Premier contact avec les Sith
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Post n°3
Auteur : Tohmas NobrenLe professeur gara son airspeeder de service à quelques dizaines de mètres des laboratoires privés. Il était plus prudent de ne pas se faire immédiatement remarqué par des utilisateurs de la Force. Tohmas Nobren s'approcha discrètement. Il maudis sa stupidité de n'avoir emporter aucune arme avec lui. Autour de lui, la ville médiane s'agitait. Les gangs qui hantaient la ville basse d'Harnaidan sortaient souvent de leurs cloaques pour mener leurs activités criminelles de toute sorte. Il tombait en effet régulièrement des crédits depuis les hauteurs des tours de finances et les gangsters se disputaient les meilleurs poubelles. Ce jour là, la tension montait dans les ruelles et il ne faisait pas bon de rester à découvert. Ce n'était que maintenant que Tohmas se rendait compte du danger.
S'approchant des laboratoires scientifiques, il s'interrogea sur le contenu des travaux qui s'y déroulaient. La plupart des laboratoires se trouvaient dans la ville haute ou au moins dans des sections plus pacifiées de la ville médiane. L'endroit était à l'écart des commerces et autres activités de la vie quotidienne, loin des regards indiscrets, mais tout de même rapidement accessible pour s'y rendre ou en faire sortir des biens. Lorsqu'il se trouva devant les laboratoires, Tohmas nota immédiatement deux choses. D'abord, les laboratoires se fondaient dans le décors : ils ressemblaient à des bâtiments comme les autres, ni trop misérables, ni trop opulents. Ensuite, l'endroit n'était pas abandonné : il y avait des vigiles qui patrouillaient en petit nombre et un vaisseau posé sur une plate-forme atterrissage à quelques mètres de l'entrée. Des serviteurs y chargeaient des caisses, sous la surveillance d'un intendant et de quelques scientifiques. Tohmas s'attarda sur le vaisseau. Ce n'était pas un cargo, mais un appareil d'un tout autre type. L'historien n'y connaissait pas grand chose en vaisseaux spatiaux, mais il reconnut des détails de conception et de style typiquement Tétan. Cinnagar avait été le second cœur de la Confrérie des Sith d'Exar Kun avec Yavin IV. Tohmas avait passé des journées entières à étudier des holo-projections de vaisseaux Sith lancés sur Coruscant par le Culte Krath près de quatre mille ans plus tôt.
Cependant, la présence d'un vaisseau Tétan ici ne signifiait pas que l'endroit avait effectivement un lien avec l'Empire Sith. Il était trop tôt pour en tirer de telles conclusions. Toutefois, Tohmas sentait en son for intérieur qu'il était sur la bonne piste. Était-ce un message de la Force ? Peut-être bien. Tohmas n'arrivait pas à le déterminer. Mais il était certain qu'aucune des personnes qui chargeaient le vaisseau ne maîtrisait la Force. Si quelqu'un dans ces laboratoires était en contact avec des Sith, comment faire pour qu'il le remarque lui, un pauvre intrus que les vigiles se dépêcheraient de jeter au loin ? Il eut alors une idée... Prenant son courage à deux mains, Tohmas s'approcha des scientifiques. Son plan avait plus de chances de fonctionner avec eux. L'historien se plaça droit devant eux. Ces derniers lui lancèrent un regard surpris et interrogatif.
"Un vagabond ?" se demandèrent-ils ?
Tohmas s'exclama bien fort pour que chacun l'entende... parler en langue sith :
Vinos ! Buti sis zo Tétan kraud ? «Bonjour ! Est-ce un vaisseau Tétan ?» -
Post n°4
Auteur : Lord NecrusPersonne ne l'avait ou senti venir. Cet homme c'était introduit dans les labos et était tranquillement sur la plate-forme atterrissage sans que personne ne lui dise rien. On aurait pu penser que la sécurité dans ce genre d'endroit, un laboratoire privé avec de gros moyens, était bien meilleure ou restreinte mais apparemment non.
Tandis que les hommes du l'ancien sénateur, aujourd'hui en période transitoire ou du moins attendant une opportunité, étaient en train de charger le vaisseau, encapuchonné lui attendait désespérément un signe lui indiquant que sa mission ici était finit. En plus de devoir trouvé des sensitif et de les recruter il assurait la protection de l'homme d'affaire qui venait d'acheter toute une cargaison de pièce divers. Malgré tout, celui qui avait été pris pour un vagabond par les deux trois scientifiques qui observais si le chargement se passait bien pu, sans opposition et sans se faire remarquer, s'approcher du vaisseau.
L'homme qui portait une capuche et qui surveillait la scène de loin senti une présence dans la force, quelqu'un était sensitif sur la passerelles, il jeta un regard et vit un homme plutôt grand parler à Abric Keto. Près à bondir et à le tuer il préféra attendre, son intuition lui disant qu'il pourrait s'agir de sa porte de sortie.
Quand l'étranger parla l'ancien langage sith, demandant si c'était bien un vaisseau de classe Tétan, l'ancien sénateur fit une légère et petit risette avant de reprendre u visage froid et autoritaire. Dos à l'homme, tournant simplement la tête de coté pour se faire entendre il lui répondit :
- Monsieur je ne sais pas quelle langue vous parler mais je ne vous comprend pas. Ici vous êtes dans une zone privé et vous n'avez pas votre place. Je vous conseil d'aller parler ce langage ailleurs, dans cette ruelle par exemple , il pointa du doigt la ruelle ou se trouvait son protecteur, sûrement que quelqu'un pourra le comprendre.
Dans le cas contraire je serais obligé de vous faire expulser par la sécurité. Au revoir .
Si l'homme n'était pas idiot il ferait ce qu'on venait de lui dire sans réfléchir ni broncher.
Dans la ruelle sombre, l'adepte encapuchonné observait en silence et caché dans l'ombre. Il avait vu que l'homme d'affaire auquel il état rattaché venait d'envoyé l'étranger vers lui mais il se demandait si c'était pour le tuer ou le recruter ... -
Post n°5
Auteur : Tohmas NobrenTohmas jubilait ! Lorsqu'il avait parlé la langue Sith, tous l'avaient regardé affichant une face signifiant clairement "Encore un fou...". Gardant leurs positions, les gardes passèrent la main sur la ceinture, agrippant fermement leurs blasters. Tohmas fut alors convaincu qu'il allait se faire jeter au loin, jusqu'à ce qu'un homme, dos tourné vers lui, ne prenne la parole. L'historien jugea plus sage de ne pas s'approcher du mystérieux personnage. Voir un visage suffisait parfois à se retrouver avec une décharge de blaster dans la poitrine. Quand l'inconnu eut fini ses phrases, Tohmas sourit en son for intérieur. Cet homme avait reconnu l'ancienne langue du peuple Sith ! Cet homme savait des choses sur les Sith ! Il y avait fort à parier qu'il était en contact avec ces derniers. Peut-être était-ce même lui le recruteur d'utilisateurs de la Force dont parlaient les rumeurs.
Tohmas se calma. Pour l'instant, il n'avait pas assez d'éléments pour arriver à de telles conclusions. Après tout, il ne voyait qu'un mystérieux personnage, reconnaissant des mots simples en Sith, près d'un vaisseau Tétan, dans lequel on chargeait une cargaison depuis des laboratoires privés et discrets. Il était possible, même probable, que tout ceci n'est absolument rien à voir avec l'Ordre Sith. L'inconnu venait de lui indiquer une ruelle sur sa gauche, où "quelqu'un serait mieux à même de comprendre ce langage". Plusieurs possibilités se présentaient alors : le recruteur de sensibles à la Force qu'évoquaient les rumeurs était dans la ruelle, ce qui pouvait amener Tohmas vers l'Ordre Sith, ou bien des tueurs au service du ou des maîtres des lieux attendait en renfort ici et on l'envoyait directement à l'abattoir, ou encore cette ruelle pouvait mener nul part et on l'envoyait ainsi balader. Dans tous les cas, il ne lui restait que trois solutions : aller dans la ruelle à ses risques et périls, attendre sur place et ainsi ne pas suivre le conseil de l'inconnu, sans doute une mauvaise idée, ou manifester sa peur et tenter de prendre la fuite, sachant que si des Sith étaient derrière tout cela, fuir signerait peut-être son arrêt de mort pour en avoir trop vu.
Encore une fois, Tohmas rassembla son courage. Il acquiesça à l'inconnu, préférant ne rien dire, puis alla jusqu'à la ruelle. Cette dernière était sombre, froide et humide, et il était impossible de voir ce qu'elle accueillait sans y pénétrer. Pour ainsi dire, tout ce que détestait Tohmas ! Il fit quelques pas en avant et, au bout de quelques mètres, il distingua une forme humanoïde dans les fumées brumeuses, choses malodorantes communes à tous les endroits exiguës de la ville médiane. Plissant les yeux et attendant quelques secondes, l'historien nota plus de détails à propos de la forme : c'était un homme encapuchonné, vêtu de sombres couleurs, surtout de noir. Sans doute était-ce ce "quelqu'un qui serait mieux à même de comprendre ce langage"... Tohmas lança d'une voix plus assurée qu'il avait espéré :
- Zhol buti zo zyemus naktis kia byloti tave khutrai iv tave zarchas Tsis tauta is getve. " C'est une belle soirée pour parler la langue de l'ancien peuple Sith dans les rues. " -
Post n°6
Auteur : Lord Necrus
Adossé au mur de la ruelle, Ez'zio regardait d'un oeil interrogatif la scène qui se passait non loin de lui. Un homme, un étranger, dont personne pouvait expliquer la présence en ces lieux, était en train de discuter avec l'homme d'affaire, aussi influent dans la galaxie que dans le Krath, qu'il devait protéger.
Ca ne lui plaisait pas plus que ça d'être sur Muunlist, surtout pour faire du recrutement. Heureusement il avait une double mission celle de faire de la protection rapproché et pas de n'importe qui. Cette tache lui convenait bien mieux, elle rentrait plus dans son domaine de compétence.
La conversation fut courte, elle se solda par un geste du bras d'Abric Keto, montrant du bout des doigts la ruelle sombre ou ce trouvais Kenway. De toute évidence l'homme d'affaire venait d'envoyé l'étranger vers l'assassin, dans quel but ? Un meurtre, net et rapide ? ou un recrutement?
La seconde option était bien plus envisageable pour l'adepte Krath puisqu'il avait senti depuis l'arrivé de l'homme son affinité dans la force. Plus l'étranger se rapprochait de lui plus Ez'zio pouvait percevoir la force en lui. Restant sur la défensive il recula pour se mettre totalement dans l'ombre, préparant son arme pour une futur attaque.
L'étranger entra dans la ruelle et passa dans l'ombre. Il s'arrêta et dit dans l'ancien langage sith :
- C'est une belle soirée pour parler la langue de l'ancien peuple Sith dans les rues.
L'adepte connaissait la langue pour l'avoir apprise avec le krath, mais il fut tout de même étonné de l'entendre de la bouche de l'étranger. Il fit un petit raisonnement simple dans sa tête : * Cet homme a une affinité avec la force et en plus il sait parler l'ancien langage, ça ne peux être qu'un signe de la force pour le recrutement ! *
Toujours sur ses gardes il répondit dans le même langage :
- Toutes les occasions sont bonnes pour parler la langue de l'ancien peuple sith. La question est de savoir où et comment vous l'avez apprise ?
Spoiler : HRP
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Post n°7
Auteur : Tohmas NobrenMaintenant, il n'y avait plus le moindre doute. Tohmas se trouvait face à un utilisateur de la Force, un adepte du Côté Obscur et un homme au minimum en contact avec l'héritage Sith. Il pouvait sentir la Force vibrée tout autour de lui, telle une aura de puissance, quand il prononçait les mots des Sith. À présent, l'historien devait faire en sorte de sortir vivant de cette entrevue et d'entrer en contact avec l'Ordre Sith grâce à cet individu. Tohmas n'avait pas le droit à l'erreur : c'était un adepte du Côté Obscur qui lui faisait face et celui-ci n'hésiterait pas à se débarrasser de lui si ses réponses ne lui convenaient pas.
Gardant une mine assurée et une voix constante, il répondit cette fois-ci en basic. L'individu capuchonné n'était probablement pas là pour jouer. Il était temps de se montrer plus sérieux maintenant qu'il avait attiré son attention.
- Toutes les occasions, vraiment ? Si vous le dîtes... Le langage Sith a cependant un pouvoir mystique intense et je pense qu'un simple novice dans la Force tel que moi - bien qu'au potentiel certain - ne soit pas digne de prononcer les mêmes mots que les grands Seigneurs Sith de l'ancien temps en chaque occasion. Mais je me montre impoli en ne répondant pas de suite à votre interrogation, Messire. En vérité, c'est assez simple : j'ai appris la langue Sith à l'Université d'Anaxes. Les langues anciennes de la Bordure Extérieure ne sont pas ses spécialités, mais quelques enseignements de la langue Sith sont délivrés par une poignée de professeurs n'étant pas effrayés par les menaces des censeurs Jedi. C'est donc de la manière la plus classique que j'ai appris le Sith. Oh, bien sûr, c'était nécessaire pour mes activités ! Voyez-vous, je suis historien à l'Institut Hego Damask II, où j'enseigne l'histoire de la plus grande civilisation galactique et de ses glorieux héritiers, de Freedon Nadd à Dark Bane, où le puissant Ordre Sith se cacha dans l'ombre pour ne réapparaître que dernièrement. Je fais de nombreuses recherches sur tous ces grands seigneurs, sur leurs empires, bâtis par la passion, la force, le pouvoir et la victoire. Je reviens d'ailleurs de Korriban où j'étudiais les merveilles laissées par les Rois et Seigneurs Sith. Quelle magnifique planète, n'est-ce pas ? Là-bas, on y sent le Côté Obscur de la Force vibrer avec plus d'intensité que nulle autre planète que j'ai visité ailleurs dans la Galaxie ! Enfin, peut-être n'ai-je pas assez voyagé ! -
Post n°8
Auteur : LyzendraLyzendra identifia rapidement la planète de sa vision. Muunilinst l'une des planètes les plus riches de la galaxie, grâce à la présence du clan bancaire intergalactique. C'est d'ailleurs ce détail qui lui avait permis d'identifier cette planète dans sa vision.
Il était encore tôt sur cette planète quand le vaisseau transportant Lyz atterrit au spatioport de Muunilinst. Après avoir passé tous les droïdes de contrôle sans problème, elle se retrouva dans les rues bordé du bâtiment en marbre au style ancien. Par où commencer, Lyz avait identifié la planète mais maintenant comment retrouver la personne qu'elle recherchait.
* Me voilà bien ! Comment trouver une ombre sur une planète ? Je ne me vois pas demander : Bonjour auriez-vous vu une ombre ayant un rapport avec les sith dans le coin ? Quelle galère !*
Il fallait déjà qu'elle se restaure elle n'a rien manger depuis la veille et elle commençait à avoir un creux à l'estomac. Elle se dirigea dans les rues principales et ne tarda pas à tomber sur un établissement qui semblait bien rempli.
* Rien de mieux que de se fondre dans la masse pour récolter quelques informations. *
Elle commanda un repas frugal et elle s'installa pour manger, et écoutez ce qui se disait aux alentours. Elle entendit beaucoup de choses inutiles, cet incroyable ce que les gens peuvent déblatérer comme banalités quand il parle avec l'un de leurs semblables, elle eut droit à des conversations sans intérêt et sans but comme la vie de beaucoup d'être vivant à son avis. Mais elle entendit aussi parler d'activités étranges qui se seraient passé dans des laboratoires privés de la ville médiane. Elle finit son repas et décida d'aller faire un tour là-bas dans l'après-midi, elle continua son excursion dans la ville à la recherche d'autres informations mais sans succès. Elle se rendit donc dans la ville médiane.
Sa première vision de cette portion de la ville fut des plus mauvaise, apparemment les gangs sévissait ici. Elle s'attacha à être discret et fila en direction des laboratoires. L'agitation régnait dans les rue et elle manqua plusieurs fois de tomber sur des règlements de compte entre bandes et dut faire quelque détour avant d'arriver aux laboratoires.
Les laboratoires semblait en pleine activité en effet des vigiles patrouillaient devant un bâtiment contenant un vaisseau que l'on chargeaient de caisses. Les vigiles ne semblaient pas très attentif car Lyz remarqua qu'un homme avait réussi a passer a travers leur dispositif très facilement. Cet homme de forte carrure s'approcha d'un groupe de scientifiques avant de se mettre à prononcer d'une voix forte :
- Vinos ! Buti sis zo Tétan kraud ?
Se qui ne voulait absolument rien dire pour Lyz, mais ces mots semblaient avoir un impact sur elle même si elle ne savait pas pourquoi. Quoi qu'il en soit cette homme allait surement être jeté dans la rue. Un homme en noir qui était dos à lui sembla lui répondre mais elle n'entendit pas se qu'ils se dirent. L'homme en noir pointa du doigt une ruelle proche d'où se tenait lyz. L'homme qui avait parlé le dialecte étrange, après une petite hésitation, se dirigea vers la ruelle et s'y engouffra. elle le suivit le plus discrètement possible, une fois dans la ruelle se ne fut pas difficile car celle-ci était vraiment très sombre et Lyz marchait accroupie.
Un autre homme se trouvait dans la ruelle, Lyz ne l'avait pas remarqué car celui-ci était vêtu de pied en cape en noir. Lyz se cacha derrière un conteneur.
- Zhol buti zo zyemus naktis kia byloti tave khutrai iv tave zarchas Tsis tauta is getve." dit l'homme à la forte carrure.
L'homme en noir répondit apparemment dans le même langage mais Lyzendra n'en compris pas le moindre mots. après un petit blanc l'autre homme répondit.
- Toutes les occasions, vraiment ? Si vous le dîtes... Le langage Sith a cependant un pouvoir mystique intense et je pense qu'un simple novice dans la Force tel que moi - bien qu'au potentiel certain - ne soit pas digne de prononcer les mêmes mots que les grands Seigneurs Sith de l'ancien temps en chaque occasion. Mais je me montre impoli en ne répondant pas de suite à votre interrogation, Messire. En vérité, c'est assez simple : j'ai appris la langue Sith à l'Université d'Anaxes. Les langues anciennes de la Bordure Extérieure ne sont pas ses spécialités, mais quelques enseignements de la langue Sith sont délivrés par une poignée de professeurs n'étant pas effrayés par les menaces des censeurs Jedi. C'est donc de la manière la plus classique que j'ai appris le Sith. Oh, bien sûr, c'était nécessaire pour mes activités ! Voyez-vous, je suis historien à l'Institut Hego Damask II, où j'enseigne l'histoire de la plus grande civilisation galactique et de ses glorieux héritiers, de Freedon Nadd à Dark Bane, où le puissant Ordre Sith se cacha dans l'ombre pour ne réapparaître que dernièrement. Je fais de nombreuses recherches sur tous ces grands seigneurs, sur leurs empires, bâtis par la passion, la force, le pouvoir et la victoire. Je reviens d'ailleurs de Korriban où j'étudiais les merveilles laissées par les Rois et Seigneurs Sith. Quelle magnifique planète, n'est-ce pas ? Là-bas, on y sent le Côté Obscur de la Force vibrer avec plus d'intensité que nulle autre planète que j'ai visité ailleurs dans la Galaxie ! Enfin, peut-être n'ai-je pas assez voyagé !
Lyzendra n'arrivait pas à y croire les deux hommes dans la ruelle semblaient êtres en relation, de quelque façon que ce soit, avec les sith. C'était une chance inattendue, mais comment faire maintenant pour se joindre à la conversation sans risque. Si l'homme en noir était un sith et qu'elle surgissait comme cela à l'improviste au milieu d'une ruelle elle risquait de se faire tuer sans sommation. Pour le moment elle ne semblait pas être repérée.
*Je vais attendre de voir comment cela tourne.* -
Post n°9
Auteur : Super PNJL’après-midi avait touchée à sa fin. L’intensité du soleil déclinait, et accompagnant le crépuscule, une légère bruine avait commencé à s’abattre sur la ville médiane. Les nuages s’y succédaient en y déversant l’un après l’autre quelques ondées éparses. La pluie ne posait guère de problèmes dans les affaires et les gens encore au dehors s’afféraient à terminer leur besogne sans trop se presser. C’était le cas des quelques individus qui s’activaient à proximité d’un laboratoire scientifique. N’ayant cure de l’averse, ils continuaient à charger un vaisseau qui s’y était posé.
Pris par le travail, ces gens-là ignoraient que deux paires d’yeux étaient en train de les observer à travers l’obscurité ...
Il aurait été bien futile de penser incapables les services de police de Muunilinst ! Les rapports mentionnant des activités suspectes aux alentours des laboratoires scientifiques privés de la ville médiane avaient fait l’objet d’une attention toute particulière. Car il était clair que si un particulier comme Tohmas Nobren avait eu des doutes sur ce qu’y s’y tramait réellement, alors la Direction Centrale des Renseignements Séparatistes et les autorités locales étaient rapidement arrivés aux mêmes constatations ... Il avait été décidé de surveiller la chose avec la plus grande prudence et les autorités avaient appliqué une procédure d’école.
Sept policiers avaient étés envoyés « en planque ». L’équipe ainsi formée se divisait en deux groupes : deux hommes sur les toits et les quatre autres dans un Van-Speeder maquillé en véhicule utilitaire de dératisation. Le binôme avait pour charge l’observation visuelle tandis que le groupe dans le véhicule se chargeait d’enregistrer les conversations à l’aide d’un dispositif d’écoute prêté par le DCRS.
A ce stade de l’enquête rien ne laissait présager que l’affaire soit en lien avec les Siths. On observait des activités de frets suspectes qu’on pensait être liées à de la contrebande. L’équipe dépêchée sur place n’avait pas vocation à intervenir. On était là sur un travail de collecte d’informations.
Mais participer à une mission de renseignement n’était pas une raison pour ne pas être promptement équipé ! Le binôme en position sur les toits se décomposait d’un « spoteur » équipé d’une macro-jumelle, et d’un tireur d’élite don la dotation était un fusil de précision. Vêtus de noir et encagoulés, ils observaient le remue-ménage qui se déroulait en contre bas. Celui qui tenait les jumelles était un Sélonien, il se retourna vers son comparse et lui chuchota à voix basse :
« - Et dire que je pourrais être tranquillement en train de boire un bon Whisky Corellien dans une cantina au lieu de me geler les miches sur ce toit jusqu’à pas d’heure … »
Le tireur d’élite ne bougea pas. Imperturbable, il restait l’œil rivé dans le réticule de son fusil. Son coéquipier était un ami de bonne date mais il avait la mauvaise manie de se déconcentrer rapidement. Le sniper se contenta de répondre avec agacement :
« - Et à quoi tu pensais quand tu t’es engagé ? … Gros malin ! »
« - A dire vrai quand j’ai signé je pensais plus aux femmes … L’uniforme tout ça … Il n’y a pas à dire ça attire les minettes ! »
« - La protection des populations, intervenir dans l’urgence, être au service des autres … Tout ça n’a pas joué ? »
« - Je t’en donnerais du « protection de la population » et « situation d’urgence » ! On est sur un toit, il pleut et on regarde des mecs empiler des cartons dans un vaisseau ! Et le pire c’est que je te parie 1 000 Crédits que c’est rien d’autre que du trafic de turbocompresseurs ... »
Le tireur d’élite allait rétorquer quelque chose lorsqu’il remarqua de l’agitation chez ceux qu’ils surveillaient. Visiblement un individu venait de faire irruption. Il s’entretint succinctement avec une personne qui semblait être le chef avant que ce dernier ne lui désigne une ruelle. Le policier activa son comlink et contacta l’équipe dans le speeder garé à quelques ruelles d’ici.
« - On a du mouvement. Un nouveau venu : humain, la petite trentaine, grande taille, assez baraqué. »
Soudain les formes devinrent floues dans la lunette du fusil. Le sniper grommelât et essuya l’optique sur laquelle de la buée c’était agglutinée. C’était les aléas de travailler à l’extérieur par temps humide … Au moins pouvait-il se consoler à l’idée que la nuit qui était tombée ne dévoilerait pas sa position par un reflet inopportun de la lunette ... Il s’agissait d’un viseur optique. Ce dernier était dépourvu de senseurs, évitant de ce fait les dysfonctionnements techniques ou électroniques dus à une trop grande sophistication.
Son arme en tant que telle était un « Kisteer 1284 ». Il s’agissait d’une carabine à projectile. Bien que supplantées par les armes à énergie, les armes à feu avaient l’avantage de ne pas laisser de trainée de plasma à la suite d’un tir. Cela permettait en outre de ne pas pouvoir remonter jusqu’au tireur : un avantage considérable pour les snipers. La faible capacité de pénétration des balles était pondérée par la robustesse du matériel, sa précision, ainsi que par plusieurs circuits amplificateurs qui permettaient d’augmenter significativement la cadence de tir.
Le comlink grésilla, c’était l’équipe du van qui répondait.
« - Reçu. Ce n’est pas l’endroit rêvé pour une promenade : gardez ce gars à l’œil. C’est louche. »
« - Le nouveau venu est en mouvement. Il se dirige maintenant vers la ruelle. » annonça le spoteur.
Le sniper plaça son réticule sur la tête du professeur et suivit ses déplacements. En effet, l’homme quitta le lieu où se chargeait le transport et pénétra dans une ruelle qui était littéralement plongée dans l’obscurité. Le policier activa la vision nocturne de sa lunette et remarqua la présence d’un homme encapuchonné. Lui et son compagnon furent témoin d’un bref échange entre les deux hommes. Le Sélonien contacta la seconde équipe par radio.
« - Je compte maintenant deux individus dans la ruelle. Ils discutent ... Le second gars porte une capuche, c’est un humanoïde … Je ne peux pas en dire plus … Tout en tenant ses macro-jumelle, le spoteur orienta de son bras libre l’appareil d’écoute en direction des deux individus suspects. Il s’agissait d’une parabole orientable : un dispositif d’écoute prêté par le DCRS et relié aux terminaux que manipulaient ses quatre confrères dans le Speeder. Le Sélonien avait une oreillette branchée directement sur la parabole. Il perçu le monologue de Tohmas : visiblement l’homme se présentait, parlait de l’Université d'Anaxes etc … Le sujet récurrent du monologue était les Siths ... Le policier se retourna vers le sniper. Sa traditionnelle gaité avait disparue. Il fallait dire qu’il venait de perdre 1 000 Cr dans un pari stupide. Ça sent le Sith ! Je ne comprends pas vraiment ce qui se passe mais ils parlaient une langue bizarre puis le grand gaillard a commencé à parler des Siths. Le mec en face reste imperturbable ! »
Le tireur d’élite caressa la gâchette de son fusil, ne décrochant pas son réticule de la tête de Tohmas.
« - Permission d’engager ? »
L’équipe du van répondit immédiatement :
« - Négatif. On a enregistré la discussion et pour l’instant rien ne nous permet de corroborer vos soupçons. On ne va pas abattre ces deux types parce qu’ils ont une discussion au sujet des Siths … Soyons sérieux … »
Le sniper ne décrocha pas pour autant son doigt de sa gâchette. Tel un prédateur, il restait rivé sur sa cible. La haine des Séparatistes à l’égard des Siths était grande et ce depuis la trahison de l’Omega … Le Sélonien remarqua l’attitude de son coéquipier mais n’alla pas dans le sens de ses camarades. Lui aussi sentait que cette affaire était louche à plein nez. Mieux valait abattre ces deux gus au premier geste suspect et prétexter « avoir vu une arme » que de laisser cette racaille dans les rues au risque de voir survenir un attentat !
« - Vise le mec à capuche, je pense que c’est un recruteur. L’autre n’est peut-être qu’une recrue … »
Le sniper hocha de la tête et lâcha Norben du viseur. Il calibra sa lunette sur la nouvelle cible : l’homme encapuchonné. Mais alors qu’il était en train de régler son optique une forme passa entre lui et sa cible.
« - Putain j’ai quelqu’un dans le viseur ! On a une troisième personne dans la ruelle : sexe féminin, une humaine. »
Le spoteur chercha à l’aide de sa macro-jumelle et remarqua une jeune femme en contre bas qui semblait espionner la discussion. Le tireur n’était pas sur un toit très élevé et la jeune femme c’était placé sans le savoir en plein dans son axe de tir. Le Sniper serra des dents de colère.
« - Bordel elle ne bouge pas … Lyzendra obstruait totalement la visée du tireur d’élite. Je n’ai pas de fenêtre de tir, je répète fenêtre de tir compromise. »
L’équipe du Speeder renchérit immédiatement.
« - Mais on vous a dit de ne pas tirer bordel ! »
Le tireur se releva et se décala de manière à pouvoir replacer son fusil sur sa cible. Malheureusement en bougeant il avait révélé sa position et l’homme a la capuche c’était évaporé dans l’obscurité ! Il ne restait déjà plus que Norbren et Lyzendra dans la ruelle !
« - merd* on est repéré ! » s’esclaffa le Sélonien.
Et déjà le transporteur allumait ses moteurs : il allait décoller … L’opération était compromise ! Le sniper ramena son viseur sur Norbren tandis que son comparse s’équipa d’un portevoix et s’écria depuis le toit :
« - POLICE PERSONNE NE BOUGE ! »Spoiler : Spoiler
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Post n°10
Auteur : Tohmas NobrenLes choses s'étaient passées si vite. Tohmas venait de sentir une présence derrière lui - une capacité propre à la Force ou un simple pressentiment, il n'aurait su le dire. Il allait se retourner, courir vers l'individu et se jeter dessus. Ainsi, il pourrait potentiellement sauver sa vie, mais également prouver sa valeur à l'homme encapuchonné, que ce soit une épreuve de sa part ou non. Avant qu'il n'est pu faire le moindre geste, l'homme en lien avec l'Ordre Sith eut un bref regard derrière Tohmas, en hauteur. Soudain, il s'éclipsa dans la ruelle comme une ombre. L'historien fut tenté de le suivre, bien que la tâche pourrait s'avérer ardue, mais par réflexe, il se retourna : l'individu qu'il avait senti tentait peut-être de le tuer.
En un éclair, il remarqua une femme. Sa première pensée, très primaire, fut consacrée à ses formes et son beau visage. Puis, il sentit quelque chose en elle de plus profond quand son regard croisa le sien. Il eut à peine le temps de vérifier qu'elle ne pointait pas d'arme sur lui qu'il vit un van-speeder apparaître au dessus du vaisseau Tetan. Le professeur, vivant dans l'Espace séparatiste depuis de nombreuses années, reconnut immédiatement un véhicule de police. D'ailleurs, la phrase fétiche et plutôt ringarde des policiers - "POLICE PERSONNE NE BOUGE ! - fut rapidement prononcer.
- Sudas ! jura-t-il.
Il mit les mains en l'air et chuchota à la jeune femme :
- Je ne sais pas qui tu es, mais tu viens de nous mettre dans le pétrin, ma belle ! -
Post n°11
Auteur : LyzendraLes choses tournaient mal. Lyzendra était en train d'espionner les deux hommes lorsqu'elle vit l'homme encapuchonner lever les yeux. Elle se retourna dans la direction où il regardait, un homme se trouvait sur le toit du bâtiment en face de la ruelle. Il était en train de se déplacer. Quand elle se retourna de nouveau l'individu vêtu de noir avait disparu et le deuxième homme la regardait avec insistance.
* Et merd** ! je suis décelé ! *
Cette à ce moment qu'elle entendit le bruit caractéristique d'un speeder et ...
- POLICE PERSONNE NE BOUGE !
L'homme en face d'elle les bras en l'air, jura enfin elle supposait elle n'avait pas compris.
- Je ne sais pas qui tu es, mais tu viens de nous mettre dans le pétrin, ma belle !
Elle leva les bras également avant d'ajouter.
- Tu te moques de moi .! Qui parle des shits en pleine rue ? Si j'ai pu entendre votre petite conversation, je me demande bien qui d'autre la entendu ... mon beau.
Elle prononça ces mots avec tout le mépris dont elle était capable, puis elle se retourna pour faire face au nouveau problème qui s'annonçait. -
Post n°12
Auteur : Tohmas NobrenTohmas Nobren fut assez décontenancé par la réponse de la jeune femme. D'un côté, il trouvait sa remarque amusante, d'un autre, elle venait de le mettre encore plus en colère. Toujours en chuchotant, il cracha :
- Ce n'était pas mon plan de parler des Sith en pleine rue ! C'est le superviseur des ouvriers qui m'a amené vers l'homme à la capuche !
D'ailleurs, que se passait-il pour les scientifiques, la main-d'oeuvre et leur chef qui chargeaient des caisses dans le vaisseau Tétan ? Il avait du mal les voir depuis la ruelle où il se trouvait. Il regarda en détails les policiers. Il reconnut les symboles de la CSI et remarqua que beaucoup d'officiers dans la van-speeder n'étaient pas assez grands et minces pour être des Muun. Il s'agissait sûrement là de forces confédérées envoyées ici depuis d'autres planètes de la CSI. Deux possibilités se présentaient donc : soit ces policiers étaient des unités d'élite chargées de traquer les Sith, dans ce cas leur cible était l'homme encapuchonné et les acheteurs des laboratoires privés, soit la CSI avait renforcé sa présence policière dans la Bordure Extérieure, contrôlant plus sévèrement les agissements des petits criminels plutôt que les banquiers du CBI. La situation n'était pas si grave s'il s'agissait de la seconde solution - Tohmas trouverait bien une excuse facile -, mais si c'était la première solution, alors il allait avoir du mal à expliquer sa situation, tout en finissant pas emprisonné - ou exécuté - à la fin de son interrogatoire.
Une troisième possibilité germa dans son esprit. Il fallait en être certain avant de se retrouver seul devant les enquêteurs séparatistes. L'historien demanda à la femme :
- Dis-moi, ce ne serait pas après toi qu'ils en auraient ? Après tout, tu n'as pas la dégaine d'une personne honnête... -
Post n°13
Auteur : Super PNJLa pénombre arrangeait bien des situations tout comme l'agencement des immeubles de la ville médiane. C'est sans conteste la raison principale pour laquelle les quelques gangs de la ville basse d'Hairnadan se plaisaient à exercer leurs activités criminelles en ces lieux comme le feraient les voyous des bas-étages de Coruscant ou de Taris. La surpopulation dans des quartiers fermés amenait logiquement un surplus de délinquance, avec à la clé la présence obligatoire du marché noir qui sévissait sur toutes les planètes concernées par ce fléau sociologique. Il n'y a pas moyen de nier qu'il était bien mieux de résider sur Dantooine ou sur Alderaan...
Bien qu'elle ait quelques points communs avec la Capitale de la République, Muunilinst n'était tout de même pas comparable à Triple Zéro. Les gangs y étaient plus rares, moins violents et bien plus discrets. Les ravages des délinquants n'avaient pas le même écho médiatique que sur Coruscant, là où des territoires de plusieurs dizaines de kilomètres -ce qui ne représentait pas grand chose à l'échelle de la planète-ville- étaient parfois sous le contrôle de groupuscules criminels qui vivaient grâce au commerce de la drogue ou des armes. Cependant, la richesse provenant des activités florissantes du Clan Bancaire Intergalactique avait tout de même mis à l'écart un très faible pourcentage de Muuns et d'étrangers qui avaient cru pouvoir se forger une belle et nouvelle vie sur Muunilinst. Comme toujours certaines personnes n'y trouvaient pas leur compte ou étaient tout simplement rejetées par le système en place. Désabusées, elles finissaient par tomber sur des individus odieux qui profitaient de leurs faiblesses en leur promettant de l'argent et une place à leurs côtés. Pour quoi faire? Cela ne les importait guère: ils voulaient tout simplement avoir un rôle dans la société, un rôle qui leur permettait de se sortir du gouffre dans lequel ils avaient été jetés en pâture par les gens de la haute société. Les gangs leurs offraient une revanche. Une vengeance, même. C'était une chance à ne pas laisser passer.
En parvenant jusqu'ici, Tohmas Nobren aurait du se douter que son chemin rencontrerait celui des gangs d'Hairnadan, à moins que la Force ne lui ait fait aucun signe particulier. Ce qui n'était pas le cas de la police de la cité qui n'avait pas tardé à réagir afin de stopper le jeune professeur et l'étrange inconnue qui se trouvait non loin de lui. La situation leur avait échappé, et voilà que l'homme encapuchonné s'était volatilisé ! Lui-seul pouvait permettre à Nobren de prendre contact avec les Sith. Avait-il sauvé sa peau tant qu'il en avait la possibilité? A y réfléchir de plus près, Tohmas aurait peut-être dû faire la même chose...
La situation était digne d'un holodrame mais il ne fallait pas baisser les bras: il y avait encore un mince espoir de se sortir de ce pétrin. Le signal fut soudain et bref, mais il était intelligemment programmé pour laisser la possibilité à Nobren et à l'inconnue de déguerpir de cette ruelle avant de se faire descendre par le sniper positionné sur le toit. Ils n'avaient surement pas une assez bonne visibilité pour savoir ce qu'il se passait là-haut, mais l'on aurait dit que quelqu'un avait fait diversion, leur laissant suffisamment de temps pour disparaître. Tohmas, lui, fut agrippé par une main inconnue qui vint lui arracher l'épaule droite: le geste était assez significatif, il était invité à rebrousser chemin. Dans la pénombre, impossible de distinguer l'apparence de l'homme -si c'en était bien un...- mis à part le fait qu'il était de petite taille. Sa voix, rauque et fatiguée, n'inspirait pas confiance et pourtant, c'était la seule issue qui s'offrait au professeur d'histoire.
-Suivez-moi, Monsieur le Professeur... Dépêchez-vous ... !
Il n'y avait visiblement aucun danger en provenance de cet homme, du moins fallait-il attendre de voir où il comptait amener Tohmas. Dans l'obscurité profonde, le mystérieux inconnu emprunta une série de ruelles encore plus étroites que celle où Nobren avait rencontré son homologue encapuchonné. L'allure était rapide, preuve qu'il savait où il mettait les pieds. Cette donnée pouvait rassurer le jeune professeur au moment de se demander si c'était la bonne solution. Mais devait-il vraiment suivre un illustre inconnu dont il ne savait rien?
C'était le seul choix qui lui restait actuellement. Il ne pouvait rien faire d'autres.
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Post n°14
Auteur : Tohmas NobrenTohmas Nobren se retrouvait à courir derrière un homme, dont il ne savait pour ainsi dire rien, excepté qu'il le connaissait assez pour l'appeler "professeur" - même s'il avait pu le savoir en entendant sa conversation avec l'encapuchonné. Tohmas n'appréciait pas cette situation. Il ne contrôlait plus rien. Son premier contact avec l'Ordre Sith tournait au fiasco total. Des individus entraient de nul part en scène et quittaient aussi rapidement qu'ils étaient venus. La police de Muunilist était sans aucun doute à ses trousses. Que pouvait-il faire pour s'échapper ? Faire confiance à son guide ? Peut-être n'était-ce qu'un bandit, un gangster de la ville basse. Pouvait-il réellement lui confier sa vie, toute son existance ? Non. Ce n'était pas sa manière de pensée et ce n'était pas la manière de penser des Sith.
Tohmas jeta un coup d’œil derrière lui. Rien. Ils s'étaient suffisamment éloignés des policiers. Sans doute avaient-ils porté leurs efforts sur la traque des ouvriers et des scientifiques devant les laboratoires et de cette femme, sortie de l'ombre. Après tout, peut-être les forces de l'ordre ne s'étaient aventurés dans les parages que pour sa capture. Dans ce cas, les policiers ne chercheraient pas pendant des heures dans la ville basse. Ils devraient cuisiner la femme pour lui révéler où se trouve ses éventuels complices. Une chose était certaine : si les policiers en avaient après elle, alors Tohmas était tiré d'affaires : la femme ne pourrait les guider jusqu'à lui. Toutefois, la présence de forces confédérées non-Muuns dans les rangs des troupes d'intervention policière semblait indiquer que les Séparatistes traquaient des Sith. Encore une fois, maintenant qu'il était suffisamment éloigné des "lieux du crime", Tohmas n'avait plus trop d'inquiétudes à se faire. Ils poursuivront les hommes près du vaisseau Tétan et l'encapuchonné. La chasse à celui-ci s'annonçait difficile et cela donnait tout le temps à Tohmas pour quitter le secteur. Enfin, si les policiers n'étaient que de simples forces de l'ordre, sans objectif autre que la traque aux voleurs et aux criminels, alors Tohmas était totalement tiré d'affaires ; ils n'iraient pas fouiller toute la ville basse pour quelques fuyards et se contenteront de quadriller les environs immédiats du laboratoire.
À présent que le problème des policiers étaient réglés - du moins temporairement -, il était temps de s'occuper du dernier souci. Son guide l'amenait toujours plus profondément dans la ville basse. L'historien ne connaissait pas Harnaidan comme sa poche, mais avait tout de même quelques repères. De plus, il avait pris soin de regarder rapidement un plan du secteur des laboratoires, quand il avait localisé l'endroit où des rapports décrivaient des activités d'adeptes de la Force. Il se rendit compte que son guide le menait droit jusqu'aux bas-fonds. Pourquoi ? Avait-il si peur des policiers ? Croyait-il que ces derniers étendraient leurs recherches à tout ce secteur de la ville basse ? Cela ne tenait pas debout. Tohmas avait remarqué son pas rapide et sûr. L'homme connaissait le chemin et quiconque savait se déplacer dans la ville basse de Harnaidan connaissait les méthodes de la police locale. Mais bon, ces policiers étaient à peine en majorité des Muuns. Ce n'était pas forcément des forces locales, comme lui même avait conclu sa réflexion. Le professeur inspecta la tenue de son guide, afin d'en savoir plus sur lui. Quand il passa dans un endroit éclairé, Tohmas remarqua les bottes en cuir grossier, la veste en tissu commun, son pantalon de pilote et son blaster lourd de bonne qualité dans son holster. L'homme dégageait de légères odeurs d'épice. Ces détails permirent à Tohmas Nobren de mieux saisir la situation.
Son guide était un humain des basses classes de Muunilist. Amateur d'épices, il était devenu un voleur, un petit criminel des bas-fonds. Pour payer son épice et survivre dans les canyons urbains, il s'était placé sous la coupe d'un baron du crime, expliquant la présence du blaster de qualité sur un homme s'apparence aussi pauvre. Ce baron du crime des bas-fonds avait sans doute lui aussi entendu parlé des activités étranges aux laboratoires, surtout l'espèce de trafic qui s'y déroulait. Voulant sa part du gâteau, le boss avait envoyé un espion, un laquais sans grande valeur surveiller l'endroit. Avec les bonnes informations, tout bon cerveau criminel était capable de tirer des crédits de presque n'importe quelle affaire. Le laquais avait vu l'arrivée de Tohmas, entendu sa conversation avec l'encapuchonné et assisté à l'intervention des policiers. Cet homme semblait plus intelligent qu'il en avait l'air. Pour ne pas décevoir son patron, il avait fait échappé le professeur et maintenant il le conduisait directement au baron du crime. Ainsi, le boss aurait des informations directement tirées d'une personne impliquée dans l'affaire, d'après ce qu'en avait vu l'espion. S'il en sortait des crédits, tant mieux. Si l'historien s’avérait inutile, le boss n'avait qu'à le faire exécuter.
Tohmas Nobren souriait. Son guide était un futé. Pas étonnant qu'il ait survécu dans les bas-fonds de Harnaidan, malgré son amour trop prononcé de l'épice. Cependant, il avait mal évalué le professeur. Tohmas Nobren avait pris la décision de devenir un Sith, d'intégrer l'Ordre d'adeptes du Côté Obscur le plus puissant de l'histoire de la Galaxie. Lui non plus n'était pas un tendre et n'avait pas l'intention de servir de bouclier d'un laquais devant son boss. Tohmas Nobren s'approcha de son guide, n'augmentant que légèrement la cadence de ses pas. Les bas-fonds n'étaient plus très loin. Il fallait agir vite.
D'un geste, il tendit le bras vers le holster de l'homme et arracha le blaster. Suivant ses réflexes de militaire appris à l'université d'Anaxes, il désactiva la sécurité et pointa l'arme sur son guide, dans une posture de soldat Anaxesi. L'homme tourna un visage surpris vers Tohmas, puis son arme et enfin comprit la scène.
- Mais... Mais qu-qu-que faîtes-vous ? Là-bas je vous ai tiré du pétrin ! Je vous amène dans un endroit sûr, okay ! Je-J'avais l'intention de vous parler lorsqu'on y sera. On-On pourra discuter tranquillement... loin des policiers ! On réglera cette situation ! On réglera le problème... enfin, y'a pas de problème, hein ? Je veux dire...
- Vous me prenez vraiment pour un idiot ? l'interrompit l'historien. Vous pensez réellement que je ne réaliserais pas que vous me conduisez dans les bas-fonds ?
- Oui, oui ! Les bas-fonds, pour être en sécurité ! Il faut pas écouter les types de là-haut. Les bas-fonds, c'est plein d'endroits sûrs ! S'il-vous-plaît, rendez-moi mon baster...
Tohmas savourait ces instants. Enfin, il reprenait le contrôle ! Enfin, il avait la situation bien en mains ! Il menait la danse. C'est lui qu'on suppliait en ce moment. Il aurait pu apprécier les implorations de l'homme encore une vie, mais les policiers n'étaient pas non plus totalement absents du secteur, sans compter les ouvriers et scientifiques du laboratoire, l'encapuchonné et tous les autres gangsters du genre de sa victime. Il fallait quitter l'endroit rapidement... sans laisser de témoins.
Tandis que le laquais continuait ses suppliques, le professeur pressa la détente. Le blaster cracha une décharge laser qui le percuta en pleine poitrine. L'homme poussa un cri et s'écroula, les mains crispées sur sa blessure. Tohmas Nobren s'approcha et tira une ultime décharge dans son crâne. Le laquais était mort. Tohmas Nobren, enseignant-chercheur à l'Institut Hego Damask II de Muunilist et aspirant Sith venait de faire sa première victime. Sa première pensée fut une certaine satisfaction. C'était le premier d'une longue liste de meurtres à accomplir sur la difficile route du pouvoir. Ensuite, il réalisa son acte : il venait d’ôter la vie à un homme. Peut-être avait-il une famille, au moins des amis. Jamais il ne réalisait ses rêves, jamais il n'aura connu une autre vie que celle qu'il avait mené jusqu'à maintenant. Un sentiment de dégoût envers lui-même emplit le cœur de Tohmas. Un meurtre ! Il avait tué quelqu'un !
Il allait vomir dans un coin, mais se retint. Il repensa à ses rêves de richesses, de connaissances et de pouvoir. La voie des Sith, celle qui lui permettrait d'obtenir ce qu'il désirait, impliquait la mort des faibles qui se dresseraient sur sa route. C'était une vérité simple qu'il avait apprise dans ses études sur l'histoire des Sith et qu'il avait fait sienne. Les forts prennent ce qu'ils veulent et les faibles sont écartés, asservis ou purement et simplement détruits. Tohmas venait de tuer un faible. Rien de plus normal. Il comptait lui nuire, mais n'était pas assez fort. À présent, il n'était plus qu'un tas de chairs sur le sol en durabéton. L'historien se tint au-dessus de sa victime et médita quelques instants. Il fallait graver cette mort, cette événement dans sa mémoire. C'était une marche de plus d'escalader, sur la voie des Sith. Il devait en tirer des enseignements, accepter pleinement le meurtre des faibles et ne plus se laisser distraire par une autre exécution de la sorte. Enfin, il s'en alla, laissant le corps là où il se trouvait dans la ruelle. Inutile de le cacher : cela paraîtrait plus suspect qu'autre chose une fois le cadavre découvert. En chemin, il rangea le blaster sous sa veste.
Prudemment, il retournait vers les laboratoires. Il prit un large détour pour ne pas se retrouver nez à nez avec les policiers, s'ils étaient encore dans le secteur. Finalement, il retrouva son airspeeder de l'Institut, un appareil comme un autre de la ville médiane, sans intérêt pour les policiers. Avant de monter devant, il s'approcha des laboratoires, se plaçant à un bon point de vue. La police n'avait pas quitté les lieux. Le van-speeder était posé juste devant les laboratoires. De nombreux agents se trouvaient encore à l'extérieur des bâtiments. Quelques ouvriers étaient regroupés dans un coin, les menottes aux poignets. Une main-d’œuvre peu coûteuse pour les scientifiques, dont les policiers s'étaient vite désintéressés, bien conscients qu'ils ne savaient pas grand chose sur le trafic qui se déroulait ici. Le superviseur et les scientifiques avaient quant à eux disparus. Peut-être étaient-ils rentrés dans les laboratoires ? En tout cas, le vaisseau Tétan s'était lui aussi volatilisé. Avait-il pris la fuite ou bien la police l'avait déjà ramené à son QG ? Tohmas ne vit aucune trace de l'encapuchonné ou encore de la femme mystérieuse. Il était inutile de rester ici plus longtemps. Le professeur retourna à son airspeeder et décolla.
En quelques dizaines de minutes, il parcourut le chemin inverse. Il gara l'airspeeder de service sur sa place de parking. Sa résidence était au 46e étage d'une des nombreuses tours d'habitation de Harnaidan. Tohmas entra dans un turbo-élévateur et indiqua le numéro de l'étage. Une fois au 46e, il alla rapidement vers son appartement. En chemin, il croisa un voisin Muun, quelqu'un de sympathique qui prit de ses nouvelles depuis son départ pour Korriban. Ils échangèrent ainsi des politesses – le Muun ignorant qu'il parlait désormais à un meurtrier –, puis poussa la porte de sa résidence. L'endroit n'était pas très riche, mais suffisait comme logement. Tohmas était souvent en déplacement et n'avait donc pas d'intérêt à se doter d'une résidence très travaillée. Il ferma derrière lui, puis s'assit sur son canapé, simple et confortable. Il se détendit, prenant conscience de sa fatigue. Tohmas n'était pas un petit gabarie, mais restait un professeur, un intellectuel qui méprisait l'exercice physique au profit des recherches et de la réflexions. Il s'allongeait de tout son long et sombrait dans le sommeil, avant même de repenser à son incongrue soirée. -
Post n°15
Auteur : Super PNJMuunilinst s'était réveillée brusquement, comme si une divinité là-haut avait brandi sa canne en forme d'éclair afin de secouer les Hommes dans leur sommeil permanent. L'onde de choc s'apparentait à une vague géante qui s'était abattue sur la planète des Muuns en quelques centièmes de secondes, un évènement d'une telle ampleur qu'il était difficile de le cacher. Et pourtant, cette catastrophe naturelle ne put être ressentie que par ceux qui se servaient encore de leurs sens, c'est à dire ceux que la vie avait choisi pour être au dessus du lot. Lorsqu'une catastrophe naturelle s'apprêtait à s'abattre sur le commun des mortels, seuls les animaux pouvaient ressentir le danger et se préparer à l'éventualité d'une mort prochaine. Les Hommes, eux, avaient depuis très longtemps perdu cet instinct de survie animal, bien trop domestiqués par la société et par l'assistanat depuis leur naissance pour pouvoir parvenir à se sauver par leurs propres moyens. Seule une poignée d'eux s'était préservée de cette décadence en ayant suivi un chemin différent, celui qui les avait mené à la compréhension et à l'étude de la Force.
La Force. Voilà ce qui distinguait ces personnes et ce qui les sortait du troupeau de moutons domestiqués. Seuls ceux qui ressentaient la Force avaient pu ce jour-là, sur Muunilinst, ressentir l'onde de choc qui avait traversé ses méandres d'un bout à l'autre. Quelque chose de notable s'était produit sur la planète Séparatiste pour que la Force s'agite de cette manière. Un nouveau né sensitif? C'était très souvent le cas en pareilles circonstances. Et seuls les êtres talentueux et puissants dans la maîtrise de la Force étaient dès lors capables de se faire une idée précise de ce qui avait pu se passer. Néanmoins il n'y avait pas eu de naissance en cette nuit ténébreuse. Seulement un meurtre. Mais pas n'importe lequel. C'était un assassinat de sang-froid qui avait fait naître une Ombre aussi noire que le Mal lui-même. Une Ombre qui avait attiré la convoitise d'un homme mystérieux mais puissant de la cité d'Hairnadan. Le genre de personnes qui ne faisaient jamais la Une de l'Holonet mais qui tiraient les ficelles dans la plus grande des discrétions, sans que personne ne soit tenu au courant de ses agissements.
Un blocus autour d'un monde paisible de la Bordure Médiane? Ne cherchez pas plus loin: un seul homme était derrière tout ça. Mais vous n'en saurez jamais rien, car il manipulait l'opinion et faisait en sorte que les gens moyens croient ce que lui voulait qu'ils croient. C'était le Roi sur l’échiquier, l'arbitre d'un match de Pazaac. Mais il était surtout un être puissant dans la Force. Tellement puissant que personne n'avait jamais entendu parler de lui. Pas même les Seigneurs Sith eux-mêmes.
Le jour suivant se leva sur Muunilinst. La pluie était au rendez-vous, rendant le ciel tellement maussade que sortir de son chez-soi devenait un véritable supplice. Au milieu du silence de cathédrale qui régnait à l'intérieur de l'appartement du professeur, l'ordinateur de Tohman Nobren s'agita brusquement. Le son spécifique aux nouveaux messages l'avertit que quelqu'un tentait de le joindre:
"Monsieur Nobren,
J'ai eu vent de votre étude de la culture Sith et de leur histoire légendaire. Il s'avère que je m'intéresse à vous et à vos recherches depuis de très longues semaines et c'est à ce titre que j'aimerais vous rencontrer afin que l'on discute plus en profondeur de vos travaux en vue d'un éventuel soutien financier. Je vous invite à mes appartements privés, vous me trouverez au 500 Rue du Clan Bancaire Intergalactique tout près du siège social de la firme. J'occupe le dernier étage de l'immeuble, vous n'aurez pas de mal à me trouver. Venez pour 20 heures.
Au plaisir de vous rencontrer.Hego Damak"
Depuis qu'il avait perdu toute trace des individus rencontrés la veille, Nobren n'avait plus trop d'alternatives: que faire pour rejoindre les Sith, la raison de sa venue sur Muunilinst? Si cet Hugo Damak lui était inconnu, peut-être était-ce une piste à creuser pour se rapprocher de son but ultime. Mais pour le savoir, il fallait se jeter dans l'inconnu et accepter ce rendez-vous aussi mystérieux qu'intéressant: sur le monde des Muuns, on n'invitait jamais un étranger pour de mauvaises raisons. C'était toujours pour un intérêt bien plus important...
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Post n°16
Auteur : Tohmas NobrenLe lendemain matin, une série de bip réveilla Tohmas Nobren. Il resta d'abord allonger, gardant les yeux fermés. Après quelques temps dans cet état, exaspéré par les bip répétés toutes les deux minutes, il se leva et alla d'un pas lent et maladroit vers l'ordinateur. Toujours à moitié endormi, il pesta de ne pas avoir pris le temps la veille de passer son unité de com' en mode discret pour la nuit. Tohmas Nobren n'était pas très matinal et mit du temps à bien comprendre le message qu'on lui avait envoyé. Un homme l'appelait pour discuter de ses travaux sur la culture et l'histoire Sith, sans doute un amateur d’œuvres occultes du Côté Obscur cherchant une expertise sur quelque artefact des Sith. De plus, l'homme se proposait d'apporter de lui apporter un éventuel soutien financier. C'était une affaire intéressante. Le professeur appréciait découvrir de nouveaux artefacts et l'Institut manquait parfois de fonds pour ses recherches – bien que le retour des Sith sur la scène galactique après mille ans de clandestinité avait revitalisé l'intérêt des gens d'importance pour celles-ci. Mais le message lui parut de plus en plus troublant à sa seconde lecture. L'expéditeur habitait tout près du siège du CBI, l'institution la plus importante de Muunilist, et il ne faisait aucun doute que ce dernier était riche, très riche. De plus, cela faisait de « très longues semaines » qu'il s'intéressait à ses recherches. Curieux pour un simple amateur d'artisanats du Côté Obscur... Enfin, la seconde lecture de la signature piqua au vif l'intérêt de l'historien, le sortant définitivement de sa torpeur matinale.
Hego Damak. Ou plutôt Hego Damask II, fondateur et principal investisseur de l'Institut Hego Damask II, richissime actionnaire du Clan Bancaire : son employeur en quelque sorte. Tohmas Nobren réfléchit à toute vitesse. Il quitta des yeux l'écran de son ordinateur et se plaça devant la grande vitre de l'appartement, balayée à l'extérieur par le vent et la pluie de cette maussade journée. Le professeur porta son regard de direction des plus hautes tours d'Harnaidan, structures de pierre verdâtres affirmant le pouvoir du CBI sur la cité, la planète et la Galaxie. Le quartier le plus élevé et prestigieux de la ville haute était la propriété exclusive du Clan Bancaire et des personnes affiliées. Hego Damask II devait s'y trouver en ce moment. Le fait qu'il avait signé son message du nom Hego Damak, sans numéro et écrit légèrement différemment – sans doute une orthographe d'un patois local de Muunilist –, indiquait implicitement le caractère privé d'affaire. De plus, Hego Damask avait sans aucun doute accès de tous les dossiers, tous les travaux des enseignants-chercheurs de son Institut. S'il avait vraiment de l'intérêt pour ses travaux, alors c'était une affaire très importante à ses yeux. S'il cherchait en effet des informations sur quelque artefact Sith, Hego Damask n'aurait eu qu'à analyser lui-même les dossiers du professeur. Il y avait plus qu'une histoire d'expertise derrière cette rencontre. Ou bien le riche actionnaire était trop fainéant pour prendre la peine de faire lui même ses recherches à partir des données de l'Institut. Ou bien même Tohmas faisait entièrement fausse route, que Hego Damak n'était pas du tout Hego Damask II, mais une autre personne habitant la Rue du Clan Bancaire Intergalactique.
L'affaire était-elle donc importante ou futile ? Impossible à dire pour le moment, mais la question retournait sans cesse dans la tête de l'historien. Il sentit soudain sous sa veste un objet dur et désagréable. Il se saisit du blaster lourd récupéré et l'observa. Le professeur n'était pas expert en arme à feu, mais il pouvait remarquer le bon canon et la bonne prise en main du pistolaser. Il repensa alors aux événements de la veille. Son retour sur Muunilist, sa rencontre avec les mystérieux individus près du vaisseau Tétan, l'encapuchonné, la fille énigmatique, l'arrivée des policiers, le criminel et... le meurtre... Cette première tentative de contact avec les Sith n'était pas vraiment un succès. À bien y réfléchir, c'était un véritable échec. Il avait failli mourir ou finir en prison et n'était même pas parvenu à déterminer s'il avait rencontré ne serait-ce qu'un vrai Sith. Lamentable ! pensa-t-il. Mais était-ce vraiment sa faute ? Après tout, il n'avait pas prévu les venues ni de la fille, ni des policiers, ni du criminel. Non ! L'imprévu ne pouvait justifier son échec. Pour réussir, il ne fallait compter que sur soi-même et faire fi de l'adversité, contourner, dépasser ou écraser les obstacles qui se dressaient sur sa route. C'était une chose qu'il avait appris sur Anaxes, dans ses études alors qu'il n'était encore qu'un citoyen de classe moyenne de la République.
Tohmas alla se servir un verre de jus de juma et but son contenu en un instant. Puis il rangea dans un tiroir le blaster. Devait-il tenter de retrouver l'encapuchonné et ses complices ou bien se rendre à cette rencontre avec Hego Damak ? La seconde option semblait la plus facile. Pour retrouver les mystérieux individus, il n'avait que deux pistes : le vaisseau Tétan et la police. Il pouvait chercher sur le registre des spatioports d'Harnaiden tous les vaisseaux Tétan et vérifiez ceux qui ressemblaient à celui qu'il avait remarqué aux laboratoires privés. Cependant, cela prendrait en fait beaucoup de temps et il n'avait aucune assurance de réussir à reprendre contact avec les mystérieux individus. Aller voir la police était sans doute plus rapide. Les forces de l'ordre avaient peut-être emprisonné certains des scientifiques ou même saisi le vaisseau Tétan. Toutefois, poser des questions à ce sujet pouvait le faire suspecter auprès des policiers. Après tout, il ne faudrait pas longtemps avant qu'un membre des forces d'intervention de la veille ne l'identifie s'il se présentait directement à leur porte. Le professeur pouvait également contacter des réseaux souterrains pour obtenir des renseignements sur les dossiers de la police à ce propos. Mais il ne connaissait presque pas les criminels et autres vermines de la ville basse pour cela. De plus, c'était là quelque chose de très risqué, surtout si les criminels apprenaient d'une manière ou d'une autre qu'il était lié au meurtre d'un des leurs. Non ! Tous chemins pour reprendre contact avec les hommes du vaisseau Tétan n'étaient que des cul-de-sac. Autant aller à la rencontre d'Hego Damak. Et puis, peut-être cet homme était-il en fait lié à ces derniers ? S'il s'intéressait à ses travaux sur les Sith depuis de longues semaines, pourquoi ne pas l'avoir contacter plus tôt ? Attendait-il le retour du professeur sur Muunilist pour cela ? Était-ce une simple et bête coïncidence ? Peut-être. Ou peut-être la Force agissait-elle au travers d'Hego Damak pour l'amener lui, Tohmas Nobren, sur la voie des Sith.
Quelques minutes plus tard, l'historien était de nouveau aux commandes de son airspeeder en direction de l'Institut Hego Damask II. Il avait pris une décision. Tohmas se gara et traversa le campus jusqu'à sa salle de classe. Sans rien révéler à personne de ses activités de la veille, il fit ses cours normalement. Il donna ce jour-là une leçon sur Marka Ragnos et une autre sur l'importance de la conquête dans la culture Massassi. À midi, il se restaura et à dix-huit heures, il rentra à son appartement après avoir fait quelques recherches sur l'histoire Sith de Cinnagar, surtout sur l'histoire récente. Sous l'impulsion du Seigneur Keto, Koros Major avait effet intégré l'Empire Sith de l'Omega, mais cela faisait un certain temps déjà que le système avait réintégré la République. Toutefois, ce retour au présent du passé Sith de Cinnagar pouvait bien être connecté au vaisseau Tétan des laboratoires. Une fois chez lui, Tohmas Nobren se reposa, puis se restaura rapidement. Il récupéra le blaster lourd et le cacha sous sa veste, plus robuste que celle de la veille. Il fallait être mieux préparer aujourd'hui.
Enfin, il reprit son airspeeder et alla vers le quartier le plus riche de la ville haute. La Rue du Clan Bancaire Intergalactique comptait les plus beaux bâtiments d'Harnaidan. Les majestueuses colonnes de marbre importé, hautes de centaines de mètres, symbolisaient toute la puissance du CBI sur Muunilist. Le numéro 500 était à l'écart des principaux édifices. Il comportait la vingtaine d'étages supérieurs d'une tour majestueuse, sans être la tour, celles que chaque passant remarquait du premier coup d’œil. Tohmas Nobren amena son speeder jusqu'à l'aire d'atterrissage. Dès qu'il sortit du véhicule, un droïde de sécurité vint demander son identité au visiteur. Le droïde ne fit aucune complication et envoya l'historien vers un droïde protocolaire. Arrivé devant lui, il dit d'une voix féminine d'un ton d'hôtesse :
- Bonjour, Professeur Nobren. Je suis IG-40, droïde assistant du Maître. Il m'a demandé de vous conduire à lui. Veuillez me suivre.
Tohmas quitta rapidement l'aire d'atterrissage pour entrer dans un turbo-élévateur. Les revêtements en bois et en cuir n'avaient rien de faux, tout était de la plus riche facture. Cependant, ce n'était pas grand chose face à l'étalage de luxe qui garnissait les appartements d'Hego Damak. Le sol était d'un carrelage bleu aux veines inconnues ; les fauteuils çà et là alliaient tous les systèmes technologiques de confort, le rembourrage de qualité issu de quelque planète vendeuse de fourrure et d'ornements sans nul autre pareil. Et les murs ! On y avait accroché des tableaux de maîtres, des objets d'art et collections. D'autres encore reposaient dans des vitrines de verre incassable. La plupart étaient magnifiques attirant immédiatement l'envie de Tohmas Nobren et l'ancienneté des autres attisaient son intérêt professionnel et personnel. Des œuvres des plus grands peintres du Noyau, des casques de Néo-Croisés Mandaloriens, des bâtons ornés wookies,... Les yeux de Tohmas n'étaient pas assez nombreux pour contempler tous ces objets. Avec regret, il suivit le droïde dans une nouvelle salle. Les objets exposés ici étaient aussi nombreux que dans la précédente. Mais ceux-ci étaient moches, bien que présentés comme des œuvres d'art. Ce n'était là que débauche d'argent : prouver sa fortune en achetant des œuvres des « artistes » en vogue uniquement parce qu'une classe d'ultra-riches avait besoin de s'affronter dans des ventes aux enchères. La laideur des objets n'était là que pour renforcer encore l'importance de la seule fortune dans cet « art ». Tohmas Nobren n'aurait voulu d'aucun de ces objets, mais il désirait ardemment prouver un jour sa réussite en achetant une mocheté de ce genre. La prochaine salle était... organique. On aurait dit une serre végétale, aux plantes luxuriantes, aux fleurs parfaitement entretenues, dans laquelle se déplaçaient des animaux domestiques hors de prix. Des chats avec des piquants en bois sur tout le corps, des crabes à la carapace incrustée de diamant et d'autres merveilles de la nature. Tohmas reconnut certaines espèces de Raxus, de Trandosha, d'Ando et de multiples planètes de la Bordure Extérieure. Encore une fois, Hego Damak montrait sa fortune à ses invités. L'historien ferma son visage. Il en avait eu assez. Maintenant, il était bien conscient de son rang très largement inférieur à celui du Muun : il suffisait de voir la différence entre leurs lieux d'habitation... Sur Muunilist, comme n'importe où ailleurs dans la Galaxie, la fortune d'Hego Damak allait lui permettre de le prendre de haut et Tohmas l'accepterait.
– IG-40, je vous prierais de me conduire directement à votre maître, dit poliment l'historien.
– Bien sûr, Professeur.
Le droïde avait fait un détour pour me faire voir toutes ces choses luxueuses. Le droïde confirmait ce que je savais déjà par ces paroles. L'entrée en matière achevée, il était temps de passer aux choses sérieuses. Le robot conduisit l'historien dans un nouveau couloir qui montait. On arriva alors dans une autre salle. Un Muun nous y attendait. -
Post n°17
Auteur : Super PNJ-Ordre Sith-Mais ce Muun qui était assis tranquillement au bureau de Hego Damak II, n'était pas celui qu'on pensait. Et il ne ferait rien pour faire croire le contraire.
Lui aussi comme IG-40 n'était qu un serviteur , mais lui ne servait pas un maitre, il servait le coté obscur!
Il avait échappé de peu à l'attaque de la CSI, un des avantages d'être infiltré au sein du clan bancaire, et en bon Sith, il n'avait pas prévenu Cathar de l'opération Chatbite, il avait déjà été déçu par ce fameux Empire Sith de l'Omega, le prétendu Sith'ari , il avait été heureux en apprenant sa capture et la fin de l'Empire mais sa joie fut de courte durée, au lieu de se réfugier dans l'ombre, les héritiers de l'Omega, Dark Kovarn son fidèle bras droit en tête n'avait rien trouvé de mieux que de rassembler sur sa planète natale, une cible idéale pour les ennemis du coté obscur, l'attaque du temple de Kashyyyk ne leur avait il rien appris?
Non, ils étaient trop stupides pour servir le coté obscur!
Un Sith restait dans l'ombre , tel un marionnettiste il faisait bouger des pantins à l’échelle galactique sans jamais se montrer, c'est ainsi que son maitre avait toujours agi et s'il n'étaient pas mort de maladie il serait sans doute à la tête de l'ordre Sith!
Au lieu de cela, Dark Sabus devait apparaitre comme un simple employé de Damak mais il avait senti le coté obscur transpiré du professeur c'est pour cela qu'il avait proposé à son employeur de s'intéresser à ses recherche mais de le recevoir lui même , Hego étant obnubilé par ses affaires comme tout Muun qui se respecte avait accepté sans même y réfléchir.
*Encore un pantin du coté obscur!*
Dégustant un bon verre de champagne de Dantooine, l'adepte observa l’historien pénétrer dans son bureau, sur ses gardes bien entendu, il venait tout juste d'échapper à une descente de la police séparatiste qui avait eu comme résultat l'arrestation de cette Lyzendra, une aventurière sans intérêt ni avenir et qui avait eu aussi pour conséquence d'éloigner le recruteur du clan Krath .Ce chien avait du aller se terrer dans un trou à rat,il s'occuperait de lui à un moment ou un autre.
Il avait suffit d'un simple pot de vin pour s'attirer les bonnes grâces du responsable sécurité du secteur, tout était si facile quant on se laisser guider par la Force, bien sur il faudrait se débarrasser de ce témoin gênant ultérieurement mais Sabus trouvera bien dans ses connaissances un assassin bon marché à sacrifier.
Il revint au présent et se concentra sur son invité:-Entrez professeur et prenez place.
Le Muun désigna une chaise en bois de Kashyyyk face à lui, un verre était également posé devant son siège, au coin du bureau une cheminée qui donnait une lueur rougeâtre à l'ensemble de la pièce, une lueur qui se reflétait dans les yeux de son interlocuteur a moins que ce ne soit leur couleur naturelle.-Alors professeur allons droit au but, je pense que vous avez perdu assez de temps ici.
Que vous ont appris vos recherches?Sabus croisa ses mains osseuses sur le bureau et un étrange sourire se dessina sur son visage émacié...Spoiler

