Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #84

    Post n°82
    Auteur : Super PNJ



    Altaer                         Elderian                         Niscar                         Tovaharn
     

    Une moue se dessina sur le visage d’Elderian. Fronçant les sourcils, la Togruta finit par ralentir le pas. Cette décision avait été prise à contre cœur mais malheureusement pour elle, les deux jeunes gens qui l’accompagnaient ne semblaient pas en aussi bonne forme physique qu’elle pouvait l’être. Epuisés et peinant à la suivre, il était certain qu’Altaer et Senara ne pourraient l’accompagner ainsi encore bien longtemps. Intriguée par la lenteur de ses camarades, la jeune femme se mit à son tour à écouter son propres corps. Elle réalisa alors qu’elle commençait elle-même à montrer les premiers signes de fatigue. Ayant été obnubilée à l’idée d’atteindre son objectif, elle avait complètement fait abstraction de ce genre d’éléments qui lui étaient alors paru complètement superflus. Contemplant les deux apprentis à bout de souffle et à deux doigts de la syncope, elle réalisait à présent son erreur. Si pour Senara le fait de courir à un tel rythme avait été éprouvant, pour Altaer et sa prothèse métallique, la chose avait tenu de la torture.

    A vrai dire il n’y avait là rien de bien surprenant. Cela devait faire une bonne dizaine de minute que les Anges de Cendres s’étaient scindés en deux groupes. Depuis, son équipe avait entamé un long footing dans les méandres de la station impériale. La course n’avait été ponctuée d’aucun arrêt et, par chance, ils avaient rencontrés en tout et pour tout un seul soldat Impérial. Le pauvre bougre avait été coupé en deux avant même de comprendre ce qui lui était arrivé. Cette altercation n’avait même pas donné lieu à une pause. Courir, toujours courir ! Il n’y avait pas de temps à perdre pour les Anges de Cendres et il leur avait ainsi fallu se hâter ! Pendant que Niscar et Tovaharn s’en allaient vers le générateur qui leur avait été affecté, Elderian et les siens avaient fait route en direction de celui qui se trouvait à l’opposé de ce dernier. Cette décision avait été prise par la jeune femme afin d’atteindre leurs objectifs tout en éloignant Senara au maximum du danger que représentait l’aura de certains sensitifs ennemis. Malheureusement elle semblait en avoir trop demandé aux deux jedis en herbes qui la suivaient ...

    Visiblement contrariée, la Togruta adressa un bref signe de la main à l’encontre des deux adolescents. L’ordre était clair et tous s’arrêtèrent enfin ! Ses membres tremblants, Altaer manqua de tomber à terre. Le corps endolorit et déséquilibré par sa patte folle, il vint involontairement s’appuyer sur sa camarade. Le retenant fermement, Senara l’aida à s’adosser contre un mur. Il valait mieux pour eux qu’ils reprennent rapidement leur souffle car il était clair que cet arrêt serait de courte durée. L’apprenti de Niscar éprouvait toutefois de la gratitude à l’égard de la Maître Jedi. Alors qu’il allait la remercier pour ce geste de bonté, il comprit en la voyant que la décision de faire une halte avait été motivée par une toute autre raison. Concentré sur leur itinéraire, Elderian ne leur adressa pas le moindre considération. Elle était plongée dans ses réflexions : le trio était arrivé à un embranchement dont elle ne se souvenait pas. Ayant donnée son holo-projecteur à Senara quelques temps plus tôt, elle demanda à la jeune fille de le lui donner pour qu’elle puisse vérifier la route à prendre. Lorsque la jeune fille le lui donna, elle les invita à aller surveiller le carrefour le temps qu’elle lise le plan.


    Obéissant au maître Jedi, les deux apprentis allèrent immédiatement monter la garde. Ils se tinrent ainsi sur leurs gardes, à quelques mètres à peine de leur supérieur hiérarchique. Visiblement, Ataler semblait prendre cette tâche avec beaucoup de sérieux. On lui avait confié une mission sans faire la moindre remarque à son handicap. L’oreille et l’œil aux aguets, il était vif et déterminé. A chaque son, à chaque détonation, il se tournait nerveusement dans la direction d’où le bruit provenait. Ses mains elles aussi témoignaient du fait qu’il était tendu, et il serrait fermement son sabre de ses deux mains. A le voir ainsi, prêt à allumer son arme au premier bruit suspect, il restait à espérer qu’il ne se blesse pas ou ne blesse pas autrui involontairement. Le voyant ainsi à cran, Senara lui fît signe de se détendre. Il lui répondit par un sourire gêné avant d’essayer d’imiter sa camarade qui contrairement à lui semblait pour l’heure calme et détendue. Mais était-ce là ce qu’elle faisait paraître ou bien la vérité ? A part l’intéressée en personne, nul ne pouvait savoir. Quoi qu’il en soit, son intervention avait eu le don d’apaiser son compagnon.

    C’est alors qu’une douleur saisie la pauvre rousse à la main gauche. Ne supportant pas plus cette douleur, elle rejeta le gant qui couvrait l’anneau maudit pour voir ce qui lui arrivait. L’holocron qui ornait l’Ezeru brilla une nouvelle fois de mille feux. Craignant qu’il ne s’agisse d’une nouvelle crise, le jeune homme abandonna immédiatement son poste pour se porter au secours de sa comparse. Pourtant, Senara était en parfaite santé et la douleur l’avait déjà quittée. Mis à part cette forte lueur, il ne s’était rien passé. Tous deux regardèrent intrigués la bague dont le cristal rougeoyant de holocron avait pris une tête carmin. Inquiet, l’apprenti de Niscar apposa sa main sur l’épaule de Senara. Elle lui adressa un bref signe de tête pour lui faire comprendre qu’elle n’avait rien. Mais plus étrange encore, il ne s’était produit aucune vision de par se contact … A vrai dire c’était comme si la bague c’était renfermée sur elle-même … L’aura du côté obscur qui émanait de cette Forge semblait moins présente autour de Senara et la raison en était que la bague s’en nourrissait actuellement. Semblable à un catalyseur, l’Ezeru absorbait l’obscur. A son contact les ténèbres disparaissaient. Pour l’heure cela semblait être bénéfique pour sa propriétaire mais il restait à savoir ce qu’il advenait de cette part d’ombre que filtrait l’objet. Le bijou s’était visiblement consacré exclusivement sur cette tâche, il était toutefois impossible de savoir s’il opérait ainsi pour protéger sa propriétaire où qu’il agissait dans ses propres dessins. Une chose était sûre en tout cas, actuellement l’anneau était moins présent qu’à son ordinaire, il ne protégeait plus Senara, il était « absent ». C’est ce dont Altaer se rendit compte lorsqu’il toucha brièvement l’objet malgré les complaintes de son amie. Il ne se passa rien … Pas d’éclair … Rien … Ainsi l’Ezeru semblait en « veille », entièrement dévoué à catalyser l’obscur autour de son porteur …

    « - Il est éteint ?! Attend Senara, vas-y ! Essaye de l’enlever pour voir ! Comprenant là où voulait en venir son compagnon, la jeune fille tenta de retirer la maudite chevalière qui trônait à son doigt. Malheureusement rien ne semblait avoir changé sur ce point. Altaer tenta à son tour de l’aider, mais il n’y avait rien à faire. La seule chose à laquelle ils parvinrent à force d’essayer de l’ôter fût de ruiner les phalanges de la petite rousse … L’infirme se confondit en excuse avant de frictionner le doigt endolorit de sa collègue. Tout en s’exécutant, il lui fît part d’une chose qui le tracassait au sujet de cet anneau. Ne t’en fait pas Sen’, on va réussir à te le virer ce truc … Qu’importe le temps que ça prendra, on te l’enlèvera ! Accompagnant ses propos pour le moins optimiste, ce petit bonhomme lui adressa un large sourire. Tu sais … je n’ai de cesse de me remémorer ce qui était écrit dans les documents d’Hurza qu’on a trouvé sur Hoth. J’espérais qu’on aurait une quelconque réponse, un moyen pour te l’enlever. Mais à vrai dire c’est l’inverse ! Ce qu’on a trouvé ne rajoute que plus de questions. Plus on avance moins on voit clair … Et en plus de tout il y’a ce traître maintenant … Altaer s’était arrêter de frictionner le doigt de son amie et lui serrait à présent la main. Son regard perçant était plongé dans les yeux verts de Senara. Par exemple, ton maître faisait mention d’Ezerus Jedis dans son texte … Il dit aussi que le legs de Dark Heran est maudit et qu’il tuera son propriétaire si on lui enlève. Mais est-ce qu’il est possible de ne serait-ce que le détruire ? Je veux dire vu comme on galère déjà là, si on te l’enlève, comment être sûr qu’on arrivera à s’en débarrasser … On dirait qu’il a créé un lien avec toi, il te montre des choses, tu l’utilises inconsciemment, il y a une sorte de communion entre toi et cette chose … Du coup je me demande s’il n’est pas dur à enlever parce que en te l’enlevant ce lien qui existe entre vous serait détruit et que du coup tu serais tuée et lui serait détruit ? Putain je sais c’est macabre mais j’ai peur pour toi Senara … Altaer ne sera que plus fort la main de Senara, mais était-ce réellement Senara qu’il serrait où n’était-ce pas au contraire l’anneau. Avait-il peur pour la jeune fille ou n’était-ce pas pour la bague elle-même ? Le savait-il réellement lui-même ? Je sais pas hein … Je me pose des questions … Comme il était dit dans les papiers que cet objet était la promesse d’une grande puissance pour son propriétaire. Dans ce cas-là pourquoi le Sith qui a possédé ton maître ne l’a pas prît. Pourquoi te l’a-t-il donné à toi ? Hurza a marqué que Dark Heran explorait l’univers du corps et de l’esprit, du coup je me demande si … Altaer s’arrêta un instant cherchant comment il pourrait expliquer là où allaient ses pensées. C’était à croire qu’il pensait limite plus à cette bague que Senara elle-même. Etait-il à ce point obnubilé par l’objet ? Hurza a été possédé par un esprit Sith, du coup est-ce que ça ne serait pas nocif à cet esprit ?! Je veux dire, ce mec de ce culte Sith il avait l’anneau en prenant le corps d’Hurza. C’est un truc méga puissant au point que l’ordre Jedi a mandaté ton maître pour le récupérer sur Korriban pour le mettre en sécurité afin que les Siths ne puissent pas le prendre ! Et pourtant, la première chose que le Sith a fait en revenant à la vie c’est de s’en débarrasser ! Quand j’entends de quoi parle les recherches de Dark Heran franchement je me demande si cet esprit ne craint pas cette bague … Il te la donnée à toi ! On sait qu’il y a les guetteurs qui sont intéressés par cet objet du coup est-ce qu’il a voulu le mettre en sécurité ? »

    Altaer avait visiblement étudié sous bien des coutures l’affaire de l’Ezeru. Mais une fois encore il n’apportait au sujet que de nouvelles interrogations. Ces propos ne se basaient sur aucun faits et se faisant il était probable que ce n’était là que ces idées et sinistres fantasmes qu’il avait élaboré au sujet du dît objet. Etait-ce l’Ezeru qui lui avait rajouté ses choses en tête ou de telles allégations avaient-elles une part de vrai ?! Une chose est sûre, ce ne sera pas à moi de vous le dire dans ce post aussi je vais continuer au lieu de tenter d’instaurer un suspens vu que ça ne marche pas ! Quoi qu’il arrive un jour je vous dirais : je vous avais prévenu ! Et alors vous reconnaitrez que oui, en effet, je vous avais prévenu ahahahah ! Bref, Altaer n’avait pas relâché son étreinte sur la main gauche de Senara. La jeune fille débâtit faiblement sa main pour lui faire comprendre de lâcher prise mais il n’en resserra son emprise que plus fortement. C’était à croire qu’il ne regardait plus les yeux de Senara mais qu’il était perdu autre part dans ses propres pensées. Il était si près de la bague … Elle était à sa portée … Le porteur de l’anneau essaya de ramener le garçon sur le plancher des vaches sans grands résultats et elle finit par le pousser en arrière par dépits afin de l’écarter de l’artefact obscur. Déséquilibré, le handicapé manqua de tomber à terre. Fort heureusement une main de couleur rouge le stoppa dans sa chute. C’était Elderian. La Togruta était debout et le regardait une nouvelle fois avec scepticisme. Depuis combien de temps était-elle débout ? Les avait-elle écoutés ? Elle relâcha Altaer avant de lui mettre le projecteur holographique dans les mains. Il le rangea gêné tandis qu’elle reprenait la parole.

    « - En route vous deux ! Nous sommes presque arrivés ! Range ça Altaer et ne le perd pas … Elderian lui désigna l’holo-projecteur qu’il était en train de ranger dans une des poches de sa bure. Pendant que vous désertiez votre poste j’ai annoté sur les plans les positions rebelles et nos objectifs principaux. Ceci nous permettra de ne pas perdre de temps si nous oublions une nouvelle fois l’itinéraire … Cette décision allait à l’encontre des directives qu’elle avait elle-même énoncé quelques temps plus tôt mais c’était assez compréhensible. Le temps jouait à leur défaveur et il fallait à présent tenter de rattraper leur retard. J’ai besoin de vous mes enfants, alors concentrez-vous je vous prie. Que serait-il passé si des impériaux étaient arrivés pendant que vous étiez censés faire la garde ?! Vous n’étiez plus à votre poste et vous bavardiez … Vous ne devez pas relâcher votre attention ! Ça vaut en particulier pour toi Altaer. Arrête donc avec tes élucubrations au sujet de cette bague et d’un complot Jedi et ne pense qu’à l’instant présent. Nous sommes sur un champ de bataille et chacun doit soutenir les côtés de ses compagnons, si un faiblit, c’est tous qui tomberons ! Comprends-le et applique-le ! Ce n’est que comme ça que tu pourras essayer de te faire pardonner pour ta désobéissance. Pense que le Conseil ne te rateras pas après la Forge, alors met de ton côté toutes les points que tu pourras gratter pour espérer faire diminuer leur sanction à ton encontre. Elderian lui tapota l’épaule avant de lui donner des nouvelles de son maître. Tovaharn et Niscar ont réussi à neutraliser le première générateur, ils font route vers le deuxième et nous y attendrons, à présent en route ! »
     

    Spoiler : Spoiler
      


      
    Mufus 
        
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      #85

      Post n°83
      Auteur : Ulic / McGee





      [Flash unavailable]





      Le couloir s'allongeait, et les coups de feu avaient l'air de s'éloigner . Ulic se retourna encore, et Curtis finit par le rappeler à l'ordre :


      - Qu'est-ce que tu fous ? Arrête de rêver l'artiste ! mais au fait, quel est ton nom, blanc-bec ?
      - Ulic m'sieur .
      - Eh beh, t'as l'air d'en avoir plus dans les paquets que la moyenne dit donc !  J't'observe depuis tout à l'heure, c'est pas ta première baston à ce que j'voit, non ?
      - Effectivement, j'ai servi l'Ancienne République auparavant .
      - Quel corps ?
      - 7ème corps, j'ai participé à Coruscant et Mustafar .
      - Me souvient, sa avais vachement chauffé là-bas ... Bref, trêves de bavardages, on arrive au bout . En sortant , vas falloir faire gaffe, on ne sauras pas trop où nous allons atterrir . Prions pour pas tomber sur une troupe en mouvement, c'est tout ce que je demande !


      Au loin , Ulic voyait la lumière de nouveau, sa faisait environ 10minutes que lui et Curtis avaient quitté la petite troupe du hangar pour pouvoir essayer de prendre les Siths à revers . A deux, sa sentais pas bon . Il devait trouver quelque chose qui pourrait vaporiser tout ces soldats en une seule traite . Ils arrivèrent à une grille, que Curtis ouvrit aisément à l'aide de son couteau , il descendirent et observérent la pièce . Ce n'était rien d'autre qu'un modeste placard à balais ( Bah quoi ? tu voulais un truc à la Michael Bay ? Désole, j'ai pas les moyens ) . Ulic reprit son fusil en main et s'approcha de la porte . Aucun bruit . Ulic ouvrit ensuite la porte et sortit discrètement, suivi de son comparse, armé de ses deux DC-15S . Il allèrent au fond de ce couloir et entendirent quelqu'un parler :


      - Puisque je vous dit que je viens de renvoyer là encore une escouade ! Je peut pas faire plus vite que la musique bon Dieu ! Je sais que la situation est critique, et qu'il est impératif de maintenir ces rebelles dans les hangar ! Je vais tenter de joindre des renforts des niveaux inférieurs.









      Le regard des deux soldats se croisèrent, supprimer cet officier serait utile pour une diversion . Et créerait une mini-entorse dans la chaîne de commandement de la Forge, . Pour le pauvre officier , le châtiment fut expéditif . Sans même consulter l'avis d'Ulic, Curtis jeta un couteau qui se ficha entre les deux omoplates de l'officier, tombant raide mort au sol . Curtis, fier de sa besogne, se rapprocha du cadavre, retira la lame et s'en alla . Ulic, par précaution , forma un piège pour que ce  poste de communication explose dés lors qu'un individu penètre dans le périmètre . Il devait faire vite , leurs amis comptaient sur eux pour les sortir de ce bourbier . Ils continuèrent à avancer tout les deux, en essayant mine de rien de s'y retrouver dans ce dédale de couloir . Heureusement pour eux, ils virent un panneau à une intersection indiquant :




      HANGAR 27 B


      Ils continuèrent leur chemin dans cette direction . L'arme à la main, leur pas se firent de plus en plus silencieux . A présent , il devait être sur leurs gardes, la moindre erreur pourrait être fatale pour eux deux . Des coups de feu se faisait ressentir, mais en plus , une autre escouade arrivait . Curtis et Ulic ouvrirent la première porte et se jettèrent à l'intérieur pour éviter l'escouade qui approchait . En relevant la tête, Ulic vit deux officiers les mains levées . Curtis, qui avait une meilleure maîtrise de la roulade que Ulic , avait par chance, mis en joue les deux officiers avant que qu'ils puissent dégainer . Ulic se  rapprocha d'eux et les débarassa de leurs pistolets blasters beaucoup trop lourds pour eux . Curtis s'approcha alors d'Ulic et lui chuchota :


      - Je m'occuperas de ces deux-là le moment venu. Apparemment, on est tombé dans un système de contrôle de tourelle ici . Mais bon, je n'y vois aucun intérêt, détruisons les commandes, et reprennont la route .


      Mais à ce moment-là, la porte s'ouvrit et une dizaine de soldats Siths et Stromtroopers surgirent et mirent en joue les deux infiltrés . Un lieutenant sortit de cette petite troupe et s'adressa aux deux rebelles :


      - Oh, mais qu'avons-nous là ? Deux petits fouineurs qui croivent pouvoir nous contourner ? Soldats libérer les marins, et abattez-moi ces sales rebelles .


      Ulic et Curtis se regardèrent, et sentirent leur dernière heure arriver ...


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        a écrit sur dernière édition par
        #86

        Post n°84
        Auteur : Super PNJ

            La situation était devenu comme beaucoup le dise, très problématique et les renégats se retrouvaient dans un beau foutoir. En effet, les Jedi était venu se poser dans les hangars de la Forge Stellaire, ce qui était en soit une bonne chose. Au premier coup d’œil. Mais en y regardant bien, les Jedi étaient de véritable aimant à embrouille. A peine c'étaient-ils posés dans le dit hangars que les ennuis avec continué d'augmenter, d'empirer. Tout d'abord, les renégats avaient eu affaire à un droide volant, l'arrivée de chevaliers Sith sur place toujours accompagnés par plus de troupes impériales. Des droides scarabée avec une tête de cyclope qui avançait en tirant en rafale, encore des impériaux qui arrivaient, puis finalement des Siths qui venaient et qui finissait d'achever les derniers renégats debout tentant de neutraliser l'ennemi pour pouvoir avancer. Et pour finir en apothéose, l'Empereur Omega était lui même présent dans ce hangar pour lutter contre les maitres Jedi. En clair, tout ceci était un joyeux bordel. 

        -C'est bon ? J'ai assez bien résumé la chose ?

            Bzzzzzzz...pllllzzzzzz...Zpppp... Revenons un peu en arrière.
        ...

            Alors que les renégats tentaient de faire une percé dans les forces ennemis par la petite porte qui les séparaient. L'ennemi donnait du fil a retordre, mais alors que les renégats pensaient pouvoir forcer le passage, les impériaux laissèrent passer leur monstre de ferraille. Ce fut alors un bain de massacre et de tuerie. Ces bestioles métalliques ne pouvait être détruit par de simple tir de blaster mais par des tirs puissants tels que ceux d'une tourelle E-Web. Les machines permirent de repousser les attaques des rebelles qui essayait désespérément de prendre cette porte. Quelques tirs de mortier vinrent en explosé un ou deux, mais très vites les positions se firent abandonner. Les assauts des impériaux étaient trop puissant pour réussir à les contenir sans que tout le monde y passe. 

            Alors que les renégats tentaient tant bien que mal de regagner les positions perdu à coup de lance mortier, un Sith venait de faire son apparition, entouré par des soldats impériaux. Ces soldats ne firent pas de cartiers et créèrent des ravages chez les rebelles. Enfin, ça c'était rien, l'Omega arriva finalement sur les lieux. Bon nombre de renégats de glacèrent le sang à sa vue, comme bon nombre d'impériaux stoppèrent de tirer rien qu'en le voyant. Il marchait parmi le champ de bataille comme si personne, ni aucun coup de feu ne se dressait contre lui alors... Alors que c'était pas le cas, il passait ainsi en tuant qui conque se dressait devant lui, l'écrasant comme un cafard. Les impériaux profitant de son passage pour gagner du terrain et des positions. Les renégats laissèrent tomber le Sith pour le laisser aux Jedi et se focalisé sur les positions perdus. Mais reprendre les positions s'avérerait quelque chose de compliqué face aux ennemis qui leur faisait face. Pour couronner le tout, de nouveaux manieurs de sabre à lame rouge arrivèrent et jouèrent avec les renégats comme un enfant joue avec une poupée. Les renégats étaient projeté dans tout les sens, certains étranglé par la volonté de leur ennemi. La constatation et le bilan de la situation faisait peur... C'était catastrophique.
        …

        -Ouep, je pense que t'as assez bien résumé les choses. John et deux trois hommes discutaient dans un abris de fortune sous le feu ennemi. On est dans une belle merd*.
        Qu'est-ce qui disait l'autre abrutie dans son armure pendant le brief ?
        On en repartira pas tous vivant ? Héhé ! Il a le sens de l'humour celui-là.

        -Bof, à ce qu'il paraît il est mort.

        -Heins ?

        -Oui, il aurait explosé aux commandes du Poing de Hell suivant les rumeurs. J'ai appris ça en écoutant la radio. Tu sais lorsqu'il a exploser contre la structure de la Forge. Tu te souviens ? Mais si quand tu t'es cassé la gueule sur le sol. Ha bah voilà !

        -... Ca veut dire qu'on est seul quoi... Génial, de mieux en mieux, on est coupé de la hiérarchie et on apprend que nos supérieurs sont les premiers à mourir. Bordel.

        -Enfin bref on s'en fou, tu parles trop.
        Voyons voir comment on peut se débarrasser de ses Siths. Sinon on va pas tenir très longtemps. Donne l'ordre qu'on envoie des hommes sur les échelles et qu'ils passent par les plateforme en hauteur.

            Les soldats obéirent et montèrent sur les plates formes en hauteur, les snipers prirent positions ainsi que les grenadiers. Chacun prit sa positions tandis que les hommes au sol se positionnaient pour contrattaquer. John avait examiné la situation, et il ne restait plus qu'une solution si on voulait s'en sortir un tant soit peut sans tous y passer. Le terme technique était ''Nettoyage de Printemps''. A la seconde ou John enverrais des fumées blanches, ça serait le signal pour envoyer la sauce. Il sortit de son paquetage deux capsules, les décapsula et les lança sur les impériaux. Elles bondirent sur le sol plusieurs fois après un joyeux vol plané, roulèrent puis se stoppèrent. A ce moment là, de la fumée blanche sortit des capsules, le signal était donné. Tout les renégats déchainèrent les enfers. Les Snipers tirèrent à plusieurs sur les mêmes cibles et en même temps, espérant leurrer les Siths, tandis que d'autre envoyaient des projectiles explosifs, grenades, détonateur thermiques, de quoi rendre la zone déserte pour les dix milles ans à venir. Une fois les explosions finis après une où deux minutes de bombardement aidé par les tourelles des transporteurs encore en état de tirer, les renégats se positionnèrent derrière des points de défenses, l'arme braqué sur la zone où là fumé commençait à s'élever, prêt à tirer de nouveau, le chargeur à bloc. Quel serait le verdict ?


        …


            De son côté, Gallagher était devant quelques jedi. Ceux-ci semblait ne pas avoir apprécié ça petite blague. Les Jedis et l'humour semblait deux choses diamétralement totalement opposé. Les pauvres, ils savaient pas rire, pas de bol. C'est tout du moins ce que pensait Gallagher mais qui n'avait pas le temps de faire des blagues à deux balles, le temps pressait. Les choses commençaient à aller mal à force de ne pas bouger. Il leur demanda tout simplement de le suivre, il leur fallait aller aux usines de la Forge pour stopper un tant soit peu la production de droide et de chasseur, sinon la rébellion ne survivrait pas longtemps... Il passa le pas suivit par les jedi et passa par le chemin fait qui passait sous les hangars et qui permettait de se retrouver dans la structure de la Forge stellaire, le tout maintenant était d'essayé de passer inaperçu, chose qui s'annonçait plus que difficile.

        Spoiler : Spoiler
        By  Atin Jnum / Boite de conserve.
           

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          Post n°85
          Auteur : Ulic / McGee

          Dans ce genre de situation , les moments les plus infimes , les moindres détails de votre vie vous revienne en mémoire . Vos premières amourettes , vos premières pas, vos premiers séjours à Wookieland ( toute ressemblance avec un parc d'Attraction est purement fortuite ) vos premières fois au volant de speeder . C'est ce qui se passait dans la tête à Ulic .  Son coeur battait à son maximum . Il regarda une dernière fois Curtis, et ferma les yeux . 


          - Feu !!!!!


          Des coups de feu se firent entendre . Mais contrairement à ce qu'on pourrait l'imaginer, Ulic ne se fit pas rôtir comme une pauvre marmotte . Il rouvrit les yeux, et vit les six soldats, face contre terre , chacun percé par un trou béant de blaster . L'officier , quand à lui, était à présent les mains en l'air, avec un pistolet braqué sur sa tempe . Quatre renégats se tenaient à présent à la place des ex-impériaux . Curtis s'adressa à la petite troupe qui venait de débarquer :


          - Pile à l'heure ! D'où venez-vous les mecs ?
          - On vient de l'hangar 22B
          - 22 B ? Mais vous êtes en dehors de votre secteur 
          - Pourquoi ? On est où là ?
          - Le  27 B est juste à côté .


          Le soldat regarda Curtis, et lui expliqua la situation :


          - On as réussi à passer avec la plupart des gars , le hangar était pas énormément protégé, mais malheureusement, nous nous sommes dispersés dans les couloirs et on as perdu le reste de notre groupe . On erre depuis un quart d'heure dans ces couloirs sans fin . On as entendu tout ce raffut, on peut dire que cet officier hurle comme un putois . Hein ? On fais moins le malin maintenant ?


          L'Officier n'ouvrit pas la bouche . Un des soldats lui  un coup de crosse, qui l'envoya directement dans les étoiles . Ils le ligotèrent, avec un peu de chance, on pourrait en tirer une certaine rançon . Ulic et Curtis profitèrent de cet instant pour ramasser leurs armes, et récupèrent quelques cartouches sur les différents cadavres . Les deux marines impériaux étaient restés tétanisés pendant l'action . L'un d'eux s'était littéralement fait dessus . Ils étaient juste de pauvres gosses, ils venaient juste de finir leurs classes . La petite troupe les laissèrent  , ligotés avec l'officier . D'ici cinq petites minutes, si leur plan fonctionnait , les renégats pourraient rejoindre facilement cette zone . Ulic sentait qu'ils s'approchaient . Les bruits de combat, qui leur semblait lointain , revenait petit à petit, tel un écho . Les couloirs étaient désert . Un sorte de tension apparaissaient dans chacun des membres du groupe . Chacun était prêt à user de son arme au moindre faux mouvement . Dans ce genre de couloirs restreints, la solution la plus simple pour survivre était de tirer en premier . La moindre hésitation vous enverrait sûrement ad patres . Le moindre recoin devait être inspecté, chaque croisement était source de mort potentielle . Ils en virent un justement, se former au loin, environ 20 mètres devant eux . Les ordres étaient stricts . Ils se répartirent de chaque côté, et rasèrent les murs afin de checker les deux voies simultanément . Curtis fit un signe bref, et compta jusqu'à 3 . Très coordonné, ils regardèrent en même temps leur côté .  Rien à signaler . Plus de peur que de mal . Le groupe continua sa route . Mais souvent on omet un détail qui pouvait être important . Ils le comprirent quand il entendirent derrière eux :


          - Fumez-moi ces lascars !


          Derrière eux s'était posté quatre soldats impériaux, qui leur tirèrent dans le dos . Tel des lapins, le petit groupe sprinta jusqu'à trouver un abri . Un des renégats n'avait pas eu cette chance . Traversé de part en part par les tirs impériaux, il s'écroula, sans vie . Le groupe se réfugièrent dans des petites zones plus profondes dans le mur, purement esthétique à la base, mais qui pouvait protéger un homme des tirs  . Ils attendirent que les soldats cessèrent le feu pour riposter à leur tour . Une petite fusillade se mit en place . Mais elle fut vite achevée, Un des renégats lança un détonateur qui mit fin au groupe adverse . Ulic et Curtis récupèrent les munitions sur le malchanceux et continuèrent leur route . Ils finirent enfin par arriver à ce fameux hangar . Des coups sourds se faisaient entendre . Curtis demanda une radio, et tenta de joindre le capitaine . Aucune réponse, mais pourtant, sa continuait à se battre là dedans . Chacun se mirent en position . Ils devaient compter sur l'effet de surprise pour dégommer un max d'impériaux . Ulic rangea son fusil et sortit son Zhaboka . Chaque soldats firent de même , s'armant de vibrolame pour éliminer rapidement totu ces planqués d'impériaux . 


          [Flash unavailable]
          La porte finit par s'ouvrir . Un impérial n'eut aucune chance . La lame d'Ulic le traversa avant même qu'il puisse se demander pourquoi ces renégats étaient là . Les autres membres du groupe se jetèrent bestialement dans la melée .Avant même de remarquer quoi que ce soit deux autres impériaux tombèrent . Ulic en profita pour en égorger un autre . Curtis tomba face à un individu plus coriace , qui dégaina sa vibrolame, et qui faisait preuve de grande dextérité . Les deux lames s'entrechoquèrent, mais très vite, l'impérial tomba, transpercé par la lame d'un autre rénégats du groupe, venu en renfort . Curtis se dirigea vers le poste de mitrailleuse suivante . Quand à Ulic, il suivit deux autres hommes, et tombèrent sur le dos de deux servants de tourelle E-web, qui tombèrent sans ronchonner . L'un des renégats prit la tourelle en main et l'autre s'occupa des munitions . Il s'écria soudainement :


          - Regardez là bas ! 


          Une tourelle de défense automatisée était braquée sur eux . Visiblement, ils avaient été repéré plus facilement que prévu . Des tirs de suppressions pillonèrent leur position , avant qu'une roquette s'abattent sur eux . Ulic vit flou, et n'entendait plus rien .  Il ouvrit les yeux . Quelque chose de lourd était sur lui . Il remarqua avec horreur que c'était le reste d'un de ses camarades . Celui-ci avait eu les jambes arrachées par le choc, et avait été recouvert d'éclat . En mourant, il avait ainsi protégé Ulic, qui avait reçu que quels éclats superficiels sur le torse . Ulic était surtout sonné . Il devait vite se relever et reprendre ses esprits , avant qu'un impérial le termine . Ulic se leva péniblement, et vit au loin une ombre . Celle-ci courait dans sa direction , et plus il l'approchait, et plus le coeur d'Ulic battait . A son grand soulagement, il vit Curtis . Celui-ci s'approcha et lui passa un bras par dessus son épaule . Il marchèrent vers l'abri le plus proche . Quand à la tour ? Suite au coups de feu qu'elle avait tiré sur la position d'Ulic, elle avait laissé ainsi le champ libre à des renégats, qui lui lancèrent 2 ou 3 roquettes, qui la mirent au tapis . Ulic reprenait petit à petit ses esprits . Leur embuscade avait marché . Les impériaux, qui ont cru à une forte attaque dans leur dos, étaient désorganisés, et les postes de tourelle E-web étaient tous tombés, les renégats sortaient tous à présent des abris, et se lançaient dans une ultime corps à corps pour obtenir le contrôle du hangar . Les impériaux, face à tous ces renégats, sans aucun soutien, n'allait plus tenir . Ulic vit le capitaine Bornes au loin . Celui-ci avait le bras en écharpe, et menait ses hommes à l'assaut avec une vibrolame dans l'autre main . Ulic , à présent sur pied, reprit son Zhaboka et rejoignit la bataille avec Curtis à ses côtés . Au loin, les soldats impériaux faisaient de même . Il chargèrent sur les renégats, vibrolames dégainées, pour repoussez les envahisseurs . Les lames s'entrechoquèrent , les bousculades se succédèrent , le sang coulait . Tel fut ce triste spectacle pendant cinq minutes . Malgré leur résistance farouche , s'en était fait : le hangar était à présent aux mains des renégats . Ulic retira la lame de la poitrine du soldat qu'il venait de transpercer . Ces cours d'escrime durant sa jeunesse l'avait beaucoup aidé à vaincre ces deux impériaux . Il rengaina rapidement, et sans perdre de temps , il rejoignit Curtis devant la porte . Il lui déclara :


          - Où allons-nous maintenant ?
          - On suit le groupe de tête , on vas s'enfoncer un peu plus là dedans . Faut trouver au moins un plan ou je sais pas quoi, ou on vas se perdre dans ce dédale de couloirs . Si on retrouve le poste qu'on avait attaqué, on en trouverait sûrement un , en attendant ... Curtis chargea son arme . Allons-y et faisons notre job !


          C'est ainsi qu'Ulic et Curtis, suivi d'une troupe de renégats, s'enfoncèrent dans la structure gigantesque ...


            

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            #88

            Post n°86
            Auteur : Rei

            Un hologramme a la forme du froid et impitoyable IG-88 Karl apparut au milieu du groupe des chasseurs de primes. Pour la machine connecté temporairement a la Forge Stellaire il n'avait pas été délicat de remonter la source des signaux radio et de coupler cette information avec les rapports des senseurs. Un petit groupe a l'ecart des combats donc un membre avec une combinaison de survie en milieu hostile. Aucun doute. Et si il en avait persister un la caméra de l'holoprojecteur lui confirmais etre en pleine présence des membres de la Guilde des chasseur de prime de Dantooine. Et de leur souverain.
            Ainsi que d'etrange créature a la lisiere de son champs de vision.
            Ces derniers n'avaient pas d'importance. Le plus pressant etait de clarifier les choses. A plusieurs kilomètre dans la structure le droide de Rei Ayanami ne pouvais certainement pas se permettre de faire le trajet inverse pour peu être s'entendre dire de revenir au cœur de la structure. Ou pire encore, Lom Donos pouvais tout aussi bien demander la primauté sur les proies !
            Chose difficile a concevoir, mais sortant tout juste d'une chaine de réparation l'IG n'avait aucunement envie de prendre un risque, meme mineur. Aussi se dépêcha il de délivrer son message d'excuse et un rappel des conditions générale de servages de sa personne a la Guilde.


            -//Ici Karl. Il m'est impossible de rejoindre votre secteur pour le moment. Veillez donc ennoncer les nouveaux ordres et les nouveaux objectifs. En respect du code de la Guilde je vous demanderais une rémunération supplémentaire s'ils n'entrent pas en ligne de compte avec notre mission principale. Toujours sur la question de la rémunération la Guilde recevra des notre retour sa part sur la capture d'une prime recherché par un commendataire privé.//  

            Lom n'allais pas apprecier les derniers mots, c'etait la quelque chose de sure. Mais avec ses nouvelles lierté Karl ne pouvais pas se permettre de changer ses habitudes. Perosnne ne devais se douter qu'il pouvais désormais tirer directement sur ses alliés. Une approche trop obséquieuse aurait soulevé des interrogation. Mieu vallais rester a la limite de l'insollence et de l’insubordination tout en montrant qu'il ne pouvais pas franchir le pas. Ou du moins pouvais pas.. la réaction de Lom allais néamoins lui apprendre plus que ses propres déductions illogique ..

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              #89

              Post n°87
              Auteur : Super PNJ

                        
              Qui vit  de combattre un ennemi a tout intérêt de le laisser en vie.
              Nietzche 
                       

              Visiblement le chevalier Paul Skalwalker, de son vrai nom n'avait pas étudié ce célèbre philosophe terrien, après une passe d'arme aussi brutale de part et d'autre le Jedi décapita promptement le Barabel.
              C'en était fini de War, ancien esclave devenu cavalier Impérial, disciple de Dark Jorus maintenant il n'était qu'un cadavre parmi les autres.
              *Un faible!*  pensa si fort le sombre apôtre que ses trois autres acolytes restant en eurent une migraine qui disparu aussi rapidement qu'elle était apparu, c'était ainsi quant on mécontentait le vieux maitre Sith.
              Pestilence, la Mustafarienne aux cheveux de feu observait le corps de son ancien condisciple, on aurait pu lire de la déception dans son regard, ,regard qui s'enflamma quant son attention se focalisa sur l'assassin de War: le Jedi Sam.
              Celui ci ne manquait pas de culot, après avoir triomphé par chance, du Barabel, chance car celui s'était empalé sur une simple barre de fer suite à une poussée de Force, c'est cela qui avait causé sa perte , plus que les talents de bretteur de l'amnésique.
              Chance aussi, qui avait provoqué l'explosion de son sabre laser et blessé au visage la jeune femme mais il en fallait plus pour venir à bout de l'apôtre obscure.
              Après tout cela celui ci provoquait son adversaire du jour par un laconique 'au suivant!'

                        

              -Tu fanfaronnes chien?
              Goute un peu au pouvoir du coté obscur!

                        
              La jeune fille leva les mains au ciel et une carcasse de chasseur Sith se mit à trembler, soudain le cockpit explosa, projetant des dizaines de morceaux de verres coupant et éffilé en direction du Jedi, il avait eu tort de provoquer son ennemie, il l'avait mis en colère et la colère nourrissait le coté obscur.
              Pestilence enchaina et envoya également un morceau d'aile en direction de Sam , faisait tourné son projectile improvisé sur elle meme.
              La cavalière n'attendit pas de voir le résultat, et vit venir à elle, le sabre à saccade de War, elle découperait Sam en petit morceau, enfin ce qu'il en resterait après être passé à travers l'orage de verre.

              A l'autre bout du hangar, Death et Famine livraient bataille contre les Jedi Alex et Bobby, les lames rouges et bleues se croisaient , se repoussaient , les deux cavaliers échangeaient régulièrement d'adversaire pour mieux les troubler.
              Parfois ils en profitaient pour envoyer via la force ce qui leur tombait sous la main, les deux combattaient de pairs et riaient à gorge déployées, nourris par la haine et la souffrance qui englobaient le hangar et dopé par la sombre présence du Sith'ari.


              -Ils sont plus endurants que les soldats Non?
                        


              -Et plus amusant aussi!

              Le Kel Dor, lança son arme au Céréen, qui maintenant avait une lame dans chaque main, son partenaire fit un bond de force pour se retrouver sur une poutrelle d'acier à quinze mètres du sol, il en profita pour joindre les deux mains, et envoyer des éclairs violets de forces sur les deux Jedi, lames croisées, Death passa à l'action prêt à trancher dans le vif les deux forceux qui luttaient contre les éclairs...


                  
              Le commandant Ochlik lui, observait le combat entre les cavaliers Impériaux et les Jedi, comme fasciné par la lumière des sabres laser comme un insecte nocturne est attiré par la lumière d'une lampe , mais en bon officier de l'armée Sith, il n'oubliait jamais son devoir, il avait ordonné à ses hommes et au droids de former un cordon autour de l'Empereur, personne ne devait le déranger durant son duel avec le maitre Jedi.
              Abrité derrière une carcasse de droid de combat Sith, il arrosait d'un tir nourri les soldats et tout autre Jedi qui entraient dans sa ligne de mir,e les renégats, allaient s'abriter à leur tour avant de riposter, un Jedi restait fièrement campé sur ses pieds repoussant ses tirs à l'aide de son sabre laser.

              Puis soudain ce fut le blanc total, quelque chose avait du exploser ce qui expliquait toutes cette fumée blanche mais Ochlik reconnut immédiatement l'a consistance d'un fumigène il eut à peine le temps de crier.
              -A couvert!

              Mais l'ordre vint une seconde trop tard, des explosions et des tirs jaillirent d'un peu partout dans la zone , faisant un vrai massacre parmi les fantassins Sith et les droids, heureusement pour le commandant la carcasse derrière laquelle il était dissimulé encaissa la plupart des tirs, la plupart car une violente douleur à l'épaule lui fit comprendre qu'il avait été touché, mais pas assez gravement pour qu'il ne puisse pas tenir son rôle de commandant et analyser la trajectoire des tirs.
              Il avait ordonné à ses hommes de ne pas répliquer et de profiter de la fumée pour se faire discret.
              A sa droite il vit un chevalier Impérial abrité lui aussi , mais le sensitif avait utilisé un corps humain d'un soldat comme bouclier.

              -Toi la! ils ont des snipers en hauteur , fais quelque chose!

              Le chevalier plissa les yeux sous son masque morbide.

              :evil: -A qui crois tu d'adresser humain?
              -Je suis commandant Sith, tu dois m'obéir et défendre la Forge ! 

              Le chevalier semblait réfléchir, l'assurance et le ton dans le voix d'Ochlik ne souffrait aucune objection d'ailleurs les tirs commençaient à baisser en intensité sans doute les tireurs pensaient avoir terminé le boulot, le chevalier inspira une longue bouffée d'air et se concentra , une passerelle joignant deux plates formes commençaient à se tordre, deux snipers furent déséquilibrés et s'écrasèrent au sol.
              C"était le signal pour une contrattaque, les fantassins survivants placèrent des baïonnettes sur leur fusil blaster c'était l'heure du corps à corps
              .
              -A l'attaque!

              Un chevalier Impérial fit un bond de force et se retrouva sur une des plates forme à l'aide de sa pique, il empala un renégat et en déséquilibra un autre avant d'être abattu à son tour. Un droid Mark IV avait profité de la fumée pour grimper au mur et commençait à arroser les positions adverses.
              Au sol les fantassins chargeaient en hurlant appuyé par les droids de combat sith.
                  
                    
                    
                        
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                #90

                Post n°88
                Auteur : Dark Oblivius

                Je n'étais plus vraiment seul désormais, j'avais à mes côtés et cela constamment une entité invisible qui m'aiderais tout le temps, qui repousserait mes limites. Cette entité, beaucoup l'appel "La Force". Son nom est bien choisi, car elle donne la force à ceux qui l'utilise et la comprenne. Depuis ces derniers mois, je la sens, mais pourtant, au début je ne la comprenais pas et parfois même la repoussai. J'avais cependant aucune raison de le faire, peut-être la peur ? Mais depuis le début de cette bataille je sais que je ne dois ma survie qu'à son aide et sa puissante aura. J'ai vu de bien meilleur pilote que moi se faire abattre, de bien meilleur combattant se faire tuer. Beaucoup vous dirons que ce n'est que de la chance, moi. Je vous direz que c'est simplement la force. Et c'est cette force qui me permettra de me défaire de mes ennemis ! 


                L'explosion produite par le cockpit expulsa des dizaines de morceaux de verre. D'un bond de force je me mis hors d'atteinte de ces projectiles fou. Malgré la puissance de mon saut, la gravité artificielle reprit son droit et m'attira vers le sol. La femelle Mustafarienne n'avait pas seulement envoyée de pauvres petits débris, mais aussi un morceau d'aile. J'étais à mis chemin entre le sol et le toit quand je fis un saut arrière balançant ma jambe droite qui percuta l'objet le renvoyant vers son destinataire qui était entrain d'effectuer une attaque frontale. D'un coup de sabre elle scinda le duracier en deux parties qui finirent par s'écraser sur le sol. 






                -" Tu me traite de chien ? Regarde toi plutôt, esclave du côté obscur ! "-


                Je ne m'étais pas souvent fait insulter. J'avais pris des coups, de grosses raclées, mais les insultes ne m'étais pas vraiment familière et provoquèrent chez moi un certain dégoût. Je levai ma main droite empoignant son cou à l'aide de la force. Certainement surprise, mais pas dépourvu de reflexes, elle essaya de m'atteindre avec des éclairs de la force que je parai difficilement à l'aide de mon sabre. Devant l'impuissance de ses éclairs elle envoya son sabre dans ma direction. Tournoyant sur lui même à hauteur de mon torse j'essayai de me mettre à terre en sautant. Légèrement trop tard, le bout de la lame effleura ma joue et le haut de mon épaule laissant derrière elle deux cicatrices fumante. Je me relevai sabre en main avec une certaine rage au touché de ma blessure à la joue.


                -" Le pouvoir du côté obscur ne te sauvera pas chienne ! "-


                Je ne cherchai pas vraiment à provoquer la peur chez elle, pourtant, elle commençait à reculer. Certainement face à son désarmement. Envoyant de nouvelles salves d'éclairs que je para une fois de plus. Puis envoyant des multitudes de débris. Malgré ça, le scénario rester le même. Elle reculer, moi avançant. Dans une dernière tentative désespéré de me repousser ou de me tuer, elle envoya de nouveau une salve d'éclair. Utilisant la force pour me mettre hors d'atteinte à l'aide d'un saut vers elle. Une fois le saut terminé, je me retrouvai juste à côté d'elle. Surprise elle me regardait sans réagir, toujours les mains tendues créant ses éclairs de force. Passant mon sabre dans ma main droite, je fis un mouvement circulaire avec mon bras tranchant ses deux mains. Un cri strident sorti de sa bouche avant qu'une vague de force l'éjecta quelques mètres plus loin.


                La situation d'Alex et Boby n'étais pas super. Les deux chevaliers étaient bloqué par les éclairs de force d'un Kel Dor. L'autre en profiterait pour les transpercer tout les deux. Un bond ne serait pas assez rapide et il pourrait l'anticiper. Serrant mon sabre je fermai les yeux visualisant le Kel Dor dans la force, mon bras se déplia lançant la lame dans l'air guidé par la force elle transperça le dos du sith pour ressortir au niveau de la gorge. Une fois l'adepte du côté obscur mort, les éclairs disparurent et Boby pu voir arriver le Ceréen, mais pas Alex qui reçut le sabre dans l'abdomen. Le sang jaillis de sa bouche éclaboussant la tête du Sith qui semblait content de son acte. Boby reprit la passe d'arme avec lui, laissant le jeune Chevalier au milieu de la bataille seul et blessé. Je courus vers lui le rattrapant avant qu'il ne tombe au sol. Il était déjà mort ... Un de plus ! 


                -" Repose en paix mon ami ... "-


                Ces quelques mots étaient accompagné de larme qui tombèrent sur sa plaie. Je déposai sa tête délicatement sur le sol avant de sauter pour rejoindre le Kel dor. Il était étendu par terre. Mort. Mon sabre c'était éteint. Je le ramassai et l'accrocher à ma ceinture. Mes yeux se posèrent sur cette terrible bataille qui ne fessait que commencer ...

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                  #91

                  Post n°89
                  Auteur : Kalane

                  ( ROUGE ! C'EST ROUGE ! )

                  Kalane avait mal. Graçe à ses derniers refléxes, hérité de sa longue lignée de famille de prédateurs togrutas l'avait sauvée mais la marque laissé par l'irruption du Sith risquait de lui être douloureuse pendant un bon moment. Plus qu'un coup désorientant, c'était une véritable plaie sanguinolente qu'on avait ouvert dans son esprit déchiré. Etant donné que sa vision en pâtissait aussi, et que tous ses sens s'étaient eteints, victimes d'une douche froide, elle préféra éteindre son sabrolaser et se laisser emporter par la masse comptacte des corps en mouvements, les mains posées sur ses tempes, les seules pensées traversant les landes douloureuses de son esprit étant des hypothèses sur les races des personnes qui la poussait, selon la texture de leurs épidermes. Sans prévenir, une vague de souvenirs, ou plutôt de sensations et autres "feelings" issus de ses souvenirs s'abbatit sur elle. Le souffle coupé, s'étouffant sous la douleur, la Jedie étouffa un gémissement, puis fut violemment bousculée pour se retrouver à terre dans un espace qui semblait dépourvu de bottes humides et sanglantes. Un endroit calme, baignant sous la protection du Grand Maître Jedi Korr. Un endroit qui contastait violemment avec la tête de Kalane.

                  Comme si son âme était assiégée par les flammes de la géhenne, l'apprentie sans maître utilisa inconsciemment la Force pour compartimenter son esprit, et vérifier que toutes ses fonctions vitales et cognitives étaient en surêté. Tout le reste était en train de boullir, de sautiller, de frapper à grands coups de cloches son esprit malade. Cette agonie mentale lui administra une douleur sourde mais puissante, qui atteignait trés régulièrement des pics incroyables, la secouant de spasmes inquiétants. Bien entendu, le tentacule mental du Sith avait été rejeté dés son irruption, la Force de Kalane étant dèja habituée à toutes les attaques possibles et imaginables pour des novices, mais à quel prix ?

                  - M..Maître.. Maître Stevens..

                  De qui venait cet appel au secours ? D'elle ? Non, elle se savait incapable de parler, d'ailleurs ses lêvres étaient closes. Et pourtant, c'était sa voix. Kalane expira longuement, étonnée d'avoir parlé sans s'en être rendue compte. Etonnée de pouvoir contrôler son corps. Elle ouvrit les yeux, poussée par la curiosité sentit que quelqu'un se penchait vers elle. Par pur réflexe, elle se releva et leva sa main devant elle, pour se protéger. Acte vain, car son équilibre l'obligea à s'asseoir une nouvelle fois et sa main tremblante n'aurait rien pu arrêter. Par bonheur, il s'agissait d'un Jedi. Un Jedi qu'elle connaissait mais dont le nom lui échappait, comme le nom de toutes choses. Seule comptait sa dernière découverte : elle n'avait pas mal. En réalité, elle se portait à merveille, l'adrénaline de la guerre offrant à son corps les possibilitées qui lui permettrait de se surpasser pour vivre. Mais en échange de ce rétablissement rapide, la togruta se rendit trés rapidement compte que ses yeux étaient vides et qu'aucune étincelle d'instinct, d'envie ou de plaisir de bretteur, ni de détermination à vivre, n'agissait dans son cerveau. En fait, elle se sentait vide, pas comme si on l'avait lavée de tous souvenirs, mais plutôt comme si elle avait reçu un violent choc et vibrait encore sous l'effet d'un mal immédiat.

                  Un frisson à sa taille l'informa que son sabrolaser était tombé de sa main et avait rebondi sur sa cuisse, sabrolaser qu'elle avait serré sans s'en rendre compte durant une bonne minute, de façon à laisser sur sa main des marques rouges du plus vilain effet. Une fois le sang dans ses vaisseaux en bonne marche pour irriguer tout son corps, Kalane regarda fixement le Maître Stevens, les yeux lourds comme si elle venait de se réveiller, sa rétine agressée par les lumières étincelantes et mortelles qui traversaient le ciel et la bataille. Elle allait se persuader de rentrer à nouveau dans le combat lorsque pour la première fois, la voix s'exprima.

                  - Renonce.

                  Ce fut une expérience aussi désagréable que paralysante. La voix, masculine et lointaine à tout ce qu'elle avait entendu sur Ryleth venait d'un endroit non identifié, mais situé en elle. C'était une voix grave, belle, le genre de voix que prend la vérité. La tentation la frappa, puissante et si plaisante. Mais à quoi devait elle renoncer ? La question s'insinua dans les ruines de son esprit, et l'empêcha de reprendre le combat correctement. Maladroite, encore sous le choc, elle faillit mourir à plusieurs reprises et le sang qui coulait sur ses mains, froid et sale, la dégoutait, la dérangeait fortement, chose qui n'aurait pas du arriver si elle avait toutes ses capacités. Quelque chose avait changé, et cela mobilisait toute son attention.

                  - Renonce. Renonce, Kalane..
                   



                   
                   
                   
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                    Post n°90
                    Auteur : Elessar Demoria

                    Le GS-1, unité des forces spéciales de Corellia aujourd'hui dépêchée pour faire parti d'un commando d'élte regroupant certains des meilleurs guerriers de l'univers. Aujourd'hui Elessar Demoria était Elessar Noël, c'est maintenant qu'une page de son destin exceptionnel s'écrit. Tout d'abord, il avait rejoint le Corbeau Aluminium, un rafiot miteux, avec ses camarades de la cellule GS-1 sur Corellia. Ensuite, ils s'étaient tous préparés selon les attentes de leurs supérieurs. Le Kiffar avait ainsi quitté sa bure noire et distinctive pour orner un équipement type de soldat plutôt ordinaire. Cagoulé, il était désormais impossible de véritablement le reconnaître parmi ses compagnons, eux aussi revêtus pour l'occasion. L'ancien gardien de Kiffex prit connaissance de l'opération en lisant les dossiers de briefing rédigés par Jinn Fear en personne. Le petit mot personnel adressé à Elessar était étrange, non pas que le remerciements du Président n'étaient pas les bienvenus, mais ses armes à feu elles... Elessar Demoria, Kiffar puriste et traditionaliste était aussi habile avec un blaster qu'un wampa avec une fleur. Le guerrier obscur grogna dans son coin en constatant que les armes citées l'attendaient bel et bien. Ainsi il n'avait que quelques heures pour se familiariser avec ces nouveaux jouets. Après avoir tiré dans le plafond par mégarde, il décida de ne plus toucher au DL-44 jusqu'à son arrivée sur le terrain.


                    "Hum... Désolé."


                    Un de ses camarade cagoulé qu'il ne reconnu pour ainsi dire pas du tout vint lui montrer au moins comment mettre la sécurité et recharger le petit blaster. Un merci plus tard, le Kiffar jetait un oeil à l'assemblée de combattants réunie. Un Jawa, quelques boites de conserve animées et les reste était composé visiblement d'humanoïdes. Rien de bien impressionnant, surtout ce Jawa paumé au milieu, l'air totalement cinglé. L'agent spécial constata que le chef de la mission venait d'arriver, vu que tout le monde le saluait, militairement parlant. D'après le dossier, il s’agissait d'un grand officier de l'armée de Fear. Étrange qu'un amiral préposé à diriger des armées entières soit convié à gérer un commando sur le terrain. Pourtant d'après les informations dont disposait Elessar, Fear ne manquait pas d'hommes qualifiés pour cette opération. Un pressentiment s'installa en Elessar, il serait étonnant que cet assaut titanesque se déroule comme prévu.


                    Le Corbeau Aluminium emmena son équipage jusqu'à la forge stellaire. Cette fois la récréation était terminée. L'agent Noël restait muet, même à l'approche des détonations que provoquait la grande bataille. Le cargo-casserole, c'était ainsi que le Kiffar avait baptisé le vaisseau dans lequel il se trouvait, se jeta à corps perdu dans l'affrontement, couvert par ses alliés probablement confédérés. S'il y avait une raison pour laquelle le Sith s'était tut jusqu'ici c'était parce qu'il craignait que le vaisseau le bouscule dans tous les sens une fois arrivé dans l'espace orbital de la forge. Et ce fût le cas bien évidemment. Elessar détestait vraiment la technologie et là, elle lui retournait l'estomac. Il se leva péniblement, la main sur la bouche, et marcha rapidement jusqu'aux toilettes. Là-bas, il refit la tapisserie avec les suc colorés de ses entrailles.


                    "C'est la dernière fois que j'accepte une mission à la con comme celle-là!"


                    Jura-t-il en se redressant au-dessus de la lunette initialement blanche immaculée devenue rose avec de petits grains jaunes. Elessar se rinça le visage et remit sa cagoule avant de retourner avec le reste du groupe. Un de ses compagnons lui demanda s'il allait bien et l'homme à la crinière se contenta d'un grognement qui ne voulait dire ni oui ni non. Le Corbeau Aluminium trembla une fois de plus et le pilote annonça qu'ils approchaient de l'objectif. Les défenses impériales avaient donc été percées. Impressionnant, comme lors de la bataille de Coruscant à laquelle El avait prit part. C'était d'ailleurs en se fondant parmi les guerriers Sith de Coruscant lors de ce terrible affrontement que le justicier au coeur sombre avait été accepté dans l'Ordre de l'Omega. Officiellement, il en faisait toujours parti. Il avait annoncé son départ du temple pour tracer son chemin et évoluer sur les mondes extérieurs, logiquement il devrait revenir plus puissant de son périple. En vérité, ce n'était pas si différent. Après tout, Elessar devenait plus fort et traçait sa route au sein des forces spéciales Corelliennes. Nulle doute qu'aujourd'hui, il allait à l'encontre des intérêts de l'Omega, mais n'était-ce pas pour la bonne cause? Rétablir l'équilibre entre les puissances était un point essentiel de l'épopée du Kiffar. Il vivait pour rendre justice et faire en sorte que le monde soit enfin stable. La violence est un moyen de rendre l'univers prospère, même s'il y a de fortes chances pour qu'elle engendre la haine et la colère des survivants. Le monde n'est fait que de pleures et de sang.


                    Plongé dans ses souvenirs, l'agent Noël est ramené à la réalité par la voix métallisée du pilote qui scande une fois de plus dans le micro de bord. Il annonce maintenant que le Corbeau Alluminium risque d'atterrir en force dans un hangar de la forge. Comme s'il conduisait tranquillement jusqu'ici... Elessar serra sa ceinture et s'agrippa au bras d'Odgen, qu'il avait enfin reconnu. En quelques secondes, l'ancien gardien de Kiffex vit sa vie défiler, puis le vaisseau s'arrêta dans un crissement de métal contre métal absolument strident. La passerelle s'ouvrit et ce fût l'heure de déployer les troupes dans l'usine-étoile.


                    "C'est partit!"


                    Cria Elessar de sa voix rauque et enragée. Sabre laser en avant, il chargea les premiers soldats de l'Empire chargés de garder le hangar. Comme un barbare, il asséna ses coups avec une force incroyable, ne laissant aucune chance de survie à ses cibles qui se retrouvaient presque à chaque fois découpées en deux parties distinctes. Le sang coulait à flot, les autres soldats dépêchés par l'OCD couvraient ceux qui rejoignaient Elessar dans la mêlée. Rapide et puissant, le guerrier à la lame rouge sonnait le début d'un grand bain de sang. Plongé dans la cohue, Elessar avait complètement oublié les directives de Jinn Fear concernant son arme laser fétiche : l'utiliser avec la plus grande discrétion possible. Ceci dit, son style de combat n'était pas vraiment distinctif des Sith ou des Jedi, il pourrait tout aussi bien s'agir d'un traqueur de sensitifs utilisant ses trophées pour combattre. Et puis après tout, si l'agent Noël ne pouvait plus se faire plaisir en sentant la chair bouillir sous ses coups, il ne fallait pas lui demander de venir jusque là.

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                      #93

                      Post n°91
                      Auteur : Mufus

                         



                         
                       



                      FS-43
                      (Mufus)

                      Commando OCD
                      Cellules GS-1 a GS-5      
                       
                       
                      FS-11
                      (Marianne)


                               
                        
                       
                         
                      Les décisions prises par les président Corelliens étaient définitivement paradoxales. D’un côté, les deux hommes avaient ordonné la rédaction de documents manuscrits visant à être distribués aux soldats. De l’autre, leur paranoïa les obligeait à réclamer la destruction immédiate des dits documents. Dès le briefing terminé, le commandant de l’opération s’était empressé de récupérer auprès de ses subordonnés les quelques fascicules qu’il leur avait donné. Les ordres avaient étés on ne peut plus clair et le moindre semblant de preuve, voire de témoin, devait immédiatement disparaître. La pitié n’avait pas sa place ici et chacun en était conscient. Le commando dépêché sur cette mission visait à rester dans les limbes de l’histoire et ses membres n’avaient aucune hésitation à devoir tuer jusqu’à des enfants pour s’en assurer. Avec la présence des jedis et de leurs padawans sur ce champ de bataille, il était bien possible qu’une telle situation puisse fatidiquement arriver. Mais quoi qu’il en soit ce n’était pas là le sujet. Cette bataille ne leur rapporterait ni gloire ni reconnaissance. Ils étaient ici afin de s’assurer que les objectifs de l’O.C.D se réalisent et ils se réaliseraient ! Alors que certain, (comme Maar), se retirèrent alors un moment, d’autres se mirent immédiatement à leur postes.
                      C’est à force de rencontrer ce genre de situation qu’il arrive parfois qu’un narrateur à la fois charismatique, beau, intelligent et interprétant avec brio un personnage Jawa sur le Forum, puisse se révolter. Cet individu aurait en effet put souligner que FS-52 (l’agent Brume) était vraiment un fainéant qui préférait se prélasser dans l’unique cabine de l’appareil pendant que les autres bossaient et se cassaient le cul. Bien entendu une telle dénonciation aurait été faite, non pas pour enfoncer ce vil personnage, mais au contraire pour dénoncer l’acharnement et l’exploitation dont sont victimes les gens qui accompagnent ce genre d’assistés. Car à côté de ceux qui préfèrent se la couler douce il y a ceux qui bossent ! Les hommes, les vrais ! Ces gens-là sont des héros que l’on oubli bien souvent ! Ces gens-là sont comme ce narrateur, qui, tel l’Emile Zola des temps modernes, dénonce cette terrible situation ! … Bien entendu ce fantastique narrateur est purement fictif, aussi tout rapprochement avec une personne existant ou ayant existé sur le Forum est purement fortuite.

                      Donc, pendant que certains se reposaient d’une journée bien difficile, les autres membres du commando travaillaient d’arrache pieds. Ainsi ils vinrent à s’occuper des systèmes d’armement, des tourelles, du radar et bien d’autres choses ... Il fallait dire que le Corbeau Aluminium était une véritable épave volante nécessitant une attention toute particulière. Si tel n’était pas le cas ils courraient tous le risque de voir cette épave tomber en panne. L’appareil avait en effet été récupéré anonymement par les deux présidents Corelliens dans une décharge privée de leur planète. Mufus et Jinn étaient relativement attachés à ce genre d’appareil et ils avaient étés jusqu’à passer en personne plusieurs de leurs week-ends à tenter de le retaper. Quand on connaissait les talents des deux hommes pour ce qui était de la mécanique et de l’informatique il était aisé de comprendre qu’il ne fallait pas en demander beaucoup à ce coucou de fer, d’acier et de tout autre matériau de récupération. Son bouclier poussé à son maximum ne dépassait guère les 40%. Du coup, la survie de son équipage dépendait avant toute chose des talents des deux pilotes qui manœuvraient l’engin. Heureusement, ces derniers étaient des as dans le domaine et, se faisant, le Corbeau évoluait dans la bataille avec l’agilité d’une loutre en milieu aquatique. Déjouant les poursuivants et évitant les vaisseaux de lignes, le transport filait en direction des hangars tel un gendre évitant sa belle-mère.

                      Conformément aux directives, pendant que chaque homme s’affairait à sa tâche, l’officier qui venait de récupérer l’intégralité des documents se chargea de les brûler en personne. Occupé à étudier le dernier relevé radar, FS-43 se désintéressa de lui dès que la chose fût faite. Ce membre du commando était relativement plus petit que ses compères. Vêtu d’une parka de couleur olive, d’un masque à gaz et d’un gilet tactique noir, seule sa taille le différenciait de ses autres compagnons. C’était là un Jawa mais il était bien difficile d’arriver à cette déduction tant son accoutrement cachait aisément une bonne partie de ses caractéristiques physiques. Ainsi, par exemple, ses yeux brillants étaient ingénieusement dissimulés sous le verre teinté du masque qu’il portait. Exception faite de FoxDie, le Jawa avait été présenté comme un gars comme les autres pour tous les autres membres du commando. Pourtant, alors qu’il se plaisait dans cet anonymat, ce petit personnage n’était pas n’importe qui. Derrière cette apparence anodine se dressait en réalité Mufus !

                      Après avoir regardé discrètement si le commandant suivait les consignes, il retourna à l’étude des relevés radars et des communications radios prioritaires de la rébellion. Cela faisait longtemps qu’il n’avait foulé le sol d’une bataille et l’appréhension lui revenait enfin.Pour l’heure, celui qui répondait à l’immatricule FS-43 n’avait pas encore peur mais cela viendrait inéluctablement avec l’action. On ne pouvait empêcher son cœur et son âme d’être terrifiés quand l’on guerroyait. C’était dans la nature des choses et il convenait alors de ne pas repousser son instinct mais bien au contraire de lui faire confiance. La peur était bien souvent un moteur qui gardait l’être en vie ! … La peur il l’avait vu et revu… Il en connaissait toutes les formes, des plus comiques aux plus tragiques. Elle avait elle-même élue domicile en son cœur lors du conflit Séparatiste pour ne jamais plus le quitter. … Les visages des cadavres du charnier de la Deuxième Bataille de Dantooine lui revenaient en mémoire. Ces corps agonisants dans la boue, ces regards terrifiés … Il était probable que tout recommence et pourtant, comme cela avait été le cas la première fois, il considérait ce macabre passage de l’histoire comme obligatoire.  Depuis la fin de la Grande Guerre Mufus n’avait plus connut cette sensation. C’était celle du champ de bataille ! … Les souvenirs de son discours devant les troupes séparatistes officiellement victorieuses sur Coruscant lui revenaient aussi en tête. Oui … Ce jour-là il ne s’était pas trompé … Tout se repassait comme il l’avait annoncé jadis et lui aussi répondait présent à l’appel du combat. Il avait eu raison à cette époque lorsqu’il leur avait annoncé qu’a jamais leur destin était mêlé à faire verser le sang ... C’était une constance,c’était enfoui dans leur âme, c’était devenu une nature ...

                      * Cella fait combien de temps que vous vous demandez si ce jour n'est pas votre dernier ? Votre corps n'est plus que souffrance, votre âme n'est plus qu'abîme, vos actions ne sont plus que le meurtre.... Et pourtant, vous vous sentez tellement vivant ! D'une certaine manière nous souhaiterions que ceci ne se termine jamais ! *

                      Le petit bonhomme laissa échapper un soupir. Ce qui le tracassait n’était pas le fait qu’il devait vivre avec deux facettes de sa personnalité, cela il l’avait accepté depuis longtemps. Il ne faisait pas non plus une dépression ou une quelconque introspection. Non … Il était autant un homme de pouvoir qu’un guerrier. Et bien qu’il ne le disait que rarement, il reconnaissait lui-même intérieurement que l’action lui avait manqué ... A vrai dire il n’avait qu’un seul regret qui le tracassait vraiment. C’était le fait que Gelmir ne fusse pas à ses côtés. Le Séparatiste qu’ils avaient embarquée quelques temps plus tôt dans le Croiseur Centurion était un homme de confiance du Général Confédéré. Lorsqu’on leur avait remis les documents contenant le mot de Jinn ce dernier avait alors expliqué à Mufus la situation actuelle et l’impossibilité du grand gaillard à rejoindre son papounet pour aller botter des culs. Si le jawa le comprenait, c’était toutefois une chose assez difficile à accepter … Prit d’une certaine mélancolie, il s’en était retourné à l’étude du relevé radar. Mais Mufus resterait à jamais Mufus. Le Jawa sortit une flasque de Vodka de son gilet tactique et la posa sur le terminal duquel il étudiait l’évolution de la bataille stellaire. Tout était prêt, tout allait enfin commencer, il fallait respecter la tradition et se boire un petit verre pour marquer le coup ! Mais alors qu’il allait ôter un instant son masque et s’abandonner à la boisson, un tintement très bruyant survint du radar le fît sursauter. Dans la panique il renversa à terre une partie du breuvage. Nerveux, il ramassa le récipient et y referma le bouchon avant de se retourner vers le terminal qui bipait de toutes ses forces. Le radar s’affolait … Mufus comprit alors ce dont il était question : de nouveaux appareils faisaient leur apparition dans la bataille … Une nouvelle flottille visant à prendre les rebelles en tenaille était arrivée sur une des extrémités ! Fourbe qu’étaient les impériaux ! Un tel stratagème était bien digne du Général Valiant ! Etudiant ces informations, le petit homme réfléchit durant quelques minutes avant de prendre une décision qui s’avèreraient à jamais avoir marqué son temps. Soulevant la manche gauche de son parka, le Jawa fît apparaître à l’air libre le datapad bracelet qu’il avait à ce bras. Cet appareil prototype de dernière génération, aussi appelé PipBoy, ne pouvait pas être arraché à son porteur car était accroché à lui. Son extrême paranoïa l’y obligeant, Mufus avait été jusqu’à faire fabriquer un système de sécurité sur mesure pour l’appareil. Le Jawa était en effet le seul à connaître le moyen de retirer l’engin sans que sa sureté ne face consumer l’intérieur. Si l’on soustrayait le datapad à son propriétaire, ce dernier était détruit et inutilisable. Ses doigts allèrent intuitivement sur les touches du clavier de son appareil pour émettre un message sur un canal privé.
                       

                      Spoiler : Le Message :
                      Le message en question a été envoyé à son destinataire par MP.

                      Il sera rajouté dans ce post via une édition dès que j'aurais réglé un problème d'ordre technique qui perturbe actuellement sa publication.



                      Le message envoyé par Mufus était à destination de son Star Destroyer. Le vaisseau qui appartenait au projet Icare était en orbite à plusieurs bonds en vitesse lumière de la Forge. A bonne distance de tout ce tumulte, l’engin de guerre servait là de relais radio. Lorsque l’appareil reçut les données, il renvoya ces dernières en directions du datapad de Jinn avant de faire un bond en vitesse lumière afin de changer de position. Ainsi, il n’était plus localisable et le destinataire du message restait à jamais anonyme quoi qu’il advienne. A peine eut-il terminé qu’une voix retentie à l’intérieur de son oreillette. L’officier chargé du bon déroulement de la mission s’adressait à chacun de ses hommes.

                      « - Messieurs, l’arrivée sur l’objectif est estimée à une bonne dizaines de minutes ! La dernière syllabe qui venait d’être prononcée par l’officier Corellien resta suspendue dans les airs durant quelques secondes. Elle ne dura ainsi que le bref temps d’un écho avant de s’estomper et de disparaître à jamais sous le grésillement des radios. Dans tout le vaisseau, les oreilles sifflaient et les jurons fusaient ! Souhaitant se faire entendre de tous et habitué tout au long de sa carrière à un matériel de piètre qualité, le commandant s’était adressé à ses hommes en parlant très fort dans son micro. Au grand dam des tympans de ses subordonnés, les nouveaux comlinck qu’on leur avait distribués étaient très sensibles. C’était le nec plus ultra de la technologie de communication contemporaine. Bref, il leur avait purement et simplement démonté les oreilles ! Se remettant à peine de la frayeur provoquée, ils se chargèrent immédiatement de diminuer la sensibilité de leur matériel. Mieux valait avoir la mauvaise surprise maintenant que de devoir avoir à faire à ce genre d’incident durant l’opération. Son discours ponctué par une profonde respiration, l’officier reprit la parole d’une voix suave et paternaliste. De vous à moi je tiens à ce que les choses soient claires. On va casser de l’Impérial mais ce n’est pas pour autant que nous sommes en vacance ! Quelques hommes émirent un toussotement amusé à la remarque du commandant. Il était vrai qu’en ces temps de Guerre Froide bon nombre de ces gens étaient enchantés à l’idée de pouvoir enfin rétamer les adeptes de l’institution illégitime qu’était l’Empire de l’Omega. Après tant d’attente on allait enfin pouvoir leur fermer leur grande gueule ! Pourtant,aussi jouissif cela pouvait-il être, ils ne devaient pas pour autant en oublier la raison initiale de leur venue en ce lieu. Ils avaient là une noble tâche à accomplir et il était vital pour l’officier de leur rappeler qu’il n’y aurait rien de plaisant à effectuer leur mission. Si vous êtes ici mes louloutes,c’est parce que vous êtes l’élite !Vous n’êtes pas des chiures comme celles que nous allons avoir en face, vous êtes la quintessence de ce qui se fait de mieux dans notre galaxie en matière de Forces Spécialisées ! Vous êtes la crème de la crème !Aussi je n’attends pas le meilleur de vous même mais bien plus encore !Cette mission ne sera pas facile et nous ne rentrons pas tous à la maison !Prenez en conscience maintenant ! L’once d’humour dans les propos du militaire avait laissé place aux priorités. Ce retour à la réalité avait été brutal mais nécessaire. On comptait sur eux et tous savaient qu’ils ne pouvaient décevoir leur patrie ! Réussir ou mourir, tel était l’ordre informel donné au commando. Les hommes ne souriaient plus et chacun faisait son pronostic personnel en espérant bien être dans les chanceux qui verraient le soleil de demain se lever. Étant un grand gastronome et un poil philosophe sur les bords, le commandant résuma toute cette manœuvre militaire en une phrase claire et sensuelle. En clair cette Forge Stellaire est un gros sandwich au caca et on doit tous en manger au moins une bouchée. Certain s’étoufferont, d’autre en ressortirons vivant mais ne seront plus jamais les mêmes. Rompez. »

                      Ah la poésie militaire … Des mots délicats, doux et enjôleurs, le tout agrémenté d’une pointe de romantisme et d’érotisme … Comment aurait-on pu croire un instant qu’un poète tel ce commandant était en réalité toujours célibataire dans sa vie civile ?! Là était malheureusement une énigme que nous ne chercherons pas à résoudre faute de temps. L’homme venait de s’adresser à ses soldats via leur comlinks, et ceci afin de vérifier si les communications étaient opérationnelles. C’était le cas et tous eurent alors le loisir d’entendre les délicats propos de leur supérieur. Du moins c'était là ce que l'on aurait put penser au premier coup d'oreille. Mais en réalité, un membre du commando n'avait pas eut pas la chance d'entendre le chef parler. Car alors que ce dernier leur faisait son speach, Elessar Noel avait été bien trop occupé à vider ses tripes dans la cuvette des toilettes du vaisseaux. Sans doute cela eut mieux valut car il fût probable que l'allusion à la scatophile eut définitivement mis à mal son estomac. 

                      Réglant le volume entrant de son dispositif personnel, FS-43 se remémorait le message qu’il venait d’entendre ... Dix minutes …Il restait encore dix minutes avant que ne débute vraiment la mission ... A y réfléchir c’était un délai à la fois fort long et très court qui s’offrait à lui. En plus cette allégation était vague et pouvait être modifié par des facteurs imprévus ! Ah qu’il n’aimait pas quand on mettait à sa disposition des informations incomplètes …Quoi qu’il en soit il valait mieux ne pas perdre ce temps inutilement ! Mais de combien de temps disposait-il réellement ?! Le plus petit membre du commando se gratta ainsi machinalement le menton (bien qu’il ne pouvait l’atteindre car étant sous son masque à gaz). Voyons voir, dix minutes … ça devait faire dix fois soixante secondes ... Du moins en théorie … Il avait aussi lu dans une revue scientifiqueque le temps s’écoulait plus lentement dans l’espace que sur une planète. La théorie de la relativité restreinte que c’était ! Donc vu qu’il était dans l’espace ses dix fois soixante secondes devaient se voir appliquer un prorata calculé par rapport à la dite théorie. Celle-ci était fondée sur deux éléments : la vitesse des objets par rapports aux autres et la gravitation, qui, comme tout le monde le sait« ralentit le temps ».Le calcul ne lui prendrait à vue de nez que quelques secondes tant cela lui semblait enfantin ! Après tout il était un Jawa ! Membre de la race suprême !

                      Encore une fois Mufus ne pouvait que se féliciter de ne pas avoir écouté Jinn lorsqu’il avait dû choisir quel magasine prendre pour aller aux toilettes quand ils étaient restés travailler tard au Siège de Gouvernement le Jeudi précédent.  Cette fois-là son camarade lui avait déconseillé « Science &Jawa Magasine » et l’avait invité à opter pour « Fonderie Magasine » qui était à n’en pas douter, une valeur sûre et idéale pour passer son temps sur le trône des toilettes présidentielles. Prit par on ne sait qu’elle envie passagère de se cultiver, le petit homme était pourtant resté sur sa décision initiale et avait ainsi choisi l’ouvrage scientifique. A présent l’originaire de Tatooine prenait conscience que s’il en avait été autrement, il n’aurait pas su calculer combien de temps s’offrait réellement à lui dans les dix minutes annoncées par le commandant! Ah que les conseils de Jinn pouvaient être mauvais... Mais comment lui en vouloir ? Après tout son ami n’était qu’un homme …
                      Donc il en était où ? Ah oui le calcul ! Bon déjà il fallait calculer de tête dix fois soixante … Ah que c’était facile… Pour commencer il suffisait de reprendre la table de six ! Dix fois six sa devait faire … voyons voir …  cinquante-six ?! Ouai c’est ça ! Puis vu qu’on cherche pour soixante,alors on doit rajouter un zéro avec le six et pouf direct on a le résultat pour dix fois soixante. Donc ça fait cinquante-six auquel on rajoute un zéro donc zéro virgule cinquante-six ... C’est bien connu ! Quand on pense que Jinn critiquait les capacités de Mufus en calcul mental ! Vraiment ces Siths … Ce ne sont que des mauvaises langues ! Maintenant qu’il avait le résultat total en seconde, il ne restait plus qu’à appliquer le prorata en fonction de la théorie de la relativité restreinte. Vu comme il avait été rapide avec la multiplication il ne faisait aucun doute qu’il allait lui falloir quelques secondes à peine pour arriver à son but. Malheureusement, alors qu’il allait terminer son fantastique calcul, FS-43 s’approcha de lui et le tira de ses pensées. Le Jawa releva sa tête dans la direction de FoxDie.

                      « - Oui ? »

                      « - Nous sommes arrivés sur l’objectif. »

                      Mufus regarda FS-44 sans rien dire. Il devait avoir passé beaucoup plus de temps que prévu au calcul de ses 10 minutes de répits … Sans dire un mot, il acquiesça et se releva. Après avoir rabaissé la manche de sa veste sur son datapad, FS-43 accompagna FoxDie jusqu’au centre du vaisseau où une bonne partie de l’équipage était en train de se réunir. Filant à toute vitesse, l’engin avait réussi à se frayer un passage parmi les belligérants. Le Corbeau Aluminium était enfin arrivé à sa destination et les pilotes restèrent bouche bée face à la beauté de la structure ! Il fallait reconnaitre que l’œuvre Sith qu’ils allaient aider à détruire imposait le respect. Alors que la bataille faisait rage tout autour de l’astre de métal, l’imposante Station Sith semblait immuable, inaltérable. Elle imposait un sentiment écrasant de puissance. Pourtant les marques des combats étaient visibles jusqu’à même ses proies et l’impact du crash du Poing de Hell était visible. Gigantesque cratère béant, ce qui restait du passage du vaisseau soulignait à chaque protagoniste de la bataille la détermination des assaillants. D’où était le Corbeau, les hangars de la Forge Stellaire étaient à présent à portée de vue. Suivant les directives du commandant de l’opération, les soldats vérifièrent leur équipement et se tinrent prêt à l’abordage. Les vraies choses allaient commencer ici et maintenant. Le transport évita dans une vrille les dernières salves tirées par les tourelles DCA de la structure et stabilisa son assiette à l’entrée d’un des hangars. La seconde d’après l’engin pénétrait dans la station. Plus personne ne parlait. Dans le vaisseau, tous retenaient leur souffle. D’après les plans que l’O.C.D avait récupérés, la zone d’atterrissage prioritaire sur laquelle ils avaient fait cap était un hangar servant en priorité au fret. Restait à espérer qu’il ne soit que peu gardé.

                      Le corbeau décèlera aussi vite qu’il put tandis que les deux mitrailleurs aux commandes des tourelles quadri-lasers ouvrirent le feu. Parmi les caisses et les containers qui jonchaient le hangar, il semblait se terrer un comité d’accueil. Bénéficiant de l’effet de surprise, l’armement monté sur l’appareil Corellien fût d’une efficacité meurtrière. Maintes caisses volèrent en éclats en même temps que furent balayés ceux qui se cachaient derrière. Si cette arrivée fracassante avait été concluante, il ne fallait pas pour autant s’endormir sur ses lauriers. Les hommes qui venaient d’être abattus n’étaient que quelques préposés à la logistique. Ces pauvres gus s’occupaient en effet de décharger une cargaison dans le hangar quand le Corbeau avait fait irruption. Les troupes de choc impériales étaient elles aussi sur place. Ces hommes avaient installés il y avait quelque temps des barricades en plastracier au niveau de l’accès aux couloirs depuis le Hangar. Cette décision prise en prévision d’affrontement s’avérait à présent payante. Alors que le vaisseau commençait à atterrir, ses mitrailleurs orientèrent les tourelles en direction de la position défensive. Malheureusement pour  les assaillants, la tourelle située sous le vaisseau surchauffa. Férocement cramponnés derrière leurs barricades, les impériaux ripostèrent violemment sur l’appareil. Un échange de feu nourris s’engagea. 

                      Alors qu’ils étaient en pleine manœuvre et qu’ils veillaient au bon déroulement de la phase finale de l’atterrissage, les pilotes du Corbeau tentèrent d’éviter une salve tirée sur le cockpit par une batterie E-Web. Le mouvement brusque qui s’en suivit déstabilisa l’engin. Ce dernier fît alors un tête-à-queue et vint taper contre un des murs du hangar. A l’intérieur du vaisseau c’était le chaos. Les uns tombèrent sur les autres. Après avoir cogné contre la paroi, le transport Corellien termina sa route en frappant violemment à terre dans un des coins de la vaste salle. Etant dans sa phase d’atterrissage, plusieurs patins du vaisseau avaient eu le temps d’être sortis. Il en était toutefois pas sortit assez pour que l’engin put se poser à plat. Incliné sur son flanc droit, le transport était dans une position relativement incongrue mais par miracle suffisante pour entre-ouvrir la rampe et pouvoir descendre. La batterie quadri-laser supérieure du vaisseau qui était toujours en état de marche  eut du mal à trouver un bon angle pour aligner les positions Impériales. Les commandes étaient endommagées et l’équipement commençait à montrer des signes d’essoufflement … Tandis qu’une partie des membres d’équipages commençaient à débarquer complètement sonnés par la rampe qui venait d’être abaissée, le tireur aux commandes de la tourelle endommagée mais encore utilisable prit la décision d’utiliser cette dernière pour faire un tir de suppression. Ouvrant le feu sans réellement chercher à faire mouche, l’homme jouait le temps et permettait à ceux qui s’extirpaient du vaisseau de pouvoir trouver une zone à couvert bien que la partie droite du vaisseau qui était inclinée leur offrait une illusoire protection. Elessar fût un des premiers à quitter l'appareil. Sous les yeux médusés de ses camarades le Kiffar se rua sur les quelques Impériaux qui s'étaient approchés de la zone atterrissage et les amena rejoindre leurs alleux. Il ne faisait aucun doute que cet énigmatique personnage allait s'avérer un atout pour l'équipe s'il restait suffisamment longtemps en vie. Le groupe GS-2 était entièrement sortit du transport, et, se cachant comme il pouvait derrière la structure du vaisseau, tirait en direction des positions Impériales. Les défenseurs semblaient avoir compris que la tourelle supérieure du Corbeau ne pouvait pas être facilement orientée et ils finirent par dépêcher deux petits groupes dans le hangar avec l’objectif de prendre les assaillants en tenailles. Pendant ce temps, les autres s’occupaient à réorienter et calibrer la batterie E-Web en direction des positions rebelles. Les tirs effectués par les deux camps étaient ardues et relativement imprécis. Viser n'est pas facile à cause des nombreuses caisses et conteneurs qui étaient éparpillés dans le hangar. Ils offraient autant de points de couvertures que d'obstacle pour la trajectoire des tirs des armes fixes. Ayant été les plus rapide, Elessar et quelques membres du GS-1 étaient parvenus à progresser vers les caissons les plus proches du vaisseau. Les autres étaient coincés au niveau de ce dernier.


                          
                         
                       
                      Le groupe GS-3 venait à son tour de quitter l’appareil pour se jeter corps et âme dans la gueule du loup. A ce rythme, et étant en train de se faire contourner, ils n’allaient pas tous pouvoir se cacher derrière la partie inclinée du vaisseau … Sarah et plusieurs autres membres du groupes qui se trouvaient les plus en avant utilisèrent des grenades fumigènes qu’ils avaient sur eux et les jetèrent entre eux et leurs assaillants. Malheureusement la batterie E-Web ouvrit le feu à travers la fumé, les empêchant, eux et leurs camarades, de tenter une sortie dans cette direction … Quant à tenter de passer sur les côtés, les Impériaux avaient envoyés deux équipes de chaque part … Il fallait impérativement se débarrasser de cette arme montée.  Toujours dans l’appareil, Mufus fît signe aux membres du groupe GS-4 de le suivre. Le Jawa ôta le cran de sureté sur son fusil blaster et se dirigea jusqu’à l’écoutille du Corbeau qui permettait d’accéder au « toit ». Le passage n’était pas très grand et seule une personne pouvait passer à la fois. Fort heureusement, FS-43 était petit.
                      « - FS-44 j’ai besoin de vous ! Je
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                        Post n°91
                        Auteur : Mufus

                        suis le plus petit et vous êtes le plus maigre. Nous réussirons à nous hisser à deux en haut contrairement à nos camarades. Deux armes brandies valent mieux qu’une ! »

                        FoxDie s’avança jusqu’à lui. Mufus se glissa avec lui dans l’écoutille et ils l’ouvrirent avant de monter. La batterie quadri-laser encore en marche ne tirait à présent plus que par intermittence, visiblement elle commençait à surchauffer. Arrivé en haut, Mufus et son camarade sortir un bout de leur tête. Le vaisseau étant incliné, ils avaient là un beau champ de vision sur le hangar, malheureusement la fumée qui les protégeait leur empêchait aussi d’avoir une fenêtre de tir sur la position de l’artillerie E-Web. Poussant un juron, le Jawa remarqua alors qu’à défaut de cette cible, ils avaient de leur position un visuel sur un des groupes qui tentait de les contourner. Situé à leur droite [la droite du vaisseau est en bas sur le plan, la gauche est en haut], un petit groupe de Stormtrooper se déplaçait parmi les décombres des caisses et des containers avec l’objectif de les prendre à revers. Son pistolet à la main, FS-44 regarda Mufus en acquiesçant. Tous deux se préparèrent sans pour autant tirer. Ils laissèrent ainsi l’ennemi s’approcher doucement. Lorsqu’enfin ils furent à découvert, les deux hommes passèrent à l’action. Alignant un homme en armure blanche dans son viseur, FS-43 épaula son blaster, retint son souffle et ouvrit le feu. Le tir le toucha en pleine poitrine et le malheureux s’effondra sur le coup. Un de ses compagnons n’eut pas le temps de comprendre que déjà FoxDie ouvrait le feu à son tour et l’abattait. Après ces deux premiers tirs réussit, le tout tourna à la débandade. Les soldats ennemis qui avaient avancés et qui étaient tombés dans le piège commencèrent à reculer. Les voyants s’enfuir, les deux tireurs embusqués tirèrent alors sans réellement viser dans leur direction en espérant en descendre un maximum. Au même moment Mufus s’adressa à ses autres camarades via le comlinck.

                        « - On a une brèche sur la droite ! Progression Impériale sur la droite en déroute ! Go Go Go ! »   
                                
                         

                        Spoiler : Formation du commando
                        - GS-1 est formé par FS-11 (Marianne) FS-12 (Sarah) FS-13 (Odgen) FS-14(Elessar) et par FS-15.
                        - GS-2 est formé par FS-21 (Mr Pink) FS-22 (Mlle White) FS-23 FS-24 et FS-25.
                        - GS-3 est formé par FS-32, FS-33, FS-34, FS-35 et par le Chef.
                        - GS-4 est formé par FS-41, FS-42 (Gelmir),FS-43 (Mufus), FS-44 (FoxDie) et FS-45.
                        - GS-5 est formé par FS-51, FS-52 (Maar), FS-53 (Autre membre de Cato Neimoidia), FS-54 et FS-55.
                        - Le R2 Bleu accompagne GS-4 et le R2 Jaune GS-1.
                                
                         
                                 

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                          #95

                          Post n°92
                          Auteur : Cthulhu

                          Alors que Daniel se complaisait à débattre philosophie avec un éléphant, il fût brutalement arraché à ses songes psychédéliques par un sceau d’eau qui avait été volontairement  jeté sur lui par sa comparse. Trempé jusqu’aux os et réveillé sans la moindre délicatesse, son premier réflexe fût de se relever en trombe. Cette réaction instinctive avait été irréfléchie et elle raviva immédiatement une vive douleur au niveau de ses côtes. Alors que son visage se tordit de douleur, son corps retomba sur le sol gelé de l’appareil. On ne pouvait pas faire plus rapide comme retour à la réalité ! La souffrance salvatrice qu’il endura alors lui rappela les derniers évènements à bords du vaisseau et la manière avec laquelle il avait fini par s’effondrer dans le couloir. Le souvenir du coupe papier planté en son flanc ne tarda pas à refaire surface. Ensuqué par la douleur, l’aspirant chasseur de prime eut besoin d’un moment d’adaptation pour reprendre ses esprits. Etait-il mort ? Avait-il rejoint le Valhalla ?! Perdu dans ces supputations il entendit toutefois qu’une personne de la gente féminine était en train de lui adresser la parole. Etant complètement dans les vapes, il n’avait pas compris ce qu’on lui avait dit mais son cerveau, lui, tournait déjà à plein régime. Bien que cette voix se voulait cassante et agressive, il y avait une certaine sensualité cachée sous les apparences. Tournant doucement la tête en direction d’où provenait le son, Daniel s’apprêtait à saluer la valkyrie qui était venue l’emmener pour son dernier grand voyage.

                          Pourtant, ses yeux frémirent d’effroi lorsqu’il constata que l’être aillé qui était venue à sa rencontre était là une harpie ! Où étaient donc les farouches servantes d’Odin ? N’avait pas-t-il été digne de rejoindre les havres célestes ?! Pour quelles raisons avait-il été abandonné en pâture à cette monstrueuse créature ?! Il ne méritait pas de finir ainsi ! Paniqué, Daniel tenta d’échapper à ses griffes en rampant sur le sol tel un ver de terre. Il progressa ainsi sur deux mètres avant de s’arrêter et de se retourner vers l’animal. Elle n’avait pas bougé ! Sans doute jouait-elle avec lui et attendait-elle le bon moment pour se ruer sur sa proie ?! Créature divine ou non, nul être de la création n’avait le droit de se jouer du Daniel Cthulhu ! Le seul, l’unique ! Suant à grande goutes, le toxicomane pointa majestueusement son index en direction de la harpie.

                          Daniel chasseur de prime « - Si tu veux mon corps il te faudra venir me le prendre ! » 

                          Il va sans dire que les délires fiévreux (et psychotropes) qui s’étaient emparés de l’esprit de Daniel le faisaient agir d’une manière bien étrange. Les bras croisés et le visage figé en une moue des plus atypiques, Arda le fixait de ses yeux perçants. Il la prenait pour l’heure pour une harpie et il était fort probable que les paroles proférées à l’encontre de la chasseuse de prime auraient tendance à être mal interprétés. Sortie de son contexte, c’était là toute l’action du mercenaire qui n’avait pas le moindre sens. On ne pouvait alors que s’interroger sur les multiples interprétations possibles de la scène pour ceux qui n’avaient pas tous les éléments en main pour comprendre. Et malheureusement, seul Cthulhu disposait de ces éléments. Il était bien le seul à savoir en cet instant ce qui se tramait dans son cerveau. Mais il était lui-même incapable de distinguer le réel de l’hallucination. Dès l’or on aurait pu croire bien des choses au sujet de Daniel. Ainsi si l’on était doté d’un esprit un tantinet taquin on aurait pu par exemple y voir dans ses propos une invitation faite à Arda de lui offrir son corps. Mais quoi qu’il en soit, la femme de glace n’avait pour l’heure pas bougée. Immobile, elle semblait contempler son compagnon avec une once de dépit.

                          Voyant que la créature ne réagissait pas malgré son défis, Cthulhu en conclu qu’elle devait être pétrifiée de peur face à son charisme. Il ne faisait aucun doute que l’être en face de lui n’avait pas réalisé au premier abord à qui elle avait à faire. C’était seulement à présent que cette dernière pesait le poids de son erreur !     Ahah ! Même les harpies ne cherchaient pas les crosses à un Cthulhu ! Fier de sa victoire psychologique, Daniel recula d’un mètre avant d’entreprendre de se relever afin de prendre cette fois-ci l’ascendant physique sur l’adversaire. Les mouvements qu’il exécuta le firent une nouvelle fois souffrir et il dut s’arrêter à la moitié de ses efforts. Non sans mal il vint s’appuyer contre le mur qui était derrière lui et s’y adossa. Ce ne fut qu’à cet instant qu’il jeta un œil à sa blessure et vit qu’elle avait été pensée. Lentement mais surement, le raisonnement logique de son cerveau prit le pas sur les phobies qui avaient annihilés durant tout ce temps son esprit analytique. Daniel passa sa main sur son visage avant de se relever totalement. Se tenant enfin debout, il voyait à présent ce couloir sans les brumes de l’aliénation qui avait occultées son jugement. La paume de sa main gauche sur son front lui indiqua qu’il était encore fiévreux … En partie déséquilibrée, il fût contraint de se tenir au mur pour ne pas tomber. Enfin il comprenait où il était et ce qui se passait ! Il n’était nullement question de walkyries ni de harpies ! Il était en vie … Arda l’avait soigné …


                          Cette pensée était aussi difficile à avouer que l’idée qu’il fût poignardé par cette dernière. Grommelant, Daniel remarqua que la cloison sur laquelle il s’appuyait ne vibrait pas. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : l’appareil était à l’arrêt. Ils étaient donc arrivés sur place. Son groupe avait atteint la Forge Stellaire et cela n’avait été possible que grâce à lui pardi ! Sans Daniel l’opération aurait tournée à la catastrophe ! S’il avait laissé les deux autres greluches aux commandes de l’appareil il était certain qu’ils seraient tous morts depuis bien belles lurettes ! S’autant jetant mentalement des fleurs, Daniel redevenait clairement lui-même. Esquissant à demi un sourire narquois, l’aspirant chasseur de prime fouilla dans une de ses poches son paquet de cigarette et en tira une clope. Il l’amena à ses lèvres avant de remarquer que son feu se trouvait dans sa sacoche. Où était-elle ?! Paniqué il la chercha du regard avant de la voir négligemment jeté dans le passage du couloir. A quelque pas se trouvait aussi son chapeau. Son chapeau fétiche … Passant outre la douleur qui se lançait lorsqu’il faisait des mouvements brusques, Cthulhu fît ainsi route jusqu’à la sacoche. Se faisant il se rapprocha alors de sa comparse qui n’avait toujours pas bougé d’un poil. L’homme ramassa la besace, en sortit son briquet et la passa sous son bras. Avec agilité, Daniel passa le briquet dans la poche droite de sa chemise et mit la cigarette qu’il avait sortie sous son oreille. Il ramassa ensuite son couvre-chef mais se baisser s’avéra relativement douloureux et l’action demanda un certain temps avant d’être correctement effectuée. Bien sûr, Arda ne bougea pas le petit doigt. Elle ne perdit pas la moindre miette du spectacle pathétique qui se déroulait sous ses yeux. Sans doute aurait-elle préférée crever que de bouger pour aider son camarade.

                          Lorsqu’enfin l’homme se releva et remit en place ses habits et son équipement, Arda se détourna de lui pour aller récupérer son propre attirail et quitter le vaisseau. Le groupe n’allait pas tarder à sortir pour partir en chasse. Leur proie allait être le Jedi. Un gibier de choix pour des trappeurs d’excellence. Enfin une cible à leur hauteur ! Le chasseur de prime profita de ce moment pour rejoindre la salle d’eau du vaisseau. Là-bas, il consomma quelques drogues, se débarbouilla et s’y reposa quelques minutes. Tout beau tout prêt, il rejoignit ensuite la passerelle du vaisseau. Daniel ne fût pas surpris de constater qu’elle avait déjà été abaissée et qu’on l’attendait au dehors. Arda se trouvait devant l’appareil. Assise sur une caisse de logistique Impériale elle semblait jouer «innocemment » avec son coupe papier. Sans doute était-elle en train de l’affuter. A la voir ainsi à cette distance il était partagé entre l’idée de lui vider son chargeur de fusil à pompe dessus et celle de se plaquer contre elle. C’était que cette misandre avait du cran et n’était pas mal non plus … Bougrement sexy même qu’on pouvait dire ! Bon dieu il divaguait !! Avait-il vraiment pensé une telle chose ?! Un peu plus et il aurait presque pu la considérer comme une personne égale à lui ?! Ah la drogue ! Ça pousse parfois à penser à des choses vraiment stupides ! Secouant la tête, il eut vite fait de chasser la seconde possibilité de son esprit. Comment avait-il pu entrevoir de la Cthulhualité (ne vous marrez pas c’est un mot qui a une très grosse signification chez Daniel) chez cette personne. D’un pas volontairement lent il arriva jusqu’à cette dernière. Tournant la tête de tous les côtés il fût surpris de ne pas voir Talilia ni même son droïde. Alors qu’il allait ouvrir la bouche pour demander où ils étaient sa comparse souffla comme pour signifier qu’on la faisait chier. Il se ravisa alors et la fixa d’une manière sans gêne et pesante comme il avait pris l’habitude. Arda avait visiblement compris à quoi il pensait et sans lui accorder le moindre regard, toujours assise sur son caisson, elle lui donna avec mépris les réponses qu’il attendait. Elle annonça ainsi que Lom avait demandé aux Chasseurs de Prime de se regrouper sur sa position. De plus, elle lui expliqua que ne voyant pas Daniel revenir du vaisseau, la Twi'lek et son robot s’étaient impatientés et qu’au bout de cinq minutes d’attente ils étaient partis de leur côté pour retrouver le doyen.

                          Daniel ne s’était pas attendu à ce que Talilia ne leur fausse compagnie. Mais en y réfléchissant, après tout elle était de loin à ses yeux la plus imprévisible et la plus stupide de ce groupe. Ce n’était pas plus mal ! Il ne restait plus que voir disparaitre Arda pour pouvoir enfin travailler efficacement sur cette Forge Stellaire. Si celle qui avait été désignée comme leur chef par le doyen n’était plus là, alors ils n’avaient officiellement plus le moindre chef en cet instant ! Il ne restait plus qu’à espérer ne pas retomber sur elle et qu’elle crève dans la traque avec son droïde. Mais au pire il pouvait très bien donner un petit coup de main au destin s’il retombait sur elle ... Ah que cette nouvelle le réjouissait ! Lui qui avait prévu de faire appliquer une distance minimale de dix mètres entre lui, elle et son droïde n’aurait plus à se préoccuper de cette amatrice ! Il jubilait ! Ne parvenant à masquer sa joie, il ôta la cigarette à son oreille et l’alluma avec son briquet.

                          Daniel détourna son attention de sa camarade pour regarder le hangar dans lequel ils se trouvaient. L’architecture Sith était ancienne mais faisait preuve de réparations contemporaines. Il n’aimait pas trop ce lieu, qu’il s’agisse de cette station ou de la bataille spatiale, il y avait là quelque chose de malsain en cet endroit… Fumant sa clope, il profitait de la contemplation de ce lieu pour réfléchir à Arda. Quelque chose lui échappait et il en avait diablement horreur ! Pourquoi l’avait-elle attendue au lieu de rejoindre Talilia ou même de partir toute seule ? … L’étude du plafond et des poutrelles métallique de la structure ne lui apporta malheureusement aucune réponse. Visiblement cette femme lui posait régulièrement des problèmes. Il oscillait constamment entre des moments où il avait compris tout le personnage et où il arrivait à comprendre sa manière de penser puis des passages où n’arrivait tout bonnement pas à la cerner. Il fût finalement tiré de ses songes par cette dernière qui venait de ranger son coupe papier et qui sauta à terre. Visiblement l’Arkanienne était à présent décidée à partir. Elle fixa enfin son compagnon avec ce qui visiblement s’apparentait à une once d’arrogance. La cigarette tombant négligemment dans un coin de sa bouche, il la regarda avec un air las. Daniel semblait en cet instant à un gars blasé qu’elle faisait chier et le regard mutuel qu’ils se lancèrent, l’un insolent, l’autre insultant, aurait sans doute put pousser l’un l’autre à se donner chacun une torgnolle si une explosion n’avait pas eu lieu pas très loin. Instinctivement les deux chasseurs de primes regardèrent en direction des couloirs d’où été provenu la détonation. Daniel attrapa sa cigarette, la regarda attentivement et la jeta par terre avant de se tourner une nouvelle fois vers sa collègue de travail en désignant la sucette à cancer qui terminait de se consumer sur le sol de la station.


                          Daniel chasseur de prime « - Il n’y a rien à faire : ce n’est pas pareil … Je m’étais habitué à la pipe … Ma si belle pipe … C’était un très bel objet. De l’art typique de Kashyyyk. Je ne veux pas quelque chose de banal … Je cherche l’exotisme et du travail de professionnel. Tu me dois une pipe souviens t’en Miss Teigne… Au pire je me dis que tu me feras une pipe Arkannienne. A la vue de ton coupe papier je suis sûr ça doit être une de tes spécialité … Cthulhu avait encore parlé de la pipe que lui devait Arda. Pour la première fois Daniel avait émis la possibilité que la jeune femme ait elle-même créée le coupe papier. Cela voulait sans doute dire que bien qu’il n’en parlait pas, il y réfléchissait toujours. Daniel retourna sa tête en direction du vaisseau. Visiblement il était songeur. Tss … en plus cette station est gigantesque ! Je ne me sens pas l’envie de marcher pendant des heures dans ce dédale. »

                          Les yeux de Daniel brillaient une nouvelle fois de ce génie malsain qui l’animait avant chaque projet foireux. Sans en dire plus il abandonna sa camarade pour retourner à l’intérieur du vaisseau. Visiblement Arda en avait assez de ces simagrées et elle ne bougea pas. Debout, elle se contenta de le regarder remonter dans le faucon. Sans doute allait-il refermer et verrouiller la passerelle avant qu’ils partent ? Mais il était aussi probable que le chasseur de prime tente de démarrer l’appareil et s’enfuis de la bataille avec le vaisseau. Un engin de ce type valait quelques crédits et visiblement il ne vivait pas sur l’or … Etant monté à bord, Cthulhu retourna ainsi jusqu’à la zone de cargaison n°3 du vaisseau (au fond à droite). C’était dans cette pièce que s’accumulait un amoncellement de bric et de broc (essentiellement des pièces mécaniques, des moteurs et des cargaisons de tout et de rien) ainsi que l’accès à la soute où il avait passé une partie de son temps. Mais il ne descendit pas dans la soute sur laquelle figurait encore ses interdictions d’entrer. Daniel s’en alla en effet dans un des coins de l’espace de stockage. Ce lieu du vaisseau était un des plus grand après la zone technique qui donnait accès aux générateurs. La profusion d’objets inutiles comme des carcasses de droïdes et de Speeder rappelait au chasseur de prime que la Guilde leur fournissait bien un moyen de transport mais pas le minimum syndical en manière d’hygiène et de sécurité. Si Lom avait pu les faire voyager dans une fosse septique pour des raisons financières il ne s’en sera pas privé. A vrai dire Cthulhu se demanda s’il n’avait pas déjà été le cas pour Beska le Rodien … Quoi qu’il en soit, lorsqu’ils étaient encore aux préparatifs de la mission à effectuer sur la Forge Stellaire, pendant que Arda et sa meilleure amie Twil’ek étaient allées chasser le Jedi sur Dantooine sans même l’y avoir convié, lui, il avait fait monter dans le vaisseau quelques-unes de ses acquisition. Il avait en effet fait l’achat de plusieurs choses auprès d’un groupe de Jawa itinérants qui s’étaient installés non loin de l’ancienne Académie Jedi. Ce qu’il avait récupéré auprès de ces marchands avait été bien entendu pas cher. De ce fait le tout n’était pas de très bonne qualité et il avait dut opérer bien des réparations pour les rendre en état de marche. Quoi qu’il en soit il valait mieux ne pas trop se poser de question sur la manière avec laquelle les autochtones de Tatooine avaient trouvés ce qu’ils avaient vendus. Il était en effet probable qu’ils vendaient des choses qui appartenaient encore à leurs anciens propriétaires. Mais comme on disait en Jawa : « c’est tombé du vaisseau ».

                          Bref, Daniel souleva une bâche au fond de la zone de stockage. Sous cette dernière il avait caché un Blaster de Sport Defender à canon court ainsi que plusieurs containers. Il les déplaça les uns après les autres pour dégager ce qu’il avait rangé derrière ces caissons. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, il avait été en mesure de cacher à ses compagnons un Speeder Roue dans tous ses détritus. L’appareil mesurant plus de 2.50 de haut était incliné pour rentrer en entier à cause de la hauteur du plafond. Daniel désactiva le frein et fit rouler l’engin de manière le sortir du vaisseau. L’opération fût difficile mais après 2 minutes de galère il avait enfin réussit à descendre la passerelle. Visiblement, le voyant arriver avec la machine, Arda fît la gueule. Une fois dehors, Cthulhu referma et verrouilla la porte du vaisseau pendant que la jeune femme se rapprochait de lui. Elle semblait à la fois interrogative et assez énervée. Contre elle-même pour ne pas avoir vu ce que tramait son camarade peut-être ? Où peut-être que Daniel avait mal compris cette expression sur son visage. Quoi qu’il en soit il était là comme un gamin. Le chasseur de prime aimait la mécanique et il avait travaillé d’arrachepied sur cette bécane. Il monta sur cette dernière (le pilote se tient à gauche) et appuya sur un panneau de contrôle. Dès l’or des pieds sortirent du bas de l’engin et ce dernier se teint sur quatre pates.  La sorte d’insecte mécanique pouvait atteindre 330km/h en roue mais n’atteignait que les 10km/h maxi lorsqu’elle était sur patte. Les jambes du Speeder Roue Tsmeu 6 déployés le faisaient attendre une hauteur totale de 3.9mètres ce qui n’était pas négligeable mais pas un problème dans cette station aux plafonds relativement hauts. Dans le pire des cas il n’aurait qu’à passer en mode roue. Daniel désigna à Arda le double canon laser qui se trouvait sur la droite de l’appareil.

                          Daniel chasseur de prime « - Double canon laser lourd ND-53, aucun Jedi ni Twil’ek arrogante avec robot de merd* n’y résistera. Daniel regarda sa compagne avec la même arrogance qu’elle lui avait fait part tout à l’heure. Il lui désigna la « place » qu’il avait aménagé lui-même derrière. L’engin tel quel dans sa version militaire était conçu pour une seule personne mais Daniel avait rajouté une place à l’arrière dans le même axe que celui du pilote. Cela impliquait que le passager devait être relativement léger. Pour le reste il se trouvait dans une position relativement proche de celle du passager d’une moto. Qu’est-ce que tu attends ? Monte ! »

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                            Auteur : Super PNJ

                            -Empire Sith-
                                 
                            « Si ton œil était plus aigu  tu verrais tout en mouvement. »

                            Après War, le Barabel brutal ce fut au tour de Pestilence, la jeune adepte de tomber sous les coups de Sam, le jedi perdu.
                            Pendant ce temps quelques mètres plus loin, ses deux compagnons d'armes, Bobby et Alex affrontaient Death et Famine les deux derniers cavaliers , le Kel Dor fut abattu par Sam encore une fois d'un coup de sabre dans le dos, mais on ne pourrait blâmer l'amnésique d'agir ainsi, le Céréen ayant usé de la même traitrise pour tuer Alex.
                            A lui seul , Sam alias Paul Skawalker disciple de Julius Sing venait de se débarrasser des trois quart des cavaliers Impériaux sous les yeux de leur maitre Dark Jorus toujours dissimulé dans l'Ombre.
                            Le vieux maitre se désintéressa de la suite du combat pour lui il ne faisait aucun doute que son dernier élève, Le Céréen égoïste ne survivrait pas face à ces deux Jedi, pourtant celui ci continuait courageusement à se défendre, espérant sans doute l'aide de son vieux maitre.
                            Mais Jorus avait déjà quitté le hangar pour lui comptait une seule chose, remplacer l'Omega à la tête de l'Ordre Sith et rétablir la règle des deux , peu lui importait qui triompherait sur cette antiquité Sith, vestige d'une époque révolue et ramenée à la vie par le pseudo Sith'ari.

                             Mais le commandant Ochlik n'avait pas la même vision des choses, il avait été choisi spécialement pour défendre un secteur de la Forge et malgré les assauts répétés des renégats et des Jedi, il tiendrait son rôle au prix de sa vie s'il le fallait, son groupe de combat hétéroclite formé de ses fantassins, de droids de type Mark et quelques chevaliers Impériaux reprenait peu à peu le contrôle de la situation.


                            Dans un autre hangar, c'était l'inverse, un cargo avait déversé d'autres unités de commandos , si dans un premier temps les soldats de l'Empire Sith avaient été surpris par cet assaut et par le fait que des navettes de transport aient pu passer le blocus de la marine Impériale, les officiers Sith s'étaient vite repris, ordonnant de monter des barricades à la va vite ici ou la, fortifiant des positions à l'aide de tourelle de tirs.
                            Oui... cette fois les rebelles étaient attendus de pied ferme, un vaisseau cargo tenta sa chance à son tour et alla s'écraser contre les parois du duracier de la Forge stellaire victime d'un tir nourri.
                            L'officier commandant ce secteur était la commandante Jee Lo impeccable dans sa tenue moulante: Une  jeune Zeltronne qui avait eu pour inspiration première une carrière d'artiste comme chanteuse de cabaret puis a force d'échecs et autres déceptions elle avait opté pour l'armée Sith, usant de son charme naturelle pour obtenir avantage et promotion.
                            D'ailleurs n'avait elle pas obtenu ,pour sa propre protection, d'un des officiers en chef une dizaine de commandos Sith reconnaissable à leur armure rouge vif et leur blaster léger à répétition , certains disposaient même d'un prototype de vibrolame capable de rivaliser avec un sabre laser.
                            A force de persuasion et de séduction Jee avait même réussit à convaincre un assassin Sith à l'accompagner, le jeune novice obscur nommé O'brak s'étant amourachée de l'officier aux formes généreuses et lui servait dorénavant de chevalier servant.
                            Tout les deux cote à cote, ils avaient observé le corbeau aluminium s'écraser au milieu des caisses puis déverser ses troupes et la bataille qui s'en était suivi.
                            La riposte Impériale n'avait pas tardé, la commandant Lo était loin d'être une belle idiote , lors de son instruction à académie militaire elle avait bénéficier de "cours du soir" de la part de certains de ses formateurs et elle avait plus que de vague notion de stratégie.
                            L'ex artiste avait alors remarqué rapidement que l'angle de tir de la tourelle du corbeau , censé couvrir le déploiement de troupe, était limité par la position instable du vaisseau, elle avait alors immédiatement ordonné à ses fantassins de monter à l'assaut pour prendre en tenaille les assaillants.
                            Parmi les combattants anonyme un Kiffar sortait du lot, fauchant les soldats Sith , les yeux de l'adepte romantique s'illuminèrent en le voyant combattre. L'assassin s'écarta de sa promise et alluma son double sabre laser rouge avant d'annoncer de sa voix gutturale:



                            -Un jedi!
                                    

                            La jeune femme, abaissa sa visière de protection pour observer le novice dans les yeux, le troublant un peu plus.



                            -Tue le pour moi...

                            O'Brak acquieca et d'un bond de force, l'apprenti sombre se trouva rapidement au milieu de la bataille, en deux moulinets de son double sabre, il découpa un des hommes encagoulé qui s'était trouvé entre lui et Elassar, puis avant même que le cadavre ne touche le sol, il attaqua le Kiffar.
                            Mais Jee n'observait déjà plus son prétendant qu'elle avait sans doute envoyé à la mort, mais pour elle peu lui importait , les mâles ne lui étaient utiles que sur le champ de bataille et parfois dans son lit quant ceux ci s'étaient bien battus, elle observa ses fantassins reculer du coté droit , avait elle sous estimé l'angle de tir de la tourelle dorsale?
                            Non, dans la fumée elle remarqua sur le toit du cargo, deux rebelles qui tiraient sur ses troupes, elle lâcha un soupir tournant la tête à droite vers le chef des commandos.



                            -Que la moitié de votre groupe appuie le flanc droit.
                            -Bien madame.
                            Groupe Alpha en avant!
                             

                            Six commandos se déployèrent en silence, l'homme de tête portait une armure plus lourde et une vibrolame noire , ils avançaient en direction du corbeau disparaissant dans le nuage de fumigène mais grâce aux système de visée intégrée à leur armure , ils savaient exactement ou aller... 
                                   
                                   
                                   
                                   
                                    
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                              Auteur : Rylen Korr

                              Spoiler : Musique
                              [Flash unavailable]

                              L'Oméga… Enfin.

                              A peine venait-il d’en finir avec l’un de ses ennemis Sith qu'il devait en affronter un nouveau, bien plus dangereux et bien plus puissant que celui qu'il avait combattu précédemment aux côtés de son Padawan. L'Empereur, de par sa grandeur physique, attirait tout naturellement le regard des acteurs qui participaient à la bataille actuelle. Mais avec cette prestance se dégageait également une aura maléfique et obscure qui rongeait les esprits adjacents. On pouvait voir des scènes assez incroyables où des soldats, médusés à l’approche du Sith’ari, arrêtaient de combattre. Tel une Ombre qui leur transmettait la peur, c’était l’incarnation même de la terreur qu’imposait l’Empire Sith depuis son Coup d’Etat. La violence dont il faisait preuve reflétait parfaitement l’idéologie Impériale actuelle. A le voir massacrer sans pitié ses ennemis, l’Oméga était à lui seul une raison pour faire la guerre à son régime autoritaire. Il fallait obligatoirement qu’il tombe durant cette bataille pour le bien de la galaxie. Et un homme allait devoir s’en charger : Rylen Korr avait reçu cette mission, et il allait la remplir le plus tôt possible.

                              Inconsciemment, le Maître Jedi fonça sur son adversaire et employa une stratégie offensive. Cette première attaque était à l’encontre de son style de combat, mais elle faillit très étrangement faire mouche. C’était sans compter sur les excellents réflexes du bretteur qu’il avait face à lui. Rylen démontrait avec ces premiers assauts au sabre qu’il n’avait pas traversé la galaxie entière pour rien. Sur Dantooine, les deux hommes s’étaient séparés. Mais aujourd’hui, un seul allait quitter la Forge Stellaire sain et sauf. L’Oméga devait périr de sa lame. C’était le pacte que le Grand Maître de l’Ordre avait conclu avec la Force. Mais cet objectif commun à l'ensemble de l'Alliance Rebelle ne devenait-il pas une quête personnelle? Sa (très) grande confiance et sa (très) grande concentration sur son ennemi lui fit oublier qu'il avait son apprenti à ses côtés. Un élève qui, victime d'une attaque non mortelle de l'Oméga, était déjà à terre, impuissant face à un adversaire qui lui était bien plus supérieur dans tous les domaines. Détournant son attention du Seigneur Sith durant quelques secondes, Rylen fut sur le point d’ordonner à son Padawan de quitter le combat mais les longues semaines d’entraînement commun qui leur permit de consolider leur relation Maître-Elève lui revient à l’esprit. Pourquoi se seraient-ils durement préparés sur Hoth pour ce combat important si, le jour J, Alastor ne pouvait pas épauler son mentor dans les moments les plus importants de la bataille? Le baptême de feu était certes mal choisi, face au plus puissant des Sith, mais écarter le vieillard du combat n’aurait eu aucun sens. Alastor allait rester aux côtés de Rylen Korr. Le Grand Maître de l’Ordre n’allait pas se défaire de son adversaire sans aucune aide.

                              Deschanel était temporairement écarté du combat. Rylen décida alors de persévérer dans sa manœuvre agressive pour permettre à son élève de retrouver sa concentration passée. Usant habilement de la très ancienne forme VIII, communément appelée Sokan, le Maître Jedi espérait déceler au plus vite les failles de son ennemi pour obtenir un avantage conséquent. L’Oméga était dans une situation défavorable, c’était un élément à prendre en compte. Pris d’un côté par l’expérience et le talent du leader de l’Ordre Jedi, occupé de l’autre par des Renégats naïfs mais courageux, l’Empereur devait également se préoccuper d’un autre souci : Paul Skawalker. Etait-il intrépide ou uniquement sot?! Quoi qu’il en soit, l’amnésique se jeta sur le Seigneur Noir des Sith avec un seul atout : la surprise. Il en fallait malheureusement bien plus pour le surprendre et Paul se fit logiquement repoussé.
                              Mais à quoi pense-t-il?!. S’ils n’auraient pas été en pleine bataille, qui sait ce que Rylen aurait décidé de faire à son encontre… Lors du briefing en orbite d’Endor, avant le début de l’affrontement, la consigne avait pourtant bien été donnée : ne pas attaquer seul la Cible prioritaire, d’autant plus si on possédait seulement le titre de Chevalier… Mais il s’agissait là de Paul Skawalker. Il s’agissait là d’un homme à la personnalité différente d’autrui. Un homme qui suivait sa propre route, en solitaire. Il pouvait sauver des vies, il pouvait être un héros. Mais en aucun cas il ne pouvait prétendre être Jedi. Il avait en tout cas dérapé à de (très) nombreuses reprises pour prétendre l’être. Il avait cependant jusqu’à la fin de la bataille pour montrer qu’il méritait l’arme qu’il avait entre les mains. S’il ne mourrait pas avant…

                              En plus de n’avoir servi à rien, l’attaque de Paul n’avait fait que multiplier la rage de l’Empereur. Et cela se fit ressentir sur l’affrontement entre les deux extrêmes de la Force. Rylen Korr fut en effet contraint à changer de technique de combat et dut employer sa forme privilégiée, le Soresu. Désormais, le Maître Jedi reculait, mais il repoussait chacune des attaques de l’Oméga avec une étrange facilité. Celui qui subissait était par la même occasion étonné de voir son adversaire ne pas puiser dans la Force pour utiliser les pouvoirs destructeurs du Côté Obscur. Etait-ce là une marque d’un certain « respect » du Seigneur Sith envers le Jedi qu’il avait maintes fois combattu sans parvenir à le tuer? Ou peut-être que la démonstration de sa « force » obscure sur Rylen Korr n’allait-elle pas tarder… Tel un avant-goût de ce qu’il lui préparait, l’Empereur déchaina la foudre sur une poignée de soldats Rebelles qui tentaient (en vain) de le blesser. Rylen Korr devait à tout prix profiter de ces moments pour porter le coup fatal à son ennemi. Changeant subitement de posture, le Maître Jedi employa des techniques typiques de l’Ataru pour prendre le dessus sur l’Oméga. Effectuant un saut au-dessus de ce dernier, Korr se retrouva dans le dos de son adversaire et fit un mouvement circulaire avec son sabre laser. Une attaque qui, à quelques millimètres près, aurait provoqué une entaille dans la cuisse de l’Empereur. Mais sur ses gardes, l’homme vêtu d’une cape noire eut le réflexe de déplacer sa jambe d’appui et ce fut sa bure qui reçut le coup. L’assaut avait échoué.

                              La situation s’inversa une nouvelle fois et Rylen fut à nouveau obligé de céder sous la rapidité et la vélocité de son antagoniste. Pleinement fixé sur les attaques incessantes et éprouvantes de ce dernier, le Grand Maître de l’Ordre ne put ressentir le tir perdu qui l’effleura au visage et qui lui transmit une douleur, certes (très) faible mais bien réelle. C’est alors que le combat sembla s’arrêter. Reprenant son souffle, respirant calmement, Rylen Korr se rapprocha de son apprenti. Il remarqua par la même occasion que les forces de l’Alliance Rebelle reculaient au profit d’une avancée astucieuse des Sith. Il fallait réagir. L’absence de leaders aux côtés des Renégats faisait cruellement défaut. Il fallait absolument résister en attendant les renforts.


                              -Alastor, retourne à l’arrière, et prend contact avec le vaisseau amiral. Il faut demander une assistance au plus vite! Même si c’était avant tout un ordre de mission d’une extrême importance, Rylen était revenu sur sa décision et ne voulait plus risquer la vie de son Padawan en le confrontant à cet adversaire de taille. L’environnement était devenu hostile, l’esprit du vieil homme pouvait à tout moment être corrompu, et le mentor l’avait parfaitement remarqué. Ce hangar doit devenir une priorité pour nos forces, on ne doit pas le céder!

                              L’Empereur prononça alors ses premiers mots à l’encontre du Maître Jedi. Ce dernier retrouva soudainement toute sa concentration, celle qui était réservée aux grands moments comme celui-ci. Il avait en face de lui un Sith qui ne délogeait pas à la règle : trop grande confiance en soi. Une confiance aveugle qui pouvait s’avérer fatale pour lui. Brandissant à nouveau son sabre laser à la verticale, en direction de son ennemi, Rylen reprit le combat et il y eut de nouveau ces éclairs aveuglants produits par le contact des deux armes laser. Dans cet espace réduit, il n’était plus question de stratégie ou de réflexion mais simplement de détermination et de volonté.

                              -Ouvrez les yeux, « Votre Altesse », tous ces hommes sont venus avec des armes que vous ne possédez pas. Et elles vont leur permettre de remporter cette bataille, ayant repris les techniques défensives du Soresu, le Maître Jedi analysait intelligemment les réactions de son adversaire tout en subissant ses attaques féroces et puissantes, La Forge Stellaire vit ses dernières heures, et lorsque la Galaxie entière saura ce qu’il s’est passé, des millions de personnes voudront rejoindre la Résistance. La domination de l’Empire Sith prend fin en ce jour-même, Était-ce une tentative de déstabilisation? Ou bien le Grand Maître de l’Ordre tentait-il (en vain) de faire revenir à la raison son adversaire? Vous conduisez la société Galactique Impériale tout droit dans le chaos. Renoncez pendant qu’il en est encore temps!

                              C’était véridique. Lorsque les médias et la presse galactiques relaieraient les évènements de cette bataille, les peuples qui avaient dû se taire face à la terreur Impériale se soulèveront. Car ils se sauront soutenus par une cause réelle, physique, qui aura eu le courage de prendre les armes et de se dresser face à la toute puissante armada de l’Empire Sith. L’Oméga allait devoir rendre des comptes devant le Sénat Galactique et les Sénateurs, dont la plupart ignorait l’existence d’une telle relique dévastatrice. Lui et son régime étaient sur le déclin, c’était un fait inévitable.

                              Le combat entre les deux leaders était toujours aussi intense, vif, et (très) spectaculaire. C'était une opposition rare et ceux qui y assistaient pouvaient se vanter d'avoir vu, un jour, deux aussi talentueux combattants s'affronter. C'était un duel épique. Mais bien au delà de l'aspect physique, c'était un combat de la Force, entre le Côté Lumineux et le Côté Obscur. Si l'un de ces deux hommes mourrait aujourd'hui, il y allait avoir un cataclysme d'une ampleur considérable. Un changement qui serait ressenti par l'ensemble des adeptes de la Force...

                              Pleinement concentré sur l'Oméga, Rylen fut alerté par un étrange pressentiment. Un basculement allait survenir dans le hangar. Alastor avait-il pu remplir sa mission? Les renforts allaient-ils rapidement débarquer? Cette sensation donna un surplus d'adrénaline au Grand Maître de l'Ordre qui repoussa violemment son adversaire en arrière en le frappant avec son sabre laser, avant de lui adresser une Poussée de Force. Sans aucune pause, Korr se rua sur l'Oméga et déploya de nouveau ses techniques offensives provenant de l'Ataru. Mêlant agilité et célérité, les coups que le Maître Jedi adressait au Seigneur Sith étaient rudes. Rylen devait repousser le plus loin possible son adversaire en prévision de l'arrivée imminente des renforts. Car si l'Oméga reculait, son influence sur ses troupes en serait restreinte. Jouer sur le moral des soldats était d'une importance cruciale, et le simple fait de combattre aux côtés d'un homme aussi charismatique que l'Empereur ou Rylen Korr pouvait redonner confiance à l'ensemble des combattants. Il fallait donc à tout prix l'éloigner du front.


                              -Je sais que vous le ressentez. Les rangs de l'Ordre Jedi que vous avez cru décimés vont faire leur apparition dans quelques minutes. C'est une défaite supplémentaire à ajouter à votre mandat politique, Seigneur Oméga, déclara sereinement le Maître Jedi.

                              Le débarquement des troupes de l'Ordre allait bientôt avoir lieu. Les Jedi allaient mener la révolte face à l'oppresseur Sith. C'était un tournant de la bataille..

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                                Auteur : Arda Moonshade

                                Je suis entourée d’une bande d’incapables caractériels… Je me demande bien ce que je fais dans cette comédie… Je vaux mieux que ça… non mais franchement…
                                 
                                Assise sur sa caisse, Arda ruminait. Elle avait laissé Talilia partir avec son tas de boulons, sans chercher à la retenir, et encore moins à la suivre.
                                La Twi’leck avait une fâcheuse tendance à donner des ordres. Arda détestait ça.
                                L’Arkanienne se disait qu’elle aurait sans doute mieux de partir elle aussi, dans une autre direction, plutôt que de rester à tenir compagnie à la loque humaine qui s’appelait Daniel Cthulhu. Mais alors qu’elle était presque décidée à abandonner le navire, le rat se décida enfin à en sortir.
                                Trop tard maintenant, elle allait devoir le supporter encore un peu. Elle le regarda faire les premiers pas hors du vaisseau puis se détourna, comme si ça n’avait pas d’importance.
                                A sa démarche un peu plus assurée, elle pouvait deviner qu’il s’était encore imbibé de produits divers ? Si ça pouvait lui éviter de sentir sa blessure et de la ralentir, pourquoi pas…
                                Elle se remit à jouer avec son coupe-papier. Elle ne s’en rendait même plus compte. Depuis des années sans doute. Elle se souvenait vaguement de sa mère qui tentait de le lui enlever au début. « Tu finiras par blesser quelqu’un ! Arrête de jouer avec ça » qu’elle lui disait. Mais bien sûr, Arda n’en faisait qu’à sa tête. Elle n’en avait toujours fait qu’à sa tête.
                                Cthulhu arriva finalement à sa hauteur. Il avait l’air de chercher quelqu’un. Talilia sans doute. Puis il se mit à la regarder fixement. Il cherchait à l’énerver, ça ne faisait aucun doute. Elle soupira. Le mouvement du coupe-papier s’accéléra.
                                Elle expliqua néanmoins au toxico ce qui s’était passé et le départ de la tueuse bleue et de son droïde, après qu’ils aient reçu l’ordre de rejoindre le Doyen.
                                Elle ne précisa pas qu’elle avait sérieusement songé à tous les planter là et s’en aller vers des cieux plus bleus. Et moins peuplés.
                                Daniel avait l’air de prendre plutôt bien cette nouvelle.
                                Enfin, c’est ce qu’elle croyait jusqu’à ce qu’il se perde dans la contemplation du plafond.
                                 
                                Il ne tourne vraiment pas rond… Bon… je vais pas non plus passer ma vie ici en attendant que monsieur se décide…
                                 
                                Le coupe-papier disparut, et elle se releva en souplesse. Daniel se retourna. Ils se regardèrent un moment. Aucun des deux ne parlait. C’était inutile. Ils n’avaient aucun mal à s’énerver mutuellement en silence. Elle se demandait si elle n’allait pas encore une fois lui arracher sa cigarette du bec. Mais une explosion apporta une diversion salutaire aux deux chasseurs de prime. Ça leur rappelait qu’ils n’étaient pas là pour s’amuser.
                                Arda s’apprêta à parler. Mais Cthulhu lui grilla la politesse en ramenant son histoire de pipe sur le tapis. Arda serra le poing. Elle allait lui en coller une… ça le calmerait peut-être…
                                Elle s’arrêta avant même d’avoir amorcé le geste. Ce type devait être maso… il n’y avait pas d’autre explication…
                                Après son petit discours, il fit demi-tour et regagna le vaisseau.
                                 
                                Qu’est-ce qu’il a encore imaginé ? Il veut pas marcher… il compte quand même pas se balader dans la forge avec le cargo… Oh… et puis чёрт… Je vais pas l’attendre encore trois heures… tant pis pour lui…
                                 
                                Arda tourna le dos au vaisseau et commença à s’en éloigner lentement. Elle n’avait pas fait cinq mètres qu’un bruit de ferraille la fit se retourner (encore une fois… on tourne beaucoup dans ce post).
                                Arda regarda Daniel se débattre pour faire descendre son engin du vaisseau. Elle avait du mal à cacher sa surprise, mais il était hors de question de laisser le toxico voir qu’il avait réussi à l’étonner. Elle se rapprocha malgré tout. Pour voir ce qu’il avait trafiqué, et ce qu’il comptait faire.
                                C’était une roue. Elle n’en avait pas vue depuis un moment, mais ça ne faisait aucun doute. Même si celle-là avait quelque chose de bizarre. De dissymétrique. Elle l’examinait, ne prêtant qu’une oreille distraite aux paroles de Daniel. Ce n’est que quand il lui dit de monter qu’elle réalisé que le siège passager (si on pouvait appeler ça un siège) avait été rajouté. Il ne faisait pas partie du modèle original.
                                 
                                -C’est une plaisanterie ? Tu veux vraiment que je grimpe là-dessus ?...
                                 
                                Elle leva les yeux au ciel et entreprit de se percher derrière Daniel. Elle chercha un endroit où s’accrocher et n’en trouva pas. Quand l’engin démarra, elle fut bien obligée de passer ses bras autour de la taille de Daniel, sous peine d’être éjectée par les mouvements assez brutaux de la machine.
                                 
                                -Tu me paieras ça, Cthulhu… Je te jure que tu me le paieras… et ne t’avise pas de me reparler de pipe encore une fois…
                                 
                                Arda avait l’impression que le chasseur de prime s’amusait bien. Il négocia plus ou moins habilement la sortie du hangar et engagea la roue dans les couloirs de la forge.
                                 
                                -Dis-moi… Tu sais où tu vas au moins ?
                                 
                                Toujours pas de réponse, elle ne savait même pas s’il l’avait entendu avec le boucan que faisait la roue.
                                Elle n’avait pas le choix, elle allait devoir prendre son mal en patience. Daniel conduisait à travers la forge, n’hésitant pas à pulvériser tous les obstacles qui se présentaient devant eux. Principalement des portes pour le moment. Arda avait vaguement l’impression qu’ils se déplaçaient en longeant les hangars, sans s’enfoncer à l’intérieur de la structure. Ils passèrent à un moment un couloir où des combats avaient lieu. Mais ils le dépassèrent avant d’avoir pu voir ce qui se passait vraiment. Quelques tirs de blaster résonnèrent derrière eux. Sans causer de dégâts heureusement.
                                Arda en était réduite au rôle de spectatrice et elle avait horreur de ça.
                                Soudain, l’engin s’arrêta. Arda s’en prit aussitôt au chauffeur du dimanche devant elle.
                                 
                                -Qu’est-ce qui te prend ?
                                 
                                Daniel chasseur de prime -Du calme, chipie, du calme… Faut qu’on réfléchisse un peu…
                                 
                                -D’accord, je comprends bien que tu as besoin de moi pour ça… alors, je répète, Qu’est-ce qui t’arrive ?
                                 
                                Pendant un moment, les deux coéquipiers donnèrent l’impression qu’ils allaient encore se battre. Mais au bout de quelques secondes Daniel se contenta de répondre à la question d’Arda.
                                 
                                Daniel chasseur de prime -Et bien, on a deux possibilités. Soit on continue par là, et on risque de tomber sur des zones de combat. On aura pas toujours la même chance que tout à l’heure. Soit on prend un autre trajet. Mais là, on risque d’être coincés dans des couloirs plus petits.
                                 
                                -Et tu sais pas quoi choisir ? T’es vraiment pas bien toi… on prend l’autre trajet. Faut qu’on retrouve le Doyen paraît-il, le plus vite possible. Et si on peut y arriver en un seul morceau, c’est mieux… T’as pas envie d’abandonner ta machine c’est ça ? T’inquiète pas va… je suis sure que tu arriveras à passer partout… quitte à démolir quelques plafonds… Bon… on y va, ou tu veux passer la nuit là ?
                                 
                                Pour seule réponse, Cthulhu redémarra brusquement et Arda fut obligée de se raccrocher à lui en catastrophe pour pas décoller.
                                 
                                Ne pas s’énerver… ne pas s’énerver…
                                 
                                Les couloirs qu’ils parcouraient maintenant étaient plus exigus, plus sombres, ils croisaient parfois des traces de combat, des corps, des débris, des impacts de blaster…
                                Ils débouchèrent même une fois dans une salle où des impériaux finissaient d’éliminer une escouade renégate. Le duo de choc faillit bien être pris pour cible par les clones à cette occasion. Mais le sergent identifia leurs badges et fit signe de les laisser passer. Ils laissèrent la scène macabre derrière eux.
                                Quelques croisements plus loin, ils durent prendre un couloir plus petit encore. Cthulhu fut obligé de ranger les pattes de la roue pour pouvoir avancer.
                                Daniel grommela un peu, pour la forme, puis annonça :
                                 
                                Daniel chasseur de prime -Bon, bah on va en profiter pour accélérer !
                                 
                                Arda était certaine d’avoir entendu une pointe de jubilation dans la voix du toxico. Elle-même, elle adorait la vitesse, mais moins quand elle était assise en équilibre instable sur un siège qui semblait plus éjectable qu’autre chose.
                                 
                                Je le tuerai… je le tuerai… je suis sure qu’il le fait exprès…
                                 
                                Un soubresaut du véhicule manqua la faire tomber et elle resserra sa prise autour de la taille de Cthulhu.
                                Si ça continuait comme ça encore longtemps, elle finirait vraiment par tomber.
                                 
                                Pensée prémonitoire. Alors qu’ils avaient presque atteint leur objectif et qu’ils rejoignaient de nouveau la ligne des hangars, ils arrivèrent dans une vaste salle où une tête de pont renégate enfonçait les lignes impériales.
                                Daniel fut obligé de freiner en catastrophe en un dérapage non contrôlé. Dérapage qui eut raison de la résistance d’Arda.  L’Arkanienne longiligne s’envola gracieusement et alla s’écraser beaucoup moins gracieusement sur une pile de caisse. La roue s’était retrouvée entre les renégats et les impériaux. Les premiers la prirent pour cible aussitôt alors que les seconds profitèrent de ce court répit pour se réorganiser et reprendre l’offensive. Daniel fut obligé de faire feu sur les renégats en réponse.
                                Arda de son côté reprenait péniblement ses esprits au sommet de sa pyramide. Elle avait l’impression d’être en mille morceaux, mais un rapide examen la rassura, elle n’avait rien de cassé. Par contre, elle risquait d’avoir très, très mal dans les jours à venir. Elle jeta un coup d’œil par-dessus la caisse qui l’avait réceptionnée (et qui était depuis légèrement enfoncée) pour faire le point sur la situation.
                                Elle dominait la scène de trois mètres environ. Et apparemment, personne ne l’avait remarquée, tous trop occupés à se tirer joyeusement dessus.
                                Arda sortit son blaster et s’apprêta à entrer dans la danse. Mais elle arrêta son geste au dernier moment.
                                 
                                Réfléchis ma fille… réfléchis… Ouh… ma tête… j’ai pris un sacré coup… bon… si je me mets à tirer dans le tas moi aussi, est-ce que ça va changer quelque chose ? Pas vraiment… à part attirer leur attention, et leurs tirs, sur moi… quelles autres possibilités ? дура… Tu oublies ta sacoche…
                                 
                                Sitôt pensé, sitôt fait ? Arda ouvrit sa sacoche et en sortit deux des petites bombes qu’elle avait préparé dans le vaisseau. Elle se redressa et lança la première aussi loin qu’elle put vers les renégats. En touchant le sol, l’engin explosa (une petite explosion ridicule, mais ce n’était pas ça qui comptait) et un gaz toxique commença à se diffuser dans les lignes ennemies. Très vite, les plus proches commencèrent à tousser et à s’étouffer. La confusion s’installa.
                                Arda en profita pour descendre lentement du côté abrité du tas de caisse. Cthulhu, sans cesser de tirer manoeuvrait pour se rapprocher d’elle. elle toucha le sol et courut reprendre sa place sur le siège passager.
                                 
                                -Dépêche-toi de filer d’ici !

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