Au milieu de nulle part
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Post n°29
Auteur : HivernusLe contre-amiral Festus demeure interdit. Rien ne semble se dérouler comme prévu. L’aléatoire a toujours eu une place importante au sein des opérations militaires. C’est d’ailleurs pour ça qu’une planification méticuleuse est mise en place avant chaque mission. Tout imprévu doit pouvoir être contrecarré ou exploité. Hors, cette affaire dépasse tout entendement. Jedi, Sith, républicains… S’il fallait évidemment s’attendre à une quelconque implication de leur part, il n’en reste pas moins qu’ils agissent avec peu de pudeur. La vermine républicaine n’en demeure pas moins la plus virulente, la plus exécrable. Et que dire des subordonnés qui font fi de ses consignes ? S’il n’y avait que lui aux commandes, l’officier aurait fait massacrer tout ce beau monde afin d’avoir l’esprit tranquille. Mais il a des comptes à rendre… Et se faire des ennemis, ce n’est pas au programme. Du moins, pas pour le moment.
Mais ils paieront tous pour leur insolence, un jour ou l’autre. Et lorsque viendra l’heure des loups, le contre-amiral sera aux premières loges pour assister à l’humiliation ou à la saignée de ceux et celles qui n’ont cessé de semer le chaos. Il s’en fait la promesse. Alors qu’il en vient à serrer poings et mâchoire, l’esprit tourmenté par des idées revanchardes, Festus est à nouveau tiré hors de ses pensées.
- Amiral, nous venons de recevoir un message curieux. Un droïde de la Guilde des chasseurs de primes affirme que le destroyer fantôme est sur le point de s’autodétruire. Indique un marin depuis son poste.
Des chasseurs de primes, ici ? Voilà une chose bien curieuse… Et des droïdes en plus… Se peut-il qu’ils soient à l’origine de tout ce merdier, qu’ils soient derrière ces attaques à l’encontre des siens ? Voilà une piste de plus à creuser. L’impérial soupire. Plus le temps passe et plus il en vient à penser que cette opération est un vrai nid à emmerdes. Toute la lie de la galaxie s’est rassemblée dans cette fosse à purin sans nom, visiblement bien décidée à leur mettre des bâtons dans les roues. Mais qu’est-ce qu’ils viennent tous faire ici franchement ? Sur la base de quels renseignements sont-ils tous arrivés ici, au beau milieu des Régions Inconnues ? Y a-t-il eu des fuites au sein de l’Impérium ou du côté séparatiste ? Ce maudit vaisseau a-t-il fait parler de lui dans d’autres coins de la galaxie ? Tant de questions et si peu de temps… Festus compte bien demander des explications à ses supérieurs.
- Faites confirmer cette information. Ordonne l’officier, avant de marmonner. Il ne manquerait plus qu’on tombe dans le panneau…
Le contre-amiral imagine déjà la tête de ses supérieurs, s’il leur apprend qu’il a laissé filé un destroyer sur la base d’informations non vérifiées… Et que dire des séparatistes ? Il y à fort à parier qu’ils seront encore plus désagréables. Ceux-là ne sont jamais satisfaits du travail des impériaux. De toute manière, la Confédération des Systèmes Indépendants n’a jamais eu bonne réputation. Ses dirigeants ont toujours eu le goût des punitions, quand bien même le travail serait bien fait. On demandera sa démission, ou pire, sa tête. Quoi que, ce serait sûrement mieux qu’une humiliation… La mort plutôt que le déshonneur…
- Plusieurs unités à bord du destroyer affirment avoir reçu le même message, amiral.
- Amiral, les senseurs détectent une montée soudaine d’énergie au niveau des réacteurs du destroyer. Rapporte un autre marin, avant de poursuivre. Attendez… D’autres sources de chaleur viennent d’être détectées. Une explosion est plus que probable, amiral.
Au moins, le coup du bluff peut être mis de côté…
- Que la flotte se redéploie en dehors du rayon supposé de l’explosion. Commande alors Festus en venant se frotter le menton. Et rappelez toutes nos unités d’abordage.
- Le colonel Swedberg et le capitaine Himron ont déjà lancé une procédure d’évacuation, amiral.
- Bien. Faites préparer plusieurs vaisseaux pour ceux qui se retrouveraient coincés dans des capsules de sauvetage. Et portez les senseurs à pleine puissance. Je veux être au courant du moindre mouvement de vaisseau dans le système.
- A vos ordres, amiral.
Tout le monde n’aura pas la chance d’évacuer à temps. Le contre-amiral le sait. Mais il a bon espoir que ses hommes s’en sortent. Après tout, l’Impérium ne peut pas se passer du moindre élément en ces temps troublés. Chaque homme tué sur un théâtre d’opération est un homme en moins au sein d’une machine de guerre qui a besoin de l’ensemble de ses rouages pour fonctionner correctement. Du temps des deux empires, on pouvait aisément remplacer les pertes, que ce soit à l’aide de clones fraîchement sortis des cuves, de conscrits issus des mondes impériaux ou de volontaires motivés venant des quatre coins de la galaxie. Mais la chute de ces empires a laissé l’actuelle structure militaire impériale exsangue. Si le vivier de recrues est encore conséquent, il n’en demeure pas moins que la source peut se tarir à tout moment. Les planètes qui arborent aujourd’hui les couleurs impériales se comptent sur les doigts de deux ou trois mains, à tout casser. Et les infrastructures nécessaires à la formation de tout ce beau monde manquent cruellement…
Un soldat, sans entraînement adéquat, n’est rien de plus qu’un morceau de viande destiné à l’abattoir. Voilà la raison pour laquelle de nombreux officiers et dignitaires de haut rang, la Grande Moff la première, s’obstinent à vouloir remanier dans son ensemble la structure de l’armée impériale afin de la rendre plus performante, plus professionnelle. Et voilà la raison pour laquelle Festus ne peut pas se passer du moindre de ses hommes, dont l’expérience est précieuse.
- Amiral, le major Jefferies…
L’officier se retient de jurer. Las, il se contente simplement d'acquiescer en silence.
- Amiral, si je peux me permettre…
Le contre-amiral dirige son regard vers la silhouette holographique du major Jefferies. Il l’avait presque oublié, celui-ci. L’attitude condescendante de l’agent du Service Stratégique Boroskais ne cesse de l’insupporter. Des envies de meurtre viennent à l’esprit de l’officier, rien qu’à l’observer, lui et son air hautain.
- Ne gaspillez pas votre salive, major. Allez droit au but. Siffle l’impérial.
- Bien évidemment, amiral. Acquiesce le sous-officier, sur un ton ennuyé. Si vous le permettez, j’aimerai que la force d’intervention demeure sur place après l’explosion du vaisseau afin que mon équipe puisse procéder en toute sécurité à la récupération de divers débris. Il se peut également que je requiers votre assistance et celle de vos équipages pour le remorquage de certains morceaux.
Jusque-là, la demande est raisonnable. Après tout, l’équipe du major Jefferies a été spécialement mandatée par le haut-commandement pour traquer le destroyer fantôme et étudier son cas. Et si la force d’intervention rapide a été en mesure de retrouver la trace de ce maudit vaisseau, c’est grâce au travail d’investigation de l’unité commandée par ce sale type. On peut au moins lui reconnaître ça.
- Je ne vois aucun inconvénient à ce que la force d’intervention rapide vous assiste dans votre tâche. Je n’ai de toute manière pas l’intention de quitter ce système avant d’avoir obtenu quelques réponses, major.
- A la bonne heure… Je vous recontacte très rapidement, amiral.
La silhouette du major disparaît à nouveau, à la grande satisfaction du contre-amiral. L’homme peut désormais reporter son attention sur la carte holographique qu’il a sous les yeux, dont le contenu s’actualise en temps réel. Pour l’heure, il faut se contenter d’observer… Et agir en conséquence.Spoiler : Spoiler
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Post n°30
Auteur : ValiantEt comme il était apparu de nul part, le destroyer obscur reparti dans le néant emportant avec lui tous ses secrets...
Echappant de peu à la mort dans les entrailles du pont principal Valiant, a bord dorénavant de son bombardier 'le Killtik volant', ne loupait pas une miette du spectacle, lui rappelant une certaine devise: "dans l'espace personne ne vous entendra crier".
Ne restait que des morceaux de débris au milieu de l'espace, il s'adressa toutefois à son navigateur, il devait en être sur:-Moonty: des signes de vie?Le Givin pianota sur sa console et prit quelques secondes pour analyser les résultats.
-Négatif, mais quelques capsules de sauvetages ont été larguées avant l'explosion.
-Sans doute, la procédure standard.
Prit soin de rajouter le pilote Nosaurien.
Le Moff était dubitatif , il ne croyait pas vraiment aux coincidences et ne laissait jamais rien au hasard.
-Sans doute...
Mais tracez les trajectoires des capsules qu'on les garde à l'oeil.Le Givin hocha la tête et procédait déja à de nouveaux relevé, Mho de la tribu du croc acéré s'approcha du clone;
-On retourne sur Cathar?
L'ex général regarda les membres survivants de son équipage, le légionnaire Bélophon baissait les yeux, le spécialiste Odipe avait la mine triste, Leiden avait toujours son regard noir et le Cathar éspèrait sans doute rentrer à la maison. B'Dos et Moonty, eux attendaient simplement les ordres.
Pourquoi pas? après tout en quittant sa planète tout ce que désirait le Moff c'était la destruction de ce destroyer et la mission était accomplie après tout, cependant, il voulait en savoir plus sur ce vaisseau fantôme et surtout pourquoi des Républicains, des chasseurs de prime , des séparatistes gravitaient autour de ce vaisseau fantôme.-Ouvrez l'intercom!L'adjudant actionna les leviers et invita le clone a prendre la parole:
-A l'intention du première flotte d'intervention rapide Impériale, ici le moff Valiant, je souhaiterai vous aborder afin de débriefer sur ce qui vient de se passer. Killtik volant terminé!
Est ce que le contre amiral Festus allait il répondre favorablement à sa demande, ou à l'image de la naine, ignorerait il purement et simplement le clone.
Il restait encore de nombreuses questions à élucider...
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Post n°31
Auteur : HivernusL’explosion du destroyer maudit éclaire la passerelle d’une lumière aveuglante. A l’arrière, dans la salle de commandement, le contre-amiral assiste à la disparition du vaisseau sur la carte à projection holographique. L’équipe des senseurs confirme rapidement la destruction du mystérieux bâtiment de guerre. L’imposante masse d’acier a laissé sa place à un amas de débris en tout genre. Plusieurs vaisseaux et appareils de la marine impériale s’approchent doucement des morceaux d’épave dérivant dans l’espace afin de procéder à une fouille minutieuse de la zone. Après tout, ce nouveau champ de débris risque de causer des interférences et les senseurs auront probablement du mal à passer au travers. Du pain béni pour les esprits malhonnêtes cherchant à se dérober à la vue des impériaux… Un problème de premier ordre pour ceux et celles qui n’attendent que d’être repêchés par leurs camarades.
- Amiral, nos vaisseaux de secours sont en train de procéder au remorquage des capsules de sauvetage. Indique un matelot depuis son poste.
- Bien. Veuillez préciser à nos chefs d’équipe qu’ils doivent prendre toutes les mesures de précaution nécessaires à la sécurité de leurs équipages en naviguant au milieu de ce champ de débris. Si les recherches s’avèrent trop dangereuses, je veux qu’ils mettent fin à la mission de sauvetage. Commande Festus.
- A vos ordres, amiral.
- Amiral, le Moff Valiant souhaite monter à bord afin de s’entretenir avec vous. Annonce un autre marin.
Le contre-amiral se retient de jurer. Bien évidemment qu’il veut s’entretenir avec lui ! L’intervention de l’armada impériale a dû considérablement perturber les plans du général. Après tout, on le suspectait de s’intéresser au vaisseau fantôme dans l’unique but de s’en emparer. Mais la Grande Moff, loin d’être sourde et aveugle aux avertissements, avait réagi à temps en envoyant la première flotte d’intervention rapide se charger du problème. La destruction de l’immense destroyer doit quelque peu contrarier Valiant et il va sûrement venir lui demander des comptes, fier comme il est.
- Accordez-lui l’accès au hangar. Et faites en sorte qu’il soit escorté jusqu’à mes quartiers. Déclare finalement l’homme.
- A vos ordres, amiral.
Festus ne compte pas s’attarder plus longtemps sur le pont. Il a un rapport à rédiger et un Moff à accueillir. L’officier se tourne vers son second, un grand gaillard au visage buriné, actuel commandant de l'Équinoxe Printemps.
- Capitaine, vous avez le commandement de la flotte jusqu’à nouvel ordre.
- Oui, amiral. Acquiesce le capitaine en faisant claquer ses bottes.
Le contre-amiral quitte la passerelle de commandement pour rejoindre ses quartiers privés, situés un pont en dessous. Étant toujours en service, l’homme se contente d’un verre d’eau et se laisse glisser dans son fauteuil en cuir. Il s’empare de son bloc de données posé sur son bureau et ouvre un nouveau dossier. L’homme écrit quelques notes, avale une gorgée d’eau puis appuie sur l’intercom.
- Passerelle, dites au colonel Swedberg et au capitaine Himron de se présenter dans mes quartiers au plus vite afin de procéder à un débriefing. Déclare Festus, avant de poursuivre. Et faites moi un compte rendu de l’ensemble des rapports d’unité.« A vos ordres, amiral. »
L’officier reprend ensuite son travail de rédaction. Il note, heure par heure, minute par minute, l’ensemble des ordres donnés, les renseignements acquis par les unités d’abordage, les rencontres impromptues. Tout est consigné pour l’état-major et ses analystes. Lorsque les chefs d’unité se présentent quelques minutes plus tard à son bureau, le contre-amiral a déjà eu le temps de rédiger plusieurs pages de rapport. Les deux hommes, casque sous le bras, font claquer leurs talons en arrivant à la hauteur du contre-amiral. Si l’on compare l’un et l’autre, Swedberg a meilleure mine que son comparse. Mais il faut dire que l’engagement a été beaucoup plus violent pour les hommes du capitaine Himron. Le bougre a perdu de bons soldats au cours de l’opération. Et cela se ressent sur lui. La fatigue et la culpabilité qu’il affiche sur son visage parlent pour lui.
Des bruits de pas, dans le couloir, retiennent l’attention de Festus. La porte glisse à nouveau dans le mur pour laisser passer la silhouette d’un stormtrooper. Le soldat, arme en main, fait claquer ses talons avant de faire son annonce.
- Amiral, le Moff Valiant…
- Qu’il entre. L’interrompt brusquement l’officier. Vous pouvez disposer.
- Oui, amiral.
Le stormtrooper fait de nouveau claquer ses talons, pivote et retourne dans le couloir, où il indique au clone que le contre-amiral est prêt à le recevoir. L’escouade ayant escorté le général jusqu’aux quartiers privés du commandant de la première flotte d’intervention rapide disparaît ensuite au détour d’un couloir. Lorsque le Moff de Cathar fait son apparition dans la pièce, les réactions des différents officiers présents varient. Le capitaine Himron demeure indifférent. Festus, quant à lui, tente de faire bonne figure en réprimant toute trace d’animosité qui pourrait se présenter sur son visage. Seul le colonel Swedberg semble faire preuve de respect envers le clone, adoptant un garde-à-vous irréprochable.
- Moff Valiant… Débute doucement le contre-amiral, sans prendre la peine de se lever pour saluer son interlocuteur, voici le colonel Swedberg, à la tête de l’Agence de Contre-Terrorisme Universel, et le capitaine Himron, commandant des sections de choc à bord de l’Equinoxe de Printemps. Tous deux ont participé aux opérations au sein du destroyer fantôme.
- Mon général. Le commandant de l’ACTU fait claquer ses talons.
- Général. Répond simplement Himron, dont l’entrain est nettement moins prononcé que celui de son camarade à la vue d’un héros de guerre impérial.
D’un geste de la main silencieux, le contre-amiral invite Valiant à s’installer en face de lui. Les deux autres officiers, pour leur part, préfèrent camper sur leurs deux jambes.
- Moff Valiant, nous sommes à l'écoute. Lance finalement le commandant de la première flotte d’intervention rapide, venant croiser les mains devant son visage. -
Post n°32
Auteur : ValiantLa canonnière d'assaut Vanguard se posa dans le hangar du destroyer impérial après avoir reçu l'accord du contre amiral, le clone soupira, il avait craint un instant qu'on lui refuse l'accès au vaisseau impérial en l'invitant à prendre contact directement avec la grande moff.
Visiblement Festus était de la vieille école, aimant prendre ses propres décisions, c'était un bon point pour lui, l'ex général n'appréciant que moyennement tous les lèches botte d'Ashe.
Le 'Kilttik volant' stoppa ses moteurs, c'était le moment pour le clone de débarquer, Leiden se plaça devant lui, le fourbe était au courant des tensions entre lui et a grande moff.-Voulez vous une escorte?Valiant sourit casque sous le bras, il ne risquait rien à bord d'un vaisseau impérial , Ashe n'oserait pas s'en prendre à lui si ouvertement. Et il se doutait que Leiden agissait pour son propre compte, voulant savoir exactement ce qui se dirait entre le moff et le contre amiral. Le clone se contenta de l'écarter:
-Ca ira, attendez moi ici!Le général s'écarta et la rampe s'abaissa laissant Valiant sortir dans le hangar ou une haie d'honneur ou une escorte armée c'est selon, l'attendait, on le conduisit au quartier privé de l'amiral, certains membres se retournèrent en croisant Valiant, son armure écarlate était toujours reconnue dans l'Impérium, certaines choses ne changeaient jamais.
Un stormtrooper l'annonça alors qu'il se présentait devant la cabine de Festus, Valiant fut invité à y entrer, à sa grande surprise, le contre amiral n'était pas seul.
Deux officiers l'accompagnaient, Festus lui présenta le colonel Swedberg de l'ACTU et le capitaine Himron des sections de choc, les deux officiers avaient eux aussi aborder le destroyer maudit.
Peut être était ce un de ces officiers qu'il avait croisé sur le pont principal? Le clone accepta bien volontiers le siège qu'on lui désignait, il posa son casque rouge sur le bureau de Festus.-Je vous salue messieurs.
Pour commencer je ne suis pas vraiment étonné de la présence Impériale à proximité du destroyer MK puisque je tenais les coordonnées du major Teu'Lya du bureau de la grande moff, mais j'aurai aimé être informé , nous aurions pu travaillé de concert.
L'auto destruction du MK est dommageable nous aurions eu tant de choses à apprendre...
En parcourant ce navire, je suis tombé sur une armurerie, il y avait de quoi équiper une petite armée. Ce qui m'inquiètes un peu je vous l'avoue...
Est ce que l'Omega avait des troupes cachées ?Valiant s'appuya un peu sur le dossier de sa chaise, en croisant les doigts devant lui.
-Le deuxième point, je pense que vous avez eu un rapport dans ce sens de la section Méduse, c'est que juste avant l'annonce vocale de l'autodestruction, nous sommes tombés sur un adepte du coté obscur, du moins c'est ainsi que je l'identifierai.
Je n'ai pas réussi à le capturer , avez vous des informations sur celui ci.Le moff en était sur, il avait déja vu cet individu encapuchonné cependant il était incapable de dire ou et quand, peut être les Renseignements Impériaux avaient réussi la ou sa mémoire défaillait?
Mais il préférait déja éclaircir ses deux points avant de continuer, les Impériaux allaient il collaborer avec lui ou faire de la rétention d'information?
Dans le deuxième cas, sa présence ici s'avérerait inutile... -
Post n°33
Auteur : HivernusFestus est agréablement surpris. Valiant ne se perd pas en lamentations inutiles. Il conserve une attitude professionnelle et va à l’essentiel. Se peut-il que l’officier ait mal jugé son interlocuteur ? Possible… Doit-on pour autant lui faire confiance ? Certainement pas. Cependant, le contre-amiral reconnaît qu’il peut se permettre de partager certaines informations avec le Moff. Après tout, si l’on veut s’assurer qu’il reste dans les rangs et qu’il cesse de comploter contre la Grande Moff Ashe, il est peut-être préférable de se montrer conciliant. La chasse aux Sith semble l'intéresser de très près. Le garder occupé pourrait être l'occasion de l'empêcher de fomenter d'autres coups dans le dos de la Boroskaise...
- La destruction du vaisseau fantôme est certes regrettable mais je préfère qu’il en soit ainsi. J’en ai appris suffisamment par l’intermédiaire de mes officiers de terrain pour comprendre que sa neutralisation aurait été à long terme nécessaire. En déclenchant son système d’autodestruction, ce vaisseau nous a rendu un grand service… Du moins s’il n’y a pas quelqu’un d’autre derrière cette manœuvre. Répond le commandant de la première flotte d’intervention rapide. Car après tout, il semblerait que ce vaisseau ait été le point de convergence de nombreux groupes… Le colonel Swedberg et le capitaine Himron ici présents pourront vous en dire davantage.
- C’est exact. Aborder ce foutu destroyer n’a pas été une partie de plaisir. Soupire Himron, la mine contrariée. Mes hommes ont découvert différents compartiments de stockage dédiés à l’entreposage de pièces détachées de droïdes, ce qui indiquerait en effet que le vaisseau a pu servir d’usine d’assemblage ou de base d’opération mobile pour les Sith. Mais ce n’est pas le pire… J’ai perdu de bons éléments rien qu’en essayant de franchir le système d’autodéfense du vaisseau. Et ces saloperies de droïdes nous ont donné du fil à retordre. Sans l’aide apportée par ces prétendus “Jedi”, nous n’aurions probablement pas pu nous en sortir.
- Des Jedi présumés qui ont assuré vouloir vous assister, avant de disparaître… L’un de vos hommes n'a-t-il par ailleurs pas indiqué avoir vu l’un de ces “Jedi” combattre avec un sabre laser rouge ?
- Plusieurs en fait. Les survivants de la section Centaure ont tous validé cette version. La Jedi Cathar, apparemment une padawan, se battait en effet avec un sabre laser à lame écarlate. Confirme le capitaine. Il semble par ailleurs qu’elle ait quitté notre compagnie peu avant le déclenchement du système d’autodestruction. Nous avons perdu toute trace d’elle puis de son prétendu maître, une humaine à peau noire, au moment de l’évacuation.
- Il se peut donc qu’il s’agisse de Sith ayant dissimulé leur véritable identité pour ne pas éveiller les soupçons. Suppose Festus. Il se peut également qu’ils aient sciemment déclenché le système d’autodestruction pour que leur vaisseau ne tombe pas entre de mauvaises mains.
- C’est une éventualité, en effet… Tout comme il se peut qu’ils aient eu les mêmes intentions que nous, à savoir aborder le vaisseau pour le récupérer ou le détruire par tous les moyens. Admet le commandant des troupes de choc, perplexe. Par ailleurs, j’ai bel et bien reçu un rapport de la section Méduse, concernant l’arrestation d’un individu suspecté d’être affilié aux Sith. Mais au moment de l’évacuation, j’ai perdu tout contact avec cette unité. Le silence radio est toujours d’actualité au moment où nous parlons. Il est donc impossible pour l’heure de déterminer avec certitude si ce mystérieux individu a été appréhendé ou non.
- Nous aurions donc affaire à trois Sith…
- Potentiellement quatre, en fait. Mes hommes ont repéré un individu armé d’un sabre laser dans le hangar principal. Intervient finalement le colonel Swedberg. Et le gars en question n’était pas seul. Il y avait au moins un mercenaire Mandalorien avec lui. Et un autre individu. Il semblerait qu'il s'agisse de l'équipage du vaisseau forcené. Sans compter les types qui ont engagé le combat contre mon unité au moment même où nous approchions du hangar principal, dont l’équipement et l’entraînement est typiquement impérial. Ces gars-là sont probablement d’anciens soldats impériaux au service de cette sale engeance Sith.
- Des mercenaires, des traîtres et des déserteurs donc… Voilà qui est fort curieux… Mais pas vraiment étonnant pour autant. Les Sith ont toujours aimé s’entourer de la pire vermine qui soit.
Les Sith semblent être au centre de l’attention. Et visiblement, ils ne se privent pas de prendre différentes formes et différents visages pour nuire. Voilà qui est fort inquiétant. La prochaine fois, Festus s’assurera que l’on fasse feu sur tout vaisseau qui refuse de se plier à ses ordres. En fait, c’est ce qu’il aurait dû faire dès le début. Avec l’âge, il semblerait bien qu’il ramollisse, devienne plus accommodant. L’homme soupire. Cet aveu de faiblesse de sa part ne lui rend assurément pas service. Il va devoir serrer la vis et se montrer impitoyable à l’avenir.
- Comme vous pouvez le constater, Moff Valiant, tout nous ramène aux Sith. Les droïdes utilisés sur le destroyer, les soldats que nos sections d’abordage ont combattu, les différents individus croisés, le vaisseau lui-même…
Le commandant de la première flotte d’intervention tactique marque un temps de pause. Il porte son verre d’eau à ses lèvres, boit une gorgée, racle le fond de sa gorge.
- Pour l’heure, nombre de questions sont sans réponse. Mais je ne doute pas que nous aurons d’ici peu de quoi satisfaire notre curiosité… Une équipe se charge actuellement de récupérer divers débris afin d’en faire des sujets d’analyse. Et de ce que je sais, les commandos du colonel Swedberg ont réussi à capturer plusieurs combattants soupçonnés de travailler pour les Sith. Nous avons les moyens de les faire parler et nous y parviendrons, soyez-en sûr.
Nouveau temps de pause. L’officier se frotte le menton, perplexe. Il prend le temps de rassembler ses pensées. D’affreuses hypothèses lui montent à la tête. Ces nombreuses zones d’ombre l’empêchent pour l’heure d’avoir un aperçu global de la situation et le voilà obligé de se torturer l’esprit à chercher vainement des réponses. Trop de questions demeurent en suspens… Et la menace des Sith est en partie éclipsée par l’intervention probable de forces extérieures. Il rumine, songeur.
- Mais en dépit de tout cela, les Sith ne sont pas le sujet le plus préoccupant. Il se peut que divers vaisseaux républicains aient réussi à forcer le passage, malgré les avertissements et les ordres données par mes subalternes. Il se peut également que la Guilde des chasseurs de primes ait participé aux hostilités. Pour l’heure, il m’est difficile de partager avec vous d’autres informations. Nous devons encore déterminer si la présence de républicains, de Jedi et de chasseurs de primes est avérée. Dans le cas contraire, nous aurions affaire à une vaste supercherie organisée par les Sith. Et il nous faut également considérer l’hypothèse que ce vaisseau n’était qu’un éclaireur solitaire, ou l’avant-garde d’une flotte plus importante. Ajoute Festus, se saisissant une fois de plus de son verre pour avaler une nouvelle gorgée d’eau. Dans tous les cas, nous vous transmettrons toutes les informations collectées lors de l’opération dans les plus brefs délais. Maintenant, si vous voulez bien m’excuser… J’ai encore beaucoup de travail devant moi. Capitaine Himron, pouvez-vous raccompagner le Moff Valiant jusqu’à son vaisseau ?
- Oui, amiral. Général, si vous voulez bien me suivre…
D’un simple geste de la main, le contre-amiral signale qu’il congédie tout ce beau monde. Les officiers, casque sous le bras, font claquer leurs talons puis disposent. Himron, chargé de raccompagner le Moff de Cathar jusqu’à son transport, part dans une direction, s’assurant d’avoir le clone dans son sillage. Le colonel Swedberg disparaît au détour d’un couloir, dans la direction opposée.
Désormais seul dans ses quartiers privés, le commandant de la première flotte d’intervention rapide s’arrache déjà les cheveux. L’impérial relie les rapports des unités de terrain, note plusieurs hypothèses probables, se perd en comparaisons, cherche à trouver un fil conducteur, à lier les différentes apparitions… Tout ce merdier doit bien avoir un sens… Il suffit juste de réfléchir un peu. La réponse est là, quelque part. Et Festus, en éternel insatisfait, ne compte pas s’octroyer le moindre moment de répit avant d’avoir trouvé une explication crédible. -
Post n°34
Auteur : ValiantLe dialogue entre le moff et les officiers impériaux est courtois et surtout riche en enseignement, mais contrairement à lui, le contre amiral semble plutôt satisfait de l'autodestruction du destroyer maudit alors que tant de mystères demeurent...
Les troupes du colonel Swedwerg et Himron ont participé directement à l'abordage et ont été elle aussi confrontées aux défenses automatiques mais elles ont surtout découvert des chaines d'assemblage, ce vaisseau était une armurerie mais aussi une usine automatique , une sorte de forge stellaire à plus petite échelle.
Et si d'autres vaisseaux identiques étaient dissimulées ici et la à travers toute la galaxie, cette simple pensée fait frissonner le clone sous son armure.
Que pouvait bien donc encore cacher l'empereur Omega?
Les soldats impériaux avaient également fait face à des soldats de chair et d'os, des Mandaloriens, mercenaires, des déserteurs au service de qui? Qui donc avait bien pu réveiller l'intelligence artificielle qui dirigeait ce destroyer obscur?
Une autre information déclencha une alerte dans la conscience du clone, plusieurs adeptes obscurs ou non ont été aperçu dans le vaisseau, dont une Jedi Cathar qui combattait avec un sabre rouge, un autre signe du coté obscur qu'on ne peut ignorer.
Mais visiblement tous les sensitifs avaient disparus peu avant l'explosion étaient ils tous morts? avaient ils fui? que de questions mais encore une fois aucune réponse...
Et si l'Impérium avait fait des prisonniers parmi les défenseurs organiques du destroyer MK, et connaissant les méthodes des Renseignements, nul doute que ceux ci finiraient par parler ou mourir, voire les deux.
-J'espère que vous communiquerez les informations obtenues à la Direction de Sécurité d'état de Cathar. Car je ne prends pas cette menace Sith à la légère.La DSE était chargée de la sécurité intérieure et extérieure de Cathar, l'agent Penâ serait l'officier idéal pour étudier toutes les informations sur cette menace fantôme.L'amiral rassura le moff en lui confirmant la collaboration entre tous les services, mais Valiant n'était pas dupe, il savait très bien que l'Impérium ne communiquerait que ce qu'il le voudrait bien.
Selon Festus, ce qui était tout aussi inquiétant c'était la présence de vaisseaux Républicains ou de chasseurs de prime , quel était exactement leur rôle dans cette affaire?
C'était pourtant bien un membre de la Guilde qui avait averti les différents protagonistes de la futur auto destruction du destroyer.
Il y avait une façon très simple de le savoir: c'était de leur poser la question tout simplement...Depuis son incarcération au P-Break, Valiant avait gardé de bon rapport avec la chancellerie peut être était ce le moment de rendre une petite visite sur Corucant? il n'irait pas en personne bien évidemment, il enverrait un de ses Cathar de confiance, comme Chiman, son régent.
Quant au chasseur de prime, on pourrait toujours demander une entrevue avec le couple Royal sur Dantooine sans doute contre quelques crédits, DOnOs étant connu pour son avarice dans toute la galaxie.
L'amiral semblait avoir dévoilé tout ce qu'il savait ou tout ce qu'il comptait dévoiler, il était donc temps pour le moff de retourner à son vaisseau et sur sa planète;-Je vous remercie de votre temps amiral. Vous adresserez mes compliments à la grande Moff.Le clone quitta le bureau après un dernier salut purement militaire en compagnie des autres officiers, le capitaine Himron raccompagna jusqu'au "Kiltik volant" ou l'attendait son équipage. Avant de grimper sur la rampe d'accès du vaisseau, le moff adressa un dernier salut au capitaine tandis que les portes du bombardiers se refermaient.Tous les visages de tournaient vers Valiant dorénavant, ils attendaient tous leurs ordres.
-On rentre à la maison les enfants; cap sur Cathar!Le pilote se fit pas prier, il mit les moteurs de répulsion en route et s'éloigna lentement du vaisseau impérial après avoir eu l'autorisation de décoller, le clone observait les débris du MK par un hublot il voyait les impériaux récupérer les morceaux par dizaine, puis ce fut le flou sidéral, le Killtik passait en hyperespace à destination de Cathar...Star Wars RPG :: Régence Interimaire (soforums.com)
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Post n°35
Auteur : Kryann- Vos préoccupations sont appréciées, chevalier. Cependant, je vais être clair avec vous. Vous êtes actuellement en train de compromettre une opération d’ordre militaire sur laquelle vous n’avez pas été conviées. Répond Himron d’une voix ferme mais pas tout à fait hostile. Je pourrais vous mettre aux arrêts pour ça. Néanmoins, vous avez sauvé la mise à quelques-uns de mes hommes et pour ça, je vous en dois une, à n’en pas douter. Je suis enclin à accepter votre assistance sur le terrain à la condition que votre intervention soit encadrée. En des termes moins élégants, vous restez près de moi et vous faites uniquement ce qu’on vous demande de faire. Si ces termes vous conviennent, nous pouvons œuvrer ensemble pour percer les secrets de ce foutu vaisseau afin d’évaluer son niveau de menace. Dans le cas contraire, je crains, hélas, que nous n’ayons rien à faire ensemble.
Sarina eut un petit sourire contrit à l'attention de l'officier impérial tout en l'écoutant. Ses hommes étaient épuisés, blessés, et ils n'auraient sans doute pas le cran ni la force de l'arrêter. Mais cela n'avait pas d'importance, car la Jedi n'avait pas l'intention de lever la main sur eux. Elle était parfaitement honnête à la fois dans ses intentions et dans son discours. Oui, Himron avait raison, elle et Kryann avaient sauvé quelques uns de leurs hommes, mais il se gardait bien de souligner que l'inverse était potentiellement vrai. Toutes Jedi fussent-elles, peut-être que les sournoiseries Sith les auraient submergées... La présence des troopers impériaux n'était certes pas réjouissante, mais elle était moins désagréable que les droïdes Sith.
De toute façon, il était évident que l'officier fatigué n'avait pas l'envie, ni la possibilité de poursuivre cette discussion. La main levée en signalait de toute façon l'arrêt, alors que Sarina profitait du moment pour réfléchir. Une opération d'ordre militaire de l'Imperium, en dehors de sa juridiction... C'était à la fois rassurant de savoir qu'autre chose que des Sith était à bord, et inquiétant de voir l'état impérial prendre la chose suffisamment à cœur pour intervenir. Et surtout, qui disait Imperium, disait également CSI, qui devait donc avec des unités dans le secteur, ce qui n'était assurément pas du goût de la Jedi. Négocier avec des êtres organiques était une chose, en appeler à la raison d'un droïde en était une autre, diablement plus compliquée. Cependant, le fait de ne pas avoir de menottes suggérait qu'ils avaient parfaitement compris ce à quoi ils avaient affaire, au contraire de la République qui s'était bien gardée d'intervenir, en tout cas à première vue. Sauf si ils se considéraient comme les commanditaires des Jedi ? Absurdes, pour une puissance se voulant laïque et éloignée de leurs anciens protecteurs... Mais ils en étaient bien capables. Au moins, avec l'Imperium et leurs manières, on savait où on allait. En témoignait le discours de l'officier Himron qui semblait vouloir récupérer le maximum de monde en vie. Malheureusement, cette joie ne fut que d'une courte durée lorsqu'elle l'entendit vociférer bien vite.- Capitaine ! La Cathar a filé... On n'arrive pas à la retrouver ! Vient rapporter un stormtrooper.
- Et merde… A quoi est-ce qu’elle joue ? Grogne le capitaine dans son casque, avant de se tourner vers Sarina. J’espère que vous n’avez rien à me cacher, chevalier. Je ne suis pas du genre à apprécier les cachotteries. Mes supérieurs non plus d’ailleurs. La disparition soudaine de votre padawan ne joue pas en votre faveur, sachez-le… Cependant, je suis prêt à vous accorder le bénéfice du doute. Quoi qu’il en soit, je vous conseille sincèrement de venir avec vous. Si ce qu’on me raconte sur les Jedi est vrai, votre padawan devrait pouvoir s’en sortir par ses propres moyens. Et je doute, de toute manière, que nous ayons assez de temps devant nous pour fouiller de fond en comble ce foutu destroyer.
Sarina soupire, à la fois de dépit et de crainte. Pourquoi, par la Force, n'a-t-elle pas gardé un œil sur sa turbulente padawan ? Il était évident, a posteriori, que la jeune Cathar allait succomber soit aux sirènes du vaisseau, soit à sa curiosité naturelle, c'était dans sa nature profonde et son attrait pour le Côté Obscur n'allait pas l'aider à rester en place. Et elle ne s'en était pas rendu compte physiquement, car elle la ressentait toujours. Leur lien maître-élève lui faisait dire qu'elle était toujours vivante. Fatiguée et en danger, mais vivante. Malheureusement, Himron avait raison dans ce qu'il disait, et la Jedi devait rester pragmatique dans ces temps troublés, pour ramener sur Endor la raison de leur voyage et de leur disparition temporaire. Elle finit par regarder l'homme et acquiesça.
-Ma Padawan ne pensait certainement pas à mal, Capitaine, je puis vous l'assurer, et c'est une négligence de ma part que de ne pas l'avoir gardée près de moi. Mais je peux également vous assurer qu'elle ne fera rien sur ce vaisseau qui pourrait causer des soucis à cette opération de toute façon avortée. Il y a fort à parier que cette autodestruction était prévue de longue date. Si vous me garantissez ma liberté, alors je coopérerais, officier. Je n'ai pas le moindre besoin, ni l'envie, de me mettre vos hommes à dos, surtout pas après que nous nous soyons aidés. Je vous accompagne, et j'essaierai de répondre à vos questions, si je le peux.
Elle n'attendit pas l'assentiment en réponse à ce qu'elle disait, et utilisa immédiatement la Force pour soulager ses alliés de circonstance du transport de nombreuses caisses. Le Capitaine Himron avait raison. Ils ne pouvaient pas chercher Kryann. Ils ne pouvaient pas se le permettre. Alors elle s'arrangea pour rester systématiquement dans le champ de vue de son interlocuteur tout en aidant le reste de l'équipe. De toute façon, elle ne pouvait pas faire grand chose d'autre, elle sentait bien des regards inquisiteurs sur elle. Il était évident qu'on la soupçonnait actuellement de tout les maux de la Galaxie, et elle pouvait le comprendre. L'ambiance pesante, l'autodestruction annoncée, les Sith, le sabre rouge et la disparition de Kryann. Il y avait beaucoup de choses... Et elle préférait pour l'heure ne pas y penser. Dans la Force, elle sentait que sa padawan sombrait et se laissait envahir... Mais tout ce qu'il fallait, c'était savoir qu'elle était encore en vie, maintenir leur lien pour la retrouver plus tard, après s'être sortie de cette impasse impériale.
Lorsqu'elle monta dans la navette qui les extirpa de ce guêpier, puis dans le croiseur impérial, elle souffla de soulagement, sentant toujours son élève vivante. Ce soulagement se prolongea même au-delà de l'explosion du croiseur maudit. Oui, elle avait disparu dans l'espace. Mais elle était vivante. Restait désormais à négocier sa sortie avec l'Imperium. -
Post n°36
Auteur : HivernusLa navette s’écarte rapidement de la carcasse maudite du destroyer fantôme afin d’éviter de se retrouver piégée dans le souffle de l’explosion à venir. A l’intérieur, le capitaine Himron fait le tour des blessés dans le but de s’assurer que leur état soit bien stabilisé, échange quelques mots qui se veulent réconfortants avec eux, puis s’isole dans le cockpit avec les pilotes. Lorsqu’il revient finalement, casque sous le bras, c’est pour annoncer à la représentante de l’Ordre Jedi une nouvelle qui ne lui plaît guère.
- J’aurai aimé que les choses se passent autrement, chevalier. Votre intervention surprise a certes été salvatrice pour mes hommes, mais d’un point de vue purement militaire et administratif, elle a des conséquences qui ne sont pas forcément des plus enviables. Débute doucement l’officier en venant s’installer à côté de la dénommée Sarina. J’ai des comptes à rendre à ma hiérarchie… Et j’ai dû informer mes supérieurs de votre présence à bord. Cela ne m’enchante guère mais c’est le protocole… Et croyez-moi, il vaut mieux qu’il en soit ainsi. Cela vous évitera quelques désagréments.
L’impérial racle le fond de sa gorge, quelque peu gêné à l’idée de mettre son alliée de circonstance dans une position fort peu confortable.
- Si je me fie aux protocoles en vigueur, vous serez probablement accueillie par un comité composé des meilleurs soldats des forces spéciales… Des types entraînés pour lutter contre des individus maîtrisant la Force. Au vu de nos dernières interactions avec les sensitifs, et plus particulièrement les Sith, ces gars-là ne chercheront pas à plaisanter. Ils seront sur les nerfs… Et puis la fuite de votre padawan n’arrange pas votre cas… Ils vous abattront probablement au moindre geste brusque alors faites moi plaisir, restez à mes côtés et tenez-vous tranquille une fois qu’on sera à bord. Poursuit l’homme d’une voix qui se veut imperturbable. Votre sort ne dépend plus de moi désormais… Mais du contre-amiral Festus. Quoi qu’il en soit, je m’assurerai de rester à vos côtés et je ferai en sorte de prendre votre défense. J’vous en dois bien une après tout.
Himron adresse à la femme un hochement de tête qui témoigne du soutien qu’il est prêt à lui apporter. Elle a sauvé la mise à plusieurs de ses hommes et s’est montrée coopérative du début de leur rencontre jusqu’à la fin de la mission d’abordage. Pour le capitaine, il ne fait aucun doute que Sarina est ce qu’elle prétend être. Mais l’homme comprend également les inquiétudes de ses supérieurs et de ses camarades… Les Sith ont semé les graines de la discorde lorsqu’ils étaient au sommet de leur puissance, lors de l’avènement de leur sinistre empire, et nombre de ces graines continuent encore de germer dans l’esprit de certains soldats particulièrement marqués par les évènements sombres qui sont survenus lors de cette tragique période de leur vie. Et le fait que sa padawan, par ailleurs armée d’un sabre laser à lame rouge, se soit évanouie lors du retrait des forces impériales ajoute certainement du crédit à la version de ceux qui prétendent volontiers qu’il n’y a aucun Jedi mais uniquement des agents Sith sous couverture.
Peu importe. Le capitaine ne compte pas revenir sur sa parole. Et si cela doit avoir un impact sur sa carrière militaire… Alors ainsi soit-il.
La navette glisse dans l’ombre d’un destroyer de la classe Impériale puis s’enfonce dans le ventre de l’immense colosse d’acier. Dans le hangar, différentes silhouettes s’agitent. Le transport se pose doucement après avoir effectué une manœuvre délicate. Himron inspire profondément, enfile son casque, puis se redresse subitement. L’homme tourne la tête vers la Jedi.
- L’heure de vérité est de l’autre côté de cette paroi, chevalier. Commente l’officier au travers de son vocabulateur. Il serait préférable que vous me remettiez vos sabres laser. Cela pourrait montrer votre bonne foi à mes supérieurs… Et surtout cela leur donnerait une raison de moins de vous tirer dessus. Mais je ne vous forcerai pas à faire quoi que ce soit. Si vous préférez garder vos armes près de vous, je ne m’y opposerai pas… Surtout face à des types avec la gâchette facile. Cependant, si tel est votre choix, vous feriez mieux de les dissimuler afin de ne pas attiser la nervosité des hommes de Swedberg. Le colonel et ses commandos ne sont pas vraiment réputés pour leur cordialité… Et la haine qu’ils éprouvent pour les Sith et leurs semblables pourrait très bien vous retomber dessus.
Cette dernière phrase est supposée être un trait d’humour. Mais derrière cette remarque qui se veut amusante se cache une rivalité certaine entre deux corps distincts. Stormtroopers et soldats de l’élitiste Agence de Contre-Terrorisme Universel ne s’apprécient guère. S’ils ont accepté de coopérer ensemble sur cette mission, c’est uniquement parce que le fantôme d’une menace Sith planait au-dessus de leur tête et parce qu’on leur a demandé de travailler main dans la main. Si certains parviennent à passer outre cette animosité qui règne entre les deux institutions, ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité. Chacun tire la couverture à soi, prétend être l’élite de l’armée impériale, refuse de céder le commandement des opérations à l’autre, trop fier pour accepter l’idée même d’être dirigé par son rival.
Himron ne le sait que trop bien. Après tout, le colonel Swedberg n’a-t-il pas essayé de le mettre sur la touche, lui et les siens ? Le capitaine se souvient bien des propos caustiques du commandant des soldats de l’ACTU. Il a osé traiter les stormtroopers d’amateurs. Et il a insisté pour que ses commandos récoltent toute la gloire en menant le plus gros des opérations sur le terrain. L’officier a accepté cette proposition humiliante uniquement parce qu’il ne voulait pas perdre plus de temps à tergiverser.
Des types dans le genre de Swedberg, qui pètent plus haut que leur cul parce qu’ils ont du prestige et du pouvoir, il en existe des dizaines… Et c’est ce genre de commandants qui fait assurément du mal à l’Impérium. Mais Himron, qui n’est qu’un officier de second rang parmi tant d’autres dans une machine qui emploie des dizaines de milliers de gradés, ne dispose pas de l’influence nécessaire pour faire changer les choses.
La rampe d’accès s’abaisse. Le capitaine se positionne devant l’entrée et fait signe à Sarina de se placer à ses côtés. Trois soldats de choc en armure blanche s’installent derrière eux. La Jedi n’est certes pas une prisonnière mais il faut donner au contre-amiral Festus et à ses chiens de garde de l’ACTU l’impression que tout est sous contrôle. L’officier adresse à son alliée de circonstance un hochement de tête entendu et le petit groupe descend de la navette. Comme il s’y attendait, le comité d’accueil est au rendez-vous. Deux douzaines de commandos en armure sont déployés autour du transport. Un homme, qu’Himron reconnaît sans mal, se tient au milieu de cet imposant dispositif : le colonel Swedberg…
Himron s’avance lentement vers le commandant de l’ACTU, s’assurant d’avoir Sarina et ses hommes dans son sillage. Plusieurs médecins et infirmiers se faufilent dans le dos du petit groupe afin de porter secours aux blessés, qui sont transportés à la va-vite sur des brancards afin de recevoir des soins dans des quartiers plus appropriés. Le capitaine s’arrête devant le colonel, qu’il salue machinalement de la manière la plus appropriée. Les mains croisées dans le dos, l’officier lui faisant face refuse de lui rendre son salut militaire. En voyant la Jedi s’approcher, Swedberg pose la main sur la poignée de son blaster, glissé dans un holster de jambe. Toujours revêtu de son armure de phrik, le colonel des commandos de l’ACTU toise la femme en silence.
- Capitaine Himron… Vous n’avez pas jugé bon de mettre les fers à cette prétendue “Jedi” ? Demande alors le commandant des forces spéciales impériales, son regard noir posé sur la sensitive.
- Négatif, colonel. Elle ne représente pas une menace pour les hommes de la première flotte d’intervention rapide. Indique alors Himron d’une voix sèche. Le chevalier Darel s’est montrée coopérative tout au long de l’opération et s’est portée volontaire pour nous prêter assistance. Et sans son aide, nous aurions probablement essuyé de plus lourdes pertes face aux droïdes.
- Pourtant… Si je me fie aux rapports de vos hommes, la padawan de votre “amie” s’est sauvée peu avant la mise en marche du système d’autodestruction du vaisseau… Vous ne trouvez pas cela suspect, capitaine ? Qui vous dit que la prétendue coopération de cette “Jedi” n’est pas l’un de ces coups tordus destinés à nous endormir afin de mieux nous poignarder dans le dos le moment venu ? Poursuit Swedberg, toujours aussi aimable. Si vous ne vous sentez pas le cran de la mettre aux arrêts, je peux toujours le faire pour vous, capitaine.
- Essayez donc Swedberg. Je ne compte pas vous laisser ce petit plaisir. Siffle le capitaine à travers son casque, se positionnant alors devant la Jedi avant de la protéger du colonel et de ses commandos, qui s’agitent doucement. Au cas où vous l’auriez oublié, je ne réponds qu’aux ordres du contre-amiral Festus. Et cette Jedi est ma responsabilité jusqu’à ce qu’il en décide autrement.
Le colonel demeure silencieux le temps de quelques battements de coeur, puis se permet d’esquisser l’ombre d’un sourire, amusé par la remarque de son interlocuteur.
- Nous réglerons cette histoire plus tard, capitaine. L’amiral nous attend dans ses quartiers privés pour un débriefing.
Himron ne répond rien. Il sait déjà qu’il aura à discuter du cas du chevalier Darel avec son supérieur. L’homme ne se fait aucune illusion sur l’issue de la discussion. Swedberg cherchera à obtenir la garde de la Jedi, prétentieux comme il est. Et il voudra probablement mener l’enquête en procédant à l’interrogatoire de la femme. Pour le capitaine, cette bataille des égos ne fait aucun sens… Mais qu’importe. Il doit faire avec. Il trouvera bien une solution pour rester fidèle à ses engagements. Car notre impérial ne compte pas trahir sa promesse.
- Sergent Riggs, veuillez escorter le chevalier Darel jusqu’à ses nouveaux quartiers. Ordonne l’officier, avant d’ajouter : A moins qu’un ordre de ma part ou de la part de l’amiral aille dans un autre sens, veillez à refuser l’accès à la Jedi à toute personne étant étrangère à notre unité.
- Reçu cinq sur cinq, capitaine.
Riggs et ses deux camarades se chargent donc de transférer Sarina jusqu’à une cellule d’isolement, le tout sous le regard dubitatif du colonel Swedberg et de ses hommes. Dans cet affrontement aussi stupide qu’inutile, Himron semble avoir marqué le premier point. Mais il ne fait aucun doute que le commandant de l’ACTU n’a pas dit son dernier mot…
Quelques heures plus tard.
Swedberg a obtenu du contre-amiral l’autorisation de procéder à l’interrogatoire de la prétendue Jedi. Malgré les arguments du capitaine Himron en faveur de la femme, Festus a jugé plus prudent de suivre l’avis du colonel. Après tout, le commandant des forces spéciales de l’ACTU a une connaissance approfondie des sensitifs et de leurs pouvoirs, ce qui fait de lui la personne idéale pour mener l’interrogatoire. Et ses hommes, formés pour lutter contre les Sith et toute engeance similaire, savent donc comment traiter au plus vite la menace si jamais la Jedi supposée en vient à se retourner contre eux.
Mais la prétendue victoire de Swedberg ne s’est pas faite sans contrepartie, Himron ayant en effet obtenu de son supérieur la promesse qu’aucun mal ne sera fait au chevalier. Et il semblerait bien que l’approche directe et guère conviviale de l’officier à la tête de l’ACTU ne donne aucun résultat probant. Si Sarina accepte de coopérer, les réponses qu’elle offre au colonel sont vagues, n’apportent que peu d’informations. L’impérial enrage, hausse le ton, frappe du poing sur la table. Tout est bon pour intimider la Jedi, la forcer à parler. Mais rien n’y fait. Les réponses de la femme demeurent aussi fuyantes que l’eau qui coule dans une rivière. L’homme pourrait lui tirer les vers du nez, si on lui en donnait les moyens…
Mais il sait que le contre-amiral n'apprécierait pas. Du moins, pas tant que le capitaine Himron se tient à ses côtés. Car de l’autre côté d’une vitre sans tain, les deux officiers assistent en silence à l’interrogatoire du chevalier Jedi. Le commandant des stormtroopers ne cache pas son scepticisme. Les méthodes du colonel marchent peut-être sur des criminels de bas étage ou des vermines sans nom mais il ne fait aucun doute qu’elles n’ont pas l’effet escompté sur Sarina.
- Amiral… Si vous me permettez… Je pense pouvoir obtenir de meilleurs résultats que le colonel Swedberg. Indique Himron, casque sous le bras. Darel ne le connaît pas. Et son approche frontale renforce d’autant plus sa méfiance à son égard. Elle n’acceptera pas de lui révéler ce qu’elle sait.
- Mais nous n’avons encore aucune certitude quant à sa réelle identité, capitaine. Il se peut qu’il s’agisse d’un agent Sith sous couverture. Ne vous laissez pas avoir par le charme naturel de cette soi-disant Jedi… Répond alors Festus, une main posée sur son menton.
- Sauf votre respect, amiral, Darel a sauvé la mise à plusieurs de mes hommes. Vous devriez lui accorder le bénéfice du doute. Car si elle l’avait voulu, elle aurait eu l’occasion de nous massacrer en différents endroits. Réplique le capitaine.
- Sauf, peut-être, si son but était justement de vous tromper pour s’informer sur ce que nous savons des Sith et du destroyer. Peut-être que son unique but est de nous espionner, capitaine… Fait alors remarquer le contre-amiral, le regard rivé sur la Jedi.
- Il y a bien un moyen de vérifier son identité, amiral. Un chevalier Jedi natif de Savareen, ayant pour nom Darel, on doit bien avoir une trace de ça dans les archives non ? Demande Himron, bien décidé à accorder le bénéfice du doute à Sarina.
Le commandant de la première flotte d’intervention rapide caresse son menton, perplexe. Jedi et impériaux ont, durant un temps, combattu côte à côte contre les séparatistes et toute autre menace extérieure. Il se peut donc qu’il y ait des traces d’une éventuelle Darel dans les archives militaires, si celle-ci a du moins bel et bien combattu aux côtés des impériaux sous l’Empire Démocrate. Mais il se pourrait également que l’on trouve une trace d’elle dans d’anciennes archives Sith ou impériales. Après l’avènement de l’Empire Sith, l’ordre a été donné de se livrer à la traque des Jedi, jugés traîtres au régime et terroristes à la solde de la Rébellion par le Sénat et l’Empereur Oméga. En partant du principe qu’elle figure dans la liste des Jedi recherchés au cours de cette sale période, on pourrait peut-être confirmer son identité.
Mais il se pourrait également que l’intégration de la prétendue Darel parmi les Jedi soit plus récente, qu’elle ait eu lieu lors de l’actuel exil de l’Ordre. Ou qu’elle soit, selon les suspicions du colonel Swedberg, un agent Sith se faisant passer pour quelqu’un qu’elle n’est pas. La disparition mystérieuse de son “padawan” irait par ailleurs dans ce sens. Dans les faits, il y a de nombreuses pistes à explorer…
Mais Himron marque un point. L’approche du commandant de l’ACTU ne donne aucun résultat significatif. Peut-être qu’une nouvelle méthode pourrait forcer la prétendue Jedi à s’ouvrir davantage… Le contre-amiral frappe doucement sur la paroi sans tain. Swedberg quitte la salle d’interrogatoire afin de rejoindre les deux officiers présents de l’autre côté de la vitre.
- Vous n’avez fait aucun progrès significatif, colonel. J’aimerai voir de quoi il en retourne en suivant une approche différente. Je confie donc la suite de l’interrogatoire au capitaine Himron. Annonce Festus en guettant une réaction sur le visage du colonel.
L’homme ouvre la bouche, prêt à répliquer, mais se ravise au dernier moment, préférant probablement garder ses réflexions pour lui. Pour l’heure, le commandant de l’ACTU se plie volontiers au jugement du contre-amiral. Et il semble avoir raison…
- Capitaine Himron, que l’on soit bien clair… Si votre approche ne donne guère plus de résultat que celle du colonel Swedberg, je me verrai contraint d’avoir recours à une méthode plus agressive… J’espère donc, pour vous et pour votre amie Jedi, qu’elle se montrera bien plus coopérative qu’elle ne l’est déjà. Poursuit le commandant de la première flotte d’intervention rapide.
Swedberg esquisse l’ombre d’un sourire. Himron est prévenu. En cas d’échec, le colonel ne donne pas cher de la peau de la prétendue Jedi. Mais le capitaine ne compte pas laisser son rival l’emporter aussi facilement. Il pense pouvoir obtenir de Darel son entière coopération… Et l’espère bien. Car dans le cas contraire, il ne doute pas un instant que les droïdes d’interrogation s’en donneraient à cœur joie.
L’homme offre au commandant de l’ACTU un regard particulièrement évocateur puis quitte la pièce afin de rejoindre le chevalier Jedi dans la salle d’interrogatoire. Il pose son casque sur la table et s’installe en face de la femme. L’officier n’est pas vraiment à l’aise à l’idée de cuisiner une personne qui a sauvé la mise à plusieurs des siens… Mais il sait également que c’est le seul moyen de s’acquitter de sa dette envers elle.
- Laissez-nous. Commande t-il, s’adressant aux quatre commandos postés à chaque coin de la pièce.
Les hommes du colonel Swedberg hésitent un instant à obéir à cet ordre, puis obtempèrent finalement et disparaissent presque aussitôt. Himron et la Jedi sont désormais seuls dans la salle d’interrogatoire.
- Chevalier Darel, je ne vous remercierai jamais assez pour l’aide que vous avez apportée à mes hommes durant notre opération. Cependant, comme vous le savez, votre présence a provoqué quelques troubles… Et de nombreux officiers impériaux se persuadent silencieusement ou ouvertement que vous n’êtes pas ce que vous prétendez être, que vous êtes en réalité un agent Sith sous couverture. Indique le capitaine, venant racler le fond de sa gorge. Plusieurs éléments survenus au cours de notre opération vont dans ce sens… Et votre refus de coopérer entièrement n’arrange certainement pas votre cas.
L’officier humecte le bord de ses lèvres, se masse vigoureusement la nuque puis plonge son regard dans celui de Sarina.
- Ecoutez, je sais que je vous dois une faveur pour avoir sauvé la mise à plusieurs de mes hommes. Mais je ne peux rien faire pour vous si vous n’êtes pas en mesure de montrer à mes supérieurs que vous ne représentez pas un danger pour eux, ou pour le reste de la galaxie. Poursuit l’impérial. L’Impérium a passé ces dernières années à traquer, appréhender ou neutraliser toute menace qui pourrait nuire à la stabilité de la galaxie et nous prenons de ce fait notre rôle de gardiens de la paix très au sérieux.
Nouvelle pause. Nouveau temps de réflexion. Le capitaine sait qu’il est écouté et observé par le contre-amiral Festus et le colonel Swedberg. Ce petit entretien avec la Jedi est sûrement sa seule chance de lui éviter le pire.
- Nous sommes dans le même bateau, chevalier Darel. Aidez-moi à comprendre la raison de votre venue. Dites moi tout ce qu’il y a à savoir, tout ce que mes supérieurs veulent apprendre sur vous et les vôtres… Et je m’arrangerai pour qu’on vous prépare un vaisseau, pour qu’on vous laisse partir où bon vous semble. Continue Himron. Si vous êtes réellement ce que vous prétendez être, alors nous ne sommes pas vos ennemis... Vous n’avez rien à craindre.
La petite démonstration de force du commandant de l’ACTU ne joue certes pas en la faveur de l’Impérium. Mais l’officier reconnaît néanmoins que l’homme à la tête des unités anti-sensitifs ne fait que son boulot, même s’il le fait avec un peu trop de zèle. Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir si la femme qui se tient en face de lui acceptera de se dévoiler, de jouer le jeu… Ou si elle donnera raison à ceux et celles qui doutent de sa réelle identité.
Pour l'heure, les impériaux ont caché la présence à bord de la Jedi à leurs alliés séparatistes et au Moff Valiant. Alors ils espèrent bien que ce pari risqué s'avèrera payant... -
Post n°37
Auteur : KryannSarina s’était positionnée légèrement à l’écart après avoir informé le capitaine Himron de sa disponibilité au cas où ses services seraient nécessaires. Elle ne doutait cependant pas de sa réponse négative, sauf en cas d’extrême urgence : l’homme semblait si droit dans ses bottes vis-à-vis de l’Imperium et de sa défiance contre les sensitifs qu’il était déjà exceptionnel qu’il fut si cordial. Non qu’elle s’en plaigne, tant l’entourage de tant de soldats lui déplaisait souverainement, préférant habituellement la plèbe. Mais le choix ne lui était pas laissé. Aussi, lorsque le gradé revint, elle se fendit d’un sourire à son attention, sans aucune arrière-pensée. Tout militaire fut-il, il était humain, et surtout, semblait lessivé. Elle l’écoute et perd malgré tout son sourire.
- Avant que nous n’arrivions, capitaine, comprenez bien que je suis navrée de vous mettre dans une position si délicate. Je conçois qu’il eut été plus simple que nos chemins se séparent à bord du croiseur, mais il nous faudra faire cause commune pour faire comprendre à votre hiérarchie que le danger ne vient pas de moi, mais bien d’ailleurs.
Son regard d’ordinaire pétillant s’assombrit ensuite alors qu’elle reporte son regard sur la noirceur de l’espace.
- Quant à Kryann… Navrée également qu’elle se soit échappée et que cela vous mette encore plus dans l’embarras. Mais je vous suis reconnaissante d’intercéder en ma faveur. D’autres n’auraient pas pris cette peine.
Elle finit par lui rendre son hochement de tête et par se tenir à ses côtés lorsque la navette pénètre le hangar du lourd destroyer. La tension autour d’eux est palpable, et nul besoin d’être sensible à la Force pour le ressentir : Himron était en plein stress, les soldats choqués, et à l’extérieur, on pouvait dores et déjà entendre le comité d’accueil qui s’annonçait tout sauf réjouissant pour la Jedi. Elle qui avait espéré que les choses se passeraient sans encombre et qu’elle pourrait simplement s’enfuir, elle avait bien mal imaginé la situation. A la remarque du capitaine, un nouveau mouvement de tête accompagna un geste souple, alors qu’elle retirait les sabres qui pendaient à sa ceinture, et les tendit à l’homme qui tenait sa vie entre ses mains.
Un nouveau sourire furtif, puis elle reporte son attention sur la rampe qui s’abaisse, croisant ses mains dans son dos. La bure ne masque pas son visage, volant légèrement derrière elle, laissant voir ses habits simples et sa ceinture sans aucun artifice. L’armement de l’ACTU lui ferait grincer des dents si elle n’était pas si expérimentée. Du phrik, et une vingtaine de soldats qui la braquaient de leurs yeux, voire de leurs canons si tout se passait mal… Autant dire que la situation était mal embarquée, et elle s’abstint de jeter un coup d’oeil : les hommes étaient si tendus qu’un rien pouvait faire sauter cette pétaudière. Avaient-ils seulement l’habitude de voir des sensitifs, elle commençait à en douter. Sans quoi, ils auraient vu qu’elle n’avait qu’un léger sourire courtois sur le visage qui ne s’effaça même pas devant les propos teintés de menaces à peine voilées du colonel Swedberg.
Son attitude ne l’étonnait pas : peu importait le régime ou le groupe, l’humain réagissait toujours de la même manière. En essayant de reprendre le contrôle. La machinerie impériale avait été grippée, entre autres par sa présence, et puisqu’ils n’avaient aucun moyen de s’en remettre aux autres causes, c’était sur elle que tout retombait. Il lui faudrait agir avec prudence, mais pour l’heure, elle n’estimait pas nécessaire d’intervenir. Capitaine et colonel se tiraient dans les pattes, et cela lui allait très bien. Elle n’oubliait pas que, tout soutien fut-il, si Himron recevait l’ordre de l’exécuter, il le ferait. Avec des excuses, peut-être, mais ça n’arrangeait pas tout… Malgré tout, elle a un haussement de sourcils au geste du capitaine qui se place entre elle et les commandos. Inattendu, certes… Mais efficace, puisque la discussion s’achève sur un statut quo parfaitement désagréable, conduisant la Jedi à des « quartiers », lui permettant de profiter d’une méditation et d’un repos amplement mérités. Les yeux clos, elle laisse son esprit vagabonder dans la Force. Kryann est toujours vivante. Elle le sait, elle le sent. Elle la retrouvera un jour. Mais pour ça, elle doit filer d’ici.
Lorsque les commandos reviennent la chercher, c’est avec le masque. Ou le casque. C’est tout juste si ils adressent la parole à la Jedi. Pourtant armés et largement supérieurs en nombre et en armement, elle semble simplement les inquiéter… Mais elle ne bronche pas, encore moins lorsqu’on l’assoit dans une salle dénuée de toute décoration, si ce ne sont deux chaises de part et d’autre d’une table, et une grande glace. Magnifique. Son petit sourire s’évapore lorsque Swedberg rentre dans la salle. Le prétendu colonel affiche un air victorieux qu’elle n’aime absolument pas, et si elle se garde bien de le dire à voix haute, l’effacer serait un petit plaisir à ses yeux.
D’ailleurs, il ne lui faut pas bien longtemps pour comprendre qu’il a ce trait de caractère très représentatif des officiers : il veut tout, tout de suite. D’où vient-elle ? Savareen. Pourquoi était-elle sur le croiseur ? Elle explore. Où est sa padawan ? Disparue. Et ainsi de suite. Là où le colonel s’agace, frappe sur la table, la menace des pires sévices, elle reste droite, seules ses pupilles bougeant pour le suivre des yeux, sans jamais le lâcher. Rompue à l’immobilisme pendant des heures, elle n’a pas peur de rester ainsi pendant quelques dizaines de minutes. Sa seule inquiétude est qu’il mette ses menaces à exécution. Si tel était le cas, il lui faudrait se défendre, et il était certain qu’elle ne voulait pas ça. Aussi, elle ressentit un soulagement intérieur lorsque Swedberg sortit de la pièce, bientôt remplacé par Himron.
- Chevalier Darel, je ne vous remercierai jamais assez pour l’aide que vous avez apportée à mes hommes durant notre opération. Cependant, comme vous le savez, votre présence a provoqué quelques troubles… Et de nombreux officiers impériaux se persuadent silencieusement ou ouvertement que vous n’êtes pas ce que vous prétendez être, que vous êtes en réalité un agent Sith sous couverture. Plusieurs éléments survenus au cours de notre opération vont dans ce sens… Et votre refus de coopérer entièrement n’arrange certainement pas votre cas.
- Mon refus de coopérer ? Capitaine, j’ai obéi à vos demandes, je vous ai suivi jusqu’ici et vous ai même remis mes armes.
Elle tourne la tête vers la glace sans tain. Elle sait qu’ils ne sont pas seuls. Pas besoin d’être un Jedi pour le deviner. Lorsque Himron reprend la parole, elle l’écoute religieusement.
- Ecoutez, je sais que je vous dois une faveur pour avoir sauvé la mise à plusieurs de mes hommes. Mais je ne peux rien faire pour vous si vous n’êtes pas en mesure de montrer à mes supérieurs que vous ne représentez pas un danger pour eux, ou pour le reste de la galaxie. L’Impérium a passé ces dernières années à traquer, appréhender ou neutraliser toute menace qui pourrait nuire à la stabilité de la galaxie et nous prenons de ce fait notre rôle de gardiens de la paix très au sérieux.
Les tics nerveux du capitaine sont à l’opposé de ce que montre la Jedi. Elle sait qu’en la présence de cet officier, les choses seront bien plus simples.
- Nous sommes dans le même bateau, chevalier Darel. Aidez-moi à comprendre la raison de votre venue. Dites moi tout ce qu’il y a à savoir, tout ce que mes supérieurs veulent apprendre sur vous et les vôtres… Et je m’arrangerai pour qu’on vous prépare un vaisseau, pour qu’on vous laisse partir où bon vous semble. Si vous êtes réellement ce que vous prétendez être, alors nous ne sommes pas vos ennemis... Vous n’avez rien à craindre.
Elle finit enfin par bouger. On lui offre une échappatoire ? Hors de question de la perdre.
- Fort bien, Capitaine. Je joue. J’espère simplement que je peux réellement vous faire confiance, comme vous avez pu me faire confiance sur ce croiseur. Vous comprendrez que je ne peux vous dire d’où je viens. Je suis une Jedi, l’Ordre est en vie, et c’est tout ce que vous aurez de moi à ce sujet. En ce qui concerne ce Croiseur, puisque c’est ce qui nous intéresse tous, je n’ai que peu d’informations à vous offrir puisque, comme vous l’avez fait remarquer, il s’est auto-détruit.
Elle réfléchit un instant.
- Nous avons été contactés par la République. Le Code sith a été retrouvé dans plusieurs hauts lieux de culte anciens, dans toute la Galaxie, sous forme de message, sur des installations hors d’usage depuis des siècles. C’est ainsi que nous avons été mis sur la trace de ce vaisseau. Si je devais lever une hypothèse, je dirais qu’il a répondu à un signal dans la Force, un signal suffisamment puissant pour activer des balises… Mais que personne ne savait à quoi elles correspondaient dans les lieux indiqués.
Elle laisse le silence retomber un instant, laissant Himron pondérer ses propos.
- Si cette hypothèse est exacte, cela veut dire que quelqu’un, quelque part, est suffisamment puissant pour la provoquer. Ce qui signifie que les Sith sont encore et toujours là, quelque part, à l’affût. Maintenant… Je sais que vous ne considérez pas différemment Sith et Jedi, ou très peu, et je conçois que les miens ont fait l’erreur de s’investir dans la vie de l’ancienne république. Mais ce temps est révolu, et nous en sommes revenus à ce que nous étions. Des serviteurs du côté Lumineux, sans autre but que de mieux appréhender la Force et ses phénomènes… Et combattre les esclaves du Côté Obscur qui ne manqueront pas de revenir mettre en péril le fragile équilibre galactique. -
Post n°38
Auteur : HivernusDarel accepte de jouer le jeu et de révéler au capitaine Himron le peu qu’elle sait… Ou plutôt, le peu qu’elle consent à dévoiler. L’Ordre Jedi est en vie. Enfin si l’on se fie à ses dires. Mais la Jedi se garde bien de dire où les siens ont pris leurs quartiers, et s’ils sont assez nombreux pour représenter une quelconque menace. L’officier impérial respecte sa volonté de protéger ses pairs d’individus qui pourraient éventuellement leur vouloir du mal. Cependant, il ne doute pas un instant que Swedberg et Festus verront dans cette décision un comportement suspect. Cacher des informations au commandement impérial, c’est prendre le risque de passer pour quelqu’un qui a de mauvaises intentions.
Le reste s’avère aussi nébuleux, malheureusement. Néanmoins, Darel évoque plusieurs éléments intéressants à relever. La République est à l’origine de l’intervention des Jedi sur le croiseur. Et ce même croiseur agirait potentiellement à l’appel d’un Sith très puissant, du moins si l’on prend en compte l’hypothèse émise par la Jedi. L’information donne de quoi s’inquiéter… Mais la Confédération des Systèmes Indépendants et l’Impérium sauront se charger du problème en temps voulu. Il ne fait aucun doute que séparatistes et impériaux mobiliseront diverses ressources pour enquêter sur les origines mystérieuses de ce destroyer.
Visiblement, les Jedi accepteront également de donner un coup de main si on leur demande gentiment. Tant mieux… En espérant toutefois, comme l’annonce si bien Darel, qu’ils aient réellement choisi de couper les ponts avec la République. Car le contraire aurait tendance à compliquer les relations entre l’Ordre Jedi et l’Impérium... Et puisqu’elles ne sont déjà pas fameuses, autant dire que cela nuirait grandement à l’installation d’une relation de confiance entre les deux factions.
- Je vous remercie pour ces éclaircissements, chevalier. Lâche finalement Himron, songeur.
Avant qu’il ne puisse ajouter autre chose, un “toc-toc” de l’autre côté de la vitre sans tain se fait entendre.
- Veuillez m’excuser. Ce ne sera pas long.
L’homme récupère son casque, qu’il glisse sous son bras, puis quitte la salle d’interrogatoire afin de rejoindre la petite pièce qui lui est adjacente. A l’intérieur, Swedberg et Festus, bras croisés sur la poitrine ou mains croisées dans le dos, l’attendent patiemment. Le colonel affiche l’ombre d’un sourire sur son visage. Il a l’air aux anges, probablement ravi à l’idée de pouvoir casser du sucre sur le dos de la Jedi. Le connaissant, il doit probablement la remercier pour lui avoir refilé du grain à moudre… Il est vrai que les informations nébuleuses de Darel ne jouent guère en sa faveur. Le contre-amiral, pour sa part, demeure impassible.
- Vos résultats ne sont pas fameux, Himron. Lance alors le commandant de l’ACTU, un sourire aux lèvres. Je crains, hélas, de devoir recourir à une méthode plus frontale.
- Certes. Il est vrai que les réponses de notre captive sont pour le moins… Déconcertantes. Admet Festus, perplexe.
- Sauf votre respect, amiral, j’ai réussi à la faire parler sans avoir eu besoin de recourir aux méthodes brutales et, disons-le franchement, très discutables du colonel Swedberg. Réplique alors le capitaine en adressant à son rival un regard particulièrement évocateur. Je pourrais probablement obtenir plus d’elle avec un peu de temps et de patience.
- Oui… Vous marquez un point, capitaine. Répond son supérieur, soupirant doucement. Je doute cependant de la bonne foi de votre prétendue amie Jedi. Elle nous cache des choses et cela ne me plaît guère. Peut-être même qu’elle se joue de nous, qu’elle se sert de cette relation de confiance qu’elle a commencé à nouer avec vous pour nous la mettre à l’envers.
Se faire traiter de pigeon par son supérieur n’a rien d’agréable. Néanmoins, Himron ne rétorque pas. Même s’il doute que Darel puisse être du genre malveillante, il comprend qu’on ne puisse pas exclure d’office la possibilité qu’elle soit un agent Sith sous couverture. L’influence que ces ravagés du cerveau ont eu sur les impériaux est telle que nombre d’entre eux sont désormais persuadés de voir des ennemis partout. Il ne fait aucun doute que le contre-amiral pourrait être de ceux qui voient derrière chaque visage angélique un potentiel traître ou un assassin Sith.
- Si vous voulez mon avis, tout cela fait partie de son stratagème. Pour le dire en des termes plus directs : Elle se fout volontiers de notre tronche. Ajoute à sa suite Swedberg, qui n’en démord pas. On ne devrait pas accorder la moindre importance à tout ce qui sort de la bouche de cette sale petite sorcière. Amiral, donnez moi carte blanche et je vous assure que vous aurez des aveux complets de sa part dans deux heures.
- C’est quand même incroyable d’en vouloir à ce point là à quelqu’un. Dites-moi, colonel, les Jedi vous auraient ils volé votre goûter dans la cour de récréation ? Ou peut-être vous ont ils refusé l'entrée de leur temple ? A vous entendre, on dirait qu’ils sont à l’origine de tous les maux de la galaxie. Se permet de répondre le capitaine, caustique dans ses propos. J’espère que vous avez une meilleure opinion de nos camarades de la Chevalerie Impériale… Quoi que, vous auriez probablement raison de leur en vouloir à eux aussi, vu qu’ils vous volent une partie de votre boulot. Peut-être même que vous les détestez parce qu'ils représentent un danger potentiel, eux aussi.
- Hmpf…
Le manque de riposte du colonel est particulièrement évocateur. Festus pourrait s’amuser de cette petite guerre d’égo entre deux de ses officiers subalternes mais il n’en est rien. Une telle querelle n’est pas bonne pour le moral des troupes. L’Impérium a assurément besoin d’unité en ces temps troublés, pas de divisions. D’un geste de la main, le commandant de la première flotte d’intervention rapide fait signe à ses subordonnés de calmer leurs ardeurs.
- Capitaine, je comprends votre agacement. Vous partez du principe que cette… Darel, ou quel que soit son nom, est bel et bien ce qu’elle prétend être : Une Jedi. Indique le contre-amiral. Toutefois, on ne peut pas exclure le fait qu’elle mente, ou bien sur sa réelle identité, ou bien sur ses réelles motivations. De ce fait, je ne peux pas totalement me prononcer contre les méthodes proposées par le colonel Swedberg, qui sont certes discutables mais nécessaires… Surtout quand il en va de la sécurité de l’Impérium et du maintien de la paix dans la galaxie.
- Je ne remets pas en question votre jugement, amiral… Cependant, je constate que l’Impérium est incapable d’aller de l’avant. On nous force à croire que toute personne qui ne coopère pas pleinement est au mieux un individu suspect qu’il faut surveiller, au pire un ennemi du régime qu’il convient de neutraliser. Explique alors le capitaine. Pour le colonel Swedberg, il ne fait aucun doute que le chevalier Darel est forcément coupable de quelque chose. Hors, vous ne semblez pas prendre en compte que sa méfiance est naturelle. L’Impérium est l’héritier direct d’un régime qui a persécuté et assassiné des dizaines de ses semblables. Croyez-vous réellement qu’un Jedi se jetterait volontiers dans nos bras, tel un vieux frère, pour nous révéler tout ce qu’il y a à savoir sur les siens ? Certes, son comportement peut sembler suspect, mais au vu de la situation, j’aurai tendance à dire que c’est normal.
- Vous n’avez pas les idées claires, capitaine. Cette foutue prétendue Jedi vous a jeté un sort, c’est évident. Siffle le commandant de l’ACTU. Amiral… Comme je le craignais, le capitaine Himron est tombé sous le charme de cette sorcière. Il a l’esprit embrumé.
- Et vous, colonel, vous avez l’esprit trop étroit. Vous seriez prêt à vous aliéner l’ensemble de la galaxie juste pour avoir raison. Réplique Himron. Amiral, Darel est probablement notre première chance de renouer le contact avec les Jedi. Au lieu d’en faire des ennemis, nous devrions en faire des amis. En cas de conflit armé, il vaudrait mieux les avoir de notre côté plutôt que du côté de nos ennemis… Ou tout du moins s’assurer qu’ils respectent un semblant de neutralité.
- Nous n’avons toujours pas pu confirmer l’appartenance de votre prétendue Jedi à l’Ordre, capitaine…
- Accordez-lui le bénéfice du doute, je vous en prie. Peu importe qu’elle nous refile des informations sans valeur, qu’elle nous dissimule des choses. Il vaut mieux s’estimer chanceux d’avoir, ne serait-ce qu’une fois, la possibilité de se rapprocher des Jedi.
Bon sang… C’est qu’il est têtu ! Face à tant d’insistance, le contre-amiral semble découragé. Festus inspire profondément, comme pour se redonner du courage (ou plutôt une certaine motivation), puis se décide enfin à faire un choix.
- Très bien, capitaine, vous avez gagné. J’accepte de vous donner raison et d’accorder le bénéfice du doute à votre amie Jedi. Que ce soit bien clair, cependant… Si j’entends à nouveau parler d’elle d’une quelconque façon que ce soit, je vous en tiendrai personnellement responsable et je m’assurerai de vous faire regretter votre décision. Vous m’avez bien compris ?
- Oui, amiral.
- Bien… Réglons cette histoire une bonne fois pour toute.
Swedberg s’apprête à protester mais se ravise en voyant le regard que le commandant de la première flotte d’intervention rapide lui adresse. Il ne serait pas avisé de le contredire… Le colonel se contente donc de ruminer sa défaite en silence. Il aura sa revanche un autre jour. Le contre-amiral quitte donc la pièce, flanqué par ses subordonnés, puis pénètre dans la salle d’interrogatoire. L’homme ne salue pas la captive et ne cherche pas à se présenter. Cette affaire le contrarie déjà suffisamment et il ne souhaite pas dépenser plus d’énergie que nécessaire.
- Chevalier Darel, après discussion avec mes officiers, j’ai décidé de vous accorder le bénéfice du doute. Vous pouvez remercier dès à présent le capitaine Himron… Sans ses efforts déployés pour me convaincre, la décision de vous laisser croupir dans une prison impériale aurait probablement été la mienne… Indique Festus d’une voix qui n’inspire guère la sympathie. Mettons-nous d’accord dès à présent, si vous le voulez bien. Je ne veux plus vous revoir, vous ou l’un de vos semblables, agir en toute impunité lors d’une opération militaire pour laquelle vous n’avez pas été conviés… Nous ne serons pas aussi cléments à chaque fois. La prochaine fois que l’un des vôtres sera surpris à agir de manière clandestine sur l’une de nos missions, croyez-moi qu’il ne sera pas reçu avec autant de bienveillance. Et si jamais j’entends à nouveau parler d’un Jedi agitant un sabre laser à lame rouge devant mes hommes, je donnerai l’ordre de l’abattre sur-le-champ, padawan ou pas.
Placé derrière le contre-amiral, Himron ne peut s’empêcher de froncer les sourcils. L’approche de son supérieur n’est guère la plus diplomate. Certes, la frustration d’avoir à gérer des éléments perturbateurs sur un théâtre d’opérations, tels les Jedi, peut expliquer en partie le ton désobligeant. Mais est-ce réellement nécessaire d’en venir aux menaces ?
Swedberg, à ses côtés, esquisse l’ombre d’un sourire et acquiesce en silence. Il n’est pas mécontent du choix des mots… Et s’estime satisfait par les promesses du commandant de la première flotte d’intervention rapide. Au moins, les choses sont dites. Il n’y aura pas de seconde chance pour la vermine Jedi.
- Bien… Puisque cela est dit, venons-en maintenant au reste. Nous vous fournirons un transport afin que vous puissiez partir où bon vous semble. Cependant, pour des raisons de sécurité évidente, tant pour vous que pour nous, votre départ ne se fera pas dans l’immédiat. Poursuit Festus, jaugeant la Jedi qui lui fait face. Vous serez confinée dans votre cellule jusqu’à ce que nous ayons atteint un système jugé sans danger. Considérez cela comme une mesure de sécurité supplémentaire… Cela devrait également laisser assez de temps à mon équipage pour remettre en état l’un de nos vieux transports déclassés et s’assurer qu’il fonctionne bien. Voyez le bon côté des choses... Cela vous laissera le temps de méditer.
Il ne faudrait pas en demander plus au contre-amiral. Il fait déjà l’effort d’offrir un vaisseau à un individu qui ne le mérite pas et semble prêt à mobiliser une partie de son équipage pour le remettre à neuf. Certes, il ne s’agit pas d’un vaisseau de dernière génération… Mais l’officier ne compte pas offrir le fleuron de la marine impériale à une ennemie potentielle. La technologie impériale restera entre des mains impériales. Darel, ou quel que soit son nom, devra se contenter d'un vieux vaisseau récupéré lors de leurs explorations au sein des Régions Inconnues ou sera éjectée de force par un sas.
- Capitaine Himron. Veuillez raccompagner notre invitée à ses quartiers.
- Oui, amiral. Chevalier Darel, si vous voulez bien me suivre…
L’homme enfile son casque, attend que la Jedi soit dans son sillage puis s’engage dans le couloir. Plusieurs commandos se placent derrière la captive, prêts à faire usage de leurs armes au moindre geste suspect… Une courtoisie du contre-amiral et du colonel Swedberg. Tout le monde semble sur les nerfs. Cette affaire agace irrite autant qu’elle épuise et les impériaux sont susceptibles d’y mettre fin à tout moment, de quelque façon que ce soit. Himron, le plus diplomate d’entre tous, reste optimiste malgré tout. D’ici quelques jours, tout ceci ne sera plus qu’un mauvais souvenir…