Au milieu de nulle part
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Post n°22
Auteur : Wyrim OshindaraMais ce n'est pas possible, ce gars ne tient pas debout.
A peine un changement de direction que celui-ci manque de s'étaler de tout son long, et si l'Iris n'avait pas été si proche, je ne sais pas si j'aurais suffi à soutenir le poids de sa chute, et ne pas me retrouvé également dans une situation inconfortable.
Il va vraiment falloir que je fasse attention à ses actions, il me semble que chaque fois qu'il doit arriver quelque chose, il en est la cible principale.
Je me demande encore comment il fait pour être toujours vivant, sa vie doit être semées d'embuche en tout genre, et je pense que ce doit être un bon bouclier à embrouilles, il suffit juste de ne pas être trop proche de lui au moment où celles-ci débarquent. Je regarde la manœuvre de la maître Jedi et me concentre sur la suite des évènements. Visiblement nos codes ne sont pas suffisants pour un passe-droit direct pour le vaisseau fantôme qui nous fait face, mais notre pilote ne semble visiblement pas trop préoccupée par la situation.
La pilote plonge en plein milieu de ce joyeux merdier. Il y a une chose que je ne peux pas lui retirer, c'est un foutu pilote, elle virevolte sans peine, bringuebalant l'apprenti de la force de gauche à droite, qui ne sais plus ou s'accrocher pour ne pas tomber à la renverse à chaque oscillation brutale dans la trajectoire de notre vaisseau Mandalorien.
Je trouve ce vaisseau vraiment exceptionnel même si je préfère les performances et les modifications que l'on peut apporter à un YT-1300 ou son grand frère le YT-2000, encore plus lourdement défendu par ses réflecteurs et possédant un armement encore plus puissant.
Je profite des manœuvres de vol de Adi Jolian pour activer la sonde pendant ce temps, car si je ne peu prédire l'avenir et savoir si l'on va arriver jusque ce destroyer obscur, je me dois de me tenir prêt à tout et je ne tiens pas à perdre de précieuse secondes si l'on arrive à destination.
Dehors c'est un foutu bordel, il y a des vaisseaux dans tout les sens et mes connaissances ne me permettent pas de tous les reconnaître, mais il semble bien que pour un coin soi-disant désert, ça grouille de vie, et je trouve que c'est vraiment très voire trop occupé.
Va savoir avec tout ce monde dehors, qui nous allons trouver dedans. Je trouve que le plan discret est en train de s'effriter et je ne suis pas vraiment certain de tout ce que nous allons rencontrer à l'intérieur de ce vaisseau fantôme.
Pour une fois, les propos de Kath prennent un sens profond, il va falloir mériter nos crédits. Tout ce monde rajoute forcément des divergences de positions et des sources de conflits.
Il faut maintenant se concentrer sur la suite, je suis prêt, ma sonde aussi, tous ses senseurs sont au maximum de leur capacité. Il ne reste plus qu'a regarder le pilote manœuvrer habilement notre vaisseau et avoir fois en ses reflexes pour nous mener jusque dans la baie d'accostage. -
Post n°23
Auteur : Dam DOnOsEn provenance de Dantooine, le yacht stellaire traversait l’espace pour une destination bien mystérieuse. La mère DOnOs, c’est le surnom que j’entendais dans les couloirs… Je ne m’offusque pas… Les orphelins de SSF m’appellent aussi ainsi… Bon, certains diront que ce que dit un enfant n’a pas la même saveur que dans la bouche d’un adulte… Cependant, je m’accommode, et je ne mettrai personne aux « fers » pour si peu.
Je reprends donc… Je disais, avant cette parenthèse, que j’avais obtenu les coordonnées de ce fameux vaisseau fantôme grâce à mes contacts auprès des renseignements de la République.
A bord de l’appareil, un bien étrange équipage. Il y avait, LOm et moi, qu'on appelle souvent "le couple DOnOs", des gardes Wookies, une section de soldats de Bastion et Rséne Lapin, l’ex-prisonnier bénéficiant d’une « royale permission » de sortie. Bon je ne vais pas revenir sur celui-là… Si en mission, il savait se conduire en vrai « professionnel ».
Emergeant de l’hyper espace, notre vaisseau apparut au milieu des étoiles. Ellen Su une kaminoenne à la tête du « The Chasing Sun » redressa son long cou en voyant la multitude de navires de guerre sur place.
Elle ordonna : - « Activez les boucliers ! »
Aussitôt, les lumières sur la passerelle passèrent au rouge. Fixant toujours la flotte inconnue par la verrière, elle demanda :
- - Contrôle ! Identifiez-moi tous ces vaisseaux !
Tandis que le préposé au radar pianotait sur son appareil, moi Dam, en tant que chef de l’armée de Dantooine par mon rang et ma fonction, je fixais le destroyer sombre.
Je peux vous l’avouer, souvent j’ai toujours pensé que c’est une faiblesse. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on avoue ses sentiments ou ressentiments qu’on n’a pas de valeur ou qu’on peut nous qualifier de « Lâche » … Mais à ce moment-là, mon cœur se serre. Plus qu’un pressentiment, je n’avais pas besoin d’appareil de détection pour savoir que ce vaisseau en particulier transpirait le côté obscur.
J’oubliais aussi vite cette oppression thoracique lorsque, une voix parvint à mes oreilles. C’était le dantari qui finalement annonçait :
- « Signature Impériale et Séparatrice, pour les deux flottes qui se font face. Un Echo Républicain et plusieurs cargos non identifiés. »
Un regard fugace vers LOm qui n’avait aucune réaction. C’était un drôle de manège. Toutes les factions galactiques gravitaient autour de ce destroyer.
Bon, le silence qui faisait entendre, j’ai cru comprendre qu’ils étaient en attente. En attente de quoi ? Ben, de moi, je crois… Il était temps pour moi, Dam de me « mettre au commande » :
- - Communication ! Annoncez à tous les vaisseaux présents l’arrivée de la Couronne de Dantooine ! Quiconque nous empêchera d’aborder ce destroyer sera considéré comme hostile !
Le message est aussitôt répercuté par l’opératrice radio sur les ondes.
- Maintenant, préparez-vous à l’abordage ! C ’était la seule phrase que je pensais qu’il me fallait prononcer. Et c’est ce que je fis me tournant vers l’équipage. -
Post n°24
Auteur : LOm DOnOsMaintenant préparez vous à l'abordage!
L'ordre de la Reine était clair, il avait raisonné sur la passerelle du "Chasing sun" et aussitôt les soldats s'étaient équipés.
Les sept commandos de la section J de la Garde Présidentielle de Bastion, les gardes Wookies qui suivraient Dam comme son ombre, Rsene Lapin, sensitif, voleur et as dans le manche du doyen et enfin le seul et unique LOm DOnOs, porteur de son éternelle combinaison de vol noir sous un imper marron.
Il portait toujours sa gaderfii accrochée dans son dos ainsi que son blaster lourd RT97-C, et son pistolet blaster Q2C était attaché à sa cuisse, il était prêt... mais prêt pour quoi au juste? même lui qui se vantait de tout savoir, était dans l'ignorance la plus totale sur ce qu'il allait devoir affronter.
Mais il savait une chose, il l'avait vu dans une de ses vision, privilège de sa caste de trouveurs de Gand, ce destroyer maudit était une menace pour la galaxie et qui d'autre que le grand LOm DOnOs pouvait y faire face?
A priori beaucoup de monde... des vaisseaux Républicains, Impériaux, CSIens et d'autres encore inconnus gravitaient tout autour du vaisseau, on allait de surprise en surprise en abordant ce vaisseau.
Sur Dantooine il ne se doutait pas quand il était allé à la rencontre de la Reine dans la salle de trône pour exiger la libération immédiate du vieux Guichetier et du vil ministre Salocin et accessoirement négocier un échéancier de paiement pour la taxe royale que Dam allait lui faire face dans un premier temps avant de lui ordonner de se mettre en ordre de bataille pour détruire ce temple maudit.
Le roi n'avait pas spécialement prévu de faire le voyage jusqu'au confins de l'espace, préférant le confort de son quartier général dans la base de la Guilde mais la présence de la Reine l'obligeait à participer à cette étrange expédition en personne.
Toutefois il avait donné les ordres et le 'Chasing sun' avait été préparé, Ellen Su la Kaminoenne aux commandes avait motivé l' équipage du yacht Ubrikkian, les deux artilleurs des turbolasers étaient remontés tout comme les six pilotes des chasseurs Z-95.
Le ministre Cassel de Bastion avait envoyé une section complète de gardes présidentiels commandés par la sergent Vrataski, vétéran de la bataille de Verd'1, la jeune femme portait une grande épée dans son dos.
R'sene, lui était resté dans son coin tout le long du voyage à battre et rebattre un jeu de carte de sabacc, se demandant aussi ce qu'il faisait bien la, mais LOm avait besoin de lui , après tout il était réputé pour déjouer tous les systèmes de sécurité à travers la galaxie, il serait bien utile à bord de ce destroyer et le fait qu'il soit aussi un voleur patenté était un atout non négligeable dans ce cas.
Il tira une carte dans son jeu, le sournois, et eut un pale sourire en pensant aux évènements à venir.
Sortant de ses pensées, le doyen avançait suivant la Reine et son équipe d'abordage qui se dirigeaient vers la baie de lancement du yacht ou la navette les déposerait à bord du destroyer, il avait décidé comme d'un commun accord avec Dam de se diriger directement vers la tourelle de commandement, lieu hautement stratégique à bord d'un destroyer.
C'était la que se tiendrait certainement le commandant et responsable de ce vaisseau, et LOm avait justement quelques questions à lui poser...avant de lui coller un trait de blaster dans la tête.
La navette décolla du hangar sous l'escorte des six chasseurs Z-95, étonnamment personne ne se mit en travers de leur chemin, sans doute intimidé ou perplexe par la menace sous jacente de la Reine, LOm observait le destroyer au fur et à mesure que la navette s'en approchait, il avait un drôle de pressentiment, cette fois contrairement à la Forge Stellaire il ne bénéficiait pas d'un laisser passer de l'empereur Omega bien au contraire...
Quel accueil allait on leur réserver une fois à bord? -
Post n°25
Auteur : Atreïs HelcarLa Confédération des Systèmes Indépendants n'avait pas fait les choses à moitié pour cette opération. Trois Providence, cinq Recusant, cinq Munificent, c'était largement suffisant pour réduire un seul destroyer, fut-il maudit, à néant. Aussi, lorsqu'un unique vaisseau Républicain traversa l'hyperespace pour arriver au niveau de la flotte confédérée, ce fut d'abord une expression de surprise qui s'afficha sur le visage de la Commandante Tahiri Delia, lorsqu'elle reçut cette communication aussi péremptoire qu'inconsidérée.
-Mettez les en attente, Lieutenant.
Son visage neutre était désormais courroucée. Devoir déjà composer avec la flotte impériale était un inconvénient en soit, mais voilà que les forces républicaines s'en mêlaient et se croyaient tout permis. Décidément, cette Galaxie aurait bien besoin d'une bonne guerre pour purger toute cette faiblesse et cette morgue qui l'habitait.
-Contre-Amiral, je vous suis gré de votre compassion vis à vis de mes troupes et d'une potentielle embuscade, mais je pense que nous saurons nous adapter à un tel environnement sans problème. Après tout, comme vous l'avez vous-même souligné, vous avez déjà commencé à travailler à la sécurisation de ce vaisseau, il ne devrait donc pas y avoir de problèmes, n'est ce pas ?
Ce contre-amiral commençait sérieusement à lui courir sur le haricot. Tout ce qu'il faisait n'était que perdre un temps précieux en blablatant des excuses inaudibles. Qu'il cherche seulement à empêcher les forces séparatistes d'aborder ce vaisseau, les événements n'en deviendraient que plus chaotique, et ce n'était certainement pas la CSI qui en sortirait grande perdante, au contraire de l'Imperium. C'était bien le souci avec ces impériaux, ils avaient une si haute opinion d'eux-même, surfant sur un passé révolu, qu'ils s'arrogeaient tout le pouvoir de la Galaxie alors qu'ils n'avaient rien pour soutenir leurs illusions et leurs rêves de grandeur. Et à force de discuter avec tant de haine vis à vis de leur allié confédéré, ils finiraient par se retrouver isolés. Mais pour Tahiri Delia, la question ne se posait pas. La Légion Amber allait se poser, c'était une certitude. D'ailleurs, les barges de débarquement étaient prêtes.
Lorsque le contre-amiral reprend la parole, la commandante avait déjà donné l'ordre à ses premières troupes de débarquer. L'heure n'était plus à la parlotte, mais à l'action, et les mots de Festus le confirmaient. Des Jedi à bord. Qu'ils soient hostiles ou non, leur présence ne pouvait qu'amener la désolation et la crainte d'un nouveau conflit entre sensitifs. De fait, c'était là la raison de la présence de la Légion Amber.
-Contre-Amiral, mes premières troupes sont déjà en route et accosteront dans le hangar précédemment pris par votre force d'intervention. Je rejette votre proposition de renforcer cette tête de pont, cela ne ferait qu'affaiblir votre présence à l'intérieur. Au contraire, je vous suggère de continuer à avancer sur vos premiers objectifs. La Confédération se chargera d'établir cet avant-poste renforcé en collaboration avec vos forces déjà présentes sur place.
C'était un revirement inattendu pour Delia. Mais elle se devait d'aller vite, désormais, et d'utiliser les forces en présence pour assurer un succès. Après tout, les ordres de Valkoinen étaient clairs : neutralité en tout points. Et elle ne pouvait pas risquer un conflit avec l'Imperium maintenant que la République entrait dans la danse. Il leur faudrait coopérer, de gré ou de force.
-Mettons de côté, pour l'heure, la proposition de Monsieur Jefferies Que ses agents soient efficaces est une chose, mais pour l'heure, c'est d'une force armée dont nous avons besoin. La Légion se chargera de vous donner le soutien qui vous manque suite à vos pertes, le temps que vous fassiez débarquer suffisamment de troupes pour être auto-suffisants. De notre côté, une autre partie de nos forces pourra s'occuper de remonter vers des points cruciaux encore inexplorés par vos hommes, notamment la salle des réacteurs, afin d'empêcher toute échappatoire.
Les ordres affluaient depuis Tahiri Delia. Les troupes séparatistes commençaient déjà à accoster, dans les hangars, auprès des impériaux. Elle forçait le passage, sans aucune gêne. Pourtant, cette fois, c'était dans l'urgence, et non pour embarrasser cet officier qui la gênait, mais pouvait se montrer utile à terme.
-Contre-Amiral, une dernière chose. Ce... vaisseau républicain, je ne souhaite guère le voir aborder le Destroyer, comme vous je suppose. J'espère vous avoir à mes côtés si d'aventure il venait à essayer de forcer le passage.
Elle ne perdit pas de temps. La communication reçue par la « Couronne de Dantooine » ? Une vaste blague. Un vaisseau seul contre deux forces, séparatiste et impériale... Soit elle était sérieuse, et à cet instant, elle doutait de ses facultés mentales, soit elle y allait au culot, ce qui était extrêmement risqué. Le bluff ne prenait pas.
-Communication pour le commandant en faction. Vous êtes en présence d'une opération impérialo-séparatiste. J'ai en visu votre vaisseau et votre navette d'abordage. Faites demi-tour, immédiatement. -
Post n°26
Auteur : HivernusLa commandante séparatiste balaie l’ensemble des propositions du contre-amiral d’un revers de la main, comme si de rien n’était. Festus comprend rapidement que la situation lui échappe, qu’il perd le contrôle effectif de l’opération. Selon les dires de Tahiri Delia, les premiers éléments séparatistes sont déjà sur le point d’investir le vaisseau fantôme. L’officier jette un coup d'œil rapide du côté des senseurs et constate en effet la présence de nouveaux points lancés depuis la flotte d’intervention de la Confédération des Systèmes Indépendants. L’impérial ravale le peu de fierté qu’il lui reste et manque de s’étouffer avec un juron. Ces enfoirés n’avaient visiblement pas l’intention de le laisser aux commandes de l’opération. Comme toujours, la coopération voulue par les séparatistes ne va que dans un sens, le leur. Il n’a jamais été question de laisser l’Impérium diriger quoi que ce soit. Un fait que Festus ne manquera pas de rappeler à la Grande Moff lorsque cette mission prendra fin…
- Amiral, le colonel Swedberg nous indique qu’il a rencontré des signes de résistance au niveau du hangar principal. Annonce un lieutenant dans un murmure.
- Des droïdes de combat ? Demande alors le contre-amiral.
- Négatif. Selon lui, il s’agirait de combattants organiques de forme humaine, équipés et entraînés de manière professionnelle. Répond alors l’officier subalterne. Il annonce avoir fait plusieurs prisonniers qu’il nous fait transférer à bord.
- Qu’une escouade de stormtroopers se charge de les réceptionner une fois à bord afin qu’ils soient conduits aux quartiers de détention.
- A vos ordres, amiral.
- Amiral ! Un nouveau vaisseau vient d’entrer dans le système. Le transpondeur est républicain et l’équipage annonce appartenir à la couronne de Dantooine. Il indique vouloir prendre d’abordage le vaisseau fantôme et considérera tout refus comme une forme d’hostilité. Annonce un enseigne depuis sa console.
- Faites moi voir ça. Soupire Festus en se penchant au-dessus de son épaule.
Visiblement, le jeune marine ne ment pas. Un yatch stellaire vient de faire son apparition dans la zone et ne met pas longtemps à déployer ses chasseurs. Des Jedi bienveillants, des droïdes de combat par dizaines, un Moff aventurier, des bénévoles faisant de l’humanitaire qui se la jouent pilotes chevronnés et réfractaires, des militaires non identifiés et maintenant ça… ? Non… Tout ceci ne fait aucun sens. Il ne manquerait plus qu’on lui annonce désormais que l’Oméga est de retour pour leur jouer de mauvais tours pour qu’il ait l’intégralité d’un cirque peu comique ! S’il avait su, il aurait mieux fait d’ordonner la destruction pure et simple de ce fichu destroyer !
La commandante semble elle aussi avoir eu connaissance de cette nouvelle présence, puisqu’elle ne tarde pas à partager son avis sur la question. La séparatiste refuse visiblement les exigences républicaines et demande le soutien, ou plutôt l’exige de façon détournée, des forces impériales sur ce nouveau rebondissement. Un léger rictus vient étirer les lèvres du contre-amiral. Il n’est guère étonné. Lorsque l’ennemi républicain se présente à eux, séparatistes et impériaux cessent leurs chamailleries pour s’unir face à lui… Il s’agirait presque d’un automatisme, avec le temps. Dans tous les cas, Festus partage le point de vue de Delia. Les républicains ne doivent en aucun cas mettre le pied sur ce maudit vaisseau.
- La première flotte d’intervention rapide se range bien évidemment du côté de la Confédération des Systèmes Indépendants. Il est nécessaire de rappeler à ces républicains que nous n’avons pas besoin de leur ingérence à tout va dans nos affaires. Répond finalement l’officier à son interlocutrice avant de se tourner vers l’enseigne. Faites comprendre aux représentants de la couronne de Dantooine qu’ils doivent retourner d’où ils viennent avant que je ne perde patience.
- Oui amiral. Le matelot passe sur la fréquence des appareils républicains afin de leur communiquer la décision de son supérieur. Ici l'Équinoxe de Printemps, vaisseau-amiral de la première flotte d’intervention rapide impériale. Cette zone est actuellement placée sous contrôle militaire impérial dans le cadre d’une opération conjointe avec la Confédération des Systèmes Indépendants. Il vous est demandé de ne pas perturber le déroulement actuel de l’opération et de quitter dans les plus brefs délais le système. Tout refus d’obtempérer sera perçu comme un acte hostile et fera l’objet d’un recours à la force. Terminé.
Le contre-amiral espère sincèrement que cette mise en garde suffira à persuader ces foutus républicains de rebrousser chemin. Il n’a pas besoin de plus d’ennuis qu’il n’en a déjà. Après tout, il a déjà fort à faire avec tout ce cirque… Il se passerait bien de rajouter les chiens de la République à cet assemblage hétéroclite pour le moins douteux.
- Commandante, j’ai de nouvelles informations à vous faire parvenir. Plusieurs combattants organiques ont été neutralisés au niveau du hangar principal par mes unités au cours de l’abordage. Nous avons réussi à faire plusieurs prisonniers qui devraient être, à l’heure qu’il est, transférés à bord de mon vaisseau et placés en détention dans l’attente d’un interrogatoire. Il n’est pas possible, pour l’heure, d’identifier avec certitude ces combattants mais selon le rapport qui nous a été transmis, il s’agirait de soldats bien entraînés et équipés. Il s’agit très certainement des formes de vie détectées par nos senseurs précédemment. Poursuit l’officier impérial à l’attention de la commandante séparatiste. Un second rapport indique que le vaisseau prétendant appartenir à Secours Sans Frontière a refusé de se plier à nos exigences et a forcé le passage afin d’atterrir au plus vite dans le hangar principal, qui se retrouve donc compromis. J’ai déjà une unité sur place qui se charge du problème. Nous devrions reprendre le contrôle opérationnel du hangar d’ici peu. Quoi qu’il en soit, ces différents éléments sont à prendre en compte dans notre stratégie actuelle. Il se peut par ailleurs que les représentants de la couronne de Dantooine cherchent à justifier leur présence ici d’une façon ou d’une autre, notamment en arguant qu’un vaisseau républicain est déjà sur zone, par le biais de Secours Sans Frontière. Si tel est le cas, nous ne devons nous montrer intransigeants et refuser de nous plier à leur ruse.
S’il n’apprécie pas particulièrement l’effrontée et hautaine Tahiri Delia, Festus sait qu’il doit toutefois partager avec elle les moindres informations dont il dispose afin de faciliter ses rapports avec elle. Après tout, il vaut mieux ne rien cacher à ce genre d’individus. Il se persuade silencieusement qu’elle serait bien du genre à aller accuser l’Impérium de conspirer contre la Confédération des Systèmes Indépendants s’il venait à lui dissimuler la moindre petite chose… Et actuellement, le régime impérial se passerait bien d’un conflit avec ses “alliés” séparatistes. Au moins, on ne pourra pas lui reprocher un manque de transparence ou un quelconque manque de coopération. -
Post n°27
Auteur : Dam DOnOsDébarquement immédiat !!! Blaster à la ceinture, me voilà prête au combat ! ... Blaster offert par Lom lors de notre première virée, côte à côte, direction la Forge Stellaire... Ce qui s’est joué hier, ne se jouera pas aujourd'hui...
Apprendre à observer le passé pour mieux comprendre le présent et tenter d’anticiper l’avenir. Une tâche possible pour que l’histoire ne se répète pas... Nul ne sait où il va, s’il ne sait d’où il vient. Tel est l’enjeu.
Quelle était cette phrase ? … Ah, oui !! ... "Faites demi-tour"...
Fumisterie !!! Pour qui il m'a pris ?... Nous pouvons en rire, mais la farce perd de son mordant s’il s’agit de vivre à nouveau les moments les plus sombres de notre histoire.
On a souvent tendance à croire que l'imaginaire rime avec l'ailleurs, pour se détacher justement d'une réalité parfois trop, comment dire ? …Envahissante ? ...
C’est justement parce que c’était pire qu’il serait décevant de le répéter. Ces deux factions ne tiennent pas compte des leçons ô combien prophétiques de l'histoire. Je ne sais plus qui disait cette phrase, tellement juste : - « un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ».
Je n'ai que faire de cette communication... Pour qui se prennent-ils ? ... Des jeunots qui n’ont pas appris à faire leur rototo... Des galopins qui étaient hier encore en nourrice ! Et aujourd’hui, si on leur tordait le nez, il en sortirait du lait !
Et je ne vous parle pas ici du lait bleu de Bantha, ce lait produit par les femelles Banthas sur la planète Tatooine.... Deux mentions dans ma pensée qui pourraient leur faire bondir... Femelle, ce terme de la féminité que leur côté machiste ne saurait l'appréhender…Tatooine, planète Républicaine pour qui ils vouent tant de haine. Je n'ai que faire de cette "recommandation"...
Ils ne savent pas à qui ils s'adressent ? Ce qui a à savoir de moi Dam DOnos… je ne suis pas que Sénatrice Républicaine, Reine de Dantooine… Je suis Gand avec plus de mordant qu’on y pense…
J'ai survécu sur la planète la plus froide de l'univers qu'est Hoth, nourrie, grandi auprès des Wampas.
Présente lors de la bataille de la Forge Stellaire, j'ai combattu auprès des plus braves que moi.
A peine, la couronne de Dantooine posée sur ma tête, j'ai affronté ce vil maître chanteur qu'était ce Hapien Mel Tinor... Je n'ai jamais cédé... Affublée de ma ceinture d'explosive, relié à mon masque respiratoire Dispositif qui explosera dès lors que je cesserai de respirer. Le même que je porte aujourd'hui.
J'ai toujours gardé mon sang-froid face aux menaces. A peine quelques mois après mon élection, j'ai dû faire face à des situations de crise.
Après la proclamation de la Nouvelle République, j'ai apporté conseil au Chancelier Nocturna sur son nouveau traité contraire à toutes les valeurs de ce monde. Malheureusement, malgré qu'on ait plaidé leur cause le Jedi décidèrent de ne pas entrer dans la nouvelle République. Quand La Nouvelle République fut proclamée, je remportais le poste de Présidente pour la "Commission de la Diplomatie", servir de médiateur à plusieurs conflits... Et j'ai joué un rôle clef dans une grande variété de programmes sociaux afin d'aider ceux qui étaient dans le besoin à travers la galaxie, malgré les critiques les plus dures qu'ont pu faire ceux qui ne me connaissent pas durant ce mandat. J’ai même été confrontée sur Bodgen à la Moff Raina pour défendre autant le cas du Général Valiant que les valeurs de ma république. Grâce à elle, et je lui en remercie, j’ai pu découvrir que j’étais une diplomate et non une automate. Automate, qu’affectionne tant la Confédération des Systèmes Indépendants.
Poussée vers la politique je me consacre avec passion au soutien de la cause des pauvres et des déshérités durant toute ma carrière.
Aujourd’hui, plus qu’hier, si je dois mourir, je n'en ai pas peur et je le ferai en gardant tous mes valeurs. Car je suis fière de tout ce que j'ai pu accomplir.
Mon seul regret serait de laisser tous ces peuples qui voudraient vivre en paix, ceux m’ont donné leur amitié et leur fidélité...
Laisser le monopole à la CSI ou à l'Impérium, pour que le mal fasse de nouveau son apparition dans ce monde... Parce que je suis Républicaine que je dois faire demi-tour ? Navez-vous pas compris, pauvres gens contre le mal, il faut unir les forces vives ?... Ou alors, c’est parce que cela peut faire votre affaire de laisser le mal reprendre le pouvoir ? Pauvre galaxie, elle ne sera jamais libérée tant qu'il y aura dans ce monde, des gens avec l'esprit et le cœur aussi sombre que ce destroyer obscur...
Si je fais demi-tour, je vais du mauvais côté. Pas le temps de répondre à de vaines menaces :
- Encore des mots toujours des mots, les mêmes mots… Je ne sais plus comment le dire… Rien que des mots…
J’ordonne au pilote d’accélérer tout en gardant le silence radio. Dans le passé, le présent, le futur, je n'ai jamais fui mes responsabilités.
La navette atterrit dans le hangar de cette "chose", nous mettons pied à terre... Advienne qui pourra ! -
Post n°28
Auteur : HK-66l'ensemble des canaux de communication peuvent réceptionner le message suivant:
[Communication générale] Ici HK-66, employé de la Guilde des chasseurs de primes, en action à bord du terrain de chasse de la Guilde répondant au nom de Destroyer obscur depuis quatre-vingt douze heures standard. Cette unité rompt le silence radio imposé par sa mission afin de sauver les vies des êtres organiques à proximité, selon les protocoles de sûreté définis par sa programmation.
[Annonce dramatique]Cette unité déclare que le vaisseau dénommé Destroyer obscur vient d’enclencher un protocole d’autodestruction inéluctable dont les répercussions pourraient vaporiser la majorité des vaisseaux détectés à proximité par cette unité. Afin que les bien aimés êtres organiques ne connaissent pas une fin précoce, cette unité supplie humblement les autorités compétentes d’organiser un repli stratégique pour se mettre à l’abri de l’explosion.
[Prévention]Dans le cas où la bonne foi de cette unité serait remise cause, cette unité transmet maintenant les données télémétriques et infrarouges concernant le réacteur du vaisseau et la présence de charges secondaires.
[Ultima verba]Cette unité s’efforcera dans la mesure du possible de retarder l’explosion afin de donner le temps aux bien-aimés êtres organiques de s’éloigner autant que possible. Dans le cas où cette unité ne survivrait pas à l’explosion, les remerciements sonnants et trébuchants pour le comportement héroïque de cette unité ayant permis de sauver des vies devront être adressés à la base des chasseurs de prime sur Dantooine. Fin de communication.
Suivait ensuite un ensemble de données issues d'une analyse interne du vaisseau et de son ordinateur de bord démontrant une explosion imminente. -
Post n°29
Auteur : HivernusLe contre-amiral Festus demeure interdit. Rien ne semble se dérouler comme prévu. L’aléatoire a toujours eu une place importante au sein des opérations militaires. C’est d’ailleurs pour ça qu’une planification méticuleuse est mise en place avant chaque mission. Tout imprévu doit pouvoir être contrecarré ou exploité. Hors, cette affaire dépasse tout entendement. Jedi, Sith, républicains… S’il fallait évidemment s’attendre à une quelconque implication de leur part, il n’en reste pas moins qu’ils agissent avec peu de pudeur. La vermine républicaine n’en demeure pas moins la plus virulente, la plus exécrable. Et que dire des subordonnés qui font fi de ses consignes ? S’il n’y avait que lui aux commandes, l’officier aurait fait massacrer tout ce beau monde afin d’avoir l’esprit tranquille. Mais il a des comptes à rendre… Et se faire des ennemis, ce n’est pas au programme. Du moins, pas pour le moment.
Mais ils paieront tous pour leur insolence, un jour ou l’autre. Et lorsque viendra l’heure des loups, le contre-amiral sera aux premières loges pour assister à l’humiliation ou à la saignée de ceux et celles qui n’ont cessé de semer le chaos. Il s’en fait la promesse. Alors qu’il en vient à serrer poings et mâchoire, l’esprit tourmenté par des idées revanchardes, Festus est à nouveau tiré hors de ses pensées.
- Amiral, nous venons de recevoir un message curieux. Un droïde de la Guilde des chasseurs de primes affirme que le destroyer fantôme est sur le point de s’autodétruire. Indique un marin depuis son poste.
Des chasseurs de primes, ici ? Voilà une chose bien curieuse… Et des droïdes en plus… Se peut-il qu’ils soient à l’origine de tout ce merdier, qu’ils soient derrière ces attaques à l’encontre des siens ? Voilà une piste de plus à creuser. L’impérial soupire. Plus le temps passe et plus il en vient à penser que cette opération est un vrai nid à emmerdes. Toute la lie de la galaxie s’est rassemblée dans cette fosse à purin sans nom, visiblement bien décidée à leur mettre des bâtons dans les roues. Mais qu’est-ce qu’ils viennent tous faire ici franchement ? Sur la base de quels renseignements sont-ils tous arrivés ici, au beau milieu des Régions Inconnues ? Y a-t-il eu des fuites au sein de l’Impérium ou du côté séparatiste ? Ce maudit vaisseau a-t-il fait parler de lui dans d’autres coins de la galaxie ? Tant de questions et si peu de temps… Festus compte bien demander des explications à ses supérieurs.
- Faites confirmer cette information. Ordonne l’officier, avant de marmonner. Il ne manquerait plus qu’on tombe dans le panneau…
Le contre-amiral imagine déjà la tête de ses supérieurs, s’il leur apprend qu’il a laissé filé un destroyer sur la base d’informations non vérifiées… Et que dire des séparatistes ? Il y à fort à parier qu’ils seront encore plus désagréables. Ceux-là ne sont jamais satisfaits du travail des impériaux. De toute manière, la Confédération des Systèmes Indépendants n’a jamais eu bonne réputation. Ses dirigeants ont toujours eu le goût des punitions, quand bien même le travail serait bien fait. On demandera sa démission, ou pire, sa tête. Quoi que, ce serait sûrement mieux qu’une humiliation… La mort plutôt que le déshonneur…
- Plusieurs unités à bord du destroyer affirment avoir reçu le même message, amiral.
- Amiral, les senseurs détectent une montée soudaine d’énergie au niveau des réacteurs du destroyer. Rapporte un autre marin, avant de poursuivre. Attendez… D’autres sources de chaleur viennent d’être détectées. Une explosion est plus que probable, amiral.
Au moins, le coup du bluff peut être mis de côté…
- Que la flotte se redéploie en dehors du rayon supposé de l’explosion. Commande alors Festus en venant se frotter le menton. Et rappelez toutes nos unités d’abordage.
- Le colonel Swedberg et le capitaine Himron ont déjà lancé une procédure d’évacuation, amiral.
- Bien. Faites préparer plusieurs vaisseaux pour ceux qui se retrouveraient coincés dans des capsules de sauvetage. Et portez les senseurs à pleine puissance. Je veux être au courant du moindre mouvement de vaisseau dans le système.
- A vos ordres, amiral.
Tout le monde n’aura pas la chance d’évacuer à temps. Le contre-amiral le sait. Mais il a bon espoir que ses hommes s’en sortent. Après tout, l’Impérium ne peut pas se passer du moindre élément en ces temps troublés. Chaque homme tué sur un théâtre d’opération est un homme en moins au sein d’une machine de guerre qui a besoin de l’ensemble de ses rouages pour fonctionner correctement. Du temps des deux empires, on pouvait aisément remplacer les pertes, que ce soit à l’aide de clones fraîchement sortis des cuves, de conscrits issus des mondes impériaux ou de volontaires motivés venant des quatre coins de la galaxie. Mais la chute de ces empires a laissé l’actuelle structure militaire impériale exsangue. Si le vivier de recrues est encore conséquent, il n’en demeure pas moins que la source peut se tarir à tout moment. Les planètes qui arborent aujourd’hui les couleurs impériales se comptent sur les doigts de deux ou trois mains, à tout casser. Et les infrastructures nécessaires à la formation de tout ce beau monde manquent cruellement…
Un soldat, sans entraînement adéquat, n’est rien de plus qu’un morceau de viande destiné à l’abattoir. Voilà la raison pour laquelle de nombreux officiers et dignitaires de haut rang, la Grande Moff la première, s’obstinent à vouloir remanier dans son ensemble la structure de l’armée impériale afin de la rendre plus performante, plus professionnelle. Et voilà la raison pour laquelle Festus ne peut pas se passer du moindre de ses hommes, dont l’expérience est précieuse.
- Amiral, le major Jefferies…
L’officier se retient de jurer. Las, il se contente simplement d'acquiescer en silence.
- Amiral, si je peux me permettre…
Le contre-amiral dirige son regard vers la silhouette holographique du major Jefferies. Il l’avait presque oublié, celui-ci. L’attitude condescendante de l’agent du Service Stratégique Boroskais ne cesse de l’insupporter. Des envies de meurtre viennent à l’esprit de l’officier, rien qu’à l’observer, lui et son air hautain.
- Ne gaspillez pas votre salive, major. Allez droit au but. Siffle l’impérial.
- Bien évidemment, amiral. Acquiesce le sous-officier, sur un ton ennuyé. Si vous le permettez, j’aimerai que la force d’intervention demeure sur place après l’explosion du vaisseau afin que mon équipe puisse procéder en toute sécurité à la récupération de divers débris. Il se peut également que je requiers votre assistance et celle de vos équipages pour le remorquage de certains morceaux.
Jusque-là, la demande est raisonnable. Après tout, l’équipe du major Jefferies a été spécialement mandatée par le haut-commandement pour traquer le destroyer fantôme et étudier son cas. Et si la force d’intervention rapide a été en mesure de retrouver la trace de ce maudit vaisseau, c’est grâce au travail d’investigation de l’unité commandée par ce sale type. On peut au moins lui reconnaître ça.
- Je ne vois aucun inconvénient à ce que la force d’intervention rapide vous assiste dans votre tâche. Je n’ai de toute manière pas l’intention de quitter ce système avant d’avoir obtenu quelques réponses, major.
- A la bonne heure… Je vous recontacte très rapidement, amiral.
La silhouette du major disparaît à nouveau, à la grande satisfaction du contre-amiral. L’homme peut désormais reporter son attention sur la carte holographique qu’il a sous les yeux, dont le contenu s’actualise en temps réel. Pour l’heure, il faut se contenter d’observer… Et agir en conséquence.Spoiler : Spoiler
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Post n°30
Auteur : ValiantEt comme il était apparu de nul part, le destroyer obscur reparti dans le néant emportant avec lui tous ses secrets...
Echappant de peu à la mort dans les entrailles du pont principal Valiant, a bord dorénavant de son bombardier 'le Killtik volant', ne loupait pas une miette du spectacle, lui rappelant une certaine devise: "dans l'espace personne ne vous entendra crier".
Ne restait que des morceaux de débris au milieu de l'espace, il s'adressa toutefois à son navigateur, il devait en être sur:-Moonty: des signes de vie?Le Givin pianota sur sa console et prit quelques secondes pour analyser les résultats.
-Négatif, mais quelques capsules de sauvetages ont été larguées avant l'explosion.
-Sans doute, la procédure standard.
Prit soin de rajouter le pilote Nosaurien.
Le Moff était dubitatif , il ne croyait pas vraiment aux coincidences et ne laissait jamais rien au hasard.
-Sans doute...
Mais tracez les trajectoires des capsules qu'on les garde à l'oeil.Le Givin hocha la tête et procédait déja à de nouveaux relevé, Mho de la tribu du croc acéré s'approcha du clone;
-On retourne sur Cathar?
L'ex général regarda les membres survivants de son équipage, le légionnaire Bélophon baissait les yeux, le spécialiste Odipe avait la mine triste, Leiden avait toujours son regard noir et le Cathar éspèrait sans doute rentrer à la maison. B'Dos et Moonty, eux attendaient simplement les ordres.
Pourquoi pas? après tout en quittant sa planète tout ce que désirait le Moff c'était la destruction de ce destroyer et la mission était accomplie après tout, cependant, il voulait en savoir plus sur ce vaisseau fantôme et surtout pourquoi des Républicains, des chasseurs de prime , des séparatistes gravitaient autour de ce vaisseau fantôme.-Ouvrez l'intercom!L'adjudant actionna les leviers et invita le clone a prendre la parole:
-A l'intention du première flotte d'intervention rapide Impériale, ici le moff Valiant, je souhaiterai vous aborder afin de débriefer sur ce qui vient de se passer. Killtik volant terminé!
Est ce que le contre amiral Festus allait il répondre favorablement à sa demande, ou à l'image de la naine, ignorerait il purement et simplement le clone.
Il restait encore de nombreuses questions à élucider...
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Post n°31
Auteur : HivernusL’explosion du destroyer maudit éclaire la passerelle d’une lumière aveuglante. A l’arrière, dans la salle de commandement, le contre-amiral assiste à la disparition du vaisseau sur la carte à projection holographique. L’équipe des senseurs confirme rapidement la destruction du mystérieux bâtiment de guerre. L’imposante masse d’acier a laissé sa place à un amas de débris en tout genre. Plusieurs vaisseaux et appareils de la marine impériale s’approchent doucement des morceaux d’épave dérivant dans l’espace afin de procéder à une fouille minutieuse de la zone. Après tout, ce nouveau champ de débris risque de causer des interférences et les senseurs auront probablement du mal à passer au travers. Du pain béni pour les esprits malhonnêtes cherchant à se dérober à la vue des impériaux… Un problème de premier ordre pour ceux et celles qui n’attendent que d’être repêchés par leurs camarades.
- Amiral, nos vaisseaux de secours sont en train de procéder au remorquage des capsules de sauvetage. Indique un matelot depuis son poste.
- Bien. Veuillez préciser à nos chefs d’équipe qu’ils doivent prendre toutes les mesures de précaution nécessaires à la sécurité de leurs équipages en naviguant au milieu de ce champ de débris. Si les recherches s’avèrent trop dangereuses, je veux qu’ils mettent fin à la mission de sauvetage. Commande Festus.
- A vos ordres, amiral.
- Amiral, le Moff Valiant souhaite monter à bord afin de s’entretenir avec vous. Annonce un autre marin.
Le contre-amiral se retient de jurer. Bien évidemment qu’il veut s’entretenir avec lui ! L’intervention de l’armada impériale a dû considérablement perturber les plans du général. Après tout, on le suspectait de s’intéresser au vaisseau fantôme dans l’unique but de s’en emparer. Mais la Grande Moff, loin d’être sourde et aveugle aux avertissements, avait réagi à temps en envoyant la première flotte d’intervention rapide se charger du problème. La destruction de l’immense destroyer doit quelque peu contrarier Valiant et il va sûrement venir lui demander des comptes, fier comme il est.
- Accordez-lui l’accès au hangar. Et faites en sorte qu’il soit escorté jusqu’à mes quartiers. Déclare finalement l’homme.
- A vos ordres, amiral.
Festus ne compte pas s’attarder plus longtemps sur le pont. Il a un rapport à rédiger et un Moff à accueillir. L’officier se tourne vers son second, un grand gaillard au visage buriné, actuel commandant de l'Équinoxe Printemps.
- Capitaine, vous avez le commandement de la flotte jusqu’à nouvel ordre.
- Oui, amiral. Acquiesce le capitaine en faisant claquer ses bottes.
Le contre-amiral quitte la passerelle de commandement pour rejoindre ses quartiers privés, situés un pont en dessous. Étant toujours en service, l’homme se contente d’un verre d’eau et se laisse glisser dans son fauteuil en cuir. Il s’empare de son bloc de données posé sur son bureau et ouvre un nouveau dossier. L’homme écrit quelques notes, avale une gorgée d’eau puis appuie sur l’intercom.
- Passerelle, dites au colonel Swedberg et au capitaine Himron de se présenter dans mes quartiers au plus vite afin de procéder à un débriefing. Déclare Festus, avant de poursuivre. Et faites moi un compte rendu de l’ensemble des rapports d’unité.« A vos ordres, amiral. »
L’officier reprend ensuite son travail de rédaction. Il note, heure par heure, minute par minute, l’ensemble des ordres donnés, les renseignements acquis par les unités d’abordage, les rencontres impromptues. Tout est consigné pour l’état-major et ses analystes. Lorsque les chefs d’unité se présentent quelques minutes plus tard à son bureau, le contre-amiral a déjà eu le temps de rédiger plusieurs pages de rapport. Les deux hommes, casque sous le bras, font claquer leurs talons en arrivant à la hauteur du contre-amiral. Si l’on compare l’un et l’autre, Swedberg a meilleure mine que son comparse. Mais il faut dire que l’engagement a été beaucoup plus violent pour les hommes du capitaine Himron. Le bougre a perdu de bons soldats au cours de l’opération. Et cela se ressent sur lui. La fatigue et la culpabilité qu’il affiche sur son visage parlent pour lui.
Des bruits de pas, dans le couloir, retiennent l’attention de Festus. La porte glisse à nouveau dans le mur pour laisser passer la silhouette d’un stormtrooper. Le soldat, arme en main, fait claquer ses talons avant de faire son annonce.
- Amiral, le Moff Valiant…
- Qu’il entre. L’interrompt brusquement l’officier. Vous pouvez disposer.
- Oui, amiral.
Le stormtrooper fait de nouveau claquer ses talons, pivote et retourne dans le couloir, où il indique au clone que le contre-amiral est prêt à le recevoir. L’escouade ayant escorté le général jusqu’aux quartiers privés du commandant de la première flotte d’intervention rapide disparaît ensuite au détour d’un couloir. Lorsque le Moff de Cathar fait son apparition dans la pièce, les réactions des différents officiers présents varient. Le capitaine Himron demeure indifférent. Festus, quant à lui, tente de faire bonne figure en réprimant toute trace d’animosité qui pourrait se présenter sur son visage. Seul le colonel Swedberg semble faire preuve de respect envers le clone, adoptant un garde-à-vous irréprochable.
- Moff Valiant… Débute doucement le contre-amiral, sans prendre la peine de se lever pour saluer son interlocuteur, voici le colonel Swedberg, à la tête de l’Agence de Contre-Terrorisme Universel, et le capitaine Himron, commandant des sections de choc à bord de l’Equinoxe de Printemps. Tous deux ont participé aux opérations au sein du destroyer fantôme.
- Mon général. Le commandant de l’ACTU fait claquer ses talons.
- Général. Répond simplement Himron, dont l’entrain est nettement moins prononcé que celui de son camarade à la vue d’un héros de guerre impérial.
D’un geste de la main silencieux, le contre-amiral invite Valiant à s’installer en face de lui. Les deux autres officiers, pour leur part, préfèrent camper sur leurs deux jambes.
- Moff Valiant, nous sommes à l'écoute. Lance finalement le commandant de la première flotte d’intervention rapide, venant croiser les mains devant son visage. -
Post n°32
Auteur : ValiantLa canonnière d'assaut Vanguard se posa dans le hangar du destroyer impérial après avoir reçu l'accord du contre amiral, le clone soupira, il avait craint un instant qu'on lui refuse l'accès au vaisseau impérial en l'invitant à prendre contact directement avec la grande moff.
Visiblement Festus était de la vieille école, aimant prendre ses propres décisions, c'était un bon point pour lui, l'ex général n'appréciant que moyennement tous les lèches botte d'Ashe.
Le 'Kilttik volant' stoppa ses moteurs, c'était le moment pour le clone de débarquer, Leiden se plaça devant lui, le fourbe était au courant des tensions entre lui et a grande moff.-Voulez vous une escorte?Valiant sourit casque sous le bras, il ne risquait rien à bord d'un vaisseau impérial , Ashe n'oserait pas s'en prendre à lui si ouvertement. Et il se doutait que Leiden agissait pour son propre compte, voulant savoir exactement ce qui se dirait entre le moff et le contre amiral. Le clone se contenta de l'écarter:
-Ca ira, attendez moi ici!Le général s'écarta et la rampe s'abaissa laissant Valiant sortir dans le hangar ou une haie d'honneur ou une escorte armée c'est selon, l'attendait, on le conduisit au quartier privé de l'amiral, certains membres se retournèrent en croisant Valiant, son armure écarlate était toujours reconnue dans l'Impérium, certaines choses ne changeaient jamais.
Un stormtrooper l'annonça alors qu'il se présentait devant la cabine de Festus, Valiant fut invité à y entrer, à sa grande surprise, le contre amiral n'était pas seul.
Deux officiers l'accompagnaient, Festus lui présenta le colonel Swedberg de l'ACTU et le capitaine Himron des sections de choc, les deux officiers avaient eux aussi aborder le destroyer maudit.
Peut être était ce un de ces officiers qu'il avait croisé sur le pont principal? Le clone accepta bien volontiers le siège qu'on lui désignait, il posa son casque rouge sur le bureau de Festus.-Je vous salue messieurs.
Pour commencer je ne suis pas vraiment étonné de la présence Impériale à proximité du destroyer MK puisque je tenais les coordonnées du major Teu'Lya du bureau de la grande moff, mais j'aurai aimé être informé , nous aurions pu travaillé de concert.
L'auto destruction du MK est dommageable nous aurions eu tant de choses à apprendre...
En parcourant ce navire, je suis tombé sur une armurerie, il y avait de quoi équiper une petite armée. Ce qui m'inquiètes un peu je vous l'avoue...
Est ce que l'Omega avait des troupes cachées ?Valiant s'appuya un peu sur le dossier de sa chaise, en croisant les doigts devant lui.
-Le deuxième point, je pense que vous avez eu un rapport dans ce sens de la section Méduse, c'est que juste avant l'annonce vocale de l'autodestruction, nous sommes tombés sur un adepte du coté obscur, du moins c'est ainsi que je l'identifierai.
Je n'ai pas réussi à le capturer , avez vous des informations sur celui ci.Le moff en était sur, il avait déja vu cet individu encapuchonné cependant il était incapable de dire ou et quand, peut être les Renseignements Impériaux avaient réussi la ou sa mémoire défaillait?
Mais il préférait déja éclaircir ses deux points avant de continuer, les Impériaux allaient il collaborer avec lui ou faire de la rétention d'information?
Dans le deuxième cas, sa présence ici s'avérerait inutile... -
Post n°33
Auteur : HivernusFestus est agréablement surpris. Valiant ne se perd pas en lamentations inutiles. Il conserve une attitude professionnelle et va à l’essentiel. Se peut-il que l’officier ait mal jugé son interlocuteur ? Possible… Doit-on pour autant lui faire confiance ? Certainement pas. Cependant, le contre-amiral reconnaît qu’il peut se permettre de partager certaines informations avec le Moff. Après tout, si l’on veut s’assurer qu’il reste dans les rangs et qu’il cesse de comploter contre la Grande Moff Ashe, il est peut-être préférable de se montrer conciliant. La chasse aux Sith semble l'intéresser de très près. Le garder occupé pourrait être l'occasion de l'empêcher de fomenter d'autres coups dans le dos de la Boroskaise...
- La destruction du vaisseau fantôme est certes regrettable mais je préfère qu’il en soit ainsi. J’en ai appris suffisamment par l’intermédiaire de mes officiers de terrain pour comprendre que sa neutralisation aurait été à long terme nécessaire. En déclenchant son système d’autodestruction, ce vaisseau nous a rendu un grand service… Du moins s’il n’y a pas quelqu’un d’autre derrière cette manœuvre. Répond le commandant de la première flotte d’intervention rapide. Car après tout, il semblerait que ce vaisseau ait été le point de convergence de nombreux groupes… Le colonel Swedberg et le capitaine Himron ici présents pourront vous en dire davantage.
- C’est exact. Aborder ce foutu destroyer n’a pas été une partie de plaisir. Soupire Himron, la mine contrariée. Mes hommes ont découvert différents compartiments de stockage dédiés à l’entreposage de pièces détachées de droïdes, ce qui indiquerait en effet que le vaisseau a pu servir d’usine d’assemblage ou de base d’opération mobile pour les Sith. Mais ce n’est pas le pire… J’ai perdu de bons éléments rien qu’en essayant de franchir le système d’autodéfense du vaisseau. Et ces saloperies de droïdes nous ont donné du fil à retordre. Sans l’aide apportée par ces prétendus “Jedi”, nous n’aurions probablement pas pu nous en sortir.
- Des Jedi présumés qui ont assuré vouloir vous assister, avant de disparaître… L’un de vos hommes n'a-t-il par ailleurs pas indiqué avoir vu l’un de ces “Jedi” combattre avec un sabre laser rouge ?
- Plusieurs en fait. Les survivants de la section Centaure ont tous validé cette version. La Jedi Cathar, apparemment une padawan, se battait en effet avec un sabre laser à lame écarlate. Confirme le capitaine. Il semble par ailleurs qu’elle ait quitté notre compagnie peu avant le déclenchement du système d’autodestruction. Nous avons perdu toute trace d’elle puis de son prétendu maître, une humaine à peau noire, au moment de l’évacuation.
- Il se peut donc qu’il s’agisse de Sith ayant dissimulé leur véritable identité pour ne pas éveiller les soupçons. Suppose Festus. Il se peut également qu’ils aient sciemment déclenché le système d’autodestruction pour que leur vaisseau ne tombe pas entre de mauvaises mains.
- C’est une éventualité, en effet… Tout comme il se peut qu’ils aient eu les mêmes intentions que nous, à savoir aborder le vaisseau pour le récupérer ou le détruire par tous les moyens. Admet le commandant des troupes de choc, perplexe. Par ailleurs, j’ai bel et bien reçu un rapport de la section Méduse, concernant l’arrestation d’un individu suspecté d’être affilié aux Sith. Mais au moment de l’évacuation, j’ai perdu tout contact avec cette unité. Le silence radio est toujours d’actualité au moment où nous parlons. Il est donc impossible pour l’heure de déterminer avec certitude si ce mystérieux individu a été appréhendé ou non.
- Nous aurions donc affaire à trois Sith…
- Potentiellement quatre, en fait. Mes hommes ont repéré un individu armé d’un sabre laser dans le hangar principal. Intervient finalement le colonel Swedberg. Et le gars en question n’était pas seul. Il y avait au moins un mercenaire Mandalorien avec lui. Et un autre individu. Il semblerait qu'il s'agisse de l'équipage du vaisseau forcené. Sans compter les types qui ont engagé le combat contre mon unité au moment même où nous approchions du hangar principal, dont l’équipement et l’entraînement est typiquement impérial. Ces gars-là sont probablement d’anciens soldats impériaux au service de cette sale engeance Sith.
- Des mercenaires, des traîtres et des déserteurs donc… Voilà qui est fort curieux… Mais pas vraiment étonnant pour autant. Les Sith ont toujours aimé s’entourer de la pire vermine qui soit.
Les Sith semblent être au centre de l’attention. Et visiblement, ils ne se privent pas de prendre différentes formes et différents visages pour nuire. Voilà qui est fort inquiétant. La prochaine fois, Festus s’assurera que l’on fasse feu sur tout vaisseau qui refuse de se plier à ses ordres. En fait, c’est ce qu’il aurait dû faire dès le début. Avec l’âge, il semblerait bien qu’il ramollisse, devienne plus accommodant. L’homme soupire. Cet aveu de faiblesse de sa part ne lui rend assurément pas service. Il va devoir serrer la vis et se montrer impitoyable à l’avenir.
- Comme vous pouvez le constater, Moff Valiant, tout nous ramène aux Sith. Les droïdes utilisés sur le destroyer, les soldats que nos sections d’abordage ont combattu, les différents individus croisés, le vaisseau lui-même…
Le commandant de la première flotte d’intervention tactique marque un temps de pause. Il porte son verre d’eau à ses lèvres, boit une gorgée, racle le fond de sa gorge.
- Pour l’heure, nombre de questions sont sans réponse. Mais je ne doute pas que nous aurons d’ici peu de quoi satisfaire notre curiosité… Une équipe se charge actuellement de récupérer divers débris afin d’en faire des sujets d’analyse. Et de ce que je sais, les commandos du colonel Swedberg ont réussi à capturer plusieurs combattants soupçonnés de travailler pour les Sith. Nous avons les moyens de les faire parler et nous y parviendrons, soyez-en sûr.
Nouveau temps de pause. L’officier se frotte le menton, perplexe. Il prend le temps de rassembler ses pensées. D’affreuses hypothèses lui montent à la tête. Ces nombreuses zones d’ombre l’empêchent pour l’heure d’avoir un aperçu global de la situation et le voilà obligé de se torturer l’esprit à chercher vainement des réponses. Trop de questions demeurent en suspens… Et la menace des Sith est en partie éclipsée par l’intervention probable de forces extérieures. Il rumine, songeur.
- Mais en dépit de tout cela, les Sith ne sont pas le sujet le plus préoccupant. Il se peut que divers vaisseaux républicains aient réussi à forcer le passage, malgré les avertissements et les ordres données par mes subalternes. Il se peut également que la Guilde des chasseurs de primes ait participé aux hostilités. Pour l’heure, il m’est difficile de partager avec vous d’autres informations. Nous devons encore déterminer si la présence de républicains, de Jedi et de chasseurs de primes est avérée. Dans le cas contraire, nous aurions affaire à une vaste supercherie organisée par les Sith. Et il nous faut également considérer l’hypothèse que ce vaisseau n’était qu’un éclaireur solitaire, ou l’avant-garde d’une flotte plus importante. Ajoute Festus, se saisissant une fois de plus de son verre pour avaler une nouvelle gorgée d’eau. Dans tous les cas, nous vous transmettrons toutes les informations collectées lors de l’opération dans les plus brefs délais. Maintenant, si vous voulez bien m’excuser… J’ai encore beaucoup de travail devant moi. Capitaine Himron, pouvez-vous raccompagner le Moff Valiant jusqu’à son vaisseau ?
- Oui, amiral. Général, si vous voulez bien me suivre…
D’un simple geste de la main, le contre-amiral signale qu’il congédie tout ce beau monde. Les officiers, casque sous le bras, font claquer leurs talons puis disposent. Himron, chargé de raccompagner le Moff de Cathar jusqu’à son transport, part dans une direction, s’assurant d’avoir le clone dans son sillage. Le colonel Swedberg disparaît au détour d’un couloir, dans la direction opposée.
Désormais seul dans ses quartiers privés, le commandant de la première flotte d’intervention rapide s’arrache déjà les cheveux. L’impérial relie les rapports des unités de terrain, note plusieurs hypothèses probables, se perd en comparaisons, cherche à trouver un fil conducteur, à lier les différentes apparitions… Tout ce merdier doit bien avoir un sens… Il suffit juste de réfléchir un peu. La réponse est là, quelque part. Et Festus, en éternel insatisfait, ne compte pas s’octroyer le moindre moment de répit avant d’avoir trouvé une explication crédible. -
Post n°34
Auteur : ValiantLe dialogue entre le moff et les officiers impériaux est courtois et surtout riche en enseignement, mais contrairement à lui, le contre amiral semble plutôt satisfait de l'autodestruction du destroyer maudit alors que tant de mystères demeurent...
Les troupes du colonel Swedwerg et Himron ont participé directement à l'abordage et ont été elle aussi confrontées aux défenses automatiques mais elles ont surtout découvert des chaines d'assemblage, ce vaisseau était une armurerie mais aussi une usine automatique , une sorte de forge stellaire à plus petite échelle.
Et si d'autres vaisseaux identiques étaient dissimulées ici et la à travers toute la galaxie, cette simple pensée fait frissonner le clone sous son armure.
Que pouvait bien donc encore cacher l'empereur Omega?
Les soldats impériaux avaient également fait face à des soldats de chair et d'os, des Mandaloriens, mercenaires, des déserteurs au service de qui? Qui donc avait bien pu réveiller l'intelligence artificielle qui dirigeait ce destroyer obscur?
Une autre information déclencha une alerte dans la conscience du clone, plusieurs adeptes obscurs ou non ont été aperçu dans le vaisseau, dont une Jedi Cathar qui combattait avec un sabre rouge, un autre signe du coté obscur qu'on ne peut ignorer.
Mais visiblement tous les sensitifs avaient disparus peu avant l'explosion étaient ils tous morts? avaient ils fui? que de questions mais encore une fois aucune réponse...
Et si l'Impérium avait fait des prisonniers parmi les défenseurs organiques du destroyer MK, et connaissant les méthodes des Renseignements, nul doute que ceux ci finiraient par parler ou mourir, voire les deux.
-J'espère que vous communiquerez les informations obtenues à la Direction de Sécurité d'état de Cathar. Car je ne prends pas cette menace Sith à la légère.La DSE était chargée de la sécurité intérieure et extérieure de Cathar, l'agent Penâ serait l'officier idéal pour étudier toutes les informations sur cette menace fantôme.L'amiral rassura le moff en lui confirmant la collaboration entre tous les services, mais Valiant n'était pas dupe, il savait très bien que l'Impérium ne communiquerait que ce qu'il le voudrait bien.
Selon Festus, ce qui était tout aussi inquiétant c'était la présence de vaisseaux Républicains ou de chasseurs de prime , quel était exactement leur rôle dans cette affaire?
C'était pourtant bien un membre de la Guilde qui avait averti les différents protagonistes de la futur auto destruction du destroyer.
Il y avait une façon très simple de le savoir: c'était de leur poser la question tout simplement...Depuis son incarcération au P-Break, Valiant avait gardé de bon rapport avec la chancellerie peut être était ce le moment de rendre une petite visite sur Corucant? il n'irait pas en personne bien évidemment, il enverrait un de ses Cathar de confiance, comme Chiman, son régent.
Quant au chasseur de prime, on pourrait toujours demander une entrevue avec le couple Royal sur Dantooine sans doute contre quelques crédits, DOnOs étant connu pour son avarice dans toute la galaxie.
L'amiral semblait avoir dévoilé tout ce qu'il savait ou tout ce qu'il comptait dévoiler, il était donc temps pour le moff de retourner à son vaisseau et sur sa planète;-Je vous remercie de votre temps amiral. Vous adresserez mes compliments à la grande Moff.Le clone quitta le bureau après un dernier salut purement militaire en compagnie des autres officiers, le capitaine Himron raccompagna jusqu'au "Kiltik volant" ou l'attendait son équipage. Avant de grimper sur la rampe d'accès du vaisseau, le moff adressa un dernier salut au capitaine tandis que les portes du bombardiers se refermaient.Tous les visages de tournaient vers Valiant dorénavant, ils attendaient tous leurs ordres.
-On rentre à la maison les enfants; cap sur Cathar!Le pilote se fit pas prier, il mit les moteurs de répulsion en route et s'éloigna lentement du vaisseau impérial après avoir eu l'autorisation de décoller, le clone observait les débris du MK par un hublot il voyait les impériaux récupérer les morceaux par dizaine, puis ce fut le flou sidéral, le Killtik passait en hyperespace à destination de Cathar...Star Wars RPG :: Régence Interimaire (soforums.com)
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Post n°35
Auteur : Kryann- Vos préoccupations sont appréciées, chevalier. Cependant, je vais être clair avec vous. Vous êtes actuellement en train de compromettre une opération d’ordre militaire sur laquelle vous n’avez pas été conviées. Répond Himron d’une voix ferme mais pas tout à fait hostile. Je pourrais vous mettre aux arrêts pour ça. Néanmoins, vous avez sauvé la mise à quelques-uns de mes hommes et pour ça, je vous en dois une, à n’en pas douter. Je suis enclin à accepter votre assistance sur le terrain à la condition que votre intervention soit encadrée. En des termes moins élégants, vous restez près de moi et vous faites uniquement ce qu’on vous demande de faire. Si ces termes vous conviennent, nous pouvons œuvrer ensemble pour percer les secrets de ce foutu vaisseau afin d’évaluer son niveau de menace. Dans le cas contraire, je crains, hélas, que nous n’ayons rien à faire ensemble.
Sarina eut un petit sourire contrit à l'attention de l'officier impérial tout en l'écoutant. Ses hommes étaient épuisés, blessés, et ils n'auraient sans doute pas le cran ni la force de l'arrêter. Mais cela n'avait pas d'importance, car la Jedi n'avait pas l'intention de lever la main sur eux. Elle était parfaitement honnête à la fois dans ses intentions et dans son discours. Oui, Himron avait raison, elle et Kryann avaient sauvé quelques uns de leurs hommes, mais il se gardait bien de souligner que l'inverse était potentiellement vrai. Toutes Jedi fussent-elles, peut-être que les sournoiseries Sith les auraient submergées... La présence des troopers impériaux n'était certes pas réjouissante, mais elle était moins désagréable que les droïdes Sith.
De toute façon, il était évident que l'officier fatigué n'avait pas l'envie, ni la possibilité de poursuivre cette discussion. La main levée en signalait de toute façon l'arrêt, alors que Sarina profitait du moment pour réfléchir. Une opération d'ordre militaire de l'Imperium, en dehors de sa juridiction... C'était à la fois rassurant de savoir qu'autre chose que des Sith était à bord, et inquiétant de voir l'état impérial prendre la chose suffisamment à cœur pour intervenir. Et surtout, qui disait Imperium, disait également CSI, qui devait donc avec des unités dans le secteur, ce qui n'était assurément pas du goût de la Jedi. Négocier avec des êtres organiques était une chose, en appeler à la raison d'un droïde en était une autre, diablement plus compliquée. Cependant, le fait de ne pas avoir de menottes suggérait qu'ils avaient parfaitement compris ce à quoi ils avaient affaire, au contraire de la République qui s'était bien gardée d'intervenir, en tout cas à première vue. Sauf si ils se considéraient comme les commanditaires des Jedi ? Absurdes, pour une puissance se voulant laïque et éloignée de leurs anciens protecteurs... Mais ils en étaient bien capables. Au moins, avec l'Imperium et leurs manières, on savait où on allait. En témoignait le discours de l'officier Himron qui semblait vouloir récupérer le maximum de monde en vie. Malheureusement, cette joie ne fut que d'une courte durée lorsqu'elle l'entendit vociférer bien vite.- Capitaine ! La Cathar a filé... On n'arrive pas à la retrouver ! Vient rapporter un stormtrooper.
- Et merde… A quoi est-ce qu’elle joue ? Grogne le capitaine dans son casque, avant de se tourner vers Sarina. J’espère que vous n’avez rien à me cacher, chevalier. Je ne suis pas du genre à apprécier les cachotteries. Mes supérieurs non plus d’ailleurs. La disparition soudaine de votre padawan ne joue pas en votre faveur, sachez-le… Cependant, je suis prêt à vous accorder le bénéfice du doute. Quoi qu’il en soit, je vous conseille sincèrement de venir avec vous. Si ce qu’on me raconte sur les Jedi est vrai, votre padawan devrait pouvoir s’en sortir par ses propres moyens. Et je doute, de toute manière, que nous ayons assez de temps devant nous pour fouiller de fond en comble ce foutu destroyer.
Sarina soupire, à la fois de dépit et de crainte. Pourquoi, par la Force, n'a-t-elle pas gardé un œil sur sa turbulente padawan ? Il était évident, a posteriori, que la jeune Cathar allait succomber soit aux sirènes du vaisseau, soit à sa curiosité naturelle, c'était dans sa nature profonde et son attrait pour le Côté Obscur n'allait pas l'aider à rester en place. Et elle ne s'en était pas rendu compte physiquement, car elle la ressentait toujours. Leur lien maître-élève lui faisait dire qu'elle était toujours vivante. Fatiguée et en danger, mais vivante. Malheureusement, Himron avait raison dans ce qu'il disait, et la Jedi devait rester pragmatique dans ces temps troublés, pour ramener sur Endor la raison de leur voyage et de leur disparition temporaire. Elle finit par regarder l'homme et acquiesça.
-Ma Padawan ne pensait certainement pas à mal, Capitaine, je puis vous l'assurer, et c'est une négligence de ma part que de ne pas l'avoir gardée près de moi. Mais je peux également vous assurer qu'elle ne fera rien sur ce vaisseau qui pourrait causer des soucis à cette opération de toute façon avortée. Il y a fort à parier que cette autodestruction était prévue de longue date. Si vous me garantissez ma liberté, alors je coopérerais, officier. Je n'ai pas le moindre besoin, ni l'envie, de me mettre vos hommes à dos, surtout pas après que nous nous soyons aidés. Je vous accompagne, et j'essaierai de répondre à vos questions, si je le peux.
Elle n'attendit pas l'assentiment en réponse à ce qu'elle disait, et utilisa immédiatement la Force pour soulager ses alliés de circonstance du transport de nombreuses caisses. Le Capitaine Himron avait raison. Ils ne pouvaient pas chercher Kryann. Ils ne pouvaient pas se le permettre. Alors elle s'arrangea pour rester systématiquement dans le champ de vue de son interlocuteur tout en aidant le reste de l'équipe. De toute façon, elle ne pouvait pas faire grand chose d'autre, elle sentait bien des regards inquisiteurs sur elle. Il était évident qu'on la soupçonnait actuellement de tout les maux de la Galaxie, et elle pouvait le comprendre. L'ambiance pesante, l'autodestruction annoncée, les Sith, le sabre rouge et la disparition de Kryann. Il y avait beaucoup de choses... Et elle préférait pour l'heure ne pas y penser. Dans la Force, elle sentait que sa padawan sombrait et se laissait envahir... Mais tout ce qu'il fallait, c'était savoir qu'elle était encore en vie, maintenir leur lien pour la retrouver plus tard, après s'être sortie de cette impasse impériale.
Lorsqu'elle monta dans la navette qui les extirpa de ce guêpier, puis dans le croiseur impérial, elle souffla de soulagement, sentant toujours son élève vivante. Ce soulagement se prolongea même au-delà de l'explosion du croiseur maudit. Oui, elle avait disparu dans l'espace. Mais elle était vivante. Restait désormais à négocier sa sortie avec l'Imperium. -
Post n°36
Auteur : HivernusLa navette s’écarte rapidement de la carcasse maudite du destroyer fantôme afin d’éviter de se retrouver piégée dans le souffle de l’explosion à venir. A l’intérieur, le capitaine Himron fait le tour des blessés dans le but de s’assurer que leur état soit bien stabilisé, échange quelques mots qui se veulent réconfortants avec eux, puis s’isole dans le cockpit avec les pilotes. Lorsqu’il revient finalement, casque sous le bras, c’est pour annoncer à la représentante de l’Ordre Jedi une nouvelle qui ne lui plaît guère.
- J’aurai aimé que les choses se passent autrement, chevalier. Votre intervention surprise a certes été salvatrice pour mes hommes, mais d’un point de vue purement militaire et administratif, elle a des conséquences qui ne sont pas forcément des plus enviables. Débute doucement l’officier en venant s’installer à côté de la dénommée Sarina. J’ai des comptes à rendre à ma hiérarchie… Et j’ai dû informer mes supérieurs de votre présence à bord. Cela ne m’enchante guère mais c’est le protocole… Et croyez-moi, il vaut mieux qu’il en soit ainsi. Cela vous évitera quelques désagréments.
L’impérial racle le fond de sa gorge, quelque peu gêné à l’idée de mettre son alliée de circonstance dans une position fort peu confortable.
- Si je me fie aux protocoles en vigueur, vous serez probablement accueillie par un comité composé des meilleurs soldats des forces spéciales… Des types entraînés pour lutter contre des individus maîtrisant la Force. Au vu de nos dernières interactions avec les sensitifs, et plus particulièrement les Sith, ces gars-là ne chercheront pas à plaisanter. Ils seront sur les nerfs… Et puis la fuite de votre padawan n’arrange pas votre cas… Ils vous abattront probablement au moindre geste brusque alors faites moi plaisir, restez à mes côtés et tenez-vous tranquille une fois qu’on sera à bord. Poursuit l’homme d’une voix qui se veut imperturbable. Votre sort ne dépend plus de moi désormais… Mais du contre-amiral Festus. Quoi qu’il en soit, je m’assurerai de rester à vos côtés et je ferai en sorte de prendre votre défense. J’vous en dois bien une après tout.
Himron adresse à la femme un hochement de tête qui témoigne du soutien qu’il est prêt à lui apporter. Elle a sauvé la mise à plusieurs de ses hommes et s’est montrée coopérative du début de leur rencontre jusqu’à la fin de la mission d’abordage. Pour le capitaine, il ne fait aucun doute que Sarina est ce qu’elle prétend être. Mais l’homme comprend également les inquiétudes de ses supérieurs et de ses camarades… Les Sith ont semé les graines de la discorde lorsqu’ils étaient au sommet de leur puissance, lors de l’avènement de leur sinistre empire, et nombre de ces graines continuent encore de germer dans l’esprit de certains soldats particulièrement marqués par les évènements sombres qui sont survenus lors de cette tragique période de leur vie. Et le fait que sa padawan, par ailleurs armée d’un sabre laser à lame rouge, se soit évanouie lors du retrait des forces impériales ajoute certainement du crédit à la version de ceux qui prétendent volontiers qu’il n’y a aucun Jedi mais uniquement des agents Sith sous couverture.
Peu importe. Le capitaine ne compte pas revenir sur sa parole. Et si cela doit avoir un impact sur sa carrière militaire… Alors ainsi soit-il.
La navette glisse dans l’ombre d’un destroyer de la classe Impériale puis s’enfonce dans le ventre de l’immense colosse d’acier. Dans le hangar, différentes silhouettes s’agitent. Le transport se pose doucement après avoir effectué une manœuvre délicate. Himron inspire profondément, enfile son casque, puis se redresse subitement. L’homme tourne la tête vers la Jedi.
- L’heure de vérité est de l’autre côté de cette paroi, chevalier. Commente l’officier au travers de son vocabulateur. Il serait préférable que vous me remettiez vos sabres laser. Cela pourrait montrer votre bonne foi à mes supérieurs… Et surtout cela leur donnerait une raison de moins de vous tirer dessus. Mais je ne vous forcerai pas à faire quoi que ce soit. Si vous préférez garder vos armes près de vous, je ne m’y opposerai pas… Surtout face à des types avec la gâchette facile. Cependant, si tel est votre choix, vous feriez mieux de les dissimuler afin de ne pas attiser la nervosité des hommes de Swedberg. Le colonel et ses commandos ne sont pas vraiment réputés pour leur cordialité… Et la haine qu’ils éprouvent pour les Sith et leurs semblables pourrait très bien vous retomber dessus.
Cette dernière phrase est supposée être un trait d’humour. Mais derrière cette remarque qui se veut amusante se cache une rivalité certaine entre deux corps distincts. Stormtroopers et soldats de l’élitiste Agence de Contre-Terrorisme Universel ne s’apprécient guère. S’ils ont accepté de coopérer ensemble sur cette mission, c’est uniquement parce que le fantôme d’une menace Sith planait au-dessus de leur tête et parce qu’on leur a demandé de travailler main dans la main. Si certains parviennent à passer outre cette animosité qui règne entre les deux institutions, ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité. Chacun tire la couverture à soi, prétend être l’élite de l’armée impériale, refuse de céder le commandement des opérations à l’autre, trop fier pour accepter l’idée même d’être dirigé par son rival.
Himron ne le sait que trop bien. Après tout, le colonel Swedberg n’a-t-il pas essayé de le mettre sur la touche, lui et les siens ? Le capitaine se souvient bien des propos caustiques du commandant des soldats de l’ACTU. Il a osé traiter les stormtroopers d’amateurs. Et il a insisté pour que ses commandos récoltent toute la gloire en menant le plus gros des opérations sur le terrain. L’officier a accepté cette proposition humiliante uniquement parce qu’il ne voulait pas perdre plus de temps à tergiverser.
Des types dans le genre de Swedberg, qui pètent plus haut que leur cul parce qu’ils ont du prestige et du pouvoir, il en existe des dizaines… Et c’est ce genre de commandants qui fait assurément du mal à l’Impérium. Mais Himron, qui n’est qu’un officier de second rang parmi tant d’autres dans une machine qui emploie des dizaines de milliers de gradés, ne dispose pas de l’influence nécessaire pour faire changer les choses.
La rampe d’accès s’abaisse. Le capitaine se positionne devant l’entrée et fait signe à Sarina de se placer à ses côtés. Trois soldats de choc en armure blanche s’installent derrière eux. La Jedi n’est certes pas une prisonnière mais il faut donner au contre-amiral Festus et à ses chiens de garde de l’ACTU l’impression que tout est sous contrôle. L’officier adresse à son alliée de circonstance un hochement de tête entendu et le petit groupe descend de la navette. Comme il s’y attendait, le comité d’accueil est au rendez-vous. Deux douzaines de commandos en armure sont déployés autour du transport. Un homme, qu’Himron reconnaît sans mal, se tient au milieu de cet imposant dispositif : le colonel Swedberg…
Himron s’avance lentement vers le commandant de l’ACTU, s’assurant d’avoir Sarina et ses hommes dans son sillage. Plusieurs médecins et infirmiers se faufilent dans le dos du petit groupe afin de porter secours aux blessés, qui sont transportés à la va-vite sur des brancards afin de recevoir des soins dans des quartiers plus appropriés. Le capitaine s’arrête devant le colonel, qu’il salue machinalement de la manière la plus appropriée. Les mains croisées dans le dos, l’officier lui faisant face refuse de lui rendre son salut militaire. En voyant la Jedi s’approcher, Swedberg pose la main sur la poignée de son blaster, glissé dans un holster de jambe. Toujours revêtu de son armure de phrik, le colonel des commandos de l’ACTU toise la femme en silence.
- Capitaine Himron… Vous n’avez pas jugé bon de mettre les fers à cette prétendue “Jedi” ? Demande alors le commandant des forces spéciales impériales, son regard noir posé sur la sensitive.
- Négatif, colonel. Elle ne représente pas une menace pour les hommes de la première flotte d’intervention rapide. Indique alors Himron d’une voix sèche. Le chevalier Darel s’est montrée coopérative tout au long de l’opération et s’est portée volontaire pour nous prêter assistance. Et sans son aide, nous aurions probablement essuyé de plus lourdes pertes face aux droïdes.
- Pourtant… Si je me fie aux rapports de vos hommes, la padawan de votre “amie” s’est sauvée peu avant la mise en marche du système d’autodestruction du vaisseau… Vous ne trouvez pas cela suspect, capitaine ? Qui vous dit que la prétendue coopération de cette “Jedi” n’est pas l’un de ces coups tordus destinés à nous endormir afin de mieux nous poignarder dans le dos le moment venu ? Poursuit Swedberg, toujours aussi aimable. Si vous ne vous sentez pas le cran de la mettre aux arrêts, je peux toujours le faire pour vous, capitaine.
- Essayez donc Swedberg. Je ne compte pas vous laisser ce petit plaisir. Siffle le capitaine à travers son casque, se positionnant alors devant la Jedi avant de la protéger du colonel et de ses commandos, qui s’agitent doucement. Au cas où vous l’auriez oublié, je ne réponds qu’aux ordres du contre-amiral Festus. Et cette Jedi est ma responsabilité jusqu’à ce qu’il en décide autrement.
Le colonel demeure silencieux le temps de quelques battements de coeur, puis se permet d’esquisser l’ombre d’un sourire, amusé par la remarque de son interlocuteur.
- Nous réglerons cette histoire plus tard, capitaine. L’amiral nous attend dans ses quartiers privés pour un débriefing.
Himron ne répond rien. Il sait déjà qu’il aura à discuter du cas du chevalier Darel avec son supérieur. L’homme ne se fait aucune illusion sur l’issue de la discussion. Swedberg cherchera à obtenir la garde de la Jedi, prétentieux comme il est. Et il voudra probablement mener l’enquête en procédant à l’interrogatoire de la femme. Pour le capitaine, cette bataille des égos ne fait aucun sens… Mais qu’importe. Il doit faire avec. Il trouvera bien une solution pour rester fidèle à ses engagements. Car notre impérial ne compte pas trahir sa promesse.
- Sergent Riggs, veuillez escorter le chevalier Darel jusqu’à ses nouveaux quartiers. Ordonne l’officier, avant d’ajouter : A moins qu’un ordre de ma part ou de la part de l’amiral aille dans un autre sens, veillez à refuser l’accès à la Jedi à toute personne étant étrangère à notre unité.
- Reçu cinq sur cinq, capitaine.
Riggs et ses deux camarades se chargent donc de transférer Sarina jusqu’à une cellule d’isolement, le tout sous le regard dubitatif du colonel Swedberg et de ses hommes. Dans cet affrontement aussi stupide qu’inutile, Himron semble avoir marqué le premier point. Mais il ne fait aucun doute que le commandant de l’ACTU n’a pas dit son dernier mot…
Quelques heures plus tard.
Swedberg a obtenu du contre-amiral l’autorisation de procéder à l’interrogatoire de la prétendue Jedi. Malgré les arguments du capitaine Himron en faveur de la femme, Festus a jugé plus prudent de suivre l’avis du colonel. Après tout, le commandant des forces spéciales de l’ACTU a une connaissance approfondie des sensitifs et de leurs pouvoirs, ce qui fait de lui la personne idéale pour mener l’interrogatoire. Et ses hommes, formés pour lutter contre les Sith et toute engeance similaire, savent donc comment traiter au plus vite la menace si jamais la Jedi supposée en vient à se retourner contre eux.
Mais la prétendue victoire de Swedberg ne s’est pas faite sans contrepartie, Himron ayant en effet obtenu de son supérieur la promesse qu’aucun mal ne sera fait au chevalier. Et il semblerait bien que l’approche directe et guère conviviale de l’officier à la tête de l’ACTU ne donne aucun résultat probant. Si Sarina accepte de coopérer, les réponses qu’elle offre au colonel sont vagues, n’apportent que peu d’informations. L’impérial enrage, hausse le ton, frappe du poing sur la table. Tout est bon pour intimider la Jedi, la forcer à parler. Mais rien n’y fait. Les réponses de la femme demeurent aussi fuyantes que l’eau qui coule dans une rivière. L’homme pourrait lui tirer les vers du nez, si on lui en donnait les moyens…
Mais il sait que le contre-amiral n'apprécierait pas. Du moins, pas tant que le capitaine Himron se tient à ses côtés. Car de l’autre côté d’une vitre sans tain, les deux officiers assistent en silence à l’interrogatoire du chevalier Jedi. Le commandant des stormtroopers ne cache pas son scepticisme. Les méthodes du colonel marchent peut-être sur des criminels de bas étage ou des vermines sans nom mais il ne fait aucun doute qu’elles n’ont pas l’effet escompté sur Sarina.
- Amiral… Si vous me permettez… Je pense pouvoir obtenir de meilleurs résultats que le colonel Swedberg. Indique Himron, casque sous le bras. Darel ne le connaît pas. Et son approche frontale renforce d’autant plus sa méfiance à son égard. Elle n’acceptera pas de lui révéler ce qu’elle sait.
- Mais nous n’avons encore aucune certitude quant à sa réelle identité, capitaine. Il se peut qu’il s’agisse d’un agent Sith sous couverture. Ne vous laissez pas avoir par le charme naturel de cette soi-disant Jedi… Répond alors Festus, une main posée sur son menton.
- Sauf votre respect, amiral, Darel a sauvé la mise à plusieurs de mes hommes. Vous devriez lui accorder le bénéfice du doute. Car si elle l’avait voulu, elle aurait eu l’occasion de nous massacrer en différents endroits. Réplique le capitaine.
- Sauf, peut-être, si son but était justement de vous tromper pour s’informer sur ce que nous savons des Sith et du destroyer. Peut-être que son unique but est de nous espionner, capitaine… Fait alors remarquer le contre-amiral, le regard rivé sur la Jedi.
- Il y a bien un moyen de vérifier son identité, amiral. Un chevalier Jedi natif de Savareen, ayant pour nom Darel, on doit bien avoir une trace de ça dans les archives non ? Demande Himron, bien décidé à accorder le bénéfice du doute à Sarina.
Le commandant de la première flotte d’intervention rapide caresse son menton, perplexe. Jedi et impériaux ont, durant un temps, combattu côte à côte contre les séparatistes et toute autre menace extérieure. Il se peut donc qu’il y ait des traces d’une éventuelle Darel dans les archives militaires, si celle-ci a du moins bel et bien combattu aux côtés des impériaux sous l’Empire Démocrate. Mais il se pourrait également que l’on trouve une trace d’elle dans d’anciennes archives Sith ou impériales. Après l’avènement de l’Empire Sith, l’ordre a été donné de se livrer à la traque des Jedi, jugés traîtres au régime et terroristes à la solde de la Rébellion par le Sénat et l’Empereur Oméga. En partant du principe qu’elle figure dans la liste des Jedi recherchés au cours de cette sale période, on pourrait peut-être confirmer son identité.
Mais il se pourrait également que l’intégration de la prétendue Darel parmi les Jedi soit plus récente, qu’elle ait eu lieu lors de l’actuel exil de l’Ordre. Ou qu’elle soit, selon les suspicions du colonel Swedberg, un agent Sith se faisant passer pour quelqu’un qu’elle n’est pas. La disparition mystérieuse de son “padawan” irait par ailleurs dans ce sens. Dans les faits, il y a de nombreuses pistes à explorer…
Mais Himron marque un point. L’approche du commandant de l’ACTU ne donne aucun résultat significatif. Peut-être qu’une nouvelle méthode pourrait forcer la prétendue Jedi à s’ouvrir davantage… Le contre-amiral frappe doucement sur la paroi sans tain. Swedberg quitte la salle d’interrogatoire afin de rejoindre les deux officiers présents de l’autre côté de la vitre.
- Vous n’avez fait aucun progrès significatif, colonel. J’aimerai voir de quoi il en retourne en suivant une approche différente. Je confie donc la suite de l’interrogatoire au capitaine Himron. Annonce Festus en guettant une réaction sur le visage du colonel.
L’homme ouvre la bouche, prêt à répliquer, mais se ravise au dernier moment, préférant probablement garder ses réflexions pour lui. Pour l’heure, le commandant de l’ACTU se plie volontiers au jugement du contre-amiral. Et il semble avoir raison…
- Capitaine Himron, que l’on soit bien clair… Si votre approche ne donne guère plus de résultat que celle du colonel Swedberg, je me verrai contraint d’avoir recours à une méthode plus agressive… J’espère donc, pour vous et pour votre amie Jedi, qu’elle se montrera bien plus coopérative qu’elle ne l’est déjà. Poursuit le commandant de la première flotte d’intervention rapide.
Swedberg esquisse l’ombre d’un sourire. Himron est prévenu. En cas d’échec, le colonel ne donne pas cher de la peau de la prétendue Jedi. Mais le capitaine ne compte pas laisser son rival l’emporter aussi facilement. Il pense pouvoir obtenir de Darel son entière coopération… Et l’espère bien. Car dans le cas contraire, il ne doute pas un instant que les droïdes d’interrogation s’en donneraient à cœur joie.
L’homme offre au commandant de l’ACTU un regard particulièrement évocateur puis quitte la pièce afin de rejoindre le chevalier Jedi dans la salle d’interrogatoire. Il pose son casque sur la table et s’installe en face de la femme. L’officier n’est pas vraiment à l’aise à l’idée de cuisiner une personne qui a sauvé la mise à plusieurs des siens… Mais il sait également que c’est le seul moyen de s’acquitter de sa dette envers elle.
- Laissez-nous. Commande t-il, s’adressant aux quatre commandos postés à chaque coin de la pièce.
Les hommes du colonel Swedberg hésitent un instant à obéir à cet ordre, puis obtempèrent finalement et disparaissent presque aussitôt. Himron et la Jedi sont désormais seuls dans la salle d’interrogatoire.
- Chevalier Darel, je ne vous remercierai jamais assez pour l’aide que vous avez apportée à mes hommes durant notre opération. Cependant, comme vous le savez, votre présence a provoqué quelques troubles… Et de nombreux officiers impériaux se persuadent silencieusement ou ouvertement que vous n’êtes pas ce que vous prétendez être, que vous êtes en réalité un agent Sith sous couverture. Indique le capitaine, venant racler le fond de sa gorge. Plusieurs éléments survenus au cours de notre opération vont dans ce sens… Et votre refus de coopérer entièrement n’arrange certainement pas votre cas.
L’officier humecte le bord de ses lèvres, se masse vigoureusement la nuque puis plonge son regard dans celui de Sarina.
- Ecoutez, je sais que je vous dois une faveur pour avoir sauvé la mise à plusieurs de mes hommes. Mais je ne peux rien faire pour vous si vous n’êtes pas en mesure de montrer à mes supérieurs que vous ne représentez pas un danger pour eux, ou pour le reste de la galaxie. Poursuit l’impérial. L’Impérium a passé ces dernières années à traquer, appréhender ou neutraliser toute menace qui pourrait nuire à la stabilité de la galaxie et nous prenons de ce fait notre rôle de gardiens de la paix très au sérieux.
Nouvelle pause. Nouveau temps de réflexion. Le capitaine sait qu’il est écouté et observé par le contre-amiral Festus et le colonel Swedberg. Ce petit entretien avec la Jedi est sûrement sa seule chance de lui éviter le pire.
- Nous sommes dans le même bateau, chevalier Darel. Aidez-moi à comprendre la raison de votre venue. Dites moi tout ce qu’il y a à savoir, tout ce que mes supérieurs veulent apprendre sur vous et les vôtres… Et je m’arrangerai pour qu’on vous prépare un vaisseau, pour qu’on vous laisse partir où bon vous semble. Continue Himron. Si vous êtes réellement ce que vous prétendez être, alors nous ne sommes pas vos ennemis... Vous n’avez rien à craindre.
La petite démonstration de force du commandant de l’ACTU ne joue certes pas en la faveur de l’Impérium. Mais l’officier reconnaît néanmoins que l’homme à la tête des unités anti-sensitifs ne fait que son boulot, même s’il le fait avec un peu trop de zèle. Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir si la femme qui se tient en face de lui acceptera de se dévoiler, de jouer le jeu… Ou si elle donnera raison à ceux et celles qui doutent de sa réelle identité.
Pour l'heure, les impériaux ont caché la présence à bord de la Jedi à leurs alliés séparatistes et au Moff Valiant. Alors ils espèrent bien que ce pari risqué s'avèrera payant...