Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Rien ne vient de rien assaut spatial

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    #20

    Post n°19
    Auteur : Wyrim Oshindara

    Salle des machines

    La salle des machines ne vit plus.
    Elle survit.

    Tout ici n’est plus qu’un équilibre précaire, une respiration artificielle maintenue par des mains tremblantes, des routines de confinement et une volonté farouche de ne pas mourir aujourd’hui. L’air est lourd, saturé de vapeur chaude, de particules métalliques, d’ozone et de sueur froide. Chaque inspiration râpe la gorge. Chaque expiration semble voler une seconde de plus à un système qui n’en a déjà plus.

    Les alarmes ne hurlent plus.
    Elles chuchotent.

    Un cliquetis intermittent, presque discret, pulse dans les parois comme un cœur malade. Des voyants passent lentement de l’orange au rouge, puis reviennent au jaune, sans jamais s’éteindre. Les turbines confinées vibrent à une fréquence basse, si profonde qu’on la ressent plus qu’on ne l’entend. Une vibration qui traverse les bottes, remonte dans les tibias, s’installe dans la cage thoracique.

    La salle des machines est hors service.
    Et pourtant, elle tient.

    Les mécaniciens ont tout sacrifié pour cela. Des régulateurs ont été court-circuités, des lignes secondaires volontairement grillées pour éviter une montée en charge brutale. Des plaques de blindage ont été soudées à la hâte pour contenir des fuites thermiques. Les réacteurs ne produisent plus vraiment de puissance — ils sont retenus, bridés, comme une bête blessée maintenue sous sédatif.

    Au milieu de ce chaos contenu, les Mandaloriens s’organisent.
    Ils ne défendent pas un lieu.
    Ils défendent une fonction.

    Si la salle des machines tombe, le Leviathan ne meurt pas immédiatement.
    Il explose plus tard.

    Et cette simple vérité suffit à faire de chaque couloir adjacent un champ de bataille où l’on combat sans gloire, sans charge héroïque, sans cris de victoire. Ici, on combat pour gagner du temps. Pour user l’ennemi. Pour lui faire payer chaque mètre en fatigue, en doute, en hésitation.
    Dans un renfoncement partiellement effondré, entre deux échangeurs thermiques à moitié carbonisés, l’escadron Varad est en position.
    Rell Kordaan est accroupi derrière une console arrachée, son fusil posé à plat, respirant lentement. Il ne regarde pas les voyants. Il écoute. Il a appris depuis longtemps que les machines parlent avant de mourir — et que les hommes font du bruit quand ils s’approchent.

    Autour de lui, ses hommes sont dispersés en éventail. Pas de ligne. Pas de formation rigide. Des angles de tir croisés, des zones mortes volontairement laissées ouvertes pour canaliser l’adversaire. Les Varad sont des spécialistes de la contention. Ils ne cherchent pas le choc frontal. Ils cherchent à ralentir.
    Une rafale éclate plus loin, étouffée par la géométrie tordue des coursives. Un tir ricoche sur une conduite, projetant une pluie d’étincelles blanches.
    Rell ne bouge pas.

    Il sait que tirer maintenant serait inutile. Ici, une balle mal placée peut percer un conduit de refroidissement. Une grenade mal calibrée peut provoquer une réaction en chaîne. La salle des machines est une arme à double tranchant — pour l’ennemi comme pour eux.
    « Contact mercenaire, axe secondaire. »

    Sa voix est basse, presque neutre, mais chaque syllabe est pesée.
    Les mercenaires avancent prudemment. Contrairement aux Sith, ils comprennent le danger du lieu. Leurs pas sont mesurés, leurs armes levées sans empressement. Ils testent. Ils observent. Ils cherchent les pièges.

    Et ils en trouvent.

    Une première silhouette franchit un seuil invisible — un champ de friction à faible intensité. Rien de spectaculaire. Juste assez pour déséquilibrer. Le mercenaire glisse, jure, tente de se rattraper.
    Un filet magnétique se déploie aussitôt, silencieux, précis. Pas pour tuer. Pour immobiliser.
    Le corps s’écrase contre une paroi, retenu, incapable de se relever. Ses camarades hésitent. Une demi-seconde. C’est tout ce qu’il faut.

    Les Varad tirent.
    Pas en rafale.
    Pas en panique.

    Des tirs nets, ciblés, visant les articulations, les packs énergétiques, les systèmes d’assistance. Un mercenaire tombe, l’armure fumante. Un autre recule en hurlant, traînant un camarade blessé. Ils ne sont pas repoussés violemment. Ils sont ralentis, fragmentés, contraints à réévaluer chaque mouvement.
    Rell lève deux doigts.
    Les tirs cessent.
    « Laissez-les se regrouper. Qu’ils s’enfoncent. »

    Plus loin encore, dans un réseau de conduits techniques à peine éclairés, l’escadron Nethra est en mouvement.
    Saelyra Vorn progresse en tête, glissant presque entre les ombres. Elle ne court pas. Elle ne se presse jamais. Ses gestes sont précis, méthodiques, presque élégants. Là où Varad tient la ligne, Nethra façonne le terrain.

    Des cordes magnétiques sont discrètement arrimées aux parois, prêtes à se déployer au moindre signal. Des balises de brouillage à faible émission sont glissées dans les recoins, créant des poches de silence où les communications ennemies se désagrègent.
    « Ils avancent par grappes. Trop confiants. »

    Sa voix arrive dans le canal interne, calme, presque analytique.
    « On va les faire tourner en rond. »

    Un groupe de mercenaires tente un contournement par une galerie d’accès secondaire. Ils progressent lentement, convaincus d’avoir trouvé une voie sûre.
    Ils n’ont pas tort.
    Elle est sûre.
    Jusqu’à ce que les Nethra la transforment en piège.

    Une corde se tend brusquement, happant les jambes du premier homme. Il tombe lourdement, entraînant le suivant. Dans l’étroitesse du conduit, l’effet est immédiat : corps emmêlés, armes coincées, jurons étouffés.

    Une grenade de choc est lancée — pas pour tuer, mais pour saturer les capteurs, provoquer un vertige brutal. Les mercenaires reculent en désordre, incapables de distinguer le haut du bas.
    Saelyra observe la scène sans émotion.
    « Zone verrouillée. On les garde ici. »

    Elle sait que chaque minute gagnée ici est une minute de plus pour les mécaniciens, pour les systèmes de confinement, pour le vaisseau tout entier.
    Dans la salle des machines elle-même, le combat est invisible mais constant.
    Des équipes d’ingénieurs travaillent derrière des écrans de fortune, protégées par des Mandaloriens qui ne regardent même plus leurs armes. Ils surveillent les jauges, les flux, les micro-variations de température. Une montée trop rapide, un sifflement inhabituel, et tout bascule.

    Un mécanicien lève la tête, le visage noirci.
    — Surcharge stabilisée… pour l’instant.

    Personne ne répond.
    Personne ne le félicite.
    Ils savent tous ce que signifie pour l’instant.

    Un choc plus violent secoue la coque. Les lumières vacillent. Une conduite éclate dans un jet de vapeur brûlante. Deux Mandaloriens se jettent en avant pour tirer un ingénieur hors du flux avant qu’il ne soit ébouillanté.
    « Tenez bon ! »

    La voix de Rell résonne dans le canal.
    « Ils ne passeront pas ici ! »

    Mais il ment un peu.
    Ils passeront peut-être.
    La question n’est pas si.
    La question est quand — et à quel prix.

    Les mercenaires comprennent lentement la nature de la défense. Ils cessent d’attaquer frontalement. Ils testent, reculent, cherchent à épuiser les défenseurs. Ils savent que les Mandaloriens ne peuvent pas se permettre une explosion ici.

    C’est une guerre d’usure.
    Un pas en avant.
    Deux pas en arrière.
    Des tirs sporadiques.
    Des cris étouffés.
    Des silences lourds.

    Saelyra Vorn observe un groupe ennemi hésiter devant une intersection.
    « Ils doutent. »
    « On tient. »

    Rell Kordaan recharge calmement, sans quitter son angle.
    « Qu’ils doutent encore. »

    La salle des machines gronde.
    Le Leviathan gémit, mais il tient.
    Et tant que ces deux escadrons tiennent, tant que les Mandaloriens refusent de céder à la panique, la machine ne mourra pas aujourd’hui.
    Pas ici.
    Pas maintenant.

    Passerelle de commandement


    L’air change avant même que je ne voie la passerelle.
    Ce n’est pas une odeur précise, pas vraiment. C’est une pression différente, une densité dans la circulation de l’air recyclé, comme si le vaisseau retenait son souffle. Les coursives deviennent plus propres, moins déchirées par les combats précédents, mais paradoxalement plus dangereuses. Ici, chaque paroi est renforcée, chaque cloison pensée pour canaliser, ralentir, tuer.

    La visière de mon casque renvoie des reflets pâles : lignes de guidage tactique, silhouettes bleutées de mes bataillons projetées par l’interface, battements discrets des capteurs de proximité. Je marche lentement, volontairement lentement. Dans un vaisseau attaqué, la précipitation est une offrande à l’ennemi.
    Le Mark XII avance à ma droite.
    Il ne fait aucun bruit inutile. Ses servomoteurs sont réglés en régime discret, sa masse absorbée par des compensateurs internes. La bulle Ysalamir qu’il projette est imperceptible à l’œil nu, mais je la ressens comme une pression stable, constante, une normalité artificielle imposée à l’espace. Ici, pas de réactions amplifiées, pas d’élans irréfléchis, pas d’avantage mystique. Seulement des corps, des angles, des décisions.

    Derrière nous, les bataillons se répartissent selon le plan.
    Kad’Haaran ferme la marche, verrouille les axes arrière, coupe toute tentative de contournement.
    Orar’adenn progresse sur le flanc gauche, spécialiste de la neutralisation rapprochée, prêt à intervenir si une percée surgit d’un conduit secondaire.

    Ba’slanar Kyr’am tient la réserve mobile, prêt à se projeter là où la ligne pliera — pas rompra, pliera.
    Je parle peu.
    Je n’ai pas besoin de hausser la voix.
    « Formation delta. On coupe les lignes, pas les vies. Personne ne court. Personne ne s’isole. »

    Les confirmations arrivent, sobres, presque inaudibles. Ces hommes et ces femmes savent lire entre les ordres. Ils savent que la passerelle est l’objectif logique. Ils savent aussi que l’ennemi y pense avant nous.
    Je m’arrête à une intersection majeure. Trois axes. Tous mènent, d’une manière ou d’une autre, vers la zone de commandement. C’est là que la bataille se décide — non pas par la violence, mais par le contrôle.

    Je lève le poing.
    Tout s’arrête.
    Le silence qui suit est absolu. Même les systèmes semblent hésiter à respirer.
    Je laisse dix secondes s’écouler. Dix secondes où rien ne se passe. Dix secondes où l’ennemi, quelque part devant, se demande s’il a été repéré.
    Puis je donne l’ordre.
    « Orar’adenn, reconnaissance muette. Trente mètres. Pas de contact si non nécessaire. »

    Deux silhouettes se détachent, glissent contre les parois, disparaissent dans l’ombre. Leur progression est si fluide qu’elle semble irréelle. Ce sont des Mandaloriens formés contre des adversaires qui pensent autrement, frappent autrement. Ici, ils ne cherchent pas à vaincre. Ils cherchent à lire.
    Le Mark XII pivote légèrement, couvrant l’axe central. Ses capteurs balayent les volumes, enregistrent les micro-variations thermiques, les perturbations électromagnétiques. Il ne parle pas. Il n’a pas besoin.

    Je m’agenouille près d’un panneau de maintenance arraché. J’y plante une balise de confinement passif — pas un piège, pas une mine. Une ancre. Si l’ennemi pousse ici, l’espace deviendra lourd, contraignant, lent.
    La guerre moderne ne se gagne pas en avançant.
    Elle se gagne en empêchant l’autre d’avancer correctement.
    Un rapport arrive.
    — Contact visuel. Groupe multiple. Progression disciplinée. Présence de sensitifs confirmée.

    Je serre légèrement la poignée de ma hache ultrasonique. Pas par colère. Par habitude. La vibration sourde de l’arme se cale sur mon rythme cardiaque.
    « Repli silencieux. Laissez-les croire à un corridor libre. »

    Ils obéissent sans discuter.
    Je me redresse lentement. La passerelle est encore loin, mais le combat commence ici. Dans ce choix précis : offrir une route, mais la transformer en piège progressif.
    « Kad’Haaran, verrouillage progressif derrière eux. Ba’slanar, préparez la compression latérale. Pas de tir avant mon signal. »

    Les silhouettes adverses apparaissent enfin à portée de visée. Ils avancent en groupe compact, trop compact. Une erreur classique. Le Mark XII se décale d’un demi-pas, sa bulle s’étendant juste assez pour englober l’intersection.
    Je sens immédiatement le changement.

    L’air se stabilise.
    Les mouvements adverses deviennent plus hésitants, plus humains.
    Ils ressentent quelque chose. Ils ne savent pas quoi.
    Je lève la main.

    Un champ de friction s’active sous leurs pieds. Pas assez pour les faire tomber, juste assez pour briser la cadence. Le groupe ralentit, se disloque légèrement. C’est tout ce dont j’ai besoin.
    « Maintenant. »

    Pas une rafale.
    Pas une charge.
    Des tirs précis, calibrés, visant les épaules, les genoux, les packs d’alimentation. Les anti-Sith entrent en action, non pas en duel, mais en capture. Des câbles magnétiques claquent, des grenades de choc sourdes saturent l’espace.

    Un des sensitifs tente d’avancer malgré tout. Il trébuche. Pas sous la douleur — sous la perte de repères. La bulle Ysalamir lui retire ce qu’il croyait être une extension naturelle de lui-même. Il devient maladroit. Mortellement maladroit.

    Je m’avance alors.
    Pas en courant.
    En marchant.
    Je frappe une fois. La hache ultrasonique hurle brièvement, sa fréquence traversant l’armure, déséquilibrant, désorientant. Je ne tue pas. Je brise la capacité de continuer.
    « Zone sécurisée. Avance contrôlée. »

    Nous progressons mètre par mètre. À chaque intersection, la même méthode. Offrir une voie, ralentir, isoler, capturer. Les Sith essaient de forcer, de provoquer, de briser la discipline par la brutalité. Ils échouent. Ici, la brutalité n’a pas d’espace pour s’exprimer.
    Un rapport radio claque dans mon casque.
    — Salle des machines toujours contenue. Varad tient. Nethra verrouille.

    Je hoche imperceptiblement la tête.
    « Reçu. Qu’ils tiennent. On leur achète du temps. »

    La passerelle approche. Je le sens dans la structure, dans la densité des systèmes, dans la manière dont les couloirs se redressent, se simplifient. C’est toujours pareil. Les architectes pensent qu’un centre de commandement doit être direct. Ils oublient qu’en guerre, le direct est une faiblesse.
    Je m’arrête une dernière fois.
    « Ici, on ne gagne pas. Ici, on empêche. »

    Les bataillons se mettent en place. Le Mark XII s’ancre comme une forteresse mobile. Les anti-Sith se dispersent, invisibles, prêts à frapper là où l’ennemi pensera être seul.
    Je respire lentement.
    La passerelle ne tombera pas aujourd’hui.
    Pas parce que nous sommes plus forts.
    Mais parce que nous sommes plus patients.
    Et la patience, en guerre, est une arme que peu savent manier.

    Frégate Nebula 


    L’alerte ne hurle pas, elle pulse.
    Un battement grave, sourd, presque organique, qui se propage dans la coque de la frégate Nebula comme un spasme contenu. Les lumières passent en spectre ambré, puis rouge diffus. Pas un rouge d’urgence totale — un rouge de vigilance armée. Le vaisseau sait qu’il est attaqué, mais il sait aussi qu’il peut encore tenir.
    Pour l’instant.

    Les Mandaloriens à bord n’ont pas besoin d’ordres vocaux. Les équipes se déploient par réflexe, guidées par des routines apprises dans des situations pires encore. Les bottes claquent sur le duracier, les plaques de beskar s’ajustent, les systèmes se synchronisent. Les escouades ne courent pas. Elles prennent position.
    La Nebula est un vaisseau endommagé, mais pas mort.
    Un vaisseau blessé se défend différemment.

    Dans les niveaux inférieurs, près des accès techniques menant à la salle des machines, une équipe mandalorienne vient de se figer net. Le chef d’escouade lève le poing, coupe toute transmission ouverte. Autour de lui, ses hommes s’aplatissent contre les parois, absorbés par les ombres et les câbles pendants.

    Il sent la vibration avant de l’entendre.
    Quelque chose rampe dans les conduits.
    Pas des droïdes.
    Pas des mercenaires.
    Des êtres vivants. Silencieux. Patients.

    — Contact probable par les gaines secondaires, murmure-t-il sur le canal tactique fermé. Ils progressent lentement. Trop lentement.

    Les Mandaloriens savent ce que cela signifie.
    Ceux-là cherchent, ils ne foncent pas.

    La salle des machines est hors service, mais pas perdue. Les mécaniciens ont fait l’impossible : confiner les surtensions, isoler les cœurs secondaires, étouffer la montée thermique. Le réacteur est maintenu dans un équilibre instable, volontairement bridé. S’il explose, la Nebula disparaît. S’il est relancé trop vite, il explose aussi.

    Alors ils attendent.
    Et l’ennemi le sait.
    Des champs de détection passive sont activés, pas pour repérer la Force — inutile ici — mais pour lire les micro-variations : chaleur corporelle, pression de pas, déplacements d’air. Chaque indicateur s’inscrit dans la visière mandalorienne comme une ombre hésitante.
    Une escouade adverse approche… puis s’arrête.
    Un long moment passe.
    Puis elle repart.

    — Ils testent, souffle un soldat.
    — Qu’ils testent, répond le chef d’escouade. On ne mord pas encore.

    Plus haut dans la frégate, le choc est brutal.
    Le grondement change.
    Ce n’est pas celui d’une explosion, ni celui d’un impact de turbolaser. C’est un son plus profond, plus régulier — une vibration lourde qui remonte par la coque et fait frissonner les cloisons internes. Les capteurs du Nebula recalculent. Les signatures se mettent à converger.
    Les Mandaloriens le sentent avant même de l’entendre confirmer sur leurs HUD.
    Quelque chose arrive.

    Dans le hangar principal, alors que les escouades mandaloriennes cèdent encore quelques mètres, en ordre, les ombres projetées sur les parois s’allongent soudain. Des silhouettes massives se découpent derrière les écrans de fumée et les débris en suspension.
    Les premières barges alliées franchissent les boucliers atmosphériques dans un rugissement maîtrisé.
    — Contacts entrants identifiés, annonce une voix calme sur le canal tactique. Unités mécaniques. Transpondeurs amis confirmés.
    La pression dans les épaules retombe d’un cran.
    Les rampes s’abattent.

    Les droïdes GK-1000 se déploient sans précipitation, en ordre serré, leurs pas lourds résonnant comme un marteau sur l’enclume du hangar. Ils ne chargent pas. Ils s’ancrent. Leurs capteurs balayent, leurs systèmes s’alignent sur les balises mandaloriennes déjà en place.
    En quelques secondes, une ligne défensive nouvelle se forme — froide, dense, presque immobile.
    Un guerrier MK s’avance, silhouette anguleuse, vibrolame basse, regard déjà posé sur les axes de progression ennemis. Il ne parle pas. Il n’en a pas besoin. Les protocoles sont partagés. Les priorités, claires.
    — Les mécaniques prennent le centre, ordonne un officier mandalorien. Nous, on ferme les flancs.

    Les Sith qui progressaient depuis les niveaux supérieurs marquent un temps d’arrêt.
    Pas par peur.
    Par calcul.
    Ils sentent la différence. La Force leur murmure que quelque chose a changé : l’espace s’est refermé. Les issues sont moins nombreuses. Les angles, plus meurtriers.
    Dans les conduits menant à la salle des machines, les escouades mandaloriennes ajustent aussitôt leur posture. Les droïdes ne remplacent pas les hommes — ils libèrent du temps et de l’espace.
    — Renforts mécaniques en place, transmet le chef d’escouade. On redéploie une équipe vers le cœur secondaire.

    Les GK-1000 avancent maintenant couloir par couloir, absorbant les tirs, encaissant les premières charges. Là où un Mandalorien aurait dû reculer pour préserver ses effectifs, le droïde reste, bloque, force l’ennemi à se découvrir.
    Un Sith surgit d’un angle, lame allumée, haine en avant.
    Il frappe.
    La vibrolame du MK intercepte, dévie, verrouille.
    Un tir mandalorien suit, précis, chirurgical.
    Ce n’est pas une contre-attaque.
    C’est une stabilisation.

    Dans la salle des machines toujours confinée, les mécaniciens respirent un peu mieux. Les champs de contention tiennent. Les voyants restent dans le jaune critique, mais ne basculent pas. Chaque minute gagnée est une victoire silencieuse.
    — Le cœur tient, annonce une technicienne, la voix tremblante mais ferme. Encore instable, mais contenu.

    Les Mandaloriens savent ce que cela signifie : ils peuvent continuer à tenir sans risquer de perdre le vaisseau.
    Sur la passerelle secondaire, les écrans tactiques montrent enfin une chose qu’ils attendaient : les lignes ennemies cessent d’avancer de manière coordonnée. Pas de fuite. Pas d’effondrement. Juste… un ralentissement.
    L’ennemi doit maintenant choisir.
    Forcer, au prix de pertes accrues.
    Ou temporiser, au risque de perdre l’initiative.
    Et sur le Nebula, chaque seconde de temporisation appartient aux défenseurs.
    La frégate est toujours blessée.
    Toujours sous pression.
    Mais elle n’est plus seule.

    Transmission tactique orbitale

    Les écrans de la passerelle du Vhett’tal se teintent de glyphes tactiques.
    Les silhouettes des vaisseaux s’imbriquent dans une géométrie mouvante : trajectoires balistiques, cônes de tir, volumes de sécurité. L’orbite de Vinsoth n’est plus un espace vide — c’est un échiquier saturé de menaces potentielles.

    Marak Solyk se tient droit, les mains jointes dans le dos. Sa voix est calme, mais chaque syllabe tranche net.
    — Ici Marak Solyk, contre-amiral du clan Oshindara. Transmission tactique active. Tous les bâtiments mandaloriens, passez en doctrine Kyr’amla. Objectif : soulagement défensif Leviathan et Nebula. Aucun tir non validé.

    Les confirmations s’enchaînent, brèves, disciplinées.
    — Teyr’kad prêt. Batteries ioniques synchronisées.
    — Kar’ta Beskar verrouille ses rayons tracteurs. Interdictor toujours neutralisé.
    — Oribuir en position médiane. Turbolasers calibrés pour tir de barrage directionnel.

    Marak fait glisser un cône holographique vers l’avant.
    — Priorité un : espace autour du Leviathan. Les escadrons adverses tentent de maintenir une pression constante pour soutenir leurs équipes d’abordage. Nous allons leur retirer cette latitude.

    Il marque une pause, puis enchaîne.
    — Ne cherchez pas la destruction. Cherchez la désorganisation. Tirs ioniques courts, séquencés. Brisez leurs formations, pas leurs coques.

    Les Neutron Star mandaloriens ajustent leur angle. Des impulsions bleutées jaillissent, frappant les flancs des frégates adverses, faisant vaciller leurs systèmes sans les réduire au silence définitif. Les chasseurs ennemis rompent leurs lignes, forcés de manœuvrer pour éviter la dérive.
    — Escadrons Vanguard, déployez-vous en rideau mobile. Tirs de barrage sur les vecteurs d’approche secondaires. Je veux un ciel saturé, pas un mur infranchissable.

    Les canons légers entrent en action. Pas de salves continues, mais une pluie rythmée, calculée, qui force l’ennemi à ralentir, à corriger, à perdre du temps.
    Marak pivote légèrement, son regard se posant sur la projection du Nebula.
    — Priorité deux : Nebula. Les équipes au sol tiennent, mais elles ont besoin d’air. Oribuir, vous prenez la coordination locale.
    — Reçu. Calcul des arcs de tir en cours.
    — Tirs défensifs dirigés. Pas de frappes directes sur la coque du Nebula. Je veux un parapluie, pas une tempête. Coupez les renforts, pas les issues.

    Les turbolasers de la Nébulon-B Oribuir entrent en action, leurs tirs traçant des lignes de feu précises entre le Nebula et les vaisseaux hostiles, créant une zone de déni temporaire. Les barges ennemies hésitent, certaines dérivent, contraintes de recalculer leurs trajectoires.
    — Kar’ta Beskar, utilisez vos rayons tracteurs. Attrapez-les quand ils se séparent. Cassez leur cohésion, puis relâchez. Qu’ils comprennent que chaque mouvement a un coût.

    Un à un, des vaisseaux adverses sont brièvement happés, désaxés, contraints de rompre leur formation avant d’être relâchés, désorganisés, vulnérables.
    Marak inspire lentement.
    — Rappel à tous : nous contenons. Nous tenons. Nous ne cherchons ni l’anéantissement ni la fuite de l’ennemi. Laissez-le respirer juste assez pour qu’il fasse des erreurs.

    Il incline légèrement la tête, comme s’il s’adressait directement aux hommes et aux femmes qui combattent dans les coursives, loin sous ses pieds.
    — Au sol, vous avez le temps. En orbite, nous vous le donnons. Maintenez les schémas. Restez froids.

    La communication se coupe.
    Dans le silence relatif de la passerelle, les tirs continuent — mesurés, disciplinés.
    Autour du Leviathan et du Nebula, l’espace est devenu une cage mouvante : pas fermée, mais étroite.
    Assez pour tenir.
    Assez pour durer.
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      #21

      Post n°20
      Auteur : Zaden Kryos

      Le silence qui précède la défaite n'est jamais vraiment silencieux. Il gronde sourdement, tissé de rapports qui se contredisent, de confirmations qui n'arrivent plus, de communications qui s'étiolent. Zaden le sait, alors qu'il met toute son énergie à combattre. Le Sith sait très bien que la bataille est perdue d'avance, mais pouvait-il se permettre de perdre la face devant ceux qui étaient venus à la rescousse de l'Ordre Noir ? Non.
      Il fallait lancer cet ultime assaut. Non seulement il permettrait de perdre des forces considérées comme superflues, mais les vivants, les rescapés Sith, leur haine ne ferait que grandir. Et en bon utilisateur du côté obscur, Zaden voulait concentrer cette haine dans le peu de fidèles qu'il resterait. Certes, ils seraient affaiblis, mais leur haine n'en serait que renforcée, comme jamais auparavant.


      L'ordre de repli ne vient pas de Zaden. Il vient de la réalité elle-même.


      Dans les coursives du Leviathan, les fantassins Sith reculent couloir par couloir, laissant derrière eux des corps et du matériel abandonné. Les Mandaloriens ne poursuivent pas avec acharnement, ils n'en ont pas besoin. Chaque mètre gagné par les assaillants a coûté du sang, et chaque mètre perdu en coûte davantage encore. Les pièges, les champs de friction, les tirs précis, tout cela transforme la retraite en hémorragie.


      Sur la frégate Nebula, c'est pire encore. Les droïdes GK-1000 ne fatiguent pas, ne doutent pas, ne reculent pas. Les mercenaires ont été les premiers à comprendre, abandonnant les positions sans même attendre l'ordre. Les fantassins Sith, eux, tiennent par discipline et par haine, mais même cette haine a ses limites face à des machines qui avancent sans peur.


      Les barges d'extraction décrochent une à une des hangars, surchargées, criblées d'impacts. Certaines ne parviennent même pas à franchir les boucliers, happées par des rayons tracteurs, désaxées, contraintes de dériver avant d'être finalement relâchées, trop endommagées pour être poursuivies mais trop abîmées pour être opérationnelles.


      Zaden monte à bord d'une des dernières barges, entouré de survivants au regard vide. Autour de lui, des fantassins blessés, des sensitifs épuisés, quelques mercenaires qui n'ont pas eu le choix. Personne ne parle, le silence est lourd, saturé de rage contenue.


      Les chasseurs Sith & mercenaires encore opérationnels forment un écran de fortune, harcelant les Mandaloriens juste assez pour permettre aux barges de s'extraire. Ce n'est pas une victoire. C'est une fuite organisée et chacun le sait, même les Mandaloriens.


      Les barges convergent vers le vaisseau amiral mercenaire, encore capable d'assurer un retrait sécurisé. Vinsoth est perdu. Le Leviathan tient mais il ne reverra pas de sitôt un occupant Sith à son bord.

       
      Dans le silence de la barge, Zaden observe les étoiles défiler. Ses mains tremblent légèrement, pas de peur, mais de rage pure. Il a perdu des hommes, il a perdu du matériel, il a perdu la bataille


      Mais il a gagné quelque chose de plus sombre, de plus durable. Chaque survivant qui l'entoure brûle désormais d'une haine nouvelle, forgée dans l'échec et la douleur. Une haine qu'il pourra façonner, aiguiser, transformer en lame.


      Les Sith sont affaiblis, saignant, brisés. Mais ils ne sont pas mort, pas encore. La bataille de Vinsoth s'achève ainsi, sans gloire, sans triomphe retentissant pour ses anciens occupants.

       

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        #22

        Post n°21
        Auteur : Finall Kel’qso

        Je reste immobile dans le conduit. La chaleur monte, saturant l’air. Derrière moi, mon escouade. On avance en file. Conduits étroits, câbles qui crépitent. La Force me montre les flux : masses mouvantes, signes de vie, battement des réacteurs.

        À mi-chemin, quelque chose change. Je lève le poing. Arrêt. La Force me montre des présences en approches. Une escouade mando s’arrête. Écoute. Cherche.

        Long silence. Puis ils repartent.

        Geste : On continue.

        À l’approche de la salle des machines, une vibration lointaine. Mécanique. Sourde.

        La Force me montre des flux nombreux : présences organiques modifiées, mécaniques vivantes. Qui se rapprochent.

        Puis plusieurs éclats traversent la Force.
        Les autres escouades se meurent.

        Des dizaines de présences. Mandaloriens. Unités mécaniques partout. Hangar. Couloirs. Le Nebula est perdu.
         
        Rester ici, c’est mourir.

        Je serre les poings. Mais mourir ici ne sert à rien.
        - On se casse. Maintenant.

        - La mission…

        - Perdu. On part.

        - Les autres ?

         - Morts ou mourants. Aucune importance.

        On file. Couloirs en pénombre rouge. Conduit d’évacuation à moitié effondré. Tirs derrière nous. Descente par échelle. Sas d’abordage. Une escouade Mandalorienne. Mon sabre s’allume. Combat sur la durée. Des pertes pour nos 2 camps.

        On grimpe dans la navette.
        - Décollage ! On s’arrache du Nebula.

        Silence dans la navette. Je m’assois. La douleur au flanc pulse toujours. Nous avons survécu. Mais le Nebula est perdu. La mission échouée. Je serre les poings. Pas assez fort. Encore. La rage brûle. Contre les Mandaloriens. Contre moi même. Ces défaites me forgent et les Mandaloriens paieront.

        Arrimage à l’Évasion Fiscale.

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          #23

          Post n°22
          Auteur : LOm DOnOs

          Le message passa dans l'intercom de tous les casques des commandos anti-G   'retraite immédiate'.
          Comme un seul homme, les membres de la flotte de la Guilde reculent, Keaton l'a bien compris entre la résistance Mandalorienne et l'arrivée de nouveaux adversaires mécanique l'assaut se révèle un échec, échec confirmé et retraite ordonnée par le commandant du vaisseau amiral dont la flotte est dorénavant engagée, le jeu n'en vaut pas la chandelle!
           Polly qui s'était finalement relevé est chargé de couvrir le repli stratégique, son lance grenade alterne explosif et fumigène, il ne fallait pas l'ennemi s'aperçoive de la manœuvre.
          On ramasse les blessés et les armes des morts, DOnOs n'aimait pas le gaspillage et on recule au hangar d'abordage, lâchant une rafale ici ou la pour faire croire qu'on tient encore la position, mais déja les premiers commandos embarquent dans les barges d'assaut pour retourner auprès des vaisseaux mère.
          Keaton précède Polly de près, le soldat déshonoré vide toutes ses munitions sur l'ennemi chaque mouvement entraine une rafale de laser ou un jet de grenade incendiaire Polly déchaine l'enfer et les coursives sont en proie aux flammes empêchant les Mandaloriens de les poursuivre.
          Le spacetrooper se  retourne vers son chef tout en lâchant une de ses dernières grenade, il lui demande via l'intercom:

          -Et les Sith?

          Le chef d'abordage a un genou à terre en train de fixer un puissant explosif sur le sol du hangar quand sa barge serait à distance, il la déclencherait pour garantir sa retraite.

          -Pas notre problème! on embarque!!

          Le tank ambulant ne se fait pas prier, il se dépêche d'embarquer avec les derniers commandos, on supporte un blessé qui laisse une trainée de sang sur le sol, Dan jette un dernier regard au hangar en flamme en se mordant les lèvres, il n'a pas accompli sa mission et son groupe a subi de lourdes pertes, il y avait peu de chance qu'il touche sa prime sur cette opération.
          La dernière barge décolle en direction de l'évasion fiscale, à mi distance, il déclenche l'explosif qui endommage le hangar empechant de fait toute poursuite.

          Sur sa passerelle de commandement, Wing a un regard noir, il voit les vaisseaux ennemis se rapprocher de ses vaisseaux, les tirs de turbolaser les maintiennent à distance, mais il sait que c'est une question de temps avant que ceux ci ne s'organisent et tentent de déclencher une bataille spatiale, mais les ordres de DOnOs étaient clairs, il ne devait prendre aucun risque, de toute façon, il avait plus ou moins accompli sa mission en récupérant l'ex maitre de Vinsoth et ses troupes.

          -Que nos vaisseaux repartent sur Dantooine.
          Dites à l'évasion fiscale et son escorte d'entrer les coordonnées données par ce Sith.
          Quittons ce maudit système!

          Les ordres sont répercutés sur les différentes passerelles et on calcule déja le saut en hyperespace, l'espace se vide soudainement, tous les vaisseaux de la Guilde ont quitté l'espace réel...

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            #24

            Post n°23
            Auteur : Zaden Kryos

            La barge s'arrime à l'Évasion Fiscale dans un choc sourd qui résonne à travers la coque. Le sas s'ouvre sur l'air recyclé du vaisseau mercenaire, âcre et froid. Zaden descend le premier, ses bottes claquant sur le métal de la soute. Autour de lui, les survivants se dispersent sans un mot, certains soutenant des blessés, d'autres traînant du matériel récupéré.

            La défaite a un goût amer, mais pas inattendu.


            Il traverse la soute encombrée de caisses et d'équipement militaire quand une présence familière se manifeste. Demetrial. Le mercenaire se tient près d'une console, observant l'arrivée des dernières barges avec une expression indéchiffrable. Leurs regards se croisent.


            Zaden s'approche, la mâchoire serrée. Il n'y aura pas d'excuses, pas de justifications. Juste des faits.


            — Le Leviathan est perdu, dit-il simplement. Nous n'avons pas pu le récupérer.

            Demetrial reste silencieux un instant, jaugeant le Sith du regard. Puis, contre toute attente, un léger hochement de tête.

            — L'effort était là. Vous avez tenu plus longtemps que prévu face aux Mandaloriens. C'est déjà quelque chose.

            Le mercenaire fait quelques pas, observant les survivants qui continuent d'embarquer.

            — Mon chef n'apprécie pas l'échec, mais il reconnaît le courage quand il le voit. Vous avez besoin d'être déposé quelque part ?

            Zaden serre les poings. L'humiliation d'avoir à dépendre de ces mercenaires après une telle débâcle lui pèse, mais il n'a pas le luxe de la fierté en ce moment, pas maintenant.

            — Oui, répond-il après un silence. Une planète loin des regards indiscrets, Ossus.

            Demetrial croise les bras.

            — Ça peut s'arranger. Mais rien n'est gratuit, Sith. Vous n'avez pas récupéré le Leviathan, donc mon… Organisation va avoir besoin d'une compensation. Un service, quand on vous le demandera. Pas de questions, pas d'hésitation. C'est le prix.

            Le Sith plonge son regard dans celui du mercenaire. Il sait ce que cela implique. Une dette envers des mercenaires dont personne ne connait les origines, une obligation qui pourra être rappelée à tout moment. Mais il n'a pas le choix pas s'il veut que les Sith survivent à cette défaite.

            — Accepté.

            — Parfait.

            Demetrial se détourne, prend un comlink dans l’une des poches de sa veste avant de le remettre au Seigneur Sith, ce dernier comprenait lorsque le moment viendra, l’organisation le contactera.

            — Donnez-moi les coordonnées et on programme le saut. Après ça, vous serez libres de partir. Mais n'oubliez pas : l'Organisation n'oublie jamais.

            Zaden acquiesce en silence. Il regarde une dernière fois par le hublot de la soute, vers l'espace où flotte encore le Leviathan, désormais aux mains des Mandaloriens. Cette défaite n'est qu'un début. Les survivants qui l'entourent portent en eux la même flamme sombre. La haine forgée dans l'échec sera leur nouvelle fondation.

            Les Sith ont perdu Vinsoth, mais leur histoire est loin d'être terminée.

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              Post n°24
              Auteur : Wyrim Oshindara

              La pression change avant même que les rapports n’arrivent.
              Je la sens dans la coque.
              Dans le rythme des impacts qui cessent d’être offensifs pour devenir erratiques.
              Dans ces silences trop longs entre deux échanges de feu.

              Les Sith reculent.
              Pas en panique. Pas encore.
              Ils rompent parce que quelque chose a échoué. Parce que la passerelle leur échappe. Parce que la salle des machines ne leur a pas cédé comme ils l’avaient prévu.

              La radio tactique sature un instant, puis se stabilise.— Ils décrochent, annonce une voix essoufflée. Repli non coordonné. Plusieurs groupes tentent de rejoindre les axes d’extraction.

              Je ne réponds pas immédiatement. Je laisse les données s’aligner dans mon esprit. Un Sith qui fuit n’est pas vaincu. Il est dangereux autrement.
              Je reprends la parole, calme, tranchante.
              « Ordre général. Phase de capture prioritaire. Pas de poursuite aveugle. On coupe les axes, on ferme les volumes, on force les redditions. Les blessés passent en second. »

              Les confirmations arrivent en rafales brèves.
              Des chefs d’escouade. Des opérateurs. Des ingénieurs encore couverts de suie.
              Je poursuis.
              « Anti-Sith, verrouillez les carrefours. Neutralisation non létale si possible. Je veux des prisonniers conscients. Les autres… immobilisez-les. »

              Le Mark XII pivote à mes côtés, massif, silencieux. Sa bulle Ysalamir étouffe encore les derniers soubresauts de pouvoirs mal maîtrisés. Je vois les silhouettes adverses hésiter, perdre ce pas surnaturel qui leur donnait l’illusion d’être supérieurs.
              Ils deviennent des hommes armés. Rien de plus.
              Dans un couloir latéral, une escouade Sith tente une percée. Grenades aveuglantes. Fumée dense. Cris étouffés. Puis le choc sourd des filets magnétiques. Trois captifs tombent au sol, plaqués, incapables de se relever.
              Je ne regarde pas longtemps. La capture est un travail. Pas un spectacle.
              — Zone sécurisée, annonce une voix. Quatre prisonniers. Deux morts. Pas de fuite.
              « Transférez-les vers la soute de quarantaine. Séparation stricte. Aucun contact entre captifs. »

              Plus loin, un autre groupe décroche en utilisant les conduits techniques. Mauvais choix. Les Gra’tuar y ont laissé des capteurs thermiques et des charges de confinement. Le conduit se scelle. Les assaillants se retrouvent enfermés dans un tube trop étroit pour combattre, trop long pour fuir.
              Ils se rendent.

              La bataille ne s’éteint pas. Elle se résout.
              Je me mets en marche. Direction la passerelle.
              Chaque pas résonne différemment maintenant.
              Moins de tirs. Plus de cris isolés. Le bruit des bottes mandaloriennes qui reprennent possession de leur vaisseau.
              La remontée est lente. Volontairement.
              Je traverse des zones encore chaudes. Des cadavres mêlés. Mandaloriens. Ennemis. Le sang sèche déjà sur le duracier. Les ingénieurs travaillent sans lever la tête, consolidant des plaques, colmatant des fuites, maintenant la bête en vie.
              — Salle des machines toujours instable, me signale-t-on. Confinement tenu. Pas de redémarrage possible pour l’instant.
              « Priorité à la stabilité. Pas à la performance. Qu’elle respire. Rien de plus. »

              Enfin, les portes de la passerelle apparaissent.
              Elles portent les marques de l’assaut. Impacts. Entailles. Une odeur d’ozone persistante. Mais elles tiennent.
              Je franchis le seuil.
              La passerelle du Léviathan est sombre, mais fonctionnelle. Les écrans se rallument progressivement. Les cartes tactiques se recomposent. L’espace reprend sa place dans ma vision.
              Je m’avance jusqu’au centre. Retire mes gants. Pose mes mains sur la console principale.
              Le vaisseau m’appartient à nouveau.

              Les derniers rapports arrivent.
              — Aucune présence hostile détectée dans les volumes internes.
              — Dernières barges ennemies en phase de décrochage.
              — Nebula sécurisé. Soutien mandalorien et droïde en place.
              Je ferme les yeux une seconde.
              Ce n’est pas une victoire.
              C’est une fin de phase.
              Quand je les rouvre, l’espace est là. Silencieux. Tendu.
              C’est à ce moment-là que je donne l’ordre suivant.

              La passerelle du Léviathan respire à nouveau, mais ce n’est pas un repos. C’est une suspension. Les écrans tactiques ne clignotent plus d’alertes urgentes, seulement des lignes, des vecteurs, des vitesses relatives. Le vide n’est jamais vide quand on sait le lire.
              J’ouvre le canal sécurisé.
              « Marak Solyk, état de la ligne. »

              La réponse est immédiate, stable.
              « Flotte en position. Les Keldabe tiennent l’axe principal. Les Vanguard sont en éventail. Les escadrons de chasse restent armés, moteurs chauds. Aucun verrouillage offensif ennemi détecté. »

              Je fixe l’écran central. Les barges adverses s’éloignent, mais lentement. Trop lentement. Elles testent. Elles attendent. Elles veulent savoir si nous allons vraiment les laisser partir.
              — Pas de silence. Le silence est une invitation.

              Un court temps. Marak comprend.
              « Vous voulez un langage, pas un coup. »
              — Exactement.

              Je pose la main sur la console de tir stratégique. Pas pour tirer moi-même. Pour rappeler à tous que la décision est assumée.
              « Ordre de dissuasion active. Tirs non ciblés, trajectoires ouvertes, cadence lente. Je veux qu’ils sentent que tant que nous sommes là… l’inaction n’existe pas. »
              La flotte mandalorienne s’anime sans agitation.
              Les Keldabe ne pivotent pas. Ils affirment.
              Les Vanguard ajustent leurs angles de feu, ouvrant des couloirs d’énergie qui n’ont rien d’aléatoire.
              Les premiers tirs partent.
              Pas des salves.
              Des frappes espacées.
              Des éclairs ioniques et plasma qui cisaillent l’espace devant les vecteurs ennemis, jamais directement sur eux. Chaque tir est un mot. Chaque intervalle, une pause.
              Avancez si vous osez.
              Restez si vous voulez mourir.
              Partez si vous comprenez.

              Les senseurs me renvoient leurs réactions. Les moteurs adverses montent en régime. Des corrections de cap s’enchaînent. Leur formation se resserre, puis se fissure. Certains pilotes accélèrent trop tôt, d’autres hésitent encore.
              La peur n’est pas panique.
              La peur est désaccord interne.
              « Effet dissuasif confirmé. Ils augmentent progressivement la vitesse. Aucun retour de feu. Ils n’essaient même plus de masquer leurs émissions. »

              Je laisse filer quelques secondes. Je veux voir s’ils tentent un dernier défi, un tir symbolique, un geste d’orgueil.
              Rien.
              — Continuez, dis-je calmement. Gardez la cadence. Tant qu’ils sont dans notre portée, ils doivent sentir que le vide n’est pas neutre.
              « Reçu. Maintien des tirs dissuasifs. Les escadrons restent visibles, pas d’approche agressive. »
              C’est ça, la différence.
              Nous ne chassons pas.
              Nous tenons.

              Les barges ennemies franchissent maintenant la limite où leurs calculateurs autorisent le saut. Elles accélèrent franchement. Leur retrait n’est plus stratégique. Il est nécessaire.

              Je penche légèrement la tête, observant les lignes de trajectoire s’étirer comme des cicatrices lumineuses.
              « Enregistrez tout. Temps de réponse. Variations de poussée. Séquence de saut. Ils partent avec quelque chose dans la tête, même s’ils laissent du métal derrière eux. »
              « Données capturées. On pourra relire leur fuite comme un rapport de bataille. »

              Je coupe le canal.
              Les tirs cessent progressivement. Pas d’un coup. Un à un. Comme une phrase qui se termine volontairement.
              La flotte mandalorienne reste en place, immobile, disciplinée. Aucun vaisseau ne poursuit. Aucun pilote ne rompt la ligne. Nous n’avons pas gagné une victoire. Nous avons imposé une réalité.
              Ils ont compris une chose essentielle :
              tant que nous serons là, nous n’attendrons jamais sans agir.

              Le vide se referme sur leur départ.
              Et nous restons. Casques fermés. Armes prêtes. Silencieux.

              Sur la passerelle, personne ne parle. Les écrans projettent l’espace comme une mer figée, traversée de trajectoires lentes. L’Évasion Fiscale est toujours là, à portée. Elle n’a pas encore engagé son saut. Elle attend. Elle jauge.

              Moi aussi.

              Je sens la tentation courir dans les rangs. Elle ne s’exprime pas par des mots. Elle est dans les épaules raides, dans les mains qui se crispent sur les consoles, dans les respirations contenues. Nous pourrions les clouer. Maintenant. Les écraser avant qu’ils ne se reforment. Avant qu’ils ne deviennent autre chose.

              Mais ce serait leur offrir une fin.

              Je me tourne vers l’holotable. Les projections montrent nos ailes en position, les escadrons Davaab prêts à fermer l’angle, les Vanguard alignés, les Nova stabilisés. Tout est là. La machine est huilée. Il ne manque qu’un ordre.

              Je ne le donne pas.

              Parce que la poursuite est un langage.
              Et que parfois, le silence parle plus fort.

              J’ouvre le canal vers Marak Solyk.

              « Alor. Nos unités sont prêtes. Si vous donnez l’ordre, nous pouvons intercepter avant l’alignement. »

              Sa voix est calme. Trop calme pour un homme qui n’ignore rien de ce que coûte une décision.

              Je prends une seconde avant de répondre.

              « Je sais. »

              Je laisse passer un battement.

              « Donnez-leur l’espace. Pas la fuite. L’espace. »

              Je vois Marak hésiter. Pas par doute. Par rigueur.

              « Compris. Tirs dissuasifs uniquement ? »

              Je hoche la tête, même s’il ne peut pas me voir.

              « Exact. Que la flotte parle sans tuer. »

              Les ordres se propagent. Je les sens avant même de les voir confirmés. Les Vanguard se déplacent légèrement, juste assez pour fermer certaines trajectoires sans les condamner. Les Keldabe ajustent leurs axes de tir. Pas pour frapper. Pour montrer.

              Le premier tir part.

              Un tir de semonce, massif, contrôlé. Un éclair bleu-blanc traverse le vide et explose à bonne distance de l’Évasion Fiscale, juste assez près pour faire vibrer ses boucliers, juste assez loin pour ne rien endommager.

              Un message.

              Nous vous voyons.
              Nous pouvons agir.
              Nous choisissons de ne pas le faire.

              Je fixe l’écran principal.

              L’Évasion Fiscale réagit immédiatement. Ses moteurs secondaires changent de cadence. Les boucliers se renforcent sur l’arc exposé. Ils comprennent. Ils évaluent.

              Je parle à voix basse, pour moi seul.

              Ils veulent savoir si c’est un piège.

              Un second tir. Différent. Plus large. Pas dirigé vers eux, mais vers un vecteur qu’ils auraient pu emprunter. Un couloir de fuite qui se ferme sans se refermer complètement.

              Encore un message.

              Pas par là.
              Mais ailleurs, si vous osez.

              Je laisse ma main glisser sur la console. Je pourrais fermer tous les axes. Les enfermer dans une nasse parfaite. Mais je ne le fais pas.

              Parce que ce n’est pas ainsi qu’on brise un ennemi mercenaire.

              On ne le détruit pas.
              On le met face à son choix.

              Je rouvre le canal général de la flotte, sans codage agressif. Juste assez clair pour être compris s’ils écoutent.

              « Flotte mandalorienne. Maintenez pression passive. Aucun verrouillage terminal. Laissez une issue. »

              Un silence répond. Puis les confirmations. Courtes. Nettes.

              Je sais ce que cela signifie pour eux.

              Partir, maintenant, c’est admettre qu’ils ne contrôlent plus le rythme.
              Rester, c’est accepter de combattre dans des conditions que nous avons choisies.

              Je regarde l’Évasion Fiscale encore une fois.

              Elle est blessée, mais pas brisée.
              Elle est chargée de survivants, mais allégée de ses certitudes.

              Je comprends soudain ce qui rend cette décision plus violente qu’une poursuite.

              Si je les détruis, ils mourront en ennemis.
              Si je les laisse partir, ils vivront avec une question.

              Pourquoi avons-nous été laissés en vie ?

              Je coupe tous les canaux.

              Sur la passerelle, le silence devient presque pesant. Personne n’ose parler. Ils sentent tous que quelque chose de plus important qu’un ordre se joue.

              Puis l’Évasion Fiscale s’aligne.

              Lentement. Prudemment. Comme un animal qui s’attend à être frappé à chaque instant.

              Je n’ordonne rien.

              Les moteurs hyperspatiaux montent en puissance. Une signature instable, imparfaite. Ils prennent un risque. Ils savent que nous le voyons.

              Un dernier tir de semonce part, plus loin, plus large. Pas une menace. Une signature.

              Nous sommes là.
              Souvenez-vous.

              Et puis le vide se plie.

              L’Évasion Fiscale saute.

              Pas dans une explosion glorieuse. Pas dans une fuite panique.
              Dans une retraite choisie.

              Je reste immobile, regardant la trace se dissiper. Les capteurs enregistrent tout. La trajectoire partielle. Les résidus. Assez pour savoir. Pas assez pour suivre.

              Autour de moi, la flotte se stabilise. Les armes refroidissent. Les escadrons reprennent leurs positions de veille. Lentement, très lentement, la tension redescend.

              Je respire.

              Ce que je ressens n’est ni satisfaction, ni regret.

              C’est une certitude froide.

              Aujourd’hui, nous avons choisi de ne pas tuer.
              Et ce choix pèsera plus lourd que des épaves.

              Je me tourne vers Marak une dernière fois.

              « Enregistrez tout. Analyse complète. Ils reviendront peut-être. Mais pas comme ils sont partis. »

              « Reçu, Alor. »

              Je coupe le canal.

              Le Léviathan reprend son souffle.
              Et moi avec lui.

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                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le Chroniqueur
                a écrit sur dernière édition par
                #26

                Post n°25
                Auteur : Wyrim Oshindara

                La bataille s’éteint sans disparaître.
                Elle se transforme.
                Sur les écrans, les trajectoires ennemies s’éloignent. Les signatures s’effacent. Les alarmes passent du rouge au jaune. Les couloirs du vaisseau se remplissent maintenant de blessés, d’ingénieurs, de prisonniers. Vinsoth respire, mais elle est encore fragile, ouverte comme une plaie mal suturée.
                Je ne retire pas mon casque.
                Je n’en ai jamais eu besoin pour parler clairement.
                J’ouvre les canaux un à un.


                MandalMotors


                Contexte : prises de guerre, espace mandalorien
                Attente : remise en état minimale, autonomie totale

                — « MandalMotors, ici Oshindara, situation claire. »
                Je fais apparaître les silhouettes holographiques du Léviathan et du Nebula.
                — « Ces deux vaisseaux sont des prises mandaloriennes.
                Ils ont été capturés, sécurisés, et intégrés sous juridiction de clan. »

                Un ingénieur incline légèrement la tête.
                — « État critique mais stable. »
                — « Exact.
                Votre mission n’a rien à voir avec Vinsoth.
                Les Chevins ont déjà assez à faire avec leur monde. »


                Je précise, sans détour.
                — « Vous intervenez seuls.
                Objectif : tenir les coques, sécuriser les réacteurs, rétablir propulsion et navigation. »


                Je marque une pause.
                — « Pas d’amélioration. Pas de refonte.
                Vous rendez ces vaisseaux capables de rentrer. Rien de plus. »

                — « Équipes projetables en route. »
                — « Bien. Vous êtes sur un champ de bataille encore chaud. Pas d’erreur. »

                Zhamsi R&D


                Contexte : technologie Sith neutralisée
                Attente : analyse, confinement, aucun transfert

                — « Zhamsi R&D, je vous contacte pour une raison précise. »
                Je fais apparaître des schémas instables : noyaux énergétiques Sith, systèmes de contrôle corrompus.
                — « Ces technologies ont été utilisées contre Vinsoth.
                Elles sont maintenant sous contrôle mandalorien. »

                — « Risque de contamination technologique élevé. »
                — « Exactement.
                Votre mission concerne uniquement les deux vaisseaux capturés. »


                Je tranche.
                — « Vous analysez. Vous cartographiez les risques.  Vous neutralisez ce qui doit l’être. »
                — « Rien ne quitte le système.
                Aucune donnée brute n’est rapatriée.  Ce que vous apprenez reste ici. »

                — « Compris. Intervention autonome. »
                — « Et rapide. Je ne veux pas de reliquaire Sith dans ma flotte. »


                Ordo Construct


                Contexte : villes endommagées, population déplacée
                Attente : reconstruire avec, puis se retirer
                — « Ordo Construct, Vinsoth sort de l’esclavage. »
                Les images de Minas défilent : ruines, demi-structures, quartiers encore debout.
                — « Il y a des bâtiments exploitables.
                D’autres sont condamnés.
                La population revient lentement. »

                — « Besoin de structures temporaires. »
                — « Exact.  Votre mission : travailler avec les Chevins. »

                Je précise chaque mot.
                — « Abris, centres de soin, réseaux d’eau et d’énergie.  Tout doit être démontable.  Tout doit être compréhensible par ceux qui resteront. »
                — « Pas d’architecture mandalorienne permanente. »
                — « Aucune. Vous bâtissez, vous formez, vous partez. »

                Ijaat Beskarla


                Contexte : sols fragilisés, galeries instables
                Attente : sécuriser, transmettre, ne rien extraire
                — « Ijaat Beskarla, oubliez vos foreuses. »
                — « Compris. »
                — « Les Sith ont épuisé les sols.  Les galeries menacent de s’effondrer.  Des civils vivent au-dessus. »

                Je fixe la mission.
                — « Vous sécurisez.  Vous consolidez.  Vous cartographiez. »
                — « Vous travaillez avec les ingénieurs Chevins.
                Ils doivent pouvoir reprendre seuls après votre départ. »

                — « Aucune extraction. »
                — « Aucune. Vinsoth décidera plus tard de ses ressources. »


                Tomo’kar Genetic Works

                Contexte : agriculture brisée, faune perturbée
                Attente : relancer sans créer de dépendance
                — « Tomo’kar, Volak doit nourrir Vinsoth à nouveau. »
                Des images de terres brûlées, de troupeaux décimés apparaissent.
                — « Les saisons ont été déréglées.
                Les cultures sont affaiblies. »

                — « Nous pouvons travailler sur les espèces locales. »
                — « C’est l’attente.
                Vous intervenez avec les agronomes chevins. »

                — « Vous renforcez la résilience.
                Vous ne créez rien qu’ils ne puissent reproduire seuls. »

                — « Transmission des protocoles sur place. »
                — « Exact. Votre succès se mesurera à votre inutilité future. »

                Ha’rangir Data Vault


                Contexte : crimes Sith, mémoire collective
                Attente : conserver sans confisquer
                — « Ha’rangir, Vinsoth doit se souvenir. »
                — « Archives locales possibles. »
                — « C’est obligatoire.
                Vous travaillez avec les Chevins. Témoignages, preuves, récits. »

                — « Les clés leur appartiennent. Vous n’êtes que des gardiens temporaires. »

                Mandalorian Interstellar Bank


                Contexte : économie détruite
                Attente : outils financiers, pas de contrôle
                — « Banque mandalorienne, Vinsoth a besoin d’oxygène, pas de chaînes. »
                — « Dispositifs de crédit locaux. »
                — « Exact. Vous travaillez avec les autorités chevines. Microcrédits, reconstruction, relance. »
                — « Aucune clause de dépendance. Aucun levier politique. »

                Council of Mandalorian Trade


                Contexte : planète libre, avenir ouvert
                Attente : observer, pas intégrer
                — « Conseil du Commerce, vous ne proposez rien. »
                — « Même pas un cadre ? »
                — « Non. Vous observez comment une planète se relève sans tuteur. »
                — « Vinsoth décidera plus tard si elle ouvre ses portes. »

                Je ferme les canaux.
                Tout est clair.
                Tout est limité.
                Tout est volontairement incomplet.
                Vinsoth ne sera pas un protectorat.
                Les vaisseaux capturés ne seront pas des trophées maudits.
                Et Mandalore ne sera ni un sauveur, ni un maître.
                Sous mon casque, une certitude s’impose :
                L’après-guerre se gagne en sachant quand s’arrêter.

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                • Wyrim OshindaraW Hors-ligne
                  Wyrim OshindaraW Hors-ligne
                  Wyrim Oshindara
                  a écrit sur dernière édition par
                  #27

                  Vinsoth tourne sous moi comme un monde qui a survécu à une tempête invisible.

                  Depuis l’orbite, on ne distingue ni les cris ni les ruines précises. Seulement des cicatrices énergétiques, des zones assombries, des réseaux instables qui clignotent encore comme un cœur irrégulier. Une planète blessée… mais intacte.

                  La flotte mandalorienne l’enveloppe une dernière fois.

                  Trois croiseurs Keldabe.
                  Le Neutron-Star.
                  La frégate de commandement.
                  Les transports lourds.
                  Les escadrons embarqués.
                  Et, au cœur de la formation, deux silhouettes étrangères.

                  Le Léviathan — croiseur lourd capturé, massif, défiguré par les combats, maintenu en cohésion par des champs de confinement temporaires.
                  La Nebula — frégate endommagée mais fonctionnelle, escortée de près par deux unités techniques.

                  Des prises de guerre.
                  Des trophées… et des responsabilités.

                  Aucun pavillon ennemi ne flotte plus sur leurs coques.

                  Je me détourne de la verrière.

                  « Transmission générale à la flotte. Priorité Alor. »
                  « Canal ouvert. »
                  « Forces mandaloriennes, ici Oshindara. L’objectif est atteint. Préparez le désengagement complet. »

                  Les trajectoires hyperspatiales s’affichent instantanément sur les écrans.

                  « Toute la flotte mettra le cap sur Mandalore. Ordre de marche standard. Maintien des protocoles défensifs jusqu’au saut final. »

                  Je laisse une seconde de silence.

                  « Les prises de guerre seront intégrées au convoi principal sous escorte rapprochée. Priorité absolue à leur stabilité. »

                  Aucune acclamation. Aucun commentaire.
                  Seulement l’exécution.

                  « Nous rentrons. »

                  Les premiers bâtiments pivotent. Les moteurs ioniques s’allument comme des étoiles artificielles. Les formations se desserrent avec une précision froide.

                  Le Léviathan met plus de temps à réagir. Sa masse est immense, ses systèmes encore instables. Des modules techniques s’arriment à sa coque comme des parasites nécessaires, stabilisant ses structures pour éviter toute rupture en manœuvre.

                  La Nebula suit, plus agile, mais clairement escortée — non pour la protéger d’un ennemi, mais d’elle-même.

                  Ces vaisseaux ne sont pas encore sûrs.
                  Mais ils sont mandaloriens désormais.

                  « Mise à jour de trajectoire. »
                  « Destination confirmée : Mandalore. »
                  « Pas pour moi. »

                  Le pont se fige.

                  « Le Resol’nare quitte la formation principale. »
                  « Confirmation ? »
                  « Confirmation. »

                  Transmission finale à la flotte.

                  « Transfert du commandement de transit à l’état-major. Maintenez la formation jusqu’au point de saut. Les prises de guerre ne doivent subir aucune surcharge. »

                  Je fixe la projection du Léviathan.

                  « Ces vaisseaux rentreront entiers. »

                  « Ouvrez un canal sécurisé vers le général Rathac. »
                  « Établi. »
                  « Général Rathac, Oshindara. Je vous informe que mes forces quittent la zone et regagnent Mandalore. Transition sans incident. »

                  Je poursuis immédiatement.

                  « Je vous remercie pour la confiance accordée à nos forces. »
                  « La coordination des moyens que vous avez mise en place a permis une résolution rapide et… propre. »

                  Je choisis mes mots.

                  « Si nos chemins se croisent à nouveau, je serai disposé à coopérer dans le même esprit. »

                  Puis, avec prudence :

                  « Les temps à venir pourraient redéfinir certaines responsabilités sur Mandalore. Si cela devait arriver, je me souviendrai de ceux qui ont favorisé la stabilité plutôt que l’escalade. »

                  « Quelle que soit l’évolution future, vous pourrez compter sur ma fiabilité. »
                  « Bonne continuation, général. »

                  Je coupe la liaison.

                  Je ne connais pas Rathac.

                  Mais je sais qu’on ne mobilise pas une flotte entière sans opposition visible à moins de disposer d’une autorité qui dépasse largement les apparences.

                  Je n’ai pas besoin d’en savoir plus.

                  Il vaut mieux que cet homme considère les Mandaloriens comme des partenaires prévisibles… plutôt que comme une variable incontrôlable.

                  Le point de saut approche, la flotte s’aligne en colonnes.

                  Le Léviathan au centre, encadré comme un artefact dangereux. La Nebula juste derrière, et les Keldabe en protection externe.

                  Puis les sauts commencent.

                  Un croiseur disparaît.
                  Puis un autre.
                  Et un autre.

                  Bientôt, il ne reste que le Resol’nare au-dessus de la planète.

                  Je m’approche de l’écran tactique.

                  Vinsoth paraît soudain très loin.

                  « Coordonnées Dantooine verrouillées. »

                  Je ferme les yeux une seconde.

                  « Saut. »

                  Le Resol’nare s’arrache à l’espace réel et s’engouffre dans le tunnel lumineux.

                  L’ancien Feu de Bosk, bientôt officiellement mien.

                  Un vaisseau pour agir seul… dans une galaxie qui observe désormais de plus près.

                  La flotte rentre vers Mandalore avec des trophées qui changeront l’équilibre des forces.

                  Moi, je vais préparer la suite.

                  LOm DOnOs m’attend sur Dantooine.

                  Et quelque part, derrière les structures visibles du pouvoir galactique, un homme nommé Rathac sait désormais exactement ce que valent les Mandaloriens lorsqu’ils décident d’intervenir.

                  « Temps avant sortie d’hyperespace ? »
                  « Onze minutes standard. »

                  Je croise les mains derrière le dos.

                  Si l’avenir doit me conduire plus haut… il sera bâti sur des victoires maîtrisées, des alliances prudentes et des symboles de puissance que personne ne pourra ignorer.

                  Le Resol’nare file seul vers Dantooine.

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