Le chemin est semé d'embûches...
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Post n°14
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarAlors que le vent soufflait sur le sable chaud de la planète, un Tusken de grande taille s'avança seul dans la grande plaine ensablée qui séparait la ville de Anchorhead des montagnes qui l’entourait.. Le Tusken s'avança assez pour être vu des défenseurs de la ville, mais assez loin pour être hors de porter de quelconque tirs de blaster. Il prit du sable dans sa main avant que celui-ci glisse entre ses doigts pour retourner sur le sol aride. Il fixa la ville quelques instants avant de lever son Gaderffii au-dessus de sa tête et de pousser un violent cri de guerre durant quelques secondes.
https://youtu.be/IrJUq6-HHOk
Quelques instants plus tard, une véritable armée de Tusken et de chiens Massiffs sortirent des montagnes et encerclaient la ville de loin. 500 Tuskens des “Sables Mouvants” sous le commandement du célèbre A'Kumveed Raq s’était rassemblée pour en découdre avec les différentes forces d’occupation de la planète. Les guerriers du désert poussèrent de nombreux cris de guerre avant que l’armée tribale ne dévoile plusieurs engins de siège sortis d’une autre époque. Des immenses arbalètes et des catapultes faites de bois.
Raq, le chef de cette coalition de clan Tusken était perché sur un petit mont rocheux entouré d’une garde personnelle de 20 guerriers Tusken afin d’avoir une vue dégagée sur le champ de bataille. Les Artilleurs Tusken levèrent les yeux vers leur chef pour obtenir le signal pour débuter les hostilités. Raq leva la main et lança l’ultime cri de guerre. Les artilleurs des Sables armèrent leurs catapultes avec des grenades qu’ils avaient trouvées par hasard au milieu du désert quelques jours avant. “Un bienfaiteur à la cause” avait pensé Raq” et lança les premières pluies de grenades sur la ville pour déstabiliser l’adversaire. Les grandes arbalètes lancèrent des pieux de métal tranchant au hasard sur les remparts de la ville pour embrocher le maximum de défenseurs. En deuxième phase, les catapultes lancèrent d'énormes pierres sur les remparts de la ville pour ouvrir des brèches et les arbalètes lancèrent des pieux de bois enflammé pour débuter divers incendies dans la ville.
Une fois quelques brèches ouvertes dans les remparts, la première vague d'assaillants du camp Tusken était des chiens massiffs lancés pour occuper les défenseurs et faire le maximum de dégâts pendant que la deuxième vague suivait de près la première. Cette deuxième vague était composée de Tusken armée de Gaderffii. Ces deux vagues étaient appuyées par des Hommes des sables armée de vieux blaster pour faire baisser au maximum les têtes.
Dans cette stratégie, la première étape était là pour déstabiliser les défenseurs et faire fuir les moins courageux. La deuxième étape était là pour obliger les défenseurs à se défendre soit contre la première vague mais à négliger la deuxième, soit de s’occuper de la deuxième, mais en négligeant la première. Les tirs d’appui était là pour réduire la puissance de feu des défenseurs et ainsi permettre aux différentes vagues de s’infiltrer au mieux dans les brèches de la muraille.
Raq était loin d’être un idiot. Il avait fait exprès de laisser une brèche dans le siège en direction des montagnes du Sud de la mer des Dunes. Pourquoi avait-il laissé cette brèche apparente ? Un défenseur se battra plus farouchement s’il sait qu’il ne peut pas s'enfuir et va lutter pour sa survie alors qui s’il peut s'enfuir, il abandonnera le combat en espérant survivre s’il est peu courageux et préférera la fuite.
Beaucoup plus loin, niché sur une haute montagne, Rkorr s’était installé pour assister aux massacres de ses deux plus grands ennemis. Alors, il est vrai que la coalition des “Deux soleils” avait volontairement abandonné une remorque de grenades et d’explosifs au milieu de la mer des dunes pour que Raq les trouve et s’en serve contre les républicains. Rkorr était assis en tailleur pour profiter pleinement de ce spectacle pendant que 30 guerriers Tuskens occupaient le rôle de garde prétorienne. 10 chiens Massifs roupillaient derrière l’apprenti Sith occupé à se frotter les mains sur les prochains événements de cette bataille -
Post n°15
Auteur : Ishiro ShinraJe suis surpris que la gamine se confie autant à moi, et je lui dois bien une réponse en échange.
- "Je lui ai vidé la tête"** Franchement, tu n'as pas plus court comme réponse ?
- " Hummm, C'est comme ça que je me nourris !"Alors là, c'est sûr elle à tout pigé ! **
En temps normal je ne suis pas très loquace, mais avec la petite c'est encore, sa va pas être évident de rompre la glace, mais difficile de chasser le naturel instauré depuis plus de 140 ans. Bref tant pis je ferais du mieux que je peux !
Je vais pour me lancer de de plus profondes explications lorsque ma nuque me chatouille de nouveau, incroyable, je me jette sur Erys et nous envois tout les deux contre le sol !
Un pieu viens tout juste de traverser la paroi qui fait office de rempart, juste à l'emplacement exact de notre position il y a quelques secondes auparavant.
En me relevant, je lui lance :
- S'cuse, ce n'est pas des manières mais il y avait urgence !
Je lève les yeux et j'observe une invasion Tusken, des hommes qui fonde sur Anchorhead, visiblement deux vagues, la première composée de Massifs, suivi de près par une seconde composée d'hommes armé de Gaderffii. Au loin des tirs de barrages avait commencé, mais le manque de précision dans les tirs fait preuve d'armes vétustes, probablement trop vieille pour servir correctement.
- Bordel, ils sont combien !!
Je me tourne vers la joue enflée, et lui somme de sonner l'alarme, tandis que je me tourne vers Erys
- Gamine, tu voulais une réponse à tes questions, ne reste pas trop loin et tu auras l'occasion de savoir ce qui est arrivé à l'autre type dans le désert. Je ne sais pas ce que tu compte faire, mais si on reste ensemble, il y a moyen de se protéger mutuellement et d'augmenter nos chances de survie.
Aussitôt je plonge dans l'obscurité, aucune chance de s'en sortir en affrontement direct, par contre, il y a de grande chance de s'en sortir en assassinant les oppresseurs dans les murs de la ville, de les faire disparaître un à uns. Et pour une fois que je peux me laisser aller à un carnage dans les lignes adverses selon mes règles de combats, sa nous donne un peu plus de chances de survie. Le plus gros problème pour le moment sont les Massifs et leur flaire, mais espérons qu'ils se concentreront sur les cibles visibles en premier.
Je profite d'un bon point d'observation à l'abri des regards pour commencer d'observer avec plus d'attention l'attaque de nos ennemis. Si je peux comprendre leur tactique il sera plus facile de les contrer et de s'organiser pour notre défense.
Les tirs de catapulte et de baliste se font au hasard, pas de tir précis, et tant que les grenades ricochent sur les remparts, pas de grand risque pour nous, c'est juste de l'intimidation. De plus leur nombre leurs font défaut, trop d'homme pour un si petit espace, et avec les pluies de pierres et de grenade sur les remparts pour ouvrir des brèches, il va forcement y avoir des dommages collatéraux. Le plus délicat va être d'attendre que les hommes des sables entrent dans la cité et les décimer un par un. Mais ce ne sera pas chose aisée.
Je profite de jeter un regard en arrière, voir si la gamine m'a suivi ou est allée de son côté ! -
Post n°16
Auteur : Erys TalmarkAutant ne pas répondre, mon vieux, ce sera tout aussi parlant. Ce type a beau vouloir se montrer cordial, il est aussi éloquent qu'une chaussette et charismatique comme un pied de table. Et du coup, avec ma question, je suis bien avancée, moi... Bon, oui, c'est ironique, je n'ai aucune idée de quoi il veut parler. Comment ça, se nourrir ? C'est d'autant plus frustrant quand on se sait plus ou moins à l'article de la mort et qu'on a un type en face qui s'amuse à jouer aux devinettes. Si encore elles étaient drôles, je ne dirais pas, mais là, non, définitivement pas. Je finis par détourner le regard, projetant mes yeux vers la mer de dunes qui a l'air paisible.
Non.
Je n'ai même pas le temps de réagir que mon souffle se coupe et que je pars en arrière sous l'impulsion de l'autre artiste qui me plaque au sol, juste avant qu'un projectile non identifié lancé à pleine vitesse ne foudroie notre position précédente. A quelques mètres près. Le tir était aussi précis qu'un ivrogne à la sortie d'un bar, mais ça a suffit à Machin pour se dire qu'un bon plaquage des familles, c'était nécessaire. Lui se relève directement, moi je reste un instant assise au sol. Déjà parce que ma tête a cogné contre le sol de la muraille. Ensuite parce que je prends un peu le temps de regarder en contrebas, dans la ville. L'attaque a surpris tout le monde, et ça s'agite plus que de raison. Enfin, non, pas plus que de raison. Le cri de celui qui doit être le chef, porté par le vent et relancé en écho par les dunes, transperce les tympans de chaque personne présente dans Anchorhead. Je me relève prudemment, car je n'ai pas envie de finir en bouillie. Le sang tape dans mes tempes, je sens que mon esprit s'échauffe, que mes mains viennent inconsciemment chercher les holsters de mes blasters, à ma ceinture. Lorsque je regarde au dehors, je vois une marée d'Hommes des Sables devant nous. Ils sont encore plus nombreux que tout ce que j'avais imaginé, infiniment plus laids, et surtout nettement plus armés. Des catapultes ? Des... on dirait des balistes, comme dans les histoires rupestres ? Et surtout... Qu'est ce qu'ils font avec des grenades ?
Les hurlements de nos ennemis parviennent à nouveau à mes oreilles. Je regarde une catapulte qui s'active, comme si c'était au ralenti. Je la vois dérouler sa corde de chanvre, son bras partir à grande vitesse. Les grenades sont éjectées. Je ferme les yeux.
Rappelle toi. Rappelle toi quand tu étais sur Chandrila. Tu n'étais pas seule, déjà, à l'époque. Non, tu ne te rappelles pas. C'est normal. C'est moi qui décidait de nous sauver, lorsque tu étais incapable de le faire toi-même parce que tu étais faible. C'est moi qui ai du tout faire pour nous sortir de ces situations dangereuses dont tu n'as aucune idée parce que tu n'es qu'une petite fille face au chaos, une enfant qui se pose beaucoup trop de questions. Je suis toi.
Lorsque je rouvre les yeux, les grenades s'abattent sur la ville. Je me sens transportée hors de moi-même encore. Qu'est ce que... Pourquoi ? Pourquoi j'ai cette fichue impression? Pourquoi j'ai la sensation d'être à nouveau sur Chandrila ? De renifler l'herbe verte alors que je suis dans le sable ? Que le vent frais caresse ma peau alors qu'elle souffre des brûlures des bourrasques du désert ? J'ai l'impression d'être chez moi, là où j'ai grandi et coulé des jours heureux... Et pourtant, je me vois parfaitement là, sur Tatooine. Les poings serrés. Le corps tendu. Je ne comprends pas, c'est comme si je n'étais plus moi-même, comme si mon corps ne m'appartenait plus. Pourtant, je peux encore penser... Je me laisse partir. Je m'envole doucement, avec mes réflexions...
Elle m'a enfin laissé la place, il était temps. Accroupie derrière le mur, je souris. La colombe n'a rien à faire sur les champs de bataille, à l'inverse de l'aigle. J'ai compris depuis bien longtemps, moi, que ce sont les émotions, sans doute couplées à cette « Force » si mystérieuse qui font ressurgir les différentes facettes d'Erys Talmark. Et lors des situations de stress intense, ce sont les deux pires qui ressortent. L'enfant traumatisée et douce, celle qui n'a connu que Chandrila, que la douceur de ses forêts et de ses plaines, qui est aussi innocente qu'un lapin... Ou moi. Sa face sombre. Celle qui a vu tout ce qui s'est passé. Celle qui est apparue lorsque tout a commencé. Celle par qui passe sa survie. Et justement. Hors que question que j'y reste ici. Déjà, tous se rassemblent, en tout cas tout ceux qui comptent défendre cette ville de bouseux. C'est déjà ça. J'en vois qui commencent à grimper sur les remparts, dont deux Amazones. Rassurant. Je sors enfin mes armes.
Les tirs des Tuskens n'ont pas l'air spécialement destinés à nous tuer, nous. Plutôt à ouvrir ces foutues murailles qui risquent de tomber bien vite. Tant pis pour eux si c'est le cas. Mes surprises sont prêtes à les recevoir. J'entends parfois des cris, que ce soit les Hommes des sables, des cris de douleur ou de terreur de mes alliés de fortune. D'ailleurs, je ne vois ni Rats Patrol, ni Commandos. Même Ishiro a disparu, bordel ! Restent deux Amazones, en tout cas dans le coin. A côté de moi, du coin de l'oeil, je perçois un homme qui commence à reculer. Ni une, ni deux, je braque mon blaster sur sa tempe, et je lui dis, bien fort pour que tous l'entendent :
-Si tu recules d'un mètre, je plombe moi-même ta misérable cervelle et je repeins les murs avec. Si on doit battre en retraite, ce sera ensemble.
Il doit sentir dans mes yeux que je ne plaisante pas. J'ai le doigt qui me démange, j'ai envie de lui tirer cette fichue balle juste pour le plaisir de voir les autres terrifiés. Comme les yeux d'Artémis lorsque j'ai pressé cette gâchette. Cette sensation était si douce, si apaisante, et en même temps, elle avait ce goût de reviens-y absolument délicieuse. Mais je dois me retenir, sait-on jamais, ce type pourrait être utile. Au milieu des projectiles, des piques et des pierres, je finis par relever mon arme. Ils ont compris que je ne blaguais pas. Et les Tuskens non plus. Depuis mon couvert, je risque une tête en dehors. Les murs ne tiendront pas bien longtemps. Déjà, j'entends les craquements des pierres grossièrement agencées, sous le poids des armes que possèdent ces barbares. Les grenades, surtout, font des dommages considérables, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur. Le bruit vient s'ajouter à la poussière soulevée et au chaos ambiant des hommes qui se préparent comme ils le peuvent.
Quant à moi, j'ai pu repérer leur chef. Il est, comme prévu, plus grand et plus moche que les autres, si c'était encore possible, surtout pour le second point. Et surtout, il se tient suffisamment loin pour que je ne puisse pas l'arroser. Si au moins j'avais un vrai fusil. Mais non, rien de tout ça. J'enrage, bordel, j'enrage ! Sauf que je n'ai pas le temps de m'agacer plus. Au moment où je m'imagine lui tirer une balle dans le crâne, j'entends une énième explosion, celle-ci suivie d'un effondrement. J'ai tout juste le temps de tourner la tête pour voir un pan de mur tomber en lambeaux. Ce devait être le signal attendu. Immédiatement, j'entends les cris de clameur, suivis des cris de guerre. Les autres autochtones nous lâchent une énorme meute de chiens Massiff sur la tronche... Je déteste déjà ça, alors que je ne les ai vus que de loin. Je me relève, et je fonce. Par chance, le mur n'est pas tombé si loin d'un de mes Swoops piégés. En courant, je crie :
-L'huile ! Ramenez là !
Et sans me retourner, je fonce. Tout en gardant un œil sur cette fichue horde canine. J'atteins mon objectif juste avant eux en ayant forcé l'allure, courbée pour éviter les attaques, sous les yeux médusés des autres bouseux qui n'ont pas l'air plus déterminés que ça à réagir. En me positionnant directement au dessus du piège, je vise. Mon bras ne tremble pas, bon signe. Je surveille toujours la masse à quatre pattes qui court à en perdre haleine. Elle va atteindre les murs. Au moment où elle peut rentrer, j'appuie sur les gâchettes. Un coup à gauche, un coup à droite. Et la chaleur grimpe d'un coup, alors que le Swoop explose dans un grand bruit, et une onde de choc à faire palir les plus belles grenades. -
Post n°17
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarLe combat venait de commencer, l'avantage était clairement du côté de Raq et de sa coalition dû à leur nombre supérieur. Les chiens Massiffs s'engouffrent dans une des brèches de la muraille, mais d’un coup, un énorme feu s’alluma sous les yeux surpris du chef Tusken. Une dizaine de chiens Massiffs et d’hommes des sables prit dans les flammes du piège, tombèrent sur le sol brûlé sans vie. Cette démonstration impressionna dans un premier temps les guerriers Tusken, mais la rage et la haine prit rapidement le dessus et les guerriers contournèrent comme ils purent le piège et pénétrèrent dans la ville pour entamer le combat. Les Tusken se ruèrent rapidement sur leurs ennemis pour avoir l'avantage du corps-à-corps. On pouvait entendre les différentes armes s'entrechoquer, des tirs fuser dans toutes les directions, mais aussi des cris de douleur un peu partout dans la ville minière assiégée.
Plusieurs groupes de Tusken et de Massiffs tombèrent dans des pièges défensifs très ingénieux et ceci irrita fortement le chef Tusken Raq. Celui-ci empoigna son Gaderffii dans un excès de rage et s'avança en compagnie de sa garde sur le champ de bataille. Il passa sans problème les murs de la ville car le chaos n'était plus aux abords de la ville mais bien dedans. Les Tuskens avaient rapidement dominé les rues malgré quelques combats qui faisaient encore rage, mais les poches de résistance étaient principalement sur les murs, car le nombre n’avait aucun impact sur les remparts. Les bandits, chasseurs de primes, mercenaires et criminels s'étaient réfugiés dans la cantina et l'avaient transformé en une véritable forteresse.
Les Tuskens, voyant que les assauts frontaux ne fonctionnait pas contre la forteresse improvisée, plusieurs guerriers du désert durent monter sur le toit pour y jeter la fureur du désert sous forme de feu et ainsi incendier le bâtiment avec toutes les âmes qui s’y était retranché. Innocents ou pas, les Tuskens n’en avaient rien à faire et ne montrèrent aucune pitié face à ceux qui sortaient du bâtiment pour fuir les flammes de l’incendie. Les défenseurs de cette cantina moururent brûlés vif et ceux qui réussirent à sortir du bâtiment tombèrent sous les coups de Gaderffii et de morsures de Massiffs. Cet événement laissa que des cris d’agonie et une odeur de viande brûlée qui se propage sur la ville.
Raq s’aventura entre les cadavres des différents camps. Il était conscient que par cette bataille, il venait de perdre beaucoup de valeureux guerriers mais cette sélection par le sang est quelque chose de culturelle chez les Tuskens.
Une jeune femme en pleure était assis contre le mur d’une maison en ruine, Raq put distinguer qu’elle tenait quelque chose dans ses bras. Le visage à moitié en sang, elle pleurait son enfant décédé. Elle leva ses petits yeux humides vers le chef Tusken mais Raq n’eut pas le temps de faire quoique ce soit contre cette jeune femme car l’un de ses guerriers leva son gaderffii et l’abattis sur le crâne de la jeune femme qui s’écroula de tout son long sur le sol. Le meurtrier Tusken, satisfait de son travail, continua son chemin comme s’il ne s’était rien passé.
Raq contempla le corps mutilé avant de détourner le regard et de continuer son chemin vers la place centrale de la ville. Certains Tusken étaient déjà occupés à piller les maisons pour leur compte personnel même si la bataille était encore loin d'être terminée. Arrivé sur la place centrale, le chef de la coalition se joignit au combat ou des Tusken et des miliciens s'affrontent. Se jetant dans la mêlée, Raq transperce le corps d’un jeune homme en plein thorax avec son gaderffii puis se dirige vers un autre qui venait de tuer un Tusken. Raq lança un violent coup dans les côtes qui, a coup sur, lui brisa plusieurs cotes, l’homme tomba au sol sous une douleur intense mais Raq ne lui laissa pas le temps de hurler de douleur, car il lui écrase le visage avec son pied et le massacra à coup de Gaderffii.
Rapidement, le combat tourne à l'avantage des Tusken et les quelques miliciens survivants se retranchent dans le bâtiment administratif de la ville. Plusieurs Tusken les suivirent pour finir le travail mais Raq préféra se tourner vers le dernier problème des guerriers du désert, les remparts de la ville. Il repassa entre les morts et les ruines de bâtiments pour se rendre à destination. Une fois arrivée, la garde personnelle du chef Tusken se lança dans le combat tandis que lui, préféra ne pas s’y engager car il préférait se battre en terrain dégagé. Trois guerriers lui restèrent en ça compagnie mais bizarrement, les cadavres de Massiffs et de Tusken se comptaient par dizaine en ce lieu.
Quelque chose de très spécial se défait de ce lieu et un sentiment étrange parcourt le corps de Raq. Comme une intuition qu’il allait se passer quelque chose en ce lieu. Tout était si particulier en ce lieu, le chef sanguinaire pouvait sentir que ses trois gardes du corps si courageux en temps normal, étaient très tendues et le moindre bruit entraînait une réaction offensive de leur part. -
Post n°18
Auteur : Super PNJLe capitaine Kurz assisté des Rat patrol était occupé à renforcer les défenses de la petite cité, on comblait les trous dans la muraille avec des pièces détachées, des morceaux de bois ou des tonneaux, bref tout ce qui leur tombait sous la main, on avait aussi calfeutrer diverses habitations qui pourraient servir de point de repli et monté des barricades dans les rues si jamais les défenses étaient débordées .
La cantina avait été réquisitionnée, elle ferait office d'infirmerie de campagne et d'ultime défense si les choses dérapaient.
De leur coté les amazones avaient visiblement décidé d'initier des jeunes filles à l'art du combat à l'arme blanche.
Comme si cela ferait une difference face à des guerriers sanguinaires entrainés des leur plus jeune age à tuer.
Mais au moins ça évitait les questions, la panique et ça occupait les esprits.
De son coté le marshall équipait les "volontaires" de la milice territoriale avec les armes qu'il conservait à l'armurerie, le sergent Moffit avait bricolé des plastrons de protection en récupérant des morceaux de métal sur un vieux char extracteurs minier de la corporation Czerka abandonné depuis des lustres.
C'est sur qu'ils avaient de la gueule ces miliciens, un plastron cabossé, un vieux casque de mineur de la Correlia Mining et un fusil blaster qui datait de la guerre clonique.
Et en guise de matraque le chef des Rat Patrol avait découpé des tuyaux métalliques ici ou la pour le corps à corps.
Mais quelque chose inquiétait l'officier des Renseignement; l'agent Massif manquait à l'appel...
Alors qu'il s’apprêtait à partir à sa recherche soudain un cri déchira l'air:-Les voila!
Hélas l'avertissement vint trop tard déjà une dizaine d'explosions retentit contre le mur d'enceinte créant des trous béants dans la seule protection d'Anchorhead.Il n'y avait pas de temps à perdre, Kurz donna ses premiers ordres:
-Comblez la brèche!
Aussitot les Rat Patrol et les miliciens foncèrent en direction de la muraille extérieure pour voir une marée de Tusken foncer sur eux, ceux ci étaient précédés de leur quadrupèdes enragés.
Le Marshall s'épongea le front luisant en serrant aussi fort qu'il pouvait la crosse de ses pistolets blasters.Moffit ne prit pas le temps de répondre et de compter , il aboya l’ordre que tout le monde attendait une fois l'ennemi a portée de tir:-Ils sont trop nombreux!
-Feu à volonté!
Des tirs de laser fusèrent en direction de la horde Tusken qui avançait droit sur Anchorhead, les premiers hommes des sables et massifs tombèrent, certains ripostèrent et on déplorait déjà les premiers morts du coté des défenseurs de la cité, on amena plusieurs blessés à la cantina. Un massif sauta à la gorge d'un milicien, il fut promptement abattu par un rat patrol d'un tir dans la gueule mais c'était hélas trop tard pour le Tatooinien.
Mais le pire était encore à venir, Kurz n'en croyait pas ses yeux, les Tusken avaient des engins de siège archaïques, il en avait déjà vu au musée de la guerre sur Coruscant lors de son séjour à l'école d'officiers, les catapultes et arbalètes se mirent en branle et le mur supporta une pluie de pierres et de pieux enflammés, un milicien fut transpercé de part en part par une énorme flèche.
La deuxième vague fonçait sur Anchorhead, on ne pourrait pas défendre la cité de cette façon, il faudrait combattre maison par maison, Kurz espérait qu'une fois leur troupe à l'intérieur de la cité leur stratège n'utiliserait plus ses engins de siège mais rien n'était moins sur...
Il fallait donner l'ordre, et c'est en serrant le poing qu'il hurla.
-On bat en retraite! combat rue par rue!
Les miliciens étaient ravis d'obéir à cet ordre, sans demander leur reste ils s'enfuirent en courant les soldats républicains couvrant leur retraite comme ils pouvaient.
Kurz et le marshall allumèrent des feux en se repliant, et un nuage de fumée noire et épaisse inondait la moitié de la cité.Maintenant c'était un autre combat qui attendait les Tuskens, certaines maisons étaient piégées, un homme des sables défonça une porte d'un coup d'épaule et fut transpercé par un hachoir relié à une corde, un autre eut le main transpercée en tirant sur une poignée.
Une dizaine de pillards des sables foncèrent en hurlant dans la rue principale, le speeder des marais surgit à ce moment camouflé derrière un tas de détritus et mitrailla le groupe à l'aide de ses blasters jumelés, le Twil'eck dut abandonné son engin, on avait décidé de sacrifier la mobilité pour privilégier l'effet de surprise.
Les miliciens et républicains s'enfilèrent dans diverses maisons qui avaient été transformée en bunker et désignée par le plan de bataille comme points d'appui formant une ligne défensive tout autour de la cantina.
Une explosion retentit soudain , on se défendait avec acharnement aussi de l'autre coté de la cité.
Mais est ce que cela suffirait?Spoiler : Spoiler
"C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."James Joyce
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Post n°19
Auteur : Ishiro ShinraLe combat fait rage dans la ville. La vague des Massifs est passé, c'est fait en grande partie réduire en cendre, le piège de la gamine à été efficace, mais le restant est entré dans Anchorhead pour se jeter sur chaque humanoïde qui leur tombait sous la dent.de féroce animaux, il faut bien le reconnaitre ces bêtes font des carnages au corps à corps.
Puis les Tuskens commencent à entrer dans la ville, ces guerriers armés de leur Gaderffii, sautent sur tout ce qui bouge, mutilent tout ce qui leur tombe sous la main. A grand coup de bâton, perçant de part en part leurs adversaires, ou leur éclatant les os a grand coup de masse. Mais la réplique des tirs alliés fait aussi sont œuvre, les ennemis tombent l'un après l'autre, grâce à des points de replis dans les habitations qui offre un sursis plus ou moins long aux hommes qui luttent avec acharnement pour sauver leur vie. De nombreux pièges sont aussi placés dans les maisons, et il fait plaisir de voir ces assaillant voler en éclat lors de l'explosion d'une porte ou simplement être démembré par un habile dispositif posé par les défenseurs de la cité.
Je profite de l'euphorie de la bataille pour m'en prendre aux hommes isolés. Une ombre dans les ombres, je progresse en silence et invisible, profitant de tous mes enseignements pour me faufiler dans les rues de Anchorhead. Dans chaque recoin ou c'est possible je fonds sur ma cible, à coup de vibro-poing, la nuque des hommes des sable ne résiste généralement pas. Ainsi je vais de victimes en victimes, abattant ces farouches et cruels adversaires sans leur laisser une seule chance, souvent abattu alors qu'ils étaient concentrés sur leurs méfait, ou des crimes sordides.
Je prends plaisir à les exterminer, entendre les os de la nuque se briser sous mes poings est juste un son qui ravi mon oreille. Je vais peut-être mourir aujourd'hui, je ne peux pas prédire l'avenir, mais c'est sûr, bon nombre d'entre eux vont périr de ma main, j'en fait le serment. C'est avec un sourire sadique que je continue de progresser dans la ville, profitant de toutes les caches possibles pour tendre des embuscades à ces ennemis sans scrupule. Dents pour dents, œil pour œil, je n'offre qu'une simple mise a mort, ces créatures ne mérite pas autre chose.
Lors d'attaque surprise, un Tusken apparait au coin de la rue pour voir succomber un de ses frères d'arme, et mon DE-10 prouve son efficacité à courte portée, je ne lui laisse pas le temps d'avertir qui que ce soit, abattu d'un tir en pleine tête. Aussitôt ma cible neutralisée, je plonge de nouveaux dans les ombres, disparaissant pour réapparaitre plus loin, neutraliser un autre ennemi et ainsi de suite. Petit à petit je progresse dans les rues, et quand cela le permet, éradique une de ces cibles solitaires, restant invisible aux yeux de mes ennemis.
Au détour d'une rue, je l'aperçois, un grand gaillard flanqué de sa garde personnelle, trois hommes l'accompagne, trois guerriers. Je le prends en filature, usant de toute ma discrétion. Ce guerrier n'est pas comme les autres, c'est un combattant d'un autre calibre, bien plus appétissant que les autres hommes des sables. Ma soif se réveille, j'en veux plus, je veux sa soupe !
Je le suis lui et sa troupe, j'observe ses actes, il progresse aux détours des rues, et ses acolytes sembles de plus en plus inquiet, au fur et à mesure de leur progression.
Ils empruntent le même chemin emprunté par mes soins juste avant de les rencontrer, et tombent sur mes victimes. Ils sont vraiment tendus, prêt à en découdre au moindre incident, sur leurs gardes, en tout cas trois des quatre Tuskens.
L'homme de tête semble observer et essayer de comprendre ce qui s'est passé par ici, analyse les corps à chaque fois qu'il en croise un, tandis que les trois autres sursautent à chaque bruit suspect. Amusant de voir ce que l'esprit peut faire, conditionner des hommes dans une ambiance de crainte, de doute.
Leur mettre les nerfs à vif, les plonger dans l'angoisse, et moi je me repais de cette situation. J'aime être le chasseur, la traque à quelque chose de jouissif, de plaisant, cela me rend tout fébrile. Et de remarquer les personnes dans cet état, dans la crainte de ce qui peu arriver, je trouve que cela n'a pas de prix !
Le Tusken de tête semble vraiment plus posé, peut être un combattant plus expérimenté, ou alors plus âgé, ou encore avec plus de responsabilité, peut être un chef ou un rang de cet ordre-là. Quoi qu'il en soit, même si je ne peux pas le différencier des trois autres, il y a quelque chose que je trouve attrayant en lui, un besoin de me nourrir de sa soupe.
Comme un sens supplémentaire, qui rend cette future cible bien plus attrayante, appétissante, comme si c'était un délicieux mets au milieu de trois autres aliments fade !
Même si je ne comprends pas le pourquoi du comment, cet engouement pour sa soupe le transforme irrémédiablement en ma prochaine victime. Maintenant il me faut élaborer un plan, car à quatre contre un je ne fais pas le poids, il faut donc que je me libère de ces gardes du corps afin d'en faire mon dessert.
Le "chef" semble maintenant concentrer son attention sur les remparts en face de lui. Sa posture bien droite, il scrute le haut des remparts, puis il fait un signe, aussitôt ses acolytes commence à faire le tour de la place, il sécurise l'endroit. En rentrant dans une maison, l'un d'entre eux tombe mort, décapité par un piège, la tête tranchée par une hache de fortune, ou plutôt arrachée !
Un second garde se faufile dans une ruelle à quelques pas de moi, mais trop loin pour que je m'occupe de lui tout de suite, je me concentre sur le dernier qui entre dans une maison à côté.
Je profite pour me faufiler aussi dans cette maison. J'entends de petits cris, ainsi que des pleurs à l'étage, et j'aperçois le garde Tusken qui se précipite dans les escaliers, et je le suis, en silence, à l'écoute de tout ce qui se passe autour de moi, observant et analysant toutes les données, afin de ne pas me faire repérer.
Je suis sur les dernières marche et je vois l'homme des sables qui entre la pièce au fond du couloir en défonçant la porte d'un coup d'épaule, accompagnée par un hurlement de terreur, des cris d'enfants.
Le Tusken viens de tomber sur de nouvelles victimes en entrant et les personnes terrorisées manifeste leur peur. Je m'engouffre à mon tour dans la pièce pour voir le garde du corps lever son Gaderffii au-dessus de sa tête, se sera pour lui la dernière de ses actions, ma main viens lui fracturer les cervicales, et il s'effondre sans bruit, je le retiens.
La femme en face de moi continue de hurler, tant mieux ça ajoute du crédit à mon action. Aussitôt le Tusken par terre, je pose mon index sur ma bouche, incitant la femme à se la boucler sur ma présence, et je quitte la pièce.
Je retourne sur mes pas, pour entendre un autre cri, dans une maison voisine, puis un tir de blaster. Je descends les marches de l'escalier, observe, caché dans l'ombre, par la fenêtre.
Le chef à changé de position, il regarde en direction de la maison en face de moi, juste à côté de celle ou le premier Tusken à perdu la tête. Un second cri et nouveau tir de blaster, le chef se met en route aussitôt pour la maison. Lorsque celui-ci arrive sur le pas de porte, je suis en train moi de sortir, après avoir vérifier que personne ne pouvait me repérer aux alentours. Puis je file moi aussi vers cette habitation. Nouveau tir de blaster puis un grognement Tusken !
Lorsque je m'approche de la porte ouverte, je vois le chef, debout qui se tiens juste à l'entrée d'une pièce sur la gauche, en train d'observer par à-coups la pièce, jetant de rapides coup d'œil. A ses pieds git le dernier garde, visiblement abattu par les occupants de la pièce. Encore deux autres tirs de blaster résonne dans la pièce, j'en vois même un passer par le pas de porte et venir s'écraser dans le mur derrière l'homme des sables qui d'ailleurs profite pour se jeter par la porte en hurlant. Un hurlement de terreur se fait entendre en retour, je me précipite dans la maison, puis le cri d'effroi cesse, interrompu, et lorsque j'arrive à hauteur de la pièce, je vois le chef Tusken criant de victoire, avec un enfant, blaster dans une main et chargeur dans l'autre transpercé de part en part avec le Gaderffii, un homme git aussi proche du second Tusken mort.
Ma soif de soupe prend le dessus, je voudrais pénétrer ses pensées, lui intimer l'ordre de poser son arme, c'est finalement ce que je lui dis !
Et en réponse un grognement, ou plutôt un râle, difficile de décrire correctement le son produit, mais tout de suite après je vois le Tusken qui pose son arme à ses pieds.
Toujours sous l'emprise de mon besoin de soupe, je continue de lui dire qu'il peut avoir confiance en moi, et là il commence à s'approcher de moi, comme charmé.
C'est incroyable, première fois que cela m'arrive, est ce que c'est la soif de soupe qui me permet de faire ça ?
Je ne sais pas mais je ne peux pas m'empêcher de continuer, de m'approcher moi aussi de lui, de le rassurer et cela semble marcher. Lorsqu'il se trouve à ma hauteur, je prends sa tête dans mes mains et je continu de lui dire qu'il peut avoir confiance en moi, qu'il ne risque rien en ma compagnie. Pendant son temps, ce sont mes tentacules faciaux qui pénètre dans son nez, chemine dans les sinus pour se diriger vers le cerveau.
Le Tusken ne peut plus rien faire, il est sous mon emprise, et plus rien ne peut le sauver. Lorsque je m'insinue dans son cerveau, il me partage ses pensées, son savoir deviens miens. L'homme des sables hurle de terreur à son tour, maintenant il sait ce que s'est que d'avoir peur, il sait ce que la terreur représente. Il vient de changer de statut, passer de chef de clan à victime, et cela bien malgré lui.
Lorsque je fini la soupe, le chef s'écroule à mes pieds, inerte, il peut rejoindre ses ancêtres, il a fini son temps. J'ai encore du mal à comprendre ce qui viens de se passer avec cette dernière victime, mais pas le temps de m'attarder sur ce point, je verrai cela plus tard.
Ma priorité, retrouver Erys ! -
Post n°20
Auteur : Erys TalmarkThème musical
Le souffle de l'explosion me repousse en arrière, alors que la chaleur lèche ma peau sans aucune tendresse. J'ai à peine eu le temps de me couvrir le visage avec un bras, pour ne pas me faire brûler au troisième degré. Je suis à moitié sonnée, et le cul encore par terre pour ne rien arranger. Le temps de remettre mes idées en place, les tympans percés par les cris des Tuskens et des blessés, les yeux aveuglés par le soleil et le feu, j'essaye tant bien que mal de me relever. Nous ne sommes plus seuls. J'entends des ordres hurlés de part et d'autres, mais je n'en comprends pas un mot. Sous mes yeux, des hordes de Tuskens et de Massiffs déferlent sur la ville.
Ca n'avait pas suffit. Evidemment, que ça n'avait pas suffit. Le piège avait emporté quelques hommes, mais pas assez pour les ralentir. C'est même pire que ça, ça a eu l'air de les exciter, voire les énerver. Je reprends mes armes en même temps que mes esprits. Plus le temps de me poser des questions, de toute façon. Mécaniquement, je vise et je tire. Mon bras est comme guidé par une force supérieure, et heureusement, parce que je n'arrive toujours pas à réfléchir. J'appuie sur les détentes sans avoir à y penser. J'ai du mal à viser correctement, mes mains tremblent et s'agitent, et il n'y a pas assez de Tuskens qui tombent à mon goût. De ma position surélevée, je ne peux pas faire grand chose de plus. Et je comprends vite que je ne vais pas pouvoir tenir la position bien longtemps. Ces enfoirés commencent déjà à me viser avec leurs fichues pétoires, et je n'ai pas mon armure de combat. Plusieurs tirs me frôlent, et je commence à peine à me mettre à couvert. Au loin, j'entends hurler « REPLIEZ-VOUS ». Position contestée, et perdue.
Derrière moi, un cri strident. Ces bestioles ne vont jamais me laisser tranquille. Je suis accroupie derrière un couvert, mais trois Tuskens me regardent depuis l'escalier. Ils veulent la bagarre ? Ca me va. Nouveau cri. Je me relève avec rage, je braque mes blasters sur eux. Je tire. Encore, et encore, et encore. Imprécis mais au moins, ça finit par être efficace. Les deux qui entourent le premier tombent, l'un d'eux se casse la figure depuis le haut de la muraille. L'autre finit par me foncer dessus. Je me jette au sol, une roulade et je me relève. Pas le temps d'empoigner mes armes, il est déjà sur moi. Son Gaderffi vise ma tête, je me baisse juste au bon moment. Mon poing cherche son ventre, mais si le coup touche, ça n'a pas l'air de le dérange. Nouveau revers de son arme, je l'esquive encore. Pas assez vite. Il taillade ma joue, arrache une perle de sang, avant d'être emporté dans son élan. Heureusement. Je profite qu'il soit de trois quarts pour faucher ses appuis. A peine est-il par terre que je braque mes armes sur lui. Je tire. Sa tête explose à moitié. Je reçois du sang sur ma tenue. Je tire encore, encore et encore. Fumier.
Je porte la main à ma joue et glisse mes doigts le long de l'entaille qui siffle légèrement, et chauffe, récoltant quelques gouttes de sang. Je regarde mes doigts rougis, je serre le poing sur la crosse de mon blaster. Je n'ai pas le temps de faire de sentiments, mais je sens déjà que j'enrage, j'ai envie de rentrer dans le tas, de détruire tout ce qui croise mon chemin jusqu'à tomber sur plus fort que moi et mourir comme une idiote. Mais non. Ce n'est pas le moment de partir en vrille. Derrière moi, j'entends d'autres Tuskens arriver. Ces crétins veulent m'encercler. Je raffermis ma prise sur mes armes. Je me retourne. On est loin du déluge de feu que j'espère, mais cette fois, je suis suffisamment précise pour obliger mes ennemis à se planquer. Je ne réfléchis même pas, et au milieu des projectiles, je saute en contrebas, les escaliers étant occupés. La chute n'est pas très haute pourtant, mais elle me paraît durer une éternité. Suffisamment pour que je me demande si c'est une bonne idée. Mes genoux plient et se plaignent sous mon poids quand j'atterris, et je me réceptionne d'une gracieuse roulade. Puis une seconde. En fait, je me suis étalée de tout mon long au milieu du chaos. Ca court dans les sens, ça hurle, ça se bagarre pour sa survie. Il n'y a pas de défense. Juste des gens apeurés. J'ai beau chercher du regard, je ne vois personne sur qui compter.
Et je n'ai pas le temps de réfléchir non plus. Un Tusken m'envoie un grand coup d'épaule après m'avoir chargée, et je finis par heurter le mur le plus proche. Je crie de douleur, je me tiens la tête en la relevant. L'affreux me fonce dessus, pique en avant. Encore une fois, j'ai l'impression de ne pas me contrôler quand mon corps sort de la ligne. L'autre planque son arme dans le mur, mais par un réflexe surhumain, il esquive mon tir et m'envoie un violent coup au torse. Je recule, en toussant et en crachant. Ces fumiers sont habitués au combat, eux... Moi c'est ma première bataille et je ne réagis que d'instinct. Je le vois dégager son arme et me menacer à nouveau. Trop près pour tirer. Il me charge de nouveau. Je crie. De peur, comme de colère. Pas comme ça, pas si tôt... L'autre se raidit, immobilisé. Il semble être soulevé du sol, il commence à s'agiter. Pas de temps à perdre, je le vise, et sa tête à lui aussi explose, alors qu'il retombe mollement au sol. Personne n'a l'air de l'avoir vu, je regarde mes mains. C'était moi ça ? Ou la Force ? Je m'ébroue rapidement, je n'ai pas le temps d'y réfléchir. Autour de moi, le chaos s'intensifie, et je me rue dans la bataille. Nos forces reculent, refluent, sans que je puisse rien n'y faire. L'adrénaline me tient éveillée, mais je reçois plusieurs coups, superficiels, qui commencent à tirer dans chacun de mes muscles. Les éraflures et les coupures sont nombreuses et j'ai déjà perdu du sang.
La situation est désespérée... Je commence à manquer de munitions, mes pièges n'ont pas forcément eu l'effet escompté, et cette bande d'abrutis d'autochtones est en train de foutre le feu partout, en plus de soulever un énorme nuage de poussière. Autour de moi, les survivants commencent à se faire de plus en plus rares. Bordel, où sont les autres ? Les Rats ? Les amazones ? Ishiro ? Même Massiff, ce petit enfoiré ? En profitant d'une accalmie, je m'accroupis contre un mur qui tient à peine de bout, et je déchire plusieurs pans de mon haut de tissu pour panser les quelques blessures. Inutile de dire que je ne ressemble plus à rien. Contusionnée et éraflée, j'ai au moins la chance d'être entière, et avec toutes mes facultés. Mais rien que lever le bras est une torture pour le moment. Je ferme les yeux. J'ai perdu rapidement le compte de morts devant moi. Alliés comme ennemis. La ville n'est plus qu'un tas de ruines sans intérêt. Tout ça n'a servi à rien. On aura sauvé personne. Même nous, je vois pas comment on peut espérer nous en sortir. J'enrage, et en même temps... Je sens une larme unique qui coule. Non. Pas comme ça, pas ici. Je refuse.
Je recharge mes blasters avec mes dernières cartouches. Quitte à mourir, autant emporter le plus de monde possible. Rien à foutre de l'honneur, de la survie, de tout le reste. A cet instant précis, tout ce qui compte à mes yeux, c'est de ne pas partir seule. Je bondis hors de ma cachette, blasters pointés vers l'avant. Je croise un premier Tusken qui prend directement deux balles dans le buffet et s'effondre directement. Puis, j'ai tout juste le temps de me jeter au sol alors que des tirs criblent le mur derrière moi. A peine relevée, sur un genou, j'arrose la zone d'où viennent les tirs, et j'entends un cri de douleur qui me satisfait amplement. La zone de guerre est plus proche de la zone d'émeutes, maintenant. Dans la poussière, le sable et le sang, les duels se multiplient, souvent à l'initiative et à l'avantage des Tuskens qui ont l'air déterminés à ne pas faire de quartier. Encore trois tirs et j'abats un autre Humanoïde dans le dos. J'ai l'impression de vivre mes derniers moments au ralenti. Comme si rien d'autre que cet instant n'avait cours dans la Galaxie. Comme si tout le monde retenait son souffle. Peine perdue. Nous allons crever sur cette planète de merde.
Mes derniers tirs abattent un dernier Massiff. J'ai beau appuyer sur les détentes, plus rien n'en sort. Les larmes me montent aux yeux. C'est injuste. Tout ce temps passé à survivre, pour ça... Un autre Homme des Sables essaye de m'empaler sur son Gaderffi, et j'ai tout juste le temps d'esquiver, non sans sentir la lame qui entaille mon ventre, une de plus. Emporté dans son élan, il ne rencontre que mon poing dans son visage, qui le deséquilibre et lui fait perdre son arme. Celle-ci roule un peu plus loin, et je me jette sur mon nouvel ennemi pour l'empêcher de la récupérer. On roule au sol, et je peux sentir à la fois son haleine et son odeur corporelles, pire que toutes les bennes à ordures de Coruscant. Il finit par m'éjecter d'un violent mouvement de hanche, et m'envoie rouler dans le sable. Je cherche une arme des yeux, mais rien, alors que lui sort un couteau de chasse et se rue à nouveau sur moi, bras levé. Je roule dans le sable au moment où il tente de me planter, et je lui envoie à mon tour un violent coup de pied pour l'envoyer à terre. Pas assez, évidemment. On se relève tous les deux en même temps, face à face. A nouveau, il essaye de me planter, et je parviens à bloquer son bras en lui attrapant le poignet. Il est plus rapide que moi, et je m'en rends compte quand son autre poing vient me cogner au niveau du cou, m'obligeant à le lâcher. Je me tiens la nuque en râlant, mais j'ai à peine le temps de me remettre qu'il essaye encore de me frapper. Je recule maladroitement en esquivant ses coups, et j'arrive enfin à récupérer son poignet. Pas question de le laisser me refaire le coup, je tire violemment sur son bras pour le faire basculer vers l'avant. Dans le même temps, je prends une grande extension, genou en avant, et l'os vient percuter le visage de l'autre qui retombe en arrière. Sonné. Pas moyen de le laisser se remettre, je me rue sur son Gaderffi, et je lui écrase le bout contondant sur la tronche. Une fois, deux fois, trois fois, dix fois, jusqu'à ce que ne se soit plus que de la charpie, jusqu'à en perdre haleine, avant de laisser le bâton planté dans ce qui reste de son visage, alors que son sang rougit le sable, aidé par le mien, qui coule à petites gouttes des multiples éraflures récoltées, mêlé à la sueur qui colle à mes cheveux.
Tuer, ou être tuée... C'est tout ce qui reste, au final... J'ai jamais été une grande empathique. En regardant le Tusken réduit en charpie, j'écrase encore une larme de rage qui me vient. Qu'est ce qui leur prend, à ces tarés, de venir se traîner à la limite du règne animal ? Ils ne peuvent pas rester tranquille, ces cons-là ? Je m'adosse au mur noirci par les explosions de grenades, et je me surprends à chercher les Amazones, ou les Rats du regard. Aucune trace... Et surtout... Aucune trace de l'autre enfoiré de Massiff... Lorsque je relève la tête, je me rends compte que les combats continuent de faire rage. Mes yeux tombent sur la fumée noire qui s'élève de la cantina, ou de ce qu'il en reste. Puis sur le corps mutilé d'une femme, allongé contre un mur. Une pauvre fille qui tenait un gosse dans ses bras. J'enrage. Je fulmine.L'adrénaline reprend possession de mon corps, et par instinct, je me mets à suivre les traces qui repartent du corps. Une piste à remonter. C'est comme si j'étais invisible aux yeux des combattants, personne ne se met en travers de mes pas, qui me conduisent jusqu'à une maison en ruines. Une de plus.
Des tirs. Des cris. Le silence.
Je me rue dans cette foutue maison, sans comprendre ce qui m'y pousse. Une horreur de plus. Devant mes yeux, Ishiro est en train d'achever un Tusken, au milieu d'un charnier. Je...
Non !
Je me précipite dehors. Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi je dois voir tout ça ? Laisse moi en paix... Je m'adosse au mur et je me laisse lentement couler contre celui-ci. Et cette fois, je pleure pour de vrai. -
Post n°21
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarSon corps était étendu sur le sable brûlant de la ville. Le grand Raq, chef de la coalition des “sables mouvants” venait d’être vaincu et il ne restait que son cadavre encore chaud. Il venait d’être vaincu par son propre rêve mais qui pouvait imaginer tomber sur un tel ennemi en tel lieu. La ville venait d'être vaincue, elle était à feu et à sang, mais les Tusken venaient de perdre leur chef. Aucun Tusken n’était encore au courant mis à part les quelques pillards, les bras remplis de trésors quitteraient la ville et répandraient cette funeste nouvelle. Les hommes des sables survivants retournent comme si de rien n’était dans leur clan respectif en héros après un tel massacre. Les conteurs chanteront les louanges de Raq pendant des siècles mais contrairement au grand rêve Tusken, la république était encore sur la planète.
Tapis dans l’ombre de sa montagne, trônant comme le monstre obscur des Hommes des Sables, Rkorr avait minutieusement tout observé de l’attaque. Entouré de sa vingtaine de Tusken et de ses chiens Massiff, l’apprenti sith descendit de sa montagne. Il n’y avait plus que des cadavres et des ruines et les survivants serait bien trop fatigué ou apeuré pour opposer une quelconque résistance. Contrairement aux guerriers de Raq, les hommes des sables du Tusken Noir avait l’avantage d’être armée non seulement d’un Gaderffii mais aussi d’un blaster et d’un entraînement somme tout décent de cette nouvelle arme peu connu du peuple du désert.
Le chef de la coalition “des deux soleils” n’était pas là pour commettre un second carnage, Raq avait parfaitement bien fait le travail. Il était là pour en apprendre sur cette bataille, les erreurs et les réussites de cet illustre guerrier Tusken. Ils passèrent les portes de la ville et découvrent les premières horreurs. Même un guerrier expérimenté ne pouvait faire abstraction des odeurs de mort que soulève la chaleur. Rkorr observa quelques instants et s'engagea dans l’allée principale de la ville minière et les morts continuaient de faire partie du paysage morbide. Entre quatre guerriers Tusken sans vie, un homme des sables différents des autres. Rkorr se planta devant lui et le sonda, les deux hommes se défièrent du regard, d’un coté, le tusken noir et de l’autre l'agent Massif, un traître Tusken.
Épuisé par les combats, Massif leva un blaster face à Rkorr mais l’un des gardes du corps se jeta sur lui et l’enchaîna de différents coups. Le traître n’était pas un lambda, il se releva rapidement malgré la fatigue et se battit à mains nues face à l’un des guerriers du Sith armée d’un gaderffii. Massif envoya d’un formidable crochet du droit le guerrier Tusken au sol, il se retourna pour se jeter sur le Sith mais celui-ci l’envoya par la force contre un mur de la ville. L’homme s’abattit lourdement, sévèrement blessé mais il n’était pas du genre à abandonner, il se releva en titubant et rechargea Rkorr mais un autre de garde du corps lui infligea une blessure au niveau du thorax avec un gaderffii puis un autre lui adressa un formidable coup au niveau du dos et un troisième lui brutalisa les genoux toujours avec un gaderffii. Cela l’obligea à se mettre a genoux devant le sith. Massif était au bord de la mort, ses vêtements plein de sang, il adressa un dernier regard plein de mépris à l’adresse de Rkorr.
L’apprenti prit son sabre, la lame rouge sang s’illumina. Il la leva haut vers le ciel et l’abatis sur le traître au peuple Tusken et le découpa en deux sur la longueur de façon nette et précise. Il se retourna vers ses hommes et rangea son sabre.
-J’en ai assez vu pour aujourd’hui...
J’ai une mission à accomplir et je ne peux pas m’attarder plus longtemps ici.
Les guerriers hochèrent la tête et prirent le chemin du retour. Alors que la troupe allait quitter la ville, un bruit se fit entendre. Tout le monde se retourna prêt pour un affrontement. Rkorr prit son sabre pour fendre sur son ennemi, mais c’est un simple enfant qui sortit des ruines de la maison calcinée. L’enfant n’avait pas d’émotion, il avait vu beaucoup trop d’horreur pour en exprimer. Rkorr s’approcha de lui tout en rangeant une fois de plus son sabre. l’enfant et le sith se regardèrent durant de longues secondes avant que Rkorr lui tende une main presque paternelle. L’enfant hésita quelques instants puis la saisit comme si cette homme vêtu de noir lui offrait une seconde chance de vivre. L’homme des sables et l’enfant quittèrent la ville suivit de la garde Tusken pour reprendre le chemin des montagnes... -
Post n°22
Auteur : Ishiro ShinraTout mon corps est en alerte, je suis comme une pile électrique, survolté, déchainé par cette adrénaline dont je viens de me gaver avec ce dernier combat. Puis c'est l'euphorie qui prend la plus grande place dans mes émotions.
Non mais c'est incroyable ce qu'il vient de se passer, j'avoue que je ne comprends pas tout, en fait je pige que dalle à ce qui viens de se produire. Comment ce fait il que ce Tusken ai obéit à ce que je lui ai ordonné de faire alors que je ne parle pas Tusken ; je ne comprends vraiment rien. Mais c'est tellement jouissif comme sensation, j'en veux encore, je veux renouveler cette sensation. C'est la meilleure soupe que j'ai pu déguster, jamais encore j'ai eu cette sensation.
Et voila que sa recommence, bordel de merde c'est quoi ça !!!
Ma nuque me tiraille, je suis attiré, par un lien invisible, je ne peux pas l'ignorer, même si je ne sais pas ce que c'est, c'est plus fort que moi, c'est comme une flamme qui attire les insectes nocturnes, ou plutôt comme une soif, une de ces soifs que les prédateurs ont lorsqu'ils se mettent en chasse. Je me suis connecté à quelque chose de puissant et tout mon être viens de se mettre en chasse, il me réclame encore de la soupe. Je ne veux pas lutter, je me laisse guider par mon instinct, je file de ruelles en ruelles, dans les ombres de la rue, des maisons, je progresse vite.
Je rentre par l'arrière d'une maison, je sens que je suis tout proche, que je vais bientôt savoir ce qui attire ma soif, je vais tomber dessus dans un instant, c'est certain. Je ralenti le rythme dès que je pénètre dans la maison, m'approche de la fenêtre et le vois enfin. Un Tusken, entouré de sa garde composée d'une vingtaine d'homme. Mais c'est de lui que viens cette attirance, cet intérêt pour sa soupe. Je prends position et j'observe. Un peu plus loin je reconnais l'agent Massiff, acculé, livrant son dernier combat. Je suis arrivé trop tard, je ne peux plus rien faire pour lui, ils sont trop nombreux, trop de risque de me faire étriper si je me lance dans ce combat. Dans un sursaut de courage, ou de désespoir, ce Tusken qui nous à mené jusqu'ici se relève pour se jeter sur l'autre, repoussé par une force invisible, tout comme lorsque Erys faisait flotter son mégot de cigare, il y a des jours il me semble. Mais Massif n'a pas dit son dernier mot. Il se relève de nouveau, pour de nouveau se jeter sur son vis-à-vis. Mais les garde ne le laisse pas approcher, il se ruent sur lui pour stopper sa course, le rouer de coup. L'agent ne peux rien faire, a bout de force, il jette un dernier regard à ce Tusken noir, emplie de mépris et de haine. Ce dernier dégaine un sabre laser, et le brandit haut au-dessus de sa tête. Lorsque l'arme s'abat sur son adversaire, c'est avec toute la force possible que la lame tranche dans les chairs de Massiff. Celui-ci est littéralement coupé en deux.
Alors voilà à quoi ressemble un Sith, sa lame rouge ne laisse pas de doute quand ce que représente ce Tusken, un Sith, effectivement ce doit être un adversaire coriace. Peut être est ce que c'est pour cette raison que j'ai été attiré par lui, sa puissance à fait appel à mes sentiments les plus profond de soif, je n'arrive pas à expliquer pourquoi est ce que j'ai été attiré comme ça par lui !
Il tourne les talons, et ses hommes avec, ils repartent tous en direction de l'entrée de la ville. Furtivement je commence à les suivre, je suis totalement focalisé sur le groupe.
Je progresse de maison en maison, ne lâchant pas du regard le groupe, restant dans les ombres et le silence pour ne pas me dévoiler. Je me focalise sur le groupe qui progresse dehors, trop peut-être, car je ne vois pas venir le Tusken qui viens de me projeter contre le mur à coté de moi.
Une douleur cuisant me tire de ma concentration, m'arrache une grimace. C'est le chaos dans ma tête, je peste contre moi pour ce manque d'attention sur mon environnement. Je me relève péniblement, encore meurtrit à l'épaule que je venais de brutaliser contre la paroi de la maison à côté de moi. Ma tête aussi est allée frapper le mur et me fait voir trente-six chandelles. C'est avec la tronche en vrac que je me focalise sur mon nouvel ennemi surgit de nulle part, avec la ferme intention de lui faire payer le fait de m'avoir détourné de mon groupe. Mais je ne suis pas assez rapide, déjà son Gaderffi s'écrase sur le haut de ma cuisse, m'arrachant encore une large grimace causée par la douleur cuisante du coup, et de nouveau je plis sous le coup, me retrouve un genou à terre, et déjà je peux voir mon ennemi en train d'essayer d'écraser son arme sur ma tête pour cette attaque.
J'esquive à la dernière seconde, mais le chacal me lance un coup de latte dans les côtes, et m'envois valser un mètre plus loin.
Sa y est il a gagné, la rage me prends, plus envie de prendre de coup, il est maintenant tant que je lui rende la monnaie de sa pièce. La moutarde me monte au nez, c'est sûr, je vais le ruiner, pour tout un tas de raison, mais là, je vois rouge, lui je vais lui faire manger sa saloperie de Gaderffii qui tournoie au-dessus de sa tête et qui cherche à éclater la mienne à chaque approche. Le bougre est coriace et il insiste, allant de coup de point en coup de son arme en passant par des coups de pieds. Une vraie machine à mandales. J'encaisse bon nombre de ses attaques avec plus ou moins de grâce, si on peut parler de grâce, mais ces esquives sont plus né de reflexes que d'anticipation, mais petit à petit je prends moins de coup et je me redresse pour faire face à ce Tusken.
L'autre ne se démonte pas et continue la pluie de coup, mais ils portent de moins en moins. J'encaisse encore quelques coups, puis le déclic, je vois une ouverture, je lance mon vibro-poing en avant, et il atterrit direct sur sa mâchoire. En réponse à mon coup, les os de sa tête craquent sous l'impact, et m'arrache un sourire malgré les douleurs qui parcourent mon corps. Mais c'est le coup de fouet qu'il me manquait, et je retourne le combat à mon avantage. Je le rue de coup, la rage parle avec mes poings. Le voilà maintenant coincé contre le mur, il s'enroule sur lui-même, mais rien ne fait, je ne peux pas m'empêcher de le lyncher, je suis en mode "pluie de patates", même si il se cache dans ses bras, je lui assène des coups dans chaque ouverture de sa garde, il commence à hurler de douleur, et sa à pour conséquence d'accentuer ma colère, ma rage. C'est sous une pluie de coup que le Tusken fléchit petit à petit, il met un genou à terre, il a maintenant la tête à la hauteur de mes coups. Le rustre résiste, il refuse de se coucher, je dois avouer qu'il encaisse, mais cela ne le sauvera pas. Sa résistance à pour conséquence d'augmenter ma rage et de concentrer mes coups à la zone de sa tête. Il fatigue, de plus en plus de coup atteigne sa tête, sa garde baisse, pour finir par devenir inexistante. Il est maintenant au sol, mais cela ne m'empêche pas de continuer de le ruer de coups, sa tête est devenue ma cible principale et mes poings font maintenant mouche à chaque impact. Plus un seul cri ne viens du Tusken, mais je ne peux encore pas m'arrêter, je l'entend encore qui souffle à chaque fois que mes mains atteigne sa tête.
Cela fait maintenant dix bonne minutes que je m'acharne sur lui, et c'est à ce moment que je décide que son compte est bon, je relève lentement, et le jauge, comme pour lui faire passer le message depuis longtemps assimilé, il n'aurait pas du s'en prendre à moi. Avant de me retourner, je lui lâche un coup de pied dans le ventre, juste histoire d'être sûr qu'il est bel et bien mort. -
Post n°23
Auteur : Jagabamda« La vie est faite de choix : Oui ou Non … Continuer ou Abandonner … Se relever ou Rester à terre... Certains choix comptent plus que d'autres : Aimer ou Haïr … Être un Héros ou un Lâche … Se battre ou Se rendre … Vivre ou Mourir...
Faut-il le répéter une dernière fois, pour ceux qui en douteraient encore : la vie est faite de choix. Vivre ou mourir, le choix le plus important, mais la décision nous appartient rarement… »
La première sortie hors de l’environnement synthétique du laboratoire S.R.I.S.T.I.E de Telos avait été dépaysante pour les Amazones. Après leur arrivée dans la base Républicaine, elles s’étaient élancées avec le reste du groupe pour une traversée du désert, où elles avaient affronté des prédateurs locaux et une bande de Swoopers. En présence de quelques membres soldats de la République. Prima, Paya, Kimsa et Chāra avaient avalé des kilomètres de sables tout comme ces hommes soldats. « Hommes » que de mots car au milieu il y avait autant de genre de sexe féminin que masculin…
Elles avaient d’ailleurs relevé la détermination de certaines combattantes au sein de cette armée comme cette jeune militaire qui avait tendu la main à Paya pour l’aider à se mettre debout après sa chute lors du combat avec ces lézards géants. Ces soeurs l’avaient repérée, elles avaient senti en ce personnage, une humaine si leur base de données ne fait pas défaut, de quelque chose de différent que chez les autres membres de ce « commando ». Dans leur marqueur génétique, elles avaient la capacité de lire les sentiments et les émotions à travers le combat, mais ni les unes ni les autres n’en parlaient tant qu’elles n’avaient pas mis la main dessus. Il y avait aussi un Anzat qui ne déméritait pas. Là encore, elles n’étaient pas là pour ça et devaient pas détourner leur attention de leur objectif.
Après toutes ces pérégrinations, ces combattantes sont enfin arrivées à Anchorhead pour un premier contact avec la civilisation si on pouvait qualifier la société de Tatooine ainsi.
Les filles n’eurent pas vraiment le loisir de faire du tourisme, la cité étant sur le point de se faire attaquer.
Les soldats de la République prirent les choses en main en organisant les défenses de l’avant-poste, mais pour ces amazones cela n’était pas suffisant pour protéger la population. C’est pour cela qu’elles décidèrent de leur propre initiative d’enseigner aux jeunes filles, femmes de la cité l’art du combat. Elles avancèrent d’un même pas et récitèrent d’une même voix.
- « De même qu'une maison solide est construite sur des fondations, les fondations de notre art le sont aussi… Si les fondations d'une maison sont défectueuses, la maison tombe. Si la fondation d'un niveau est défectueuse, le praticien tombe. »
Elles se rassemblèrent avec leurs apprenties et Prima fit office de « Sensei », celle qui est née la première, est garante du savoir et de l’expérience, de la technique et du savoir-faire des combats.
- « Tout d’abord, je dois vous prévenir que la violence n’est pas la solution à tous les conflits… On peut parfois désamorcer une situation délicate par le dialogue … Ce que vous allez apprendre ici et en ce jour doit servir uniquement à vous défendre et défendre vos proches car face à un tel ennemi il n’y a qu’un seul langage …. Le combat !!! … »
Toutes les nouvelles candidates se tiennent alignées face à Prima, pendant ce temps Paya se faufile dans les rangs afin d’attacher les cheveux de ces nouvelles combattantes, tandis que Kimsa et Chāra découpent et taillent les vêtements de ces « dames » pour qu’elles puissent se sentir libre de leur mouvement.
- Le style de combat se concentre davantage sur l'agilité et le mouvement, et donc tout ce qui entrave leur liberté de mouvement doit être évité.
Sur Telos, les Amazones avaient été formées à une forme de combat qui n'était pas seulement de la légitime défense, mais bien plus une forme d'expression de soi, un moyen de communication similaire à un art ancien. Celui-ci combinait des techniques de combat Echani avec des armes exotiques telles que des marques rituelles, mélangeant les deux ensembles d'une manière semblable à une danse. Portant le nom de «Teräs Käsi ». Bien évidemment, à l’issue de cette initiation, les jeunes Tatooiniennes ne pouvaient rivaliser avec les servantes Echanis, mais cependant disposeraient de bonnes bases pour se défendre face à ces ennemis venus du désert.
Il a été dit, tout a été dit …
Un rat-patrol avait bricolé des armes de mêlée à l’aide de pièces détachées. Toutes les apprenties tenaient devant elles un long bout de métal qui ferait office de lance. Imitée par ses sœurs, Prima dégaina sa longue lame et salua l’ensemble de ses disciples et ainsi, la leçon pouvait commencer.
Les Amazones, Paya, Kimsa et Chāra passaient dans les rangs pour corriger les postures et rectifier un mouvement ou accentuer une attaque.
- Tiens-toi droit !!
- Redresse ton bâton !!!
Sous l’œil attentif de la gent masculine du camps, soldats républicains et villageois qui avaient grossi les rangs. Les regards moqueurs de ces "mâles" qui pensent que le combat est une affaire d’hommes.
- Ne vous complaisez pas dans les échecs … Lança Prima … Ces paroles vous sont adressées à vous toutes ... Fit-elle d’une voix forte tout en continuant d’avancer au milieu de l’entraînement. Elle tenait son rôle avec poigne, d’une « Main d'Acier » tout comme l’art qu’elle pratiquait.
A chaque mouvement des onomatopées sortirent de ces poitrines féminines
- Hahahaaaaa ! … Ha !!! … Han… !
Tandis que les Telosiennes leur donnaient encore et toujours des conseils
- Lève la tête !! … Plie les genoux !!!
- Garde l’équilibre !! …
- Esquive l’attaque !! … Attention à tes mouvements !
- Garde les yeux sur l’adversaire !...
- Relève ta garde !
Pour accentuer la formation, il était temps de montrer à ces nouvelles adeptes un ensemble d’exercices, quelque mouvement. Deux des amazones empoignèrent leur lame qui était basée sur la conception de l'arme Echani, et dégainèrent. Leurs épées étaient généralement maniées à deux mains, bien qu’elles étaient à présent assez fortes pour les manier avec une et en porter deux. Fabriquée avec un tissage en cortosis, la lame de cette arme de mêlée était résistante aux coups de sabre laser. Aussi tranchant qu’une lame de rasoir, elle offrait non seulement une fonctionnalité améliorée, mais était également équipée de condensateurs qui se déchargeraient au contact de la lame avec une cible et n’a pas que seul effet supplémentaire de donner une piqûre glaciale à ceux qui étaient touchés par celle-ci. Comme toutes armes vibrantes, celles-ci étaient dangereuses, dotées d’un générateur d’ultra-son, les vibrations se firent entendre à chaque coup, à chaque touche.
A la fin de la démonstration, chaque amazone avait pour mission « transmettre leur technique à leurs adeptes ». Car leur art se concentre sur la maîtrise du corps lui-même en tant qu'arme.
- Le Tera Kasi est la recherche de la longévité…. Reprit Prima
En distillant des conseils au fur à mesure des exercices, elles formèrent les groupes de travail sous les instructions de Prima : « Notre art est comme l’eau chaude, si la chaleur s’échappe il devient froid … »
Paya se mit en place, Prima poursuivit :
- Le Tera Kasi cultive l’estime de soi, commencez par vous connaître vous-même avant d’essayer de connaître les arts de combats. L’esprit précède la technique … Réagissez avec un esprit indomptable …
Un groupe de femmes surveillait la technique à venir avec attention car elles devraient l'exécuter sans relâche. Prima se plaça face à son binôme. Afin de montrer les gestes. Un puissant mouvement de propulsion qui part de la cheville gauche et projette le corps de l’attaquant vers l’avant et elle lança un « Men-Uchiii » … Coup vertical au front, Paya esquiva de justesse.
- Changez votre tactique en fonction des mouvements de votre adversaire …
Une jeune « colon » aux cheveux noirs et aux grands yeux gris avait compris les mouvements que Prima venait tout juste de montrer et sans hésiter elle se mit à les répliquer. Prima avait vu en cette jeune femme, la détermination et la laissa prendre ces semblables en main le temps pour elle de faire le tour des autres groupes.
- Les postures fermes sont nécessaires au débutant jusqu’à ce que ces postures deviennent naturelles, comme une seconde nature… Même si le combat réel n’est jamais deux fois le même, le principe ne change jamais, N’oubliez ni vos points forts, ni vos faiblesses, ni comment étirer et contracter vos muscles, ni l’exécution correct des techniques…. Fit-elle en direction des jeunes femmes sur un signe de tête qui voulait dire « on s’est compris ».
Paya avait rejoint les femmes qu’elle devait former. Sa technique à elle c’était plus un coup porté dans un mouvement vertical qui suit la ligne centrale du corps, appelée aussi « la frappe de l'avant-bras ». Le cri se mêlant au geste « Koteuchiiii !!! »
- Utilise aussi cette frappe comme technique de récupération si tu es déséquilibrée. Fit-elle à une de ses adeptes qui était sur le point de perdre l’équilibre.
- Ce n’est pas facile, mais vous êtes capables d’y arriver … Dit Prima en attrapant la main de la jeune fille avant que celle-ci ne tombe.
Le groupe de Kimsa s’exerçait sur une méthode qui consiste à maîtriser le coup descendant sur le flanc droit. C’est un coup au flanc suivant un angle de 45 degrés et qui a pour objectif symbolique de trancher l’adversaire en deux.
- « Do- euchdiii » … Les filles se donnaient à coeur joie …
- L’issue de tous combats dépend du contrôle des zones protégées et non protégées … Imaginez que vos mains et vos pieds soient des sabres…. Kimsa avait la même exigence que ses sœurs.
- Ne lâchez rien ! Les choses vont peut-être moins vite que vous l’espérez, mais cela ne veut pas dire qu’elles n’avancent pas… Intervient au même moment Prima
Nulle ne ménageait leurs efforts … La sueur, le sable, la chaleur n’avaient raison de leur rage.
Tandis que du côté de Chāra, le groupe s’entraînait avec autant d’acharnement que les autres sur la technique de celle-ci.
- « Tsuki-euchiiii ….» pouvait-on entendre par ici.
- Dans un mouvement d’avancée de tout le corps vers l’adversaire, le coup le plus direct possible est donné avec la pointe de ton arme. Lança Chāra .. La frappe doit être très précise.
- Cherchez constamment à progresser … Prima n’était jamais loin et était toujours de bon conseil… Saisissez tous les opportunités qui se présentent…
Les mouvements répétés maintes et maintes fois jusqu’à ce qu’ils soient complètement assimilés par ces novices qui décident elles aussi de ne pas prendre de temps de repos conscientes de l’enjeu.
- Quand vous aurez découvert en quoi cet art de combat s’applique à la vie de tous les jours, vous aurez découvert son essence …
Pour Prima, comme pour ses sœurs, il y avait l’art et la technique ; mais surtout et avant tout, elles souhaitaient que ces femmes soient aussi capables de faire la distinction des individus grâce à la lecture des mouvements du corps et pour elles c’était une exigence essentielle. Les quatre amazones avaient développé un style de communication cinétique et peuvent identifier instantanément un individu grâce à de subtils changements dans le langage corporel. Comment l’inculquer à ces jeunes femmes, elles n’avaient pas assez de temps devant elles ?
Mais Prima consciente de cet état de fait, leur dit :
- Apprenez à échanger entre vous … Sur la zone de combats ne quittez pas vos ennemis des yeux et gardez un regard sur vos alliés… Si vous vous sentez en difficulté... N’hésitez pas à faire appel à votre collègue ou à votre entourage. Ce n’est pas un aveu de faiblesse, mais une preuve d’intelligence … Prima n’a cesse d’inculquer les conseils, les mêmes qu’elles avaient reçu ses sœurs et elle lors de leur entraînement… C’est ça aussi « apprendre », c’est transmettre ce qu’on a reçu.
Et c’est sous la chaleur écrasante des soleils qu’elles apprirent les différents mouvements alliant combats à mains nues et armes pour se défendre et aussi pour neutraliser définitivement leurs agresseurs.
Du coin de l’œil, Prima observe un groupe de gamines d’à peine dix ans imitant de leur côté avec de simple bâtons les mouvements de leurs aînées Un léger sourire amusé se dessine sur ses lèvres avant que son visage ne se ferme pensant à la bataille à venir et au sort incertain de ces enfants…
Toutefois, la satisfaction se lit en elle en ces heures sombres. L’Amazone estimant que ces apprenties sont enfin prêtes, ordonne l’arrêt des exercices pour une pause bien méritée.
Les quatre amazones fières de leurs élèves découpent un morceau d’étoffe dans leur tenue qu’elles offrent à chacune en signe de respect … Certaines l’attachent dans leur coiffe, d’autres autour du cou ou le portent fièrement autour du bras… On retrouvait le rouge « flamboyant » de Prima, l’orange de « feu » de Paya, le jaune « soleil » de Kimsa et le vert « Harmonie » de Chāra. A présent, elles font partie de la famille.
- Le plus important ce n’est pas de gagner votre combat, mais l’objectif est de ne pas le perdre … Cette phrase était dite à l’unisson d’une même voie par les quatre Telosiennes comme une ode aux nouvelles guerrières
Soudain, un hurlement bestial annonce l’attaque des Tuskens et en réponse sans concertation, un même cri sort des gorges des combattantes : « - Shinaiiiiiiiiiiiiiiiiii »… Les Amazones sont déterminées …
Comme un seul être !!! … Elles se dirigent vers l’enceinte de la citée, prêtes à la protéger. Elles ne ressentent ni peur, ni appréhension. Concentration au maximum sur le combat à venir !
Face à elles, une horde de sauvages qui se dirigent droit sur la ville. Les premières pierres commencent à tomber, faisant trembler le mur d’enceinte, la peur y règne. On commence à évacuer les premiers blessés et les premiers morts. Les Tuskens envoient leurs chiens enragés en premier. Une vague est neutralisée par les tirs des défenseurs d’Anchorhead.
Auprès des soldats Républicains et des miliciens, les filles se lancent dans la bataille à leur tour, sans perdre de vue les Amazones qui dans chaque mouvement les guident dans le combat.
Prima décapita avec grâce son premier adversaire et ses sœurs ne sont pas en reste. Leur lame traversante, tranchant les corps des hommes des sables. Les nouvelles amazones imitent leurs aînées. Les gaderfis s’entrechoquent avec les lances des novices. Chacune se rappelant des mouvements afin de ne pas se faire même effleurer par le bout empoisonné de l’arme exécute des gestes chorégraphiques afin de neutraliser l'ennemi.
Néanmoins, celui-ci est trop nombreux, quelques pertes sont déjà à déplorer dans les rangs. A peine nées et déjà à la porte de la mort… Les amazones sont obligées de se replier dans la citée en compagnie des autres combattants… Ce n’est pas un beau jour pour mourir… -
Post n°24
Auteur : Erys TalmarkIl paraît que c'est à l'article de la mort qu'on dévoile ce qu'on est vraiment, au plus profond de soi. C'est une croyance commune que j'ai toujours eu tendance à réfuter. Quand on a menti toute sa vie, autant mentir aussi à sa mort. J'avais tort. Avec les larmes qui brouillent mes yeux, la fumée des feux, la poussière qui se soulève, je ne vois plus rien d'autre que moi. Une gamine de Chandrila projetée sur Tatooine après un entraînement aussi sommaire que brutal. Une gosse qui ne comprend pas ce qu'elle fait là, pourquoi elle fait ça, mais le fait par pur instinct de survie. C'est tout ce que je suis, et je crois bien que mes derniers instants arrivent. Je repense aux rares instants de liberté que j'ai pu avoir. A Artémis. Lekkus. Froome. L'inventaire des visages connus est rapide. Au moins, ça ne chagrinera pas grand monde.
Ishiro.
Non. Tu ne mourras pas ici et aujourd'hui. C'est hors de question. Pas tant que je suis là. Ecoute moi. Je suis toi. Je te protège. Laisse moi être ton bras armé, laisse moi faire ce qui est nécessaire, et tu récupéreras ta vie. Je te l'assure.
Je me prends la tête à deux mains. Un mal de crâne vient me transpercer les tempes alors que je me vois encore face à ce foutu miroir déformant, face à moi-même, face à cette... chose, qui vit en moi et ne parle que de vouloir mon bien. Instinctivement, je viens chercher dans ma poche l'immondice qui ne me quitte jamais, la boîte de pilules.
Arrête. Je te promets que je ne fais que ce qu'il faut. Tu n'as pas le luxe de refuser si tu veux vivre. Je te protège depuis le début. Pourquoi crois tu que tu as des trous de mémoire ? Pourquoi crois tu que tu t'en sors si bien ? Je ne comprends pas plus que toi, mais je te promets que je ne mens pas. Laisse moi faire.
Comme plus tôt, je me sens à nouveau partir. Comme plus tôt, j'ai l'impression que l'on m'arrache à mon corps, contre mon gré. Pourtant, au plus profond de moi, je sens que cette voix, toute terrifiante soit-elle, n'a pas tort. Qu'elle ne ment pas. Et de toute façon... Qu'est ce que j'ai à perdre ? Rien. Je ferme les yeux. Le noir.
Lorsque je les rouvre, je me relève. Tout ce temps perdu, et pas un Tusken pour venir m'achever. Soit la bataille est terminée, soit elle s'est déplacée plus loin. J'entends toujours les lamentations des victimes, qu'elles soient morales ou physiques, les cris des blessés et des agonisants, quel que soit le camp. Lorsque je déplace mon regard tout autour, je ne peux constater qu'une chose : le chaos semble s'être apaisé. Les hommes de sable refluent, persuadés de leur victoire. Je chasse de ma tête les images des multiples cadavres que j'ai pu croiser ça et là. Je vous dirais bien que je les enterrerais avec les honneurs, mais franchement, je crois que ça leur fait une belle jambe, à eux. Et puis, moi, rendre honneur ? Alors que je n'ai même pas pu en protéger un seul ? De dépit, je crache au sol, un mélange de salive et de sang qui me laisse un goût amer dans la bouche. Lentement, prudemment, je me mets en marche. En l'état actuel, je ne peux pas me battre efficacement de toute façon. Je récupère trois chargeurs sur un cadavre. Mue par une pulsion, je lui tape sur l'épaule, l'air de dire « Je m'en charge, reste là. » Puéril.
Puis, d'un coup, encore, j'ai l'impression qu'on compresse ma tête avec un étau. Je me plie en deux. Ishiro. Pourquoi ce taré me vient en tête, subitement ? L'évidence me vient aussi soudainement que le mal de crâne. Ce crétin s'est encore mis en tête de faire n'importe quoi et se met en danger tout seul. Je ne sais pas pourquoi, je pense automatiquement « J'arrive ». Comme si il allait m'entendre. N'importe quoi. Immédiatement, j'allonge le pas et la foulée. Mue uniquement par l'instinct, c'est comme si je savais déjà où il était. Comme si je le voyais aux travers des murs à moitié effondrés des bâtiments.
Tout mon corps, tout mon esprit n'est tourné que vers cette pensée que l'Anzat court un danger mortel seul. Devrais-je être étonnée ? Il a tenu à faire cavalier seul depuis le début des combats. Même si je dois admettre qu'il a laissé un sillon sanglant et qu'il a été efficace, on est loin des méthodes vantées. Pourquoi agir en solitaire, dans les ombres, alors même que les plus faibles se battent en première ligne et que c'est à nous de les protéger ? Ma course effrénée m'amène finalement au plus proche du combat. L'un des rares qui reste. Ou plutôt, à une vision d'horreur. Devant moi, sans s'arrêter, cet idiot distribue des coups à la tête d'un Tusken, encore et encore et encore, réduisant le visage en bouillie, en un tas de chairs informe et ensanglantée. Il a l'air content de lui, c'est bien le pire. Lorsqu'il se relève et qu'il lui flanque un nouveau coup de pied, j'attends tout juste qu'il se retourne et je lui mets une gifle, du revers de la main.
« Foutu crétin. Tu crois vraiment que c'est le moment de t'amuser à cogner sur un Tusken alors que la ville est à feu et à sang ? Ca t'a pas suffit de passer le combat loin de tout et de tous ? Et les civils ? Et leur protection ? »
A nouveau, je crache au sol un filet de sang et de salive. Mon état doit être désastreux, éraflée de partout, griffée, entaillée, contusionnée, les traits tirés par la fatigue et les larmes. Mais là, je ne suis pas d'humeur à supporter les conneries d'un agent qui a décidé de faire ce qu'il voulait. J'explose définitivement lorsqu'il laisse ses yeux torves se baisser sur moi.
« Et les autres ? Les rats ? Les Amazones ? Tu y as pensé ? On était tous sensés se serrer les coudes, s'entraider, et MONSIEUR décide qu'il sera mieux loin des combats ! T'en as tué combien ? Dix ? Vingt ? Et combien de vies perdues parce que t'as quitté ton poste ? Et même encore maintenant, qu'est ce que tu FOUS ICI ? » -
Post n°25
Auteur : Super PNJDans Anchorhead
Le capitaine Kurz avait prit position dans la cantina, accompagné de quelques miliciens et du marshall, tirant par toutes les ouvertures, ils maintenaient les homme des sables à distance, d'un tir précis l'officier du Renseignement neutralisa un Tusken acrobate qui tentait de passer par les toits, les autres maisons fortifiées étaient également occupées par des défenseurs désespérés, les Rat Patrol s'étaient séparés pour mieux coordonner les défenses, mais l'un d'entre eux n'avait pas été assez rapide et son corps transpercé était allongé dans une ruelle.
Une Twil'eck montée sur le deuxième speeder des marais et protégée par des membres de son espèce couvrait l'allée centrale, tout assaillant qui attaquait à découvert était coupé en deux par les double canons laser et déjà une demi douzaine de cadavres Tusken ornaient la voie.
Les Mandaloriens forment une ceinture défensive autour de la maison ou Yul, leur chef est soigné, déjà deux armures en beskar jonchent le sol, leurs occupants ayant perdu la vie. Les sept ne sont plus que cinq.
Des cris, pire des hurlements retentissent, une des maison fortifiée est en flamme et ses occupants coincés à l'intérieur finissent brulés vifs, l'ennemi est impitoyable... mais la République le sera tout autant.
Soudain, le combat semble perdre en intensité, les tirs se font plus sporadique, les assauts moins rapides et moins nombreux, les Tuskens semblent se retirer, est ce du à leur perte importantes? ou leur objectif stratégique est il rempli?
Kurz l'ignore et pour le moment il s'en moque, il prend sa gourde et la verse sur sa tête tout en observant ses frères d'armes, lisant la peur dans leur regard, dans un coin on tente de sauver un milicien qui a reçu un tir en plein sternum...peine perdue le courageux Tatooinien est déjà mort.
Un garçon d’à peine quinze tenant un antique fusil et portant une armure trop lourde pour lui se tourne vers le capitaine les larmes aux yeux.
-C'est bien fini m'sieur?
Kurz jette un regard par la fenêtre barricadée , tout semble plus calme, au loin on entend encore un tir ici ou la, ou le bruit caractéristique de deux lames qui s’entrechoquent.
-Ce n’est peut être qu’un répit, ils se réorganisent sans doute.
Soignez vite vos blessures et refaites le plein de munitions, la bataille n’est sans doute pas finie !
Le gamin soupire et s’effondre au sol c'en est trop pour lui, mais il est vite réconforté par d'autres habitants.Suivant ses propres conseils, Kurtz engagea une nouvelle cellule d’énergie dans son fusil blaster DC puis il s’empare de son comlink, il devait profiter de ce court répit pour faire un point rapide de la situation.-Massif, Moffit, statu ?Pas de réponse, seul un long grésillement sur la fréquence.
-Ici Tempête quelqu’un m’entends ?Tempête du désert était le nom de code de l’opération Républicaine, le leader avait tout naturellement choisi cet indicatif. Au bout de longues secondes une voix lointaine résonna.
-Ici…Moffit… je suis dans une… baraque au sud.Moffit fit le tour des défenseurs de l’atelier de mécanique dans lequel il s’était abrité, et il désigna deux miliciens, les seuls a à ne pas être blessé pour l’accompagner, prudemment et l’arme au poing il sortit de son abri, à l‘intérieur on prit soin de se barricader immédiatement si jamais les éclaireurs ne revenaient pas.Les rues étaient jonchées de cadavres, d’hommes des sables, de civils et de défenseurs, il est vrai que l’on avait fourni des armes à tous ceux qui étaient en âge de se défendre, mais face à la cruauté Tusken, ils n’avaient clairement pas fait le poids.
-Votre statu sergent ?
-Mal…en …point.
On a… défendu la …position comme on a pu, l’ennemi semble… battre en retraite.
Bien reçu, envoyez des éclaireurs pour être sur.
-A vos ordres, terminé…
Un des miliciens, acheva à coup de matraque un pillard agonisant qui tentait vainement de se redresser.
-Pour ma famille !
Moffit observait sans réagir, il ne pouvait pas lui en vouloir, il le laissa fracasser le crane de l’assaillant, le Tatooinien frappait encore et encore alors que le pillard était déjà mort, il releva la tête, les larmes aux yeux, il avait perdu sa femme et ses deux enfants dans la bataille.
Ils retrouvèrent quelques habitants encore en vie mais laissés pour mort comme cette petite fille cachée sous le corps de sa mère, le Tatooinien la prit dans ses bras et retourna à l’atelier, laissant Moffit et un Rodien continuer la reconnaissance, ils ne croisèrent aucun Tusken en état de se battre seuls un ou deux blessé que Moffit acheva rapidement d’un tir en pleine tête. Il était un soldat Républicain, il ne cherchait pas la vengeance même s’il avait perdu un des ses hommes , c’était la dure loi de la guerre et il le savait très bien en s’engageant.
D’ailleurs avant chaque départ il avait tenu à ce que chacun de ses hommes enregistre un holo-message pour leur famille si jamais ils ne revenaient pas de mission, le sergent le transmettrait dès son retour à sa garnison au 104eme corps d’assaut sur Jakku.
A l’aide de ses microbinoculaires il observa les alentours à la recherche d’ennemi, au loin un nuage de poussière en direction de la montagne lui apprit que la horde Tusken quittait le secteur.
Alors qu’il allait contacter son supérieur pour lui rapporter la retraite des hommes des sables il tomba sur un mort qu’il reconnu immédiatement : l’agent Massiff. Celui-ci avait été littéralement coupé en deux…
Et la blessure avait été immédiatement cautérisée, cela ne pouvait être fait que par une seule arme : un sabre laser !
L’état major cherchait les raisons de ce soulèvement Tusken, maintenant ils avaient la réponse : la révolte était menée par un sensitif, ce qui le rendait deux fois plus dangereux.
Moffit rendit compte immédiatement des faits à son officier traitant, Kurz quitta son quartier général, ordonnant à tout le monde de s’équiper et de reprendre des forces et des munitions.
On rassembla tous les blessés dans un hôpital de fortune et le seul docteur de la cité mit les bouchés doubles avec quelques secouristes volontaires dont un Rat Patrol qui était aussi brancardier militaire pour soigner tous les habitants. Arrivée devant l’enceinte, le capitaine observa tous les citoyens d’Anchorhead encore déboussolés par cette attaque.C'était pas encore le moment de souffler:
-Rassemblement ! On ne se relâche pas ! Placez les speeders des marais en protection.
Tous les hommes valides à l’enceinte, ils peuvent revenir !
Kurtz se doutait qu’en cas de contre-attaque, cette fois les défenseurs seraient submergés et ils seraient sans doute tous exterminés. Il rejoignit le sergent à coté du corps de l’agent du SSR.
On s’occuperait des enterrements plus tard, il fallait se préparer au pire, il rejoints Moffit qui restait planté devant la dépouille de l’espion.
-Vous aviez raison sergent, c’est l’œuvre d’un sabre laser ,aucun doute.
Je vais envoyer un message immédiatement au Bureau.
-Cela change la donne, capitaine, on ne fait pas le poids.
-En effet, je vais demander la marche à suivre au Q.G.O.
Le sergent remarqua alors les marques de blessures défensives sur les poings de l’agent, il avait du vendre chèrement sa peau avant de tomber sur plus fort que lui.
-J’aimais pas ce gars, mais il méritait pas ça !
-Vous avez l’air exténué, sergent reposez vous…
-Je me reposerai quand je serai mort !
Le Rat trooper salua l’officier, il lui remit les galons et la plaque d’identification de son frère d’arme tombé dans la bataille c’était à son supérieur d’annoncer le décès au QGO lui préviendrait personnellement sa famille, il en avait la triste habitude. Il retourna au mur d’enceinte essayant de combler les nouveaux dégâts avec les quelques miliciens territoriaux survivants, Anchorhead avait payé un lourd tribu aujourd’hui…
Attiré par des cris ,Kurtz rejoints Erys et Ichiro ; la garde était hystérique et hurlait sur l’Anzat sans doute le contrecoup de la bataille ou le poids de la vision du massacre des Tatooiniens, l’officier devait reprendre le contrôle de ses troupes.
-Commando Shinra ; garde Talmark reprenez vous bon sang!
Les deux républicains se redressèrent, on pouvait voir de l’incompréhension dans les regards, comment pouvait on les réprimander après ce qu’ils venaient d’endurer ? mais le capitaine n’allait pas leur faire la morale, il n’en avait ni l’envie ni le temps surtout.
-Ce que vous venez de vivre est simplement la dure loi de la guerre ! mais ce n’est pas encore terminé !
Le capitaine tenait toujours dans sa main les galons du Rat Patrol tombé au combat, il les fixa sur les épaules des deux soldats. C’était un bon moyen de les ramener à la raison.
-Vous voila adjudant tous les deux, maintenant reprenez vos esprits…
Dans son rapport au QGO quand il relaterait les événements ainsi que la présence d’un sensitif menant les hommes des sables, , l’officier mentionnerait également la promotion récente de ces deux la pour leur pugnacité dans la bataille d’Anchorhead...Dans le désert entre la cité et la montagne.A l’ombre du mont, juché sur son skiff du désert, Leto avait tout observé de la bataille, sans intervenir…La lutte entre les Tuskens et les habitants d’Anchorhead ne le concernait pas, il ne comprenait pas d’ailleurs pourquoi des Tatooiniens préféraient se réfugier dans ce genre d’avant poste plutôt que de profiter des bienfaits du désert.
Il avait conclu un pacte avec le ministre Rhuuta et le haut conseil à la tête de la planète : en échange de sa collaboration dans la lutte contre les Tuskens, il obtiendrait une place au conseil qui gérait Tatooine.
Ainsi les Freemens ne seraient plus mis au banc de la société.
Son regard bleu acier protégé du soleil par sa paume observait la horde Tuskens prendre la direction de la montage après le pillage de la cité. C’était le moment idéal pour attaquer, les hommes des sables étaient surement affaiblis ou fatigués par la bataille,voire encombrés par leur trésor de guerre. Certains devaient même être blessés.
A contrario, ses hommes étaient prêts pour la bataille, ils venaient tout juste de partager l’eau et aiguisé leurs lames et surtout alimenté en cellule d’énergie leurs blasters. Tous étaient armés et patientaient en silence à bord de leur vingtaines d’engins de mort, des speeders modifiés au cockpit renforcé par des plaques de duracier , du grillage et hérissés de pointes d’acier ainsi des skiffs du désert bricolés et des moto-jet.
Leto prit alors la parole, intimant le silence en soulevant son fusil blaster bras tendus vers le ciel.« Pas de prisonnier « répondirent en cœur les Freemens, et pourtant sur le skiff du désert, il y avait bien un captif : un éclaireur tusken blessé, bâillonné était attaché à la proue de l’engin du désert.Le reste de son groupe chargé d’avertir la horde d’un danger quelconque avait été massacré en silence par les lames Freemens. Leto exultait ! il avait soif de sang, il avait une revanche à prendre sur les Tuskens, la République, sur Tatooine et sur la galaxie toute entière. La bave aux lèvres, il hurla :
-Ceci est le jour des Freemens mes frères !
Nous allons éradiquer cette horde de mécréants et prendre possession du pouvoir de Tatooine.
Pas de prisonnier !
-A l’attaque ! Pas de quartier !!Des cris de guerre, suivis de bruits de moteurs retentirent et les engins s’élancèrent dans un nuage de fumée noire en direction de la horde, le convoi formait une pointe, à bord du skiff de tête, Silgar, le borgne et fidèle second de Leto, mâchoire serrée tenait fermement un lance harpon à l’avant de son engin qui supportait une lame tel un chasse neige qui écartait le sable, à son bord une demi douzaine de freemens armés jusqu’aux dents étaient surexcités.
Trois speeders à l’arrière seraient chargés de détruire les machines de siège à l’aide d’engins incendiaire et de lance flamme et le reste de la colonne fondrait sur la horde et poursuivrait les fuyards dans le désert.
L’attaque surprise venant du flanc de montagne déstabilisa la colonne des hommes des sables, et déjà les engins de tête tiraient sur l’avant-garde Tusken montée sur leur bantha.
Un harpon transperça une monture qui s’effondra sur son cavalier, plusieurs autres guerriers tombèrent, criblés de trait de laser. La deuxième bataille des sables commençait…Spoiler : Spoiler
"C'est décourageant le sable, rien n'y pousse. Tout s'y efface."
James Joyce
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Post n°26
Auteur : Rkorr’Otruur’KuarAlors que la petite troupe d’hommes des sables se dirigeait vers la sortie du champ de bataille et plus particulièrement vers les portes des Montagnes, un vrombissement de moteur brisa le silence qui était retombé sur la petite ville en ruine.
À peine eurent ils gravit les premières pierres des montagnes de Tatooine que le cortège tourna la tête pour constater que ce n’était pas un moteur qu’ils entendaient mais une multitude d’engins mécaniques visiblement améliorés pour la guerre.
L’un des guerriers de Rkorr reconnu tout de suite le spectacle qui se passait sous leurs yeux surpris.
-LES FREEMENS!!!
Les Freemens étaient ,à l’heure d’aujourd’hui, les prédateurs les plus redoutables pour les Tusken. Dirigé par le redouté et légendaire Leto, Rkorr craignait de tomber sur ce fameux personnage qui a gravé son nom dans le sang de Tatooine. La troupe de la coalition des deux soleils avait eu de la chance de partir avant les autres car les Tusken un peu trop en retard se retrouvaient maintenant à la merci des forces ennemies. Deux choix s’offraient à l’apprenti sith: Fuir avec sa troupe et laisser un carnage de Tusken se produire ou se lancer dans une bataille presque perdue d'avance en espérant sauver les siens.
Rkorr réfléchit quelques instants, trop longtemps malheureusement car quelqu' uns des soldats de Leto l’avait repérée. Le tusken noir intima l’ordre à ses guerriers de s’enfuir à travers les montagnes avec l'enfant malgré quelques réticences à laisser leur chef seul face à ses ennemis qui se dirigeaient maintenant vers eux. Il était malheureusement trop tard pour sauver les Tusken pris au piège mais il pouvait encore sauver les siens. Sa position était avantageuse, en effet, les soldats de Leto ne pouvaient pas parvenir jusqu’à lui avec leurs machines et seraient obligés de venir à lui à pied.
Tendis que les guerriers Tusken s’enfoncèrent dans les chemins escarpés de la montagne, Rkorr patienta, son sabre à la main. Il les attendit entre deux flancs de montagnes, là où le nombre ne comptait pas. Un premier visage apparu, ce Freemen au visage rongé par la dureté de Tatooine n’eut pas vraiment le temps d’apercevoir le Tusken Noir car celui ci enclencha son sabre laser et lui fondit dessus comme un aigle sur sa proie. Rapidement, trois autres Freemens apparurent et tirèrent en direction du Sith. Rkorr esquiva tous les tirs sauf un ricochet qui fut stoppé par son armure noire.
Fou de rage, le chef Tusken envoya un jet de force qui plaqua l’un d’eux au mur puis l’apprenti sith se rua sur les deux autres. Décapitant l’un d’un coup de sabre et fracturant la nuque de l’autre grâce à une technique généralement utilisée pour achever une bête après une chasse, les ennemis s'écroulaient sur les roches dures de la montagne. Celui qui avait reçu le jet de force, se releva péniblement mais fut tranché par un coup de sabre laser et retomba bien vite au sol.
Pensant en avoir fini avec ses quelques soldats égarés de la bataille, quelle ne fut pas sa surprise d’entendre les pas de plusieurs autres Freemens se dirigeant vers sa position. Sans attendre, le combat reprit, les tirs de blaster fusèrent dans tout les sens. En vue d’un nombre important d’ennemis compact, Rkorr lança une grenade à quelques mètres de lui-même. La charge explosive explosa emportant avec elle plusieurs ennemis ainsi qu’une partie des roches de la montagne qui s'effondrent sur deux Freemens égarés. Le souffle de l’explosion avait projeté l’apprenti Sith un peu plus loin mais les corps des soldats de Leto avait grandement diminué les effets de la grenade.
Rkorr se retrouva allongé au sol complètement sonné par ce qui venait de se passer. Quand il reprit ses esprits quelques secondes plus tard, deux soldats ennemis le regardaient tout en pointant leurs armes sur lui comme s’il était une espèce inconnue. Leurs yeux étaient synonymes de surprise, de peur et d'incompréhension. “N’avaient ils jamais vu un Tusken Sith?” Pensa Rkorr. Il se sentait beaucoup trop faible à présent pour mettre hors d’état de nuire les deux derniers soldats. Mais l’heure n’était pas à la reddition. Deux rafales de blaster claquèrent autour de lui fauchant au passage les deux ennemis présents. Deux guerriers Tusken de Rkorr avaient fait marche arrière, refusant d’abandonner leur chef à un sort funeste. Les deux Tusken descendirent de leur position et attrapèrent Rkorr comme ils purent avant d’emprunter les chemins escarpés de la montagne pour s'enfuir. Une fois de plus, il était passé tout près de la mort.
_____
Devant la ville d’ Anchorhead, le combat fessait toujours rage, la plupart des Tuskens avaient fait marche arrière et s’étaient réfugié à l'intérieur de la ville de façon désordonnée et animés par une féroce colère d'être devenu des proies pour échapper aux engins de Leto. Le moindre être vivant qui passait sur leur chemin était voué à une mort violente. Les combats dans les ruelles de la ville reprirent de plus belle.
Rapidement, de nouveaux cadavres recouvraient le sol de la ville et le chaos avait repris ses droits sur la cité. La plupart des guerriers n’étaient pas d’avis à se laisser faire. Se sachant perdus et condamnés à une mort certaine, les guerriers Tusken mirent beaucoup d’ardeur et d'énergie dans leurs combats, beaucoup plus féroce que durant la première bataille, ils luttent désormais pour leur propre vie ou pour une mort glorieuse.
Ceux qui n’avaient pas eu le temps d’atteindre la ville étaient en prise avec les engins des Freemens. Certains lancèrent des grenades sur les engins afin de les faire exploser, certains tirent dessus avec leur blaster espérant toucher le pilote et d’autre trouvait des positions en hauteur et sautaient sur les engins à leur passage, armé de leur Gaderffii pour essayer de tuer le pilote...
La bataille avait pris une tournant bien différent de la première partie. Voué à la défaite, les Tusken cherchaient même presque à rivaliser entre eux à “Qui en tuerait le plus avant de mourir?” Ou “qui va mourir de la façon la plus honorable?” Il n’y avait plus aucune unité entre les Tusken.
Les rituels de mort étaient de mise sur ce champ de bataille... -
Post n°27
Auteur : Ishiro Shinra* Mais ce n'est pas possible, elle est complétement folle cette fille !
Je dois prendre sur moi pour pas lui écraser mon poing dans la poire, lui éclater les dents
Je ne comprends pas pourquoi ce flot de reproche, accompagnant cette baffe, quelle m'aboie dessus. Je n'ai pas abandonné qui que ce soit, j'ai fait mon possible pour protéger ces habitants autant que possible, et il y a cet appel, cette attirance pour le Tusken qui à coupé en deux Mastiff. Elle continue d'aboyer, visiblement en colère ou contrariée, je ne sais pas !
- "Et toi, ou étais-tu bordel ?"
Je crois qu'elle ne comprend pas la gravité de la situation, ce Tusken est dangereux, pourquoi elle ne l'a pas remarqué, pourquoi est ce que j'ai semble t'il été le seul à le sentir ?
Et elle continue de pester tout son venin, Alors que j'ai fait mon possible pour ne pas qu'elle se retrouve prise en tenaille, de mon coté j'ai fait le nécessaire pour protéger son cul !
- "Bon maintenant sa suffit gamine, ou je vais finir par t'en coller une !"
Puis c'est maintenant Kurz qui vient nous interrompre. Mais vraiment, même pas moyen de s'expliquer ici.
Alors comme ça, me voici adjudant !?
C'est trop d'honneur, mais vraiment, à quoi est ce que sa correspond, est ce que c'est utile dans la situation actuelle ?
Bref, je prendrais le temps plus tard pour faire le point sur cette promotion avec Kurz, mais ce n'et pas le moment maintenant, il y a des choses bien plus importante à lui annoncer.
Comme lui annoncer la mort de l'espion Tusken, par un autre Tusken, un utilisateur de la force. Kurz écouta attentivement les détails que je lui donne, semblant prendre des notes mentales sur les points les plus intéressant.
Ensuite je lui fais part de m'on échec pour le suivre avec la venue du guerrier dont j'ai peut-être exagéré lorsque je me suis acharné dessus parce qu'il m'a fait perdre la trace du chef noir des hommes des sables.
Peut être même que je serais encore en train de lui fracasser la tête si Erys n'étais pas intervenue.
Je propose qu'un groupe d'habitant se regroupe pour nettoyer les rues, avec quelques républicains pour les superviser, et que le reste de nos forces aillent consolider l'entrée et faire face à une possible seconde vague.
On a eu de lourdes pertes durant cette attaque, il ne faudrait pas que l'on se retrouve sous le joug d'un second assaut, car je ne suis pas certain que nous y survivions tous.
Je prose aussitôt à Erys si elle souhaite me suivre ou si elle préfère spéculer sur ce que je fais et m'accabler de reproches et de maux que je trouve un peu trop fort pour la circonstance.
Et je me mets en route pour les portes de la ville. Les rues sont jonchées de corps sans vie, avec nombre d'ennemis et d'alliés. Chacun ayant donné son possible, mais pour ceux-ci, ce n'est pas suffisant !
C'est dommage que nous n'ayons pas su vers quoi nous allions, peut être que nous aurions pu nous préparer mieux à affronter ces sauvages des sables, mais c'est trop tard pour regretter ce qui n'est pas fait, il faut que l'on avance et que l'on tire le meilleur de cette situation désastreuse.
Les quelques rencontres adverses se soldent toute de la même manière, une extermination en règle, chacun de nous ne laissant aucune chance à notre ennemi.
Il y a des cris partout, de gens blessé pour certain, agonisant pour d'autre, le chaos à pris sa place dans Anchorhead, et à laissé sa marque, du sang imprègne le sable omni présent dans les rues, mais tache aussi les murs et fenêtre. Cette attaque à fait un carnage dans les rangs des civils.
Parfois il me semble reconnaitre une femme que les amazones ont formé, et je me rends compte de l'efficacité de leur technique, il faut que je les garde à l'œil, car je pense que je peux apprendre des choses d'elle.
Les RATS ont souffert dans leur rang, un adjudant ; la loi de la guerre hein, un officier perdu et deux autres promus, pas facile comme situation ! Tout le monde souffre de la chaleur et des odeurs qui règne ici, cette planète n'est pas le théâtre d'opération le plus simple à supporter, mais il le faut pour sauver sa peau, protéger ces innocents qui vivent ici.
Mais les choses allaient tourner quelques peu différemment, avec cet utilisateur de la force, il y avait tout un tas de choses qui s'explique, mais bon nombre à expliquer.
Qu'est ce que ce gars foutait ici, en plein milieu de la bataille, à s'en prendre à Massif.
Est-ce pour l'enfant qu'il a emmené avec lui ou est ce que c'est une simple coïncidence ?
A cette heure je ne ressens plus cette attraction pour lui, peut être est il déjà trop loin pour que je sois encore attiré par lui…
Cette situation m'agace, car je ne contrôle rien sur cette nouvelle sensation, et c'est vraiment déstabilisant. Peut être que la gamine pourra avoir une explication là-dessus, si elle décide de ne plus me taper dessus, car sinon, je vais me mettre moi aussi à distribuer sans retenue.
En arrivant vers l'entrée de la ville, les murs sont effondrés, un trou béant fait maintenant place à la porte qui nous a barré la route quelques temps auparavant. Au fur et à mesure de notre progression, j'entends le ronflement caractéristique des moteurs, c'est quoi ce bordel !
Je ne suis pas le seul à m'en rendre compte, tout le monde l'a remarqué. On approche avec prudence, pour assister à un réel rebondissement, une horde de Freemens fonce sur les Tusken qui quitte la ville, et c'est encore un combat qui se présente, mais cette fois ci nos ennemis sont en position de faiblesse. Il faut profiter de cet avantage numérique pour foncer éradiquer ces lâches.
Les premiers adversaires sont à quelques pas de là, pris en tenaille entre les Freemens et nous, ils n'ont aucune chance, et c'est le moment de retourner la situation à notre avantage.
Je m'élance en direction des premiers hommes des sables. Je dégaine mon DE-10 et commence à arroser de tir les premières cible dès qu'elles sont à portée de tir, tout en continuant ma course pour rejoindre les adversaires en fuites vers les montagnes.
A l'opposé de moi, les premiers véhicules sont sur la tête du groupe à faire de lourds dommages sur les adversaires.
Ce retournement de situation totalement inattendu arrive un peu tard mais va permettre de mener à bien notre mission principale, et certainement faire quelques prisonniers pour nous permettre d'investiguer et trouver des informations sur l'augmentation et les raisons les activités belliqueuses des Tusken dans la région.
De plus cela aidera grandement à protéger les citoyens qui reste et peut être cela fera réfléchir les autres hommes des sables sur les conséquences de ces attaques gratuites et sans raison apparente.
C'est vibro-poing aux mains que je progresse maintenant, allant de coups en coups, essayant de neutraliser le maximum possible des ennemis. Le combat dure un bon moment, et j'ai beau chercher du regard, il m'est impossible de savoir ou à filer cet utilisateur de la Force, j'ai beau essayer de me concentrer, impossible de ressentir quoi que ce soit le concernant comme plus tôt dans la journée, il reste invisible et cela me fait enrager.
Les Amazones aussi croise le fer, et je les voient virevolter, arme à la main avec une aisance toute particulière, fendre de leurs épées les ennemis, c'est une danse, une technique martiale parfaite qui leurs permet autant d'attaque de défense, elle sont constamment en mouvement, une danse mortelle pour qui décide d'être le partenaire de ses femme mortelles.
Les Freemens sont brutaux et radicaux, pas de quartiers pour eux, ils font un carnage dans les rangs des Tuskens, et à se rythme, il ne restera pas beaucoup d'opposant contre nous. Certain des hommes des sables essayent de se réfugier dans les montagnes voisines, mais la rapidité des engins adverses leur coupe de toute retraite. Les quelques-uns qui ont réussi à rejoindre les rochers sont tout de suite pris en chasse à pieds par nos allier de fortune.
Un petit groupe semble fuir pas trop loin de ma position, et lorsqu'il me semble reconnaitre le grand chef Tusken, je ne peux m'empêcher de me mettre en chasse.
Le combat fait rage et même si je vois des Freemens faire de même, j'ai du mal à suivre le déroulement de ce qui se passe dans les rochers et survivre en pleins milieu des combats.
Je ne peux que rester concentrer sur les combats que je dois mener et non sur celui que je voudrais avoir, il me faut faire preuve de patience, et progresser au milieu des ennemis.
Laborieusement j'arrive à me faufiler au milieu de ses combattants en tout genres, distribuant des coups à chaque occasion, esquivant les attaques qui me sont destinées et protégeant au maximum mes alliés à mes alentour. Enfin le tertre rocheux, c'est la débâcle dans le camp adverse, les anciens assaillant sont réduits au silence progressivement, bientôt plus personne ne sera en mesure de se battre.
Un combat se livre aussi dans les montagnes, non loin de là, je peux entendre des tirs de blaster, des cris, je scrute les rochers dans l'espoir de découvrir quelque chose, mais je ne vois rien.
Je me retourne et observe rapidement la situation, la situation est maintenant en notre faveur, je peux progresser sans crainte pour les nôtres.
Je me faufile au milieu des rochers, le paysage joue en ma faveur, je progresse rapidement en silence, tout mes sens sont à l'affut.
Je fais quelques mètres et remarque des corps sans vie abandonné, des Tuskens, abattu sans vergogne. Tandis que je progresse, je remarque des traces de sang un peu partout sur les rocher, il y a du avoir une bataille par ici, mais personne dans les environs, alors je continue.
Puis soudain je tombe sur deux corps, des Freemens cette fois, abattu sans sommation, leurs armes encore au poing.
Toujours des traces de sang à cet endroit, mais difficile de se rendre compte de ce qui s'est passé ici. Je fais le tour des environs, je scrute aussi loin que ma vision le permet, mais rien, je ne découvre rien du tout.
Je décide de faire demi-tour, mes compagnons peuvent encore avoir besoin de moi, retrouver Erys, qui, je le comprends maintenant comptait peut-être sur moi et mon aide alors que je combattais ailleurs.
Je reviens dans le flot de la bataille, ou ce qu'il en reste, la majeure partie des Tuskens sont mort ou neutralisé, quelques petites poches de résistant sont encore ça et là, mais pour la grande partie l'ennemi est neutralisé.
J'aperçois Kurz, qui livre lui aussi sa bataille, et le rejoins aussi rapidement que possible.
Les derniers ennemis au sol, je prends le temps de lui faire mon rapport sur la situation de l'utilisateur de la force disparu et tache de mettre le maximum de détails afin de pouvoir avoir la description la plus précise possible de l'homme en question.
Cela fait, il me reste à trouver Erys, voir comment est ce qu'elle s'en sort et si elle a besoin de moi.Tien bon gamine, finalement il y a des chances que l'on s'en sorte ! * -
Post n°28
Auteur : Erys Talmarkhttps://www.youtube.com/watch?v=K1oLThzQ9zo
Je n’ai même pas le temps de finir de déverser toute ma morgue et tout mon venin que le Capitaine nous tombe dessus. Kurtz avait l’air aussi perplexe qu’étonné de me voir pourrir littéralement l’Anzat sur place. Il faut dire que mon instinct me criait de ne pas le laisser en placer une, sans quoi, il se remettrait de la surprise froide qui s’affichait sur son visage. C’est d’ailleurs ce qu’il fait dès que je dois reprendre mon souffle. Et ce type me demande où j’étais ? Sérieusement ? Alors que j’ai du me battre dans les rues pendant que lui se planquait… Je dois serrer les poings, à m’en faire blanchir les articulations, pour ne pas lui hurler de mieux me regarder : j’ai mal partout, je suis éraflée sur tout le corps, mes yeux sont rouges avec la poussière, le sable et le sang, en plus des larmes. Je me sens mal, d’autant plus lorsque l’officier nous rabroue tous les deux. Je suis à deux doigts de me jeter au cou de ce con de commando, et je pense qu’il le voit dans mes yeux.
C’est à ce moment-là que je sens la lourde main de Kurtz atterrir sur mon épaule, y laissant un galon d’Adjudant. Adjudant… Quelle pitié. Foutre une Garde sans expérience, instable, officier ? C’est pas moi qui décide je suppose… Mes yeux se posent autour de nous. Des morts, et encore des morts. Je salue Kurtz pour le remercier, comme l’exige la Garde, mais je n’ai même pas le temps d’ouvrir la bouche. D’autres le font avant moi. A nouveau, des cris de guerre résonnent à la fois dans le sable et la montagne. Le cauchemar recommence. Encore. Toujours.
Je ferme les yeux un moment. Je revois ce miroir dans ma tête.
-Je m’en charge.
-Attends ! Regarde autour de toi ! Tu ne sens pas ? Il n’y a pas que les Tuskens !
-Je… quoi ? Comment tu fais ça ?
-Je sais pas. Mais je le sens.
-Alors quoi ? Ma place est au front, et tu le sais.
-Non, pas cette fois. Ils sont nombreux, trop nombreux… On ne peut pas laisser les civils.
-Les civils ?
-Oui… C’est la panique. Il va y avoir plus de victimes.
Lorsque je rouvre les yeux, je ne sais déjà plus où je suis. Ishiro est déjà reparti, comme le bourrin qu’il est. Nos supérieurs me regardent avec un drôle d’air, et je les comprends… Même moi je ne comprends pas ce qui se passe dans ma tête. Est ce que j’ai… communiqué avec moi-même ? Parlé avec… moi ? C’est de la folie. Je dois rêver. Je dois être atteinte… Clairement. A nouveau, je sens la main de Kurtz sur mon épaule. Il dit un truc, mais je ne l’entends pas. Je comprends juste que je dois retourner au combat, quand il me tend des chargeurs. J’acquiesce. Alors que je suis fatiguée, éreintée, crevée, tout ce qu’on veut.
-Capitaine. Je vais couvrir les civils que vous avez regroupé.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Je prends congé des gradés et me dirige vers le centre de la ville. Tout en courant, je recharge mes armes. Mes dents sont serrées, mes jambes sont lourdes, mais je n’ai pas le choix. « L’autre » a raison. Le combat qui a éclaté est un chaos sans nom, et de là où je suis, je vois plus des Tuskens qui cherchent à fuir et à survivre qu’à réellement se battre. Pas de temps à perdre. J’accélère le pas autant que faire se peut. Tout ceux qui ne pouvaient pas se battre, les enfants, les malades, les vieillards, avaient été rassemblés à l’écart, pour leur éviter un massacre. Et surtout pour ne pas les avoir dans les pattes… Parce que massacre il y aurait eu si notre défense avait cédé. Ce qui n’est pas le cas jusque là, mais la ville se transformant à nouveau en champ de bataille, je vois encore des Tuskens affluer. Pas le temps de lambiner. Je vais au plus court, traversant des maisons abandonnées avant de passer par les toits, profitant des larges escaliers extérieurs. Et heureusement. Au moment où j’arrive sur place, je vois des Tuskens fuir, en tirant partout. Trois enfoirés de plus, droit vers LE lieu où ils ne doivent pas aller. Je ne réfléchis pas. Je ne regarde pas. Je prends mon élan et je plonge sur eux, agrippant l’un d’eux à la nuque. Je l’entends avoir un craquement écoeurant au moment où on percute tous les deux le sol, et je crois la voir faire un angle bizarre alors que je roule un peu plus loin dans le sable. La surprise est totale pour les deux autres. Mais mon regard se pose sur la main de la victime.
Un détonateur.
J’ai à peine le temps de me relever et de faire deux pas qu’il explose, le souffle de l’explosion m’envoie à nouveau bouler plus loin, me fait perdre tous mes repères. Le sable est aussi brûlant que poisseux, il colle à mes cheveux, ma peau, mon visage. J’essaye de me relever en m’aidant de mes bras, mais ceux-ci me lâchent brusquement.
Pas comme ça. Pas maintenant.
-Laisse moi t’aider.
-Tu peux pas.
-T’en as assez fait.
Je pousse sur mes mains. Je souffle. Je retombe encore. Doucement… Je me relève enfin. Lentement. Calme toi. Respire. Ma tête tourne. Les deux autres Tuskens sont morts. En tout cas, ils ne sont plus debout. A genoux dans le sable, je peine à reprendre une contenance. Je ne sais plus où je suis. Si. Tatooine. Anchorhead. Les civils. Je tourne la tête. Non.
Le bâtiment est en train de s’écrouler. Les tirs, les grenades, je sais pas, mais il va s’effondrer. L’adrénaline m’électrise, me fait réagir d’un seul coup et j’arrive à m’arracher du sol, au prix d’un effort qui me fait crier de douleur et grincer des dents. La porte… Bloquée. Des débris accumulés devant. Sans réfléchir, je me rue dessus, je les vire, je m’entaille les doigts une fois de plus, je m’arrache à moitié les ongles. Ca ne dure que quelques secondes, mais j’ai l’impression que ce sont des heures. J’ouvre la porte violemment et je me rue à l’intérieur. C’est là que ça me prend. C’est comme si on m’avait tiré un coup de fusil à travers les tempes. Mon crâne a l’air à deux doigts d’exposer. Je me prends la tête à deux mains, je me plie sur moi-même… Comme si ça allait faire quelque chose…
-Sortez ! Dégagez de là ! Magnez vous !
Je perçois tout juste le chaos que mes mots déclenchent, et soudainement, c’est comme si j’étais portée par une grâce divine. Ou le bol. Ou la Force. Ou la chance. J’en sais rien. Je lève les yeux vers le plafond au moment où il commence à s’effondrer. Non… Je lève les mains au dessus de ma tête en criant. Je ferme les yeux. J’entends le plafond grincer, couiner, alors qu’autour de moi et des civils, les fragments commencent à tomber. Puis un bruit de tempête, et tout s’effondre… Mais rien ne m’atteint. J’ouvre les yeux. Sans comprendre ce qu’il se passe, je regarde les gravats qui ne semblent pas vouloir tomber sur moi, comme si… ils étaient retenus par une force invisible… La Force… ? J’ai beau essayer de me concentrer, je ne comprends pas comment je fais. Au moment où je me rends compte de ce que je fais, les gravats finissent par tomber au sol. Je n’arrive plus à bouger quoi que ce soit, je vois juste tout ces débris se laisser tomber autour de moi, j’en prends un ou deux sur la tête que je me couvre…
Je sens les regards des civils sur mon dos, et je n’arrive même pas à me décider à me retourner.
Au loin, j’ai l’impression que les combats cessent un peu. Au moins, les habitants ont l’air en sécurité… pour le moment. Je finis par me détourner de ce foutu champ de ruines. Mes sens sont en ébullition, encore affûtés par l’adrénaline et l’excitation.