Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #57

    Post n°54
    Auteur : Darth Malraas

    Le sérieux militaire de la Confédération des Systèmes Indépendants n'est pas à remettre en cause, le zèle dont ils font preuve incite au respect. Le capitaine Wanhauer transmet quelques informations au Seigneur Gelmir suspicieux quant aux secrest entourant cette affaire sordide. Les Sith sont de retour et avec cette frappe très probablement ciblée plutôt qu'hasardeuse, représentent une nouvelle menace pour le bien de la Galaxie. Les Ravageurs sont l'une des émergeances pseudo Sith connues et les séparatistes pourraient avec raison, suspecter la destiné comme prémiditation. Les informations relatives à l'Ordre Noir, détenues par l'organisation et le Culte des Ravageurs pourraient approfondir les connaissances de la Confédération, mais Gelmir doit-il arrondir leurs angles ? Le fait que ces nouveaux Sith soient aussi déterminés et fous, au point d'entrer en conflit ouvert avec la CSI est la preuve d'une grande stupidité. Ce Dark Oblivius ne paraît pas être quelqu'un de très réfléchi et demander audiance auprès de et individu, loin des confédérés, permettrait de déterminer fidèlement ses intentions. Oui, les rêves de grandeurs des adeptes de la Force Obscure sont une gangrène, même après la mise à sac de leur dernier monde, la destruction de leur Ordre et la traque de leur espèce, ils restent ancrés dans leurs convictions vicérables et maladives. L'Avant-Garde du Côté Obscur se doit de trouver des alliés utiles et de décrypter ses potentiels ennemis.

    La première Ombre de Ravage, Vicious, tourne son heaume vers celui de son Maître. Une brise d'appréhension travers la salle de commandement, comme un sentiment de piège ou d'étau se refermant sur lui-même. Son inquiétude est raisonnable, il devra choisir ses mots avec parcimonie et ne pas révéler ce que les Ravageurs concoivent comme une opportunité. Le Seigneur Gelmir hoche la tête vers Vicious, lui indiquant le futur accord avec le capitaine Wanhauer et dans la foulée, un appel au calme et à la raison.

    -Bien sûr Capitaine, je fais décoller une navette dans la minute pour monter à bord de votre vaisseau. Je suis certain que ces informations seront précieuses à la Confédération afin de démêler l'histoire de cette malheureuse bataille.

    L'officier des communications met fin à celle-ci après un signe de son supérieur. Descendant la plateforme holographique, Gelmir se tourne vers Vicious et l'incite à le suivre. Dans les couloirs menant au hangar, ils échangeront quelques mots au sujet des informations à dévoiler et d'autre à taire. Le Seigneur des Ravageurs ne laissant rien au hasard, nuls doutes que la CSI saura faire preuve de beaucoup d'intérêts et d'écoutes quant à ces informations.

    La navette Neimoidienne s'enfuit des entrailles du croiseur, à son bord, Gelmir, l'Ombre de Ravage et trois soldats armés pour le cortège. Elle ne mettra qu'une dizaine de minutes à rejoindre l'édifice militaire de la Confédération et une maigre supplémentaire pour ouvrir sa plateforme et débarquer les quatre individus.

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      #58

      Post n°55
      Auteur : Kalith Shan

      -" Je suis surpris du temps que tu as mis à me rejoindre, apprentie.
      -J’ai du faire un détour chez les voisins., se justifia-t’elle sobrement en prenant de profondes inspirations pour ralentir son rythme cardiaque peu à peu, alors qu’il faisait léviter jusqu’à elle un morceau de chair pourrie. L’Anthropo-nécrophagie était une première, mais avait-elle vraiment le choix ?
      - Ce ne sera pas agréable, mais même si la méditation permet de nous régénérer, nos corps ont besoin d'élément solides pour reconstruire leur propre énergie.
      - Je comprends…Hm…Y a pas à dire…C’est dégueulasse... lâcha-t’elle en grimaçant alors qu’elle mâchait la chair qui expulsait à chaque mastication un jus putride.

      La viande avariée, même cuite, avait un goût immonde, à mi-chemin entre la fragrance pour le moins peu délicate d’une déjection de bantha et l’haleine d’un wookie au réveil. Cela dit, le temps de repos n’était pas gigantesque, il fallait se sortir d’ici au plus vite, et lorsque son maître donna le signal du départ, elle se leva de son siège improvisé avec un haut-le-cœur. Suivre la cadence d’un seigneur Sith n’était pas de tout repos mais le choix n’était pas permis. La salle suivante s’annonçait aussi grande que potentiellement dangereuse, et comportait ce que Kalith pouvait assimiler à une source d’énergie d’une puissance incommensurable. Elle avait lu au sujet de ces formations de Force pure quelques petites choses, mais n’en savait absolument rien dans la pratique. La voix mécanique qui retentit, alors qu’elle tentait d’économiser ses efforts pour conserver un semblant de forces, la fit enrager, tandis qu’Oblivius semblait en avoir lui aussi largement ras-la casquette.

      - Je commence à en avoir ras le bol de leurs conneries. Si c'est la seule source de leur pouvoir, il va falloir détruire ce fichu générateur. Kalith, une autre épreuve t'attend. Nous allons faire diversion pour te laisser l'occasion de le détruire. Tu n'auras certainement qu'une seule occasion. Aie foi en tes capacités et envers le côté Obscur !
      - C’était pas vraiment comme ça que je voyais le concept de visite culturelle, mais y a pas vraiment le choix. Je ne manquerais pas le coche., déclara la jeune femme en allumant son sabre.

      La lame orange jaillit du pommeau métallique alors qu’elle soupirait avec une moue dépitée. Le rouge profond lui manquait déjà. Oblivius faisait diversion tandis que Nihls et le gamin frappaient à tour de bras. Kalith se recula de quelques pas en prenant une nouvelle inspiration. Soit elle réussissait, soit ils y passaient tous. Evidemment c’était sur une gamine de quinze ans qui maniait le sabre-laser aussi bien qu’un non-adepte de la Force. Excellente idée. Cela dit, cela prouvait que son maître lui accordait une confiance aveugle : il remettait entre ses mains la vie de deux Sith dont leur seigneur, et d’un potentiel apprenti. Certes, la vision des choses qu’il en avait n’était pas celle des Jedi, et il ne considérait sans doute pas les choses exactement de cette manière : il remettait entre les mains de son apprentie la clé de sa propre survie, les autres pouvaient bien mourir, si c’était le cas, ils ne méritaient pas d’être Sith. Mais elle n’avait cependant ni le droit ni la possibilité d’échouer, sinon c’en serait fini de l’ordre noir. Et accessoirement, de manière quelque peu égoïste, elle se voyait mal crever à quinze ans, peu importaient les autres. Il commença à lui tailler un passage alors qu’elle entamait sa course en direction du noyau énergétique, et bondit, se propulsant a l’aide d’une poussée de Force au sol, au dessus du premier macchabée. Elle tacla le suivant avant de se redresser d’un bloc pour trancher la main du suivant, frappa le genou de celui d’après, se baissant pour esquiver une attaque du côté qu’elle repoussa par la Force en direction du visage du prochain à lui barrer la route avant de se défiler par une pirouette latérale. Deux pas d’élans et la prochaine haie de ces horreurs lui barraient de nouveau la route, et elle continua à se frayer un chemin à coups de sabre et de poussées de force, de coups dans les genoux et de bonds successifs. Leur lenteur était leur faiblesse, leur nombre, leur force. Elle l’avait bien compris, et en jouait en tirant de ses muscles tout ce qu’elle pouvait en obtenir, et enfin, alors qu’un bras morbide venait la saisir par les hanches, elle lança son sabre en l’air, assénant de sa main libre un coup de coude dans la machoire de celui qui la retenait. Suffisant pour éviter une morsure, bien trop faible pour le faire lâcher.

      Elle sentit dans son dos les griffes du suivant lui entailler la peau alors qu’elle lançait une poussée de Force à l’arrière de la poignée du sabre, en direction du cœur énergétique, et celui-ci se planta dans le panneau de commandes. Etincelles. Vrombissement. Douleur. Vol plané sur une vingtaine de mètres. Elle heurta violemment le mur côté porte et se ramassa la poignée du sabre éteint dans les côtes. Le souffle coupé, elle se releva en crachant une glaire sanguinolente, inapte à reprendre sa respiration, ramassant son arme qui crachait de nouveau des étincelles. Le choc avait abimé le cristal, aussi l’éteignit-elle plus par réflexe qu’autre chose. HK parlait, mais elle ne l’entendait pas, les oreilles sifflantes, groggy, appuyée sur le mur, elle vit la forme de Nihls se découper à la lueur de sa lame écarlate et se traina jusqu’à la Sith, vomissant généreusement au passage tout ce qu’elle avait avalé précédemment. Nihls lui frappa violemment les côtes, et elle put enfin reprendre une respiration alors que son diaphragme s’abaissait brutalement. Pour une jeune femme humaine de bonne famille, il était peu attendu que le bruit de son inspiration ressemble fort au cri d’un wookie illettré en rut, mais cela eut pour effet de lui dégager les poumons, de lui déboucher les oreilles, d’éclaircir sa vue, brouillée au rythme des battements de son cœur, et la tête lui en tourna tant elle était en hyperventilation. Elle ferma les yeux un instant et le bruit des pas de leurs assaillants la tira de sa torpeur. Ce n’était pas fini. Pas encore. La fureur la submergea comme jamais, perceptible dans son attitude, dans la tension de ses muscles. Elle arracha rageusement de la main de son maître le sabre qu’il lui tendait, et changea du sabre orange le cristal inutile, le rangeant comme elle le pouvait dans la veste qui lui couvrait le torse avant de reprendre son cristal rouge. La lame crachota un instant puis se stabilisa alors que le sabre noir dans l’autre main vibrait d’une intensité incroyable, comme s’il était en résonnance avec son état de colère et de désespoir. Briser ce cœur ne les avait que ralenti temporairement. Quelques secondes à peine ! Elle s’était donné tant de mal pour quoi ? Eteindre la lumière ?!

      - Dark Nihls, nous allons devoir unir nos forces. Kalith, Anduin vous allez devoir nous protéger le temps que nous parvenions à soulever cette porte.
      - ALLEZ !, tonna-t’elle comme si elle dirigeait cette mission avant de s’avancer de deux pas pour commencer à tailler dans la masse.

      Elle frappait à une vitesse dont elle ne se serait jamais crue capable une heure à peine auparavant, enragée, aveuglée par la haine, la fatigue, le désespoir, la peur d’y laisser sa peau, elle tranchait tout fragment de chair passant à sa portée, heurtant parfois le métal qu’elle ne cherchait même pas à découper : sans membres, sans tête, difficile pour ces horreurs mécha-morbides d’être dangereuses d’une quelconque manière. Le gamin s’en sortait comme un pied, et dire qu’elle lui prêta de temps en temps main forte était une synécure : elle faisait à elle seule plus des trois quarts du boulot. A croire que la peur le tétanisait plus encore qu’elle ne galvanisait la jeune femme, qui n’était plus réellement autre chose qu’un torrent de rage ardente. Elle n’espérait même pas étonner son maître, ni même le surprendre, elle le faisait pour elle, pour vivre, pour se prouver à elle-même qu’elle avait l’étoffe d’une véritable Sith. Jamais personne ne serait en mesure de dire qu’elle n’aurait pas mérité sa place lorsqu’elle en aurait terminé avec ces horreurs, ponctuant ses coups de hurlements de fureur qui l’incitaient à frapper encore plus fort, encore plus vite,

      Au bout d’un temps qu’elle ne saurait définir, aveuglée par la fureur qui l’habitait, la lumière du jour vint frapper son dos là où les griffes de l’être nécrotique avaient déchiré le vêtement et entaillé sa chair. La plaie s’infecterait sans doute vite, mais elle n’avait pas que ça à faire. Au signal de son maître, elle bondit en arrière, entraînant Anduin par le col, s’engouffrant dans le vaisseau ou un soldat les attendait. Nihls et Oblivius tardaient à venir, mais l’empilement de membres et de morceaux de métal qu’Anduin et elle avaient créé formait un obstacle à l’arrivée des pseudo-technobeasts vers eux. Elle flanqua son sabre entre les mains du soldat qui les attendait, eteignant celui d’Oblivius (non sans avoir au passage rayé la passerelle sur un bon mètre, et jeta sa veste par terre.

      -Cautérisez-moi ça, et vite !

      Lui dit-elle sèchement, impérieuse, alors qu’elle courbait la nuque en serrant les dents. Pas un son ne franchit ses lèvres alors que la pointe de la lame venait brûler sa chair et nettoyer la plaie. L’homme l’éteignit et le lui rendit alors que les larmes de douleur coulaient de ses joues. C’est bien plus calme qu’elle le remercia sans que le moindre son parvienne à franchir ses lèvres, et la discussion s’engagea entre Nihls, lui et Oblivius. Kalith n’y comptait pas prendre part. Elle rêvait juste de pouvoir hurler de douleur alors que l’adrénaline redescendait et que la brûlure du sabre se faisait sentir, violente, brûlante, atroce…Elle fut propulsée contre une des parois du vaisseau ou elle se rattrapa de justesse, un sabre dans chaque main, alors qu’Oblivius virait brutalement. Kalith lui glissa le sabre à lame noir sur les genoux alors qu’ils entraient dans un destroyer impérial. Bonne, mauvaise nouvelle ? Mauvaise. Elle lâcha piteusement son sabre et suivit son maître comme un zombie décérébré en direction d’une cellule sur le sol de laquelle elle s’assit, genoux repliés contre la poitrine. Elle avait senti la rage remonter en elle, elle aurait pu se battre ! ils auraient pu dérouiller tous ces soldats en un rien de temps ! Mais ce n’était pas la solution qu’avait choisi Oblivius, et surement avait-il vu juste. Dans quel état auraient-il fini après la bataille ? Son corps n’aurait pas tenu bien longtemps.

      - Laissez-moi deviner, maître…C’est que le début des emmerdes, hein ? cracha-t’elle piteusement. je m’attendais pas à une vie calme et rose en partant chercher les Sith…Mais encore moins à ça…
      - Allons, allons, ça va all…
      - HK.
      - Toutes mes excuses…
      - Ce n’est pas à toi que je parle…Et de toute façon…Je c…que j…tomber…, souffla-t’elle en se laissant glisser dans le sommeil, l’épuisement reprenant ses droits sur son corps certes musclé, mais encore jeune, dénutri, et martyrisé toute la journée par les combats et les pièges. Elle aurait peut-être ses réponses plus tard.

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        #59

        Post n°56
        Auteur : Darth Malraas

        -----HRP----- 

        Evénements précédents à ce RP à cette adresse 





        A bord du croiseur "Silence" 


        Dans les entrailles du petit vaisseau spatial, Arkane Gray et l'Ombre de Ravage sont envoyés de manière directe, à bord de la Frégate Stellaire Munificent arrêtée dans l'espace de Nar Shaddaa. Le pilote et copilote se chargent de transmettre les autorisations, par liaison du transpondeur jusqu'à la salle de commandement du Silence, et finissent l'itinéraire en franchissant les filtres sécuritaires imposés par l'armée. Désormais à bord, l'engin spatial s'arrime à la zone d'autorisation où il restera fixé via des mâchoires de maintien et soigneusement révisé par le personnel du service de maintenance. L'équipage enclenche le système de la plateforme de débarquement, des petits chuintement de vérins pneumatiques et des échos de pressions hydrauliques animent alors l'action immédiate. Aussi peu habituée aux coutumes militaires que la recrue Gray, l'Ombre descend la rampe avec la même appréhension d'un visiteur foulant le sol d'un bâtiment pour la toute première fois. Un officier de la Marine de Ravage, dans une tenue impeccablement repassée et entretenue, rejoint les arrivants avec sur ses talons, une escorte de trois soldats prévue pour la mise en forme officielle. Tout en marchant l'officier pianote sur un datapad de fonction, probablement pour enregistrer l'arrivée de l'appareil et tend finalement celui-ci à un mécanicien interpellé dans le même élan. Les niveaux de sécurités soigneusement franchis, l'escorte se joint aux invités des lieux. Accueillant ceux-ci sans salut martial, l'officier se présente.

        -Nous vous souhaitons la bienvenue sur la Frégate Silence, dit-il de manière cérémonielle. Le Colonel Hamer est présent à notre bord et le Capitaine Harrisk m'envoie vous dire qu'il souhaite votre présence sur le pont, à tous les deux.

        N'attendant pas une quelconque réponse venue, l'officier émet un signe de tête à l'encontre des trois soldats de la Marine qui s'exécutent et forment un arc de cercle derrière les hôtes. La marche lancée par l'officier en tête, le cortège au complet se faufile à travers le dédale des couloirs composant le bâtiment militaire. Par endroits des droïdes gardent des accès sécurisés armés de leur fameux E-5 standard. D'autres encore, des modèles plus poussés tel que le Super Droïde de combat B2, stationnent par paire à travers les corridors des quartiers privés des officiers et des soldats. C'est d'ailleurs dans cette zone que sont entreposés les armes, les munitions et une multitude d'objets prévus pour l'armée. Une lourde porte automatique munie d'un verrou magnétique en son centre, trône à la fin de cette aventure soporifique à travers le Silence. Sortant un badge électronique de la poche supérieure de sa tenue, l'officier le plaque contre un scanner validant l'autorisation. Une lumière bleue accepte la puce incorporée dans la carte d'identification et les deux parties de la porte, glissent alors avec délicatesse vers leur cloison. La salle derrière la porte est standardisée et sans modifications apportées, signe d'une acquisition récente. Un pont de taille moyenne est serti de lumières au sol et de chaque côté de celui-ci, des hommes et des femmes travaillent dans la fosse bien connue de la salle de commandement.

        Le Capitaine Harrisk et le Colonel Wulf Hamer se trouvent l'un et l'autre, côte à côte. Lorsque la procession franchie l'ouverture dédiée à la salle de commandement, le responsable du bâtiment détourne la tête d'un écran lointain et abandonne son supérieur hiérarchique. Les Ombres sont très peu tolérées sur les navires de guerre, ces civiles hors catégorie reflètent le côté le plus néfaste du culte sith et ne sont malheureusement pas sujettes à la chaîne de commandement générale. Les avoir à son bord, c'est se soumettre, à une forme d'autorité religieuse bien loin des conventions militaires. Leurs rapports sont secrets d'état et les informations que les Ombres glanent au sein de l'armée, jalousement gardées. Loin de partager l'idée de ses pairs, de voir en elles des espions à la solde d'un seul homme, le Capitaine du Silence s'évertue à concevoir leurs apparitions comme une formalité. Si Ravage doit-être nationalisée, ces créatures tapis dans l'Ombre de cette prochaine civilisation, seront des atouts quoi qu'il en soit. Mais au delà de ces réflexions, des croiseurs militaires jouant le jeu d'un taxi intergalactique pour le compte de civils discrets, aucun capitaine ne peut se permettre d'y être favorable. Harrisk s'avance donc à petits pas de l'officier en tête du cortège et l'invite à rejoindre ses fonctions loin du pont de commandement. Les soldats de l'escorte, eux, restent et se figent dans le décor ornant le fond de la pièce.


        ~Capitaine du Silence~

         
        -Messieurs, souffle le capitaine, bienvenue à bord.
        Je suis le Capitaine Harrisk, responsable du Silence et en charge de votre rapatriement vers notre flotte. Nous avons reçu des directives concernant la récupération d'une Sith dans l'espace de Korriban, nous allons donc profiter d'une escale rapide avant le grand départ.

        Alors que ces mots sont prononcés, la Frégate Stellaire Munificent percute le mur d'entrée de l'hyperespace avec un panache exemplaire. Celle-ci se retrouve alors dans la singularité de l'attraction des sauts interstellaires, des couleurs de traînées bleutées et blanches drapées d'une pénombre englobant la vive harmonie. Quelque part dans une des soutes du vaisseau spatial, des agents se démènent à classifier une cargaison récupérée sur la planète des contrebandiers. Principalement garnies d'armes et d'armures de la Prost Engineering Compagny, plusieurs caisses sont réservées néanmoins à de l'utilitaire et des rations militaires en tout genre, de la barre chocolaté au plat auto-chauffant nutritionnel. Bien plus loin de ces événements, un ingénieur et un architecte travaillent, penchés sur les plans d'une installation civile visuellement proche d'un bâtiment administratif cerclé de zones d'habitations. Quant aux zones confinées sur les flancs de l'appareil, des droïdes supervisés par des Marines entraînés, chargent des obus thermiques dans leurs canons à impulsions tout en stockant certaine de ces armes à portée. La galaxie aussi sûre soit-elle depuis plusieurs années, propose un statu quo au bord de la guerre froide entre les deux grandes puissances représentées par la République Fédérale et la Confédération des Systèmes Indépendants. La sécurité a un prix et celle-ci-est synthétisée sous la forme d'une défense soigneusement planifiée. L'on ne peut laisser le hasard décider sans pouvoir le parer, telle est l'idéologie des Ravageurs.

        Le Colonel Wulf Hamer ne se détourne pas de sa position pour accueillir lui aussi les arrivants. Le pont de commandement n'est pas une halte pour les visiteurs séjournant de courte durée sur un vaisseau militaire. Il ne partage pas le même concept que le restant des officiers chargés de la gérance d'un bâtiment de guerre, mais qu'il soit d'accord ou pas, les capitaines restent les maîtres des lieux. Il est probable qu'il occupe quelques minutes du temps du Général Gelmir pour en discuter, une fois les retrouvailles passées. Harrisk s'exprime encore une fois, nourrissant la future conversation plus par curiosité que par intérêt, passant son regard de l'Ombre à Arkane Gray.


        -C'est la première fois que je rencontre une nouvelle recrue du culte.
        J'espère que vous ne vous imaginez pas que la liaison entre l'armée et les sith est une pâle copie de l'entité gouvernementale de l'Empire Sith ? Il sourit à sa question. Les Sith sont une plaie à cautériser par les feux de nos canons et voyez-vous, nous membres de l'armée, mettons tout en oeuvre pour parvenir à nos fins. Il fait un signe de tête à l'Ombre à côté d'Arkane. Les Ombres sont des créatures à part, ni militaires, ni civiles, vous rencontrerez vos pairs bien assez tôt et pourrez juger par vous-même, du bienfait d'être un Ravageur. Soldats.

        Les trois Marines devant la porte se mettent au garde à vous et d'une même unité, font un pas en avant.

        -Veuillez conduire ces deux personnes aux quartiers des invités. Messieurs, vous aurez tout le loisir de visiter ces dits quartiers et des atouts qu'ils comportent. Bien sûr ne vous attendez pas à une structure de loisir, nous sommes sur une Frégate militaire.

        L'un des Marines dirige son poignet vers le scanner d'identification et la porte s'ouvre avec la même validation qu'à l'entrée du cortège. Le Capitaine Harrisk salue poliment les deux individus tout en tendant son bras en direction de la sortie. Sans appel les Marines reconduisent les invités dans le sens inverse et la porte se verrouille à leur suite, le verrou magnétique faisant son oeuvre dans un fracas de métal. La route est ainsi donc réalisée en marche arrière pour trouver une voie parallèle à celle des quartiers des militaires. Loin d'être aussi sécurisée à chaque recoins, cette zone n'est munie que de rares droïdes en patrouille, signifiant probablement du peu d'intérêt que réserve le capitaine de la Frégate, à ses invités. Deux chambres sont alloués à l'Ombre et à Arkane Gray, les Marines s'arrêtent devant les deux portes, voisines de face.

        -Vos quartiers pour le restant de la traversée. dit l'une des soldats, suivez les panneaux indicatifs pour rejoindre la salle commune et la zone d'entraînement. Il pointe de son index droit, une plaque en plastacier maintenue sur l'une des parois du couloir par quatre vis. Celle-ci indique comme précisé plutôt "Salle commune" et "Zone d'entraînement". Evitez pour votre sécurité de vous promener auprès d'accès non autorisés, vous n'avez pas d'éléments d'autorisations et les droïdes ne possèdent pas notre... Intelligence de réflexion.

        Les trois Marines hochent la tête tour à tour pour signifier leur départ, laissant l'Ombre et Arkane devant leurs appartements respectifs, pour la traversée. Les deux chambres sont identiques et munies d'une vapodouche de taille moyenne, d'une table et d'une chaise, d'une couchette militaire maintenue à même le mur, un caisson de rangement sans clés et des toilettes cachées par une cloison amovible sur rails. Le confort absolu et tout cela, sans vêtements de rechanges. Une carte est aussi disponible, déposée au centre de la table, verrouillant uniquement l'accès à leurs fabuleux quartiers, sommaire mais surtout utilitaire.
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          #60

          Post n°57
          Auteur : Arkane Gray

          Le "Silence", un sacré croiseur au service des Ravageurs il semblerait. La nouvelle recrue regardait, à travers le hublot de sa petite navette, les formes du croiseur se dessiner et se rapprocher de plus en plus vite. Il n'avait jamais vu de vaisseau aussi imposant de si près. Pour faire simple, il n'avait même jamais vu de vaisseau de près, excepté des petits cargos que les Banthas avaient sabotés dans leur jeunesse.
          Alors il est facile de comprendre que pour quelqu'un qui n'a jamais voyagé, un tel vaisseau est une vraie merveille. Une merveille redoutable, car aussi splendide que puisse être ce vaisseau, il n'en demeure pas moi un bâtiment de guerre, capable de causer de sérieux dommages.

          Sa profonde réflexion fut troublée par le bruit sourd provenant de l'amarrage de la navette au croiseur. Un concerto de bruits mécaniques et de rouages huilés. En un rien de temps, la navette se trouvait dans la hangar du Silence. Le pilote éteint les moteurs et ouvrit la porte afin de laisser ses passagers quitter le transport. Ombre et Gray descendirent tout deux, visiblement pas très l'aise avec le protocole militaire de rigueur, et furent rejoint par un comité d'accueil en bonne et due forme. Après de brèves présentations et indications, les deux arrivants furent conviés sur le pont pour y rencontrer le capitaine Harrisk.

          S'en suivit une petite promenade dans les coursives du vaisseaux, qui on peut l'admettre est très bien fortifié bien que dénué de décorations typiques à sa nouvelle affiliation. De nombreux gardes et droïdes avaient la lourde charge de veiller à la sécurité, et ils étaient, mine de rien, en quantité impressionnante. Finalement, la petite troupe arriva au devant d'une lourde porte blindée, l'officier fit jouer de son passe partout, et la porte se substitua pour laisser une vue splendide sur le pont. Un pont très largement peuplés de navigateurs et de deux gradés. L'un d'eux était surement Harisk. D'ailleurs ce dernier s'avança en congédiant l'officier de tourisme.

          "-C'est la première fois que je rencontre une nouvelle recrue du culte.
          J'espère que vous ne vous imaginez pas que la liaison entre l'armée et les sith est une pâle copie de l'entité gouvernementale de l'Empire Sith ?
          Il sourit à sa question. Les Sith sont une plaie à cautériser par les feux de nos canons et voyez-vous, nous membres de l'armée, mettons tout en oeuvre pour parvenir à nos fins. Il fait un signe de tête à l'Ombre à côté d'Arkane. Les Ombres sont des créatures à part, ni militaires, ni civiles, vous rencontrerez vos pairs bien assez tôt et pourrez juger par vous-même, du bienfait d'être un Ravageur. Soldats."

          C'était la première fois également qu'Arkane voyait un gradé. Et ce dernier avait utilisé le terme recrue, ce qui s'annonçait bon pour la suite. En revanche, le cadre très militaire risquait d'être une bride à la liberté. Et ce capitaine n'aimait clairement pas les Sith. Qu'importe, Gray n'aspirait ni à être un Sith, ni un Jedi, il serait bien plus que cela ... un jour. Mais pour le moment, il fallait se concentrer sur l'intégration.

          "-Veuillez conduire ces deux personnes aux quartiers des invités. Messieurs, vous aurez tout le loisir de visiter ces dits quartiers et des atouts qu'ils comportent. Bien sûr ne vous attendez pas à une structure de loisir, nous sommes sur une Frégate militaire."

          Ça, ça ne se loupait pas ! Ce qui semblait étrange c'est le statut d'Ombre au sein des ravageurs. Cela n'avait rien de très officiel donc mais il avait de nombreuses portes ouvertes. Un mystère qui s'éclaircira de lui même, pensa la nouvelle recrue. Pour le moment, le plus important était de rejoindre le quartier des invités, vu qu'ils n'avaient pas d'autres options.
          Ainsi congédiés, les deux "invités" repartirent sous escorte dans leurs quartiers. Marche arrière donc, mais non loin des quartiers, le décor était tout autre, au point que Arkane se demandait si il était toujours sur le même vaisseau. Des coursives toujours impeccables mais bien plus vide concernant la sécurité. Visiblement le capitaine avait d'autre priorité. Une erreur selon Gray, les invités quel qu'ils soient devait soit être surveillés, sois êtres impressionnés, ce n'était vraiment pas à négliger !

          "-Vos quartiers pour le restant de la traversée. dit l'une des soldats, suivez les panneaux indicatifs pour rejoindre la salle commune et la zone d'entraînement. Il pointe de son index droit, une plaque en plastacier maintenue sur l'une des parois du couloir par quatre vis. Celle-ci indique comme précisé plutôt "Salle commune" et "Zone d'entraînement". Evitez pour votre sécurité de vous promener auprès d'accès non autorisés, vous n'avez pas d'éléments d'autorisations et les droïdes ne possèdent pas notre... Intelligence de réflexion."

          Bon ça semblait plutôt sympathique tout ça. Les ravageurs avaient l'air d'avoir des avis bien tranchés concernant le rôle des ombres et des aspirants forceux. Sur ce, les soldats repartirent et laissèrent les deux invités découvrirent leur quartier. Gray pénétra dans sa cabine, en fit rapidement le tour. C'était assez sommaire, mais le nécessaire était là. Après tout ce voyage, et les aventures récentes, Arkane choisit d'essayer la vapodouche. Histoire d'enlever l'odeur tenace de la lune des contrebandiers.

          Cette pause et le regain procuré par une bonne douche remirent l'aspirant d'aplomb. En revanche aucun vêtements de rechange ... Ni uniforme pour se mettre dans l'ambiance et adopté les coutumes de cette nouvelle "famille". Si il ne pouvait leur ressemblait physiquement, il trouva l'idée d'aller dans la salle commune pas si bonne étant donné le ressenti ambiant concernant les gens comme lui et Ombre. En revanche il pouvait leur montrer qu'il était bien des leurs en s'entraînant intensivement. Cela lui permettrait d'étrenner son nouveau blaster.

          La nouvelle recrue quitta donc son séjour, prenant soin de verrouiller la prote derrière lui avec le passe alloué, plus par habitude que pour protéger des affaires qu'il n'avait pas. Ombre résidait toujours dans son quartier, la porte fermée. Surement occupé à transmettre des rapports ou s'occuper à ses activités "d'Ombre" qui ne plaisait pas vraiment aux troupes régulières. Pas étonnant qu'il ne préférait pas sortir donc.
          Arkane partit donc en direction de la Zone d'entrainement. Flânant dans les couloirs du vaisseau, profitant de ce nouveau paysage qui lui était inconnu. Il arriva vite à destination, à en juger par les bruits de tirs. Sous les yeux attentifs mais dénués d'émotions de quelques droïdes de sécurité, Gray pressa le pas et passa la porte de la zone d'entrainement. Là de nombreux soldats s’entraînait au tir, au corps à corps, avec divers appareil de musculation ... Tout un panel d'équipement pour garder une armée d'aplomb !

          Ayant repéré un emplacement de tir vide, Arkane s'y dirigea. Il prit soin d'examiner les cibles, se remémora les leçons de feu Andros sur le maniement des blaster, dégaina, mit en joue et fit feu ...

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            Post n°58
            Auteur : Darth Malraas

            ~Capitaine du Silence~

             

            Une journée s'est écoulée depuis que le croiseur s'est engouffré dans le voile hyperspatiale. Une longue journée pour tout l'équipage ayant pour but la planète nécropole de Korriban. Les Marines sur le pied de guerre s’apprêtent à rejoindre la colonie séparatiste avec une certaine appréhension. Certains membres de cette même souche, connaissent bien l'étendu des pouvoirs confédérés et il semblerait même, que la nouvelle organisation gouvernementale C.S.I soit portée sur le statut de shérif intersidéral. L'Opération sur Cathar est une preuve indéniable de cette étoile dorée sur le plastron de chaque soldats séparatistes, la chasse aux sith en est une autre, bien que mis à côté et finalement une suite logique des événements encourus depuis plusieurs années. Le Capitaine Harrisk est partisan de cette théorie et rejoint sans mal l'avis de ses pairs. Les confédérés pourraient créés l'amalgame entre les Ravageurs et les autres Cultes ainsi que l'Ordre Noir, mais jamais ils n'auront la main sur les fiers militaires de Ravage. S'ils étaient des alliés autrefois, le Général Gelmir avait mis de côté ses sentiments pour l'oeuvre CSI, lui qui fut autrefois le tout puissant Gouverneur, le Général en chef... Lui qui avait à une époque reculée, pris l'initiative de former ses propres soldats dans les rangs des anti-républicains pour créer une élite divisionnaire afin de consolider son pouvoir. L'avènement des Ravageurs est une suite inéluctable de ce talent des opérations dans le temps. Quitter la confédération à son apogée, s'éloigner des centres névralgiques confédérés et nouvellement républicaines. Harrisk se souvient avec émotion de ces mois, ces années, à sillonner les régions les plus hostiles de la Galaxie pour parfaire l'oeuvre d'aujourd'hui. Tout ceci prend ainsi vie en ces instants, depuis que les Ombres ont été envoyées après avoir été forgées dans la douleur. Du moins c'est ce que l'on dit.

            Le Silence reçoit une communication alors même que le trajet s'achève, le Seigneur Gelmir vient de poser ses bottes d'acier sur le vaisseau séparatiste afin d'échanger des informations relatives aux combats sur Korriban. Wulf Hamer penche la tête sur le côté en observant Korriban et l'Iridium, que cherchent donc la C.S.I ? La navette est immédiatement envoyée vers le vaisseau mère du Général Gelmir et ceci afin de récupérer la nouvelle Ravageuse. Une traite à la cause de l'Omega, mais ayant pris entre ses bras la raison de sa vie récente, gracieusement donnée par le père de la civilisation.





            HRP
             

            Elerina : Tu écris une suite indiquant ton départ de l'Iridum et l'arrivée à bord du Silence.
            Une fois que tu es à bord, le croiseur repart en hyperespace et tu seras rejoint par Arkane Grey sur le pont, Wulf Hamer réclamant votre présence à tous les deux.

            Arkane : Tu peux choisir de réaliser une réponse ou d'attendre l'arrivée d'Elerina. Quoi qu'il en soit et chronologiquement, une fois que la navette sera sur la route vers le Silence, le Colonel Wulf Hamer va réclamer ta présence.
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              Post n°59
              Auteur : Elerina Braike

              Le Côté Obscur de la Force, considéré comme étant le plus dangereux ainsi que le plus offensif. Il est l'exact opposé du Côté Lumineux utilisé par les Jedi. Le Côté Obscur peut donner de puissantes capacités à ses plus puissants adeptes. Contrairement au Côté Lumineux, ce côté de la Force est accessible à tous les êtres conscients de la galaxie, même non-sensitifs, Elerina en avait eu la preuve après la vieille bataille de la forge ou elle avait rencontré l’enfant au yeux jaune : puissante dans le côté obscur de la force mais aucune connaissance dans son utilisation. Elerina aurait aimé la retrouver mais celle-ci était restee dans le vaisseau qui s’était crache sur Saleucami… Et même si elle avait survécu au crache comme Elerina l’avait fait, celle-ci n’avait aucun moyen de survivre, Saleucami était une planète désertique avec aucun point d’eau pour subvenir au besoin d’un seul être vivant. Clairement les chances que la petite ai survécu au crache sont minces mais qui sait peut-être qu’a elle dame chance lui avait souri.

              L’iridium était un vieux vaisseau de combats, si vieux que le moteur de celui-ci faisait vibrer légèrement l’intérieur même. Elerina était dans ses quartiers attendant patiemment ces prochains ordres. Elle patientait sur la couchette en méditant : assise en tailleur complètement apaiser. Il était rare pour les utilisateurs du côté obscur de méditer mais il fallait admettre qu’après un certains dégrée de pression il était bon d’avoir un temps de repos. Le sommeille était un luxe que la Ravageuse ne pouvait plus s’offrir depuis longtemps et qui plus est, beaucoup trop risque avec les personnes qui l’entouraient. Alors que de l’autre sens la méditation permettait à l’utilisatrice du côté obscure d’entrer dans une transe tout en gardant ses sens en éveil. Dans un silence de mort accompagne par le ronronnement du générateur, Elerina ferma les yeux respira profondément pour renforcer son lien avec la force. Une légère brise souffla la mèche ténébreuse qui se dressa face à ses yeux clos, sa concentration était à son maximum, elle était finalement dans la Zone. Malgré sa renaissance, Elerina savait que ressasser le passer ne l’aiderai pas dans sa quête de pouvoir. Elle repensa à tout ce qui c’était passe depuis maintenant, les Ravageurs, Le Culte de Cypher, Slice, La Bataille de la Forge Stellaire, L’Omega, Kovarn… mais il y’avait une zone de sa mémoire qui lui était flou, voir quasiment inaccessible. Le souvenir montrait Kovarn dans une grotte remplit de cristaux pouvant servir à la fabrication de sabre-laser. C’est ce que voyait à chaque fois Elerina quand elle plongeait dans ses souvenirs et à chaque fois, celle-ci tente d’étudier ce souvenir avec beaucoup d’attention mais celui-ci disparait dans une tempête de sable ne laissant que le vide.

              Dans l’Iridium, le couloir qui était lié au quartier de la nouvelle venue laissait entendre un bruit de pas métallique. Humain ou droide ? Impossible de définir de quoi cela provenait, mais l’humanoïde en question se rapprochait de plus en plus, perturbant ainsi la connexion avec la force qu’Elerina avait faite. La porte servant de clôture à la chambre d’Elerina coulissa laissant apparaitre un droïde protocolaire blanc et noir. Elerina, complètement surprise par l’entrée du droide, activa son sabre-laser qui cracha instantanément sa lumière blanche et rouge. Elle plaça finalement la lame en direction du droide en guise de menace mais aussi dans le but de garder ses distances, ce droide pouvait être n’importe quoi malgré son apparence : un droide bombe, un droide assassin voir pire… Elerina décrivit un cercle sur le sol autour du droide été regarda la porte, la jeune fille était pourtant sûre de l’avoir fermé, comment ce droide avait-il pu entrer aussi facilement. Finalement le droide s’avança vers elle sans aucune expression facial... Juste ses diodes s'allumaieparlaienti-ci communiquait.


              -Mademoiselle Braike, veillez désactiver votre arme et m’écouter. Wulf Hamer réclamant votre présence ainsi que celle d’Arkane Gray sur le pont du Silence.


              Elerina désactiva finalement son sabre laser mais garda la poigne en main au cas où quelque chose d’inattendue ce passe. Braike quitta sa pose de combat pour finalement faire face au droide de manière droite si l’on ne peut dire normal. Arkane Gray, après quelques secondes de réflexions la Ravageuse savait qu’elle n’avait jamais entendu parler de cet homme et l’énonciation de ce nom piqua sa curiosité. Qui était-il et pourquoi était-il convoqué en même temps que l’utilisatrice de la Force ? Etait-il lui aussi dans le même cas qu’Elerina ou celui-ci était diffèrent ? Elerina soupira : c’était repartie pour un tour, de nouvelles questions sans réponse. Après quelques secondes d’attentes, Elerina réalisa qu’elle devenait de plus en plus paranoïaque avec son entourage : le droide n’était là que pour délivrer le message, sans plus. Dans un geste de résiliation, elle rangea son sabre laser a sa ceinture avant de s’adresser au droide protocolaire.

              -Qui est Arkane Gray ? Je pensais être la seule nouvelle recrue ici…

              -Détrompez-vous si vous penser être unique ici Mademoiselle Braike, Arkane Gray est une nouvelle recrue trouver par nos Ombres.

              - « nos » ?

              - Oui, Nos Ombres, Ils sont plusieurs, celle que vous avez rencontré sur la passerelle n’était que l’une d’entre elle.

              -je vois… Elerina entreprit sa marche vers les hangars et zigzagua à travers le personnel de l’Iridium. Explique-moi à quoi sert exactement les Ombres du Seigneur Gelmir…

              -Bien sûr, les ombres ne sont ni Sith ni Seigneurs, ils font partis de la catégorie des "moins sensibles" mais sont affectés directement au Culte. Leur mission principale est de traquer, débusquer et tuer les utilisateurs de la Force Obscure, de parfait assassin. Ils sont en charge du recrutement de futurs Sith en identifiant les adeptes de la Force au penchant obscur et pouvant suivre la formation au sein des Ravageurs. Ceux refusant de rejoindre les Ravageurs, sont tués sans aucune forme de procès.

              Elerina avala avec difficulté sa salive. Braike se souvint qu’elle n’avait pas eu affaire aux Ombres non, c’était même pire que ça. Elle avait fait face au Seigneur Gelmir qui s’était d’ailleurs montrer clément sur son sort, mais que serait-il passé si elle avait refusé l’invitation de celui-ci ? elle serait surement déjà morte à l’heure qu’il est. La marche de la Sith s’accéléra d’un pas presser suivit de près par le droide, finalement celui-ci prit la tête du duo pour montrer ou la navette d’embarquement se situait. La dernière fois qu’elle était entrée dans ce type de navette c’était quand celle-ci était perdue sur Saleucami accompagne de l’escouade de Gelmir qui était venue inspecter les restes du vaisseau fantôme d’où la Sith venait. Cette fois ci c’était différend car Elerina y entra seule cette fois. Rien n’avait changé depuis son dernier voyage : Elerina s’installa comme à son habitude à l’arrière prêt de la rampe de débarquement dans le but d’avoir le plus de place possible, la Sith avait espéré un vaisseau plus grand que la dernière fois mais comme le vaisseau était le même la taille était bien évidemment la même : minuscule laissant ses passagers à l’arrière dans le noir avec pour seule source de lumière des diodes. La navette émit un grondement depuis l’intérieur signalant à sa passagère que celle-ci avait décoller.

              Après un temps de trajet d’une vingtaine de minutes, Les diodes passèrent de rouge aux verts, la navette fit un léger rebond, signe que celle-ci venait de se poser. La rampe d’atterrissage s’abaissa et le noir de la salle des passagers du transport laissait apparaitre de ce qui semblait être un croiseur moins grand que celui de l’Iridium. Elerina descendit machinalement la rampe sans attendre que celle-ci s’abaisse jusqu’à la fin. Finalement elle avait posé les pieds sur le vaisseau qui s’appelait le Silence. Il portait bien son nom, le hangar gobait le moindre son qui pourrait sortir de la pièce, s’en était fascinant mais aussi effrayant. Un autre droide s’approcha finalement de la Sith.

              -Par ici je vous prie, Wulf Hamer vous attend sur la passerelle.

              Elerina n’attendit pas que le droide prenne la tête de la marche et commença sa route sur le pont du vaisseau ignorant toute directive de celui-ci. Il était incroyablement facile de se retrouver dans ce vaisseau il y’avait toute les indications nécessaires sur les plafonds du vaisseau indiquant ainsi où se situait le pont du vaisseau. Finalement les portes de la passerelle coulissèrent de chaque côté laissant ainsi la Sith entrer. Habiller de sa bure Sith, Elerina se dirigea d’un pas lent mais sur vers l’homme qui se nommait Wulf Hamer. Une fois à son niveau celle-ci se courba légèrement en guise de salut et regarda autour, il semblerait qu’Arkane Gray ne soit pas encore là. Elerina ne fit aucun commentaire et se plaça non loin derrière Wulf sans dire un mot. Quel que soit sa futur mission, Braike avait hâte de faire ses preuves.

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                #63

                Post n°60
                Auteur : Arkane Gray

                Le dernier coup fit mouche, en plein dans le mille ! La recrue baissa son arme sans lâcher des yeux sa cible. Cette dernière était noire d'impacts brûlants. Il était peut être temps de faire une pause, pensa l'homme. Il se félicita intérieurement pour sa prestation mais constata qu'il avait néanmoins des progrès à faire, et vite pour survivre contre de vrais ennemis. Arkane rengaina donc le Q-2s5 dans son holster et chercha des yeux une chaise libre. Il vit ainsi une petite table à l'écart où il pourrait observer et épier tout ce qui se passait. Il s'y dirigea donc et se logea dans le fauteuil, scrutant l'entrainement des autres ravageurs dans l'espoir d'apprendre certaines choses utiles.

                Bien plus tard ...

                Sa profonde observation permit à la recrue Gray de mémoriser certains gestes de cors à corps durant un échange entre deux guerriers. Il remarqua aussi que la plus part des ravageurs avaient une excellente condition physique et une bonne endurance, qui découlait vraisemblablement d'un entraînement rigoureux et régulier. Cela lui fit prendre conscience du contraste entre ses facultés et celle d'un "professionnel".
                Vraiment autre chose que les petites frappes des gangs typiques de la lune des contrebandiers. Mais Arkane était confiant, il était là où il fallait pour accroître son pouvoir, sa force, il allait devenir un bon soldat, disposant d'un atout majeur qu'est la force. Cela prendrait du temps, mais il connaissait la patience. Il laissa sa réflexion de côté pour épier quelques conversations, histoire de connaître les rumeurs actuelles, ce qui lui rappela quelques filatures dans sa jeunesse, le verre et le comptoir en moins.

                "Récupérer une fichue Sith", "Ils sont des nôtres", "L'iridium", "Général".

                Apparemment, et de ce que comprit Arkane, une navette venait de récupérer la sith mentionnée par le capitaine Hammer. Le Silence devait être proche de Korriban. Selon ses maigres sources, Arkane avait apprit que cette planète avait un lourd passif avec le côté obscur et les siths en général. Il y aurait surement des savoirs et du pouvoir à y trouver, un jour ...
                Avant d'entamer des voyages, il valait mieux connaître la situation de la Galaxie. Nar Shaddaa était régulièrement épargnée des grands faits, mais qu'en est-il du reste du théâtre galactique ?

                A ce moment précis, Arkane compris réellement qu'il ne connaissait pas grand chose du monde en dehors de sa planète natale. Quelle sont les principales luttes de pouvoir, les factions en rivalités ? Il connaissait simplement les grands noms mais aucunes de ramifications et des détails les entourant. Il se maudit de s'être jeté tête baissée et sans réfléchir dans un camp, sans en connaître les avantages et inconvénients. Il n'agissait jamais au feeling, il prenait toujours le temps de planifier ses actions, de réfléchir, c'était la meilleure des façons, la plus sage. Cette façon de procéder, cette prudence, il la devait à son apprentissage du code Jedi. Bien qu'il le trouvait en général bien obsolète, il comprenait l'importance de tout planifier, mais aussi d'agir, ce que les jedis avait du mal à comprendre. Au fond, la seule entrée réellement valable du code jedi était celle ci :

                "Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance."

                Mais ce code était incomplet, en revanche le code sith lui, était bien plus séduisant.

                "Par la puissance, j'ai le pouvoir."

                Il ignorer donc tout des ravageurs avant de "signer" pour eux, mais il avait appris quelque chose en observant les soldats de ravage dans cette salle d'entrainement. Ils avaient de la puissance. Et il aurait lui aussi de la puissance, en les suivant et donc du pouvoir. Un pouvoir grand, il le savait.
                Alors peut être n'avait-il pas fait le mauvais choix ?

                "-Recrue Arkane Gray, vous êtes mandé immédiatement sur le pont par le capitaine Hammer,
                veuillez me suivre.
                "

                La recrue en question était tellement perdue dans ses pensée, qu'il n'avait pas remarqué cet officier arriver en sa direction et faire son garde à vous.
                Ainsi le capitaine souhaitait le voir, la curiosité d'Arkane était piquée à vif. Que pouvait t-on bien lui vouloir ? Il se leva sans un mot et suivit l'officier qui le reconduit à travers les coursives en direction du pont. Là même tour de passe-passe que l'autre fois et la porte s'ouvrit sur la même scène que la dernière fois. A un détail près ...
                Une nouvelle personne était déjà sur place avec le capitaine. Une femme, en habit sombre et dont il émanait quelque chose d'aussi sombre. Arkane en aurait mit sa main à couper, cette femme était la sith de Korriban.

                Il avança dans leur direction en prenant soit d'imiter le salut militaire, histoire de donner bonne impression et de rentrer dans le moule.

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                  Post n°61
                  Auteur : Baron Rissk

                  Les oreilles de Vex bourdonnent. A un tel point que les sons qui se répercutent sur les parois des cavernes semblent distants. Elle passe un avant-bras tremblant sur son visage et sent un liquide visqueux se répandre sur son front dégoulinant de sueur. La Twi'lek tourne de l’œil, prise de vertige. Elle se sent affaiblie et privée de ses moyens. Couper des membres est une tâche ingrate et salissante... Le corps ne suit plus et la concentration n'est plus au rendez-vous. Sa main n'a jusque là rencontré qu'une bouillie de chairs calcinées et sanguinolentes, afin de maintenir durant l'opération les membres inutiles d'Harvey.
                  Monr, de son côté, s'acharne à vouloir délester de ses jambes mortes le blessé, selon la volonté de la jeune femme. Il tente de scier de son mieux avec un couteau à la lame dentelée récupéré sur le cadavre d'un colon mais il rate son coup. L'arme glisse sur la jambe et vient entamer l'os. Le sang gicle à nouveau sur les deux survivants.


                  - Que... Qu'est-ce que tu as fait crétin ?!! Tu n'as jamais eu à découper des bêtes, toi qui chassait ? Tu vas le tuer ! S'énerve la Twi'lek en se penchant au dessus de la plaie.

                  - Dépecer un animal mort et amputer un blessé sont deux choses sensiblement différentes ! Et puis je n'ai pas les outils adéquats ! Se plaint l'Abyssin en tentant de réparer son erreur. Il... Il perd trop de sang !

                  - Incapable ! Pousse-toi de là abruti ! Rajoute Vex en s'emparant de la scie improvisée.

                  Le regard qu'elle porte sur l'administrateur en second de la colonie achève de le faire reculer. Elle est en train de perdre la tête ! Monr en est certain... Et il ne tient pas à être là lorsqu'elle va péter un câble et s'en prendre au reste des colons. La jeune femme essuie son visage à l'aide d'un vieux chiffon trouvé sur l'un des corps de ses compagnons d'infortune. Sa vision se trouble à nouveau. Impossible d'opérer dans un tel état, mais elle se doit d'essayer de sauver Harvey ! Tranchant et découpant tout ce qui lui semble inutile, la Twi'lek jette les morceaux de jambe plus loin en retenant un hoquet. Elle est à deux doigts de vomir son repas sur le corps inerte de l'ex-impérial. Une fois la lame chauffée avec un briquet dérobé à un énième mort, elle entreprend de brûler la plaie afin de tuer les nerfs et d'éviter un saignement continu.
                  L'Abyssin lui tend du bout des doigts des morceaux de tissu arrachés aux vêtements de quelques cadavres. Des bandelettes de fortune... La femme les accepte de bon cœur et tente d'envelopper du mieux qu'elle peut les blessures de son tendre commandant. Mais il fait si sombre... La lumière pâle d'une lanterne miraculée ne suffit pas à éclairer cet endroit de malheur ! Vex utilise ses dernières forces pour se relever et titube sur plusieurs mètres avant de se vider les entrailles. La voilà désormais privée de toute volonté. Cette maudite planète lui a tout dérobé ! Sa vie tranquille, ses amis... Son... Son... La Twi'lek se tourne vers le blessé. Monr est à son chevet et prend visiblement son pouls. Son unique œil vient ensuite se poser sur la femme avec un air sinistre.


                  - Désolé Vex... Il ne s'en est pas sorti... Annonce t-il avec une pointe de chagrin dans la voix.

                  - Non non non ! Cela ne se peut ! Hurle t-elle en se traînant jusqu'à Harvey. Réveille-toi enfoiré !

                  Telle une furie, elle se met à cogner le torse de l'homme. Mais elle n'obtient sans surprise aucune réaction. Les autres colons, jusque là restés silencieux et en retrait, commencent à se poser des questions. Elle n'a plus toute sa tête, c'est sûr... Ils commencent à avoir peur. Surtout le gosse, qui est terrorisé par les hurlements hystériques de la Twi’lek. Il se glisse dans les bras de la jeune rescapée qui se tient derrière elle. Ces cris risquent de rameuter le reste des Tuk'ata et rien qu'à cette idée, les derniers colons se sentent obligés de prendre une décision. L'Advozse, le plus survivaliste de tout le groupe -il avait après tout fui lors de l'attaque surprise des bêtes- se rapproche de l'Abyssin et lui glisse quelques mots à l'oreille.

                  - On a perdu trop de monde et on ne peut pas se risquer dans ces tunnels avec une folle furieuse. Vous... Vous avez vu dans quelle état elle se met ? Elle va tous nous faire tuer ! Il... Il faut l'abandonner ici.

                  - Je refuse de laisser l'un des miens servir d'appât ! Répond sévèrement Monr. Vex traverse une mauvaise passe, comme nous tous, et il est de notre devoir de l'aider ! Nous sommes une communauté ! C'est ce que voudrait Trassk... C'est ce que voudrait Harvey... Et tous ceux qui ont trépassé en ce funeste jour ! Il ne faut pas qu'ils soient morts en vain !

                  - Allez vous faire foutre ! Je refuse de crever ici avec vous parce que vous avez de la compassion pour une pauvre tarée ! Vocifère l’Advozse en disparaissant dans un coin sombre des souterrains.

                  Deux traits laser illuminent les cavités naturelles et viennent faucher la silhouette lointaine du fuyard. Il s'écroule sans dire le moindre mot. Vex vient de l'abattre sans la moindre compassion avec un regard vide qui fait froid dans le dos. L'autre est mort comme un chien, mais cela semble l'indifférer. Monr ne peut pas en dire autant. Même s'il n'a pas la moindre sympathie pour ce lâche, exécuter de sang-froid un être-vivant ne fait pas partie de sa ligne de conduite. Le gamin se met à pleurer à nouveau et il est bientôt imité par celle qui le serre dans ses bras. La Twi'lek ne prête pas attention à ces deux là et se tourne vers l'Abyssin, qui affiche une mine bien sombre.

                  - Il nous menaçait tous. Je devais le faire. On... On ferait mieux de décamper. Maintenant. Lâche t-elle froidement.

                  Monr acquiesce silencieusement d'un signe de tête. Il a du mal à cerner la combattante. Il du mal à comprendre la situation... Il ne sait plus quoi faire et se sent démuni face à tous ces évènements tragiques et imprévus. C'est comme si ce lieu était en train de tous les corrompre d'une façon ou d'une autre. S'ils restent ici, ils vont tous finir par devenir fous. Il a lui-même l'impression de ne plus avoir le contrôle de son esprit... Comme si ce dernier était embrumé et perdu. Oui. Il est perdu dans ses pensées. Des pensées qui ne font aucun sens. Cet endroit lui donne le vertige, la nausée. Et les nauséabondes effluves de sang qui lui montent à la tête achèvent de le rendre malade et mal à l'aise. Après avoir fait des adieux douloureux à la dépouille d'Harvey, la Twi'lek glisse son blaster dans son holster et récupère la lanterne. Bien qu'encore hésitante dans ses pas, elle prend la tête du groupe. Nul n'a la force de s'opposer à elle. Les survivants ont tout juste l'énergie nécessaire pour traîner leurs jambes molles de fatigue dans ces grottes sinistres et mortelles. Il leur faudrait trouver rapidement ou bien une issue de secours ou bien la mort...





                  « Les couleurs se mélangent
                  Alors que les flammes s’élèvent dans les nuages
                  Attrapé dans la lueur brûlante
                  Alors que des explosions éclatent dans le ciel...

                  J'étais là au tournant
                  Prêt à mettre à feu et à sang
                  Cette galaxie qui n'attend que ça...

                  Tout ce que nous construisons
                  Est voué à être brisé à nouveau
                  Nous avons tous hâte
                  De tout réduire en cendre...

                  Encore et encore ! »


                  Ah les charmes de la galaxie... Ils ne cesseront jamais d'inspirer les artistes... Et les entrepreneurs avides de crédits... Sans parler des esprits militaristes et conquérants. Une seule galaxie et tant d'aspirations différents. C'est là une chose incompréhensible mais amusante. Toutes ces étoiles que Rissk avait pu contempler lors du départ n'étaient qu'à première vue des lumières lointaines, froides et inaccessibles. Mais grâce à la conquête spatiale, tout avait été rendu possible. Et voilà maintenant que des abrutis cherchent toujours et encore à s'entretuer pour le contrôle d'une chose qui les dépasse. Les conquérants vont et viennent... Seuls les marchands restent. Et le baron est bien parti pour demeurer au centre des affaires galactiques.
                  Le Trandoshan sirote son verre de whiskey, bien installé dans son fauteuil en cuir. Il le reconnaît volontiers, les séparatistes savent s'y faire en matière de luxe. Le transport modifié de classe Sheathipede qui l'amène jusqu'à Korriban dispose d'un salon totalement adapté aux besoins des officiels de la Confédération des Systèmes Indépendants. En outre, le baron se sent à l'aise dans tout ce confort. Un bon verre à la main, des chansons relativement agréables à l'oreille et des paroles sensées et un excellent fauteuil... Que demander de plus ? Rissk tourne la tête vers l'un de ses automates gardes du corps. Il ne regrette pas de les avoir acheté ces deux là ! Silencieux, obéissants, peu coûteux et loyaux. Voilà des qualités que le lézard bipède apprécie grandement. Un investissement utile qui ne tarderait pas à se rentabiliser.
                  Après tout, même s'il est à l'origine de la création de la Milice de Protection pour Korriban, il n'est pas à l'abri d'un soulèvement. Malgré le soutien et l'estime de la population, le vent peut toujours tourner. Le Trandoshan a toujours réussi à survivre grâce à son esprit prévoyant et rusé. Et cela n'allait pas changer...
                  Les droïdes patrouilleurs Z-65 constitueront une garde rapprochée de choix en cas de nouvelle insurrection. Et cette fois-ci, les colons auraient bien plus de mal à se révolter efficacement. Car ces automates représentent une menace bien plus importante que de simples modèles B1. Et ce même avec le matériel séparatiste laissé sur place par l'ancienne autorité. Néanmoins, cela n'est qu'une ultime précaution, car dans l'esprit du baron, il n'est pas question de laisser le doute germer dans les cœurs de ses administrés. Il ferait en sorte que le peuple l'aime et qu'il lui accorde pleinement sa confiance. Après tout, le lézard a de tout temps été doué pour duper les gens.
                  Oh bien sûr, il avait probablement fait quelques erreurs, notamment lors de la réunion séparatiste, où il avait peut-être été un peu trop expéditif avec le colonel Cinder et le président Bortan... Mais cela lui avait en outre permis de jauger les deux hommes. Rissk sait bien que cela peut lui porter préjudice, mais ce sont des risques acceptables afin de mieux les cerner. Car dans le domaine du business et de la politique, il faut également connaître ses ennemis afin de mieux les contrecarrer, les berner, les manipuler ou même... Les éliminer.

                  Mais quelque chose vient le priver de ses intenses réflexions. L'un des deux droïdes pilotes de l'appareil quitte le cockpit et vient à la rencontre du sous-préfet, en ignorant au passage les regards inquisiteurs des machines à tuer du baron.


                  /- Monsieur le Sous-préfet, nous sommes arrivés à destination. Mais la planète est sous blocus séparatiste. Il nous est demandé d'attendre la fin de l'opération militaire jusqu'à nouvel ordre./ Vient-il annoncer avec une voix grinçante.

                  Déjà ? Rissk n'a pas vu le temps passer. Il ne peut s'empêcher toutefois de reposer son verre et de froncer ses sourcils écailleux. Un blocus séparatiste au dessus de Korriban ? Impossible. Cela n'a aucun sens... Cette situation est terriblement fâcheuse et il lui faut découvrir au plus vite ce qu'il se passe afin de mieux anticiper la suite... Si cela le concerne personnellement, alors peut-être n'est-il pas trop tard pour prendre la fuite...

                  - Une opération militaire sssssssur Korriban ? Avez-vous des précisions à m'apporter ? J'aimerais en sssssssavoir plus. Siffle alors le T'doshok en jetant un regard noir au droïde pilote.

                  /- Négatif Monsieur. Les données concernant l'opération en cours ne nous sont pas accessibles./

                  - Et bien dans ssssse cas... Informez la flotte de ma présenssssse. Je ssssssouhaite parler au resssssponsssssable de cette opération militaire. Reprend le baron en soupirant doucement.

                  /- Bien reçu bien reçu./

                  Fuyez le danger, il vous rattrape ! Il vaut mieux dans ce cas prendre l'initiative d'aller à sa rencontre. Le Trandoshan se pose de multitudes questions à propos de la présence d'une flotte séparatiste en orbite de Korriban. Il ne parvient toutefois pas à saisir pleinement l'enjeu ou l'intérêt du moins. Et c'est bien pour cela qu'il a besoin d'éclaircir ces zones d'ombre au plus vite. Rien n'est plus énervant à ses yeux que de se voir refuser certaines choses, surtout quand cela le concerne directement.
                  La navette du baron a visiblement l'autorisation d'aborder le vaisseau-amiral séparatiste et s'engouffre dans les hangars de l'immense mastodonte à la silhouette décharnée. Les navires de guerre de la Confédération des Systèmes Indépendants sont aussi efficaces et mortels qu'intimidants... Il est aisé de comprendre à quel point cela a du être un facteur déterminant durant les guerres opposant les forces séparatistes à ses ennemis. Nul n'aimerait se retrouver piégé en les tirs croisés de plusieurs de ces monstres là.
                  Le transport se pose à l'intérieur du hangar et déploie ses griffes à la façon d'un insecte géant. Des vaisseaux sinistres et rongés qui abritent des troupes squelettiques et des nués d'engins aux formes insectoïdes. Rien de plus normal dans la Confédération des Systèmes Indépendants. Tout semble être étudié avec minutie dans cette société où l'intimidation est autant une question de tradition que de sécurité. Tout le monde sait au sein de ce régime que les guildes marchandes font la guerre à leurs rivales en déployant leurs armées personnelles... Des forces à l'origine de la puissance militaire des séparatistes qui continuent toujours et encore d'impressionner et d'inquiéter. Rissk descend la rampe d'accès en glissant sa canne sous le bras et ordonne à ses deux Z-65 de garder le vaisseau. Le génie des confédérés ne cessera jamais de l'épater. Et c'est avoir une certaine fierté qu'il se pavane comme un prince devant les bataillons d'ingénieurs et de techniciens droïdes présents dans le hangar. Une petite troupe striée de rouge vient à sa rencontre en cliquetant, suivant de près une unité de commandement à la carlingue jaune. Il s'agit probablement du comité d'accueil.


                  /- Sous-préfet, veuillez nous suivre./ Ordonne simplement l'unité OOM en tournant les talons.

                  Plusieurs B1 de la sécurité lui emboîtent le pas. Les autres viennent fermer la marche. Le baron a ainsi l'occasion de découvrir la vie à bord d'un bâtiment militaire séparatiste. Les coursives grouillent d'activité. Quelques officiers et soldats bien vivants partagent la vie des droïdes. Le tout dans une ambiance austère à souhait. Ce sont bien là des conditions que le T'doshok n'a pas envie de partager avec ces hommes et ces femmes qui ont le courage -à moins que cela soit de la stupidité- de s'engager dans les forces confédérées. Finalement, après avoir traversé un énième couloir, le cortège arrive enfin à destination. Comme un seul être, les droïdes se figent et l'unité qui commande le groupe pivote la tête vers le lézard bipède.

                  /- Le Capitaine Wanhauer vous attend sur la passerelle./ Ajoute l'OOM avec son vocabulateur.

                  Les portes de la passerelle de commandement se glissent dans les murs et le baron entreprend alors de découvrir une nouvelle facette de la vie militaire. C'est dans cet endroit crucial que les décisions sont prises et données en temps directe. De nombreuses unités droïdes sont penchées au dessus des consoles, imperturbables dans leur travail. Ils doivent avoir la tâche la plus excitante et la plus difficile parmi tout ce beau monde. Mais cela ne concerne nullement Rissk. Après tout, il n'a que faire des affaires militaires, tant que cela ne l'implique pas. Et pour l'instant, le Trandoshan n'a qu'une envie. Celle de découvrir le pourquoi du comment une flotte séparatiste intervient sur un monde déjà sous contrôle. Toutefois, il attendrait que l'officier lui adresse la parole afin d'éviter de débuter cette conversation par une scène incongrue. Après tout, ce navire est celui du capitaine Wanhauer et c'est lui qui doit fournir des explications.

                  Après avoir machinalement épousseté sa veste, le T'doshok baisse la tête en guise de salutation et jauge silencieusement le militaire en gardant sa canne sous le coude. A première vue, le Muun est un officier séparatiste qu'il ne faut contrarier sous aucun prétexte. Une raison de plus pour ne pas lui faire une scène...

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                    Post n°62
                    Auteur : Tericarax

                    Wanhauer était livide lorsque le dénommé Gelmir arriva sur le point.Il ne redoutait pas le zabrak aufond, c'était l'affaire en elle-même qui avait chassé le sang des joues du muun. Cette synchronisation entre l'attaque du croiseur mystérieux, supposé Sith, et l'arrivée de Gelmir, ici, en orbite de Korriban n'augurait rien de bon...D'après ses propres mots il était Sith, de surcroît. Le capitaine avait caché son trouble lors de la communication holographique avec brio, et son expression pâle actuelle aurait bien volontiers été attribuée à l'éclairage cadavérique des consoles de commande plutôt qu'à sa sombe humeur...Mais la façade qu'il maintenant astucieusement face à son interlocuteur tout en l'accueillant d'un poli revers de tête n'était rien face à la tempête de questionnements malmenant son esprit.
                    En vérité, seule la rigidité des droïdes le préservait encore de son ouragan de doutes. L'automatisme avec lequel ils s'adonnaient à leur tâche faisait barrage à son stress, car tout son entraînement s'était toujours passé dans ce cadre, au milieu des machines ; l'émotion n'y existait pas, remplacée par l'efficacité et l'acte pur de toute considération.

                    Wanhauer avait, du reste, profondément réfléchi à ce qu'il était bon de dire. Tout capitaine avait forcément dans sa carrière – en dehors de quelques rarissimes promotions éclairs – servi assez d'années pour avoir connu l'époque de l'ex général Gelmir. Le départ de celui-ci était récent dans l'histoire Confédérée. Le muun lui-même servait déjà sous les couleurs confédérées, bien avant que le zabrak ne quitte le pouvoir. Il n'était pas parmi ceux nostalgiques de la « grande époque » confédérée. Son esprit résidait dans le présent et son optimisme était tourné vers le futur. Mais il savait également que ce maître auto proclamé du Côté Obscur était rompu aux protocoles confédérés.

                    Il allait être particulièrement précautionneux à ne pas lâcher d'information, tout en obtenant de Gelmir la raison de sa venue. La véritable raison. Lorsque le personnage en armure et son second – probablement l'homme ayant vu de ses yeux les Sith agir au sol – arrivèrent à sa hauteur, Wanhauer ouvrit enfin la bouche, l'air grave :

                    « - Ex général Gelmir. Votre présence ici est une surprise aussi grande que l'attaque à laquelle elle succède. »

                    Ce n'était pas la voix du Muun qui avait parlée ; c'était un ton étouffé sous un vocabulateur et un masque de respiration artificielle. Sa tonalité n'était en clefs de timidité et de réserve. Composée dans les harmoniques du sang et du meurtre, c'était la voix du colonel Cinder, qui venait de jaillir de l'autre côté du pont. Il venait, entouré par trois gardes qui semblaient être des magna. Toutefois, ils ne portaient point de bâton, rouge l'acier qui les forgeait, flanqué sous un casque respiratoire à la visière opaque le maître qui les dirigeait.
                    Abasourdi, le muun resta béa quelques secondes.


                    « - Je...Nous ne vous attendions pas...Pas ici, mon colonel. »

                    Cinder s'avançait sur le pont, droit vers le zabrak. Son manteau de cuir épais claquait dans son dos, ses poings gantés serrés.

                    « - Je n'aurai pour rien au monde raté l'arrestation des meurtriers de notre peuple, capitaine Wanhauer. » La voix du personnage était enjouée, elle vibrait d'un plaisir à peine dissimulé. Mais ce n'était pas le plaisir clair et sincère qu'on a en retrouvant de vieux amis ; des échos de sadisme résonnaient dans chaque phrase, chaque mot de Cinder. «  Suivez-moi gouverneur. Vous avez beaucoup à m'apprendre je pense. »




                    Le colonel avait amené l'ex général dans ce qui semblait être une ample pièce de réunion. Ses gardes l'avaient accompagné et faisaient à présent partie intégrante du décor en de macabres et immobiles statues. Bordée par une vitre qui débouchait directement sur l'espace, Cinder observait à présent les étoiles. Leur éclat était d'une affligeante faiblesse face à la beauté écorchée de Korriban, baignée dans la fureur de son soleil lancinant. Dans la pièce, un son étreignait le silence : le vrombissement des immenses moteurs maintenant le Providence en orbite. Le colonel, néanmoins, appréciait cette illusion de tranquillité.

                    « - Vous savez gouverneur, entama-t-il d'une voix emprunte de calme, je me suis toujours demandé ce qui animait les Sith. La vengeance ? Le pouvoir ? Quelle passion les pousse, quand ils saisissent les rênes de leur cruauté pour faucher l'innocence silencieuse et paisible ? Quelle noirceur les motive vers la puanteur des morts et le massacre de l'autre ? Peut-être est-ce le propre des nuisibles ? Le souvenir d'une grandeur passée dans des empires bâtis sur des plaines de sang, des empires de rats seigneurs et de corbeaux rois ? »

                    Le personnage se tourna et présenta son scaphandre froid au casque martial de son interlocuteur. L'ancien général Gelmir...Cinder s'était tant élevé depuis son départ...D'un simple agent de la mort, silencieux dans des légions de faucheurs, il était devenu à présent l'un des visages de la Confédération, l'interlocuteur principal de l'Impérium, l'architecte de la chute des Sith.

                    « - Votre arrivée, fût-elle avancée de seulement quelques heures, aurait pu même abattre ces maîtres-à-charogne. Toute la question n'est pas l'heure à laquelle votre vaisseau est entré dans le système, mais la raison. Vous avez dit au capitaine Wanhauer qu'un de vos agents vous avait averti de la présence Sith, car directement sur place. Il est véritablement une chance que vous soyez venu jusqu'à nous. Vous avez volé à notre secours, sentant l'appel à vos racines, la Confédération vous en sera assurément reconnaissante... »

                    Cinder fit quelques pas, caressant de son gant noir le transparacier qui les séparait tous des confins de l'espace. Sa main laissa une légère empreinte de buée sur la vitre. Sa main libre désigna le second personnage qui accompagnait Gelmir ; cet héroïque messager qui avait transmis l'alarme en temps record à son maître.

                    « - À vous et à votre subordonné, dont l'efficacité a été exemplaire. Mais, gouverneur...
                    Il y a juste un détail – infime ! - mon cher gouverneur, qui me chiffonne. Vous étiez en route pour Korriban, averti par votre homme, ceci je le conçois. Il était présent ici, a vu de ses yeux les atrocités commises par notre ennemi commun et haï, je le comprends.
                    Mais il y a un petit quelque chose qui m'échappe...
                     »

                    Alors, le colonel cessa sa marche, se grattant pensivement le scaphandre, là où aurait été son front.
                    Soudain, il claqua des doigts, ayant trouvé sa réponse.

                    « - Ah. Nous n'avons reçu aucun message de votre part pour nous signaler l'alerte. Entendiez vous, au nom de l'héroïsme et de vos racines, éradiquer par vous même la menace ? Votre couleur n'est-elle pas à présent Hutt et plus confédérée ? »




                    On avait délesté Wanhauer d'un dialogue potentiellement risqué et ardu, en compagnie d'un individu qu'il avait un jour estimé mais qu'il ne pouvait plus qu'accueillir par la méfiance aujourd'hui. C'était un soulagement pour lui, mais le muun redoutait, plus que les mystères de Gelmir, le caractère pervers du colonel. C'était quelques minutes à peine après le départ de Lam Cinder et Gelmir qu'un droïde lui avait annoncé une seconde nouvelle : le sous-préfet de Korriban venait de rentrer au bercail ! Avec un soupir exaspéré, il indiqua à son équipage qu'il s'entretiendrait donc avec cet énième invité impromptu.

                    Celui qui représentait les intérêts confédérés auprès de Korriban était un grand lézard aux traits de serpent et aux regards de vipère. Loin de siffler cependant, le sous-préfet se contenta d'une simple salutation de la tête. Les droïdes sur le pont ne prêtaient aucune attention au dialogue, occupés à leurs propres tâches ; ils surveillaient sur leurs consoles la recherche des survivants ; les troupes avaient quadrillé la zone, ce n'était plus qu'une question de temps. Aidés par les puissants radars thermiques du Providence, les officiers mécaniques au sol guidaient déjà leurs légions vers les rescapés. Seuls deux gardes robotisés B2 encadraient le personnage ; simple escorte fournie par les soins de l'équipage.


                    « - Vous arrivez à point nommé, sous-préfet...Rissk, c'est cela ? Enchanté, capitaine Wanhauer. Sous-préfet...Je suis au regret de vous annoncer que votre colonie a été la cible d'assauts Sith. Un croiseur impérial d'ancienne génération était commandé par les fanatiques et assiégeait la planète lorsque nous sommes arrivés...Nous l'avons détruit, et il ne sera plus jamais une menace. Son équipage a été en partie éradiqué lors de notre frappe initiale. Les survivants ont tous été capturés, les fuyards assez fous pour combattre, abattus. Nos troupes cherchent à présent les survivants. En fait, c'est ce qu'elles font depuis maintenant plus de deux heures et quarante minutes.
                    Des contingents ont été mobilisés par l'état major et fouillent sans relâche l'espace environnant. Pour tout vous d-... 
                    »

                    Un droïde venait de recevoir une communication entrante, et avait interrompu Wanhauer d'un « /Capitaine./ » neutre et poli. Le muun jeta un œil au trandoshan, lui signifiant bien que, malgré le deuil qu'il traversait, les opérations demeuraient prioritaires, pour le meilleur comme pour le pire. D'un hochement de tête, il signifia à son subordonné de lancer la communication, devant son public improvisé – et encore une fois impromptu.

                    C'était l'image d'un être au crâne anormalement développé, comme si son cerveau avait enflé au point que ses os n'avaient pu suivre la cadence. Il avait un air maussade imprimé sur l'entièreté de son visage, mais paradoxalement souriait. C'était un Siniteen. Il fit un salut militaire avant de poursuivre :


                    « - Capitaine Wanhauer ! Menz, de la cinquième division. Le colonel avait vu juste. Il y a bien de la vie sur la capitale noire. Nous avons encerclé tous les petits êtres qui grouillent dessus. D'après leur accoutrement, ce sont très certainement des fanatiques d'un ordre religieux quelconque. Je vous le met dans le mille : ce sont des Sith. Nous les tenons, capitaine. Ils n'étaient pas loin de Korriban, comme vous le soupçonniez. »

                    Wanhauer, à son tour, fit un salut militaire.

                    « - Vous rendez un fier service à la Confédération, agent Menz. Avez-vous besoin de renforts ? »

                    « - Négatif, dit le Sireen en agitant une main dans le vide. Ils ont bâti une grande citadelle à partir de ruines, mais nos légions sont d'une écrasante supériorité aux maigres bataillons qu'ils pourraient aligner. »

                    « - Ont-ils tenté de négocier ? »

                    « - Ils ont envoyé des hommes encapuchonnés à la rencontre de nos légions, oui. »

                    Wanhauer jeta un œil au sous-préfet à son côté. Plongé au cœur du dialogue, on n'aurait pas besoin de lui faire un énième résumé de la situation. C'était un bien, notamment pour la patience de notre officier, qui commençait sérieusement à fatiguer de tout ce social et de ces imprévus sans fin.

                    « - Et ? , poursuivit-il. »

                    « - Tirs paralysants de sommation. »

                    « - Quel manque de courtoisie... »

                    « - Nous n'allions pas les laisser geler dans une forêt humide et boueuse quand nous pouvons discuter calmement dans une pièce chauffée, dans le luxe d'un croiseur Providence. »

                    « - Y en avait-il d'autres ? »

                    « - Oui. Une vieille aigrie qui ne cessait de brandir sa position de ''Matriarche de Dathomir''. Ils avaient également jugé bon de se cacher au fond de leur...Chapelle ? »

                    « - De se cacher ? »

                    « - Des troupes stationnées. »

                    « - Avec des... »

                    « - Avec des tirs de sommation dans le ventre, oui. Ils ont tous été emprisonnés. Les troupes continuent à fouiller les environs. J'ai averti l'Etat Major. Ils fouilleront Dathomir en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Pazaak.  »

                    On interpella le Sireen, derrière son hologramme. Il jeta un regard hors du cadre, puis :

                    « - Un plaisir de vous rencontrer capitaine. »

                    Et avec un ultime garde-à-vous, il rompit la liaison hologramme, laissant seuls Wanhauer et le sous-préfet.

                    Pour peu, bien entendu, qu'on puisse considérer qu'être entourés par des dizaines de droïdes sur le pont d'un croiseur de classe Providence représentait une forme de solitude. Cela...Cela signifiait-il que la Confédération avait triomphé de la menace Sith une fois pour toutes... ?

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                      #66

                      Post n°63
                      Auteur : Darth Malraas

                      Le Seigneur Gelmir écoute le Colonel Cinder avec une attention démesurée. Tout en observant l'individu se mouvoir dans la pièce, le Zabrak épluche soigneusement chacune des paroles de son interlocuteur. Bien sûr les confédérés sont piqués par ces événements particulièrement odieux et l'arrivée de l'un des croiseurs de Ravage dans le Système de Korriban est un facteur à prendre en compte. Que les hommes de Gelmir soient coupables ou non, la CSI doit éclaircir le mystère englobant cette opération sordide et cela, l'ancien Général le comprend bien. Dans la Force, l'Ombre Vicious émet des oscillations brèves mais répétées signifiant une certaine impatience et une appréhension palpable. Le ton du Colonel Cinder paraît amical, mais Gelmir ne doute pas que l'individu est assez intelligent pour ne laisser rien paraître. La dernière question est posée, celle-ci porte sur le mutisme des Ravageurs n'ayant pas appelés la CSI dès le début de leur déplacement.

                      -La Confédération n'est plus ma patrie depuis des années, bien que je sois encore totalement en faveur de ce régime politique qui m'a vu naître autrefois. Je représente les intérêts des Hutts par mon titre de Gouverneur sur leur monde capital, mais ne suis en aucun cas sous l'affiliation de leur cartel ou de leur système politique particulier.

                      Marquant une pause pour humidifier ses lèvres et l'intérieur de sa bouche, il reprend sa réponse avec le même ton : Neutre et posé. Les filaments de la Force s'échappent des artères de son être pour palper la lointaine planète orangée.

                      -Je suis à l'affût des moindres faits et gestes d'autres Sith et beaucoup de mes agents sont envoyés sur des mondes républicains, confédérés ou neutres afin de dénicher leurs semblables. Je vous avoue que la majorité des individus trouvés ne sont pas les représentants de cet Ordre Noir ou de l'Ordre de l'Omega. Ils sont pour beaucoup, des hommes et des femmes perdus et bercés dans l'obscurité sans comprendre la véritable valeur de la Force.

                      Des rapports officiels que je tiens régulièrement entre mes mains démontrent bel et bien une tendance pour le côté obscur sans formation, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune mention d'un ordre, qu'il soit celui d'Oblivius ou de l'Omega. La nature d'un être ayant appris les bases enseignées par d'autres est quasi palpable pour mes agents, qui par ailleurs sont spécifiquement formés pour entrevoir le mensonge au sein de la Force. Il est donc certain que les Sith, parlons clairement de l'Ordre Noir ou de l'Ordre Sith de l'Omega, sont une minorité et qu'ils se cachent avec suffisamment d'aisance pour ne pas être pris dans les faubourgs des mondes peuplés. Ils se terrent avec une efficacité certaine et j'avoue que l'opération sur Korriban est un véritable étonnement.


                      Gelmir prend la décision de marcher vers le transparacier faisant barrage au vide sidéral.
                      Ses mains sont liées l'une à l'autre derrière son dos et son heaume de fer observe attentivement les étoiles de la Galaxie.

                      -Si j'étais membre d'un Ordre naissant, traqué et chassé par une grande puissance de la Galaxie, je n'aurais pas débarqué avec une maigre force militaire pour mettre à feu et à sang une colonie sans intérêt stratégique. Des milliards d'étoiles sont habitables, des milliards de possibilités de fuir et de se tairer pour créer une civilisation propre et conforme à l'obscurité. Si j'étais un Seigneur Noir avisé, tel que nous en avons connu des centaines dans notre histoire, j'aurais envoyé un agent seul pour trouver ce que je cherche. Qui plus est, il s'agit d'un territoire sous le joug des confédérés.

                      Il se tourne vers Cinder.

                      -Les Sith de l'Ordre Noir sont venus sur Korriban car ils savaient qu'il s'y cachait quelque chose. Que cette chose soit détenue par les colons ou enterrées dans les blocs de pierre des tombeaux de leurs ancêtres, elle a été quoiqu'il en soit un aimant, une attraction. Dark Oblivius est une démesure de proportion, une colonie stratégiquement insignifiante ne mérite pas un déballage de forces militaires d'une telle ampleur. Ce Sith, ce fondateur de l'Ordre Noir n'est pas un militaire, n'est pas un fin stratège et il est facile de croire que vous comme moi, pouvons éradiquer chacun de ses petits insectes Sith avec seulement le talon de nos bottes.

                      La Force Obscure s'insinue dans les artères du Seigneur Sith, se frayant un chemin jusqu'à son coeur, jusqu'à son âme afin d'y faire bouillir son sang et le submerger d'une envie brute de destruction. Il se détourne du scaphandre de son interlocuteur pour percer le mystère de l'espace, la contemplation est la meilleure des eaux pour éteindre le plus brutal des feux.

                      -Je ne sais pas d'où il vient ni qui il est, je sais seulement qu'il dispose du soutien des cultes ayant été créés suite à la fin de l'Ordre Sith. Les cultes sont l'essence du Côté Obscur, séparés ils ne représentent qu'une maigre menace mais ralliée ils sont dangereux, j'avais la possibilité de rencontrer Dark Oblivius mais votre opération sur Korriban semble avoir mis fin à cette probabilité de rencontre. Gelmir tourne son casque vers Cinder, si vous n'avez pas été mis au courant de tels événements c'est que je considérais qu'il n'était pas primordial que la confédération soit aux faits de certaines vérités qui lui échappe encore. Je ne suis pas l'Imperium qui ploie devant les officiers confédérés pour aboyer dès qu'une infime petite chose éclate dans le confins de l'univers.

                      Avant aujourd'hui je n'avais même pas connaissance de cette colonie séparatiste sur les terres inhospitalières de Korriban. Alors avant de faire le vassal et d'appeler le gouvernement responsable de ce territoire, il me fallait d'abord et en premier lieu, réagir sans délais à cette menace.


                      Le Côté Obscur s'intensifie, Korriban semble rougeoyer sous l'effet d'une auréole baignée de l'opposition à la lumière. L'éveil de la Force chez le Seigneur Gelmir semble vouloir se frayer un chemin jusqu'à la planète nécropole. Quelque chose se terre.

                      Votre remarque me fait par ailleurs suggérer que si des telles événements venaient à se répéter, j'enverrais une holotransmission directement sur Géonosis, afin d’accroître la durée de l'information et potentiellement baisser celle de la vie de vos sujets. Je suis certain que dans ce cas de figure vous oseriez me dire "Pourquoi n'avait vous rien fait ?"

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                        Post n°64
                        Auteur : Baron Rissk

                        Rissk écoute avec attention le rapport que lui fait Wanhauer. L'officier apparaît au premier abord comme un type qu'il ne faut pas vexer, à moins de vouloir s'attirer des ennuis. Mais il y a sous son air rigide une sorte d'amour véritable pour sa patrie, celle qu'il protège en servant fièrement dans l'armée. En outre, le sous-préfet de Korriban n'arrive pas à cerner complètement le Muun. Il est peut-être plus fragile, sensible, que ne le laisse présager son apparence. Le baron chasse ces pensées sordides de son esprit. Il n'est pas là pour faire le portrait d'un capitaine de vaisseau, mais bien pour se renseigner sur la situation actuelle de la planète sous sa responsabilité.

                        Et la situation semble être réellement fâcheuse. Des Sith ont attaqué et massacré la population locale. Il fallait bien s'attendre à ce qu'ils surgissent à nouveau un jour ou l'autre, mais le Trandoshan reste surpris. Ils sont plus fous et désespérés que jamais. S'en prendre à une planète séparatiste alors que la Confédération des Systèmes Indépendants est sur le pied de guerre... Quelle idée stupide ! Ces Sith n'apprendront jamais de leurs erreurs visiblement. Rissk semble partagé. Il ne sait pas s'il doit féliciter cette intervention suicidaire ou s'il doit s'en offusquer. Après tout, ces sauvages l'ont privé d'une potentielle source d'ouvriers, et le voilà désormais à la tête d'un monde-tombeau. Les plus superstitieux verraient probablement là l’œuvre d'une force surnaturelle, qui vient châtier tout ceux qui mettent le pied sur cette planète. Une sorte de malédiction qui condamne la planète à demeurer à tout jamais une immense nécropole. Mais notre T'doshok n'est pas superstitieux, la seule chose en laquelle il pourrait croire est l'argent. Et actuellement, cette histoire n'apporte rien de bon pour ses affaires. Il devrait faire tout son possible pour redresser la tête, et faire de la planète un monde rentable pour la Confédération des Systèmes Indépendants. Car le baron connaît désormais un peu les têtes et les principaux acteurs du régime séparatiste. Nombre d'entre eux ne s'intéressent qu'à ce qui est profitable à leurs affaires. Et actuellement, Korriban n'est qu'un poids mort qu'ils vont devoir traîner péniblement.

                        Une chose que le lézard bipède veut éviter à tout prix, s'il veut avoir la possibilité, un jour, de s'élever parmi eux. Certains auraient déjà jeté l'éponge, mais notre sous-préfet n'est pas de ceux-là. Le crime est attirant parce qu'il peut rapporter gros, mais aussi parce qu'il a son lot de sensations fortes. Et la perspective de relever un défi de plus excite le baron. Un petit frisson parcourt ses écailles et il se permet de clore ses yeux de reptile le temps de quelques battements de cœur. Quelle sensation agréable ! Wanhauer doit penser qu'il se recueille silencieusement pour ces pauvres gens massacrés qui lui ont servi d'administrés. Mais il n'en n'est rien. Ces pertes, aussi tragiques soient-elles, ne sont qu'à ses yeux une opportunité à saisir. Peut-être pourrait-il se servir de cet évènement comme d'une justification pour ses recherches à venir. Peut-être pourrait-il obtenir des fonds supplémentaires de la sorte...

                        Une communication entrante le sort de ses pensées. Une conversation entre Wanhauer et un autre officier, semble t-il, s'engage rapidement. Des informations intéressantes parviennent jusqu'aux oreilles de Rissk. Après tout, personne ne l'empêche d'assister silencieusement à cette communication. Ainsi donc, les Sith ont lancé leur attaque depuis un monde voisin. Une erreur de plus à ajouter à un compteur déjà bien rempli. Dathomir est même évoquée. Une planète tout aussi minable et inintéressante que peut l'être Korriban à des étrangers. Ces informations bien que maigres, pourraient s'avérer enrichissantes pour un pillard et escroc notoire dans son genre. La planète-nécropole n'est peut-être qu'un début pour ses fouilles. Il y a visiblement d'autres mondes occupés par les Sith. Des mondes probablement inexplorés, ou oubliés depuis longtemps. Il faut juste espérer que les séparatistes ne soient pas trop zélés et ne détruisent pas toutes ces possibles et merveilleuses découvertes archéologiques. Non. Cela serait très mauvais !


                        - Capitaine, je tenais dans un premier temps à vous remercier d'être intervenu ausssssssi rapidement ssssssur Korriban et de m'avoir permis de monter à votre bord afin d'obtenir des réponssssses. Être mis à l'écart alors que les miens ssssssont masssssacrés par ces Ssssssith est une chose que je ne pourrais concevoir. Commence le Trandoshan avec une fausse sincérité. Vous comprendrez ausssssi, je l'essspère, que je ne peux pas me permettre de ressster à l'arrière alors que ces gens meurent. C'est pour cette raison que je vous demande de me laisssser participer activement aux recherches, depuis la sssssssurface. Je connais cette colonie et ssssses habitants mieux qui quiconque ici et je sssssuis sûr que les resssscapés seront plus rassurés sssssi je suis à leur côté. De même, j'imagine qu'avec toutes ces légions déployées au ssssol, il n'y a aucune raison de ssssss'inquiéter pour ma sssssécurité.

                        Le T'doshok jongle avec les arguments avec une facilité étonnante. Mais qui peut lui en vouloir d'être au centre de l'action ? Sûrement pas un petit chefaillon. Le baron souhaite se rendre sur sa planète, et il obtiendrait ce qu'il veut. Il ne compte pas rester planté là, sur la passerelle d'un vaisseau militaire, alors qu'il peut profiter du soleil et surveiller les mouvements de troupes en surface. Rissk prend son rôle de sous-préfet très à cœur, et on le comprend...

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                          Post n°65
                          Auteur : Tericarax

                          Le colonel enregistrait mentalement et physiquement les informations que lui transmettait le gouverneur. La stratégie semblait avoir fonctionné. Cinder savait fort bien que Gelmir avait toujours été fier ; fier et sanguin aussi. Il avait axé son discours pour toucher une corde sensible et forcer son interlocuteur à dévoiler sa position, non seulement au sujet des Sith mais aussi et surtout la Confédération. Ces deux données étaient complémentaires, elles permettaient au maître assassin de tirer des conclusions sinon impossibles. La conversation filant, il ne pouvait faire l'analyse complète de tout ce que lui disait Gelmir, mais il en retenait les points les plus cruciaux :
                          Le gouverneur s'était complètement détaché de son passé confédéré, au point d'être prêt à menacer la C.S.I. . Si Cinder n'avait pas fait plusieurs heures de voyage interstellaire sur un monde reculé comme Korriban, il en aurait presque rit. Le Zabrak se pensait-il donc en mesure de nuire à la Confédération sans y perdre tout ? Se croyait-il toujours à la tête d'une armée si conséquente qu'il pouvait se dresser face aux légions indénombrables de droïdes séparatistes, et à la flotte la plus puissante de la galaxie impunément ? Les négociations avec la République l'avaient empli d'arrogance plus que de clairvoyance.
                          Mais Cinder n'était pas un juge de la lumière, il était un bourreau de l'ombre. Sa petite opération avait porté ses fruits ; elle avait exposé les faiblesses de son interlocuteur, des failles mortelles. Comme le profil de l'ex général l'avait laissé à supposer, il avait d'amples qualités militaires mais son arrogance serait sa perte. Certes pas aujourd'hui, mais un jour prochain, le défaut viendrait mordre Gelmir au moment le plus inattendu. Qu'à cela ne tienne, le colonel n'était pas un conseiller tactique ; son travail était de cerner les défauts létaux, pas de les corriger.

                          La deuxième information la plus capitale évoquée par Gelmir était ses fameux « agents », arpentant la galaxie à la recherche de leurs semblables. Ceci confirmait bien ce que Cinder avait appris au sujet des événements de Cathar ; le gouverneur était affilié au Côté Obscur. À la lumière de ce constat, ses phrases suivantes avaient une résonance toute particulière dans les oreilles de notre homme en scaphandre ; « Si j'étais membre d'un Ordre naissant »... »Créer une civilisation propre et conforme à l'obscurité »... « Si j'étais un seigneur noir avisé »... « J'aurais envoyé un agent seul pour trouver ce que je cherche ».

                          Un agent seul, comme celui envoyé pour « traquer » les siens comme l'annonçait le gouverneur.
                          Le nom de Dark Oblivius était sans doute la succession de mots la plus capitale franchissant les lèvres du Zabrak ; était-ce donc lui, le responsable de toute cette misère, de tous ces attentats ? Etait-ce lui, l'Ennemi que le colonel traquait opération après opération ? Etait-ce son ordre que les forces séparatistes avait annihilé sur Dromund Kaas ? Son vaisseau, torpillé et ravagé en orbite de Korriban ici même ? Sa folie, qui avait coûté la vie à tant d'innocents ?
                          Et Gelmir souhaitait le rencontrer ici même. Mais était-ce pour y mettre fin, ou pour le rejoindre ? Malgré toutes les informations dévoilées, la menace ultime du personnage empêchait de complètement l'innocenter.
                          S'il était venu à la rencontre de ce Dark Oblivius – en supposant qu'il existe – il était difficile de le croire de bonne foi. Son agent aurait été sur place pour, quoi ? Recevoir une invitation ? Voir les troupes de ce prétendu seigneur noir massacrer une colonie manifestement séparatiste ? Et en dépit de la présence incontestable de droïdes militaires d'affiliation indubitablement confédérée, le général aurait ignoré qu'il s'agissait d'une colonie de même bannière ?


                          « - Aider à retarder notre intervention contre une menace n'est pas de l'inaction, gouverneur, mais de la complicité. »

                          Le colonel avait interrompu sa brève réflexion. Son ton était plus sec que l'air de Korriban.

                          « - Une complicité dont vous vous passeriez bien. Nous sommes en guerre contre cet Ordre Noir et cet Oblivius, gouverneur. Toute complicité vous amènerait parmi nos ennemis, et ferait de vous une cible de notre élimination systématique et méticuleuse des représentants obscurs. En ces périodes troubles, un navire de guerre arrivant en bordure d'un de nos mondes est au mieux interprété comme un acte de piraterie. Au pire, c'est une affiliation Sith. La Confédération apprécie grandement votre intervention...Mais pour votre sécurité, je vous recommande fortement de nous prévenir avant. Comment pensez vous que nous aurions agit, si nous étions arrivé en orbite de notre colonie massacrée pour y trouver deux croiseurs lourds ? Aurions nous effectué une quelconque distinction, une enquête longue et fastidieuse, pour déterminer qui était coupable et qui était juste ? Non. Nous aurions pris les mesures les plus rapides pour éradiquer les menaces. Et alors, malgré toute la justesse et la droiture de votre volonté d'intervention, vous auriez été – quoi qu'innocent – sous le feu de nos canons. Vous auriez essuyé d'injustes pertes à la place de cet Oblivius et de son pathétique Ordre Noir, car nous vous aurions pris pour l'un des siens. Vous l'avez dit, vous n'êtes plus séparatiste ; n'agissez pas sur notre sol sans nous prévenir. Le système de défense confédéré agit vite et brutalement, mais souvent aussi sans discernement. »

                          Le colonel tourna son casque respiratoire vers Korriban.

                          « - Fort heureusement tout s'est déroulé au mieux aujourd'hui. Les Sith ont été éradiqués de la surface de Korriban, et vos hommes sont sains et saufs. Nous continuerons à ouvrir l’œil de notre côté gouverneur. »

                          Là-dessus, Cinder tendit une main à son interlocuteur.

                          « - Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon retour chez vous. Merci de votre coopération. Ma garde personnelle a veillé sur votre navette, personne n'aura rayé sa peinture en votre absence, » ajouta-t-il en guise de plaisanterie pour alléger l'atmosphère.



                          ***

                          Wanhauer soupira. Voilà qu'on avait un sous-préfet aventureux. Lors des attentats sur Muunilinst, le préfet Barrik lui-même s'était jeté au cœur de l'action, sans doute en manque de sensation. Il avait payé sa curiosité et sa soif d'aventure d'une hospitalisation aux services urgentistes de Géonosis pour de sévères blessures. Le capitaine observa de pied en cap le gros lézard. La situation au sol était stable, il n'y avait plus de menace foulant le sol de Korriban, donc où était le mal ?
                          Le bon capitaine tourna les yeux vers la baie, et au-delà, le disque de fer battu au rouge qu'était Korriban.

                          « - Je n'ai aucune objection à ce que vous descendiez parmi les vôtres. Vous êtes chez vous après tout...Mes hommes sont encore au sol, ils n'auront aucun mal à vous accepter dans leurs rangs pour les recherches de vos colons. N'attendez cependant pas qu'ils vous écoutent. Les droïdes sont assez...Rigides, en matière d'autorité. »

                          Peut-être que le capitaine allait enfin pouvoir se reposer un peu ?

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                            Post n°66
                            Auteur : Darth Malraas

                            Les confédérés sont aussi absolus que les créatures du côté obscur qu'ils combattent. Ils se confortent dans l'idée qu'ils peuvent plier la galaxie à leurs décisions, faire de vassaux dociles et serviables, leurs ennemis d'autrefois. Le colonel ne comprend pas les mots du Seigneur Gelmir, trop sûr de ses paroles, de son pouvoir, de la Confédération. Le Zabrak s'en tient à ses propos, si une planète est battue par la guerre, ensanglantée par un conflit, les Ravageurs n'entreront pas dans les intérêts de ce gouvernement. Le venin de la folie gangrène l'idéal séparatiste au point de rendre cette arrogance quasi palpable. La définition même de la Confédération d'autrefois, est ébréchée par une gouvernance dont l'idéologie se rapporte à une aberration inexcusable. Il est à croire que les paroles des officiels changent en fonction du temps et des caractéristiques mentales de chacun. La CSI n'est-elle plus qu'un amas de soldats gonflés aux stéroïdes et à la cervelle ramolie par la confiance qui suinte des pores de leurs peaux ? Gelmir s'amuse de voir à quel point l'officier à sa portée, prône un discours que les membres des Sith d'autrefois, pourraient avoir. Ils combattent leurs ombres. La déception est réelle, mais cette nouvelle vision éloquente d'un membre de l'armée confédérée, révèle bien plus à Gelmir. L'étincelle s'est perdue dans le néant de la grandeur narcissique.

                            La conversation touche à sa fin et le Seigneur Gelmir lève une main en guise de politesse non réglementaire. Il finit assez tôt dans le hangar et la navette décollera aussi rapidement que possible. Une fois à bord de son vaisseau mère, le petit appareil stellaire est soigneusement scanné afin d'éviter toutes éventualités de pose d'un mouchard.

                            -Notre destination monsieur ? Lance l'officier de pont.

                            Gelmir toise la Korriban orangée.
                            L'entité dans la Force est quelque part, probablement perdue dans ces territoires mortellement désertiques. Est-ce un partisan de l'Ordre Noir ou une créature abandonnée par le hasard de la destiné ? Quoi qu'il en soit, les Ravageurs devront envoyer quelqu'un sur les lieux, la sensibilité dans la Force de l'individu est assez impressionnante pour tirer des conclusions diverses dont l'une pourrait porter à confusion. L'Ombre Royale s'approche de son Maître.

                            -Il ne s'agit pas de Dark Oblivius Monseigneur, son aura est beaucoup plus... Souillée. Murmure-t-il comme s'il s'agissait d'un secret.

                            La contemplation dans la Force du Seigneur des Ravageurs est une bénédiction pour les moins sensibles. Son aura se mesurant à une échelle plus grande que celle d'une Ombre, celle-ci bénéficie de cet élan pour s’agripper aux filaments et entrevoir les sensations à quasi équivalence, du Maître de Ravage. Vicious en est partisan et sait se servir de cette opportunité à bon escient.

                            -Prenez un itinéraire officielle, la Voie Hydienne jusqu'à Sullust.
                            Nous y attendrons la nouvelle recrue, récupérée par le Gozanti.


                            Laissant l'Ombre dans l'absence de réponse, Gelmir se détourne de la verrière du pont de commandement, alors que celle-ci se nappe du voile hyperspatial.

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