Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #75

    Post n°73
    Auteur : Tericarax

    Avant que la foule ne se dirige vers le médecin, Tericarax s'approche de lui.


    - Vous vous rendrez dans les deux autres hall, en commençant par le plus chargé. Celui du cinquième étage. Récoltez-y tous les patients qui selon vous nécessitent des soins – autre que de simples plaies superficielles j'entends. Ensuite. Vos deux assistants emmèneront ensuite les patients dans un état plus stable vers des salles d'attente situées aux étages inférieurs puis...


    - Lieutenant...La plupart d'entre eux pourraient être dans un état critique. Les faire marcher jusqu'au cinquième étage est de la folie. Pensez à ceux qui ont des séquelles, des blessures ouvertes, des fractures ou pire...Nous ne pouvons pas les faire bouger ainsi.


    Tericarax réfléchit un instant. Fascinant. C'est donc cela, la pitié. Proprement intrigante est cette capacité à considérer empathiquement le malheur des autres et à estimer leur capacité à agir ou non. Il est vrai que faire marcher des patients implique au préalable que ces derniers puissent marcher. Si un silence – relatif est tombé dans le hall, cela signifie probablement que ceux présents ne sont pas tous dans des états vraiment graves, mais cela n'indique rien quant à ceux dans les autres halls. Il faut par conséquent procéder autrement. Empêcher les malades de bouger ? Une autre alternative naît dans l'esprit du cyborg.


    - Vous avez parfaitement raison, docteur Sting. Vous mènerez donc les malades critiques vers les salles les plus proches. Demandez à vos assistants de veiller sur eux...Puis revenez ici chercher de l'aide auprès des personnes valides. Tous les volontaires qui voudront vous suivre, pour vous aider à amener des lits pour les blessés.


    Le docteur semble voir où son interlocuteur veut en venir, car il hoche d'un mouvement discret mais affirmatif de la tête. Cette fois-ci, il est d'accord.


    - J'ai encore une chose à vérifier...Puis je me déplacerai de mon côté, dit le Kaleesh.


    Il quitte Matt des yeux, empoigne le terroriste inconscient par le col, puis se tourne vers la foule.


    - Ceux qui peuvent suivre le docteur Matt. Suivez le. Et écoutez ses directives à la lettre.








    Le cyborg entre à nouveau dans le cylindre, tandis que les équipes se disséminent suivant ses directives. Il lâche sans ménagement l'agent de Cerberus à ses pieds, ferme la porte vitrée de l'accueil, puis enfin se met à tousser, tousser, tousser pendant plusieurs dizaines de secondes sans interruption. Chaque quinte secoue ses poumons, et s'il avait encore eu un thorax organique, il aurait probablement toute la trachée en feu. Dissimuler pour un temps son défaut respiratoire, retenir sa taux tandis qu'il s'exprime...Un effort, même – surtout pour lui. Mais cela était nécessaire. Nécessaire pour que ceux à qui il parlait, tous ces malades, n'éprouvent pas une répulsion instinctive ; son apparence seule est suffisante. Y ajouter un facteur inconscient de crainte de maladie – de part sa toux – aurait été vraiment un élément de trop. Reprenant sa respiration asthmatique, il s'adosse contre l'une des chaises de l'accueil, son regard fixé sur le terroriste – inconscient.
    Il avait estimé les probabilités d'une attaque sur le personnel hospitalier comme un risque qu'il devait écarter au plus vite. Cerberus...Un groupe désorganisé. Des criminels déboussolés, qui agissent impulsivement. Le plus gros risque aurait été qu'un agent se dissimule parmi les réfugiés de l'hôpital et, lentement mais sûrement, les abatte un par un, ainsi que tout le personnel, sapant le moral de tout le monde et semant une méfiance qui aurait empêché Tericarax de mener à bien sa tâche. Cela aurait été infiniment plus problématique à régler pour le lieutenant – et aurait laissé des cicatrices plus profondes.
    Mais, en voyant Riggs affronter Cerberus, en entendant les tirs de mortier, le cyborg avait eu quelques soupçons ; il avait alors estimé que les criminels du Cerberus n'étaient peut être pas du genre à songer au long terme.
    Un appât simple, comme un médecin présenté comme un point clé, un moyen efficace de tester s'il avait vu juste.


    Cela avait eu son effet. La foule s'était disloquée. Pour ce hall quoi qu'il en soit. Tericarax ouvrit son holocommunicateur. Un plan bleuté se projeta dans l'espace devant lui, éclipsant la lumière – faible – à l'intérieur de l'accueil. Les yeux d'or du lieutenant parcourent la carte : un plan de l'hôpital. Les salles se découpent, étage après étage, les superficies et dimensions respectives s'affichent, ainsi que les numéros affectés, juste le temps que le Kaleesh puisse les mémoriser, puis l'étage suivant se superpose au précédent, l'efface, nouvelle série de paramètres et de formes, de fonctions. Il reste immobile, ingérant la masse d'information comme seul un cerveau brillant, boosté aux implants cybernétiques peut le faire. L'appareil s'étend avec un clic mécanique, l'image s'évapore.


    Une nouvelle toux. Il secoue la tête. Il y a plusieurs halls. Sept exactement, dans le gigantesque hôpital. Qui l'eût cru ? Outre dix salles de consultation, il y a pas moins de six services différents, répartis dans les quatre ailes du bâtiment : chirurgie, maternité, traumatologie, pneumologie, cardiologie, neurologie. Et bien sûr, au rez-de-chaussée, le service d'urgences. Le nombre de salles d'opérations dépasse également la vingtaine. Il y a également un laboratoire d'analyse, situé au troisième étage, plusieurs salles de gardes réparties un peu partout, et au sous sol, la majorité des locaux de matériel. En d'autres termes, là où sont entreposés les droïdes chirurgiens désactivés. Là où se trouve tout le matériel dont le cyborg peut avoir besoin.
    Il y a du reste plusieurs choses à voir. Les circuits s'activent dans le cerveau remodelé du Kaleesh.
    Temps de guerre. Il est fort probable qu'il y ait beaucoup de naissances d'ici les prochains mois. Les espèces sexuées fonctionnent sur la peur ; il faut que le service de maternité soit effectif d'ici là.
    Temps de guerre. Blessés, estropiés. Plus urgents que les progénitures à naître. Risques possibles d'infection. Nécessité de générer des remèdes. La pharmacie. Médicaments. Matériel. Plusieurs portions de l'hôpital inaccessibles par des tirs de mortier. Manque de matériel.
    Germes. Stérilisation du matériel. Matériel. Manque de matériel.


    Tericarax se redresse, les pistons qui activent ses jambes grincent tandis qu'il se penche ensuite vers le membre du Cerberus. Il tousse à nouveau, tandis qu'il attrape l'autre, et commence à le fouiller. Il tire de ses poches une petite lampe, quelques vivres, deux bandages non utilisés, mais noircis de poussière. Le matériel nouvellement acquis disparaît bien vite dans l'une des poches de la grande cape du personnage.


    La porte de l'accueil s'ouvre. Il tourne son attention. Dans l'encadrement de la porte se tiennent quatre personnes que le cyborg ne reconnaît pas, mais qui portent les couleurs de la libération Tarissienne. Un homme à la barbe brune, béret sur la tête, hésite. La respiration asthmatique – irrégulière et disgracieuse de l'hybride couvre le semblant de silence gênant de la situation.


    - Lieutenant Tericarax... ? Réclame finalement l'autre sur un accent approximatif de langue commune.


    - Tout juste, dard'ohl – révolutionnaire...répond le cyborg avec un timbre irrégulier et entaché par son asthme encore amplifié par son vocodécodeur.


    Le petit groupe s'écarte, dévoilant deux droïdes, un DD-13 et un FX, tous deux frappés d'un sceau que le cyborg ne peut que reconnaître. CSI.


    - On était chargé de prendre tout le matériel dans le...(il bute sur le mot)la navette de la Confédération. Ils étaient coincé au fond et voulaient parler à Tericarax. On a d'mandé au capitaine Riggs, puis...


    Tericarax l'interrompt par sa toux disgracieuse accompagnée de plusieurs jurons en Kaleesh.


    - Bon travail. Vous déposerez tout le matériel restant dans la salle 64 du deuxième étage. Ensuite, le docteur Sting aura besoin de main d'oeuvre, une fois que vous aurez fini avec les...colis. Par ailleurs...Occupez vous de lui, dit-il en mettant à leur niveau le membre – toujours inerte – de Cerberus. Un de ces terroristes que vous combattez. Gardez le précieusement. (Une quinte de toux, il reprend sa respiration). S'il retombe entre mes griffes, vous aurez un bien macabre puzzle à reconstituer.


    Leur lâchant toujours sans ménagement le terroriste, Tericarax passe entre eux. Ses deux droïdes pivotent, et lui emboîtent le pas. Le modèle DD-13 glisse à sa hauteur.


    - Vous aurez de quoi occuper votre intelligence artificielle, Wägner.


    - /Comment est votre état, lieutenant,/ déclame le robot sur un ton monocorde.


    - Catastrophique, répondit l'autre dans un souffle maladif. Toutefois, j'aurai besoin de vous pour autre chose.


    - /Précisez votre demande./ Le droïde n'a pas de protocole implémenté pour saisir tous les sous entendus du cyborg.


    - Il y a des blessés. Beaucoup de blessés selon toute probabilité. Et bien des choses à faire. Si j'ai connaissance du système biologique de beaucoup d'espèces, je n'ai ni la délicatesse d'un chirurgien, ni sa précision. Vous avez la précision. J'ai la connaissance. Vous travaillerez de concert avec votre...Collègue FX médical. Les cas que vous ne saurez traiter, je vous apporterai mes instructions personnellement. 


    Il se met à tousser, s'arrête, achève sa toux. Elle s'aggrave.
    Le FX émet une petite série de bips, n'étant pas doté d'une fonction de langage plus avancée. Des trois, Tericarax est le plus organique du tableau. Pourtant, il est le plus inquiétant.




    Des sept halls, il n'y en a en réalité que trois qui sont accessibles. Les autres sont dans les ailes coupées par les tirs de mortier. Lorsque Tericarax entre dans la salle, il remarque que c'est un peu moins le chaos. Cela n'en demeure pas moins une foule mouvante, qui semble tenter de hurler son intérêt à qui veut bien l'entendre. Il réfléchit. La raison pour laquelle la foule s'est calmée auparavant n'est pas parce qu'elle se sentait en sécurité, au contraire.
    C'est la peur, la peur des terroristes, qui a provoqué ce calme soudain, aussi instable que la lueur tremblante d'une bougie. C'est la peur. En ayant peur, les rescapés ont restreint leur vision sur une seule chose : le danger. Tericarax, en se présentant comme défenseur de l'ordre, a immédiatement attiré sur ses épaules le rôle de « gardien » de toutes ces personnes ; sans lui accorder leur confiance, elles ont inconsciemment accepté d'être réduites au silence et à suivre les ordres, pour ne plus éprouver la peur. Une simple pièce de psychologie. Un élément d'une étude comportementale menée il y avait de cela plusieurs années par un psychologue, qui avait conclu que les foules étaient prêtes à échanger leurs libertés pour se sentir plus en sécurité – dans des conditions propices.
    Bien entendu, personne ne l'aurait écouté à ce moment là. Particulièrement en raison de son apparence monstrueuse ; étranger à tout ce que les espèces présentes connaissaient, un alien au milieu d'un flot indiscernable d'étrangers, il était peut être même l'incarnation de leurs peurs inconscientes.


    En exposant le docteur Matt Sting, en le révélant au grand jour, Tericarax avait fait un jeu dangereux. Celui d'offrir en sacrifice l'une des rares pièces qu'il avait sur cet échiquier, pour tenter d'attirer au dehors un terroriste – la peur consciente, la menace réelle sur la population de Taris – et le vaincre. L'ennemi de mon ennemi est mon ami. En mettant le terroriste hors d'état de nuire, Tericarax plantait dans le subconscient de ceux présents qu'il était – à défaut d'un être rassurant – un point d'attache. Une sécurité. Un composant nécessaire à leur survie à tous. Une autre simple pièce de psychologie.




    Mais cela est une chose qui ne peut s'utiliser qu'une fois. Il n'exposera pas le médecin une seconde fois. Hors de question. Car rien n'indiquait que les terroristes n'avaient pas d'arme à feu. Il aurait aussi bien pu perdre un précieux docteur...Et provoquer l'inverse de ce qu'il désirait. Matt ne s'en rendait pas compte, de même que personne dans tout cet hôpital. Mais Tericarax à cet instant avait pris un pari ; celui de gagner d'un coup la confiance des quatre cent patients massés dans le hall de l'accueil – hall principal de l'hôpital – ou de semer un vent de panique qu'il aurait dû faire taire ensuite par des méthodes bien moins conventionnelles et plus...Problématiques sur le long terme que celle qu'il avait employé précédemment.


    Dans le couloir, il croise alors Matt, derrière qui viennent plusieurs rescapés au regard déterminé – le fameux groupe de volontaires qu'il a levé. Il doit y en avoir une centaine. C'est déjà quelque chose d'énorme. Sting semble bien plus énergique que précédemment, marchant à un rythme soutenu, quelques gouttes de sueur au front, il en serait presque rajeuni. Étonnant comme les créatures organiques, sitôt qu'elles démontrent leur réel potentiel physique, apparaissent sous un jour différent. Les yeux du médecin se posent tour à tour sur le cyborg, puis ses deux droïdes, et à nouveau le cyborg. Avant que l'humain puisse dire quoi que ce soit, la voix grave et métallique de Tericarax résonne dans le couloir :


    - Mes deux droïdes vont vous venir en aide avec les malades, docteur. Ils sont dotés de protocoles d'apprentissage avancés, que j'ai implémenté moi-même. Néanmoins...N'en abusez pas. Et ne les abîmez pas. Wägner a l'habitude de passer un peu de musique, lorsqu'il est à l’œuvre...Ne lui en voulez pas. Les effets psychologiques sur les espèces sont assez variables, mais bien souvent positifs.


    Le docteur s'approche des deux droïdes. À son expression – une sorte d'émotion qui semble être de la...Joie? - Tericarax devine qu'il n'y a plus de droïde actif dans cet hôpital depuis quelques temps. En quoi cela peut-il apporter ainsi de la joie à une espèce. Les émotions sont une chose curieuse. L'homme relève les yeux vers le lieutenant. Mais ce dernier n'a pas plus de temps à perdre ; il y a encore énormément de choses à traiter.


    - Je vous laisse à votre tâche, dit Tericarax.


    Puis il prend le chemin vers le hall le plus bondé, vers l'étage cinq. Les espèces vivantes, en temps de crise, ou bien s'entre-dévorent, ou bien – si elles présentent suffisamment de points communs pour s'identifier les unes aux autres mutuellement, s'entre aident. Si Tericarax avait des émotions, il aurait été étonné. Etonné par le nombre de volontaires. Une centaine, voilà un nombre déjà bien élevé.


    La force de la masse. Il suffit qu'un groupe d'individus montre un chemin à suivre avec suffisamment de vigueur, et tout le reste d'un groupe finira par suivre. C'est probablement d'une vingtaine de jeunes personnes vigoureuses que tout est parti.


    * Une pièce basique de psychologie* songe le lieutenant, alors qu'il poursuit son chemin, accompagné de sa toux solitaire.

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      #76

      Post n°74
      Auteur : Tericarax

      Le cyborg poursuit sa marche, sa respiration résonne dans les couloirs déserts. Ruines. Il ne marche pas dans un hôpital, il n'est pas dans un temple de la santé et de la médecine, mais au milieu de ruines. Depuis qu'il est arrivé, il tente d'empêcher les choses de s'effondrer, de tout remettre à sa place. Il a calmé dans certains halls la panique. Mais quel intérêt de tenir les murs, lorsque le toit est tombé ? Une chose cruciale dans un hôpital, au-delà de l'organisation, au-delà des patients, est le matériel, le personnel médical, tout le bras opératoire qui rend le traitement des patients possible.


      Riggs a dit que la plupart des blocs chirurgicaux étaient hors de toute atteinte. Par ailleurs, tous les droïdes médicaux sont probablement stockés dans le sous sol. Il y a fort à parier que ce dernier est également inaccessible, ou que aucun droïde n'est opérationnel, sinon Sting n'aurait pas accueillit ceux du lieutenant comme un assoiffé une pluie. Le cyborg tousse. Pas de droïdes à disposition à l'heure actuelle. Bien entendu, il y a toujours les ressources que la CSI a fait amener avec lui. Mais cela ne résoudra pas le problème, pas tout de suite. Par ailleurs, les ressources ont un désavantage ; la majorité du matériel apporté a une autonomie relativement limitée, et nécessite une alimentation pour des utilisations prolongées. Compte tenu du nombre de patients potentiel, il ne fait aucun doute qu'il faut pallier à cette situation, et de toute urgence.


      Il y a donc une priorité. Il faut rétablir l'électricité. Mais cela n'est possible qu'une fois le calme revenu. En s'approchant, le Kaleesh commence à percevoir la foule qui s'époumone, ce brouhaha qu'il n'avait vu que de loin tout à l'heure – car il s'agit du plus grand hall, empli de plus de cinq cent patients. Maintenant...Comment attirer l'attention d'un hall entier ?


      La première étape une fois qu'il aura fini avec le hall sera de rétablir l'électricité. Cela est crucial. Mais il y a autre chose. Le cyborg active son holocommunicateur. Devant lui se projette une fenêtre plate et bleutée, vacillante. Son doigt squelettique effleure l'hologramme, de menus en menus, jusqu'à ce qu'une liste apparaisse. Une liste, oui, du matériel mis à sa disposition. Il navigue, mémorise les quantités. Il n'a pas connaissance parfaite de toutes les blessures que les réfugiés ont subi, et il ne connaît pas non plus les doses exactes à administrer à chacun ; il n'a donc qu'un jugement qualitatif, une estimation de son propre esprit se basant sur des données empiriques qui n'ont trait qu'à une biologie extrêmement poussée mais en aucun cas des soins, pour vérifier les chiffres.


      Malgré son manque de connaissances évidentes dans le domaine précis de la médecine, Tericarax n'a aucun mal à tracer la conclusion. Plus. Il lui faut plus de matériel. Il lui faut plus d'hommes. Riggs va être mobilisé, ainsi qu'une portion de ses hommes, à assurer la sécurité de l'hôpital. Il faut au cyborg lui même des bras pour agencer cet hôpital ; le personnel présent est apte aux soins, mais les autres tâches ?


      Sortant du menu, le cyborg consulte une autre liste en poursuivant sa marche ; des portraits qui s'enchaînent, ainsi que des noms, des affiliations. Certains sont disparus – il reconnaît ici le portrait de Belrog, qui n'a plus donné signe de vie depuis la bataille de la Forge. D'autres mobilisés ailleurs. Mais il note ici un être dénoté comme droïde – pourtant un modèle que le cyborg n'a jamais vu jusque là. Une recrue. Le cyborg avise. Il n'a pas besoin de quelqu'un qui réfléchit, seulement de quelqu'un qui agit. Un droïde est parfait pour la tâche. Son apparence peu commune ne choquera probablement personne, pas après avoir vu le lieutenant Tericarax de face. Parfait. Il ferait un parfait subordonné dans cette situation. Il fait défiler. Il y a d'autres personnes à disposition. Très bien. Il n'a pas le temps ni le luxe de passer une communication privée à une recrue particulière. Une demande aux plus hautes têtes ? Oui, bien plus efficace. Eux lui affecteront qui ils estimeront correct. Après une nouvelle toux, il compose une série de chiffres et de lettres, redéfinit certains protocoles d'encryptage pour éviter que sa communication ne soit interceptée par le premier venu. Communication de niveau prioritaire. Accusé de réception : oui. Destinataire : Conseil supérieur de la CSI.


      Le petit dispositif émet un bip légèrement plus grave qu'à l'accoutumée, signe que la communication débute. Le message capture la carrure du cyborg entière, atténue les reliefs, le fond avec sa large cape, tue les couleurs et unifie tout en des nuances de bleu et de blanc, souvent parasitées d'interférences qui se matérialisent comme des parasites noirs rongeant l'image. La respiration asthmatique et métallique du cyborg est un roulement de vagues chaotiques dans la communication.


      - Bonjour. Je ne me perdrai pas en cérémonies, le temps me manque (il reprend son souffle). Lieutenant Tericarax. J'ai été affecté (il tousse)...Affecté à l'hôpital central du continent nord sur Taris, au milieu du conflit armé. J'ai joint à ce message une liste du matériel qu'il me manque à l'heure actuelle pour pouvoir stabiliser pleinement cet hôpital et tous ses patients...(la voix du cyborg semble par moments discordante, comme si plusieurs voix s'exprimaient en même temps, conséquence de son asthme grave)...Il me faudrait également plus de personnel...J'estime qu'il me faudrait au minimum deux personnes organiques, et cinq droïdes médicaux...À votre convenance, naturellement.


      Il interrompt le message sur une toux, tandis que son holocommunicateur se désactive avec un triple bip, indiquant que le message est bien parti. Il arrive alors au niveau du hall. Il est bondé. Véritablement bondé. Le hall est localisé au cinquième étage. Et pourtant, tant de personnes sont arrivées si haut. La panique ? Probablement. Il y a quelques personnes en habits militaires, que Tericarax avait aperçu plus tôt, qui maintiennent les entrées et sorties, tentent d'apporter un semblant de calme. Ce hall n'a absolument rien à voir avec celui de l'accueil. Celui-ci est saturé par des blessés de gravité variable, mais surtout dont les nerfs ont lâché ; car personne ne s'entend. Il y a tel brouhaha que le cyborg ne s'entend même plus respirer. Il n'entend même plus les explosions au loin. Il y a plusieurs baies vitrées, d'où on peut apercevoir la ville, qui vomit des nuages noirs un peu partout, mais la foule fait un tel bruit, un tel mouvement, que son attention est automatiquement attirée là, sur cet organisme aberrant et vivant.


      Comment réussir à ramener le calme ? La foule est telle qu'il peut à peine avancer ; personne ne lui prête attention. Il capte le regard de certains soldats, qui lui adressent un regard peiné, tentent sans succès de l'atteindre. Quel bruit. Fabuleux. Comment se peut-il que des personnes en état de choc puissent avoir autant d'énergie ? Il ne fait aucun doute qu'il n'a pas les capacités pour couvrir de sa simple voix tout ce vacarme - bien qu'elle passe à travers un vocodécodeur qui l'amplifie en même temps. Qu'est-ce qui peut bien motiver autant ces organiques à hurler de la sorte ? C'est une sorte de masse mouvante, mais hystérique, et le cyborg s'y noie à sa guise. Son exosquelette, cette armure qui le maintient en vie, a été doté d'un étonnant système pour le toucher ; en réalité, il s'agit de ce qu'il avait conçu. Des algorithmes, qui estiment lorsque l'armure touche quelque chose, relaie l'ordre au cerveau, mais cela ne passe aucunement par un message apparenté à la douleur. De façon plus précise, Tericarax est capable d'estimer lorsqu'il est en contact avec quelque chose ; il peut estimer la stabilité d'un pont sur lequel il marche. Il peut estimer qu'il tient bien un sabre par la poignée et non la lame par ses reliefs, mais il est incapable de ressentir un laser lancé sur son armure.
      Un mort qui marche. Un cadavre ambulant, qui se refuse à mourir, au milieu d'une foule qui ne demande qu'à vivre mais œuvre à sa propre perte.


      Il continue à tousser, puis s'arrête dans la foule. Parfois, on tente de l'agripper, comme pour lui adresser des réclamations, puis on s'aperçoit de qui on touche. Tericarax se retrouve, sans vraiment y faire attention, repoussé vers les baies vitrées, où moins de personnes sont massées, mais où la plupart des regards sont tournés, pour se lamenter mieux sur l'état de la ville. Ces organiques...Ils veulent absolument vivre, mais semblent aimer à se torturer en se rappelant sans cesse la douleur qui les agite ; est-ce la douleur qui les maintient en vie, leur instinct de survie n'est-il qu'un souvenir de leur souffrance ?
      Comment peuvent-ils faire tant de bruit, voilà qui est proprement fascinant. Le cyborg réfléchit. Cela est dû à une réaction de panique. Ils se rassurent inconsciemment dans ce bruit commun, et repoussent toute leur frustration, leur tristesse, leur stress dans cet espèce de débat qu'ils font contre eux-mêmes, une gigantesque dispute où personne ne s'affronte, tout le monde s'évite et se met d'accord : rien ne va.


      Le hall précédent a été mis d'accord sur la psychologie. Il faut mettre celui-ci d'accord également, mais toute la question reste comment. Il n'y a aucun point élevé où Tericarax pourrait se placer pour attirer l'attention ; car les halls donnent vers différents couloirs, déserts de tout personnel. Les soldats empêchent la foule de s'échapper hors du hall vers toutes les salles ; très bon choix, car sinon réussir à établir une situation serait infaisable. Tout le monde se ruerait vers le matériel médical et les droïdes, se découvrirait soudain une pseudo science médicale, tenterait de se soigner, ou bien de trouver un médecin, un chaos intolérable, et qui ne saurait ensuite être ramené à la raison.


      Quel moyen pour mettre d'accord une telle dissonance ? Tericarax ne s'entend plus respirer, et c'est à peine s'il perçoit le sifflement derrière, alors que...Sifflement ? Une pensée fugitive dans l'esprit du Kaleesh ; il remarque à ses pieds du verre. Autour de lui, on dirait que la masse est comme repoussée, et s'écarte avec une vivacité surprenante, véritable masse, il entend soudain la panique, il voit les visages terrifiés, il entend un nouveau son ; celui de la peur. Non loin, au sol, une petite sphère blanche, segmentée, acier, où plusieurs loupiotes s'allument périodiquement.


      Une grenade.


      Elle a réussi là où lui a échoué. Elle a mis d'accord la foule. En revanche, elle n'a pas réglé le problème de la panique. Une seule information est portée à présent : au lieu d'un brouhaha indiscernable et décousu, ce sont des cris de terreur.




      Plusieurs informations traversent l'esprit de Tericarax, boosté à dix fois ses capacités normales par tous ses implants cybernétiques ; son esprit détermine immédiatement l'origine de la grenade. Les propos de Riggs, les explosions fréquentes, le doute n'est pas permis, il s'agit d'une grenade tirée par un mortier. Cerberus. Temps d'explosion moyen ? Inconnu. Inférieur à dix secondes. Il doit en rester quatre.
      Le cyborg lève son bras droit, vise ; son grapin magnétique se déverrouille avec un bruit sec. Trois secondes. Avec un sifflement, le grappin parcourt la distance qui le sépare du sol, et attiré par magnétisme se fixe sur la grenade dont les diodes s'allument une à une. Le système intégré dans le bras commence à ramener le fil d'acier renforcé. Deux secondes. Le corps mécanique de Tericarax se met en mouvement ; les puissants vérins font changer d'appui le cyborg, qui se tourne vers la fenêtre tirant parti de sa souplesse. Une seconde. La grenade, soudain soumise à une force de traction surhumaine, décolle du sol, tirée par le fil, décrit un arc de cercle, tandis que le fil lui-même continue à rentrer à nouveau dans le bras mécanique dont il est sorti. Les yeux reptiliens du cyborg voient la petite grenade passer devant ses yeux. Le grappin l'a relâchée – incapable de tenir la sphère, la force avec laquelle elle est expulsée bien trop importante comparée au magnétisme du grappin. Toutes les diodes de la grenade s'illuminent. L'ultime réflexe du cyborg est de ramener son bras droit devant son visage. Il n'y a toujours qu'un calme placide dans son esprit. Ses serres en guise de pied agrippent profondément le sol.


      Silence, obscurité.


      Il n'y a plus le son de la foule. Il n'y a plus rien. Si le Kaleesh avait encore une peau, elle serait carbonisée. S'il avait encore de la chair, elle serait arrachée. S'il avait encore des écailles, elles se consumeraient. S'il avait encore une vie, elle disparaîtrait.
      Mais tout ceci est un lointain passé. Dix ans, cela fait dix ans qu'il n'a plus de corps, et plus longtemps encore qu'il a oublié la signification de joie, peur, surprise, envie, colère.


      L'obscurité cède place à la lumière. Puis à l'espèce de grisaille qui fait office de jour. Le cyborg écarte son bras de son visage, puis observe. Juste devant lui, à ses pieds, sur le mur et la fenêtre qui lui font face, des flammes, des débris, de la poussière. Sur lui ? Des traces noires. Les flammes n'ont pas d'emprise sur son armure. Le point de fusion est trop élevé ; elle n'est pas même rougie.
      Étudiée pour résister à d'immenses pressions, le souffle ne l'a pas abîmée, car une grenade est faite contre des organiques, dont les structures sont bien plus fragiles.


      Le cyborg tousse, ses serres lâchent le sol. Il constate néanmoins que sa cape est pourléchée de flammes. Il l'ôte de son corps, la secoue vigoureusement. Rongée par les flammes, noircie et ternie sur les bords...Mais point perdue. Avec une nouvelle toux, le cyborg se tourne vers la salle.


      L'image est si intéressante que Tericarax se jure d'étudier le phénomène de panique chez les êtres sapiens dès qu'il aura du temps à y consacrer ; tous les visages sont comme figés ; certains le fixent, abasourdis. D'autres sont crispés, détournés de la scène. On dirait que tous attendent le souffle de l'explosion, figés dans le temps. Figés, oui.


      Comme précédemment.


      Comme sur Géonosis.
      Comme sur la Forge.


      Pour lui qui n'a aucune proximité, il n'y a vraisemblablement qu'une approche – malgré lui cette fois-ci, mais par deux fois grâce à Cerberus paradoxalement.
      Il tousse, tandis qu'une communication apparaît sur son holocommunicateur. Un des dirigeants de la CSI, qui répond directement.


      :Qui-Gonn: - Lieutenant Tericarax, répond l'hologramme, la Confédération a bien prit connaissance de vos requêtes. Nous envoyons vers votre position des ressources supplémentaires ainsi que plus de personnel, tel que vous l'avez réclamé. La navette arrivera dans cinquante minutes à votre position.


      L'image disparaît. Il tousse à nouveau, laisse passer quelques secondes.


      - Rescapés, dit-il d'un ton glacial mais qu'il veut volontairement lent - lent pour que le message soit retenu par tous et toutes, lent pour maintenir ce silence contemplatif et abasourdi aussi longtemps que possible. Je suis le lieutenant Tericarax...À présent en charge de cet hôpital. Vous êtes tous sous ma responsabilité. Vous allez écouter précisément ce que je vais vous dire. Pour votre survie à tous.

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        #77

        Post n°75
        Auteur : Iroey

        Colère...? Honte? Suite aux évènement qui ont traduit cet défaite concernant la simulation de bataille... Perdre d'une tel méthode... Iroey se repris alors les esprits puis regarda devant lui, se disant que toutes ces émotions pouvait bien être lassante parfois... Mais l'archétype devait faire avec... Car le seul et unique organe qu'il lui reste est son cerveaux... Et cela lui permet de faire pas mal plus de choses que normalement un simple robot chercheur le pourrait... Depuis son installation dans sa petite chambre à l'intérieur du cartier général de la C.S.I. sur Géonosis, le prototype avait installer divers nouveau meuble dans sa petite chambre... Comme une table de travail ou sur le dessus se trouvait une petite machine... Iroey travaillait justement dessus en se moment... Ayant utiliser des pièces endommagé de droïdes B1 mit hors d'état lors de la simulation, la machine avait donc put créer une autre machine... Son intellect et sa passion pour la science lui ayant permit de créer...:

        -Grom...

        Dit-il avec son processeur vocal de B1... Et la machine s'activa, regardant autour d'elle avec son unique optique... Se déplaçant pour la première fois sur des pattes comme celle d'un crabe mais robotique... Comme une petite mine sur patte... Se qui était le cas car il avait fait se prototype en raison pour créer divers nouvelles armes concernant d'éventuel guerre... Comme des mines autonomes capable de trouver des endroits stratégique... Pour se qui est du type d'explosif? Il n'y avait pas encore pensés... Il le créera sans doute plus tard... Pour le moment le mode de déplacement de sa création semble fonctionner à merveille... Reste plus maintenant que divers ajouts concernant la mobilité et la discrétion du module... Mais, sait exactement à se moment qu'il fut déranger par une communication... Il appuya alors sur un bouton sur le mur et se releva alors, disant:

        -Iroey j'écoute...

        -Vous êtes affecté à une mission sur la planète Taris... Les détails vous serrons envoyer dans votre module de réception de donnés via un short-cut...

        Puis, la communication se coupa, une sorte de clé USB sortant d'un trou près du bouton... Le cyborg prit alors de sa main mécanique l'objet de stocage de donné, le branchât dans une fente qui s'ouvrit derrière sa tête, la branchât pour recevoir diverses informations importante... Une foi le processus fait, il remit la clé dans la fente et celle-ci retourna dans le mur... Puis il prit le chemin d'un transporteur militaire placé au coordonné indiqué... Celui-ci décolla alors vers la planète Tris, là où se déroule des combats... Une guerre civile en fait... Sa mission supporté un officier supérieur du nom de Tericarax... Un autre cyborg... Il regarda par la fenêtre du cockpit les étoiles se brouillant en signe qu'il passait en hyper-espace arrivant en une trentaine de minutes sur les lieux... Sait en ayant essuyer quelques rare coup de canon A-A qu'il arriva enfin devant un grand édifice qui d'ailleurs... Ne ressemble plus vraiment à quelque chose de plus qu'un amas de ruine don lequel des bruits et braillement... Se qui fit soupirer intérieurement le prototype qui dit alors:

        -Ces organiques...

        Et il entra dans l’hôpital évitent les divers blesser sans aucune compassion se dirigeant uniquement vers son objectif principale qui est: Tericarax... Sait une fois rendu à lui qu'il fit un court salut militaire avant de dire:

        -Iroey Unité 000 au rapport...

        Dit le cyborg le dos très droit avant d'attendre un instruction...

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          #78

          Post n°76
          Auteur : Tericarax

          Tericarax ne joue pas la carte du climat rassurant. Cela, c'est le rôle du personnel hospitalier ; eux seront la part organique à laquelle les blessés pourront s'identifier, eux seront le climat de confiance. Cela laissera les mains libres au cyborg, qui pourra agir à son gré. Imposant son autorité par une démonstration – accidentelle cette fois – de sa force, mais surtout de son calme olympien, surnaturel dans cette situation, par la démonstration de cette absence totale de compassion et de volonté uniquement tournée vers la tâche qui lui a été confiée, il attire sur lui une méfiance mêlée de respect pour la foule.


          Du moins, c'est l'analyse qu'il en a déduit. Juste après son coup d'éclat, plusieurs membres de l'hôpital ainsi que Riggs lui même ont fait irruption dans le hall. Laissant les organiques entre eux, Tericarax entame la discussion avec Riggs.


          - L'hôpital est pratiquement ordonné, capitaine...dit-il d'une voix râpeuse. Grâce à Cerberus, ironiquement.


          Riggs balaie la pièce, ainsi que Tericarax – qui est recouvert de marques noires par endroit. Lui tendant un tissus avec une mine contrariée :


          - Qu'est-ce qui vous est arrivé ? On dirait que vous sortez d'une mine de charbon...


          - J'ai arrêté une grenade qui aurait pu sinon provoquer quelques...Déconvenues pour nos hôtes, réplique l'autre sans fierté dans son ton. La question est plutôt de savoir Riggs...Que vous est-il arrivé. Avez vous attrapé des terroristes en fuite ?


          - Ils ont tous fui. Des rats apeurés ! Riggs reprend son sourire énergique. Bon ! Je suis content que vous soyez là lieutenant ! Les halls sont un peu plus calmes – je ne sais pas ce que vous avez fait mais ça a marché. Les environs de l'hôpital sont sécurisés. Mes hommes et moi, on va s'occuper de la sécurité interne. Vous...Eh bien vous savez ce que vous avez à faire pas vrai ?


          Le cyborg prend le tissus que Riggs lui tend, et essuie son armure ; le petit mouchoir prend vite une teinte suie, alors que l'ex Kaleesh frotte avec application ce qui lui sert de corps. S'il sait ce qu'il a à faire ? La question est rhétorique. Rendant au capitaine son tissus – à présent totalement noir – Tericarax s'interrompt d'une toux. C'est à cet instant précis qu'apparaît un nouveau personnage. Les yeux reptiliens du lieutenant se posent sur ce corps noir. Un matériau composite à base d'acier très certainement. Les articulations sont dissimulées par un tissus lui aussi ébène ; un manteau ample. Mais les membres squelettiques restés apparents, ainsi que le soudain garde à vous du nouveau venu, sa voix sans nuance, sa présentation...


          Un robot, et du nom de Iroey. Celui que la CSI a jugé bon d'envoyer à Tericarax. Riggs considère la situation. A-t-il déjà saisi pourquoi Iroey est là ?


          - Ah, dit le cyborg sur sa voix asthmatique. Vous voici enfin. Riggs, voici celui qui me servira...D'assistant dans ma tâche (il s'interrompt sur une toux répugnante)...Assez perdu de temps...Iroey, suivez moi. Nous avons du travail...


          Puis le cyborg ouvre le chemin d'un pas plus souple que ce que les droïdes sont capables d'accomplir, son statut de semi organique uniquement confirmé par son hideuse respiration qui résonne dans les couloirs en une suffocante agitation.




          Le duo arrive finalement au premier hall. Là, il reste encore beaucoup de rescapés. Ils sont tous là, avec un air hagard. L'apparition du cyborg semble leur donner autre chose à contempler que leurs blessures. Tericarax remarque qu'il n'y a aucun blessé grave qu'il puisse apercevoir dans le hall – pour l'heure du reste.
          Car ce n'est que le commencement. Sitôt les derniers combats terminés, il ne fait aucun doute que tout le monde blessé dans le périmètre va être envoyé vers cet hôpital ; le manque de moyen représente un facteur de risque majeur.


          - Lieutenant !


          Le cyborg tourne le regard, quand un Tarissien en blouse s'approche de lui. Il tient dans ses mains plusieurs chemises, remplies de feuilles, qu'il tend à Tericarax après avoir adressé un – bref – regard à Iroey. Les mains griffues et squelettiques du lieutenant se referment sur les chemises, et les ouvrent une par une, les yeux d'or du personnage lisant en diagonale pour se faire une idée du contenu.


          - Voici mon rapport sur tous les points non fonctionnels de l'hôpital, ainsi que les raisons et les possibles corrections pour les rendre de nouveau fonctionnels.


          Tericarax ne répond pas, referme les chemises. À cet instant surgit le docteur Sting. Son front est couvert de sueur.


          - Tericarax, nous avons fait évacuer plusieurs malades qui étaient dans un état critique. Vos robots sont performants, mais il nous manque encore beaucoup de matériel. Les quelques outils que vous avez apporté avec vous dépannent un temps, mais...


          - Mais ce n'est qu'une solution provisoire, achève l'autre.


          - Exactement, dit le médecin.


          - Que vous manque-t-il, Sting ? Le ton qu'emploie le confédéré pourrait laisser penser qu'il est excédé...Mais c'est probablement la froideur de son parler qui crée cette impression - erronée.


          Le médecin fait la moue.



          - La question serait plutôt qu'est-ce qui ne manque pas,rétorque-t-il. Nous avons utilisé déjà beaucoup de pansements de bacta, il nous reste peu d'anesthésiants et nous devrons bientôt aseptiser nos outils pour des raisons d'hygiène, et si vos deux robots sont d'une grande aide, ils sont eux aussi en sous effectif...




          Le cyborg reste pensif, et parcourt le rapport des yeux. Il passe, page après page, regarde les différentes zones. Certaines sont encombrées par des débris. Plusieurs couloirs principaux effondrés, coupant des secteurs entiers de l'hôpital. En parcourant les salles et la liste du matériel présent à l'intérieur, Tericarax s'arrête sur un local.


          Il s'agit de la cellule de pharmacie de l'hôpital, où sont stockés la majorité des médicaments et traitements – qui y sont aussi conçus. En rétablissant l'accès à ce point, il serait possible de trouver des anesthésiants, voire même du bacta, mais surtout probablement les machines de stérilisation. Au pire, des machines par voie aériennes, au mieux des nettoyeurs cryogéniques avancés de modèle R-79...


          Mais c'est faire des plans sur la comète. Le lieutenant est tiré de sa réflexion lorsqu'un cri retentit dans l'une des chambres en bordure du hall.
          Le petit groupe se précipite à l'intérieur – le docteur Sting en tête. À l'intérieur, le malade – un humain mâle couché sur un lit sommaire – s'agite, émettant des râles étrangers à toute respiration – à part l'asthme du cyborg peut être. Le cri n'a pas été poussé par le malade, mais une jeune femelle à son chevet qui l'observe avec incompréhension. La réaction de Sting est immédiate.


          - Il fait un syndrome de Ctaen !


          - Je vais chercher les robots chirurgiens ! Dit le Tarissien d'un ton alarmé.


          - Nous n'avons pas le temps, il faut agir tout de suite ! Réplique Sting sur un ton où passe un énervement – sans doute la frustration du manque de moyens.


          Tericarax donne à Iroey l'une des chemises de texte.


          - Le Tarissien. Vous et le droïde ici présents allez vous rendre immédiatement à l'aile pharmaceutique. Le chemin est obstrué – tout est dans le rapport...(il tousse). Trouvez un moyen d'y accéder...Une fois là-bas, passez un appel à mon communicateur, il nous faut impérativement du matériel que je vous réclamerai alors.
          Ceci est votre première mission Iroey...(Il s'interrompt d'une nouvelle quinte d'asthme qui colle tout à fait avec les sifflements du malade derrière)...Ne me décevez pas.




          Puis le cyborg se tourne vers Sting, et lui adresse un regard, un seul. Le médecin – décidément vif d'esprit – comprend immédiatement où Tericarax veut en venir. Alors que Iroey et le Tarissien quittent la salle, Sting ouvre la chemise de l'homme qui continue à convulser.


          - Il faut que vous l'immobilisiez, lieutenant.


          Tericarax déplie ses quatre bras.


          - Je pensais que vous ne demanderiez jamais...




          ***


          Suivant le rapport donné par le Tarissien – du nom de Muhock, Iroey et le concerné suivent divers couloirs d'un pas hâtif. Parfois obligés de prendre de grands détours, ils arrivent finalement...À un cul de sac.


          - Le plafond s'est effondré et a bloqué le passage. L'aile pharmaceutique est encore une cinquantaine de mètres et un étage plus bas, mais les escaliers de cette aile sont impraticables et les ascenseurs, en panne faute d'électricité. Je ne voulais pas dire non au lieutenant, vous avez vu son regard pas vrai ? Mais...Et maintenant ?

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            #79

            Post n°77
            Auteur : Iroey

            Suite à tout les évènements, il était de mise que le cyborg ne devait en aucun cas décevoir son supérieur... Son sens du devoir et la situation lui disait de continuer coute que coute. Iroey resta de marbre quand Tericarax le regarda... Mais la première chose que l'archétype remarqua de lui fut un grave défaut pour respirer... Par plusieurs occasion le robot voulut lui apporter une solution à son problème assez visible mais il ne le pouvais pas. Les évènements se bousculent sans arrêt. Quand le cri retendit, sa simple réaction fut de se demander pourquoi on ne tirais pas un coup de blasteur dans la tête de cet organique si bruyant mais... la machine appris que son rôle ici n'allait pas être de tuer ou faire d'avoir une part de combat militaire comme il les apprécies... Car documents que son supérieur lui avait remis était d'ordre médicale. Iroey aurait donc un rôle de support en santé sur se coup? Pourquoi pas. Il avait étudier dans ses temps libres le fonctionnent de chaque espèces peuplant la galaxie en ayant toutefois des impressions de déjà-vu. Surement dut à des vestiges de son ancienne vie qu'il ne se rappel pas... Bref quoi qu'il en soi, le prototype est envoyer en mission pour trouver du matériel pour aider au patient de survivre à son malaise. Quoi que son blasteur à sa taille lui démange beaucoup. Mais le pire était qu'ont lui confiait la garde d'un organique... Se qui renfrognât Iroey qui n'en voyait aucunement d’utilité logique... Un droïde protocolaire aurait été plus agréable à avoir comme compagnons dans se genre de situation à son égard. Bref, une situation d'impasse finit par arriver malencontreusement. L'homme dénommé Muhock lui expliquant la situation, se qui pur une fois trouva le grand droïde utile car les informations pouvait être viable. Donc à y penser... Un mur sait effondrer... Les escalier son dans se cas inaccessible... Et L'ascenseur hors d'usage pour panne électrique... Iroey voulut soupirer face à la simplicité de la réponse à cet énigme qui selon lui provient d'une école maternel. Il se tourna machinalement vers la porte de l'ascenseur, puis entra le bout de ses griffes entre les fentes de la porte, ses muscle mécanique faisant le reste pour ouvrit avec aise la porte... Puis la machine regarda de haut en bas pour voir l'état de la cage de l'élévateur... En piteux état mais le cyborg n'avait pas de besoin de l'élévateur... Juste de la cage de celui-ci en toute simplicité. Car il remarqua que celui-ci est coincé trois étages plus haut. Mais... Une tache encore plus déplorable lui parcourut à l'esprit... L'homme le ralentirait dans sa descente... L'archétype se tourna alors vers lui et dit alors de sa voix robotique assez sèchement:

            -Monter sur mon dos... Pas de question sait un ordre!


            Une fois que l'homme s’exécuta, le robot se pencha puis se mit à descendre le long de la parois, s'agrippant à des tuileaux et autre trucs qui s'offre à lui pour ne pas tomber, la descente fut assez rapide car il arriva à la porte à la porte de l'étage demandé, ouvrant la porte de la même méthode pour entrer dans le couloirs menant à la pharmacie... Mais un détail minime le gêna... L’homme dans son dos n'était pas encore descendu! Il tourna alors la tête et le regarda de ses optique rouge, lui faisant rapidement entrer le message dans sa tête de descendre immédiatement... Le cyborg finit donc et enfin par arriver à la station de médicament... Mais la porte était coincé... Il reculât alors un peu puis donna un énorme coup de pied pour défoncer la porte à fonction électrique, celle-ci se renfonçant pour tomber lourdement... Il pénétra donc dans la pièce obscure et enclencha sa vision nocturne et regarda vivement l'état de la salle. Celle-ci semble être dans un bonne état. Les lumière ne fonctionnent pas et le fait qu'il n'y est pas de fenêtre, il activa son communicateur et dit en fouillant:

            -Je suis arriver lieutenant... J'ai tout le matériel qu'il vous faut ainsi que le matériel nécessaire pour vous fabriquer des poumons artificiel provisoire...

            Dit le prototype dans sa brève réponse, attendant une réponse... 

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              #80

              Post n°78
              Auteur : Tericarax

              Les quatre bras du cyborg ont tôt fait de tenir les membres de l'humain, qui continue ses convulsions. Mais il n'a pas une force suffisante pour lutter face à la montagne d'acier qu'est Tericarax. Matt Sting a raccompagné la jeune femme hors de la chambre, prétextant qu'ils ont besoin d'espace pour agir. En revenant, il s'approche du torse du mâle. L'attention du Khaleesh est redoublée, il observe patiemment les manipulations de son subordonné – provisoire. Ce dernier tient de sa main droite une seringue à grande aiguille, de l'autre il touche au niveau du sternum, puis immobilise sa main, juste à l'endroit où devrait se trouver le diaphragme. Il palpe à nouveau l'endroit, puis fouille de sa main libre dans sa blouse, et en tire un petit rectangle au bout duquel une aiguille. Tericarax comprend. C'est un très puissant anesthésiant, avec un effet quasi immédiat. Sans doute Sting le réservait-il pour les cas les plus graves – en estimant qu'il s'agisse de la seule dose qu'il ait en sa possession, ce qui n'est pas dit.
              Il enfonce la petite aiguille au niveau d'un des bras du patient, au niveau d'une veine du bras, puis patiente.
              Puis, et sans la moindre hésitation, il enfonce la seconde seringue au niveau de la septième côte droite du malade, avec une assurance qui aurait probablement étonné Tericarax s'il pouvait ressentir de l'étonnement.
              L'homme émet un nouveau râle, la douleur se peint sur son visage mais l'emprise du lieutenant est sans équivoque ; qu'il hurle, pleure, crie, qu'il saigne, souffre ou aille bien il ne sera en aucun cas lâché. L'anesthésiant fait son office ; l'homme commence à s'immobiliser.


              Dans la seringue, du sang mêlé d'un pus blanc tirant au jaune, rendant le tout extrêmement visqueux, remonte par à coups.


              - Lieutenant, mettez en position latérale, il faut que tout le liquide soit drainé hors de ses poumons, dit Sting.


              L'interpellé s'exécute, et sans effort met l'humain sur le flanc. Le liquide s'écoule...Mais lentement...Trop lentement. Sting maintient la seringue d'une main.
              Tericarax décide de changer de méthode. Après une toux maladive, deux de ses bras lâchent l'humain, et commencent à faire pression sur les omoplates du patient. Une pression modérée bien entendu – hors de question de casser des os. Toutefois, suffisante ; de la seringue coule à grosses gouttes le mélange gluant de pus et de sang, qui tombe sur le sol en une putride flaque.


              Le lieutenant remarque alors que l'humain n'émet plus de sifflement. Sting émet un soupir – s'il s'agit de soulagement ou de fatigue, Tericarax n'arrive pas à le déterminer.


              - Calez le contre le mur, le reste s'écoulera naturellement maintenant que le pire est passé, dit le médecin d'une voix calme.


              Tericarax s'exécute. Intéressant. Très intéressant. Les hypothèses se bousculent dans la tête du cyborg. L'endroit où la seringue a été plantée est sans hésitation juste en dessous du poumon. C'est une zone qui est sensée être vide, que l'on appelle couramment la plèvre...Mais elle n'était visiblement pas vide. Remplie de sang, et de pus...Qu'est-ce qui aurait pu causer ça ? Un agent infectieux ? Peut être. Les germes sont courants lorsque les conditions sanitaires se dégradent – comme par les temps qui courent.


              Le cyborg relâche son étreinte. Sting, lui, saura lui donner tous les détails de cette étonnante pathologie, ainsi que ses causes, sans doute. Avant qu'il ne puisse engager le dialogue, son communicateur sonne. Tericarax l'active. Apparaît l'image – plate et unicolore, un bleu diaphane comme unique teinte – de la recrue tout juste arrivée. De sa voix robotique, elle indique qu'ils sont arrivés à l'infirmerie, en attente d'instruction. Iroey ajoute quelque chose qui aurait peut être amusé ou touché Tericarax – si ce dernier avait toujours des émotions. Quelle forme d'arrogance, ou de protocole dans le programme du droïde lui laisse penser que le cyborg n'a pas déjà envisagé la possibilité qu'il suggère pour ses poumons ?
              Un défaut de conception sans doute. Non. Il ne peut pas mettre ceci sur le dos d'un défaut dans l'intelligence artificielle. Même avec le meilleur cerveau du monde, la recrue ignore la fonction principale du lieutenant, et ses qualifications de scientifique.


              Les yeux du Kaleesh croisent le regard de Sting. Et ce dernier comprend à nouveau où veut en venir le monstrueux hybride.


              - Il me faut du Bacta surtout, mais il me faut aussi une machine de stérilisation. Il nous faut aussi des seringues de perfusion cutanée, des sacs de perfusion, de la M-H21 pour les anesthésies et il nous faut du CL-6. Cela pourra nous permettre d'empêcher les patients d'avoir des infections.


              Tericarax acquiesce tout en toussant. Le Bacta est un agent cicatrisant extrêmement puissant, même en pansements. Les instruments stérilisés sont une nécessité, une urgence immédiate. Tout le reste du matériel évoqué par le docteur, il le laisse à sa discrétion quant aux détails exacts. Toujours est-il que, son communicateur allumé, Iroey a probablement entendu ce qu'a dit le docteur Matt Sting.


              - Vous savez ce qu'il vous reste à chercher, dit la voix d'acier du Confédéré marquée par l'asthme quasi pathologique qui ponctue chacune de ses inspirations. Ramenez-en la plus grande quantité que vous pourrez trouver, rapidement. N'essayez pas de faire de la (il s'interrompt et tousse à s'en arracher les poumons)...sympathie...avec moi...recrue. Si je n'ai pas conçu de système pour pallier à mon problème, vous...n'y parviendrez pas sans matériel...Ni avec. J'étais ingénieur avant que vos plans ne soient imprimés.


              Puis l'impitoyable cyborg coupe sa communication et se tourne vers Sting.


              - À présent docteur...Décrivez moi exactement ce qui vient d'arriver à cet humain, et pourquoi, dit il en pointant du doigt le patient.


              Sting se gratte le front. Vraisemblablement, ce n'est pas une demande qu'il attend, d'un supérieur ou de qui que ce soit. Il fixe Tericarax quelques secondes, pour vérifier s'il est sérieux ou pas.


              - Vous...Me demandez vraiment ça ? Ce n'est pas le moment lieutenant, nous avons encore beaucoup à faire, des vies sont en...


              - Tant que le matériel n'est pas arrivé, vous êtes pieds et mains liés docteur, tout autant que moi.


              - N'avez vous aucune empathie ? S'offusque le médecin.


              - Il ne reste dans ce cadavre ambulant d'acier qui me sert de corps qu'une chose : une curiosité à assouvir ; répondez, Sting.


              Ce dernier soupire.


              - Le syndrome de Ctaen est un cas analogue à un pneumothorax spontané secondaire. Il est déclenché par le contact avec un parasite présent sur Taris, que l'on nomme le Sprius. Le Sprius se sert de l'humain comme hôte de reproduction ; sitôt qu'il s'est reproduit, il quitte le corps. Les larves de Sprius ont besoin d'un...


              - Grand apport en oxygène, exposition à chaleur élevée et taux d'humidité satisfaisant. Les larves se logent dans les alvéoles des poumons, puis lorsque assez développées, remontent des poumons par l’œsophage à l'air libre. Je connais ce parasite, il existe aussi sur Kalee. Continuez.


              - Les larves sont allergènes, et font éclater les alvéoles dont elles se développent. Un pneumothorax est – en résumé – de l'air qui se coince entre le poumon et le thorax. Au bout d'un moment, le poumon devient compressé et ne peut plus fonctionner. Ici, les alvéoles où se développent les larves éclatent, mais surtout s'infectent très rapidement. Dans environ la moitié des patients infectés par le Sprius, quelques semaines après que les Sprius développés se soient échappés, les patients déclenchent un syndrome de Ctaen – un pneumothorax accompagné d'écoulement de pus dans la cavité thoracique, qui les empêche de respirer.


              Tericarax observe le patient, qui est maintenant assoupi. Pour l'instant, il est hors de question de retirer la seringue ; le liquide qui s'écoule est uniquement ce qui doit sortir, en d'autres termes cela n'est en aucun cas une forme d'hémorragie. Par ailleurs, retirer la seringue sans précaution, voilà qui pourrait générer une hémorragie. Mais Tericarax sait qu'il y a autre chose.


              - Maintenant...Il est probable que vous vouliez injecter directement dans la plèvre des agents aseptiques, n'est-ce pas ?


              - Ce n'est que la première étape. Une fois que tout le pus a été drainé de la plèvre, il faut en effet désinfecter les poumons par une injection directe de CL-6 dans les poumons mêmes, mais ensuite faire une perfusion intraveineuse, pour éviter toute septicémie qui est le risque le plus important d'un syndrome de Ctalen. Nous avons agit dans les temps, heureusement.


              Tout ceci est proprement fascinant. Fascinante est cette pathologie. Fascinant est ce savoir que détient le médecin. Fascinant est cet hôpital. Une situation bien étrange, mais qui montre déjà une tournure des plus avantageuses. Ne manque que le retour de Iroey, et ils pourront passer aux cas suivants - certes moins graves, mais que le cyborg se doit de superviser.


              Tericarax tousse.


              Spoiler : HRP
              Pour Iroey, tu es bien entendu complètement libre de décrire tout ce que tu veux, ajouter des complications à ta situation etc! N'hésite vraiment pas à prendre des initiatives comme tu le fais déjà ;)

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                Post n°79
                Auteur : Iroey

                Quand la réponse de son supérieur se fit alors entendre, Iroey resta de marbre... Tout les ingrédients alors que le médecins parlait... Il se trouvait tous devant lui... Par contre, contre, il se sentit un peu vide quand Tericarax lui donna une petite réprimande sur concernant son idée pour un poumon artificiel. S'était pourtant la méthode la plus simple pour le débarrasser de son problème. Il dit alors à Muhock:

                -Ramasser moi tout le matériel qui as été demander dans les plus bref délais et peut-êtr4e aurais-je meilleurs image de vous organique...

                Dit-il alors en le regardant... Le prototype s'amusa mentalement à voir l'homme se dépêcher pour ramasser le matériel, tandis que l'archétype lui regarde le matériel médicale et mécanique. Peut-être que le lieutenant lui avait dit qu'il était un scientifique accomplie mais... Il Ignore que la machine qui lui est arriver est en fait un projet secret des plus grand cerveau de l'époque au début de la C.S.I. ... Le projet ayant été de pouvoir reproduire artificiellement des sensitives dans un corps plus fort... Ainsi donc il as un cerveau qui plus est as été amélioré par la bio-ingénierie de l'époque qui n'avait aucune restriction concernant les prisonnier de guerre... Bref... Ont ne s'attardera pas sur le passer car le cyborg compte reproduire une version à bon marché de son propre système respiratoire qui fournie son cerveau en oxygène à Tericarax...  Une merveille de l'ingénierie robotique que le monde ignore encore les capacités. En faisant cela il ne cherchais pas de la sympathie mais plutôt voulait augmenter les chances de survie de son lieutenant car il a simplement le sans de la hiérarchie.

                Quoi qu'il en soit, le géant de fer remarqua que l'humain qui l'accompagne semble avoir de la difficulté à transporter tout le matériel. Iroey lui lança simplement un gros sac de poubelle qu'il avait prit dans une boite sous un comptoir, celui-ci n'étant pas couvert de bactérie ou autre. Mais la machine peut enfin se mettre au travail... Le cyborg trouva un respirateur artificiel, des tuyaux, et autre matériel qui lui permettrais de faire son invention. Sait quand il eu fini de ramasser ses affaires que son système de détection de danger s’affola... Le prototype regarda de quoi il s'agit dans ses paramètres et découvrit qu'il avait bien fait de mettre sur écoute les communications militaire alliée... Ils avait réussi à atteindre une batterie d’artillerie caché depuis un certain moment mais au moment ou ils allait passé à l'attaque, le canon à tiré en panique n'importe où en l'espoir de toucher quelque chose et... L'obus se dirige tout droit sur l’hôpital! le prototype eu à peine le temps de se mettre à l’abri que l'obus frappant en ricochant un mur du bâtiment, éclatant sur le rebords de la structure. Cela fit trembler tout centre hospitalier en entier  suite à l'explosion de l'obus... Ne perdant pas plus de temps, l'archétype se releva alors puis attrapa son compagnons par le dos puis le remis dans son dos, repartant pour sauter dans la cage d'ascenseur, le tas de gravas et de fer écrasant le plancher pour aller bloquer le devant de la pharmacie... Heureusement qu'Iroey était sortit vite car sinon il aurait été coincé là pour un bon moment... Il peut d'ailleurs constaté l'état des dégâts suite à effondrement ressortit de l'ascenseur... Les débris avait défoncer le sol de l'étage pour s'étaler devant la porte de la pharmacie... la machine déposa de nouveau Muhock puis regarda le contenu de son sac. Il avait prit assez de matériel mais il ne pouvais pas tout transporter non plus... Il faudra renvoyer une équipe plus tard pour enlever les débris de devant la porte...

                Se fut quelque minutes plus tard que le prototype fut de retour dans la salle d'opération avec l'organique, déposant la matériel dans un coin pour garder son propre matériel pour fabriquer le respirateur de Tericarax plus tard après avoir fait son rapport.

                -Lieutenant... J'ai rapporter le matériel demander mais l'onde de choc produit par l'écrasement de l'obus à fait s'effondrer une partit du bâtiment devant l'unique entré de la pharmacie... Il faudra envoyer une équipe pour enlever au plus vite les gravas...

                Dit-il alors le dos toujours droit en attendant une réponse de son supérieur.

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                  Post n°80
                  Auteur : Tericarax

                  Un choc secoue l'hôpital. Un peu de poussière tombe du plafond et tourbillonne dans l'air. Sting ne dissimule pas sa surprise, tandis que Tericarax reste complètement neutre. Les explosions ébranlant l'hôpital et les alentours se sont raréfiées, mais elles se produisent encore.
                  Réunissant ses quatre bras en deux, il observe la flaque au sol, de pus et de sang. La seringue ne dégoutte pratiquement plus rien. Intéressant. Très intéressant.
                  Un parasite qui tue son hôte à sa sortie. Une bombe biologique à retardement en quelque sorte.
                  Une façon de sélectionner de façon violente les individus des espèces supérieures. Ceux qui périssent nourriront les asticots – dans le meilleur des cas.


                  Alors, Iroey et Muhock reviennent dans la pièce. Les nouvelles ne sont pas tout à fait positives, mais attendues. Tericarax tousse, tandis que Muhock donne au docteur le matériel qu'il a réclamé.
                  Le moins que l'on puisse dire, c'est que le duo a été efficace. Probablement de part la nature robotique du nouvel arrivant confédéré. Sans perdre un moment, Sting et Muhock se mettent au travail. Une perfusion ne devrait pas être trop compliquée à faire. Tandis que Muhock fait les dosages suivant les instructions du médecin, ce dernier ôte avec précaution la seringue de l'abdomen du patient ; il fait une injection d'aseptique puis fait un – petit – pansement de bacta.


                  Pendant ce temps, le lieutenant sort de la salle, suivi de Iroey. Le cerveau du Kaleesh réfléchit à la meilleure séquence d'actions à adopter à présent. Un patient, et il avait été obligé de se mobiliser lui-même. Cela ne pouvait continuer indéfiniment. Pas avec le nombre de patients qu'il y avait.
                  Une première évidence, il manquait de personnel, cruellement.


                  Il y a Sting, ce qui fait un médecin. Ses deux droïdes, amenant le nombre à trois. Mais trois médecins pour plus d'un millier de patients – nombre qui allait augmenter fatalement...Les morts sont garanties à ce rythme. Et la CSI a donné un message clair : le cyborg n'a pas le droit à l'erreur. Il a été amené ici justement pour son ingéniosité. Ses facultés de biologiste et d'ingénieur, oui, ses nombreuses qualifications, oui, mais probablement sa façon de penser et d'agir ; de trouver toujours son avantage même lorsqu'il n'est pas apparent.


                  Tericarax se tourne vers Iroey. Il sort de son ample cape les chemises et les feuilles.


                  - Cela ne vous passionne pas, droïde, je le sens à votre ton. Mais nous sommes ici pour empêcher le plus de victimes possible. L'infirmerie est inaccessible...Cela ne peut pas durer.
                  Le manque de logistique, tous les secteurs inaccessibles, tout ceci a une réponse simple, un chiffre dans l'équation : l'énergie. (il s'interrompt et expectore disgracieusement)...Rétablir l'énergie dans l'hôpital est ce qu'il faut faire, reprend-t-il imperturbable.


                  Le lieutenant ouvre l'une des chemises. Ses doigts squelettiques d'acier passent, jusqu'à arriver sur un plan.


                  - Il y a un groupe électrogène, mais les connexions ont été coupées par les déflagrations répétées. Le noyau énergétique qui alimente tout l'hôpital se trouve ici, dit-il en montrant un autre endroit. Y amener le groupe électrogène permettra de relancer le noyau...Toutefois, il faudra un grand stimulus énergétique. (il reprend son souffle, dissonant)...Vous allez venir avec moi, Iroey. Vous êtes un droïde conçu par la CSI, pour la CSI. J'ai une affaire à régler. Sitôt cela fait, nous nous mettrons en route.


                  Tericarax laisse Iroey là, puis entre à nouveau dans la salle dont il vient de sortir. Son regard se pose sur Sting.


                  - Je me rends au premier étage, pour tenter de rétablir l'énergie des locaux. Cela nous facilitera la tâche.


                  - Lieutenant, objecte Sting, le capitaine Riggs a formellement interdit à quiconque de s'approcher du noyau. Certains de ses hommes ont...


                  - Ses hommes ne sont pas moi. Par ailleurs, j'ai noté sur vos plans, Muhock, qu'il y avait des salles d'opération qui étaient inutilisables – des protocoles de sécurité ayant bloqué les portes qui ne s'ouvriront que si le courant revient. Sting. Nous avons sauvé ce mâle humain, dit Tericarax en désignant de son doigt le patient assoupi, mais tout patient dans un état critique doit être évacué à partir de maintenant. Tant que nous n'aurons pas rétabli tous les moyens de l'hôpital, ils ont plus de chance de mourir que d'être sauvés ici. Et nous n'avons ni un personnel illimité, ni des chambres illimitées. Riggs a interdit de se rendre au noyau ? Très bien. Informez le, je lui demanderai la raison à mon retour.


                  Le cyborg quitte ainsi le médecin et le Tarissien. Il rejoint alors Iroey. Ses yeux d'or détaillent son subordonné. Un droïde, de pied en cape. Mais il y a nécessairement une partie biologique dans cette unité, Tericarax en est persuadé. Pourquoi aurait-il proposé de confectionner à son supérieur un appareil respiratoire artificiel ? Cela n'était pas inclus dans ses directives, et les droïdes ne prennent pas d'initiative. Un cerveau organique alors ? Fort possible. Tericarax n'en dit rien. Sa voix grave et galvanisée s'élève, maladive mais menaçante par sa froideur.


                  - En route.




                  **


                  Le duo se retrouve ainsi bien rapidement loin des halls, loin des patients, dans les coins sombres de l'hôpital. Le silence est troublé uniquement par la respiration pathologique du lieutenant, et la mélodie mécanique de sa marche – servomoteurs et pistons ponctuant son avancée. Sans lumière pour se guider, le cyborg compte sur sa vision reptilienne. Ses pupilles d'or scrutent la noirceur, détectent les reliefs et les décors avec l'acuité qui sied à tout Kaleesh. Néanmoins Tericarax avance avec précaution – sans pour autant aller à allure lente. Suite aux explosions répétées, la structure de l'hôpital est probablement assez abîmée.
                  Le chemin est encombré par endroits de morceaux de plafonds, tombés au sol. Une épaisse poussière blanche couvre le sol. Les griffes qui font office de jambe au cyborg se rient de ces petits « décors ».


                  Tericarax s'arrête. Devant lui, le sol s'ouvre en un puits noir et sans fond. Il lève les yeux. Le plafond est éventré, des poutres d'acier contorsionnées en jaillissent, autant de bras avides et torturés qui attestent de ce qui s'est passé.


                  - Le haut est tombé et a emporté le bas, murmure le cyborg. Quelque chose n'est pas tout à fait exact. Les poutres sont déformées d'une bien étrange façon, l'acier ne réagit pas de la même façon à une explosion et à une contrainte trop élevée. On dirait ici que les poutres ont été soumises à un poids trop élevé. Cela signifie-t-il que l'effondrement vient de plusieurs étages au-dessus ? Probable. Le scientifique cesse sa réflexion à ce sujet.


                  Il a un instant l'idée de sauter dans le trou. Cela pourrait leur permettre immédiatement d'arriver en bas, mais cette possibilité est rapidement écartée. Son armure a peut être des articulations qui lui permettent une immense flexibilité, on ignore complètement la profondeur du trou – ou ce qu'il y a en dessous. Cela peut être un étage, cela peut en être six. Et se retrouver à atterrir sur les restes de poutre est un risque à ne pas négliger. Par ailleurs, Tericarax a des doutes sur Iroey. Partout où il regarde, il ne voit que des matériaux à masse très élevée sur le corps du droïde. Il doit être lourd. Très lourd. Une chute de durée indéterminée, et l'atterrissage pourrait être très rude pour la recrue...Voire fatal.
                  Bien que la perte d'un droïde ne soit pas un mal, il demeure une unité sous ses ordres. Dans un combat, s'il se met sur son chemin, alors la mort comme sentence est tout à fait compréhensible. S'il fait preuve d'insubordination au point d'entrer en conflit avec les objectifs du cyborg, une exécution sommaire n'est pas à écarter. Mais ici, maintenant ? Dans une mission sans affrontement, alors qu'Iroey est d'un dévouement sans faille ? Cela n'est pas envisageable. Tericarax a encore besoin de ces deux bras supplémentaires pour l'assister. Une fois l'hôpital de nouveau fonctionnel, Iroey est libre de finir dans un broyeur magnétique si cela lui plaît...Mais pas avant.


                  Faute d'options, il faut donc passer de l'autre côté. Un bond de plus de cinq mètres...Sans savoir si l'autre côté est stable. Un pari extrêmement risqué.


                  Le cyborg se retourne. Sa griffe se pose sur une fracture du mur, et en arrache un pan fragilisé avec un crissement et quelques étincelles. Il se met à quatre pattes, et soudain son bassin et toute sa colonne vertébrale tournent ; le projectile – lourd pourtant de plus d'une cinquantaine de kilos – est expulsé de l'autre côté à une vitesse prodigieuse. Il rebondit sur le bord, puis glisse sur le sol...
                  Tericarax guette le son. Mat. Le son est mat.


                  Le cyborg se redresse de toute sa hauteur, se tourne vers Iroey, avise puis prend la parole d'un ton asthmatique.


                  - Le noyau n'est plus qu'à quelques virages d'ici. Je vais m'y diriger en priorité. Vous, Iroey, pouvez faire demi tour et prendre à droite plutôt qu'à gauche du virage précédent. Le groupe électrogène devrait être par là, ajoute-t-il en tendant au droïde la carte. Assurez vous de son fonctionnement en premier lieu. Ensuite, informez moi, et nous trouverons un moyen d'amener le groupe jusqu'au noyau.


                  Puis il se détourne. Ses membres se plient. Ses servomoteurs s'activent, ses pistons se compressent. Tout doit se déclencher au même moment. Se donner une accélération uniquement horizontale. Le cyborg s'abaisse encore plus au niveau du sol. Plus son centre de gravité est bas, plus est facile de gagner de la vitesse avec une dépense d'énergie donnée sur l'axe horizontal. Sa cape dissimule pratiquement complètement sa silhouette pourtant gigantesque. Puis tout son système de locomotion réagit au même instant, lui fournissant une telle poussée qu'il soulève derrière lui toute la poussière du couloir ; un saut, un seul car il n'a pas le droit à l'erreur.
                  Il est au dessus de la noirceur. Il est dans l'obscurité. Un battement de son cœur organique – un des rares organes qu'il ait conservé.


                  Avant qu'il s'en rende compte, il est de nouveau au sol. Ses griffes ne réagissent pas, il se laisse pleinement décélérer, alors que le sol grince sous les frottements du duranium qui le compose. Une fois immobile, Tericarax se relève, tourne les yeux vers l'endroit où il se tenait encore quelques secondes auparavant. Iroey n'est plus là, probablement s'est-il mis en route dès qu'il a reçu ses ordres.


                  Le Kaleesh reprend sa route – solitaire car c'est tout ce qu'il connaît. Enfin, il arrive devant une large baie vitrée. Les reflets l'empêche de voir ce qui est à l'intérieur, ni de lire ce qui est inscrit sur les portes. Mais selon les plans, il s'agit bien de l'endroit du noyau.
                  Sur les portes, il y a des inscriptions de différentes couleurs. Mais illisibles – couvertes de poussière, et l'obscurité ne facilite pas la tâche à Tericarax.


                  Les doigts de Tericarax se glissent dans les interstices entre les deux portes coulissantes. Alors, commençant à œuvrer de sa force à pleine puissance, il tente d'ouvrir les portes. Millimètre par millimètre, il les repousse en arrière.


                  Toute cette situation, il la doit à Cerberus. Un groupe terroriste. Des terroristes qui ont fait ça. Les espèces ont un goût pour la guerre, qui dérive probablement d'un instinct territorial exacerbé...Et d'un paradoxal désir d'ailleurs. Aller sur d'autres terres, et la défendre contre ceux qui s'y trouvent, n'est-ce pas ce qui a mené à la guerre ayant ravagé Kalee ?


                  Mais la guerre, la guerre. Sur Kalee, ceux accomplissant les plus grands exploits devenaient des dieux après leur trépas. Tericarax s'était isolé...Ce corps mort, ce cadavre ambulant qu'il était devenu est-il sa punition pour avoir renié ce que toutes ses traditions lui dictaient...Ou sa récompense, récompense pour s'être élevé là où nul Kaleesh n'aurait jamais rêvé ?


                  Les portes grincent, crissent, mais l'effort du cyborg ne se relâche pas.


                  Toujours est-il. Si les espèces ne se faisaient pas la guerre, il n'y aurait aucune sélection. La sélection naturelle, vecteur nécessaire pour établir quel potentiel génétique est le plus adapté à la survie, suite de hasards, de morts accidentelles et de mutations tout aussi imprévisibles, la guerre n'en est finalement qu'une forme plus visible – et immédiate.


                  Les portes cèdent. Avec un ultime effort, le cyborg les repousse définitivement, écartées de plus de deux mètres – et bloquées. Avec une toux, il entre enfin dans la salle.


                  La situation est incohérente. Pourquoi le noyau serait-il coupé de l'hôpital ? Le courant coupé dans certains secteurs est une chose. Mais partout en même temps ? Cerberus a probablement abîmé le noyau d'une façon ou d'une autre, ou stationné des terroristes. Il est possible que Riggs ait interdit à quiconque de se rendre au noyau pour empêcher des allers et retours incontrôlés dans l'hôpital.


                  Tericarax s'approche du noyau. Il observe dans le noir, ses doigts touchent – bien que le toucher ait depuis longtemps déserté son corps d'acier froid – le noyau. Il s'agit sur le principe d'une gigantesque pompe à énergie, comme un cœur organique qui se charge de distribuer dans les secteurs de l'hôpital l'électricité de façon adaptée. Selon la taille du bâtiment, un noyau peut être un petit cube ou – c'est le cas ici – un grand pylône de plus de trois mètres de haut, et un de diamètre, bardé de câbles qui se perdent dans le plafond et le sol, tel un arbre onirique aux racines et branches électriques.


                  C'est à cet instant qu'il remarque à ses pieds. Un cadavre auquel il manque la tête. Les implants cybernétiques du cyborg s'activent, et tout commence à se mettre en place. Ce n'est qu'au moment où une grande patte griffue le frappe en plein thorax et le fait reculer hors de la pièce qu'il comprend. Une aberration se tient devant lui. Il en devine la silhouette bien que l'obscurité dissimule ses traits. Un souffle bestial – contrastant avec celui asthmatique du lieutenant – et la dernière pièce se place dans son esprit. Un souvenir de biologiste lointain, une légende qu'il avait un jour désiré étudier, qui disait-on hantait les bas fonds de Taris comme les rats les égouts de Coruscant, une monstruosité qui semblait imaginaire.


                  C'est alors que son communicateur s'active, laissant entendre la voix de Riggs.


                  - Lieutenant ! J'ai interdit l'accès au noyau pour des raisons de sécurité. J'ai ordonné de couper tous les accès, à tous les étages. Cerberus y a lâché des...


                  Alors que la créature se met en mouvement avec un grognement rageur, Tericarax tousse puis répond, avec sa froideur et son calme - anormal - habituel


                  - Des Rakgoules.


                  La journée continue à être fascinante. Un spécimen à ajouter à sa collection. La créature se jette sur lui, tente de le mordre. Rangeant son communicateur, il sort sa lance, qui se déplie brusquement, et fauche les pattes de la bête, fait tournoyer son arme, et le manche par un retour la frappe dans la mâchoire. Alliée à la force inhumaine du cyborg, la créature est projetée plusieurs mètres en arrière, heurtant la baie vitrée.
                  Plusieurs respirations rauques se mêlent à celle de la première créature. Tericarax fait tournoyer sa lance et se met en posture de garde. Une seule. Il lui en faut une seule vivante.

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                    Post n°81
                    Auteur : Iroey

                    Après divers conversation avec le médecin, Iroey se dit qu'il ferrait mieux de remettre son projet à plus tard... Car une autre mission était en effet à venir... Il écouta attentivement Tericarax parlé au docteur. Restant silencieux pour ne pas interrompre leurs conversation même s'il avait des idées pour comment rétablir le courant. La machine se dit que en effet ses informations devait être superflu pour quelque comme le lieutenant qui avait déjà établit le plan d'action: se rendre au noyaux sceller dans les bas étages du bâtiment. Le prototype écouta les directives et le suivit sans rien ajouter, voyant que son supérieur avait taper dans le mille en lui en sachant que cela ne le passionne pas vraiment de faire ce genre de travail, il se redressa simplement, ne voulant pas passer pour un lâche de quelque sorte soi t-il. Mais ainsi soi dit, le plan était de réactiver le noyaux d'énergie de l’hôpital avec un groupe électrogène qui se trouve quelque par dans les décombres de l'édifice... Se fut donc après une brève discutions avec les organiques que l'archétype sortit de la pièce avec le kalesh, l'opération ayant débuté...

                    Se fut donc après un certain moment à marcher que les deux cyborg arrivèrent devant un trou béant... La machine remarqua aussi l’intérêt du lieutenant pour les circonstances du à l’effondrement... Sur le coup, Iroey n'y avait pas porter attention mais se rendit à la même conclusion sans le savoir que son supérieur hiérarchique, reportant par la suite son attention sur le trou... Iroey activa alors sa vision nocturne et même avec cela, il n'arrivait pas à voir plu loin qu'un cinquantaine de mètre tellement il y fait noir... Sans doute que l'effondrement à du se rendre dans les bas font des structures de la villes et des égouts... De se fait, le géant de fer ne remarquant pas quand Tericarax la regarda pour en venir à la conclusion de son problème poids... Car en effet... La structure est tellement affaiblit que quand le robot fit un pas pour reculer, ont entendit le plancher se plaindre... Se fut à se moment précis que les prochaines instructions pour contrer se problème fur donné. Ont lui ordonna de trouver le groupe électrogène et une fois cela fait de le contacter et de trouver un moyen de le déplacer... Il fit un salut militaire puis partit, suivant les ordres à la lettre...

                    Se fut donc en suivant les instructions sur la carte et les indications fourni par le même personnage que la machine arriva sans problème au groupe électrogène. Le cyborg le sortit de son coin poussiéreux puis tourna autour pour l'examiner... Les roulettes semble en bonne état pour le déplacer et la taille de l'appareil est assez importante... Un engin fait pour alimenter en énergie un aile complet de l’hôpital sans difficulté... Le seul problème est que l'engin semble avoir été légèrement endommager avec quelque bosses, risquant de provoquer de la radioactivité... En hypothèse... Le cyborg alluma donc le contrôle de bord du générateur et démarra une analyse complète de l'état de l'appareil... Il se passât quelque minutes puis l'analyse se termina et détermina qu'aucun bris n'avait été détecté. Ainsi donc, le géant de métal alluma son communicateur et tenta de contacter le lieutenant mais sans succès. Se qui est louche... Iroey prit donc initiative de regarder de nouveau le plan et découvre un tunnel de maintenant assez étroit menant à la pièce du noyau sur la carte... Le prototype regarda autour de lui puis vit que là ou se trouvais le générateur d'énergie, Et bien il y avait une porte fortement bosselé... Comme si quelque chose avait essayer de sortir... Se qui est étrange... Visiblement le groupe électrogène qui est assez lourd quand les roulettes ne son pas descendu avait été placé là pour bloquer la porte... Sait donc sans plus attendre n'y aucune hésitation que l’archétype ouvrit le gros panneau qui sert de porte pour le couloir d'entretien, se penchant pour entrer et referma la portière derrière lui, tirant le lourd générateur derrière lui avec une main sur une poignée. Au bout d'un moment à marcher dans le noir absolus, son système détecta des odeurs nauséabonde en provenance d'un tunnel sur sa droite. Le cyborg déposa donc sa charge pour voir la source de cet odeur... En passant discrètement sa tête, il y vit une étrange grosse bête celle-ci ne semblant manifestement pas au courant de sa venu... Comme si elle était entrain de dormir debout... la machine n'attendit pas plus et fonça, la bête se réveillant en sursaut mais trop tard... Iroey utilisa ses cyber-mucles herculéen pour frapper de toute ses force la bête au niveau de la moelle épinière, le faisant perdre équilibre et par la suite, l'archétype planta ses griffes au même endroits, brisant littéralement cette partit importante du monstre, lui paralysant les jambes, se qui le fit tomber lourdement sur le sol. Se fut après que la machine embarqua par dessus pour l'empêcher de se lever, son poids de près d'une tonne étant finalement utile... Il donna un fort coup de plat du pied à un endroit précis de son dos, lui brisant de ses fait des vertèbre et lui paralysant le reste du corps... Le cyborg ignore tout de se monstre et en as pas vraiment d’intérêt mais en ramené un en vie à Tericarax... Lui serrait intéressé... Il déposa donc le corps en vie du monstre dont il ignore tout, sortant enfin du tunnel par un autre porte-panneau de maintenance du mur, tombant sur son supérieure qui est sur ses gardes... la machine se redressa et fit un salut avant de sortir le groupe électrogène avec le bonus dessus, prenant enfin la parole:

                    -J'ai apporté le groupe électrogène lieutenant... J'ai malencontreusement rencontrer une bête étrange et je vous lais rapporter en vie pour que vous puissiez faire des analyse...
                     
                    Dit-il de sa voix robotique pour attendre manifestement d'autre instruction, plusieurs cadavre de ces bête jonchant le sol de la pièce...

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                    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le Chroniqueur
                      a écrit sur dernière édition par
                      #84

                      Post n°82
                      Auteur : Tericarax

                      Vous êtes vous déjà retrouvé entouré de créatures d'apparence grotesque, à l'agressivité que seule une nature corrompue aurait pu générer, et en nombre suffisant pour vous écarteler par leur férocité ? Une approximation de la situation dans laquelle le cyborg se trouve.
                      S'il avait pu ressentir de la peur, serait-il terrorisé à l'heure actuelle ? Une créature bondit vers lui. L'une des serres du lieutenant l'intercepte au niveau de la tête, et l'abat violemment au sol. Un craquement retentit, couvert par les grognements bestiaux des autres abominations et la respiration glauque de Tericarax. Créature endosquelettique. Intéressant.


                      Deux monstres se jettent vers lui. Il mime un coup de pied retourné, ce qui envoie la bête qu'il tenait dans sa serre il y a quelques secondes plus tôt sur ses deux semblables, formant littéralement un barrage de chair et d'os entre lui et ses assaillants.
                      Les deux sont jetés en arrière, et en se relevant commencent à se battre, à la façon de chiens errants autour d'un os. Raisonnement primaire – instinct de nature agressive et coordination de groupe quasi inexistante.


                      Une occasion rêvée ; la lance de Tericarax – et la vibrolame qui lui sert d'extrémité – fend l'air ; un coup d'estoc précis dans le lobe occipital de la Rakgoule la plus à droite. L'arme traverse comme dans du beurre, de part en part le crâne hideux.
                      Un réflexe étonnant alors : l'absurdité ambulante attrape la lance du cyborg au niveau de sa structure d'acier, là où elle est inoffensive, et la retient. Pourquoi ? La majorité des espèces vivantes possèdent un mécanisme cérébral qui permet de relâcher des « drogues » qui font taire les douleurs trop extrêmes. Une blessure peut ainsi n'être notée par un sujet que plusieurs minutes après que le sujet se soit quasiment vidé de son sang. Un mécanisme orienté principalement vers la survie immédiate, mais moins efficace sur le long terme.
                      Toutefois, un mécanisme qui se déclenche quand le cerveau est touché ? Inconnu à ce jour.


                      Les créatures, profitant de l'immobilité - relative de leur proie, se jettent toutes sur le lieutenant, qui se retrouve submergé par au moins quatre d'entre elles.


                      Ses yeux ont beau être adaptés à une obscurité quasi complète, il ne voit pas aussi bien qu'en plein jour. Il se retrouve au sol, avec au-dessus de lui un nombre de créatures qui doit être d'environ cinq selon ses estimations, dans un chaos que l'on ne voit que chez les sociétés animales les moins évoluées. Une grosse créature se tient sur le corps du cyborg, grognant, les autres se battent autour, des charognards qui attendent de voir le cadavre. Le sens tactique du CSIen s'active. Pas question de rester sous la bête et son poids énorme plus longtemps que nécessaire. Ses membres se déplient ; un bras retient la mâchoire avide qui le menace, à quelques centimètres seulement. Ses trois autres bras déplient leurs vibrolames, qui sortent avec un vrombissement. Deux se plantent dans les articulations des membres supérieurs de la menace monstrueuse, la dernière s'enfonce profondément dans sa trachée. La créature qui se tient sur le cyborg émet un grognement sourd, de sa bouche hérissée de dents difformes coule un mélange de salive et d'un liquide plus épais – sombre. Même avec sa force, Tericarax peine à faire mouvoir sa lame – sa position n'est pas des plus optimale, mais c'est surtout la structure interne de la Rakgoule. Peau d'une grande épaisseur, et densité des chairs extrêmement importante ; élasticité notoire. Avec un effort surhumain – terme ridicule pour un être qui ne l'a jamais été – l'ex Kaleesh tranche enfin la gorge de la créature. De sa nuque s'échappe et coule sur l'armure de duranium du scientifique un mélange tuméfié d'organes et d'os. La quatrième main de Tericarax jette la tête abominable – qui par réflexe claque encore des mâchoires - au loin, et à présent libre, tire son grappin sur l'un des murs, qui part avec un clic mécanique. Les vibrolames se rétractent simultanément, les bras libres du cyborg déploient un effort colossal pour jeter le corps encore mouvant en arrière. Le grappin s'accroche à l'une des aspérités sur le mur – déjà bien abîmé, et Tericarax se retrouve tiré loin du cadavre de la créature. Il retrouve son équilibre d'un saut en arrière d'une souplesse remarquable, puis se laisse aller à une toux disgracieuse qui ne sied qu'à un patient atteint d'un cancer pulmonaire en phase terminale, tandis que son fidèle grappin se rétracte dans son bras.


                      Les créatures restantes dévorent celles tombées, ce qui laisse le temps au cyborg de s'ôter un peu de la pestilence qui couvre son torse d'acier.
                      Intéressant. Très intéressant. Ces créatures disposent d'une force qui est loin d'être anecdotique, pour pouvoir le mettre à terre si aisément. Et elles sont rapides, très rapides. À cela s'ajoute leur résistance très au-dessus de la moyenne des espèces communes. Leur constitution humanoïde n'a qu'une seule excuse ; il s'agit d'une mutation dégénérée d'une autre espèce, probablement.
                      Créatures stupides, mais prédateurs redoutables. S'il avait eu de la chair, le cyborg aurait été blessé à plusieurs reprises dans les quelques minutes qui se sont écoulées, preuve de la dangerosité des créatures.


                      Les autres repassent à l'assaut vers le cyborg, dont les vibrolames se déplient. Cette fois, personne ne le mettra à terre.
                      Des créatures peu communes dans la galaxie, c'est certain. Tericarax tranche une bête, sa force surhumaine lui permet de l'envoyer vers le trou, à sa perte.Toutefois, leurs tendances surprenantes n'en restent pas moins rudimentaires, sans aucune lueur d'intelligence ni de coordination dans leurs assauts, qui sont aussi désordonnés que leur apparence est grotesque.
                      Le CSI peut à présent donner libre court à son style, et ce tout à fait debout. Précis, comme un chirurgien, instantané, comme un chasseur. Certes, ce n'est pas un style qui aurait beaucoup d'applications face à un blaster. Mais en duel, il peut s'avérer redoutable ; au corps à corps il est mortel.
                      Leur structure est inhabituelle. Une peau épaisse, mais à quel usage ? Par ailleurs, plus surprenant encore est leur vitalité. Elles sont restées enfermées ici depuis Riggs seul sait combien de temps, et elles l'agressent avec l'avidité d'un tigre des forêts au summum de sa force. Un organisme avec peu de besoins nutritionnels ?
                      Tericarax évite une créature d'un vif pas sur le côté, la bête s'élance lourdement et le manque ; le fusil géonosien favori du cyborg se pose sur la tempe de la créature, à bout portant, et lâche une onde à réveiller les morts. Les ondes ont des propriétés qui les rendent redoutables sur beaucoup d'organismes. À la bonne fréquence, le corps peut devenir un véritable appareil à résonance. L'énergie dégagée peut dans beaucoup de cas briser les tissus qui lient la plupart des cellules, et provoquer des dommages immenses en un temps très faible, à l'ouïe mais surtout aux organes internes pour peu qu'une onde d'une puissance suffisante soit dégagée.
                      Cela dépend naturellement de l'onde. Des rayonnements à des longueurs d'onde appropriés provoquent des mutations qui peuvent être mortelles. Des ondes sonores, elles, ont besoin d'un milieu de propagation, donc font l'effet d'un véritable coup de poing. La toux du cyborg s'élève au-dessus des grognements. Un coup de poing, peut être...Mais à bout portant...




                      Le crâne de la créature explose sur le coup, projetant des morceaux de son squelette – et de sa cervelle – dans tout le couloir. Le regard de Tericarax observe attentivement la chute de la bête ; son corps pris de soubresauts, ses dents qui claquent, ses membres qui tremblent alors qu'elle tombe sourdement sur le sol déjà souillé très largement par les fluides de ses congénères...


                      Il semble que les créatures n'aient pas de cerveaux multiples comme certaines espèces – notamment les cafards – qui puissent leur permettre de survivre à la perte d'un cerveau. Tericarax range son fusil sonique, et constate le chaos autour de lui. Entouré de piles de chairs et de cadavres mutilés, qui même dans la mort semblent encore s'accrocher à de derniers souffles de vie instinctive et sauvage. Une abomination qui extermine des abominations et se tient dans les cendres, se baigne dans le sang des déchus sans une once de regret.


                      Le cyborg sort un tissus de sa cape, et entame de nettoyer son armure. Pas par confort. Mais s'il reparaît dans l'hôpital, il est évident que toutes ces chairs sur son armure seront un vecteur important de maladie.
                      Un tissus plus tard ainsi qu'une quantité non négligeable de sang – ou est-ce simplement des chairs putréfiées, impossible à déterminer avec la lumière actuelle – , d'ossements et de cartilages ôtés de son corps, le cyborg s'autorise enfin un « repos ».
                      En d'autres termes, il s'avance dans le couloir, à nouveau vers le noyau, jusqu'à arriver à une carcasse de Rakgoule. Dans son crâne, enfoncée profondément, sa fidèle lance. La créature l'a agrippée dans un ultime recours – futile – d'instinct. Le cyborg pose son pied sur le torse de la bête inanimée, et d'un bras ôte la lance sans ménagement aucun. L'arme d'hast s'extrait du crâne avec un son gluant. Tericarax la secoue, ôtant de la lame le liquide putride qui s'y est accumulé.


                      Des pas. Les détecteurs du cyborg entendent des pas. Il tousse de nouveau, se met en garde. Une autre créature ? Son pas est bien plus lourd. À cet instant jaillit dans la salle du noyau une silhouette familière. Le lieutenant quitte sa position d'offensive.


                      - Ah, Iroey. Excellent timing. Mettons nous au travail immédiatement.


                      Alors, la recrue présente le groupe électrogène. Et posée dessus, inanimée, une autre Rakgoule. Tericarax tousse, puis montre les cadavres de sa main gauche.


                      - J'ai déjà pu mener plusieurs...Tests improvisés. Néanmoins, excellente initiative.


                      Cela fait déjà deux fois que le droïde présente une intelligence dotée d'improvisation. Le doute n'est plus permis, il possède probablement un cerveau organique.
                      Tericarax tousse de nouveau, et s'approche à enjambées larges mais souples du groupe électrogène. Il en écarte sans hésitation le corps immobile de la créature dessus – constatant qu'elle respire toujours. Une paralysie. Bien effectuée au premier abord.
                      Le cerveau de Tericarax se concentre sur sa nouvelle tâche. Le groupe électrogène amené au niveau du noyau, le cyborg tourne un instant. Il devrait y avoir un panneau qui s'ouvre quelque part, avec dedans de quoi effectuer les branchements. Le temps de le localiser...Cela va prendre un peu de temps.


                      - Iroey, dit la voix d'acier du lieutenant. Il y a plusieurs cadavres, probablement vecteurs de germes infectieux mortels pour les organiques. Je veux que vous rassembliez les cadavres et que vous fassiez disparaître tous les germes. Dans les plans que je vous ai donné...Il y a, à environ trente mètres sur le couloir à votre droite, une salle qui devrait convenir à vos besoins...Un sas de décontamination. Le temps que vous ameniez tous les cadavres – qui sont éparpillés de façon assez chaotique - j'aurai probablement rétabli le courant, vous donnant l'accès à la salle. Procédez par étape. La salle a un protocole lorsqu'elle détecte les agents infectieux majeurs. Vous comprenez n'est-ce pas ? Carbonisation à plus de 7000° degrés. Pour vous en revanche, elle effectuera sans doute un protocole adapté au personnel médical, avec de simples douches...


                      Avec sa toux habituelle, il se met au travail. Le noyau est un cylindre, oui. Un cylindre d'acier. Sur l'une de ses faces devrait...Là ! Les doigts du cyborg se referment sur un petit rectangle, et le tirant, dévoilent un prisme qui coulisse hors du noyau. Le prisme, alors qu'il est extrait, est mat.
                      Tericarax se tourne vers le groupe électrogène, l'amène au niveau du prisme.
                      L'opération va être délicate. Ces prismes énergétiques ont pour fonction d'amplifier l'énergie qu'ils reçoivent. Un processus magnifique d'un point de vue physique. Un physicien avait un jour dit « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». La matière est une énergie ralentie. Le prisme lui-même est le cœur qui génère la matière...Et tout le noyau entre ensuite dans un processus, une fois qu'assez de matière a été générée, où il extrait l'énergie de cette matière...
                      C'est un principe similaire quoi que plus efficace à celui des vieux et obsolètes réacteurs à fusion, mais le second est bon marché. Un noyau énergétique comme celui-ci est hors de prix.
                      Toutefois, le modèle ici est déjà assez vieux. Une chance d'ailleurs. Il est fort probable sinon que Tericarax soit incapable de le reconfigurer correctement – les nouveaux modèles dépassent le cadre de ses compétences.


                      Le prisme lui-même est une suite de triangles de verre traité ; dans chaque triangle sont incrustés des dizaines, des centaines de circuits. En recevant l'énergie, ils émettent à leur tour de l'énergie, et le verre se met à entrer comme dans un état oscillatoire. Le nombre de circuits, leur configuration, tout est étudié pour taper précisément dans la fréquence de résonance du verre ; et donc créer une oscillation – en théorie – illimitée, ce qui limite en pratique les apports énergétiques nécessaires.


                      Une fois que le prisme entre en état de résonance, les triangles se mettent typiquement à tourner sur eux-mêmes. À l'intérieur du noyau, il y a plusieurs pompes qui absorbent les gaz ambiants. Typiquement, aucun être vivant ne peut se tenir dans la pièce juste après que le noyau ait été lancé, car tous les gaz présents sont utilisés dans les premières phases : les triangles, alors qu'ils tournent, libèrent des impulsions magnétiques extrêmement particulières, qui font réagir les gaz, pour peu qu'ils soient à une pression suffisante, produisant un cycle de polarisation et dépolarisation, et entraînant des flux de graviton dans tout le noyau. Et alors le cycle de création de matière/absorption d'énergie est engagé.


                      Un principe tout à fait intéressant. Mais qui nécessite une technologie de pointe pour être appliquée, et des calculs fastidieux.


                      Tericarax fait tourner de ses doigts – avec autant de précaution que faire se peut – les triangles. Un à un. En effet, l'ordre dans lequel ils se trouvent ne doit pas être laissé au hasard ; sinon ils n'entreront pas en résonance, et le noyau ne se lancera pas.
                      Pour placer correctement chaque...couche, il faut se fier aux circuits à l'intérieur. Mais le kaleesh n'y voit guère suffisamment, il fait trop noir.
                      Par précaution de service, il est d'usage de marquer les couches successives d'un signe, pour indiquer leur sens au démarrage du noyau : les scientifiques n'aiment pas se compliquer la vie. Cette simple précaution permet de faciliter grandement la maintenance du noyau. Un simple relief.
                      Et c'est ainsi que, se fiant à son toucher artificiel, le cyborg remet en place, un à un les triangles, les faisant tourner avec une délicatesse qui n'émane que de sa passion scientifique quasi pathologique.


                      Ce travail terminé – après plus d'une demi heure de réglages, il se tourne à nouveau vers le groupe électrogène et se saisi des pinces destinées à transmettre le courant – en prenant garde de ne pas les toucher directement. Son exosquelette a beau ne pas être conducteur, il vaut mieux ne pas courir de risques stupides une fois qu'il aura allumé l'appareil. Il approche les deux pinces du prisme. Un de ses bras se déplie. Deux bras tiennent ainsi les pinces proches du prisme – sans le toucher – et un troisième se pose sur le groupe électrogène.
                      Lui aussi est un modèle qui commence à dater. Néanmoins, il a l'avantage d'être aisé d'utilisation ; de simples commandes pour augmenter l'intensité et le voltage délivrés. Le cyborg manipule attentivement. Les chiffres tournent dans sa tête. Tout est question d'équilibre, et de bon dosage, l'approximation n'est pas tolérée. Un faux pas et ce serait l'échec.
                      Mais son expérience avec les appareils de mesure de tout type, la science sa seule raison d'exister depuis toutes ces années...


                      Son bras, après avoir manipulé pendant quelques minutes l'appareil – et après plusieurs vérifications tant physiques – sur le groupe électrogène – que mentales – sur ses estimations quant aux réglages eux mêmes, presse enfin le bouton d'allumage. Le groupe s'allume en vrombissant. Soudain, un arc bleu jailli, passe d'une pince à l'autre, traversant le prisme.


                      La force de l'éclair est colossale. En principe, il faut tout une machinerie pour démarrer le noyau, les ingénieurs le lancent indirectement. Mais Tericarax tient bon, son corps mort d'acier lui permet de supporter le choc, ses yeux fixés sur le phénomène.


                      En passant dans le prisme, l'électricité se multiplie, se diversifie, coule dans le verre en un torrent lumineux, nourrit les circuits qui se colorent d'un or fluorescent baigné d'étincelles. L'éclair ne s'interrompt pas, projetant un éclat doux dans toute la pièce.
                      Tericarax, ainsi éclairé, fait peur à voir, son armure couverte par endroits de sang et de débris. Si la mort devait choisir une apparence, peut être prendrait-elle celle-ci ?
                      Mais ce n'est pas la mort qui se tient dans cette pièce.


                      Le Confédéré observe avec attention le verre. C'est alors qu'il l'entend ; un son cristallin, le même que celui produit par un verre à peine empli d'eau, et tapoté sur son bord.
                      Le son s'intensifie, montant toujours plus dans les aiguës. Tericarax ne dit rien. On pourrait presque penser qu'il est subjugué par le phénomène, ses yeux d'or fixés dans l'or qui brille et résonne au cœur du prisme.
                      À la vérité, il guette. Là. Les triangles commencent à tourner. Degré par degré, un par un, leur rotation s'amorce.


                      Le groupe électrogène – quasiment vidé de son énergie, est éteint par le cyborg. L'éclair meurt, mais le prisme lui-même nourrit la pièce de sa lumière.
                      Sans attendre une autre seconde, le lieutenant fait glisser – avec attention – le prisme à l'intérieur du noyau, retombant dans l'obscurité.


                      Ses yeux ne voient alors plus pendant plusieurs secondes – ils ne sont plus adaptés à la luminosité ambiante. La seule chose qu'il perçoive – en dehors de sa respiration douloureuse – est la vibration aiguë du prisme, qui bien loin d'être atténuée, est amplifiée par le noyau.


                      De longues secondes passent.
                      Derrière lui, les portes de la pièce se referment en claquant.


                      Tericarax fait un pas en arrière. Ses griffes se clouent dans le sol, toutes ses articulations se verrouillent. Soudain, tout dans la pièce est attiré vers le noyau. La poussière, l'air, tout se dirige vers le grand arbre de fer qu'est le noyau, en un nuage épais et tourbillonnant. Il l'a anticipé. La seconde phase a commencé ; absorber tous les gaz présents.
                      L'appareil respiratoire d'un Kaleesh n'est pas conçu pour un milieu sans oxygène. Toutefois, celui de Tericarax est un appareil respiratoire de cyborg ; l'air n'arrive pas par une trachée, mais par un appareil qui est fait pour récupérer l'oxygène même dans les milieux volcaniques, et pour faire d'amples réserves d'air, à la façon de bouteilles de plongée. Ainsi, le cyborg peut tenir dans un milieu sans aucun air pendant vingt minutes.


                      La cape de Tericarax vole furieusement, à cause des mouvements d'air induits par le noyau. Bien qu'il ne la voie pas - ses yeux ne s'étant pas encore tout à fait habitués à la luminosité très faible -, bien qu'il ne l'entende pas – car le seul son qu'il entend à présent est celui de l'air sifflant comme au milieu d'une tempête, il la devine. Sans toucher, les autres sens se développent de façon remarquable, comme pour compenser le sens qui a été perdu. Sans émotion, les autres capacités cérébrales s'affinent, pour équilibrer ce qui n'existe plus.


                      Puis tout s'arrête. Les yeux de Tericarax sont à présent habitués à la luminosité. Il n'y a plus aucun son. Sa cape est tout à fait immobile, comme...flottant.


                      Apesanteur, naturellement. Les flux de graviton qui se déclenchent. Le cyborg profite pleinement de l'expérience. Un instant, il ne fait plus qu'un, un avec la science, un avec le progrès. Oui...


                      Et la pièce s'illumine alors. Et le couloir s'allume, découvrant des mares sanglantes. La gravité revient dans la pièce. Tericarax relâche ses serres du sol, puis se tourne vers la porte, qui s'ouvre à son approche.


                      Il prend alors la route de la pièce de décontamination. Avec lui, les couloirs s'illuminent, les installations reprennent vie. L'hôpital a retrouvé son énergie.




                      Tericarax tousse.

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                        #85

                        Post n°83
                        Auteur : Iroey

                        Iroey attendit alors un certain moment avant que son officier supérieur ne prennent la parole,. Il se redressa encore plus quand celui-ci lui dit qu'il avait tout de même fait une bonne initiative en lui apportant le corps du sujet qu'il avait trouver en chemin... Puis, vinrent alors les prochaines instruction... Une mission qui semble être semble t-il de nettoyage... Le prototype n'apprécia pas mentalement mais en même temps, il était de son devoir et à celui de Tericarax de veillé à la sécurité des organiques qui fréquenterons prochainement cette salle de nouveau accessible et fonctionnel... L'archétype ne répondit rien en parlant, claquant des talons en faisant un salut militaire pour se mettre au travail. Sa force lui servira aussi dans se domaine même si le robot n'aime pas l'utiliser comme femme de ménage. Le travail fut toutefois plus complexe que prévu car les membres des autres spécimens autopsié par le lieutenant était de diverses taille vu les coups de précision chirurgicale de celui-ci. Quoi que l'archétype ne sois pas le meilleurs en combat de corps à corps, il aurait bien aimé voir son supérieur à l’œuvre histoire de prendre des notes pour comment se battre de manière plus efficace avec des armes et avec le reste de son corps... Car en se moment, Iroey ne se bas qu'avec son cerveaux, analysant tout pour faire le mieux possible comme il l'avait fait avec le rakgoule un peu plus tôt en le paralysant. Le cyborg termina alors en apportant près des autres morceau de cadavres celui-qui est encore en vie... Une lueur de rage se lisant dans les yeux du monstre immobile. Mais il ne pouvais rien y faire, sa nuque était brisé et sa moelle épinière détruite.

                        Se fut par contre par la suite un certaine attente d’environs six minutes qui se passèrent... le géant de fer en profita pour regarder un peu les environs en face du sas de décontamination. Il n'y trouva rien d’intéressant sauf un gros conteneur servant à y mettre des personne et les mettre en état cryogénique... Cela-lui servira plus tard surement. Car le courant fut alors de retour et tout les lumière s'allume. le confédéré se remit donc au travail, mettant le plus possible en même temps les déchets près de lui pour finalement tout terminer, retournant voir le kryo-tube sur le mur pour l'allumer et le faire s'élever par dessus le plancher pour déposer dessus par la suite le corps du monstre, utilisant la machine comme une sorte de civière... le prototype finit par entrer dans la salle de décontamination, la porte du tube se refermant par dessus le rakgoule qui fut mit sous stase. Ne pouvant plus rien contaminer. La machine quand à elle subit une sorte de douche pour le décontaminer, ressortant brillant comme un sous neuf avant de voir Tericarax devant la porte, sans doute celui-ci veux sans doute se nettoyer de toute cette boucherie. l'archétype lui laissa donc le loisir se prendre place dans le sas, reportant son attention sur sa trouvaille... Qui sait... Aurait t-il l'honneur d'avoir un cours sur son anatomie? son fonctionnement? Un pas de plus pour la science... Les longs doigts pointu du cyborg grattèrent lentement le couvercle de verre épais, provoquant un bruit peux agréable... Iroey voulait en savoir plus... Sa soif de savoir parle pour lui... Reste plus qu'à attendre si le lieutenant veux ou non entrer dans le sas.    

                        HS/ désolé pour cette courte réponse, j'était peux inspiré sur se coup et je manquais de temps./HS

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                          #86

                          Post n°84
                          Auteur : Tericarax

                          Tericarax arrive au niveau de Iroey, qui se tient à côté d'un grand cylindre de cryogénisation. À la lumière, le cyborg reconnaît, congelé dans un relief immobile, la forme de toutes les abominations : c'est une Rakgoule, la paralysée, qui est gardée dans la cuve à froid. Son subordonné fait preuve d'une initiative notable, et appropriée. Il s'élèvera bien plus haut que les droïdes communs, il a un potentiel indéniable. S'il ne meurt pas avant naturellement.


                          Le lieutenant approche sa main de la cuve de « stase », et touche presque le crâne de la créature – difforme, torturé, il n'y distingue aucun organe qui puisse servir une fonction oculaire, aucune fente qui puisse servir d'oreille, seulement cette mâchoire démesurée, ces dents qui sont tant adaptées aux chasseurs qu'aux charognards. Toutefois, il se ravise, et ne touche pas la créature. Lui-même est encore couvert de la souillure, de son combat. Répandre de possibles agents infectieux sur un environnement déjà Ses yeux d'or se posent une fois de plus sur celui qui lui sert d'aide.


                          - Excellent travail Iroey. J'étudierai notre « ami » plus tard, nous avons des questions plus importantes à régler. Par ailleurs (il tousse) cet hôpital n'est pas adapté à une étude en profondeur de cette créature.


                          Tericarax, là-dessus, entre dans le sas de désinfection. Une porte translucide glisse derrière lui et se referme dans un son vaporeux. Pendant quelques secondes, il ne se passe rien, rien à part une succession d'autres sons, comme des dizaines de cylindres hydrauliques s'activant à des intervalles différents. La pièce qui se scelle pour pouvoir éliminer tous les germes. Un claquement. Du plafond, plusieurs arroseurs automatiques à haute pression descendent, et commencent à pulvériser d'épais jets d'un liquide translucide. Le cyborg ôte sa cape, la tient devant lui, laisse les fluides s'écouler. Il déploie complètement l'armure qui lui sert de corps. Ses bras se déplient, les plaques au niveau de son thorax glissent sur le côté, ses côtes artificielles s'écartent, plusieurs pièces sur ses jambes changent de configuration ; ceci, de façon à ce qu'aucun endroit de son corps ne soit oublié dans la purge sanitaire.


                          À ce moment, son communicateur sonne. Tericarax déploie l'hologramme devant lui. C'est Riggs. Il a une mine sombre ; en même temps son expression semble montrer de la satisfaction, en même temps ses yeux et ses cernes trahissent sa fatigue – et ce que Tericarax estime comme de l'inquiétude, bien qu'il ne puisse avoir aucune certitude à ce sujet, n'ayant aucune empathie.


                          - Lieutenant, l'énergie est revenue dans l'hôpital, content de voir que vous êtes toujours en un seul morceau. Le personnel médical est en train de dispatcher les patients. Toute l'organisation que vous leur avez ordonné avant a l'air de porter ses fruits. Avec tout l'hospice en fonctionnement ça va nous faciliter la vie. (son air s'assombrit). Lieutenant. Il y a eu une alerte au bombardement de Taris. . Les officiels ont passé une communication pour dire que c'était du pipeau, mais...


                          - Politiciens peu fiables, tousse le cyborg, toujours ruisselant sous la douche de liquide – qu'il n'a pas encore jugé bon d'interrompre. Il est impossible de savoir s'ils font un snurhlii – un mensonge pour tenter de nous rassurer, ou s'ils disent la vérité et qu'il n'y a aucun bombardement prévu.


                          - On fait quoi ?


                          - Un bombardement mené par Cerberus n'aurait en aucun cas les moyens d'atteindre toute la planète. Pas de flotte dans l'espace, ni de satellite – si c'est le cas, détruits par l'offensive de la Coalition depuis longtemps, cela serait en contradiction avec leur habituelle fierté. Ainsi, les bombardements (il tousse grassement)...cinétiques sont hors de question. Alors des chasseurs aériens, qui viennent tout bombarder ? Cela est plus probable – possible même. Bombes à proton...murmure le cyborg pour lui-même. Comme sont les civils ? Reprend Tericarax de sa voix métallique.


                          Riggs fait la moue.


                          - Ils sont paniqués. Le personnel soignant et mes hommes, on essaie de les calmer, mais ils veulent absolument vous voir. Ils vous aiment bien on dirait, ajoute-t-il avec un sourire insolent. Jusque là, vous avez réussi à faire l'impossible lieutenant. Ils doivent espérer que vous avez encore un tour dans votre sac, qui sait ?


                          Tericarax fait le bilan mentalement. Ce que dit Riggs n'est pas incohérent. Le cyborg a réussi à calmer l'hôpital en un temps qu'il n'espérait pas. Il a aidé la réorganisation du personnel soignant et du fonctionnement de l'endroit. Il a amené avec lui des bras supplémentaires pour sauver des vies – ses deux droïdes chirurgiens. Et à présent, le courant a été rétabli.
                          Dans le subconscient collectif, cela génère probablement un amalgame psychologique qui n'a pas lieu d'être ; ce n'est que par un concours de circonstances favorables et d'une stratégie adaptée que Tericarax a pu réaliser tout cet « impossible ». Toujours est-il...Un bombardement.


                          Le cyborg salue brièvement Riggs, lui réclame d'empêcher toute entrée ou sortie de l'hôpital avec ses hommes, puis coupe la communication, pensif. À ses pieds, toute la salissure est aspirée par une bouche au sol. Les jets s'interrompent. Tericarax second sa cape, dégoulinante. Alors, l'air est drainé, et un nouvel air entre dans la pièce, plus chaud. Le processus se poursuit. À présent, c'est l'étape de séchage. Le cyborg poursuit sa réflexion.


                          Isoler les civils de l'hôpital ? Pour les patients les plus légers, possible. Mais les confiner dans un espace réduit implique immédiatement des risques favorables d'épidémie. Période de stress suite aux actes de Cerberus, plus toute la destruction dehors, cela signifie systèmes immunitaires affaiblis. Patients à risque pour les espèces endémiques.
                          Des abris souterrains ? Il y a le sous sol de l'hôpital. Inaccessible à l'heure actuelle, coupé par des décombres. Mais renferme également des droïdes médicaux additionnels. Plus de médecins pour épauler Sting. Pour traiter les patients. Pour l'heure, l'hôpital est confiné, par Riggs et ses hommes.


                          Mais pas pour longtemps, ce n'est pas ce que veut – et doit faire le lieutenant.


                          L'hôpital est de nouveau en fonctionnement, mais manque de personnel, manque encore de matériel bien qu'installations à présent accessibles. Nécessité d'augmenter le personnel. Les droïdes du sous sol sont l'unique réponse à ce problème. Le sous sol est la solution en cas d'éventuel bombardement. Bombardement protonique ? Probable, possible, à considérer. Possibilité de générer des champs déflecteurs à particules ? Improbable, matériel insuffisant, qualifications et spécifications techniques trop élevées pour que Tericarax puisse le réaliser seul et de mémoire. Faire appel à Iroey ? Non. Matériel toujours indisponible, impossibilité technique donc.
                          Bombe protonique, mais pourquoi ne pas l'intercepter ?


                          Stationner des tireurs d'élite sur les bâtiments, leur ordonner de tirer sur les torpilles en approche ? Possible, mais les expose à des tirs de représailles. Impossible selon la vitesse à laquelle les torpilles protoniques arrivent – acuité visuelle et temps de réaction des êtres biologiques insuffisants. Impossible de détruire les torpilles. Il faudrait un moyen de les...
                          Tericarax se fige.


                          Pas de les détruire. Non. C'est imaginer une seule configuration, celle de torpilles à protons. Pas de les détruire. Les dévier. L'esprit génial du scientifique se met en marche, tout s'enchaîne. Dévier de la trajectoire, comment ? Une poussée, une simple poussée latérale – et adaptée. Qu'est-ce qui peut dévier aussi bien la lumière que les projectiles, les lasers comme les bombes tangibles ? La gravité, la pesanteur, la force universelle qui lie le temps et l'espace, courbe le monde et le maintient.


                          Il secoue sa cape, son armure se remet dans une forme réduite qui diminue sa carrure – qui n'en reste pas moins d'au moins deux mètres de haut, chaque composant reprend sa place habituelle, sa cape – encore chaude – revient sur ses épaules. Son traitement lui a fait regagner un peu de panache.


                          Oui, la gravité. Si une bombe vient à la verticale, la ralentir, la stopper. Si une bombe vient de côté, l'attirer sur le sol ; là où elle ne causera pas de dommages, sauf aux asticots.


                          La porte de verre glisse à nouveau. Tericarax en jaillit avec une toux. Ses yeux d'or brillent d'une lueur que Iroey n'a encore jamais vu : l'esprit scientifique du lieutenant en train de résoudre une nouvelle énigme.


                          - Iroey, récupérez le groupe électrogène. Il est l'heure de donner un cours d'électronique à Cerberus.




                          ***


                          Pendant le retour vers les locaux principaux de l'hôpital, Tericarax explique de façon sommaire – mais claire – les éléments rapportés par Riggs, l'annonce de bombardement sur Taris, la communication des agents du gouvernement et de la coalition pour tenter de ramener le calme, les patients de l'hôpital commençant à s'inquiéter. Il passe ensuite plusieurs communications tout en restant à côté de son subordonné, au personnel de l'hôpital ainsi qu'à Sting pour les retrouver au plus vite.


                          Alors qu'il entre dans le hall principal, il note que ce dernier est complètement vide. Le retour du courant a probablement rétabli l'accès à toutes les chambres de l'aile, permettant de loger rapidement et efficacement les patients. Tericarax note également qu'à la sortie du hall sont stationnés plusieurs des hommes de Riggs. Comme l'avait ordonné le lieutenant.


                          - Ah, vous voilà !


                          Tericarax se retourne. S'approche Riggs, au pas de course. Le cyborg attend que l'homme arrive complètement à son niveau, lorsqu'il entend, en provenance d'un des couloirs bordant le hall, plusieurs protestations.
                          Le cyborg se dirige vers le lieu à grandes enjambées. Dans le couloir se tient Sting, assailli par plusieurs patients. Le brouhaha dans lequel ils s'expriment est tel que Tericarax ne saisit aucunement l'essence de leurs réclamations.


                          Toutefois, alors que son regard se pose sur chacun des agresseurs, ces derniers semblent peu à peu se calmer ; ce qu'il analyse comme de la surprise apparaît sur leurs visages. Est-ce de la peur, ou simplement l'expression que fait un enfant pris en flagrant délit par un adulte ? Là-dessus, il n'a aucune réponse – et s'en moque.
                          Sting risque un regard derrière lui ; dans ses yeux apparaît le soulagement. Le docteur se tourne vers les patients.


                          - Vous allez pouvoir adresser vos réclamations à l'administrateur de cet hôpital en personne ! Dit-il en se cachant derrière l'imposant cyborg. Ce dernier porte ses yeux vides d'émotion vers les concernés. Pas besoin d'être intelligent pour comprendre de quoi il s'agit. Le cyborg n'a pas pour habitude de donner des réponses toutes faites ; pas des réponses qu'on entend dans les communiqués de presse, pas des réponses que les hautes autorités vous donnent qui crient uniquement « Vous ne pouvez pas savoir ce que l'on vous cache », non, il ne fonctionne pas ainsi.


                          - Si vous vous sentez en danger, vous êtes libres de rentrer chez vous. Mais la ville basse est encore sous...Tensions. Vous pouvez vous aventurer au dehors, toutefois aucun membre du personnel de cet hôpital ne vous y accompagnera...Assurer la sécurité au sein de l'hôpital est notre priorité, pas celle d'individus isolés. (Il tousse, son asthme résonne dans le couloir)...Sécurité qui sera assurée coûte que coûte. Retournez dans vos chambres si vous me faites confiance, ou sortez par cette porte, dit-il en désignant la sortie dans le hall, si vous n'avez pas saisi ce que je viens de dire.


                          Si objections il y a, aucun des patients n'en formule. Après quelques secondes d'un silence probablement jugé lourd par ceux qui sont dotés d'émotion, les patients retournent d'un air hésitant vers leurs chambres. Tericarax se tourne enfin vers le trio derrière lui – composé de Iroey, Riggs et Sting. Air non concerné du droïde, amusé de Riggs, concerné de Sting.


                          - Maintenant, venons en au plan principal dit la voix profonde et chromée du personnage.


                          Alors Tericarax reprend sa marche vers le hall, tout en poursuivant son monologue, comme s'il menait un exposé – asthmatique, mais remarquable quoi qu'il en soit.,


                          - Comme vous le savez, il existe la possibilité non négligeable d'un bombardement à la surface de Taris. En tant qu'hôpital central, nous représentons un centre névralgique important pour la population, les troupes, tant sur le plan stratégique que sur le plan moral. Mais que pouvons nous faire ? Aucun dispositif défensif efficace de type bouclier ne saurait être établi de façon efficace, car nous n'avons pas le matériel. Protéger tout l'hôpital n'est pas envisageable. Toutefois, il y a autre chose que nous pouvons faire.
                          Sting, vous et vos collègues, poursuivez votre travail. Les biologiques ont une tendance à l'empathie qui pourrait générer des vents de panique. Cachez votre trouble, vous et votre équipe, en toute circonstance. Si l'on vous interroge sur les bombardements, dites que je ne vous ai donné aucune information.


                          Riggs. La sécurité au sol est toujours une priorité. Je n'ai pas besoin de vous demander de continuer à monter la garde, vous et vos hommes. Néanmoins, j'ai plusieurs choses à vous demander. En premier lieu, tous vos airspeeders, sans exception, amenez les directement ici. Avec le courant revenu, il me faudra également une partie de vos hommes – quatre je pense – pour déblayer l'accès au sous sol. Y sont stockés des droïdes médicaux. Par ailleurs, le sous sol est renforcé. Si le bombardement s'avère plus...Fourni que nous ne l'aurions prévu, nous pourrons toujours y réfugier les patients en urgence – à condition qu'il soit accessible.
                          Quant à vous Iroey, vous allez aider à récupérer les airspeeder. Plus précisément, il me faut leur système d'alimentation ainsi que leur propulseur, et rien d'autre.


                          Vous avez vos ordres, au travail, dit le cyborg.


                          Lorsqu'il achève de parler, il se met à tousser longuement alors que le trio se sépare, chacun à sa tâche vers les instructions obscures du lieutenant...

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                            #87

                            Post n°85
                            Auteur : Iroey

                            Iroey resta calme à son habitude suite au nouvelle informations fournie par son supérieur... Ainsi donc le matériel dans cet hôpital n'était vraiment pas adapté pour la dissection qu'il désire... Bref, l'archétype sachant mettre ses émotions de côté n'en fit pas un plat, gardant le dos droit pendant qu'il discute avec le soldat organique qui était en charge de l'établissement avant leur arrivé. Et par la suite il amena avec lui le groupe électrogène... Le prototype qui s'adore aux stratégie militaire violente et efficace envisage lui aussi un plan dans sa tête alors que le lieutenant en fait de même... Il y à peu de temps, la C.S.I. Avait prit en contrôle la batterie d'artillerie qui leurs avait tir. dessus il y à peu de temps... Suffit de trouver de allié fiable pour transmettre l'information car les communications pourrais être sur écoute... Le cyborg autant soi dire ne fait confiance en personne depuis son arrivé ici sauf en Tericarax dont il offre son support aux moindres ordre... Quoi qu'il en soit, ils se remirent en route, la machine poussant le cryo-tube pour l'apporter avec lui et le mettre dans un socle conçu pour cet habitacle, le cryo-tube descendant par la suite dans les sous-terrains dans un revêtement blinder... Une sorte de système de survie pour dignitaire haut placé pour une seul personne... Fait étonnant, aujourd'hui elle protège un sujet d'expérience scientifique...

                            Il se passât donc encore quelque minutes de marche pour retourner en lieux plus sécuritaire, le géant de fer remarquant qu'un ménage dans les patient avait été fait... Une bonne avancé selon lui car il y avait plus de place pour pouvoir marcher dans le silence... Mais il laissa le luxe à son lieutenant d’aborder une meute d'organique qui semblais paniquer... Les rumeurs du bombardement coule déjà? Peut-importe... Surement que Tericarax trouvera un moyen pour apaiser ces bêtes sauvage... Et il vit juste car quelques minutes plus tard, les patients retournait dans leurs chambres enfin... Suivit ensuite d'un briefing pour élaborer une stratégie de décence... Iroey lâchât alors le groupe électrogène qu'il avait amené jusqu'ici. Il reçus donc l'ordre d'aider à récupérer des airspeeder... Pour leurs matériel et tout. Il ne voyait pas sur le coup où voulait en venir son supérieur mais fit un salut militaire pour donc sortir dehors avec le dénommé Riggs, à la recherche des véhicules en question suivit de quelques hommes...

                            Écoutant brièvement la conversation entre Riggs et ses homme, le robot déduit que les véhicules devrais se trouver dans un hangar non loin vers l'arrière du bâtiment... Sait en chemin qu'il croisa alors une patrouille confédéré de quatre droïdes B1. Un capitaine, un tireur d'élite, un ingénieur et un de démolition... Quel chance... Le cyborg fit signe à Riggs de l'attendre un moment puis il se mit devant la trajectoire de la patrouille, levant son avant bras droit pour leurs faire signe de s'arrêter selon les normes de la confédération des systèmes indépendant. Le robot au commande fit la même chose et sa patrouille se stoppa devant lui à envirrons trois mètres... Se fut le prototype qui prit la parole en premier...

                            -Capitaine... J'ai entendu dire que vous aviez mit la main sur une batterie d'artillerie Cerberus...? 

                            -Sait exacte soldat...

                            -J'ai un plan à vous faire pars... Vous avec été mit au courant surement pour le futur bombardement qui va toucher Taris?

                            Le droïde de combat hocha simplement de la tête en réponse affirmative à cet information. l'archétype continuant donc.

                            -Vu la situation... L’hôpital que je défend avec le lieutenant Tericarax est maintenant un cible prioritaire pour l'ennemie... J'aimerais que vous preniez le contrôle du canon et tiriez éventuellement sur le groupe de bombardiez qui approchera de notre location... Vu que sait une arme du Cerberus, il y as des chances qu'il suspecteront un tir au mauvais moment vu que les communications son couper...

                            -Je prend note... Merci de vos informations viable pour la cause de la C.S.I. soldat 000...

                            Puis la patrouille se dirigea en direction de la batterie d'artillerie capturé, le robot retournant à sa tache initiale, sans en dire plus à Riggs... Ramenant par la suite les véhicules tel demander au lieutenant et lui faire signe qu'il veux lui parler en privé... Une fois seul, il regarda autour de lui, tout le monde étend très loin...

                            -Nous avons une batterie d'artillerie capturé déguisé en une unité Cerberus prête à tirer sur l’escadron de bombardier à votre commandement lieutenant.

                            Pendant se temps, le quatuor de droïdes de combat prennent place dans le canon, pointant le canon en direction de l’hôpital et ses environs. La capitaine au commandement, le tirer d'élite au canon, l'ingénieur en charge du contrôle de la tourelle et le droïde de démolition au chargement d'obus... La commandant du canon as ses jumelles en main, guettant le ciel... Un seul tir en plein milieux de l’escadron avant qu'il ne tirent leurs torpilles avec un obus explosif pourrais tous les anéantir s'il s'agit d'un escadron en formation de dix bombardier... Il eu un claquement à l'arrière du canon, l'obus étend chargé et près... Depuis l'extérieur, il est impossible de voir que se son des droïdes de la C.S.I. Qui contrôle le canon... 

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                              #88

                              Post n°86
                              Auteur : Tericarax

                              Les trois s'éclipsent, chacun à sa tâche ; un par un ils s'éloignent. Tericarax a déjà son attention fixée sur autre chose ; le groupe électrogène à côté de lui. Il l'a réclamé à Iroey en solution de secours, encore faut-il qu'elle soit viable. L'ayant utilisé pour relancer les processus physiques du noyau énergétique central, le groupe électrogène n'a quasiment plus d'énergie. Il l'amène au niveau de l'accueil, où se trouvent plusieurs prises ; il ouvre ensuite le groupe, ôtant ce qui aurait fait office de « couvercle », dévoile l'intérieur, séparé en plusieurs blocs. L'un est le bloc électronique, qui régule au besoin de l'utilisateur la puissance sortant du groupe, ampérage, voltage, tout est géré par ce système compacte mais efficace. Un autre bloc, des dizaines d'autres composants, des résistances principalement, et enfin celui des catalyses. Les groupes électrogènes fonctionnent d'une façon particulière.
                              Suite à des découvertes, il y a de cela des temps immémoriaux, on a découvert une façon de stocker directement dans le catalyseur de l'électricité, sous forme chimique. Toutefois, les premiers modèles étaient rudimentaires ; une réaction acido-basique qui n'avait rien d'exceptionnel – à part son ingéniosité sans doute, générait cette énergie électrique. À présent, les choses ont changées.
                              Le catalyseur, toujours nommé ainsi par abus de langage, suit un principe tout à fait différent.
                              Au début sous forme solide, il passe dans un état liquide lorsqu'on lui apporte une dose d'électricité : en effet, les molécules en se ionisant brisent leurs liaisons, et forment par conséquent un liquide – l'ionisation étant insuffisante pour générer un gaz.
                              Le catalyseur peut stocker une quantité immense d'électricité, car il faut pour l'amener à un état liquide une grande quantité d'énergie. La particularité est que le catalyseur est très fortement polarisé. Au moindre corps introduit dans ce dernier, il va lui transmettre des électrons. Le processus est très intéressant ; sitôt que l'une des molécules perd sa polarisation, elle absorbe la charge d'une molécule adjacente, qui à son tour absorbe celle d'une proche, et ainsi de suite.


                              Cela génère un véritable flux électrique, centré vers le corps étranger. Pour peu qu'il soit conducteur, on a ainsi obtenu une décharge d'énergie très importante, en un temps record. Néanmoins, cela pose un problème : la décharge est immédiate. Sitôt qu'elle a été délivrée, le catalyseur devient pour ainsi dire de nouveau solide et ne délivre plus aucune énergie.
                              Par ailleurs, une énergie fournie ainsi par pics est incontrôlable ; la majorité des systèmes seraient détruits par une intensité trop élevée – un seul catalyseur de trois millilitres peut délivrer l'équivalent de 900Ah sans régulation en amont. Incontrôlable.
                              Le but d'un groupe électrogène est souvent, par ailleurs, de délivrer une énergie sur une longue durée : alimenter des installations capitales, parfois peu demandeuses, sur des périodes suffisantes pour qu'un service de maintenance puisse rétablir l'alimentation principale. Une totale contradiction avec le caractère...instantané du catalyseur.


                              C'est là qu'entrent en jeu les résistances à moyenne variable, des résistances adaptatives, qui composent le groupe électrogène. Le dimensionnement de ces dernières est étudié pour supporter les décharges immenses du catalyseur. Si le catalyseur était une immense rivière, les résistances seraient alors des barrages, régulant le débit de l'eau non seulement à la demande de l'utilisateur – par le bloc électronique de contrôle - mais aussi et surtout en fonction de l'afflux imposé par le catalyseur.


                              La douce époque des composants adaptatifs, véritable révolution grâce aux nanotechnologies.


                              Les groupes électrogènes, pour être rechargés, ont donc besoin d'une décharge d'énergie au niveau du bloc des catalyses. Il n'y a jamais une seule catalyse dans un groupe, pour des raisons pratiques – éviter des recharges trop fréquentes qui à terme épuisent les composants – mais aussi au cas où l'utilisation du groupe serait tout à fait prolongée. Les plus gros groupes peuvent compter plusieurs centaines de catalyses – mais ceux là se trouvent uniquement dans le domaine militaire, principalement les systèmes d'alimentation de secours dans les vaisseaux, pour éviter les pannes d'énergie au milieu de l'espace – bien qu'ils ne soient qu'à très courte durée, de part la consommation énergétique astronomique des bâtiments qui arpentent le vide intersidéral.




                              Le cyborg plonge ses yeux vers le bloc des catalyses, et ses doigts squelettiques ne tardent pas à suivre, entrant dans la carcasse du groupe électrogène. Quelques secondes, puis il ôte son « cœur », le tient palpitant au creux de sa main. Un pavé régulier, composé de plusieurs compartiments, opaque et blanc.
                              Il se tourne alors vers la prise électrique. Sur le côté du pavé se trouve un petit adaptateur ; Tericarax le branche, et là-dessus, il n'y a plus qu'à être patient.


                              Il sort de la loge de l'accueil, laissant le groupe électrogène se recharger. Quelles sont les étapes qu'il doit encore effectuer pour mener à bien sa mission ? Il avise. Calmer les patients est chose faite – pour l'heure du moins. Entrer en contact avec le personnel hospitalier, apporter un brin d'organisation, cela aussi a été effectué. Rétablir l'énergie a été fait. Maintenant, les bombardements, voilà un autre sujet de réflexion. Il a un plan de contre-mesure, toutefois rien ne permet de déterminer s'il sera pleinement fonctionnel au moment des bombardements.


                              Tericarax remarque plusieurs personnes qui, à l'entrée, sont en discussion. Un couple qui se dispute les larmes aux yeux. Probablement pour savoir s'ils doivent rester, ou rentrer auprès des leurs. Réflexe étonnant. En cas de fin annoncée et inéluctable, certains préfèrent mourir lovés les uns contre les autres, pleurant et frétillant. Instinct de mammifères, principalement ; comme les petits se serrent contre leurs mères en cas de danger, ils le font également alors, dans un ultime souvenir rassurant avant que la mort ne les cueille. D'autres préfèrent tenter d'éviter le danger, de l'empêcher. Beaucoup plus rares, ceux là. Il y a des forces qui tendent à la destruction simple, qui hâtent le processus d'évolution. Certaines autres forces tendent à la cohésion, et ainsi le cycle est complété. Mais ceux qui se tiennent entre les deux, et tentent de stopper la séparation, ceux là sont ceux qui risquent le plus de la presser ; et les efforts sont parfois aussi représentatifs que cet étrange mouvement réflexe qu'ont les espèces terrestres à battre des membres lorsqu'elles tombent dans le vide. Un réflexe, un instinct face à quelque chose qui leur échappe, mais futile quoi qu'il en soit.


                              Cela, toutefois, arrange le cyborg. Les patients en meilleure forme seront aussi les premiers à partir – et donc cela fera moins de têtes à protéger.


                              La question du bombardement est un sujet préoccupant. Malgré toutes les contre-mesures qui peuvent être déployées, malgré toutes les précautions qui peuvent être prises...


                              Le risque zéro n'existe pas. Dans le cas d'un bombardement, il y a un autre problème. Pas l'immédiat, mais ce qui suit juste ensuite. L'hôpital en de possibles ruines.


                              Si cela est le cas, Tericarax aura échoué dans sa mission. En d'autres termes, la CSI verra un moyen de faire retomber ça sur lui ; et cela peut se traduire par couper les financements à ses recherches. Intolérable. Il est face à un mur.




                              L'esprit du cyborg n'y voit aucune autre alternative. Il faut trouver la parade, et vite. Mais il n'a aucun papier, aucun support informatique, rien qui puisse véritablement l'aider. Il est face à un mur, il n'a pas de quoi écrire.
                              Face à un mur...


                              La vibrolame de Tericarax se déplie en claquant. Le cyborg fixe le mur face à lui ; l'effleure alors de son arme, y laissant une taillade blanche. Alors, il commence son œuvre. Oui, face à un mur, quelle solution ? Certains diraient l'abattre. D'autres, le grimper, le contourner, passer par en dessous. Tericarax va le graver, y graver son raisonnement, y poser sa solution.


                              Un schéma d'abord ; il dessine grossièrement l'hôpital de profil, pose son repère, les forces, la gravité, ne pas négliger la pression atmosphérique. Ensuite, l'étude de cas débute.


                              Les bombes sont la question de son problème. La gravité, la gravité est la réponse, comme il l'a déjà ordonné à Iroey à travers les airspeeders.


                              Les chiffres commencent à couvrir le mur, des formules qui s'enchaînent. Les frottements jouent un rôle primordial. Ce n'est pas une chute libre. Cerberus et sa désorganisation. Les tentatives terroristes. Le noyau dysfonctionnel. Les Rakgoules. Les hommes de Riggs. Le personnel de Sting. Les halls saturés. Les patients au-delà du compte. Tout est une donnée exploitable. Tout est posé en chiffres.


                              Le monde en équations. Tericarax continue à graver frénétiquement la toile de l'hôpital. Tout est rationalisé, tout est pesé et calculé dans son esprit de pure logique. Une suite de zéros et de uns, des questions qui n'attendent que des « oui » et des « non ». La science n'admet aucune approximation ; il n'y a que l'exactitude parfaite qui puisse garantir un succès.


                              Le mur se révèle insuffisant. Couvert sur toute sa largeur de calculs, Tericarax passe à grandes enjambées, sa cape battant derrière lui, au mur suivant, reprenant ses opérations, posant ses matrices, résolvant les systèmes qui en génèrent d'autres.


                              Les schémas se multiplient. Le principe de la bombe doit être rappelé. Les différents types de projectile, analysés, pesés, identifiés, décortiqués. Les formules de réaction chimique, les attaques, tout s'enchaîne en une vertigineuse suite de calculs. Le brillant scientifique de la CSI, l'ingénieur Kaleesh au corps cybernétique fait usage de toutes les données à sa disposition. Plans de l'hôpital, et son architecture, répercutions estimées des bombes, différents points d'impact, regroupés statistiquement selon les vents courants sur les planètes habitables, et en tenant compte de la force d'attraction de Taris.


                              Dans les yeux de Tericarax, les chiffres passent et s'enchaînent, les équations se succèdent comme des phrases logiques, une seule mélodie, celle qui dirige et règle l'existence, la musique qui a façonné l'univers. Questions ? Il n'y a pas de question qui n'ait de réponse, pas de problème qui n'ait de solution.
                              La solution est sous ses yeux. La solution est devant lui. Les calculs continuent. Une par une, les incertitudes tombent. Sauver tous les patients en cas de bombardement, est-ce possible ?


                              La vibrolame rentre dans le poignet avec un claquement, brûlante après l'effort soutenu qu'elle a subi.


                              Tericarax se tient face à un mur. Il fait plusieurs pas en arrière. Trois murs, couverts de symboles, d'illustrations, de chiffres, d'équations – un amas monstrueux qui atteste des connaissances du personnage.


                              Sauver tous les patients en cas de bombardement est-il possible ? La réponse est simple. Le cyborg se tourne vers l'entrée. Plusieurs personnes, dont les hommes de Riggs, se sont arrêtés devant le spectacle – probablement inhabituel. Le lieutenant tousse, les observe un par un. Ils ont amené les airspeeders.


                              - Nous avons un bombardement à éviter, dit Tericarax d'une voix neutre. Assez de temps gaspillé. Amenez moi ces speeders.
                              Les yeux reptiliens se posent sur Iroey, la gestuelle du cyborg lui fait signe de s'approcher, alors qu'on lui apporte les véhicules.


                              - Iroey, vous allez m'aider et extraire comme je vous l'avais indiqué les réacteurs et les systèmes d'alimentation des airspeeders. Je vais vous montrer comment faire. Vous êtes un droïde au cerveau biologique dont les processus d'apprentissage ont été exacerbés, n'est-ce pas ? C'est la seule explication à vos initiatives inhabituelles. Regardez bien.


                              Alors, Tericarax commence à désosser l'un des airspeeders, pièce par pièce, patiemment mais pourtant avec une rapidité quasi déconcertante - sa carrure pourrait laisser penser qu'il est plutôt lent, mais il travaille avec une rapidité et une dextérité étonnantes. En un temps record de moins de cinq minutes de travail, le cyborg extrait le réacteur de l'airspeeder, le portant de ses deux bras avec précaution, et le posant au sol avant de n'y joindre l'alimentation – c'est à dire le réservoir et les commandes d'allumage du réacteur.


                              Derrière, les chiffres tapissant les murs donnent une atmosphère quasi mystique au hall. Des données qui ne pourraient être comprises que par le cyborg, tant elles sont denses en contenu.


                              Sauver tous les patients d'un bombardement est-il possible ? La réponse est sur le mur pourtant.






                              Non.

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                                Post n°87
                                Auteur : Iroey

                                La machine écouta alors attentivement Tericarax puis se mit au travail, gardant un oreille attentive au communication militaire environnante. Il se mit à démonter par la suite un airspeeder comme lui avait montré le lieutenant... Sait au moment que celui-ci allait pour faire autre chose qu'Iroey dit alors:

                                -Lieutenant...

                                Voyant que celui-ci se retourne, il continu de travailler sur se qu'il fait et dit:

                                -J'ai voulut attendre pour avoir des informations fiable avant de vous l'annoncer mais je suis maintenant sur que l'une des personnes dans nos alliés proche d'ici est un espion Cerberus...

                                Il continua encore à travailler et dit par la suite simplement:

                                -Ne faites confiance en personne en personne...

                                Dit le prototype avant de se remettre au travail, démanchant pièces après pièces pour obtenir le matériel désiré...


                                Il se passât donc quelques heures où Iroey travailla tout les véhicules pour en leurs retirer leurs noyaux énergétique, celui-ci captant diverse communication alliés signalant des bombardement effectué par des bombardiers à la torpille à proton... Le soldat n'attendit pas plus longtemps et marchât d'un pas rapide avec de grand enjambé les mains dans le dos vers son officiers supérieurs, lui disant:

                                -Lieutenant... Confirmation de divers bombardement dans les environs... Ils son effectué par des bombardiers à la torpille à proton... Pour le moment sait encore loin mais cela ne nous laisse que quelques heure pour mettre les patients en sécurité... Et mettre votre plan à exécution...

                                Dit-il alors sans que personne d'autre qu'eux ne sois mit au courant de la situation... La tension monte de plus en plus. le canon en position est peut-être et sans doute la seul solution pour tous les sauver si cela se passe mal... Cela stopperais net le bombardement avant qu'il n'est lieux... Où il faut s'en remettre au haut commandement pour leurs envoyer un support anti-aérien... Ou bien essayer soi même de chercher dans les décombres des tourelles de batterie A-A... l'archétype tachais dans son cas lui même de trouver une solution à tout ceci... Sa mission était de porter support au lieutenant Tericarax et non de lui nuire après tout... Cette logique lui fit alors dire de faire confiance à son supérieur prenant toute fois le choix de si la batterie d'artillerie tirera ou bien non... Cela serra leurs dernière carte si le plan de base ne fonctionne pas... Ou bien pour amélioré les résultats final de la stratégie de défense de l’hôpital... Quoi qu'il en soi, il prit le blasteur à sa taille et vérifia s'il est chargé avant de regarder autour de lui... Le robot est certain qu'un espion se trouve parmi eux car sinon cette établissement ne serrais pas autant prisé par l'ennemi... Quelqu’un fournie des informations à ces terroristes et il dois le trouver... Mais qui? le géant de fer n'as simplement pas le temps de faire un interrogatoire ni de faire des séances de torture... N'y l'approbation du haut-commandement pour ce genre de technique de persuasion assez efficace mais considéré comme un crime contre les vivants... Bref... Le confédéré devra trouver au moment le traître au bon moment pour disposer de lui ou bien aussi de tenter d'obtenir des informations de sa part... Mais il faudra par la suite gérer avec d'autre tentative d'infiltration de la part de ces terroristes... Car sans doute que le fait de perdre les yeux et les oreilles d'un établissement important dois être très fâcheux et remettre en fonction les communications est primordiale... En plus qu'il y as eu un sabotage au noyaux centrale du bâtiment... Tout ses soucis son éclaircit,,, Mais il ne reste qu'une chose pour le cyborg à savoir... Quel est le plan? Quel est son prochain ordre...? Le droïde patiente... Son officier supérieur lui annoncera d'ici peu... 
                                 

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