Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #142

    Post n°139
    Auteur : Tericarax

    La Jedi se laisse tomber et évite le coup, par un réflexe surprenant. Une foule de questions traversent l’esprit de Tericarax. Est-ce une acuité visuelle améliorée qui lui permet cela ? Une accélération des influx nerveux ? Cette Twi’leck, quoi qu’il en soit, détourne donc les deux vibro lames du cyborg à l’aide de son sabre laser tout juste allumé. Les deux poignards à haute vibration se fichent dans le métal, et la Forceuse en profite pour tenter de faucher les jambes du sergent. Ce dernier saute brusquement en l’air. Les deux serres qui lui servent de pied se fichent dans le mur, s’y agrippent, déforment le métal par leur force. Le sergent, tirant alors, ôte sans difficulté ses deux bras du mur. Par un saut arrière, il retombe lourdement sur le sol, qui se déforme avec un bruit de tôle froissée sous le poids de sa carcasse métallique.

    Coup de chance pour Tericarax, la jeune qu’il affronte doit être une apprentie. Ses mouvements sont bien plus lents que ceux d’un combattant aguerri, quoi que quelqu’un d’autre serait sans doute tombé face à elle, car elle est rapide et imprévisible. Mais les cervomoteurs boostant le cortex cérébral du cyborg compensent, le surpuissant ordinateur qu’est son esprit calculent les trajectoires avec précision, parent chaque coup comme il se doit. Son avantage principal réside en ses deux bras armés. Ast’era en effet, modifie sans cesse le tracé de son laser durant ses offensives. Mais si le sabre parvient à outrepasser un bras du cyborg, le second l’intercepte, tandis que l’autre contre-attaque. De loin, on eût dit deux tornades lumineuses dans l’obscurité du couloir, qui laissent des cicatrices brûlantes sur les murs, le sol et le plafond, égorgent les tuyaux de cuivre, laissant de larges sillons incandescents sur leur passage. La jeune fille tente à présent une attaque au niveau de la tête. Le bras droit de Tericarax s’élève pour parer le coup. Mais soudain, la voici qui modifie à nouveau son coup, pour un revers sur le ventre.

    Le sergent encaisse le coup. Un coup de sabre laser, qui aurait coupé en deux n’importe quel être. N’importe quel être organique. Mais il n’est pas n’importe qui, et encore moins quelqu’un d’organique ; son armure est en duranium. Une matière si solide que les lasers ne peuvent la percer, et qu’un sabre devrait frapper une demi-heure durant au même point pour le trancher. Ceci à cause d’un point de fusion extrêmement élevé, surtout. La lame laisse ainsi une marque de brûlure sur le métal, abîmant son revêtement beige, mais sans plus de dommages.
    Profitant de l’effet de surprise que cela a dû avoir sur la Twi’leck, le cyborg sépare soudain ses bras, les scinde chacun en deux nouveaux membres. Les quatre bras se jettent alors sur Ast’era, pour l’empoigner à chaque poignet, et à la gorge, la soulevant dans l’air.


    - Passionnant…Quels réflexes tu as. T’étudier sera aussi bénéfique que l’étude de ton arme.
    (Il tousse de nouveau) Ensembles, nous allons percer l’un des plus grand mystère de cet univers. Voyons, une Twi’leck…Pour faire perdre connaissance…

    Le scientifique semble totalement absorbé. Après avoir désarmé de sa main libre la jeune fille, lui arrachant son sabre sans ménagement et le rangeant à sa ceinture, il lui effleure de ses griffes d’acier la peau, au niveau du visage, à la recherche d’une faiblesse dans le squelette du crâne. Trouver le nerf parasympathique et le stimuler, tant et si bien que la jeune voie son cœur ralentir jusqu’à un état de presqu’hibernation. Lésions ? Pas en trouvant le juste milieu. Les doigts de métal s’arrêtent sur la gorge de la fille, à un point bien précis…L’asthme du cyborg comblant ce silence hurlant d’attente.




    Spoiler : HRP

    Si problème, signalez moi par MP!

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      Le Chroniqueur
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      #143

      Post n°140
      Auteur : Rick O'lonell

      Hangar X8-A,
      Secteur sous contrôle Impérial.
      Spoiler : FOND SONORE
      [Flash unavailable]

      Dans un vacarme assourdissant, intelligemment dissimulé dans l'obscurité profonde du hangar, la canonnière clone fit une rencontre sans délicatesse avec le sol du hangar. Celui-ci, vierge de toute trace, laissait penser que cette zone n'avait pas encore été le théâtre d'une représentation sanglante et meurtrière. Le choc avec le véhicule non identifié vint transformer l'état de ce hangar qui devint alors comme l'ensemble de ses confrères: très blessé. Secoué par les sirènes de la bataille. Heurté par les assauts de l'ennemi. Frappé par les stigmates de la guerre. Mais il n'avait pas encore vu le sang se répandre sur ses murs. Les boyaux des morts s’entremêler sur sa terre. Il n'avait pas encore entendu les cris et les plaintes des mutilés appelant les divinités à mettre fin à leur terrible douleur. Il n'avait pas encore connu les derniers vœux de ces soldats qui ne demandaient qu'à rentrer à la maison. Pour certains, seulement de revoir leur mère. Ce hangar avait été miraculeusement protégé de toutes ces douleurs jusqu'à présent. Il ne connaissait pas les maux que subissaient les siens tout autour de lui. Mais comme tous les autres, il allait devoir les rencontrer. C'était une obligation. Il n'allait pas s'écrouler en ayant évité cette terrible souffrance.

      Dans l'obscurité profonde de ce hangar, on ne distinguait que deux choses: le vide intersidéral, dont le premier plan était occupé par la violente bataille; et cette canonnière clone, qui venait tout juste de s'écraser et qui avait foncé en douceur dans le mur du fond. Les quelques lumières du véhicule s'éteignirent alors, le laissant se fondre dans le décor sombre dans lequel il venait de pénétrer. A priori, personne ne l'avait remarqué. En réalité, il n'y avait aucune présence intelligente dans ce hangar. Il était voué à l'oubli et à la disparition comme ces milliers de chasseurs tournoyant autour de la Forge qui s'écrasaient ou qui s'éclipsaient avant d'être définitivement enterrés sans qu'on ne leur donne aucune chance de survie. C'était à priori une perte supplémentaire à ajouter au nombre incroyable de décès dans cette bataille...

      Mais il y eut un changement soudain dans l'obscurité profonde de ce hangar. A plusieurs endroits, simultanément, apparurent des points blancs qui se révélèrent être des lumières. Celles-ci étaient mobiles et combattaient les ténèbres dans le but de savoir quel avait été la cause de ce fracas récent. Agissant dans la plus grande des discrétions, elles découvrirent le véhicule dont les quelques câbles arrachées durant l'atterrissage musclé créaient des réactions électriques qui produisaient des éclats de lumière très brefs. Les mystérieux points blancs se rejoignirent alors sur la canonnière clone qui sortit de la pénombre. Des voix se firent en parallèle entendre. Ces lumières semblaient communiquaient entre elles. Apparurent alors dans un rayon de cinq mètres autour du vaisseau spatial plusieurs hommes en armure qui se révélèrent être des unités Impériales curieuses de savoir ce que contenait le véhicule.

      « Ils semblent morts. Je vais vérifier. »

      L'un des soldats s'approcha sans crainte du cockpit qui était le seul accès menant à l'intérieur de la canonnière. Braquant la lumière sur les deux pilotes qui avaient été sans aucun doute possible tués dans le choc de l’atterrissage, il tendit son blaster E-11 vers l'intérieur pour vérifier la contenance du véhicule: il n'y avait rien. Regardant de plus près les pilotes pendant quelques secondes, il s'apprêtait à se retourner lorsqu'il crut entendre un craquement à l'arrière de la canonnière clone. Il regarda à nouveau l'intérieur du vaisseau, visiblement préoccupé par le bruit qu'il avait perçu.

      « Attendez... Je crois avoir entendu quelque chose, à l'arrière... Et, c'est étrange. Pas de sang dans le cockpit, pas de blessure apparente sur les visages des deux pilotes...
      Les gars, je crois qu'on... est... igé... tshhhh... »

      Un deuxième soldat qui inspectait les alentours du vaisseau demanda la confirmation de ce que venait de dire son acolyte. Mais ce dernier ne répondit pas. Simple soucis technique de communication ou preuve incontestable qu'ils devaient s'inquiéter? L'individu choisit la prudence et pria l'un des siens de contourner la canonnière par la droite tandis qu'il ferait de même par la gauche. Blaster E-11 entre les mains, ils s'approchèrent avec vigilance de l'ouverture du cockpit par lequel devait s'introduire leur camarade lors de leur dernière conversation. Se retrouvant au même point, l'un des deux soldats rentra en premier par la cabine de pilotage avant de brandir son arme et la lumière vers l'intérieur de la canonnière. Il y découvrit son camarade dont la communication avait été interrompue il y a quelques minutes en arrière.
      « Tshhhh... Tshh... Fichue comm... Tshh... Vous me recevez? Rien à signaler ici. L'intérieur du véhicule est vide. »

      Un nouveau craquement très bref se fit entendre, avant que les deux hommes ne ressortent du vaisseau spatial quelques minutes après. Apparemment ils n'avaient rien trouvé d'important. Ils rejoignirent leur escouade qui patrouillait dans la zone et leur signalèrent qu'il n'y avait pas de soucis à se faire. Tous se rassemblèrent à l'écart de la canonnière en mauvais état, avant que le plus haut gradé des soldats se mette à parler. Celui-ci leur ordonna de retourner au poste de contrôle. Ils n'avaient plus rien à faire ici. C'est ainsi que, un par un, ils prirent la direction du couloir qui menait à un élévateur. Ascenseur qui leur permettrait de rejoindre le secteur où ils étaient assignés pour la Bataille de la Forge Stellaire.

      Le premier soldat à être entré dans la canonnière échouée était en dernière position dans la file d'Impériaux qui s'était créée pour se rendre à l'élévateur. Fusil blaster DC-15 en mains, il prenait tout son temps pour quitter le hangar et pour recoller à ses camarades, distants de plusieurs mètres devant lui. Il semblait avoir un problème avec son casque, qu'il enleva après s'être arrêté pour essayer de repérer où était le soucis ressenti. Mais à la surprise générale, son intention était tout autre. Ce n'était ni un problème d'équipement, ni une quelconque autre inquiétude. L'homme regarda ses acolytes qui étaient désormais tous au fond du corridor avant de se retourner et de fixer une dernière fois la canonnière qui s'éclairait de temps en temps.

      - Suivez-nous discrètement. Agissez seulement à mon signal, un des soldats Impériaux avait remarqué le retard de son confrère, il ne s'empêcha pas de l'avertir qu'ils étaient déjà arrivés à l'élévateur, restez dans l'ombre...
      « Tshhhh... Le comlink de mon casque est défectueux, excusez-moi. J'arrive tout de suite. »

      L'homme rejoignit le reste de son unité dans l'élévateur. Celui-ci s'activa et les emmena au niveau suivant, là où ils étaient assignés. Mais ils étaient loin de savoir qu'un intrus s'était glissé parmi eux. Ils savaient encore moins qu'il s'agissait du Sénateur de Naboo en personne...
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        #144

        Post n°141
        Auteur : Alastor Deschanel


        Chloé Priam     
         
             
         
        Une douleur atroce au niveau du cou l’empêcha de se relever. Comme ses yeux étaient toujours fermés, (plus par fatigue que par obligation.) Alastor s’aida de ses autres sens pour faire un état de la situation. Il bougea légèrement, tâtonnant un peu partout autour de lui. Il était allongé sur ce qui semblait être un lit de camps tout à fait inconfortable. Une forte odeur médicamenteuse se dégageait ici et là, et des personnes, nombreuses, très nombreuses, bougeaient autour de lui. Toujours sonné, l’ancien professeur n’arrivait pas encore à distinguer correctement les conversations qui s’élevaient autour de lui. Il pouvait quand même desceller quelques mots, le plus souvent médicale. Bref, a priori, il était dans un hôpital de fortune, certainement le même qu’il avait déjà traversé en arrivant sur la station spatiale. L’endroit semblait bien sûr, où en tout cas il n’était pas en danger immédiat. C’est alors qu’une simple question traversa l’esprit du vieux padawan : Comment en était-il arrivait là ?

        Les minutes précédentes revinrent alors sous forme de flash. L’attaque des sith… l’arrivée spectaculaire de l’Omega… un coup pied dans sa tête… les renforts impériaux… Rylen lui donnant l’ordre d’appeler de l’aide. Un ordre qu’il pensait avoir exécuté sans toutefois en être complétement sûr. Puis il avait était pris à parti par un groupe d’impériaux. Les combats avaient été violents et s’étaient soldés par un coup sur la nuque du padawan jedi. Alastor ignorait toujours comment il avait pu se retrouver en zone sécurisée, en vie et en un seul morceau, mais il s’estimait chanceux.... Le personnel s’activa de plus belle autour de lui. Le bruit d’un transporteur rebelle venant d’apponter raisonna aux quatre coins du hangar. Son arrivée semblait avoir lancé une sorte de signal. Comme beaucoup d’autre, Alastor fut soulevé et posé sur un brancard. Mimant encore son inconscience, il estimait que sa participation à l’attaque avait été suffisante, il se laissa transporter vers le vaisseau rebelle, persuadé d’avoir vu le bout de la bataille.

         - Mais laissez-moi passer !!

        Alastor ouvrit immédiatement les yeux. Il connaissait cette voix, ce tempérament. Il y avait une dispute. Deux hommes, a priori des rebelles, refusaient de laisser sortir une femme du transport. Les yeux du padawan s’étaient enfin habitués à la lumière ambiante de la pièce, lui permettant ainsi de voir la scène. C’était Chloé, sa tutrice dans l’ordre jedi. Elle était physiquement en mauvaise état, mais sa détermination semblait indemne. Elle écarta violement les deux gardes et passa en force, nulle ne pouvait l’arrêter quand elle était comme ça, Alastor était bien placé pour le savoir. Le vieux padawan trouva la force de se relever et « persuada » à son tour le personnel médical de le laisser partir. Une fois sur ses deux pattes, il put en fait constater qu’il n’était pas du tout dans le hangar qu’il pensait. Celui-ci était nettement plus petit, et semblait très loin des combats. Il allongea son pas pour pouvoir rattraper la jedi, elle semblait boiter légèrement mais elle était toujours aussi rapide. Chloé passa le poste de sécurité, une porte et pénétra dans les entrailles de la forge, le padawan de Rylen toujours sur ses talons.

         - Tu aurais dû rester sur ce brancard, il t’aurait amené sur un vaisseau médical à l’arrière des combats spatiaux. Tu serais en sécurité, tu en as assez fait pour une première mission.

         - Et moi qui croyais que tes sens bien aiguisé de jedi n’étaient pas encore assez perfectionné pour remarquer ma présence... Tu ne trouves pas que notre relation évolue dans le bon sens. Avant on se vouvoyait maintenant on se tutoie et tout ça…je pense qu’on est arrivé à un stade où on peut vraiment dire tout ce qu’on pense.

         - Ou tu veux en venir ?!!

         - On se calme …je pense que …Retourne toi deux secondes s’il te plait… je pense que je ne suis pas le seul qui devrait être dans une frégate médical à des lieux des combats. Sérieusement tu as vu dans quel état tu es ? D’ailleurs j’aime beaucoup ta nouvelle démarche, je pense que …

         - Contrairement à toi je prends mon boulot très au sérieux. Ce ne sont pas quelques blessures superficielles qui vont me mettre hors course. Nous sommes dans une bataille !! Nous sommes tous blessés !! Tous ceux qui  sont en état de se battre doivent faire de leur mieux pour faire pencher la balance de notre côté. Quelle est ta mission principale ?est-t- elle réussit ? Qu’est-ce que tu as fait de ton maitre ? Tu n’es pas censé le suivre comme son ombre ? Et surtout dis-moi ! Qu’elle blessure te rend infirme au point d’empêcher ton retour  au front ? Tu penses peut être qu’un soldat qui quitte une bataille n’est qu’un détail, mais les guerres ce joue aussi sur les détails.

        - Je ne sais pas quoi dire…

        - Ne dis rien !! Retourne à l’infirmerie !!! Fait toi transférer dans un hôpital à des centaines d’année lumières de la guerre et fait soigner tes petits bobos. Jedi , c’est pas pour toi. Adieu Alastor… Mais bon sang arrête de me suivre !!

         - C’est vrai… je pense que je suis très loin du model du parfait jedi. C’est vrai je ne sais pas où est mon maitre. En fait je me souviens à peine des deux derniers jours, je ne sais même pas ou en est la bataille. Ce que je sais c’est que je n’ai pas du tout envie d’abandonner ma tunique de jedi. À défaut de trouver mon maitre et de lui apporter mon aide, je t’aiderais toi.

         - Pffff …et tu vas me servir à quoi ? … Bon allez viens, ramène toi.

        Sabre laser désactivé en main, Alastor emboita le pas de sa camarade. Etre le « compagnon » de Chloé n’avait rien à voir avec tout ce qu’avait fait le padawan de Rylen jusqu’à maintenant. Il découvrit un nouveau mot : infiltration. Ramper dans les conduits d’aérations, longer les murs, passer de planque en planque, désactivé les camera, les tourelles de sécurité, le tout dans un environnement particulièrement inhospitalier et dangereux, il trouvait sa fort et nulle doute que sans la jedi, il se serait fait repérer depuis un bout de temps. Chloé avait vraiment un don pour trouver les chemins où ils avaient le moins de chance de se faire avoir. Leurs talents et leur entrainement de jedi faisaient le reste. Les rares ennemis qui leurs barraient la route se faisaient tous assassiner par une Chloé qui semblait retrouver toutes ses facultés physiques pendant les phases de combats. Elle n’utilisait même pas son sabre laser, trop bruyant à son goût, contrairement à sa longue dague. Alastor n’avait aucune miette, ce qui ne le dérangeait pas vraiment. Dézinguer de l’impériale n’était pas vraiment son hobby favori.

        Leur progression fut stoppée en fin de couloir. Devant eux s’étendait un gouffre de vingt mètres de large, puis d’une hauteur et longueur si impressionnantes qu’elles étaient impossibles à juger. D’ordinaire, une passerelle était censé se trouver ici pour leur permettre de passer de l’autre côté. A cet instant elle n’était pas là et la commande qui devait l’appeler avait été détruite par un tir de blaster. La difficulté de la tâche ne semblait pas gêner Chloé. Rien ne pouvait les empêcher de sauter, seul deux impériaux se trouvaient sur une passerelle un peu plus à gauche et deux étages plus bas. Ils semblaient assez occuper par leur tâche pour ne pas regarder plus haut et gêner les deux jedis.

         - On doit juste passer par-dessus, suis moi.

        Avec une facilité déconcertante, elle sauta le gouffre et retomba correctement de l’autre côté. Elle fit signe à Alastor de le rejoindre. Ce n’était pas vraiment un exercice où il excellait, mais il ne voulait plus la décevoir. Il prit donc un peu d’élan et s’élança. Il était franchement content de son saut, malheureusement il retombait bien plus vite qu’il n’avançait. Chloé usa de la force pour l’aider du mieux qu’elle le pouvait, efforts insuffisant qui allait lui faire rater l’étage de quelque centimètres. Elle se jeta à plats ventre et attrapa in-extrémis la main droite du padawan. Le sauvetage ne se fit pas vraiment en silence et les deux soldats impériaux du bas relevèrent la tête et ouvrir le feu. Chloé remonta le novice, et à la surprise de tous, elle décocha des éclairs de force en directions des soldats, le choc les déséquilibra et ils tombèrent de leur passerelle. Trois autres impériaux, surement intrigué par le bruit, arrivèrent par le couloir où devaient s’engager les deux jedis. Alastor dégaina son arme et renvoya par réflexe un des tirs sur le premier soldat. Chloé, elle, était déjà au contact les deux autres. Elle en décapita un avec sa lame bleu et elle coupa le fusil blaster du second. Elle le cala contre le mur, lui mit un coup de genou dans l’estomac et au coup de coude dans la figure. La puissance de toutes ses attaques était visiblement accentuée par la force. Une fois le soldat à terre, elle l’acheva par un coup de talon sur la gorge.

         - Je ne suis pas un expert, mais je suis certain que les membres du conseil n’aimeraient pas tellement tes dernières attaques. Il me semble que tu as largement dépassé la ligne qui mène au côté obscur.

         - La ferme!! La ferme!! LA FERME !! … tu sais le côté obscur c’est pas vraiment ce qu’on nous présente en cours de philosophie jedi. C’est pas aussi mauvais …Tout dépend de l’utilisation que tu en fais. Alors oui, c’est vrai, en théorie ça nous est interdit, mais y a souvent un monde entre la théorie et la vie réelle.

        Alastor resta bouche bée, les yeux grand ouvert, dévisageant complétement sa collègue. Il ne la reconnaissait pas, ce n’était pas elle, pas vraiment. Jusqu’à maintenant, il n’avait pas remarqué à quel point elle était  en mauvaise état. Des agrafes mal disposées fermaient une plaie sur le côté gauche de son crâne, et des bandages sur ses mains dissimulaient assez mal des brulures d’une extrême gravité. D’autres brulures, moins grave, était présente sur son cou et descendait plus bas, vers des endroits cachés par la robe de la jeune femme. Une robe qui, Alastor ne savait pas comment il avait pu ne pas le remarqué avant, avait été changé au cours de la bataille. Celle qu’elle avait à présent ne ressemblait en rien à celle qu’elle portait en montant dans son chasseur jedi bien avant le début de l’attaque. Que lui était-il arrivé ?

         - Ecoute, je m’excuse. C’est difficile je ... je ne peux pas t’explique c’est assez compliqué. Ne m’écoute pas, n’écoute pas ce que je dis. Faisons une pause tu veux bien ?

        Elle s’appuya contre un mur, l’air complètement perdu... La pause fut de courte durée. Chloé se remit assez vite de ses émotions et ils reprirent la route. Alastor ne pouvait s’empêcher de garder un œil sur elle, comme si il s’en méfiait. Leur chemin, qui les avait amené un temps vers le centre de la forge, les ramena vers l’extérieur de la station, ou il y avait d’autres hangars. Le padawan ne savait pas très bien où il allait, et d’après ce qu’il voyait, Chloé n’était pas non plus certaine de leur destination. De toute évidence elle suivait une piste, Alastor eut même parfois l’impression qu’elle reniflait, qu’elle tenté de repérer une odeur, une « odeur » qui les amena dans un immense hangar. Une partie du plafond s’était effondré, donnant une espèce de montagne de débris pour monter aux étages supérieurs. Le champ de force qui séparé l’air libre de la station du vide de l’espace avait dû cesser de fonctionner, puisque l’immense porte de sécurité du hangar s’était déployées, rendant impossible une vue sur la bataille spatiale. De nombreux corps, carcasse de chasseur et de droïde, jonchaient le sol de la pièce. une chose était sûr, une partie de la bataille avait eu lieu ici. Les bruits de tirs blaster, à l’intérieur et à l’extérieur de la forge, bien qu’encore très lointain, leur signalaient que l’affrontement n’était pas encore terminé. 

         - Tu sais où on va ?

         - Pas vraiment. Mais je sais dans quelle direction on doit aller. Ecoute,  je cherche quelqu’un. Quelqu’un du côté obscur, pour le traquer je dois le « sentir » , me reprocher au plus près de ses émotions. Ça peut me permettre de repérer un lieu où il a été, ou même des fois, un lieu où il sera. Je pense que c’est le cas en ce moment. Parfois ça m’amène à dépasser la frontière et je peux avoir des réactions comme celles de tout à l’heure. Je ne suis plus vraiment maitre de mes paroles, de mes actes. Il m’est arrivé de devenir dangereuse. Avec le temps j’ai appris à maitriser tout ça mais peux y a avoir quelques débordements. Rassure-toi, dès que la traque est finie je redeviens normal. L’ennui ici, c’est qu’il y a beaucoup d’adepte du coté obscur, beaucoup d’émotion négative, et il m’arrive d’être perdu. Heureusement je connais celui qu’on traque et je peux le différencier des autres pour me focaliser sur lui. Là par exemple, je ne sais pas de quel côté il est, mais je peux t’assurer qu’il se rapproche, de plus en plus… Ne t’éloigne surtout pas de moi.

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          Le Chroniqueur
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          #145

          Post n°142
          Auteur : Curtis

          [Précédemment...]
          "Tshhhh... Mayday, Mayday, Mayday... Tshh... On est poursuivi par un appareil non identifié... Je répète, on est poursuivi par un appareil non identifié... Tshh...
          On va devoir se poser en urgence... Tshh... Je répète, on va devoir se poser en urgence. Terminé!"
          Spoiler : FOND SONORE
          [Flash unavailable]
          Dans un hangar de la Forge Stellaire...
          Le captif fut reconnecté à la réalité. Percevant l'appel de détresse du pilote du Gallofree, ils avaient apparemment un sérieux problème. Comment un vaisseau pouvait-il être non identifié dans une bataille où seuls les Impériaux et les Sith étaient des menaces pour les Rebelles? Ces derniers s'affolaient et se préparaient à l’atterrissage imminent, oubliant momentanément le prisonnier qui n'était plus surveillé. Curtis profita alors de la confusion pour essayer de se défaire des liens qui l'empêchaient de bouger. Attrapant sa vibrolame cachée à sa jambe droite, il coupa les liens entourant ses deux mains. Elles allaient lui permettre de dénouer plus facilement la corde qui entourait ses chevilles. Une minute lui suffit pour y arriver. Il bondit alors, enfin libéré. Le soldat se rapprocha de la porte qui menait au couloir principal et glissa son regard à travers l'ouverture, cherchant à savoir ce que les Rebelles avaient en tête. Apparemment, ils avaient abordé un hangar dénué de lumières, sombre et mystérieux comme l'espace infini. Les six hommes qui composaient le cargo Gallofree s'étaient rués à l'extérieur, sauf un, celui qui attendait patiemment que leur prisonnier se retrouve seul. Il n'avait cependant pas prévu que Curtis se libère. Et lorsqu'il découvrit que le clone s'était échappé, il décida d'alerter ses compagnons mais il ressentit la pointe fraîche d'une vibrolame pointée sur son cou, au niveau des cordes vocales: Curtis, digne de son statut d'assassin, venait de le surprendre.

          « Je suis désolé. Sincèrement. Si j'aurais eu le choix, crois-moi que je ne l'aurais pas fait. Mais je l'ai fais. C'est le passé. On n'y peut plus rien » Le clone désirait mettre les choses au clair avec son adversaire. Il espérait de tout cœur que ses paroles le convaincraient. « Aide-moi à m'enfuir de ce vaisseau et je ne te ferai aucun mal. Je te conseillerai ensuite de quitter ces lieux et de rejoindre ta fille. Ne fais pas d'elle une orpheline. »

          Le Rebelle acquiesça difficilement, regrettant certainement de s'être fait avoir aussi facilement. Menacé par la vibrolame de Curtis, il sortit de la pièce et emprunta le couloir principal du Gallofree. Il mena l'unité Delta à l'armurerie où ses armes et sa ceinture d'explosifs avaient été déposées. Dès qu'elles furent de nouveau entre les mains de son unique propriétaire, les deux hommes retournèrent dans le corridor. Mais ils furent soudainement stoppés par le comlink du Rebelle qui raisonna. Le soldat Impérial pointa un peu plus son arme sur son ennemi, certainement pour lui signifier qu'au moindre mauvais mot utilisé il en finissait avec lui. Mais leur attention fut portée sur le comlink et sur ce qu'ils entendirent. La situation n'était pas celle qu'ils avaient prévu.

          « Il y a un problème ici. Hopper, retourne dans le vaisseau et assure toi que le prisonnier est toujours à sa place. Quelque chose ne va p... Tshhhhhh... »

          Il y eut un léger bruit ressemblant à une balle tirée de manière furtive et puis... plus rien. Hopper, le Rebelle menacé par Curtis tenta de reprendre la liaison mais il n'y eut aucune réponse. Il voulut savoir ce qu'il se tramait en contactant les autres hommes de son unité mais aucun ne répondait...
          D'ordinaire prudent, Curtis pria son camarade de retourner dans la même pièce où il avait été battu. Ils étaient plongés dans le noir, mais l'unité 488-208 était né dans cet environnement. Il n'avait pas peur. Il ressentait cependant la mauvaise influence de la Forge Stellaire qui essayait en vain de le rendre incertain, de le faire douter. On leur avait indiqué que la structure Sith était habitée par le Côté Obscur et que les plus faibles d'entre eux seraient certainement attaqués par ses pouvoirs lors de la bataille. Le soldat Impérial se souvenait aussi qu'on leur avait dit que la relique millénaire dans laquelle ils se trouvaient pouvait à tout moment provoquer des apparitions mystiques qui dépassaient l'imagination d'un simple clone. Étaient-ils en train d'en faire l'expérience, actuellement? Si c'était le cas, ils avaient des raisons de s'inquiéter. Mais ce n'était pas ça. Curtis en était certain. Il repensait naturellement au pilote Rebelle, qui avait parlé d'un "appareil non identifié". Ce même appareil qui avait le cargo Gallofree Rebelle dans sa ligne de mire, qui pouvait l'abattre à tout moment, mais qui le laissa tranquillement se poser dans un hangar de la Forge...

          L'inquiétude gagna sa place dans l'esprit de l'unité 488-208. Il ne comprenait pas pourquoi, mais l'environnement autour de lui semblait néfaste. Comme si quelque chose en son sein pouvait perturber l'âme robuste du soldat et la rendre fragile. La Forge n'y était pour rien, il le savait. Le seul fait de respirer l'air frais et lugubre du hangar qui parvenait jusqu'à lui le prévenait qu'une menace étrangère à la structure Sith se rapprochait, doucement...
          Le silence n'avait jamais été aussi pesant. Plus aucun son n'était perceptible, même pas celui de la bataille qui faisait rage à quelques mètres d'ici. Le temps semblait s'être arrêté; il était cependant difficile de le prouver dans cette ambiance profonde et obscure. Les battements du cœur étaient la seule source de satisfaction, puisqu'ils indiquaient à Curtis qu'il était toujours en vie... Soudain, des bruits de pas se firent entendre: il y avait un visiteur dans le vaisseau. A en juger les craquements provoqués par les appuis de ce touriste invisible, il était très proche d'eux. A quelques mètres, si ce n'est à quelques centimètres... A qui, ou à quoi pouvaient-ils bien avoir à faire? Une bête habitant le Côté Obscur? Pourquoi pas ce prédateur que l'assassin Impérial avait vu et combattu dans son "rêve"? Le même silence qui avait régné depuis leur arrivée dans le hangar s'installa à nouveau, mais seulement pour quelques secondes. Car une voix inconnue, celle d'un homme, vint le briser.


          « Je sais que tu es là, John... Ou plutôt... Curtis. On m'a dit que t'avais un nouveau nom, c'est vrai? On m'a aussi dit que t'étais devenu amnésique. Après avoir délibérément changé d'identité pour qu'on ne te retrouve plus. C'est lâche ça, mon petit Johnny, tu le sais que c'est lâche... » Curtis se retourna vers Hopper mais visiblement, lui-aussi ne comprenait pas à qui s'adressait ces mots. « Allez, sors de là, que je revoie ta face de déserteur. J'aurai eu honte, à ta place, de faire ce que tu as fait. Ah, oui, excuse-moi; c'est vrai que tu as tout oublié... » L'homme inconnu tournait en rond. Curtis tenta de voir son visage mais il était impossible de l'apercevoir dans ce noir absolu. « Quatorze-ans après, je n'arrive toujours pas à croire que tu es encore là... Tu aurais pu me prévenir, quand même. Tu aurais pu le dire à ton vieil ami. Tu m'as énormément déçu, John...» Le cœur du soldat n'avait jamais battu aussi vite. Il semblait réagir aux paroles de cette homme mystérieux et tentait désespérément d'indiquer à Curtis quelque chose qu'il n'était malheureusement pas en mesure de comprendre... « Assez rigolé. Dis-moi où tu es, ou je mets le feu à ce vaisseau et tu brûleras sans avoir revu ton ancien collègue. Sois intelligent et sors de là. »

          Les choses se passèrent en quelques secondes. Ce fut tellement rapide qu'il était difficile, dans un premier temps, de comprendre ce qu'il s'était passé. Un coup de feu bref permit de le savoir.

          « Merd*! Je t'avais pourtant dit de sortir intelligemment de ta planque, Johnny! Je suis obligé de te tirer dessus pour que tu poses ton cul et que tu m'écoutes, ce n'est pas normal! Tu m'obliges à faire des choses que je ne veux pas f...» L'homme vit le visage de celui qu'il avait froidement abattu: il s'était trompé de victime, il avait descendu le Rebelle. Cette découverte suscita le rire en lui. Oui, cela le faisait sourire. « Tu en as de la chance, j'ai pris deux balles: initialement, la première était pour te blesser et la seconde, pour t'achever. Mais je vais devoir improviser: une seule balle dans la tête suffira.»

          Curtis était toujours en train de se remettre de la bavure qu'il avait fait. A savoir baisser sa garde et retirer la vibrolame du coup du Rebelle, le libérant de l'étreinte à laquelle il était soumis depuis une dizaine de minutes. Le dénommé Hopper en avait bien évidemment profité pour fuir, assenant au passage un coup de coup dans l'estomac du soldat Impérial pour l'empêcher de réagir. Lorsqu'il entendit l'arme à feu s'actionner, Curtis regretta la mort de celui qu'il considérait presque comme un camarade. Courageux, l'assassin choisit de faire face à cette homme et de savoir pour quels raisons il était ici. Il avait trop longtemps attendu et tourné le dos à l'énigme, il était décidé à la résoudre.

          L'unité 488-208 se leva et se présenta face à l'homme inconnu. Celui-ci était grand et avait la carrure droite, imposante et confiante. Mais la salle où ils se trouvaient était trop sombre pour décerner les traits de son visage et vérifier s'il lui était familier.


          « Tiens, John. Heureux de te revoir. Tu n'as pas changé. A la seule différence qu'avant, tu te rasais de très près. » L'arme pointée sur Curtis était prête à faire feu, toute personne extérieure à la scène aurait pensé que le soldat Impérial vivant ses dernières secondes. « Je vais aller droit au but: tu as quelque chose qui ne t'appartient pas. Autour de ton cou. Donne-la-moi, c'est tout ce que je veux. » Curtis attrapa instinctivement sa médaille, comme s'il avait immédiatement compris que c'était de ça que l'homme voulait parler. « Dis-moi, tu n'as pas tout oublié apparemment? La médaille. Tu sais toujours ce qu'elle représente, hein? Tu peux me dire la vérité. Je suis ton ami, non? »

          La tension était palpable. Curtis savait que la balle pouvait à tout moment quitter l'arme de l'inconnu pour venir se loger dans son crâne. Mais s'il devait mourir, autant en savoir le plus possible. Notamment la raison pour laquelle cette homme lui en voulait.

          « Qui êtes-vous et que me voulez-vous? » D'un côté, Curtis n'avait jamais été aussi sérieux; de l'autre, l'étrange individu riait ouvertement et se moquait de l'ignorance de l'homme qu'il était sur le point de tuer. « Que représente cette médaille? Pourquoi lui donner autant d'importance? Vous allez me faire croire que vous êtes venu ici pour récupérer un bout de métal? »

          « Non, non John... Ne sois pas comme ça. La curiosité est un vilain défaut. Tu le savais, pourtant, il y a quatorze ans... C'est fou comme tu as changé!» De la main gauche, le soldat Impérial tenta d'attraper son blaster DC-15S mais au moment de le retirer de sa ceinture, l'homme qui lui faisait face lui fit gentiment signe de le laisser là où il était. Il avait l'index sur la détente et était à deux doigts de la presser. Un moyen de pression très efficace puisque Curtis l'écouta et ne retira pas son arme secondaire pour l'utiliser. « Ce qu'on dit est vrai: tu as vraiment tout oublié... Mais je suis sûr que ça va te revenir. J'en suis certain. Il y a plus de dix ans en arrière, tu as tout fait pour qu'un jour tu puisses te souvenir de tout cela. En commençant par cette médaille: nous savons ce qu'elle contient. Alors donne-la-moi, sans plus attendre. Sinon je devrais te la prendre de force. Ne joue pas au plus malin avec moi, tu as perdu d'avance. »

          L'individu avait parfaitement remarqué la tentative de Curtis de prendre son arme en douce. Celle-ci s'était soldée par un échec. Mais l'individu n'avait pas fait attention à sa deuxième main qui s'était glissée sur la ceinture d'explosifs et qui avait attrapé une grenade protonique.

          « Attrape ça. » répondit-il sèchement.

          La grenade avait été tranquillement lancée à la manière d'une boule de pétanque. L'homme mystérieux était sur sa trajectoire, il dû se baisser pour ne pas se la recevoir en plein visage. L'explosif alla ensuite se poser très doucement sur le mur de la pièce. Une lumière rouge s'alluma, signe que ça allait péter d'une seconde à l'autre. La déflagration fut fatale aux deux hommes. Mais Curtis avait eu le temps de se jeter, ce qui n'était pas le cas de son adversaire qui avait été totalement surpris par l'attaque.
          L'explosion créa un énorme trou dans la coque du cargo. A travers le trou apparut alors une étrange lumière blanche qui semblait provenir de l'extérieur du hangar. Cette lumière devenait de plus en plus consistante au fur et à mesure que les secondes passaient. Mais Curtis était concentré sur autre chose: en effet, ils n'étaient plus dans le noir, à présent. Ce qui permis à l'unité 488-208 de voir en intégralité le visage de cette homme qui s'apprêtait à le tuer. Mais à son plus grand désespoir, il ne sut qui il était, même si au fond de lui il lui était certain de l'avoir déjà vu dans le passé.


          Spoiler : Apparence de l'individu
          « Hurh... Huh... Ils viennent pour... toi... Ta mort est inévitable... Huh... N'essaie pas... de la retarder...»

          Curtis était au chevet de l'homme blessé. Celui-ci ne pouvait plus rien faire qui nuirait à la santé du soldat Impérial. Il pouvait cependant lui révéler les informations qu'il désirait. Mais il devait faire vite, et l'assassin clone en avait conscience: si l'individu ne lui mentait pas, ses camarades allaient bientôt débarquer pour en finir avec lui.

          « Que voulez-vous dire?! »
          Dans ce qui semblait être un dernier souffle, l'individu rit une dernière fois et regarda Curtis.
          « Quarante agents secrets ont été envoyés sur la Forge Stellaire pour te retrouver et t'éliminer.»

          La nouvelle eut l'effet d'une bombe.
          Se relevant avec difficulté, secoué par ce qu'il venait d'entendre, Curtis s'apprêtait à quitter le vaisseau lorsque le Rebelle qu'il croyait mort donna un signe de vie et le supplia de l'aider. En bon samaritain qu'il avait toujours été, le soldat Impérial aida Hopper à se relever malgré la difficulté de la tâche. Ils devaient partir d'ici au plus vite, car un chasseur venait de pénétrer dans le hangar et s'apprêtait à atterrir.

          Etait-ce l'un de ces quarante espions envoyés ici pour abattre l'assassin clone?
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            #146

            Post n°143
            Auteur : Darth Malraas

            ~FS-42~


            Précédement


            A bord de l’engin spatial FS-42 ne fut pas à l’aise tout en ne laissant rien paraître auprès du restant de l’équipage. Sur une banquette à part dans une des pièces du cargo corellien, il tint entre ses mains le datapad fourni par le général Gelmir et chercha à percer les mystères de cette armure énigmatique. L’écran lui parvint par petites oscillations bleutés lorsqu’un tir d’un peu trop près ébranlait la coque et secouait les passagers. Du bout des doigts, le soldat caressa la fine couche tactile de l’appareil électronique pour passer en revenu les détails de sa mission, celle qui devait appartenir au général de la Confédération. Tout sembla clair et précis, il ne devait que se consacrer à des missions doublées. Récupération des plans de la Forge, destruction de l’édifice Sith et si besoin ait, dégotter quelques informations supplémentaires concernant l’Empire.

            Plus ravis que tendu, FS-42 redressa la tête et déposa l’instrument bipant, sur la banquette.
            Après avoir traversé un petit couloir, un bruit de détonation étouffé derrière lui et une odeur de composants électroniques brulées, il fut arrivé à la cabine de pilotage où un homme dans un uniforme identique se débattit avec les commandes pour réussir à percer les défendes impériales. Faisant demi tour en se cramponnant à ce qu’il put afin d’éviter la chute, il décida de s’installer au plus près de la sortie principale.

            A peine eut-il le temps de franchir l’angle du couloir menant à la passerelle, qu’un bruit de sabre laser et des hurlements résonnèrent. Toujours en courant, FS-42 retira la sécurité de son Fusil Blaster à Répétition T-21…


            Maintenant.


            Des gouttelettes de sueur froide perlent dans son dos alors qu’il recharge pour la seconde fois le chargeur de son arme. Derrière les caisses et les conteneurs déversés dans le hangar, les impériaux se battent avec une hargne terrifiante. Lorsque l’un d’entre eux tombe, un autre revient dans une offensive agressive et décourageante. Mais avec l’expérience affichée des unités du commando, ils ne tiendront pas longtemps.

            42 jette un œil aux belligérants et manque en une fraction de seconde, de devenir borgne.
            Vérifiant la charge à son Fusil Blaster il inspire en profondeur sous son masque à gaz, se lève de sa cachette improvisée et rafle deux impériaux par des tirs nourris et concentrés, grâce à la vitesse de coups de son arme. Satisfait, il s’avance en rage afin de se prémunir de l’adrénaline et du courage nécessaire à un tel combat. Un ennemi s’engage au corps à corps muni d’une vibrodague rustique, FS-42 part une première attaque horizontale prévisible et manque de se faire entailler le bras par une seconde, oblique et bien trop rapprochée. Le militaire de l’Empire agrippe le canon du T-21 pour forcer son adversaire à avancer dans sa direction, pour soigneusement se faire éviscérer comme un Bantha chez un découpeur de viande Klatoonien.

            FS-42 presse la gâchette de son arme et envoie les valseuses de son adversaire, s’agglutiner d’une manière peu artistique contre une caisse. Le désormais eunuque s’écroule les mains là où siégeaient le pouvoir masculin, avant d’obtenir une balle perdue derrière la nuque. Triste sort pour ce brave soldat. 42 se dit alors que les plus forts ne restent pas en vie, il s’agit simplement des plus malins, des profiteurs, des stratèges et probablement des chanceux.
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              #147

              Post n°144
              Auteur : Rei

              La machine peina a démarrer. il fallais dire qu'avec ses maigres moyens le droide assassin avait fortement aménager la navette qui lui servirait a fuir cette structure maudite.
              Il  avait d'abord cru qu'une simple modification du programme allais suffir. mais loin de la. Le vaisseaux avait subbitr des avaries tellement grave que l'IG avait du redescendre et fouiller le hangars a la recherche de quelques bricoles. Torche a plasma, hyper-condensateurs, plaque de duracier et d'autre babioles aussi fragile que rare... La machine ressemblait donc désormais a une ignominie. Des circuits dépassait de la structures, des plaques de blindages avaient été supprimé. Plus qu'une navette la machine ressemblait a un gros bourdon et le moteur semblait coller a cette idée.
              Il tremblais, crachotait et des particules lourdes s'echappais en bout de chaine. Mais la machine s'elevais, petit a petit.
              Karl swicha sa radio sur celle du vaisseau pour trouver un identifiant de vaisseau médical non affilié. Ainsi il aurait toute la latitude de fuir.


              Le vaisseau sortit du hangar et, comme dans un holo-film, ce dernier explosa avec des dixaines d'autre suite a un sabotage renegat. La bataille commençais a toucher a sa fin.. Mais l'assasin ne voulais pas y assister.

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                #148

                Post n°145
                Auteur : Kalane

                Kalane s'était relevée. Comment ? Un mystère total. Un mystère qui lui avait coûtée une quantité considérable de son fluide vital. Elle se sentait - elle avait en réalité mal à ressentir quoi que ce soit d'autre que la douleur mais l'expression n'est pas contournable - comme un ballon percé de tous côtés, usé par les pieds de vingt deux joueurs et traîner dans la boue depuis des heures. Autour de sa volonté et de sa satané vie qui ne voulait toujours pas s'éteindre, ces deux dernières ayant creusé un abri hermétique au fond de son esprit, tout en elle avait été abimé. Déchiré. Souvent détruit. A commencer par sa vision, qui marchait désormais comme une vieille télévision à antenne. Depuis le coup de Tericarax, tout comme son corps, elle marchait par intermittence, et alternait série de blancs avec une image troublée, toujours tremblante et jamais complète. Sans en être consciente, Kalane tenait - désespérement - l'antenne mais il n'y avait rien à faire, la télé semblait bonne pour la casse. Qu'est ce qu'un Jedi sans vision ? Un incapable qui le restera toute sa vie. Alors qu'est ce qu'un jedi sans vision, sans maître, sans entraînement officiel, agonisant, horriblement amoché et malchanceux au point d'avoir attiré tous les malheurs du monde autour de sa petite personne ? Kalane cracha une partie du sang qui occupait sa bouche, respira longuement, s'aperçut que sa poitrine ne fonctionnait pas assez bien pour cela et finit par hurler, en attendant que sa cavité buccale se remplisse à nouveau d'hémoglobine. Quelque chose ne marchait plus là dedans. Comme partout. Difficilement, elle aligna son pied gauche en avant, glissa au sol et réussit à tenir debout, non pas par volonté mais par peur de devoir se relever. Si jamais elle tombait une nouvelle fois, elle n'arriverait plus jamais à reprendre ses appuis. Elle serait destinée à attendre ici et juguler au mieux sa douleur en attendant la mort. Soit par l'explosion de la Forge, soit par la chasse aux survivants de l'Empire Sith. Survivante, en était elle vraiment une, dans l'état qui était le sien ? Quelque chose lui disait que non. Elle était morte, une nouvelle fois, et la trace obscure que le Sith avait laissé en elle était son seul espoir de muer une dernière fois, pour continuer à arpenter ce monde. Continuer à souffrir. 
                La togruta aligna un nouveau pied en avant, puis, dans un accès de folie, un second. La douleur la frappa comme une masse, et elle dut à nouveau recracher son sang, mais une sensation derrière elle l'alarma assez pour interrompre son geste. Parcourue par une vague frissonnante, elle se colla au mur, persuadée que Tericarax était revenu et que la note métallique dans son dos lui appartenait. En réalité, c'était un simple nouveau bout de plafond, tombé au sol. Devant elle, le chemin était encore long, jusqu'à la sureté du noyau Jedi. Surêté relative depuis l'attaque Sith. Chemin long pour y accéder. Bon sang, qu'avait elle bien pu faire à la naissance pour avoir un tel karma ? Elle n'avait aucune idée là dessus mais ça devait probablement être très grave ! Le pire était peut être qu'elle n'arrivait pas à mourir malgré tout, et qu'une petite voix en elle, le contraire de la voix du Sith, lui murmurait toujours d'avancer, de se battre, et de panser ses blessures avant d'y retourner. Dans l'Ordre Jedi, des hommes et des femmes beaucoup moins souffrants qu'elle, et même quelques uns beaucoup moins expérimentés, occupaient un poste important et elle voyait dèja leurs têtes, avec des moues perplexes et des paroles stupides. Ils allaient tenter de relativiser, de lui prouver que toutes ses plaies n'étaient rien. Ils avaient peut être raison sur un plan philisophique mais dans la tête de Kalane, ils ne savaient rien. Rien. Très peu d'entre eux avaient éprouvés la douleur qui la secouait. Certains méritaient largement leur postes, mais d'autres..


                Kalane se rendit compte qu'elle pleurait, à chaudes larmes, mais ne fit rien pour s'en empêcher. Essuyer des larmes lui aurait trop coûté, et leur texture roulant sur sa peau était bien plus agréable que celle du sang, dèja propriétaire du terrain depuis quelque temps. De plus, cela lui faisait du bien. Un peu de bien. Il y a des sortes d'accrochages soudains. Des déchirures qui parsèment votre vie, des coups de couteau qui soudain lacèrent votre chair, sans prévenir. Votre vie, qu'elle soit mauvaise ou non, qu'on vous ait trahie juste avant ou pas, suit tout de même son cours et subitement tout éclate. Quelqu'un, quelque part, tire sur un fil et la couture craque. Le changement est rapide, et plus puissant que tout. Toujours larmoyante, Kalane préféra continuer à avancer. En prison puis seule chez les Jedis, elle avait dèja largement eu le temps de se lamenter sur elle même, et de constater à quelle point rien n'allait. Cependant, elle voulait vivre et pour cela, il lui fallait retrouver les "siens". Sans maître, elle réussissait depuis la seconde bataille de Coruscant à avancer toute seule sur sa voie mais cela avait un prix. Le sien, c'était ruisseler de douleur, nager maintenuepar la main du destin sous la surface de la peine et prendre des coups. Elle n'était même pas certaine que ce Tericarax soit mort, et légerement triste à l'idée qu'un autre Jedi allait probablement se charger lui même de le neutraliser. Mais de toute façon, elle n'était pas en état. Alors que sur sa "télévision", le courant se coupait puis revenait dans un flot ininterrompu, avec pour seule image " J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal..", elle continua à se traîner vers les Jedis. Au fur et à mesure de sa longue traversée des vingt mètres qui la séparait du combat, la jeune femme se persuada d'une chose : Dieu a un sacré sens de l'humour. Au bout de quelques minutes enfin, elle prit une pause. Devant elle, les Siths, qui passaient à coté d'elle sans savoir de quel bord elle pouvait bien être, découpait la résistance Jedie au ciseau avec la précision d'un enfant suivant le trait de ses autocollants à découper. Leur chef, le chat immense qui parlait souvent à la télévision, était parti, mais ils n'avaient visiblement pas besoin de lui. C'avait toujours été des individuels. Pour dépasser leur mur et rentrer dans le camp Jedi, il lui faudrait beaucoup de courage et du secours de l'autre côté. Hélas, peu de Jedis la connaissait, sauf de vue, et dans l'état où elle était, seul une personne proche pouvait la reconnaître. Hélas, cela n'existait plus dans sa vie depuis des années. Grâce à la Trace Noire dans son esprit, elle pouvait faire en sorte que les Siths, sentant un aura obscur, la prenne pour l'une des leurs, mais les Jedis l'abbatrait à vue. Pour vivre, elle ne pouvait plus compter que sur sa chance. Dépasser les Siths, être vue par Stevens avant tout le monde, et réussir à passer de l'autre côté. Même sur la papier, ça avait l'air horriblement difficile.


                Elle porta la capuche de sa bure sur son visage, avec la main droite, la gauche étant inutilisable et ne ressemblant plus à une main,  laissa le sang qui la maculait tomber un instant, avec sa lenteur habituelle, utilisa ce rouge pourpre pour se faire des peintures de guerre à la Sith sur le visage et tendit son esprit et sa volonté vers ses yeux bleus, avec l'espoir de les laisser ouvert. Une nouvelle libération de sa bouche, le cauchemar du retour de Tericarax, l'énieme ressassement du mur sur lequel il l'avait lancée et elle se sentit prête. Elle n'avait plus beaucoup de choses de Jedie mais elle ne s'était jamais autant sentie Jedie. C'est à ce moment qu'elle comprit qu'il fallait sûrement se briser avant de s'envoler avec sa Force. Il faudrait en toucher deux mots avec un maître. Rylen se battait toujours contre l'Omega, elle qui n'était qu'une petite recrue malgré tout n'avait pas envie de s'en mêler. Elle aurait pu le faire si elle avait encore toutes ses forces. Sa raison avait cédé depuis l'attaque du Sith et la destruction de son corps. La mort est un affront. Et on ne fait pas d'affront à une femme.


                Le premier pas fut le plus facile, les autres lui arrachaient des cris de douleur intérieurs mais ils avaient au moins l'air régulier - en tout cas, dans sa tête. Tout semblait marcher, les Siths ne l'arrêtèrent pas et elle commençait à distinguer la vague lumineuse Jedie qui se débattait sous l'orage des bures noires et des impériaux. Tout semblait. Drôle comme un mot peut décrire aussi approximativement la largeur du fil qui l'attachait encore à la vie. Elle mit quelques secondes à se rendre compte que dans le tableau quelque chose n'allait pas. C'était sa respiration. Elle avait la respiration d'un pervers en pleine séance de téléphone rose. Et chaque parcelle d'air qui entrait en elle amenait une douleur nouvelle. Mais elle ne pouvait plus rien faire là dessus. Sa cage thoracique était hors service. Desolée mademoiselle, repassez plus tard. Si vous êtes encore en vie. La lanière qui retenait son sabrolaser craqua après une belle résistance et elle se retrouva avec le froid métal qui battait sa jambe ensaglantée à chacun de ses pas, et le bouton, pouvant percuter sa taille à tout moment, menaçait de découper cette dernière à jamais. Depuis qu'elle avait mis les pieds chez les rénégats sur Dxun, Kalane avait l'impression d'elle la balle d'une partie de ping pong entre Charybde et Scylla. Discètement, une nouvelle poche de sang quitta sa bouche, et elle leva la main pour se nettoyer. Mais cela aurait été une erreur. Stevens, au prise avec un clone, l'avait aperçu et ce n'était pas le moment de se cacher le visage. Il plissa les yeux, tua son homme, fit un pas en arrière et la regarda, perplexe. Ce n'est que lorsque la lumière d'un laser vert s'accrocha à l'une de ses larmes qu'il ouvrit la bouche, se rendant compte qu'il était le seul espoir d'une apprentie perdu de vue depuis le début du combat. Ce n'était pas trop tôt. Il y eut un souffle autour d'elle, une force derrière son dos et une seconde plus tard, elle tpmbait devant Stevens, l'humain la traînant alors jusqu'à une zone securisée sans prendre de gants.


                Pas le temps pour les prières, Kalane hurla. Non, la joie d'être vivante n'avait rien à voir là dedans. Non, c'était simplement une manière d'extérioriser la seule pensée tournoyant dans son esprit depuis son combat victorieux. Pensée qu'elle offrit avec Stevens, comme s'il allait la partager et l'en décharger.


                - J'ai mal.

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                  #149

                  Post n°146
                  Auteur : Super PNJ

                      
                   
                    Moïra Kami               Ast'era Clip
                    
                   


                  Moïra Kami.

                  Elle avait déjà parcouru des dizaines de couloirs, dans une zone sécurisée par les rebelles, mais en cours d’évacuation. Elle croisait de nombreux renégats, et quelques Jedis, qui se hâtaient en sens inverse. Quelques uns tentèrent de lui faire faire demi-tour. En vain. Elle s’obstinait. Moïra, calme et douce, perdait difficilement son calme et sa maîtrise de soi. Mais quand elle cessait d’écouter sa raison et de juguler ses sentiments, elle devenait très têtue et impossible à arrêter. Une réalité qui aurait surpris sa padawan.

                  *Ast’era…*

                  Penser à elle était comme recevoir un coup en pleine poitrine. Elle était censée veiller sur la Twi’leck. La protéger. L’empêcher d’avoir des problèmes.
                  Et à leur première mission d’importance, la petite avait échappé à sa surveillance et se retrouvait en danger dans un artefact Sith sur le point d’être détruit.

                  *Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Pourquoi est-ce que j’ai échoué ainsi ? Ast’era, pourquoi as-tu rejeté mon enseignement et refusé mes ordres ?... Où es-tu ?*

                  Au moment même où elle se posait cette question, Moïra croisait un couloir qui l’attira irrésistiblement. Cédant à cet étrange instinct, elle s’y engagea sans hésiter. Au bout de quelques pas pourtant, elle ralentit, prudente. Elle réalisait qu’elle avait quitté la zone sécurisée, et qu’elle pouvait rencontrer des ennemis. A contrecoeur, Moïra sortit son sabre laser, bien décidée à ne pas s’en servir. Mais, sait-on jamais ?

                  ******************************************

                  Ast’era.

                  *J’aurais dû écouter Maître Kami. Je serais pas ici, en train de me battre avec un machin droïde plus fort que moi… Mais qu’est-ce qu’il me veut ce taré ???*

                  Le sabre de la padawan venait de s’écraser sur l’armure du cyborg, sans faire de dégâts. Juste une trace noire.

                  *Et m*rd*… AaaaAAAAh mais qu’est-ce que… ???*

                  Son adversaire avait divisé ses bras en deux (ce qui faisait quatre bras, si je sais compter) et l’avait immobilisée.
                  Elle n’a pas le temps de réagir qu’il lui arrache son sabre et commence à l’asphyxier.

                  *Je… comprends pas… s’il voulait me tuer… pourquoi il a pas… Aïe… mal…*

                  Elle comprit, dans les brumes d’une demie inconscience, qu’il ne cherchait pas en fait à la tuer. Si elle voulait se libérer, elle devait agir vite.
                  Rassemblant ses forces déclinantes pour une tentative désespérée, elle lança une vague de force contre la brute qui l’immobilisait.
                  Sans espoir bien sûr. Une simple padawan, encore débutante, et à moitié inconsciente. Contre une carcasse métallique de plusieurs tonnes. Aucune chance.
                  Alors que le noir obscurcissait son esprit, elle comprit qu’elle délirait vraiment en apercevant Moïra tout au bout d’un couloir adjacent.

                  -Maître… pardon…

                  La Twi’leck s’effondre, seulement maintenue en l’air par la prise du cyborg. Telle une poupée désarticulée.

                  *****************

                  -Ast’era !

                  De loin, Moïra a vu la scène. Un cyborg qui tient sa padawan en son pouvoir. Elle s’élance à son secours, sait déjà qu’elle arrivera sans doute trop tard. Accélère.
                  Et se jette soudain au sol, avertie par cet instinct extraordinaire des Forceux. Le premier tir de blaster passe à quelques centimètres de sa tête. Le second s’écrase au sol, là où elle se tenait, alors qu’elle roule sur elle-même et se relève. Le troisième est paré par son sabre, qu’elle a allumé dans le même mouvement. Le dernier…. Le dernier n’est jamais tiré. Une vague de force projette le soldat impérial contre le mur de la coursive et il glisse au sol, assommé.
                  D’autres arrivent derrière lui, qui ne tarderont pas à attaquer la maître Jedi. Et elle qui refuse la violence, elle serait obligée d’y avoir recours pour sauver sa vie. Et sauver sa padawan.
                  Un coup d’œil sur le côté lui révèle que le cyborg a disparu. Et Ast’era avec.
                  Elle pousse un juron peu gracieux.
                  Pourtant, elle est convaincue que la Twi’leck est en vie. Elle ignore pourquoi, mais l’androïde voulait la capturer. Elle a une chance de la retrouver. Mais plus tard.
                  Plus tard.
                  Pour le moment, elle doit rester en vie et sortir de ce piège infernal qu’est la Forge.
                  Elle condamne le couloir entre elle et les impériaux qui approchent en fermant une porte et en détruisant son panneau d’ouverture. Puis elle fait demi-tour, sourde à la douleur et à la peine d’avoir perdue sa padawan.
                  Elle court de nouveau dans les couloirs, les mêmes qu’elle avait parcouru dans l’autre sens. De nouveaux bruits de combats se font entendre tout près. L’évacuation se justifie pleinement tout compte fait, les impériaux tentent de reprendre cette partie de la Forge.
                  Moïra accélère et finit par rejoindre un groupe de renégats juste avant un des hangars. Ils l’accueillent parmi eux sans un mot. Et reprennent leur progression rapide jusqu’à un des transports d’évacuation.
                  Une fois à bord, elle s’isola pour méditer. Elle devait retrouver sa sérénité. Et préparer son rapport pour le Conseil.

                   
                  Spoiler : HRPG

                  By Senara
                  senara sabre laser

                  Voilà, si jamais tu as quelque chose à redire, fais moi signe.
                  Tu as maintenant Ast'era entre les mains. Je te laisse gérer la suite, au moins jusqu'à la sortie de la forge.

                   
                   
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                    #150

                    Post n°147
                    Auteur : Elerina Braike

                    Les différentes batailles qu ils y avaient dans les hangars faisaient toujours rage avec toujours autant de violence , quoi que , il ne fallait pas s attendre à un monde où la forge stellaire accueillerait les renégats les bras ouvert . Elerina était complètement perdue dans la bataille , car tout le monde tirait sur tout le monde , c était à croire que personne ne se souciait a qui que ce soit et qu il tirait par pur plaisir . Le hangar ou se trouvait la jeune sith était sous domination renégat et bien sur le but était de reprendre le hangar qui est comme toujours une zone stratégique . Les effectifs des deux camps étaient plutôt équilibrés avec quand même un très léger avantage pour l empire car la structure totale appartenait à l empire .
                    L assaut impérial n avait pas l air de faire beaucoup d effet car si l on se fiait aux nombres de cadavres , c était l empire qui en possédait le plus , il fallait le reconnaitre les renégat possédaient une grande force mais ils y avaient une différence entre eux et l empire , c était la discipline , l art d obéir aux ordres sans le moindres doute . Mais pour en revenir à la bataille , les explosions  se faisaient nombreuses et puissantes , des soldats tombaient dans chaque camps tout comme les siths et les jedis .


                    Elerina avançait , sabre laser allumé , vers le front du hangars et comme elle s'y attendait , il y avait des Sith et des Jedis , elle savait que si elle se joignait à la bataille elle ne serait qu un poids en plus mais il ne fallait pas qu elle apparaisse comme un boulet aux pieds de l empire , il faudrait qu'elle se montre digne d être l apprentie de son excellence l Omega qui était présent en ses lieux . Braike avançait jusqu’à une barricade de caisses à munitions , un autre sith vint se réfugier à ses cotés , il portait une tunique sombre et un masque argenté qui lui couvrait la moitié du visage , quand à l autre partie du visage , elle était recouverte de tatouage de couleur violet . Le sith avait l aire aussi perdu qu elle , mais elle avait sentit que le côté obscur était puissant en lui et qu il pourrait servir pour gagner cette bataille  . Il remarqua enfin la jeune Braike et eut un sourire , de joie ou de rire , c était impossible à d écrire son humeur , des deux c était lui qui pris la parole.


                    - Voyez vous ça , on nous a envoyé l'apprentie de l empereur elle-même , si vous êtes là , alors on peut se jeter corps et âmes dans la bataille , vous serez la pour vous occupez des gros bras , À L'ATTAQUE !


                    Sans même avoir attendu la réponse d Elerina , le sith s élançait dans la bataille avec fureur . Braike n avait pas prévu cela , le sith et bien d autre la pensait puissante comme étant l apprentie de l empereur c’était normal de se faire cette illusion hors ce n était pas le cas du tout , Braike était surement la plus faible du groupe , mais c était trop tard maintenant , tout le monde avait en tête que l apprentie d Omega allait changer la donne de la bataille , il ne fallait pas retirer cette mentalité . Le sith avait, par contre, fait une mauvaise pioche car il était tombé sur un duo de jedis maître/padawan , deux femmes avec la tunique traditionnelle de jedis , l' une avait les cheveux argentés et possédait un double sabre-laser de couleur bleu tandis que l autre était brune et  avait un sabre-laser de couleur verte . Après  un temps rapide d'observations , Elerina avait réussi à voir que le maître jedi était la femme brune au sabre verte . 
                    Le sith ,qui avait une totale confiance en Braike, s était attaqué à elles , mais à deux contre un c était vite vu , il mit un genoux à terre le sabre désactivé , la maître jedi approcha du sith , leva son arme et essaya de la rabattre sur sa victime , mais elle ne pût atteindre sa destination à cause d une lame rouge . Elerina était arrivé à temps! mais elle se rendit vite compte qu elle aussi elle allait finir au tapis , elle n avait pas la moindre chance contre deux jedis entraînées . Le sith vaincu fit une roulade et réactiva son arme et rejoint rapidement Elerina . Les adversaires tournèrent en ronds , cherchant une faille dans chaque mouvements effectués , mais l impatience avait gagné l allié d Elerina qui se jeta sur le padawan qui avait reculé sous l assaut de furie du sith , et donc on pouvait en conclure que cela serait le  maitre jedi contre Elerina , ce que Braike ne voulait absolument pas , mais maintenant elle n avait pas le choix . Et contre toute attente ce fut le jedi qui lança le premier assaut et par coup de chance , Elerina dévia chacun des mouvements avec beaucoup de justesse , une seconde de retard et Braike serait out .
                    La jedi ne laissa pas le temps à la sith d attaquer , à chaque fois elle déviait au dernier moment mais elle est obligée de se rabattre sur un autre côté pour se protéger des attaques rapides de la jedi . Le combat devenait monotone car les actions sont toujours les Mêmes , attaque , esquive ou parade , attaque , esquive ou parade etc etc. Elerina complètement fit une ultime tentative , elle fit une esquive sur le coté et tenta une frappe frontal qui fut accueillit par une lame verte , rien a faire , la jedi était impossible à toucher . Braike recula encore pour rester hors de porter de l arme , mais le jeu était finis , la jedi fit une projection de force ce qui envoya Elerina contre un mur complètement fissurer , la jedi avança mais un craquement lui fit stopper sa marche , un gros bloque de métal tombait du haut du plafond , la jedi désactiva son arme en un éclair et stoppa les débris du plafonds dans les airs . Rapidement Elerina se releva et avança d un pas sur vers la jedi concentrée , mais la sith n aurait pas du attendre , la jedi se concentra à une main et de son autre mains elle sortie un détonateur thermique qu elle jeta aux pieds de la sith qui était partie se réfugier le plus loin possible , mais trop tard , la grenade sauta et souffla l apprentie sith mais par la même occasion la jedi qui laissa tomber sur elle les débris qui étaient en pleins vols ...

                    Le réveil est toujours un moment difficiles , mais pour Braike c était une épreuve en plus , chose étonnante il n y avait plus aucun bruit dans le hangars ,plus de bruit de blasters ou de Crie de guerre , le silence s était rendu maître des lieux . la jeune femme se releva et boitillait vers la sortie du hangars sans ce préoccuper de ce qui s était passé sur le champs de bataille , une chose était sure , il ne restait plus qu elle ...

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                      #151

                      Post n°148
                      Auteur : Slice

                      [...]
                       

                      « - On m’appelle …. L’Omega …. »

                      Ainsi c’était le nom du mystérieux personnage qui se dressait sur sa route ... L’Omega, comme il se faisait appeler, était tout de noir vêtu et les traces dans le sable laissaient supposer qu’il s’en venait d’une futaie située  à quelques mètres d’eux seulement. L’homme se tenait fier et droit sur la plage et il bloquait l’accès au seul chemin qui menait à l’intérieur des terres. Slice se souvenait du sabre laser qui ornait la ceinture de son interlocuteur. A cet instant il avait trouvé cette arme magnifique et bien plus noble que tous les marteaux, pioches et autres crochets qu’il avait utilisés pour tuer. Le malade mental avait alors ardument voulut posséder un tel objet et il aurait été prêt à tout pour en obtenir un ... C’était pour cette raison qu’ils s’étaient battus tous deux sur le sable chaud de la plage de Kashyyyk. Slice avait essayé d’étrangler l’Omega et de le défaire de ses biens. Ils s’étaient rencontrés ainsi, en essayant de se tuer l’un l’autre. Mais nul n’aurait alors put penser que celui en noir deviendrait Empereur de la Galaxie et celui en rouge son meilleur ami. Car en ce jour nul n’avait pris le dessus sur son adversaire et Omega avait finalement dégainé son sabre pour tenir son agresseur en respect.
                       

                      « - Sache que tu es la première personne à faire céder mon pouvoir … Alors je répète ma question, qui es-tu réellement ? »


                      Slice se souvenait bien de cette journée et de ce qui avait suivi par la suite. Il se commémorait son arrivée au Temple de Kashyyyk et l’énigmatique Seigneur Crow qui l’avait accepté dans la famille. C’est à cet instant particulier que sa vie avait basculé. On lui avait offert tout ce qu’il n’avait jamais rêvé mais la convoitise de son ami avait tout réduit à néant. A y réfléchir de plus prêt il n’avait sût à cette époque qu’elle avait été réellement sa place. La question que lui avait posée l’Omega sur la plage soulevait un point qu’il n’avait jamais remarqué jusqu’à présent. Il avait crut jadis qu’il était un frère et il avait ainsi fait une croix sur ses propres rêves pour réaliser ceux de son ami. A présent il savait la vérité et qui il était réellement ... Il était le Paria et il ferait tomber ses pairs …


                      [...]

                       

                      Slice reprit doucement ses esprits. Son chasseur Sith était encastré dans un amas de caisse en plein milieu d’un hangar. Le cockpit était ouvert et Revan avait disparus. Complètement désorienté il essaya de s’extirper à son tour de son vaisseau mais se ravisa au dernier moment tant sa tête lui faisait mal. A en juger par la bosse qu’il sentait sur son front, il avait visiblement heurté le tableau de bord de son vaisseau durant l’atterrissage. Le casque qu’il portait encore sur la tête avait dû amortir le choc mais ce dernier avait été suffisant pour l’envoyer dans les vapes. Visiblement sa passagère  avait dû se réveiller avant lui et elle ne s’était absolument pas souciée de son sort. Selon toute vraisemblance l’ex-Jedi qu’il avait sauvé l’avait lamentablement abandonné. C’était là une nouvelle époque où les Siths faisaient actes de chevalerie et les Jedi de traîtrise. Slice se surpris à rouspéter de colère et il la qualifia avec véhémence de femme de petite vertu. Il était impossible de savoir combien de temps Bloodrush avait été inconscient et il commençait seulement à émerger. L’Omega, Kashyyyk … tout ceci n’était qu’un rêve … Ce n’était que les souvenirs d’une époque où tout avait été différent et où jamais ils n’auraient pu penser à un tel futur.

                      Il avait eu de la chance de ne pas être dérangé pendant son sommeil car il ignorait bien quelle faction détenait le hangar où il se trouvait. Si des Jedis étaient tombés sur lui pendant son somme il est probable que Slice ne se réveilla jamais. A en juger par l’absence totale de personne dans le coin, le Prince Noir en conclut qu’il devait s’agir d’une zone théoriquement sous contrôle Impérial. S’armant de courage il s’extirpa de son vaisseau et examina les dégâts. Quelques aileront étaient abimés mais la voilure restait bonne dans son ensemble. Le principal problème restait le moteur endommagé qui avait subi de nouveaux dégâts lors de l’accrochage avec Mancuso et le rebelle. S’il voulait repartir de la Forge avec son vaisseau, Slice allait devoir trouver un mécanicien de campagne suffisamment compétent pour faire un miracle. Tout n’était pas perdu et à en juger par l’absence de bruits de combats, le gros de la bataille n’avait pas atteint ce secteur. Bloodrush verrouilla son vaisseau, prit note du numéro de son hangar et se dirigea vers un des couloirs qui menait vers l’intérieur de la structure.

                      Au fur et à mesure qu’il s’éloignait du hangar, le Prince Noir se rapprochait des restes fumants d’un champ de bataille. Son pas qui avait été à l’origine assuré se voulut plus léger et il tronqua sa fierté pour la discrétion. Slice avait fait bien trop de mauvaises rencontres dans cette guerre pour perdre encore inutilement son temps et peut être sa vie. Il devint alors une ombre parmi l’obscurité de la Forge Stellaire, ne se mouvant qu’à l’abri des regards et se tapissant dans le noir à chaque bruit suspect et chaque aura qu’il percevait. Au fur et à mesure qu’il progressait, les couloirs qui étaient au début totalement vides et propres, commençaient à présenter les stigmates des combats. Vint fatalement le moment où Slice fût contraint de marcher sur des cadavres pour continuer à avancer. Visiblement les combats étaient passés par là et il ne restait dans les environs qu’un gigantesque charnier. Parfois il apercevait quelques survivants au regard hagard, d’un ou l’autre camp, puis par moment c’était des personnes en train d’agoniser qu’il voyait au milieu d’un amoncèlement de macchabés. A chaque fois Slice les évitait avec le plus grand soin, n’hésitant pas à faire de large détours. Son objectif, mis à part Kovarn, était le centre de la structure. Là-bas se trouvait quelque chose qui lui serait d’une grande utilité après les évènements de la Forge Stellaire. Il s’en rapprochait doucement et sûrement.

                      Slice n’était pas tranquille et il avait raison. Il se trouvait dans une zone tampon où les troupes Impériales avaient pris de sacré revers. Les rebelles avaient installés de nombreuses têtes de ponts dans le secteur et il lui fallait éviter les nombreuses troupes qui allaient d’un point à un autre en fonction de l’avancée des attaques et des contre-attaques. Après avoir manqué de se faire repérer plusieurs fois par des rebelles il avait décidé de mettre les chances de son côté et avait emprunté les conduits d’aération.

                      Le choix qu’avait fait Slice de passer par les circuits de ventilation était couronné de succès. En rampant dans les conduits il avait évité plusieurs accrochages avec les troupes rebelles. Alors qu’il venait de prendre à droite dans une bifurcation il entendit du bruit en dessous de lui. Une grille de ventilation donnait sur l’extérieur et il put regarder de quoi il s’agissait. Dans un premier temps Slice manqua de  laisser échapper un juron tant il était haut. Le conduit de ventilation se trouvait accroché contre le plafond d’une salle dont les murs étaient à plus de 5 m de haut. Visiblement il s’agissait d’une aire de stockage dans laquelle étaient rangées des droïdes défectueux qui avaient été recalés en sortie de chaine de fabrication de la Forge Stellaire. Il y avait là des centaines de droïdes en pièces détachés où encore entier. Ils étaient entassés les uns sur les autres. En grande partie il s’agissait de droïdes sentinelles des temps des guerres Mandaloriennes mais il y avait aussi des nouveaux types de robots comme ceux des gammes IG. C’était là des machines qu’Omega appréciait tout particulièrement. Ils  étaient tous hors service et ce n’était sans doute pas eux qui faisaient le bruit qu’il avait entendu. Slice remarqua alors qu’il y avait en effet deux personnes dans cette vaste salle. Ces deux gens se trouvaient pile sous lui. Ils portaient tous deux la tunique Jedi. C’est alors que Slice reconnut l’un d’eux. Chloé !

                      Visiblement elle était dans un sale état mais la jeune femme était connut pour ne jamais abandonner. Elle semblait humer l’air et visiblement ce qu’elle y avait déniché n’était pas à son goût. Elle était sur ses gardes et fixait avec attentions chaque recoin de cette pièce. Son sabre était sorti et elle venait de l’allumer. Elle fit signe à son compagnon de rester prêt d’elle. Visiblement la chevalier Jedi cherchait quelque chose voire quelqu’un et à en juger par sa réaction elle avait senti l’aura de Slice … Par chance l’intéressé était à l’intérieur d’un conduit de ventilation, bien en hauteur et  il ne visait pas à aller bêtement risquer sa vie contre cette femme qui avait manqué déjà une fois de le faire tuer. Il voulut reprendre sa route lorsqu’il remarqua qu’un droïde souris se trouvait en face de lui. Le robot était certes petit, mais il empêchait Slice d’avancer car il était déjà allongé pour se déplacé. Bloodrush l’invita alors à se barrer en le lui murmurant gentiment.


                      Slice Sith « - Allé ouste ! »


                      Le robot couina. Slice essaye de le calmer de peur que Chloé l’entende. Faisant de grands gestes avec ses bras il ne fît qu’exciter encore plus le petit droïde qui se crut attaqué. L’engin accéléra alors dans sa direction. Le Seigneur Sith lui donna instinctivement un coup de poing qui le fit reculer. La machine sur roulette couina une nouvelle fois avant d’accélérer vers lui et de le taper en plein dans son visage. Hors de lui, Slice n’eut d’autre choix que de tenter de maîtriser cette machine de malheur. En essayant de s’en saisir, Bloodrush bougeait énormément et il ne s’en rendait pas compte. Or les attaches au plafond et le conduit lui-même dataient de biens des siècles avant lui, tout comme il en était pour la Forge elle-même. La paroi du circuit de ventilation où il se trouvait céda alors sous son poids et il chuta dans le vide. Une grande partie du conduis et quelques morceaux de plafond le suivirent quelques temps plus tard.

                      L’atterrissage se fît in extrémis mais déjà des gravats tombèrent dans sa direction. Slice usa de la force et la télékinésie arrêta les quelques décombres qui manquèrent de l’ensevelir. Son arrivée était on ne peut plus surprenante et son cœur dansait la chamade. Il était à quelques mètres de Chloé et de son compagnon. Les décombres qu’il avait arrêté de justesse voletèrent ainsi tout autour de lui jusqu’à ce qu’il refit tomber sa concentration. La chute avait visiblement été un facteur de surprise pour tous les protagonistes et Slice savait que le répit qui lui était accordé allait toucher à son terme. Il allait devoir défendre sa peau. Pour se faire, Bloodrush serra sa main droite avant de l’ouvrir et de la pointer en direction des deux Jedis. De son gant de métal jaillit alors des éclairs de forces. Si Chloé les absorba à l’aide de son sabre laser, il en fût différemment pour le vieux professeur. Ce dernier fût heurté de plein fouet par le coup et le choc le propulsa quelques mètres à peine derrière lui. D’un geste rapide, le Prince Noir envoya plusieurs décombres tombés avec lui sur Alastor. Considérant son cas réglé, il se retourna en direction de la traqueuse de Sith. Chloé était sur ses gardes et prête au combat …


                      Slice Sith « - Je suis pressé Chloé … Si tu m’as suivi pour tomber dans mes bras et connaître une folle nuit d’amour c’est ton choix, mais si tu comptes sérieusement te mettre sur ma voie je serais sans pitié. Alors abandonne ta folie, affronte moi ou bien vient me faire un câlin mais dépêche-toi. Je sais que tu rêves de ça depuis longtemps. Tu es derrière moi, encore et encore ... Tu es une petite chienne qui me suit pour avoir son os … »
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                        #152

                        Post n°149
                        Auteur : Darth Malraas

                        [hangar]


                        ~Transport Trandoshan~



                        Lors de son arrivée sous bonne escorte, le transport Trandoshan de la confédération ne s’attendait pas à un tel calme dans le hangar d’accostage. Une partie de la rébellion s’organisait à l’intérieur, retirant les blessés des zones du front. Emmenant par ailleurs, d’autres soldats prêts au combat. Le Lieutenant Shwarskoff alors aux commandes du transport, initialisa la phase d’atterrissage, pour finir par préparer le relais de communication. Indispensable pour permettre la sécurité des coms, le petit appareil relais permet comme son nom l’indique, de relayer un signal audio déjà sécurisé pour le retransmettre avec une seconde sécurité que le croiseur de bataille de classe Centurion ne dispose pas. Ainsi les impériaux n’auraient aucune chance de décryptage.

                        Après une vérification rapide de l’appareillage et le lancement d’un signal positif à l’officier de com du centurion, le Lieutenant se lève du siège de pilote pour ouvrir la porte menant à la soute. Trois gaillards redressent la tête pour l’observer et se lèvent de leurs positions pour vérifier leurs armes. Au même moment, une petite voix grésille dans la com’ de tous les soldats confédérés.


                        -Condor aux forces.
                        Subissons des dégâts sur l’ensemble de la structure spatiale.
                        Partons du champ de bataille. Poursuite des objectifs.
                        Transport à disposition zone 337 547.
                        Bonne chance.


                        Shwarskoff ouvre la porte principale du transport et descend tranquillement la passerelle. Les trois militaires l’imitent et se joignent à lui sur le sol en duracier de la Forge Stellaire. Il se tourne vers eux.

                        -Personne ne doit monter dans le transport sans mon consentement.
                        Lorsque cet engin infernal commencera à exploser, la priorité sera à nos hommes.
                        Il y aura certainement la cohue et de la violence lorsque tous ces gens voudront sauver leurs vies, n’hésitez pas à vous servir de vos blaster. Position incapacitante, nous sommes d’accord ?


                        A l’unisson ils hochent la tête et sans attendre, se placent à des positions stratégiques du transport.
                        Un sur la plateforme et les deux autres décrivant un cercle autour de l’appareil, pour ainsi empêcher tout acte de sabotage. Le Lieutenant Shwarskoff s’élance à l’aventure à travers les vaisseaux brûlés et les corps mutilés, à la recherche d’informations sur le front et de l’avancement de la destruction de la Forge. Il sait que les estimations seront variables voire inexistantes dans certains cas, mais savoir permet d’anticiper.




                        HRP


                        Le transport est à disposition aux personnes n’ayant pas ou plus de chasseurs, ou n’ayant pas l’envie ou la possibilité de reprendre leur véhicule. En RP le chasseur sera repris par un membre de la CSI.
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                          #153

                          Post n°150
                          Auteur : Boomer

                          Seul dans les débris, piétinant les flaques de sang mêlées à la poussière, CT-35625 flâne derrière les tirs pour rejoindre la tête de pont principale. Là les officiers humains non clonés, et certains rares clones encore aux commandes, discutent de la stratégie à adapter, de la marche à suivre pour empêcher la rébellion d’avancer et le maximum d’entre eux à l’intérieur de la Forge. Bien sûr pour pouvoir les massacrer par la suite. Beta s’approche en essuyant la plaque de son matricule. Il retire son casque pour afficher son visage de soldat clone et s’approche des militaires qui redressent la tête de leur plateforme holographique de la bataille. Les non clones ne saluent pas, au contraire des autres.

                          -Major. Un sourire satisfait s’affiche sur un des Vodes, vous avez perdu votre équipe ?

                          -Deux sont morts. Où en sommes-nous ?

                          Comme si la perte des hommes ne signifiait rien, les militaires haussent les épaules pour se concentrer sur la bataille holo.

                          -Il y a des zones de résistances mais nous avançons.
                          Selon vos ordres la compagnie Bacta est arrivée pour aider à évacuer les blessés.


                          Un humain prend au tour suivant la parole.

                          -Votre stratégie barbare est une réussite, au détriment des deux soldats lourds tués par votre faute. Ils auraient encore été utiles, comme pour détruire les transports alliés. Les Sith font face aux Jedi et les Jedi ne peuvent rien faire pour couvrir leurs amis rebelles. Nous gagnerons tant que les Sith tiendront les terroristes Jedi hors de nos tirs.

                          Prenant la remarque pour ce qu’elle est, Beta roule des yeux pour se concentrer ailleurs.

                          -Et le Général Valiant ?

                          -Nous avons un œil sur le combat.
                          La com avec lui est toujours ouverte, nous pouvons lui donner des instructions à n’importe quel moment.


                          -Très bien.
                          J’ai vu des mortiers fuser sur l’ennemi, nous allons les dispatchers sur des zones sensibles.
                          Un mortier, un soldat lourd, un sniper et une escouade. Sur les flancs, Est, Est Sud Est, Ouest, Ouest Sud Ouest. Ainsi que Sud Ouest quart Sud et Sud Est quart Est. Repliez quelques hommes en situation fâcheuse à la limite du coupe gorge. Je vous donne dix minutes.


                          Tournant sur lui-même Beta revisse son casque sur sa tête et fait quelques pas avant d’être arrêté.

                          -Où allez-vous, Major ? Un Lieutenant humain fronce les sourcils.

                          -Au cœur de l’infirmerie, renvoyer les blessés légers au front.
                          Continuez d’avoir l’œil sur le Général Valiant et prévenez moi si cela tourne mal.


                          Le Lieutenant hoche la tête et fixe le Major jusqu’à ce qu’il ne puisse voir qu’une tâche floue au loin.
                          Arrivé dans la zone sécurisée des blessés impériaux, Beta-35625 arrache un datapad des mains d’un droïde pour faire plusieurs pas au centre de la zone. Téléchargeant les données directement dans son HUD, il analyse l’état critique des meilleurs soldats de l’Empire pour ne choisir que les plus robustes, les plus utiles et les plus forts. Faisant demi tour aux données avec un fichier supplémentaire (la liste des soldats valides et réexpédiables sur le front), il tend le datapad au droïde.


                          -Préparez les soldats sur la liste, pour le combat.
                          Vous avez dix minutes pour équiper tout le monde.


                          Profitant de ce laps de temps pour souffler et se rassasier, Beta sort de sa ceinture utilitaire une barre d’énergie et une gourde au jus survitaminé. Assit sur une cuve de bacta non montée, il boit et mange en observant la cohue dans l’infirmerie ou des soldats et des médecins, des droïdes et des officiers jouent des coudes pour transporter ou sauver les vies des dizaines de soldats entrant à chaque minute. Au bout des dix minutes écoulées, il se redresse, fait quelques flexions pour garder la forme et s’approche de quarante sept soldats prêts au combat.

                          -Vos blessures sont mineurs, elles sont soignées ou en court de guérison.
                          Votre moral prime sur la forme physique, gardez vos yeux grands ouverts et vos blasters chargés au maximum. La contre offensive finale nous attend.


                          HRP


                          Contre offensive impériale pour permettre de pulvériser la rébellion (sur le front principal) et de garder le hangar net et sécurisé pour le rapatriement des PJ impériaux & Sith. Au prochain post

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                            #154

                            Post n°151
                            Auteur : Ace Dia

                            Je me souviens encore quand j'étais enfant, dans cette planète pourrie. Je me souviens, de cette soirée passée en compagnie de mon père, la veille de sa mort.
                            Je n'avais qu'une dizaine d'années, chassant des animaux qui mangeaient nos récoltes en pleine nuit. Le froid me dévorait, craquelant ma peau en milles morceaux. Devant le feu de bois où je me réchauffais à peine, mon père restait silencieux. Il tapotait de ses pieds la terre, anxieux. Il ne touchait même pas à sa soupe. Il la tenait de ses mains rugueuses, presque écailleuses, et regardait le rouge de la sauce. Sa main gauche tremblait et je me souviens qu'il avait failli renverser le bol. Il tournait sa tête à droite puis à gauche, de temps à autre, puis revenais vers sa soupe.
                            On dit que : « Les yeux sont les fenêtres de l'âme ». Cette phrase était bien vraie, et mon père, ce soir là, en était la preuve vivante. Il était en guerre, en guerre contre lui même. Son regard vide de sens, vide de tout sentiment, projetait l'âme d'un homme confus, perdu, voir même... déjà mort. Il était si loin, si seul. De temps à autre, il me regardait. Je croyais à cette époque là que ce n'était que du dégoût, alors je cachais mon regard timide et contemplais la blancheur d'une terre neigeuse. Mais non ! Non, non et non ! Je le sais maintenant ! Ce n'était ni dégoût ni déception! De la pitié. Petit à petit, je le comprends maintenant, avec son même regard, quand je contemple cet éclat de verre tâché de sang. Le regard d'un homme lâche. Un homme qui a abandonné ses fils, d'un homme qui a perdu toute humanité, d'un homme au bord de la mort. Dire que je le détestais et me voilà tout juste son clone. Tel père, tel fils. Dans son regard que je revois maintenant, je ne percevais que sa détresse. Il vivait un regret, un regret que je comprends maintenant... Comment ne pas le comprendre, il savait que son heure était proche, tout comme moi.

                            Le monde était dessiné en flou, des cris incompréhensibles retentissaient de tous les côtés. L'explosion était un peu trop forte, je crois. Je me sentais détruit, mes os brisés, écrabouillés, ratatinés, tout ce que vous voulez ! Je pouvais à peine bouger mes doigts. Je sentais une énorme douleur dans mon abdomen, comme si quelque chose m'avait transpercé. Bingo, un bout de verre qui m'était totalement rentré dedans. Mes facultés mentales, qui en temps normal n'étaient pas très aiguisés, l'était encore moins maintenant... Je me sentais drogué, plongé dans une nouvelle dimension. Je n'avais plus aucune notion temporelle, je n'avais aucune idée sur ce qui c'était réellement passé, ni encore sur combien de temps j'étais resté dans cette situation. Je me regardais, dans un piteux état, avec aucun support. Tout ce que j'avais en tête c'était ce « Boum » venu de je ne sais où..
                            Ça me gênait de savoir que j'allais mourir de la sorte. Comme un chien galeux, oublié de tous. Comme une vermine qu'on ne pleurera même pas sa mort. Il y a tellement à accomplir ! Ce n'est pas encore mon heure ! Ça ne peut pas l'être ! Je veux revoir mes fils ! Les serrer contre moi, les sortir de leur misère ! Je ne veux pas mourir, pas maintenant !

                            Délicatement, j'essayais de me mouvoir dans n'importe quelle direction, faire savoir que j'étais encore vivant. Finalement, j'arrivais à me caler sur une boîte à outils. La position n'était pas des plus confortables mais c'était mieux que d'être totalement jeté à terre. Je baladais mes yeux dans un décor apocalyptique, essayant de les garder ouverts. Je baissais les yeux vers ma plaie, je regardais le sang d'un teint rouge cachemire décorait mon gilet tactique dans une forme presque circulaire et uniforme. J'aurais du porter quelque chose de plus résistant, je l'avoue.

                            Petit à petit, ce que je voyais devenait de moins en moins flou. Des flammes, des gens par terre, des flammes, de gros blocs métalliques par terre, encore des flammes. Les sons qui me parvenaient devenaient plus clairs, plus compréhensibles. Ce n'était que des cris d'agonie et de désespoir accompagné par de fausses promesses de rétablissement. Mes sens, drogués, s’aiguisaient pour me laisser redevenir soldat. Je me crispais de douleur, mais au final, rien d'insurmontable. J'en ai connu des mrdes, ce n'était pas ça qui allait m'arrêter.


                            « - Heeeey ! Est ce que ça va ?! »

                            Cette voix, y en avait pas deux ! C'était elle, mon ange !

                            « Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I -  J'ai connu mieux.. Un petit coup de main serait pas de refus, pour tout dire... »

                            Elle se pencha sur moi, me donna un bref baiser sur la joue et enleva la lame de verre d'un coup. J'imagine, qu'en temps normal la douleur est telle qu'on aura oublié les principes et les bonnes mœurs et qu'on aurait sorti tout le bagage de jurons qu'on avait appris, allant même à inventer de nouvelles manières d'exprimer sa grande colère et son choc. Mais ça, c'est en temps normal, sûrement pas quand une déesse te donne ce divin baiser. Je retournai délicatement mon visage, puis j'embrassais ma sauveuse. Je goûtais alors le fin goût de ses lèvres et j'échangeais mon affection dans le plus beau et le plus simple des gestes. C'est en quelques secondes que nos esprits s'échangèrent ce moment de passion intense, que nous donnâmes naissance à une nouvelle sorte d'alchimie électrique, mêlant l'idéal divin à l'imperfection humaine. Et c'est alors que la réalité intervint. Nous étions en guerre, ce n'était pas le moment... Elle poussa son visage, sourira. Puis sorti de je ne sais où un patch Bacta qu'elle colla sur ma blessure. Elle me demanda ensuite si je pouvais bouger. Quelle question ? Après un remède de la sorte, je pouvais détruire la forge à moi tout seul ! Le bandage commençait à prendre tout de suite effet, et je n'étais clairement plus dans un état de choc. Je me remis sur mes deux pieds, puis je repris mon arme. J'avais quand même une mission à accomplir !

                            Si je me fiais à l'histoire que les quelques survivants ici racontaient, il paraîtrait qu'un certain malin a utilisé un explosif quelconque tout près d'un réservoir de combustible. Réaction en chaîne oblige, des explosions de toute part se sont fait sentir et plusieurs « badaboums » sont survenus. Les quelques survivants rebelles se sont vite mobilisés pour tuer les derniers impériaux agonisant ou se trouvant seuls. Je ne pouvais qu’espérer beaucoup de chances à mes trois fiers et courageux amis que j'avais perdu.

                            Le côté nord était totalement bouché par un effondrement de l'étage supérieur, il fallait passer par un autre hangar pour continuer mon chemin. J'entrais dans le hangar gauche, à moitié dévasté par les explosions, la terroriste m'accompagnant.


                            « - Où est ce que tu vas ? Dit elle
                            Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Ma mission n'est pas encore terminée, beauté..
                            - Tu devrais arrêter de m'appelle comme ça... Elle marqua une courte pause, le temps de faire quelques pas... Et cette mission ?
                            Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Trois fois rien, je pourrais m'en occuper tout seul. Des petits trucs à régler tout en bas. À faire exploser !
                            - Voyez vous ça... Un petit sourire se dessina sur le coin de sa bouche tout en me poussant délicatement dans un partie ombrée ou personne ne pouvait nous voir.
                            Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Je ne savais pas que tu t'excitais aussi facilement... Répliquai-je d'un ton amusé.
                            - Ta gueule, redit elle tout en me tapotant la poitrine. Puis, elle enleva sa cagoule et finit sa réplique, tu veux détruire l'absorbeur d’énergie, n'est ce pas ? Et tu penses y arriver tout seul, toi ? Haha ! Mais bon... Ça alors.. Un autre confédéré ! Je me disais aussi que cette manière de combattre, de gérer et tout.. m'était familière ! Tout s'explique maintenant... Caporal chef Caitlyn !
                            Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Caporal chef Ace. Dis je en enlevant la mienne »

                            Je ne sais plus ce qui m'avait le plus surpris entre sa beauté surhumaine ou qu'elle soit du même camp que moi. Je pencherai plus pour la première option, mais bon. C'était elle que j'avais vu dans le vaisseau ! C'était le destin, il voulait nous réunir, nous laisser devenir qu'un ! Il n'y avait aucun doute ! Ses courts cheveux couleur rouille ! C'était bien eux, ces cheveux aussi doux que la soie et d'un éclat unique ! Son visage d'une blancheur sans égal, ses yeux mystiques, brillant d'une vive flamme tel un rubis, engloutissant toute mon âme par son regard mystérieux. Elle était femme, mais au fond de ses yeux tu trouvais puissance, force et solidité que rares ceux qui les possèdent. Et puis il y a son petit nez tout mignon et ses lèvres, mon Dieu, ses lèvres ! Un paradis à eux seuls, un goût envoûtant et un plaisir inoubliable.

                            Spoiler : Caitlyn


                            Soudainement, un bruit de pas retentit ! D'un coup, nous remîmes nos cagoules, inquiétés. Un coup d'oeil nous permit de vite repérer la menace. C'était une femme, arborant un sabre laser. Une chance sur deux que c'était une Sith, fallait prendre quelques précautions, ma dernière altercation avec ce genre de gaillards m'avait valu de belles frayeurs ! Délicatement, je lui fis signe que j'allais faire le tour. Elle accepta mon idée d'un hochement de la tête. Puis, me déplacement silencieusement, Caitlyn sorti de sa cachette pointant son arme vers la cible.


                            « - Mettez votre sabre laser de côté ! Maintenant !»

                            La cible ne répondit pas, elle continua son chemin et saisit fermement son sabre avant de l'activer. Une lueur rouge éclatante en sortit. À en juger par son comportement, c'était une Sith. Tirer dessus pouvait se retourner contre nous, du moins quand elle a son arme au bout de ses mains. Subtilement, je sortis moi aussi de ma cachette, tout juste derrière elle, puis je tendis mes bras férocement pour l'attraper. Aussitôt elle esquiva à droit et me mit un coup de coude au ventre tout en se mettant derrière moi. Heureusement, c'était un peu loin de ma blessure. Caitlyn rappliqua sur le champ essayant de maîtriser l'ennemie. Ma charmante amie délaissa son blaster pour un de ses couteaux. Se jetant sur la Sith, cette dernière abandonna son attaque pour m'achever et se déplaça directement à gauche. Au même moment je retournai et, malheureusement pour elle, la jeune humaine prit aussitôt un bon coup de tête de ma part, la déstabilisant et lui faisant perdre son arme. Se retournant c'est un bonne droite que ma collègue lui mis, me la renvoyant. Pour ne pas faire durer son tourment, je l’assommais d'un bon coup de crosse en pleine poire. Je pointai mon arme directement vers elle, et une Sith de moins ! Quand tout à coup, Caitlyn se mit en travers de mon chemin.

                            «  Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Mais qu'est ce que tu fais ?!
                            - Tu la reconnais pas ?! Sérieusement ?!
                            Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Parce que je devrais ?
                            - C'est l'apprentie de l'Omega ! L'apprentie de l’empereur, Ace ! C'est le jackpot! Faut la ramener au hangar et l'interroger sur le champ ! On essayera de finir la mission plus tard !
                            Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Bien... »

                            Caitlyn s'occupa en un éclair de lui menotter ses bras et ses jambes. Pour ne pas prendre de risques, on préféra lui bander les yeux aussi, juste par précaution. Pendant ce temps, je ramassais son sabre, laissé par terre, avant de l'accrocher dans la ceinture de la terroriste. Ensuite je mis notre vedette sur mon épaule. Elle n'était pas très lourde mais fallait quand même faire un petit régime ! Nous étions presque arrivés à notre destination quand un bruit de craquement se fit entendre. Intrigués par ce son étrange, nous nous retournâmes. Nom d'une pipe, le son s'était reproduit une deuxième fois et devenait inquiétant. Cette fois ci, quelques trucs étaient tombés par terre, même ! Quand nous finîmes par lever nos yeux en haut, nous étions surpris par le toit qui allait s'écrouler sous notre tête. Zut alors !

                            « - Ptain de sa mère, Ace... COUUUUUUUUUUURS ! »

                            Autant dire qu'on s'était pas fait prier, un demi tour à l'arrache puis une course folle pour sortir de ce maudit hangar ! A fur et à mesure que nous avancions, des parcelles du toit pleuvait sur nous. Sur le coup, j'avais même oublier que j'avais un poids sur mes épaules ! Heureusement c'est dans un temps record que nous quittâmes le hangar, tous sains et saufs, même la captive. Par contre, nous nous retrouvâmes coincés au beau milieu de la forge. Les débris de cet écroulement soudain avaient scellé l'endroit. Devant nous un long couloir, à gauche, un autre qui devait relier au hangar suivant. Comble de la malchance, notre destination était le compartiment à droite et n'était relié par aucun couloir direct, il fallait faire un peu de tourisme.

                            Nous n'avions plus le choix, il fallait avancer et essayer de trouver un moyen de revenir vers notre hangar initial.


                            Spoiler : HRP
                            Lia, Slice m'a proposé de te capturer pour t'amener à lui. (Il a du te dire qu'on te kidnappera)
                            J'espère qu'aucun détail ne te déplaît et que tu t'amusera en lisant ce post.
                            Quant à toi Slice, rendez vous comme prévu.

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                              Le Chroniqueur
                              a écrit sur dernière édition par
                              #155

                              Post n°152
                              Auteur : Eluveitie

                              Eluveitie, blaster à la main, faisait de son mieux pour riposter contre les ennemis. Les tirs fusait dans les hangars, et par peur de trop se découvrir, il tirait à l'aveuglette, sans jamais savoir s'il touchait ou non ses cibles. Il ne supportait pas cet endroit, il ne s'était pas imaginé comme cela le métier de chasseur de prime.
                              Pour lui, un chasseur de prime pouvait avoir une guilde, mais parcourait les planètes seul, à la recherche d'une cible bien déterminé, et près à tout les coups fourrés pour gagner la prime.
                              Mais non, ici, tous un ramassis de chasseurs de primes étaient réunis ici, tous plus gradés que lui, et il devait en plus défendre sa peau contre les ennemis qui l'encerclait. Il avait la désagréable impression qu'il n'était plus le chasseur, mais la proie...
                              Il avait vu L0m, le maître de la guilde se battre contre le jedi, seul et avec une arme blanche, mais il n'éprouvait aucune estime pour lui.Il n'y faisait pas plus attention qu'à tous les misérables qui mourrait à chaque instants autour de lui. Il valait plus qu'eux tous, se disait-il...

                              :evil:  Si je sort vivant de ce pétrin, je me jure que j'obtiendrai plus de puissance, de gloire que tout ceux qui sont présents ici.
                               Mon nom sera connu dans toute la galaxie ! Eluveitie, le chasseur de prime...

                              Sans doute il quitterai cette guilde pour faire son chemin tout seul, mais pour l'instant il en avait besoin pour progresser dans le dur métier qu'il s'était choisit. Il se sentait confiant à ce moment, se découvrit un peu plus pour ajuster quelque tête de renégats, il vit deux tête exploser en milles morceaux... 
                              Puis sentit une douleur horrible à l'épaule, porta son regard vers elle, pour distinguer deux impacts de pistolaser laissant déverser des litres de sang, puis il tomba à la renverse sur le sol, conscient mais terrassé par la douleur soudaine.

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                                a écrit sur dernière édition par
                                #156

                                Post n°153
                                Auteur : Kovarn

                                Il ne fut pas simple de s'extirper de la masse encore incroyablement dense des soldats du Hangars, bien qu'elle soit essentiellement acquise à la cause du Jen'ari, et surtout de son ancien maître le monocrate Omega. Malgré le terrible éclaircissement des troupes subis avec le passage assez remarqué des rebelles, visiteurs actifs ayant troqués les appareils de photographie habituels avec des objets destinés à donner la mort et remplir un certain idéal dénommé justice, du monde répondait encore à l'appel. Aucune stupéfaction là dessus du coté Sith mais beaucoup de morts. Enormément. Helena Korel, bien entendu était la plus réputée et celle dont l'information funeste était passée la plus rapidement passée mais beaucoup d'autres avaient aussi succombé et le Cathar n'était pas pressé de constater l'ampleur du défaut de bilan. Cependant, la Forge Stellaire étant encore miraculeusement plus ou moins debout et les rebelles, ayant échappés aux Siths comme du sable s'infiltrant entre les failles d'une main, n'avaient pas pu exterminer tout ce qu'ils voyaient. Ainsi, un nombre encore rassurant d'impériaux, ensanglantés, blessés, peut-être traumatisés mais toujours parcourue par l'étincelle de vie, faisaient obstacle à la progression de Kovarn jusqu'au cœur de la structure, vers laquelle couraient ses adversaires et dans laquelle il comptait.. Que comptait il faire ? Et surtout, que pouvaient ils faire ? Les sinistres rapportes saccadés et heureusement très réguliers des soldats patriotes ou non engagés dans le combat faisait état d'un véritable chaos au centre du monstre de ferraille, symbole de la puissance impériale. Le combat, qui tournait dangereusement en faveur des rebelles, semblait sanglant et comparable à la résistance trop passive du sable, assaillie par l'écume de la mer, fière, vêtue de bleue et très salée. Une catastrophe. Si les choses ne bougeait pas dans les prochaines minutes, non seulement l'objectif de neutralisation des cibles importantes serait un échec total, mais la Forge exploserait et tous ceux qui n'avaient pu s'en échapper exploserait. Fort heureusement, l'Empire s'évertuait depuis le millieu du combat à détruire les véhicules jedis pour couper leur évacuation, et ces derniers se massant dans les profondeurs de la strucutre, ils ne pourraient que difficilement s'échapper avant de rejoindre leur chère Force, mais avec le temps, le Seigneur Sith avait appris à se méfier de ce genre d'évidences. Les Jedis étaient des malins, ils risquaient de rendre le salut à un bon nombre d'entre eux, et les Siths repartiraient baiser piteusement Fanny, sauf si l'Omega ôtait enfin la tête de Rylen Korr du cou de cet incontournable roc Jedi mais cela aussi semblait mal parti. Rien ne va plus au fin fond de l'espace.


                                Dans tout cela, Kovarn se dirigeait tête baissée vers le centre de l'action, comme il l'avait toujours fait même lorsqu'il vivait sous l'ombre de son maître, avec la détermination d'un général classique, qui ne se rend pas, même à l'évidence. Il ne pouvait pas faire grand chose là dedans, étant donné que les otages était dèja libérés, que leur courir après était hors de question, et que le centre de commande se recroquevillait déjà sur lui même dans l'attente de la pénétration inéluctable, on vous passe ici une jolie métaphore. Il pouvait toujours, en reprenant en main les soldats présents et en cherchant les derniers Siths en vie affectés à cette zone, provoquer une résistance assez grande – il connaissait la mesure de sa puissance – pour non pas empêcher mais sinon retarder leur fuite et ainsi provoquer leur perte. Cela signifierait donc sa propre mort. Un acte kamikaze qui se rapprocherait sur certains plans de son aspect Cathar et des principes de sa race. Un acte kamikaze qui allait à l'opposition de son aspect Sith et de ses principes de faux sidekick en pleine progression, pour décrire en très gros sa situation politique et sociale, vue de l'extérieur. Dans tous les cas, la Forge semblait perdue, de toutes les façons que l'on puisse retourner la chose. Il était donc logique, et même nécessaire, de commencer l'évacuation. Les Hangars étant aux mains des Siths, seuls les combats entre Valiant et son némésis, entre l'Omega et le sien, avaient encore de l'importance, puisque celui de la Forge était perdu. Aucun protocole ne stipulait que leur attente était nécessaire pour l'évacuation. Deux vies contre plusieurs milliers. De toute façon, ils auraient largement le temps de finir leurs combats et de revenir si les Rebelles faisaient au moins face à une dernière résistance, en bas.


                                Toujours en marche vers le cœur de la forge, accompagnés de quelques Siths et soldats amassés ça et là, arrachés à la porte du tartare derrière laquelle ils avaient pour certains laissés une partie de leurs membres, ainsi qu'une bonne pelle de « bien vivants bien portants » à peine salis, Kovarn alluma une nouvelle fois la partie d'enregistrement et d'envoi de son comlink pour un message logique et fatal, destiné au clone Beta qui avait la charge de la bataille des Hangars, sous son ordre :


                                - La Forge est perdue, procédez à l'évacuation de nos forces. Il faudra garder un œil sur l'Empereur et le Général Valiant.


                                Le message fut enregistré, copié et envoyé à tous les responsables impériaux et Siths engagés – et encore vivants si possible – de la bataille sauf à ceux du centre de commandement, qui devait encore lutter héroiquement contre la fatalité pour permettre à la Galaxie de prospérer en sécurité quelques temps encore. Paix à leurs âmes.


                                Plusieurs heures après le début des réjouissances, le premier silence de la partie s'imposa aux oreilles du Cathar et ses compagnons de fortunes. Le couloir sans nom dans lequel ils randonnaient était non seulement vide d'adversaires, ces derniers l'ayant passé depuis longtemps, mais il y avait beaucoup moins de râles agonisants, d'éructations sanguinolentes, de droîdes expérimentant tout la gamme des sons liés à la destruction et de feulements discrets de pièges que dans l'ensemble des terrains précédemment traversés. Toute proportion gardée, et en faisant abstraction des respirations plus ou moins prononcées des hommes présents dotés d'un diaphragme en état de marche, cet atmosphère était presque qualifiable de « propice à la concentration. » En tant que Sith, Kovarn avait un excellent potentiel à la concentration rapide et totale. Une qualité que les adeptes du Coté Obscur prenait du temps à aiguiser et enflammer. Elle était donc normalement parfaite chez un Seigneur Sith. Il fut en introspection totale et harmonieuse en une poignée de secondes, et sa réflexion ne dura guère plus longtemps, même si le sujet ne prêtait pas à la précipitation. Sacrifier tous ces hommes et lui avec pour exécuter le groupe Cerberien et la tête principale des Rénégats avait il une si immense valeur ? Ne ferait il pas mieux d'aider à l'évacuation pour faire de la GAI une organisation la plus solide et la plus rassurante possible, même après cet incident ? Après tout, ces public enemies avaient de grandes chances de périr dans le feu qu'ils étaient eux même en train d'exciter. Il semblait futile de donner sa vie pour donner un coup de pouce à ce destin fatal. Et ce n'était pas Sith du tout, le Cathar, provenant de race valeureuse ou pas, avait quand même une étiquette et une dignité d'effroi à respecter. La décision s'imposa alors, obscure comme la brume qui parcourait sa voie et qu'il suivait avec efficacité et détermination, comme un grand maître Jedi aurait lui suivi une lumière.


                                Sans un mot, la délégation improvisée rebroussa chemin, et continua mollement la bataille des Hangars tandis que les sardines commençaient à imiter le saumon qui remonte les rivières pour remonter dans leurs boîtes à huiles, à savoir les vaisseaux impériaux. La GAI se sauvait. Pendant ce temps, la Forge se perdait et l'inévitable n'était plus loin.

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