Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #68

    Post n°66
    Auteur : Darth Malraas



    -Quatre minutes et on sera à portée de tir des chasseurs.


    Les deux canons laser de l'appareil se braquent sur des signes de fluctuation d'énergie, du moins dans cette direction. La lune est vaste mais l'énergie est identifiable par tous les scanners des vaisseaux des environs de Taris.
    Des formes de pulsations sont remarquables sur les écrans de contrôle, pulsation à l'exemple d'un coeur que l'on tenterait de faire battre via un massage cardiaque. Le capitaine se penche sur la console pour mieux intercepter et décortiquer ce phénomène.




    -Ca r'ssemble à un ...


    Plusieurs points apparaissent à de maigres secondes d'intervalles.
    Des choses s'éveillent.




    -...Reroutage des systèmes de vaisseaux !
    Et on fonce droit d'ssus !


    La twil'ek plaque sa main sur le système de com' interne en gardant ses yeux, elle aussi sur la console.



    -Tout l'équipage prêt pour la manœuvre, initialisation du système de saut hyperspatial.
    G-Atroc tu es prêt ?


    Le capitaine redresse la tête vivement.
    En un éclair ses yeux sortent de leurs orbites.
    Il n'aime pas que des plans se fassent dans son dos.
    Bel'la ne cherche pas à le cacher et va droit au but.




    -G-Atroc a pour objectif lors de cette mission, de trouver une issue favorable à toutes situations critiques pouvant me mettre moi ou le vaisseau, dans une impasse fâcheuse ou en danger de mort imminent.


    Blaster comprend que l'équipage pirate ne fait pas parti des paramètres de la machine séparatiste.



    -J'ai un système com personnel avec lui, gadget via oreillette lui permettant de me communiquer des informations. Il a trouvé une astuce contre les chasseurs : utiliser la torpille à proton. Même s'il aurait voulu tuer toutes les chasses sur nos fesses, la manœuvre n'aura pour effet que de désorienter et de supprimer pour un moment les systèmes des chasseurs. Avec en bonus peut-être, la destruction de quelques engins.

    Ne vous leurrez pas, on aura pas assez d'éclat pour tout raser, vu leur nombre.
    On doit faire vite !




    -Trois minutes...


    Encore éloigné de la lune le croiseur parvient à visualiser des formes distinctes.
    Des vaisseaux se retirent de la face cachée du planétoïde et amorce une manœuvre consistant probablement à filer en hyperespace.




    -Z'ont dû capter vot'e alerte et s'font la mal.
    Et avec la chasse derrière, vont pas s'attarder.


    Le Gozanti dispose de dix marqueurs de traçages par hypervoie.
    Le prix relativement cher de tels appareils en font des objets de luxe pour les pirates, d'où leur faible quantité, néanmoins l'équipage a certains dons venus de différentes parties de la galaxie, pour palier au problème d'économie.

    Les réacteurs des cibles se mettent progressivement à gagner en énergie.




    -G-Atroc vas-y !


    A deux minutes cinquante les escadrons les plus proches n'ont pas le temps de bifurquer pour filer de la zone d'impact. La torpille fuse à vitesse grand V, elle dégage derrière elle une teinte bleue significative. Les deux batteries quad-laser se tournent alors vers la torpille alors que la chasse se dégage de sa route, et font feu. Les tirs sont directs et touchent la torpille qui explose et délivre son énergie négative pour les appareillages.



    -TIREZ, TIREZ ! MARQUEZ LES !


    La voix est grave.
    Les canons lasers modifiés pour l'occasion en simple tubes lanceur, déchargent la dizaine de marqueurs dans l'espace. N'étant pas confectionnés pour une telle vitesse, quatre d'entre elles s'éfritent et sont détruites par la pression de vitesse. Une est désactivée pour dysfonctionnement électronique, une autre manque de puissance pour arriver au but finalement une seule ferra mouche et se posera sur la coque du vaisseau.




    -Ils sont à une minute et pas contents.


    Bel'la communique avec ses alliés.



    -J'espère que vous avez fait le boulot ! On se retrouve à notre premier point de rencontre !
    Dans H moins 1.


    Le temps nécessaire pour changer plusieurs fois de destinations et d'être ainsi sûrs, qu'ils ne sont pas suivis. Le Gozanti est propulsé dans l'espace alors que les premiers tirs des chasseurs se perdent dans la nuit.
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #69

      Post n°67
      Auteur : Blokkus

      Depuis la passerelle, Alyaa observait le croiseur Gozanti échapper par miracle à la chasse séparatiste avant de passer en hyperespace.
      Esperons qu'on aura autant de chance!

      Le petit croiseur Galofree filait à toute vitesse en direction de la lune,  derrière l'astre ou la flotte Cerberienne s'était camouflé s'était l'effervescence, les terroristes s'étaient rendu compte que finalement on s’intéressait plus à eux qu'a ce qui se passait sur la surface de Taris.

      Kleagle cria sur la passerelle,  imité par Nighthaw qui lui aussi aimait hurler avec les loups.

      -Les chasseurs se rapprochent, ils vont nous atomiser!


      -Ouais faut qu'on décroche!

       
      -Cessez donc de paniquer!
      Augmentez la puissance des moteurs et dirigez l’énergie sur les boucliers arrières.

        

      Klasman protesta:

      -Mais les moteurs sont déjà a 99%

       
        
      -Poussez les au maximum alors! et préparez vous a marquer les cibles ensuite nous filerons.
        

      -On va tous y passer arrêtons tout pendant qu'on le peut encore!
        

      La fille de Zobell n'en pouvait plus, elle devait assoir son autorité, elle gifla violemment Nighthaw celui ci surpris et déséquilibré en tomba au sol, il se releva les yeux plein de colère en s'essuyant la bouche.

       
      -On a pris assez de risque que ce ne soit pas pour rien!
      Le prochain qui défie mon autorité je le jette dans l'espace.

        

      Le silence régna quelques minutes entre les membres de la Ligue , silence bientot brisé par un avertissement.


      -Moteur a 110% ils tiendront pas très longtemps!

       
      -Juste ce qu'il nous faut!
      Kleagle: tir de marquage.

        

      -Ça marche!

      Assis à la place de l'artilleur, Kleagle déclencha les tirs vers les vaisseaux les plus proches, il n'avait pas pris le temps de faire une sélection c'était de l'opportunisme pur. Au même moment ils reçurent un message de leurs alliés alors que les premiers tirs venaient heurter les boucliers arrières, les chasseurs droids les avaient finalement rattrapés.

      -Bouclier a 45% encore une salve comme ça et on est foutu!

      La meneuse de la Ligue Humaine se redressa avant de prononcer cet ordre ultime et tant attendu
      :

       
        
      -Navigation:Maintenant!
        

      Le croiseur accéléra une ultime fois et disparu de l'espace réel, précédé sans doute par le reste de la flotte Cerberienne...
      ->  http://star-wars-rpg.xooit.com/t4927-R-gions-inconnues.htm#p53736
       

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        #70

        Post n°68
        Auteur : Super PNJ

        Coalition C.S.I - Corellia - Loyalistes :







        Forces de la Corsec
        Général Brauwer
                  


        Forces de la C.S.I

        Général Crassus
                  

            
             
        Les deux vaisseaux qui avaient essayés de faire un vent de panique n’était plus la préoccupation immédiate des Séparatistes. La première raison c’était parce qu’ils s’étaient enfuis et qu’on n’avait pas aperçu la moindre flotte ennemie. La seconde raison venait quant à elle du fait que le Consulat avait informé Crassus des évènements de Korriban. Le Général se grattait le menton, il était ailleurs … Les Impériaux avaient envahis Korriban et la Confédération passait en première directive. Le Defcon 1, autant dire que la Guerre grondait … L’homme se retourna vers Bauwer. Le Corellien venait à son tour de recevoir une missive de ses supérieurs. La planète indépendante se mettait au côté des Séparatistes s’ils entraient en guerre ... Un silence pesant était tombé dans la salle de conférence de l’académie de Taris. Tout le monde avait attendu ce moment et maintenant qu’il était arrivé tous le redoutaient … Les deux officiers se retournèrent vers les politiciens loyalistes. En tant qu’alliés ils devaient les informer de ce qui venait d’arriver. Ce fût Crassus qui pris la parole.

        « - Messieurs. La Confédération des Systèmes Indépendants a été attaquée sur son territoire par un corps militaire régulier appartenant à l’Empire. En vue de la mobilisation conséquente de notre effort militaire sur Taris nous craignons que les Impériaux aient profité de notre engagement sur votre planète pour mener une offensive contre nos propres territoires. »

        « - Nous allons devoir réévaluer les vaisseaux affectés à l’Opération Pinder afin d’assurer la protection des territoires Confédérés et Corelliens. Ce n’est pas pour autant que nous nous désengageons de cette opération. Soyez assuré que la coalition mènera à bien ses objectifs et sa feuille de route concernant Taris. Actuellement nous avons bien plus de vaisseaux que nécessaire pour Taris. Nous devons empêcher les Impériaux de progresser d’avantage s’il s’agit d’une attaque de grande envergure. Soyez assuré que nous empêcherons toute invasion de votre planète … C’est ensemble, Tarisiens, Séparatistes, Cato Neimoidien et Corelliens, que nous mettrons fin aux agissements de ceux qui bafouent la souveraineté des planètes, qu’il s’agisse du Cerberus ou même des Impériaux. »

        « - En l’heure actuelle nous nous devons de considérer les Impériaux comme des ennemis potentiels, nous appliquons dès à présent la premier directive Séparatiste et nous arrêterons tout militaire Impérial sur ce territoire. »

        Par le jeu des alliances Taris se trouvait malgré elle plongée dans la crise de Korriban ...
        Une guerre grondait à l’Ouest. L’État-Major Séparatiste en était conscient. Il se devait d’allouer une partie de sa flotte à la protection de son territoire tandis que le reste de ses appareils risquait d’être mobilisé dans le but d’une contre-offensive sur les positions Impériales. L’Opération Pinder, bien qu’étant un succès, jouait à présent au désavantage des Séparatistes. Pour l’heure la C.S.I était empêtrée sur le sol Tarisien et c’était là autant de vaisseaux et de droïdes qui ne pouvaient pas être déployés sur la frontière. De facto, Corellia et le Consulat avaient décidés d’accélérer le mouvement sur la planète indépendante.  Une partie de la flotte de la Coalition était en train d’être réaffectée dans la galaxie tandis que les troupes au sol avaient étés encouragées à plus de résultat. 

        La libération de Taris, en temps qu’opération militaire de grande envergure, devait maintenant laisser place à la reprise du pouvoir par les loyalistes. Une fois arrivé à cette situation, l’aide à fournir aux Tarisien serait moins conséquente. Mais pour cela il avait fallu envahir la planète et détruire tout ce qu’avait érigé le Joker. C’était une affaire qui se réglait au turbolaser et au char d’assaut.  
        Le plan mis en œuvre par la Coalition C.S.I-Corellia-Cato Neimoidia-Loyalistes n’était pas compliqué. On avait bombardé avec précision les positions de l’ennemi : siège du gouvernement, casernes, astroports … Ces tirs d’artillerie avaient permis de gagner un temps considérable et d’ébranler les forces ennemies. Toutefois ces bombardements gênaient la progression des troupes et on avait déployé par la suite maints aéronefs. Une fois que l’insurrection de la planète occupée commença le Cerberus était définitivement perdu.  Car les militaires avaient rapidement mis en déroute les forces de l’adversaire et on avait épaulé les troupes loyalistes dans la reconquête de leur planète. Les forces Séparatistes et Corelliennes avaient en grande partie percés les positions de l’ennemi avec leurs troupes aéroportées et mécanisées. De ce fait ils ouvraient alors la voie à l’infanterie de la coalition. Le Cerberus, mal armé et mal entrainé, c’était rassemblé en plusieurs poches de résistances qu’il avait été facile d’isoler les unes des autres. Crassus et Brauwer avaient insistés sur le fait de pousser l’ennemi dans une débandade telle qu’elle lui soit fatale. Le Cerberus souffrait d’un manque de rigueur militaire. Ses hommes étaient couards et pas habitué au combat militaire. De l’autre côté la C.S.I jouissait d’une expérience hors norme sur tous types de terrain : neige, sable, et même urbain avec deux attaques de Coruscant. La stratégie au sol avait été de faire en sorte que l’adversaire ne puisse bénéficier d’aucune unité de temps et d’action. Isolés, les groupes ennemis étaient massacrés les uns après les autres.

        En cette heure les alliés avaient encerclés les ultimes positions du Cerberus. Ecrasés par la puissance de la Coalition les derniers fanatiques du Cerberus avaient reculés jusqu’à leur dernière place forte : le palais. Les autres poches de résistances étaient bien trop éparses et coupées de tout moyen de communication pour représenter une menace. La progression des troupes avait alors été stoppée par ordre de Crassus. On laissait encore une chance aux terroristes de se rendre. Ceux qui déposaient les armes étaient traités en prisonnier de guerre. Quant à ceux qui s’entêtaient au combat, ils n’avaient aucun espoir de survie. Mis à part le Palais, les autres positions du Cerberus avaient été passées à l’artillerie sans autre forme de procès. L’attaque de ce dernier rempart aurait pu être facilement réglée mais la Coalition comptait bien faire de la prise du bâtiment un symbole fort. Qui plus est, dans les ruines de l’édifice les hommes pourraient encore combattre plusieurs jours d’affilés or l’État-Major de campagne souhaitait terminer l’opération le plus rapidement possible.

        Le quartier du Palais avait été assiégé. C’était toute une plateforme qu’il restait à conquérir. Les environs étaient aux mains de la Coalition et elle avait dépêché d’importantes quantités de troupes pour l’attaque finale. Le combat s’annonçait violent. Encerclé de toutes part les soldats du Cerberus se battaient comme des animaux. Les dispositifs de défense comptaient l’ensemble des moyens utilisés en guerre urbaine : barricades, champs de mines, embuscades depuis les immeubles … Et au milieu de ça la population civile prise en otage sur cette plateforme … Le sud était entièrement pris par les troupes loyalistes mais les bâtiments offraient autant de positions pour des tireurs embusqués. Quant aux passerelles au nord : il n’en restait plus que deux praticable et là aussi : les franchir relevaient du miracle. Les gens ne pouvaient que se terrer chez eux, coincés dans leurs appartements de la ville haute. Les yeux de la population Tarisienne étaient braqués sur eux … Les loyalistes et les forces étrangères devaient réussir leur coup …

        Les dernières untés mécanisées venaient de rejoindre les positions sous contrôle. La Coalition avait dépêché ses chars et transports de troupes au Nord-Ouest et Nord-Est. Une partie des CAB s’étaient alignés le long des « quais », faisant office d’artillerie courte portée si cela était nécessaire. Les hostilités avaient cessés du côté des deux camps. Non content de piéger des civils de leur côté, les membres du Cerberus retenaient des otages dans le Palais. La Coalition envoya un ultime message radio.


        « - Ceci est notre dernière sommation ! Vous êtes encerclés. Rendez-vous immédiatement et libérez les otages ! Tout homme se rendant sera traité convenablement. Résistez encore et vous mourrez. _ Terminé. »


        Pour toute réponse les membres du Cerberus firent quelques tirs de mortier. Les tirs, mal calibrés, n’atteignirent pas leur cibles mais les explosions eurent raison de quelques droïdes et militaires. Ces quelques victimes ne furent en rien suffisantes pour entamer le moral des machines et des combattants loyalistes. Au contraire, cela ne les avaient que plus motivés ! Le Cerberus allait payer !
        L’ordre fût finalement donné et l’attaque fût lancée ! Les obstacles furent rapidement balayés les uns après les autres sous la formidable puissance des blindés Séparatistes. La première ligne au Nord était composée des blindés et des canonnières dans les airs. L’assaut était effectué simultanément par le Sud et par le Nord. Les CAB enfoncèrent facilement les défenses établies sur la passerelle Nord-Est tandis que les forces à l’Ouest peinèrent à avancer. L’ennemi avait établi plusieurs postes anti-air et anti-char à l’intérieur des bâtiments surplombant la passerelle Nord-Ouest et ces troupes canardaient les assaillants. Les CAB sur le quai en face tirèrent alors à tir tendu sur les façades des bâtiments desquels les anarchistes tendaient leurs embuscades. Au sud les TMT progressaient avec les loyalistes et l’infanterie droïde. Ils avançaient avec plus de facilité. Profitant du désordre, plusieurs canonnières corelliennes, escortés par des canonnières séparatistes et des chasseurs vautours, commençaient à pénétrer dans le champ d’opération. Les appareils se posaient sur les toits des bâtiments ennemis et débarquaient leurs soldats. Lorsque ce n’était pas possible il quittait les vaisseaux en rappels. Ça tirait dans tous les sens … L’ultime combat venait de débuter.


            

        Pendant ce temps l’agent Smith et ses camarades venaient d’arriver au QG Séparatiste qui était établi dans l’académie de Taris. On les débarqua et on emmena les prisonniers Impériaux pour interrogatoire. Le Corellien les guida jusqu’à une tente dans la cours qui s’apparentait à un petit poste de commandement, ce n’était qu’une des nombreuses annexes. Il désigna une mallette d’un signe de la tête, elle contenait 2 000Cr.


        « - Voici votre paiement messieurs. Un chasseur de prime s’avança et alors qu’il allait se saisir du bagage le Corellien l’invita à attendre. Un instant s’il vous plait. Cet argent est à vous ne vous inquiétez pas ... Vous pouvez prendre tout de suite ce paiement pour vos informations ou vous pouvez essayer de rentrer en contact avec ces Impériaux et nous les ramener. Ils vous connaissent et vous les connaissez. Considérez cela comme une proposition de contrat entre vous et nous : nous triplons la mise si vous nous ramener les Impériaux qui opéraient sur Taris … »


        Spoiler : Spoiler
                
                

        Mufus        

          
             
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          #71

          Post n°69
          Auteur : Asmodé Bah'aris

          “Comment faire confiance à un être qui saigne une semaine par mois sans crever?”
          - brève de comptoir coruscanti
          _____________________

          Asmodé en avait marre, depuis qu’ils étaient entrés dans le “what else” tout était parti en live. Les impériaux avaient été plus stupide que la moyenne, les cerberus plus… explosifs? La CSI et leurs copains avaient peut-être un peu trop abusé du côté “c’est moi qui ai la plus grosse”. En bref, rien ne c’était passé comme prévu. Si bien, que la native de ryloth se trouvait actuellement en présence de gradés confédérés et que ceux-ci proposaient tout simplement aux chasseurs de primes de vendre de façon définitive les impériaux.
          Elle s’avança vers le Corellien un sourire allumeur aux coins des lèvres.


          - Vous nous proposer donc 2 000 crédits chacun… Pour ce prit là certain vendrait leurs mère.

          Elle marqua une courte pause le temps de se saisir de la mallette contenant les 2000 premiers crédits.

          - Mais la plus part du temps, notre mère ne dispose pas d'une armée, pouvez vous nous assurer que nous ne subirons aucun représailles?

          La réponse était évidente: "non", personne ne pouvait promettre ce genre de chose, surtout en temps de guerre, mais, La twi'lek attendait tout de même un minimum de protection de la part de la confédération, toute fois, elle estimait que la question pourrait être réglé plus tard et reporta donc son attention sur son gain.

          - Je suppose donc que ceci est ma part.

          Elle ouvrit la mallette et jeta un rapide coup d’oeil à son contenu, les crédits étaient bien là, les CSien étaient réglos, elle allait l’être aussi.

          - Donc, en ce qui concerne nos amis les impériaux. Notre vaisseau, est... comment dire... posé quelque part dans ce bordel. Nous avons bien entendu ses coordonnées, une fois que notre vaisseau sera en zone sécurisé, nous pourrions contacter le « What elze », la poubelle imp. Qui nous à envoyé dans ce bordel. J'oublie quelque chose ?

          Elle se retourna vers Smith et Pourpre qui, jusqu'à présent l'a regardait offrir l'enseigne et le poing sur un plateau.

          - Moi non, en revanche, notre ami en costard, elle désigna l'Agent du doigt. À oublié un pion important parmi les impériaux, l’Initié Cha'Rdy. Elle au moins on à son nom, c’est une twi’lek, qui est comme cul et chemise avec le “poing”. Mais, vous ne pouvez pas tenir rigueur à mon ami pour cet oubli, dès qu’on lui met une paire de seins sous les yeux, il ne réfléchit plus.

          Le corellien avait les cartes en main, il ne lui restait plus qu’à envoyer quelqu’un chercher le Gloire d’Haden, (ou escorter les chasseurs jusqu’à leur vaisseau) et envoyer un message aux pigeons hommes rester en orbite pour pouvoir les cueillir.

          HRP:
          Petit post pour reveiller les cdp

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            a écrit sur dernière édition par
            #72

            Post n°70
            Auteur : Agent Smith

            "On peut douter de tout sauf de la nécessité de se trouver du côté de celui qui a le pognon"

            La proposition de tripler la somme résonnait dans ma tête,
            mais l'idée de combattre et de chasser des fuyards qui s'étaient dispersés aux quatre vents sur ce cailloux ne m'enchantaient pas,
            la fatigue prenait peu à peu le pas sur ma motivation.



            -Malheureusement ma belle, nous allons nous partager les 2000 crédits. disais-je à la jeune twilek
            J'ai signé seulement pour donner des informations, et je pense que vous avez assez d'hommes pour entreprendre votre chasse à l'homme.

            Sans perdre un instant je quittais le pseudo-QG séparatiste suivit par mes comparses en direction du gloire d'Haden,
            avec dans les mains une balise que nous avait remis notre interlocuteur séparatiste juste avant notre départ, et qui nous servirait de sauf-conduit pour atteindre notre destination.



            -Cap su Dantoine les enfants.

            Le groupe de Chasseur de primes se retirèrent donc de la bataille,
            et s’empressèrent de rentrer voir leur patron pour recevoir leurs payes.

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              a écrit sur dernière édition par
              #73

              Post n°71
              Auteur : Thomassian

              Une mission dont on pouvait en voir le bout ?
              Laissant derrière eux une place entièrement en ruine, Taris, des impériaux mal lunés et, à présent, les vaisseaux de transport de la CSI qui s'attelait à finir de ratisser l'ensemble de la métropole afin de nettoyer les dernières cellules Cerbériennes, Smith lança cette ultime phrase :



              -Cap sur Dantooine les enfants !

              Étant resté en retrait et encore chamboulé par sa "transformation" impromptue, Thomassian avait juste suivi la cadence. Finalement, retrouver une once de calme lui paraissait déjà comme une bénédiction. Certes, il éprouvait un brin d'amertume à ne plus pouvoir jeter un œil sur la servante Twi'lek du tonitruant tigre impérial mais Asmodé était là, à se déhancher magnifiquement, après tout.
              Ils embarquèrent tous dans le Slave I
              .
              Rentrer au bercail. Enfin, "bercail" est un bien grand mot pour lui. Tout ceci était encore bien récent.


              La navette s'éleva. Tout semblait étonnement calme pour une sortie de zone de guerre. Tant mieux, finalement.
              Asmodé aux commandes, le Nikto et son comparse laissèrent Smith et Thomassian prendre en charge l'ordinateur de bord et le poste radar.
              Afin d'éviter, cette fois, quelque incompréhension, Smith s'occupa des communications, pour le peu qu'il put y en avoir, tandis que le jeune homme regardait d'un air détaché de petits faisceaux blancs clignoter sur cette carte radar réduite.

              Un blip en particulier le fit sortir de sa léthargie.


              - Heu, les gars ?

              Un objet non identifié se dirigeait à grande vitesse vers le vaisseau. Il provenait du sol de Taris.

              Une alarme sonna. Un carré rougeoyant venait d'entourer l'objet en question sur le radar.


              - Une roquette ? C'est pas vrai !

              Ce n'était pas la peine d'apporter un cri paniqué afin de prévenir du danger. Une myriade de bruits divers et variés avait déjà envahi l’habitacle. La Twi'lek était déjà en train de zigzaguer dans le ciel.
              L'objet suivait chaque incartade comme si sa cible était clairement verrouillée sur la Gloide d'Haden.

              Asmodé donna un grand coup sur la droite. Le Slave I fit un looping.

              Mais rien n'y fit.

              La roquette se rapprochait.

              Inexorablement.

              Implacablement.

              Inélucta....

              Un autre blip soudain. Un vaisseau cargo s'était mis en travers de sa trajectoire. L'intercom' grésilla.


              - Yo, les gars. 'Pouvez m'escowter en-dehows de ce tas d'caillous ? C'est l'enfew en bas !

              Quelques secondes de silence puis il y eût une explosion.

              -
              Et meeeeeewwwwwwwwd....

              Les communications s'interrompirent. Le cargo, touché à l'un de ses réacteurs, redescendait lentement vers la surface de Taris, au grand dame de son conducteur qui se voyait contraint à un atterrissage forcé en dehors de la ville basse.

              Une scène dramatiquement comique. Tous les passagers de la Gloire d'Haden soupirèrent de soulagement. Thomassian eût une pensée émûe pour ce pauvre chauffeur de cargo Rastafaraï qui s'est retrouvé entre deux feux bien malgré lui.
              Le Slave I continua sa route, sortant de l'atmosphère de cette planète en pleine révolution pour enfin se diriger en vitesse lumière vers Dantooine.

              (Suite du rp => http://star-wars-rpg.soforums.com/t5048-Op-ration-Berechit-termin-e.htm#p54… )

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                #74

                Post n°72
                Auteur : Tericarax

                Le cyborg est immobile. Les ordres des officiers sont clairs et précis. Relevé de ses fonctions. Changé à présent comme administrateur d'un hôpital. Faire taire toutes les affaires pouvant nuire à la réputation de la CSI. Responsable de l'hôpital au nom de la coalition. En un mot comme en cent, l'échec n'est pas une option. Le cyborg, avec un sifflement de métal, fait bouger ses bras, comme tentant de chasser quelque chose de ses épaules. Est-ce du stress qu'il ressent ? Est-ce de la tension ? Illogique. Son esprit ne ressent pas – plus pareille chose. Non, il s'agit plutôt de...Réflexion. Son esprit tente de rassembler tous les souvenirs qu'il pourrait avoir d'une expérience un tant soit peu similaire à celle qu'il doit à présent mener.
                Administrer un laboratoire, il l'a déjà fait. Echantillons, sujets d'analyse, rapports de recherche, tout devait être précisément organisé, tout à sa place pour que tout fonctionne. Un laboratoire ordonné, pour une réflexion ordonnée et méthodique. Ne rien laisser au hasard ; tout calculé, rationalisé, tout ramené à des équations. Telle était la science qu'il avait mené, telle était la seule chose restante de son lointain passé. Et à présent la chose qu'il amènera pour mener à bien sa tâche. Tandis que l'officier cesse de parler, le lieutenant s'emploie à mémoriser tous les ordres une énième fois. Ne rien laisser au hasard. Tout rationaliser. Tous les propos de l'agent suivent un ordre logique, il n'y a qu'un ordre derrière en réalité, un seul message qu'il doit comprendre :
                «  Echouez à votre tâche, et la CSI rejettera toute la responsabilité sur vous ».


                Le doute n'est pas permis. La moindre défaillance technique. La moindre épidémie malheureuse. Le moindre agent infectieux qui décimerait les victimes, ou même un agent militaire chimique utilisé par les ennemis, quelle qu'en soit la raison, si jamais cet hôpital ou ce qu'il abrite vient à tomber d'une façon ou d'une autre, c'est inéluctablement sur lui qu'on mettra la faute au final.
                L'aire d'atterrissage. Tandis que ses pieds griffus tapent le sol avec un bruit mat, Tericarax en profite pour observer les alentours, sans interrompre pour autant ses réflexions. Un chaos, des affrontements, des volutes de fumées noires, ses yeux kaleesh semblent même distinguer au loin des flammes, et certains bâtiments dont certaines pièces s'illuminent, alors que résonnent des explosions.
                Des sons variés, mais tous au timbre similaire ; les notes de la destruction, les harmoniques de la mort.
                La zone est directement exposée ; naturellement, on presse le pas. Tericarax ne prend pas la peine de détailler les autres personnes composant le groupe ; des droïdes, des officiers, mais tous qui le quitteront dès qu'ils l'auront amené là où ils le veulent à coup sûr.
                Le son des explosions n'est bientôt rien qu'une routine. Le groupe arrive enfin devant un édifice à l'air bien piteux ; couvert de poussières, et certains pans de mur portant les douces marques que seuls des tirs de blaster auraient pu engendrer. Mais avant tout, c'est la foule qui attire l'attention du cyborg. Une foule désordonnée, indénombrable même s'il avait prit une heure toute entière à établir un compte méthodique, sans cesse mouvante – et bruyante avec ça. Des estropiés, les yeux du cyborg en distinguent au-delà du compte ; certains qui gémissent, d'autres à l'air hagard, des appels paniqués aussi, des membres épars qui appellent des noms. Ce que Tericarax a sous les yeux...Des fantômes. Une association de fantômes. Des personnes qui appellent des êtres qui ne vivent plus que dans leur passé. Des êtres dont tant de perspectives viennent de s'envoler avec l'inéluctabilité de la mort ; mais qu'ils réfutent. Et cette foule est un parfait écran. Il n'y a personne à distinguer, dans cette masse incohérente, et donc il n'y a pas la certitude de la mort. Cette foule, ce monde massé là, c'est un groupe qui se rassure en s'aveuglant, mais qui s'énerve d'exister. Chacun qui crie qu'il veut savoir, mais qui implore d'ignorer.


                - Fascinant...Murmure le cyborg. Il y a de quoi faire des études comportementales. Il a un matériel adapté. Oui...Il a tout ce qu'il lui faut. Le cyborg sent un intérêt nouveau naître en lui. Il va reforger cet hôpital, oui. Employer toute son ingéniosité à la tâche. Avec cet hôpital, il va avoir une chance inespérée. Une chance qu'il ne peut que saisir...Et exploiter à son plein potentiel.


                Au dehors, les tirs résonnent toujours. Quelques fois, le cyborg sent le sol vibrer légèrement. Ainsi, cette position est située dans des affrontements ? Il n'a guère pu étudier en détail la situation des combats ; les officiers supérieurs ne partagent pas les détails de toutes les opérations avec tout le monde. Il a une tâche, et ne connaît que les détails sur sa propre tâche. Protéger l'hôpital et ce qu'il contient. Le reste, c'est à la Coalition de s'en occuper. Et le cyborg s'occupera donc de son travail.


                Le droïde qui mène la bande insolite s'arrête au détour d'un couloir. Face à eux, un humain. Un humain armé d'un fusil blaster lourd. Cigare à la bouche, à peine rasé, ses traits trahissant sa fatigue. Il s'approche de Tericarax, et le salue sans cérémonie, ce à quoi le cyborg ne répond pas ; le sourire sur le visage de l'autre laisse à penser qu'il a encore des choses à dire...Et c'est en effet presque immédiatement qu'il prend la parole. Ton léger, presque vulgaire avec lequel les humains aiment typiquement s'exprimer. Le genre de ton qui attire immédiatement la sympathie des subordonnés. Un personnage qui, faisant preuve de détachement au milieu de l'enfer, devient ce que l'on nomme couramment « charismatique », un homme avec des qualités de leader. Et à ses dires, c'est avec lui que le cyborg devra collaborer. Le bras et l'esprit donc. Alors que le droïde reprend son guidage laconique et silencieux, le fameux capitaine Riggs attrape Tericarax par un bras ; le cyborg se stoppe, ni surpris, énervé. Il pose simplement ses yeux sur l'humain, et écoute ce qu'il a à dire. De ses propos, le cyborg retient deux choses : la première, l'homme a vraisemblablement vraiment besoin de sa présence, et la seconde, toute la situation est un véritable chaos.


                Tericarax comprend mieux.


                La CSI ne l'a pas envoyé seulement par son historique scientifique. Elle l'a également mobilisé car sachant pertinemment qu'il n'éprouve aucune émotion, et en cette qualité est ainsi capable de réagir en gardant la tête froide...En toutes circonstances. Tandis que l'homme continue à parler, ses propos trahissant le tragique de la situation, le cyborg distingue un sifflement ; une seconde à peine plus tard, un mur non loin vole en éclats avec fracas et nuages de poussières.


                Riggs épaule son fusil, et ouvre le feu dans l'ouverture béante. Le cyborg, sans guère avoir bougé, observe ; de là où il est, il distingue plusieurs formes en contre bas, qui fuient dans les ruelles, indistinctes et lointaines. Le capitaine range son arme, puis lui laisse sa fréquence radio, après quoi il s'éclipse.


                Le kaleesh se retourne. Quatrième étage, l'accueil. C'est là qu'il doit se rendre, pour y trouver le personnel avec qui il va devoir collaborer. Aucun matériel à sa disposition. Plusieurs ailes de l'hôpital gravement endommagées, les blocs chirurgicaux sabotés, les halls saturés, à quoi s'ajoutent une défense précaire, voire quasiment inexistante.
                Une centaine d'hommes a dit Riggs. Il a une centaine d'hommes sous ses ordres. Le cyborg poursuit sa réflexion ; il affiche devant ses yeux grâce à son communicateur la liste du personnel de l'hôpital, et navigue rapidement entre eux pour vérifier leurs qualifications et les mémoriser. La première chose à faire est de calmer les populations. Mais la simple évocation de la présence de la CSI n'apportera rien. Cela ne fera pas taire les explosions au dehors, cela ne cessera pas les tremblements périodiques des murs et du sol sous les tirs de mortier.
                Quelles choses a-t-il à proposer ?
                En premier lieu, il faut établir un bilan.


                Arpentant d'un pas rapide les couloirs, le cyborg finit par arriver à l'accueil. L'endroit est presque plus bondé que le hall qu'il a vu précédemment. Il distingue néanmoins, légèrement isolé des civils – reclus au niveau du bureau de l'accueil – la plupart des personnes avec qui il s'est entretenu. À son approche, il reconnaît l'officier qui lui a confié sa promotion, ainsi que sa mission.


                - Ah, lieutenant Tericarax. Félicitations pour votre promotion. Le Capitaine Riggs a dû vous mettre au courant de tous les détails. Je laisse donc les détails de l'opération entre vos mains, j'ai moi même une tâche à accomplir.


                L'officier s'éclipse ainsi, repartant ainsi que le droïde et une partie de ceux qui l'ont escorté jusque là. Face à Tericarax ne se tiennent plus qu'une vingtaine de personnes tout au plus. Ils n'ont guère l'air rassuré. L'accueil est une sorte de cylindre de verre circulaire, à l'intérieur duquel des bureaux, tout aussi circulaires, quelques chaises, et un matériel informatique pour accéder sans doute aux bases de donnée de l'hôpital. Un cylindre, un petit îlot au milieu d'une mer de rescapés. Peu après que l'officier soit parti, la foule commence à s'agiter. Certains montrent le cyborg. D'autres continuent à chercher leurs proches. Le verre contient un composant qui permet d'isoler le son de l'extérieur.


                Tericarax pose son regard sur l'équipe qui est là, dans ce cylindre. L'espace offert n'est pas très grand. Ils ont l'air dans le même état que Riggs. Sur les nerfs. Mais Riggs a démontré la rare capacité à sourire en cas de crise. Eux sont tendus, crispés. Ils hésitent presque à observer le cyborg, comme si sa présence seule impliquait que les choses avaient empiré encore plus.


                - La situation n'a pas empiré, dit Tericarax d'une voix métallique et grave. Ce n'est que votre perception qui s'émousse. Avant toute chose. Vous êtes tous le personnel qui a occupé cet hôpital, et l'a amené à passer toutes les crises...Jusqu'à aujourd'hui. Vous, dit-il en pointant du doigt un jeune Zabrak, vous allez me dresser la liste de tout le matériel que cet hôpital a à sa disposition à l'heure actuelle. Vous, continue-t-il en montrant une jeune femelle Bothan, vous êtes une urgentiste, non ? Vous serez chargée d'établir l'ordre de priorité dans lequel les patients doivent être traités. Vous, le Tarissien, vous étiez en charge de la maintenance de l'hôpital, n'est-ce pas ? Etablissez clairement tous les endroits qui ne sont plus fonctionnels, la cause, et par quel moyen cela peut être corrigé.
                Tous les autres...Avec moi. Il est temps d'organiser un peu cette foule. Etage par étage. Hall par hall. J'espère que vous n'êtes pas trop épuisés. La journée va être longue.
                Encore une dernière chose. Docteur Matt Sting ?


                Un homme dans la soixantaine, grisonnant, se lève. Il est en blouse blanche, entachée par endroits de sang. Son visage est noirci, sali, et ses traits tant que ses rides trahissent sa fatigue, mais qu'il maîtrise, comme le professionnel qu'il est.


                Tericarax lui tend un coussin.


                - Utilisez la ceinture qui tient votre pantalon, et mettez ceci sous votre chemise. Sur toute la longueur, aucun organe vital exposé.


                - De quoi est-ce que vous...commence le médecin sur un ton qui trahit son mécontentement et son impatience.


                - Ne discutez pas, coupe le cyborg. Il reste une dernière chose à faire avant de pouvoir espérer vraiment obtenir le calme. De la psychologie si vous préférez. De la logique de base. Un calme tant d'un point de vue de l'esprit de nos « hôtes » que de la situation interne à cet hôpital. Faites moi donc confiance. Je n'ai pas été amené ici parce que j'étais bon à résoudre des puzzle de caillou ou que je savais arracher la peau d'un rampant des marais sans bruit. Faites confiance au Capitaine Riggs.


                Le cyborg ramène son regard au delà de l'accueil, et embrasse tous les rescapés. Ni les personnes au dehors du cylindre ni celles à l'intérieur ne lui font confiance. Mais celles à l'intérieur s'exécuteront, parce qu'elles font confiance au Capitaine Riggs, et que ce dernier leur a indiqué que Tericarax allait être également aux commandes. Le docteur s'exécute en grommelant derrière.
                L'hybride cybernétique sort hors du cylindre vitré. Sa respiration tue au milieu des gémissements, de la panique de la foule. Cela lui rappelle presque une bataille qu'il a livré il y a quelques temps...Il se met dos à l'accueil. Ses bras se détachent ; et alors, deux d'entre eux commencent à agripper le verre, jusqu'à l'amener tout à fait en hauteur, avec sifflements de vérins et grincements de la vitre.


                - Votre attention, rescapés, clame sa voix d'acier. Votre vie est actuellement en danger... À la vue de l'être qui n'a rien d'organique, la foule commence à s'agiter plus encore, et ses propos sinistres soufflent un vent qui annonce une seule couleur : la panique. Votre vie est en danger, répète-t-il...Car Cerbérus marche dans cet hôpital. Des terroristes. La foule attend ; elle attend qu'il prononce les mots fatidiques, qu'il s'annonce comme lui même un terroriste pour enfin céder complètement au chaos et se dévorer dans sa terreur.


                - Des terroristes que je ne peux laisser marcher ici plus longtemps, dit le cyborg froidement. Je suis le lieutenant Tericarax, de la Confédération des Systèmes Indépendants. Rescapés. J'ai été envoyé pour veiller sur vous. Tous les blessés. Suivez le docteur Matt et son équipe, dit Tericarax en montrant un humain grisonnant et deux Tarissiennes. Les autres, veuillez patienter ici. Si vous recherchez des proches...Nous aurons vite fait d'établir une liste des patients. Et nous vous informerons dès que nous aurons localisé ceux que vous cherchez.




                La foule commence à bouger, hésitante. Un espèce de silence, parcouru par des frissons murmurants emplit la salle. Le cyborg reste ainsi, promenant son regard glacé sur tous les réfugiés regroupés dans ce hall. Certains groupes commencent à se mouvoir vers la petite équipe. Comme hésitants.
                Une personne s'approche en boitant de Matt, sortant de la foule à environ cinq mètres.


                Ce n'est qu'au moment où elle s'élance contre le docteur que Tericarax remarque le poignard entre ses mains. Et c'est avec un bruit mat que l'arme s'enfonce droit dans le docteur Matt.


                Un son bien moins agréable, une vibration à vous vriller les tympans résonne ensuite. L'agresseur tombe au sol, sonné. Tericarax descend au sol, son canon sonique en mains. Il le range soigneusement, puis s'approche de l'individu ; son pied d'acier se referme comme une sinistre serre sur le crâne de l'individu. Il se tourne vers le docteur Sting. Ce dernier est toujours debout. Il semble tout autant interloqué que les visages que Tericarax distingue. Mais le cyborg n'y prête pas attention. Ressoudant ses bras, il attrape à la gorge l'agresseur, et le soulève haut en l'air.


                - Voici le visage de ceux que vous craignez, rescapés. Des êtres apeurés qui tentent de vous poignarder dans le dos...Mais des êtres désorganisés. Qui tirent parti de vos peurs. Ne craignez plus rien. La CSI est là. Avec elle, votre cauchemar prend fin, Tarissiens.


                La voix glacial du cyborg contraste avec son discours ; si le Capitaine Riggs avait livré ce discours, probablement des cris de joie auraient suivi. Mais ce cyborg, inconnu de tous, cette montagne d'acier sans nom, presque sans visage, qui ne montre ni compassion ni hésitation...La foule s'est néanmoins complètement tue. Sting a ôté le poignard de son abdomen, et le regarde avec étonnement. Il retire de sous sa tenue le coussin, qui a été vilainement éventré, puis regarde Tericarax.


                - Comment...Comment saviez vous... ?


                - Je vous l'ai dit pourtant, Matt Sting. La Confédération ne m'a pas envoyé ici parce que je sais faire des puzzles de cailloux. 


                Spoiler : Spoiler
                Note: Navré du retard - long retard. Il est temps de gérer cet hôpital. Je ferai les messages plus ou moins à la suite à ce sujet, jusqu'à arriver au jour présent.

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                  Post n°73
                  Auteur : Tericarax

                  Avant que la foule ne se dirige vers le médecin, Tericarax s'approche de lui.


                  - Vous vous rendrez dans les deux autres hall, en commençant par le plus chargé. Celui du cinquième étage. Récoltez-y tous les patients qui selon vous nécessitent des soins – autre que de simples plaies superficielles j'entends. Ensuite. Vos deux assistants emmèneront ensuite les patients dans un état plus stable vers des salles d'attente situées aux étages inférieurs puis...


                  - Lieutenant...La plupart d'entre eux pourraient être dans un état critique. Les faire marcher jusqu'au cinquième étage est de la folie. Pensez à ceux qui ont des séquelles, des blessures ouvertes, des fractures ou pire...Nous ne pouvons pas les faire bouger ainsi.


                  Tericarax réfléchit un instant. Fascinant. C'est donc cela, la pitié. Proprement intrigante est cette capacité à considérer empathiquement le malheur des autres et à estimer leur capacité à agir ou non. Il est vrai que faire marcher des patients implique au préalable que ces derniers puissent marcher. Si un silence – relatif est tombé dans le hall, cela signifie probablement que ceux présents ne sont pas tous dans des états vraiment graves, mais cela n'indique rien quant à ceux dans les autres halls. Il faut par conséquent procéder autrement. Empêcher les malades de bouger ? Une autre alternative naît dans l'esprit du cyborg.


                  - Vous avez parfaitement raison, docteur Sting. Vous mènerez donc les malades critiques vers les salles les plus proches. Demandez à vos assistants de veiller sur eux...Puis revenez ici chercher de l'aide auprès des personnes valides. Tous les volontaires qui voudront vous suivre, pour vous aider à amener des lits pour les blessés.


                  Le docteur semble voir où son interlocuteur veut en venir, car il hoche d'un mouvement discret mais affirmatif de la tête. Cette fois-ci, il est d'accord.


                  - J'ai encore une chose à vérifier...Puis je me déplacerai de mon côté, dit le Kaleesh.


                  Il quitte Matt des yeux, empoigne le terroriste inconscient par le col, puis se tourne vers la foule.


                  - Ceux qui peuvent suivre le docteur Matt. Suivez le. Et écoutez ses directives à la lettre.








                  Le cyborg entre à nouveau dans le cylindre, tandis que les équipes se disséminent suivant ses directives. Il lâche sans ménagement l'agent de Cerberus à ses pieds, ferme la porte vitrée de l'accueil, puis enfin se met à tousser, tousser, tousser pendant plusieurs dizaines de secondes sans interruption. Chaque quinte secoue ses poumons, et s'il avait encore eu un thorax organique, il aurait probablement toute la trachée en feu. Dissimuler pour un temps son défaut respiratoire, retenir sa taux tandis qu'il s'exprime...Un effort, même – surtout pour lui. Mais cela était nécessaire. Nécessaire pour que ceux à qui il parlait, tous ces malades, n'éprouvent pas une répulsion instinctive ; son apparence seule est suffisante. Y ajouter un facteur inconscient de crainte de maladie – de part sa toux – aurait été vraiment un élément de trop. Reprenant sa respiration asthmatique, il s'adosse contre l'une des chaises de l'accueil, son regard fixé sur le terroriste – inconscient.
                  Il avait estimé les probabilités d'une attaque sur le personnel hospitalier comme un risque qu'il devait écarter au plus vite. Cerberus...Un groupe désorganisé. Des criminels déboussolés, qui agissent impulsivement. Le plus gros risque aurait été qu'un agent se dissimule parmi les réfugiés de l'hôpital et, lentement mais sûrement, les abatte un par un, ainsi que tout le personnel, sapant le moral de tout le monde et semant une méfiance qui aurait empêché Tericarax de mener à bien sa tâche. Cela aurait été infiniment plus problématique à régler pour le lieutenant – et aurait laissé des cicatrices plus profondes.
                  Mais, en voyant Riggs affronter Cerberus, en entendant les tirs de mortier, le cyborg avait eu quelques soupçons ; il avait alors estimé que les criminels du Cerberus n'étaient peut être pas du genre à songer au long terme.
                  Un appât simple, comme un médecin présenté comme un point clé, un moyen efficace de tester s'il avait vu juste.


                  Cela avait eu son effet. La foule s'était disloquée. Pour ce hall quoi qu'il en soit. Tericarax ouvrit son holocommunicateur. Un plan bleuté se projeta dans l'espace devant lui, éclipsant la lumière – faible – à l'intérieur de l'accueil. Les yeux d'or du lieutenant parcourent la carte : un plan de l'hôpital. Les salles se découpent, étage après étage, les superficies et dimensions respectives s'affichent, ainsi que les numéros affectés, juste le temps que le Kaleesh puisse les mémoriser, puis l'étage suivant se superpose au précédent, l'efface, nouvelle série de paramètres et de formes, de fonctions. Il reste immobile, ingérant la masse d'information comme seul un cerveau brillant, boosté aux implants cybernétiques peut le faire. L'appareil s'étend avec un clic mécanique, l'image s'évapore.


                  Une nouvelle toux. Il secoue la tête. Il y a plusieurs halls. Sept exactement, dans le gigantesque hôpital. Qui l'eût cru ? Outre dix salles de consultation, il y a pas moins de six services différents, répartis dans les quatre ailes du bâtiment : chirurgie, maternité, traumatologie, pneumologie, cardiologie, neurologie. Et bien sûr, au rez-de-chaussée, le service d'urgences. Le nombre de salles d'opérations dépasse également la vingtaine. Il y a également un laboratoire d'analyse, situé au troisième étage, plusieurs salles de gardes réparties un peu partout, et au sous sol, la majorité des locaux de matériel. En d'autres termes, là où sont entreposés les droïdes chirurgiens désactivés. Là où se trouve tout le matériel dont le cyborg peut avoir besoin.
                  Il y a du reste plusieurs choses à voir. Les circuits s'activent dans le cerveau remodelé du Kaleesh.
                  Temps de guerre. Il est fort probable qu'il y ait beaucoup de naissances d'ici les prochains mois. Les espèces sexuées fonctionnent sur la peur ; il faut que le service de maternité soit effectif d'ici là.
                  Temps de guerre. Blessés, estropiés. Plus urgents que les progénitures à naître. Risques possibles d'infection. Nécessité de générer des remèdes. La pharmacie. Médicaments. Matériel. Plusieurs portions de l'hôpital inaccessibles par des tirs de mortier. Manque de matériel.
                  Germes. Stérilisation du matériel. Matériel. Manque de matériel.


                  Tericarax se redresse, les pistons qui activent ses jambes grincent tandis qu'il se penche ensuite vers le membre du Cerberus. Il tousse à nouveau, tandis qu'il attrape l'autre, et commence à le fouiller. Il tire de ses poches une petite lampe, quelques vivres, deux bandages non utilisés, mais noircis de poussière. Le matériel nouvellement acquis disparaît bien vite dans l'une des poches de la grande cape du personnage.


                  La porte de l'accueil s'ouvre. Il tourne son attention. Dans l'encadrement de la porte se tiennent quatre personnes que le cyborg ne reconnaît pas, mais qui portent les couleurs de la libération Tarissienne. Un homme à la barbe brune, béret sur la tête, hésite. La respiration asthmatique – irrégulière et disgracieuse de l'hybride couvre le semblant de silence gênant de la situation.


                  - Lieutenant Tericarax... ? Réclame finalement l'autre sur un accent approximatif de langue commune.


                  - Tout juste, dard'ohl – révolutionnaire...répond le cyborg avec un timbre irrégulier et entaché par son asthme encore amplifié par son vocodécodeur.


                  Le petit groupe s'écarte, dévoilant deux droïdes, un DD-13 et un FX, tous deux frappés d'un sceau que le cyborg ne peut que reconnaître. CSI.


                  - On était chargé de prendre tout le matériel dans le...(il bute sur le mot)la navette de la Confédération. Ils étaient coincé au fond et voulaient parler à Tericarax. On a d'mandé au capitaine Riggs, puis...


                  Tericarax l'interrompt par sa toux disgracieuse accompagnée de plusieurs jurons en Kaleesh.


                  - Bon travail. Vous déposerez tout le matériel restant dans la salle 64 du deuxième étage. Ensuite, le docteur Sting aura besoin de main d'oeuvre, une fois que vous aurez fini avec les...colis. Par ailleurs...Occupez vous de lui, dit-il en mettant à leur niveau le membre – toujours inerte – de Cerberus. Un de ces terroristes que vous combattez. Gardez le précieusement. (Une quinte de toux, il reprend sa respiration). S'il retombe entre mes griffes, vous aurez un bien macabre puzzle à reconstituer.


                  Leur lâchant toujours sans ménagement le terroriste, Tericarax passe entre eux. Ses deux droïdes pivotent, et lui emboîtent le pas. Le modèle DD-13 glisse à sa hauteur.


                  - Vous aurez de quoi occuper votre intelligence artificielle, Wägner.


                  - /Comment est votre état, lieutenant,/ déclame le robot sur un ton monocorde.


                  - Catastrophique, répondit l'autre dans un souffle maladif. Toutefois, j'aurai besoin de vous pour autre chose.


                  - /Précisez votre demande./ Le droïde n'a pas de protocole implémenté pour saisir tous les sous entendus du cyborg.


                  - Il y a des blessés. Beaucoup de blessés selon toute probabilité. Et bien des choses à faire. Si j'ai connaissance du système biologique de beaucoup d'espèces, je n'ai ni la délicatesse d'un chirurgien, ni sa précision. Vous avez la précision. J'ai la connaissance. Vous travaillerez de concert avec votre...Collègue FX médical. Les cas que vous ne saurez traiter, je vous apporterai mes instructions personnellement. 


                  Il se met à tousser, s'arrête, achève sa toux. Elle s'aggrave.
                  Le FX émet une petite série de bips, n'étant pas doté d'une fonction de langage plus avancée. Des trois, Tericarax est le plus organique du tableau. Pourtant, il est le plus inquiétant.




                  Des sept halls, il n'y en a en réalité que trois qui sont accessibles. Les autres sont dans les ailes coupées par les tirs de mortier. Lorsque Tericarax entre dans la salle, il remarque que c'est un peu moins le chaos. Cela n'en demeure pas moins une foule mouvante, qui semble tenter de hurler son intérêt à qui veut bien l'entendre. Il réfléchit. La raison pour laquelle la foule s'est calmée auparavant n'est pas parce qu'elle se sentait en sécurité, au contraire.
                  C'est la peur, la peur des terroristes, qui a provoqué ce calme soudain, aussi instable que la lueur tremblante d'une bougie. C'est la peur. En ayant peur, les rescapés ont restreint leur vision sur une seule chose : le danger. Tericarax, en se présentant comme défenseur de l'ordre, a immédiatement attiré sur ses épaules le rôle de « gardien » de toutes ces personnes ; sans lui accorder leur confiance, elles ont inconsciemment accepté d'être réduites au silence et à suivre les ordres, pour ne plus éprouver la peur. Une simple pièce de psychologie. Un élément d'une étude comportementale menée il y avait de cela plusieurs années par un psychologue, qui avait conclu que les foules étaient prêtes à échanger leurs libertés pour se sentir plus en sécurité – dans des conditions propices.
                  Bien entendu, personne ne l'aurait écouté à ce moment là. Particulièrement en raison de son apparence monstrueuse ; étranger à tout ce que les espèces présentes connaissaient, un alien au milieu d'un flot indiscernable d'étrangers, il était peut être même l'incarnation de leurs peurs inconscientes.


                  En exposant le docteur Matt Sting, en le révélant au grand jour, Tericarax avait fait un jeu dangereux. Celui d'offrir en sacrifice l'une des rares pièces qu'il avait sur cet échiquier, pour tenter d'attirer au dehors un terroriste – la peur consciente, la menace réelle sur la population de Taris – et le vaincre. L'ennemi de mon ennemi est mon ami. En mettant le terroriste hors d'état de nuire, Tericarax plantait dans le subconscient de ceux présents qu'il était – à défaut d'un être rassurant – un point d'attache. Une sécurité. Un composant nécessaire à leur survie à tous. Une autre simple pièce de psychologie.




                  Mais cela est une chose qui ne peut s'utiliser qu'une fois. Il n'exposera pas le médecin une seconde fois. Hors de question. Car rien n'indiquait que les terroristes n'avaient pas d'arme à feu. Il aurait aussi bien pu perdre un précieux docteur...Et provoquer l'inverse de ce qu'il désirait. Matt ne s'en rendait pas compte, de même que personne dans tout cet hôpital. Mais Tericarax à cet instant avait pris un pari ; celui de gagner d'un coup la confiance des quatre cent patients massés dans le hall de l'accueil – hall principal de l'hôpital – ou de semer un vent de panique qu'il aurait dû faire taire ensuite par des méthodes bien moins conventionnelles et plus...Problématiques sur le long terme que celle qu'il avait employé précédemment.


                  Dans le couloir, il croise alors Matt, derrière qui viennent plusieurs rescapés au regard déterminé – le fameux groupe de volontaires qu'il a levé. Il doit y en avoir une centaine. C'est déjà quelque chose d'énorme. Sting semble bien plus énergique que précédemment, marchant à un rythme soutenu, quelques gouttes de sueur au front, il en serait presque rajeuni. Étonnant comme les créatures organiques, sitôt qu'elles démontrent leur réel potentiel physique, apparaissent sous un jour différent. Les yeux du médecin se posent tour à tour sur le cyborg, puis ses deux droïdes, et à nouveau le cyborg. Avant que l'humain puisse dire quoi que ce soit, la voix grave et métallique de Tericarax résonne dans le couloir :


                  - Mes deux droïdes vont vous venir en aide avec les malades, docteur. Ils sont dotés de protocoles d'apprentissage avancés, que j'ai implémenté moi-même. Néanmoins...N'en abusez pas. Et ne les abîmez pas. Wägner a l'habitude de passer un peu de musique, lorsqu'il est à l’œuvre...Ne lui en voulez pas. Les effets psychologiques sur les espèces sont assez variables, mais bien souvent positifs.


                  Le docteur s'approche des deux droïdes. À son expression – une sorte d'émotion qui semble être de la...Joie? - Tericarax devine qu'il n'y a plus de droïde actif dans cet hôpital depuis quelques temps. En quoi cela peut-il apporter ainsi de la joie à une espèce. Les émotions sont une chose curieuse. L'homme relève les yeux vers le lieutenant. Mais ce dernier n'a pas plus de temps à perdre ; il y a encore énormément de choses à traiter.


                  - Je vous laisse à votre tâche, dit Tericarax.


                  Puis il prend le chemin vers le hall le plus bondé, vers l'étage cinq. Les espèces vivantes, en temps de crise, ou bien s'entre-dévorent, ou bien – si elles présentent suffisamment de points communs pour s'identifier les unes aux autres mutuellement, s'entre aident. Si Tericarax avait des émotions, il aurait été étonné. Etonné par le nombre de volontaires. Une centaine, voilà un nombre déjà bien élevé.


                  La force de la masse. Il suffit qu'un groupe d'individus montre un chemin à suivre avec suffisamment de vigueur, et tout le reste d'un groupe finira par suivre. C'est probablement d'une vingtaine de jeunes personnes vigoureuses que tout est parti.


                  * Une pièce basique de psychologie* songe le lieutenant, alors qu'il poursuit son chemin, accompagné de sa toux solitaire.

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                    #76

                    Post n°74
                    Auteur : Tericarax

                    Le cyborg poursuit sa marche, sa respiration résonne dans les couloirs déserts. Ruines. Il ne marche pas dans un hôpital, il n'est pas dans un temple de la santé et de la médecine, mais au milieu de ruines. Depuis qu'il est arrivé, il tente d'empêcher les choses de s'effondrer, de tout remettre à sa place. Il a calmé dans certains halls la panique. Mais quel intérêt de tenir les murs, lorsque le toit est tombé ? Une chose cruciale dans un hôpital, au-delà de l'organisation, au-delà des patients, est le matériel, le personnel médical, tout le bras opératoire qui rend le traitement des patients possible.


                    Riggs a dit que la plupart des blocs chirurgicaux étaient hors de toute atteinte. Par ailleurs, tous les droïdes médicaux sont probablement stockés dans le sous sol. Il y a fort à parier que ce dernier est également inaccessible, ou que aucun droïde n'est opérationnel, sinon Sting n'aurait pas accueillit ceux du lieutenant comme un assoiffé une pluie. Le cyborg tousse. Pas de droïdes à disposition à l'heure actuelle. Bien entendu, il y a toujours les ressources que la CSI a fait amener avec lui. Mais cela ne résoudra pas le problème, pas tout de suite. Par ailleurs, les ressources ont un désavantage ; la majorité du matériel apporté a une autonomie relativement limitée, et nécessite une alimentation pour des utilisations prolongées. Compte tenu du nombre de patients potentiel, il ne fait aucun doute qu'il faut pallier à cette situation, et de toute urgence.


                    Il y a donc une priorité. Il faut rétablir l'électricité. Mais cela n'est possible qu'une fois le calme revenu. En s'approchant, le Kaleesh commence à percevoir la foule qui s'époumone, ce brouhaha qu'il n'avait vu que de loin tout à l'heure – car il s'agit du plus grand hall, empli de plus de cinq cent patients. Maintenant...Comment attirer l'attention d'un hall entier ?


                    La première étape une fois qu'il aura fini avec le hall sera de rétablir l'électricité. Cela est crucial. Mais il y a autre chose. Le cyborg active son holocommunicateur. Devant lui se projette une fenêtre plate et bleutée, vacillante. Son doigt squelettique effleure l'hologramme, de menus en menus, jusqu'à ce qu'une liste apparaisse. Une liste, oui, du matériel mis à sa disposition. Il navigue, mémorise les quantités. Il n'a pas connaissance parfaite de toutes les blessures que les réfugiés ont subi, et il ne connaît pas non plus les doses exactes à administrer à chacun ; il n'a donc qu'un jugement qualitatif, une estimation de son propre esprit se basant sur des données empiriques qui n'ont trait qu'à une biologie extrêmement poussée mais en aucun cas des soins, pour vérifier les chiffres.


                    Malgré son manque de connaissances évidentes dans le domaine précis de la médecine, Tericarax n'a aucun mal à tracer la conclusion. Plus. Il lui faut plus de matériel. Il lui faut plus d'hommes. Riggs va être mobilisé, ainsi qu'une portion de ses hommes, à assurer la sécurité de l'hôpital. Il faut au cyborg lui même des bras pour agencer cet hôpital ; le personnel présent est apte aux soins, mais les autres tâches ?


                    Sortant du menu, le cyborg consulte une autre liste en poursuivant sa marche ; des portraits qui s'enchaînent, ainsi que des noms, des affiliations. Certains sont disparus – il reconnaît ici le portrait de Belrog, qui n'a plus donné signe de vie depuis la bataille de la Forge. D'autres mobilisés ailleurs. Mais il note ici un être dénoté comme droïde – pourtant un modèle que le cyborg n'a jamais vu jusque là. Une recrue. Le cyborg avise. Il n'a pas besoin de quelqu'un qui réfléchit, seulement de quelqu'un qui agit. Un droïde est parfait pour la tâche. Son apparence peu commune ne choquera probablement personne, pas après avoir vu le lieutenant Tericarax de face. Parfait. Il ferait un parfait subordonné dans cette situation. Il fait défiler. Il y a d'autres personnes à disposition. Très bien. Il n'a pas le temps ni le luxe de passer une communication privée à une recrue particulière. Une demande aux plus hautes têtes ? Oui, bien plus efficace. Eux lui affecteront qui ils estimeront correct. Après une nouvelle toux, il compose une série de chiffres et de lettres, redéfinit certains protocoles d'encryptage pour éviter que sa communication ne soit interceptée par le premier venu. Communication de niveau prioritaire. Accusé de réception : oui. Destinataire : Conseil supérieur de la CSI.


                    Le petit dispositif émet un bip légèrement plus grave qu'à l'accoutumée, signe que la communication débute. Le message capture la carrure du cyborg entière, atténue les reliefs, le fond avec sa large cape, tue les couleurs et unifie tout en des nuances de bleu et de blanc, souvent parasitées d'interférences qui se matérialisent comme des parasites noirs rongeant l'image. La respiration asthmatique et métallique du cyborg est un roulement de vagues chaotiques dans la communication.


                    - Bonjour. Je ne me perdrai pas en cérémonies, le temps me manque (il reprend son souffle). Lieutenant Tericarax. J'ai été affecté (il tousse)...Affecté à l'hôpital central du continent nord sur Taris, au milieu du conflit armé. J'ai joint à ce message une liste du matériel qu'il me manque à l'heure actuelle pour pouvoir stabiliser pleinement cet hôpital et tous ses patients...(la voix du cyborg semble par moments discordante, comme si plusieurs voix s'exprimaient en même temps, conséquence de son asthme grave)...Il me faudrait également plus de personnel...J'estime qu'il me faudrait au minimum deux personnes organiques, et cinq droïdes médicaux...À votre convenance, naturellement.


                    Il interrompt le message sur une toux, tandis que son holocommunicateur se désactive avec un triple bip, indiquant que le message est bien parti. Il arrive alors au niveau du hall. Il est bondé. Véritablement bondé. Le hall est localisé au cinquième étage. Et pourtant, tant de personnes sont arrivées si haut. La panique ? Probablement. Il y a quelques personnes en habits militaires, que Tericarax avait aperçu plus tôt, qui maintiennent les entrées et sorties, tentent d'apporter un semblant de calme. Ce hall n'a absolument rien à voir avec celui de l'accueil. Celui-ci est saturé par des blessés de gravité variable, mais surtout dont les nerfs ont lâché ; car personne ne s'entend. Il y a tel brouhaha que le cyborg ne s'entend même plus respirer. Il n'entend même plus les explosions au loin. Il y a plusieurs baies vitrées, d'où on peut apercevoir la ville, qui vomit des nuages noirs un peu partout, mais la foule fait un tel bruit, un tel mouvement, que son attention est automatiquement attirée là, sur cet organisme aberrant et vivant.


                    Comment réussir à ramener le calme ? La foule est telle qu'il peut à peine avancer ; personne ne lui prête attention. Il capte le regard de certains soldats, qui lui adressent un regard peiné, tentent sans succès de l'atteindre. Quel bruit. Fabuleux. Comment se peut-il que des personnes en état de choc puissent avoir autant d'énergie ? Il ne fait aucun doute qu'il n'a pas les capacités pour couvrir de sa simple voix tout ce vacarme - bien qu'elle passe à travers un vocodécodeur qui l'amplifie en même temps. Qu'est-ce qui peut bien motiver autant ces organiques à hurler de la sorte ? C'est une sorte de masse mouvante, mais hystérique, et le cyborg s'y noie à sa guise. Son exosquelette, cette armure qui le maintient en vie, a été doté d'un étonnant système pour le toucher ; en réalité, il s'agit de ce qu'il avait conçu. Des algorithmes, qui estiment lorsque l'armure touche quelque chose, relaie l'ordre au cerveau, mais cela ne passe aucunement par un message apparenté à la douleur. De façon plus précise, Tericarax est capable d'estimer lorsqu'il est en contact avec quelque chose ; il peut estimer la stabilité d'un pont sur lequel il marche. Il peut estimer qu'il tient bien un sabre par la poignée et non la lame par ses reliefs, mais il est incapable de ressentir un laser lancé sur son armure.
                    Un mort qui marche. Un cadavre ambulant, qui se refuse à mourir, au milieu d'une foule qui ne demande qu'à vivre mais œuvre à sa propre perte.


                    Il continue à tousser, puis s'arrête dans la foule. Parfois, on tente de l'agripper, comme pour lui adresser des réclamations, puis on s'aperçoit de qui on touche. Tericarax se retrouve, sans vraiment y faire attention, repoussé vers les baies vitrées, où moins de personnes sont massées, mais où la plupart des regards sont tournés, pour se lamenter mieux sur l'état de la ville. Ces organiques...Ils veulent absolument vivre, mais semblent aimer à se torturer en se rappelant sans cesse la douleur qui les agite ; est-ce la douleur qui les maintient en vie, leur instinct de survie n'est-il qu'un souvenir de leur souffrance ?
                    Comment peuvent-ils faire tant de bruit, voilà qui est proprement fascinant. Le cyborg réfléchit. Cela est dû à une réaction de panique. Ils se rassurent inconsciemment dans ce bruit commun, et repoussent toute leur frustration, leur tristesse, leur stress dans cet espèce de débat qu'ils font contre eux-mêmes, une gigantesque dispute où personne ne s'affronte, tout le monde s'évite et se met d'accord : rien ne va.


                    Le hall précédent a été mis d'accord sur la psychologie. Il faut mettre celui-ci d'accord également, mais toute la question reste comment. Il n'y a aucun point élevé où Tericarax pourrait se placer pour attirer l'attention ; car les halls donnent vers différents couloirs, déserts de tout personnel. Les soldats empêchent la foule de s'échapper hors du hall vers toutes les salles ; très bon choix, car sinon réussir à établir une situation serait infaisable. Tout le monde se ruerait vers le matériel médical et les droïdes, se découvrirait soudain une pseudo science médicale, tenterait de se soigner, ou bien de trouver un médecin, un chaos intolérable, et qui ne saurait ensuite être ramené à la raison.


                    Quel moyen pour mettre d'accord une telle dissonance ? Tericarax ne s'entend plus respirer, et c'est à peine s'il perçoit le sifflement derrière, alors que...Sifflement ? Une pensée fugitive dans l'esprit du Kaleesh ; il remarque à ses pieds du verre. Autour de lui, on dirait que la masse est comme repoussée, et s'écarte avec une vivacité surprenante, véritable masse, il entend soudain la panique, il voit les visages terrifiés, il entend un nouveau son ; celui de la peur. Non loin, au sol, une petite sphère blanche, segmentée, acier, où plusieurs loupiotes s'allument périodiquement.


                    Une grenade.


                    Elle a réussi là où lui a échoué. Elle a mis d'accord la foule. En revanche, elle n'a pas réglé le problème de la panique. Une seule information est portée à présent : au lieu d'un brouhaha indiscernable et décousu, ce sont des cris de terreur.




                    Plusieurs informations traversent l'esprit de Tericarax, boosté à dix fois ses capacités normales par tous ses implants cybernétiques ; son esprit détermine immédiatement l'origine de la grenade. Les propos de Riggs, les explosions fréquentes, le doute n'est pas permis, il s'agit d'une grenade tirée par un mortier. Cerberus. Temps d'explosion moyen ? Inconnu. Inférieur à dix secondes. Il doit en rester quatre.
                    Le cyborg lève son bras droit, vise ; son grapin magnétique se déverrouille avec un bruit sec. Trois secondes. Avec un sifflement, le grappin parcourt la distance qui le sépare du sol, et attiré par magnétisme se fixe sur la grenade dont les diodes s'allument une à une. Le système intégré dans le bras commence à ramener le fil d'acier renforcé. Deux secondes. Le corps mécanique de Tericarax se met en mouvement ; les puissants vérins font changer d'appui le cyborg, qui se tourne vers la fenêtre tirant parti de sa souplesse. Une seconde. La grenade, soudain soumise à une force de traction surhumaine, décolle du sol, tirée par le fil, décrit un arc de cercle, tandis que le fil lui-même continue à rentrer à nouveau dans le bras mécanique dont il est sorti. Les yeux reptiliens du cyborg voient la petite grenade passer devant ses yeux. Le grappin l'a relâchée – incapable de tenir la sphère, la force avec laquelle elle est expulsée bien trop importante comparée au magnétisme du grappin. Toutes les diodes de la grenade s'illuminent. L'ultime réflexe du cyborg est de ramener son bras droit devant son visage. Il n'y a toujours qu'un calme placide dans son esprit. Ses serres en guise de pied agrippent profondément le sol.


                    Silence, obscurité.


                    Il n'y a plus le son de la foule. Il n'y a plus rien. Si le Kaleesh avait encore une peau, elle serait carbonisée. S'il avait encore de la chair, elle serait arrachée. S'il avait encore des écailles, elles se consumeraient. S'il avait encore une vie, elle disparaîtrait.
                    Mais tout ceci est un lointain passé. Dix ans, cela fait dix ans qu'il n'a plus de corps, et plus longtemps encore qu'il a oublié la signification de joie, peur, surprise, envie, colère.


                    L'obscurité cède place à la lumière. Puis à l'espèce de grisaille qui fait office de jour. Le cyborg écarte son bras de son visage, puis observe. Juste devant lui, à ses pieds, sur le mur et la fenêtre qui lui font face, des flammes, des débris, de la poussière. Sur lui ? Des traces noires. Les flammes n'ont pas d'emprise sur son armure. Le point de fusion est trop élevé ; elle n'est pas même rougie.
                    Étudiée pour résister à d'immenses pressions, le souffle ne l'a pas abîmée, car une grenade est faite contre des organiques, dont les structures sont bien plus fragiles.


                    Le cyborg tousse, ses serres lâchent le sol. Il constate néanmoins que sa cape est pourléchée de flammes. Il l'ôte de son corps, la secoue vigoureusement. Rongée par les flammes, noircie et ternie sur les bords...Mais point perdue. Avec une nouvelle toux, le cyborg se tourne vers la salle.


                    L'image est si intéressante que Tericarax se jure d'étudier le phénomène de panique chez les êtres sapiens dès qu'il aura du temps à y consacrer ; tous les visages sont comme figés ; certains le fixent, abasourdis. D'autres sont crispés, détournés de la scène. On dirait que tous attendent le souffle de l'explosion, figés dans le temps. Figés, oui.


                    Comme précédemment.


                    Comme sur Géonosis.
                    Comme sur la Forge.


                    Pour lui qui n'a aucune proximité, il n'y a vraisemblablement qu'une approche – malgré lui cette fois-ci, mais par deux fois grâce à Cerberus paradoxalement.
                    Il tousse, tandis qu'une communication apparaît sur son holocommunicateur. Un des dirigeants de la CSI, qui répond directement.


                    :Qui-Gonn: - Lieutenant Tericarax, répond l'hologramme, la Confédération a bien prit connaissance de vos requêtes. Nous envoyons vers votre position des ressources supplémentaires ainsi que plus de personnel, tel que vous l'avez réclamé. La navette arrivera dans cinquante minutes à votre position.


                    L'image disparaît. Il tousse à nouveau, laisse passer quelques secondes.


                    - Rescapés, dit-il d'un ton glacial mais qu'il veut volontairement lent - lent pour que le message soit retenu par tous et toutes, lent pour maintenir ce silence contemplatif et abasourdi aussi longtemps que possible. Je suis le lieutenant Tericarax...À présent en charge de cet hôpital. Vous êtes tous sous ma responsabilité. Vous allez écouter précisément ce que je vais vous dire. Pour votre survie à tous.

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                      #77

                      Post n°75
                      Auteur : Iroey

                      Colère...? Honte? Suite aux évènement qui ont traduit cet défaite concernant la simulation de bataille... Perdre d'une tel méthode... Iroey se repris alors les esprits puis regarda devant lui, se disant que toutes ces émotions pouvait bien être lassante parfois... Mais l'archétype devait faire avec... Car le seul et unique organe qu'il lui reste est son cerveaux... Et cela lui permet de faire pas mal plus de choses que normalement un simple robot chercheur le pourrait... Depuis son installation dans sa petite chambre à l'intérieur du cartier général de la C.S.I. sur Géonosis, le prototype avait installer divers nouveau meuble dans sa petite chambre... Comme une table de travail ou sur le dessus se trouvait une petite machine... Iroey travaillait justement dessus en se moment... Ayant utiliser des pièces endommagé de droïdes B1 mit hors d'état lors de la simulation, la machine avait donc put créer une autre machine... Son intellect et sa passion pour la science lui ayant permit de créer...:

                      -Grom...

                      Dit-il avec son processeur vocal de B1... Et la machine s'activa, regardant autour d'elle avec son unique optique... Se déplaçant pour la première fois sur des pattes comme celle d'un crabe mais robotique... Comme une petite mine sur patte... Se qui était le cas car il avait fait se prototype en raison pour créer divers nouvelles armes concernant d'éventuel guerre... Comme des mines autonomes capable de trouver des endroits stratégique... Pour se qui est du type d'explosif? Il n'y avait pas encore pensés... Il le créera sans doute plus tard... Pour le moment le mode de déplacement de sa création semble fonctionner à merveille... Reste plus maintenant que divers ajouts concernant la mobilité et la discrétion du module... Mais, sait exactement à se moment qu'il fut déranger par une communication... Il appuya alors sur un bouton sur le mur et se releva alors, disant:

                      -Iroey j'écoute...

                      -Vous êtes affecté à une mission sur la planète Taris... Les détails vous serrons envoyer dans votre module de réception de donnés via un short-cut...

                      Puis, la communication se coupa, une sorte de clé USB sortant d'un trou près du bouton... Le cyborg prit alors de sa main mécanique l'objet de stocage de donné, le branchât dans une fente qui s'ouvrit derrière sa tête, la branchât pour recevoir diverses informations importante... Une foi le processus fait, il remit la clé dans la fente et celle-ci retourna dans le mur... Puis il prit le chemin d'un transporteur militaire placé au coordonné indiqué... Celui-ci décolla alors vers la planète Tris, là où se déroule des combats... Une guerre civile en fait... Sa mission supporté un officier supérieur du nom de Tericarax... Un autre cyborg... Il regarda par la fenêtre du cockpit les étoiles se brouillant en signe qu'il passait en hyper-espace arrivant en une trentaine de minutes sur les lieux... Sait en ayant essuyer quelques rare coup de canon A-A qu'il arriva enfin devant un grand édifice qui d'ailleurs... Ne ressemble plus vraiment à quelque chose de plus qu'un amas de ruine don lequel des bruits et braillement... Se qui fit soupirer intérieurement le prototype qui dit alors:

                      -Ces organiques...

                      Et il entra dans l’hôpital évitent les divers blesser sans aucune compassion se dirigeant uniquement vers son objectif principale qui est: Tericarax... Sait une fois rendu à lui qu'il fit un court salut militaire avant de dire:

                      -Iroey Unité 000 au rapport...

                      Dit le cyborg le dos très droit avant d'attendre un instruction...

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                        #78

                        Post n°76
                        Auteur : Tericarax

                        Tericarax ne joue pas la carte du climat rassurant. Cela, c'est le rôle du personnel hospitalier ; eux seront la part organique à laquelle les blessés pourront s'identifier, eux seront le climat de confiance. Cela laissera les mains libres au cyborg, qui pourra agir à son gré. Imposant son autorité par une démonstration – accidentelle cette fois – de sa force, mais surtout de son calme olympien, surnaturel dans cette situation, par la démonstration de cette absence totale de compassion et de volonté uniquement tournée vers la tâche qui lui a été confiée, il attire sur lui une méfiance mêlée de respect pour la foule.


                        Du moins, c'est l'analyse qu'il en a déduit. Juste après son coup d'éclat, plusieurs membres de l'hôpital ainsi que Riggs lui même ont fait irruption dans le hall. Laissant les organiques entre eux, Tericarax entame la discussion avec Riggs.


                        - L'hôpital est pratiquement ordonné, capitaine...dit-il d'une voix râpeuse. Grâce à Cerberus, ironiquement.


                        Riggs balaie la pièce, ainsi que Tericarax – qui est recouvert de marques noires par endroit. Lui tendant un tissus avec une mine contrariée :


                        - Qu'est-ce qui vous est arrivé ? On dirait que vous sortez d'une mine de charbon...


                        - J'ai arrêté une grenade qui aurait pu sinon provoquer quelques...Déconvenues pour nos hôtes, réplique l'autre sans fierté dans son ton. La question est plutôt de savoir Riggs...Que vous est-il arrivé. Avez vous attrapé des terroristes en fuite ?


                        - Ils ont tous fui. Des rats apeurés ! Riggs reprend son sourire énergique. Bon ! Je suis content que vous soyez là lieutenant ! Les halls sont un peu plus calmes – je ne sais pas ce que vous avez fait mais ça a marché. Les environs de l'hôpital sont sécurisés. Mes hommes et moi, on va s'occuper de la sécurité interne. Vous...Eh bien vous savez ce que vous avez à faire pas vrai ?


                        Le cyborg prend le tissus que Riggs lui tend, et essuie son armure ; le petit mouchoir prend vite une teinte suie, alors que l'ex Kaleesh frotte avec application ce qui lui sert de corps. S'il sait ce qu'il a à faire ? La question est rhétorique. Rendant au capitaine son tissus – à présent totalement noir – Tericarax s'interrompt d'une toux. C'est à cet instant précis qu'apparaît un nouveau personnage. Les yeux reptiliens du lieutenant se posent sur ce corps noir. Un matériau composite à base d'acier très certainement. Les articulations sont dissimulées par un tissus lui aussi ébène ; un manteau ample. Mais les membres squelettiques restés apparents, ainsi que le soudain garde à vous du nouveau venu, sa voix sans nuance, sa présentation...


                        Un robot, et du nom de Iroey. Celui que la CSI a jugé bon d'envoyer à Tericarax. Riggs considère la situation. A-t-il déjà saisi pourquoi Iroey est là ?


                        - Ah, dit le cyborg sur sa voix asthmatique. Vous voici enfin. Riggs, voici celui qui me servira...D'assistant dans ma tâche (il s'interrompt sur une toux répugnante)...Assez perdu de temps...Iroey, suivez moi. Nous avons du travail...


                        Puis le cyborg ouvre le chemin d'un pas plus souple que ce que les droïdes sont capables d'accomplir, son statut de semi organique uniquement confirmé par son hideuse respiration qui résonne dans les couloirs en une suffocante agitation.




                        Le duo arrive finalement au premier hall. Là, il reste encore beaucoup de rescapés. Ils sont tous là, avec un air hagard. L'apparition du cyborg semble leur donner autre chose à contempler que leurs blessures. Tericarax remarque qu'il n'y a aucun blessé grave qu'il puisse apercevoir dans le hall – pour l'heure du reste.
                        Car ce n'est que le commencement. Sitôt les derniers combats terminés, il ne fait aucun doute que tout le monde blessé dans le périmètre va être envoyé vers cet hôpital ; le manque de moyen représente un facteur de risque majeur.


                        - Lieutenant !


                        Le cyborg tourne le regard, quand un Tarissien en blouse s'approche de lui. Il tient dans ses mains plusieurs chemises, remplies de feuilles, qu'il tend à Tericarax après avoir adressé un – bref – regard à Iroey. Les mains griffues et squelettiques du lieutenant se referment sur les chemises, et les ouvrent une par une, les yeux d'or du personnage lisant en diagonale pour se faire une idée du contenu.


                        - Voici mon rapport sur tous les points non fonctionnels de l'hôpital, ainsi que les raisons et les possibles corrections pour les rendre de nouveau fonctionnels.


                        Tericarax ne répond pas, referme les chemises. À cet instant surgit le docteur Sting. Son front est couvert de sueur.


                        - Tericarax, nous avons fait évacuer plusieurs malades qui étaient dans un état critique. Vos robots sont performants, mais il nous manque encore beaucoup de matériel. Les quelques outils que vous avez apporté avec vous dépannent un temps, mais...


                        - Mais ce n'est qu'une solution provisoire, achève l'autre.


                        - Exactement, dit le médecin.


                        - Que vous manque-t-il, Sting ? Le ton qu'emploie le confédéré pourrait laisser penser qu'il est excédé...Mais c'est probablement la froideur de son parler qui crée cette impression - erronée.


                        Le médecin fait la moue.



                        - La question serait plutôt qu'est-ce qui ne manque pas,rétorque-t-il. Nous avons utilisé déjà beaucoup de pansements de bacta, il nous reste peu d'anesthésiants et nous devrons bientôt aseptiser nos outils pour des raisons d'hygiène, et si vos deux robots sont d'une grande aide, ils sont eux aussi en sous effectif...




                        Le cyborg reste pensif, et parcourt le rapport des yeux. Il passe, page après page, regarde les différentes zones. Certaines sont encombrées par des débris. Plusieurs couloirs principaux effondrés, coupant des secteurs entiers de l'hôpital. En parcourant les salles et la liste du matériel présent à l'intérieur, Tericarax s'arrête sur un local.


                        Il s'agit de la cellule de pharmacie de l'hôpital, où sont stockés la majorité des médicaments et traitements – qui y sont aussi conçus. En rétablissant l'accès à ce point, il serait possible de trouver des anesthésiants, voire même du bacta, mais surtout probablement les machines de stérilisation. Au pire, des machines par voie aériennes, au mieux des nettoyeurs cryogéniques avancés de modèle R-79...


                        Mais c'est faire des plans sur la comète. Le lieutenant est tiré de sa réflexion lorsqu'un cri retentit dans l'une des chambres en bordure du hall.
                        Le petit groupe se précipite à l'intérieur – le docteur Sting en tête. À l'intérieur, le malade – un humain mâle couché sur un lit sommaire – s'agite, émettant des râles étrangers à toute respiration – à part l'asthme du cyborg peut être. Le cri n'a pas été poussé par le malade, mais une jeune femelle à son chevet qui l'observe avec incompréhension. La réaction de Sting est immédiate.


                        - Il fait un syndrome de Ctaen !


                        - Je vais chercher les robots chirurgiens ! Dit le Tarissien d'un ton alarmé.


                        - Nous n'avons pas le temps, il faut agir tout de suite ! Réplique Sting sur un ton où passe un énervement – sans doute la frustration du manque de moyens.


                        Tericarax donne à Iroey l'une des chemises de texte.


                        - Le Tarissien. Vous et le droïde ici présents allez vous rendre immédiatement à l'aile pharmaceutique. Le chemin est obstrué – tout est dans le rapport...(il tousse). Trouvez un moyen d'y accéder...Une fois là-bas, passez un appel à mon communicateur, il nous faut impérativement du matériel que je vous réclamerai alors.
                        Ceci est votre première mission Iroey...(Il s'interrompt d'une nouvelle quinte d'asthme qui colle tout à fait avec les sifflements du malade derrière)...Ne me décevez pas.




                        Puis le cyborg se tourne vers Sting, et lui adresse un regard, un seul. Le médecin – décidément vif d'esprit – comprend immédiatement où Tericarax veut en venir. Alors que Iroey et le Tarissien quittent la salle, Sting ouvre la chemise de l'homme qui continue à convulser.


                        - Il faut que vous l'immobilisiez, lieutenant.


                        Tericarax déplie ses quatre bras.


                        - Je pensais que vous ne demanderiez jamais...




                        ***


                        Suivant le rapport donné par le Tarissien – du nom de Muhock, Iroey et le concerné suivent divers couloirs d'un pas hâtif. Parfois obligés de prendre de grands détours, ils arrivent finalement...À un cul de sac.


                        - Le plafond s'est effondré et a bloqué le passage. L'aile pharmaceutique est encore une cinquantaine de mètres et un étage plus bas, mais les escaliers de cette aile sont impraticables et les ascenseurs, en panne faute d'électricité. Je ne voulais pas dire non au lieutenant, vous avez vu son regard pas vrai ? Mais...Et maintenant ?

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                          #79

                          Post n°77
                          Auteur : Iroey

                          Suite à tout les évènements, il était de mise que le cyborg ne devait en aucun cas décevoir son supérieur... Son sens du devoir et la situation lui disait de continuer coute que coute. Iroey resta de marbre quand Tericarax le regarda... Mais la première chose que l'archétype remarqua de lui fut un grave défaut pour respirer... Par plusieurs occasion le robot voulut lui apporter une solution à son problème assez visible mais il ne le pouvais pas. Les évènements se bousculent sans arrêt. Quand le cri retendit, sa simple réaction fut de se demander pourquoi on ne tirais pas un coup de blasteur dans la tête de cet organique si bruyant mais... la machine appris que son rôle ici n'allait pas être de tuer ou faire d'avoir une part de combat militaire comme il les apprécies... Car documents que son supérieur lui avait remis était d'ordre médicale. Iroey aurait donc un rôle de support en santé sur se coup? Pourquoi pas. Il avait étudier dans ses temps libres le fonctionnent de chaque espèces peuplant la galaxie en ayant toutefois des impressions de déjà-vu. Surement dut à des vestiges de son ancienne vie qu'il ne se rappel pas... Bref quoi qu'il en soi, le prototype est envoyer en mission pour trouver du matériel pour aider au patient de survivre à son malaise. Quoi que son blasteur à sa taille lui démange beaucoup. Mais le pire était qu'ont lui confiait la garde d'un organique... Se qui renfrognât Iroey qui n'en voyait aucunement d’utilité logique... Un droïde protocolaire aurait été plus agréable à avoir comme compagnons dans se genre de situation à son égard. Bref, une situation d'impasse finit par arriver malencontreusement. L'homme dénommé Muhock lui expliquant la situation, se qui pur une fois trouva le grand droïde utile car les informations pouvait être viable. Donc à y penser... Un mur sait effondrer... Les escalier son dans se cas inaccessible... Et L'ascenseur hors d'usage pour panne électrique... Iroey voulut soupirer face à la simplicité de la réponse à cet énigme qui selon lui provient d'une école maternel. Il se tourna machinalement vers la porte de l'ascenseur, puis entra le bout de ses griffes entre les fentes de la porte, ses muscle mécanique faisant le reste pour ouvrit avec aise la porte... Puis la machine regarda de haut en bas pour voir l'état de la cage de l'élévateur... En piteux état mais le cyborg n'avait pas de besoin de l'élévateur... Juste de la cage de celui-ci en toute simplicité. Car il remarqua que celui-ci est coincé trois étages plus haut. Mais... Une tache encore plus déplorable lui parcourut à l'esprit... L'homme le ralentirait dans sa descente... L'archétype se tourna alors vers lui et dit alors de sa voix robotique assez sèchement:

                          -Monter sur mon dos... Pas de question sait un ordre!


                          Une fois que l'homme s’exécuta, le robot se pencha puis se mit à descendre le long de la parois, s'agrippant à des tuileaux et autre trucs qui s'offre à lui pour ne pas tomber, la descente fut assez rapide car il arriva à la porte à la porte de l'étage demandé, ouvrant la porte de la même méthode pour entrer dans le couloirs menant à la pharmacie... Mais un détail minime le gêna... L’homme dans son dos n'était pas encore descendu! Il tourna alors la tête et le regarda de ses optique rouge, lui faisant rapidement entrer le message dans sa tête de descendre immédiatement... Le cyborg finit donc et enfin par arriver à la station de médicament... Mais la porte était coincé... Il reculât alors un peu puis donna un énorme coup de pied pour défoncer la porte à fonction électrique, celle-ci se renfonçant pour tomber lourdement... Il pénétra donc dans la pièce obscure et enclencha sa vision nocturne et regarda vivement l'état de la salle. Celle-ci semble être dans un bonne état. Les lumière ne fonctionnent pas et le fait qu'il n'y est pas de fenêtre, il activa son communicateur et dit en fouillant:

                          -Je suis arriver lieutenant... J'ai tout le matériel qu'il vous faut ainsi que le matériel nécessaire pour vous fabriquer des poumons artificiel provisoire...

                          Dit le prototype dans sa brève réponse, attendant une réponse... 

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                            #80

                            Post n°78
                            Auteur : Tericarax

                            Les quatre bras du cyborg ont tôt fait de tenir les membres de l'humain, qui continue ses convulsions. Mais il n'a pas une force suffisante pour lutter face à la montagne d'acier qu'est Tericarax. Matt Sting a raccompagné la jeune femme hors de la chambre, prétextant qu'ils ont besoin d'espace pour agir. En revenant, il s'approche du torse du mâle. L'attention du Khaleesh est redoublée, il observe patiemment les manipulations de son subordonné – provisoire. Ce dernier tient de sa main droite une seringue à grande aiguille, de l'autre il touche au niveau du sternum, puis immobilise sa main, juste à l'endroit où devrait se trouver le diaphragme. Il palpe à nouveau l'endroit, puis fouille de sa main libre dans sa blouse, et en tire un petit rectangle au bout duquel une aiguille. Tericarax comprend. C'est un très puissant anesthésiant, avec un effet quasi immédiat. Sans doute Sting le réservait-il pour les cas les plus graves – en estimant qu'il s'agisse de la seule dose qu'il ait en sa possession, ce qui n'est pas dit.
                            Il enfonce la petite aiguille au niveau d'un des bras du patient, au niveau d'une veine du bras, puis patiente.
                            Puis, et sans la moindre hésitation, il enfonce la seconde seringue au niveau de la septième côte droite du malade, avec une assurance qui aurait probablement étonné Tericarax s'il pouvait ressentir de l'étonnement.
                            L'homme émet un nouveau râle, la douleur se peint sur son visage mais l'emprise du lieutenant est sans équivoque ; qu'il hurle, pleure, crie, qu'il saigne, souffre ou aille bien il ne sera en aucun cas lâché. L'anesthésiant fait son office ; l'homme commence à s'immobiliser.


                            Dans la seringue, du sang mêlé d'un pus blanc tirant au jaune, rendant le tout extrêmement visqueux, remonte par à coups.


                            - Lieutenant, mettez en position latérale, il faut que tout le liquide soit drainé hors de ses poumons, dit Sting.


                            L'interpellé s'exécute, et sans effort met l'humain sur le flanc. Le liquide s'écoule...Mais lentement...Trop lentement. Sting maintient la seringue d'une main.
                            Tericarax décide de changer de méthode. Après une toux maladive, deux de ses bras lâchent l'humain, et commencent à faire pression sur les omoplates du patient. Une pression modérée bien entendu – hors de question de casser des os. Toutefois, suffisante ; de la seringue coule à grosses gouttes le mélange gluant de pus et de sang, qui tombe sur le sol en une putride flaque.


                            Le lieutenant remarque alors que l'humain n'émet plus de sifflement. Sting émet un soupir – s'il s'agit de soulagement ou de fatigue, Tericarax n'arrive pas à le déterminer.


                            - Calez le contre le mur, le reste s'écoulera naturellement maintenant que le pire est passé, dit le médecin d'une voix calme.


                            Tericarax s'exécute. Intéressant. Très intéressant. Les hypothèses se bousculent dans la tête du cyborg. L'endroit où la seringue a été plantée est sans hésitation juste en dessous du poumon. C'est une zone qui est sensée être vide, que l'on appelle couramment la plèvre...Mais elle n'était visiblement pas vide. Remplie de sang, et de pus...Qu'est-ce qui aurait pu causer ça ? Un agent infectieux ? Peut être. Les germes sont courants lorsque les conditions sanitaires se dégradent – comme par les temps qui courent.


                            Le cyborg relâche son étreinte. Sting, lui, saura lui donner tous les détails de cette étonnante pathologie, ainsi que ses causes, sans doute. Avant qu'il ne puisse engager le dialogue, son communicateur sonne. Tericarax l'active. Apparaît l'image – plate et unicolore, un bleu diaphane comme unique teinte – de la recrue tout juste arrivée. De sa voix robotique, elle indique qu'ils sont arrivés à l'infirmerie, en attente d'instruction. Iroey ajoute quelque chose qui aurait peut être amusé ou touché Tericarax – si ce dernier avait toujours des émotions. Quelle forme d'arrogance, ou de protocole dans le programme du droïde lui laisse penser que le cyborg n'a pas déjà envisagé la possibilité qu'il suggère pour ses poumons ?
                            Un défaut de conception sans doute. Non. Il ne peut pas mettre ceci sur le dos d'un défaut dans l'intelligence artificielle. Même avec le meilleur cerveau du monde, la recrue ignore la fonction principale du lieutenant, et ses qualifications de scientifique.


                            Les yeux du Kaleesh croisent le regard de Sting. Et ce dernier comprend à nouveau où veut en venir le monstrueux hybride.


                            - Il me faut du Bacta surtout, mais il me faut aussi une machine de stérilisation. Il nous faut aussi des seringues de perfusion cutanée, des sacs de perfusion, de la M-H21 pour les anesthésies et il nous faut du CL-6. Cela pourra nous permettre d'empêcher les patients d'avoir des infections.


                            Tericarax acquiesce tout en toussant. Le Bacta est un agent cicatrisant extrêmement puissant, même en pansements. Les instruments stérilisés sont une nécessité, une urgence immédiate. Tout le reste du matériel évoqué par le docteur, il le laisse à sa discrétion quant aux détails exacts. Toujours est-il que, son communicateur allumé, Iroey a probablement entendu ce qu'a dit le docteur Matt Sting.


                            - Vous savez ce qu'il vous reste à chercher, dit la voix d'acier du Confédéré marquée par l'asthme quasi pathologique qui ponctue chacune de ses inspirations. Ramenez-en la plus grande quantité que vous pourrez trouver, rapidement. N'essayez pas de faire de la (il s'interrompt et tousse à s'en arracher les poumons)...sympathie...avec moi...recrue. Si je n'ai pas conçu de système pour pallier à mon problème, vous...n'y parviendrez pas sans matériel...Ni avec. J'étais ingénieur avant que vos plans ne soient imprimés.


                            Puis l'impitoyable cyborg coupe sa communication et se tourne vers Sting.


                            - À présent docteur...Décrivez moi exactement ce qui vient d'arriver à cet humain, et pourquoi, dit il en pointant du doigt le patient.


                            Sting se gratte le front. Vraisemblablement, ce n'est pas une demande qu'il attend, d'un supérieur ou de qui que ce soit. Il fixe Tericarax quelques secondes, pour vérifier s'il est sérieux ou pas.


                            - Vous...Me demandez vraiment ça ? Ce n'est pas le moment lieutenant, nous avons encore beaucoup à faire, des vies sont en...


                            - Tant que le matériel n'est pas arrivé, vous êtes pieds et mains liés docteur, tout autant que moi.


                            - N'avez vous aucune empathie ? S'offusque le médecin.


                            - Il ne reste dans ce cadavre ambulant d'acier qui me sert de corps qu'une chose : une curiosité à assouvir ; répondez, Sting.


                            Ce dernier soupire.


                            - Le syndrome de Ctaen est un cas analogue à un pneumothorax spontané secondaire. Il est déclenché par le contact avec un parasite présent sur Taris, que l'on nomme le Sprius. Le Sprius se sert de l'humain comme hôte de reproduction ; sitôt qu'il s'est reproduit, il quitte le corps. Les larves de Sprius ont besoin d'un...


                            - Grand apport en oxygène, exposition à chaleur élevée et taux d'humidité satisfaisant. Les larves se logent dans les alvéoles des poumons, puis lorsque assez développées, remontent des poumons par l’œsophage à l'air libre. Je connais ce parasite, il existe aussi sur Kalee. Continuez.


                            - Les larves sont allergènes, et font éclater les alvéoles dont elles se développent. Un pneumothorax est – en résumé – de l'air qui se coince entre le poumon et le thorax. Au bout d'un moment, le poumon devient compressé et ne peut plus fonctionner. Ici, les alvéoles où se développent les larves éclatent, mais surtout s'infectent très rapidement. Dans environ la moitié des patients infectés par le Sprius, quelques semaines après que les Sprius développés se soient échappés, les patients déclenchent un syndrome de Ctaen – un pneumothorax accompagné d'écoulement de pus dans la cavité thoracique, qui les empêche de respirer.


                            Tericarax observe le patient, qui est maintenant assoupi. Pour l'instant, il est hors de question de retirer la seringue ; le liquide qui s'écoule est uniquement ce qui doit sortir, en d'autres termes cela n'est en aucun cas une forme d'hémorragie. Par ailleurs, retirer la seringue sans précaution, voilà qui pourrait générer une hémorragie. Mais Tericarax sait qu'il y a autre chose.


                            - Maintenant...Il est probable que vous vouliez injecter directement dans la plèvre des agents aseptiques, n'est-ce pas ?


                            - Ce n'est que la première étape. Une fois que tout le pus a été drainé de la plèvre, il faut en effet désinfecter les poumons par une injection directe de CL-6 dans les poumons mêmes, mais ensuite faire une perfusion intraveineuse, pour éviter toute septicémie qui est le risque le plus important d'un syndrome de Ctalen. Nous avons agit dans les temps, heureusement.


                            Tout ceci est proprement fascinant. Fascinante est cette pathologie. Fascinant est ce savoir que détient le médecin. Fascinant est cet hôpital. Une situation bien étrange, mais qui montre déjà une tournure des plus avantageuses. Ne manque que le retour de Iroey, et ils pourront passer aux cas suivants - certes moins graves, mais que le cyborg se doit de superviser.


                            Tericarax tousse.


                            Spoiler : HRP
                            Pour Iroey, tu es bien entendu complètement libre de décrire tout ce que tu veux, ajouter des complications à ta situation etc! N'hésite vraiment pas à prendre des initiatives comme tu le fais déjà ;)

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                              #81

                              Post n°79
                              Auteur : Iroey

                              Quand la réponse de son supérieur se fit alors entendre, Iroey resta de marbre... Tout les ingrédients alors que le médecins parlait... Il se trouvait tous devant lui... Par contre, contre, il se sentit un peu vide quand Tericarax lui donna une petite réprimande sur concernant son idée pour un poumon artificiel. S'était pourtant la méthode la plus simple pour le débarrasser de son problème. Il dit alors à Muhock:

                              -Ramasser moi tout le matériel qui as été demander dans les plus bref délais et peut-êtr4e aurais-je meilleurs image de vous organique...

                              Dit-il alors en le regardant... Le prototype s'amusa mentalement à voir l'homme se dépêcher pour ramasser le matériel, tandis que l'archétype lui regarde le matériel médicale et mécanique. Peut-être que le lieutenant lui avait dit qu'il était un scientifique accomplie mais... Il Ignore que la machine qui lui est arriver est en fait un projet secret des plus grand cerveau de l'époque au début de la C.S.I. ... Le projet ayant été de pouvoir reproduire artificiellement des sensitives dans un corps plus fort... Ainsi donc il as un cerveau qui plus est as été amélioré par la bio-ingénierie de l'époque qui n'avait aucune restriction concernant les prisonnier de guerre... Bref... Ont ne s'attardera pas sur le passer car le cyborg compte reproduire une version à bon marché de son propre système respiratoire qui fournie son cerveau en oxygène à Tericarax...  Une merveille de l'ingénierie robotique que le monde ignore encore les capacités. En faisant cela il ne cherchais pas de la sympathie mais plutôt voulait augmenter les chances de survie de son lieutenant car il a simplement le sans de la hiérarchie.

                              Quoi qu'il en soit, le géant de fer remarqua que l'humain qui l'accompagne semble avoir de la difficulté à transporter tout le matériel. Iroey lui lança simplement un gros sac de poubelle qu'il avait prit dans une boite sous un comptoir, celui-ci n'étant pas couvert de bactérie ou autre. Mais la machine peut enfin se mettre au travail... Le cyborg trouva un respirateur artificiel, des tuyaux, et autre matériel qui lui permettrais de faire son invention. Sait quand il eu fini de ramasser ses affaires que son système de détection de danger s’affola... Le prototype regarda de quoi il s'agit dans ses paramètres et découvrit qu'il avait bien fait de mettre sur écoute les communications militaire alliée... Ils avait réussi à atteindre une batterie d’artillerie caché depuis un certain moment mais au moment ou ils allait passé à l'attaque, le canon à tiré en panique n'importe où en l'espoir de toucher quelque chose et... L'obus se dirige tout droit sur l’hôpital! le prototype eu à peine le temps de se mettre à l’abri que l'obus frappant en ricochant un mur du bâtiment, éclatant sur le rebords de la structure. Cela fit trembler tout centre hospitalier en entier  suite à l'explosion de l'obus... Ne perdant pas plus de temps, l'archétype se releva alors puis attrapa son compagnons par le dos puis le remis dans son dos, repartant pour sauter dans la cage d'ascenseur, le tas de gravas et de fer écrasant le plancher pour aller bloquer le devant de la pharmacie... Heureusement qu'Iroey était sortit vite car sinon il aurait été coincé là pour un bon moment... Il peut d'ailleurs constaté l'état des dégâts suite à effondrement ressortit de l'ascenseur... Les débris avait défoncer le sol de l'étage pour s'étaler devant la porte de la pharmacie... la machine déposa de nouveau Muhock puis regarda le contenu de son sac. Il avait prit assez de matériel mais il ne pouvais pas tout transporter non plus... Il faudra renvoyer une équipe plus tard pour enlever les débris de devant la porte...

                              Se fut quelque minutes plus tard que le prototype fut de retour dans la salle d'opération avec l'organique, déposant la matériel dans un coin pour garder son propre matériel pour fabriquer le respirateur de Tericarax plus tard après avoir fait son rapport.

                              -Lieutenant... J'ai rapporter le matériel demander mais l'onde de choc produit par l'écrasement de l'obus à fait s'effondrer une partit du bâtiment devant l'unique entré de la pharmacie... Il faudra envoyer une équipe pour enlever au plus vite les gravas...

                              Dit-il alors le dos toujours droit en attendant une réponse de son supérieur.

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                                #82

                                Post n°80
                                Auteur : Tericarax

                                Un choc secoue l'hôpital. Un peu de poussière tombe du plafond et tourbillonne dans l'air. Sting ne dissimule pas sa surprise, tandis que Tericarax reste complètement neutre. Les explosions ébranlant l'hôpital et les alentours se sont raréfiées, mais elles se produisent encore.
                                Réunissant ses quatre bras en deux, il observe la flaque au sol, de pus et de sang. La seringue ne dégoutte pratiquement plus rien. Intéressant. Très intéressant.
                                Un parasite qui tue son hôte à sa sortie. Une bombe biologique à retardement en quelque sorte.
                                Une façon de sélectionner de façon violente les individus des espèces supérieures. Ceux qui périssent nourriront les asticots – dans le meilleur des cas.


                                Alors, Iroey et Muhock reviennent dans la pièce. Les nouvelles ne sont pas tout à fait positives, mais attendues. Tericarax tousse, tandis que Muhock donne au docteur le matériel qu'il a réclamé.
                                Le moins que l'on puisse dire, c'est que le duo a été efficace. Probablement de part la nature robotique du nouvel arrivant confédéré. Sans perdre un moment, Sting et Muhock se mettent au travail. Une perfusion ne devrait pas être trop compliquée à faire. Tandis que Muhock fait les dosages suivant les instructions du médecin, ce dernier ôte avec précaution la seringue de l'abdomen du patient ; il fait une injection d'aseptique puis fait un – petit – pansement de bacta.


                                Pendant ce temps, le lieutenant sort de la salle, suivi de Iroey. Le cerveau du Kaleesh réfléchit à la meilleure séquence d'actions à adopter à présent. Un patient, et il avait été obligé de se mobiliser lui-même. Cela ne pouvait continuer indéfiniment. Pas avec le nombre de patients qu'il y avait.
                                Une première évidence, il manquait de personnel, cruellement.


                                Il y a Sting, ce qui fait un médecin. Ses deux droïdes, amenant le nombre à trois. Mais trois médecins pour plus d'un millier de patients – nombre qui allait augmenter fatalement...Les morts sont garanties à ce rythme. Et la CSI a donné un message clair : le cyborg n'a pas le droit à l'erreur. Il a été amené ici justement pour son ingéniosité. Ses facultés de biologiste et d'ingénieur, oui, ses nombreuses qualifications, oui, mais probablement sa façon de penser et d'agir ; de trouver toujours son avantage même lorsqu'il n'est pas apparent.


                                Tericarax se tourne vers Iroey. Il sort de son ample cape les chemises et les feuilles.


                                - Cela ne vous passionne pas, droïde, je le sens à votre ton. Mais nous sommes ici pour empêcher le plus de victimes possible. L'infirmerie est inaccessible...Cela ne peut pas durer.
                                Le manque de logistique, tous les secteurs inaccessibles, tout ceci a une réponse simple, un chiffre dans l'équation : l'énergie. (il s'interrompt et expectore disgracieusement)...Rétablir l'énergie dans l'hôpital est ce qu'il faut faire, reprend-t-il imperturbable.


                                Le lieutenant ouvre l'une des chemises. Ses doigts squelettiques d'acier passent, jusqu'à arriver sur un plan.


                                - Il y a un groupe électrogène, mais les connexions ont été coupées par les déflagrations répétées. Le noyau énergétique qui alimente tout l'hôpital se trouve ici, dit-il en montrant un autre endroit. Y amener le groupe électrogène permettra de relancer le noyau...Toutefois, il faudra un grand stimulus énergétique. (il reprend son souffle, dissonant)...Vous allez venir avec moi, Iroey. Vous êtes un droïde conçu par la CSI, pour la CSI. J'ai une affaire à régler. Sitôt cela fait, nous nous mettrons en route.


                                Tericarax laisse Iroey là, puis entre à nouveau dans la salle dont il vient de sortir. Son regard se pose sur Sting.


                                - Je me rends au premier étage, pour tenter de rétablir l'énergie des locaux. Cela nous facilitera la tâche.


                                - Lieutenant, objecte Sting, le capitaine Riggs a formellement interdit à quiconque de s'approcher du noyau. Certains de ses hommes ont...


                                - Ses hommes ne sont pas moi. Par ailleurs, j'ai noté sur vos plans, Muhock, qu'il y avait des salles d'opération qui étaient inutilisables – des protocoles de sécurité ayant bloqué les portes qui ne s'ouvriront que si le courant revient. Sting. Nous avons sauvé ce mâle humain, dit Tericarax en désignant de son doigt le patient assoupi, mais tout patient dans un état critique doit être évacué à partir de maintenant. Tant que nous n'aurons pas rétabli tous les moyens de l'hôpital, ils ont plus de chance de mourir que d'être sauvés ici. Et nous n'avons ni un personnel illimité, ni des chambres illimitées. Riggs a interdit de se rendre au noyau ? Très bien. Informez le, je lui demanderai la raison à mon retour.


                                Le cyborg quitte ainsi le médecin et le Tarissien. Il rejoint alors Iroey. Ses yeux d'or détaillent son subordonné. Un droïde, de pied en cape. Mais il y a nécessairement une partie biologique dans cette unité, Tericarax en est persuadé. Pourquoi aurait-il proposé de confectionner à son supérieur un appareil respiratoire artificiel ? Cela n'était pas inclus dans ses directives, et les droïdes ne prennent pas d'initiative. Un cerveau organique alors ? Fort possible. Tericarax n'en dit rien. Sa voix grave et galvanisée s'élève, maladive mais menaçante par sa froideur.


                                - En route.




                                **


                                Le duo se retrouve ainsi bien rapidement loin des halls, loin des patients, dans les coins sombres de l'hôpital. Le silence est troublé uniquement par la respiration pathologique du lieutenant, et la mélodie mécanique de sa marche – servomoteurs et pistons ponctuant son avancée. Sans lumière pour se guider, le cyborg compte sur sa vision reptilienne. Ses pupilles d'or scrutent la noirceur, détectent les reliefs et les décors avec l'acuité qui sied à tout Kaleesh. Néanmoins Tericarax avance avec précaution – sans pour autant aller à allure lente. Suite aux explosions répétées, la structure de l'hôpital est probablement assez abîmée.
                                Le chemin est encombré par endroits de morceaux de plafonds, tombés au sol. Une épaisse poussière blanche couvre le sol. Les griffes qui font office de jambe au cyborg se rient de ces petits « décors ».


                                Tericarax s'arrête. Devant lui, le sol s'ouvre en un puits noir et sans fond. Il lève les yeux. Le plafond est éventré, des poutres d'acier contorsionnées en jaillissent, autant de bras avides et torturés qui attestent de ce qui s'est passé.


                                - Le haut est tombé et a emporté le bas, murmure le cyborg. Quelque chose n'est pas tout à fait exact. Les poutres sont déformées d'une bien étrange façon, l'acier ne réagit pas de la même façon à une explosion et à une contrainte trop élevée. On dirait ici que les poutres ont été soumises à un poids trop élevé. Cela signifie-t-il que l'effondrement vient de plusieurs étages au-dessus ? Probable. Le scientifique cesse sa réflexion à ce sujet.


                                Il a un instant l'idée de sauter dans le trou. Cela pourrait leur permettre immédiatement d'arriver en bas, mais cette possibilité est rapidement écartée. Son armure a peut être des articulations qui lui permettent une immense flexibilité, on ignore complètement la profondeur du trou – ou ce qu'il y a en dessous. Cela peut être un étage, cela peut en être six. Et se retrouver à atterrir sur les restes de poutre est un risque à ne pas négliger. Par ailleurs, Tericarax a des doutes sur Iroey. Partout où il regarde, il ne voit que des matériaux à masse très élevée sur le corps du droïde. Il doit être lourd. Très lourd. Une chute de durée indéterminée, et l'atterrissage pourrait être très rude pour la recrue...Voire fatal.
                                Bien que la perte d'un droïde ne soit pas un mal, il demeure une unité sous ses ordres. Dans un combat, s'il se met sur son chemin, alors la mort comme sentence est tout à fait compréhensible. S'il fait preuve d'insubordination au point d'entrer en conflit avec les objectifs du cyborg, une exécution sommaire n'est pas à écarter. Mais ici, maintenant ? Dans une mission sans affrontement, alors qu'Iroey est d'un dévouement sans faille ? Cela n'est pas envisageable. Tericarax a encore besoin de ces deux bras supplémentaires pour l'assister. Une fois l'hôpital de nouveau fonctionnel, Iroey est libre de finir dans un broyeur magnétique si cela lui plaît...Mais pas avant.


                                Faute d'options, il faut donc passer de l'autre côté. Un bond de plus de cinq mètres...Sans savoir si l'autre côté est stable. Un pari extrêmement risqué.


                                Le cyborg se retourne. Sa griffe se pose sur une fracture du mur, et en arrache un pan fragilisé avec un crissement et quelques étincelles. Il se met à quatre pattes, et soudain son bassin et toute sa colonne vertébrale tournent ; le projectile – lourd pourtant de plus d'une cinquantaine de kilos – est expulsé de l'autre côté à une vitesse prodigieuse. Il rebondit sur le bord, puis glisse sur le sol...
                                Tericarax guette le son. Mat. Le son est mat.


                                Le cyborg se redresse de toute sa hauteur, se tourne vers Iroey, avise puis prend la parole d'un ton asthmatique.


                                - Le noyau n'est plus qu'à quelques virages d'ici. Je vais m'y diriger en priorité. Vous, Iroey, pouvez faire demi tour et prendre à droite plutôt qu'à gauche du virage précédent. Le groupe électrogène devrait être par là, ajoute-t-il en tendant au droïde la carte. Assurez vous de son fonctionnement en premier lieu. Ensuite, informez moi, et nous trouverons un moyen d'amener le groupe jusqu'au noyau.


                                Puis il se détourne. Ses membres se plient. Ses servomoteurs s'activent, ses pistons se compressent. Tout doit se déclencher au même moment. Se donner une accélération uniquement horizontale. Le cyborg s'abaisse encore plus au niveau du sol. Plus son centre de gravité est bas, plus est facile de gagner de la vitesse avec une dépense d'énergie donnée sur l'axe horizontal. Sa cape dissimule pratiquement complètement sa silhouette pourtant gigantesque. Puis tout son système de locomotion réagit au même instant, lui fournissant une telle poussée qu'il soulève derrière lui toute la poussière du couloir ; un saut, un seul car il n'a pas le droit à l'erreur.
                                Il est au dessus de la noirceur. Il est dans l'obscurité. Un battement de son cœur organique – un des rares organes qu'il ait conservé.


                                Avant qu'il s'en rende compte, il est de nouveau au sol. Ses griffes ne réagissent pas, il se laisse pleinement décélérer, alors que le sol grince sous les frottements du duranium qui le compose. Une fois immobile, Tericarax se relève, tourne les yeux vers l'endroit où il se tenait encore quelques secondes auparavant. Iroey n'est plus là, probablement s'est-il mis en route dès qu'il a reçu ses ordres.


                                Le Kaleesh reprend sa route – solitaire car c'est tout ce qu'il connaît. Enfin, il arrive devant une large baie vitrée. Les reflets l'empêche de voir ce qui est à l'intérieur, ni de lire ce qui est inscrit sur les portes. Mais selon les plans, il s'agit bien de l'endroit du noyau.
                                Sur les portes, il y a des inscriptions de différentes couleurs. Mais illisibles – couvertes de poussière, et l'obscurité ne facilite pas la tâche à Tericarax.


                                Les doigts de Tericarax se glissent dans les interstices entre les deux portes coulissantes. Alors, commençant à œuvrer de sa force à pleine puissance, il tente d'ouvrir les portes. Millimètre par millimètre, il les repousse en arrière.


                                Toute cette situation, il la doit à Cerberus. Un groupe terroriste. Des terroristes qui ont fait ça. Les espèces ont un goût pour la guerre, qui dérive probablement d'un instinct territorial exacerbé...Et d'un paradoxal désir d'ailleurs. Aller sur d'autres terres, et la défendre contre ceux qui s'y trouvent, n'est-ce pas ce qui a mené à la guerre ayant ravagé Kalee ?


                                Mais la guerre, la guerre. Sur Kalee, ceux accomplissant les plus grands exploits devenaient des dieux après leur trépas. Tericarax s'était isolé...Ce corps mort, ce cadavre ambulant qu'il était devenu est-il sa punition pour avoir renié ce que toutes ses traditions lui dictaient...Ou sa récompense, récompense pour s'être élevé là où nul Kaleesh n'aurait jamais rêvé ?


                                Les portes grincent, crissent, mais l'effort du cyborg ne se relâche pas.


                                Toujours est-il. Si les espèces ne se faisaient pas la guerre, il n'y aurait aucune sélection. La sélection naturelle, vecteur nécessaire pour établir quel potentiel génétique est le plus adapté à la survie, suite de hasards, de morts accidentelles et de mutations tout aussi imprévisibles, la guerre n'en est finalement qu'une forme plus visible – et immédiate.


                                Les portes cèdent. Avec un ultime effort, le cyborg les repousse définitivement, écartées de plus de deux mètres – et bloquées. Avec une toux, il entre enfin dans la salle.


                                La situation est incohérente. Pourquoi le noyau serait-il coupé de l'hôpital ? Le courant coupé dans certains secteurs est une chose. Mais partout en même temps ? Cerberus a probablement abîmé le noyau d'une façon ou d'une autre, ou stationné des terroristes. Il est possible que Riggs ait interdit à quiconque de se rendre au noyau pour empêcher des allers et retours incontrôlés dans l'hôpital.


                                Tericarax s'approche du noyau. Il observe dans le noir, ses doigts touchent – bien que le toucher ait depuis longtemps déserté son corps d'acier froid – le noyau. Il s'agit sur le principe d'une gigantesque pompe à énergie, comme un cœur organique qui se charge de distribuer dans les secteurs de l'hôpital l'électricité de façon adaptée. Selon la taille du bâtiment, un noyau peut être un petit cube ou – c'est le cas ici – un grand pylône de plus de trois mètres de haut, et un de diamètre, bardé de câbles qui se perdent dans le plafond et le sol, tel un arbre onirique aux racines et branches électriques.


                                C'est à cet instant qu'il remarque à ses pieds. Un cadavre auquel il manque la tête. Les implants cybernétiques du cyborg s'activent, et tout commence à se mettre en place. Ce n'est qu'au moment où une grande patte griffue le frappe en plein thorax et le fait reculer hors de la pièce qu'il comprend. Une aberration se tient devant lui. Il en devine la silhouette bien que l'obscurité dissimule ses traits. Un souffle bestial – contrastant avec celui asthmatique du lieutenant – et la dernière pièce se place dans son esprit. Un souvenir de biologiste lointain, une légende qu'il avait un jour désiré étudier, qui disait-on hantait les bas fonds de Taris comme les rats les égouts de Coruscant, une monstruosité qui semblait imaginaire.


                                C'est alors que son communicateur s'active, laissant entendre la voix de Riggs.


                                - Lieutenant ! J'ai interdit l'accès au noyau pour des raisons de sécurité. J'ai ordonné de couper tous les accès, à tous les étages. Cerberus y a lâché des...


                                Alors que la créature se met en mouvement avec un grognement rageur, Tericarax tousse puis répond, avec sa froideur et son calme - anormal - habituel


                                - Des Rakgoules.


                                La journée continue à être fascinante. Un spécimen à ajouter à sa collection. La créature se jette sur lui, tente de le mordre. Rangeant son communicateur, il sort sa lance, qui se déplie brusquement, et fauche les pattes de la bête, fait tournoyer son arme, et le manche par un retour la frappe dans la mâchoire. Alliée à la force inhumaine du cyborg, la créature est projetée plusieurs mètres en arrière, heurtant la baie vitrée.
                                Plusieurs respirations rauques se mêlent à celle de la première créature. Tericarax fait tournoyer sa lance et se met en posture de garde. Une seule. Il lui en faut une seule vivante.

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