Hangars
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Post n°163
Auteur : Darth MalraasHRP
Seleno "Storm"
Merci d'utiliser correctement les règles et les lois informatiques concernant l'hébergement des images.
Lorsque vous trouvez une image, vous devez l'extraire et l'héberger par vos propres moyens.
En prenant le lien de l'image directement sur le site internet sur lequel vous l'avez trouvé, vous faites partis de la triste famille des "hotlinkeurs".
Le hotlink peut avoir des conséquences dramatiques à grande échelle sur un site internet.
L'hébergement des images qu'un site réalise, lui coûte de l'argent et de la "bande passante" qu'il paie.
En prenant le lien, vous saturez sa bande et son site internet qui doit en plus se concentrer sur les images qu'il a, mais transmettre les "copies hotlinkées" sur d'autres sites.
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N'oubliez pas qu'une image, une photo, un dessin pris sur un site "Y" appartenant à LucasFilm, Lucasart (Etc..) ou une personne lambda (fan de SW qui réalise des oeuvres) et utilisées, modifiées, imprimées...sans le consentement de l'auteur est interdit. Chose illicite, illégale et pouvant entraîner des répercutions importantes au niveau de la loi. C'est une contrefaçon.
A savoir
-"La contrefaçon est un délit, passible de 3 années de prison et jusqu'à 300 000 euros d'amende" (même si c'est une oeuvre sur le net)
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Faites attention aux images que vous utilisez. Si c'est libre de droit "tant mieux", si vous tombez sur un professionnel prêt à tout pour sauvegarder ses créations, vous allez en baver.
Spoiler : Cliquez pour les ARTICLES DE LOIS
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Pour conclure, comme il s'agit d'un hotlink d'Holonet (Bas de page de l'accueil Holonet) :
L'intégralité des textes du site, ainsi que certaines photos, sont des créations originales de l'équipe et appartiennent par conséquent à Star Wars HoloNet.
Si vous souhaitez reprendre des éléments du site Star Wars HoloNet, vous pouvez le faire aux conditions suivantes :
- Ne pas faire de copier-coller de paragraphes entiers
- Préciser d'où vient l'information et mettre un lien vers la page source
- Demander l'autorisation préalable à Exar Kun, webmaster du site
Même si certains d'entre vous pensent que la toile est vaste, ce qu'elle est, et qu'un auteur ne peut trouver des images hotlinkées (trop de possibilités) vous vous mettez tous le doigt dans l'oeil. Il y a un système pratique pour trouver le site qui exerce un "hotlinkage". La seule possibilité est d'héberger l'oeuvre vous même (en sachant que certains hébergeurs font le "tri" des oeuvres non autorisées à la publication).
Méfiez vous, j'ajoute à cela que ce n'est pas la première fois que j'avertis les uns les autres.
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Seleno => Tu supprimes l'image (ou un ADMIN ou Modo le pouvant) de ton post (l'image est erronée parce que Star Wars Holonet protège sa bande passante) et tu te débrouilles pour héberger l'image.
EDIT by Senara
Je me suis occupée de supprimer l'image, Seleno, je te laisse faire l'hébergement avant de la re poster. -
Post n°164
Auteur : Darth Malraas~FS-42~
La petite créature aux commandes des commandos ne manque pas de talent en matière de direction des forces. Les stratégies qu’il opère en fonction de chaque évènement fait rappeler à FS-42 plusieurs grandes batailles menées au court de sa longue et pénible carrière. Quoi qu’il en soit il suit les ordres en gardant ses objectifs en mémoire. Lorsque l’occasion se présentera, il pourra réaliser ces petites lignes inscrites sur son datapad de mission. Les embûches sont nombreuses lorsque le hangar est enfin investi dans sa totalité. Les impériaux jonchent le sol et les potentiels poches de résistances sont désertes. Des endroits stratégiques totalement nus, comme ce couloir derrière une porte automatique verrouillée. FS-42 s’attendait à des barricades de fortunes et une artillerie lourde, il aurait lui-même misé pour des caisses en duracier prévu pour contenir des armes nourries de baradium hautement explosif. Derrière cette barricade, une arme à répétition pouvant faucher des escouades entières.
Cela aurait été plus judicieux pour les impériaux. Mais cela veut-il signifier que cet endroit pourtant difficile à prendre et à contrôler, est finalement sans intérêt ? Encore une fois une intersection, un coude dans le couloir aurait été une place forte pour une défense bien organisée. Mais rien. Seulement les impériaux avaient été assez malins pour bloquer l’accès conduisant à une autre porte blindée. Prodigieux cette intelligence, n’est-ce pas ? FS trouvait cette mission, plus tôt tout du moins, facile. Cette idée change à cet instant.
Pour passer un gouffre sans fond, deux hommes lancent leurs grappins pour permettre à la troupe de passer. Dangereux probablement, mais l’alias 42 ayant connu comme beaucoup d’autres ce genre d’épreuve, la réussie haut la main mettant un temps moins long que les autres. Tout va de travers, un jet d’étincelle et un bruit de grésillement annonce la fin du panneau de commande. L’un des grappins encastré dans le boîtier rend inutilisable le déverrouillage, même par un piratage admirablement bien réalisé. 42 reconnaît que s’il aurait été sous le commandement du Général Gelmir et lui-même responsable d’une telle tragédie retardant la mission, il aurait été balancé dans la fosse. Le bigboss n’est pas connu pour être clément lorsqu’une telle bourde arrive. Il faut admettre qu’être le patron a des avantages, comme avoir des souffres douleurs à portée de main à n’importe quel moment.
Les yeux perçant d’une unité aperçoivent un conduit de ventilation à côté de la porte. FS-42 laisse échapper une insulte grossière à l’encontre des ingénieurs ayant réalisés cette Forge Stellaire. Personne n’aurait été capable de faire mieux. Une porte blindée, verrouillée par des systèmes ingénieux, et ces abrutis offrent une solution à quelques centimètres. On comprend rapidement pourquoi les Sith, tout au long de leurs histoires, échouent et se font massacrer. Malheureusement le conduit est étroit, FS comprend lui-même qu’il ne peut en aucun cas passer. Une femme peut-être ? Les yeux de 42 scrutent la poitrine de chacun des membres des différents commandos à la recherche du signe d’une paire de seins. Mais avant qu’il n’est le temps de reluquer plus en profondeur FS-11 et son fessier à damné, FS-43 propose la courte paille.
Il se rend finalement compte que lui seul peut endosser la responsabilité d’être le cafard dans le conduit. Ni une ni deux, FS-44 et FS-42 balancent le sac de chair à travers l’entrée du système de ventilation. Un bruit sourd retentit et la voix de FS-43 retentit dans la com.
Pendant que la créature minime cherche le chemin pour finalement ouvrir la porte, la mission des commandos restant de l’autre côté est d’acheminer les droïdes jusqu’à eux. Les propositions sont nombreuses mais toutes semblent imparfaites, et pourtant….
Mais pour ce faire il faut au préalable calculer le poids d’un droïde (du moins sa matière ferreuse au préalable) telle que les unités R et combiner cela à l’intensité du champs magnétique B pour calculer la force F nécessaire pour que l’objet (unité R) réalise la distance E.
A cela s’ajoutant la perméabilité de l’air dans un calcul sur la densité d’énergie par unité de volume du champ magnétique P=1/2 + B²/µ et l’espace entre le dit aimant et le droïde (R) est égal à SE ou S égal à R+Aimant donc…Comme tous les membres présents ne sont que des militaires, ceci explique pour l’idée a été abandonnée. Non pas qu’elle soit compliquée…Bien sûr !
2-Création d’une corde extensible à l’aide des ficelles et autres élastiques de sous vêtements des FS de sexe féminin. Ceci ayant pour but de propulser l’objet (Un FS) jusqu’au droïdes et… Comment pourrait-il faire le voyage de retour avec les droïdes ? Cette question est l’idée numéro trois.
3-Attacher les deux droïdes. Shunter le câble d’alimentation des deux machines pour dériver l’énergie directement sur le système de propulseurs d’orientation et ainsi faire décoller les unités R.
Mais encore faut-il que les élastiques soient assez tendus et assez forts pour propulser un FS de taille humanoïde en sachant que le plus petit d’entre eux (FS-43) joue les cafards de conduit à cet instant.
Finalement la coalition des soubrettes camouflées en commando, réussi d’une idée de génie à utiliser des stylos, un câble et quelques ustensiles pour ramener les droïdes. Après cette surchauffe des neurones de chaque individu la porte plus tôt verrouille s’ouvre brusquement. Le sang des commandos ne fait qu’un tour, ils agrippent leurs armes et manquent de trouer le petit commando sur patte. Le doigt de FS-42 pris d’une érection soudaine, titille la gâchette faisant ainsi feu. Par chance et grâce à cette taille si singulière, FS-43 se voit épargné.
Mais au bout du compte un second obstacle s’oppose à eux. Un gouffre non artificielle mais bien réel. Et probablement un pont extensible. Nuls doutes d’ailleurs, aucune trace de technologie de champ énergétique de l’un ou de l’autre côté du pont. Par conséquent impossibilité de shunter le système pour créer le chemin conduisant de l’autre côté. Par un autre stratagème complexe et digne des plus grands héros des holo-aventures, deux FS (dont le fameux petit nain 43) se munissent de tenues de storm pour avoir accès. Bien que cela puisse paraître improbable, le subterfuge vicieux fonctionne, pas de codes d’accès, même pas un petit soupçon ! L’Empire pourrait s’effondrer sans rébellion finalement.
Les deux faux storms traversent, passent la porte et…
Des tirs résonnent, après une petite minute, la voie semble libre et les hommes des commandos s’élancent à leur tour par-dessus le pont pour ainsi donc le traverser et poursuivre la mission. Après une petite marche le long d’un couloir, la troupe aboutie à un gigantesque puits d’aération. Plusieurs ascenseurs sont cloués le long de l’imposante fausse ventilée. Une petite marche plus tard, un coude conduit jusqu’à une nouvelle porte verrouillée. Comme pour palier aux soucis rencontrés précédemment, 42 vérifie les environs alors que l’un des droïdes pirate l’accès. Un conduit se trouve sur la droite.
FS-42 appose sa main sur la grille et vérifie la présence de la ventilation, ainsi que le bourdonnement de la petite machinerie prévue pour cela. Le plan confirme que le système est un conduit débouchant directement sur la salle de commandement. A l’aide d’un couteau de survie, il insinue la lame entre la grille et le mur pour effectuer un mouvement sec afin d’éjecter les vis. Une à une celles-ci sautent et la grille tombe au sol. Aussitôt FS-43 ordonne l’utilisation des tenues anti NBC, soit un masque à gaz que possède déjà 42. Une fiole balancée dans le conduit et en quelques minutes l’équipe à l’intérieur de la salle est réduite au silence.
Une rafale de tirs eut raison des moribonds voulant défendre leur honneur et probablement celui de l’Empire. Profitant de cette salle, FS-42 effectue une liaison par câble numérique sur un PC impérial. Automatiquement un téléchargement de données se fait. Trifouillant les commandes, le soldat de la CSI vérifie certains dossiers pour arriver à quelque chose. La finalité ? Même un petit fragment de processus de fabrications de la Forge, des données sur les fluctuations d’énergies, tout pouvant permettre de retravailler là-dessus un peu plus tard. Pour tous les financiers de la CSI voulant créer l’usine parfaite ! Un dossier attire son attention sur le transfert des ressources énergétiques extraites de l’absorbeur principal. La répartition semble anarchique mais les flux prennent des directions différentes pour arriver au centre d’usinage et de transformation.
Les données se transferts, FS-42 attend le restant du groupe. -
Post n°165
Auteur : Super PNJEmpire Sith
La défaite est orpheline, la victoire à mille pères
Youssopha (Dream'in)
Toniscot aussi était un orphelin, né sur Dromund Kaas, un monde pas censé exister, il avait été élevé dans un orphelinat ayant pour vocation de fournir l'armée Sith en soldat, tout comme les clones lui aussi avait été élevé dans un seul but: combattre et il avait été un des meilleurs élèves de son age , intelligent et brutal il avait intégré les UCEH avant de prendre la tête de sa section de marche obscure. Dans la Forge quelque chose le perturbait:
quelque chose changeait...
Le commandant en était sur...
Mais il ne voyait pas quoi...
Les combats semblaient se concentrer dans le hangar, spécialement le hangar qu'il devait défendre. Sa position avait été renforcée par des droids Mark IV flambant neufs, c"était l'avantage quant on combattait dans une usine géante de droids de combat.
Quelques clones s'étaient également ralliés à la bannière de la 3eme section de marche Obscure remplaçant les fantassins Sith tombés au combat. Leur chef d'escadron vint se présenter.
-Lieutenant Echo 753 au rapport!
753 tenait une réplique de la lance Shoni, il l'avait trouvé lors d'une bataille contre des mercenaires Kaleesh, c'était un vétéran des deux batailles de Coruscant et il commandait dorénavant son escouade de cinq clones. Il y avait que des soldats d'expérience : Beta 469, Alpha 625, Delta 982, Zoulou 231 et Golf 693 le reste du groupe de combat était tombé dernièrement face à deux Jedi et leur alliés renégats, les sabres laser avaient crées des ravages dans les rangs des hommes de la GAI.
Le commandant Sith observa avec amusement le clone tenant d'une main un pistolet DC et de l'autre cette lance Shoni. Il avait entendu parler de certains clones formés par des mandalorien dans le respect de leur culture guerrière étrange, ce soldat devait en faire partie, mais peu importait c'était un soldat avant tout!
-Appuyez mes fantassins , et n'ayez aucune pitié!
-A vos ordres commandant!
Le clone leva son bras qui tenait la lance en l'air, aussitôt et silencieusement ses hommes se déployèrent telle un meute de chiens Akh , les canons de leur blaster DC 17 crachant leur traits mortels. Sous son masque de mort Hendanyn,il éclata de rire, L'empire contre attaquait, ils allaient bientôt massacrer tout ces rebelles et prouver la suprématie du coté obscur.
Soudain son sang se figea, son cœur sembla s’arrêter de battre, il venait de recevoir un message du bras droit du Sith'ari.
- La Forge est perdue, procédez à l'évacuation de nos forces. Il faudra garder un œil sur l'Empereur et le Général Valiant.
Le temps sembla s’arrêter, Toniscot ne comprenait pas, il sentait l'odeur de brulé dans l'air, il avait le gout du sang au fond de sa bouche, comment l'Empire avait il pu tomber si bas?
Toutefois c'était un ordre direct de Dark Kovarn, il se devait d'y obéir, s'il ne voulait pas finir empalé par un sabre laser rouge.
-Soldats ! aux barges de transport on quitte l'artefact, que les droids couvrent nos arrières!753 que l'on surnommait 'Shoni' à cause de la lance qu'il portait toujours dans son dos, observa l'officier, il n’était pas sur d'avoir bien entendu, cependant à ses cotés les fantassins sith reculaient tout en continuant à arroser d'un feu nourri les rebelles. A contrecœur il donna le même ordre à ses Vods.
-Escouade Python! en retraite! Go Go Go!
L'escouade avait payé le prix fort dernièrement lors d'une mission sur Cholganna et la bataille de la Forge avait également creusé ses rangs, se ouvrant mutuellement les uns les autres, les clones abandonnèrent le hangar, défendu par les quelques droids sacrifié pour l'occasion.
L’Empire devait donc battre en retraite, le gout de la défaite était amer, ce n'était pas leur première fois que Toniscot donnait cet ordre mais les circonstances étaient particulières, on était a bord de la Forge Stellaire , on avait tendu un piège à la rébellion et c'était l'empire qui payait le prix fort!Spoiler
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Post n°166
Auteur : Arda MoonshadeIls étaient repartis en tirant dans le tas et sur tout ce qui bougeait, cherchant juste à quitter la zone en un seul morceau. Bonnie et Clyde de cette galaxie lointaine, très lointaine, sauf que Bonnie et Clyde s’aimaient eux.
Et entre Arda et Cthulhu, c’était pas le grand amour. Oh non !
Ils s’efforçaient de rejoindre le Doyen de la Guilde, mais c’était pas de la tarte. Depuis qu’ils avaient réussi à quitter le hangar dévasté où les deux camps s’affrontaient sans merci, ils évitaient les zones de combat.
Autant dire qu’ils passaient plus de temps à faire des détours et demi-tours qu’à avancer vers leur objectif.
Arda commençait à s’énerver. Mais elle ne pouvait rien faire (ce qui l’énervait encore plus), c’était le toxico qui pilotait.
Soudain, alors qu’ils se traînaient dans un couloir un peu trop petit pour leur véhicule, l’attention de la chasseuse de primes fut attirée par un spectacle étonnant dans une salle adjacente.
Elle tapa (un peu plus fort que nécessaire) sur l’épaule de son coéquipier.
- Arrête-toi ! Vite ! Il faut qu’on aille voir de plus prêt !
Cthulhu obtempéra de mauvaise grâce, et revint même en arrière, à hauteur de la salle en question. Il jeta un coup d’œil sans vraiment regarder, et sans comprendre pourquoi elle l’avait fait arrêter.
Arda haussa les épaules face aux bougonnements de Daniel. Elle, elle savait bien ce qu’elle avait vu. La lueur caractéristique d’un sabre laser allumé. Ce n’était pas sa faute si ce sabre s’était éteint le temps que l’autre tâche réagisse et recule.
Elle dégaina son blaster et avança prudemment vers la porte entrouverte.
Le spectacle qu’elle découvrit était impressionnant. Une vraie boucherie. Il y avait là les cadavres d’une dizaine d’organiques, sans compter quatre ou cinq droïdes désossés.
Les cadavres étaient répartis équitablement entre rebelles et impériaux. Mais parmi les rebelles il y avait deux Jedis.
Quoi que… l’un des deux n’était pas totalement mort.
En examinant la scène, Arda compris qu’il s’était retrouvé le dernier rebelle survivant, face à un ou deux impériaux, il avait réussi à dévier leurs tirs pendant un moment, sans doute même à un tuer un en renvoyant un de ces tirs. Mais il avait fini par être touché. Cela ne l’avait pas empêché de tuer son dernier adversaire, mais il était en train de succomber à sa blessure. Son arme lui avait échappé lorsqu’il était tombé au sol, et elle s’était éteinte dans sa chute. Il tenta vainement de la récupérer en apercevant ces nouveaux adversaires (oui, Cthulhu avait fini par rejoindre Arda dans la pièce, et il observait tout ça d’un air intéressé).
Arda ne laissa pas au chevalier le temps de se remettre. D’un tir bien ajusté, elle détruisit le sabre. Puis s’approcha du Jedi qui, bien qu’en mauvaise posture, soutint son regard avec défi.
Elle eut un petit sourire narquois en braquant son arme sur la tête.
-Tu ne le sais peut-être pas, et tu t’en moques sans doute, mais tu vas nous faire gagner pas mal d’argent. Enfin, ce sera plus facile pour nous si tu es mort, donc…
Le Jedi ouvrit la bouche, pour supplier ? Maudire ? Interroger ?
On ne le saurait jamais. Arda lui tira en pleine tête, répandant de la cervelle un peu partout autour du corps du (finalement) défunt chevalier.
-Et voilà, un Jedi de tué. Une prime. C’est pas plus compliqué. Bon, ça manque un peu de piquant tout ça, je préférerais une bonne traque, mais on a pas vraiment le temps là. Reste à savoir, comment faire pour prouver qu’on l’a tué ? je suppose qu’on aurait pu emporter son sabre… mais il est détruit… et puis est-ce que ça aurait été une preuve suffisante ?
Connaissant la mauvaise foi de notre cher Doyen, j’en doute…
T’aurais pas une idée, toxico ? Tu m’aides pas beaucoup là ?
Cthulhu ?
En se retournant, elle découvrit Daniel en train de faire les poches aux morts et de récupérer tout ce qui ressemblait à des amphétamines ou autres produits anxiolytiques.
Arda leva les yeux au ciel.
-Bon, j’ai compris… Je vais encore faire tout le boulot… Voyons, voyons… qu’est-ce qui peut servir à identifier un Jedi à part son sabre ?… Sa tête ? Trop encombrant… Sa main ! En plus, avec un peu de chance, ça embêtera la mouche qu’on lui refourgue des mains bien sanglantes. Dis voir, cow-boy, t’as pas un couteau ou autre chose pour découper une main ?
Cthulhu leva enfin la tête, la contempla un moment sans comprendre, puis, en haussant les épaules, il se pencha sur le renégat qu’il était en train de fouiller, prit une espèce de machette à sa ceinture et la lança à la chasseuse de prime.
Arda évita de justesse de rattraper l’arme par la lame. Elle retint un juron particulièrement injurieux à l’adresse de son collègue.
Et elle déversa sa colère sur la main du pauvre Jedi qui n’avait rien demandé et qui, de toute façon, était mort.
La machette était très efficace, en moins de dix secondes, Arda avait séparé la main du reste du corps du forceux. Elle découpa aussi un bout de la bure, emballa les morceaux du sabre et la main.
Puis elle s’approcha du deuxième chevalier. Cthulhu y était déjà, il avait fait le tour des autres corps.
Il désigna le sabre du mort, un peu plus loin. Enfin, la moitié de sabre qui restait en tout cas. La poignée de l’arme avait été coupée en deux, la rendant inutilisable, et une seule des deux parties était encore visible.
-C’est bête… j’aurais bien voulu en récupérer un pour l’examiner… Si t’avais pas détruit l’autre, chipie…
Arda leva les yeux au ciel.
- Je suis pas prête de te laisser mettre la main sur un sabre laser en état de marche, Toxico. Mais je vais récupérer celui-là. On sait jamais. Tiens, prends la machette et récupère sa main en attendant. Et me regarde pas comme ça… je me suis occupée de la main de l’autre, c’est ton tour…
Ils passèrent encore quelques minutes à récupérer ce qui pouvait être utile dans le hangar-boucherie, puis regagnèrent le véhicule de Cthulhu.
-Bon, alors… On est où ? Et comment on rejoint le grand manitou ?
C’est à ce moment-là que le message annonçant la prochaine destruction de la forge retentit dans le couloir.
Les deux coéquipiers échangèrent un regard surpris.
C’était pas prévu ça.
-On va peut-être rejoindre le vaisseau plutôt.
-Oui, c’est une bonne idée.
Et ils repartirent cahin caha, à la recherche de leur casserole volante.
Il devint vite clair que leurs tours et détours les avaient ramenés presque à leur point de départ.
Il leur avait fallu pas loin de deux heures pour arriver à la salle où ils avaient trouvé les Jedis.
En moins de dix minutes, ils avaient déjà presque rejoint le hangar d’où ils étaient partis.
Il faut dire aussi que l’annonce de la destruction de l’artefact avait provoqué une certaine agitation qui leur permettait de passer inaperçu.
Il y eut un petit moment délicat quand ils se trouvèrent face à une fourche dont aucun des deux n’avait de souvenir. Evidemment, ils voulaient chacun prendre une direction différente. Et cela donna lieu à une de ces disputes qui devenaient habituelles entre eux.
Dispute qui fut conclue par un simple « -M’en fous, c’est moi qui conduis ! » de Cthulhu. Et sans s’occuper des protestations d’Arda, il redémarra, ne lui laissant pas d’autre choix que de s’accrocher pour ne pas tomber.
Il leur fallut encore dix minutes pour atteindre le hangar. Arda ne se priva pas de répéter que s’ils avaient pris l’autre chemin, ils seraient arrivés plus vite.
-Il nous reste dix minutes pour mettre le plus de distance entre nous et la forge. Dépêche-toi de monter à bord !
-Je laisse pas la roue ici !
-Cthulhu ! On a pas le temps ! Bojé moï, mais quel imbécile borné…
Le chasseur de primes refusait catégoriquement d’abandonner son véhicule, et il avait déjà commencé à batailler pour la faire rentrer dans le petit cargo.
En jurant intérieurement, Arda décida de prendre sur elle et de l’aider, pour ne pas perdre trop de temps.
Finalement, ils furent prêts à décoller. Cthulhu s’était installé d’autorité aux commandes. Obligeant Arda à se contenter du poste de copilote.
Décidément, il a un sérieux problème avec les véhicules… à pas vouloir laisser les autres conduire… ça dénote une volonté de toujours tout contrôler ça… un des signes de la paranoïa…
Arda préparait le décollage tout en se livrant à certaines réflexions assez caustiques sur son voisin. Le temps passait, vite, et la catastrophe annoncée était imminente. L’Arkanienne commença à calculer un saut en hyperespace pour s’éloigner au plus vite le plus possible de ce lieu maudit.
- Quand tu veux, Toxico ! Le saut en hyperespace est calculé ! On attend plus que toi !
- C’est parti !
Leur poubelle volante s’arracha difficilement au hangar, puis aux alentours de la forge. Là aussi, en orbite, on voyait les effets de l’annonce du renégat. Les combats se faisaient rares. Les petits chasseurs tentaient de regagner les gros vaisseaux de leur camp, tandis que ceux-ci s’apprêtaient à passer en hyperespace. Arda les imita, et le Faucon Minnenium disparut au milieu des étoiles.
Les chasseurs de primes avaient quitté la forge.
Sans aucune pensée pour Talilia et son droïde. Ou pour le Doyen, dont ils étaient sans nouvelles. -
Post n°167
Auteur : Super PNJSpoiler : Musique
La jeune élève avait souffert des combats. Elle avait été plongée dans le chaos de l'affrontement entre l'Empire Sith et les assaillants. Avec comme seul protecteur un Maître Jedi qui avait détecté un conflit intérieur en elle. La Force ne semblait pas avoir été au dessus d'elle comme elle l'avait été avec de nombreux autres Jedi. Elle avait été ignorée et elle en payait désormais les frais. Elle était dans un très mauvais état. Et elle devait impérativement rejoindre l'arrière du front et le campement médical où elle pourrait recevoir des soins.
Heureusement pour elle que Stevens était à ses côtés. Du moins il ne l'avait plus été durant plusieurs minutes, le temps de se défaire de plusieurs Stormtroopers et d'un Guerrier Sith particulièrement obstiné et dérangé. Mais ce court moment avait suffit pour causer d'importants dégâts à la Togruta. Conscient que sa principale mission était de veiller sur elle comme un mentor veille sur son élève, Stevens oublia les affrontements en périphérie du hangar meurtrier pour suivre son instinct et retrouver la jeune apprentie. Le Maître Jedi dut combattre plusieurs groupes de soldats Impériaux sur son chemin ainsi qu'un nouveau Sith qui n'était pas aussi fort que le précédent. Il n'eut aucune réelle difficulté à s'en débarrasser et put reprendre sa route aussitôt après s'être arrêté. Stevens était reconnu dans l'Ordre pour être un excellent bretteur, voir l'un des meilleurs parmi l'ensemble des Jedi. Son talent sabre en main se confirmait depuis qu'ils avaient posé les pieds sur le sol de cette sinistre Forge Stellaire.
Enfin il tomba sur elle. Mais trop occupé à rejoindre l'élève, un soldat Impérial surprit le Maître et se jeta sur lui. Son sabre laser glissa et tomba de sa main droite. Stevens se retrouva au sol, aux prises avec le sbire de l'Oméga. Il ne savait pas vraiment ce que cherchait le clone en réagissant de telle sorte. En plus d'être un excellent combattant avec une arme blanche, le Jedi à la queue de cheval l'était aussi à mains nues. Très athlétique et doté d'un physique de militaire, Stevens n'eut aucun mal à prendre le dessus sur son adversaire. Un coup de pied dans le ventre et celui-ci se retrouva propulsé à plusieurs mètres. Le mentor de Kalane utilisa alors la Force et lorsque son sabre laser lui parvint, il se releva avant de tuer sans pitié le soldat Impérial qui n'avait pas eu le temps de réagir. Stevens se retourna et il put enfin donner de l'attention à sa protégée qu'il souleva avant de la porter sans difficultés sur les épaules. Il devait dès à présent rejoindre les retranchements alliés qui n'étaient pas très loin de leur position actuelle pour qu'elle soit rapatriée et soignée en lieu sur. Sur la flotte Jedi, par exemple...
Kalane était enfin entre de bonnes mains. Parvenus sans encombre jusqu'aux hangars communs des Jedi et des Rebelles, Stevens avait pu confier la sécurité de celle qu'il était chargé de protéger à ses frères et à ses sœurs. Désormais certains qu'elle sortirait vivante de cette bataille, le Maître Jedi pouvait retourner aider les siens. Car si la fin était proche, il restait tout de même des objectifs à remplir. A commencer par sécuriser le secteur entourant les zones d'évacuation. Ils ne pouvaient se permettre de perdre leurs positions ou bien ils ne pourraient pas faire évacuer l'ensemble de leurs forces avant que la Forge Stellaire n'explose. Alors qu'il regardait la canonnière clone dans laquelle se trouvait Kalane franchir le mur d'énergie du hangar pour pénétrer dans le vide intersidéral, Stevens déplaça subitement son regard vers un autre transport qui venait de se poser. Plusieurs Jedi en sortirent, dont le Membre du Conseil Odan Rurr. Ils avaient traversé la bataille spatiale de la Forge ensemble, à bord de l'Ebon Hawk. Visiblement, il revenait d'une intense mission puisque son groupe transportait plusieurs blessés dont un jeune Padawan à qui il manquait le bras gauche. Curieux de savoir ce qui leur était arrivé, Stevens alla à l'encontre de son camarade et lui demanda d'où il venait. Essoufflé, la bure trouée et le visage sérieusement amoché, Odan Rurr contempla non sans difficultés les blessés et les nombreux cadavres disposés tout autour de lui avant de donner sa réponse.« On se dirigeait vers le Cœur de la Forge aux côtés d'une patrouille Rebelle pour faire sauter les chaînes de fabrications. On est tombés sur un groupe de Guerriers Sith. Des fanatiques. Ceux sur lesquels nous avons été mis en garde en posant les pieds ici. » Odan n'était visiblement pas remis de ce qu'il avait vécu là-haut. Rien ne le montrait sur son visage, mais il ne fallait pas être Jedi pour remarquer qu'il regrettait énormément ce qui leur était arrivé, « On a été totalement surpris. Les soldats Rebelles n'ont pas eu le temps de réagir, ils se sont faits massacrer. Le jeune Padawan Rodien de Tarka'gre a été attaqué par trois de ces fumiers. Ils ne lui ont laissé aucune chance... »
Stevens était un des plus anciens Jedi de l'Ordre. Et il n'avait jamais vu Rurr dans cet état là. Jamais... C'était là le signe que l'expérience qu'il venait de vivre avait été extrêmement douloureuse. A tel point que son comportement et sa personnalité en avait été affectés. Stevens jeta un regard furtif vers une Twi'lek qui venait juste de descendre du même appareil qu'Odan Rurr avait quitté quelques minutes auparavant. C'était Tarka'gre. Le Maître du défunt Lanee... D'après Odan, c'était le jeune Rodien qui avait été abattu de sang-froid par les fanatiques Sith. La Twi'lek était logiquement bien plus touchée que son confrère. Elle était à vrai dire abattue. Et contrairement à Odan, elle ne contenait pas ses ressentiments: les larmes étaient bien visibles sur ses deux pommettes.« Kryliana et Quilaa devaient s'en charger. Leur mission était de vaincre ces ordures pour libérer la voie... On s'est jeté en plein dans leur gueule, bordel! » Stevens retrouva le Rurr qu'il connaissait: un homme colérique qui ne s'empêchait jamais de gueuler pour montrer son mécontentement ou tout simplement sa colère, comme c'était le cas en ce moment, « On y retourne pour s'occuper de la mission que Kryliana n'a pas su remplir. Cette fois-ci on ne se fera pas avoir. Ils sont dans la merd*, crois-moi. On a besoin de redoutables guerriers pour ça: il y a une place pour toi, mon vieil ami.»
Stevens acquiesça immédiatement. Odan Rurr lui posa une main sur son épaule pour le remercier avant de se diriger vers Mackow qui coordonnait l'assaut pour le prévenir qu'ils y retournaient. Aux côtés de Stevens, Odan pénétra à nouveau dans la canonnière libérée de ses blessés et de ses regrets. Le véhicule décolla et quitta le hangar. Ils avaient une mission à remplir, et une certaine forme de vengeance à accomplir...Spoiler : HRP
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Post n°168
Auteur : SliceEpique ! Tel était le terme que Slice utilisa plus tard pour qualifier le combat qui s’était déroulé entre lui et Chloé ! D’un côté il y avait cette Jedi dont la témérité n’avait d’égal que l’avarice du fameux Roi de Dantooine. De l’autre, se tenait le Prince Noir: Hérault des temps moderne, spécialiste des arts martiaux, de la capoeira et du ninjutsu ! Après quelques passes d’armes qui s’approchaient la perfection, Slice avait été bien décidé à mettre un terme à ce duel. Rappelant à lui toute la force du cosmos et de la constellation de l’escargot, il bondit sur sa victime et avant même qu’elle puisse comprendre, il la décapita. Il avait gagné ! Il n’était même pas fatigué et il s’ouvrit un passage dans les murs à coup d’épée avant d’aller poser une charge dans le Cœur de la Forge et de la faire exploser quand il fût en orbite. La station Spatiale explosa alors dans son ensemble. Alors que les rebelles avaient ratés leur coup elle avait finalement été détruite par la force de caractère d’un seul homme. Mais pas n’importe quel homme : Slice Bloodrush ! Dieu qu’il était fort ! … Du moins … C’est à peu près ce que Slice raconta à son Ami Lucien Nidler lorsqu’il lui conta ce qui était arrivé à bord de la Forge Stellaire. La vérité, quanta elle, était bien moins épique que ce qu’il avait raconté. Le Célégien lui-même n’était pas abrutis. Connaissant bien son camarade et sa tendance à exagérer les choses, il avait de grands doutes sur le déroulement exact de cette bataille.
Pour ainsi dire le combat entre Slice et Chloé était diamétralement l’inverse de ce que le Sith avait décrit. Pour commencer le Prince Noir ne maîtrisait aucuns arts martiaux, il ne savait pas danser et il ignorait bien les techniques ninjas. Quant à la perfection de ses attaques, encore aurait-il fallût qu’il en fasse. Au lieu de ça Slice avait fourni une prestation plus que pathétique. Il s’était trouvé dans une bien mauvaise posture et il ne devait sa survie qu’à sa chance légendaire ! Alors qu’au début Chloé avait été assez brouillon dans ses attaques, elle semblait s’être débarrassée d’un poids qui l’avait handicapé durant la première partie du combat. A présent, ses coups étaient moins désordonnés et ses attaques se faisaient plus précises. La Jedi frappait pour neutraliser son ennemi. Elle semblait prête à lui couper un à un les membres si cela était nécessaire. Evitant les coups d’estocs et quelques attaques horizontale et verticale, le Sith avait réduit ses actions au plus simple minimum : il battait en retraite. Slice effectuait ci et là des parades mais très peu de riposte. Car en cet instant le Sith peinait à se concentrer sur le combat tant son attention était portée ailleurs. Non pas qu’il reluquait les formes généreuses de son adversaire, chose qu’il aurait eu grande joie à pratiquer ! Apeuré comme l’aurait té un animal, il n’avait de cesse que de scruter la pièce et d’y chercher une sortie. Slice était claustrophobe et son ennemie l’avait enfermé avec elle dans un endroit qui lui semblait tout d’un coup être fort étroit ! Le piège s’était resserré sur lui sans qu’il ne le remarque et il devait maintenant y défendre chèrement sa vie pour pouvoir s’enfuir … Jamais plus on ne l’enfermerait !
Slice était acculé dans un coin. Chloé l’avait mené là où elle voulait. Aucune retraite n’était possible et elle allait à présent pouvoir sonner l’hallali ! Son sabre à deux mains, la Jedi attaqua Slice de front. Il para l’attaque de toutes ses forces. La lame blanche et l’épée bleue se heurtèrent alors violement, libérant de nombreuses giclées d’étincelles. Les deux escrimeurs se trouvaient épée contre épée, en tête à tête. Tous deux avaient conscience que ce face à face était décisif. Il n’y aurait qu’un seul des deux qui en ressortirait indemne … De seconde en seconde, Chloé prenait l’ascendant sur son ennemi. Les sabres étaient toujours colées et elle était en train de remporter ce combat ... Slice faiblissait, la distance entre l’épée de Chloé et son corps diminuait encore et encore … Il était perdu … La Jedi avait gagné et elle en prenait conscience. Une grimace mêlant joie et effort s’était dessinée sur son visage. Elle laissait apparaître de belles dents blanches et un sourire à demi masqué. Celui qu’elle prenait pour Hurza était en train de recevoir une leçon d’humilité ! Puis vint l’inattendu ...
En un instant un serpent aux écailles d’un gris métallique sortit de la manche de Slice. L’animal se rua jusqu’au poignet de la Jedi et la mordit avec force. Cette attaque surprise avait pris la jeune femme au dépourvut. Dans un cri de douleur Chloé lâcha son sabre et recula de quelques mètres. Elle ne réalisait pas encore ce qui venait de se passer. Elle regarda le serpent s’enrouler autour de son bras, ses crochets plantés dans sa chair. Elle tituba un instant, regarda Slice puis l’animal, puis elle tomba genou à terre. Slice restait immobile et la fixait avec amusement. Le Sith éteignit son sabre laser mais le garda à la main. Il avait été stupide de penser qu’il allait jouer sa vie sur un duel à la régulière. Il détourna son attention de la jeune femme pour se retourner vers le sabre qu’elle avait lâché. Sans un mot il donna un coup d’une de ses bottes en métal en plein sur l’objet. L’épée fût littéralement brisée en mille morceaux. Satisfait, il poussa les décombres ainsi créés de son pied et trouva rapidement ce qu’il cherchait. Parmi les débris du sabre laser se trouvait encore le Crystal. Il était d’une couleur bleu clair. Slice utilisa la télékinésie pour faire voleter la pierre jusqu’à sa main gauche. Il s’en saisit et la regarda avec attention. Le Sith constata que le Crystal avait été abimé quand il avait explosé le sabre ... Il faudrait le retailler pour qu’il puisse être de nouveau utilisable … Mécontent, il rangea l’objet dans une de ses poches et se retourna vers Chloé. Elle était encore à genou mais elle semblait luter pour ne pas s’effondrer à terre ... La jeune femme suait à grosse goute, visiblement elle souffrait. Slice était impressionné, la dernière victime de Loki avait été tellement sous le choc de l’attaque qu’il était littéralement tombé en syncope.
« - Tu aurais dut rester à t’occuper des novices … Slice s’approcha calmement de son ennemie et posa à son tour un genou à terre. Ce mettant à son niveau, il la regarda dans les yeux. Il y avait encore une flamme qui brûlait dans les yeux de cette femme alors que la toxine faisait lentement son chemin à travers son corps. Ses muscles étaient pris de contractions involontaires et elle se sentait indéniablement partir à petit feu. Pourtant, elle tenait bon … Passant son sabre dans sa main gauche, le Sith pointa son index sur le front de la jeune femme. Le contact de l’acier glacial de son gant et de la peau brûlante de la Jedi la fît tressaillir. Tu es vaincue, inutile de résister. Accepte ton sort Chloé, tu as combattu avec panache mais c’est maintenant terminé. Tu es condamné, même si je le voulais je ne pourrais pas te sauver sans une assistance médicale ... Un spasme parcourut la jeune femme et elle s’écroula à terre. Slice retira sa main et tapota au sol avec celle-ci, aussitôt, le serpent lâcha le bras de sa victime et remonta dans la bure de son maître par une de ses jambes. Le Sith se pencha au-dessus de Chloé et vint lui susurrer quelque chose à l’oreille. Elle tenta de le pousser vainement de la main mais sa force la quittait. Tu vas emporter ce secret dans la tombe mais saches que je ne suis pas Hurza … Que voulait-il dire par là ? Voulait-il se moquer d’elle une dernière fois, sortir une dernière plaisanterie de mauvais goût ? Etait-ce une nouvelle ruse où cela voulait-il dire que celui qu’elle avait affronté n’était pas celui qu’elle pensait être ? De toute manière tout cela n’avait plus aucune importance, Chloé était condamnée. Slice la retourna un instant pour qu’elle soit face à lui. Il la dominait maintenant physiquement et mentalement. Je pense que tu pardonneras le caprice d’un vainqueur. »
D’un mouvement sec, il retira son casque. L’homme qui se cachait dessous était bien Hurza, mais ces yeux étaient bien plus clairs que dans le passé. Les yeux du chevalier, qui jadis avaient égalés la profondeur des flots bleu de Kamino, étaient maintenant aussi clairs que les amas de gaz de la nébuleuse de Vakish … C’était là un curieux mélange entre un zeste de cyan et un blanc nacré … Slice, où plutôt Hurza, regarda sa victime avec calme. Il passa sa main droite sous la nuque de cette dernière, caressant ses cheveux à l’occasion, et l’embrassa tendrement. Lorsque la chose fût faite il la lâcha comme un gros connard, (à l’identique de ce qu’il avait fait pour Revan) et il se releva. Le Sith remit son casque sur sa tête et regarda amusé Chloé qui se dandinait comme un saumon de Norvège or de l’eau. C’était à se demander si elle avait ne serait-ce que compris ce qu’il lui avait dit … Il plaça une pièce d’argent massif dans sa main et abandonna l’étude de la jeune femme pour étudier un moyen de sortit.Slice se dirigea vers une porte qui était verrouillée et il se saisit de son sabre. Le vil personnage qu’il était comptait bien abandonner Chloé à son agonie. Pour se faire il lui suffisait de planter son arme à l’intérieur de la porte et de se tailler un passage dans le métal. Une devise Sith disait : « quand il n’y a pas de chemin fait le tient le sabre à la main ». Alors qu’il allait passer de la devise à la pratique, quelque chose l’en empêcha. Slice ressentit une aura qu’il connaissait à l’aide des souvenirs d’Hurza … Rylen … Le sphincter du Sith manqua de se relâcher et il usa de tout son courage pour ne pas paniquer. Avec calme, il recula doucement de la porte qu’il avait prévu de forer. Soudain une lame bleue passa au travers de celle-ci … Quelqu’un était en train de s’ouvrir un passage à travers de ce portique ! Et cette personne c’était Rylen Korr … Maman ! Cette fois-ci Slice paniqua. Il n’avait pas le niveau pour combattre un Maître jedi de cette expérience. Déjà qu’il avait galéré contre Chloé … Aux aguets, il commença à faire les cents pas autours de la Jedi, cherchant désespérément une idée pour sauver sa peau. Finalement la réédition proposé par cette dernière lui semblé avoir été une alternative envisageable ! Puis s’il s’était rendu il aurait pu faire plus ample connaissance avec sa poitrine … Il avait été con !Spoiler : La pièce d’argent.
Le temps jouait contre lui ! Mais comment s’enfuir s’il passait son temps à se lamenter au lieu d’agir ? Forer une autre porte pendant que Rylen était en train de faire de même c’était se condamner ! Le Maître Jedi avait déjà coupé la moitié de la porte, il n’allait pas tarder à débouler dans la pièce … La première qui vint à l’esprit de Slice fût d’échanger ses habits avec la Jedi et se cacher dans un coin de la pièce tout en faisant voleter sa victime grâce à la Force jusqu’à Rylen. Dans ce plan ingénieux le Maître Jedi l’aurait alors prise pour lui, l’aurait coupé en deux et il aurait eu le malheur de s’apercevoir de son erreur ! Ceci aurait donné à Slice le temps de s’enfuir pendant que la tantouze de Jedi pleurait cette grossière erreur ! Slice allait enlever une de ses bottes et commencer à se changer lorsqu’il remarqua que Rylen venait déjà de terminer une ligne droite sur la porte qu’il était en train ‘ouvrir … Il ne lui restait pas énormément de temps avant que la porte de cède … Slice laissa échapper un juron ! Il se retourna face à la porte et tenta de se préparer mentalement : il allait devoir affronter cet ennemi redoutable … Le Sith se rappelait des deux combats qu’il avait fait contre les Maîtres Jedis lors de la Première Bataille de Coruscant, il avait perdu une main et un bras dans ses combats … Etait-il vraiment prêt à perdre quelque chose sur son corps d’emprunt ? Paniquant une nouvelle fois il décida d’opter pour la voie des lâches : la fuite. Il planta son sabre dans le sol et commença à découper un petit cercle autour de lui. Il jouait au poker, rien ne lui garantissait qu’il y ait quelque chose au-dessous de lui, mais à choisir entre Rylen et le vide son choix était fait !
A l’instant même où la porte céda, Slice avait terminé son trou et se jeta dedans sans regarder où cela menait. Dans sa chute il entraperçut le regard de Rylen qui pénétrait dans la pièce. Par chance la salle en dessous de lui avait un sol. (Il atterrit dans un couloir pour être exact). L’endroit était très peu éclairer, ce devait être une aile de la Forge en cours de rénovation. Alors que Slice commençait à s’enfuir par ce chemin inconnu, il entendit un bruit derrière lui. Se retournant il vit que c’était le Maître Korr qui venait de sauter par le trou qu’il avait fait dans sa fuite… L’homme avait son sabre à la main et son regard était déterminé. Rylen voulait visiblement l’arrêter. Diable qu’avait-il fait pour mériter ça ?
« - Rends-toi, tu ne peux t’échapper ! »
« - Compte la dessus et bois de l'eau ! Je préfère encore la mort à une cellule. »
Slice ne bougeait plus. Il faisait face à Rylen. Les deux hommes se faisaient face. Figé comme deux statues ils étaient identiques à deux cowboys qui s’apprêtaient à commencer un duel. Le Sith, dont le sabre était éteint, amena doucement sa main armée face à lui. Il allait se mettre en garde et allumer son épée … Du moins c’est ce qu’il tenta de faire croire à Rylen. Car alors que ce dernier se mettait lui aussi en position de défense, Slice se retourna au dernier moment et commença à courir comme un dératé à travers le couloir. Lâche qu’il était ! Bloodrush évolua ainsi durant une minute dans un dédale de couloir, le Jedi sur ses talons. Soudain, alors qu’ils venaient de traverser un circuit de passerelles, Slice se trouva nez à nez avec le néant. Ils se trouvaient en effet sur une partie de la Forge en reconstruction. Lorsque l’Omega avait retrouvé la station spatiale il lui avait fallût la reconstruire, et bien qu’elle était opérationnelle, bien des parties étaient encore en reconstruction. Des armées de droïdes de construction travaillaient nuits et jour à la conception de nouveaux ponts, de nouvelles passerelles etc … Lui et son adversaire se trouvaient dans un de ces endroits. On apercevait au loin les étincelles des chalumeaux et autres outils qui assemblaient des poutres et autres matériaux pour construire petit à petit de nouvelles salles et de nouveaux étages dans cet espace complètement vide. Slice ne pouvait plus faire demi-tour, Rylen arrivait déjà derrière lui … S’il voulait vivre il lui fallait passer dans ce chantier … Mais comment atteindre ces droïdes ? Il distingua soudain un ensemble d’échafaudages à droite de la passerelle. L’armature métallique déployée pour le chantier était gigantesque, elle longeait un large puits dont on ne voyait ni le fond ni le bout. Les robots étaient sur ces poutres, c’était vraiment gigantesque, mais c’était aussi le seul chemin!
S’armant de courage, Slice rangea son sabre et sauta alors sur la droite. Il manqua de tomber dans le vide mais parvint à s’agripper de justesse avec ses mains. Il se hissa en haut de la poutrelle sur laquelle il avait sauté et il se retourna vers Rylen. Le Jedi n’avait pas abandonné et il était en train de prendre son élan ! Jurant à gorge déployé le Sith n’avait même pas un instant pour souffler. Il se retourna et sauta de poutre en poutre. Le Jedi était encore et toujours sur ses talons. Le Sith rejoignit rapidement une sorte de poteau et sauta dessus. Il était primordial d’atteindre une partie supérieure de l’échafaudage où il pourrait se mouvoir avec plus de facilité. A l’aide des griffes de métal qu’il avait sur ses gants il parvint avec aisance à escalader à la verticale ce dernier sur quelques mètres. Lorsqu’il arriva en haut il sauta sur une surface plane situé sur l’échafaudage. Ce niveau de l’armature semblait être en partie composé d’espaces pour circuler comme des plaques de métal où même quelques passerelles ! Un droïde-soudeur qui travaillait là se retourna avec surprise, d’un coup sec Slice lui donna un coup de pied qui l’envoya dans le vide. Le robot heurta une poutrelle quelques mètres plus bas et sa bonbonne de gaz explosa sous le choc. La déflagration fût violente et Slice se jeta au sol pour éviter les flammes qui léchèrent le niveau où il se trouvait. Il souffla quelques secondes et regarda là où avait été Rylen avec l’espoir de voir un corps carbonisé. A sa grande horreur il vit que le Jedi était toujours en vie et qu’il était en train de monter dans sa direction … Bon dieu mais n’abandonnait-il jamais ?! Bloodrush compris alors à qui il avait à faire ! … Le Grand Maître de l’Ordre jedi n’était pas un humain : c’était un Terminator ! Il n’abandonnerait sa cible que lorsqu’elle serait « terminée » ! Pour vaincre Rylen Slice devait le jeter dans une fonderie ! C’était la seule solution ! Malheureusement il n’avait pas ça sous la main … A défaut il pouvait encore courir !
Et ainsi il courut et il s’accrocha à la vie ! Le Sith filait à travers ce chantier, évitant les droïdes, poussant les unités Glonk dans le vide et égalant par moment les yamakasi ! Son adversaire témoignait d’une grande dextérité et ces déplacements semblaient bien plus assurés que ceux du Prince Noir. Il fallait dire que Slice était paniqué et qu’il avançait sans réellement savoir où il allait. Au bout d’un moment il remarqua qu’une autre passerelle se trouvait en contrebas dans le puits. S’il arrivait à la rejoindre il pourrait quitter cet échafaudage de malheur et peut être avoir une chance de survivre ! Il se laissa glisser le long d’une poutrelle verticale pour rejoindre des niveaux inférieurs et, attrapant un câble, il se jeta tel le tarzan des temps moderne vers la passerelle à sa gauche. Malheureusement le câble qu’il avait attrapé n’était pas relié à l’échafaudage. Il s’agissait simplement d’un rouleau de câble électrique posé là pour être mit dans une gaine. Ainsi, Slice tomba comme une merd* dans le vide. Par chance il atterrit sur le toit d’une sorte de grue quelques mètres en contrebas. A moitié sonné il roula sur le côté et manqua de tomber, il s’agrippa de toutes ses forces de ses mains et de ses pieds sur le flan de la machine. Slice se tenait bon mais il était trop épuisé pour réussir à remonter sur le toit de l’engin … Il lui fallait continuer sa progression le long du flan de la flèche de l’édifice. Ses pieds étaient sur une « petite corniche » d’une dizaine de centimètres tandis que ses mains étaient au-dessus de lui, agrippées au chemin de roulement. Il était plus bas que la passerelle mais s’il parvenait à s’avancer suffisamment, il lui serait possible de sauter à l’aide de la force et de la rejoindre depuis le flan de la grue. Ainsi, Slice commença à avancer doucement le long de la flèche de la grue, chacun de ses gestes pouvant le faire tomber définitivement dans le puits.
Un bruit sourd retentit soudain le long de la grue. Slice retourna la tête vers la cabine et remarqua que Rylen venait à son tour d’atterrir sur celle-ci. Il glissa lui aussi malencontreusement sur le toit et parvint miraculeusement à s’accrocher sur le flan de la flèche … Les deux hommes se trouvaient dans la même situation à deux mètres l’un de l’autre. La course poursuite la plus lente de l’univers commença alors ...
« - Mais putain casses-toi !!! »
Rylen avançait lentement mais surement. Slice fût contraint d’accélérer le rythme mais il devait toujours surveiller avec attention où il plaçait ses mains et ses pieds. Soudain Rylen parvint à lui attraper sa cape qui flottait dans les airs. La situation était bien trop dangereuse pour dégainer leur épée vu qu’ils avaient besoin de toutes leurs forces pour rester accrocher le long du flan et de ne pas tomber. D’un mouvement sec sur la cape, Rylen tira Slice vers lui. Le Sith manqua de tomber dans le vide mais s’accrocha tant qu’il pouvait. On avait l’impression de voir deux enfants jouer à trap-trap, sauf que le perdant avait de grande chance de mourir ... -
Post n°169
Auteur : Rylen Korr
Le Maître ressentait les douleurs de son Padawan. Le Maître y était d'ailleurs bien plus sensible que son élève, à tel point qu'il en venait à se demander s'il ne se prenait pas lui-même les coups. Alastor devant être dans une mauvaise situation. Mais le vieil apprenti avait tendance à sous-estimé ses compétences et son talent lorsqu'il pouvait l'utiliser pour s'en sortir sans difficulté. Il aurait pu signaler la nécessité d'une aide immédiate à travers la Force pour que son Maître le ressente instantanément mais il avait choisi d'utiliser son comlink. Drôle de choix. Mais en y pensant, Rylen se rendit compte qu'il n'avait rien senti de son côté. Si Alastor avait besoin d'assistance et de secours, pourquoi le Maître Jedi ne l'avait-il pas perçu bien auparavant d'être averti par le clone? Le lien qui unissait les deux hommes aurait dû lui permettre de le savoir à l'avance, Korr ne comprenait visiblement pas ce qui avait brouillé cette relation parfaitement formée lors de leur excursion dans les mystérieuses profondeurs de la polaire Hoth quelques jours avant le départ de l'Ordre Jedi vers Endor. Et le Grand Maître était certain que la Forge Stellaire n'y était pour rien, cette fois-ci. Peut-être était-ce tout simplement son récent changement de comportement? Cette transformation et ce glissement progressif de la Force Unifiée vers les principes de la Force Vivante?
Dans sa course effrénée vers la position de son Padawan, Rylen arriva sur une passerelle qui avait été visiblement sabotée par l'un des deux camps présents dans cette bataille. Le clone qui l'accompagnait arriva une minute après. Il avait des difficultés à suivre le Jedi mais il tenait le rythme, bien qu'il soit essoufflé. Il prit connaissance de la situation dans laquelle ils étaient et remarqua la longue distance qui les séparaient de l'autre bout de la passerelle partiellement détruite, en face d'eux. L'accès qu'ils devaient rejoindre ne pouvait pas être franchi, même le Maître Jedi ne pourrait pas y parvenir avec ses dons. Le soldat avait déjà comme idée de faire le chemin inverse et de trouver un autre passage pour se rendre là où ils devaient aller mais Rylen Korr était loin d'être optimiste. Alastor allait sans aucun doute périr durant le temps qu'ils mettraient à détourner leur course. Ils devaient continuer leur route par ce même passage, quitte à risquer leur vie inutilement avec le vide qui se trouvait en dessous d'eux. Le Jedi fit alors subitement signe à son partenaire clone de trouver un autre accès sans donner d'avantage d'explications. Rylen était au bord du vide et s'apprêtait visiblement à prendre une drôle de décision. Fixant une passerelle qui se trouvait vingt mètres à sa gauche dans le vide, le Grand Maître de l'Ordre prit ses appuis et sauta en direction du pont souhaité. La Force lui permit de retomber sans dommages. Et sans y faire attention, Korr venait de prouver une nouvelle fois qu'il faisait désormais d'avantage confiance à la philosophie que lui avait prônée son ancien Maître, celle de la Force Vivante. Car un mois auparavant, Rylen aurait médité durant plusieurs minutes avant d'agir, sans tenir compte de la proximité de son élève avec la Force qui allait le recueillir pour l'éternité...
Trois Impériaux apparurent soudainement au bout de la passerelle et firent feu sans prendre le temps de négocier. Le sabre laser aussitôt activé, Rylen Korr repoussa les premiers tirs et se jeta violemment sur ses adversaires qui furent déstabilisés par la manœuvre périlleuse du Jedi. L'un d'entre eux recula un peu trop et tomba de lui-même dans le puits sans fond, laissant derrière lui un dernier cri qui se prolongea par un écho incessant. Un second soldat reçut un coup de pied dans le casque et tomba au sol avant d'observer son dernier camarade en vie se faire abattre par la lame bleue qui vint se loger dans son estomac. Se relevant rapidement, le dernier Stormtrooper fut bien plus intelligent que ses confrères puisqu'il fuit sans vouloir en finir avec le Jedi. Mais ce dernier n'était pas de cet avis. D'un geste rapide de la main, il balança le soldat qui reproduit l'écho de son ami défunt en plongeant dans le vide. Korr se concentra alors à nouveau sur son objectif primordial et reprit sa course. Il le ressentait enfin dans son environnement: Alastor n'était plus très loin.Spoiler : Musique
Rylen accéléra. Ses bottes frappaient en silence le sol reluisant du corridor et sa bure virevoltait dans toutes les directions. Ses sens s'affolaient comme jamais, le prévenant d'un danger immédiat mais lui indiquant également une autre menace un niveau plus haut. Cette zone semblait bien plus importante qu'il ne le pensait. Mais pour découvrir ce qu'il se passait à cet endroit, Korr devait commencer par retrouver son apprenti. Il n'en avait plus pour longtemps. Arrivé à un énième tournant, il tomba nez à nez avec plusieurs soldats de l'Empire qui pointaient leur arme sur une Rebelle désarmée qui était sur le point d'être exécutée. Une dizaine de cadavres les entouraient, le sang encore frais recouvrait le sol et les murs alentours. Pour une raison inconnue, les Stormtroopers Impériaux n'avaient pas eu le temps d'accomplir leur tâche. Mais ils s'apprêtaient à en finir avec leur prisonnière. Sur la même lignée de ses actions précédentes, le Maître Jedi s'en mêla sans même prendre le temps d'analyser la situation. Décapitant celui qui se tenait en retrait, il envoya les ennemis restants rencontrer le plafond d'un geste de la main passé inaperçu. Rylen se retourna aussitôt vers son alliée pour lui faire comprendre qu'elle n'avait plus rien à craindre.« Viens avec moi si tu veux vivre. » dit-il sèchement à la rescapée avant de poursuivre sa route, sans même attendre une réponse.
Au fond du couloir se terminait enfin sa route. Mais peut-être qu'elle se concluait aussi pour Alastor: le vieil homme était attaqué par un grand nombre de Stormtroopers qui avaient fait sauté une porte pour l'atteindre. D'avantage attiré par l'aura et la détresse de son apprenti que par la poussière qui se dégageait de la salle où il se trouvait, Rylen fonça tête baissée sans prendre en compte la supériorité en nombre de ses adversaires. Mais dans un endroit clos et fermé comme celui-ci, le Jedi était selon lui dans une meilleure posture pour attaquer. Et cela se confirma.
Les tirs fusèrent à travers la poussière étouffante qui suivit l'explosion de la porte. Dans le cas présent, il était inutile d'attendre que l'ennemi se montre pour faire feu: ils avaient en face d'eux un Jedi, et en tant que clone la réflexion n'était en aucun cas autorisée. L'ordre était clair et précis: éliminer tout individu se rapportant à la description typique d'un Jedi ou portant un objet ou un vêtement Jedi, tel un sabre laser ou une bure de moine. Et généralement, dans une bataille comme celle-ci, le doute n'était pas permis. Conscients qu'ils avaient là de "dangereux extrémistes" et des individus pouvant "nuire à l'Empire et à ses valeurs" ils n'avaient pas le temps de réfléchir quant à son sort: ils devaient être tués. Dans tous les cas, ces clones étaient tellement cons qu'ils sautaient tous sur un Jedi dès qu'ils en voyaient un. C'est ce qu'il se passa pour le vieux Padawan qui s'était retrouvé pendant quelques minutes au centre du monde. Seulement quelques minutes car un autre de ces Jedi s'invita à la partie. Un Jedi plus puissant et plus redoutable.
« Attention au Jedi! AHHHHHHHHH! ... »
Les premiers clones qui rentraient tout juste dans la salle de commandes furent tués sans aucune pitié par le Grand Maître de l'Ordre. Leurs derniers cris de souffrance alertèrent les Impériaux qui étaient rentrés en premier. Lorsqu'ils aperçurent la lame bleue sauter dans tous les sens ils se concentrèrent sur lui et firent feu instantanément, tous ensemble. On ne pouvait pas savoir s'ils pensaient avoir à faire au même Jedi qu'ils avaient aperçu rentrer dans cette salle ou s'ils étaient au courant qu'ils étaient deux. Mais ils n’en avaient rien à faire. Ce qu'ils pouvaient voir, c'est qu'ils n'avaient pas un débutant face à eux. Il avait l'air invincible, repoussant tous les tirs d'une extrême facilité, sautant comme un gizka dans chaque recoin de la pièce pour se défaire des hommes en armure blanche.
« C'est Rylen Korr! Prévenez le Seigneur Omé... NON! AHHHHHH! ... »
La tête décapitée et le corps coupé en deux: c'est ce qui arriva à ce clone inconscient. Celui-ci venait de dire des mots qu'il n'aurait jamais dû prononcer en présence du Maître Jedi. Ce dernier, emporté dans sa série de crimes, donnait une belle représentation de la violence à son élève qui semblait être caché dans un coin de la pièce. Korr ne se laissait-il pas trop emporter? N'arrivait-il plus à se contrôler? Effectuant une vague de Force qui projeta de manière brutale quatre soldats vers le plafond, Rylen s'apprêtait à lancer son sabre sur le dernier rescapé lorsqu'il le vit, bras levés, prêt à se rendre pour éviter de se faire massacrer comme ses frères. Dans la continuité de ce qu'il avait commis jusqu'à présent, le Maître Jedi était prêt à l'assassiner sans éprouver le moindre remord ni le moindre petit regret. S'approchant doucement de lui, le sabre laser fut levé et s'apprêta à retomber sauvagement sur sa prochaine victime mais une main aussi douce que le vent de Naboo retint le bras de Rylen Korr au moment où celui-ci s'apprêtait à frapper.
« Bon sang, mais vous étiez prêt à tuer ce gars? Il s'est rendu! »
C'était la Rebelle qui avait évité le peloton d'exécution. Celle que le Jedi avait sauvée. Elle avait vu ses amis mourir sous ses yeux, tués sans aucune pitié par ces sbires sans âme. Et pourtant elle voulait lui laisser la vie?! Mais était-elle insensée ou tout simplement sage comme devrait l'être Korr?« Bien-sûr, je suis un Term... Je suis un Jedi. Je suis un... Jedi... » le Jedi se figea et recula doucement, regardant le clone qui était effrayé et qui avait vu la mort défiler devant ses yeux, « Un Jedi... »
Korr respira un grand coup et désactiva son sabre laser. Il contempla quelques instants la boucherie dont il avait été l'auteur. Les corps sans vie des Stormtroopers gisaient dans toute la salle. Et bien qu'il n'y ait eu aucune goutte de sang projetée, la scène était impressionnante. Était-il réellement l'auteur de ce massacre? Qu'aurait-il fait si la femme Rebelle ne l'avait pas arrêté? Aurait-il pu se rendre compte de l'extrême férocité qui commençait à le caractériser?
Apercevant Alastor dans un très mauvais état, à quelques pas de lui allongé par terre, Rylen alla à sa rencontre et s'occupa de son état de santé...[A suivre, la course poursuite avec Slice, très prochainement...] -
Post n°170
Auteur : Rylen KorrAlastor était dans un mauvais état. Il réussit néanmoins à prévenir Rylen de ce qu'il se passait au niveau supérieur. Il lui fit part de ce qu'il savait, notamment en ce qui concernait Chloé, une talentueuse Jedi qu'il avait vraisemblablement épaulé. Deschanel indiqua avoir été séparé de sa collègue après que celle-ci ait engagé un combat contre un Seigneur Sith. Selon lui, c'était... Hurza. Le tenaient-ils enfin?! Se retournant vers la femme Rebelle qui venait de ligoter le soldat Impérial captif, Korr lui ordonna d'aider le vieil homme à se déplacer. Sans dire un mot de plus, le Maître Jedi quitta la salle de commandes et se dirigea vers l'accès menant au niveau supérieur. Il y parvint très rapidement mais se retrouva face à un obstacle: une porte blindée qui venait tout juste d'être verrouillée. Le natif de Coruscant utilisa instinctivement la vague de Force avec l'espoir de la détruire mais celle-ci résista, au contraire du plafond du corridor qui trembla violemment et qui faillit s'écrouler. Rylen devait s'en remettre à son arme et à sa première alliée: son sabre laser. La lame traversa le blindage qui lui faisait face. Ça marchait. C'était sans conteste le moyen le plus efficace dans ce genre de situation. Rylen Korr place dans son arme toute sa détermination et sa volonté pour franchir l'obstacle et passer de l'autre côté. Un autre côté habité par un Guerrier du Côté Obscur. C'était Hurza. Rylen le sentait! Ce traître était de l'autre côté de la porte, il était à quelques mètres seulement de lui!
Le blindage s'écroulait petit à petit sous la puissance dégagée par la lame du sabre laser. Les étincelles jaillissaient de part et d'autre de la porte. Et une ouverture commençait à se dessiner. Un cercle de feu apparut alors et l'épais revêtement de duracier devint un simple bout de métal de plusieurs centimètres de diamètre. Un petit bloc en acier néanmoins très lourd qui s'écroula ce qui permit à un individu de pénétrer dans une salle qui avait été fermée et isolée. Rylen Korr, le sabre toujours allumé fit un pas en avant et découvrit avec stupeur le corps tremblant de la femme qui s'était opposée à Hurza. Ce dernier disparut dans un trou artificiel menant à l'étage inférieur après avoir creusé le regard du Grand Maître de l'Ordre durant quelques secondes. S'approchant aussitôt de Chloé qui était visiblement mal en point, Rylen désactiva son sabre laser et s'accroupit avant de vérifier dans quel état se trouvait réellement sa consœur. Mais le Jedi était conscient qu'il avait une opportunité rare d'arrêter l'ancien Maître de la jeune Senara et d'abattre un dangereux Seigneur Sith. Il devait choisir entre la survie de sa camarade et la réussite de sa mission. Heureusement pour lui, le camarade clone qu'il avait abandonné un quart d'heure auparavant apparut à travers l'ouverture de la porte blindée et vint en aide à Rylen. Ce dernier lui fit comprendre que la jeune femme au sol était très mal en point et qu'il fallait lui administrer des soins au plus vite. Korr se dirigea alors sans plus attendre vers l'ouverture d'où s'était volatilisé son adversaire pour le poursuivre. Relevant une dernière fois la tête vers son camarade clone qui se tenait au chevet de Chloé, Rylen lui donna les consignes à suivre. Sans le savoir, il lui parlait pour la dernière fois.« Partez. Maintenant! » leur ordonna-t-il avant de tomber volontairement dans le trou et de disparaître à son tour. Rylen Korr se retrouva alors nez à nez avec le Seigneur Sith. L'affrontement était inévitable. Abandonnant sa cape qui pourrait le désavantager et serrant le manche de son arme qui était sur le point de s'allumer, il ouvrit les hostilités en osant croire que son adversaire pouvait se rendre et éviter les complications, « Rends-toi, tu ne peux t’échapper! » déclara t-il sereinement à l'homme qui lui faisait face.
Mais cet homme n'était pas du même avis que le Jedi. Celui-ci fut dupé par son adversaire qui lui fit croire qu'il était prêt à combattre mais qui préféra fuir au lieu de se confronter à un ennemi bien plus fort que lui! Une course-poursuite dans les longs couloirs de la Forge Stellaire s'engageait alors. Toujours dans son champ de vision, le Sith n'avait pas l'intention de se battre. Rare étaient les Guerriers du Côté Obscur qui se rendaient compte s'ils avaient ou non des chances de surpasser un Jedi. Celui que Rylen poursuivait était parfaitement conscient de la réalité et de ce qu'il pouvait réussir à faire. Les deux hommes débarquèrent alors dans une aile en construction. Le décor était vivant contrairement aux secteurs parcourus par Korr depuis qu'il avait été isolé de ses pairs. Des dizaines de droîdes différents exécutaient leurs tâches respectives à différents niveaux d'un échafaudage installé au-dessus du puits sans fond. Aucun de ces robots ne semblait être dérangé par ces deux cons qui gênaient et qui sabotaient leur travail. A la poursuite de son ancien confrère, Rylen ne le lâchait pas d'une semelle. A tel point qu'il reproduisait les gestes du Sith bien qu'ils soient périlleux. Un seul faux mouvement et il pouvait tomber dans le vide. Mais il était parfaitement guidé. L'instinct, l'intuition, l'instant présent. Ces préceptes lui permettaient de bien agir et de prendre les bonnes décisions. La Force Vivante était une philosophie très utile dans la situation où il se retrouvait.
Effectuant un saut dangereux au-dessus du vide infini, Rylen s'agrippa avec difficulté sur la poutre par laquelle Hurza avait pu grimper en haut de la structure temporaire. Agile et vif dans ses mouvements, le Maître Jedi aurait voulu que son Padawan assiste à cette ascension. Une ascension qui faillit se conclure lorsqu'un droîde tomba du niveau supérieur de l'échafaudage et que sa réserve de gaz, lors de l'impact avec une structure métallique créa une explosion virulente qui brula la botte gauche de Korr. Ce dernier eut tout juste le temps de se jeter sur une surface plate qui se trouvait au-dessus de lui. Le danger derrière lui, il se concentra à nouveau sur son ennemi qui était vraisemblablement prêt à courir tant que son poursuivant ne l'abandonnait pas. A un moment ou un autre, Rylen finirait par le rattraper et coincer. Ou bien Hurza finirait par se bloquer lui-même.
Arrivé sur une position élevée de l’échafaudage, le Jedi baissa son regard et observa le Sith s'agripper tel un Wookie avec une liane sur un câble qui céda et qui le fit lourdement tomber dans le vide. Du moins sur un long bras de construction, plus communément appelée "grue" dans le civil. C'était le moment pour Rylen Korr d'en finir avec cet homme. Respirant une grande bouffée d'air, le Grand Maître de l'Ordre se laissa tomber sur l'étage inférieur avant de sauter en direction du bras porteur de charges. Mais la surface sur laquelle il venait d’atterrir était instable. Il glissa et dut s'agripper à son tour sur le bord de l'édifice pour ne pas échouer dans la pénombre obscure du puits. Vérifiant que son sabre était toujours à sa ceinture, Rylen continua sa traque et parvint à quelques mètres seulement du Seigneur Sith qui se savait dans le pétrin. Celui-ci demanda avec politesse au Maître Jedi de se tirer, il se savait en danger. Hurza était persuadé que ça allait mal se finir pour lui. Mais il n'abandonnait pas. Même lorsque sa cape parvint entre les mains de Korr qui n'eut pas le temps de le retenir plus de trois secondes. Il y était presque!
La grue avait une longueur déterminée et les deux hommes étaient sur le point d'arriver au bout de la structure. Réussissant simultanément à grimper sur le bras de construction pour faciliter leur progression, ce qu'avait prédit Rylen se réalisa: Hurza était coincé. Il était fait comme un rat! Arrivé à l'extrême limite de la chute libre et de la mort, le Seigneur Sith dut se résoudre à interrompre sa fuite et à se retourner pour faire face au Maître Jedi qui s'arrêta également. Les deux hommes se lançaient de nouveau ce duel du regard. Mais cette fois-ci, Slice ne pouvait tout simplement pas faire preuve de lâcheté. Il en avait la possibilité, mais ce serait jouer avec la mort. Non, ce serait faire un pacte avec la mort. Il n'y avait aucune autre issue.« Votre petit jeu touche à sa fin, Seigneur Sith. Rendez-vous ou vous mourrez. » déclara Rylen en brandissant son sabre laser activé en direction d'Hurza.
Le Sith ne semblait pas inquiet. Loin de là. Il semblait plutôt amusé. Mais il cherchait une issue de secours. Il eut l'intelligence de le faire en parlant à son adversaire, l'obligeant à se concentrer sur ce qu'il disait pour qu'il puisse plus facilement s'échapper. Mais ce qu'il avait à dire était plus intéressant que Rylen ne l'aurait imaginé...
« - Vous n’abandonnez donc jamais ? … La persévérance est d’ordinaire une qualité mais en cet instant elle vous a perdu Seigneur Korr … Vous avez abandonné ceux qui avaient besoin de vous pour vous livrer corps et âme à ma poursuite. A présent Chloé et le vieux sont foutus ... Quant à vous, il vous suffit de vous regarder avec humilité : est-ce là les actes que l’on attend d’un maître ? Nous sommes suspendus dans le vide, à la merci de la gravité et des décisions qui vous ont menées dans cette situation. Où sont l’harmonie et la sérénité dans ce que vous avez fait ? Vous avez privilégié l’action au détriment de la sécurité des vôtres. Dans cette situation vous avez agi sous le joug du chaos et de la passion … Vous vouliez m’attraper … Vous en rêviez hein ?! Et pour cela vous vous êtes mis à courir tête baissée et et vous vous êtes fait isoler par un seul ennemi ... Vous êtes tombé dans un piège aussi grossier avec tant de facilité … Je m’attendais à quelqu’un de moins crédule venant de vous … Finalement nous avons plus de chose en commun que je ne pouvais le penser. Nous ne sommes pas dans une impasse mais vous ne comprenez pas … Vous n’avez jamais rien compris … C’est bien pour ça que l’Omega à réussit son coup et que vous viviez il y a peu encore sous la glace ! Je ne suis pas votre ennemi mais ce jour viendra. Seigneur Korr ouvrez bien vos chtites noreilles car je ne le répèterais pas : votre attaqua m’a été d’un grand secours car alors que le faux Empereur a concentré son attention sur sa Forge, les miens ont mis à feu et à sang son Temple Sith sur Kashyyyk … Une Guerre de Religion va embraser ce monde. L’heure vient où la bannière nimbée de sang du Hérault de Cypher va resurgir des limbes de l’histoire. Je suis le Prince Noir, leur Seigneur, mais les anciennes écritures me mentionnent sous le nom du paria. Car sachez que je ne suis que l’un des cinq. Car quatre de mes frères font partis de la légende, l’Omega est l’un deux … A vous de trouver les trois derniers si vous voulez mettre fin définitivement aux maisons Siths … Mais dîtes moi Seigneur Korr, craignez-vous la mort ? Je suis mort une première fois, je n’ai pas peur de la seconde ... »
Le Temple Sith de Kashyyyk brûlé? Une scission parmi les Sith? Était-il en train de raconter la vérité? Quoi qu'il en soit, ce Sith était fourbe et profita de cet instant de repos pour se retourner et pour sauter dans le vide. Se rapprochant aussitôt du bord de la grue pour voir s'il avait eu le temps de se rattraper à une structure, Rylen n'y remarqua aucun signe de vie. C'était l'obscurité totale. La pénombre avait avalé Hurza. Néanmoins, le Maître Jedi savait au fond de lui qu'il ne s'était pas donné la mort. Un droîde de construction avait très bien pu le rattraper en plein vol.
Après tout, Slice avait peut-être programmé ce plongeon spectaculaire et cette dernière phrase théâtrale qui le montrait comme un demi-dieu ne craignant pas la mort.« Il n'y a pas de mort, il n'y a que la Force, Prince Noir... » Dit-il doucement en fixant le vide profond du puits, « Et je ne peux la rejoindre tant que je n'ai pas accompli mon devoir... »
Désactivant son sabre laser et le rangeant à sa ceinture, Rylen ressentit soudainement une perturbation dans la Force. La grue trembla et l'échafaudage bascula, le Maître Jedi coincé au milieu de ce piège grandeur nature... -
Post n°171
Auteur : CurtisEn direction d'un hangar sous contrôle Impérial...
Les salves de laser venaient s’échouer contre la paroi du plafond de l’ascenseur. Il était inutile de gaspiller d’avantage de munitions puisque presser la détente dans ces conditions ne servaient à rien. Mais Curtis devait faire quelque chose. Il devait se bouger le cul. Car même s’il n’en avait pas eu la confirmation, il était certain d’une chose : le « prédateur » se trouvait en ce moment même sur le toit de l’élévateur! Et s'il ne trouvait pas un moyen de s'en défaire il allait se faire tuer dans très peu de temps! Ce serait bien évidemment une issue difficile à avaler après tout ce qu'avait affronté le soldat Impérial dans cette bataille de la Forge Stellaire. Car il était presque arrivé au hangar. Il était sur le point de quitter cette structure dangereuse et effroyable. Ce premier affrontement se terminait enfin.
Du moins il était toujours à bord du bâtiment Sith. Mieux valait ne pas penser à l'avenir. Curtis devait se préoccuper du présent. C'est à dire du "prédateur" qui attendait le meilleur moment pour débarquer dans l'ascenseur et pour en finir avec le soldat Impérial. Ce dernier se rua à l'extérieur du turbo-élévateur lorsqu'il fut arrivé à l'étage désiré. Le militaire courut à grandes enjambées à travers ces couloirs propres et toujours pas dégradés. La zone devait être aux mains des Impériaux. C'était une bonne nouvelle pour le matricule 488-208 dont le souhait était de retrouver au plus vite de la compagnie (même hostile) pour que la chose qui le poursuivait depuis maintenant plus d'un quart d'heure le lâche et se concentre sur quelqu'un d'autre. Car Curtis l'avait compris: cette bête n'attaquait jamais ses proies lorsqu'elles se trouvaient en groupe. Elle se découvrait seulement lorsque son gibier était isolé... Une parfaite technique de chasseur. Arrivé au bout des corridors, le soldat Impérial traversa une porte coulissante et tomba sur un hangar. Il y était enfin arrivé!Pour un hangar sous contrôle de l'Empire, il y avait très peu de vaisseaux et de véhicules! Il y avait en effet un seul transport de débarquement Impérial qui se trouvait au fond de la large plate-forme. Elle semblait être à l'arrêt. Curtis ne parvint pas à distinguer combien il y avait d'hommes à l'intérieur mais il n'en avait rien à faire: il quitterait la Forge Stellaire dans ce vaisseau, quoi qu'il arrive. Il ne resterait pas une minute de plus ici. Tournant la tête pour vérifier s'il n'était pas poursuivi, l'assassin fut heureux de constater qu'il n'y avait personne derrière lui. Avait-il réussi à semer la bête? Il l'ignorait. Mais le militaire remarqua aussitôt les nombreuses passerelles en hauteur qui surplombaient les quais d’atterrissage et de décollage. Lançant un regard discret vers celle qui se trouvait au-dessus de lui, son sourire se dissipa aussi vite qu'il ne s'installa lorsqu'il aperçut une silhouette insaisissable qui sautait de pont en pont pour rattraper sa proie et pour la dépasser. Poussant un juron qui se fit entendre à l'autre bout du hangar, Curtis dut se contraindre à continuer sa course pendant encore quelques minutes. Le transport Impérial n'était plus très loin. Mais le "prédateur" comptait bien empêcher l'assassin de rejoindre l'appareil volant. La mystérieuse bête sauta au sol et se retrouva à quelques pas seulement de l'unité Impériale. Elle s'arrêta et tira une décharge d'énergie qui toucha l'épaule droite de 488-208 qui s'écroula. Apercevant du regard deux camarades qui se demandèrent ce qui lui arrivait et qui s’apprêtèrent à lui venir en aide, Curtis leur conseilla de sauver leur peau à défaut de sauvegarder la sienne.Spoiler : FOND SONORE
« Allez à l'hélicoptère! » hurla t-il avant de se retourner vers l'auteur du tir qui se rapprochait de lui.
Son cœur battait de plus en plus vite. Il allait se faire achever par cette bête! Elle n'était plus qu'à quelques mètres de lui! Mais aussi étrange que cela puisse paraître, la chose ne semblait pas vouloir en finir immédiatement avec lui. Non. Sa silhouette invisible mais mobile laissa la place à un corps physique et bien visible aussi effrayant que les monstres marins des océans Naboo. Curtis voyait enfin le visage de son chasseur. Curtis voyait enfin à quoi ressemblait cette bête qu'il avait affrontée à de multiples reprises dans la Forge Stellaire!
L'étrange prédateur laissa tomber ses armes et s'approcha subitement de Curtis. Celui-ci n'avait pas fait un seul mouvement depuis qu'il s'était retourné pour voir où était son adversaire. Mais la bête l'obligea à se lever. L'attrapant et lui montrant par la même occasion la force dont elle était dotée, celle-ci remit sur pieds le soldat Impérial qui ne sut comment réagir. La repousser? La caresser? La frapper? 488-208 se contenta de la regarder droit dans les yeux, la défiant sans la craindre bien qu'il fasse plusieurs têtes de moins qu'elle. Que recherchait-elle? Alors qu'elle aurait pu l'achever, elle l'aidait à se relever! Aussi étrange que cela puisse paraître, elle se contenta d'enlever son masque et de montrer à son ennemi son horrible visage et ses affreuses mandibules. Chose étonnante à souligner: Curtis ne sembla pas étonné. On aurait dit... qu'il se souvenait enfin de son passé. Celui qu'il avait oublié...« T'as pas une gueule de port... » tenta t-il de dire avant de se faire violemment frapper par la bête.
Le sang jaillit de la bouche du militaire mais il avait tellement reçu de coups en ce jour singulier qu'il ne pouvait plus distinguer les maux et la douleur. Relevant la tête avant de cracher sur la bestiole, cette dernière répliqua une nouvelle fois en frappant de plus belle le soldat Impérial qui faillit s'écrouler de nouveau mais qui resta -difficilement- debout. Le prédateur semblait être furieux si on s'en remettait aux mouvements de sa mâchoire et de ses mandibules. Curtis remarqua alors une étrange cicatrice sur la gueule de ce monstre et sans comprendre réellement pourquoi, il se demanda s'il n'était pas lié d'une quelconque manière à cette blessure. Quoi qu'il en soit la vie allait s'arrêter pour lui. Il n'avait ni le courage, ni la force de se battre face à un adversaire aussi puissant que cette chose. Blessé et exténué par les efforts surhumains qu'il avait accompli jusqu'ici, il avait le droit à un repos mérité. Mais on pouvait croire qu'un ange-gardien veillait sur lui: pour une raison inconnue, la bête recula et sembla vouloir s'en aller. Fixant une dernière fois l'homme qu'elle avait suivi et traqué durant de longues heures dans cette structure bientôt défunte, elle sembla lui indiquer par ce simple regard qu'elle le retrouverait. Elle sembla lui dire qu'elle n'en avait pas fini avec lui. Ainsi elle disparut.
Le transport Impérial quitta sans difficultés la Forge Stellaire avec à son bord un soldat atteint et meurtri. Curtis, matricule 488-208 de classe Delta, venait d'éviter la mort alors qu'il n'avait jamais été aussi proche de la fin qu'en ce jour funeste et dramatique. -
Post n°172
Auteur : Darth Malraas[hangar]~Transport Trandoshan~
Qui pisse au vent, se rince les dents.
T-46 dans une conversation avec Leader T.
Dans la cohue des dernières minutes, l’équipage du transport Trandoshan s’ennuie.
Les trois gaillards gardant l’entrée de la soute s’amusent à compter les vaisseaux repartant de la Forge. Il paraîtrait en vue des grands gestes et de l’afflux d’hommes et de femmes, que le compte à rebours soit assez proche de la fin pour alarmer tout le monde. Les soldats se crispent lorsqu’un groupe semble avancer dans leur direction.
-Sergent, à douze heures.
-Laisse couler T-46, il tourne ses yeux vers son acolyte, t’as retiré la sécurité ?
T-46 comme Terroriste numéro 46, nom de matricule pour l’occasion hoche le menton et soulève sa main pour confirmer les dires de son sergent. T-49 l’autre soldat, retire sans finesse la sécurité de son gros blaster dans un geste quasi vulgaire.
-Sécurité retirée. Si y’a un Jedi dedans ?
-Du pareil au même 49.
Personne ne prendra le Trando sans nous passer dessus.
-Ouais, et personne n’a de billet de transport à part les nôtres, murmure T-46.
Un bruit de pas apparaît derrière les soldats en poste.
Le Lieutenant Shwarskoff descend la passerelle.
-Du grabuge messieurs ?
Au même moment le groupe change de trajectoire et bifurque pour rejoindre un transport militaire.
-RAS. Annonce le sergent dans un ton transpirant la déception. Ah !
Les soldats tendent l’oreille pour en entendre plus mais visualisent eux-mêmes.
Deux hommes arrivent directement sur eux, dans leurs mains un datapad, probablement muni d’une unité permettant de repéré des coordonnées. Ils relèvent le nez à vingt mètres du transport Trandoshan pour apercevoir les canons de blasters braqués dans leur direction. A cette distance impossible de savoir si le cran de sécurité est retiré. L’un des hommes lève la main.
-C’est quoi ça ? Il appelle son taxi Coruscanti ? J’suis pas son pote ! Y’a pas de mot de passe, de nom de code ?
- Les matricule abruti ! Grogne le sergent
Bien sûr, l’une des raisons pour identifier les CSIens des autres.
Un matricule à la calligraphie singulière et la même lettre avant un tiret et deux chiffres.
Shwarskoff secoue la tête et sort une unité portative de sa tenue de combat bien trop lourde pour lui. Les deux hommes arrivent sur eux et tentent de passer la garde.
-Oh ? Vous faites quoi les gars ? T-46 braque son blaster sur le front du premier. Y’a un protocole à respecté, on est pas des pirates.
T-49 sert le manche de son arme, le sergent fait de même et le Lieutenant vérifie sa liste.
-T-25 et T-13 où sont vos vaisseaux ?
Ca c’était une bonne question, se dit T-46 prêt à faire feu et à déverser la cervelle de 25 partout dans les environs. Feu d’artifice miniature avant celui principale, le grandiose, le final de cette mission.
Il n’y avait qu’un transport pour débarquer les troupes, le reste des CSIens était venu par leurs propres moyens. D’ailleurs c’était depuis la chasse du Fléau.
-Dans le charnier. Quelque part sous les décombres, Lieutenant.
-D’accord. J’ai vos noms sur la liste et affectation militaire, vous êtes capable de me les donner ?
Simple confirmation de matricule.
T-46 voit déjà dans son esprit le crâne de son camarade volé en éclat.
T-25 et T-13 se regardent avant de fixer le Lieutenant. 46 voit déjà du sang gicler avant même de penser à appuyer sur la gâchette.
-Noms et affectations inconnus.
Protocole de sécurité, monsieur.
-Vous pouvez rentrer.
Une fois les deux CSIens remontés à bord, 46 laisse échapper sa tristesse.
-merd* ! Nos missions se passent toujours trop bien.
J’ai flingué personne depuis la mutinerie du Capitaine Gelmir !
Shwarskoff lui donne une claque derrière la tête.
-Tais toi, tu veux ?
J’ai un appel à passer, dix minutes avant la destruction du jouet impérial.
Sergent vous prenez le relais pour l’embarquement et remettez vos sécurités !
-A vos ordres !
Le Lieutenant tend le listing informatique des troupes au sergent pendant que T-49 et T-46 réenclenchent la sécurité de leurs armes. Une fois le Lieutenant hors de vue, 46 la retire. Six minutes plus tard et plusieurs embarquements plus tard les moteurs vrombissent tendrement. La com’ avec l’ensemble des unités séparatistes dans la Forge confirme que tous les soldats sont partis, soit à l’intérieur du transport Trandoshan, soit à bord de leurs chasseurs.
Shwarskoff active les répulseurs pour parvenir à l’extérieur des boucliers atmosphériques de la Forge Stellaire, stabilisant le transport à quelques mètres du sol, il observe le vide interstellaire.
-Le timing doit être parfait en espérant voir Condor au bon moment.
Poussant sur le manche, le transport quitte la Forge…
HRP
FIN, de post pour moi et pour la CSI dans les Hangars.
En espérant avoir les réponses des départs des membres de la CSI présents dans cette mission. -
Post n°173
Auteur : SliceL’engagé Dia, qui était pourtant un grand gaillard natif de la campagne, commençait à sentir les limites de son propre corps. Courir était une chose relativement facile pour une personne en bonne santé, mais le faire tout en portant une personne inconsciente sur son dos demandait bien plus qu’une simple forme physique. Après une dizaine de minutes à faire ainsi le zouave, Ace avait visiblement appris cette leçon à ses dépens. Car bien qu’Elerina n’égalait pas le poids d’un Hutt, elle était aussi légère qu’un bon sac de pomme de terre. A bout de souffle, le soldat Séparatiste demanda à sa camarade le temps de faire une pause. A ses mots, Caitlyn le jugea avec sévérité. La montre jouait déjà contre eux et la halte que réclamait Dia n’allait pas arranger les choses …
Après l’avoir encouragé avec virulence à reprendre la route, elle comprit avec horreur que s’ils le faisaient en cet instant, Ace était tellement naze que ce serait à elle de se trimbaler Elerina. Cette option n’était pas envisageable. Il était bien entendu hors de question pour elle de porter l’apprentie de l’Omega. Enervée, elle concéda à contre cœur la pause que réclamait son camarade. Pendant que le pauvre bougre déposait son arme et sa prisonnière pour rattacher son gilet tactique et reprendre son souffle, sa collègue montait la garde. Le couloir qu’ils avaient arpenté se terminait pour donner sur un gigantesque embranchement aux multiples passerelles. Sous ces dernières se trouvait un gouffre dont on ne voyait pas le fond. Il y avait des ponts de toutes parts, certains se croisaient tandis que d’autres filaient vers les profondeurs de la forge. Les uns étaient en hauteur, d’autre à mi-hauteur tandis que les derniers se trouvaient littéralement en contre-bas. C’était un véritable labyrinthe en trois dimensions qui était plongé dans le noir. Il s’était déroulé ici-bas une terrible bataille dont nulle faction ne semblait en être sortie vainqueur. Les corps des combattants s’amoncelaient de toute part et l’éclairage ayant été endommagé dans les combats, on ne pouvait s’orienter qu’à la faible lueur des incendies dont la fumée rendait la respiration difficile. C’était un endroit idéal pour leur tendre une embuscade ! L’arme à la main Caitlyn était aux aguets. Ils étaient bien trop exposés et cela ne lui plaisait pas du tout. Bon dieu qu’elle n’aimait pas cet endroit …
Le regard fixé sur toutes ces plateformes, la Séparatiste n’accordait pas la moindre attention à son compagnon. Tout d’un coup, elle aperçut une silhouette qui se mouvait discrètement dans la pénombre au-dessus d’eux. Elle épaula son fusil, et à la surprise de tous, tira dans cette direction. Elle avait vu juste et l’instant d’après une lame blanche apparût dans l’obscurité pour dévier son tir. S’il n’en avait pas été le cas, alors celui qu’elle avait visé aurait été touché. L’individu qui était tapis dans l’obscurité éteignit immédiatement son sabre et disparus une nouvelle fois dans le noir. Alerté, Ace se jetât sur son arme et braqua à son tour son fusil dans la direction d’où il avait aperçu l’individu. Ce dernier avait disparus et on n’entendait en cet instant plus que le bruit de la respiration des protagonistes. Caitlyn était frustrée d’avoir raté son tir et elle fît signe à Ace de rester avec leur prisonnière. L’arme à la main, elle s’avança doucement sur la passerelle qui se trouvait devant eux avec l’intention de retrouver et de descendre le joueur de cache-cache.
La fumée présente en ce lieu ne tarda pas à occulter sa silhouette. Puis vint rapidement le moment où jeune femme disparue définitivement du champ visuel de son camarade. Alors qu’un silence pesant s’était installé sur les lieux Ace entendit soudain un cri perçant dont l’écho résonna longuement dans le gouffre. C’était la voix de Caitlyn ... Voyant qu’elle ne revenait pas, il alluma la lampe torche de son blaster pour voir ce que cachait l’obscurité. Il y avait des corps et des corps mais pas la moindre de trace de Caitlyn … Attrapant à la va-vite Elerina, il fût contraint à s’avancer à son tour pour passer à travers l’obscurité. Son pas était encore lent mais heureusement il n’eut qu’à faire une dizaine de mètres pour la retrouver au centre de la passerelle. Caitlyn se tenait debout, aussi immobile qu’une statue ... Sa respiration était haletante et visiblement elle était en train de pleurer.
« - Caitlyn ? »
Aucune réaction … Elle lui tournait le dos, son arme à feu était mollement dirigée en direction du sol tandis qu’elle se tenait la tête de sa main libre. Ace était partagé entre aller voir ce qui n’allait pas avec son amie ou bien surveiller les alentours de peur que le mystérieux personnage de tout à l’heure ne les attaques. La jeune femme cria une nouvelle fois de douleur avant de lâcher son arme. Elle tomba à genoux et passa ces deux mains sur sa tête.
« - Fait le partir …Fait le partir !!!! »
La situation était assez déroutante. Qu’était-elle bien en train de faire et de qui pouvait-elle bien parler ? Le brave soldat Séparatiste n’avait malheureusement pas toutes les informations pour comprendre ce qui se passait sous ses yeux car en cet instant Caitlyn était la cible d’une attaque mentale de la part d’un sensitif. Elle entendait des voix dans sa tête que nul autre ne pouvait percevoir. De faibles murmures sonnaient à ses oreilles et malmenaient son esprit. A chaque seconde qui passait, une nouvelle voix venait se rajouter aux autres. Les propos proférés étaient clair et sans équivoque, il était question de meurtre, de suicide, mais aussi de sa vie et de sa mort. C’était comme si l’on pompait son esprit et qu’on utilisait ce que l’on y trouvait pour la faire souffrir et la contraindre à obéir. C’était une unique et même voix, une seule et même personne, dont les propos se perdaient en milles murmures au même moment, agressant son âme et tourmentant son esprit. On lui intimait des ordres clairs. Chaque fois qu’elle résistait, c’était comme si on lui déchirait le cœur et la tête.
Caitelyn avait beau tout faire pour échapper à cette emprise elle ne pouvait vaincre l’esprit de son agresseur. Son bras droit ne lui répondait déjà plus et bien qu’elle s’efforçait de tenter de garder le contrôle, elle commençait à faiblir. Le monde s’assombrissait, ce qui l’entourait devenait flou, elle apercevait d’où provenait cette attaque mentale et donc où se cachait son adversaire mais elle ne pouvait rien faire … Parler était aussi douloureux qu’un coup de couteau … La Séparatiste tourna sa tête en direction de son coéquipier au prix d’une énième douleur. Elle regarda Ace avec colère.
« - Pt’ain de merd* … Mais tu vas te casser Ace ? … On a une mission … »
Ses yeux se révulsèrent derrière sa cagoule. Elle cria une nouvelle fois avant de se saisir de son blaster et de se relever. Son corps tremblait des pieds à la tête. Lentement elle commença à pointer son fusil en direction de son compagnon. On altérait son esprit et la manipulait comme une marionnette… Ace ne bougeait pas. Il était littéralement figé face à son ange gardien qui se retournait à présent contre lui … Devait-il l’abattre ? Fuir ? … L’arme était maintenant braquée sur lui … C’était la fin … Le Sith qui se trouvait dans l’ombre avait gagné … C’est alors que dans un cri de rage Caitlyn se retourna en direction d’où se trouvait celui qui la manipulait. Elle braqua son arme à feu dans sa direction et appuya à plusieurs reprises sur la gâchette. Au prix de bien des efforts la soldate Séparatiste avait réussi à se libérer de l’emprise de son ennemi. Cette situation qui témoignait d’un esprit fort et combatif.
Le Sith ne compris pas ce qui venait de se passer. En un instant sa marionnette se retourna dans sa direction et lui tira dessus. Il se trouvait sur une passerelle en hauteur et se jeta littéralement sur le côté pour éviter les tirs. Son saut le déstabilisa et il chuta lamentablement. Ce dernier vint alors s’écraser sur la passerelle centrale où se trouvaient les Séparatiste. Il se releva d’un bon et activa son sabre pour renvoyer les quelques rafales qui fusaient dans sa direction. Appelant la force à lui, il décupla en un instant sa vitesse et dans un bond, atterrit sur Caitlyn. Il trancha le blaster de son ennemie d’un coup sec avant de lui assainir un violent coup de coude en pleine mâchoire. Alors qu’elle titubait en arrière, il passa sa main libre sur son épaule et la ramena à lui en lui plaquant la lame de son sabre laser sous la gorge. L’épée laser éclairait enfin le mystérieux agresseur, tout de noir vêtu, il portait là un heaume qu’Ace Dia reconnut en un éclair … Caitlyn servait de bouclier humain à Slice Bloodrush aussi connu sous l’identité de Darth Raziel. D’un geste bref, le maître sith arracha la cagoule que portait la jeune femme et la jeta à terre (la cagoule pas sa victime banane !).
« - Jette ton arme où je la bute ! »
Les yeux de la jeune caporal intimait à Ace de s’enfuir avec leur butin. Mais pouvait-il abandonner ainsi sa muse ? -
Post n°174
Auteur : Ace DiaAutant dire que la situation tournait au dépourvu. Qui aurait cru qu'un tel revers de situation allait opérer ? Il était bon pour certains de croire à une force suprême qui contrôle la chance, la destiné, ou n'importe comment vous appelez le parcours de votre vie, mais à cet instant là, j'avais maudit le fils de pte qui avait cette responsabilité ! Cette bure noire ténébreuse, mystique, et cet étrange et terrifiant heaume, je la reconnaîtrais d'entre mille. D'ailleurs comment oublier l'allure unique de quelqu'un qui t'avait précédemment sauvé la vie. Quelqu'un avec qui tu as partagé une longue expérience.. Quelqu'un en qui tu croyais. C'était lui, l'ancien Sith de l'UCEF, Darth Raziel. Son apprenti ne devait être trop loin, caché dans un coin obscur. Ces Siths impériaux sont de toute façon trop lâches pour aller se balader seuls comme des grands.. Ces chiens galeux ne font que suivre leurs maîtres comme de bons toutous qu'ils sont. Le bout de son sabre blanc, caressait la gorge de Caitlyn, effleurant sa peau délicate. D'un coup il pouvait mettre fin à sa vie et me priver de mon seul amour sincère. D'un simple coup, simple mouvement de bras, mes yeux pleurerait la perte d'une muse, la mienne. La perte d'une raison de vie. Je ne pouvais me résoudre à la perdre.
«
- Laisse là s'en aller... »
C'était là une tentative vaine. Il était impensable qu'il aurait pu laisser filer son atout, risquer sa mort et surtout perdre la fameuse et très importante captive, tout ça pour une phrase dite aussi sèchement et en laquelle je n'y croyais même pas.
Chaque être doté d'intelligence est, un jour ou l'autre, confronté à la réelle détresse d'un choix décisif qui basculera une majeure partie de sa vie, et je n'échappais pas bien sûr à la règle. Au fond de moi, un combat décisif se déroulait. Il me fallait choisir entre sauver Caitlyn ou assurer la mission. Le choix n'était clairement pas des plus simples. Le temps figé, les idées fusaient dans mon esprit, cherchant une solution. J'essayais d'étudier les divers cas, les différentes possibilités, ce qui pouvait se produire. Il était certain qu'un maître Sith ne se déplaçait qu'en compagnie de son apprenti. Il devait se terrer dans la noirceur de la salle, s’apprêtant à surgir de nulle part. D'un autre côté, si je me retournais, et encore je ne connais même pas le chemin, Raziel obtenait une parfaite ouverture pour achever ma bien aimée et moi même, sans parler du risque d'une éventuelle embuscade. D'autant plus que je n'étais pas des plus rapides, et encore.. Le poids, légèrement au dessus de la norme, de ma prisonnière n'y arrangeait rien. J'étais exténué, à bout de souffle, blessé, mes capacités physique étaient à leur limites. Et puis, il y avait elle. Était-ce trop demandé de ma part que de vouloir connaître l'amour ? L'amour... Je ne souhaitais que vivre en sa compagnie, vieillir en la contemplant, en savourant chaque parcelle de son corps et de son âme. Était-ce si difficile au destin de me laisser enfin tranquille, de me laisser vivre ma vie comme un doux et parfait rêve apaisant ? De connaître enfin la paix ? Il était bien triste, mais il fallait l'accepter, que ma vie était dirigée dans un univers de chaos et de guerre. Que ça soit entre camps pour différentes politiques, ou bien entre des gangs pour un peu plus de blé ou encore la guerre contre soi, pour rechercher une réponse à la vie : Tout l'univers est régi par la guerre. Finalement, que cherchons nous ? La paix ? J'en doute.
Mon index maintenait une pression constante sur la détente, le canon dirigé vers le seigneur noir. Ma captive, était toujours suspendue sur mon épaule. La sienne avait perdu toutes ses forces, sa combativité, son énergie... Tout. Elle fricotait lamentablement entre la main et la lame de Raziel, s'attendant à une mort certaine. Son regard m'intimait de partir en courant. Ses lèvres bougeaient mais elle était trop exténuée pour dire quelque chose. Au fond de ses pupilles couleur de miel, je voyais ce soupçon de faiblesse et de couardise, convoitant la vie, m'enchaînant sur place, me suppliant de la sauver. Je ne pouvais oublier ce visage, ces yeux, et continuer à vivre. Même si je j'aurais pu fuir, comment aurais je pu me regarder dans un miroir, Au diable les règles, les ordres et la mission ! Je savais que je faisais le meilleur des choix, que pour une fois je cherchais mon bonheur sans me soucier des autres.
«
- Quelle lâcheté que de t'en prendre à une femme. Je me demande comment a-t-on pu te qualifier de Seigneur, misérable couard ! »
« - Caporal Dia ? Ben ça c'est une surprise ... N'en disant pas d'avantage, Raziel me dévisagea durant un court instant. Ne m'avait-il pas reconnu jusqu'alors ?! Le timbre de sa voix témoignait d'une certaine surprise et cela pouvait corroborer cette hypothèse. Pourtant la colère me rongeait et inquiet du sort de ma muse je ne me laissais pas abuser par cette ruse. Voyant que j'étais déterminé et que je ne lui obéissais pas, le Sith émit un sifflement si strident qu'il me fît courber l'échine. Un tel son pouvait-il être humain ?! A peine mes tympans furent-ils remis de ce choc qu'il m'attaqua verbalement. La surprise avait laissé place à une certaine colère. Il était piqué dans son amour propre, je crois que j'ai réussi à l'énerver. Ce n'était pas bon signe. Il ne faut pas confondre la lâcheté avec la stupidité mon ami. Nous sommes sur un champ de bataille : il n'y a pas de galanterie en ce lieu ! Ce n'est pas parce que mon ennemie à une paire de seins que je vais lui laisser l'opportunité de me tuer ... Vous avez ouverts les hostilités en m'attaquant et vous en subissez à présent les conséquences. Je te laisses encore l'opportunité de te rattraper mon vieux. Maintenant tu vas déposer ton arme avant que quelqu'un ne se blesse ! La menace était réitérée ! Comment pouvait-il ainsi mettre en péril la vie de Caitlyn ?! Si j'obéissais il pouvait nous tuer tous les deux ! Ceci était définitivement une mauvaise idée. Avec mon blaster, au moins, j'avais un moyen de pression sur lui ! Un plus. C'était risqué mais je n'avais que ça. Ni lui ni moi ne bougeâmes. Visiblement une telle situation le perturbait, il était anxieux et regardait par plusieurs fois les alentours. Tentait-il de discerner quelques hypothétiques alliés tapis dans l'obscurité ? Je ne le savais définitivement pas. Mais lui et moi, paranoïaques à souhaits, balisions tous deux. Nous craignons tous les deux de voir des renforts de l'un où de l'autre arriver par les passerelles ou le couloir. Raziel tenta soudainement de reprendre l'ascendant psychologique sur moi en usant de viles paroles. Puis d'après ce que je vois tu n'es pas très bien placé pour me faire la leçon... Certes, je détiens ton amie, mais de ton côté tu t'es attaquée à une pauvre enfant. La gamine que tu as capturée et que tu arbore si fièrement dans ton dos n'est qu'une adolescente... Pourtant, alors même que tu sais cela, tu vas la livrer à ton patron. Nous savons tous les deux la tournure que prennent vos interrogatoires... Vos supérieurs ont la facheuse tendances à torturer et à liquider les témoins... D'une certaine manière Cailtyn à bien plus de chance d'être entre mes griffes qu'en à Elerina entre les tiennes. »
Cet enfoiré jouait avec mes nerfs ! Excédé je lui répondis au quart de tour.
«
- Espèce d'enfiré... Et moi qui, à un moment croyais qu'on était amis.. J'avais bien oublié que t'étais un de ces chiens impériaux. Es-tu content de répondre aux ordres d'un maître absent et d'un chaton ? Quel bon toutou tu fais, je suis sûr que tu leurs apporteras l'apprentie en leur léchant la main.. Tu es si pitoyable, si répugnant. Comment arrives-tu à te regarder dans la glace ? Tu n'as même pas le courage de dévoiler ta tête.. Alors ne me compares jamais à toi ! Jamais ! Tu m'entends ?! Et puis.. Il est où est ton si beau discours sur un monde où les Siths ne sont pas tous des "connards", parce que à ce que je vois, vous êtes tous de sales fumiers. »
C'était ici la colère que je cultivais au sein de mon cœur battant la chamade. A chacune de ses pulsions, je sentais monter en moi un désir de crier, d'exploser, de tuer. D'un œil objectif, j'aurais fait la même chose que lui. Nous étions en guerre ; Il avait sa mission, j'avais la mienne et malheureusement l'une entrait en conflit avec l'autre. Le pire, c'était qu'il m'avait déjà prévenu que tout ce-là arriverait.
«
- Je vais mettre la fille par terre, tu enlèveras ton arme de la gorge de Caitlyn directement. J'imagine qu'au final tu n'as rien à gagner à nous voir morts. Tu prends la fille et tu disparais. Allez, on y va.. » -
Post n°175
Auteur : SliceA ces mots Slice ricana nerveusement. Ce que Dia lui proposait était vraiment insensé ! C’était lui qui avait les cartes en mains et c’était donc ses règles qui devaient être appliquées ! Pourquoi aurait-ce été différent ?! Là, on lui proposait carrément l’inverse ! Son ennemi devait manigancer quelque chose. Que diable pouvait-il avoir en tête ? Ace jouait-il donc la montre pour que des renforts arrivent ?! C’était là fort probable ! A ne rien faire Slice était sans doute en train de tomber pieds joints dans ce piège grossier ! Pestant intérieurement contre sa propre crédulité, le dénommé Raziel savait qu’il lui fallait agir. En guise de réponse il se contenta alors d’hocher simplement la tête de manière négative.
Cette partie de Poker était bien plus virulente que celle qu’il avait jadis jouée en compagnie du Caporal Dia lors de l’évacuation de l’U.C.E.H. Pour l’instant tout n’était pas encore perdu et ils n’avaient pas encore montré leur jeu. Il restait encore l’espoir que cette partie se termine sous une bien meilleure augure que la dernière en date (la partie précédente ayant débouchée sur une fusillade). Ce jour-là ça avait été la lâcheté de Slice et d’Ace qui les avaient fait sympathiser pendant qu’ils se cachaient tous les deux sous une table alors que leurs confrères s’entretuaient gaiement au-dessus d’eux... A présent il n’y avait plus d’endroits où se cacher et les deux hommes étaient ennemis. Cette partie de Poker était très tendue, Ace venait de faire tapis et Slice n’avait qu’une paire. Son adversaire bluffait-il ? Etait-il sincère ? Comment pouvait-on le savoir ?! Tout était différent ici, si un bluff était démasqué on quittait définitivement la partie … Slice devait-il faire tapis à son tour ?
Voyant que son interlocuteur était contrarié le Sith fût toutefois contraint de resserrer d’avantage son emprise sur sa prisonnière pour garder son Roméo à distance. Il fallait miser ! Tapis ? Pas tapis ? On ne pouvait pas faire parole (check). Tout était posé, ils étaient au dernier moment, au passage décisif où ils allaient révéler leur jeu. Dans une partie de Poker il n’y avait qu’un seul gagnant … Les enjeux étaient trop hauts pour se coucher pourtant il n’était pas assez stupide pour se séparer du seul garde-fou qui se dressait actuellement entre lui et la colère du Séparatiste. Suivre ce plan insensé c’était courir tout droit au suicide … Le Sith ne pouvait tout bonnement pas accepter la proposition du Confédéré tant cela était périlleux pour sa propre vie. En cet instant rien ne pouvait lui garantir que ce dernier ne le criblerait pas de laser à la seconde même où il aurait relâché son bouclier humain. Car Slice avait beau être capable de parer quelques tirs avec sa lame, si on ouvrait le feu sur lui en tir automatique il n’avait pas la moindre chance ... Il était primordial qu’Ace jette son arme pour qu’il puisse entrevoir la possibilité de battre en retraite. Mais même dans cette situation Slice perdait l’avantage car il était ici avec un objectif …
Ni lui ni son interlocuteur ne semblait être prêts à faire des concessions et pourtant ils ne pouvaient pas se faire confiance et campaient fièrement sur leurs positions. Autrement dit, ils étaient dans une impasse. Le temps défilait et Ace semblait avoir de plus en plus de mal à garder son sang-froid. Il en était de même pour Slice, qui suait à grosse goute. Sans que cela soit perceptible il éloigna doucement sa lame de la jugulaire de la jeune femme afin de ne pas la blesser s’il fatiguait et était moins précis. Le Sith respira profondément et prit enfin la parole. Il allait lui aussi mettre tapis et c’était à Ace de montrer en premier son jeu.
« - Je n’ai pas traversé par l’eau, le feu et la mort pour recevoir des ordres. Si je me suis affranchi de mes chaînes ce n’est pas pour en recevoir des nouvelles ! Les mots avaient été lancés avec autorité. Ils étaient aussi tranchants qu’une lame de cortosis. Le ton de sa voix était à la fois froid et détaché mais son corps trahissait des sentiments opposés. La main gantée de métal qui retenait fermement Caitlyn était tremblante de colère. Soit tu me penses vraiment naïf, soit tu es complètement con. Quoi qu’il en soit tu vas devoir te plier à mes conditions si tu veux la revoir vivante. »
Ce n’était pas ce qu‘Ace voulait entendre ... Le Séparatiste grinça des dents. Son index était littéralement crispé sur la gâchette de son arme. Son doigt le démangeait mais il ne pouvait courir le moindre risque de peur de blesser sa camarade. S’il avait pu avoir une fenêtre de tir convenable, il ne faisait aucun doute que Bloodrush serait depuis longtemps passé au trépas. Par chance pour ce formidable personnage ce n’était pas le cas ! Si le Confédéré n’avait pas le moindre état d’âme, le Sith qu’il avait en face de lui en avait encore et conservait jusqu’à présent une once de respect pour ce Caporal malchanceux. Le respect avait beau être une valeur noble, elle était bien peu de chose face à sa propre vie …
Le regard du Séparatiste était à la fois déterminé et désespéré. Slice connaissait bien ce sentiment et il savait au fond de lui que l’homme qu’il affrontait mentale ne battrait pas en retraite. Cette attitude et ce cruel désespoir rappelait à Slice bien des poèmes et chanson qu’il avait jadis aimé. On y parlait de chevaliers amoureux, de trahisons, d’aventuriers intrépides, d’Empires Galactiques qui se créaient sous le joug de flammes amoureuses … C’était là un monde de comtes et de légendes qu’il avait voulu toucher quand il était enfant. Il avait rêvé de s’élever, de monter parmi les étoiles et de vivre ces aventures manuscrites qu’il pensait idylliques. Bloodrush avait voulu trouver une famille et faire partie de quelque chose de grand. Faible renvoi de pâle pour une vie condamnée à s’effacer par la maladie. Il n’avait pas connu l’Eden, persuadé qu’il était condamné il avait mis un trait sur son existence pour aider Omega, son faux frère, à réussir la sienne. Sa fin avait été comme sa vie : douloureuse et amère … Qu’avait-il gagné à vouloir aider cette étoile à briller ? Il avait permis tout ce dont il avait toujours eut horreur … A présent il était emprisonné dans le corps d’un autre, affrontant les fantômes du passé et ses propres anciens camarades. Le rêve du passé c’était transformé en cauchemar. A défaut de remonter le temps il pouvait encore modifier le cours présent …
Caitlyn remua violement et Slice fût obligé de la maîtriser fermement. Cette femme était un véritable brasier à elle toute seule. Elle brûlait de courage et de colère et débordait d vie. Même au bord du désespoir il restait dans cet être à moitié brisé une force de volonté et un dédain or norme … Dieu qu’elle était belle ! Ce petit fumier de Dia savait décidément bien s’entourer ! Tenant fermement la Caporale contre lui, Slice avait bien conscience de la détresse qui animait la jeune femme. Ace semblait prêt à tout pour cette femme, bien plus qu’il l’aurait été pour un compagnon en temps normal. Il n’y avait pas que de la colère dans ses yeux, il y avait de la haine. On avait touché à ce qu’il avait de plus précieux sur l’instant et pour ça il était prêt à tout … Eprouvaient-ils tous deux une passion amoureuse ? Où n’était-ce que des pulsions sexuelles attisées par l’adrénaline du combat ? Slice l’ignorait et il n’en avait vraiment rien à foutre. Il interférait dans cette union et le lien qui semblait être né entre ces deux personnes était mis à rude épreuve … Il avait déchainé passion et haine. A contempler les sentiments qui transparaissaient ce couple cela le ramenait à Jaera … Oh Jaera … L’arkaniene de sang mêlé lui manquait affreusement et il en prenait seulement maintenant conscience. Et bien qu’il avait comblé physiquement sa place par la sensualité de Revan, son cœur était pris d’un certain malaise … Il voulait la revoir et la serer contre lui. Elle était si loin … Comment aurait-il réagit à la place du Caporale si on avait inversé les rôles ? N’aurait-il pas eut la force de déplacer des montagnes si Ace avait retenu son amie prisonnière ?!
Slice se souvenait avec quelle brutalité il avait agressé les tortionnaires qui avaient kidnappé celle qui devint ce jour-là amie. Il se souvenait de cette même haine qu’avait éprouvé Jaera lorsqu’elle avait roué de coups le dernier de ces agresseurs jusqu’à ce que mort s’en suive. C’était là une haine qui ne pouvait que se nécroser si elle ne sortait pas … En cet instant Slice était l’identique des deux frères qui avaient agressés Jaera. Il jouait sans le vouloir avec le cœur de ses victimes et il était l’objet qui détruisait les passions et qui attisait les plus sombres facettes de l’âme des martyrs qu’il tenait entre ses mains. Le hasard avait poussé ce pauvre gars sur sa route, et à présent la sympathie réciproque qu’il y avait eu dans le passé avait visiblement périe, remplacé par les fruits de la haine et de la vengeance. Bloodrush avait envisagé sérieusement de tuer la jeune femme qui représentait un obstacle entre ses projets et le Séparatiste par le motif qu’elle pouvait le dénoncer à la C.S.I et faire tuer l’ancien paysans. Pourtant, à présent, il se demandait si s’attaquer à cette femme n’était pas pire que tout. Au final le lien qui les animait semblait bien plus fort que le stupide nationalisme qui commandait de faire passer sa patrie avant les siens … Slice ne pouvait pas prendre le moindre risque : relâcher Caitlyn pouvait condamner Ace et le futur qu’il avait entrevu à son projet. La tuer pouvait tant aussi pourrir la situation … Comment savoir s’il pouvait faire confiance à cette femme ? Pourquoi ne pas lui demander tout simplement ?!
D’un geste de la main gauche, Slice invita une nouvelle fois son adversaire à jeter son arme. La situation entre les deux hommes était tendue et si le maître Sith paraissait d’un naturel détendu, il n’en était rien mentalement. Les propos du Séparatiste avaient touchés là où et la colère animait le Seigneur. Seule Caitlyn, fermement maintenue, pouvait sentir le corps tremblant de son tortionnaire… Il tremblait de rage, à l’encontre de son interlocuteur, à l’encontre de l’Omega, à l’encontre de ce monde et de lui-même … Le visage de Slice vint se placer dans le creux du cou de Caitlyn et il lui adressa la parole sans arrière-pensée. Le ton de sa voix était naturel et il ne se cachait derrière aucun artifice.
« - Dîtes-moi Caitlyn, qu’est-ce qui fait un bon soldat ? Sa tête ou son cœur ? »
Le dénomé Raziel ne plaisantait pas. Son épée était à seulement quelques centimètres du cou de Caitlyn. Il était prêt à trancher la gorge de sa victime s’il le jugeait nécessaire. Ace en avait conscience et c’était bien cela qui l’empêchait de faire le moindre geste à l’encontre de son interlocuteur. Son fusil braqué en direction du Maître Sith, il était peu probable qu’il comprenne ce qui se tramait dans l’esprit du « chien chien de l’Omega ». Cailtyn était elle aussi déboussolée par la question. Que diable lui demandait-il donc ? Etait-ce un test ? Une blague ? Ce Sith était-il psychologue à ses heures perdues ?! Elle tourna doucement sa tête pour tenter de le voir dans ses yeux mais elle ne voyait que l’étoffe de tissue qui se dressait devant son casque et qui cachait son visage … Une respiration lente et glaciale sortait doucement de derrière ce morceau de tissus. Au contact de cet air frais qui changeait avec la chaleur de leurs corps, la peau de Cailtyn fût parcourut par la chair de poule . A quoi pouvait donc ressembler ce personnage et pourquoi n’avait-il pas agît ? Il était un Sith et d’après ce que disait Ace c’était un Seigneur. Il aurait dut les attaquer, les tuer. Il était encore capable de se débarrasser d’eux et au lieu de ça il se contentait de vouloir désarmer le Caporal … Puis les deux hommes se connaissaient, Ace avait même parlé d’amitié ?! La jeune femme chercha désespérément une paire d’yeux derrière ce masque mais ne vît rien. Etait-il un lâche où était-il vraiment différent ? Serrant les dents elle lui répondit avec toute la féminité qui était en elle.
« - Va te faire enculer ! »
Sans en dire d’avantage elle lui cracha au visage. Slice rouméguea. Il lui suffisait d’un mouvement du poignet pour trancher cette fille sauvage. Pourtant il ne bougea pas et la regarda avec amusement. Elle avait plus que du cran … Sans savoir pourquoi, Slice était détendu. C’était comme si cette femme et Ace faisaient partis d’un jeu. Depuis que tout été partit en couille et que Slice avait pris en otage la jeune femme, personne n’avait bougé, personne n’avait rien fait. A vrai dire, seule cette fille avait attaqué Slice, c’était encore une fois elle qui le défiait. Au final c’était la seule à être sérieuse, Ace et Slice, ce n’était que du bluff … Le Sith la regarda avec calme, à le remettre en question elle lui avait appris bien des choses sur lui et ses vocations ... Cela lui rappelait le psaume de Mandala qui était gravée sur la cage aux hérons, dans le temple du village où il avait grandi. C’était là les souvenirs d’une enfance paisible, quand le docteur Ishida l’avait recueilli après sa fuite de l’asile psychiatrique. Sa planète natale lui manquait et bien qu’elle fût à des milliards de kilomètres de là, elle trouvait pourtant écho dans ses actions. Peut-être que Slice pensait que l’attitude héroïque de Caitlyn face à son tortionnaire allait marquer sa fin, mais ce qu’il vit était à l’opposé. Slice avait appris plus sur elle pendant tout ce face à face que ce qu’il l’avait su réellement en sondant son esprit. Il prit enfin la parole, mais ce fut pour réciter calmement le Psaume de Mandala.
«
- Crains ton ennemi,
Car ce qui vous sépare est au-delà des mots,
Où les valeurs se situent,
Et où elles ne se partagent pas,
Respecte ton ennemi,
Car il t’aidera à te connaître toi-même,
Jusqu’au plus profond de ton être,
Ce que tu refuseras en lui,
Tu le cultiveras résolument en toi,
Crains ton ennemi,
Car il est capable de réveiller en toi,
Le pire de ton être,
Miroir déformé de ses actes,
Respecte ton ennemi,
Car aucun de vous deux n’a raison,
Seul le temps et la vérité,
Sont les derniers juges valables. »
Slice éteignit son sabre mais resta toutefois derrière Caitlyn. Elle lui servait encore de bouclier humain au cas où. Slice avait préféré se coucher que de poser sa paire, il restait à espérer qu’Ace bluffait à son tour. Comme il en avait l’habitude avec Raiden, Slice n’arrivait pas à ce décider entre tutoyer son interlocuteur ou le vouvoyer, dans cette situation il passait de l’un à l’autre au cours de ces humeurs.
« - Ace, je ne vais vous poser qu'une seule question. J'attends de vous une réponse franche. Slice respira profondément avant de prendre la parole. Me trouvez-vous sexy ? non je déconne ... Les deux séparatistes lui envoyèrent des regards assassins. Conscient qu'ils n'étaient pas disposés à écouter ses formidables calembours il concéda à contre cœur à redevenir sérieux. Ace, êtes-vous certain de pouvoir vous fier au Caporal-Chef Cailtyn ? Est-elle une personne de confiance ? Chose surprenante, Slice avait désigné la jeune femme par son grade. C'était là sa volonté de souligner l'attachement de la militaire à sa faction. D'un autre côté le fait d'utiliser ce terme précis soulignait avec gravité la portée de l'attaque mentale qu'il avait opéré sur son adversaire. A la différence de la torture l'extorsion d'informations de l'esprit d'un individu à l'aide de la Force était certes choquant pour le supplicié, mais une fois le traumatisme passé il n'y avait généralement aucune séquelles. Si Elerina était interrogée par les services secrets séparatistes à l'aide de moyen de torture conventionnel, il était probable que ces derniers obtiennent bien moins d’informations stratégiques et personnelles de la jeune femme que Slice en avait obtenu sur Caitlyn. De plus, comparé aux méthodes Impériales et Séparatistes, celle du Seigneur Noir était sans douleur. De plus une grande partie de ce qu’il avait décelé venait non pas de son intrusion mentale mais de l’étude de leurs réactions, à tous les deux, ainsi que les siennes … Quoi qu'il en soit Slice avait visiblement apprit bien des choses sur la Séparatiste ... Ce qu'il demandait à son ancien compagnon d'infortune restait quanta lui un mystère. Pourquoi lui posait-il cette question ? A entendre le Sith, c’était comme si Ace et Raziel étaient des associés dans une bien sombre affaire. Le maître Sith remarqua avec tristesse que son interlocuteur ne comprenait pas vraiment la question. Pour l'heure ils étaient ennemis et l'homme avec qui il avait combattu jadis pour sa vie dans l'incident Spatial de l'U.C.E.H souhaitait à présent sa mort. Si sa loyautés va envers sa faction et non ses amis, alors vous êtes perdu ... Lorsque nous nous sommes séparés sur Coruscant je vous avais mis en garde Caporal, nos retrouvailles se ferraient sous de moins bonnes hospices. Nous voilà en Guerre sauf qu'à vous voir ici dans cette tenue j’en déduis que vous êtes là incognito. Votre faction ne veut pas encore d'une guerre ouverte ... Or vous avez été démasqué, je vous connais … Que pensez-vous que fera votre patron quand il apprendra que vous avez été démasqué par un Sith et que vous avez sympathisé avec l’ennemi ? Cette femme vous tiens par les cojones (vous noterez que Slice employa à cet instant un terme dans la langue d’Azul). Si elle nous balance à ton boss tu es mort … Slice pencha sa tête vers Cailtyn et lui chuchota quelque chose. « Pour le bien de ses amis il faut parfois faire des choses qu’ils ne comprennent pas eux même … Je ne crois pas que tu le dénonceras à tes supérieurs ... Ace à raison : te tuer ne m’avance à rien. Mais si tu trahis la confiance que je place en toi je peux te garantir que tu préfèrera avoir été tué aujourd’hui. Slice lui tapota l’épaule. Toutes mes excuses ! ». Slice détacha son attention de la jeune femme et s’adressa alors à Ace … J’ai l’espoir de ne pas me tromper sur son compte … »
Sans terminer sa phrase, Slice donna un coup de pied à Caitlyn. Ace pouvait faire feu … Il n’avait qu’à appuyer sur la gâchette pour se débarrasser du Sith. Mais il pouvait aussi relâcher Elerina et se jeter dans les bras de sa bien aimé. Il avait obtenu ce qu’il voulait sans concession, il avait gagné cette partie de Poker. Il restait à savoir s’il avait bluffé où s’il allait tirer … -
Post n°176
Auteur : Ace DiaL'enf*iré, il avait totalement poussé Caitlyn. La pauvre femme s'était totalement écroulée sur le sol. Je mis un genou à terre, puis j'inclinais délicatement mon épaule pour faire tomber ma captive sur le dur sol métallique. Elle avait l'air d'être réveillée, mais elle était encore sonnée par le coup de crosse. Rapidement je remis l'oeil sur le Sith et baissai mon arme en direction du sol. Étrangement, ce n'était pas là un moment de réelle pression. Directement, voyons le Sith prendre l'apprentie, je pris Caitlyn entre mes bras et je la serrais fort contre moi.
«
- Raziel, as tu un jour connu l'amour ?
Tu préfères jouer les solitaires, cachant même ton visage aux autres, faisant ta petite crise d'adolescence te plaisant dans ta médiocrité, te réfugiant dans des stéréotypes nases "d'homme torturé" et jouant un peu aux Omniscients qui peuvent donner des leçons à tout le monde... Pour qui tu te prends ? Pour un prophète de lumière, venu apporter les consignes divines ? Si c'est le cas, réfléchis à deux fois si tu as apporté la lumière ou encore plus de ténèbres dans cette galaxie. Fais face à tes problèmes au lieu de te pencher sur ceux des autres ! De quoi as tu si peur pour t'en cacher si longtemps ?
Tu m'as demandé si je pourrais me fier à elle ? La réponse est oui ! J'aime réellement Catilyn et en ce moment ma carrière passe définitivement en second plan. Ça peut paraître soudain, rapide, irréfléchi, ce que vous voulez, mais, pour une fois, je suis sûr d'une chose: Je ne l'abandonnerai pas. Certes, il y a le risque de la voir me dénoncer, j'en suis bien conscient, mais je préfère tout miser sur elle.»
C'est ainsi, et sur ces quelques mots de fin, que la page Raziel s'était terminée. (Du moins je croyais) Il avait disparu dans l'ombre, fusionnant et ne faisant qu'un avec la noirceur morbide et pesante de la forge, quittant sa forme humaine pour redevenir à sa forme initiale de fantôme. Je regardai une seconde ma bien aimée, puis, d'un ton calme et rassurant, dis:
«
- Ne t'inquiète pas, tout va bien, tout va aller pour le mieux...
- Pourquoi m'as tu choisie ? Pourquoi ! Tu sais que.. que.. Des larmes cristallines tombaient de ses yeux... Oh Ace, merci ! Je.. Je... Je ne veux pas mourir.. »
Tout de suite, elle me serra avec toutes les forces qu'elle lui restait. De mon côté je restais attentif, en alerte, à un éventuel retour Sith. Raziel avait déjà disparu dans l'ombre, comme si elle avait fusionné et fait qu'un avec les ténèbres ambiantes. Aller où maintenant ? Aucune idée ! A cet instant là, je pense qu'on n'aurait quand même pas pu rentrer au hangar les mains vides. Je me relevai et je relevai la confédérée. Il fallait avancer, s'enfoncer encore plus dans ce labyrinthe. -
Post n°177
Auteur : SliceLa Forge Stellaire promettait nombre de découvertes inoubliables pour tous ceux qui osaient l’explorer en dehors des chemins battus. En cet instant Slice venait d’en faire lui-même l’expérience. En tombant par accident sur Ace et sa camarade il avait été agréablement surpris en découvrant les goûts de l’Omega en matière de femmes. C’était là quelque chose que l’autoproclamé Sith’ari semblait avoir réussi à lui cacher durant toute la durée de leurs pérégrinations passées. Car a ce souvenir de l’Omega, c’est vrai que Slice s’était demandé à un moment si son compagnon d’infortune n’était pas eunuque. Les femmes ne l’intéressaient visiblement pas et à vrai dire seul son « sentier d’or » semblait avoir vraiment la prestance nécessaire pour passionner ce qui était au final qu’un simple connard imbue de lui-même.
L’apprentie de son ancien ami était très charmante et si elle n’avait pas réussi à attendrir le cœur de son Empereur, elle avait toutefois attisé à ses dépens l’attention de son plus proche ennemi. Si cela était flippant, c’était aussi une bonne chose car ce fût la raison qui poussa le Prince Noir à lui sauver la vie. Bien qu’il s’attribua plusieurs actions chevaleresque durant cette bataille il est fort à parié que si Elerina fût moche ce dernier l’eu abandonnée à son sort sans la moindre arrière-pensée. Cette jeune demoiselle devait mesurer dans les un mètres soixante-dix. Ses longs cheveux bruns lui descendaient jusqu’aux épaules. Sa peau et la pomme de ses mains témoignaient de la rigueur du sable, ce qui laissait supposer qu’elle avait vu le jour et grandit sur une terre fort modeste. En cela elle avait un point commun avec son sauveur mais cela s’arrêtait là. Car si les yeux de Slice furent à l’origine d’un blanc nacré, ceux de cette sirène étaient fort foncés. Ace l’avait fermement attaché et elle ne pouvait pas se libérer de ses liens toute seule. Mis à part cela cette jeune femme était l’archétype du Sith classique : elle était tout de noir vêtue, semblait avoir une prépondérance à faire la gueule et arborait des bottes en cuirs ainsi qu’un sabre sur son flanc … A tous les coups la lame de son épée était rouge …
L’aura que dégageait cette femme était bien faible et cela accréditait la thèse qu’elle ne fût qu’une novice. Pourtant ce que ressentait Slice le ramenait aux épisodes qu’avaient vécus Hurza sur Dantooine. Il y avait comme un sentiment de déjà vu dans cette aura … En comparant celle-ci avec celle des souvenirs du Jedis, le Sith sût alors qu’il était en face d’Elerina Braike, anciennement apprentie du Chevalier Impérial Trinani Jala. Slice connaissait de sorte quelque chose qui n’était pas rendu public : il avait un moyen de prouver ce qu’Ace lui-même avait mis en doute, soit son omniscience. La nature de la jeune femme ramenait l’homme à d’autres supputations. Ainsi l’Omega avait porté son dévolu sur ce qu’il qualifiait lui-même de racaille ?! Choix intéressant mais au combien prévisible : elle était son trophée … Elle était une poupée qu’il sortait et montrait autant à lui-même qu’a ses ennemis pour trouver un écho dans ses propres propos. Au final rien n’avait changé : Omega n’éprouvait rien pour les autres, et Slice dût être le seul être qu’il n’eut jamais aimé (comme un frère).
Elerina était mignonne mais elle était bien plus jeune que l’avait été Chloé, Jaera, Caitlyn ou bien Revan … Slice disparus dans l’obscurité ambiante, emportant cette dernière dans ses bras. Il abandonna ainsi la compagnie du Séparatiste et s’éloigna suffisamment pour être tranquille. Là, il sauta en hauteur pour atteindre une passerelle supérieure et il déposa la demoiselle au sol. Elle essaya virulemment de se relever mais il la reteint de sa seule main gauche. Le Sith lui signifia alors par des gestes et non sans autorité qu’elle devait rester assise. La jeune femme fût contrainte à obéir et elle s’exécuta à contrecœur. Mettant un genou au sol, l’énigmatique Sith masqué se tint à son niveau. Il lui faisait face. L’homme apporta alors sa main à sa ceinture mais ce ne fût heureusement que pour en sortir un petit flacon qui était accroché à cette sangle utilitaire. La fiole ne dépassait pas les cinq centimètres de haut. Elle était faite de verre, son goulot était rond tandis que la forme générale de l’objet était rectangulaire. Slice s’adressa alors à la jeune femme. Sa voix était douce et apaisante mais son aura ténébreuse était quant à elle écrasante. Elerina le ressentait et elle le savait, tant qu’elle était à côté de lui ses agresseurs ne pouvaient rien lui faire.
« - Il vous faut reprendre des forces. Buvez … »
Slice coupa les liens d’Elerina d’un mouvement sec d’une des griffes de son gant droit. Ces pièces d’armures semblaient pouvoir présenter autant une source de danger qu’une protection pour son porteur. C’était quelque chose à garder en tête si les choses tournaient mal … Le Sith déposa la fiole dans les mains d’Elerina. Elle était à présent libre de tous ses mouvements. L’aspect de la boisson qui se trouvait dans le flacon était repoussant. C’était là une huile noirâtre à l’odeur rance. Lorsqu’elle apposa le liquide à ses lèvres elle découvrit que le breuvage était amer et dégelasse. C’était la même substance psychotrope que Slice avait concocté et donné aux Wookiees. A la différence majeure que cette fiole-là avait été distillée et qu’elle n’était pas toxique. Slice incita pour qu’elle boive, se pinçant le nez Elerina l’avala cul sec. Grossière erreur : c’était du GHB ! Non je plaisante bien entendu ! Il s’agissait d’un puissant stimulant qui diminuait la sensation de fatigue mais qui renforçait les sautes d’humeurs du sujet. Cette boisson était aussi traîtresse qu’efficace. C’était un liquide brûlant qui embrasait le corps et l’esprit tout en faisant taire la douleur. Bien que cela lui déplaisait grandement, la jeune novice vida la petite fiole en une gorgée. Elle s’était exécutée sous le regard fixe et insistant de son interlocuteur. Il ne faisait plus aucun doute que la vigueur reviendrait rapidement en elle et les séquelles des combats passés allaient temporairement être oubliées par son corps, ce qui ne les empêcherait pas plus tard de refaire surface. Le Sith lui tapota l’épaule comme s’il s’agissait d’une amie de longue date. Ses doigts gantés de métal lui tapotèrent le dos quand elle toussota sous l’effet de la boisson. C’était comme si une personne prenait soin d’elle et à vrai dire c’était bien la première fois avec Raiden où quelqu’un lui adressait une attitude humaine et bienveillante depuis qu’elle avait intégré les Siths. Slice rangea ensuite la fiole dans sa ceinture utilitaire. Sous le coup de la boisson qu’elle avait ingurgité Elerina puisa dans ses forces pour se relever mais Slice la reteint une nouvelle fois au sol. Le breuvage qu’elle avait ingéré comportait une puissante dose d’alcool. C’était une base alchimique obligatoire pour la concoction de potions « stables ».
« - Doucement ma chère. Vous vous remettez à peine de vos émotions. Rien ne sert de vous jeter dès à présent dans de nouveaux dangers. Je ne serais pas toujours ici pour venir vous secourir. Reposez-vous donc encore quelques temps … Elerina dégagea la main qu’il avait apposé sur son épaule et essaya toutefois de se relever. Elle y parvint sans difficulté et scruta les environs du regard. Sans doute était-elle en train de chercher où pouvaient se trouver Ace et sa dulcinée. Pourtant c’était bien vain tant on ne voyait rien à travers cette purée de poids. Slice se releva doucement et se teint derrière elle. Il lui parla calmement mais ses propos étaient vifs et tranchants. L’Ordre Sith ne s’embarrasse jamais d’un faible : vos amis et votre propre Empereur vous ont abandonnés. Aucun d’eux ne serait venu vous sauver et je doute même que ces derniers eurent vent de votre disparition ... Ils n’ont rien à faire de vous Mlle Elerina. La Forge ne va pas tarder à exploser et tous s’enfuient ... Un grondement sinistre retentit à l’intérieur de la structure, comme si l’artefact Sith lui-même corroborait ses dires. Slice était assez content de l’effet mais il décanta rapidement et regarda un instant derrière lui. Il lui avait semblé voir du mouvement en contrebas mais visiblement il se trompait. Il se retourna vers la jeune femme et reprit là où il en était. Votre Empereur ne viendra pas. Ce n’est pas la peine de l’attendre. Il a préféré quitter la station la queue entre les jambes plutôt que d’affronter le Maître Korr, les radios ne parlent que de ça ... Le Sith se garda bien de dire qu’il avait lui aussi prit la fuite lorsqu’il avait croisé la route de ce Terminator. Vous êtes toute seule ma chère … Slice se retourna définitivement, laissant Elerina derrière lui. Adieu. »
« - Attendez … Elerina c’était retourné vers Slice qui lui faisait à présent dos. Leurs rôles s’étaient inversés et dans les deux cas ils ne s’étaient pas regardés face à face. L’homme s’était arrêté de marcher lorsqu’elle lui avait adressé la parole. Dans quel camp êtes-vous ? Pourquoi n’avez-vous pas combattu ces rebelles ? Ce sont nos ennemis ! Comment se fait-il que vous vous connaissiez ? »
Le Seigneur Noir tourna seulement sa tête dans la direction de son interlocutrice. Il huma l’air avec tristesse, comme s’il avait à faire à un abruti à qui il allait devoir expliquer quelque chose.
« - Ces « rebelles » sont vos ennemis mais en aucun cas les miens, mademoiselle Braike. Avez-vous oublié le célèbre adage : « l’ennemi de mon ennemi et mon ami ? ». Il tient une place prépondérante ces derniers temps ... Slice constata le regard intrigué de la jeune femme. Il la considéra avec amusement et se retourna calmement pour lui faire face. Il venait de lui signifier qu’ils n’étaient pas dans le même camp. Elerina amena doucement sa main droite jusqu’à son sabre. Elle n’avait que s’en saisir pour pouvoir se mettre en position de combat et l’attaquer. La boisson qu’elle avait bue semblait lui avoir fait pousser des ailes, tout semblait si facile, c’était à sa portée ! Ses doigts se crispèrent sur la garde de son épée … Soudain le Sith la ramena sur la raison en lui faisant un simple non de la tête. L’esprit triompha alors sur l’excitation et elle sûtt au plus profond d’elle-même que l’écart qui existait entre eux deux était bien trop grand pour qu’elle puisse espérer une victoire. Elle ne faisait pas le poids. Slice inclina la tête en signe d’approbation. Je n’appartiens pas à la maison de l’Omega et je ne partages ni vos valeurs ni votre manque de classe. Ceux qui suivent le prétendu sith’ari seront châtiés. Car les pères ne seront pas mis à mort pour les fils et les fils ne seront pas mis à mort pour les pères : chacun sera mis à mort pour son propre péché. La loi du talion sera appliquée, le mal par le mal, le sang par le sang. Le Sith s’avança doucement en direction de l’élève de l’Empereur. Cette dernière recula machinalement mais sentie le sol se dérouler sous des pieds. Elle s’arrêta net. La Sith n’avait nulle part où s’enfuir, elle était aculé contre le bord de la passerelle. Slice était à moins d’un mètre d’elle. Elerina était totalement à sa merci. Il lui suffisait de sauter en avant pour lui faire peur et qu’elle bascule dans le vide. Bien qu’il se donnait un genre, slice adorait cette situation. Si vous voulez tout savoir, vous êtes en vie non pas grâce à votre statut d’apprentie de l’Omega mais seulement car cela dépend de mon bon vouloir … Slice se retourna une nouvelle fois et ne prit même pas le temps de terminer sa phrase. Il avait juré qu’il y avait de l’activité en contre bas. Pourtant d’où il se trouvait il ne voyait rien. Soufflant, il termina rapidement ses propos, bien décidé à mettre les voiles à la fin de cette conversation (qui n’était en vérité qu’un simple monologue). Vous êtes embarqué dans quelque chose que vous ne comprenez pas. Vous pouvez mourir ignorante où vous pouvez survivre et vous instruire. J’ai affrété un vaisseau pour quitter cette maudite Station, à vous de faire un choix : mourir dans l’explosion de cette station ou prolonger votre existence en m’accompagnant. »
Elerina semblait déboussolée. C’était trop de choses en un instant. Un ennemi était dans leurs propres lignes. Il s’était présenté de lui-même et elle n’avait aucun moyen de contacter les siens. Mais ces compagnons l’avaient abandonné et il était vrai que la philosophie Sith l’eut condamné si ce dernier n’était pas venu la délivrer. Alors qu’il aurait pu la laisser mourir, captive de rebelles peu scrupuleux, cet énigmatique Sith masqué lui avait sauvé la vie ... Il lui proposait quelque chose de clair mais qui ne l’avançait en rien. Il n’y avait aucun moyen de savoir s’il mentait, il n’y avait pas de garantie qu’elle ne perde pas la vie … Peut-être avait-il comme objectif de la torturer pour savoir ce qu’elle savait ? Ou qui sait encore ? Certains hommes étaient bien tordus et les vices n’avaient d’égal que le nombre d’étoiles qui composaient la galaxie. Elerina avait à faire un choix et elle était seule juge. Personne ne l’orientait … Devait-elle le suivre pour espérer réellement survivre à cette bataille ? Elerina balbutia quelques mots et tenta de répondre. Tout était si soudain …
« - ... Je ne sais pas ! ... Vous êtes un ennemi de l'Empire... mais vous m'avez épargné ... Dans ce cas, si vous suis dans votre vaisseau je ne dirais rien à mon maître ... Même s'il m'a abandonné j'ai été créée pour le servir ... Cela sera mon seul présent en échange mon évacuation de la Forge mais ... je ne peux pas vous promettre que notre prochaine rencontre se déroulera de la même manière ... »
« - Mais n’est-ce pas mignon ?! Je vais t’appeler cookie. »
Slice pina les joues d’Elerina comme on l’aurait fait avec un enfant naïf que l’on taquine. Avant même qu’elle ne puisse parler ou protester, il lui plaqua son index sur ses lèvres. Le geste était sans équivoque : il lui intimait de se taire. L’oreille aux aguets il sembla sonder les environs puis s’arrêta soudain. Il n’était pas fou : il y avait bien de l’agitation dans les parages ! Avec calme il retira son doigt des douces lèvres de la gamine et recula doucement. S’ouvrant à la force il repéra rapidement la position d’Ace et de Caitlyn à travers de ce dédale. Les deux amoureux s’étaient aventurés le long des passerelles mais ils étaient malheureusement tombés sur ce qu’il avait aperçu précédemment mais qu’il avait cru être le fruit de son imagination : des Impériaux ... Il y avait un attroupement de soldats dans le secteur … Les Séparatistes étaient tombés dans un piège et on entendait à présent les échanges de coups de feu. Alors qu’il aurait très bien pu se demander avec humilité s’il devait réellement aller aider ces gars-là où s’il devait continuer sa vie de son côté, Slice ne se posa même pas la question. Vociférant à haute voix il prit la route du lieu de l’embuscade.
« - Et meeeeeerde ! Il ne manquait plus que ça : Ace et Caitlyn sont tombés sur des Impériaux ! »
Le Prince Noir était bien moins chevaleresque qu’il voulait le faire croire. Car bien qu’il s’en aillait réellement porter mains forte à ses anciens adversaires, il le faisait en grande partie de manière intéressé. Il n’était pas bon pour lui de perdre un des seuls « amis » qu’il s’était fait depuis son retour, surtout lorsque ce dernier avait un avenir prometteur et qu’il pouvait lâcher des informations à son sujet auprès de ses ennemis. La boisson que Slice avait administrée à la jeune femme avait fait son chemin et cette dernière, sous le coup des émotions changeantes le suivit sans qu’il ne lui ait rien dit. Elle était chaud bouillant et son corps et son esprit demandaient de l’action. Quel que soit le type d’action qu’elle allait rencontrer une seule chose obnubilait alors son esprit : il lui fallait se dépenser. La sensation de toute puissance était bien traîtresse et à ne se laisser guider ainsi par ses émotions, la jeune femme jouait à un jeu dangereux. Dans cette situation Slice n’aurait même pas eu besoin d’utiliser du GHB S’il avait voulu opérer quelques ébats horizontaux avec cette jeune demoiselle, la boisson qu’il lui avait donné était bien suffisante pour la faire partir toute seule en vrille … Mais ce n’est pas le rapport ! Et c’est ainsi que Slice et l’apprentie de l’Omega firent route jusqu’aux Sépratistes. La jeune femme prît la tête de l’équipe. Se guidant au son des détonations, elle courait littéralement à découvert le long des passerelles supérieures. Son arme était fermement cramponnée dans le creux de sa main mais la lame était par chance encore éteinte. Le Prince Noir sur ses talons, ce dernier lui intimait de ne pas jouer aux cons, de retourner derrière lui et de l’écouter. Rien n’y faisait … Slice se demanda s’il n’aurait pas mieux fallut la balancer dans le vide au lieu de lui donner un remontant. Il finit enfin par la rattraper et la renvoya vite fait bien fait à l’arrière de la formation. Bien qu’il lui tournait le dos, Loki (son serpent), était caché dans les plis de sa bure et il surveillait cette dernière. L’animal était prêt à alerter son maître si sa camarade tentait quoi que ce soit ...
Faisant bien attention à ne pas être vu, ils se déplaçaient rapidement le long des passerelles et ils arrivèrent finalement jusqu’à leur destination. Il y avait du monde mais les coups de feu avaient laissés place aux paroles. Les Impériaux criaient aux prétendus rebelles de se rendre. Les deux Siths s’accroupirent pour ne pas être vu et, profitant de l’obscurité, se déplacèrent discrètement jusqu’à un bon point d’observation. Slice porta ainsi son dévolu sur une passerelle en hauteur. D’où il se trouvait, le Prince Noir avait une bonne vue sur la situation. Ace et Caitlyn étaient au beau milieu d’un pont, se couvrant l’un l’autre. Les deux tourtereaux étaient cernés. Il y avait trois soldats sur leur droite et cinq leur côté gauche. Les cadavres de plusieurs militaires Impériaux jonchaient le sol, preuve qu’un combat virulent avait vu le jour. Un officier Impérial se trouvait parmi les hommes déployés sur le flanc gauche et il leur intimait de lâcher les armes. Le Sith compta un total de huit soldats Impériaux, dont sept en armure de plastroïd blanc. C’était des Stormtrooper. Une neuvième personne se trouvait parmi eux, sur la gauche. Elle était vêtue d’une bure noire des pieds à la tête mais sa capuche était retroussée en arrière : c’était une Sith et plus particulièrement une Miraluka … Il s’agissait d’une race proche des humains à la différence qu’ils n’avaient pas de globes oculaires. Ces gens-là étaient aveugle et s percevaient le monde grâce à la Force. Slice, qui lui au moins avait des yeux, reconnut le visage de cette femme du premier coup d’œil : elle s’appelait Arazi Barhan. Elle avait un visage froid et bien entendu dépourvu d’orbites. Cette partie de son visage avait été laissé à nu. C’était là la volonté claire et nette de la part de Barhan d’affirmer ses origines. Ses cheveux étaient courts et d’une belle couleur argentée. Fait marquant, cette femme avait une jambe et un bras cybernétique, tragique présents du conflit Séparatiste.
Slice la connaissait bien. C’était une Sith qu’il avait côtoyé au temple à l’époque de la Grande Guerre … Ils avaient combattus jadis ensemble. Elle était connue pour être sans pitié avec ses ennemis et pour ne montrer aucune affection à ses pairs. Azari n’aimait qu’une chose dans cette galaxie : elle et elle seule. Rien n’était jamais trop beau pour elle et son orgueil et son avarice étaient sa plus grande faiblesse. Archétype classique du Sith Barhan voulait tout : le pouvoir, la richesse … Et par-dessus tout : vaincre la mort. Rêve stupide de tout mortel. D’un mouvement sec elle fît signe aux soldats de mettre en joue le couple Ace-Caitlyn, qui était à leur merci ... Ils avaient refusés de se rendre et la trêve qui s’était instauré durant les pseudo négociations avait laissé le temps à leur troupe de les prendre à revers. N’ayant d’autre choix, le Sith se retourna vers Elerina.
« - Restez là ! »
Après avoir donné cet ordre extrêmement clair à la gamine camée, il se laissa ensuite tomber sur la passerelle en contrebas. Il atterrit alors entre les Impériaux qui se trouvaient à gauche et le Caporal Dia. Un instant le Sith se demanda pourquoi dans chacun de ses plans il fallait qu’il tente un truc suicidaire, mais avant qu’il puisse se explorer une réponse Elerina avait sautée à ses côté. La jeune femme avait rabattue la capuche sur sa tête mais il était aisé de voir à quel point elle était tendue. Visiblement les effets secondaires de la boisson qu’elle avait bue étaient très virulents chez elle. En grande partie défoncée par la came qui lui procurait un sentiment de bienêtre, de plénitude et de toute puissance, elle ne comprenait plus vraiment ce qui se passait et agissait à l’instinct. L’enfant n’avait qu’un objectif important : celui de suivre le personnage casqué. Son aura était comme un manteau, lorsqu’on était dessous on se sentait en sécurité et à l’abri de tous les dangers ... Slice se passa la main sur la tête lorsqu’il vit Elerina approcher sa main du bouton d’activation de son sabre laser. Il l’invita d’un signe de la main à essayer de rester calme et de garder le contrôle sur son esprit et son corps. Quand on savait que ce qu’l avait donné aux combattants Wookies était plus virulent, plus fort, en plus grosse quantité et plus toxique que ce qu’elle avait bue, il était aisé de comprendre à quel point cette drogue était dangereuse … Heureusement Bloodrush ne touchait pas à cette merd* ! Avec calme Slice se tourna vers les militaires qui se trouvaient à gauche.
« - Ne tirez pas je suis de la maison ! Vous interférez dans une affaire Sith ! Plusieurs Impériaux (mais aussi les deux Séparatistes) braquèrent leur fusil sur Slice. Il leva les mains en l’air afin de montrer qu’il n’était pas armé. Tout en faisant ça il avança lentement vers l’officier qui avait demandé aux rebelles de se rendre. L’homme se trouvait derrière la ligne d’Infanterie. Les Impériaux se regardèrent les uns les autres. Ils étaient incrédules mais aucun n’eut le courage de tirer. J’œuvre sous mandat de l’Ordre Sith, sous commandement direct de Dark Kovarn. Ces deux soldats rebelles que vous avez coincés sont sous ma juridiction. Nous les soupçonnons d’être des membres des SpecOps de l’Alliance Rebelle et nous devons les faire interroger par nos hommes. Slice se trouvait nez à nez avec l’officier et il lui jetât sa clef d’identification officielle. Elle contenait son identité (Darth Raziel) et son rang. Il se trimbalait cette dernière depuis Géonosis et elle avait été vachement utile. Pourtant son plan n’était pas infaillible car on ne pouvait pas savoir s’il travaillait ou non pour Kovarn à moins de contacter les autorités supérieures à la radio. Mais sur ce point Slice avait un plan : les absorbeurs de la Forge se trouvaient pile aux niveaux inférieurs de leur position. Cet appareillage ancien provoquait de nombreuses surtensions électromagnétiques, ces puits n’étaient pas seulement construits pour empêcher les progressions d’ennemis, ils servaient aussi dans certain cas à absorber et contenir ses perturbations afin que le reste de la structure ne soit pas touchée par des difficultés techniques. Restait à espérer que ce fût vraiment le cas. Dîtes à vos hommes de ne pas ouvrir le feu sur ses renégats. Cette affaire ne vous concerne pas. »
L’officier Impérial constata la véracité du document qu’on lui avait remis à l’aide de son datapad. Darth Raziel était bien dans leurs dossiers. Il fît signe aux militaires de baisser leurs armes dans sa direction et vint en personne lui remettre la clef d’identification. La bataille faisait rage au dehors et il ne se donna même pas la peine de contacter les instances supérieures afin de demander si Slice était véritablement sous le coup d’un mandat direct de la part de Dark Kovarn. L’homme n’était pas loin de la retraite et toute cette paperasse le faisait particulièrement chier. Il désigna les rebelles du doigt et s’adressa à Slice. D’où ils étaient les Séparatistes entendaient parfaitement tout ce qui se passait en face d’eux. Les Impériaux n’étaient qu’à trois à quatre mètres de leur position. Slice était rassuré, son plan avait fonctionné. Il faisait face à l’officier Impérial et tandis qu’il discutait avec ce dernier, la Miraluka qui accompagnait les Impériaux s’avança doucement dans sa direction. La Sith aux globes oculaires vides avait considéré Slice avec intérêt durant un instant sans rien dire puis elle avait commencé à bouger. Elle alla se tenir dans son dos et ne dît mot. Le Prince Noir était en train d’affirmer à l’officier Impérial qu’il pourrait réussir à négocier une réédition des deux rebelles s’il retirait ses hommes du flanc droit. C’était bien entendu une ruse et l’objectif était véritablement de laisser une possibilité de fuite aux deux soldats. Elerina n’avait pas bougée. Elle était restée là où elle avait sautée et fixait fermement Ace et Caitlyn de ses yeux sombres. La jeune femme, la tête recouverte par la capuche de sa bure, devait savourer cet instant privilégier où ses ennemis étaient maintenant tombé dans un piège et où leurs rôles étaient inversés. Pourtant, alors qu’il aurait été normal de les haranguer elle ne disait rien. Alors qu’elle pouvait tenter de balancer Slice à ses camarades, le souvenir de ce dernier lui sauvant la vie s’était gravé dans son esprit ... Elerina voulait survivre à la Bataille de la Forge et suivre le Prince Noir était visiblement le meilleur moyen d’y arriver. Les chemins menant aux zones d’évacuations étaient dangereux et les combats faisaient toujours rages ... Alors que Slice parvint, sans user de la moindre persuasion de force, à contraindre l’officier Impérial de retirer ses hommes du flanc droit, la Sith qui se trouvait dans son dos et qui était resté jusqu’alors inactive activa son sabre laser. Instinctivement Elerina alluma le sien et se teint en garde. Slice, quant à lui, n’eut même pas le temps de se retourner que déjà la lame rouge de la Miraluka était placée sous sa gorge. Son plan avait visiblement foiré … Il était fait … S’il bougeait il était perdu. Les mains en l’air il questionna alors naïvement ses « compagnons » sur la raison d’une telle attaque à son encontre. Après tout ils étaient officiellement dans le même camp ... L’officier était déboussolé et à voir son visage il avait été autant surpris que Slice par l’action de sa camarade. Il cria à ses soldats du flanc droit de ne pas bouger et d’attendre ses prochaines instructions. Qu’est-ce qu’il se passait tout d’un coup ?! Ne comprenant pas les agissements au sein de ses propres lignes, il dégaina son blaster et le pointa en direction des deux Siths. La Miraluka tenait fermement Slice en otage alors qu’ils étaient censés être dans le même camp. Y’avait-il un traître parmi ses deux sensitifs ? Lequel était-ce ? Celui qui était arrivé en dernier où celle qui l’accompagnait depuis le début de la Forge ? Les Siths étaient définitivement des gens bizarre … Ignorant l’officier, la femme s’adressa alors à Slice.
« - Qui es-tu ? »
Slice invita le soldat Impérial à baisser son arme de poing. Trop d’arme étaient déjà braqué sur les uns et les autres … Le moindre accident et tout allait finir au carnage. Si l’officier tirait sur la Miraluka celle-ci avait de grande chance de lui couper la tête, mieux valait éviter les accidents cons. L’homme s’exécuta doucement, baissant le canon de son pistolet en direction du sol.
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By Rylen