait entreposé tout son matériel à l'abri des regards dans un local sécurisé.
            Une fois tout ce beau monde dans la pièce , R_186 activa immédiatement un brouilleur afin que leur conversation reste secrète.

            -Bienvenue sur Kuat, je suis l'agent R_186, pour cette mission je réponds au nom de Luthel.
            Dans ces caisses, vous trouverez vos uniformes d'ouvriers, vos badges d'accès et vos outils , il faut maintenir les apparences.

            Luthel, donc comme il se faisait appeler dorénavant, ouvrit quelques caisses verrouillées , et commença à distribuer les bleus de travail et autres casques dorés.

             -Le  climat local est tendu, les nobles Kuati craignant de nouvelles grèves ont renforcé la sécurité , vous croiserez certainement des vigiles du CNK armés de matraques, ils scanneront éventuellement vos badges mais pas de soucis, tout est en règle, vous remplacez une équipe intérimaires qui a fini à l'hôpital après une intoxication alimentaire.

            Rien de tel qu'un peu de venin de mite de Draboon dans sa nourriture pour gagner un petit séjour en réanimation. 186 n'étant pas un psychopathe, il avait dosé suffisamment le venin pour que les pauvres ouvriers qui n'avaient rien demandé s'en tirent avec un simple lavage d'estomac et quelques jours de repos forcés.

            -Concernant notre cible, vous connaissez le profil j'imagine, c'est quelqu'un d'armé et dangereux en plus d'être paranoiaque!
            Pour sa capture on a plusieurs options:
            A) son appartement de fonction
            B) durant le trajet sur son lieu de travail, j'ai piraté son planning
            C) la cantina ou il passe une partie de ses soirées, j'ai également les plans de l'établissement
            Une fois capturée , j'ai une caisse de pièces détachées prêtes à partir avec toutes les autorisations, du matériel dit sensible, personne ne voudra la fouiller.
            J'ai aussi des enregistrements holo de certains de ses déplacements si vous voulez vous faire une idée plus précise du personnage, j'attends vos suggestions messieurs...

            Luthel avait été chargé de la surveillance, ce n'était pas à lui d'établir la stratégie et de passer à l'action, il n'avait qu'un rôle de soutien opérationnel pour cette mission.
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              #6

              Post n°6
              Auteur : Ishiro Shinra

              Je récupérai le bleu de travail que Luthel me tendait, observant la coupe, le tissu, les finitions.
              Fonctionnel. Discret. Pas de fioritures.
              Exactement ce qu’il fallait.
              J’enfilai la combinaison en silence, le badge d’accès bien visible sur ma poitrine. Le casque doré vint compléter la tenue, me faisant presque oublier l’arme dissimulée dans le holster intérieur de la manche.

              Tout autour de moi, les membres de la Team Six se préparaient sans mot. Pas un geste inutile. Chacun savait ce qu’il faisait.
              Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de sentir la tension grimper comme une lame froide le long de la colonne.
              Nous allions opérer dans un environnement saturé de risques : sécurité privée, caméras locales, contrôle d’identité, et surtout… un espion vétéran qui connaissait parfaitement les procédures républicaines.

              Je m’approchai des caisses restantes, effleurant les outils du bout des doigts. Trop propres. Trop alignés.
              Je relevai les yeux vers R_186, ou plutôt Luthel, son alias local.
              Ses yeux étaient secs, précis, sans illusion. Il avait fait son travail. À moi, désormais, de faire le mien.

              « Surveillance passive. Bonne décision. Une approche directe t’aurait grillé dès la première tentative. Le genre de Mynock repère les prédateurs avant qu’ils ne sortent des fourrés. »

              Je me redressai, croisant les bras. L’hologramme de Kuat projetait déjà nos options, froidement détaillées. Trois angles. Trois scénarios. Trois pièges potentiels.

              « L’appartement est tentant. Contrôlé. Prévisible. Mais trop risqué. En terrain connu, il nous massacrera avant qu’on ait posé un pied dans le couloir. Ce serait un guet-apens parfait. »

              Je fis un pas, fixant la trajectoire projetée de ses déplacements quotidiens.

              « Le trajet est une opportunité. Mais c’est du mouvement. Une chance sur deux qu’il sente le piège. Il peut changer d’itinéraire, disparaître dans une bouche d’entretien, ou sauter dans un transport. Trop d’inconnues. »

              Enfin, la cantina.
              Je fixai la structure holographique du bâtiment. Plusieurs étages. Des salles privées. Un accès arrière. Du bruit. Des regards distraits.
              Une foule qui cache.
              Un endroit où se noyer à vue.

              « La cantina est la seule faiblesse exploitable. Trop d’humains, trop de chaos, trop de variables… mais justement. Ce type de terrain crée des angles morts. Et lui, il en exploite un chaque soir. L’arrière-salle. L’étage. Des zones non répertoriées par tes systèmes de surveillance. »

              Je tournai la tête vers Luthel.

              « Soit il y monte pour négocier. Soit pour fuir. Ou pour préparer quelque chose. Mais il ne monte pas seul. Il rencontre. Il planifie. »

              Je me tus un instant, regardant le reste du groupe, puis Sorran Vos’kir.

              Le jeune Bothan gardait le silence. Trop bien. Trop propre. Trop calme.
              Son matériel était parfaitement aligné. Ses scans actifs. Il faisait tout dans les règles.

              « Vos’kir. J’espère que tu sauras prouver autre chose que de la discipline académique. »

              Je m’approchai lentement.

              « Analyse tout ce qu’il laisse derrière lui. Communications, signatures cryptées, empreintes de données. Ce qu’il poste. Ce qu’il efface. Ce qu’il évite de transmettre. Et surtout, ce qu’il répète. Les menteurs trahissent souvent leur logique en la reproduisant trop bien. »

              Je lui laissai le champ. Mais pas le choix.

              « Intervenez que si c’est important. »

              Puis je me tournai de nouveau vers Luthel.

              « Envoie les enregistrements. Je veux voir comment il se déplace. Comment il regarde les autres. Les mains, les yeux, la posture. L’ennemi révèle toujours quelque chose… dans le détail. »

              Je marquai une pause. Le plan se dessinait dans mon esprit, fragment après fragment.

              « Pour l’approche, j’envisage une infiltration douce. Deux à l’intérieur. Deux à l’extérieur. Un sur l’accès de secours. Moi, sur l’entrée. Si on doit intervenir, on crée une diversion — incendie simulé, bagarre contrôlée, surcharge énergétique… peu importe. L’objectif est d’isoler Mynock sans faire tomber tout le bâtiment sur nos têtes. »

              Je posai ma paume sur la console métallique, sentant la tension statique dans l'air.

              « Je ne veux pas de bavure. Pas d’improvisation non autorisée. On contrôle le rythme. On choisit le moment. Et on frappe sans avertissement. »

              Je recevait les Holos de Minock et je commençait l'analyse de notre cible. Je veux avoir tout les atouts de notre côté et l'avis de tous avant de choisir le meilleur plan d'attaque.

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                #7

                Post n°7
                Auteur : Sorran Vos'kir

                Les mots d'Ishiro s’imposèrent dans la salle d'opération. “Discipline académique”, les oreilles de Sorran se contractèrent, un tic involontaire que peu d'espèces savaient décrypter chez les Bothan. L'Anzat avait visé juste, et cela l'agaçait plus qu'il ne voulait l'admettre. 

                Il se pencha sur sa console, les doigts sur la surface tactile. Les données de Mynock s'affichèrent en cascade, profils biométriques, historique de déplacements, analyse comportementale.  


                - Agent Shinra , commença Sorran d'une voix mesurée, relevant les yeux de ses écrans.  Vous avez raison sur un point. Les procédures standard ne suffiront pas contre une cible de ce calibre.  


                Il fit pivoter l'holoprojecteur central, agrandissant les séquences de surveillance de la cantina. L'image se stabilisa sur une section particulière, l'accès arrière, mal éclairé, où des silhouettes floues apparaissaient et disparaissaient. 


                - Regardez ceci , dit-il en pointant une série de timecodes. 19h42, 20h15, 20h38. Mynock ne monte jamais à l'étage aux mêmes intervals. Mais il y a un pattern dans le chaos.  


                Luthel s'approcha, scrutant les données avec attention. 


                -Explique-toi, gamin. 


                Sorran sentit une pointe d'irritation, mais garda son calme professionnel. Gamin. Encore un qui le prenait pour un novice tout juste sorti de l'académie. 


                - Les variations temporelles ne sont pas aléatoires. Elles correspondent aux pics d'affluence du rez-de-chaussée. Plus il y a de monde en bas, plus il attend avant de monter. Il synchronise ses mouvements avec le bruit ambiant.  
                Le Bothan manipula les commandes, superposant les courbes d'activité acoustique aux déplacements de leur cible. 


                -C'est un professionnel. Il utilise le volume sonore comme camouflage naturel. Quand les conversations s'intensifient, quand la musique couvre les pas... c'est là qu'il bouge.  


                Un silence pensif s'installa. Sorran observa les visages autour de lui, concentration, calcul, méfiance. L'équipe jaugeait encore sa valeur. Il fallait leur prouver qu'il n’était pas un analyste de bureau...  

                - Il y a autre chose. Ces zones non répertoriées dont vous parliez, Agent Shinra. J'ai recoupé les plans architecturaux officiels avec les scans thermiques discrets que nous avons effectués.  


                L'hologramme révéla une superposition troublante, des espaces vides dans les blueprints qui montraient pourtant des signatures de chaleur. 


                - Chambres secrètes. Au moins trois. Une au deuxième étage, deux au troisième. Probablement des salles de négociation privées... ou des voies d'évacuation.  


                Luthel siffla entre ses dents. 


                - Pas mal, Bothan. Pas mal du tout.  


                Sorran sentit une satisfaction discrète, mais la tempéra aussitôt. Ce n'était qu'un début. 


                - Pour l'infiltration, continua-t-il en regardant directement Ishiro,  Je suggère un ajustement au plan. Si nous positionnons quelqu'un dans ces salles cachées avant l'arrivée de Mynock, nous contrôlons ses voies de fuite. Mais il faut quelqu'un capable de passer inaperçu suffisamment longtemps. Je peux modifier les systèmes de surveillance internes depuis l'extérieur. Créer des angles morts temporaires. Trente secondes maximum avant que la sécurité locale ne remarque les dysfonctionnements. Mais c'est une fenêtre.  


                Les hologrammes continuaient de tourner lentement, projetant leurs ombres sur les visages tendus de l'équipe. Sorran sentait le poids de leurs regards, l'évaluation silencieuse de ses capacités. 


                - Une dernière chose , ajouta-t-il en se tournant vers l'ensemble du groupe.  Mynock a un détail que les rapports n'ont pas relevé. Chaque fois qu'il entre dans la cantina, il commande la même boisson. Même marque, même dose. Jamais de variation.  


                Il fit apparaître une série d'images haute définition, Mynock au comptoir, la même gestuelle, le même verre. 


                - C'est soit une habitude... soit un signal. Si c'est un signal, alors quelqu'un l'attend. Quelqu'un qui sait reconnaître ce code.  


                Le silence se fit plus lourd. Sorran croisa les bras, fixant Ishiro avec une détermination nouvelle, seulement lui pourra approuver les idées qu’il venait d’exposer. 

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                  Post n°8
                  Auteur : Hivernus

                  Le regard enflammé du seigneur de la guerre se pose sur la silhouette imposante du Hutt. Il l’observe attentivement, en silence, cherchant à deviner le fond de ses pensées alors qu’il se sustente bruyamment.

                  - Le cas particulier de Kuat m’intrigue, sénateur Blokkus. En fait, cette révolte armée des ouvriers n’est pas sans me rappeler certains événements… Des événements qui ont secoué de nombreux régimes, dont le vôtre. Mais je me dois d’être plus précis, n’est-ce pas ?

                  Le Chiss s’empare d’un bloc de données posé à côté de lui, tapote doucement sur l’écran tactile et fait ensuite glisser un doigt sur sa surface. Une projection holographique de la galaxie vient bientôt emplir l’entièreté du salon, la lueur vive de milliers de petits points venant éclairer la surface du mobilier et des murs. Une série de points, représentant actuellement des systèmes ou des planètes spécifiques, semble attirer son attention. Les orbes lumineux brillent un instant avant de virer au rouge. D’autres, moins nombreux, passent du blanc au bleu.

                  - Vous voyez ces points, sénateur Blokkus ? Il s’agit de mondes ayant été la cible d’attaques répertoriées au cours de ces dernières années… Attentats terroristes, insurrections armées, grèves violentes ou encore actions de guérilla. Explique l'humanoïde à peau bleue d’une voix parfaitement maîtrisée. La révolution ouvrière de Kuat n’a rien d’une exception. En fait, plusieurs chantiers navals impériaux ont déjà fait l’objet d’une agitation similaire… Selon mes sources, et elles sont fiables, Fondor et Eriadu auraient été la cible de grèves aussi soudaines que violentes. Les forces impériales ont rapidement repris le contrôle de la situation mais les faits sont là. Mais ce n’est pas tout. D’autres événements tout aussi significatifs ont retenu mon attention, sénateur Blokkus… Tout d’abord les insurrections armées sur Cathar et Raxus Secundus. Des groupes hostiles au régime ont tenu à exprimer leur mécontentement par la voie des armes sur ces mondes de première importance. Parlons également de Coruscant, Metellos et Naboo, où des terroristes se sont récemment fait une terrible réputation en causant la mort de centaines de civils. D’autres attentats ont eu lieu sur Base Vergesso, mon fief, et m’ont visé personnellement.

                  Hivernus marque un léger temps de pause. Son regard s’assombrit. La lueur enflammée de son unique œil rouge perd en intensité, comme happée par une noirceur qui ne trouve pour l’heure aucune explication.

                  - Le lien entre ces événements n’est pas facile à cerner lorsque l’on ne dispose pas de tous les éléments. Pourtant, il existe bel et bien. De manière subtile, certes... Mais il est là. Poursuit le Chiss. Les attentats qui m’ont ciblé ont laissé quelques victimes… Mais également des prisonniers. Ils ont révélé des choses particulièrement intéressantes mais également très inquiétantes… Car il existe un groupe secret de nostalgiques de l’Empire quand il était à l’apogée de sa gloire et de sa grandeur. Ce groupe se fait appeler l’Oiseau de Feu et il dispose d’un certain nombre de sympathisants au sein de l’Impérium. Ces parjures œuvrent en secret, infiltrent toutes les couches de la société, toute la structure militaire du rang le plus bas au poste le plus important. Ils recrutent anonymement, divisent volontiers les partisans du régime en les tournant les uns contre les autres… Et surtout, ils fragilisent volontiers le pouvoir de la Grande Moff Ashe par le biais de révoltes, de grèves et d’attaques diligentées dans le plus grand secret par leurs soins.

                  Le seigneur de la guerre lève une main, la dirige vers les points rouges.

                  - Cathar, Fondor, Eriadu, Base Vergesso… Garqi. Hoth. Voilà des exemples concrets de leurs actions. Nous avons suffisamment de preuves de leurs agissements sur ces mondes. 

                  La main de l'humanoïde à peau bleue se porte ensuite vers les différents orbes brillants d’une lueur bleuté.

                  - Coruscant, Metellos, Naboo, Raxus Secundus ou encore… Kuat. Voilà d’autres planètes qui pourraient être leur terrain de jeu. Les méthodes sont similaires… Et les enjeux sont tout aussi importants. Continue Hivernus de son habituelle froideur. Je sais qu’il y a beaucoup d’informations à assimiler, sénateur Blokkus… Et que tout n’apparaît pas clair. Il faut dire que l’Oiseau de Feu tient à sa discrétion et il n’a pas été évident de rassembler des preuves suffisamment claires quant à son existence. D’autant plus quand on sait qu’il a des agents infiltrés partout et prêts à faire le ménage pour effacer toute trace de son implication. Et il se pourrait, de manière crédible, qu’ils aient réussi à planter leurs graines au sein de la République Fédérale ou de la Confédération des Systèmes Indépendants.

                  Le Chiss ouvre un dossier comprenant des données confidentielles puis tend son bloc de données au représentant de Mustafar. En décidant de partager ainsi des informations qu’il garde pour lui, le seigneur de la guerre montre qu’il accorde au Hutt une certaine confiance…

                  - Mais ils ont fini par commettre plusieurs erreurs. Voici une liste de tous les éléments que j’ai pu rassembler au cours de mon enquête… J’espère qu’ils pourront quelque peu vous éclairer, sénateur. Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que Kuat est très certainement l’un des derniers terrains d’opération de ce groupe secret. Le message que le consul Leto Lazarus a adressé à la communauté galactique m’oriente par ailleurs dans ce sens. Les révolutionnaires n’ont pas pour habitude de refuser de l’aide, d’où qu’elle vienne. Ils sont le plus souvent désespérés, nourrissent l’espoir d’un changement certain et cherchent de ce fait du soutien là où ils peuvent le trouver. Ils acceptent les armes, les vivres, les volontaires. Tout ce qui peut les aider à lutter contre leur ennemi, contre le régime. S’ils refusent le moindre soutien, c’est qu’ils ont quelque chose à cacher. Les conjurés leur fournissent probablement du matériel militaire, des fonds voire des conseillers. Et ils cherchent à dissimuler leur implication en forçant le comité révolutionnaire à refuser toute aide extérieure. Pas de représentants étrangers, pas de témoins potentiels. Je suis certain que des agents de l’Oiseau de Feu opèrent sur Kuat, sénateur Blokkus. Ils seront une preuve de plus, une nouvelle pièce de ce long puzzle, qui nous conduira vers la destruction de ce groupe dangereux qui nous menace tous. Mais je vous laisse encore vous faire votre propre avis sur la question…


                  Spoiler
                  DOSSIER OISEAU DE FEU : 

                  Organisation secrète, probablement fondée par des officiers et dignitaires impériaux peu après la chute de l’Empire Sith. Cabale qui rassemble en son sein des individus influents des différentes branches des forces armées impériales, très probablement des membres de gouvernements mais également des hommes d’affaires fortunés et dont l’objectif final est le rétablissement complet de la domination impériale sur l’ensemble de la galaxie. Dispose probablement de ramifications au sein de la République Fédérale voire même au sein de la Confédération des Systèmes Indépendants.

                  Cellules indépendantes et très bien organisées. Individus opérant sous anonymat, avec des noms d’animaux pour se distinguer les uns des autres. Identités réelles tenues secrètes afin d’éviter l’effondrement complet de l’organisation en cas de la capture d’un ou plusieurs membres. Le haut degré d’autonomie des cellules au sein de l’Oiseau de Feu et la compartimentation des informations entre ces différentes cellules rendent toute estimation des effectifs et opérations en cours particulièrement difficile.


                  Opérations connues : 

                  Cathar. Insurrection du clan des Griffes Cendrées. Oiseau de Feu impliqué par l’intermédiaire de matériel militaire et de renseignements fournis aux insurgés. Présence de nombreuses forteresses construites par les rebelles en reprenant des schémas de défense employés au sein des armées impériales. Possibles conseillers militaires conjurés inclus. Présence avérée de mines clandestines fournissant des matières premières aux insurgés (ou aux conjurés) via du matériel minier volé.

                  Cible : Le pouvoir politique et militaire en place. Insurrection ayant pour but de fragiliser l’Impérium de l’intérieur en frappant sa capitale par l’intermédiaire de rebelles.

                  Garqi. Attaques de guérilla, vols de matériel. Oiseau de Feu impliqué dans les commandos d’attaque. Les guérilleros tués par les forces impériales incluent à la fois des soldats issus de ces dites forces impériales ou d’anciens prisonniers issus des centres de détention de l’Impérium.

                  Cible : Matériel agricole. Droides ouvriers. Récoltes. Le but étant de priver l’Impérium d’une partie des recettes économiques de Garqi tout en générant une instabilité qui semble profiter à l’Oiseau de Feu. 

                  Fondor. Violentes grèves, vols multiples de matériel. Oiseau de Feu impliqué par l’envoi d’anciens détenus impériaux employés comme agitateurs. 

                  Cible : Matériel militaire. Plusieurs composants de vaisseaux volés. Le but premier, vraisemblablement un appel à la révolte, n’a pas été mené jusqu’au bout du fait de la réactivité des forces impériales.

                  Eriadu. Violentes grèves, vols multiples de matériel. Oiseau de Feu impliqué par l’envoi d’anciens détenus impériaux employés comme agitateurs. 

                  Cible : Matériel militaire. Plusieurs composants de vaisseaux volés. Le but premier, vraisemblablement un appel à la révolte, n’a pas été mené jusqu’au bout du fait de la réactivité des forces impériales.

                  Base Vergesso. Attentats, détournements de biens et de fonds. Oiseau de Feu impliqué par l’envoi de commandos suicide constitués de prisonniers impériaux et d’agents issus des services de renseignements impériaux. Vol avéré de matériel minier et de fonds publics par des responsables corrompus par l’Oiseau de Feu.

                  Cible : Le pouvoir en place. Le but premier étant le renversement de l’autorité seigneuriale par l’élimination des principaux officiers et officiels du Seigneurat de Bajic. 

                  Hoth. Attaques de guérilla, vols de matériel. Oiseau de Feu impliqué via la présence d’une armée de Talz engagée pour harceler les troupes impériales locales. Détournements avérés de matériel destiné aux forces armées par des officiers à la solde de l’Oiseau de Feu. Présence d’une forteresse Talz construite en reprenant des schémas de défense employés au sein des armées impériales. Possibles conseillers militaires conjurés inclus. Présence avérée de mines clandestines fournissant des matières premières aux conjurés via du matériel minier volé.

                  Cible : Troupes impériales locales. Matériel militaire détourné pour servir entre les mains des Talz, voire des conjurés.

                  Opérations potentielles : 

                  Coruscant. Attentats. Potentielle implication de l’Oiseau de Feu par l’envoi d’armes, de renseignements ou de spécialistes aux terroristes.

                  Cible : Garde Républicaine. Civils. Infrastructures. But probable : Diviser la population. Semer le chaos. Immobiliser la République. Inculper la Garde Républicaine. 

                  Metellos. Attentats. Potentielle implication de l’Oiseau de Feu par l’envoi d’armes, de renseignements ou de spécialistes aux terroristes.

                  Cible : Civils. Infrastructures. But probable : Diviser la population. Semer le chaos. Immobiliser la République. Inculper la Garde Républicaine.

                  Naboo. Attentats. Potentielle implication de l’Oiseau de Feu par l’envoi d’armes, de renseignements ou de spécialistes aux terroristes.

                  Cible : Le pouvoir en place. Reine assassinée. Sénateur mis en cause dans l’attentat. En découle un chaos politique.

                  Raxus Secundus. Insurrection armée, attentats. Potentielle implication de l’Oiseau de Feu par l’envoi d’armes, de renseignements ou de spécialistes aux insurgés.

                  Cible : Pouvoir en place. Objectif final non spécifié par les insurgés. Possible propagation de l’insurrection prévue par les rebelles.

                  Kuat. Insurrection armée de la caste ouvrière. Potentielle implication de l’Oiseau de Feu par l’envoi d’armes, de renseignements ou de spécialistes aux insurgés.

                  Cible : Caste dirigeante. Matériel militaire, détourné pour servir entre les mains des rebelles ouvriers. Objectif final, la destruction totale de l’aristocratie, libération de l’Anneau et du système Kuat dans son ensemble

                  Objectifs supposés de l’Oiseau de Feu : 

                  Semer le chaos. En choisissant de cibler les mondes politiques clés des régimes parmi les plus puissants (Impérium, CSI, République Fédérale), l’Oiseau de Feu cherche à répandre tant un vent de panique au sein de la population qu’un souffle de paranoïa parmi les sphères du pouvoir. Les attentats ayant eu lieu sur Coruscant, Metellos et Naboo (mondes de première importance de la République Fédérale) ou encore Base Vergesso (centre administratif, industriel et politique du Seigneurat de Bajic), ainsi que les insurrections de groupes armés sur la capitale de l’Impérium (Cathar) et l’un des mondes fondateurs de la CSI (Raxus Secundus), tendent à prouver que l’Oiseau de Feu cherche à diviser et affaiblir ces différentes puissances galactiques en frappant tant les infrastructures que les populations civiles ou militaires. Nul n’est censé être à l’abri de leur fureur. Et le fait que ces mondes ne parviennent pas à se défendre correctement face à ces attaques tend à prouver leur faiblesse.

                  Diviser les populations. L’Oiseau de Feu n’hésite pas à exacerber les relations entre puissances rivales, groupes culturels opposés, espèces ayant une animosité naturelle ou historique ou encore d’organisations politiques aux idées extrémistes pour semer la discorde au sein des régimes. L’insurrection armée sur Raxus Secundus est probablement le fait d’un groupe ouvertement hostile à la politique séparatiste tandis que la révolte des Griffes Cendrées sur Cathar cherche à raviver le sentiment anti-alien au sein des populations humaines locales. Les attentats sur les mondes républicains doivent quant à eux diviser l’opinion publique en prouvant l’inefficacité voire la dangerosité de certaines de ses plus prestigieuses unités militaires (telle la Garde Républicaine). Le recrutement de prisonniers dangereux, d’individus extrémistes ou de mercenaires aliens selon les besoins de leurs opérations n’est par ailleurs pas anodin. Tout est fait pour attiser les peurs des uns et les haines des autres.

                  Immobiliser l’industrie militaire. En ciblant les mondes dont l’économie tourne principalement autour de la production d’armes de guerre et de vaisseaux militaires (Fondor, Eriadu, Kuat, Base Vergesso, voire potentiellement Raxus Prime si l’insurrection de Raxus Secundus avait réussi se propager au-delà de la planète), l’Oiseau de Feu cherche à réduire les capacités opérationnelles des différents régimes galactiques, les affaiblissant donc de manière significative en cas de conflit ouvert. 

                  Reconquête de la galaxie. L’objectif final de l’Oiseau de Feu est le rétablissement complet de l’hégémonie impériale. L’affaiblissement progressif des régimes qui peuvent s’opposer à ce dessein est voulu et calculé. Une fois les grandes puissances galactiques meurtries par les dissensions internes ou esseulées par des conflits interminables, l’Oiseau de Feu fera probablement usage de coups d’état ou d’actions armées pour s’assurer de sa victoire complète, usant notamment de son réseau de sympathisants, d’agents dormants ou d’auxiliaires (prisonniers recrutés de gré ou de force, mercenaires appâtés par des gains faciles, groupuscules armés manipulés) pour renverser la situation à son avantage.

                  Méthodes employées :

                  Si les schémas d’application varient d’une opération à l’autre, l’Oiseau de Feu semble garder les mêmes méthodes pour chacune d’entre elles. 


                  Infiltration d’agents. L'Oiseau de Feu commence toujours par infiltrer ses agents au sein du monde ciblé. Ces opérateurs se chargent de collecter des renseignements, de recruter de potentiels informateurs, collaborateurs voire hommes de terrains selon les besoins de leur opération. Officiers, fonctionnaires, mercenaires locaux, prisonniers, agitateurs... Les éléments ainsi recrutés sont choisis parce qu'ils correspondent au profil recherché. L'Oiseau de Feu cible de fait les individus ayant des dettes, des secrets à cacher, des convictions politiques contraires au pouvoir en place ou des problèmes avec la justice parce qu'il apparaît plus facile de les convaincre de se joindre à une cause.

                  Détournements de moyens à des fins politiques et militaires.  En s'appuyant sur l'aide d'entrepreneurs, de fonctionnaires et d'officiers grassement payés (ou tenus en laisse par le chantage et la menace), l'Oiseau de Feu semble capable de faire disparaître des fonds publics et privés, du matériel militaire, de l'équipement minier afin de les redistribuer sur leurs différents théâtres d'opérations en fonction des besoins. Il semblerait toutefois qu'une partie de ces biens détournés ne refassent jamais surface et la possibilité que ces biens servent à l'Oiseau de Feu pour la constitution d'une grande armée n'est pas à exclure.

                  Attentats. Les attaques à la bombe de l'Oiseau de Feu ont toujours une cible précise en tête, au préalable désignée par les agents infiltrés sur le terrain ou leurs informateurs privilégiés. Infrastructures vitales au bon fonctionnement de l'économie, personnalités politiques ou militaires, bases militaires... L'objectif apparaît évident : Réduire les capacités militaires, logistiques, économiques et politiques des régimes ciblés.

                  Insurrections armées. Les insurrections armées, encadrées et financées en partie par les conjurés, servent de nombreux objectifs. En instiguant ces révoltes, l'Oiseau de Feu teste d'abord la réactivité des forces locales face à une attaque bien organisée et se sert très probablement des données récoltées lors de ces conflits localisés pour préparer ses futures opérations (coups d'état et invasions planétaires inclus). Ces insurrections permettent également d'affaiblir les grandes puissances galactiques en les privant d'une partie de leurs ressources, dès lors mobilisées ou sacrifiées dans des engagements qui peuvent se prolonger sur des mois ou des années si l'Oiseau de Feu juge utile d'entretenir le conflit en fournissant aux rebelles des armes, des renseignements et des conseillers militaires.

                  Groupes de guérilla.  Autre méthode particulièrement appréciée de l'Oiseau de Feu. Peu coûteuse à mettre en place et particulièrement efficace. Ces groupes de guérilla (mercenaires ou combattants locaux) sont vraisemblablement encadrés par des militaires de carrière issus des rangs de l'Oiseau de Feu. Leurs actions, bien que restreintes, ont cependant un impact non négligeable sur les capacités de combat de certaines unités. La garnison impériale de Hoth s'est par exemple vue contrainte de restreindre ses patrouilles après avoir subi de lourdes pertes face aux mercenaires Talz. 

                  - HRP - Plusieurs holo-enregistrements de combats impliquant des insurgés, holo-images de matériel saisi ou de combattants tués et dossiers militaires d'agents formellement identifiés sont également joints au dossier.

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                    Auteur : Blokkus

                    Heureusement que notre bon Hutt avait fini de manger, les déclarations du Chiss auraient presque pu lui couper son appétit légendaire. Il s'enfonça encore plus dans sa couchette pour mieux absorber toutes ces informations tandis qu'une projection holo de notre galaxie lointaine illuminait son visage bouffi. Hivernus, attira l'intention du sénateur sur plusieurs points qui s'éclairaient au fur et à mesure selon son hôte, ils représentaient des planètes victimes d'attaques, l'humanoide insista, passant de Kuat, à Fondor, puis Eradiu, des chantiers navals impériaux, ou d'autres planètes séparatistes.  la galaxie était violente? la bien belle affaire...

                    Puis le Chiss évoqua trois attaques sur des mondes Républicains , dont la planète capitale, Blokkus en avait vaguement entendu parler, mais vu qu'il sbriguait dorénavant le poste de chancelier suprême, sans doute devrait il faire appel au Service de Renseignement Républicain pour en savoir plus, il demanderait non! il exigerait plutôt audience auprès du directeur du SRR dès son retour.
                    Il enregistra tout de même mentalement que le Seigneurat de Bajic était axé autour d'une base Vergesso, un détail à ne pas oublier. 
                    Le bleu cracha enfin la pilule, grâce à des interrogatoires sans doute musclé, sur des terroristes, il avait établi la certitude que toutes ces attaques étaient liées , et surtout l'oeuvre d'un seul et même groupe, nostalgique de l'Empire: un groupe baptisé l'Oiseau de feu.

                    S'il n'avait pas été confortablement assis, Blokkus en serait tombé de sa chaise, il existait donc encore des simplets croyant au bienfait d'un ancien Empire donc certains faisaient évidemment partie des fanatiques de l'Impérium ?
                    Ainsi c'était donc pour cela que le Chiss l'avait fait venir sur Kuat, non pas dans le cadre d'une alliance économique entre nos deux systèmes, mais pour parler terrorisme et sécurité, il était persuadé que des agents de l'oiseau de feu agissaient en ce moment même sur Kuat, d'ou la raison de sa présence.

                    Le borgne tendit un datapad contenant toutes les informations récoltées lors de son enquête, Blokkus passa son doigt boudiné sur l'écran pour lire en diagonal la plupart des points déja évoqués.
                    Toutes ces informations devaient être bien évidemment confirmées, avant que le Hutt n'en tienne compte, vers qui allait il se tourner? vers son ministre de la propagande qui avait un don inné pour détecter les mensonges, vers Jester, son chef du renseignement  Mustafarien ou encore vers le colonel Nak Furax, le chef du SSR baptisé l'oeil de Coruscant?
                    Oh oui il était bien embêté, il n'était pas encore élu chancelier que voila déja qu'un complot semblait se dessiner à l'encontre de la République et la galaxie en général. Il reposa la tablette sur le coté et s'empara d'un fruit juteux qu'il macha à pleine dent tout en fixant son interlocuteur. Cet Hivernus devait bien avoir une idée derrière la tête, quel était son intérêt de partager de telles informations? 
                    Après avoir reposé le trognon sur la table et essuyé sa bouche, il répondit;

                    -Vous vous imaginez bien seigneur Hivernus, que je me dois de vérifier toutes ces affirmations avant toute chose.

                    Je ne doute pas que tout cela soit véridique mais j'avoue ne pas saisir ce que vous attendez de moi exactement ici et maintenant.


                    Une simple et bonne question, Blokkus fixait le Chiss de ses yeux globuleux essayant  de lire quelque chose en vain sur ce visage impassiblement bleu.

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                      #10

                      Post n°10
                      Auteur : Super PNJ

                      Luthel avait dévoilé les différentes options et les renseignements à sa disposition, et l'officier de la Garde avait donc choisi de passer à l'action dans la cantina, un choix risqué certes mais toutes les opérations avaient un facteur risque.
                      Le lieutenant Shinra avait bien compris que l'appartement était le plus mauvais choix, la cible était sur son terrain et avait certainement préparé des systèmes de défense, durant le trajet était le moins sur, trop de variantes à prendre en compte lors de ses déplacements, tout compte fait la cantina, un lieu clos était le choix le plus logique.
                      Le Bothan avait eu également son utilité , fin analyste, il avait découvert que Mynock montait à l'étage quand l'établissement était au pic de sa fréquentation;

                      En étudiant les plans et différents scans, Sorran avait remarqué trois chambres secrètes qui n'apparaissant pas sur les registres officiels, il était certain que l'espion retrouvait quelqu'un ou quelque chose dans l'une d'entre elle la difficulté était que celle ci se trouvaient à deux étages différents, il faudrait donc séparer les commandos pour s'adapter.
                      Et enfin il avait constaté que l'agent double commandait toujours la même chose avant de monter à l'étage, c'était forcement un signal pour quelqu'un à proximité du bar ou alors le barman était dans la combine, rien n'était moins sur.
                      R-186 fit le calcul: 2 agents + 6 commandos pour couvrir 3 pièces et un éventuel vecteur de fuite, cela ne faisait pas assez de personnel, il allait devoir donner un coup de main et participer physiquement à la mission, ce qui n'était pas un problème en soi, il avait été entrainé pour cela, mais il ne voulait surtout pas griller sa couverture.

                      -Ce sera la cantina donc, je me joins à l'opération pour couvrir toutes les issues possibles, mais je resterai sur l'extérieur en soutien à bord du speeder faussement immatriculé.
                      Pour la diversion, je suis persuadé que notre ami à fourrure ici présent pourra pirater et couper le couplage d'alimentation en énergie de la cantina, pour plonger le bâtiment dans le noir,  on pourra alors agir discrètement et efficacement en profitant de la pagaille provoquée.
                      Une fois la cible capturée et sédatée on la colle dans le coffre de mon engin et on fonce au spatioport pour le coller dans sa caisse, prête à l'envoi.

                      L'espion plongea la main dans une des caisses en bois et en sortit des lunettes infrarouge et des oreillettes qu'il distribua à toute l'équipe ainsi ils pourraient rester en contact et profiter de la vue, il donna également à l'Anzat une seringue contenant assez d'anesthésiant pour endormir un Rancor.
                      Ne restait plus qu'a Ishiro de distribuer les rôles et le mode d'action et de régler les derniers détails.


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                        #11

                        Post n°11
                        Auteur : Ishiro Shinra

                        Il m’a appelé « agent Ishiro ».

                        Je lève les yeux. Pas tout de suite. Je les laisse finir. Mais je l’ai entendu.

                        Un silence. Court, maîtrisé. Puis je me redresse, lentement. Mon regard s’ancre dans le sien.

                        « Tu devrais apprendre les grades avant de distribuer les rôles, Vos’kir. Je suis lieutenant. Et toi, t’as encore tout à prouver. »

                        Pas de colère dans la voix. Pas besoin. Les mots font leur travail.

                        « T’as eu une bonne lecture, Vos’kir. Mais c’est pas encore toi qui donnes les ordres. »

                        Je laisse flotter la tension quelques secondes, suffisamment pour que les autres comprennent aussi. Une équipe, ça tient par l’ordre. Et aujourd’hui, l’ordre, c’est moi.

                        Je tourne lentement le regard vers le plan encore suspendu en hologramme.

                        Trois chambres. Trois anomalies dans la structure de la cantina. Cachées. Non répertoriées.

                        Je reste silencieux un instant, concentré.

                        Trois pièces fermées, à deux niveaux différents. Mauvais signe. Aucun espace clos ne se construit comme ça par hasard. Une planque, une issue… et peut-être un piège. La répartition est délibérée. Si j’étais à la place de Mynock, je m’en servirais pour me dissimuler, gagner du temps, ou faire diversion.

                        Et puis il y a le bruit. Celui qu’on ne voit pas sur les plans. Le signal de la commande. Trop régulier. Trop visible. Soit c’est un appel codé, soit un leurre. Et dans les deux cas, il guette une réponse.

                        Je glisse la seringue dans ma manche. Mon rôle est clair. Officiellement.

                        Mais les rôles… ça ment tout le temps.

                        Je recule d’un pas, les bras croisés. Les autres regardent encore le plan, persuadés que le plus dur est de franchir la porte, de tomber sur Mynock, de le sédater. Ce n’est pas là que ça dérape, pourtant. Les opérations ne déraillent jamais sur le front. Elles s’effondrent dans les angles morts. Les interstices. Les silences entre deux ordres.

                        Et cette mission en a trop.

                        Trois pièces secrètes. Trois. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est de la statistique. Une planque, une réserve, une issue. Peut-être un piège. Peut-être un relais. Peut-être un complice.

                        Il y a trop de variables. Trop de points qu’on ne contrôle pas. Et je le sais, parce que c’est exactement comme ça que je monterais un contre-plan si j’étais lui.

                        S’il sent qu’on approche — et il le sent — alors il a déjà prévu plusieurs sorties. Peut-être même plusieurs visages. Un complice dans la foule ? Une diversion ? Ou pire… une chasse croisée. Un autre chasseur, pas de notre bord. Un troisième intervenant.

                        Et si on tombait dans un jeu qu’on n’a pas posé nous-mêmes ?

                        Un petit détail me revient, comme une morsure. Sa commande au bar. Toujours la même. Un signal ? Ou une distraction ? Trop évident. Trop propre. Et si Mynock n’envoyait pas un message… mais attendait un retour ? S’il n’appâtait pas… mais guettait ?

                        Quelqu’un peut très bien nous observer, en ce moment.

                        Quelqu’un qui attend qu’on se déploie. Qu’on se montre. Et qu’on se vide.

                        Je serre les dents.

                        Même l’équipe me dérange. Pas parce qu’elle est mauvaise — elle est trop bonne. R-186 est une machine de guerre calibrée. Vos’kir est un cerveau. Les agents ont des réflexes propres. Mais ça… c’est justement ce que Mynock anticipe. Il pense comme nous. Il calcule comme nous. Peut-être mieux. Il connaît nos méthodes. Il sait ce qu’un officier de l’Intelligence aurait fait.

                        Sauf que je ne suis pas cet officier. Je suis autre chose.

                        Je suis ce que personne ne prévoit.

                        Alors je dois sortir du plan. Pas l’abandonner, non. L’utiliser. L’envelopper autour de lui. Pendant que tous les regards sont braqués sur Sorran, pendant qu’il applique le rôle de chef… moi, je suis l’erreur dans l’équation.

                        L’ombre qui reste. Le doute qu’on ne calcule pas.

                        Mais pour ça, je dois rester libre. Hors circuit. Hors script.

                        Et garder dans un coin de mon esprit que, ce soir, peut-être que ce n’est pas Mynock le chassé. Peut-être que ce soir, c’est nous.

                        Je me redresse. Mon regard balaye le groupe. Froid. Maîtrisé.

                        « On avance. Voici les rôles. »

                        Groupe Alpha  
                        Je fixe Sorran. Il attend l’ordre. Il ne sait pas encore qu’il en est la première diversion.

                        « Groupe Alpha. Vos’kir, tu prends la tête. Trois commandos avec toi. »

                        Je laisse une seconde passer.

                        « Tu rentres par la grande porte. Tu poses les consignes. Tu prends le commandement. Lentement. Calme. Observateur.  
                        Pendant ce temps, tu notes tout ce qu'il se passe dedans. Tu repères Mynock. Tu confirmes l’étage. Et tu surveilles la commande suspecte.  
                        Tu tiens ta ligne. Pas d’impro. Pas d’écart. »


                        Groupe Beta  
                        Je désigne les agents. Puis deux commandos.

                        « Vous, avec eux. Deux agents, deux soldats. Deux groupes. Vous entrez discrètement. Chacun sa pièce.  
                        Celle de l’étage supérieur, celle de l’arrière.  
                        Neutralisation rapide, silencieuse. Si Mynock est là, il s’endort. Il ne crie pas. Il ne comprend pas. »


                        Moi ?  
                        Je me détourne. Ma voix baisse encore.

                        « Je passe par le toit. »

                        Pas besoin d’en dire plus. Ceux qui savent, savent.

                        R-186  
                        Je fais signe vers l’unité en couverture.

                        « R-186 coupe l’alimentation. Trente secondes de blackout. Pas plus.  
                        Dans ce chaos, on agit. Il nous récupère ensuite. Speeder prêt, moteur lancé. »


                        Je sors la seringue, la fais tourner entre mes doigts.

                        « De quoi endormir un Rancor. On va tester ça sur un traître. »

                        Un silence. Puis je scelle.

                        « Ce soir, tout doit sembler normal. Jusqu’à la seconde où Mynock tombera. »

                        Je fixe Sorran une dernière fois.

                        « Tu as ton rôle, Vos’kir. Fais-le bien. Et n’oublie pas : quand le rideau tombe… ce n’est jamais l’acteur qu’on regarde.  
                        C’est celui qui tire les ficelles. »

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                          #12

                          Post n°12
                          Auteur : Sorran Vos'kir

                          Le silence qui suit les ordres d'Ishiro frappe Sorran comme une gifle froide. Il sent le poids du regard du lieutenant qui est implacable. Les autres hochent la tête avec cette discipline de fer qu'il reconnaît trop bien. Mais lui ? Lui vient de comprendre l'ampleur de sa bourde.

                          Les mots résonnent encore dans sa tête comme une alarme de Venator. Comment a-t-il pu être aussi négligent ? Lieutenant. Ishiro a dit lieutenant. Et lui, dans son élan d'analyse tactique, a complètement occulté les protocoles de base. La hiérarchie, le respect, tous ces fondamentaux qu'on leur martèle depuis l'Académie.

                          Sorran serre ses mâchoires de félin discrètement. « Vos'kir, espèce d'idiot » se dit-il, première mission de terrain et sur la chose la plus simple, il vient de se planter devant toute l'équipe. Ishiro a eu raison de le remettre à sa place, il lui a rappelé sa position dans la chaîne de commandement sans même hausser le ton.

                          Le jeune agent fraîchement sorti de l’académie, baisse légèrement la tête, juste assez pour marquer le respect dû au grade d'Ishiro. Ses poiles de joues le brûlent encore, mais il garde sa contenance. Autour d'eux, les autres témoins échangent des regards, certains avec amusement, d'autres avec cette compassion polie qu'on réserve aux bleus qui viennent de se ridiculiser.

                          - Compris, Lieutenant, dit-il finalement, sa voix retrouvant une certaine aisance. Mes excuses pour cette... négligence.

                          Les mots ont un goût amer, mais ils sont nécessaires tout autant qu’ils doivent être sincères, aussi. Ishiro a raison sur toute la ligne, Sorran est encore là à faire ses preuves tandis que lui, il commande cette mission. Comme l’on dit, il n’a pas de plus grande école que celle de la vie…

                          Ishiro hoche à peine la tête, acceptant les excuses sans commentaire. Puis il reprend, distribuant les rôles. Groupe Alpha, Vos'kir à la tête.

                          Une partie de Sorran exulte malgré tout. Le lieutenant lui confie le commandement du groupe principal, la face visible de l'opération. C'est une marque de confiance, même après sa gaffe ou peut-être une façon de le tester sous pression.

                          - Compris, Lieutenant. Groupe Alpha, entrée principale, approche lente et méthodique. Repérage de Mynock, confirmation de l'étage, surveillance des signaux suspects.

                          Sorran paraphrase les ordres pour montrer qu'il a intégré. Pendant qu'Ishiro continue avec les autres groupes, il visualise déjà la séquence. La cantina va être bondée à cette heure, parfait pour se fondre dans la masse, mais moins parfait pour repérer une cible spécifique sans se faire remarquer.

                          Les instants qui suivirent, chaque groupe s’isola dans un coin pour s’assurer que tout était en ordre avant de prendre la route, chacun vérifie son équipement avec cette minutie obsessionnelle qui caractérise les opérations sensibles. Sorran règle son communicateur sur la fréquence sécurisée, blaster réglé sur paralysant, bien sûr.

                          Les trois commandos qui l'accompagnent s'appellent Bear, Colder et Khan. Bear est un Coruscanti massif, mitrailleur lourd de son état, dont les épaules semblent pouvoir porter une tourelle complète. Colder, originaire de Naboo, expert en explosif laisse un regard d’un homme ayant infligé bien plus que la mort à ces ennemis. Khan, commando marine, porte encore les stigmates d'une ancienne blessure au visage.

                          - Vos'kir , glisse Bear en vérifiant son pistolet paralysant d'une main qui pourrait broyer une noix, première mission de terrain ?

                          Sorran sent la pique, mais elle n'est pas méchante, juste de la curiosité professionnelle.

                          - Oui… j’ai fait mes classes. Juste... pas à ce niveau.

                          Colder ricane doucement.

                          - Relax, gamin. On a tous commencé quelque part. Et puis, le Lieutenant a l'air de te faire confiance. C'est déjà ça.

                          Khan lève ses yeux fatigués vers lui.

                          - S'il t'a mis à la tête d'Alpha, c'est qu'il a ses raisons. Fais-lui honneur, et tout ira bien.

                          Leurs paroles rassurent un peu Sorran, mais la pression reste là, compacte dans sa poitrine. Il finit de sangler son équipement quand Ishiro réapparaît, vêtu d'une combinaison le fait ressembler à une ombre. Il a troqué sa tenue d'officier contre cet uniforme de terrain qui lui va comme une seconde peau.
                          Le trajet vers la cantina se fait dans le silence. Sorran pilote son speeder avec Bear en passager, tandis que Colder et Khan les suivent dans un second véhicule. Dans son oreillette, les communications s'enchaînent avec un tempo rapide.

                          Après ce trajet, tout le monde arrive aux abords de la cantina, chacun connait son rôle ainsi que sa tâche. Le groupe Alpha se dirige vers la cantina, leurs pas résonnant sourdement sur le duracrete usé. La musique filtre par les fenêtres éclairées, un mélange éclectique de jizz et de cantiques corelliens, l'odeur de frite et d'alcool bon marché flotte dans l'air nocturne.

                          Tout le monde était prêt à rentrer à l’intérieur, pour le groupe Alpha, Bear prendrait le bar, Colder s’installerai proche du Jukebox, tandis que Khan et Sorran se fonderait au milieu parmi la petite masse en s’installant sur une petite table haute. Tandis que dans l’ombre quelque chose se produisait, aucun contrôle pour venir à la cantina, la CNK ne patrouillait pas à ce moment, la rue plutôt déserte pour cette heure, s’agissait-il d’un hasard ou bien Mynock avait-il toujours eu une longueur d’avance ?

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                            Auteur : Super PNJ


                            Mynock



                            Dans son appartement Mynock, réglait les derniers détails de sa future exfiltration, depuis plusieurs lunes standard il avait proposé des informations compromettantes sur de nombreux dossiers impérialo-Républicains, dans une vente aux enchères clandestines, comme les noms d'agents infiltrés, les coordonnés d'une cache d'arme des services secrets, l'emplacement secret d'un laboratoire clandestin, des enregistrements Holo de surveillance illégale d'hommes d'affaire, des preuves d'assassinats politiques ect ...c'est pour cela que chaque soir, il se déplaçait dans la cantina et c'est à l'abri des regards dans une chambre isolée à l'étage, qu'il contactait ses acheteurs anonymes, envoyant une partie des données petit à petit pour attirer le chaland.
                            Il savait qu'il jouait à un jeu dangereux, mais son intuition lui disait qu'il allait pas tarder à être découvert, sixième sens? que nenni, une source bien Informée au Services de Renseignements Républicains qu'il faisait accessoirement chanter, l'avait informé que l'Oeil de Coruscant avait découvert que Massiff était un agent double sur Tatooine donc ce n'était qu'une question de temps avant que l'on découvre que lui aussi.
                            Le maitre chanteur n'avait qu'une solution: disparaitre mais pour échapper aux espions qui seraient sans aucun doute lancés à ses trousses une fois finalement démasqué, il devait se mettre définitivement à l'abri et pour cela il lui fallait une montagne de crédits.
                            Ce soir c'était son dernier soir sur la planète chantier, déja un escamoteur, nom qu'on donnait aux contrebandiers spécialisés pour échapper aux autorités et autres chasseurs de prime l'attendait à bord de son cargo YT modifié avec pour destination le casino star Cluster de Nar Shadda puis une petite lune de l'espace sauvage.
                            C'était ça son plan retraite, se faire oublier quelques années sur un astre paumé qu'il allait acheter à son contact au casino.
                            Pour la première fois, le Togruta avait peur, il était si près du but, jamais il n'avait ressenti cela, ni pendant la formation sur Géonosis au sein des Unité de Combat en Environnement Hostile ni durant ses années d'infiltration au service au Bureau de Sécurité Impérial qui offrait beaucoup plus au simple mercenaire qu'il était.
                            C'était son dernier soir, il observa une dernière fois son appartement de fonction, simple neutre et spartiate, qui lui avait servi de foyer durant toutes ses dernières années, il avait fait le ménage en pulvérisant un gaz qui effaçait empreintes digitales et autres traces ADN sur les surfaces du mobilier, comme à son habitude il piégea la porte d'entrée avec une grenade incendiaire avant de sortir. Il soupira en vérifiant que la cellule d'énergie de son blaster était bien enclenchée et en réajustant la vibrolame dissimulée dans sa ceinture, les vieux réflexes avaient la vie dure chez les anciens espions. 
                            Il plissa les yeux en observant le couloir vide de tout témoin de sa fuite, il avança d'un pas rapide toujours en vérifiant derrière lui s'il n'était pas suivi comme à son habitude, dans le métro volant il en profita pour envoyer un message à l'escamoteur pour vérifier qu'il avait bien envoyé le faux plan de vol au contrôle orbital, ce serait dommage d'être intercepté par les services de sécurités du CNK si près du but.

                            Voila qu'il se trouvait devant la cantina, tout semblait comme d'habitude, des clients éméchés sortaient bruyamment de l'établissement, un ouvrier ivre mort était allongé sur le bitume, une flaque de vomi à ses cotés; se pensant à à l'abri des regards, mais pas celui acéré du Togruta, un humanoïde s'enfilait discrètement un bâton de la mort, toujours les mêmes scènes , les distractions étaient rares au sein des chantiers Naval Kuati.
                            Mynock entra dans la cantina, aussitot la fumée, la musique du boys'band, qui performait sur scène, heurta ses sens si affinés, il observa la clientèle, des habitués pour la plupart quelques nouveaux visages aussi mais rien d'étonnant quand on connaissait le turn-over continu des équipes du chantier, mais personne ne lui paru vraiment suspect.
                            Il s'approcha du bar et commanda un verre de Jujuma auprès du barman, le Bith hocha la tête et quelques secondes plus tard, il déposa la boisson orangée sur le zinc du comptoir.
                            A l'autre bout du bar, un complice Twil'eck se dirigea vers l'arrière salle et alla déverrouiller une chambre à l'étage, cette chambre était louée depuis plus d'un mois par Mynock, personne n'avait le droit d'y pénétrer, comme à son habitude, la porte d'entrée était piégée par une grenade fumigène, il n'y avait qu'une chaise et un bureau dans cette pièce calfeutrée et le datapad posé sur le desk avait un système d'autodestruction programmé si on essayait de le hacker.
                            Après avoir bu quelques gorgées de son jus et payé son du, Mynock se décida de monter à l'escalier, sous les regards d'un Trandoshan et un Rodien qui avaient été recrutés pour être ses gardes du corps personnels et qui devaient l'accompagner aux dock une fois la vente aux enchères terminées.
                            Le chanteur du groupe se lança dans un solo vocal quand les lumières s'éteignirent soudain, aussitôt ne perdant rien de ses réflexes, Mynock, dégaina son pistolet blaster Sport Defender, tandis que le Doch, nyctalope par nature, se rapprocha rapidement de son employeur.

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                              Auteur : Ishiro Shinra

                              Je suis entré en plein après-midi.

                              Pas d’un pas décidé, non. Un pas lent, traînant. Comme si j’avais trop bu, ou pas assez dormi. Les gens voient ce qu’ils veulent voir. Un manteau froissé, des cernes creusées, le mutisme d’un homme seul — et ils détournent les yeux. Parfait.

                              La cantina était presque vide. Pas encore saturée par les vapeurs de sueur et les cris des soûlards. Juste l’odeur d’alcool bon marché et de friture rance. Quelques ouvriers tassés au comptoir, des chaises renversées, une table bancale. Une serveuse lasse, un droïde de nettoyage bloqué contre un mur.

                              Je me suis laissé tomber sur une banquette dans le fond, dos au mur, angle mort apparent… mais pas réel.

                              En réalité, j’avais tout. Le comptoir sur ma gauche, l’escalier au fond sur ma droite. Une vision dégagée sur l’entrée principale, les alcôves du milieu, et même la scène en contre-plongée, où viendrait plus tard se trémousser un boys’band pathétique. De là, je pouvais surveiller les va-et-vient, capter les regards, observer les mains, les postures, les tics nerveux. Aucun angle mort. Chaque reflet, chaque ombre, chaque clignement de néon était à portée de ma rétine.

                              Le choix de cette place n’était pas un hasard. Rien ne l’est jamais avec moi.

                              Je me suis tassé dans mon siège. Épaules relâchées. Tête penchée. Le verre à moitié vidé, une odeur acide sur le col. Un ivrogne en fin de course. Personne ne regarde ces types-là. Ils puent l’échec. Et pourtant, derrière mes paupières entrouvertes, j’étais déjà en chasse.

                              Le Bith derrière le bar gardait un rythme trop mécanique. Pas d’émotion dans les gestes. J’ai noté sa main qui effleure parfois le bouton discret sous le zinc. Un autre garde du corps jouait aux dés. Trop musclé, trop sobre pour être crédible.

                              L’accès aux chambres louées se faisait par l’escalier en colimaçon, fermé à clef par une serrure à empreinte. Mais plus haut, dans l’ombre du plafond, une grille d’aération bringuebalante dessinait déjà mon échappatoire ou ma porte d’entrée.

                              Je n’ai pas bougé pendant des heures.

                              J’ai regardé la lumière décliner à travers les vitres sales. J’ai vu les techniciens du groupe arriver, monter la scène, se plaindre de la sono. Les clients se sont faits plus nombreux. Les voix ont monté, les verres se sont entrechoqués, les mains ont commencé à glisser sous les tables.

                              Mais moi, je suis resté là.

                              Silencieux. Invisible. Dans la seule position d’où l’on pouvait tout voir… sans jamais être vu.

                              La lumière du soir s’est faite plus lourde. On sentait que le moment approchait. La routine s’installait. L’odeur de viande grasse et de sueur avait atteint son point de saturation. Et c’est là que je l’ai senti.

                              Pas vu. Pas entendu. 
                              Senti.

                              Un frisson sur l’échine. Une variation de la tension ambiante. Un courant d’air minuscule que mon instinct a capté avant même que la porte ne s’ouvre.

                              Mynock.

                              Le Togruta est entré comme un homme qui connaît parfaitement l’endroit — et sait qu’il pourrait en mourir. Mouvements courts. Précis. Il ne regarde personne, mais il voit tout. Ses sens sont en éveil. Il joue la routine, mais son souffle est trop maîtrisé pour un habitué. Il garde son blaster dans l’ombre de sa veste. Il ne le touche pas, mais il y pense à chaque seconde.

                              Il s’approche du bar.

                              Le Bith ne dit rien. Juste un hochement de tête. Le verre de Jujuma est posé. Geste répété mille fois. Mais là, je le vois. Une pression du majeur du barman sur un point du zinc. Un autre signal. Le Twi’lek complice quitte le mur et monte à l’étage. La chambre est prête.

                              Rien n’est improvisé.

                              Mynock boit à peine, juste quelques gorgées. Il fait semblant de s’installer dans la routine, mais ses yeux glissent vers l’entrée. Puis l’escalier. Puis le miroir derrière le bar. Il sait que l’étau se resserre.

                              Mais il croit encore pouvoir s’en sortir.

                              Derrière lui, un colosse reptilien entre à son tour. Trandoshan. L’œil vif, les narines humides, la posture basse. Ce n’est pas un simple garde. C’est un traqueur. Il n’est pas là pour dissuader. Il est là pour tuer vite. Et bien.

                              Ses yeux passent lentement sur la foule. Une pause d’une seconde trop longue sur les musiciens. Un balayage sans effort sur les clients seuls. Il ne me voit pas.

                              Je suis là, à moins de dix mètres, et il ne me voit pas.

                              La Cape de l’Ombre fait son travail. Et moi, je fais le mien.

                              Un souffle dans l’oreillette. R-186. La voix d’un soldat qui ne tremble pas.

                              « Top dans cinq. »

                              Je ne bouge pas. 
                              Je ne respire pas. 
                              Ma main glisse vers ma manche.

                              « Quatre. » 
                              « Trois. » 
                              « Deux. » 
                              « Un. »

                              Tout s’éteint.

                              Les lumières claquent. 
                              Les instruments grincent. 
                              La cantina plonge dans un noir dense, lourd, oppressant.

                              Je suis déjà debout.

                              À quelques mètres à peine du Trandoshan. 
                              À portée de Mynock. 
                              Invisible.

                              Le noir se répand comme un liquide tiède.

                              Et moi, je m’enfonce dans la Force.

                              Pas comme eux. 
                              Pas comme les Jedi ou les fanatiques aux sabres étincelants.

                              Moi, je traque.

                              Je ressens le mouvement du sang. L’effleurement des pensées.

                              Je chasse.

                              Ma main se referme sur le manche froid de ma pique de Force, repliée contre ma cuisse.

                              Elle vibre doucement. Une pulsation ancienne. Une bête prête à mordre.

                              Je m’avance dans son dos. Précis. Silencieux.

                              Mais soudain, un bruit. 
                              Un cri étouffé.

                              Le Rodien.

                              Il m’a vu. Juste une silhouette dans les ténèbres. Une vibration de trop dans l’air.

                              Il hurle, le Trandoshan pivote.

                              Je bondis de côté, esquive le coup large. Une table explose dans le noir derrière moi.

                              Plus de discrétion. Trop tard.

                              Je déploie la pique d’un claquement sec. Les segments s’imbriquent dans un éclair bleuté. 
                              L’arme chante presque. 
                              Elle reconnaît l’instant. 
                              Moi aussi.

                              J’attaque.

                              La hampe pare un coup brutal. Je riposte. 
                              Un balayage. Il saute.

                              Je tourne, le touche à l’épaule. 
                              Pas assez. Il encaisse.

                              Je frappe dans le genou. Il chancelle.

                              Je glisse, me baisse, frappe encore. 
                              Il tombe.

                              Je sors la seringue. Un clic rapide dans son cou. 
                              Il grogne. Lutte. Puis s’effondre.

                              Silence.

                              Je n’ai que quelques secondes.

                              Le Rodien.

                              Il a disparu entre les caisses.

                              Je me fonds dans l’ombre. Je respire lentement. 
                              Ma main serre la pique.

                              Une pulsation dans l’air.

                              Un viseur s’allume. Trop tard.

                              Il tire. Je roule. La décharge frappe le mur.

                              Je me relève derrière lui. Il ne m’a pas entendu.

                              Un seul pas. Un souffle.

                              La pique fuse, frappe l’épaule. 
                              Il hurle. Chute.

                              Je le suis. 
                              Il sort un couteau. Je frappe la main. Il lâche.

                              Je plaque. Un genou sur le torse. 
                              La seringue se plante. Un battement. Deux.

                              Il s’éteint.

                              Silence.

                              Je me redresse.

                              Le noir va bientôt céder.

                              « Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. »

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                                Auteur : Sorran Vos'kir

                                « Top dans cinq », résonne soudain la voix de R-186 dans les oreillettes.
                                Sorran se raidit imperceptiblement, ses doigts se crispant autour de son verre de corellien whisky. Autour de lui, la cantina bruisse de conversations insouciantes. L'odeur de tabac juma et de viande grillée flotte dans l'air confiné. Personne ne soupçonne ce qui va suivre.

                                « Quatre... Trois... Deux... Un... »

                                Le noir absolu engloutit la cantina comme une gueule de sarlacc.

                                Cris de surprise fusent de toutes parts. Le brouhaha familier se mue instantanément en chaos primordial. Dans cette symphonie de panique, Sorran se lève de sa table. Ses yeux, déjà accoutumés à scruter les ombres de la pénombre enfumée, lui confèrent un avantage crucial sur la clientèle désemparée.
                                Il entend des bruits de lutte féroce vers le comptoir. Des coups sourds, comme des poings qui s'abattent sur la chair. Un grognement guttural de douleur. Ishiro est en action, efficace.

                                « Bear, Colder, Khan ! », chuchote-t-il dans son micro tout en progressant à pas de loup vers la dernière position connue de Mynock. Ses bottes effleurent le sol sans bruit. « Sécurisez vos secteurs. Personne ne sort ! Répète : personne ne sort ! »

                                Un éclair aveuglant de blaster illumine brièvement la salle d'une lueur rouge sang. Quelqu'un tire à l'aveugle dans la foule paniquée.
                                Sorran avance à tâtons, chaque pas calculé, utilisant sa mémoire photographique de la disposition des lieux. Là où était assis Mynock il y a quelques secondes à peine, il ne trouve que le vide et une chaise encore chaude. Le Togruta a bougé dès la première seconde de la coupure. Futé, ce salaud.
                                Un bruit métallique caractéristique résonne dans l'obscurité. Comme une lame vibro qui se déploie dans un chuintement mortel. Puis un claquement sec et violent. Un combat au corps à corps vient de s'engager. Ishiro aux prises avec les gardes du corps, sans doute.

                                « Mynock en mouvement ! », annonce Sorran dans le communicateur, sa voix tendue. « Je le cherche ! Position inconnue ! »

                                Il perçoit un déplacement furtif vers l'escalier des pas légers mais précipités qui tentent de se fondre dans le tumulte ambiant. Une silhouette indistincte qui se faufile entre les tables renversées et les corps recroquevillés de clients terrorisés. Sorran s'élance dans cette direction, sa main trouvant automatiquement la crosse familière de son blaster réglementaire.

                                « Halte ! », crie-t-il dans le noir.

                                Une décharge d'énergie bleue siffle près de son oreille gauche en réponse, assez proche pour lui roussir quelques poils. L'odeur âcre de cheveux brûlés lui emplit les narines. Mynock est armé et manifestement prêt à mourir en combattant plutôt que de se rendre.
                                Sorran sort son arme et règle rapidement le mode paralysant. Pas question de tuer la cible. Dans l'obscurité oppressante, il entend des pas précipités qui martèlent les marches de bois de l'escalier.

                                « Cible en fuite vers l'étage ! », signale-t-il en haletant légèrement. « Je le suis ! Demande assistance ! »

                                Un nouveau bruit sourd résonne près du bar, suivi d'un râle d'agonie qui s'éteint rapidement dans un gargouillis sinistre. Puis la voix froide et professionnelle d'Ishiro crépite dans l'oreillette : « Deux gardes du corps neutralisés. Zone dégagée. »

                                Sorran grimpe l'escalier. L'étage est plongé dans la même obscurité impénétrable, mais il perçoit distinctement une porte qui claque violemment. Une des chambres secrètes identifiées sur les plans architecturaux récupérés par R-186.

                                Il s'approche de la porte blindée, chaque muscle tendu, l'oreille aux aguets. Un silence inquiétant règne de l'autre côté de la cloison. Trop silencieux pour être naturel. Mynock prépare forcément quelque chose, une embuscade, un piège, ou pire.

                                Sorran teste doucement la poignée de duracier. Verrouillée, évidemment. Mais il entend quelque chose d'étrange de l'autre côté... comme une mélopée, des mots murmurés dans une langue qu'il ne reconnaît pas.

                                Soudain, la porte explose littéralement sous la force d'une décharge de blaster industriel puis une fumigène se propage. Sorran plonge sur le côté, mais pas assez vite. Une décharge d'énergie lui lacère l'épaule droite comme du papier. La douleur fulgurante lui arrache un cri.

                                « Lieutenant ! » Sorran s’empresse de parler dans son communicateur. « J'ai besoin de renforts ! »

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