Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Rien ne vient de rien assaut spatial

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #15

    Post n°14
    Auteur : LOm DOnOs

    Golden dynamo

    Force Alpha



    Dans la navette , Keaton vérifia son fusil blaster encore une fois, un vieux réflexe qui datait du temps de son service au sein de la milice de Dantooine, puis il s'était engagé au sein de la Guilde, pas comme chasseur de prime évidemment, le Dantari valait bien mieux que ça il avait donc été recruté comme officier de bord au sein de la flotte de DOnOS et voila qu'il était maintenant chef d'abordage.
    Mais il ne pensait pas un jour se retrouver en compagnie de Sith pour aborder un vaisseau spatial et affronter des Mandaloriens, le destin lui jouait un drôle de tour. Il observa les soldats à ses cotés, ses troupes étaient revêtues de combinaison spatiale de la Correlian Technologie et munis de blasters lourds, à coté les fantassins Sith aux armures sombres et des acolytes donc certains portaient d'étranges masques de fer.
    Son regard croisa celui d'un adepte obscur , dans ses yeux rouges il ne lut que haine et mépris, quel genre de pacte avait conclu le Gand sur Vinsoth? mais Keaton n'était pas la pour se poser des questions, on le payait grassement pour accomplir sa mission, et il avait bien l'intention de reprendre le Leviathan aux Mandos, quel qu'en soit le prix!
    Et visiblement à en écouter le trafic radio, la force Charlie, les troupes droids de diversion avaient déja subies de lourdes pertes lors de l'assaut.
    Le pilote de la navette annonça soudain dans l'intercom l'arrimage au destroyer, aussitôt on découpa la coque pour accéder au hangar tribord et les troupes d'assaut se déployèrent.
    Le hangar servirait donc de point d'appui aux commandos, sur le sol froid une dizaine de cadavres gisaient déja, signe qu'une bataille s'était déja jouée ici bas .
    Suivant Zaden et sans perdre de temps, les commandos anti G prirent donc le couloir d'entretien, la porte blindée avait été forcée sans doute pendant l'assaut précédent.
    Keaton passa le premier blaster au poing, puis il désigna le couloir qui se séparait en deux.

    -Je prends la salle des machines avec mes hommes!
    Zaden: à vous la passerelle de commandement!!
    Une fois le vaisseau entre nos mains, entrez les coordonnées que Demetrial vous a communiqué et on saute immédiatement en hyperespace!

    Récupérer le vaisseau et s'enfuir c'est tout ce qu'ils avaient à faire, mais quelque chose dans l'esprit de l'officier lui disait que cela n'allait pas être une partie de plaisir...
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #16

      Post n°15
      Auteur : Wyrim Oshindara

      Salle des machines


      Le bruit, d’abord.
      Celui qui monte du métal blessé quand la coque respire sous la contrainte.
      Ce grondement grave, animal, que seuls ceux qui ont déjà tenu une position dans un vaisseau en feu peuvent comprendre.
      C’est la respiration d’un géant qu’on tente de maintenir en vie.

      Je suis Rell, sergent des Beskar Solus.
      Et ce jour-là, notre géant, c’était le Léviathan.

      La transmission de commandement était claire :
      « Rell, tenez le secteur machine. Aucune percée. Ralentissez-les autant que possible. Les renforts arrivent. »
      La voix du contre-amiral Marak Solyk n’admettait pas la discussion.
      Ce n’était pas un ordre. C’était une promesse.

      Nous savions que l’ennemi visait le cœur du croiseur. C’est toujours ce qu’ils font : sectionner la bête là où elle pulse.
      Mais le cœur du Léviathan n’était plus qu’une plaie ouverte.
      Le dernier assaut avait perforé la cloison latérale, détruit deux conduits à plasma et brûlé les circuits de régulation.
      Les mécaniciens du bord avaient réussi l’essentiel : éviter l’explosion.
      Mais le réacteur restait en surcharge confinée.
      Un seul tir mal placé, et tout le pont inférieur partait en lumière.

      On ne pouvait plus manœuvrer.
      On pouvait seulement tenir.

      Les ingénieurs s’activaient, leur armure de maintenance couverte de suie.
      Leurs outils vibraient, les clés plasma étincelaient.
      Leur chef, un certain Dherik, avait la voix d’un forgeron fatigué :
      « Les stabilisateurs sont à 40 %. Le flux thermique est stable pour l’instant. Mais si ces enfoirés s’approchent trop du noyau, ça saute. »
      J’ai hoché la tête. Pas besoin d’un discours.
      Je savais ce que ça voulait dire : la salle devait devenir un mur.

      J’ai déployé mes hommes.
      Douze Beskar Solus pour le couloir principal.
      Six autres répartis dans les mezzanines de maintenance.
      En renfort, deux escadrons de soutien :

      Escadron Varad – infanterie lourde, fusils magnétiques et drones défensifs.

      Escadron Nethra – ingénieurs tactiques, spécialistes en champs de confinement et déclencheurs à distance.

      Pas des héros, juste des gens solides.

      Nous avons transformé la salle des machines en forteresse de fortune.
      Les consoles avaient été déplacées pour former des barricades.
      Les conduits inutilisés servaient de pièges à souffle.
      Chaque entrée était couverte par deux angles de tir.

      Le sol vibrait. Les capteurs signalaient un mouvement rapide à 300 mètres, direction nord-est.
      Je me suis accroupi derrière une borne thermique.

      — « Varad, verrouillez la passerelle secondaire. Nethra, déclenchez les protocoles de brouillage local. Pas un signal ne sort d’ici. »
      — « Reçu. »

      Les ingénieurs activèrent leurs relais portatifs.
      Un voile bleuté s’étendit dans l’air : brouillage complet.
      Nous étions coupés du reste du vaisseau.
      Mais eux aussi.

      Puis vint le silence avant la tempête.

      Le premier choc fit trembler les cloisons.
      Un souffle d’air chaud.
      Des étincelles dans les circuits.

      L’ennemi.

      Ils ont forcé la première porte d’accès, section d’entretien A-19.
      La porte a sauté dans un grondement métallique, suivie d’une pluie de débris.
      Des silhouettes ont surgi dans la fumée, casquées, disciplinées.
      Pas des pirates. Des soldats.

      J’ai levé le poing.
      Les Beskar Solus ont attendu.
      On ne tire jamais en premier dans un piège.
      On laisse la proie s’engager.

      Le premier pas dans la salle déclenche la mort.

      Une gerbe d’étincelles explosa sur le flanc gauche — un piège à induction.
      Le premier ennemi vola à travers le couloir, percutant la cloison avec un cri étouffé.
      Le deuxième tomba avant de comprendre d’où venait le tir.

      Nous avons ouvert le feu.

      Les impacts fusaient, précis, mesurés.
      Nos blasters pulsaient dans le rythme du métal.
      Trois secondes de tir.
      Cinq de silence.
      Le temps d’un battement cardiaque.
      L’ennemi tentait de progresser, de forcer les couloirs.
      Mais ils se heurtaient à un mur invisible : nos angles, nos tirs croisés, nos grenades électro.

      Ils lançaient des charges thermiques.
      Nous les renvoyions avec des répulseurs.
      Ils cherchaient à gagner du terrain.
      Nous leur donnions du temps. Juste assez pour qu’ils croient avancer.

      C’était ça, notre mission : ralentir.

      Les minutes se changèrent en heures.
      La chaleur montait.
      Les consoles vibraient, les tuyaux grondaient comme une bête en colère.
      Les ingénieurs hurlaient dans leurs communicateurs internes :
      « Le cœur monte à 82 % de température critique ! S’ils percent la cloison, on saute ! »

      — « Qu’ils ne la percent pas. » dis-je.

      On a relancé les scellés automatiques : des couches successives de blindage vibro-soudé.
      Chaque scellé tenait dix minutes de plus.
      Chaque minute, un miracle.

      Les escadrons Varad et Nethra tenaient les angles.
      Les Beskar Solus bougeaient entre les machines, armures noires, visières vertes.
      La salle tout entière n’était plus qu’un labyrinthe de feu et de lumière.

      Un tir ennemi frappa un régulateur secondaire.
      Explosion.
      Une onde de choc me projeta contre une poutre.
      J’ai vu le monde tourner, des flammes et des éclats voler dans tous les sens.
      Puis un silence blanc.

      Quand je repris mes esprits, le canal s’était rouvert.

      — « Ici Solyk. Rapport, Rell. Situation ? »
      Je crachai un peu de sang dans mon casque avant de répondre :
      — « Secteur toujours tenu, amiral. Les ennemis sont contenus dans les conduits externes. Salle des machines hors service. Réacteur stabilisé, mais la moindre surcharge le fera exploser. »
      — « Vous tenez. Les renforts des Shuk’la Verda arrivent. Quinze minutes. Ralentissez-les encore. »

      — « A vos ordres. Kote Manda. »

      J’ai levé la tête.
      Les lumières rouges clignotaient.
      La chaleur était suffocante.
      Mes hommes tenaient encore.
      Les ingénieurs continuaient leur danse, essayant de refroidir les circuits avec des systèmes d’appoint bricolés.
      L’un d’eux, couvert de sueur, me lança :
      « On gagne du temps, sergent, mais pas la guerre. »

      Je lui ai répondu sans réfléchir :
      « C’est ce qu’on fait de mieux. »

      Puis je suis retourné vers la ligne de front.

      Les silhouettes ennemies réapparaissaient dans la fumée.
      Leurs tirs ricochaient sur nos plaques.
      Le Léviathan gémissait, mais il ne cédait pas.
      Et tant que la coque tiendrait, nous tiendrions aussi.

      Chaque minute gagnée, c’était une promesse tenue à Mandalore.
      Et à l’honneur.

      Passerelle de commandements


      La passerelle était leur objectif.
      C’était logique. Un vaisseau sans tête est un cadavre en marche.
      S’ils prenaient les commandes, le Léviathan deviendrait un trophée, une proie inversée.
      Mon rôle n’était pas de les détruire, mais de couper leur route, de les canaliser, de les épuiser.
      Chaque minute gagnée valait un cœur qui battait encore dans les soutes.

      Je me plaçai au carrefour principal, là où trois coursives se rejoignaient — un goulet étroit, parfait pour la défense.
      De là, je voyais tout : les angles, les failles, les reflets sur le métal.
      Je fis poser des balises d’aveuglement, installer des champs de friction pour piéger les pas pressés, et ordonnai la pose de micro-drones de saturation dans les conduits d’aération — de quoi remplir les boyaux du croiseur d’une brume épaisse dès que nous le voudrions.

      Puis je pris le canal tactique.

      « Gra’tuar, vous coupez l’axe principal. Shuk’la Verda, tenez les flancs. Beskar Solus, verrouillez les angles. Le Mark XII me suit — bulle active. Bataillon Aaray, verrouillez les accès vers la passerelle. On ne donne rien. On ne recule pas. »

      Des réponses brèves, sèches, ponctuées de respirations lourdes.
      Pas de panique. Pas de peur.
      La voix mandalorienne, c’est celle qui transforme la guerre en mécanique.

      Le premier contact ne fut pas une alarme, mais un bruit de bottes — puis des formes dans la brume.
      Ils avançaient en colonnes disciplinées, lents, méthodiques.
      Leur chef marchait en tête, escorté, persuadé que ses hommes tiendraient le rythme d’un assaut parfait.
      Ils pensaient surprendre.
      Ils furent accueillis par le silence.

      Puis la foudre.

      Nos tourelles automatiques ouvrirent le feu en éventail, tir de barrage calibré.
      Les Davaab en orbite basse soutinrent nos lignes au sol en mode appui, bombardant les couloirs périphériques de charges concussives.
      Les drones Varad jaillirent des trappes et déroulèrent des filets magnétiques, capturant les armures adverses comme des proies dans une toile.
      Le Mark XII s’avança, mur vivant, absorbant les tirs dans un cliquetis de métal et de plasma.
      Sa simple présence fit hésiter les premiers rangs ennemis.

      Les anti-Sith bondirent ensuite.
      Leur discipline était une lame sans éclat.
      Ils frappaient aux jointures, aux transitions, là où les réflexes Jedi ou Sith devenaient inutiles.
      Une explosion sourde suivit — grenades de choc calibrées pour perturber les champs sensoriels.
      La Force, ici, ne répondait plus.
      Seuls restaient le poids, le métal et le courage.

      Je suivais tout par radio, chaque escouade à sa fréquence, chaque canal un battement dans ma tête.

      « Gra’tuar, maintenez pression sur l’aile gauche. Ne laissez aucune ligne converger. Shuk’la Verda, envoyez un drone de repérage sur le niveau deux — je veux la passerelle en visuel. »

      Des confirmations courtes.
      Puis des bruits secs : tirs, pas, un souffle coupé.
      Une vie s’éteignait, une autre prenait sa place.
      C’est tout ce que la guerre demande.

      Le Mark XII, de son côté, arrosait les couloirs de rafales précises.
      Ses double-blasters brûlaient l’air, fauchant les silhouettes trop sûres d’elles.
      Puis, d’un geste mécanique, il fit sauter l’alimentation d’une tourelle ennemie à l’étage supérieur.
      Les lumières clignotèrent.
      Une faille de plus dans la cadence adverse.

      Les bataillons progressaient niveau par niveau, formant des verrous vivants.
      Pas de percée, pas de chaos : juste une érosion calculée.
      Les anti-Sith bloquaient les sorties, piégeaient les issues avec des charges de neutralisation.
      Leur calme glaçait.
      Ils n’étaient pas là pour venger, mais pour empêcher.

      Le canal grésilla.
      — « Beskar Solus à Oshindara : progression stoppée. Trois prisonniers. Une brèche secondaire colmatée. Besoin d’une équipe de transfert. »
      « Reçu. Envoyez Nethra. Transfert vers la soute de quarantaine. Maintenez verrouillage. »

      Je marchai lentement, entre les carcasses d’amplificateurs fondus, mes pas sonnant sur le métal chaud.
      Les ingénieurs suivaient, greffant des plaques, refermant des conduits avant que le flux du réacteur ne s’emballe.
      La sueur se mêlait à la poussière.
      Chaque geste était mesuré, chaque souffle compté.
      Une seule erreur pouvait faire basculer le Léviathan d’un enfer contrôlé à une implosion.

      Un groupe ennemi tenta une percée par la gaine secondaire.
      Ils pensaient nous surprendre.
      Le Shuk’la Verda ouvrit le feu — salve d’avertissement.
      Pas pour tuer, pour faire comprendre.
      Les assaillants retombèrent, désorientés, incapables de reprendre pied.

      Le Mark XII, dans sa lenteur méthodique, s’interposa entre une équipe d’ingénieurs blessés et un tir aveugle.
      Son blindage se couvrit de cendres.
      Mais il resta debout.
      Toujours debout.
      Sa bulle Ysalamir fendait l’air comme un souffle froid.
      Aucun pouvoir n’y passait, aucune malice ne filtrait.
      Les adversaires, privés de leurs réflexes, devenaient maladroits — presque humains.

      Je donnai la directive suivante :
      « Verrouillage progressif des accès vers la passerelle. Voies une et trois scellées. Voie centrale sous contrôle. Canalisez-les dans G-3. Pièges thermiques armés. Nethra, préparez les câbles magnétiques pour capturer les unités lourdes. Varad, brouillez leurs antennes. »

      Tout s’exécuta comme une séquence.
      Les explosions devinrent des échos lointains, puis des crépitements.
      Chaque minute rallongeait notre emprise.

      Les rapports s’enchaînaient :
      Une tranchée reprise.
      Un véhicule ennemi neutralisé.
      Un blessé transféré.
      Aucune célébration.
      Seulement la mécanique froide du devoir.

      Enfin, leur avancée s’effondra.
      Les anti-Sith avaient capturé les derniers survivants de tête.
      Les bataillons tenaient la ligne.
      J’ordonnai la création d’une zone de quarantaine mobile dans la soute arrière.
      Les captifs y seraient isolés, interrogés, puis transférés hors du vaisseau dès que la situation le permettrait.

      « Tenir la ligne. Ne laissez passer aucune colonne. Préparez le transfert vers l’infirmerie. Marak, ici Oshindara — la route est coupée. La passerelle est hors de leur portée. »

      Silence.
      Puis la voix du contre-amiral, posée, presque sereine :
      — « Reçu, Alor. Continuez de verrouiller. Le Kar’ta Beskar vous couvre. Les renforts sont en approche. »

      Je restai un instant immobile.
      Le vacarme s’était apaisé.
      Les couloirs fumaient.
      Les armures portaient la poussière des chocs.
      Mais la ligne tenait.
      Et tant qu’elle tiendrait, la flotte mandalorienne respirerait encore.

      Je posai ma main sur le plastron, sentant la chaleur du métal vibrer.
      La bataille n’était pas finie.
      La nuit, pas encore éteinte.
      Mais ici, sur ce carrefour brûlé, nous avions tenu.

      Je repris la radio une dernière fois, la voix plus basse.

      « Maintenez les positions. Renforts à cinq minutes. Pas de mouvement vers la passerelle sans mon ordre. On isole, on capture, on respire. Oshindara coupe la route. »

      Puis j’avançai de nouveau, lentement, au milieu des étincelles et du sang,
      hache en main, casque brillant dans la fumée.
      Une ombre parmi d’autres — un Mandalorien qui tenait sa ligne.

      Frégate Nebula


      Le pont du croiseur vibrait d’une tension maîtrisée.
      Les transmissions codées fusaient sur les canaux tactiques, se superposant dans un ballet de voix froides et d’indicateurs lumineux.
      Les projecteurs de l’holotable centrale diffusaient une carte tridimensionnelle : l’espace de Vinsoth y apparaissait comme un entrelacs d’orbes rouges et bleues, chaque point représentant un vaisseau, un escadron, une unité vivante.

      Le Nebulon-B capturé, désormais sous pavillon mandalorien, y clignotait d’un bleu pâle, isolé sur l’aile ouest de la formation.
      Ses boucliers, encore instables, peinaient à se régénérer après les dommages reçus pendant l’abordage initial.
      Et à présent, une ombre approchait.

      Dix signaux.
      Les scanners ne mentaient jamais.

      Marak Solyk se tenait droit au centre de la passerelle, bras croisés derrière le dos, le casque encore fixé. Sa voix, grave et contrôlée, portait dans tout le compartiment de commandement.

      — Ici Solyk. Confirmation des signatures ennemies en approche du secteur Delta-5. Cap direct sur la frégate Nebula. Leur trajectoire est tendue. Ils comptent reprendre ce qu’ils ont perdu.
      Tous les croiseurs : formation défensive Beskaryc Netir. Je veux une toile de feu croisé autour du Nebulon. Priorité absolue à la protection du personnel à bord.


      Autour de lui, les officiers répondaient en cadence.
      Le Kar’ta Beskar réorienta ses tourelles latérales.
      Le Teyr’kad déploya ses escadrons d’intercepteurs Davaab.
      Et le Kyr’amla’ruus, croiseur léger, descendit légèrement son orbite pour former la ligne inférieure du bouclier défensif.

      Sur l’écran holographique, la forme effilée du Nebulon-B semblait minuscule, suspendue entre deux murailles de fer et d’énergie.
      Les troupes mandaloriennes à son bord s’étaient retranchées dans les sections vitales : salle de commande, réacteurs secondaires, et soutes ventrales.
      Trois escouades de choc tenaient les passerelles, deux autres patrouillaient les couloirs techniques, et des ingénieurs s’affairaient à stabiliser le noyau d’énergie de secours.

      Puis la première alarme résonna.

      — Contact visuel sur les frégates ennemies ! Les signatures correspondent à des Alderaaniennes, modèles modifiés, chargeurs lourds activés !
      — Feu à volonté dès qu’ils franchissent la limite des 1.800 kilomètres ! Que les Vanguard verrouillent leurs trajectoires, priorité à la couverture du Nebulon !

      Les flancs du Vhett’tal s’illuminèrent.
      Les tourelles jumelées pivotèrent comme des yeux métalliques cherchant leurs proies.
      Puis, en un instant, tout l’espace s’embrasa.

      Des traînées de lumière verte et or filèrent, traçant dans le vide les premières lignes du contre-feu.
      Les tirs de barrage s’abattirent en mur compact devant le Nebulon, repoussant les premiers assauts ennemis.
      Les frégates adverses tentèrent un passage en force, mais la précision mandalorienne fit son œuvre : aucune approche direct n'était possible dans cette configuration défensive.

      Le canal tactique se remplit de rapports.

      — Ici escadron Davaab-3 ! Hostiles interceptés à 12h ! On engage, sur votre ordre !
      — Engagez. Pas de poursuite. Le but, c’est de les tenir, pas de mourir héroïquement.

      Le Kar’ta Beskar se mit en travers de la trajectoire ennemie, sa coque massive interceptant plusieurs tirs lourds.
      Les impacts ricochèrent sur son blindage renforcé.
      Le champ de gravité généré par l’interdictor amarré tout proche accentuait la tension : aucune retraite possible pour personne.
      C’était une guerre en vase clos, une cage orbitale.

      Sur le Nebulon, les transmissions se brouillaient par intermittence.
      Les escouades mandaloriennes à bord luttaient contre des commandos ennemis infiltrés.
      L’une d’elles, la section Orar’adenn, avait pris position dans la salle de commande.
      Leur chef, un certain Trovan, rapporta d’une voix haletante :
      — Ici Travan Trois. Hostiles repérés dans les coursives inférieures. On a sécurisé le sas tribord, mais il y a du mouvement sous la coque. Probable tentative de récupération par grappin magnétique.
      — Reçu, Trovan. Détachez deux sections. Sabordez les points d’arrimage extérieurs. Je veux que ce vaisseau reste nôtre, même si on doit l’enterrer dans le vide.

      Sur les hologrammes, on voyait les formes minuscules des drones ennemis tenter d’accrocher les parois du Nebulon, d’y souder leurs amarres.
      Mais les tirs latéraux du Teyr’kad déchiquetèrent la plupart d’entre eux.
      Le vide se parsema de débris et de flammes silencieuses.

      Soudain, une alerte sonore retentit :
      — Nouvelle signature ! Les frégates adverses changent de cap ! Ils descendent sur la couche orbitale basse, trajectoire convergente sur la position du Nebulon-B !

      Marak serra les poings.

      — Ils veulent percer la défense en triangle…
      Très bien.
      Toutes unités, phase Mhi Solus.
      Concentration de feu sur le vaisseau de tête.
      Q-Meteor, position défensive au-dessus du plan horizontal, vous servez de barrière aux intercepteurs.
      On ne bouge plus.
      On encaisse.
      Et on répond.
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        #17

        Post n°16
        Auteur : Finall Kel’qso

        L’intérieur était un chaos sans nom.

        Je rassemble mes hommes, réfléchis un instant.
        On se sépare en plusieurs groupes. Notre objectif, neutraliser ces intrus et reprendre le Nebula. Soyez discret, l'ennemi est au courant de notre présence.  

        Ils acquiescent tous.

        Avec ses directives, chaque escouade prend un couloir différent.
        Bien. Vu l'état du vaisseau on se dirige vers les réacteurs, s’ils doivent les réparer, c’est là qu’on les chopera.

        La trappe s’ouvre sans bruit. L’air sent la rouille et l’éther. On rampe. Trois silhouettes, la douleur me tire à chaque torsion. Je serre la mâchoire et avance.

        Les conduits sont étroits. Un bras pèse sur l’autre. Les câbles courent en nappes parfois ils crépitent. Par réflexe, je passe la main le long du métal : la Force me décrit les flux — des masses mouvantes, des signes de vie par endroit, le battement des réacteurs.

        On avance en file. Pas de paroles, juste des signes. Les acolytes respirent court. L’un boitille mais tient. Ils savent suivre sans bruit.

        À mi-chemin, une escouade ennemie s'approche de nous. Geste d'arrêt. On s'arrête, immobiles jusqu’à leur départ.

        Des bruits plus sourds nous parviennent : serrage mécanique, souffles de turbines. Les conduits mènent plus bas, plus près du cœur secondaire. Les panneaux montrent surtensions intermittentes. À chaque jonction, je jauge les masses.
        « Une seule escouade est passée, le reste doit surveiller autre part. »

        À l’approche de la salle des machines, l’air se fait plus dense. Le métal vibre d’une fréquence basse. La Force me parle plus fort : présence d’énergie concentrée, champ instable, carters fatigués, chaleur retenue.

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          #18

          Post n°17
          Auteur : LOm DOnOs

          Dans les couloirs, en direction de la Salle des machines


          300 mètres, direction nord-est
          Le chef Dan Keaton encourage ses troupes, les commandos anti-G activent leur visière de protection et engagent une cellule d'énergie dans leurs blasters, ils sont prêts à donner l'assaut.
          Les premiers mètres dans le couloir sont facilités par les traces de combat passé et autres cadavres qui jonchent le sol, les membres d'équipage du Leviathan se sont défendus face à un ennemi mieux organisé et mieux armé mais ils n'ont pas pu repousser l'offensive Mandalorienne.
          Les commandos avancent prudemment , vérifiant les angles morts et visitant toutes les pièces à bord à la recherche d'ennemi dissimulé, les adeptes Sith arrogants, eux foncent tête baissée, leur sabre laser en main, la vue des corps des membres de leur armée, ne les incite pas à ralentir, l'ex milicien secoue la tête, il n'est nullement étonné par la perte de leur planète tout compte, fait, ils manquent clairement de discipline et de rigueur.
           Soudain le chef d'abordage lève le poing, ordonnant à ses hommes de stopper la progression, il ne reçoit plus de communication dans l'holocom de son casque, les enseignes du capitaine Wing lui communiquant en temps réel le déroulé de la bataille.
          Et soudain un silence pesant, un silence qui ne signifiait qu'une chose: on les attendait...
          On le bouscule et un Sith portant un masque représentant un Armadid, une  créature féroce de Nubia passe devant lui ignorant ses directives, il s'approche d'une porte verrouillée, en quelques estocs de lame rouge , l'accès au secteur A19 tombe au sol dans un fracas assourdissant.

          Secteur A 19

          *Autant pour la discrétion! * songe Dan , un de ses commandos auraient pu shunté la porte silencieusement pour ne pas alerter l'ennemi mais le coté obscur ne s'embarrasse pas de détail , la force brut c'est tout ce qu'ils savent faire!
          Et cet adepte ne serait pas déçu du voyage, premier à avancer, premier à tomber... une explosion et le corps du malheureux fut projeté contre les parois, la nuque brisée, le fantassin Sith qui le suivait s'effondre le thorax traversé par un trait de laser.
          Une deuxième lame violette s'allume et repousse plusieurs tirs, certains défenseurs réceptionnent leur propre tirs et le Sith trop pressé tombe à son tour vite remplacé par des fantassins et les commandos qui encaissent à leur tour des tirs croisés. La situation semble s'éterniser dans les coursives aucun camps de voulaient lâcher du terrain.
          La force brute... les Sith n'avaient peut être pas, tort finalement , d'un claquement de doigt, Keaton déploie un de ses atouts resté en arrière: Poly, un ancien commando chassé de l'armée régulière pour conduite déshonorante , fort de son expérience militaire il est un des rares à être muni d'une armure de Spacetrooper , un exosquelette renforcé en titane dans une armure de plus de deux mètres et large comme deux hommes, Poly entre à son tour, les tirs ricochant sur son armure renforcée, le lance grenade monté sur son épaule crache ses projectiles, les charges thermiques sont renvoyées à l'expéditeur, mais il en faut plus pour défaire ce tank sur pied.
          L'ennemi semble avoir compris qu'ils n'arriveraient pas à contenir Poly, ils actionnent les portes automatiques pensant le ralentir, mais le canon blaster dans son bras droit explose les portes en duracier censé retenir l'équipe d'abordage les commandos anti-G emboitent le pas au soldat déshonoré , il fait ce qu'il  sait faire de mieux: combattre et tuer pour des crédits;
          Un tir maladroit fait sauter un régulateur , cette fois l'explosion fait tomber le tank, ses systèmes internes sont hors service, il lui faudra du temps pour redémarrer mais ses frères d'armes n'étaient pas en reste, d'un bond de force un autre adepte fonce dans l'ouverture, son large sabre à saccade en main, fauchant des ennemis encore désorientés par le souffle de l'explosion.
          Son rire sauvage retentit dans le couloir, ce n'est pas un soldat, c'est un psychopathe, son masque représentait un Bargesht, une canidé à six yeux et nul doute que le visage dissimulé dessous était encore plus horrible.
          Un fantassin Sith trop enthousiaste par la bataille, s'approche trop près de l'adepte , un revers de sabre plus tard il tombe à son tour suivi par un Mandalorien tout deux découpés par la même lame.
          Bargehst est le fer de lance, les commandos se rassemblent autour de lui pour lancer l'assaut final...
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            Post n°18
            Auteur : Valiant

            A bord du destroyer, le contre amiral Vasc-0 prit acte des ordres de Valiant venant de la surface, il était donc temps pour l'Hégémonie Synthétique d'entrer à son tour dans la bataille, dans le hangar les troupes d'abordage attendaient dans leur transport DX-19, chaque barge contenait 20 droids GK-1000, des droids hybride de facture Géonosienne et chaque unité d'assaut était menée par un guerrier MK , des blessés lors de l'opération sur Mygeeto soignés et renforcés artificiellement par toute sorte de prothèses de chez Massives Dynamics.
            MK_1 était un clone , qui portait dorénavant une armure sombre et une vibrolame , il leva simplement le poing et toute les unités embarquèrent de concert, quelques instants plus tard les pilotes enclenchaient simultanément les moteurs Telgorn L3 et huit bardes d'assaut de dirigèrent en direction de la frégate Nebula et d'autres vaisseaux abordés, laissant la défense du Leviathan aux Mandaloriens.
            MK_2 était un Twil'eck portant une vibrolance , MK_3 un humain armé d'une épée Lig et MK_4 maniait deux cimeterres Petranaki, ils seraient chargés de la frégate en compagnie de MK_1.
            MK_5 , le Rodien aborda le croiseur en compagnie de MK_6, 7 et 8 , les transports se collèrent à la coque du croiseur et les sas de poupe se déployèrent aussitôt les droids GK 1000 entrèrent dans les coursives pour affronter la force Charlie des envahisseurs constituée de simples droids de sécurité d'ancienne génération, améliorés par les mécaniciens de la Guilde pour faire illusion.
            Et les unités inspirés des adversaires de la salle des dangers tels les Terminax ou les barons E_4 ne firent pas le poids face aux mastodontes d'acier conçu par les Séparatistes , seul un modèle inspiré d'un prototype de Dark Trooper donna du fil à retordre aux GK, il fut transpercé par un tir précis de MK_6.
            Les troupes d'assauts mécaniques continuèrent leur progression pour débarrasser les coursives des derniers assaillants et rejoindre la passerelle de commandement afin de neutraliser les derniers défenseurs Sith.
            Devant l'accès à la passerelle MK_7 croisa le fer avec un adepte obscur au visage tatoué qui combattait avec une épée à Saccade Sith , l'apprenti noir était exalté, la haine le faisant prendre des risques , le Kiffar modifié le décapita après une feinte.

            Assaut de la frégate Nebulon B-Nebula-
            Cette fois les barges se posèrent directement dans le hangar, trois commandos tentèrent vainement de s'y opposer, le pilote déclencha son grappin mécanique ce qui les propulsa contre un mur. Les droids GK se déployèrent mécaniquement en ordre serré affrontant mercenaires et fantassins Sith, mais l'avancée était plus compliquée que face aux droids du croiseur .
            La vibrolance de MK_2 se planta dans le dos d'un mercenaire tandis que MK_4 découpait méthodiquement un fantassin Sith à l'aide de ses deux cimeterres , le temps pressait , il fallait arriver à la passerelle de commandement avant les assaillants de la Force bravo...

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              Post n°19
              Auteur : Wyrim Oshindara

              Salle des machines

              La salle des machines ne vit plus.
              Elle survit.

              Tout ici n’est plus qu’un équilibre précaire, une respiration artificielle maintenue par des mains tremblantes, des routines de confinement et une volonté farouche de ne pas mourir aujourd’hui. L’air est lourd, saturé de vapeur chaude, de particules métalliques, d’ozone et de sueur froide. Chaque inspiration râpe la gorge. Chaque expiration semble voler une seconde de plus à un système qui n’en a déjà plus.

              Les alarmes ne hurlent plus.
              Elles chuchotent.

              Un cliquetis intermittent, presque discret, pulse dans les parois comme un cœur malade. Des voyants passent lentement de l’orange au rouge, puis reviennent au jaune, sans jamais s’éteindre. Les turbines confinées vibrent à une fréquence basse, si profonde qu’on la ressent plus qu’on ne l’entend. Une vibration qui traverse les bottes, remonte dans les tibias, s’installe dans la cage thoracique.

              La salle des machines est hors service.
              Et pourtant, elle tient.

              Les mécaniciens ont tout sacrifié pour cela. Des régulateurs ont été court-circuités, des lignes secondaires volontairement grillées pour éviter une montée en charge brutale. Des plaques de blindage ont été soudées à la hâte pour contenir des fuites thermiques. Les réacteurs ne produisent plus vraiment de puissance — ils sont retenus, bridés, comme une bête blessée maintenue sous sédatif.

              Au milieu de ce chaos contenu, les Mandaloriens s’organisent.
              Ils ne défendent pas un lieu.
              Ils défendent une fonction.

              Si la salle des machines tombe, le Leviathan ne meurt pas immédiatement.
              Il explose plus tard.

              Et cette simple vérité suffit à faire de chaque couloir adjacent un champ de bataille où l’on combat sans gloire, sans charge héroïque, sans cris de victoire. Ici, on combat pour gagner du temps. Pour user l’ennemi. Pour lui faire payer chaque mètre en fatigue, en doute, en hésitation.
              Dans un renfoncement partiellement effondré, entre deux échangeurs thermiques à moitié carbonisés, l’escadron Varad est en position.
              Rell Kordaan est accroupi derrière une console arrachée, son fusil posé à plat, respirant lentement. Il ne regarde pas les voyants. Il écoute. Il a appris depuis longtemps que les machines parlent avant de mourir — et que les hommes font du bruit quand ils s’approchent.

              Autour de lui, ses hommes sont dispersés en éventail. Pas de ligne. Pas de formation rigide. Des angles de tir croisés, des zones mortes volontairement laissées ouvertes pour canaliser l’adversaire. Les Varad sont des spécialistes de la contention. Ils ne cherchent pas le choc frontal. Ils cherchent à ralentir.
              Une rafale éclate plus loin, étouffée par la géométrie tordue des coursives. Un tir ricoche sur une conduite, projetant une pluie d’étincelles blanches.
              Rell ne bouge pas.

              Il sait que tirer maintenant serait inutile. Ici, une balle mal placée peut percer un conduit de refroidissement. Une grenade mal calibrée peut provoquer une réaction en chaîne. La salle des machines est une arme à double tranchant — pour l’ennemi comme pour eux.
              « Contact mercenaire, axe secondaire. »

              Sa voix est basse, presque neutre, mais chaque syllabe est pesée.
              Les mercenaires avancent prudemment. Contrairement aux Sith, ils comprennent le danger du lieu. Leurs pas sont mesurés, leurs armes levées sans empressement. Ils testent. Ils observent. Ils cherchent les pièges.

              Et ils en trouvent.

              Une première silhouette franchit un seuil invisible — un champ de friction à faible intensité. Rien de spectaculaire. Juste assez pour déséquilibrer. Le mercenaire glisse, jure, tente de se rattraper.
              Un filet magnétique se déploie aussitôt, silencieux, précis. Pas pour tuer. Pour immobiliser.
              Le corps s’écrase contre une paroi, retenu, incapable de se relever. Ses camarades hésitent. Une demi-seconde. C’est tout ce qu’il faut.

              Les Varad tirent.
              Pas en rafale.
              Pas en panique.

              Des tirs nets, ciblés, visant les articulations, les packs énergétiques, les systèmes d’assistance. Un mercenaire tombe, l’armure fumante. Un autre recule en hurlant, traînant un camarade blessé. Ils ne sont pas repoussés violemment. Ils sont ralentis, fragmentés, contraints à réévaluer chaque mouvement.
              Rell lève deux doigts.
              Les tirs cessent.
              « Laissez-les se regrouper. Qu’ils s’enfoncent. »

              Plus loin encore, dans un réseau de conduits techniques à peine éclairés, l’escadron Nethra est en mouvement.
              Saelyra Vorn progresse en tête, glissant presque entre les ombres. Elle ne court pas. Elle ne se presse jamais. Ses gestes sont précis, méthodiques, presque élégants. Là où Varad tient la ligne, Nethra façonne le terrain.

              Des cordes magnétiques sont discrètement arrimées aux parois, prêtes à se déployer au moindre signal. Des balises de brouillage à faible émission sont glissées dans les recoins, créant des poches de silence où les communications ennemies se désagrègent.
              « Ils avancent par grappes. Trop confiants. »

              Sa voix arrive dans le canal interne, calme, presque analytique.
              « On va les faire tourner en rond. »

              Un groupe de mercenaires tente un contournement par une galerie d’accès secondaire. Ils progressent lentement, convaincus d’avoir trouvé une voie sûre.
              Ils n’ont pas tort.
              Elle est sûre.
              Jusqu’à ce que les Nethra la transforment en piège.

              Une corde se tend brusquement, happant les jambes du premier homme. Il tombe lourdement, entraînant le suivant. Dans l’étroitesse du conduit, l’effet est immédiat : corps emmêlés, armes coincées, jurons étouffés.

              Une grenade de choc est lancée — pas pour tuer, mais pour saturer les capteurs, provoquer un vertige brutal. Les mercenaires reculent en désordre, incapables de distinguer le haut du bas.
              Saelyra observe la scène sans émotion.
              « Zone verrouillée. On les garde ici. »

              Elle sait que chaque minute gagnée ici est une minute de plus pour les mécaniciens, pour les systèmes de confinement, pour le vaisseau tout entier.
              Dans la salle des machines elle-même, le combat est invisible mais constant.
              Des équipes d’ingénieurs travaillent derrière des écrans de fortune, protégées par des Mandaloriens qui ne regardent même plus leurs armes. Ils surveillent les jauges, les flux, les micro-variations de température. Une montée trop rapide, un sifflement inhabituel, et tout bascule.

              Un mécanicien lève la tête, le visage noirci.
              — Surcharge stabilisée… pour l’instant.

              Personne ne répond.
              Personne ne le félicite.
              Ils savent tous ce que signifie pour l’instant.

              Un choc plus violent secoue la coque. Les lumières vacillent. Une conduite éclate dans un jet de vapeur brûlante. Deux Mandaloriens se jettent en avant pour tirer un ingénieur hors du flux avant qu’il ne soit ébouillanté.
              « Tenez bon ! »

              La voix de Rell résonne dans le canal.
              « Ils ne passeront pas ici ! »

              Mais il ment un peu.
              Ils passeront peut-être.
              La question n’est pas si.
              La question est quand — et à quel prix.

              Les mercenaires comprennent lentement la nature de la défense. Ils cessent d’attaquer frontalement. Ils testent, reculent, cherchent à épuiser les défenseurs. Ils savent que les Mandaloriens ne peuvent pas se permettre une explosion ici.

              C’est une guerre d’usure.
              Un pas en avant.
              Deux pas en arrière.
              Des tirs sporadiques.
              Des cris étouffés.
              Des silences lourds.

              Saelyra Vorn observe un groupe ennemi hésiter devant une intersection.
              « Ils doutent. »
              « On tient. »

              Rell Kordaan recharge calmement, sans quitter son angle.
              « Qu’ils doutent encore. »

              La salle des machines gronde.
              Le Leviathan gémit, mais il tient.
              Et tant que ces deux escadrons tiennent, tant que les Mandaloriens refusent de céder à la panique, la machine ne mourra pas aujourd’hui.
              Pas ici.
              Pas maintenant.

              Passerelle de commandement


              L’air change avant même que je ne voie la passerelle.
              Ce n’est pas une odeur précise, pas vraiment. C’est une pression différente, une densité dans la circulation de l’air recyclé, comme si le vaisseau retenait son souffle. Les coursives deviennent plus propres, moins déchirées par les combats précédents, mais paradoxalement plus dangereuses. Ici, chaque paroi est renforcée, chaque cloison pensée pour canaliser, ralentir, tuer.

              La visière de mon casque renvoie des reflets pâles : lignes de guidage tactique, silhouettes bleutées de mes bataillons projetées par l’interface, battements discrets des capteurs de proximité. Je marche lentement, volontairement lentement. Dans un vaisseau attaqué, la précipitation est une offrande à l’ennemi.
              Le Mark XII avance à ma droite.
              Il ne fait aucun bruit inutile. Ses servomoteurs sont réglés en régime discret, sa masse absorbée par des compensateurs internes. La bulle Ysalamir qu’il projette est imperceptible à l’œil nu, mais je la ressens comme une pression stable, constante, une normalité artificielle imposée à l’espace. Ici, pas de réactions amplifiées, pas d’élans irréfléchis, pas d’avantage mystique. Seulement des corps, des angles, des décisions.

              Derrière nous, les bataillons se répartissent selon le plan.
              Kad’Haaran ferme la marche, verrouille les axes arrière, coupe toute tentative de contournement.
              Orar’adenn progresse sur le flanc gauche, spécialiste de la neutralisation rapprochée, prêt à intervenir si une percée surgit d’un conduit secondaire.

              Ba’slanar Kyr’am tient la réserve mobile, prêt à se projeter là où la ligne pliera — pas rompra, pliera.
              Je parle peu.
              Je n’ai pas besoin de hausser la voix.
              « Formation delta. On coupe les lignes, pas les vies. Personne ne court. Personne ne s’isole. »

              Les confirmations arrivent, sobres, presque inaudibles. Ces hommes et ces femmes savent lire entre les ordres. Ils savent que la passerelle est l’objectif logique. Ils savent aussi que l’ennemi y pense avant nous.
              Je m’arrête à une intersection majeure. Trois axes. Tous mènent, d’une manière ou d’une autre, vers la zone de commandement. C’est là que la bataille se décide — non pas par la violence, mais par le contrôle.

              Je lève le poing.
              Tout s’arrête.
              Le silence qui suit est absolu. Même les systèmes semblent hésiter à respirer.
              Je laisse dix secondes s’écouler. Dix secondes où rien ne se passe. Dix secondes où l’ennemi, quelque part devant, se demande s’il a été repéré.
              Puis je donne l’ordre.
              « Orar’adenn, reconnaissance muette. Trente mètres. Pas de contact si non nécessaire. »

              Deux silhouettes se détachent, glissent contre les parois, disparaissent dans l’ombre. Leur progression est si fluide qu’elle semble irréelle. Ce sont des Mandaloriens formés contre des adversaires qui pensent autrement, frappent autrement. Ici, ils ne cherchent pas à vaincre. Ils cherchent à lire.
              Le Mark XII pivote légèrement, couvrant l’axe central. Ses capteurs balayent les volumes, enregistrent les micro-variations thermiques, les perturbations électromagnétiques. Il ne parle pas. Il n’a pas besoin.

              Je m’agenouille près d’un panneau de maintenance arraché. J’y plante une balise de confinement passif — pas un piège, pas une mine. Une ancre. Si l’ennemi pousse ici, l’espace deviendra lourd, contraignant, lent.
              La guerre moderne ne se gagne pas en avançant.
              Elle se gagne en empêchant l’autre d’avancer correctement.
              Un rapport arrive.
              — Contact visuel. Groupe multiple. Progression disciplinée. Présence de sensitifs confirmée.

              Je serre légèrement la poignée de ma hache ultrasonique. Pas par colère. Par habitude. La vibration sourde de l’arme se cale sur mon rythme cardiaque.
              « Repli silencieux. Laissez-les croire à un corridor libre. »

              Ils obéissent sans discuter.
              Je me redresse lentement. La passerelle est encore loin, mais le combat commence ici. Dans ce choix précis : offrir une route, mais la transformer en piège progressif.
              « Kad’Haaran, verrouillage progressif derrière eux. Ba’slanar, préparez la compression latérale. Pas de tir avant mon signal. »

              Les silhouettes adverses apparaissent enfin à portée de visée. Ils avancent en groupe compact, trop compact. Une erreur classique. Le Mark XII se décale d’un demi-pas, sa bulle s’étendant juste assez pour englober l’intersection.
              Je sens immédiatement le changement.

              L’air se stabilise.
              Les mouvements adverses deviennent plus hésitants, plus humains.
              Ils ressentent quelque chose. Ils ne savent pas quoi.
              Je lève la main.

              Un champ de friction s’active sous leurs pieds. Pas assez pour les faire tomber, juste assez pour briser la cadence. Le groupe ralentit, se disloque légèrement. C’est tout ce dont j’ai besoin.
              « Maintenant. »

              Pas une rafale.
              Pas une charge.
              Des tirs précis, calibrés, visant les épaules, les genoux, les packs d’alimentation. Les anti-Sith entrent en action, non pas en duel, mais en capture. Des câbles magnétiques claquent, des grenades de choc sourdes saturent l’espace.

              Un des sensitifs tente d’avancer malgré tout. Il trébuche. Pas sous la douleur — sous la perte de repères. La bulle Ysalamir lui retire ce qu’il croyait être une extension naturelle de lui-même. Il devient maladroit. Mortellement maladroit.

              Je m’avance alors.
              Pas en courant.
              En marchant.
              Je frappe une fois. La hache ultrasonique hurle brièvement, sa fréquence traversant l’armure, déséquilibrant, désorientant. Je ne tue pas. Je brise la capacité de continuer.
              « Zone sécurisée. Avance contrôlée. »

              Nous progressons mètre par mètre. À chaque intersection, la même méthode. Offrir une voie, ralentir, isoler, capturer. Les Sith essaient de forcer, de provoquer, de briser la discipline par la brutalité. Ils échouent. Ici, la brutalité n’a pas d’espace pour s’exprimer.
              Un rapport radio claque dans mon casque.
              — Salle des machines toujours contenue. Varad tient. Nethra verrouille.

              Je hoche imperceptiblement la tête.
              « Reçu. Qu’ils tiennent. On leur achète du temps. »

              La passerelle approche. Je le sens dans la structure, dans la densité des systèmes, dans la manière dont les couloirs se redressent, se simplifient. C’est toujours pareil. Les architectes pensent qu’un centre de commandement doit être direct. Ils oublient qu’en guerre, le direct est une faiblesse.
              Je m’arrête une dernière fois.
              « Ici, on ne gagne pas. Ici, on empêche. »

              Les bataillons se mettent en place. Le Mark XII s’ancre comme une forteresse mobile. Les anti-Sith se dispersent, invisibles, prêts à frapper là où l’ennemi pensera être seul.
              Je respire lentement.
              La passerelle ne tombera pas aujourd’hui.
              Pas parce que nous sommes plus forts.
              Mais parce que nous sommes plus patients.
              Et la patience, en guerre, est une arme que peu savent manier.

              Frégate Nebula 


              L’alerte ne hurle pas, elle pulse.
              Un battement grave, sourd, presque organique, qui se propage dans la coque de la frégate Nebula comme un spasme contenu. Les lumières passent en spectre ambré, puis rouge diffus. Pas un rouge d’urgence totale — un rouge de vigilance armée. Le vaisseau sait qu’il est attaqué, mais il sait aussi qu’il peut encore tenir.
              Pour l’instant.

              Les Mandaloriens à bord n’ont pas besoin d’ordres vocaux. Les équipes se déploient par réflexe, guidées par des routines apprises dans des situations pires encore. Les bottes claquent sur le duracier, les plaques de beskar s’ajustent, les systèmes se synchronisent. Les escouades ne courent pas. Elles prennent position.
              La Nebula est un vaisseau endommagé, mais pas mort.
              Un vaisseau blessé se défend différemment.

              Dans les niveaux inférieurs, près des accès techniques menant à la salle des machines, une équipe mandalorienne vient de se figer net. Le chef d’escouade lève le poing, coupe toute transmission ouverte. Autour de lui, ses hommes s’aplatissent contre les parois, absorbés par les ombres et les câbles pendants.

              Il sent la vibration avant de l’entendre.
              Quelque chose rampe dans les conduits.
              Pas des droïdes.
              Pas des mercenaires.
              Des êtres vivants. Silencieux. Patients.

              — Contact probable par les gaines secondaires, murmure-t-il sur le canal tactique fermé. Ils progressent lentement. Trop lentement.

              Les Mandaloriens savent ce que cela signifie.
              Ceux-là cherchent, ils ne foncent pas.

              La salle des machines est hors service, mais pas perdue. Les mécaniciens ont fait l’impossible : confiner les surtensions, isoler les cœurs secondaires, étouffer la montée thermique. Le réacteur est maintenu dans un équilibre instable, volontairement bridé. S’il explose, la Nebula disparaît. S’il est relancé trop vite, il explose aussi.

              Alors ils attendent.
              Et l’ennemi le sait.
              Des champs de détection passive sont activés, pas pour repérer la Force — inutile ici — mais pour lire les micro-variations : chaleur corporelle, pression de pas, déplacements d’air. Chaque indicateur s’inscrit dans la visière mandalorienne comme une ombre hésitante.
              Une escouade adverse approche… puis s’arrête.
              Un long moment passe.
              Puis elle repart.

              — Ils testent, souffle un soldat.
              — Qu’ils testent, répond le chef d’escouade. On ne mord pas encore.

              Plus haut dans la frégate, le choc est brutal.
              Le grondement change.
              Ce n’est pas celui d’une explosion, ni celui d’un impact de turbolaser. C’est un son plus profond, plus régulier — une vibration lourde qui remonte par la coque et fait frissonner les cloisons internes. Les capteurs du Nebula recalculent. Les signatures se mettent à converger.
              Les Mandaloriens le sentent avant même de l’entendre confirmer sur leurs HUD.
              Quelque chose arrive.

              Dans le hangar principal, alors que les escouades mandaloriennes cèdent encore quelques mètres, en ordre, les ombres projetées sur les parois s’allongent soudain. Des silhouettes massives se découpent derrière les écrans de fumée et les débris en suspension.
              Les premières barges alliées franchissent les boucliers atmosphériques dans un rugissement maîtrisé.
              — Contacts entrants identifiés, annonce une voix calme sur le canal tactique. Unités mécaniques. Transpondeurs amis confirmés.
              La pression dans les épaules retombe d’un cran.
              Les rampes s’abattent.

              Les droïdes GK-1000 se déploient sans précipitation, en ordre serré, leurs pas lourds résonnant comme un marteau sur l’enclume du hangar. Ils ne chargent pas. Ils s’ancrent. Leurs capteurs balayent, leurs systèmes s’alignent sur les balises mandaloriennes déjà en place.
              En quelques secondes, une ligne défensive nouvelle se forme — froide, dense, presque immobile.
              Un guerrier MK s’avance, silhouette anguleuse, vibrolame basse, regard déjà posé sur les axes de progression ennemis. Il ne parle pas. Il n’en a pas besoin. Les protocoles sont partagés. Les priorités, claires.
              — Les mécaniques prennent le centre, ordonne un officier mandalorien. Nous, on ferme les flancs.

              Les Sith qui progressaient depuis les niveaux supérieurs marquent un temps d’arrêt.
              Pas par peur.
              Par calcul.
              Ils sentent la différence. La Force leur murmure que quelque chose a changé : l’espace s’est refermé. Les issues sont moins nombreuses. Les angles, plus meurtriers.
              Dans les conduits menant à la salle des machines, les escouades mandaloriennes ajustent aussitôt leur posture. Les droïdes ne remplacent pas les hommes — ils libèrent du temps et de l’espace.
              — Renforts mécaniques en place, transmet le chef d’escouade. On redéploie une équipe vers le cœur secondaire.

              Les GK-1000 avancent maintenant couloir par couloir, absorbant les tirs, encaissant les premières charges. Là où un Mandalorien aurait dû reculer pour préserver ses effectifs, le droïde reste, bloque, force l’ennemi à se découvrir.
              Un Sith surgit d’un angle, lame allumée, haine en avant.
              Il frappe.
              La vibrolame du MK intercepte, dévie, verrouille.
              Un tir mandalorien suit, précis, chirurgical.
              Ce n’est pas une contre-attaque.
              C’est une stabilisation.

              Dans la salle des machines toujours confinée, les mécaniciens respirent un peu mieux. Les champs de contention tiennent. Les voyants restent dans le jaune critique, mais ne basculent pas. Chaque minute gagnée est une victoire silencieuse.
              — Le cœur tient, annonce une technicienne, la voix tremblante mais ferme. Encore instable, mais contenu.

              Les Mandaloriens savent ce que cela signifie : ils peuvent continuer à tenir sans risquer de perdre le vaisseau.
              Sur la passerelle secondaire, les écrans tactiques montrent enfin une chose qu’ils attendaient : les lignes ennemies cessent d’avancer de manière coordonnée. Pas de fuite. Pas d’effondrement. Juste… un ralentissement.
              L’ennemi doit maintenant choisir.
              Forcer, au prix de pertes accrues.
              Ou temporiser, au risque de perdre l’initiative.
              Et sur le Nebula, chaque seconde de temporisation appartient aux défenseurs.
              La frégate est toujours blessée.
              Toujours sous pression.
              Mais elle n’est plus seule.

              Transmission tactique orbitale

              Les écrans de la passerelle du Vhett’tal se teintent de glyphes tactiques.
              Les silhouettes des vaisseaux s’imbriquent dans une géométrie mouvante : trajectoires balistiques, cônes de tir, volumes de sécurité. L’orbite de Vinsoth n’est plus un espace vide — c’est un échiquier saturé de menaces potentielles.

              Marak Solyk se tient droit, les mains jointes dans le dos. Sa voix est calme, mais chaque syllabe tranche net.
              — Ici Marak Solyk, contre-amiral du clan Oshindara. Transmission tactique active. Tous les bâtiments mandaloriens, passez en doctrine Kyr’amla. Objectif : soulagement défensif Leviathan et Nebula. Aucun tir non validé.

              Les confirmations s’enchaînent, brèves, disciplinées.
              — Teyr’kad prêt. Batteries ioniques synchronisées.
              — Kar’ta Beskar verrouille ses rayons tracteurs. Interdictor toujours neutralisé.
              — Oribuir en position médiane. Turbolasers calibrés pour tir de barrage directionnel.

              Marak fait glisser un cône holographique vers l’avant.
              — Priorité un : espace autour du Leviathan. Les escadrons adverses tentent de maintenir une pression constante pour soutenir leurs équipes d’abordage. Nous allons leur retirer cette latitude.

              Il marque une pause, puis enchaîne.
              — Ne cherchez pas la destruction. Cherchez la désorganisation. Tirs ioniques courts, séquencés. Brisez leurs formations, pas leurs coques.

              Les Neutron Star mandaloriens ajustent leur angle. Des impulsions bleutées jaillissent, frappant les flancs des frégates adverses, faisant vaciller leurs systèmes sans les réduire au silence définitif. Les chasseurs ennemis rompent leurs lignes, forcés de manœuvrer pour éviter la dérive.
              — Escadrons Vanguard, déployez-vous en rideau mobile. Tirs de barrage sur les vecteurs d’approche secondaires. Je veux un ciel saturé, pas un mur infranchissable.

              Les canons légers entrent en action. Pas de salves continues, mais une pluie rythmée, calculée, qui force l’ennemi à ralentir, à corriger, à perdre du temps.
              Marak pivote légèrement, son regard se posant sur la projection du Nebula.
              — Priorité deux : Nebula. Les équipes au sol tiennent, mais elles ont besoin d’air. Oribuir, vous prenez la coordination locale.
              — Reçu. Calcul des arcs de tir en cours.
              — Tirs défensifs dirigés. Pas de frappes directes sur la coque du Nebula. Je veux un parapluie, pas une tempête. Coupez les renforts, pas les issues.

              Les turbolasers de la Nébulon-B Oribuir entrent en action, leurs tirs traçant des lignes de feu précises entre le Nebula et les vaisseaux hostiles, créant une zone de déni temporaire. Les barges ennemies hésitent, certaines dérivent, contraintes de recalculer leurs trajectoires.
              — Kar’ta Beskar, utilisez vos rayons tracteurs. Attrapez-les quand ils se séparent. Cassez leur cohésion, puis relâchez. Qu’ils comprennent que chaque mouvement a un coût.

              Un à un, des vaisseaux adverses sont brièvement happés, désaxés, contraints de rompre leur formation avant d’être relâchés, désorganisés, vulnérables.
              Marak inspire lentement.
              — Rappel à tous : nous contenons. Nous tenons. Nous ne cherchons ni l’anéantissement ni la fuite de l’ennemi. Laissez-le respirer juste assez pour qu’il fasse des erreurs.

              Il incline légèrement la tête, comme s’il s’adressait directement aux hommes et aux femmes qui combattent dans les coursives, loin sous ses pieds.
              — Au sol, vous avez le temps. En orbite, nous vous le donnons. Maintenez les schémas. Restez froids.

              La communication se coupe.
              Dans le silence relatif de la passerelle, les tirs continuent — mesurés, disciplinés.
              Autour du Leviathan et du Nebula, l’espace est devenu une cage mouvante : pas fermée, mais étroite.
              Assez pour tenir.
              Assez pour durer.
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                #21

                Post n°20
                Auteur : Zaden Kryos

                Le silence qui précède la défaite n'est jamais vraiment silencieux. Il gronde sourdement, tissé de rapports qui se contredisent, de confirmations qui n'arrivent plus, de communications qui s'étiolent. Zaden le sait, alors qu'il met toute son énergie à combattre. Le Sith sait très bien que la bataille est perdue d'avance, mais pouvait-il se permettre de perdre la face devant ceux qui étaient venus à la rescousse de l'Ordre Noir ? Non.
                Il fallait lancer cet ultime assaut. Non seulement il permettrait de perdre des forces considérées comme superflues, mais les vivants, les rescapés Sith, leur haine ne ferait que grandir. Et en bon utilisateur du côté obscur, Zaden voulait concentrer cette haine dans le peu de fidèles qu'il resterait. Certes, ils seraient affaiblis, mais leur haine n'en serait que renforcée, comme jamais auparavant.


                L'ordre de repli ne vient pas de Zaden. Il vient de la réalité elle-même.


                Dans les coursives du Leviathan, les fantassins Sith reculent couloir par couloir, laissant derrière eux des corps et du matériel abandonné. Les Mandaloriens ne poursuivent pas avec acharnement, ils n'en ont pas besoin. Chaque mètre gagné par les assaillants a coûté du sang, et chaque mètre perdu en coûte davantage encore. Les pièges, les champs de friction, les tirs précis, tout cela transforme la retraite en hémorragie.


                Sur la frégate Nebula, c'est pire encore. Les droïdes GK-1000 ne fatiguent pas, ne doutent pas, ne reculent pas. Les mercenaires ont été les premiers à comprendre, abandonnant les positions sans même attendre l'ordre. Les fantassins Sith, eux, tiennent par discipline et par haine, mais même cette haine a ses limites face à des machines qui avancent sans peur.


                Les barges d'extraction décrochent une à une des hangars, surchargées, criblées d'impacts. Certaines ne parviennent même pas à franchir les boucliers, happées par des rayons tracteurs, désaxées, contraintes de dériver avant d'être finalement relâchées, trop endommagées pour être poursuivies mais trop abîmées pour être opérationnelles.


                Zaden monte à bord d'une des dernières barges, entouré de survivants au regard vide. Autour de lui, des fantassins blessés, des sensitifs épuisés, quelques mercenaires qui n'ont pas eu le choix. Personne ne parle, le silence est lourd, saturé de rage contenue.


                Les chasseurs Sith & mercenaires encore opérationnels forment un écran de fortune, harcelant les Mandaloriens juste assez pour permettre aux barges de s'extraire. Ce n'est pas une victoire. C'est une fuite organisée et chacun le sait, même les Mandaloriens.


                Les barges convergent vers le vaisseau amiral mercenaire, encore capable d'assurer un retrait sécurisé. Vinsoth est perdu. Le Leviathan tient mais il ne reverra pas de sitôt un occupant Sith à son bord.

                 
                Dans le silence de la barge, Zaden observe les étoiles défiler. Ses mains tremblent légèrement, pas de peur, mais de rage pure. Il a perdu des hommes, il a perdu du matériel, il a perdu la bataille


                Mais il a gagné quelque chose de plus sombre, de plus durable. Chaque survivant qui l'entoure brûle désormais d'une haine nouvelle, forgée dans l'échec et la douleur. Une haine qu'il pourra façonner, aiguiser, transformer en lame.


                Les Sith sont affaiblis, saignant, brisés. Mais ils ne sont pas mort, pas encore. La bataille de Vinsoth s'achève ainsi, sans gloire, sans triomphe retentissant pour ses anciens occupants.

                 

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                  #22

                  Post n°21
                  Auteur : Finall Kel’qso

                  Je reste immobile dans le conduit. La chaleur monte, saturant l’air. Derrière moi, mon escouade. On avance en file. Conduits étroits, câbles qui crépitent. La Force me montre les flux : masses mouvantes, signes de vie, battement des réacteurs.

                  À mi-chemin, quelque chose change. Je lève le poing. Arrêt. La Force me montre des présences en approches. Une escouade mando s’arrête. Écoute. Cherche.

                  Long silence. Puis ils repartent.

                  Geste : On continue.

                  À l’approche de la salle des machines, une vibration lointaine. Mécanique. Sourde.

                  La Force me montre des flux nombreux : présences organiques modifiées, mécaniques vivantes. Qui se rapprochent.

                  Puis plusieurs éclats traversent la Force.
                  Les autres escouades se meurent.

                  Des dizaines de présences. Mandaloriens. Unités mécaniques partout. Hangar. Couloirs. Le Nebula est perdu.
                   
                  Rester ici, c’est mourir.

                  Je serre les poings. Mais mourir ici ne sert à rien.
                  - On se casse. Maintenant.

                  - La mission…

                  - Perdu. On part.

                  - Les autres ?

                   - Morts ou mourants. Aucune importance.

                  On file. Couloirs en pénombre rouge. Conduit d’évacuation à moitié effondré. Tirs derrière nous. Descente par échelle. Sas d’abordage. Une escouade Mandalorienne. Mon sabre s’allume. Combat sur la durée. Des pertes pour nos 2 camps.

                  On grimpe dans la navette.
                  - Décollage ! On s’arrache du Nebula.

                  Silence dans la navette. Je m’assois. La douleur au flanc pulse toujours. Nous avons survécu. Mais le Nebula est perdu. La mission échouée. Je serre les poings. Pas assez fort. Encore. La rage brûle. Contre les Mandaloriens. Contre moi même. Ces défaites me forgent et les Mandaloriens paieront.

                  Arrimage à l’Évasion Fiscale.

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                    #23

                    Post n°22
                    Auteur : LOm DOnOs

                    Le message passa dans l'intercom de tous les casques des commandos anti-G   'retraite immédiate'.
                    Comme un seul homme, les membres de la flotte de la Guilde reculent, Keaton l'a bien compris entre la résistance Mandalorienne et l'arrivée de nouveaux adversaires mécanique l'assaut se révèle un échec, échec confirmé et retraite ordonnée par le commandant du vaisseau amiral dont la flotte est dorénavant engagée, le jeu n'en vaut pas la chandelle!
                     Polly qui s'était finalement relevé est chargé de couvrir le repli stratégique, son lance grenade alterne explosif et fumigène, il ne fallait pas l'ennemi s'aperçoive de la manœuvre.
                    On ramasse les blessés et les armes des morts, DOnOs n'aimait pas le gaspillage et on recule au hangar d'abordage, lâchant une rafale ici ou la pour faire croire qu'on tient encore la position, mais déja les premiers commandos embarquent dans les barges d'assaut pour retourner auprès des vaisseaux mère.
                    Keaton précède Polly de près, le soldat déshonoré vide toutes ses munitions sur l'ennemi chaque mouvement entraine une rafale de laser ou un jet de grenade incendiaire Polly déchaine l'enfer et les coursives sont en proie aux flammes empêchant les Mandaloriens de les poursuivre.
                    Le spacetrooper se  retourne vers son chef tout en lâchant une de ses dernières grenade, il lui demande via l'intercom:

                    -Et les Sith?

                    Le chef d'abordage a un genou à terre en train de fixer un puissant explosif sur le sol du hangar quand sa barge serait à distance, il la déclencherait pour garantir sa retraite.

                    -Pas notre problème! on embarque!!

                    Le tank ambulant ne se fait pas prier, il se dépêche d'embarquer avec les derniers commandos, on supporte un blessé qui laisse une trainée de sang sur le sol, Dan jette un dernier regard au hangar en flamme en se mordant les lèvres, il n'a pas accompli sa mission et son groupe a subi de lourdes pertes, il y avait peu de chance qu'il touche sa prime sur cette opération.
                    La dernière barge décolle en direction de l'évasion fiscale, à mi distance, il déclenche l'explosif qui endommage le hangar empechant de fait toute poursuite.

                    Sur sa passerelle de commandement, Wing a un regard noir, il voit les vaisseaux ennemis se rapprocher de ses vaisseaux, les tirs de turbolaser les maintiennent à distance, mais il sait que c'est une question de temps avant que ceux ci ne s'organisent et tentent de déclencher une bataille spatiale, mais les ordres de DOnOs étaient clairs, il ne devait prendre aucun risque, de toute façon, il avait plus ou moins accompli sa mission en récupérant l'ex maitre de Vinsoth et ses troupes.

                    -Que nos vaisseaux repartent sur Dantooine.
                    Dites à l'évasion fiscale et son escorte d'entrer les coordonnées données par ce Sith.
                    Quittons ce maudit système!

                    Les ordres sont répercutés sur les différentes passerelles et on calcule déja le saut en hyperespace, l'espace se vide soudainement, tous les vaisseaux de la Guilde ont quitté l'espace réel...

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                      #24

                      Post n°23
                      Auteur : Zaden Kryos

                      La barge s'arrime à l'Évasion Fiscale dans un choc sourd qui résonne à travers la coque. Le sas s'ouvre sur l'air recyclé du vaisseau mercenaire, âcre et froid. Zaden descend le premier, ses bottes claquant sur le métal de la soute. Autour de lui, les survivants se dispersent sans un mot, certains soutenant des blessés, d'autres traînant du matériel récupéré.

                      La défaite a un goût amer, mais pas inattendu.


                      Il traverse la soute encombrée de caisses et d'équipement militaire quand une présence familière se manifeste. Demetrial. Le mercenaire se tient près d'une console, observant l'arrivée des dernières barges avec une expression indéchiffrable. Leurs regards se croisent.


                      Zaden s'approche, la mâchoire serrée. Il n'y aura pas d'excuses, pas de justifications. Juste des faits.


                      — Le Leviathan est perdu, dit-il simplement. Nous n'avons pas pu le récupérer.

                      Demetrial reste silencieux un instant, jaugeant le Sith du regard. Puis, contre toute attente, un léger hochement de tête.

                      — L'effort était là. Vous avez tenu plus longtemps que prévu face aux Mandaloriens. C'est déjà quelque chose.

                      Le mercenaire fait quelques pas, observant les survivants qui continuent d'embarquer.

                      — Mon chef n'apprécie pas l'échec, mais il reconnaît le courage quand il le voit. Vous avez besoin d'être déposé quelque part ?

                      Zaden serre les poings. L'humiliation d'avoir à dépendre de ces mercenaires après une telle débâcle lui pèse, mais il n'a pas le luxe de la fierté en ce moment, pas maintenant.

                      — Oui, répond-il après un silence. Une planète loin des regards indiscrets, Ossus.

                      Demetrial croise les bras.

                      — Ça peut s'arranger. Mais rien n'est gratuit, Sith. Vous n'avez pas récupéré le Leviathan, donc mon… Organisation va avoir besoin d'une compensation. Un service, quand on vous le demandera. Pas de questions, pas d'hésitation. C'est le prix.

                      Le Sith plonge son regard dans celui du mercenaire. Il sait ce que cela implique. Une dette envers des mercenaires dont personne ne connait les origines, une obligation qui pourra être rappelée à tout moment. Mais il n'a pas le choix pas s'il veut que les Sith survivent à cette défaite.

                      — Accepté.

                      — Parfait.

                      Demetrial se détourne, prend un comlink dans l’une des poches de sa veste avant de le remettre au Seigneur Sith, ce dernier comprenait lorsque le moment viendra, l’organisation le contactera.

                      — Donnez-moi les coordonnées et on programme le saut. Après ça, vous serez libres de partir. Mais n'oubliez pas : l'Organisation n'oublie jamais.

                      Zaden acquiesce en silence. Il regarde une dernière fois par le hublot de la soute, vers l'espace où flotte encore le Leviathan, désormais aux mains des Mandaloriens. Cette défaite n'est qu'un début. Les survivants qui l'entourent portent en eux la même flamme sombre. La haine forgée dans l'échec sera leur nouvelle fondation.

                      Les Sith ont perdu Vinsoth, mais leur histoire est loin d'être terminée.

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                        #25

                        Post n°24
                        Auteur : Wyrim Oshindara

                        La pression change avant même que les rapports n’arrivent.
                        Je la sens dans la coque.
                        Dans le rythme des impacts qui cessent d’être offensifs pour devenir erratiques.
                        Dans ces silences trop longs entre deux échanges de feu.

                        Les Sith reculent.
                        Pas en panique. Pas encore.
                        Ils rompent parce que quelque chose a échoué. Parce que la passerelle leur échappe. Parce que la salle des machines ne leur a pas cédé comme ils l’avaient prévu.

                        La radio tactique sature un instant, puis se stabilise.— Ils décrochent, annonce une voix essoufflée. Repli non coordonné. Plusieurs groupes tentent de rejoindre les axes d’extraction.

                        Je ne réponds pas immédiatement. Je laisse les données s’aligner dans mon esprit. Un Sith qui fuit n’est pas vaincu. Il est dangereux autrement.
                        Je reprends la parole, calme, tranchante.
                        « Ordre général. Phase de capture prioritaire. Pas de poursuite aveugle. On coupe les axes, on ferme les volumes, on force les redditions. Les blessés passent en second. »

                        Les confirmations arrivent en rafales brèves.
                        Des chefs d’escouade. Des opérateurs. Des ingénieurs encore couverts de suie.
                        Je poursuis.
                        « Anti-Sith, verrouillez les carrefours. Neutralisation non létale si possible. Je veux des prisonniers conscients. Les autres… immobilisez-les. »

                        Le Mark XII pivote à mes côtés, massif, silencieux. Sa bulle Ysalamir étouffe encore les derniers soubresauts de pouvoirs mal maîtrisés. Je vois les silhouettes adverses hésiter, perdre ce pas surnaturel qui leur donnait l’illusion d’être supérieurs.
                        Ils deviennent des hommes armés. Rien de plus.
                        Dans un couloir latéral, une escouade Sith tente une percée. Grenades aveuglantes. Fumée dense. Cris étouffés. Puis le choc sourd des filets magnétiques. Trois captifs tombent au sol, plaqués, incapables de se relever.
                        Je ne regarde pas longtemps. La capture est un travail. Pas un spectacle.
                        — Zone sécurisée, annonce une voix. Quatre prisonniers. Deux morts. Pas de fuite.
                        « Transférez-les vers la soute de quarantaine. Séparation stricte. Aucun contact entre captifs. »

                        Plus loin, un autre groupe décroche en utilisant les conduits techniques. Mauvais choix. Les Gra’tuar y ont laissé des capteurs thermiques et des charges de confinement. Le conduit se scelle. Les assaillants se retrouvent enfermés dans un tube trop étroit pour combattre, trop long pour fuir.
                        Ils se rendent.

                        La bataille ne s’éteint pas. Elle se résout.
                        Je me mets en marche. Direction la passerelle.
                        Chaque pas résonne différemment maintenant.
                        Moins de tirs. Plus de cris isolés. Le bruit des bottes mandaloriennes qui reprennent possession de leur vaisseau.
                        La remontée est lente. Volontairement.
                        Je traverse des zones encore chaudes. Des cadavres mêlés. Mandaloriens. Ennemis. Le sang sèche déjà sur le duracier. Les ingénieurs travaillent sans lever la tête, consolidant des plaques, colmatant des fuites, maintenant la bête en vie.
                        — Salle des machines toujours instable, me signale-t-on. Confinement tenu. Pas de redémarrage possible pour l’instant.
                        « Priorité à la stabilité. Pas à la performance. Qu’elle respire. Rien de plus. »

                        Enfin, les portes de la passerelle apparaissent.
                        Elles portent les marques de l’assaut. Impacts. Entailles. Une odeur d’ozone persistante. Mais elles tiennent.
                        Je franchis le seuil.
                        La passerelle du Léviathan est sombre, mais fonctionnelle. Les écrans se rallument progressivement. Les cartes tactiques se recomposent. L’espace reprend sa place dans ma vision.
                        Je m’avance jusqu’au centre. Retire mes gants. Pose mes mains sur la console principale.
                        Le vaisseau m’appartient à nouveau.

                        Les derniers rapports arrivent.
                        — Aucune présence hostile détectée dans les volumes internes.
                        — Dernières barges ennemies en phase de décrochage.
                        — Nebula sécurisé. Soutien mandalorien et droïde en place.
                        Je ferme les yeux une seconde.
                        Ce n’est pas une victoire.
                        C’est une fin de phase.
                        Quand je les rouvre, l’espace est là. Silencieux. Tendu.
                        C’est à ce moment-là que je donne l’ordre suivant.

                        La passerelle du Léviathan respire à nouveau, mais ce n’est pas un repos. C’est une suspension. Les écrans tactiques ne clignotent plus d’alertes urgentes, seulement des lignes, des vecteurs, des vitesses relatives. Le vide n’est jamais vide quand on sait le lire.
                        J’ouvre le canal sécurisé.
                        « Marak Solyk, état de la ligne. »

                        La réponse est immédiate, stable.
                        « Flotte en position. Les Keldabe tiennent l’axe principal. Les Vanguard sont en éventail. Les escadrons de chasse restent armés, moteurs chauds. Aucun verrouillage offensif ennemi détecté. »

                        Je fixe l’écran central. Les barges adverses s’éloignent, mais lentement. Trop lentement. Elles testent. Elles attendent. Elles veulent savoir si nous allons vraiment les laisser partir.
                        — Pas de silence. Le silence est une invitation.

                        Un court temps. Marak comprend.
                        « Vous voulez un langage, pas un coup. »
                        — Exactement.

                        Je pose la main sur la console de tir stratégique. Pas pour tirer moi-même. Pour rappeler à tous que la décision est assumée.
                        « Ordre de dissuasion active. Tirs non ciblés, trajectoires ouvertes, cadence lente. Je veux qu’ils sentent que tant que nous sommes là… l’inaction n’existe pas. »
                        La flotte mandalorienne s’anime sans agitation.
                        Les Keldabe ne pivotent pas. Ils affirment.
                        Les Vanguard ajustent leurs angles de feu, ouvrant des couloirs d’énergie qui n’ont rien d’aléatoire.
                        Les premiers tirs partent.
                        Pas des salves.
                        Des frappes espacées.
                        Des éclairs ioniques et plasma qui cisaillent l’espace devant les vecteurs ennemis, jamais directement sur eux. Chaque tir est un mot. Chaque intervalle, une pause.
                        Avancez si vous osez.
                        Restez si vous voulez mourir.
                        Partez si vous comprenez.

                        Les senseurs me renvoient leurs réactions. Les moteurs adverses montent en régime. Des corrections de cap s’enchaînent. Leur formation se resserre, puis se fissure. Certains pilotes accélèrent trop tôt, d’autres hésitent encore.
                        La peur n’est pas panique.
                        La peur est désaccord interne.
                        « Effet dissuasif confirmé. Ils augmentent progressivement la vitesse. Aucun retour de feu. Ils n’essaient même plus de masquer leurs émissions. »

                        Je laisse filer quelques secondes. Je veux voir s’ils tentent un dernier défi, un tir symbolique, un geste d’orgueil.
                        Rien.
                        — Continuez, dis-je calmement. Gardez la cadence. Tant qu’ils sont dans notre portée, ils doivent sentir que le vide n’est pas neutre.
                        « Reçu. Maintien des tirs dissuasifs. Les escadrons restent visibles, pas d’approche agressive. »
                        C’est ça, la différence.
                        Nous ne chassons pas.
                        Nous tenons.

                        Les barges ennemies franchissent maintenant la limite où leurs calculateurs autorisent le saut. Elles accélèrent franchement. Leur retrait n’est plus stratégique. Il est nécessaire.

                        Je penche légèrement la tête, observant les lignes de trajectoire s’étirer comme des cicatrices lumineuses.
                        « Enregistrez tout. Temps de réponse. Variations de poussée. Séquence de saut. Ils partent avec quelque chose dans la tête, même s’ils laissent du métal derrière eux. »
                        « Données capturées. On pourra relire leur fuite comme un rapport de bataille. »

                        Je coupe le canal.
                        Les tirs cessent progressivement. Pas d’un coup. Un à un. Comme une phrase qui se termine volontairement.
                        La flotte mandalorienne reste en place, immobile, disciplinée. Aucun vaisseau ne poursuit. Aucun pilote ne rompt la ligne. Nous n’avons pas gagné une victoire. Nous avons imposé une réalité.
                        Ils ont compris une chose essentielle :
                        tant que nous serons là, nous n’attendrons jamais sans agir.

                        Le vide se referme sur leur départ.
                        Et nous restons. Casques fermés. Armes prêtes. Silencieux.

                        Sur la passerelle, personne ne parle. Les écrans projettent l’espace comme une mer figée, traversée de trajectoires lentes. L’Évasion Fiscale est toujours là, à portée. Elle n’a pas encore engagé son saut. Elle attend. Elle jauge.

                        Moi aussi.

                        Je sens la tentation courir dans les rangs. Elle ne s’exprime pas par des mots. Elle est dans les épaules raides, dans les mains qui se crispent sur les consoles, dans les respirations contenues. Nous pourrions les clouer. Maintenant. Les écraser avant qu’ils ne se reforment. Avant qu’ils ne deviennent autre chose.

                        Mais ce serait leur offrir une fin.

                        Je me tourne vers l’holotable. Les projections montrent nos ailes en position, les escadrons Davaab prêts à fermer l’angle, les Vanguard alignés, les Nova stabilisés. Tout est là. La machine est huilée. Il ne manque qu’un ordre.

                        Je ne le donne pas.

                        Parce que la poursuite est un langage.
                        Et que parfois, le silence parle plus fort.

                        J’ouvre le canal vers Marak Solyk.

                        « Alor. Nos unités sont prêtes. Si vous donnez l’ordre, nous pouvons intercepter avant l’alignement. »

                        Sa voix est calme. Trop calme pour un homme qui n’ignore rien de ce que coûte une décision.

                        Je prends une seconde avant de répondre.

                        « Je sais. »

                        Je laisse passer un battement.

                        « Donnez-leur l’espace. Pas la fuite. L’espace. »

                        Je vois Marak hésiter. Pas par doute. Par rigueur.

                        « Compris. Tirs dissuasifs uniquement ? »

                        Je hoche la tête, même s’il ne peut pas me voir.

                        « Exact. Que la flotte parle sans tuer. »

                        Les ordres se propagent. Je les sens avant même de les voir confirmés. Les Vanguard se déplacent légèrement, juste assez pour fermer certaines trajectoires sans les condamner. Les Keldabe ajustent leurs axes de tir. Pas pour frapper. Pour montrer.

                        Le premier tir part.

                        Un tir de semonce, massif, contrôlé. Un éclair bleu-blanc traverse le vide et explose à bonne distance de l’Évasion Fiscale, juste assez près pour faire vibrer ses boucliers, juste assez loin pour ne rien endommager.

                        Un message.

                        Nous vous voyons.
                        Nous pouvons agir.
                        Nous choisissons de ne pas le faire.

                        Je fixe l’écran principal.

                        L’Évasion Fiscale réagit immédiatement. Ses moteurs secondaires changent de cadence. Les boucliers se renforcent sur l’arc exposé. Ils comprennent. Ils évaluent.

                        Je parle à voix basse, pour moi seul.

                        Ils veulent savoir si c’est un piège.

                        Un second tir. Différent. Plus large. Pas dirigé vers eux, mais vers un vecteur qu’ils auraient pu emprunter. Un couloir de fuite qui se ferme sans se refermer complètement.

                        Encore un message.

                        Pas par là.
                        Mais ailleurs, si vous osez.

                        Je laisse ma main glisser sur la console. Je pourrais fermer tous les axes. Les enfermer dans une nasse parfaite. Mais je ne le fais pas.

                        Parce que ce n’est pas ainsi qu’on brise un ennemi mercenaire.

                        On ne le détruit pas.
                        On le met face à son choix.

                        Je rouvre le canal général de la flotte, sans codage agressif. Juste assez clair pour être compris s’ils écoutent.

                        « Flotte mandalorienne. Maintenez pression passive. Aucun verrouillage terminal. Laissez une issue. »

                        Un silence répond. Puis les confirmations. Courtes. Nettes.

                        Je sais ce que cela signifie pour eux.

                        Partir, maintenant, c’est admettre qu’ils ne contrôlent plus le rythme.
                        Rester, c’est accepter de combattre dans des conditions que nous avons choisies.

                        Je regarde l’Évasion Fiscale encore une fois.

                        Elle est blessée, mais pas brisée.
                        Elle est chargée de survivants, mais allégée de ses certitudes.

                        Je comprends soudain ce qui rend cette décision plus violente qu’une poursuite.

                        Si je les détruis, ils mourront en ennemis.
                        Si je les laisse partir, ils vivront avec une question.

                        Pourquoi avons-nous été laissés en vie ?

                        Je coupe tous les canaux.

                        Sur la passerelle, le silence devient presque pesant. Personne n’ose parler. Ils sentent tous que quelque chose de plus important qu’un ordre se joue.

                        Puis l’Évasion Fiscale s’aligne.

                        Lentement. Prudemment. Comme un animal qui s’attend à être frappé à chaque instant.

                        Je n’ordonne rien.

                        Les moteurs hyperspatiaux montent en puissance. Une signature instable, imparfaite. Ils prennent un risque. Ils savent que nous le voyons.

                        Un dernier tir de semonce part, plus loin, plus large. Pas une menace. Une signature.

                        Nous sommes là.
                        Souvenez-vous.

                        Et puis le vide se plie.

                        L’Évasion Fiscale saute.

                        Pas dans une explosion glorieuse. Pas dans une fuite panique.
                        Dans une retraite choisie.

                        Je reste immobile, regardant la trace se dissiper. Les capteurs enregistrent tout. La trajectoire partielle. Les résidus. Assez pour savoir. Pas assez pour suivre.

                        Autour de moi, la flotte se stabilise. Les armes refroidissent. Les escadrons reprennent leurs positions de veille. Lentement, très lentement, la tension redescend.

                        Je respire.

                        Ce que je ressens n’est ni satisfaction, ni regret.

                        C’est une certitude froide.

                        Aujourd’hui, nous avons choisi de ne pas tuer.
                        Et ce choix pèsera plus lourd que des épaves.

                        Je me tourne vers Marak une dernière fois.

                        « Enregistrez tout. Analyse complète. Ils reviendront peut-être. Mais pas comme ils sont partis. »

                        « Reçu, Alor. »

                        Je coupe le canal.

                        Le Léviathan reprend son souffle.
                        Et moi avec lui.

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                        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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                          Le Chroniqueur
                          a écrit sur dernière édition par
                          #26

                          Post n°25
                          Auteur : Wyrim Oshindara

                          La bataille s’éteint sans disparaître.
                          Elle se transforme.
                          Sur les écrans, les trajectoires ennemies s’éloignent. Les signatures s’effacent. Les alarmes passent du rouge au jaune. Les couloirs du vaisseau se remplissent maintenant de blessés, d’ingénieurs, de prisonniers. Vinsoth respire, mais elle est encore fragile, ouverte comme une plaie mal suturée.
                          Je ne retire pas mon casque.
                          Je n’en ai jamais eu besoin pour parler clairement.
                          J’ouvre les canaux un à un.


                          MandalMotors


                          Contexte : prises de guerre, espace mandalorien
                          Attente : remise en état minimale, autonomie totale

                          — « MandalMotors, ici Oshindara, situation claire. »
                          Je fais apparaître les silhouettes holographiques du Léviathan et du Nebula.
                          — « Ces deux vaisseaux sont des prises mandaloriennes.
                          Ils ont été capturés, sécurisés, et intégrés sous juridiction de clan. »

                          Un ingénieur incline légèrement la tête.
                          — « État critique mais stable. »
                          — « Exact.
                          Votre mission n’a rien à voir avec Vinsoth.
                          Les Chevins ont déjà assez à faire avec leur monde. »


                          Je précise, sans détour.
                          — « Vous intervenez seuls.
                          Objectif : tenir les coques, sécuriser les réacteurs, rétablir propulsion et navigation. »


                          Je marque une pause.
                          — « Pas d’amélioration. Pas de refonte.
                          Vous rendez ces vaisseaux capables de rentrer. Rien de plus. »

                          — « Équipes projetables en route. »
                          — « Bien. Vous êtes sur un champ de bataille encore chaud. Pas d’erreur. »

                          Zhamsi R&D


                          Contexte : technologie Sith neutralisée
                          Attente : analyse, confinement, aucun transfert

                          — « Zhamsi R&D, je vous contacte pour une raison précise. »
                          Je fais apparaître des schémas instables : noyaux énergétiques Sith, systèmes de contrôle corrompus.
                          — « Ces technologies ont été utilisées contre Vinsoth.
                          Elles sont maintenant sous contrôle mandalorien. »

                          — « Risque de contamination technologique élevé. »
                          — « Exactement.
                          Votre mission concerne uniquement les deux vaisseaux capturés. »


                          Je tranche.
                          — « Vous analysez. Vous cartographiez les risques.  Vous neutralisez ce qui doit l’être. »
                          — « Rien ne quitte le système.
                          Aucune donnée brute n’est rapatriée.  Ce que vous apprenez reste ici. »

                          — « Compris. Intervention autonome. »
                          — « Et rapide. Je ne veux pas de reliquaire Sith dans ma flotte. »


                          Ordo Construct


                          Contexte : villes endommagées, population déplacée
                          Attente : reconstruire avec, puis se retirer
                          — « Ordo Construct, Vinsoth sort de l’esclavage. »
                          Les images de Minas défilent : ruines, demi-structures, quartiers encore debout.
                          — « Il y a des bâtiments exploitables.
                          D’autres sont condamnés.
                          La population revient lentement. »

                          — « Besoin de structures temporaires. »
                          — « Exact.  Votre mission : travailler avec les Chevins. »

                          Je précise chaque mot.
                          — « Abris, centres de soin, réseaux d’eau et d’énergie.  Tout doit être démontable.  Tout doit être compréhensible par ceux qui resteront. »
                          — « Pas d’architecture mandalorienne permanente. »
                          — « Aucune. Vous bâtissez, vous formez, vous partez. »

                          Ijaat Beskarla


                          Contexte : sols fragilisés, galeries instables
                          Attente : sécuriser, transmettre, ne rien extraire
                          — « Ijaat Beskarla, oubliez vos foreuses. »
                          — « Compris. »
                          — « Les Sith ont épuisé les sols.  Les galeries menacent de s’effondrer.  Des civils vivent au-dessus. »

                          Je fixe la mission.
                          — « Vous sécurisez.  Vous consolidez.  Vous cartographiez. »
                          — « Vous travaillez avec les ingénieurs Chevins.
                          Ils doivent pouvoir reprendre seuls après votre départ. »

                          — « Aucune extraction. »
                          — « Aucune. Vinsoth décidera plus tard de ses ressources. »


                          Tomo’kar Genetic Works

                          Contexte : agriculture brisée, faune perturbée
                          Attente : relancer sans créer de dépendance
                          — « Tomo’kar, Volak doit nourrir Vinsoth à nouveau. »
                          Des images de terres brûlées, de troupeaux décimés apparaissent.
                          — « Les saisons ont été déréglées.
                          Les cultures sont affaiblies. »

                          — « Nous pouvons travailler sur les espèces locales. »
                          — « C’est l’attente.
                          Vous intervenez avec les agronomes chevins. »

                          — « Vous renforcez la résilience.
                          Vous ne créez rien qu’ils ne puissent reproduire seuls. »

                          — « Transmission des protocoles sur place. »
                          — « Exact. Votre succès se mesurera à votre inutilité future. »

                          Ha’rangir Data Vault


                          Contexte : crimes Sith, mémoire collective
                          Attente : conserver sans confisquer
                          — « Ha’rangir, Vinsoth doit se souvenir. »
                          — « Archives locales possibles. »
                          — « C’est obligatoire.
                          Vous travaillez avec les Chevins. Témoignages, preuves, récits. »

                          — « Les clés leur appartiennent. Vous n’êtes que des gardiens temporaires. »

                          Mandalorian Interstellar Bank


                          Contexte : économie détruite
                          Attente : outils financiers, pas de contrôle
                          — « Banque mandalorienne, Vinsoth a besoin d’oxygène, pas de chaînes. »
                          — « Dispositifs de crédit locaux. »
                          — « Exact. Vous travaillez avec les autorités chevines. Microcrédits, reconstruction, relance. »
                          — « Aucune clause de dépendance. Aucun levier politique. »

                          Council of Mandalorian Trade


                          Contexte : planète libre, avenir ouvert
                          Attente : observer, pas intégrer
                          — « Conseil du Commerce, vous ne proposez rien. »
                          — « Même pas un cadre ? »
                          — « Non. Vous observez comment une planète se relève sans tuteur. »
                          — « Vinsoth décidera plus tard si elle ouvre ses portes. »

                          Je ferme les canaux.
                          Tout est clair.
                          Tout est limité.
                          Tout est volontairement incomplet.
                          Vinsoth ne sera pas un protectorat.
                          Les vaisseaux capturés ne seront pas des trophées maudits.
                          Et Mandalore ne sera ni un sauveur, ni un maître.
                          Sous mon casque, une certitude s’impose :
                          L’après-guerre se gagne en sachant quand s’arrêter.

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                          • Wyrim OshindaraW Hors-ligne
                            Wyrim OshindaraW Hors-ligne
                            Wyrim Oshindara
                            a écrit sur dernière édition par
                            #27

                            Vinsoth tourne sous moi comme un monde qui a survécu à une tempête invisible.

                            Depuis l’orbite, on ne distingue ni les cris ni les ruines précises. Seulement des cicatrices énergétiques, des zones assombries, des réseaux instables qui clignotent encore comme un cœur irrégulier. Une planète blessée… mais intacte.

                            La flotte mandalorienne l’enveloppe une dernière fois.

                            Trois croiseurs Keldabe.
                            Le Neutron-Star.
                            La frégate de commandement.
                            Les transports lourds.
                            Les escadrons embarqués.
                            Et, au cœur de la formation, deux silhouettes étrangères.

                            Le Léviathan — croiseur lourd capturé, massif, défiguré par les combats, maintenu en cohésion par des champs de confinement temporaires.
                            La Nebula — frégate endommagée mais fonctionnelle, escortée de près par deux unités techniques.

                            Des prises de guerre.
                            Des trophées… et des responsabilités.

                            Aucun pavillon ennemi ne flotte plus sur leurs coques.

                            Je me détourne de la verrière.

                            « Transmission générale à la flotte. Priorité Alor. »
                            « Canal ouvert. »
                            « Forces mandaloriennes, ici Oshindara. L’objectif est atteint. Préparez le désengagement complet. »

                            Les trajectoires hyperspatiales s’affichent instantanément sur les écrans.

                            « Toute la flotte mettra le cap sur Mandalore. Ordre de marche standard. Maintien des protocoles défensifs jusqu’au saut final. »

                            Je laisse une seconde de silence.

                            « Les prises de guerre seront intégrées au convoi principal sous escorte rapprochée. Priorité absolue à leur stabilité. »

                            Aucune acclamation. Aucun commentaire.
                            Seulement l’exécution.

                            « Nous rentrons. »

                            Les premiers bâtiments pivotent. Les moteurs ioniques s’allument comme des étoiles artificielles. Les formations se desserrent avec une précision froide.

                            Le Léviathan met plus de temps à réagir. Sa masse est immense, ses systèmes encore instables. Des modules techniques s’arriment à sa coque comme des parasites nécessaires, stabilisant ses structures pour éviter toute rupture en manœuvre.

                            La Nebula suit, plus agile, mais clairement escortée — non pour la protéger d’un ennemi, mais d’elle-même.

                            Ces vaisseaux ne sont pas encore sûrs.
                            Mais ils sont mandaloriens désormais.

                            « Mise à jour de trajectoire. »
                            « Destination confirmée : Mandalore. »
                            « Pas pour moi. »

                            Le pont se fige.

                            « Le Resol’nare quitte la formation principale. »
                            « Confirmation ? »
                            « Confirmation. »

                            Transmission finale à la flotte.

                            « Transfert du commandement de transit à l’état-major. Maintenez la formation jusqu’au point de saut. Les prises de guerre ne doivent subir aucune surcharge. »

                            Je fixe la projection du Léviathan.

                            « Ces vaisseaux rentreront entiers. »

                            « Ouvrez un canal sécurisé vers le général Rathac. »
                            « Établi. »
                            « Général Rathac, Oshindara. Je vous informe que mes forces quittent la zone et regagnent Mandalore. Transition sans incident. »

                            Je poursuis immédiatement.

                            « Je vous remercie pour la confiance accordée à nos forces. »
                            « La coordination des moyens que vous avez mise en place a permis une résolution rapide et… propre. »

                            Je choisis mes mots.

                            « Si nos chemins se croisent à nouveau, je serai disposé à coopérer dans le même esprit. »

                            Puis, avec prudence :

                            « Les temps à venir pourraient redéfinir certaines responsabilités sur Mandalore. Si cela devait arriver, je me souviendrai de ceux qui ont favorisé la stabilité plutôt que l’escalade. »

                            « Quelle que soit l’évolution future, vous pourrez compter sur ma fiabilité. »
                            « Bonne continuation, général. »

                            Je coupe la liaison.

                            Je ne connais pas Rathac.

                            Mais je sais qu’on ne mobilise pas une flotte entière sans opposition visible à moins de disposer d’une autorité qui dépasse largement les apparences.

                            Je n’ai pas besoin d’en savoir plus.

                            Il vaut mieux que cet homme considère les Mandaloriens comme des partenaires prévisibles… plutôt que comme une variable incontrôlable.

                            Le point de saut approche, la flotte s’aligne en colonnes.

                            Le Léviathan au centre, encadré comme un artefact dangereux. La Nebula juste derrière, et les Keldabe en protection externe.

                            Puis les sauts commencent.

                            Un croiseur disparaît.
                            Puis un autre.
                            Et un autre.

                            Bientôt, il ne reste que le Resol’nare au-dessus de la planète.

                            Je m’approche de l’écran tactique.

                            Vinsoth paraît soudain très loin.

                            « Coordonnées Dantooine verrouillées. »

                            Je ferme les yeux une seconde.

                            « Saut. »

                            Le Resol’nare s’arrache à l’espace réel et s’engouffre dans le tunnel lumineux.

                            L’ancien Feu de Bosk, bientôt officiellement mien.

                            Un vaisseau pour agir seul… dans une galaxie qui observe désormais de plus près.

                            La flotte rentre vers Mandalore avec des trophées qui changeront l’équilibre des forces.

                            Moi, je vais préparer la suite.

                            LOm DOnOs m’attend sur Dantooine.

                            Et quelque part, derrière les structures visibles du pouvoir galactique, un homme nommé Rathac sait désormais exactement ce que valent les Mandaloriens lorsqu’ils décident d’intervenir.

                            « Temps avant sortie d’hyperespace ? »
                            « Onze minutes standard. »

                            Je croise les mains derrière le dos.

                            Si l’avenir doit me conduire plus haut… il sera bâti sur des victoires maîtrisées, des alliances prudentes et des symboles de puissance que personne ne pourra ignorer.

                            Le Resol’nare file seul vers Dantooine.

                            sign_wyrim.jpg

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