Premier contact avec les Sith
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Post n°10
Auteur : Tohmas NobrenLes choses s'étaient passées si vite. Tohmas venait de sentir une présence derrière lui - une capacité propre à la Force ou un simple pressentiment, il n'aurait su le dire. Il allait se retourner, courir vers l'individu et se jeter dessus. Ainsi, il pourrait potentiellement sauver sa vie, mais également prouver sa valeur à l'homme encapuchonné, que ce soit une épreuve de sa part ou non. Avant qu'il n'est pu faire le moindre geste, l'homme en lien avec l'Ordre Sith eut un bref regard derrière Tohmas, en hauteur. Soudain, il s'éclipsa dans la ruelle comme une ombre. L'historien fut tenté de le suivre, bien que la tâche pourrait s'avérer ardue, mais par réflexe, il se retourna : l'individu qu'il avait senti tentait peut-être de le tuer.
En un éclair, il remarqua une femme. Sa première pensée, très primaire, fut consacrée à ses formes et son beau visage. Puis, il sentit quelque chose en elle de plus profond quand son regard croisa le sien. Il eut à peine le temps de vérifier qu'elle ne pointait pas d'arme sur lui qu'il vit un van-speeder apparaître au dessus du vaisseau Tetan. Le professeur, vivant dans l'Espace séparatiste depuis de nombreuses années, reconnut immédiatement un véhicule de police. D'ailleurs, la phrase fétiche et plutôt ringarde des policiers - "POLICE PERSONNE NE BOUGE ! - fut rapidement prononcer.
- Sudas ! jura-t-il.
Il mit les mains en l'air et chuchota à la jeune femme :
- Je ne sais pas qui tu es, mais tu viens de nous mettre dans le pétrin, ma belle ! -
Post n°11
Auteur : LyzendraLes choses tournaient mal. Lyzendra était en train d'espionner les deux hommes lorsqu'elle vit l'homme encapuchonner lever les yeux. Elle se retourna dans la direction où il regardait, un homme se trouvait sur le toit du bâtiment en face de la ruelle. Il était en train de se déplacer. Quand elle se retourna de nouveau l'individu vêtu de noir avait disparu et le deuxième homme la regardait avec insistance.
* Et merd** ! je suis décelé ! *
Cette à ce moment qu'elle entendit le bruit caractéristique d'un speeder et ...
- POLICE PERSONNE NE BOUGE !
L'homme en face d'elle les bras en l'air, jura enfin elle supposait elle n'avait pas compris.
- Je ne sais pas qui tu es, mais tu viens de nous mettre dans le pétrin, ma belle !
Elle leva les bras également avant d'ajouter.
- Tu te moques de moi .! Qui parle des shits en pleine rue ? Si j'ai pu entendre votre petite conversation, je me demande bien qui d'autre la entendu ... mon beau.
Elle prononça ces mots avec tout le mépris dont elle était capable, puis elle se retourna pour faire face au nouveau problème qui s'annonçait. -
Post n°12
Auteur : Tohmas NobrenTohmas Nobren fut assez décontenancé par la réponse de la jeune femme. D'un côté, il trouvait sa remarque amusante, d'un autre, elle venait de le mettre encore plus en colère. Toujours en chuchotant, il cracha :
- Ce n'était pas mon plan de parler des Sith en pleine rue ! C'est le superviseur des ouvriers qui m'a amené vers l'homme à la capuche !
D'ailleurs, que se passait-il pour les scientifiques, la main-d'oeuvre et leur chef qui chargeaient des caisses dans le vaisseau Tétan ? Il avait du mal les voir depuis la ruelle où il se trouvait. Il regarda en détails les policiers. Il reconnut les symboles de la CSI et remarqua que beaucoup d'officiers dans la van-speeder n'étaient pas assez grands et minces pour être des Muun. Il s'agissait sûrement là de forces confédérées envoyées ici depuis d'autres planètes de la CSI. Deux possibilités se présentaient donc : soit ces policiers étaient des unités d'élite chargées de traquer les Sith, dans ce cas leur cible était l'homme encapuchonné et les acheteurs des laboratoires privés, soit la CSI avait renforcé sa présence policière dans la Bordure Extérieure, contrôlant plus sévèrement les agissements des petits criminels plutôt que les banquiers du CBI. La situation n'était pas si grave s'il s'agissait de la seconde solution - Tohmas trouverait bien une excuse facile -, mais si c'était la première solution, alors il allait avoir du mal à expliquer sa situation, tout en finissant pas emprisonné - ou exécuté - à la fin de son interrogatoire.
Une troisième possibilité germa dans son esprit. Il fallait en être certain avant de se retrouver seul devant les enquêteurs séparatistes. L'historien demanda à la femme :
- Dis-moi, ce ne serait pas après toi qu'ils en auraient ? Après tout, tu n'as pas la dégaine d'une personne honnête... -
Post n°13
Auteur : Super PNJLa pénombre arrangeait bien des situations tout comme l'agencement des immeubles de la ville médiane. C'est sans conteste la raison principale pour laquelle les quelques gangs de la ville basse d'Hairnadan se plaisaient à exercer leurs activités criminelles en ces lieux comme le feraient les voyous des bas-étages de Coruscant ou de Taris. La surpopulation dans des quartiers fermés amenait logiquement un surplus de délinquance, avec à la clé la présence obligatoire du marché noir qui sévissait sur toutes les planètes concernées par ce fléau sociologique. Il n'y a pas moyen de nier qu'il était bien mieux de résider sur Dantooine ou sur Alderaan...
Bien qu'elle ait quelques points communs avec la Capitale de la République, Muunilinst n'était tout de même pas comparable à Triple Zéro. Les gangs y étaient plus rares, moins violents et bien plus discrets. Les ravages des délinquants n'avaient pas le même écho médiatique que sur Coruscant, là où des territoires de plusieurs dizaines de kilomètres -ce qui ne représentait pas grand chose à l'échelle de la planète-ville- étaient parfois sous le contrôle de groupuscules criminels qui vivaient grâce au commerce de la drogue ou des armes. Cependant, la richesse provenant des activités florissantes du Clan Bancaire Intergalactique avait tout de même mis à l'écart un très faible pourcentage de Muuns et d'étrangers qui avaient cru pouvoir se forger une belle et nouvelle vie sur Muunilinst. Comme toujours certaines personnes n'y trouvaient pas leur compte ou étaient tout simplement rejetées par le système en place. Désabusées, elles finissaient par tomber sur des individus odieux qui profitaient de leurs faiblesses en leur promettant de l'argent et une place à leurs côtés. Pour quoi faire? Cela ne les importait guère: ils voulaient tout simplement avoir un rôle dans la société, un rôle qui leur permettait de se sortir du gouffre dans lequel ils avaient été jetés en pâture par les gens de la haute société. Les gangs leurs offraient une revanche. Une vengeance, même. C'était une chance à ne pas laisser passer.
En parvenant jusqu'ici, Tohmas Nobren aurait du se douter que son chemin rencontrerait celui des gangs d'Hairnadan, à moins que la Force ne lui ait fait aucun signe particulier. Ce qui n'était pas le cas de la police de la cité qui n'avait pas tardé à réagir afin de stopper le jeune professeur et l'étrange inconnue qui se trouvait non loin de lui. La situation leur avait échappé, et voilà que l'homme encapuchonné s'était volatilisé ! Lui-seul pouvait permettre à Nobren de prendre contact avec les Sith. Avait-il sauvé sa peau tant qu'il en avait la possibilité? A y réfléchir de plus près, Tohmas aurait peut-être dû faire la même chose...
La situation était digne d'un holodrame mais il ne fallait pas baisser les bras: il y avait encore un mince espoir de se sortir de ce pétrin. Le signal fut soudain et bref, mais il était intelligemment programmé pour laisser la possibilité à Nobren et à l'inconnue de déguerpir de cette ruelle avant de se faire descendre par le sniper positionné sur le toit. Ils n'avaient surement pas une assez bonne visibilité pour savoir ce qu'il se passait là-haut, mais l'on aurait dit que quelqu'un avait fait diversion, leur laissant suffisamment de temps pour disparaître. Tohmas, lui, fut agrippé par une main inconnue qui vint lui arracher l'épaule droite: le geste était assez significatif, il était invité à rebrousser chemin. Dans la pénombre, impossible de distinguer l'apparence de l'homme -si c'en était bien un...- mis à part le fait qu'il était de petite taille. Sa voix, rauque et fatiguée, n'inspirait pas confiance et pourtant, c'était la seule issue qui s'offrait au professeur d'histoire.
-Suivez-moi, Monsieur le Professeur... Dépêchez-vous ... !
Il n'y avait visiblement aucun danger en provenance de cet homme, du moins fallait-il attendre de voir où il comptait amener Tohmas. Dans l'obscurité profonde, le mystérieux inconnu emprunta une série de ruelles encore plus étroites que celle où Nobren avait rencontré son homologue encapuchonné. L'allure était rapide, preuve qu'il savait où il mettait les pieds. Cette donnée pouvait rassurer le jeune professeur au moment de se demander si c'était la bonne solution. Mais devait-il vraiment suivre un illustre inconnu dont il ne savait rien?
C'était le seul choix qui lui restait actuellement. Il ne pouvait rien faire d'autres.
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Post n°14
Auteur : Tohmas NobrenTohmas Nobren se retrouvait à courir derrière un homme, dont il ne savait pour ainsi dire rien, excepté qu'il le connaissait assez pour l'appeler "professeur" - même s'il avait pu le savoir en entendant sa conversation avec l'encapuchonné. Tohmas n'appréciait pas cette situation. Il ne contrôlait plus rien. Son premier contact avec l'Ordre Sith tournait au fiasco total. Des individus entraient de nul part en scène et quittaient aussi rapidement qu'ils étaient venus. La police de Muunilist était sans aucun doute à ses trousses. Que pouvait-il faire pour s'échapper ? Faire confiance à son guide ? Peut-être n'était-ce qu'un bandit, un gangster de la ville basse. Pouvait-il réellement lui confier sa vie, toute son existance ? Non. Ce n'était pas sa manière de pensée et ce n'était pas la manière de penser des Sith.
Tohmas jeta un coup d’œil derrière lui. Rien. Ils s'étaient suffisamment éloignés des policiers. Sans doute avaient-ils porté leurs efforts sur la traque des ouvriers et des scientifiques devant les laboratoires et de cette femme, sortie de l'ombre. Après tout, peut-être les forces de l'ordre ne s'étaient aventurés dans les parages que pour sa capture. Dans ce cas, les policiers ne chercheraient pas pendant des heures dans la ville basse. Ils devraient cuisiner la femme pour lui révéler où se trouve ses éventuels complices. Une chose était certaine : si les policiers en avaient après elle, alors Tohmas était tiré d'affaires : la femme ne pourrait les guider jusqu'à lui. Toutefois, la présence de forces confédérées non-Muuns dans les rangs des troupes d'intervention policière semblait indiquer que les Séparatistes traquaient des Sith. Encore une fois, maintenant qu'il était suffisamment éloigné des "lieux du crime", Tohmas n'avait plus trop d'inquiétudes à se faire. Ils poursuivront les hommes près du vaisseau Tétan et l'encapuchonné. La chasse à celui-ci s'annonçait difficile et cela donnait tout le temps à Tohmas pour quitter le secteur. Enfin, si les policiers n'étaient que de simples forces de l'ordre, sans objectif autre que la traque aux voleurs et aux criminels, alors Tohmas était totalement tiré d'affaires ; ils n'iraient pas fouiller toute la ville basse pour quelques fuyards et se contenteront de quadriller les environs immédiats du laboratoire.
À présent que le problème des policiers étaient réglés - du moins temporairement -, il était temps de s'occuper du dernier souci. Son guide l'amenait toujours plus profondément dans la ville basse. L'historien ne connaissait pas Harnaidan comme sa poche, mais avait tout de même quelques repères. De plus, il avait pris soin de regarder rapidement un plan du secteur des laboratoires, quand il avait localisé l'endroit où des rapports décrivaient des activités d'adeptes de la Force. Il se rendit compte que son guide le menait droit jusqu'aux bas-fonds. Pourquoi ? Avait-il si peur des policiers ? Croyait-il que ces derniers étendraient leurs recherches à tout ce secteur de la ville basse ? Cela ne tenait pas debout. Tohmas avait remarqué son pas rapide et sûr. L'homme connaissait le chemin et quiconque savait se déplacer dans la ville basse de Harnaidan connaissait les méthodes de la police locale. Mais bon, ces policiers étaient à peine en majorité des Muuns. Ce n'était pas forcément des forces locales, comme lui même avait conclu sa réflexion. Le professeur inspecta la tenue de son guide, afin d'en savoir plus sur lui. Quand il passa dans un endroit éclairé, Tohmas remarqua les bottes en cuir grossier, la veste en tissu commun, son pantalon de pilote et son blaster lourd de bonne qualité dans son holster. L'homme dégageait de légères odeurs d'épice. Ces détails permirent à Tohmas Nobren de mieux saisir la situation.
Son guide était un humain des basses classes de Muunilist. Amateur d'épices, il était devenu un voleur, un petit criminel des bas-fonds. Pour payer son épice et survivre dans les canyons urbains, il s'était placé sous la coupe d'un baron du crime, expliquant la présence du blaster de qualité sur un homme s'apparence aussi pauvre. Ce baron du crime des bas-fonds avait sans doute lui aussi entendu parlé des activités étranges aux laboratoires, surtout l'espèce de trafic qui s'y déroulait. Voulant sa part du gâteau, le boss avait envoyé un espion, un laquais sans grande valeur surveiller l'endroit. Avec les bonnes informations, tout bon cerveau criminel était capable de tirer des crédits de presque n'importe quelle affaire. Le laquais avait vu l'arrivée de Tohmas, entendu sa conversation avec l'encapuchonné et assisté à l'intervention des policiers. Cet homme semblait plus intelligent qu'il en avait l'air. Pour ne pas décevoir son patron, il avait fait échappé le professeur et maintenant il le conduisait directement au baron du crime. Ainsi, le boss aurait des informations directement tirées d'une personne impliquée dans l'affaire, d'après ce qu'en avait vu l'espion. S'il en sortait des crédits, tant mieux. Si l'historien s’avérait inutile, le boss n'avait qu'à le faire exécuter.
Tohmas Nobren souriait. Son guide était un futé. Pas étonnant qu'il ait survécu dans les bas-fonds de Harnaidan, malgré son amour trop prononcé de l'épice. Cependant, il avait mal évalué le professeur. Tohmas Nobren avait pris la décision de devenir un Sith, d'intégrer l'Ordre d'adeptes du Côté Obscur le plus puissant de l'histoire de la Galaxie. Lui non plus n'était pas un tendre et n'avait pas l'intention de servir de bouclier d'un laquais devant son boss. Tohmas Nobren s'approcha de son guide, n'augmentant que légèrement la cadence de ses pas. Les bas-fonds n'étaient plus très loin. Il fallait agir vite.
D'un geste, il tendit le bras vers le holster de l'homme et arracha le blaster. Suivant ses réflexes de militaire appris à l'université d'Anaxes, il désactiva la sécurité et pointa l'arme sur son guide, dans une posture de soldat Anaxesi. L'homme tourna un visage surpris vers Tohmas, puis son arme et enfin comprit la scène.
- Mais... Mais qu-qu-que faîtes-vous ? Là-bas je vous ai tiré du pétrin ! Je vous amène dans un endroit sûr, okay ! Je-J'avais l'intention de vous parler lorsqu'on y sera. On-On pourra discuter tranquillement... loin des policiers ! On réglera cette situation ! On réglera le problème... enfin, y'a pas de problème, hein ? Je veux dire...
- Vous me prenez vraiment pour un idiot ? l'interrompit l'historien. Vous pensez réellement que je ne réaliserais pas que vous me conduisez dans les bas-fonds ?
- Oui, oui ! Les bas-fonds, pour être en sécurité ! Il faut pas écouter les types de là-haut. Les bas-fonds, c'est plein d'endroits sûrs ! S'il-vous-plaît, rendez-moi mon baster...
Tohmas savourait ces instants. Enfin, il reprenait le contrôle ! Enfin, il avait la situation bien en mains ! Il menait la danse. C'est lui qu'on suppliait en ce moment. Il aurait pu apprécier les implorations de l'homme encore une vie, mais les policiers n'étaient pas non plus totalement absents du secteur, sans compter les ouvriers et scientifiques du laboratoire, l'encapuchonné et tous les autres gangsters du genre de sa victime. Il fallait quitter l'endroit rapidement... sans laisser de témoins.
Tandis que le laquais continuait ses suppliques, le professeur pressa la détente. Le blaster cracha une décharge laser qui le percuta en pleine poitrine. L'homme poussa un cri et s'écroula, les mains crispées sur sa blessure. Tohmas Nobren s'approcha et tira une ultime décharge dans son crâne. Le laquais était mort. Tohmas Nobren, enseignant-chercheur à l'Institut Hego Damask II de Muunilist et aspirant Sith venait de faire sa première victime. Sa première pensée fut une certaine satisfaction. C'était le premier d'une longue liste de meurtres à accomplir sur la difficile route du pouvoir. Ensuite, il réalisa son acte : il venait d’ôter la vie à un homme. Peut-être avait-il une famille, au moins des amis. Jamais il ne réalisait ses rêves, jamais il n'aura connu une autre vie que celle qu'il avait mené jusqu'à maintenant. Un sentiment de dégoût envers lui-même emplit le cœur de Tohmas. Un meurtre ! Il avait tué quelqu'un !
Il allait vomir dans un coin, mais se retint. Il repensa à ses rêves de richesses, de connaissances et de pouvoir. La voie des Sith, celle qui lui permettrait d'obtenir ce qu'il désirait, impliquait la mort des faibles qui se dresseraient sur sa route. C'était une vérité simple qu'il avait apprise dans ses études sur l'histoire des Sith et qu'il avait fait sienne. Les forts prennent ce qu'ils veulent et les faibles sont écartés, asservis ou purement et simplement détruits. Tohmas venait de tuer un faible. Rien de plus normal. Il comptait lui nuire, mais n'était pas assez fort. À présent, il n'était plus qu'un tas de chairs sur le sol en durabéton. L'historien se tint au-dessus de sa victime et médita quelques instants. Il fallait graver cette mort, cette événement dans sa mémoire. C'était une marche de plus d'escalader, sur la voie des Sith. Il devait en tirer des enseignements, accepter pleinement le meurtre des faibles et ne plus se laisser distraire par une autre exécution de la sorte. Enfin, il s'en alla, laissant le corps là où il se trouvait dans la ruelle. Inutile de le cacher : cela paraîtrait plus suspect qu'autre chose une fois le cadavre découvert. En chemin, il rangea le blaster sous sa veste.
Prudemment, il retournait vers les laboratoires. Il prit un large détour pour ne pas se retrouver nez à nez avec les policiers, s'ils étaient encore dans le secteur. Finalement, il retrouva son airspeeder de l'Institut, un appareil comme un autre de la ville médiane, sans intérêt pour les policiers. Avant de monter devant, il s'approcha des laboratoires, se plaçant à un bon point de vue. La police n'avait pas quitté les lieux. Le van-speeder était posé juste devant les laboratoires. De nombreux agents se trouvaient encore à l'extérieur des bâtiments. Quelques ouvriers étaient regroupés dans un coin, les menottes aux poignets. Une main-d’œuvre peu coûteuse pour les scientifiques, dont les policiers s'étaient vite désintéressés, bien conscients qu'ils ne savaient pas grand chose sur le trafic qui se déroulait ici. Le superviseur et les scientifiques avaient quant à eux disparus. Peut-être étaient-ils rentrés dans les laboratoires ? En tout cas, le vaisseau Tétan s'était lui aussi volatilisé. Avait-il pris la fuite ou bien la police l'avait déjà ramené à son QG ? Tohmas ne vit aucune trace de l'encapuchonné ou encore de la femme mystérieuse. Il était inutile de rester ici plus longtemps. Le professeur retourna à son airspeeder et décolla.
En quelques dizaines de minutes, il parcourut le chemin inverse. Il gara l'airspeeder de service sur sa place de parking. Sa résidence était au 46e étage d'une des nombreuses tours d'habitation de Harnaidan. Tohmas entra dans un turbo-élévateur et indiqua le numéro de l'étage. Une fois au 46e, il alla rapidement vers son appartement. En chemin, il croisa un voisin Muun, quelqu'un de sympathique qui prit de ses nouvelles depuis son départ pour Korriban. Ils échangèrent ainsi des politesses – le Muun ignorant qu'il parlait désormais à un meurtrier –, puis poussa la porte de sa résidence. L'endroit n'était pas très riche, mais suffisait comme logement. Tohmas était souvent en déplacement et n'avait donc pas d'intérêt à se doter d'une résidence très travaillée. Il ferma derrière lui, puis s'assit sur son canapé, simple et confortable. Il se détendit, prenant conscience de sa fatigue. Tohmas n'était pas un petit gabarie, mais restait un professeur, un intellectuel qui méprisait l'exercice physique au profit des recherches et de la réflexions. Il s'allongeait de tout son long et sombrait dans le sommeil, avant même de repenser à son incongrue soirée. -
Post n°15
Auteur : Super PNJMuunilinst s'était réveillée brusquement, comme si une divinité là-haut avait brandi sa canne en forme d'éclair afin de secouer les Hommes dans leur sommeil permanent. L'onde de choc s'apparentait à une vague géante qui s'était abattue sur la planète des Muuns en quelques centièmes de secondes, un évènement d'une telle ampleur qu'il était difficile de le cacher. Et pourtant, cette catastrophe naturelle ne put être ressentie que par ceux qui se servaient encore de leurs sens, c'est à dire ceux que la vie avait choisi pour être au dessus du lot. Lorsqu'une catastrophe naturelle s'apprêtait à s'abattre sur le commun des mortels, seuls les animaux pouvaient ressentir le danger et se préparer à l'éventualité d'une mort prochaine. Les Hommes, eux, avaient depuis très longtemps perdu cet instinct de survie animal, bien trop domestiqués par la société et par l'assistanat depuis leur naissance pour pouvoir parvenir à se sauver par leurs propres moyens. Seule une poignée d'eux s'était préservée de cette décadence en ayant suivi un chemin différent, celui qui les avait mené à la compréhension et à l'étude de la Force.
La Force. Voilà ce qui distinguait ces personnes et ce qui les sortait du troupeau de moutons domestiqués. Seuls ceux qui ressentaient la Force avaient pu ce jour-là, sur Muunilinst, ressentir l'onde de choc qui avait traversé ses méandres d'un bout à l'autre. Quelque chose de notable s'était produit sur la planète Séparatiste pour que la Force s'agite de cette manière. Un nouveau né sensitif? C'était très souvent le cas en pareilles circonstances. Et seuls les êtres talentueux et puissants dans la maîtrise de la Force étaient dès lors capables de se faire une idée précise de ce qui avait pu se passer. Néanmoins il n'y avait pas eu de naissance en cette nuit ténébreuse. Seulement un meurtre. Mais pas n'importe lequel. C'était un assassinat de sang-froid qui avait fait naître une Ombre aussi noire que le Mal lui-même. Une Ombre qui avait attiré la convoitise d'un homme mystérieux mais puissant de la cité d'Hairnadan. Le genre de personnes qui ne faisaient jamais la Une de l'Holonet mais qui tiraient les ficelles dans la plus grande des discrétions, sans que personne ne soit tenu au courant de ses agissements.
Un blocus autour d'un monde paisible de la Bordure Médiane? Ne cherchez pas plus loin: un seul homme était derrière tout ça. Mais vous n'en saurez jamais rien, car il manipulait l'opinion et faisait en sorte que les gens moyens croient ce que lui voulait qu'ils croient. C'était le Roi sur l’échiquier, l'arbitre d'un match de Pazaac. Mais il était surtout un être puissant dans la Force. Tellement puissant que personne n'avait jamais entendu parler de lui. Pas même les Seigneurs Sith eux-mêmes.
Le jour suivant se leva sur Muunilinst. La pluie était au rendez-vous, rendant le ciel tellement maussade que sortir de son chez-soi devenait un véritable supplice. Au milieu du silence de cathédrale qui régnait à l'intérieur de l'appartement du professeur, l'ordinateur de Tohman Nobren s'agita brusquement. Le son spécifique aux nouveaux messages l'avertit que quelqu'un tentait de le joindre:
"Monsieur Nobren,
J'ai eu vent de votre étude de la culture Sith et de leur histoire légendaire. Il s'avère que je m'intéresse à vous et à vos recherches depuis de très longues semaines et c'est à ce titre que j'aimerais vous rencontrer afin que l'on discute plus en profondeur de vos travaux en vue d'un éventuel soutien financier. Je vous invite à mes appartements privés, vous me trouverez au 500 Rue du Clan Bancaire Intergalactique tout près du siège social de la firme. J'occupe le dernier étage de l'immeuble, vous n'aurez pas de mal à me trouver. Venez pour 20 heures.
Au plaisir de vous rencontrer.Hego Damak"
Depuis qu'il avait perdu toute trace des individus rencontrés la veille, Nobren n'avait plus trop d'alternatives: que faire pour rejoindre les Sith, la raison de sa venue sur Muunilinst? Si cet Hugo Damak lui était inconnu, peut-être était-ce une piste à creuser pour se rapprocher de son but ultime. Mais pour le savoir, il fallait se jeter dans l'inconnu et accepter ce rendez-vous aussi mystérieux qu'intéressant: sur le monde des Muuns, on n'invitait jamais un étranger pour de mauvaises raisons. C'était toujours pour un intérêt bien plus important...
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Post n°16
Auteur : Tohmas NobrenLe lendemain matin, une série de bip réveilla Tohmas Nobren. Il resta d'abord allonger, gardant les yeux fermés. Après quelques temps dans cet état, exaspéré par les bip répétés toutes les deux minutes, il se leva et alla d'un pas lent et maladroit vers l'ordinateur. Toujours à moitié endormi, il pesta de ne pas avoir pris le temps la veille de passer son unité de com' en mode discret pour la nuit. Tohmas Nobren n'était pas très matinal et mit du temps à bien comprendre le message qu'on lui avait envoyé. Un homme l'appelait pour discuter de ses travaux sur la culture et l'histoire Sith, sans doute un amateur d’œuvres occultes du Côté Obscur cherchant une expertise sur quelque artefact des Sith. De plus, l'homme se proposait d'apporter de lui apporter un éventuel soutien financier. C'était une affaire intéressante. Le professeur appréciait découvrir de nouveaux artefacts et l'Institut manquait parfois de fonds pour ses recherches – bien que le retour des Sith sur la scène galactique après mille ans de clandestinité avait revitalisé l'intérêt des gens d'importance pour celles-ci. Mais le message lui parut de plus en plus troublant à sa seconde lecture. L'expéditeur habitait tout près du siège du CBI, l'institution la plus importante de Muunilist, et il ne faisait aucun doute que ce dernier était riche, très riche. De plus, cela faisait de « très longues semaines » qu'il s'intéressait à ses recherches. Curieux pour un simple amateur d'artisanats du Côté Obscur... Enfin, la seconde lecture de la signature piqua au vif l'intérêt de l'historien, le sortant définitivement de sa torpeur matinale.
Hego Damak. Ou plutôt Hego Damask II, fondateur et principal investisseur de l'Institut Hego Damask II, richissime actionnaire du Clan Bancaire : son employeur en quelque sorte. Tohmas Nobren réfléchit à toute vitesse. Il quitta des yeux l'écran de son ordinateur et se plaça devant la grande vitre de l'appartement, balayée à l'extérieur par le vent et la pluie de cette maussade journée. Le professeur porta son regard de direction des plus hautes tours d'Harnaidan, structures de pierre verdâtres affirmant le pouvoir du CBI sur la cité, la planète et la Galaxie. Le quartier le plus élevé et prestigieux de la ville haute était la propriété exclusive du Clan Bancaire et des personnes affiliées. Hego Damask II devait s'y trouver en ce moment. Le fait qu'il avait signé son message du nom Hego Damak, sans numéro et écrit légèrement différemment – sans doute une orthographe d'un patois local de Muunilist –, indiquait implicitement le caractère privé d'affaire. De plus, Hego Damask avait sans aucun doute accès de tous les dossiers, tous les travaux des enseignants-chercheurs de son Institut. S'il avait vraiment de l'intérêt pour ses travaux, alors c'était une affaire très importante à ses yeux. S'il cherchait en effet des informations sur quelque artefact Sith, Hego Damask n'aurait eu qu'à analyser lui-même les dossiers du professeur. Il y avait plus qu'une histoire d'expertise derrière cette rencontre. Ou bien le riche actionnaire était trop fainéant pour prendre la peine de faire lui même ses recherches à partir des données de l'Institut. Ou bien même Tohmas faisait entièrement fausse route, que Hego Damak n'était pas du tout Hego Damask II, mais une autre personne habitant la Rue du Clan Bancaire Intergalactique.
L'affaire était-elle donc importante ou futile ? Impossible à dire pour le moment, mais la question retournait sans cesse dans la tête de l'historien. Il sentit soudain sous sa veste un objet dur et désagréable. Il se saisit du blaster lourd récupéré et l'observa. Le professeur n'était pas expert en arme à feu, mais il pouvait remarquer le bon canon et la bonne prise en main du pistolaser. Il repensa alors aux événements de la veille. Son retour sur Muunilist, sa rencontre avec les mystérieux individus près du vaisseau Tétan, l'encapuchonné, la fille énigmatique, l'arrivée des policiers, le criminel et... le meurtre... Cette première tentative de contact avec les Sith n'était pas vraiment un succès. À bien y réfléchir, c'était un véritable échec. Il avait failli mourir ou finir en prison et n'était même pas parvenu à déterminer s'il avait rencontré ne serait-ce qu'un vrai Sith. Lamentable ! pensa-t-il. Mais était-ce vraiment sa faute ? Après tout, il n'avait pas prévu les venues ni de la fille, ni des policiers, ni du criminel. Non ! L'imprévu ne pouvait justifier son échec. Pour réussir, il ne fallait compter que sur soi-même et faire fi de l'adversité, contourner, dépasser ou écraser les obstacles qui se dressaient sur sa route. C'était une chose qu'il avait appris sur Anaxes, dans ses études alors qu'il n'était encore qu'un citoyen de classe moyenne de la République.
Tohmas alla se servir un verre de jus de juma et but son contenu en un instant. Puis il rangea dans un tiroir le blaster. Devait-il tenter de retrouver l'encapuchonné et ses complices ou bien se rendre à cette rencontre avec Hego Damak ? La seconde option semblait la plus facile. Pour retrouver les mystérieux individus, il n'avait que deux pistes : le vaisseau Tétan et la police. Il pouvait chercher sur le registre des spatioports d'Harnaiden tous les vaisseaux Tétan et vérifiez ceux qui ressemblaient à celui qu'il avait remarqué aux laboratoires privés. Cependant, cela prendrait en fait beaucoup de temps et il n'avait aucune assurance de réussir à reprendre contact avec les mystérieux individus. Aller voir la police était sans doute plus rapide. Les forces de l'ordre avaient peut-être emprisonné certains des scientifiques ou même saisi le vaisseau Tétan. Toutefois, poser des questions à ce sujet pouvait le faire suspecter auprès des policiers. Après tout, il ne faudrait pas longtemps avant qu'un membre des forces d'intervention de la veille ne l'identifie s'il se présentait directement à leur porte. Le professeur pouvait également contacter des réseaux souterrains pour obtenir des renseignements sur les dossiers de la police à ce propos. Mais il ne connaissait presque pas les criminels et autres vermines de la ville basse pour cela. De plus, c'était là quelque chose de très risqué, surtout si les criminels apprenaient d'une manière ou d'une autre qu'il était lié au meurtre d'un des leurs. Non ! Tous chemins pour reprendre contact avec les hommes du vaisseau Tétan n'étaient que des cul-de-sac. Autant aller à la rencontre d'Hego Damak. Et puis, peut-être cet homme était-il en fait lié à ces derniers ? S'il s'intéressait à ses travaux sur les Sith depuis de longues semaines, pourquoi ne pas l'avoir contacter plus tôt ? Attendait-il le retour du professeur sur Muunilist pour cela ? Était-ce une simple et bête coïncidence ? Peut-être. Ou peut-être la Force agissait-elle au travers d'Hego Damak pour l'amener lui, Tohmas Nobren, sur la voie des Sith.
Quelques minutes plus tard, l'historien était de nouveau aux commandes de son airspeeder en direction de l'Institut Hego Damask II. Il avait pris une décision. Tohmas se gara et traversa le campus jusqu'à sa salle de classe. Sans rien révéler à personne de ses activités de la veille, il fit ses cours normalement. Il donna ce jour-là une leçon sur Marka Ragnos et une autre sur l'importance de la conquête dans la culture Massassi. À midi, il se restaura et à dix-huit heures, il rentra à son appartement après avoir fait quelques recherches sur l'histoire Sith de Cinnagar, surtout sur l'histoire récente. Sous l'impulsion du Seigneur Keto, Koros Major avait effet intégré l'Empire Sith de l'Omega, mais cela faisait un certain temps déjà que le système avait réintégré la République. Toutefois, ce retour au présent du passé Sith de Cinnagar pouvait bien être connecté au vaisseau Tétan des laboratoires. Une fois chez lui, Tohmas Nobren se reposa, puis se restaura rapidement. Il récupéra le blaster lourd et le cacha sous sa veste, plus robuste que celle de la veille. Il fallait être mieux préparer aujourd'hui.
Enfin, il reprit son airspeeder et alla vers le quartier le plus riche de la ville haute. La Rue du Clan Bancaire Intergalactique comptait les plus beaux bâtiments d'Harnaidan. Les majestueuses colonnes de marbre importé, hautes de centaines de mètres, symbolisaient toute la puissance du CBI sur Muunilist. Le numéro 500 était à l'écart des principaux édifices. Il comportait la vingtaine d'étages supérieurs d'une tour majestueuse, sans être la tour, celles que chaque passant remarquait du premier coup d’œil. Tohmas Nobren amena son speeder jusqu'à l'aire d'atterrissage. Dès qu'il sortit du véhicule, un droïde de sécurité vint demander son identité au visiteur. Le droïde ne fit aucune complication et envoya l'historien vers un droïde protocolaire. Arrivé devant lui, il dit d'une voix féminine d'un ton d'hôtesse :
- Bonjour, Professeur Nobren. Je suis IG-40, droïde assistant du Maître. Il m'a demandé de vous conduire à lui. Veuillez me suivre.
Tohmas quitta rapidement l'aire d'atterrissage pour entrer dans un turbo-élévateur. Les revêtements en bois et en cuir n'avaient rien de faux, tout était de la plus riche facture. Cependant, ce n'était pas grand chose face à l'étalage de luxe qui garnissait les appartements d'Hego Damak. Le sol était d'un carrelage bleu aux veines inconnues ; les fauteuils çà et là alliaient tous les systèmes technologiques de confort, le rembourrage de qualité issu de quelque planète vendeuse de fourrure et d'ornements sans nul autre pareil. Et les murs ! On y avait accroché des tableaux de maîtres, des objets d'art et collections. D'autres encore reposaient dans des vitrines de verre incassable. La plupart étaient magnifiques attirant immédiatement l'envie de Tohmas Nobren et l'ancienneté des autres attisaient son intérêt professionnel et personnel. Des œuvres des plus grands peintres du Noyau, des casques de Néo-Croisés Mandaloriens, des bâtons ornés wookies,... Les yeux de Tohmas n'étaient pas assez nombreux pour contempler tous ces objets. Avec regret, il suivit le droïde dans une nouvelle salle. Les objets exposés ici étaient aussi nombreux que dans la précédente. Mais ceux-ci étaient moches, bien que présentés comme des œuvres d'art. Ce n'était là que débauche d'argent : prouver sa fortune en achetant des œuvres des « artistes » en vogue uniquement parce qu'une classe d'ultra-riches avait besoin de s'affronter dans des ventes aux enchères. La laideur des objets n'était là que pour renforcer encore l'importance de la seule fortune dans cet « art ». Tohmas Nobren n'aurait voulu d'aucun de ces objets, mais il désirait ardemment prouver un jour sa réussite en achetant une mocheté de ce genre. La prochaine salle était... organique. On aurait dit une serre végétale, aux plantes luxuriantes, aux fleurs parfaitement entretenues, dans laquelle se déplaçaient des animaux domestiques hors de prix. Des chats avec des piquants en bois sur tout le corps, des crabes à la carapace incrustée de diamant et d'autres merveilles de la nature. Tohmas reconnut certaines espèces de Raxus, de Trandosha, d'Ando et de multiples planètes de la Bordure Extérieure. Encore une fois, Hego Damak montrait sa fortune à ses invités. L'historien ferma son visage. Il en avait eu assez. Maintenant, il était bien conscient de son rang très largement inférieur à celui du Muun : il suffisait de voir la différence entre leurs lieux d'habitation... Sur Muunilist, comme n'importe où ailleurs dans la Galaxie, la fortune d'Hego Damak allait lui permettre de le prendre de haut et Tohmas l'accepterait.
– IG-40, je vous prierais de me conduire directement à votre maître, dit poliment l'historien.
– Bien sûr, Professeur.
Le droïde avait fait un détour pour me faire voir toutes ces choses luxueuses. Le droïde confirmait ce que je savais déjà par ces paroles. L'entrée en matière achevée, il était temps de passer aux choses sérieuses. Le robot conduisit l'historien dans un nouveau couloir qui montait. On arriva alors dans une autre salle. Un Muun nous y attendait. -
Post n°17
Auteur : Super PNJ-Ordre Sith-Mais ce Muun qui était assis tranquillement au bureau de Hego Damak II, n'était pas celui qu'on pensait. Et il ne ferait rien pour faire croire le contraire.
Lui aussi comme IG-40 n'était qu un serviteur , mais lui ne servait pas un maitre, il servait le coté obscur!
Il avait échappé de peu à l'attaque de la CSI, un des avantages d'être infiltré au sein du clan bancaire, et en bon Sith, il n'avait pas prévenu Cathar de l'opération Chatbite, il avait déjà été déçu par ce fameux Empire Sith de l'Omega, le prétendu Sith'ari , il avait été heureux en apprenant sa capture et la fin de l'Empire mais sa joie fut de courte durée, au lieu de se réfugier dans l'ombre, les héritiers de l'Omega, Dark Kovarn son fidèle bras droit en tête n'avait rien trouvé de mieux que de rassembler sur sa planète natale, une cible idéale pour les ennemis du coté obscur, l'attaque du temple de Kashyyyk ne leur avait il rien appris?
Non, ils étaient trop stupides pour servir le coté obscur!
Un Sith restait dans l'ombre , tel un marionnettiste il faisait bouger des pantins à l’échelle galactique sans jamais se montrer, c'est ainsi que son maitre avait toujours agi et s'il n'étaient pas mort de maladie il serait sans doute à la tête de l'ordre Sith!
Au lieu de cela, Dark Sabus devait apparaitre comme un simple employé de Damak mais il avait senti le coté obscur transpiré du professeur c'est pour cela qu'il avait proposé à son employeur de s'intéresser à ses recherche mais de le recevoir lui même , Hego étant obnubilé par ses affaires comme tout Muun qui se respecte avait accepté sans même y réfléchir.
*Encore un pantin du coté obscur!*
Dégustant un bon verre de champagne de Dantooine, l'adepte observa l’historien pénétrer dans son bureau, sur ses gardes bien entendu, il venait tout juste d'échapper à une descente de la police séparatiste qui avait eu comme résultat l'arrestation de cette Lyzendra, une aventurière sans intérêt ni avenir et qui avait eu aussi pour conséquence d'éloigner le recruteur du clan Krath .Ce chien avait du aller se terrer dans un trou à rat,il s'occuperait de lui à un moment ou un autre.
Il avait suffit d'un simple pot de vin pour s'attirer les bonnes grâces du responsable sécurité du secteur, tout était si facile quant on se laisser guider par la Force, bien sur il faudrait se débarrasser de ce témoin gênant ultérieurement mais Sabus trouvera bien dans ses connaissances un assassin bon marché à sacrifier.
Il revint au présent et se concentra sur son invité:-Entrez professeur et prenez place.
Le Muun désigna une chaise en bois de Kashyyyk face à lui, un verre était également posé devant son siège, au coin du bureau une cheminée qui donnait une lueur rougeâtre à l'ensemble de la pièce, une lueur qui se reflétait dans les yeux de son interlocuteur a moins que ce ne soit leur couleur naturelle.-Alors professeur allons droit au but, je pense que vous avez perdu assez de temps ici.
Que vous ont appris vos recherches?Sabus croisa ses mains osseuses sur le bureau et un étrange sourire se dessina sur son visage émacié...Spoiler
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Post n°18
Auteur : Tohmas NobrenL'historien salua poliment le Muun et s'assit. Le bois aurait pu être inconfortable, douloureux, mais il n'en était rien. À cet instant, Tohmas Nobren aurait pu être dans un fauteuil recouvert de fourrures de baleines d'Ando, il n'aurait pas senti la différence. Hego Damak prouvait encore sa richesse avec cette chaise en bois de Kashyyyk. Le jeune homme essaya de calmer sa jalousie toujours croissante, puis reporta son attention sur le Muun. Tout portait à croire qu'il s'agissait d'Hego Damak. Après tout, c'était ce richissime personnage qui lui avait envoyé le message. Il aurait été bien curieux qu'Hego Damak ne se présente pas en personne quand il demande à ce que le professeur vienne directement chez-lui.
Tohmas Nobren ne savait trop que penser du Muun. Il ne lui inspirait ni confiance, ni hostilité. Il dégageait une aura de puissance, qui ne se traduisait pas uniquement par sa richesse. Tohmas n'eut pas le temps de poursuivre ses réflexions.– Alors professeur allons droit au but, je pense que vous avez perdu assez de temps ici. Que vous ont appris vos recherches?
La question le prenait au dépourvu. Le regard fixe du Muun derrière son bureau ne l'aidait pas vraiment à réfléchir. Il préféra répondre immédiatement.
– J'ai en effet vu ce que vous vouliez me montrer ici, Monsieur Hego Damak : un aperçu de votre richesse et de votre pouvoir. Dans votre message, vous disiez vous intéresser à mes recherches. J'ai effectivement fait des découvertes durant mon séjour Korriban. Elles se concentrent pour beaucoup sur le tombeau de Sorzus Syn. Mes trouvailles m'amènent à repenser le rôle de la Main de l'Ombre dans la culture Sith et son appropriation par les Jedi Noirs. Notre connaissance de l'histoire du fait religieux chez les Sith est sortie incontestablement grandie de mes recherches.
Cependant, quand vous me demandez ce que m'ont appris mes recherches, vous ne parlez pas en termes scientifiques ou professionnels, mais personnels, n'est-ce pas ?
Tohmas préférait s'arrêter là. Il avait bien senti que la question ne portait pas sur l'étude des hiéroglyphes inscrites par les Kissai dans le mausolée du second Seigneur Noir des Sith, mais pouvait-il vraiment parler du rapport personnel existant entre le Côté Obscur, l'Ordre Sith et lui-même à cet inconnu. Assurément pas. Et même s'il était clairement en position d'infériorité devant ce richissime Muun, Tohmas pouvait toujours utilisé l'arme de toute personne à qui on pose des questions : le silence. -
Post n°19
Auteur : Super PNJ
Sabus écoutait presque religieusement le professeur parler de ses découvertes récentes sur Korriban, du tombeau de Sorzus Syn de la Main de l'Ombre ou des Jedi noirs.
*De l'histoire ancienne que tout ça!*
Le Muun n'était pas très porté sur les traditions d'ailleurs il n'avait jamais mis un pied sur la planète nécropole Sith comme de nombreux adeptes à la recherche d'inspiration ou d'autres holocrons , il avait préféré se concentrer sur le monde réel, et l'adepte avait vite compris que les crédits aussi étaient une source de pouvoir, c'était pour cela qu'il s'était allié à un membre influent du Clan Bancaire se créant un petit réseau d'influence comme une araignée Crynoid tisse sa toile.
Mais s'il avait de nombreux agents, allant des membres des forces de l'ordre corrompus jusqu'à l'assassin cruel en passant par les politiciens véreux, il lui manquait quelque chose dans son tableau: un adepte.
Peut être que ce Nobren ferait l'affaire après tout?
Il n'y avait qu’un seul moyen de le savoir: le tester auprès du coté obscur.-Effectivement professeur, je m’intéresse moins à l'histoire qu'a vos capacités.
Alors reprenons voulez vous, qu'avez vous réellement appris... sur vous!
Le Muun pointa son doigt osseux sur Thomas tandis que ses deux yeux semblaient devenir encore plus rouges qu'avant.
-Je ressens autant vos doutes, que je ressens votre aura voyez vous.
D'un simple geste de la main, le verre de Sabus glissa sur la table comme guidé par une force invisible, il l’attrapa et le porta à ses lèvres en souriant.Il n'aimait pas beaucoup montrer ses pouvoirs au grand jour , parfois cela s’avérait indispensable quant on voulait atteindre son but ou être convaincant.
Le sourire du Muun se figea soudain, il avait senti une perturbation dans la force, quelque chose troublait le coté obscur ou plutôt quelqu'un , l'adepte ferma les yeux , se concentrant, ce n'était pas ici sur Muunilist mais sur une planète voisine quelqu’un utilisait "le champ de mort" c'était un terrifiant pouvoir obscur qui permettaient de drainer la force vitale de nombreuses personnes! mais qui donc pouvait l'utiliser et surtout dans quel but?
Le Muun ressentit aussi autre chose, il y avait d'autre Sith sur la planète, dont un très puissant qui avait ressenti le champ de mort et dont la colère avait subitement nourri le coté obscur.
http://star-wars-rpg.soforums.com/t5891-Obscures-Repr-sailles.htm
Il se passait quelque chose dans le secteur et le Muun, n'aimait pas rester dans l'ignorance, il faudrait sans doute disparaitre avant que les choses ne s'aggravent mais il ne pouvait laisser voir son trouble auprès du professeur surtout s'il voulait en faire son élève.
Il tenta de faire bonne figure en attendant la réponse de son futur apprenti...Spoiler
