Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

  1. SWRPG
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  5. Orvax IV
  6. Prise de position

Prise de position

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Orvax IV
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    #2

    Post n°2
    Auteur : Asavar Phocas

    Spoiler : Zan Obaj


     

    Orvax IV. Le marché aux esclaves. L’antichambre de l’enfer. Au milieu de ce chaos grouillant, quelques seigneurs marchands ayant fait fortune grâce à l’esclavage régnaient tels des rois et nul n’osait remettre en question leur autorité. Ces hommes d’affaires incroyablement fortunés régnaient en effet comme d’impitoyables tyrans sur la planète. Tout leur appartenait et tous se soumettaient à leur volonté, car sur le monde aux esclaves, elle faisait figure de loi. Zan Obaj faisait partie de ces seigneurs d’Orvax. Le Falleen avait fait partie de la pègre depuis son plus jeune âge et s’était fait un nom en grimpant petit à petit les marches du pouvoir. Assassinats, vols, trafics de drogues, d’armes et d’esclaves… Obaj avait trempé dans toutes les activités illicites imaginables depuis ses dix ans. Aujourd’hui, l’esclavage était sa principale source d’influence et de revenus. Le Falleen aimait son travail et il le faisait sacrément bien ! Sa puissance et sa richesse étaient désormais telles qu’il n’avait pas à rougir face aux Hutts eux-mêmes. On trouvait dans ses réserves toutes sortes d’esclaves. Certains étaient vendus pour le combat, d’autres pour servir sur des chantiers et dans des carrières, mais les esclaves les plus réputés de Zan Obaj étaient ceux destinés à satisfaire les désirs les plus pervers de leurs propriétaires. En matière de perversion, l’esclavagiste était d’ailleurs lui-même un être particulièrement ignoble. Sadique et retors, son comportement terrifiait autant sa « marchandise » que ses hommes de main. Rusé sans être brillant, imposant sans être monstrueux, le Falleen à l’apparence androgyne n’avait pourtant rien de spécialement terrifiant à première vue, mais les rumeurs qui circulaient à son sujet entouraient sa personne d’une aura cauchemardesque.

    Ce jour-là, le marchand Falleen était confortablement installé dans la salle commune du quartier général de son organisation. Affalé dans des coussins amples et moelleux, il observait de son habituel regard glacial l’assemblée éparpillée à travers la vaste et obscure salle. Les murs étaient d’une teinte rouge sombre et la faible lumière orangée diffusée par les lampes peinait à traverser la fumée qui embrumait ce lieu de décadence. Une cinquantaine d’hommes et de femmes étaient présents. Il s’agissait des officiers les plus haut-gradés du réseau criminel d’Obaj. Tous avaient une mine patibulaire et semblaient armés jusqu’aux dents. Certains étaient assis autour de tables de Sabacc, d’autres s‘attroupaient autour de danseuses et de danseurs esclaves et profitaient bruyamment du spectacle une boisson en main. Plus rares étaient ceux qui, ivres ou sous l’emprise de la colère ou de la drogue, s’engageaient dans une rixe, mais de tels événements ne manquait jamais de provoquer l’hilarité générale. Certains pariaient même sur l’issue de tels combats, ce qui ne manquait pas de provoquer par la suite d’autres combats pour des histoires de dettes. Cet endroit était véritablement infernal. Zan Obaj contemplait la scène depuis ses coussins comme un prince sur son trône observe sa cour. Il demeurait silencieux et froid, portant occasionnellement une coupe à ses lèvres. Soudain, son regard se détourna de l’assemblée pour se porter vers un esclave humain d’une vingtaine d’années étendu à ses pieds. De longues cicatrices étaient visibles sur le dos du pauvre garçon enchaîné – probablement l’œuvre d’Obaj lui-même – mais il conservait néanmoins une grande beauté. Cette beauté semblait plaire à l’esclavagiste Falleen qui se mit à sourire et caressa la joue de son jouet. Zan Obaj était en effet ouvertement homosexuel. Pour cette raison, le monde de la pègre n’avait pas toujours été tendre avec lui, ce qui rendait son ascension dans les rangs des trafiquants plus impressionnante encore. Aujourd’hui plus personne n’osait se moquer de celui qui avait été autrefois la cible de tant de railleries, tant son courroux était craint. Alors qu’il se rapprochait du jeune esclave, le Falleen fut interrompu par l’arrivée d’un Corellien vêtu d’une robe noire. Il s’agissait d’Owen Sartori, son assistant et unique ami, un homme tout aussi abject que Zan Obaj lui-même. Il interpella son supérieur :

    -Zan ! L’émissaire est arrivé.

    Le sourire qu’arborait le Falleen disparut instantanément et il se releva en grommelant.

    -Foutus Sith… Encore une journée gâchée…
     

    Zan Obaj et Owen Sartori se dirigèrent ensemble vers la sortie de la pièce ce qui ne manqua pas de soulager l’esclave du Falleen. Là, ils furent rejoints par les deux gardes du corps de l’esclavagiste, des T’surr massifs armés de vibro-haches. Zan et Owen étaient eux-mêmes armés de blasters dissimulés sous leurs vêtements et savaient remarquablement bien s’en servir, mais la présence dissuasive des deux colosses les aidait à se sentir en sécurité lorsqu’ils se déplaçaient pour affaire. Arrivés dans un hangar rempli de speeders luxueux – des pièces de collection appartenant toutes à Zan Obaj – ils entrèrent dans un engin suffisamment large pour accueillir toute la troupe. Owen s’empara des commandes et conduisit jusqu’au point de rendez-vous convenu avec l’Ordre Noir. Il s’agissait d’un magnifique bâtiment habituellement destiné à accueillir les réunions entre les seigneurs esclavagistes d’Orvax IV. Une fois garée, la troupe fut rejointe par un droïde de protocole. Celui-ci signala à Zan Obaj qu’il était attendu dans la salle panoramique, un agréable salon situé au sommet de l’immeuble. La troupe se dirigea ensuite là où elle était attendue. Une fois arrivés, Zan Obaj invita ses gardes du corps à patienter à l’extérieur et à n’entrer que si les choses se corsaient. Le Falleen et le Corellien passèrent la porte et furent confrontés à un Anzati à l’apparence sinistre obnubilé par la vue.

    -Je suppose que c’est vous l’émissaire du seigneur… Oblivius, c’est bien cela ? Mon homologue n’est pas encore arrivé, mais rien ne nous empêche de faire un peu connaissance.
     

    Zan Obaj eut un sourire légèrement méprisant.

    -Après tout… J’ai toujours préféré discuter avant de faire affaires… 
     
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      #3

      Post n°3
      Auteur : Dark Oblivius



      Strigoy


      Contemplant la vue, l'Anzati ne pouvait s'empêcher de repenser à sa condition d'esclave sur Taris. Être dépendant d'un maître. Ne pas avoir de liberté ni d'avenir propre. Ne plus être un individus, mais un objet. Il était donc curieux que Oblivius en personne avait demandé à ce qu'un ancien esclave négocie une alliance avec un marchand d'esclave.

      Quoi qu'il en soit cette affaire était d'une haute importance. Et Strigoy n'avait qu'une idée en tête rendre la confiance que le conseil Obscur lui avait accordé. Aucun échec n'était possible à l'heure actuelle et les talents de négociateur de l'anzati n'allait pas être de trop. Les marchands d'Orvax n'était pas des personnes simple et vivaient déjà dans l'opulence la plus totale. Argent, pouvoir, réseau. Un seul point positif était que toutes ses choses n'étaient jamais assez pour ce type d'individus et une promesse de pouvoir encore plus grand était toujours alléchante.

      Après quelques minutes de contemplation les portes du salon s'ouvrirent et un des premiers marchands se présenta à moi. Un Falleen. Strigoy se rappelait d'un repas il y a quelques années. Un petit criminel trop sur de lui qui tenta d'atteindre à la vie de l'Anzati et a fini avec un crâne sans cervelle. Cela amusait silencieusement l'émissaire.


      - Oui, je me présente Strigoy émissaire de l'Ordre Noir.

      L'ancienne esclave s'inclina respectueusement.

      - Bien évidemment Seigneur. Faire des affaires avec des inconnus est toujours quelque chose de délicate. Mais en ces temps et en vu de mon affiliation, vous comprendrez aisément que mon Maître souhaite une totale discrétion de votre part en échange de ses services.

      Mais je m'égare attendons votre collègue avant de parler affaire. Votre renommé n'est plus à refaire Seigneur Obaj. Toute la galaxie parlent de votre ascension fulgurante. D'ailleurs permettez moi de vous offrir un cadeau.
      Sortant une boîte de sa tunique il l'ouvrit laissant apparaître un cristal rouge sang. Un joyaux d'une pureté rare en gage d'amitié.
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        #4

        Post n°4
        Auteur : Sion Kumitomo

        Spoiler : Kaarl Reyes



         

        Les traits tirés par la concentration, Kaarl contemplait le paysage qui s’offrait à sa vue depuis sa navette, qui volait alors à basse altitude sur cette planète-déchet. Au-dessous de lui s’étendait les bâtiments arrondis, les coupoles dorées, les pointes s’étirant vers le ciel et les gratte-ciel, plus haut, qui pouvaient presque attraper sa navette. Le paysage très hétéroclite surprenait l’œil du voyageur peu habitué, si tant est que l’on puisse être simple « voyageur » ici. Il s’offrit un bâillement silencieux, en prévision de ce qui l’attendait.

        Par chance, Orvax IV n’était qu’un lieu de passage pour lui, le grand patron. Humain respecté dans toute la galaxie pour son entreprise de fret, Kaarl Reyes n’avait pas eu à « monter les échelons » pour être à sa place actuelle. Riche enfant d’un père dont l’activité florissante rayonnait à travers la galaxie, il gérait maintenant une gigantesque flotte de vaisseaux de transport, de plusieurs tailles, pour effectuer le trajet d’un point A à un point B, louant les cargos pour toutes sortes de marchandises. A son échelle d’intervention, l’activité était plus que lucrative, outrepassant la concurrence pour sa vitesse d’exécution. Mais surtout, sa réputation s’était essentiellement basée sur la discrétion dont il faisait preuve. On ne posait ici jamais de question sur la marchandise transportée. Rapide et discret, deux qualités capitales. Mais l’on posait encore moins de questions lorsque le patron usait lui même de ses transports.
        Effectivement, on aurait pu croire que la puissance et la réputation dont il jouissait auraient suffit à Kaarl. Mais la perspective d’une diversification vers un autre marché plus sombre et tout aussi juteux avait très vite fait vaciller l’homme. Le marché des esclaves. Son gigantesque empire lui permettait le transport d’esclaves et offrait une couverture que personne n’osait effleurer. Sa position sur Orvax IV n’avait toutefois pas été volée. Il est toujours difficile de s’insérer sur un marché, d’autant plus lorsque celui-ci est farouchement défendu par une pègre locale et suffisante. Il fallu la menace d’un dumping en soutenant, ce qu’il pouvait aisément faire, une vente à perte pour tuer le marché de son principal rival : Zan Obaj, un Fallen décadent et sûr de lui. Tout ceci amena les deux puissants à se rencontrer, dans un climat on ne peut plus tendu pour trouver un accord sur leur cohabitation, ce qu’ils firent avec succès.

        Il ne venait que très peu sur le siège de son empire esclavagiste. Certes, cela flattait son égo surdimensionné mais Kaarl était plutôt habitué à se montrer, dans une tenue des plus raffinée, aux soirées mondaines dans des lieux plus reluisants. Cette planète lui inspirait même dégoût et rejet, sentiments vites remplacés par les profits pharamineux qu’il engrangeait et le développement de son réseau officieux avec la pègre galactique.
        Sa venue n’était toutefois pas fortuite. Son gérant d’affaire, qui avait la lourde tâche de défendre la marque Reyes sur Orvax IV, avait été contacté par un mystérieux émissaire envoyé par l’Ordre Sith. Rien que ça ! Mais, selon le fameux adage, l’argent n’a pas d’odeur et les affaires ne sauraient attendre les apparences. Le lieu du rendez-vous avait été convenu entre les parties et, par mesure de sécurité évidente, des gardes en tenue locales avaient d’ores et déjà repéré la zone.
        Une fois la navette posée sur la plateforme, les odeurs vinrent agresser les narines peu habituées de Kaarl, qui ne put refreiner une grimace de dégoût. Paradoxal. Il fut escorté par les habituels gardes T’surr dans la pièce convenue, surplombant cet amas d’infrastructures aux architectures plus que douteuses, où les discussions se dérouleraient. M. Reyes était l’opposé de ces esclavagistes véreux. Leur but était commun mais il n’affichait pas l’opulence, agissait avec réflexion et opérait dans une discrétion des plus totales, sa réputation allant de mise. De plus, il avait pris soin de ne jamais révéler sa véritable identité sur Orvax IV où il n’était connu que sous le pseudonyme réducteur de K.

        Les deux hommes patientaient déjà. L’arrivée de Kaarl dans la pièce découvrit à sa vue la présence de Zan, cet être dégoûtant. Il était bien sûr au fait de sa présence mais il ne put réprimer un froncement de sourcils. Ainsi donc, les Sith faisaient affaire avec les deux plus esclavagistes les plus influents. Il s’inclina courtoisement face aux deux hommes.


        - M. Obaj. Et vous, émissaire. Mes respects. Je vous prie d’excuser mon retard, nous ne saurions faire attendre des discussions.
         

        Kaarl adressait un signe à ses gardes, qui jusqu’ici alerté, reculaient de quelques pas. L’homme coupait apparemment court à la conversation alors que l’émissaire tenait entre ses mains un cristal d’une beauté frappante.
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          Post n°5
          Auteur : Dark Oblivius



          Strigoy


          Avant même que cette conversation qui aurait sans doute été très intéressante tourna vite court lorsque le deuxième négociant arriva s'excusant pour son retard. L'envoyé de l'Ordre Noir s'inclina légèrement toujours en signe de respect. D'un geste habile de la main Strigoy sorti une boîte identique contenant lui aussi un cristal identique ou presque à celui offert au Falleen afin qu'aucune "jalousie" ne soit possible.

          - Enchanté Monsieur K. Maintenant que nous sommes au complet. Je peux vous faire par de ma proposition.

          L'Anzati se dirigea vers un des canapé et prit position dessus. Croisant délicatement les jambes afin de s'adresser à ses interlocuteurs.

          - Dans les confis de la galaxie, une ombre se forme. Un nouvel Empire Sith. Les actions récente de quelques cultes en terre confédéré nous ont poussés à revoir notre stratégie. Plus que jamais la discrétion est notre maître mot, mais nous avons besoin de ressources. Notre Empire grandi jour après jour et si pour le moment nous ne manquons de rien, cela va très vite changer.

          La réputation de votre planète a attiré l'attention de mon Maître. Il a bien étudier cette planète particulière, mais aussi vous messieurs. Bien que vos entreprises soient récente, vos parts de marchés n'ont de cesse de grimper.

          Vous êtes certainement l'avenir de cette planète et c'est pourquoi le Seigneur Oblivius souhaite vous aider à renforcer votre emprise sur ce territoire. Que vos noms soient craints et que votre parole ne soit jamais remise en cause ainsi que vous décisions. Une promesse de pouvoir de la part de mon Maître en l'échange bien sur de quelques services.
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            #6

            Post n°6
            Auteur : Asavar Phocas

            Spoiler : Zan Obaj


             

            L’espace d’un instant, Zan Obaj fut comme hypnotisé par l’éclat rouge et intense du joyau que lui offrait l’émissaire Strigoy. Il y avait dans cette pierre un éclat fascinant et malsain, un éclat éveillant les pires désirs, les passions les plus morbides du Falleen. Sa respiration se fit plus rapide et sa main tremblota alors qu’elle approchait lentement du petit coffret renfermant le trésor.

            Il fut coupé dans son élan par une entrée en scène des plus déplaisantes. Alors qu’il s’apprêtait à saisir le gage d’amitié du Seigneur Oblivius, l’esclavagiste entendit dans son dos une voix qu’il ne connaissait que trop bien.


            -M. Obaj. Et vous, émissaire. Mes respects. Je vous prie d’excuser mon retard, nous ne saurions faire attendre des discussions.

            Zan retira rabaissa sa main et fit signe à Owen Sartori de ne pas sortir son blaster trop vite. Le nouveau venu était certes un vieil ennemi, mais l’heure était aux négociations, pas au bain de sang. Le Falleen fit rouler ses yeux et se retourna vers son extravagant rival.

            -K, soupira-t-il simplement en guise de salut.

            Zan Obaj méprisait K de tout son être. Ce n’était pas une simple question de rivalité : l’esclavagiste avait bien d’autres concurrents et, parmi eux, nombreux étaient ceux pour qui le Falleen avait le plus grand respect. Non, c’était une question de comportement. Obaj savait très bien ce qu’on racontait à son propos. Il savait qu’il était un monstre tortionnaire doublé d’un dangereux pervers. Il acceptait cela et l’exhibait même fièrement. Telle était sa nature : il était un esclavagiste, un être si puissant et si sombre qu’il méritait probablement plus le surnom de « seigneur noir » que n’importe lequel de ces clowns encapuchonnés de Sith. Les disciples du côté obscur inspiraient peut-être la peur, mais Zan Obaj était la peur incarnée. Et il en était fier. K… K n’était pas comme ça. Obaj ne l’avait rencontré qu’à quelques reprises mais il avait très vite appris à cerner ce personnage haut en couleur. Zan avait compris au premier regard qu’il n’avait pas affaire à un criminel classique. L’humain tenait plus du fils à papa que du voyou devenu maître du crime grâce à un travail acharné. Obaj aimait son travail là ou K n’était intéressé que par son aspect lucratif. Cet hypocrite regardait les autres esclavagistes comme s’ils étaient des animaux. Il semblait ignorer le fait que l’usage d’intermédiaires ne rendait pas ses mains moins sales. K était comme eux : une immondice, une abomination, un portrait de ce que la galaxie pouvait créer de plus abject. Pourtant, ce salopard vivait dans l’illusion qu’il était meilleur qu’eux… ce lâche se voilait la face et utilisait le détachement et le mépris pour se donner bonne conscience… C’était pour cette raison que Zan Obaj haïssait tout particulièrement cet homme.

            -Enchanté, monsieur K, reprit l’Anzati en tendant un autre coffret au nouvel arrivant. Maintenant que nous sommes au complet, je peux vous faire ma proposition.

            Les hommes d’affaire et l’émissaire s’installèrent sur de luxueux canapés pendant que le Corellien Sartori se retirait dans un coin de la pièce en observant la scène de loin. L’Anzati reprit alors son discours.

            -Dans les confins de la galaxie, une ombre se forme, un nouvel Empire Sith. Les actions récentes de quelques cultes en terre confédérée nous ont poussé à revoir notre stratégie. Plus que jamais, la discrétion est notre maître mot, mais nous avons besoin de ressources. Notre Empire grandit jour après jour et si, pour le moment, nous ne manquons de rien, cela va très vite changer.

            Un Empire Sith ? Si un tel projet pouvait se concrétiser, ce serait probablement pour le Falleen l’occasion de profiter de sa relation privilégiée avec le pouvoir pour asseoir son autorité sur le trafic d’esclaves. Néanmoins, il en faudrait plus pour convaincre l’esclavagiste. L’affaire semblait en effet périlleuse et Zan Obaj ne supportait pas l’absence de retour sur investissement.

            -La réputation de votre planète a attiré l’attention de mon Maître. Il a bien étudié cette planète particulière, mais aussi vous messieurs. Bien que vos entreprises soient récentes, vos parts de marché ne cessent de grimper.

            Récentes ? Cela faisait des années que l’empire de Zan Obaj germait lentement en rongeant la concurrence ! Seul cet opportuniste de K était apparu du jour au lendemain.

            -Vous êtes certainement l’avenir de cette planète et c’est pourquoi le Seigneur Oblivius souhaite vous aider à renforcer votre emprise sur ce territoire. Que vos noms soient craints et que votre parole ne soit jamais remise en cause, ainsi que vos décisions. Une promesse de pouvoir de la part de mon Maître en échange, bien sûr, de quelques services.

            Ben voyons… L’inverse aurait surpris Obaj. Les Sith n’étaient pas connus pour être les plus grands mécènes de la galaxie. Pour l’instant, le Falleen n’était pas convaincu. Le joyau avait suffi pour le mettre dans de bonnes dispositions pour négocier, mais pas pour faire de lui un esclave docile : l’esclavagiste était superficiel, mais il était loin d’être stupide.

            -Pardonnez-moi émissaire, mais pourriez-vous nous éclairer sur le soutien que pourrait nous apporter votre Maître ? Personnellement, j’ai cru comprendre que votre ordre ne traversait pas la période la plus glorieuse de son histoire… Il est légitime que je m’interroge sur la crédibilité de votre proposition. Je suis venu pour parler affaires sérieusement, mais je tiens à vous prévenir que je ne fais pas dans la charité. Prouvez-moi que vous avez les capacités pour devenir un véritable atout pour nos entreprises. 
             
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              #7

              Post n°7
              Auteur : Sion Kumitomo

              Un courant d’air traversait subrepticement la salle dans laquelle les trois hommes étaient réunis. Celui-ci rafraichit pourtant sans doute moins l’atmosphère que l’accueil qu’Obaj réservait à Kaarl. Les deux hommes avaient normalement enterré leurs vieilles rancœurs mais l’homme d’affaire sentait le ressentiment dans la posture de l’esclavagiste. Mais il ne l’en blâmait pas, les affaires régissaient leur milieu et rien d’autre ne saurait entrer en ligne de compte.

              Kaarl entreprit de prendre, avec douceur et précaution, un cristal identique trait pour trait à celui que le Falleen dévorait du regard, quelques instants plus tôt. Il n’avait fait que le déranger dans son petit moment de gloire et cela ne lui avait pas plu. Bien heureusement, Kaarl n’en avait sensiblement que faire des états d’âmes de son « confrère » ici présent. Malgré tout, ce beau cristal qui trouverait, bien évidemment, une très belle place dans son bureau ne flattait guère l’égo de cet homme qui possédait déjà la plupart de la galaxie. Si quelque exagération s’était malencontreusement faufilée ici, elle ne dérangeait pas tellement l’extravagant Kaarl.


              - Il est bien aimable à vous de nous avoir apporté de si précieux cadeaux, si je peux l’appeler ainsi. Vous avez mon attention. – commenta Kaarl d’un air tranquille avant de suivre les pas du mystérieux émissaire et de s’asseoir de l’autre côté.

              Les Sith ?! Eux-mêmes ? On aurait presque pu les croire disparu tant les récents (et passés) événements leur avaient été défavorables. La démarche paraissait donc logique de lancer cet appel aux financements. Mais est-ce réellement ce que « l’Ordre Sith » souhaitait ? Parce que Kaarl n’était pas fondant des paraphrases, ils faisaient la manche. Plus il écoutait les paroles de l’Anzati idéalisant un « Empire » plus qu’hypothétique, moins il n’envisageait d’accéder à sa requête. L’homme d’affaire n’était pas un ignare de la politique galactique, non sans l’aide de ses quelques relations. Les deux puissances galactiques, République et CSI, étaient on ne peut plus hostiles à l’encontre leur race et leur culte. Et lui, Kaarl Reyes, possédait une entreprise qui ne connaissait pas les frontières. Quel serait l’idée de s’associer avec les Sith, si ce n’était qu’une promesse de se tirer une balle dans le pied.

              Ce n’était que le pseudo-alléchant appât que leur servait cet émissaire en guise d’introduction maladroite. Et, dès ses premières paroles, le Falleen semblait être attiré tel un insecte l’était face à une aveuglante lumière. Lumière que Kaarl ne percevait pas. Il en faudrait plus, bien plus.

              - Eh bien. Quelle information ! L’Empire Sith, rien que ça. – lâcha par la suite K. Une promesse de pouvoir, dites-vous. Mais… vous oubliez certains détails. Vous êtes pourchassés et n’importe quelle puissance souhaite votre annihilation. Sans rentrer dans des considérations superflues, ce que vous me proposez là m’est complètement égal. Et m’associer à votre culte me serait bien plus fatal que bénéfique. – poursuivait-il, le regard planté tantôt dans les yeux de l’émissaire, tantôt dans le lointain. Décidé à ne pas jouer dans le demi-mot, Kaarl lançait directement le ton.

              Cette planète produisait de florissants revenus pour Kaarl, certes. Ces revenus n’étaient toutefois sans commune mesure avec ce que rapportait son empire galactique. Les Sith devrait taper bien plus haut ou se résigner Obaj et ses stupidités.

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                Auteur : Dark Oblivius



                L'introduction, bien que dans des conditions adéquates ne sembla pas faire grand effet. Même sans lien avec la Force, l'Anzati pouvait aisément deviner leur retenu. Le Fallen semblait être moins sur la défensive, mais Strigoy le savait, un seul Seigneur ne pourrait réussir à tenir la planète convenablement, de plus le réseau de transport de K était en tout point supérieur à Zan et ne pas l'entrer dans l'équation serait une erreur stratégique.

                L'Anzati croisa les jambes fixant tour après tour les deux protagonistes. Il se demander si faire entré en jeu les conséquences d'un non serait une bonne idée. A ce stade des négociations, une menace aussi ouverte dans leur propre bâtiment ne mènerait nul part. Il fallait donc séduire. Etrangement ce n'était pas du tout le point fort de cette impatient prédateur, mais il se devait de remplir son objectif et de revenir à Dromund Kaas avec de bonnes nouvelles.

                Se grattant légèrement le menton avant de se redresser convenablement sur ce canapé bien trop moelleux.


                - Les Sith seront le dernier soucis des puissances Galactiques. Et vous le savez. Nos espions indiquent une montée drastique de la tension entre les Séparatistes et la République. Un schéma qui va dans le sens de mon Maître. Pendant que les deux mastodontes vont utiliser toutes leurs ressources pour se livrer une guerre sans merci, nous, gagneront en puissance dans l'ombre.

                De plus il y a un facteur que vous n'avez pas prit en compte. L'Ordre Sith en lui même n'est plus, ses derniers vestiges détruits durant l'attaque stupide contre les Séparatistes. Mon Maître a d'autres prétentions, et si effectivement la "caste" Sith est pourchassé, il n'est pas de même pour les autres cultes se servant du côté Obscur.

                Un rapprochement a été lancé dans l'ombre et la discrétion. Les propositions s'enchaînent et les cultes s'unissent. Et je peux vous assurer que même isolés, ce groupe est capable de prouesse extraordinaire. Ce sont ces capacités qui vont vous être utile autant que vous nous serrez utiles.

                Nous avons étudié le système de cette planète, sa façon de diriger, ses compromis, ses forces et ses faiblesses. Ne pensez pas que nous venons en amateur et sans la moindre idée que nous faisons. Si aujourd'hui le rôle de gouvernant est distribué à plusieurs familles et marchands, nous en sommes convenus que seulement deux protagonistes auraient la puissance de maintenir d'une main de fer ce rocher ainsi que l'entièreté des richesses.

                Notre entente ne serait connu que de nous ce qui évitera à vos deux empires de ne jamais êtres inquiétés par qui que ce soit. Et nos demandes ridicules face aux sommes astronomiques que vous allez générés.


                Se reposant contre le dossier, l'Anzati observa encore et toujours les réactions de ses deux interlocuteurs.
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                  Auteur : Asavar Phocas

                  Spoiler : Zan Obaj


                    

                  Zan Obaj soupira. Il avait écouté le discours du Sith sans l’interrompre, mais il n’appréciait guère l’idée de collaborer avec l’ennemi commun, celui que la galaxie entière voulait voir disparaître. Même si la présence de K en ce lieu était insupportable au Falleen, il devait admettre que l’extravagant humain avait amené de bons arguments. Néanmoins le Sith avait assez bien répondu aux interrogations des esclavagistes. Si une guerre venait effectivement à éclater entre les deux plus grandes puissances de la galaxie, l’ampleur du conflit pourrait effectivement permettre aux deux hommes d’affaires de s’imposer comme les seigneurs d’Orvax avec le soutien adéquat… Obaj avait besoin de réfléchir à l’offre.

                  -Emissaire… Supposons que vous disposiez effectivement des capacités nécessaires pour apporter un soutien effectif à nos organisations… Supposons que le contexte soit effectivement favorable à une collaboration discrète… Comment pouvons-nous être sûr de pouvoir vous faire confiance ? Voyez-vous, vous avez soulevé un point très intéressant dans votre petit discours : l’ordre Sith n’est plus. De son vivant, cette organisation était déjà suffisamment mystérieuse… Mais vous admettez que vous ne représentez pas les Sith. Qu’êtes-vous donc exactement ?
                    

                  Le Falleen voyait parfaitement la juteuse opportunité qui se présentait à lui, mais il savait également que les Sith étaient par nature des êtres vils et indignes de confiance. Et ces Sith-ci semblaient agir dans l’ombre. Or, c’était dans l’ombre que les seigneurs du côté obscur étaient les plus dangereux.

                  -Vous êtes arrivés sur cette planète confiant et visiblement – du moins d’après vos dires – très bien renseignés. Vous en savez probablement beaucoup sur nous. Beaucoup trop à mon goût… Si jamais un désaccord venait à naître entre nous, il vous suffirait d’ébruiter malencontreusement notre collaboration avec des Sith pour nous détruire et nous remplacer par d’autres seigneurs moins récalcitrants.
                    

                  Obaj jeta un regard au Corellien situé à l’autre bout de la salle. Par ce simple regard, l’esclavagiste demandait à son adjoint de se tenir prêt. Si la conversation dérapait, son aide ne serait pas de trop pour abattre un Sith…

                  -Nous n’avons rien contre vous. Pas la moindre arme. Il y a un déséquilibre flagrant dans le marché que vous nous proposez.

                  Un sourire en coin apparut sur le visage du Falleen.

                  -Je pense pouvoir parler au nom de mon homologue en affirmant qu’il va nous falloir des gages de votre fiabilité. Tout d’abord, je tiens à obtenir des preuves de ce que vous avancez sur la situation diplomatique entre la Confédération et la République fédérale. Cela me semble être la moindre des choses… Ensuite… Je veux que vous nous fournissiez un outil nous permettant de nous placer sur un pied d’égalité avec vous lorsque nous parlerons affaires. Cela peut être ce que vous voulez, mais c’est à nous qu’il reviendra de juger si l’outil en question est convenable. Vous avez les moyens de nous infliger un coup dur si nous mettons en œuvre ce partenariat… Je veux pouvoir en faire de même avec vous. Cela ne me semble pas déraisonnable, émissaire…
                    

                  Le Falleen croisa les doigts devant lui et se délecta de cet instant. Le fait de prendre l’ordre Sith à son propre jeu avait quelque chose de particulièrement jouissif.  
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                    Post n°10
                    Auteur : Sion Kumitomo

                    Kaarl jeta un regard perplexe en direction de la grande baie vitrée, sur sa gauche. A cette hauteur, il était difficile de distinguer qui que ce soit dans les rues bondées de cette décharge. Au-dessus, des speeders volaient à différentes altitudes, leurs moteurs étouffés par la vitre, le long de routes invisibles. La ville n’apparaissait même pas construite selon un plan logique. Dans la pièce régnait une toute autre atmosphère, bien moins agitée. Il serait très peu aisé d’arriver à décrire l’ambiance. Tendue, peut-être, aurait été l’adjectif le plus précis.
                    Les paroles de Strigoy résonnaient dans cette grande pièce, puis venaient celles de cet Anzati décadent. L’humain, en bon convive qu’il était, tentait d’envoyer toute son attention aux propos qui flottaient dans l’air. Si encore l’émissaire faisait quelque chose pour la garder, cette attention !
                    Rien… Jouant un jeu trouble, il ne donnait que peu d’informations par rapport à ce qu’il paraissait posséder sur eux. Et cette affirmation, doucement, s’élevait dans les pensées de Kaarl : « vous nous serez utiles ». Inconsciemment, l’humain arriva à la déduction que l’utilité serait bien à l’avantage des Sith et non à la leur.

                    Que dire ? Que répondre alors que Zan s’empressait de tendre la perche de la facilité. Vraiment curieux que cet être soit arrivé à sa position. La cupidité doit être mesurée, elle doit servir utilement et non uniquement flatter l’égo. Dans ce dernier cas, la cupidité embrumait l’esprit, inhibait la logique : les premiers symptômes d’une future décision regrettable.

                    En analysant les points soulevés par l’émissaire, Kaarl arrivait à plusieurs premières conclusions.
                    Les tensions entre les Séparatistes et les Républicains importaient peu l’homme d’affaire. Il avait toujours gardé son indépendance vis-à-vis des grandes puissances pour profiter d’un marché plus vaste. Cette pratique n’était possible qu’en raison de la puissance de son entreprise capable de tenir tête à plusieurs fronts de concurrence, déjà financé par divers investisseurs privés à des places privilégiées. Malgré son coup, Strigoy tapait dans le vide.
                    En relation, il était peu probable que n’importe quel Ordre puisse apporter assez de liquidités pour espérer obtenir une quelconque importance à ses yeux. Alors que la décision de s’installer sur Orvax était issue d’une logique cupide, s’allier avec les Sith sonnait comme une stupide pensée.
                    Ce que l’émissaire ne pouvait savoir, c’était qu’Orvax n’était qu’une petite partie de l’activité du mystérieux K. Et si son réseau informatif poussé avait vent de son entreprise de fret, il ne pouvait réellement réaliser l’importance de celui-ci.
                    De plus, Kaarl s’en fichait éperdument de la politique de cette planète-déchet. Il n’avait aucunement envie de s’encombrer d’un poste de gouvernant ici. Encore une fois, malgré sa bonne volonté, le Sith tapait dans le vide. Dommage.

                    Pendant ce temps, ce pauvre être vert coincé et satisfait sur cette planète, baissait son pantalon au premier venu, « des gages de votre fiabilité ». Les seules fois où Kaarl avait pu entendre cette tirade étaient dans de vieux films « narnar » qui eux, au moins, ne se prenaient pas au sérieux. Pauvre de lui, quand les Sith l’auront ingéré et digéré.


                    - Certes, certes – entama-t-il d’un ton léger. De belles paroles, mes amis. Vous touchez d’intéressants points. Malheureusement, je suis l’enfant indiscipliné. Et tout ça, ça ne m’attire pas, ça ne me donne pas envie de « collaborer » avec vous, Sith. Je me suffis à moi-même. Je ne désire pas m’investir politiquement sur cette planète et si ça peut satisfaire mon collègue, je lui en laisse tout le loisir tant qu’il n’interfère pas avec ce que nous avons d’ores et déjà conclu.
                    Vous savez… Une négociation… C’est un peu comma la pâtisserie. Un peu comme un joli dessert. On fait l’effort, chacun, d’ajouter ce qu’il faut pour que ça devienne alléchant. Pour que ça donne envie, que ça soit appétissant. Sauf que là, non…
                    A moins que vous n’apportiez, même si j’en doute, de nouveaux éléments, je laisse, avec toute ma bénédiction, M.Obaj le soin de vous épauler tant que vous restez en dehors de ce qui me concerne.


                    Trop long. Ce n’était pas par pur gage d’impatience que Kaarl réagissait de la sorte, usant même de railleries. Le rapport temps/intérêt fléchissait vertigineusement vers l’inutile et dans ces cas là, couper court était la solution.

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                      Auteur : Dark Oblivius



                      Toujours avec calme, Strigoy contemplait ses comparses avec intention, observant la moindre faille dans leurs expressions. Les choses n'allaient pas dans le sens de l'émissaire, mais cela n'avait rien d'étonnant, l'Empire Sith avait donné l'image la plus noire possible de tout un culte et faire changer les mentalités n'allaient pas être une mince à faire. Surtout pas après les attentats sur les mondes Séparatistes.

                      Mais il en fallait plus pour déstabiliser l'Anzati, sa longue captivité lui avait permit d'apprendre la patience. Une qualité indéniable dans le monde des affaires.


                      - Vos doutes sont louables, l'Empereur a fait bien plus de tort à son propre Ordre qu'à la galaxie. Mais je tiens à préciser un point, même si mon espèce a des affinités avec la Force, je ne suis en aucun cas un utilisateur de la Force et encore moins un Sith. Mais la vision de mon Maître est... Différente.

                      Seigneur Obaj je vais commencer par vous répondre, Monsieur K, je comprend votre impatience, et je vais répondre à vos doutes soyez en sur.

                      La confiance est la base d'une relation, là dessus nous sommes tout trois d'accord. L'ordre Sith est tombé en même temps que cet idiot de Sith, mais la Force est, et restera toujours présente dans notre galaxie, donnant l'opportunité à certaines personnes de pouvoir maîtriser son flux énergétique. Tout comme les Jedi ont pu se relever suite à la grande purge, les utilisateurs du côté Obscurs aussi. Mais le terme Sith pour nous désigner et maintenant révolu. Notre horizon c'est considérablement élargie. Mais mon Maître sera beaucoup plus à même de vous expliquer les points clés de cette organisation.

                      L'information, c'est le pouvoir et je ne vous cacherez pas cela. Vous n'êtes pas les seuls à avoir été "espionnés" pour la simple et bonne raison que chaque pièce que nous avançons est déterminante. Je peux vous retourner la remarque Seigneur Obaj, même si vos activités sont aux yeux des grandes puissances illégales, indiquer la présence d'utilisateur du côté Obscur serait pour vous une occasion de vous attirer les bonnes grâces des super puissance galactique. Sur ce point là, nous sommes à armes égales.

                      Imaginez la facilité que vous auriez à tendre un piège à mon Maître ? Vous êtes loin d'être stupide et je n'ai jamais eu la prétention de le prétendre alors ne fait pas de même avec moi.

                      Cela va de soit, quand on sait la puissance que peux utiliser un seul Maître, il est légitime de nous demander des garanties dans un premier temps. Il existe une... arme ou du moins un bouclier contre les utilisateurs de la Force, mais tant que nous ne seront pas sur de vos intentions et de votre loyauté, je ne vous divulguerais pas cette information capitale.

                      Pour ce qui est des tensions entre la République et les Séparatistes, je vous laisserais voir par vous même, nos espions nous indique qu'en ce moment même une session exceptionnel au Sénat a été lancé. Les choses pourraient évoluer très rapidement.

                      Monsieur K, notre organisation est encore jeune, je vous le concède. Toutefois le projet qui commence à se mettre doucement en place ne vise pas les mondes connus, mais bel et bien les régions inconnus. Imaginez les immenses richesses encore inexploités à la porter de tous. Notre proposition est simple. Une exclusivité sur l'ensemble des ressources découvertes sur les nouveaux mondes. Minerai, carburant, esclave et j'en passe.

                      C'est tout ce que mon Maître a à vous proposer, mais je peux vous assurer que les richesses seront sans limites. La galaxie est vaste, très vaste. Voyez déjà ce qu'une fraction des ressources exploités a pu donner ? Imaginez un Empire vous laissant la main mise sur tout le superflue ? Le terme riche serait alors bien dérisoire...
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                        Auteur : Asavar Phocas

                        HRP: Mes excuses pour le retard pris.

                        Spoiler : Zan Obaj
                         

                         
                        Ce que proposait l’émissaire des disciples du côté obscur était très risqué. Mais si tout se passait comme il l’affirmait… Obaj était parti de rien et avait construit peu à peu un empire commercial immense. S’il avait toujours été prudent, il n’en serait pas là aujourd’hui. Il savait très bien que pour rester au sommet de la pègre, il fallait parfois prendre des risques immenses. Oui, c’était un pari. Mais Zan Obaj aimait les paris. S’il gagnait son pari, il deviendrait plus puissant qu’il n’aurait osé l’imaginer. S’il perdait… Et bien tant pis. Obaj menait une vie dans laquelle il fallait accepter en permanence l’idée de l’échec et de la mort.

                        Le Falleen soupira et serra les poings, ses ongles semblables à des griffes lui ouvrant légèrement les paumes.

                        -J’espère que vous avez conscience du privilège que je fais à votre maître en acceptant un marché aussi risqué. J’accepte votre offre, mais non sans une certaine appréhension. Je place ma confiance en vous… Ne vous avisez pas de la trahir. Vous pourriez être déçu par le résultat… Contactez-moi pour les détails. Vous savez où me trouver.
                         

                        Le Falleen se leva et se dirigea vers la sortie en jetant un regard noir à son extravagant rival. Zan Obaj avait la conviction que K refuserait l’offre de l’émissaire Sith. Il avait certainement raison d’ailleurs. Il ne faisait aucun doute que K avait un secteur d’activité bien plus vaste que l’esclavagisme. Or, si certaines de ses autres activités relevaient du domaine du légal, il n’avait aucun intérêt à prendre de tels risques. Mais la situation de Zan Obaj était bien différente de celle de son homologue. Il vivait du risque.

                        -Owen,lança le seigneur esclavagiste à son lieutenant! Nous partons.
                         

                        Le Corellien emboîta le pas de son supérieur et les deux hommes sortirent de la pièce. Les gardes du corps T’surr les suivirent à leur tour et tous ensemble ils quittèrent le bâtiment dans le véhicule avec lequel ils étaient arrivés.

                        Enfin, le Falleen fut de retour dans le lieu de débauche qui lui servait de quartier général. A l’autre bout de la pièce sordide, l’esclave humain prit un air horrifié en voyant son tortionnaire revenir vers lui. Un sourire cruel se dessina sur le visage de l’esclavagiste. Finalement, c’était une bonne journée…
                         

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                          Cela faisait déjà plusieurs semaines que Strigoy profitait des avantages d'Orvax. Un appartement dans les hauteurs. Toutefois l'agent était un être relativement discret. Sa mission ici devait absolument rester secrète. Les récents événements rendait cette discrétion d'autant plus importante. Les rapports étaient alarmants. Les deux fiefs de l'Ordre Noir étant tombé au main des Confédérés et de l'Impérium.

                          Une bien sinistre nouvelle. Les Bothan utilisant le black holonet afin d'indiquer aux agents la marche à suivre. L'ombre était nécessaire le temps que les tensions s'apaisent. Ce qui paraissait logique, mais les tensions allaient elles vraiment redescendre ? L'ordre avait frappé fort, mais avec sur estimé sa force. La preuve en est la capture de dizaine de sensitif. Heureusement pour le réseau, ils n'avaient aucun lien direct et par conséquent aucune fuite n'était possible. Le seul point positif après ce carnage.

                          Et la longue attente prit fin. Un message crypté arriva sur la datapad de Strigoy. Un jour accompagné d'une heure avec une simple phrase: Cargaison envoyée.

                          Détruisant le message aussitôt après l'avoir mémorisé. Strigoy quitta ses appartements afin de se rendre dans les appartements de Zan. Montant les nombreux étages arrivant au plus haut. L'immense porte gardé par les gardes T'surr. Les lances s'abaissèrent. L'agent Sith s'inclina légèrement.


                          - J'aimerais avoir un entretien avec votre Maître. J'ai des informations pour lui.

                          Croisant les bras, il patienta le temps de l'autorisation. Quelques minutes et l'immense porte se leva. Passant les guerrier il entra dans la pièce. S'inclina de nouveau.

                          - Esclavagiste, comme convenu, une cargaison est en route pour Orvax. D'ici deux heures vous pourrez prendre acte de notre premier versement.

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                            HRP: Post assez court pour faire avancer l'intrigue.

                            Spoiler : Zan Obaj


                             
                            Zan Obaj prit une grande inspiration, avalant les vapeurs exhalées par le narguilé. Lorsqu’il les recracha, elles décrivirent lentement des arabesques dans l’atmosphère sombre du quartier général du Falleen. L’esclavagiste suivit du regard les spirales de vapeur rendues orangées par la lumière tamisée du lieu pendant quelques instants, puis il fixa de haut en bas le nouvel arrivant. Cela faisait quelques temps qu’il ne l’avait pas vu. Les Sith avaient jusqu’à présent accompli leur part du marché, mais de manière bien timide. Plus le temps passait et plus Obaj avait le sentiment d’avoir été pris pour un imbécile. Il souhaitait néanmoins garder cette pensée pour lui et conservait l’espoir que l’arrangement finirait par porter ses fruits. Cependant, les nouvelles qui lui parvenaient ne le rendaient pas particulièrement optimiste… Ses contacts au sein de la Confédération faisaient état d’une attaque Sith sur un monde séparatiste dénommé Korriban. Rien de très précis néanmoins, et il espérait que cela n’avait pas de lien avec Oblivius. La CSI était un marché juteux et certains de ses partenaires commerciaux les plus précieux officiaient au sein des mégacorporations confédérées. Ainsi, c’est avec un air exaspéré qu’il accueillit l’émissaire du seigneur Oblivius. L’Anzati devait avoir une bonne raison pour le déranger ainsi dans sa demeure. Si tel n’était pas le cas…

                            Obaj fit signe à son lieutenant, le corellien Owen Sartori. Il lui glissa quelques mots à l’oreille, le chargeant de parler en son nom. « Esclavagiste »… Etait-ce une manière de s’adresser à l’un des seigneurs marchands d’Orvax IV ? Si le chien des Sith souhaitait qu’on lui fasse preuve de respect, il devrait faire de même…


                            - Le seigneur Obaj vous souhaite la bienvenue dans sa demeure, émissaire. Néanmoins, le maitre souhaiterait en savoir un peu plus sur la nature de la cargaison. Comprenez-nous bien, émissaire : loin de nous l’idée de douter de votre bonne foi, mais notre organisation souhaite avoir la certitude de recevoir une contrepartie digne du service que nous vous rendons.

                            Zan Obaj porta à nouveau son attention sur les arabesques décrites par la vapeur à travers la pièce. Le spectacle offert par les danseurs et danseuses exécutant leur art au milieu de ces volutes, une foule grouillante de Vigos et d’assassins se tapissant dans l’obscurité en jouant, en buvant ou simplement en appréciant la vue. Il attendait la réponse du héraut pour décider de la suite de sa relation avec le seigneur Sith. Avec un peu de chance, il y aurait du bénéfice à retirer de cette fameuse cargaison.

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                              Post n°15
                              Auteur : Dark Oblivius

                              L'anzat n'avait jamais spécialement aimé la décadence. Relativement discret, il redoutait les endroits bruyants. Ajoutant à cela les lumières tamisés et des dizaines d'hommes profitant probablement du manque de lumière pour l'observer tout attentivement, prêt à bondir à la moindre occasion.

                              Mais les affaires étaient les affaires après tout et Strigoy savait que cet accord était important. Surtout à l'heure actuelle.

                              Ce fut un lieutenant qui s'occupa de la réponse des esclavagistes. Leurs doutes étaient légitimes. L'ordre Noir n'était pour eux qu'un investissement. Une manière de renforcer leur pouvoir et acquérir encore plus de richesse. Qu'elle autre raison aurait ce partenariat au final ? La galaxie était ainsi faite.

                              Strigoy se retourna et leva la main. Les portes s'ouvrirent. Trois soldats entrèrent. Tenant un Chevin et une caisse métallique. Ils s'approchèrent jusqu'à arriver au niveau de l'émissaire Sith.

                              La caisse fut ouverte par un des sbires d'Obaj. Evitant ainsi toutes suspicions. A l'intérieur du minerai et divers cristaux. De taille et de couleur différentes.


                              - Comme promis, mon Maître vous fait parvenir les principales richesses d'un monde conquis et entièrement sous notre contrôle. Un petit avant goût afin de vous montrer que mon Maître est un Homme de parole.

                              Les Chevins sont connus pour leurs talents de chasseur, ils sont robuste et peuvent résister à tes conditions climatiques intenses. Pour ce qui est des matières premières, l'exploitation est très prometteuse et avec un équipement adéquate ainsi que de main d'oeuvre, cet accord pourrait devenir très prolifique. La guerre a dévasté beaucoup de mondes, les besoins sont nombreux à travers la galaxie.

                              Ce n'est bien sur qu'un échantillon et les quantités déjà acquises sont bien plus importantes cela va de soit.

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                                #16

                                Post n°16
                                Auteur : Asavar Phocas

                                Spoiler : Zan Obaj


                                 
                                Zan Obaj observa attentivement ce que lui présenta l’émissaire du Seigneur Sith. Il y avait là de la belle marchandise il fallait l’admettre. Lui qui était toujours à la recherche de profit, il était agréablement surpris, que ce soit par la quantité ou la qualité des gemmes issues de la cargaison. L’espace d’un instant, il dévisagea l’être ignoble que les disciples du côté obscur lui livraient en esclavage. Ignoble, oui… C’était le bon mot. Le Falleen avait du mal à imaginer qu’il puisse exister des personnages plus disgracieux dans toute la galaxie. Ah, si. Il y avait les Hutt. Ces larves étaient vraiment immondes. Nénanmoins, l’esclavagiste demeurait convaincu d’être face à l’une des espèces les plus laides de la galaxie. Tous les goûts avaient beau être dans la nature, il doutait de pouvoir les mettre à disposition des clients de ses maisons closes… Cette simple idée lui donna successivement une envie folle d’éclater de rire, puis un besoin pressant de vomir. Peu importe… Il trouverait bien une utilité à ces choses. Il pourrait toujours les revendre comme ouvriers ou gladiateurs, voire les confier aux soins d’instructeurs pour en faire des soldats dociles prêts à obéir à ses ordres ou à ceux de ses clients – moyennant paiement bien sûr. L’idée lui plut. Mais plus encore que l’utilisation potentiellement prometteuse de ces esclaves, une autre idée lui plut particulièrement…

                                Un sourire en coin se dessina sur son visage et il laissa retomber son narguilé en expirant la vapeur d’eau mêlée aux drogues. Puis, il se releva des amples coussins dans lesquels il était installé et prit la direction de la cargaison, dépassant l’anzati et attirant les regards des Vigos, assassins et bookmakers disséminés dans la vaste salle. Obaj ramassa un des joyaux et l’observa à la lumière. Du coin de l’œil, il dévisagea à nouveau la chose enchaînée. Intéressant… Très intéressant…

                                Il se retourna vers Strigoy en affichant son plus beau sourire.


                                - Emissaire, voilà qui me rassure grandement quant aux intentions de votre maître. Si d’autres cargaisons de ce genre sont en route pour Orvax, alors la contrepartie me semble tout à fait adéquate. Voilà qui va nous assurer un joli profit.

                                Le Seigneur marchand tendit la main à l’envoyé d’Oblivius, la poignée de main scellant l’accord entre les parties.

                                - Je suis ravi de faire affaire avec votre maître.

                                Retournant à ses coussins, il s’empara au passage d’un verre de breuvage alcoolisé qu’il brandit d’un air triomphal.

                                - A nos collaborations futures ! s’exclama-t-il avant de vider d’une traite la petite coupe.

                                Les gardes d’Obaj raccompagnèrent peu après l’émissaire à la sortie du quartier général de l’esclavagiste et emportèrent le contenu de la cargaison en lieu sûr. Alors que l’esclave était emmené en cellule, Obaj l’observa en silence. Brisant la glace, il s’adressa finalement à son second.

                                - Owen ? Tu penses à ce que je pense ?

                                Le corellien eut un instant d’hésitation.

                                - Je sais pas trop, Zan… Ce truc peut être utile, bien sûr, et il y aura toujours des acheteurs pour lui trouver une utilité, mais c’est tellement éloigné de notre marchandise habituelle…

                                - C’est le moins qu’on puisse dire, répondit le Falleen en ricanant. Ensuite, c’est pas vraiment une mauvaise chose de diversifier notre business. Le but, ça a toujours été de s’instaurer à terme dans une situation de monopole sur cette planète pourrie. De toute façon, je pourrai décemment jamais rentrer sur Falleen, alors autant s’installer confortablement et durablement ici.

                                Obaj prit soudainement un air plus sérieux.

                                - Mais c’est pas de ça que je parlais, Owen… Cette saloperie… Comment tu dis que ça s’appelle déjà ?

                                - Un Chevin, je crois.

                                - C’est ça ! Un Chevin. Bref, cette saloperie est quand même pas commune…

                                - Et alors ?

                                - Tu vois vraiment pas où je veux en venir n’est-ce pas ?

                                - Bon, tu le craches ton morceau à la fin ?

                                Zan Obaj sourit. N’importe qui lui parlant sur ce ton aurait fini avec la langue tranchée. Mais Owen Sartori n’était pas n’importe qui. C’était son plus vieil ami et il le considérait comme son égal.

                                - Tu trouves pas ça étonnant que le type nous refile plein de Chevins ? Je veux dire… Un ou deux, d’accord… Mais là, apparemment il y en a quand même pas mal. Trop pour que ce ne soit pas suspect.

                                Owen Sartori demeura silencieux. Il commençait à comprendre où son camarade voulait en venir.

                                - C’est marrant tu sais. Lorsqu’on a négocié avec cet emmerdeur pour la première fois, je lui avais demandé de nous donner un moyen de pression sur lui… Rapport au fait que pour nous faire tomber, il lui suffisait de suggérer qu’on était en lien avec des Sith, mais que nous on avait rien contre lui. A l’époque il avait botté en touche… Mais là… C’est presque trop beau.

                                Obaj se mordilla la lèvre. Il inspira ensuite une grande bouffée de vapeur et éclata de rire.

                                - Trouve-moi de quelle planète provient cette espèce ignoble et essaie de voir si les minéraux que le Sith nous a envoyés peuvent y être extraits. J’ai comme l’impression qu’on sait désormais où trouver notre ami Oblivius…
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