Prise de position
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Post n°8
Auteur : Dark Oblivius
L'introduction, bien que dans des conditions adéquates ne sembla pas faire grand effet. Même sans lien avec la Force, l'Anzati pouvait aisément deviner leur retenu. Le Fallen semblait être moins sur la défensive, mais Strigoy le savait, un seul Seigneur ne pourrait réussir à tenir la planète convenablement, de plus le réseau de transport de K était en tout point supérieur à Zan et ne pas l'entrer dans l'équation serait une erreur stratégique.
L'Anzati croisa les jambes fixant tour après tour les deux protagonistes. Il se demander si faire entré en jeu les conséquences d'un non serait une bonne idée. A ce stade des négociations, une menace aussi ouverte dans leur propre bâtiment ne mènerait nul part. Il fallait donc séduire. Etrangement ce n'était pas du tout le point fort de cette impatient prédateur, mais il se devait de remplir son objectif et de revenir à Dromund Kaas avec de bonnes nouvelles.
Se grattant légèrement le menton avant de se redresser convenablement sur ce canapé bien trop moelleux.
- Les Sith seront le dernier soucis des puissances Galactiques. Et vous le savez. Nos espions indiquent une montée drastique de la tension entre les Séparatistes et la République. Un schéma qui va dans le sens de mon Maître. Pendant que les deux mastodontes vont utiliser toutes leurs ressources pour se livrer une guerre sans merci, nous, gagneront en puissance dans l'ombre.
De plus il y a un facteur que vous n'avez pas prit en compte. L'Ordre Sith en lui même n'est plus, ses derniers vestiges détruits durant l'attaque stupide contre les Séparatistes. Mon Maître a d'autres prétentions, et si effectivement la "caste" Sith est pourchassé, il n'est pas de même pour les autres cultes se servant du côté Obscur.
Un rapprochement a été lancé dans l'ombre et la discrétion. Les propositions s'enchaînent et les cultes s'unissent. Et je peux vous assurer que même isolés, ce groupe est capable de prouesse extraordinaire. Ce sont ces capacités qui vont vous être utile autant que vous nous serrez utiles.
Nous avons étudié le système de cette planète, sa façon de diriger, ses compromis, ses forces et ses faiblesses. Ne pensez pas que nous venons en amateur et sans la moindre idée que nous faisons. Si aujourd'hui le rôle de gouvernant est distribué à plusieurs familles et marchands, nous en sommes convenus que seulement deux protagonistes auraient la puissance de maintenir d'une main de fer ce rocher ainsi que l'entièreté des richesses.
Notre entente ne serait connu que de nous ce qui évitera à vos deux empires de ne jamais êtres inquiétés par qui que ce soit. Et nos demandes ridicules face aux sommes astronomiques que vous allez générés.
Se reposant contre le dossier, l'Anzati observa encore et toujours les réactions de ses deux interlocuteurs. -
Post n°9
Auteur : Asavar PhocasSpoiler : Zan Obaj
Zan Obaj soupira. Il avait écouté le discours du Sith sans l’interrompre, mais il n’appréciait guère l’idée de collaborer avec l’ennemi commun, celui que la galaxie entière voulait voir disparaître. Même si la présence de K en ce lieu était insupportable au Falleen, il devait admettre que l’extravagant humain avait amené de bons arguments. Néanmoins le Sith avait assez bien répondu aux interrogations des esclavagistes. Si une guerre venait effectivement à éclater entre les deux plus grandes puissances de la galaxie, l’ampleur du conflit pourrait effectivement permettre aux deux hommes d’affaires de s’imposer comme les seigneurs d’Orvax avec le soutien adéquat… Obaj avait besoin de réfléchir à l’offre.-Emissaire… Supposons que vous disposiez effectivement des capacités nécessaires pour apporter un soutien effectif à nos organisations… Supposons que le contexte soit effectivement favorable à une collaboration discrète… Comment pouvons-nous être sûr de pouvoir vous faire confiance ? Voyez-vous, vous avez soulevé un point très intéressant dans votre petit discours : l’ordre Sith n’est plus. De son vivant, cette organisation était déjà suffisamment mystérieuse… Mais vous admettez que vous ne représentez pas les Sith. Qu’êtes-vous donc exactement ?
Le Falleen voyait parfaitement la juteuse opportunité qui se présentait à lui, mais il savait également que les Sith étaient par nature des êtres vils et indignes de confiance. Et ces Sith-ci semblaient agir dans l’ombre. Or, c’était dans l’ombre que les seigneurs du côté obscur étaient les plus dangereux.-Vous êtes arrivés sur cette planète confiant et visiblement – du moins d’après vos dires – très bien renseignés. Vous en savez probablement beaucoup sur nous. Beaucoup trop à mon goût… Si jamais un désaccord venait à naître entre nous, il vous suffirait d’ébruiter malencontreusement notre collaboration avec des Sith pour nous détruire et nous remplacer par d’autres seigneurs moins récalcitrants.
Obaj jeta un regard au Corellien situé à l’autre bout de la salle. Par ce simple regard, l’esclavagiste demandait à son adjoint de se tenir prêt. Si la conversation dérapait, son aide ne serait pas de trop pour abattre un Sith…
-Nous n’avons rien contre vous. Pas la moindre arme. Il y a un déséquilibre flagrant dans le marché que vous nous proposez.
Un sourire en coin apparut sur le visage du Falleen.-Je pense pouvoir parler au nom de mon homologue en affirmant qu’il va nous falloir des gages de votre fiabilité. Tout d’abord, je tiens à obtenir des preuves de ce que vous avancez sur la situation diplomatique entre la Confédération et la République fédérale. Cela me semble être la moindre des choses… Ensuite… Je veux que vous nous fournissiez un outil nous permettant de nous placer sur un pied d’égalité avec vous lorsque nous parlerons affaires. Cela peut être ce que vous voulez, mais c’est à nous qu’il reviendra de juger si l’outil en question est convenable. Vous avez les moyens de nous infliger un coup dur si nous mettons en œuvre ce partenariat… Je veux pouvoir en faire de même avec vous. Cela ne me semble pas déraisonnable, émissaire…
Le Falleen croisa les doigts devant lui et se délecta de cet instant. Le fait de prendre l’ordre Sith à son propre jeu avait quelque chose de particulièrement jouissif. -
Post n°10
Auteur : Sion KumitomoKaarl jeta un regard perplexe en direction de la grande baie vitrée, sur sa gauche. A cette hauteur, il était difficile de distinguer qui que ce soit dans les rues bondées de cette décharge. Au-dessus, des speeders volaient à différentes altitudes, leurs moteurs étouffés par la vitre, le long de routes invisibles. La ville n’apparaissait même pas construite selon un plan logique. Dans la pièce régnait une toute autre atmosphère, bien moins agitée. Il serait très peu aisé d’arriver à décrire l’ambiance. Tendue, peut-être, aurait été l’adjectif le plus précis.
Les paroles de Strigoy résonnaient dans cette grande pièce, puis venaient celles de cet Anzati décadent. L’humain, en bon convive qu’il était, tentait d’envoyer toute son attention aux propos qui flottaient dans l’air. Si encore l’émissaire faisait quelque chose pour la garder, cette attention !
Rien… Jouant un jeu trouble, il ne donnait que peu d’informations par rapport à ce qu’il paraissait posséder sur eux. Et cette affirmation, doucement, s’élevait dans les pensées de Kaarl : « vous nous serez utiles ». Inconsciemment, l’humain arriva à la déduction que l’utilité serait bien à l’avantage des Sith et non à la leur.
Que dire ? Que répondre alors que Zan s’empressait de tendre la perche de la facilité. Vraiment curieux que cet être soit arrivé à sa position. La cupidité doit être mesurée, elle doit servir utilement et non uniquement flatter l’égo. Dans ce dernier cas, la cupidité embrumait l’esprit, inhibait la logique : les premiers symptômes d’une future décision regrettable.
En analysant les points soulevés par l’émissaire, Kaarl arrivait à plusieurs premières conclusions.
Les tensions entre les Séparatistes et les Républicains importaient peu l’homme d’affaire. Il avait toujours gardé son indépendance vis-à-vis des grandes puissances pour profiter d’un marché plus vaste. Cette pratique n’était possible qu’en raison de la puissance de son entreprise capable de tenir tête à plusieurs fronts de concurrence, déjà financé par divers investisseurs privés à des places privilégiées. Malgré son coup, Strigoy tapait dans le vide.
En relation, il était peu probable que n’importe quel Ordre puisse apporter assez de liquidités pour espérer obtenir une quelconque importance à ses yeux. Alors que la décision de s’installer sur Orvax était issue d’une logique cupide, s’allier avec les Sith sonnait comme une stupide pensée.
Ce que l’émissaire ne pouvait savoir, c’était qu’Orvax n’était qu’une petite partie de l’activité du mystérieux K. Et si son réseau informatif poussé avait vent de son entreprise de fret, il ne pouvait réellement réaliser l’importance de celui-ci.
De plus, Kaarl s’en fichait éperdument de la politique de cette planète-déchet. Il n’avait aucunement envie de s’encombrer d’un poste de gouvernant ici. Encore une fois, malgré sa bonne volonté, le Sith tapait dans le vide. Dommage.
Pendant ce temps, ce pauvre être vert coincé et satisfait sur cette planète, baissait son pantalon au premier venu, « des gages de votre fiabilité ». Les seules fois où Kaarl avait pu entendre cette tirade étaient dans de vieux films « narnar » qui eux, au moins, ne se prenaient pas au sérieux. Pauvre de lui, quand les Sith l’auront ingéré et digéré.
- Certes, certes – entama-t-il d’un ton léger. De belles paroles, mes amis. Vous touchez d’intéressants points. Malheureusement, je suis l’enfant indiscipliné. Et tout ça, ça ne m’attire pas, ça ne me donne pas envie de « collaborer » avec vous, Sith. Je me suffis à moi-même. Je ne désire pas m’investir politiquement sur cette planète et si ça peut satisfaire mon collègue, je lui en laisse tout le loisir tant qu’il n’interfère pas avec ce que nous avons d’ores et déjà conclu.
Vous savez… Une négociation… C’est un peu comma la pâtisserie. Un peu comme un joli dessert. On fait l’effort, chacun, d’ajouter ce qu’il faut pour que ça devienne alléchant. Pour que ça donne envie, que ça soit appétissant. Sauf que là, non…
A moins que vous n’apportiez, même si j’en doute, de nouveaux éléments, je laisse, avec toute ma bénédiction, M.Obaj le soin de vous épauler tant que vous restez en dehors de ce qui me concerne.
Trop long. Ce n’était pas par pur gage d’impatience que Kaarl réagissait de la sorte, usant même de railleries. Le rapport temps/intérêt fléchissait vertigineusement vers l’inutile et dans ces cas là, couper court était la solution. -
Post n°11
Auteur : Dark Oblivius
Toujours avec calme, Strigoy contemplait ses comparses avec intention, observant la moindre faille dans leurs expressions. Les choses n'allaient pas dans le sens de l'émissaire, mais cela n'avait rien d'étonnant, l'Empire Sith avait donné l'image la plus noire possible de tout un culte et faire changer les mentalités n'allaient pas être une mince à faire. Surtout pas après les attentats sur les mondes Séparatistes.
Mais il en fallait plus pour déstabiliser l'Anzati, sa longue captivité lui avait permit d'apprendre la patience. Une qualité indéniable dans le monde des affaires.
- Vos doutes sont louables, l'Empereur a fait bien plus de tort à son propre Ordre qu'à la galaxie. Mais je tiens à préciser un point, même si mon espèce a des affinités avec la Force, je ne suis en aucun cas un utilisateur de la Force et encore moins un Sith. Mais la vision de mon Maître est... Différente.
Seigneur Obaj je vais commencer par vous répondre, Monsieur K, je comprend votre impatience, et je vais répondre à vos doutes soyez en sur.
La confiance est la base d'une relation, là dessus nous sommes tout trois d'accord. L'ordre Sith est tombé en même temps que cet idiot de Sith, mais la Force est, et restera toujours présente dans notre galaxie, donnant l'opportunité à certaines personnes de pouvoir maîtriser son flux énergétique. Tout comme les Jedi ont pu se relever suite à la grande purge, les utilisateurs du côté Obscurs aussi. Mais le terme Sith pour nous désigner et maintenant révolu. Notre horizon c'est considérablement élargie. Mais mon Maître sera beaucoup plus à même de vous expliquer les points clés de cette organisation.
L'information, c'est le pouvoir et je ne vous cacherez pas cela. Vous n'êtes pas les seuls à avoir été "espionnés" pour la simple et bonne raison que chaque pièce que nous avançons est déterminante. Je peux vous retourner la remarque Seigneur Obaj, même si vos activités sont aux yeux des grandes puissances illégales, indiquer la présence d'utilisateur du côté Obscur serait pour vous une occasion de vous attirer les bonnes grâces des super puissance galactique. Sur ce point là, nous sommes à armes égales.
Imaginez la facilité que vous auriez à tendre un piège à mon Maître ? Vous êtes loin d'être stupide et je n'ai jamais eu la prétention de le prétendre alors ne fait pas de même avec moi.
Cela va de soit, quand on sait la puissance que peux utiliser un seul Maître, il est légitime de nous demander des garanties dans un premier temps. Il existe une... arme ou du moins un bouclier contre les utilisateurs de la Force, mais tant que nous ne seront pas sur de vos intentions et de votre loyauté, je ne vous divulguerais pas cette information capitale.
Pour ce qui est des tensions entre la République et les Séparatistes, je vous laisserais voir par vous même, nos espions nous indique qu'en ce moment même une session exceptionnel au Sénat a été lancé. Les choses pourraient évoluer très rapidement.
Monsieur K, notre organisation est encore jeune, je vous le concède. Toutefois le projet qui commence à se mettre doucement en place ne vise pas les mondes connus, mais bel et bien les régions inconnus. Imaginez les immenses richesses encore inexploités à la porter de tous. Notre proposition est simple. Une exclusivité sur l'ensemble des ressources découvertes sur les nouveaux mondes. Minerai, carburant, esclave et j'en passe.
C'est tout ce que mon Maître a à vous proposer, mais je peux vous assurer que les richesses seront sans limites. La galaxie est vaste, très vaste. Voyez déjà ce qu'une fraction des ressources exploités a pu donner ? Imaginez un Empire vous laissant la main mise sur tout le superflue ? Le terme riche serait alors bien dérisoire... -
Post n°12
Auteur : Asavar PhocasHRP: Mes excuses pour le retard pris.
Spoiler : Zan Obaj
Ce que proposait l’émissaire des disciples du côté obscur était très risqué. Mais si tout se passait comme il l’affirmait… Obaj était parti de rien et avait construit peu à peu un empire commercial immense. S’il avait toujours été prudent, il n’en serait pas là aujourd’hui. Il savait très bien que pour rester au sommet de la pègre, il fallait parfois prendre des risques immenses. Oui, c’était un pari. Mais Zan Obaj aimait les paris. S’il gagnait son pari, il deviendrait plus puissant qu’il n’aurait osé l’imaginer. S’il perdait… Et bien tant pis. Obaj menait une vie dans laquelle il fallait accepter en permanence l’idée de l’échec et de la mort.
Le Falleen soupira et serra les poings, ses ongles semblables à des griffes lui ouvrant légèrement les paumes.-J’espère que vous avez conscience du privilège que je fais à votre maître en acceptant un marché aussi risqué. J’accepte votre offre, mais non sans une certaine appréhension. Je place ma confiance en vous… Ne vous avisez pas de la trahir. Vous pourriez être déçu par le résultat… Contactez-moi pour les détails. Vous savez où me trouver.
Le Falleen se leva et se dirigea vers la sortie en jetant un regard noir à son extravagant rival. Zan Obaj avait la conviction que K refuserait l’offre de l’émissaire Sith. Il avait certainement raison d’ailleurs. Il ne faisait aucun doute que K avait un secteur d’activité bien plus vaste que l’esclavagisme. Or, si certaines de ses autres activités relevaient du domaine du légal, il n’avait aucun intérêt à prendre de tels risques. Mais la situation de Zan Obaj était bien différente de celle de son homologue. Il vivait du risque.-Owen,lança le seigneur esclavagiste à son lieutenant! Nous partons.
Le Corellien emboîta le pas de son supérieur et les deux hommes sortirent de la pièce. Les gardes du corps T’surr les suivirent à leur tour et tous ensemble ils quittèrent le bâtiment dans le véhicule avec lequel ils étaient arrivés.
Enfin, le Falleen fut de retour dans le lieu de débauche qui lui servait de quartier général. A l’autre bout de la pièce sordide, l’esclave humain prit un air horrifié en voyant son tortionnaire revenir vers lui. Un sourire cruel se dessina sur le visage de l’esclavagiste. Finalement, c’était une bonne journée… -
Post n°13
Auteur : Dark ObliviusCela faisait déjà plusieurs semaines que Strigoy profitait des avantages d'Orvax. Un appartement dans les hauteurs. Toutefois l'agent était un être relativement discret. Sa mission ici devait absolument rester secrète. Les récents événements rendait cette discrétion d'autant plus importante. Les rapports étaient alarmants. Les deux fiefs de l'Ordre Noir étant tombé au main des Confédérés et de l'Impérium.
Une bien sinistre nouvelle. Les Bothan utilisant le black holonet afin d'indiquer aux agents la marche à suivre. L'ombre était nécessaire le temps que les tensions s'apaisent. Ce qui paraissait logique, mais les tensions allaient elles vraiment redescendre ? L'ordre avait frappé fort, mais avec sur estimé sa force. La preuve en est la capture de dizaine de sensitif. Heureusement pour le réseau, ils n'avaient aucun lien direct et par conséquent aucune fuite n'était possible. Le seul point positif après ce carnage.
Et la longue attente prit fin. Un message crypté arriva sur la datapad de Strigoy. Un jour accompagné d'une heure avec une simple phrase: Cargaison envoyée.
Détruisant le message aussitôt après l'avoir mémorisé. Strigoy quitta ses appartements afin de se rendre dans les appartements de Zan. Montant les nombreux étages arrivant au plus haut. L'immense porte gardé par les gardes T'surr. Les lances s'abaissèrent. L'agent Sith s'inclina légèrement.
- J'aimerais avoir un entretien avec votre Maître. J'ai des informations pour lui.
Croisant les bras, il patienta le temps de l'autorisation. Quelques minutes et l'immense porte se leva. Passant les guerrier il entra dans la pièce. S'inclina de nouveau.
- Esclavagiste, comme convenu, une cargaison est en route pour Orvax. D'ici deux heures vous pourrez prendre acte de notre premier versement. -
Post n°14
Auteur : Asavar PhocasHRP: Post assez court pour faire avancer l'intrigue.
Spoiler : Zan Obaj
Zan Obaj prit une grande inspiration, avalant les vapeurs exhalées par le narguilé. Lorsqu’il les recracha, elles décrivirent lentement des arabesques dans l’atmosphère sombre du quartier général du Falleen. L’esclavagiste suivit du regard les spirales de vapeur rendues orangées par la lumière tamisée du lieu pendant quelques instants, puis il fixa de haut en bas le nouvel arrivant. Cela faisait quelques temps qu’il ne l’avait pas vu. Les Sith avaient jusqu’à présent accompli leur part du marché, mais de manière bien timide. Plus le temps passait et plus Obaj avait le sentiment d’avoir été pris pour un imbécile. Il souhaitait néanmoins garder cette pensée pour lui et conservait l’espoir que l’arrangement finirait par porter ses fruits. Cependant, les nouvelles qui lui parvenaient ne le rendaient pas particulièrement optimiste… Ses contacts au sein de la Confédération faisaient état d’une attaque Sith sur un monde séparatiste dénommé Korriban. Rien de très précis néanmoins, et il espérait que cela n’avait pas de lien avec Oblivius. La CSI était un marché juteux et certains de ses partenaires commerciaux les plus précieux officiaient au sein des mégacorporations confédérées. Ainsi, c’est avec un air exaspéré qu’il accueillit l’émissaire du seigneur Oblivius. L’Anzati devait avoir une bonne raison pour le déranger ainsi dans sa demeure. Si tel n’était pas le cas…
Obaj fit signe à son lieutenant, le corellien Owen Sartori. Il lui glissa quelques mots à l’oreille, le chargeant de parler en son nom. « Esclavagiste »… Etait-ce une manière de s’adresser à l’un des seigneurs marchands d’Orvax IV ? Si le chien des Sith souhaitait qu’on lui fasse preuve de respect, il devrait faire de même…
- Le seigneur Obaj vous souhaite la bienvenue dans sa demeure, émissaire. Néanmoins, le maitre souhaiterait en savoir un peu plus sur la nature de la cargaison. Comprenez-nous bien, émissaire : loin de nous l’idée de douter de votre bonne foi, mais notre organisation souhaite avoir la certitude de recevoir une contrepartie digne du service que nous vous rendons.
Zan Obaj porta à nouveau son attention sur les arabesques décrites par la vapeur à travers la pièce. Le spectacle offert par les danseurs et danseuses exécutant leur art au milieu de ces volutes, une foule grouillante de Vigos et d’assassins se tapissant dans l’obscurité en jouant, en buvant ou simplement en appréciant la vue. Il attendait la réponse du héraut pour décider de la suite de sa relation avec le seigneur Sith. Avec un peu de chance, il y aurait du bénéfice à retirer de cette fameuse cargaison. -
Post n°15
Auteur : Dark ObliviusL'anzat n'avait jamais spécialement aimé la décadence. Relativement discret, il redoutait les endroits bruyants. Ajoutant à cela les lumières tamisés et des dizaines d'hommes profitant probablement du manque de lumière pour l'observer tout attentivement, prêt à bondir à la moindre occasion.
Mais les affaires étaient les affaires après tout et Strigoy savait que cet accord était important. Surtout à l'heure actuelle.
Ce fut un lieutenant qui s'occupa de la réponse des esclavagistes. Leurs doutes étaient légitimes. L'ordre Noir n'était pour eux qu'un investissement. Une manière de renforcer leur pouvoir et acquérir encore plus de richesse. Qu'elle autre raison aurait ce partenariat au final ? La galaxie était ainsi faite.
Strigoy se retourna et leva la main. Les portes s'ouvrirent. Trois soldats entrèrent. Tenant un Chevin et une caisse métallique. Ils s'approchèrent jusqu'à arriver au niveau de l'émissaire Sith.
La caisse fut ouverte par un des sbires d'Obaj. Evitant ainsi toutes suspicions. A l'intérieur du minerai et divers cristaux. De taille et de couleur différentes.
- Comme promis, mon Maître vous fait parvenir les principales richesses d'un monde conquis et entièrement sous notre contrôle. Un petit avant goût afin de vous montrer que mon Maître est un Homme de parole.
Les Chevins sont connus pour leurs talents de chasseur, ils sont robuste et peuvent résister à tes conditions climatiques intenses. Pour ce qui est des matières premières, l'exploitation est très prometteuse et avec un équipement adéquate ainsi que de main d'oeuvre, cet accord pourrait devenir très prolifique. La guerre a dévasté beaucoup de mondes, les besoins sont nombreux à travers la galaxie.
Ce n'est bien sur qu'un échantillon et les quantités déjà acquises sont bien plus importantes cela va de soit. -
Post n°16
Auteur : Asavar PhocasSpoiler : Zan Obaj
Zan Obaj observa attentivement ce que lui présenta l’émissaire du Seigneur Sith. Il y avait là de la belle marchandise il fallait l’admettre. Lui qui était toujours à la recherche de profit, il était agréablement surpris, que ce soit par la quantité ou la qualité des gemmes issues de la cargaison. L’espace d’un instant, il dévisagea l’être ignoble que les disciples du côté obscur lui livraient en esclavage. Ignoble, oui… C’était le bon mot. Le Falleen avait du mal à imaginer qu’il puisse exister des personnages plus disgracieux dans toute la galaxie. Ah, si. Il y avait les Hutt. Ces larves étaient vraiment immondes. Nénanmoins, l’esclavagiste demeurait convaincu d’être face à l’une des espèces les plus laides de la galaxie. Tous les goûts avaient beau être dans la nature, il doutait de pouvoir les mettre à disposition des clients de ses maisons closes… Cette simple idée lui donna successivement une envie folle d’éclater de rire, puis un besoin pressant de vomir. Peu importe… Il trouverait bien une utilité à ces choses. Il pourrait toujours les revendre comme ouvriers ou gladiateurs, voire les confier aux soins d’instructeurs pour en faire des soldats dociles prêts à obéir à ses ordres ou à ceux de ses clients – moyennant paiement bien sûr. L’idée lui plut. Mais plus encore que l’utilisation potentiellement prometteuse de ces esclaves, une autre idée lui plut particulièrement…
Un sourire en coin se dessina sur son visage et il laissa retomber son narguilé en expirant la vapeur d’eau mêlée aux drogues. Puis, il se releva des amples coussins dans lesquels il était installé et prit la direction de la cargaison, dépassant l’anzati et attirant les regards des Vigos, assassins et bookmakers disséminés dans la vaste salle. Obaj ramassa un des joyaux et l’observa à la lumière. Du coin de l’œil, il dévisagea à nouveau la chose enchaînée. Intéressant… Très intéressant…
Il se retourna vers Strigoy en affichant son plus beau sourire.
- Emissaire, voilà qui me rassure grandement quant aux intentions de votre maître. Si d’autres cargaisons de ce genre sont en route pour Orvax, alors la contrepartie me semble tout à fait adéquate. Voilà qui va nous assurer un joli profit.
Le Seigneur marchand tendit la main à l’envoyé d’Oblivius, la poignée de main scellant l’accord entre les parties.
- Je suis ravi de faire affaire avec votre maître.
Retournant à ses coussins, il s’empara au passage d’un verre de breuvage alcoolisé qu’il brandit d’un air triomphal.
- A nos collaborations futures ! s’exclama-t-il avant de vider d’une traite la petite coupe.
Les gardes d’Obaj raccompagnèrent peu après l’émissaire à la sortie du quartier général de l’esclavagiste et emportèrent le contenu de la cargaison en lieu sûr. Alors que l’esclave était emmené en cellule, Obaj l’observa en silence. Brisant la glace, il s’adressa finalement à son second.
- Owen ? Tu penses à ce que je pense ?
Le corellien eut un instant d’hésitation.
- Je sais pas trop, Zan… Ce truc peut être utile, bien sûr, et il y aura toujours des acheteurs pour lui trouver une utilité, mais c’est tellement éloigné de notre marchandise habituelle…
- C’est le moins qu’on puisse dire, répondit le Falleen en ricanant. Ensuite, c’est pas vraiment une mauvaise chose de diversifier notre business. Le but, ça a toujours été de s’instaurer à terme dans une situation de monopole sur cette planète pourrie. De toute façon, je pourrai décemment jamais rentrer sur Falleen, alors autant s’installer confortablement et durablement ici.
Obaj prit soudainement un air plus sérieux.
- Mais c’est pas de ça que je parlais, Owen… Cette saloperie… Comment tu dis que ça s’appelle déjà ?
- Un Chevin, je crois.
- C’est ça ! Un Chevin. Bref, cette saloperie est quand même pas commune…
- Et alors ?
- Tu vois vraiment pas où je veux en venir n’est-ce pas ?
- Bon, tu le craches ton morceau à la fin ?
Zan Obaj sourit. N’importe qui lui parlant sur ce ton aurait fini avec la langue tranchée. Mais Owen Sartori n’était pas n’importe qui. C’était son plus vieil ami et il le considérait comme son égal.
- Tu trouves pas ça étonnant que le type nous refile plein de Chevins ? Je veux dire… Un ou deux, d’accord… Mais là, apparemment il y en a quand même pas mal. Trop pour que ce ne soit pas suspect.
Owen Sartori demeura silencieux. Il commençait à comprendre où son camarade voulait en venir.
- C’est marrant tu sais. Lorsqu’on a négocié avec cet emmerdeur pour la première fois, je lui avais demandé de nous donner un moyen de pression sur lui… Rapport au fait que pour nous faire tomber, il lui suffisait de suggérer qu’on était en lien avec des Sith, mais que nous on avait rien contre lui. A l’époque il avait botté en touche… Mais là… C’est presque trop beau.
Obaj se mordilla la lèvre. Il inspira ensuite une grande bouffée de vapeur et éclata de rire.
- Trouve-moi de quelle planète provient cette espèce ignoble et essaie de voir si les minéraux que le Sith nous a envoyés peuvent y être extraits. J’ai comme l’impression qu’on sait désormais où trouver notre ami Oblivius…
