Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #119

    Post n°116
    Auteur : Boomer

    La bataille dans le Hangar était menée convenablement et avec l’appui d’une stratégie brillante. Les soldats impériaux avaient été capables de désorganiser les renégats en leur faisant croire à une contre-attaque subtile qui n’était qu’une offensive violente et parfaitement enchaînée. L’artilleur du groupe des soldats lourds avait péri dans l’assaut, sur le monticule de débris variés. Certes il était regrettable de perdre une unité aussi brillante, les clones le pleureraient selon les lois Mandaloriennes mais l’Empire pouvait se défaire d’un homme, par sa victoire. Des adeptes Sith ayant traversés le couloir fictif se mêlaient aux Jedi pris dans l’embuscade sans l’appui de leurs alliés renégats. Malheureusement pour les impériaux, après le premier assaut et quelques petites escarmouches, les antagonistes avaient repris du poil de la bête pour se sentir forts et déterminés à détruire le colosse qu’est l’Empire.

    Beta-35625 et les deux soldats encore valides s’éloignent des feux nourris sous couverture.
    Le chaos régnant dans une harmonie malsaine et pesante sert les cœurs et crible les guerriers d’un âge nouveau de piqures d’adrénalines. Des cadavres méconnaissables tapissent le sol et gênent leurs frères d’armes dans leur combat. Une fois à la lisière des combats et avec prudence, le Major clone s’installe en position assise au pied d’une carcasse de vaisseau de transport où se repose un Lieutenant fatigué mais surtout blessé.


    -Major, il hoche la tête puis avale une rasade d’eau.

    -Lieutenant beau travail, nous venons de gagner une escarmouche.
    Vous êtes mal au point, vous souhaitez être rapatrié de l’autre côté des lignes pour que l’on soigne vos blessures ?


    -Merci Monsieur… Mais je préfère rester ici, vous savez les Sith…

    -Les Sith ?

    -Ils n’acceptent pas ce genre de choses, ces salauds mangeurs de côté obscur écervelés au point de vouloir la galaxie toute entière ! Plutôt mourir que de finir empaler par un bâta…

    Le Blaster de CT-35625 s’immisce dans l’intimité buccale du Lieutenant.
    L’officier à la sueur dégoulinante à volonté, hoquette de stupeur avant de tourner les yeux vers un Sith à l’œil vorace. La créature cauchemardesque sabre tiré et allumé retient son geste et se contente d’observer, comme il semble l’avoir fait depuis le début de cette conversation. Le Lieutenant comprend et accepte son destin car telle est sa volonté, celle de Beta pour ne pas trahir ses pensées mais aussi celle du Lieutenant. Sous son casque de soldat clone le Major émet néanmoins une pensée approbatrice à l’encontre des paroles du Lieutenant mais referme sa réflexion intime autour d’une barrière solide et contrôlée.


    -Notre Empereur est le Seigneur Noir des Sith et ne tolère aucune insulte envers son Ordre, son pouvoir, son Empire ou sa personne. Lieutenant…,
    il baisse la tête vers sa poitrine au niveau de là où siège pour les clones le matricule, Morivan Andel  vous êtes condamnés à mort sur le champs.

    Il hochement de tête pour le condamné, il soupire de pitié pour le bourreau.
    La cervelle du Lieutenant éclabousse la façade du transport dans une giclée nette et aux allures d’œuvre impériale de très mauvais goût. Le Sith s’approche de quelques pas et toise Beta-35625.


    -Vos communicateurs sont HS ?

    Beta fronce les sourcils en gardant son arme.

    -Non, pourquoi ?

    -Ordres de Dark Kovarn, surveillance du Général Hell face au Général Valiant.
    Gardez un œil sur votre supérieur et retournez au combat petits clones aguerris que vous êtes, dociles et serviables comme des bêtes,
    le Sith tente de tourner le dos aux trois clones.

    -Je suis le Major CT-35625 je prends connaissance des ordres du Seigneur Kovarn et souhaite vous poser une question, résidu de bouse de Bantha. Vous vous prenez pour qui ?

    Le Sith encaisse l’insulte et crache son venin dans l’esprit du Major.
    Malencontreusement l’esprit en question est clos, derrière un blindage solide en duracier.
    Beta se souvient de l’homme en face de lui, quelques heures plus tôt c’est cet homme qui a osé violer son intimité au débarquement dans le hangar, bien avant l’assaut rebelle.


    -Tu vas payer pour ton innnnnnnsaAAAAAAAAAaaaaaah.

    Une explosion de débris.
    Le vaisseau spatial se transforme en bulldozer prêt à écraser et à broyer n’importe quel soldat.
    S’en allant vers d’autres cieux, poussé via la Force, le Sith s’écrase plusieurs mètres plus loin sur une pile de bouts de transparacier. L’embrochant au passage. Un soldat passe devant les trois hommes à une allure inhumaine, alors qu’eux-mêmes sauvent leurs vies.


    -CONTRE ATTAAAAAaaaah.

    Même chose.
    Telle une fusée de kermesse l’unité s’envole dans les airs et retombe quelque part dans le hangar, un petit –POC- lointain identifiant l’atterrissage. C’est alors que derrière la fumée une Jedi apparaît, belle, sublime pour des critères purement humain et fait vrombir son arme mortelle derrière les soldats lourds. Ayant la certitude que le fait de voler est immédiat l’un des soldats salue ses deux camarades et active les détonateurs thermiques à sa taille pour s’immobiliser violement. Lancée dans sa course la justicière ne prend le temps de s’arrêter et flairant le subterfuge une seconde de trop, tente un bond via la Force au-dessus du kamikaze. Malheureusement la déflagration la pousse un peu plus dans les airs, des morceaux d’armures lui tailladant la chair puis elle rebondit sur une carlingue et roule pour tomber à terre, semi consciente.

    Beta et son dernier camarade cessent leur fuite et soufflent quelques secondes et blêmissent lorsqu’en se penchant pour respirer, le compagnon du Major ressent un frottement dur au niveau de son postérieur. Le vaisseau de transport à quelques centimètres seulement d’eux semble sourire.


    -S’il n’était pas parti dans un feu du tonnerre pour parer l’attaque…


    -Oui, on serait en dessous de ce truc ! Ogive ?

    -Trois il me semble.

    -Chargez, chargez, CHARGEZ !! Cette [Pour des raisons évidentes l’Empire impose la censure sur cette partie du dialogue, merci de bien vouloir nous excuser du désagrément] de Jedi est là-bas !

    Le Major sort l’ogive de son barda, le fourre dans le canon du lance-roquette du soldat déjà posé sur son épaule et tend le cou à la verticale pour observer la criminelle, la terroriste assise se tenant le flanc.

    -J’aurais dû prendre le temps d’écrire quelque chose sur la tête de la roquette…


    -Pour nos frères ?

    -Non plutôt… va mourir sale [Censure Impériale : Femelle chien], celle-là c’est dans ton [Censure Impériale : Postérieur] !

    Une fraction de seconde trop tard la Jedi apperçoit la tête de l’ogive munie d’un Smiley souriant.
    Des dizaines de mètres plus loin une main tendue en un doigt d’honneur significatif par un clone impérial. Elle s’éteint dans une explosion gigantesque.

    Beta-35625 agrippe l’épaule de son camarade et la secoue amicalement.


    -Retourne au front, reprend la formation de combat.
    Je me charge de surveiller au mieux notre Général tout en combattant.


    -A vos ordres Major.

    Le soldat lourd bascule son lance-roquette derrière l’épaule, salue militairement son supérieur et ami de quelques minutes pour lui tourner le dos. Les yeux de Beta se posent sur le postérieur de son camarade, admirant les rayures du transport sur l’armure, à cette image il sourit.

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      #120

      Post n°117
      Auteur : Super PNJ


        Moïra Kami               Ast'era Clip
       
       

      Moïra se passa la main sur le front. Pour essuyer la sueur, le sang, pour chasser la poussière, la fatigue.
      Depuis combien de temps était-elle dans ce hangar, à soigner et à diriger des hommes ? Elle n’en avait plus la moindre idée. Elle savait juste que la fatigue commençait à peser sur elle. Et elle fit appel à la Force pour apaiser ses muscles endoloris. Elle finit le bandage qu’elle était en train de faire, donna des ordres pour que le soldat soit dirigé vers la zone d’évacuation, et décida de s’accorder une pause, pour voir où on en était dans le hangar.

      Elle put observer une mécanique déjà bien huilée.
      Des hommes leur étaient amenés en piteux état. Des hommes étaient soignés et repartaient au combat. Des hommes étaient soignés et évacués. Des hommes étaient soignés et mourraient malgré tout. Ainsi allait la vie, ainsi allait la Force.

      Moïra commença à avancer au milieu des différents espaces de soin. Elle s’efforçait de tout voir, de repérer les problèmes et d’y apporter la solution adaptée. Il ne fallut pas longtemps aux rebelles pour se rendre compte que la Jedi n’était plus occupée à soigner. Elle fut très vite assaillie de requêtes et de « crises graves à résoudre immédiatement ». Il semblait qu’elle était ce qui s’approchait le plus d’un officier commandant dans le hangar… Elle fut emportée dans un autre tourbillon de tâches à accomplir, aussi prenant que les soins à donner.
      Le temps passa encore et encore. Combien ? Mystère.
      Et puis, soudain, un petit détail qui tournait dans sa tête comme une mouche irritante qui se cognerait sans cesse à une vitre s’imposa et prit tout son sens.
      Un détail, un tout petit quelque chose qu’elle avait oublié. Un quelqu’un plutôt. Un nom qui lui échappa dans un murmure.


      - Ast’era…

      Elle expédia rapidement le médecin qui lui soulignait le grand nombre de blessés à évacuer, et chassa les autres d’un geste bref, leur disant de se débrouiller.
      Elle devait prendre de la hauteur. Elle réfléchissait en même temps. Elle avait décidé de parler rapidement à la padawan. Mais elle avait été entraînée par ses soins. Et elle n’avait pas vu le temps passer. Ast’era s’était retrouvée livrée à elle-même. Qu’est-ce que cette petite tête brûlée avait bien pu inventer ?
      Moïra se hissa sur une pile de débris, pour trouver un point de vue en hauteur. Elle cherchait Ast’era. Une Twi’leck à la peau blanche devait être facile à repérer, même dans ce capharnaüm. Et pourtant… la Jedi avait beau scruter le hangar, elle ne trouvait aucune trace de sa padawan. L’inquiétude montait doucement en elle. Elle se lança dans une exploration mentale, à la recherche de l’esprit qu’elle connaissait si bien. Ast’era n’était nulle part.


      *Ast’era… Ast’era !... Où es-tu ? Réponds !*

      Rien. Le silence. Et à l’orée du hangar, une obscurité rampante qui l’empêchait de fouiller les couloirs de la Forge à la recherche de son élève.

      *Ast’era… pauvre enfant… qu’as-tu fait ?...*

      Toujours aucune réponse. Moïra regardait autour d’elle, perdue, inquiète et hésitante. Que devait-elle faire ? Quel genre de maître laissait sa padawan seule au milieu d’un immense vaisseau Sith qui empestait le côté obscur et grouillait d’ennemi ? Quel genre de maître n’était pas capable de s’occuper de son élève ?
      La respiration de Moïra accélérait. La peur pour sa padawan augmentait rapidement. Et Moïra savait le danger que cela représentait.
      Elle se força à se concentrer sur le spectacle à ses pieds, le ballet de civières, médecins, transports et renforts qui valsait dans le hangar. Lentement, elle chassa la peur de son esprit et retrouva son calme, même si ce n’était pas encore tout à fait sa sérénité habituelle.

      Elle étudia ses différentes options.
      A vrai dire, elle n’en voyait que deux. Rester dans le hangar et accomplir la tâche qu’on lui avait confiée.
      Ou partir à la recherche d’Ast’era à travers l’immensité de la forge stellaire.


      * Pardonne-moi, Ast’era. Je ne peux pas quitter le hangar… Ma place est ici… là où était la tienne… Pourquoi es-tu partie ? Pourquoi a-t-il fallu que tu désobéisses une fois encore…*

      Moïra, la mort dans l’âme, retourna à sa tâche, sans cesser de penser pour autant à sa padawan, qui était quelque part dans les couloirs hostiles d’un des plus puissants artefacts Siths jamais connus, seule peut-être, en danger sans aucun doute.

      ********************

      Pendant ce temps, Ast’era avançait prudemment dans un couloir sombre. Elle était bel et bien seule.
      Pourtant, quand elle avait quitté le hangar, c’était à la suite d’un groupe de rebelles, des renégats et deux Jedis. Mais elle avait fini par en être séparée. Elle n’avait pas la moindre idée d’où elle était. Mais ce qu’elle savait, c’est qu’elle pouvait enfin se battre.
      Avant de perdre la patrouille rebelle, ils avaient croisé plusieurs ennemis, organiques ou mécaniques, mais aucun forceux. Ast’era avait participé à l’élimination de toute opposition avec une ardeur inquiétante pour une future Jedi, mais avec une certaine habileté indéniable.
      Même depuis qu’elle marchait seule, elle s’était débarrassé de plusieurs droïdes et de quelques soldats clones.
      Il faut dire qu’elle avait soigneusement évité les situations où l’ennemi était vraiment trop fort. Grâce à la Force, elle pouvait anticiper la plupart des mouvements des autres. Mais ça ne l’aidait pas à retrouver son chemin.
      Et la petite Twi’leck commençait à se dire qu’elle allait avoir de sérieux ennuis quand elle retrouverait Moïra. Si elle la retrouvait un jour…
      Pourtant elle avançait toujours, vaillamment, sans sembler ressentir la moindre peur (en-dehors de son inquiétude concernant le sort qui l’attendait face à son maître).
      Elle ne savait pas ce qui l’attendait à chaque coin de couloir. Quel danger, quelle épreuve, quelle mort…
      Et Ast’era tournait dans un couloir, puis dans un autre, et encore un. Elle se cachait pour laisser passer une patrouille. Et elle reprenait sa route.
      Encore un couloir, encore un coin.
      Et puis, au loin, des bruits de combats.

      Ast’era s’arrêta. Qu’est-ce qui l’attendait là-bas ? Est-ce qu’elle devait y aller ? Est-ce qu’il ne valait mieux pas faire demi-tour ?
      Elle n’eut pas le temps de se décider. Des gens arrivaient. Il était trop tard.


      Spoiler : HRP

      By Senara
      senara sabre laser

       
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        a écrit sur dernière édition par
        #121

        Post n°118
        Auteur : Tericarax

        Une terrible déflagration, et Tericarax se retrouve projeté en arrière. Dépourvu de toute chair, son corps d’acier tombe simplement au sol, et bien qu’il possède un nombre impressionnant d’émulateurs cérébraux, ils ne sont pas suffisants pour qu’il se rattrape, l’expérience ne suivant tout simplement pas. Sa mémoire tente de joindre les deux bouts. Que s’est-il passé ? Il combattait il y a encore quelques secondes cette hybride si prometteuse. Ses assauts se resserraient, il la tenait. Il avait de nouveau créé une diversion, par un coup de lance sur le côté, et c’était à ce moment que tout avait explosé devant lui. Il aurait du analyser l’explosion. Il aurait du le faire. Dans un coin de son esprit, le cyborg note d’intégrer à son armure tout un matériel d’analyses. Son uniforme noir brûle doucement, sous la chaleur intense ayant suivi l’explosion. Son cerveau continue de tenter de comprendre la raison de l’explosion…Oui, sa lance a frappé le mur, et rebondit. Rebondit…Sur un conduit de gaz ! Les hautes vibrations de la vibro-lame, sa température suite à ses contacts répétés avec un laser…Bien sûr, voilà la réponse. Il a tout simplement enflammé un gaz, qui a eu un effet similaire à celui d’un détonateur thermique, ayant déclenché l’explosion. Une quinte de toux hideuse. Un instant, le Kaleesh reste interdit. L’explosion aurait-elle endommagée ses systèmes respiratoires ? Mais question plus grave encore ; son sujet d’expérience se serait-il échappé ?

        Se remettant sur ses jambes d’un bond lourd, le sergent arrache les restes de tissus, qui achèvent leur combustion sur le sol. Inutile de s’en encombrer plus longtemps, de toute évidence cet uniforme noir est maudit. Et peu importe après tout. La seule insigne de la CSI était sur sa cape, qu’il a retirée au moment du briefing. De ce fait, il ne sera analysé par les troupes adverses que comme un cyborg dont l’alignement est obscur. Parfait, leur ignorance causera leur perte. Faisant tournoyer entre ses doigts sa lance, le personnage traverse le nuage de poussières.

        L’explosion a fait sauter les lumières de tout le périmètre, mais l’on peut toujours se guider aux reliefs, et c’est précisément le plan que suit Tericarax. Sa proie s’est échappée. Mais il peut la suivre…Suivre ses traces, la chasser. Leur combat n’est pas encore terminé, non, la capture se doit d’être effectuée. Quelques adversaires se présentent bien au sergent. Toutefois, son esprit est axé sur une seule tâche ; trouver un être sensible à la Force. Obnubilé par cet objectif, tous ses ennemis – un storm trooper au casque neutre, suivi ensuite de quelques droïdes à la composition archaïque, et enfin un trio de clones – tombent sous sa lame, pour paver le couloir d’autres cadavres. La solitude est donc le lot de la guerre. Les lumières ne sont toujours pas revenues. Aurait il donc détruit une part de l’alimentation accidentellement ?

        Enfin, notre colosse de chair et métal s’arrête. Ses détecteurs auditifs perçoivent…Une autre respiration. Non, impossible. Il est seul ici. Seul, avec ses pensées, songeant aux améliorations qu’il va devoir apporter à son armure. Il semble en effet que ses systèmes de respiration, comme il l’avait si bien détecté auparavant aient été…Abîmés. Sa respiration n’est plus légère, mais presque asthmatique, rauque, irrégulière. Déformée par son voco-codeur, on entendrait non pas un cyborg, non pas un droïde, ni un Kaleesh, mais une monstruosité, un être de cauchemar. Et les yeux de Tericarax scrutent à présent l’obscurité. Cette respiration…Cette respiration qu’il entend…Une lampe s’allume, un éclair qui ne dure que quelques secondes, mais suffisant, amplement suffisant. Le grand personnage, à l’allure squelettique de part sa structure même, a le temps de voir une forme…Une personnage qui semble être de la même trempe que celle qu’il cherche…De nouveau, l’ampoule grésille, révélant une nouvelle fois les deux l’un à l’autre
        .

        - Eh bien…Le « Destin », comme vous aimez à l’appeler semble vraiment me gâter…Mais je ne pousserai pas ma chance…Pas cette fois, non…Mais que…


        Tericarax s’interrompt, prit d’une violente toux, répugnante, inorganique par ses accents métalliques. Ses yeux brillent, alors que pour la troisième fois la petite ampoule lance un éclat dans le couloir. En face de lui, Ast'era.

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          #122

          Post n°119
          Auteur : Kalane

          Du sang.
          Du ( C'ETAIT ROUGE ) sang. L'univers est fait de sang. L'univers est rouge, froid, et glissant. Et il tourne, tourne, tourne, dévoilant ses lambeaux brisés à une Kalane emportée dans le manège malgré elle. La douleur ne se manifesta qu'à peine. Pourtant, le choc avait été si violent qu'une partie du visage de Kalane, violemment touché, subit des séquelles importants et échappa au traumatisme de peu. Le souffle complètement coupé, la jeune femme recula et évita par miracle une attaque qui lui parut beaucoup plus rapide que son dernier voyage en hyperpropulsion. La célérité de l'attaque émergea de la foule des détails pour devenir la pensée principale de son existence et elle n'arriva plus à penser au reste, c'est à dire à son adversaire, à son combat, à son passé et même la Forge en déroulement. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle avait des jambes et qu'elle pouvait fuir avec, mais qu'un combat l'entourait et qu'il faudrait être prudente. Sans réfléchir davantage, la padawan de tous les combats s'en retourna, frôla la mort une nouvelle fois et tenta de courir malgré le fait que ni l'oeil, ni les muscles du côté de l'impact n'était plus utilisable pour le moment. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que sa respiration sifflante était aussi très faible et qu'une poigne de fer écrasa ses côtes dés qu'elle tenta de bouger. La nausée, fidèle pupille de la douleur, envahit son estomac et ses trachées au même moment et elle projeta sur un mur le sanglant prix de son erreur, qui coula lentement sur la paroi d'acier. Un simple coup d'oeil à la plaie qu'elle avait laissé dans le mur avec le choc, malgré les différents obstacles que rencontrait son regard brouillé, suffit à achever sa fierté, sa dignité et toutes appréhensions morales. Celles ci s'effondrèrent dans un grand brouhaha de force tandis que Tericarax repassait à l'action, une seconde fois, Kalane évita sans savoir comment et sentit tous ses organes hurler contre l'effort qu'avait arraché le mouvement de ses forces plus que déclinantes.

          La jeune jedie rassembla pourtant sa volonté pour donner à la douleur un coup de pied rassurant, et bondit – sachant que son agilité était avec la Force le seul de ses atouts. Grâce à son sabrolaser, elle para l'opportunisme et se retrouva les deux jambes serrées autour du crâne métallique de son adversaire. Contre un humain ou un humanoîde dit « intelligent » ou non, il lui aurait alors suffi d'éveiller quelques souvenirs acrobatiques et de tourner de façon rapide et sèche le chef de l'ennemi pour briser la trachée artère et la boîte cranienne, mettant ainsi fin au combat. Mais hélas, ce n'était pas le cas. Et Kalane doutait de pouvoir faire du cirque aujourd'hui. Ce n'était pas sous un chapiteau qu'elle avait vu sa très probable dernière journée sous le.. sous l'espace présentément. Cette Forge était une catastrophe. Beaucoup mourraient encore dans les Hangars alors que seul une poignée de rénégats avaient atteints les alentours du cœur de la Forge mais n'accédaient pas à la salle des commandes. Il fallait absolument avancer, avant d'atteindre le génocide, double ou triple, le plus sanglant de l'Histoire. Pour Kalane, l'heure était à la survie. Sans ménagements, elle appliqua violemment son poing sur les photorécepteurs offerts de l'androîde et tira sur la feraille de son visage de métal avant de l'endommager de deux nouveaux coups de poings. Elle savait très bien qu'elle ne pouvait rester impunément à une aussi proche hauteur de ses bras déployés et se laissa tomber au sol, même si au vu de sa blessure faciale, il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre sans aide. D'abord clopinant, elle lança ses jambes en avant de plus en plus puissamment, comme poursuivie par milles démons, ce qui était à peu près le cas.

          Par intermittences, elle hurlait, happée toute crue par les efforts incessants qu'elle devait éxécuter pour poser sa jambe sur le sol, s'appuyer sur ce dernier, jetait l'autre jambe en avant et recommencer le plus rapidement possible, sans tomber, ni s'allonger au sol et pleurer toutes les larmes de son corps brisé. Depuis la première bataille de Coruscant, sa vie n'avait été que chutes et rechutes incessantes. Cela avait favorisé son expérience et largement contribué à tailler ses compétences mais en l'absence de maîtres, de supports, et d'émotions positives dans son univers, elle avait suivi un chemin aussi droit que rocailleux. Et risquait bien d'en trouver la funeste issue dans quelques secondes.

          Il fallait trouver une solution, l'éclat intuitif légendaire du Jedi, sa dernière chance de survie. La meilleure défense était très loin d'être l'attaque comme se le répétait les faux guerriers de pacotilles mais dans sa situation, tel était le verdict final. Elle devait impérativement se débarasser de Tericarax, coûte que coûte. La mi-Togruta s'arrêta, laissa l'air qui frappait la partie décharnée de son visage harceler ses sens et frotta ses yeux pour discerner la silhouette confuse de l'androîde du reste de l'espace. Ils n'étaient pas allés bien loin, et les combats étaient encore rares dans les couloirs fermés de la structure des Hangars. Cela voulait dire qu'aucune miraculeuse force adjuvante n'allait apparaître, embrocher le démon et la sauver d'un mauvais pas.* Tu es seule, Kalane, tu as toujours été seule. Mais maintenant, je suis là. Abandonne toi au Coté Obscur. Lui seul a le pouvoir de te sauver. Lui seul peut vaincre la mort. Le Coté Obscur est ton avenir, c'est l'avenir de la Galaxie*. Une formidable vague de haîne écuma sur les pensées désordonées de la prédatrice et les éparpillèrent sur la plage de sa raison. Ce sentiment n'était pas apporté par l'obscurité que lui proposait son « invité mental » - la Trace – mais était motivé à l'encontre de ce dernier. Jamais elle ne basculerait de l'autre côté, jamais elle ne se livrerait à ce qu'elle voyait comme sa Dernière Chute.

          Il y eut un déclic furieux dans son âme et Kalane cria une nouvelle fois. Mais cette fois, aucune douleur ne baignait dans ses mots bouillonants. Seulement la rage d'avoir été touchée dans sa fierté et le défi qu'elle adressait à la fois à la Faucheuse et au Coté Obscur. Au dessus de Tericarax, le plafond se craquela puis implosa en plusieurs morceaux plus ou moins gros, accompagnés de poussière et de déchets piégés dans le transparacier. Le flot se déversa sur l’androïde tandis que Kalane tournait déjà les talons. Elle s'étonnait que l'Empire ne lui avait pas dèja donnée le nom de « Survivor » mais ne put en rire, les zygomatiques bloqués. Ne pouvant plus courir sans menace, elle se traîna jusqu'au cœur du combat par le même chemin qu'elle avait emprunté pour en sortir. La transmission télépathique ne lui avait été enseignée, il fallait donc atteindre le Maître Stevens pour l'informer des évenements. Mais personne n'avait le temps d'être informé. Tout le monde était en train d'AGIR. La plupart étaient en fait en train de mourir mais c'était une autre histoire. Kalane rejoignit les siens en une vingtaine de minutes et tenta de ménager ses efforts tout en apportant son aide.

          La prochaine phase de la mission devait absolument se dérouler.

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            #123

            Post n°120
            Auteur : Elana "Hope"

             
                                                          Nero 
             
             

            Le capitaine Nero avait reçu l'ordre de rejoindre un groupe situé dans un hangar qui était plutôt en difficulté. Depuis l’atterrissage du Cargo dans la Forge , Elana regardait chaque recoins de la structure , elle n'avait jamais rien vu de tel , c'était inouï. Elle fut réveillée  par Nero qui ordonna à l'équipe;




            -Très bien ! On va rejoindre un groupe en difficulté !
            Je prends les devants avec Shar ,
             Alphonse et Al'zuc à l'arrière garde.
            Fox et Wolffe je veux vous avoir à l'oeil vous êtes au milieu
            R3 tu restes avec moi
            Comray tu surveilleras Fox et Wollfe si mon attention est ailleurs
            Elana tu me suis et tu t'écartes pas d'un pouce! Compris?




            -Oui chef! répondit en choeur le groupe.


            -BIP BIP


            -Alors en avant!




            Au pas de course , Nero se dirigea vers la position donnée . Elana qui le suivait de près serrait son blaster comme si ça vie en dépendait , comme si  cette arme pouvait lui sauver la vie. Et elle n'était pas totalement dans l'erreur...
            Elle courut aussi vite qu'elle le pouvait. la tumulte de la bataille proche résonnait dans les oreilles de la jeune femme.  
            Elle commençait seulement à se détendre au bout de dix minutes que Al'zuc cria:




            -Grenade ! 


            -A  terre!




            Elana se jeta sur le sol métallique et se couvrit la tête , l'explosion retentit et un grand bruit de fracas résonna . Un peu etourdie elle se releva , des débris jonchaient le sol mais à priori personne n'était blessé , cependant Al'zuc semblait faire face à des ennemis. Un groupe  d'une dizaine d'Impériaux  les avaient aperçus dans un couloir adjacent et étaient à leur trousses. Le Weequay abattit deux ennemis et l'effort combiné du Capitaine Nero et de ses deux frères fit tomber plusieurs ennemis.Elana saisit son arme , ferma les yeux et se laissa submerger par la Force , elle tira , un ennemi tomba. Celui qui semblait être le chef de la patrouille tira une rafale . Elana se mit vite à couvert , à sa gauche , Alphonse n'eut pas ce réflexe .




            -HAAAAA!




            Il s'écroula après un ultime cri , Comray courut l'examiner il se tourna vers son supérieur:




            -Il est mort.




            Shar déglutit  et Nero ordonna ;




            -On fait plus attention à eux on continue vers la position. Fox , Wolffe vous nous couvrez à l'arrière garde allez!




            L'escouade se remit en route.


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              #124

              Post n°121
              Auteur : Super PNJ

                  Ce hangar commençait à poser problème aux renégats. Leur arrivé avait provoqué un effet de surprise qui avait déstabilisé les forces impériales et siths qui ne s'attendaient pas à un tel débarquement de troupes. Cela avait jouer en leur faveurs, mais le vent avait tourné dans ce coin de la Forge. Les renégats avait mis du temps à sécuriser deux hangars avant celui-ci et l'ennemi avait déjà pris ses positions, préparé ses pièges et sa défense. Les Jedi avaient mis du temps à venir, laissant les renégats se faire massacrer par les forces Siths et pour ceux qui survivaient, voir leur amis, frères d'arme se faire exploser, démembrer par l'ennemi et survivre à ce que chaque être vivant appèlerait l'enfer. Maintenant les Jedi était là, et la donne n'avait qu'empiré. Les Siths était heureux, ils avaient ce qu'ils voulaient, des jedis. Leur arrivé avait provoqué un soulagement et un grand moment de joie chez certains hommes, chez d'autre le contraire, restait aux Jedi pour certain de prouver leur valeur. Mais la situation devait difficile gérer, l'Empereur lui même était arrivé dans le hangar. Les hommes face à sa vu avait préféré le laisser aux Jedi, eux n'étaient pas à même de se mesurer face à lui, et ça, chacun le savait.

                  Les explosions allaient bon train dans le ''dit'' hangar. Les débris volaient dans tous les sens, les hommes mourraient de leur blessures, soit par un choc à la tête, soit en se vidant de leur sang. Parmi ça, l'agent Joker du Cerberus s'amusait à tirer sur chaque grenade qu'il voyait, tuant tout le monde, qu'il soit ennemi ou ami. Ceux qui s'en rendait compte n'avait guère le temps de réagir, s'ils perdaient ne soit qu'une seconde d'attention, ils mourraient ; tué par l'ennemi ou dans l'explosion de la fameuse grenade. Vive les alliés.
                  D'un autre côté, les renégats se faisaient attaquer par derrière par un groupe qui n'était ni commun à eux, au Cerberus et ni à l'Empire, ceux-ci s'amusait à tuer les trop curiaux et s'affairait à tenter de capturer des Jedi avec beaucoup de mal. Le petit groupe ne passait pas vraiment inaperçu avec tout leur armada sur le dos. Il était clair qu'il s'agissait de chasseur de prime pour tout les hommes présent dans le hangar, surement engagé par l'Empire pour prendre quelques têtes. La situation devenait beaucoup plus compliqué que prévu, les renégats subissaient plusieurs attaque et se retrouvaient entre deux feux. Une chose déconseillé sur un champ de bataille.
                  Les forces en provenance du monde Hapiens était arrivé en même temps que leur prince. Celui-ci ne manquait pas d'air, à peine arrivé qu'il exigeait l'aide d'un Jedi. Malheureusement pour lui, on ne faisait pas toujours ce qu'on voulait. Et surtout pas entre des feux croisés. Les impériaux bien que face à l'acharnement de l'alliance réussissait toujours à faire passer des droides de type mark-I et II, en plus des soldats sith, des droides sentinelles ; les renégats ne s'en sortiraient pas vivant de ce hangar à par un miracle. 

                  L'ennemi envoya plusieurs tirs de mortier bien placé sur les positions des renégats. Le prince qui avançait avec ses troupes ne fit pas épargné. Le souffle des explosions et les explosions en elle même provoquèrent une désorganisation des défenses tenu par les membres de l'alliance. Les hommes volèrent, ou une partie de leur corps partait au loin. Les défenses tombaient, les renégats perdaient du terrain. Les Jedi trop occupés par les Siths ne pouvaient les aider. Si tous voulaient entrer dans la Forge, ils leur faudrait trouvé un autre endroit. Les ordres fusaient de toutes parts...
              -A couvert !!
              Médecin !! Doc !
              Lieutenant on a perdu une position !
              -Tiens bon, le doc va arriver et stopper l'émoragie, t'inquiète pas.
              Infirmier, mais qu'est ce qu'il branle ?!
              -Surement un autre infirmier... Baf !
              -C'est pas le moment de faire tes blagues à deux balles !
              Tiens la position ! Infirmier !

                  Les tirs bien placé ennemi n'avaient épargné personne. Qu'on soit renégat, Jedi ou même prince. Certain cherchait le prince et les Jedis des yeux mais n'en n'avait que peu à faire, les blessés devaient être secouru et sortis de là en vitesse pour avoir des soins, mais la situation ne s'y prêtait guère. Les rapports venaient assez vite, bons nombres de positions avaient été perdu, l'alliance perdait du terrain, l'empire en gagnait. La situation était plus que critique, elle était désespéré dans le hangar, les hommes mourraient par les flemmes, le carburant qui brulait, les explosions, par les tirs de blaster, les lames des sabrolasers des Siths. Ceux-ci enhardies par leurs soif de mort et de désolation, et par la peur qu'ils inspiraient aux soldats. Le Prince Hapiens avait été retrouvé parmi ses hommes, couvert de sang, peut être blessé. Peut être... Les deux hommes qui l'avaient trouvé n'eurent pas le temps de prévenir qui que se soit, transpercé par un feu croisé venant de la petite équipe de cdp qui c'était réfugié derrière un vaisseaux de débarquement en ruine à deux mètre d'eux et des tirs provenant des impériaux. La situation allait mal, et ce, pour qui que ce soit.

              Spoiler : Spoiler
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              Atin Jnum / Boite de conserve.
                

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                Post n°122
                Auteur : Kovarn

                «  Ils ne savaient pas que c'était impossible et ils l'ont fait – Mark Twain - » 
                [Flash unavailable] 

                La Faucheuse avait envoyé de curieux émissaires pour ramasser son dû dans les champs de guerriers Siths. Ayant déjà très rapidement croisé le fer avec Paul Skawalker, Kovarn savait que son style de combat était particulier mais, l'homme étant lâche, les combats n'avaient pas durés plus de quelques secondes. Par conséquent, le Cathar fut surpris de découvrir l'art martial peu conventionnel de son adversaire, étonnement qui ne put que jouer en la faveur de ce dernier. Arrogant comme tout Jedi mais plus ambitieux que ses semblables, l'humain avait répondu à l'assaut du Seigneur-Gouverneur avec un aplomb sans failles et développé une défense désordonée mais d'un certain côté efficace. Ce n'était pas du makashi, ni du Jar-Kai, ni aucun art de combat pouvant être enseigné dans les Temples Jedis et les centres d'entraînement pour soldats. C'était un style urbain, du combat de ruelle coruscanti ou de cours de récrées lycéennes. Des coups de tête, une appropriation violente du rythme et la volonté de transformer son adversaire en charpie à l'aide de poings fermés. Ces techniques animales, basées sur l'instinct du combattant et faisant appel à ses réflexes les moins humains, laissait peu de place à une réponse toute de finesse ou à des cabrioles artistiques mais fort heuresement, sa violence « chaude » n'atteignait pas la froide cruauté de jujitsu annexes. Ainsi, la douleur et la charge encaissée par Kovarn lui permirent, en faisant appel à une dose de ténacité, de contrer l'assaut sans trop de dégats. Si Skawalker restait dans cette optique de bataille, il avait peu de chances d'opposer son art à d'autres techniques plus dévelopées et affinées durant des siècles. Le personnage en lui même n'ayant jamais pu s'adapter aux changements qui avaient secoués la galaxie depuis qu'il était devenu Apprenti Jedi, allait il s'adapter aux réponses d'un simple combat à mort ?


                Après avoir éteint son sabrolaser, le Sith plissa les yeux pour distinguer le prochain mouvement de son adversaire, qui voyait son idée de repousser les sabres rouges réduite à néant et attrapa les poignets encore avancés pour l'attaque afin de projeter Paul plus loin, dans le groupe hapien du rat de l'espace. Une fois fait, le Cathar se releva, jeta un œil à ses blessures – superficielles – et entreprit de ramener à lui le sabre du Gris, grâce à une attraction de Force. Sûrement choqué voir blessé, Paul opposerait une résistance plus faible que d'habitude à cette manipulation. Comme d'habitude, Kovarn envoya son esprit rejoindre la toile de la Force, devint maître de cette dernière et attacha les fils de sa pensée au sabrolaser tombé. Il pouvait d'une simple « tension » ramener à lui cet artefact. De là, il serait bien plus simple de mettre fin au combat, et de se jeter sur un Paul désarmé pour le tuer en profitant de sa carrure de Cathar et de son expérience double, draînée lors de la perte de mémoire de l'ancien padawan de Julius. Une simple tension. L'espace d'une pensée et la vie de Skawalker était presque condamnée, à moins que les hapiens ne se soulèvent admirablement pour repousser le gouverneur de la planète féline et ses hommes. Les Jedis étaient cocnentrés aux alentours de leur gourou sectaire, Rylen Korr, lui même opposé à l'Empereur et l'ensemble des mesures que Kovarn avait prises pour leur purge en faisaient des cibles prioritaires, trop surveillées et trop demandées par l'Ankou pour rejoindre héroiquement l'un des leurs, presque bannis de leur communauté qui plus est. Une simple tension et des années de vengeance, de réflexions et de haine envers le Jedi Gris s'effondraient, offrant le repos à tout les membres de l'Ordre Sith qui avaient eu pour dernière vision sa lâcheté alors qu'une bombe incontournable déposait son ombre sur leurs ténébreux auras.


                Les images de Dathomir et de la tentative d'assassinat de Coruscant dansèrent dans la mémoire du bras droit de l'Omega, se superposant au drame de la Garnison avec un mélodieux grincement maintes fois ressenti, maintes fois déclencheurs de méditations ayant provoqués des dizaines d'insomnies. Une goutte de sang sur la main de Kovarn tomba lentement de son doigt courbé sur son sabrolaser et se mit à faire la descente de la manche d'acier incurvée. Lorsque cet homme, encore vierge de Sam, avait tenté de tuer sans morale Jedie l'Omega et Kovarn lors d'une froide infiltration dans leurs locaux, le Cathar avait survécu à Paul Skawalker. Aujourd'hui, les temps s'étant écroulés sur eux mêmes avant de se rebâtir nouveaux, c'était Skawalker qui allait survivre à Kovarn. D'une « simple tension » des fils de sa pensée, le maître du côté obscur renvoya le sabrolaser de Paul plus loin dans la bataille, à des mètres de là, sous les pieds d'êtres intelligents occupés à une danse mortelle et qui ne tiqueraient pas s'ils détruisaient inconsciemment l'arme, débris de bataille parmi tant d'autres.


                - «  Je ne suis pas un héros, mais je suis l'avenir, Paul Skawalker. Je suis dans le bon camp et je combat ma cause. Je suis libre. Vous, n'êtant pas un héros, vous n'êtes rien. Lorsque vous voudrez devenir quelque chose, lorsque vous voudrez retrouver votre place d'être important, revenez me voir. Je ne vous attendrai pas. »


                Pour fait, Kovarn n'avait pas le temps de continuer à participer dans l'exécution du groupe de Mell Tinor, mais leur Jedi improvisé affaibli, ses hommes et Seleno Storm, apprenti Sith, n'auraient pas beaucoup de mal à éliminer des soldats qui avaient après tout était élevés pour être des soldats de pacotilles, car Hapès n'avait pas de véritable guerre depuis longtemps et des « gardes » comme eux devaient rarement acquérir l'expérience de combat face à des Siths ou des soldats prêts à en découdre. Quant à Mell Tinor et ses semblables policitiens, aucune question ne se posait. Dans l'holocommunicateur, les nouvelles se bousculaient, s'enchaînaient, plus mauvaises les unes que les autres. Hell n'avait toujours pas êté mis à mort, l'Omega et Rylen étaient toujours aussi indécis sur le partage de leurs vies mais surtout : les rénégats étaient passés à l'action Ils avaient transpercés les lignes distinctes Siths et se promenaient du côté du centre de commandement et du cœur de la Forge. Pire : si les informations qu'il apprenait et les appels anonymes de soldats soucieux qu'il reçevait étaient exacts, ils étaient sur le point de mettre un terme à l'existence de toute vie alentour en détruisant le noyau de la Forge. L'explosion risquait de faire beaucoup de dégats, autant dans les rangs des deux camps que dans la fierté de l'Empire et dans les hautes sphères de la Galaxie, qu'elles soient religieuses, politiques ou millitaires. C'était une grande partie de l'Histoire actuelle qui brûlerait si l'explosion de la Forge avait lieu tout de suite.


                Fort heuresement, les Hangars étaient presque aux mains des Impériaux. La plupart des rénégats se massaient à l'intérieur où ils poursuivaient leurs terribles objectifs, ce qui laissait les Hangars libres à l'Empire pour procéder à une retraite stragétique et plus précisément : une évacuation. Depuis la moitié de la confrontation, il avait ordonné à ses hommes de détruire les véhicules rénégats abandonnés afin de resserer au maximum le nombre d'ennemis qui ressortirait vivant de leur propre carnage. Peu avaient été détruits mais il s'agirait d'une faiblesse considérable à l'avenir. Bien sûr, Kovarn aurait pu rester pour participer à la purge des derniers éclats de résistance rebelle dans les Hangars mais il avait chargé Beta de cette mission et quelques instants plus tôt et préferait apporter sa présence à un endroit qui serait plus difficile à défendre et qui était l'un des objectifs annexes de l'armée ennemie : la libération des otages Siths.


                Pour rejoindre la zone d'incarcération des appâts, il allait devoir marcher un moment mais ne doutait pas d'arriver à temps pour le bouquet final, bien que sa jambe droite, séquelle de plusieurs blessures en toute part de son corps mais dont il avait stoppé ou régulé l'hémorragie, soit boîteuse.
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                  Post n°123
                  Auteur : Seleno "Storm"

                  ~ Impossible n'est pas Sith ~



                  Seleno ne sut jamais ce que devint l'arme qu'il lança sur l'ennemi du Seigneur Kovarn mais observa le combat, ébahi par la puissance du Cathar. Le Jedi fut balayé littéralement sous la puissance du Maître qui se tenait face à lui. La plupart des combats plus ou moins proches des deux combattants s'arrêtèrent et la mêlée du combat sembla se calmer lentement mais sûrement. Le grand Quarren n'osa faire un geste tandis que le mur défensif dont il avait ordonné la construction se voyait attaqué par tous les côtés. Devant un ami en danger la peur et l'excitation poussent toujours à des gestes irrationnels. Les renégats se virent exterminer par les troupes du capitaine ce qui réduisit encore un peu le nombre de rebelles dans les hangars. Les derniers transports ennemis étaient détruits tandis qu'au dehors la bataille semblait chavirer un peu plus loin du bâtiment spatial. Etait ce une victoire ? Non... Mais lorsqu'on attaquait l'Empire, l'Empire contre attaquait. Storm sentait quelque chose en lui qui ne demandait qu'à se libérer. Voyant qu'il était désoeuvré le Quarren ne put s'empêcher de s'asseoir et de fermer les yeux.

                  Son lien avec la Force s'ouvrit en grand. C'était un puissant canal où tourbilonnait toutes les énergies du monde. Quand Storm y pénétra se fut dans un grand souffle. Partout les morts hurlaient en se voyant rejeté de leur corps et incorporer dans ce long fleuve qui n'était pas si tranquille que ça. Le jeune apprenti sentit son âme ne faire qu'un avec cet étrange et différend monde parallèle au sien. Il avait entendu bien des rumeurs et les légendes parlaient de la Force depuis des lustres sous de nombreux noms, l'Art, magie, l'Esprit, le démon. Et toutes en venaient à une chose, cela apportait son lot de bonheur et de malheurs. Une lente et pourtant douloureuse euphorie pénétra en Storm qui ouvrit grand ses yeux. Ses blessures étaient toujours là. Mais il comprenait mieux. Non. Il savait. Tout ce que avait cherché à apprendre le Seigneur Crave au Quarren fut gravé instantanément dans son esprit.

                  Seulement une poignée de secondes s'était écoulée durant la méditation de Storm. Les Impériaux regardaient les soldats ennemis fuirent vers l'intérieur et regardaient le Seigneur Kovarn loin d'eux. Le seul à se souvenir de la présence du Sith était le capitaine. Ce n'était pas un clone mais un humain qu'on ne pouvait plus normal si ce n'était le regard épouvanté qu'il promenait sur le Quarren. En effet l'état de Storm n'était pas à son avantage et il le savait. Tant de blessures, cicatrisées ou non, brûlées, arrachées. Tant de douleur aussi. Oui cette amie qui nous taraude à chaque coin de notre vie prête à nous déchirer physiquement ou moralement était partout en Seleno. Et ce même homme ne la sentait pourtant plus.


                  "Je ne suis pas votre commandant direct capitaine. Vous devriez savoir vous débrouillez."

                  Storm lâcha ces terribles mots dans un murmure froid et calculateur. Il avait retrouvé sa capacité d'ancien commandant dans les tourments du combat. Un long chemin lui restait à accomplir. Mais ce petit pas où il retrouvait son charisme même dans les moments les plus terribles était aussi un bon de géant pour devenir un être puissant, craint et respecté à la fois. Le visage du capitaine Impérial rougit, blêmit et la colère apparut dans ses prunelles vertes. Il raffermit sa prise sur son DC comme si il menaçait Storm d'essayer de le tuer.

                  "Mais je vous ai donné votre dernier ordre. Et je compte le remplacer par un autre."

                  Lentement le Sith s'avança sur une navette et grimpa sur le toit malgré tout son corps qui ne demandait qu'une chose, lâcher prise. Mais le Sith refusait et tandis qu'il regardait les rebelles fuirent il sourit. La voilà son occasion de se trouver pleinement dans la bataille. Il devait porter un coup d'éclat à l'ennemi. Certes le Quarren était pour beaucoup un simple rouage dans la machine de guerre impériale mais pour lui même il était un être puissant et il se devait de le montrer. Et il avait une cible.

                  "SOLDATS ! HEROS DE L'EMPIRE ! NOUS SOMMES ICI POUR VAINCRE L'ENNEMI ! CE MÊME ENNEMI EST ASSEZ FOU POUR VENIR NOUS DETERRER COMME SI NOUS ETIONS DE SIMPLES LAPINS DANS NOTRE TERRIER ! EST CE VRAI ? NON ! ET NOUS ALLONS LE PROUVER ! MORT AUX RENEGATS !"

                  Par ce simple message Storm voulut faire beaucoup et la motivation des impériaux remonta d'un cran et les combats reprirent légèrement, donnant quasiment le contrôle des hangars à l'Empire. Mais les soldats n'étaient pas dupes et les rapports n'étaient pas toujours donné qu'aux officiers. La Forge tombait, le coeur pouvait être détruit. Eux avec. Mais au moins ils emporteraient le plus de rebelles avec eux si c'était le cas. Au lieu d'insuffler la motivation qui donnait la victoire Storm n'avait réussi qu'à les rendre désespérer et haineux. Heureusement pour lui ces sentiments avaient été bien compris et tournés vers les rebelles qui désormais en payaient les frais.

                  Laissant les commandants gérer la défense et l'élimination des dernières couches de résistance Storm fit signe à une escouade de le suivre. Ne sachant pas qu'il n'était qu'un simple apprenti et impressionnés par ses multiples blessures et son discours elle le suivit. Onze hommes contre pratiquement trente ? Un jeu d'enfant. Si on escomptait se suicider. Et c'était pourquoi Storm n'allait pas se jeter directement dans la masse. Il expliqua rapidement son plan et les dix clones se mirent au garde à vous en acquiesçant. Quelques minutes plus tard le groupe de Mell Tinor se vit littéralement bombarder par une dizaine de grenades et missiles qui séparèrent les soldats des uns des autres, les laissant seuls face à une troupe impériale enivrée de sang. Storm s'approcha du sénateur, tombé à terre par l'explosion. Activant son arme un élan de folie le prit et malgré toutes ses blessures, son boitement incessant, son avant bras manquant et sa fièvre du combat il dit ces simples mots :


                  "Bonsoir, traître Tinor. Au plaisir de vous tuer."
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                    #127

                    Post n°124
                    Auteur : Dark Oblivius

                    Aucun mot ne serait prédire mon étonnement ! Ce Cathar était venu pour me combattre pour au final partir ? En m'arrachant mon arme qui plait est ! On vie vraiment dans un monde bizarre j'vous le dis ! Mais c'était pas la chose la plus urgente. Être désarmé pendant une bataille n'était jamais très bon. Cherchant mon sabre des yeux debout, sans abris, vulnérable et pourtant l'idée de me faire abattre ne m'a traversé une seule seconde l'esprit. Toute cette bataille, morts, blessés avait renforcé quelque chose en moi, un sentiment. C'est ce même sentiment qui me donnait cette sensation d'invulnérabilité qui est pourtant totalement fausse. 


                    La sueur coulait sur mon visage continuant sa descente sur mon torse nue et fini par imbiber le tissu recouvrant mes jambes. La fatigue étant présente, ainsi que les blessures. Mais au fond chacun d'entre nous oubli ces détails pour se battre corps et âme pour ses idéologies ! Et je ne dérogeai pas à cette règle. Le manque de mon sabre sorti enfin de sa cachette pour se dévoiler au milieu d'un combat sanglant au corps à corps entre des fantassins siths et 2 siths contre des renégats. Je fis le vide dans mon esprit localisant chaque personne, amis et ennemis avant d'entamer un sprint. La distance n'était pas grande, 20 mètres à tout casser, mais la vitesse était primordiale. S'appuyant sur un amas de taule calciné et utilisant la force j'effectuai un saut de quelques mètres dans les airs pour atterrir au milieu du combat. Mon poing s’écrasait sur le duracier recouvert de sang libérant une vague de force qui expulsa mes ennemis sans pour autant toucher les renégats. Mon sabre quand à lui fut envoyé dans les airs et retomba dans ma main gauche avant de s'activer et d'achever un Sith au niveau de la gorge. Cette petite partie du hangar semblait être le seul havre de repos. Entouré de large caisse offrant une couverture idéale. J'aidai quelques blessés à s'abriter tandis que quelques soldats prirent place protégeant les infirmes.


                    Je ne pouvais pas rester là, j'avais maintenant une mission à accomplir. Sautant par dessus les caisses je couru vers l'ancienne position de l'homme en armure. Mais je fus stoppé net dans ma course percuté par un homme. Tombant à la renverse et glissant sur quelques mètres j'entrevu mon agresseur qui était l'un des chasseurs de prime. Je pu à peine activer mon sabre que les tirs de laser arrivaient déjà sur moi. J'essayai tant bien que mal de les repousser et de les renvoyer sur mon adversaire pour l'occuper. Pourtant il ne cessait de gagner du terrain. Reculer m'était pratiquement impossible, mais pieds glissaient sur le sang et je devais me servir de mes deux mains pour parer les tirs. Bloqué et à sa merci j'aurais pu mourir au bout de quelques secondes si sa proximité ne m'avait pas permis d'utiliser une poussée de force. L'homme au chapeau tomba contre les caisses laissant tomber son fusil blaster par terre. Avant même qu'il retrouve ses esprits j'attirai son arme la découpant avec mon sabre. Le pensant désarmé j'allais lui donner le coup fatal quand le chasseur sorti son fouet laser et essaya de me toucher. Les deux armes lasers s'entrechoquèrent me forçant à reculer. L'homme se releva et commença à me dévisager. Il s'arrêta en voyant une marque sur mon pectoraux gauche. Une marque semblable à se que l'on pouvait voir sur des animaux marqué. Une forme circulaire avec un son centre un "T". Un large sourire se dessina sur son visage.



                    -Tu me surprendras toujours petit ! Toujours à mettre la pagaille partout où tu va hein ?
                     


                    -" Je ne vois pas de quoi vous voulez parlez mercenaire. "-


                    -C'est vrai que tu étais jeune quand tu étais l'un de mes esclaves... Paul Skawalker ! Tu devais être un très bon investissement, et au final à cause de toi j'ai perdu 100.000 crédits et 15 hommes ! 
                     


                    -" Esclave ?! Mais qui êtes vous ! "-


                    - Ton ancien Maître et maintenant ton bourreau ! 
                     


                    -" Ca reste à voir ça ! "-



                    - J'ai tué ta famille et ta soeur est maintenant prisonnière et toi ? Bientôt mort.
                     


                    -" Ma famille ?! "-


                    -Oui, ta mère m'a supplié à genoux de l'épargner-L'homme se mit à rire en s'imitant lui tirer dans la tête- Et ton père c'est fait tuer en essayant de fuir par un de mes tireurs d'élites. Mais toi, on a jamais pu te retrouver, j'avais espéré que tu es péri dans le désert, faut croire que tu es plus résistant que ça.
                     


                    -" Arrêtez... "-


                    Les quelques barrières psychologique que j'avais réussi à créer était entrain de s'effriter, l'être obscur au fond de moi était entrain d'émerger. Et les paroles du chasseurs de primes ne m'aidait pas à garder le contrôle sur mes gestes. Il était normal que Paul essayait de sortir après tout, c'était son passé et cette homme était l'auteur de la mort de toute sa famille. 


                    Du calme Paul, je m'en charge !


                    -Alors petit Paul, prêt à mourir ?
                     


                    -" Je m’appelle Sam. "-


                    Sans attendre la moindre réaction je sautai dans sa direction parant un coup de fouet. Je me baissai pour esquiver un autre coup horizontal. Je fis un pas sur le côté pour éviter un coup vertical cette fois. Je posai ma botte sur le laser. Bloqué et surpris il ne put rien faire quand mon sabre coupa en deux son manche éteignant son arme qui avait à moitié consumé ma botte. Il commença à reculer dégainant son blaster et me tirant dessus. Les tirs furent facilement paré par mon sabre. Au bout de quelques parade je pu atteindre son arme la détruisant ainsi qu'une partie de sa main. Hurlant de douleur il dut vite l'oublier quand son corps se souleva. Créant une pression autour de son cou grâce à la force. 


                    - Achève moi ! Qu'on en finisse ! 
                     


                    -" Tu me supplie ? "-


                     
                    -Plutôt crever ! 
                     


                    -" C'est se qui va t'arriver ne t'en fais pas. "-


                    - Qu'est ce que tu attends ?!
                     


                    -" Quand tu as parlé de son père, j'ai senti une légère perturbation, un mensonge. "-


                    - Bordel, mais t'es quoi toi ?! Un détecteur de mensonge sur patte ?! 
                     


                    J'approchai son corps de ma lame qui s’enfonçait doucement dans sa chaire, l'homme poussait des hurlements avant de continuer de déballer des insultes. Je du lâcher ma prise pour parer des tirs des deux soldats impériaux qui m'avait prit en grippe. Je pu facilement me débarrasser du premier en lui envoyant une caisse de fourniture dessus, mais l'autre plus agile utilisa une roulade pour l'esquiver. Continuant de lâcher le contenu de son arme sur moi je du attendre le bon moment pour renvoyer un tir mortelle. Quand celui-ci arriva enfin, le soldat ne pu éviter un tir qui traversa sa visière et transperça son crâne. Cette diversion avait permis à mon adversaire de se relever. Une nouvelle fois celui-ci se jeta contre moi me faisant tomber. Me frappant plusieurs fois au visage malgré sa main blessé.


                    - On fait moins le fier hein ?!
                     


                    En levant mes jambes je pu le faire basculer en avant pouvant ainsi me dégager. Attirant mon sabre grâce à la force je l'activai coupant le bras du chasseur de prime qui était sur le point de me planter avec son couteau. Tombant sur les genoux il me regarda fixement tandis que je levai mon sabre.


                    -Ton père est vivant jeune Skawalker.
                     


                    Dans son ton, on pouvait deviner que cette réponse était du à mon combat gagné, comme-ci je l'avais mérité. J'hésitai pourtant à le tuer, tuer quelqu'un de sang froid ne m'avait pas dérangé auparavant, mais pourtant... Il ne détournait toujours pas le regard et je ne pouvais me résigner à le laisser en vie, il n'aurait de cesse que de traquer ... C'est au final, un tir de blaster perdu qui lui transperça le thorax et frappa ma jambe. Je m'en sortais avec seulement un gros bleu. Je retournai sur ma dernière position en boitant légèrement. Les renégats perdaient de plus en plus de terrain et il fallait faire vite si l'on voulait réussir notre mission.


                    Une fois revenu, j'étais bien au bonne endroit, mais mon équipe et surtout le meneur était sur le point de se faire tuer par un Sith. N'écoutant pas ma douleur à la jambe je couru le plus vite possible espérant arriver assez vite pour sauver Mell. J'activai mon sabre frappant un impérial au niveau du torse, puis je tournai sur moi même toute en avançant frappant au niveau des genoux deux soldats qui tombèrent au sol puis une fois le tour complet fini, ma lame s'enfonça dans le thorax d'un soldat. Désactivant mon sabre je pris une longue inspiration avant d'envoyer une grand poussée de force sur le Quarren qui ne s'y attendait pas du tout ...

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                      #128

                      Post n°125
                      Auteur : Seleno "Storm"

                      Storm leva lentement son sabre laser. Le Sénateur Tinor était encore sous le choc des explosions multiples qui avaient frappées son groupe et se relevait avec difficultés. Les tentacules du Quarren se tordirent avec délectation devant la mort d'un traître à la République, à l'Empire et aux Sith. La lame, porteuse de mort et de la libération, s'abattit... et ne rencontra que du vide. Storm se vit soulever du sol et atterrit plusieurs mètres plus loin en même temps qu'il amorçait son geste pour rendre le coup de grâce. Que ? Le Jedi qu'avait combattu le Seigneur Kovarn ! Secouant la tête le néophyte se releva et d'un grand geste du bras réactiva son arme qui s'était éteinte sous le choc. Vu la facilité qu'avait eu le Cathar a battre son adversaire Storm se voyait déjà victorieux. Ce serait pourtant un combat difficile, tout deux blessés et boiteux et encore sous le choc de tant de morts. Quoique l'un irait mal dans la mort l'autre y trouverait un réconfort. Du sang coula du bec de Storm qui jura en voyant son fluide vital s'échapper. Encore un peu plus.

                      Dans un cri de douleur et de rage il s'avança, mi-courant, mi-boitant et après avoir l'impression d'avoir couru cent mètres il se découvrit à seulement dix de son point d'impact. D'un grand moulinet il décapita un Hapien qui se tenait à genoux, sa main coupée collée à sa poitrine. Le sang ne jaillit pas et la blessure ne donna qu'un chuintement. Enfin dans la Force Storm ressentit son âme fuir son enveloppe corporelle et capta une partie de son énergie. Etait-ce cela le Côté Obscur ? Le Quarren en était quasi sûr et comptait bien le montrer au Jedi. Un tiraillement à l'arrière du crâne lui permit d'éviter une caisse, envoyée là par une explosion. Couché au sol Storm eut une vision générale du combat et vit ses propres troupes avançaient. Les quelques soldats Hapiens encore debout, une dizaine sur les trente attaqués, avaient trouvés position derrière une barricade de fortune. Ne voyant pas le prince Storm prit pour cible le Jedi et se relevant lui envoya un puissant coup de taille puis il recula dans un juron lorsque deux soldats tirèrent vers le jeune homme. Un tir perdu faillit emporté le pied du Quarren qui hurla de colère.

                      Un déclic, un frisson. Un mort là bas au fond du Hangar. C'était un jeune circonscrit qui s'était engagé pour l'aventure pensant vivre sur une petite planète du Noyau où les habitants vénéreraient les troupes impériales dont il ferait parti. Jamais il n'aurait cru vivre aussi peu de temps et il imaginait une mort glorieuse sur une planète durant une longue bataille de plusieurs jours il gagnerait ses galons, et dernier officier, lancerait une charge héroïque qui donnerait la victoire aux dernières forces de son pays. On lui donnerait alors l'Imperial Cross pour services rendus à l'Empire et son nom resterait à jamais gravé dans les archives des Héros Impériaux. Mais non il était là, une longue barre de métal perforant son poumon gauche, crachant du sang et s'étranglant dans son propre fluide vital. Une mort idiote. Pourquoi tant de cruauté ? Storm tomba sur un genoux. Non ce n'était pas de la cruauté mais la vie. La vie était ainsi. Et elle le serait à jamais. Et elle l'aiderait à vaincre.


                      "Je... suis... Seleno... STORM ! ET JE BALAYERAI MES ENNEMIS"

                      L'Apprenti Sith, rendu fou de douleur et de colère, capta dans cet immense fleuve qu'était la Force et sentit une brûlure à ses doigts. On le guidait pour vaincre. Levant le bras gauche, celui amputé, un long arc électrique jaillit de son moignon, auréolé de nombreux autres. La cible de ce déluge de flammes électriques était le jeune Jedi qui ne s'attendait pas à voir un adversaire apparaître soudainement de derrière une caisse, qui cachait jusqu'alors le Quarren, et usé de la Force sur lui. Mais lorsqu'on est un simple néophyte on ne peut maîtriser un pouvoir si puissant. Dans une explosion d'énergie Storm sentit son bras se calciner un peu plus et se paralyser. Soulevé du sol par une force invisible mais extrêmement puissante il valdingua contre un mur contre lequel il rebondit. Regardant le plafond il entendit un soldat impérial hurlait de le défendre et de l'évacuer avec les autres blessés. Tandis que ses dernières défenses physiques lâchaient et l'entraînaient dans l'inconscience et le sommeil réparateurs ces dernières pensées furent pour le Jedi...

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                        #129

                        Post n°126
                        Auteur : Dark Oblivius

                        Fuyez pauvre fou ! Non ce n'était pourtant pas mon genre, je le savais. Quelque soit la bataille, quelque soit la situation, il fallait se battre jusqu'au bout, jusqu'à la mort si il le fallait. Cet endroit devait être détruit, et il ne le sera qu'au prix de nombreux sacrifices. Mais je n'étais pas la seule personne en jeu et il devait y avoir des centaines de blessés qu'il fallait sauver. Les quelques hommes valides se faisaient tuer en essayant de les mettre à l'abri. Je parai un tir qui se retourna contre son créateur j'interpellai un officier.


                        -" Il faut couvrir cette zone là pour mettre les blessés à l’abri. Tir de soutient derrière ces caisses si vous avez des armes lourdes. "-


                        -Bien, escouade Zita en formation, Zep et Heal derrière ces deux caisses et balançait tout se que vous avez derrière les lignes ! 


                        -On doit y aller en douceur ou ...


                        -Je crois que ça ne sera pas la peine, feu à volonté ! 


                        -Yepa ! C'est parti ! 


                        Les clones harcelèrent les impériaux les forçant à se mettre à l'abris tandis que je les protégés à l'aide de mon sabre. Parant un grand nombre de tir à l'aide de mon arme permettant ainsi aux blessés de se mettre à couvert avant de se faire évacuer, enfin, si l'évacuation allait avoir lieu ... Pendant un cour instant je senti une légère perturbation dans la force, comme une ombre passant à toute vitesse et se dirigeant vers vous... C'est là que je vu le sith que j'avais envoyé valsé quelques secondes plutôt sauter par dessus les caisses m'envoyant une salve d'éclair de la force que je réussi à parer de justesse, la proximité des éclairs par rapport à ma peau commençait à laisser des marques, comme des coups de fouet qui avait cicatrisé. Heureusement pour moi, ce n'était qu'un simple novice et son manque d'expérience et de maîtrise le força à arrêter son assaut me permettant d'envoyer une vague de force qui l'expulsa de nouveau à travers les caisses. Mais cette fois-ci je n'allais pas en rester là. J'entamai un sprint m'aidant de la force pour oublier la douleur à ma jambe droite. Frappant les quelques impériaux devant moi. Sautant par dessus les caisses je décapitai net deux soldats aidant le Sith à se dégager. Je le saisi par le cou le relevant, bien que l'être tentaculaire était plus imposant que moi et plus lourd aussi, je pu grâce à la force le soulever me préparant à l'empaler une bonne fois pour toute. Malheureusement pour moi, la force en avait décidé autrement, les deux clones commencèrent leurs bombardement à coup de lance roquettes, lance grenades et grenades. L'explosion de l'une d'elle nous sépara le sith et moi à cause du souffle que je pu cependant amoindrir grâce à un bouclier de la force qui m'épargna de sérieuse brûlure. Propulsé dans les airs je fut envoyé prêt d'une bouche d'aération où je pu m'accrocher. Me hissant difficilement à l'intérieur pour me mettre à l’abri de tir. Impossible de redescendre, l'endroit était trop haut et je risquai de me briser quelque chose en tombant. Il ne me restait plus qu'une solution, suivre ces conduits...

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                          #130

                          Post n°127
                          Auteur : Seleno "Storm"

                          « Il n'y a pas de guerre sans morts. » Françoise Giroud


                          Une main le prit par l'épaule et commença à le soulever tandis qu'un bras était passé dans son dos. Lentement il fut remis sur pied. Un soldat se planta devant le Sith et lui hurla quelque chose avant de le secouer comme un prunier. Mais Storm n'était plus là. Son esprit vaquait à autre chose. Il avait réussi, du moins en partie. La foudre avait atteint sa cible apparemment et malgré le contre-coup issu aussi bien de son talent peu développé que de la vague de Force qui avait suivi. Son bras gauche ne répondait presque plus et le Quarren avait l'impression qu'il avait été remplacé par un morceau de bois. Soudainement le soldat disparut de son champ de vision et le Jedi apparut, un visage de marbre le regardant dans la mort. Mais Storm n'en avait que faire. Il lui cracha au visage comme il put et attendit le coup de grâce. Qui ne vint jamais. Un déluge de feu et de débris mortels s'abattirent sur les deux guerriers. Le Jedi leva un bouclier de Force par réflexe et l'instinct du néophyte Sith lui cria de faire la même chose. Le gros du choc fut amorti par les deux et le Quarren retomba au sol comme un pantin. Toute trace du Jedi était désormais effacée. Mort ou non Storm n'en savait rien mais il avait quelque chose dont il voulait se venger. Il retrouva le soldat qui le menaçait quelques minutes plus tôt pour le réveiller et l'attrapa par le cou. C'était un jeune Lieutenant qui portait seulement un uniforme et non une armure. Son visage devint cramoisi et il suffoqua dans l'attente de la mort.

                          "Comment oses tu toucher à ma personne ? Misérable être ! Jamais plus tu ne feras cette bêtise !"

                          Le grand Quarren pressa lentement sa main et il sentit la résistance des cervicales du jeune humain qui grogna de douleur. Appuyant un peu plus il entendit le léger craquement qui semblait ne plus vouloir s'arrêter tandis que relâchant la pression sur la trachée du jeune soldat Storm riait doucement tandis que le hurlement d'agonie du lieutenant allait croissant puis décroissant. Dans un dernier bruit mouillé son corps devint inerte à jamais. Les quelques soldats qui suivaient Storm depuis son entrée aux hangars le regardaient. Avec leur casque ils semblaient insensibles mais Storm pouvait ressentir leur peur. Et la peur n'était jamais un bon ami. Puisant dedans il la transforma en fureur et refit ses réserves, bien maigre et peu étendue, du Côté Obscur. Il se tourna vers un soldat qui semblait plus compétent que les autres et qui ne semblait pas encore en état de choc. De sa main recouverte de sang il toucha son casque et regarda l'empreinte laissée par son membre.

                          "Tu es ma main armée désormais. Tu es uni par le sang. Ta destinée est mienne."

                          Le soldat ne broncha pas.

                          "Maintenant nous allons éliminer toutes traces de l'ennemi ici."

                          * * *


                          S'il y'avait un homme plus heureux sur la station que le Caporal Stentson c'était bien un mort. Le vieux renégat de quarante trois ans était solidement en position derrière des caisses, son fusil collé contre lui. Un des derniers survivants de ce hangar il avait été sauvé par un Jedi qui avait disparu dans une explosion. Il devait désormais décorer le sol de son sang et de sa chair. Enfin... Au moins, malgré sa jambe cassé et la douleur il avait une chance de survivre. D'après le dernier officier qui tenait debout il ne tarderait pas à avoir un vaisseau de secours. Et un vaisseau de secours voulait dire la vie. Un ronronnement d'un moteur lui fit lever la tête. Enfin ! Ils étaient saufs ! Saufs ! Mais non... Une roquette, alliée ou ennemie, toucha le vaisseau rebelle derrière les moteurs et une série d'explosion l'envoya au sol. Au même instant l'hymne impérial chanté, non, beuglé par les hommes résonna partout dans le hangar. Les caisses qui faisaient office de barricades furent bientôt tâchées de sang et les renégats reculèrent avec leurs blessés. Il restait un espoir pour Stentson. Qui fut soudainement soulever du sol par une poigne invisible. Il tenait juste droit, ses pieds toujours au sol face à un Quarren blessé et saignant de partout. Mais quelque chose l'inquiétait. Son arme. Qui ne tarda pas à lui transpercer le torse.

                          * * *


                          Storm regarda les derniers renégats fuirent tandis que le cadavre du Caporal s'écroulait à ses pieds. Aujourd'hui il avait appris bien des choses. Mais le combat n'était pas terminé et il lui restait bien des choses à faire...
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                            Post n°128
                            Auteur : Maar Shane

                            Spoiler : Alkar - Agent Ecrou
                            Spoiler : Agent Brume

                              


                            Maar, ou plutôt Brume, ne cherchait plus à comprendre quoi que ce soit.
                            Sa perception du monde se réduisait aux deux trois mètres juste autour d’elle. Pendant un moment, elle fut même incapable de dire où se trouvaient ses compagnons d’armes. Sans parler de l’agent Ecrou qu’elle avait abandonné un peu auparavant.
                            Derrière l’anonymat de la cagoule de son uniforme, elle pouvait sans crainte laisser tomber son masque personnel, celui qui était devenu sa seconde peau, et qu’elle n’aurait pas pu maintenir de toute façon au milieu de toute cette agitation et de tout ce stress.
                            Tirs de blasters, grenades, cris de douleur et d’agonie.
                            Larmes, sueurs, sang.
                            Et elle, au milieu de tout ça, avec son entraînement minimaliste, qui, de toute façon, ne lui était d’aucun secours dans une bataille rangée.

                            Une silhouette se profila devant elle. L’homme ne portait pas l’uniforme du commando. Brume tira sans réfléchir, trois fois, un peu au hasard. L’homme s’écroula. Elle, elle s’aplatit derrière une caisse alors que l’ennemi faisait feu. Pas très loin d’elle, FS-11 et son bras, et à côté, FS-43.
                            Comment ils étaient tous arrivés là ?
                            Bonne question.
                            Et où était précisément ce « là » (à part au beau milieu de l’Enfer ?), c’était une autre bonne question.
                            La dernière chose dont elle se souvenait, c’était d’avoir soigné le bras de FS-11.
                            Et maintenant, elle était derrière une pauvre misérable caisse à se faire canarder par des impériaux.
                            D’ailleurs… en parlant de cette fichue caisse… un tir de blaster venait de la traverser. Il était temps de partir vers des cieux plus bleus… enfin, vers une autre caisse encore en état de la protéger quoi…
                            Elle allait peut-être en profiter pour essayer de se rapprocher un peu du reste des troupes (c'est-à-dire de FS-11 et de FS-43).
                            Elle atteignit une première caisse. Elle tira copieusement sur les positions ennemies en même temps. Avec un peu de chance, un ou deux tirs feraient mouche.
                            Les deux autres avaient visiblement eu la même idée. Ils n’étaient plus maintenant qu’à trois caisses les uns des autres.
                            Puis plus que deux caisses les séparaient.
                            Et puis…
                            Une explosion fracassa le milieu du hangar, envoyant caisses et soldats voler dans les airs. Les trois commandos furent projetés au sol et Brume roula sur plusieurs mètres avant de s’immobiliser.
                            Il y eut un moment de flottement. Les gens cherchaient visiblement à savoir ce qui avait explosé, et quels étaient les dégâts.
                            Alkar, non, Ecrou, se matérialisa à côté d’elle. il avait du sang tout le long du bras gauche, mais ça n’avait pas l’air de le gêner.

                            -Maa…dame… Est-ce que ça va ? Vous pouvez vous levez ?

                            Il avait failli l’appeler Maar, mais d’une pression sur son bras, elle l’avait arrêté à temps.

                            -Tu oublies où nous sommes, Ecrou… Oui, je peux me lever… Il faut profiter de la confusion pour avancer.

                            D’autres avaient eu la même idée apparemment. Et dans ce genre de situation, les commandos de l’OCD semblaient avantagés par rapport aux impériaux. Ces derniers n’avaient pas l’esprit d’initiative, et en grand majorité, ils attendaient des ordres qui avaient du mal à venir. Seul un îlot vers la barricade était plus organisé, trahissant la présence d’un gradé.
                            Les membres du commando OCD, eux, savaient ce que chacun avait à faire, et n’hésitaient pas à improviser au besoin. Les groupes se faisaient et se défaisaient au hasard de la progression, et, le premier choc passé, ils cherchaient à tirer le meilleur parti de cette déflagration.
                            En plus, le champ de bataille avait été complètement réorganisé. Désorganisé même. Et les tas de caisses qui servaient à couvrir la progression des « renégats » avaient été poussés par le souffle de l’explosion et s’étaient rapprochés de la barricade.
                            Deux autres commandos avaient rejoints le petit groupe formés par FS-11, FS-43, FS-52 (Maar alias Brume) et FS-53 (Alkar alias Ecrou).
                            Comme un seul homme (ou pas) ils se remirent en route. A travers le hangar, plusieurs autres petits groupes avançaient déjà, en rencontrant plus ou moins de résistance.
                            Le plus gros problème venait de la batterie abritée derrière ses barricades.
                            Et Brume ne voyait absolument pas comment le régler.
                            De toute façon, elle était sur le point d’avoir d’autres problèmes.

                            Huit impériaux venaient à leur rencontre. D’autres allaient devoir s’occuper de la batterie.
                            Le petit groupe se mit à l’abri derrière les éternelles caisses (celles qui avaient survécu à l’explosion), et se mirent à tirer. Les impériaux les imitèrent, et bientôt un feu nourri s’échangea de l’un à l’autre, faisant malgré tout peu de dégâts. Les tirs attirèrent d’autres combattants, et bientôt la zone devint le centre de l’attention générale. Attirant aussi le feu de la batterie. Le commando avançait un peu, puis était contraint à reculer, des caisses volaient en éclats, d’autres devenaient des remparts provisoires. Des hommes tombaient par moment.
                            Brume se fit la réflexion qu’ils étaient vraiment peu nombreux comparés aux nombres de tirs. Juste au moment où une des caisses qui protégeait un groupe d’impériaux soit pulvérisée par un tir mal réglé de la batterie. Les quatre hommes qui se tenaient derrière n’eurent aucune chance et s’écroulèrent, morts, en l’espace d’une dizaine de secondes. Ou était-ce une dizaine de minutes ? Maar n’aurait pas su dire comment le temps s’écoulait précisément. Elle découvrait le champ de bataille, les sensations du combat, et elle était totalement perdue au milieu de tout ça.
                            Ce qui l’effrayait le plus, c’est qu’elle n’avait absolument pas peur, ni du bruit, ni des tirs, ni de la possibilité de la mort.
                            Ce qui l’effrayait le plus, c’est qu’elle trouvait tout ça grisant. Un peu comme ses promenades nocturnes… dangereusement excitant.

                            Quand un deuxième tir de batterie s’égara dans les lignes impériales, suivi d’un troisième, Brume commença à se dire qu’il y avait quelque chose qui clochait.
                            Les survivants de la GAI semblaient totalement perdus. Ils regardaient de tous côtés en cherchant une explication, un sauveur, et tombaient comme des mouches.
                            Après un infime moment de flottement, les membres du commando s’étaient remis à tirer.
                            Il devint très vite clair que quelques-uns des commandos avaient réussi à s’emparer de la batterie E-web. Il ne leur fallut que quelques minutes pour nettoyer le hangar après ça.
                            Soudain, ce fut le silence. Un silence total pendant quelques instants, qui succéda de manière abrupte au fracas du combat. Maar se demanda un moment si elle n’était pas devenue sourde.
                            Puis un nouveau brouhaha s’installa. Celui des gens qui s’affairaient autour des blessés, autour du matériel, qui récupérait ce qui pouvait l’être sur le champ de bataille.
                            Brume fit ce qu’elle put pour aider.

                            Un quart d’heure après, la zone avait été sécurisée et nettoyée, les groupes de commandos se reformaient et se préparaient à repartir vers leurs objectifs respectifs. Ecrou ne quittait pas Brume d’un pas, il ne décolérait pas d’avoir été séparé d’elle pendant le combat et de n’avoir pas pu la protéger. Ce qui faisait sourire Maar derrière sa cagoule.
                            Maintenant, le commando attendait des ordres pour poursuivre leur mission.
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                              #132

                              Post n°129
                              Auteur : Ace Dia

                              Nous avions enfin repris le contrôle du hangar. « Victoire ! » s’affichait sur nos visages souriants, remplis à la fois d’un excés de virilité et de fierté. Mouillés jusqu’aux pieds de sueur, nous faisions néanmoins abstraction de la pueuteur putride, infernale et extrêmement dégoutante de certains collégues dont je ne citerai pas le nom (puisque je ne connaissais aucun d’eux). Aussitôt le combat fini, tout le monde se dispersa dans toute la piéce. Certains courraient pour apporter les bandages aux bléssés se reposant sur l’un des murs métalliques de la forge ou sur des caisses de munitions. Les plus durs et les plus chanceux, eux, se mettaient en position, prêts pour le prochain round comme si c’était leur dernier. Finallement je rechargeai mon arme, j’avalai une gorgée d’eau puis je repris le rang sur le côté ouest. Nous allions essayer d’infiltrer cet hangar et le sécuriser pendant que des équipes protégeaient les côtés nord et est d’une eventuelle attaque impériale. Nous prîmes position derrière les mêmes caisses habituelles. Nos flingues pointant vers les portes de fer encore closes, nous nous apprêtions à entrer et zigouiller le moindre de ces chiens galeux. Jetant un lourd regard plein de sens à mes collègues, je leur montrai mon été d’âme. J’étais prêt pour le combat. J’ignorais si le gars devant moi était Mandalorien, s’il était un Cathar xénophile et homosexuel, s’il n’aimait pas les Rolling Rocks, mais ce que je savais par contre, c’est qu’il était de mon devoir de le protéger tel un fils... Fait amusant puisque j’ai laissé mes fils crever de faim et de froid dans une planète paumée de la galaxie. Dans ces pensées qui finissaient par être redondante, un peu trop surjouée et un chouïa “gay”, je réaffirmais mon arme et je serrais la mâchoire. Mes yeux commençaient à laisser paraître mon regard terrifiant avec lequel j’arrivais, dans ma jeunesse, à faire fuir les plus têtus des corbeaux qui essayaient de nous bouffer notre récolte. La sueur finissait pas refroidir sur ma peau me donnant un vilain frisson dans le dos. Mon coeur semblable à un tambour donnait un rythme assez surprenant, mélant rapidité d’un solo de Darbouka à la puissance d’une caisse claire en plein show. Malgré le stress, qui rendait mes muscles mous comme... pleins de trucs... je me resaissis.

                              Un immense craquement mécanique accompagné d’un sifflement pneumatique se répondit dans toute la piéce. Dans une synchronisation irréelle, les trois portes de l’aile ouest du hangar s’ouvraient, nous laissant rejoindre nos compagnons, parmis lesquels il y avait L’As, Bone et Nor. Les troopers impériaux ne s’y attendaient pas le moins du monde et nos premiers coups avaient fait bien des victimes. La contre-attaque se fit vite sentir avec une salve de tire qui ne put tuer qu’un imprudent à la tête découverte. Par contre, par notre attaque surprise, l’ennemi dût battre en retraite. Ce nouveau souffle terroriste, nous redonna à tous une énergie pour combattre et surmonter ce défi. Courant en zigzag, je me jetais finalement derrière un amas de caisses sur lesquelles de violents coups de laser se firent vite sentir. Reprenant une seconde mon souffle, je me mordis les lèvres, songeur, tout en sortant délicatement ma tête pour y voir plus clair. Je me mis enfin en position et d’un coup, dans une accélération digne des plus grands athlètes, du moins proportionnellement à ma masse, je courus de toutes mes forces. Sur la route, je ne me gênai point de répliquer à mes ennemis avec diverses salves qui s’échouaient malheureusement sur des caisses ou sur le sol. Arrivant soudainement devant un trooper, j’évitais gracieusement son coup de crosse circulaire visant ma tête par un mouvement oblique et je répliquais par le même coup en pleins ventre, ce qui le mit à terre. Je l’exterminai ensuite à coups de feu. Je continuais mon parcours, sursautant entre les caisses et esquivant les tirs. Tout d'un coup, je vis un camarade en péril ! L'adversaire tenait sa lame d'une main ferme, cherchant à déchiqueter la gorge du terroriste, bloqué contre un obstacle. Je jetai mon arme, inutile vu le risque que j'allais prendre pour abattre l'ennemi sans toucher l'autre, et augmentais ma vitesse, puis je me plongeais plaquant le soldat impérial à terre. Disposant de bons réflexes, il réussit toutefois à échapper à mon emprise et fit une roulade arrière pour se retrouver sur ses deux pieds, arme à la main, un ou deux mètres devant moi. Il se jeta sur moi aussitôt. Bloquant sa main armée, par mon avant bras gauche, j'envoya aussi tôt un bon coup de poing droit, qu'il esquiva brillamment. Aussitôt, il enchaîna d'un uppercut qui failli s'écraser contre mon menton si je ne m'étais pas jeter en arrière. Il reprit alors son attaque, voulant me poignarder. Mais cette fois ci, le pauvre avait trop prolonger son bras. Je me saisis directement de son poignet, puis je fis un demi-tour sur place, arrivant ainsi à coller ma hanche contre la sienne, et d'un coup, tenant fermement son bras droit de mes deux mains, je le soulevai au dessus de mon dos pour le plaquer aussitôt sur terre. Tout de suite, je tordu son bras, faisant tomber la lame, dont je me servis pour l’achever. Je repris mon arme, quelques mètres derrière, puis je poursuivis ma route, dans un champ de tirs et d’explosions.


                              Je me mis finalement à couvert. Derrière moi, quatre impériaux bien armés. Il était trop risqué de jouer aux plus durs et d'attaquer, mais il fallait tenter le coup. J'inspirai profondément, puis retournant ma tête je vis ce qui ressemblait à l'une des plus belles représentations artistiques: Un mouvement fluide, contrôlé, mêlant rapidité, force et précision. La fluidité de ses pas, comparables à ceux d'un félin et de ses gesticulations nettes donnaient l'impression qu'elle patinait, qu'elle dansait. Une danse macabre, intensément malsaine, mais tellement énigmatique. Une efficacité optimale et surprenante vu les corps ennemis qui tombaient: D'une totale confiance en soi, elle tira de son pistolet un unique coup qui s'écrasa sur la tête du premier ennemi. Puis dans un gracieux mouvement du bras, elle tira une fine lame de je ne sais où et trancha la gorge de sa deuxième victime dans un coup majestueux, chirurgical, avant de tomber sur le troisième en lui plantant son arme dans le torse. J'achevai le dernier ennemi, qui n'avait même pas eu le temps de viser la femme. Retournant mes yeux vers cette déesse funèbre, je la trouvais me fixant. Un drôle de regard, comme si je lui avais volé quelque chose.

                              «- Ma cible.» Dit elle

                              Sa voix était étonnamment mélodieuse, une diva ! Je n'aurais jamais cru entendre une voix aussi somptueuse. Malgré les déformations par la cagoule, on ne pouvait que rêvasser sur une pareille perle oditive. Par contre, je n'aimais point ce genre d'égoïsme et de vantardise, spécialement dans un champ de bataille.

                              « Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Y'en a des milliers des cibles par ici. Commence pas à te la taper parce que t'as pu t'en faire trois ou tu ne vas pas rentrer en vie... Gamine... Répliquai-je froidement.

                              - Gamine ?! Qu'est ce que t'as dis sale c.. Derrière ! » S'exclama-t-elle !

                              Aussitôt je simulais une glissade, je me jetais sur mon dos, pieds devant, torse derrière, survolant le canon de mon blaster vers le soldat impérial. A peine que j'eus le temps de viser, que la terroriste avait déjà jeté sa lame qui s'écrasait en pleine poitrine et tranchait le danger.

                              « Ace Dia Soldat Séparatiste C.S.I - Woooh ! Merci, j'imagine. Je t'en dois une.

                              - Hum.. On est du même côté après tout.»

                              Je me relevais rapidement, je ressaisis bien mon arme et vérifiait le chargeur. Poussant un long soupir, je m’apprêtais à foncer vers les lignes ennemies restantes. Soudainement, j'entendis une explosion d'une rare vélocité. Me retournant inquiet, je vis une fumée noir prenant origine dans la pièce qu'on avait contrôlée. Il n'était pas difficile à comprendre alors qu'on avait subi une attaque surprise impériale pour reprendre la pièce, probablement par le coté est, d'après ce que je venais de voir. Aussi tôt, mes camarades battirent en retraite. Il fallait reprendre position et protéger l'endroit, mais je voulais les retrouver, au moins m'assurer qu'ils étaient vivants.

                              «- Allez rapplique, pas de temps à perdre !»

                              Ma collègue avait parlé, et son idée n'était pas si détestable. On se remit en route vers le point d'arrivé.

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                                Post n°130
                                Auteur : Rylen Korr

                                Spoiler : Musique
                                [Flash unavailable]

                                Pardon?!

                                Le dégoût. Ce mot caractérisait parfaitement le ressenti de Rylen Korr en écoutant ce fou parler. Le Maître Jedi était juste répugné par ce que venait de dire cet Empereur meurtrier. Comment pouvait-il oser prétendre connaître l’amour ? Comment pouvait-il se le permettre ? Comment ?! Reculant de quelques pas, comme effrayé par la prise de parole de son adversaire, Korr tenta de déchiffrer ce que ce regard noir vide de tout sens essayait de montrer. Abandonnant momentanément sa garde et sa concentration sur le combat qu’il menait contre le Seigneur Noir des Sith, le natif de Coruscant réalisa que la réponse se trouvait peut-être… ailleurs. Comme touché par un éclair, Rylen Korr s’en vint à se demander si son ennemi n’avait pas, au final, raison. Quels arguments qui tourneraient en sa faveur pouvait-il donner pour contredire l’Oméga? Avait-il une seule fois éprouvé ce sentiment que son adversaire avait évoqué ? Connaissait-il réellement son sens? Le Jedi repensa à son passé, son lointain passé. Son enfance, plus précisément. Cette période à qui il avait tourné le dos depuis très longtemps. Finalement, l’arme dont il avait besoin se trouvait peut-être là, dans ces souvenirs volontairement effacés… Lui qui pensait avoir toutes les ressources en main pour vaincre l’Empire réalisa qu’il s’était trompé. A trop entrevoir l’avenir à sa façon, le Grand Maître de l’Ordre s’était retrouvé coincé. Et c’était sa faute, cette fois-ci.

                                Rylen baissa la tête avant de tourner le regard vers le champ de ruines qui l’entourait. Quelques courageux et valeureux renégats tenaient encore tête à l’armée Impériale, mais un par un ils chutaient. Leur présence permettait cependant de ralentir l’avancée de l’Empire dans cette zone, et indirectement de sauver la vie de plusieurs dizaines de soldats. Mais où étaient Deshtat, Odan et les autres? Ils avaient disparu. Tout comme ses camarades clones qui avaient fait le voyage jusqu’ici avec lui. Mais il ressentait leur présence, signe qu’ils n’étaient pas tombés au combat. Ils avaient simplement abandonné le Maître Jedi... Korr remarqua alors sa solitude, au milieu de ces soldats de l’Empire qui profitaient de l’absence des Rebelles pour se réorganiser et pour s’installer sur ces positions remportées. Il était seul. Et sa motivation avait étrangement chuté. Etait-ce l’absence de ses alliés qui lui faisait cet effet ? Ou bien ce combat avec l’Oméga avait permis à ses craintes de ressurgir ? Ses doutes n’étaient-ils pas en train de l’envahir ? A trop vouloir les cacher en lui, Rylen en faisait finalement les frais. Au plus mauvais des moments. Car il avait en face de lui l’individu qui attendait ce moment depuis très longtemps. Relevant la tête, reprenant ainsi le duel du regard avec son ennemi Sith, Korr fut attaqué par ce même sentiment de dégoût qu’il avait ressenti quelques minutes auparavant. Mais cette fois-ci, cette répugnance à l’encontre de la nature de l’Oméga ne se transforma pas en remise en question. Le Jedi contrôla ce dégoût et en fit une arme. Et il voulait montrer dans quel état il se trouvait, désormais. Crachant avec violence et répugnance sur le sol, Rylen était prêt à reprendre le combat. Non, il était prêt à le finir.


                                -Vous parlez d’amour… se moqua le Grand Maître de l’Ordre, riant pendant quelques secondes en solitaire, Mon arrogance aimerait vous préciser, Seigneur Oméga, que ce ne sont pas les êtres parfaits qui ont besoin d'amour. Mais plutôt les êtres imparfaits…

                                Profitant de ce bref instant de détente dans ce combat acharné, Rylen surprit son adversaire non pas en attaquant au sabre mais en utilisant la Force. Visant le plafond au-dessus de l’Oméga et des sbires qui l’entouraient, l’attaque soudaine pouvait surprendre. Le Jedi pensait-il vraiment blesser son rival ? A vrai dire, pas vraiment. Ce n’était pas son intention. Derrière cette utilisation de la Force se cachait une autre idée… A l’extérieur du hangar, de l’autre côté du champ d’énergie permettant de s’échapper de la Forge Stellaire et de rejoindre l’espace infini, plusieurs points non définis d’abord éloignés s’agrandirent au fur et à mesure de leur rapprochement des hangars avant de se transformer en matière physique reconnaissable. Rylen savait ce dont il s’agissait. A vrai dire, il le savait depuis plusieurs minutes. Il n’avait pas besoin d’observer d’avantage ces vaisseaux pour les identifier.

                                Les renforts étaient enfin arrivés.

                                Korr se rua instinctivement sur l'Oméga pour en finir avec cet affrontement. Usant de coups violents et éprouvants, c'était le moment où jamais pour tenter de reprendre l'avantage dans ce hangar. Mais c'était surtout l'occasion de mettre fin à cette bataille. La mort de l'Empereur pouvait en tout cas la déclencher. Sur le point de mettre fin à ce combat, l'envoyé du Côté Lumineux fut embarrassé lorsqu'il sentit qu'une poignée de clones ennemis rompait la ligne invisible qui séparait les duellistes de la Force de tout les autres combattants. Cette séparation qu'avait respecté l'ensemble des soldats depuis le début de l'affrontement n'existait plus. Rylen fut obligé d'abandonner sa lutte avec l'Oméga pour repousser une série de lasers qui avaient été tirés simultanément dans sa direction. Le Jedi reculait à nouveau, faisait face à trop d'Impériaux en même temps. Sa jambe droit reçut un tir, son coude également. Son pied gauche fut effleuré par une lumière bleue qui alla s'écraser dans le sol déjà bien défiguré. Korr était surpassé. Mais les renforts se montrèrent enfin. Derrière lui, plusieurs canonnières balayèrent les positions Impériales à l'aide de leurs canons lasers avant de déposer au sol des soldats clones fidèles à l'Ordre, mais aussi des Jedi qui étaient chargés de les guider. Parfaitement rétablis et organisés, ils créèrent une barrière de protection autour des transports qui se posèrent. Leur premier objectif était de récupérer les blessés et de les soigner à bord du vaisseau amiral. Rylen put se défaire de ses ennemis alors qu'une escouade venait l'épauler et qu'un Jedi à sa tête le rejoignait. Se battant mutuellement, Rylen reconnu son fidèle ami Lan Tellec qui avait apparemment abandonné l'escadron dans lequel il avait été affecté pour venir combattre sur la Forge Stellaire.


                                -Maître Korr, nous ne pourrons pas les retenir très longtemps! Montez à bord d'un transport au plus vite, nous rejoignons les positions Rebelles établies à l'Est de la structure! Avertis le Chevalier Jedi alors qu'il venait de mettre fin à la vie de deux soldats Impériaux.

                                Le Maître Jedi ne comprenait pas son camarade. N'étaient-ils pas là pour reprendre ce hangar? Ce n'était visiblement pas leur objectif... Et l'Oméga?
                                Rylen Korr avait oublié son adversaire principal.
                                Les deux acolytes entendirent alors des cris provenant des leurs. Se retournant subitement, ils virent une de leurs canonnières qui avait décollé du sol. Mais ce n'était pas normal. Le pilote n'avait actionné aucune commande. Le sixième sens de Rylen lui conseilla de se tourner et d'observer une position ennemie. L'Oméga était là, au milieu de ses troupes. Il usait de la Force pour semer le chaos dans les rangs Jedi. Et cela fonctionnait. Le transport d'origine clone tournoya sur lui-même avant de se diriger dangereusement vers la partie supérieure du hangar. Et ce que redouta Rylen arriva: le vaisseau percuta la structure en duracier et prit feu avant de faire une chute mortelle pour les troupes qu'il avait lui-même emmené ici. Il fallait à tout prix éviter ce drame. Utilisant la Force pour accélérer ses mouvements et pour ralentir l'instant présent, Korr se rapprocha suffisamment du véhicule pour que sa concentration sur l'engin aérien et spatial soit optimale. Dès lors qu'il fut assez proche de la canonnière, il leva les mains en sa direction et, grâce à la Force, retint dans les airs le vaisseau. Tel un lasso qu'il maniait d'une manière efficace, Rylen décala le transport en feu avant de le laisser tomber sur une pyramide de décombres où s'étaient calés une artillerie E-Web et ses deux artilleurs Impériaux. La catastrophe venait d'être évitée, mais le pire était à venir. Les Impériaux affluaient en nombre dans le hangar et ils avançaient rapidement. Il fallait fuir.

                                -On est les derniers, décollez!

                                Ils étaient sain et sauf, encore fallait-il réussir à quitter le hangar en un morceau. La canonnière du Grand Maître de l'Ordre était le dernier transport encore présent dans le hangar. Une partie des blessés et des retardataires Renégats qui avaient eu la foi et l'honneur de ne pas reculer face à l'ennemi avaient également pu profiter de l'arrivée des forces Jedi pour quitter le secteur en vie. Mais s'ils avaient survécu, Rylen repartait avec deux échecs. L'abandon du hangar en était un, alors que leur objectif était de le prendre et de percer les lignes ennemis à partir de là. La fuite de l'Oméga en était un autre. Mais ils allaient se revoir. Pour la dernière manche. Pour le final épique.

                                -Attendez...

                                Les yeux rivés vers les décombres de la canonnière clone transformée en jouet par l'Oméga quelques minutes auparavant, Rylen avait l'étrange impression qu'ils avaient oublié l'un des leurs au sol. C'était même une certitude. Le Maître Jedi pria le pilote de revenir en arrière et de récupérer leur homme mais celui-ci refusa, indiquant qu'ils avaient reçu l'ordre de partir le plus vite possible avec les blessés. Sachant que le temps était compté, qu'ils s'apprêtaient à dépasser le champ d'énergie du hangar et qu'ils ne pourraient plus revenir en arrière dès qu'ils auraient franchi, Korr prit de l'élan et sauta en dehors de la canonnière. Il entendit son camarade Lan Tellec crier son nom mais il était trop tard.

                                Le Maître Jedi venait de replonger dans l'enfer de la guerre, à la seule différence qu'il était seul, cette fois-ci.

                                Mais pas question de se battre: son seul objectif était de sauver cet homme qui avait donné un signe de vie. De leur coté, les Impériaux ne mirent pas beaucoup de temps à apercevoir Korr. Vidant des chargeurs entiers sur le Jedi, ils approchaient dangereusement de sa position. Mais leur but n'était visiblement pas de le tuer, mais bel et bien de le capturer. Et de le ramener vivant à leurs supérieurs. Car ils savaient depuis qu'ils l'avaient vu combattre avec leur Empereur qu'il n'était pas un Jedi parmi tant d'autres... Encore fallait-il qu'il se laisse faire. Dégainant son sabre pour repousser les nombreux lasers qui venaient dans sa direction, Rylen se servait des barricades laissés par les Renégats pour se protéger dans sa folle épopée. Il touchait presque à son but. La canonnière clone en feu n'était plus qu'à quelques mètres de lui. A son bord, le soldat sévèrement touché tentait de s'extirper des décombres, bien que ce soit une tâche très difficile vu l'état dans lequel il se trouvait. Apercevant dix soldats ennemis qui tentaient de l'encercler, Korr appela la Force pour envoyer une caisse de munitions sur la position de quatre d'entre eux. Les flammes adjacentes entrèrent en contact avec le contenu de la caisse qui explosa, mettant fin à la vie de ceux qui essayaient de prendre celle du Jedi. Les six Impériaux restants arrivèrent sur sa droite mais furent attaqués par surprise, subissant les assauts violents et sans pitiés du Grand Maître qui les tua sur le coup. Il devait désormais mettre de côté sa folie passagère pour sauver le pilote qui était désormais visé par l'adversaire. A grandes enjambées, Rylen le rejoignit et l'aida à se sortir du véhicule. Il n'était malheureusement plus en capacité de marcher. Le Jedi le porta alors sur ses épaules et se tourna vers une porte déchiquetée du hangar qui leur permettrait de quitter la zone de conflit pour se réfugier dans un endroit plus sûr. Ils étaient toujours visés dans leur fuite, un tir toucha même la fesse droite de Korr qui poussa un cri non dissimulé mais qui puisa dans son endurance et dans ses capacités à surpasser ses douleurs et sa souffrance pour atteindre son but. Mais ce serait très compliqué.

                                Un soldat Impérial lança une grenade qui retomba à quelques mètres derrière eux. Rylen n'eut aucunement besoin de se retourner pour savoir le danger qu'il y avait à rester dans sa zone d'explosion. Au contraire il préféra fixer l'accès à l'intérieur de la Forge qui était à des pas de Jawa, devant eux. L'explosion de l'engin meurtrier n'était plus qu'une question de secondes. Le Jedi attrapa le pilote clone tel un vulgaire objet sans importance et le fit rouler sur le sol détérioré en espérant qu'il dépasse le seuil de la porte. Au moment où il redonnait au clone sa propre liberté, le souffle de l'explosion le propulsa sans scrupules. Mais l'effet escompté ne fut pas celui qui se produisit.

                                La déflagration permit au Jedi et à son acolyte clone de rejoindre l'accès qu'ils désiraient dépasser. Elle permit également de barrer l'accès, empêchant ainsi les Impériaux de les poursuivre par ce chemin-là...

                                -Allez... Il faut rejoindre nos alliés...

                                Ouvrant les yeux avec difficulté, Rylen Korr remarqua qu'il n'était plus dans le hangar, mais dans un espace sombre où aucun Impériaux ne venaient polluer l'air. Il vit alors un homme en armure mais sans casque qui lui tendit la main et qui l'aida à se relever. Il s'agissait de ce pilote clone qu'il avait sauvé plusieurs minutes auparavant dans le hangar.

                                Cette fois-ci, c'était au Maître Jedi d'être sauvé par le clone.

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