Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #36

    Post n°35
    Auteur : Super PNJ



    Dark Farak 
     


    Cela faisait plusieurs jours que l'ancien préfet de Korriban et sa garde rapprochée parcouraient les interminables dédales courant sous la terre ferme de la planète désertique. Cela faisait déjà plusieurs heures que les quelques droïdes B1 à cour de batterie. Les amas de boulons coupé de leur alimentation s'étaient tout simplement effondrés. Inerte et sans la moindre utilité. La petite escorte récupéra les quelques blaster afin de mieux s'armer face aux possibles dangers présent dans ces sous sols.

    Mais il fallait avouer que la technologie même avancée ne leur serait d'aucune utilité face à la menace qui pesait sur eux. Après une petite pause, ils continuèrent leur chemin. La peur commençait doucement à s'installer, la pénombre et les vivres diminuant à vu d’œil pesait lourd sur le moral, mais plus ils avançaient, plus une présence gênante s'insinuait dans leurs esprits.

    Arrivant au détour d'un long corridor sur une salle de plusieurs mètres de long. En son centre un ilot de pierre. S'accordant une deuxième pause, ils posèrent leurs maigre butin. L'eau aussi allait manquer rapidement. Le silence face à la contemplation du peu de ressource restant en disait long sur leur état d'esprit. Mais un retour en arrière était hors de question, la colonie avait voulu sa mort et Dreric refusait de faire face au jugement de ses hypocrites.

    Un léger vrombissement vint perturber les pensées des fuyards. Les hommes se regardèrent se demandant l'origine de ce tremblement, mais là encore aucun son ne vint de nouveau perturber le silence qui se faisait de plus en plus pesant. Mais au final le sommeil prit rapidement l'ensemble de la petite communauté.

    Alors que les fugitifs dormaient, quelque chose d'étrange se produisit. Les quelques cailloux vestige d'un plafond rongé par les années étant tombés sur la tombe se mirent à se soulever. La pression s'intensifia et une large fissure se dessina le long de la pierre tombale. L'ancien préfet ouvrit les yeux et observa avec effroi la scène.

    Alors que le sceau se brisait, des formes apparurent, si leur apparence n'était pas très claire, des yeux rouges permettait de les localiser parfaitement. Les membres de Dreric se crispèrent. Les énormes chiens reniflant le reste de sa troupe. Mais un craquement formidable tira ses compagnons de leur sommeil. Cette agitation soudaine et la proximité du danger créa une scène violente et sanglante. Les immenses chiens déchiquetant la chaire des rescapés alors que ceux-ci tentait de se défendre à l'aide de leurs blasters.

    L'ancien préfet toujours aussi tétanisé ne bougea pas d'un poils alors que ses compagnons hurlaient de douleur couvrant à peine le bruit atroce des os se brisant sous la pression des mâchoires.

    - Ne bouge pas, si tu tiens à la vie!. 
    - Je..je.. Qui êtes vous ?

    - Le maître de ces lieux. Dark Farak et toi petit être tu es mon salut. 
    - Votre salut ? Mais je n'ai rien à.. voir avec vous ! Je veux juste quitter cette planète !



    - N'élève pas la voix, tu risques d'énerver tes nouveaux compagnons. 

     
    L'ombre s'échappant du tombeau entoura l'ancien préfet, les hurlements de l'ancien politique raisonnèrent à travers les longs corridors.



    *** 
     


    Marchant au milieu des restes, Dark Farak récupéra son sabre laser, assemblant chaque pièce avant d'insérer le cristal rouge. Son doigt appuyant sur le bouton d'activation. Le vrombissement fut suivi d'une lumière rouge sang. Un sourire sadique tandis qu'il quittait la pièce rebroussant le chemin de ses anciens invités.

    Les heures passèrent, d'un pas rapide suivit par sa propre meute qui avait durant tant d'années gardé son tombeau. Une présence dans la Force intrigua l'ancien seigneur Sith. Ses fidèles compagnons aussi et d'un seul grognement ils fondèrent sur de possible nouvelles cibles.
     D'un pas joyeux Farak lui s'empressa de suivre sa meute sabre en main prêt à faire couler le sang après tant d'années de cure.


    By Darky 
     
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #37

      Post n°36
      Auteur : Kalith Shan

      En un instant, nos effectifs connurent une radicale réduction, et il fallait bien admettre que je manquais quelque fois de me faire réduire de l'ensemble tête-bras-thorax par les griffes acérées des espèces de dragon qui nous harassaient de coups aussi rapides que mortels. Danser entre les coups de griffes, sectionner avec précision pattes, mâchoires et artères...Que j'aurais aimé pouvoir faire ça. A la place, je devais ressembler à un jawa complètement déchiré à l'Epice, sautillant dans tous les sens, m'abritant des coups derrière mon sabre. Oblivius appelait ça de Hsiss...D'où sortaient ces bêtes? De quel esprit tordu étaient ils nés? Et surtout, qu'est-ce qu'ils foutaient ici? ils abattaient nos soldats un à un, alors que nous perdions trois hommes pour un dragon, et ils ne cessaient d'affluer, encore et encore! Je portai secours à un groupe de quatre de nos hommes en prenant en traître le Hsiss le plus proche, et tous les cinq, nous affrontâmes celui qui me collait aux basques depuis notre entrée dans cette salle. Je m'assurai qu'aucun ne s'intéresse à nous pour l'instant pour me questionner rapidement sur l'origine et le but de l'existence de ces bestioles.

      - Mais qu’est-ce que c’est que ces…Korra !
       
      J'éteignis mon sabre laser alors que ma camarade récemment blessée terminait avec une de ces énormes machines à tuer faites de muscles et de fourrure. Rapidement, les choses tournèrent en sa défaveur. Sabre en main, observant tour à tour l’apprentie de Dark Nihls et mon maître, je ne savais où donner de la tête : nos soldats se faisaient décimer par ces foutues bestioles, et je vis la Twi’Lek en situation de difficulté. Le temps que je jette un coup d’œil pour m’assurer qu’Oblivius menait la danse et que je fonce au secours de la jeune femme, elle avait réussi à s’en tirer, et décapita une autre bête alors que mon sabre s’enfonçait dans le flanc velu de l’animal. Je repoussai le cadavre massif avant qu’il ne s’écroule sur Korra et offris à celle-ci l'appui d'une épaule secourable. Elle avait du sang plein la bouche, et un coeur de Hsiss à moitié boulotté traînait par terre non loin du point d'impact entre elle et le dernier lui ayant foncé dessus. Une vaine tentative de retrouver du poil de la bête...Ne sachant même pas si le sang de ces bêtes était empoisonné ou non, je me contentais de shooter dedans du bout de la botte en soutenant Korra. Aux grimaces qu'elle faisait en esquissant chaque mouvement, elle ne devait pas être encore bien remise de l'explosion.
       
      - Je te ramène à couvert, tu vas te faire déchiqueter à ce rythme-là. Vaut mieux que tu reprennes du poil de la bête…Sans mauvais jeu de mots.
       
      Elle fatiguait beaucoup trop vite, ses blessures l’épuisaient lourdement et elle avait puisé dans ses réserves au risque d’y passer. Mauvaise idée. Perdre une apprentie aussi combative et emplie de fureur aurait été regrettable pour le nouvel Ordre Noir. J’hésitais un instant avant de venir vers elle, Dark Bane aurait dit que si elle devait mourir à ce moment-là, c’était qu’elle n’était pas méritante de sa place parmi les Sith, et je dois reconnaître avoir un faible pour cet être et ses principes, mais Oblivius en penserait sûrement autrement, à ce que je pouvais deviner de par les propos qu’il m’avait tenus avant notre arrivée sur Dromund Kaas. Il nous faudrait sortir de la grotte pour re-passer devant les chiens et arriver au vaisseau…Le calcul n’était pas bon. Si j’essayais d’amener Korra jusqu’au point d’extraction, nous risquions d’y passer toutes les deux. Je me contentais de la relever pour l’amener s’asseoir sur une pierre plate qui composaient le mur de la grotte. Dans cette seconde salle, il nous fallait nous serrer les coudes et nous serrer tout court, les Hsiss étaient des adversaires redoutables.  Une griffure manqua de m’abimer le dos sur toute la longueur, mais j’eus le temps de lire la surprise naissante dans le regard de la Twi’Lek et bondis sur le côté en frappant de taille. La patte pendante, l’espèce de dragon frappa de nouveau, et je me re-plaçai devant Korra en lui prenant son sabre des mains en éteignant le mien. La délicatesse n’avait jamais été mon fort, mais l’animal semblait me repérer à la luisance de ma lame plus qu’à mes déplacements, aussi pointai-je mon sabre vers sa gueule en espérant que mon stratagème fonctionnerait.
       
      Tout ne se passa pas franchement comme prévu, j’attendais qu’il bondisse sur mon bras armé pour que je puisse exécuter un saut de Force suffisamment haut pour pouvoir abattre mon autre arme sur son crâne…au final, un coup de sa patte valide manqua de m’arracher le quart de la hanche droite, et mon salut ne fut dû qu’au fait que celle sur laquelle il s’appuyait ne le soutint pas tout du long de sa frappe et il s’écroula lamentablement pour s’empaler tout seul sur la lame de ma comparse de galère. Je clignai des yeux face au crâne scindé en deux, un peu étonnée de ce qui venait de se passer, et rendis son sabre à Korra en venant lui murmurer
       
      - On est bloquées ici jusqu’à nouvel ordre…Je vais aider les gars, reprends des forces, tu vas en avoir besoin, beauté !
       
      Un rapide effleurement de lèvres, un clin d’œil et trois bonds plus tard, je me retrouvais à côté de cinq soldats aux prises avec une de ces espèces de dragons sur le dos duquel je bondis vivement alors qu’il sifflait avec rage, tête à ras du sol. Il se redressa alors que mes jambes enserraient son coup, et commença à se secouer dans tous les sens. Je manquais à trois reprises de me faire écraser contre les murs, et mon dos pâtit lourdement de ces mouvements violents et saccadés, qui prirent fin quand un des clones eut la présence d’esprit de tirer lorsque la lame orange s’alluma dans ma main et dévia involontairement son tir qui ôta à l’animal un œil et lui transperça la moitié de la tête. le tir aurait abouti trois centimètres plus à gauche et je me faisais ramoner l’intérieur, aussi poussai-je un soupir de soulagement en descendant du cadavre encore agité de légers spasmes et vint taper sur l’épaule du tireur.

      -Prends deux de tes hommes et allez protéger Korra, je prends le relais.

      Il opina du chef en faisant signe à deux de ses hommes de le suivre, les deux autres m’emboîtèrent le pas. Si l’ordre ne venait pas d’Oblivius, le calcul était vite fait : soit ils suivaient seulement les ordres du grand chef et Korra risquait la mort, auquel cas, Nihls, Oblivius ou moi allions nous occuper de leur cas, soit ils protégeaient Korra, et il était probable que notre Seigneur leur laisse la vie sauve pour cette pseudo-initiative. Les combats faisaient rage : de vingt quatre, nous étions passés à neuf survivants alors que nous achevions le dernier dragon. Rapidement, après un regard éclair en direction de Korra, à qui je n’avais pas franchement laissé ni le temps ni la possibilité d’objecter contre la prescription de repos faite précédemment, je vins me placer au côté de mon maître, sabre allumé, lame tendue vers l’adversaire. Bien mal m’en prit ! Je me ramassais joyeusement cinq mètres plus loin, victime d’une poussée de Force assénée à ma petite personne par l’adversaire fantomatique qui se déchaînait contre Oblivius.

      Deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, six fois, je volais contre les murs de la grotte, amortissant les chocs au mieux pour revenir à la charge et distraire l’ombre, mais à la dernière reprise, il attaqua d’estoc au lieu de me repousser, et la trace de sa lame s’imprima le long de mon épaule droite avec une odeur de chair brûlée. Mon coup était parti, mais il faucha le vide alors que je me reculais avec un halètement de douleur. Il était assez fort pour tenir tête à Oblivius ET me repousser, voire me tuer, sur le long terme. Je ne pouvais rien faire contre pareil adversaire, et me contentai de lui tourner autour comme une menace supplémentaire prête à frapper quand Oblivius aurait ouvert une brèche dans sa défense. J’attendais, mais quelle que soit sa position et la mienne, il gardait un œil sur moi, toujours, et le combat se prolongeait, encore et encore. En réalité, il n’avait pas voulu me tuer, sinon il l’aurait fait dès le premier assaut. Il avait très bien vu que je n’étais qu’une apprentie, une simple gamine armée d’un sabre capable de balancer des cailloux sans les toucher, je n’étais pas un adversaire dangereux pour lui. Il s’en moquait. C’était Oblivius qu’il voulait, et je ne pouvais rien y faire. Impuissante, armée inutilement, je continuais à le harceler petit à petit, même si aucun de mes coups ne faisait mouche : l’objectif était seulement de le déconcentrer un instant, juste un instant pour laisser à mon maître la possibilité de porter le coup fatal, mais je réussis à peine à faucher l’air.

      - Une suggestion, maître ? Je me sens clairement inutile, dans ce combat!

      J’observais à nouveau Korra, et grand bien m’en prit de me tourner vers elle, juste à temps pour voir la lame rouge arriver vers moi. Je me baissai en arrière en déviant son sabre avant d’enchaîner attaque d’estoc sur attaque d’estoc, allumant et éteignant ma lame pour rendre mes coups imprévisibles. Si je n’arrivais pas à le toucher, je l’empêchais d’attaquer un maximum, mais je volais une fois de plus contre une des parois de la grotte et m’écrasai lourdement sur le sol, sonnée.

      - Désolée, maître... lachaî-je avant de fermer les yeux.

      Je restai allongée sur le sol, entendant à peine le bruit des sabres s’entrechoquant l’un contre l’autre. Le réveil s’annonçait bien moins difficile que celui qu’avait eu Korra précédemment, mais la gloire du combat m’échappait totalement. Ce serait pour une prochaine fois. Ce coup-ci, il me fallait juste survivre. Et je ne pouvais compter que sur Oblivius pour ce faire...Si tant est qu’il ne prenne pas de drastiques mesures pour me punir d’avoir interféré dans son combat, quand bien même ce fut pour l’aider. Je ne pouvais qu’espérer que ce ne soit pas le cas.

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        #38

        Post n°37
        Auteur : Baron Rissk

        « Non ! Pas ma femme ! Nooooon ! »

        « Ils sont trop nombreux ! »

        « A ta gauche ! Attention ! »

        « Pitié ! Noooon ! Aaaaarg ! »



        Il a fallut quelques secondes à peine pour que l'arrière-garde soit submergée par les Tuk'ata. Le tir de barrage offert par les fusils à projectiles et les blasters n'a réussi à abattre seulement que quelques bêtes. Le reste de la meute, galvanisé par les maigres pertes et tiraillé par la faim, se jette sur les colons sans faire de distinction entre les jeunes et les vieux. Les monstres remontent peu à peu la colonne et s'en prennent à quiconque se révèle être assez fou pour se mettre en travers de leur chemin. Quelques réfugiés sont emportés par les Tuk'ata en lâchant des cris démentiels, avant d'être happés par les ténèbres.
        Les blessés sont abandonnés à leur sort, et finissent par se noyer, la gorge ouverte, dans leur propre sang. Les abominations frappent avec précision et rapidité. Une dextérité qui fait défaut à des colons fatigués par une interminable fuite dans les profondeurs de Korriban. Parfaite extension du Côté Obscur, les créatures viennent rappeler que rien ni personne ne réchappe au funeste destin qui attend les séparatistes sur la planète. Tôt ou tard, ils finiraient tous par succomber sous les coups du Côté Obscur, d'une manière comme d'une autre. Ceux qui n'ont pas d'armes tentent de fuir vainement, les autres luttent avec l'énergie du désespoir. Les grottes prennent peu à peu des allures de champ de bataille, au fur et à mesure que les corps s’amoncellent sur le sol.
        Après plusieurs minutes de combats acharnés, les forces semblent enfin s'équilibrer... Sous la supervision d'Harvey, plusieurs miliciens et combattants improvisés viennent former une ligne de défense afin de couvrir la fuite de leurs compatriotes.


        - Récupérez les armes des morts ! Ils ne doivent pas franchir cette ligne ! Vocifère alors l'ex-impérial dont l'arme crache ses salves meurtrières sur les assaillants.

        A quelques pas seulement, un enfant court dans sa direction, le visage déformé en une expression de terreur. Ses sanglots alertent deux Tuk'ata qui s'empressent de le prendre en chasse. L'un est abattu d'un tir laser bien placé. L'autre parvient à rattraper le gosse à l'aide d'un bond inopiné et le plaque violemment au sol. Les babines retroussées laissent apparaître une série de crocs acérés prêts à prendre la vie du gamin. Un filet de salive vient se mêler aux larmes de la victime, dont les membres sont tétanisés par la peur. L'abomination aboie furieusement et s'apprête à porter le coup fatal... Une silhouette familière passe devant l'ancien soldat et se précipite à la rescousse de l'enfant, blaster au poing.

        - Vex ! Non !

        L'homme projette de se lancer à la suite de sa partenaire, mais un grognement sur sa droite vient le mettre en garde à temps. Un autre molosse se jette sur lui, et les puissantes mâchoires de la bête viennent saisir le bras armé d'Harvey. Une douleur vive lui fait lâcher son arme tandis que la masse imposante du prédateur fait tomber à la renverse le déserteur. Le voilà désormais à la merci de la créature...
        Les pattes de la bête plaquent au sol l'ex-soldat, tandis que les crocs se rapprochent dangereusement de son visage. Le nouveau responsable de la colonie se débat avec une fureur renouvelée, mais rien n'y fait, et il sent déjà son heure venir... Et alors que tout espoir semble perdu, une machette vient se planter entre les omoplates du Tuk'ata, qui pousse un cri plaintif. Un deuxième coup, encore plus violent que le premier, fend le crâne de la bête, qui s'écroule lourdement sur Harvey.
        Un Duro se penche au dessus de l'homme, dont le visage est barbouillé par le sang de l'abomination, et entreprend de l'aider à s'extraire de sa situation embarrassante. Un bref hochement de tête suffit à le remercier. Autour d'eux, on se bat toujours pour survivre.
        Le regard d'Harvey se perd au milieu des combats, à la recherche de Vex. Après quelques secondes chargées d'angoisse, il repère finalement la Twi'lek, dont les armes fument encore et font reculer les assaillants. Sa détermination est renforcée par la présence du gamin apeuré et niché entre ses jambes. Le garçon semble bien décidé à ne pas lâcher sa protectrice, malgré la violence à laquelle il est confronté. La jeune femme est rapidement acculée contre un mur et ne doit son salut qu'aux efforts conjoints d'Harvey et du Duro. C'est avec un sourire qu'elle accueille ses camarades.


        - Harvey ! Tu as une sale gueule ! Lâche en ricanant nerveusement la Twi'lek, comme pour se redonner du courage.

        - Vex, prends le gosse avec toi et tirez-vous d'ici ! Ordonne froidement l'ex-impérial en se tournant vers la nouvelle vague d'assaillants.

        - Je refuse de t'abandonner ! On les aura ensemble ces enfoirés ! Beugle la femme en canardant les bêtes avec ses blasters.

        - Ce n'est pas une suggestion, c'est un ordre ! J'ai trouvé un moyen de nous sortir de ce merdier ! Continue le déserteur en imitant sa comparse.

        - Tu aurais pu le dire avant ! Finit par répondre Vex en soupirant.

        La Twi'lek s'éloigne des combats rapidement, emportant avec elle le petit garçon. Les derniers colons se comptent désormais sur les doigts. Il fallait en finir au plus vite, sinon, tout le monde y passerait. Une idée traverse l'esprit de l'ex-soldat. Il allait tout faire sauter avec les derniers détonateurs en leur possession. Oui, cela peut marcher. Cela doit marcher. Bien évidemment, l'opération est risqué et il y a de fortes chances pour que le plafond naturel des grottes finisse par les écraser de tout son poids. Mais l'homme n'a pas le temps de penser à trouver quelque chose de plus fiable, il se doit d'agir rapidement.

        - On va tout faire sauter... Murmure Harvey à l'attention du Duro qui l'accompagne.

        L'autre hausse les sourcils, étonné. Peut-être qu'il ne tient pas à finir oublié au fin fond d'une caverne, loin des siens. Mais son avis n'a aucune importance. L'ex-impérial a pris sa décision. Et rien ni personne ne pourra le faire changer d'avis.

        - T'as bien compris, on va faire sauter cet endroit. Répète l'homme avec soin.

        Le Duro ne bronche pas et se contente de hausser les épaules. Il semble prêt à suivre l'exemple du milicien. Les deux hommes ramassent quelques détonateurs sur les cadavres de leurs anciens camarades, tandis que les rares combattants s'acharnent à défendre coûte que coûte leur position, comme animés par un esprit vengeur. A moins qu'il ne s'agisse tout simplement du début de la fin pour eux... La folie s'est peut-être emparée de leurs âmes fragilisées par la perte d'êtres chers...
        Et alors que le duo s'apprête à activer les détonateurs afin d'en finir une bonne fois pour toute, une lame rouge traverse la poitrine de l'alien à peau bleue et lui arrache un cri de surprise plus que de douleur. Avant qu'il ne comprenne ce qui lui arrive, il vient s'étendre sans vie aux côtés de ses compagnons d'infortune.

        Un Sith !

        Comment cela est-il possible ? Ont-ils trouvé un autre moyen d'accès ?
        Les questions s'enchaînent à toute vitesse dans l'esprit d'Harvey. Sa détermination est peu à peu rongée par ses interrogations. L'adepte du Côté Osbscur se rapproche de sa position. Son visage émacié respire la mort, ses lèvres sont fendues en un sourire carnassier. Il se joue d'eux ! Il prend plaisir à les voir souffrir ! Tant pis pour lui ! Il mourra comme les autres dans l'explosion ! Le seigneur Sith se rapproche toujours plus, tandis que l'ex-impérial se prépare à jouer ses derniers atouts...
        Une étreinte invisible vient serrer la gorge du milicien et le soulève à quelques centimètres du sol. Harvey entend les battements affolés de son cœur, tandis qu'il cherche avec peine à respirer. Ses mains se portent instinctivement à sa gorge et il lutte contre un ennemi invisible. La Force ! L'autre ricane. Qu'il soit maudit ! L'étreinte se resserre toujours plus, le supplicié sent ses veines marteler avec force la peau écarlate de son cou, comme si elles sont prêtes à éclater.
        Finalement, un cri retentit dans la caverne, et Harvey s'écroule sur le sol. Le Sith retire avec rage la fourche que vient de lui enfoncer dans le flanc un "courageux" colon. La lame rouge fend l'air et déleste le malheureux de sa tête. Toutefois, ce bref moment de répit permet au milicien d'activer les détonateurs et de les jeter aux pieds du seigneur sombre. Celui-ci réalise trop tard qu'il est perdu et est le premier témoin de l'explosion.
        Un souffle chaud vient fouetter les joues d'Harvey, qui est propulsé sur plusieurs mètres. La déflagration est telle qu'elle fait s'écrouler les parois du corridor naturel qui sépare les différentes grottes et surprend les derniers protagonistes. Les plus chanceux sont tués sur le coup, les moins chanceux sont ceux qui sont séparés des leurs par les gravats, et finissent déchiquetés par les Tuk'ata restants.

        Un écran de poussière vient arracher une quinte de toux aux ultimes colons. Les minutes passent sans que personne ne bouge. L’escarmouche s'est terminé dans un bain de sang... Les esprits sont mis à rude épreuve. Toute volonté a abandonné les survivants. Cette fois-ci, ils n'auraient ni le courage, ni la détermination nécessaires à la poursuite de leur futile quête. Ils écoutent enfin leurs membres fatigués et douloureux.
        Le silence s'empare de l'endroit et vient envelopper, tel un linceul mortuaire, les vivants comme les trépassés. Il y en a pourtant une qui semble bien plus coriace que les autres. Vex, la gorge nouée par l'angoisse, retourne les cadavres à la recherche d'Harvey. Se peut-il qu'il soit mort ? Non ! Non ! Elle refuse d'y penser ! La colère s'empare d'elle, lorsqu'elle constate qu'elle n'arrive pas à le retrouver parmi tous les corps étendus. Elle avait peut-être fait taire ses sentiments trop longtemps... Et voilà qu'elle n'aurait jamais l'occasion de lui avouer. Quelle sotte !
        Ses poings viennent s'abattre avec fureur sur le corps d'un jeune homme au visage défiguré. Ses coups perdent peu à peu en puissance et finissent presque en caresse. La Twi'lek fond finalement en larmes. Elle est faible... Si faible... Et elle n'aurait jamais dû laisser Harvey combattre seul ces abominations.

        Harvey...

        Harvey... ?

        Harvey !

        Presque dissimulé sous les gravats, l'homme gît là, une expression paisible sur le visage. La jeune femme se presse à son chevet et passe une main dans les cheveux du milicien, souillés par le sang, la transpiration et la poussière. Un geste empreint d'une grande tendresse... Tendresse qu'elle avait jusque là refusé de montrer à qui que ce soit, par fierté. Vex vient finalement caresser le visage du déserteur, ignorant les multiples contusions et griffures qui parcourent celui-ci. Il est si beau... On dirait presque qu'il dort, sans se soucier du massacre qui vient d'avoir lieu.
        Se peut-il qu'il y ait une vie après la mort ? Un endroit pour les braves dans son genre ? Les larmes de la belle glissent sur ses joues, et viennent finalement tomber sur les paupières closes de l'homme. Elle croit l'espace d'un instant les voir frémir. Se peut-il que... ? Mais non ! Il est mort ! Et par sa faute ! Elle aurait dû surveiller ses arrières... La Twi'lek se mord les lèvres jusqu'au sang, rongée par la culpabilité... Se peut-il qu'elle devienne folle ? Après tout, elle a bien vu d'autres se jeter corps-et-âme sur les Tuk'ata, sans craindre de perdre la vie.
        Mais non ! Elle ne rêve pas ! Les yeux d'Harvey roulent sous les paupières... Bon sang ! Il est vivant !


        - Harvey... Chuchote t-elle avec une voix chevrotante, avant de reprendre plus fort. On a un survivant ici ! Venez m'aider à le sortir de là... !

        Monr, qui jusque là s'était montré discret et distant (probablement à cause du sacrifice de Trassk), se relève péniblement et se porte au secours du blessé. L'Abyssin et la Twi'lek épuisent leurs dernières forces à extraire l'individu inconscient hors de l'éboulement. Ils sont finalement rejoint par les autres rescapés, à savoir le gosse, une jeune femme miraculée et un Advozse trop lâche qui n'avait pas hésité à fuir dès les premiers cris.
        L'administrateur en second réprime une grimace, ce qui n'est visiblement pas bon signe. Un examen rapide suffit à comprendre qu'Harvey est dans un sale état. Les nombreuses blessures qu'il affiche sont à faire pâlir les plus fragiles. Si son visage semble être à peu près épargné, c'est au détriment de ses bras et de son buste, sérieusement brûlés à de nombreux endroits. Quant aux jambes... Il s'agit de la partie la plus répugnante. En fait, il ne reste pas grand chose de ces dites jambes, ci ce n'est une bouillie d'os brisés et de chair écrasée et calcinée. Les plus pessimistes s'accordent déjà à dire qu'il est foutu, et que le maintenir en vie serait lui infliger plus de souffrances qu'autre chose. Pourtant, Vex semble bien décidée à ne pas le laisser partir tant qu'elle aurait l'occasion de le sauver... Un optimisme qui semble déjà agacer les autres. Toutefois, pour encourager la Twi'lek, Monr semble prêt au compromis et c'est donc la mort dans l'âme qu'il entreprend de fouiller les corps des défunts à la recherche de médicaments ou de doses de bacta. Il faudrait probablement amputer les membres devenus inutiles et stopper l'hémorragie... L'Abyssin, silencieusement, est persuadé que l'homme n'a plus qu'une heure ou deux -tout au plus- devant lui et se prépare déjà à faire le deuil d'un autre brave type.

        Car comme l'on dit si souvent, ce sont les braves qui meurent en premier.
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          Post n°38
          Auteur : Anduin Garel

          Anduin était monté à bord d'un transporteur, escorté par deux soldats. Lorsque tout était prêt, ils avaient décollé et suivi la troupe de vaisseaux, voguant à travers ciel jusqu'à une énième montagne rouge. Le jeune homme était alors assis, l'air pensif, et se remémorait tous ces événements; aujourd'hui, il avait fui, trahi, tué, pactisé, et tout cela à cause de sa lâcheté et de sa surestimation de lui-même. Malgré l'attirance de ce Côté Obscur, il était persuadé d'avoir commis une faute. Et si, comme tous ces gens dont les lettres narrent l'histoire dans ces bouquins, il ne survivait pas et succombait au joug du Sombre Côté ? Ils avaient réussi à piller une maigre colonie, mais le vaste empire séparatiste constituait l'une des plus grandes puissances galactiques. Que pouvaient bien faire une poignée d'hommes, qui, pour seules armes, possédaient la volonté et le zèle d'accomplir des grandeurs au nom du Côté Obscur ? Puis, il se rappela des Rebelles, et d'à quel point la détermination était à la fois l'arme et l'esprit; le rouage maître du mécanisme de la plus menue à la plus immense des armées, et que nul ne saurait perdurer sans souhait d'être et d'exister. Il reprit confiance en lui, et se convainquit lui-même de la splendeur du Côté Obscur, de la destruction qu'Il causait, des sillons de terreur qu'Il traçait à travers l'entier univers, et comment il deviendrait sa figure la plus prestigieuse. Son ambition dépassait sa propre raison, et il fut coupé court dans ses rêveries lorsque le pilote du transporteur grogna quelques mots à l'attention de son micro :

          "- Ici Pilote 42, reçu 5 sur 5, on stationne au-dessus de la zone !"

          Le chauffeur tourna la tête vers Anduin et le reste de l'équipage, et l'inclina, en hurlant ces paroles pour se faire entendre dans le chaos ambiant :

          "- OK, ESCOUADE 42, TENEZ-VOUS PRÊT A ATTERRIR, LA ZONE GROUILLE DE CHIENS GEANTS. ORDRE DE TIRS DE SUPPRESSION. JE REPETE : ATTERRISSAGE, TIRS DE SUPPRESSION !"

          Les soldats s'étaient tous redressés, en approuvant du chef, et attendaient dans une discipline impeccable que les portes de la navette s'ouvrent. Anduin demeurait légèrement en retrait, tâchant de ne pas gêner et de se tenir à l'écart des risques. Lorsque l'issue se découvrit, l'air s'engouffra dans le vaisseau et décoiffa le frêle garçon, qui passa un bras devant son visage. Sous les rugissements de leur supérieur, l'escouade 42 bondit à terre en ouvrant le feu dans tous les sens, parfois même totalement à côté des dizaines de chiens qui rampaient dans leur direction. Le novice adressa un bref regard au pilote, puis sauta au sol, jugeant l'espace assez sécurisé -il n'était ni armé, ni équipé, il avait raison de s'inquiéter de ces bestioles qui avaient visiblement réussi à tuer quelques hommes-. Le transporteur redécolla avec les autres, pour s'envoler on-ne-sait où. Malgré la confusion du champ de bataille, Anduin aperçut le Seigneur Noir, Dark Nihls et Kalith, mais décida de rester éloigné, pour éviter les maltraitances outrageusement gratuites. Les chiens eurent vite fait d'être exterminés; certains troupiers ramassèrent les cadavres des deux camps et les emportèrent plus loin. De même pour les blessés; "Personne ne doit savoir que nous sommes passés ici" avait ordonné Oblivius, alors personne ne saura qu'ils sont passés ici.

          Soudain, dans un tonnerre assourdissant, le flanc de la montagne contre lesquelles les bêtes étaient acculées s'ouvrit en deux et laissa distinguer un vaste passage plongé dans les ténèbres. La jeune recrue, à la fois subjuguée et excitée par la majesté et l'impressionnante aura du lieu, rejoignit l'escouade 2. Elle s'avança doucement entre les couloirs épais de la montagne, guidée par les maigres lueurs des sabres et des lampes de ses nouveaux frères d'armes. Le long et sinueux corridor aboutissait en réalité dans un hangar très spacieux. On ne mit pas longtemps avant d'en réguler l'obscurité; de partout, la lumière jaillit et inonda la salle, révélant...

          Deux vaisseaux. Mais pas seulement. A la plus grande stupeur et horreur d'Anduin, une masse noire de créatures fondit sur le groupe. En un instant, quelques uns des soldats les plus audacieux furent broyés sous le nombre affolant de chiens mutants, mais heureusement pour lui, ils étaient bien plus avancés que lui. Une passerelle séparait la horde du reste des hommes; certains grimpèrent, puis se mirent à attaquer le Seigneur Sith, qui était le plus exposé étant donné que les autres avaient reculé. Une bête le plaqua au sol, et manqua de lui lacérer le visage à coups de crocs; les tirs paniqués des stormtroopers en retrait le repoussèrent quelque peu. Anduin tourna la tête, scruta les environs, et tâcha de se rendre utile en se munissant d'une simple pierre. Il se plaqua contre une paroi et attendit le moment opportun pour s'en servir. Subitement, quelques uns des limiers se retournèrent contre leurs compagnons. Le seigneur prit alors les devants et ordonna à tout le monde de le suivre : même s'il était loin d'exceller dans la course, Anduin suivit la troupe sans broncher, tâchant de courir à la même allure. Il résulta de cette ruée quelques griffures et dommages à ses jambes. En effet, alors qu'il parcourait le même chemin que ses alliés, le néophyte fut blessé par quelques créatures hargneuses qui essayèrent d'en faire son repas. Sous la poussée d'adrénaline et de courage mêlée à de la rage, le jeune homme parvint à braver les molosses et s'évada avec le reste des soldats. Ils s'arrêtèrent finalement après avoir gagné une nouvelle pièce, plus petite cette fois. Elle était éclairée : un bien qui ne le décevait pas, cette fois-ci. Il s'appuya contre l'encadrement de l'entrée pour pester contre ces maudites espèces et maudire leur race entière, en examinant ses plaies. Il n'eut hélas pas le temps de se soigner, puisqu'une étrange présence perturba son esprit. Il releva brusquement le regard et perçut une dizaine de gros lézards... ainsi qu'un esprit armé d'un sabre rouge. Dark Oblivius était déjà dans la bataille : il semblait vouloir s'occuper de cet adversaire de taille. Le duel s'engagea, tandis que d'un autre côté, les stormtroopers ouvrirent le feu sur les dragons au venin réputé si dangereux. Anduin s'écarta vivement de la scène -encore une fois, il n'était armé que d'un caillou et d'un éclat de volonté- et se fit discret pour ne point gêner ses compères et se faire oublier de ses ennemis. C'est alors qu'un Hssiss se faufila sur les flancs de la formation et bondit sur lui. Horrifié, il poussa un cri de surprise et s'étala contre le sol. Il donna un bref coup aussi hasardeux qu'inefficace sur la cuirasse de l'iguane géant, en vain. Ce dernier le menaça, de sa gueule, et alors qu'il avait senti son heure sonner, acculé contre la terre, la respiration saccadée, la boule au ventre, totalement sous le joug de la bestiole, il sentit une puissante vague de fureur en lui. Il refusa nettement cette situation, et, dans un rugissement, ses veines frontales se contractèrent; le reptile fut repousser si loin que l'humain en fut stupéfait. Il manqua de tomber dans le vide, car il usa de ses griffes pour se maintenir au rebord, en geignant des plaintes rageuses. De son côté, les forces d'Anduin s'étiolèrent aussi vite que ses émotions négatives : impressionné par ses propres prouesses, il recula en rampant, épuisé. Son endurance lui faisait encore défaut.
          Pendant qu'il avait "combattu" la bête, le monde autour de lui avait bien évolué. Kalith avait fait un massacre. A juste titre, puisque les serpents quadrupèdes avaient aussi fait un ravage dans leurs rangs. De vingt-quatre, ils étaient passés à neuf. Un miracle qu'il compta parmi ceux-là.

          Là, allongé sur les dalles poussiéreuses au coeur d'une montagne, Anduin gisait, essoufflé. Il était si las de tous les derniers événements que son corps ne semblait plus vouloir répondre aux vains appels de son esprit. Il recula à nouveau, sur le dos, puis se laissa choir, bras écartés. On l'aurait cru mort s'il ne respirait pas encore, car il avait clos les yeux et était recouvert de cendres, de sable, de sang pour ses jambes, et de menues plaies étoilaient ses vêtements rapiécés. Il sombra lentement dans l'inconscience, alors qu'à une dizaine de mètres, l'esprit Sith prenait sa revanche.

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            Post n°39
            Auteur : Dark Oblivius



            Don Syrio  
            Helsing - Ni'sim - Commandant Field - Dark Wyllord  
             


            Ni'sim se rappelait souvent de cette période de captivité sur Taris. Avant d'atteindre ce statut de champion, sa condition était nettement moins avantageuse. Son espèce était loin d'être spécialisée dans les combats et surtout pas notre cher Bothan qui avait passé sa vie à écouter et observer chaque action dans la galaxie. Il était très doué pour cela d'ailleurs jusqu'au jour fatidique ou lors d'un voyage le convoi fut attaqué.

            Envoyé dans un premier temps sur Orvax, il fut recruté par un vieux Trando. Passant de planète en planète Ni'sim du apprendre à améliorer sa condition physique pour pouvoir s'en sortir. Après quelques mois il arriva à sa dernière destination:Taris.

            Sa vie avait radicalement changé. Son regard aussi. Et après des années de loyaux service auprès de son peuple, son allégeance alla à l'Homme qui avait réussi à le sortir de cet enfer.

            Malgré les années d'absence, le carnet de contact du Bothan était toujours aussi fourni et après quelques semaines pratiquement fonctionnelles à 100%. Pour l'Ordre Noir cet atout allait-être déterminant pour son développement. Les premières indications du Seigneur Noir furent claires, trouver des organisations clandestines susceptibles d'être intéressés par une affiliation à l'Ordre Noir.

            Après la dissolution de l'Empire Sith, un certain chaos s'en est dégagé. La plupart des forces loyalistes avaient fuis vers Cathar, mais quelques groupuscules profitèrent de l'anarchie ambiante pour disparaître et essayer de former leurs propres Empires.

            Mais trouver de tel groupe n'était pas quelque chose de simple. La plupart étaient extrêmement prudent pour ne pas éveiller les soupçons des Séparatistes et Républicains qui reste à l'heure actuelle les deux principales forces politique galactique. Ni'sim décida donc de commencer ses recherches en envoyant des petits groupes infiltrer diverses organisations criminelles. Le but étant simple, profiter des moyens logistiques, matériel et humain sans même qu'ils s'en rendent compte. Et dans un second temps essayer de faire monter en grade les infiltrés afin de prendre le contrôle des plus grandes organisations illégales. Un projet long, mais ambitieux qui pourrait apporter beaucoup au jeune Ordre et pourrait lui permettre de rivaliser avec les grandes instances politiques.

            Un cartel de bâton de la mort assez bien organisé opérant prêt de la bordure extérieure était sous la surveillance des espions Bothan. Une étude et un plan d'infiltration était sur le point d'être mis au point lorsqu'un message de détresse d'un des cargos parvint jusqu'à la station d'écoute.

            Le message n'était pas clair et légèrement brouillé, mais une image juste afin la fin de transmission intrigua le Bothan qui s'empressa d'épurer au maximum le fichier dérobé. Après quelques jours, la curiosité de l'espion n°1 de l'Empire Sith paya et pour la première fois depuis des mois, les traces d'un groupuscule impérial arrivèrent.

            On pouvait voir un immense Destroyer Impérial trônant fièrement devant le pauvre cargo. A partir de cet incident, Ni'sim essaya de remonter quelques semaines en arrières afin de trouver des traces d'autre attaque dans ce secteur. Après quelques heures de recherche en croisant les informations venant des divers services.

            Une piste se dégagea, un champ d'astéroïde basé dans la bordure extérieur, assez proche des routes commerciales pour des attaques rapides, une zone idéale pour des missions d'embuscades.

            - La piste se précise ?

            - Il semblerait, mais ce champ d'astéroïde est assez vaste, et la cartographie de cette zone n'est pas très précise. Mais vu la taille du vaisseau l'endroit où est basé la station doit-être placé sur un rocher assez conséquent. De plus en restant dans une logique de discrétion, ils ont dû se loger au coeur du champ.

            - Il n'y a qu'un moyen de le savoir Ni's

            - Partir comme cela à l'aveugle sans même savoir le véritable but de cette organisation serait un pari risqué.


            - Les autres missions d'infiltrations n'avance toujours pas, et rester ici à vous surveiller commence à me pomper. Je vais prendre le risque. Que l'on m'envoi les coordonnées.

            - Je vais essayer d'extrapoler les points les plus probables pour que tu puisses concentrer ta recherche. Reste vigilant, ils risquent de pas apprécier une visite inattendue.

            - Surveille mes arrières se sera déjà une bonne chose et je compte sur toi si jamais ses connards me pulvérise pour raser ce champ d'astéroïdes.

            Quittant les locaux de surveillance clandestin de Tatooine pour se fondre dans la masse. Profitant de ces talents de dissimulation pour monter à bord d'un petit cargo. Le vaisseau décolla quittant l'atmosphère de la planète de sable. L'entraînement du Defel lui permit de se débarrasser rapidement du faible équipage présent au nombre de trois. Entrant les nouvelles coordonnées.

            Ce petit bout de métal n'était pas le plus rapide ni le dernier cri en matière de technologie. Mais il fera parfaitement l'affaire. La seule chose qui inquiéta légèrement Helsing est l'absence totale d'armement et le bouclier n'est pas non plus d'une puissance phénoménale. Certainement assez puissant pour résister à une salve et encore.

            La vitesse lumière désactivée le vaisseau entama une rapide décélération s'arrêtant aux abords du champ d'astéroïde. Le Defel commença à manœuvrer au milieu des formes rocailleuses volantes.

            - Je suis à quelques kilomètres du premier point. Je lance un léger signal de détresse.

            - Bien, ton émetteur est parfaitement opérationnel pour le moment. Reste vigilant.

            - Je suis sur le premier point. Rien à signaler pour le moment, j'étend de 10% la puissance du signal.

            - Va vers le Nord-Est, c'est le plus proche de ta position.


            - La navigation est dans l'ensemble correcte pour le moment, mais la visibilité est quasi nulle. 5 kilomètres avant l'objectif.


            - La communication perd en intensité.


            Les messages vocaux étaient moins spontanés, mais de toute façon la situation n'était pas encore propice à un quelconque danger. Le vaisseau passa au dessus du deuxième point, mais l'immense rocher était lui aussi désert. Helsing repartant un peu plus au nord pour analyser le troisième point. Au détour d'un immense astéroïde deux échos apparurent. Aucun visuel n'était possible pour le moment.

            - D'après ce que je peux analyser il s'agit surement de chasseur, vu le type de destroyer je parierais sur des chasseur TIE.

            - Tu es sûr Ni's ? Je suis prêt à mettre ma paye du mois si tu hésites.

            - On verra cela, en attendant ils se rapprochent très vite reste très vigilant.

            Rasant de prêt les pierres flottantes, se servant de tout les verrières possible pour essayer d'identifier les deux échos. Et c'est une nouvelle fois à un détour d'un immense astéroïde que deux chasseurs TIE frôlèrent la surface métallique du vaisseau. Surpris le Defel effectua une vrille au milieu des rochers.

            - Je crois que quelqu'un me doit un moi de solde.

            - Reste concentré !

            En effet les chasseurs avaient fait demie tour. Fondant sur le cargo sans pour autant essayer de l'abattre. Les chasseurs se contentant de frôler la carlingue encore et encore.

            - Ici cargo Y-66 demande assistance.

            La réponse attendu par Helsing ne fut pas celle qu'il espérait. Une salve de laser passa non loin de la coque forçant le pilote à dévier sa trajectoire. L'opération fut répétée plusieurs fois.

            - Il essaye de me forcer à aller quelque part, s'ils avaient voulu m'abattre il y a longtemps que ce maudit vaisseau aurait été détruit.

            - Laisse toi guider, le but est de trouver cette fichu base.

            Plus facile à dire qu'à faire pensa le Defel, les tirs étaient de plus en plus rapprochés et les manoeuvres au milieu d'un champ d'astéroïde toujours aussi périlleuses. La course folle s'arrêta quelques kilomètres plus loin lorsqu'une force invisible fit trembler l'intégralité de la structure ralentissant le vaisseau et le déviant de sa trajectoire.

            - Un rayon tracteur, je suis au nid, Helsing terminé.

            Posé au fond d'un cratère, l'immense destroyer stellaire accompagné de quelques bâtiments incrusté dans l'astéroïde. Avant d'entamer la descente, Helsing avait pu remarquer des excavatrices creuser à la surface. Il pouvait sentir une certaine organisation. La navette se posa dans un hangar pressurisé. Le comité d'accueil ne se fit pas attendre. Les portes se baissèrent laissant entrer les soldats renégats dans le cargo. Helsing ne chercha pas à opposer de résistance. Levant les mains en signe de soumission. Les gardes lui ordonnèrent de se lever et de les suivre. Sortant sous le joug des blaster du vaisseau détourné.

            - Votre vaisseau est maintenant la propriété du culte de la nébuleuse.

            - Faites-en se qui vous en plaira, ce vaisseau n'est pas à moi. Les propriétaires sont assis sagement dans le dortoir.

            - Tu penses que s'est un jeu l'animal ?

            - Non, d'où ma présence ici soldat, je suis venu m'entretenir avec votre chef au sujet d'une possible alliance.

            - C'est moi ici qui décide de l'avenir des prisonniers.

            - Oh et bien je suis sur que votre chef aimera apprendre que ses hommes ont refusés de lui amener un messager. L’exécution se passe ici ou bien vous avez une salle spéciale dédié à cet effet ?

            - Sergent ? Vos ordres ?

            - Voyons ce qu'il a à proposer. Prévenez le commandant Field.

            Deux soldats se positionnèrent de part et d'autre du Defel le conduisant jusqu'au vaisseau. La première chose que remarqua Helsing et la densité de personne présente dans les couloirs. Cette station semblait porter ses fruits. Après quelques minutes de marche l'escorte et "l'invité" arrivèrent à destination. La passerelle. Tout aussi agité que le reste de l'installation.

            Accouder contre l'immense baie vitrée du vaisseau, un jeune Homme. Son uniforme ne trompait pas et Helsing était bien en présence du Capitaine. Le Sergent claqua les talons attendant une réaction de son supérieure.

            - Un invité ?

            - Cette.. Chose voulait un entretien avec vous Commandant, il a une proposition à vous faire.

            - Un Defel Sergent Mat. l'Homme se retourna pour faire face à son nouvel interlocuteur. Il est rare de voir quelqu'un de votre espèce sous les projecteur, Monsieur ?

            - Helsing. Il est parfois nécessaire de sortir de l'ombre Commandant, surtout en ces temps-ci obscur.

            - Justement, les temps exigent une certaine discrétion.

            - Même dans une galaxie aussi vaste, il est aujourd'hui très difficile de se cacher. Même si cela est notre souhait.

            - Nous pourrions continuer les sous-entendus durant des heures Monsieur Helsing. Que me voulez-vous ?

            - Depuis déjà plusieurs mois, un Empire dans les confins de la bordure extérieur est en train de se former. Et tapis dans l'ombre nous observons, nous écoutons. Et rien ne se passe sans que nous le sachions. C'est d'ailleurs pour cela que nous avons réussi à trouver votre organisation perdue au milieu de nul part.

            - Un nouvel Empire? La galaxie a bien assez à faire avec la République, l'Impérium et les Séparatistes. Il me paraîtrait étonnant qu'un autre régime politique arrive à monter en puissance.

            - Pour le moment, il est difficile d'envisager certaine possibilité, mais mon Maître fédère jour après jour des peuples à sa cause. Notre intérêt de rester dans l'ombre et devoir l'évolution de l’échiquier galactique. L'animosité entre les factions va se faire sentir. Les années à venir vont être cruciales. Je ne vous apprends pas le terme du calme avant la tempête ?

            - Votre vision des choses est intéressante Monsieur Helsing. Vous voulez renforcer votre Empire en attendant que les autres s'effondre. C'est un choix sur le long terme.

            - Et en y regardant, votre installation, vous êtes aussi du genre à prévoir sur le long terme Commandant.

            - Alors comme ça un nouveau Seigneur Sith essaye de remplacer l'Oméga ?

            - Ah ! Wyllord. Je te présente Monsieur Helsing, un émissaire.

            - Etonnant que cette boule de poils vive encore. Mat a la gâchette facile en ce moment.

            - Dîtes en moi un peu plus sur cet "Empire".

            - Il est compliqué de parler ouvertement d'un projet que mon Maître essaye de garder à tout prix secret.

            - Parlons de votre Maître alors ! Plusieurs rumeurs couplées à des légendes depuis les attentats organisés sur le sol Séparatiste.

            - Vous êtes lié à cette affaire Monsieur Helsing ?

            - Pas directement en réalité, l'ordre fut donné avant la passation de pouvoir, mais il y a participé et a réussi à s'échapper malgré l'important dispositif pour les éliminer. Disons que pour nourrir votre curiosité, je n'ai jamais durant mon existence rencontrer quelqu'un comme lui et aujourd'hui je lui dois ma vie et ma liberté.


            - Il vous offre la vie et la liberté pour vous envoyer sans escorte vers une destination aussi dangereuse ? Ce personnage est plutôt curieux non ?

            - Je n'ai pas peur de mourir, et si cela doit arriver, sachez que la position de cette installation est connu de l'Empire et qu'il vous faudra très vite partir si vous décider de me supprimer. Et autant étant en formation ce nouvel Ordre peut-être "généreux", autant sa fureur peut-être sans égal.

            La jeune Femme tournant autour de Helsing nota cette pseudo menace et très vite une lame rouge s'activa se plaçant juste devant le cou de l'émissaire. Le Defel ne bougea pas, ses yeux sombres éclairés par la teinte rougeâtre du sabre.

            - Vous commencez par des sous entendus et maintenant des menaces à peine cachés. Vous êtes loin de l'idée que l'on peut se faire d'un émissaire.

            - Cette menace s'applique uniquement si vous cherchiez à atteindre à ma vie, en aucun cas vous êtes sous une quelconque menace Commandant, ce n'était ni plus ni moins qu'un avertissement sur nos réactions vis à vis de nos interlocuteurs violent, mais pour le moment, rien ne laisse envisager une telle option.

            Le Commandant leva la main et la lame rouge rentra dans son fourreau.

            - D'ailleurs, ce nouvel ordre concerne non seulement les non sensitifs que les sensitifs. Vous imaginez bien qu'un être aussi puissant a réussi à réunir autour de lui un nombre non négligeable et un nouvel Ordre Sith a vu le jour. Bien différent de ce que l'Oméga avait fait à son époque.

            - La galaxie entière nous traque, et même si un ordre a revu le jour, il ne lui faudra pas longtemps avant qu'une des puissances galactiques lui porte un coup puissant.

            - L'avenir est incertain je vous le concède, mais si nous restons tous isolés, lorsque la galaxie se déchirera aucun de nous n'arrivera à prendre le dessus et à s'imposer comme le seul leader. Le tout est de savoir quelle est votre vision des choses Commandant. Et je doute qu'une personne ayant les compétences pour construire un tel complexe va vouloir rester en retrait.

            - Nous sommes encore bien loin de votre fameuse guerre galactique totale Mr Helsing et il est peut-être encore un peu trop tôt pour s'engager ne croyez vous pas ?

            - Il est vrai que pour le moment rien ne laisse penser à un tel scénario, mais pour vous répondre honnêtement, il est parfois préférable de rejoindre tôt une organisation qui monte. Il est plus aisé de gravir les échelons et de se maintenir au sommet ne croyez vous pas ? Vous me semblez être quelqu'un de pragmatique.

            - Donc pour en conclure, vous me demander d'abandonner ma place de leader pour me mettre au service d'un inconnu Maîtrisant le ccôté Obscur de la Force et dont les seules informations que nous avons sur lui est de simples rumeurs et légendes ?

            - Ce bâtiment sera toujours le votre Commandant, vous devrez simplement prêter allégeance à l'Ordre Noir et de mettre à disposition l'ensemble de vos ressources. Et votre place dans la hiérarchie sera à la hauteur de votre investissement je peux vous l'assurer.

            - Votre proposition est intéressante, mais une telle décision ne peux se prendre sans une certaine réflexion. Le Sergent va vous amener à votre chambre provisoire. Il va de soi qu'aucune communication pour le moment ne vous sera autorisé.

            - Je vous remercie pour votre attention Commandant.

            Les deux interlocuteurs s'inclinèrent légèrement en signe de respect. Le trajet fut très silencieux, le Sergent toujours aussi grincheux à l'encontre du Defel. La porte s'ouvrit à leur arrivé. La main tendue du Sergent fut la dernière interaction avec un membre de la station. Helsing patienta quelques heures dans cet espace clos. Il espérait qu'une chose c'est que ce long silence n'alarme pas l'Ordre et qu'Oblivius n'ordonne pas une attaque en guise de représailles. Mais après tout, après seulement quelques heures ne sont pas suffisantes pour déclarer la mort du Defel et pour preuve alors que la porte s'ouvre, l'émissaire est toujours bien vivant. Le Sergent accompagné de deux soldats lui indiqua de les suivre. Le trajet fut tout aussi silencieux, du moins entre les protagonistes. La station étant une véritable fourmilière un brouhaha constant s'en échappait et ce quel que soit l'heure.

            Helsing remarqua rapidement la tension lors de son passage entre les différents Hommes dans les couloirs. Une situation plutôt logique en vue de l'enjeu important de sa présence sur l'astéroïde. Après quelques minutes ils arrivèrent enfin à la passerelle. Le commandant Field le fixant avec un regard fermé. [/i]

            - Je n’espère ne pas vous avoir trop fait attendre Mr Helsing.

            - Comme vous l'aviez dit lors de notre dernière séance, un temps de réflexion pour un tel engagement est nécessaire.

            - Exactement, et après une longue discussion avec mon Bras droit, nous en sommes venu à la conclusion que nous ne pouvons encore nous statuer sans avoir pu rencontrer votre Maître. Je ne remets pas votre statut en doute, mais avoir mon possible "souverain" en face de moi et de voir réellement ces compétences me permettrait de prendre une décision plus pertinente.

            - C'est compréhensible, j'aimerai là aussi vous répondre favorablement, mais je dois demander l'autorisation avant de vous confirmer ou non votre requête.

            - Bien, vous pouvez utiliser un de nos transmetteurs.

            Field indiqua une console à son interlocuteur qui s'y dirigea sans se faire prier. Pianotant sur quelques touches pour se mettre en relation avec Ni'sim.

            - Ici Helsing, j'ai pris contact avec la cible. Suite ma proposition, une demande d'entretient avec notre Seigneur. Demande de confirmation.

            Le message holographique ce lança automatiquement. Au moins, les infiltrés allaient pouvoir se rassurer en voyant l'émissaire en vie après des heures de silence. Helsing se leva, de toute façon si la réponse est positive, l'équipage serait au courant. Et en effet après quelques minutes d'attentes avant qu'une image holographique de Ni'sim apparaisse.

            - Le conseil a donné son accord pour une rencontre. Néanmoins le rendez-vous se passera à ses coordonnées, le Seigneur Oblivius vient de quitter il y a quelques minutes seulement notre base principale.

            - Navigateur, entrez les coordonnés.

            - Bien Commandant. Calcul en cours. Voilà notre destination Monsieur.

            - Korriban...

            - Une terre familière pour toi Nissa.

            - Une planète aux mains des Séparatistes surtout.


            - Loin de tout système confédéré.


            - Que ferait un Empereur sur une planète aussi isolé ?


            - Si vous décidez de vous y rendre, vous pourrez le lui demander en personne.


            - Rencontrer un Seigneur Sith sur une ancienne terre Sith est assez ironique. Larguez les amarres, entrez les coordonnées et calculer le saut.


            Les immenses pinces métallique s'ouvrirent libérant le mastodonte qui s'empressa d'atteindre sa vitesse de croisière.



            *** 
             


            Mort, désolation, souffrance, sang, peur. Tel était la voie des guerriers obscurs. La naissance d'un pouvoir par le biais des émotions les plus négatives qu'un être vivant puisse ressentir. C'est ce qui fait notre particularité, notre Force. Une puissance que peu de personne peut envisager ni même comprendre. La Force est source d'événements plus incroyables les uns que les autres. Avant qu'une nouvelle passe d'arme ne commence, ma jeune apprentie se plaça à mes côtés, la situation commençait doucement à tourner en notre faveur. Les dragons mourant les uns après les autres. Mais cela ne semblait pas affecter mon adversaire. Etait-il seulement capable de ressentir la moindre émotion ? Si cette l'utilisation de cette capacité était un mystère, sa faculté à utiliser la Force elle était certaine.
            L'action fut assez soudaine. Mon expérience me permis de créer un champ de Force assez puissant pour soutenir l'attaque. Cependant ma jeune apprentie n'eut pas ce réflexe et la rapidité de la vague ne me laissa pas le temps de produire une protection assez étendue pour nous protéger tout les deux. Je senti son corps s'écraser quelques mètres plus loin.

            Sabre en main je chargeai mon adversaire esquivant une autre poussée de Force grâce à un saut de Force qui me propulsa derrière lui. Obliger de focaliser son attention sur moi il permit à Kalith de pouvoir charger. Mais son manque d'entraînement et d'expérience lui faisait cruellement défaut et sa présence ne semblait en rien le déstabiliser.

            La cadence était aussi assez difficile à tenir étant donné les nombreuses projections dont fut l'objet Kalith. L'une d'entre elle la laissa quelque peu sur le côté. Un moyen peut-être de se faire oublier. Nos lames s'entrechoquèrent de nombreuses fois. Mais les sabres n'étaient pas les seules armes utilisées. Si le Cavalier semblait aimer l'utilisation des vagues de Force, moi j'étais plutôt ma force physique afin de le déstabiliser par un combat rapproché me permet de placer après une attaque au sabre d'enchaîner un coup de pied ou de point. Mais il fallait avouer que mon adversaire était de taille.

            Effectuant la même attaque verticale, nos lasers s'entrechoquèrent, nos forces opposées se neutralisèrent et nos positions restèrent immobile tandis que mes yeux se plongeaient dans son visage spectral. Il n'y avait rien, que le vide. Le néant ou tout simplement la noirceur du côté obscur.

            Perdu et un instant déconcentré, le cavalier prit légèrement le dessus et pu dégager une de ses mains pour utiliser sa célèbre poussée de Force. Je pris appuis sur le sol rocailleux et j'effectuai un salto arrière esquivant de peu cette nouvelle attaque. La distance n'était que de quelques mètres et mon apprentie pu de nouveau se positionner auprès de moi. Je pouvais sentir une grande peur en elle. Et pour cause, une simple apprentie face à un spectre du côté Obscur. Une entité résultant d'un fragment d'âme d'un ancien puissant Seigneur Sith. Aussi rare que dangereuse surtout pour une novice dont la seule erreur d’inattention pourrait lui coûter la vie.

            Et notre adversaire ne s'en priva pas remarquant une seconde d'absence de la peur de la jeune novice il attaque avec une fulgurance remarquable. Je ne pu réagir tant l'enchaînement fut rapide. Une vague d'éclair me percuta au moment on sa lame tenta de perforer ma jeune apprentie qui miraculeusement s'en sortie alors que mon corps encore fumant s'écrasa contre la paroi. La douleur fut fulgurante. Mes poings se serrèrent, ma concentration se porta vers ma douleur qui passa par un courant électrique douloureux en vive chaleur parcourant l'ensemble de mon corps. Je me relevai doucement, les yeux plus rouges que jamais alors que Kalith percuta pour la dernière fois la paroi. S'excusant avec le peu de force qui lui restait.

            Je me mis à accélérer baissant légèrement la tête et utilisant la Force pour effectuer un saut. Ma vitesse fut décuplée et je percuta violemment mon adversaire. Mon épaule s'écrasa sur son thorax tandis que mes bras passèrent autour de sa taille
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              Auteur : Dark Oblivius

              nous envoyant voler ensemble sur quelques mètres.

              Nos corps chutèrent lourdement sur le sol. Je me relevai rapidement enchaînant rapidement avec une attaque horizontale que para de justesse le cavalier à l'aide de son sabre. Il tenta une attaque au niveau de mes genoux que ma lame dévia donnant au même moment un violent coup de pied au niveau de son poignet lui faisant perdre son arme. Un nouveau coup de pied au niveau de son torse cette fois-ci l'envoyant quelques mètres plus loin à terre.

              Je me rapprochai tournoyant mon sabre avant de fendre l'air avec pour en terminer avec mon adversaire. Mais comme lors de mon duel sur Dromund Kass, le Cavalier bloqua la lame à l'aide de sa main reportant un peu plus sa mort. Maintenant le manche à deux mains afin d'augmenter la pression. Les combats derrières moi semblaient se calmer, mais cette accalmie ne dura pour, du gouffre non loin de nous, des cris stridents émergèrent, des nouveaux Dragons arrivèrent. Le premier voyant la position de son maître se jeta contre moi. J'esquivai l'attaque en me décalant sur le côté baissant ma lame au même moment décapitant promptement la bête qui s'écrasa quelques mètres plus loin.

              Mon regard se tourna alors vers le spectre qui profita de ces quelques secondes de relâchement pour envoyer une puissante salve d'éclair. L'impact contre ma lame fut si violent que le manche me glissa des mains m'exposant à la pleine puissance de cette attaque électrique.

              Mon épiderme surchauffa rapidement et mes membres commençaient à accuser le coup. Mais comme pour mon dos tout à l'heure, la souffrance croissante devenait un moteur. Mes appuis se reformèrent et mes mains commencèrent à canaliser le flux énergétique. Pas à pas je reprenais du terrain. Et au but de quelques secondes les salves se stoppa me laissant l'opportunité de lui rendre la monnaie desa pièce. L'énergie contenu dans mes paumes se libéra en violent éclair frappant le thorax de mon adversaire qui s'écrasa en arrière proche de précipice.

              Je pris mon élan prenant appuis sur un des dragons qui tenta de me lacérer le torse et je sautai en l'air attirant un objet métallique fixé à la ceinture d'un soldat mort. Le Cavalier parvint à récupérer son sabre et esquiva mon coup de pied volant (meh ?) en reculant d'un pas. Mais acculer contre le précipice ses attaques ne furent pas précise et je pu les esquiver lançant en l'air le petit objet que je venais de récupérer pour ensuite placer une droite au niveau de la trachée, j'esquivait un nouveau coup verticale en plaçant mon épaule son bras et le tirant violemment vers le sol. Le crac fut terrible et le sabre tomba de sa main que je repris au vol, tourna et enfonça la lame à travers son corps.

              Je me relevai rapidement pour lui faire face, récupérer la grenade que je venais de lancer en l'air, l'activer et lui plonger à l'intérieur du crâne avant qu'un coup de pied ne le propulse vers le Nexus.

              -" Tu es terminé "- dis-je avant que son corps n'explose sous la puissance de la grenade.

              Comme pour les autres fois, les flammes artificiels laissèrent place à une nappe obscur. Toutes les bêtes présentes formèrent un demi arc de cercle face à moi et s'inclinèrent d'un seul geste avant que les hurlements des chiens ne raisonnent dans toute la grotte. Du Nexus s'échappa un cristal que je saisi et rangea à ma ceinture, mais alors que tout aurait dû rentrer à la normal et le nexus disparaitre, il continuait de s'agitai. De ce phénomène émana une vision. Mes yeux distinguèrent trois formes, deux m'était familière, je pouvais me reconnaître ainsi que Kalith, mais la troisième personne n'avait aucun trait que je pouvais reconnaitre. La seule particularité est une cicatrice en forme de x au niveau du visage.

              J'essayai d'augmenter ma connexion avec la Force pour en deviner d'avantage, une sensation, un nom peut-être ? Mais l'agitation du Nexus reprit et cette vision se dissipa laissant place à un véritable défilé d'éclair frappant n'importe quel endroit de la grotte. Soudain, un gigantesque arc énergétique se créa et frappant sur ma position. Ayant à peine récupérer mon sabre je pu bloquer à la manière des éclairs de Force grâce à ma lame.

              Si cette fois l'impact ne me fit pas perdre ma garde, la pression était assez grande pour faire glisser mes appuis. Je sentais le manche de mon sabre surchauffer. Je n'avais plus le choix, tenir cette position était totalement impossible. D'instinct je désactiva la lame effectuant une roulade sur le côté. Le rayon énergétique frappa le sol et ce concentra sur un cristal incrusté dans le sol. Un bruit sourd s'échappa et peu à peu la pénombre laissa place lors que des centaines de lumières artificiels se mirent en route éclairant la grotte qui au final n'en était pas une. Cet endroit n'était pas du tout ce que je pouvais croire.








              Capitaine Jo 
               


              Jo était au niveau de la passerelle,vérifiant que les opérations aux sols se déroulaient bien. Oblivius avait pénétré dans la grotte depuis plusieurs minutes déjà, un deuxième contingent d'une centaine de soldat furent envoyer pour vérifier que tout se passait bien tandis que l'ensemble des transporteurs et une cinquantaine d'hommes s'occupaient à piéger les ruines du village. La seule escadrille en vol effectua des rondes atmosphériques afin d'essayer de retrouver les survivants en cavale. Mais le temps était compté, il ne fallait pas s'éterniser et c'est ainsi que les premiers protocoles de départ fut mis en place dont les divers saut afin de brouiller les pistes et éviter à l'armée confédéré de retrouver la trace de l'Ordre sur Dromund Kass.

              - Toujours aucune trace des fuyards ?


              Aucune capitaine, et les conditions météo ne vont rien arrangé. Une tempête de sable est en train de se propage au nord du village, ce n'est pas grand chose, mis ça empêche nos senseurs d'être pleinement opérationnel. il serait plus qu'impossible de les trouver.

              - Dîtes aux chasseurs d'intensifier les recherches, nous partons bientôt.


              - Escadron 1, prolongation de la mission de recherche. La mission est bientôt terminée.

              La baie centrale axé vers le lointain soleil du système. Jo se gratta le menton observant le vide. Mais cette méditation allait être relativement courte quand 4 destroyer providence émergèrent. Le fleurons de la flotte Séparatiste face à un destroyer impérial. Les premières secousses arrivèrent très rapidement. Les lasers perçant l'obscurité de l'espace s'écrasant lourdement contre les boucliers du croiseur. Les déplacements à l'intérieur du vaisseau relativement compliqué. Le capitaine perdant même l'équilibre l'espace d'une seconde. Le brouhaha émanent du poste de contrôle était indescriptible et à la limite du supportable.

              Monsieur, ils visent notre hyperdrive !

              - Passez toute l'énergie du vaisseau dans les boucliers !

              - Ca ne tiendra pas longtemps Capitaine, il y a déjà une surcharge sur le flanc bâbord. Plusieurs explosion au niveau de la coque ! Doit-on répliquer avec les missiles ?

              -Non. Ouvrez les communication avec le vaisseau.

              Les mots raisonnèrent dans l'habitacle. Un silence de mort rompu par les nombreuses vibrations.

              - Monsieur ?

              - Exécution ! Un des membres d'équipages indiqua que la communication était ouverte. Ici le Capitaine du Destroyer Médusa ! Demande un cessez le feu immédiat nous somme sous la bannière de l'Impérium ! Je répète nous sommes sous la bannière de l'Impérium cessez le feu !


              Seul et sans défense, le vieux Capitaine savait ce qui lui restait à faire, gagner du temps pour que la cause qu'il a embrasé lui survive.


               
               


              Alors que je contemplait l'immense hangar en face de moi, un sas s'ouvrit derrière moi. Par réflexe je saisi mon sabre me retourna d'un seul geste. Ma lame noire s'arrêtant à quelques centimètres d'un droïde

              Bonjour Maître ! Cela fait longtemps que nous attendions votre venu ! L'usage d'arme est pour le moment inutile.

              -" Vous m'attendiez ? "-

              -Affirmatif, depuis que Maître Koral a mis la forteresse en veille. Le cavalier noir étant la clé qui ré-activerait l'édifice.

              -" Une forteresse ? "-

              -Oui, en effet l'empire de mon maître étant sur le déclin plusieurs endroit comme celui-ci furent créer afin de servir de refuge. Arme, munition, droïde de combat, vaisseaux et encore bien d'autre chose ! Cependant, si mes calculs sont exacts, les réserves d'énergie sont basses, très basses. Je ne vous félicite pas, vous avez mis trop de temps à revenir Maître !

              Mon regard se porta vers Kalith, un peu ... perdu ? J'allais reprendre, ou du moins essayer de rependre la discussion quand des soldats débarquèrent. Un des lieutenants se présenta à moi en se jetant à genou.

              -Maître! une flotte séparatistes est arrivée en orbite ! Le capitaine a engagé le combat mais a dû fuir sous la pression ! L'ordre donné aux troupes du village sont de combattre à mort et de ne rien dire sur votre présence ici.

              -" Comment ses chiens ont pu savoir ?! Notre seul atout à présent est notre discrétion. Combien d'hommes avez-vous lieutenant ? "-

              - - Une centaine Maître, mais ce ne sera jamais assez s'ils nous trouvent.

              -Excusez-moi Maître, mais je ne pense pas que vous avez compris le rôle de cet endroit.

              -" Je doute que des bêtes et deux vaisseaux ancestrales ne nous soit d'un grand secours."-

              -Cet endroit, cet endroit est une véritable place forte et conçu pour tenir des sièges. Si la menace est aussi importante que vous me l'indiquez, je suis en mesure d'activer les systèmes de défenses.

              -" Je croyais que cet endroit était vidé de son énergie ? "-

              - Une grande partie en effet, nous étions à 10% bien peu pour redémarrer cette forteresse, mais cette tempête a augmenté ce taux à 19% et il m'est désormais possible de déployer les troupes.

              -"Bien, notre point de défense principal sera l'entrée du hangar, l'arrivée y est à peine assez large pour une rangée de 8 droïde B1, nous pourrons ainsi concentrer le nombre pour qu'il n'apporte plus un avantage stratégique. "-

              -Je vous annonce que les portes extérieurs sont maintenant close. Malheureusement la longue inactivité a eu plus d'impact que je ne l'aurais cru. Sur mille droïde sentinelle, à peine une dizaine sont opérationnelle et en cours d'acheminement à l'endroit que vous venez d'indiquer.

              Des 25 hommes descendu avec nous, il n'en restait plus que trois, et que dire de l'état de mon apprentie ? De Korra ? Ou même d'Anduin. Seul moi et Dark Nihls semblions en état pour une troisième passe. Mais nos apprentis étaient encore loin d'être assez puissant pour tenir aussi longtemps. Un baptême du feu les attends sans aucun doute. S'ils arrivaient à passer cette épreuve, nul doute qu'ils auraient tous un avenir certain dans l'Ordre. Et si au final seul la mort est au bout de leur périple, la Force en aura voulu ainsi.

              Notre petit groupe quitta la passerelle pour retourner à l'ouverture du hangar, lieu du tout premier combat dans cette forteresse. Passant sur le gigantesque pont, je pu admirer l'immensité de l'endroit. Les vaisseaux dont les lumière s'échappe.

              -Il semble que les vaisseaux soient en bien meilleur état, l'activation ne fut pas difficile, c'est comme-ci ils avaient été entretenus. Certainement par le Cavalier Noir ?

              -" Il était prisonnier ici, qu'aurait-il bien pu faire de deux vaisseaux sans un seul équipage ? "-

              -Question pertinente Maître, malheureusement le fichier holographique du hangar est tombé à court de batterie 300 ans après la mise en veille je n'ai aucun dossier à diagnostiquer.

              -" Bien, quel est le rapport sur nos deux vaisseaux ? "-

              -Les niveaux d'énergie sont de 30% pour le moment, les droïdes sont entrain de les remettre en état de marche, mais ils nous faudra au moins une heure avant que tout soit moyennement fonctionnel.

              -" Bien, lieutenant, je veux 40 hommes dans chaque vaisseau. Vérifiez que tout est en ordre ils sont notre seul échappatoire si les choses tournent mal. Il y a des chasseurs à l'intérieur ? "-

              -Oui, mais aucun n'est opérationnel, problème de démarreur et d'injecteur, nous pourrions changer les pièces mais cela prendra bien plus de temps.

              -" Nous n'aurons jamais la supériorité aérienne, de plus mes Hommes ne sont pas des pilotes. Ce serait un véritable carnage. Concentrez vos efforts sur les vaisseaux. Concentrez l'énergie sur les bouclier en priorité ainsi que le générateur d'hyper-drive. "-

              -Bien Maître. Ah si une dernière note: les turbolasers sont totalement hors d'usage, la roche s'est écroulé au fil du temps dans les tubes et les utiliser reviendrait à pilonner de l'intérieur la forteresse. Cependant, le projecteur de bouclier de notre façade est fonctionnel à 15%. Suffisant pour repousser un tir orbitale de quelques dizaines de minutes.

              -" Ca aurait été trop beau. N'activez pas le bouclier pour le moment, mais je veux qu'à mon ordre il soit mit. "-

              -Ce sera fait.

              Je grimpai les quelques marches se trouvant 5 mètres avant l'ouverture. Suivi de prêt par les trois apprentie et Nihls. Mon regard plongeant dans ce long corridor d'où viendra certainement la fureur Séparatiste.

              -" Apprentis, aujourd'hui aura été une journée d'épreuves. Si vous sentez cette peur en vous, cette haine! N'oubliez jamais que ce type de journée est une première pour vous, mais certainement pas la dernière. La voie des Sith est ainsi faite. C'est ainsi en triomphant de la mort que l'on peu espérer prétendre au titre de Dark.

              Votre destinée dans cet Ordre va dépendre de l'heure qui va suivre. Tenez vous prêt ! "-

              -Protocole Blackwall activé. Seigneur Koral, les pièces sont en place.

              -"C'est quoi cette histoire encore ?! "-

              Alors que je me retournai, les deux vaisseaux se scindèrent en deux dans une explosion puissante qui balaya la plateforme sur laquelle nous étions avec une puissance impressionnante. Le pont vola en éclat et s'écrasa sur les débris encore fumant des vaisseaux et certainement des corps calcinés ou broyé de 80 soldats.

              La puissance du souffle me souleva et me propulsa contre la paroi. J'accusai brièvement le coup lorsque je pu constater que le peu d'homme restant était au prise avec les droïdes qui devaient nous protéger. Les tirs fusèrent de part et d'autre. Mais alors que les apprentis et Nihls s'occupaient des quelques droïdes, je me dirigeai vers le droïde de protocole le soulevant grâce à la Force tout en activant mon sabre dont la lame para un tir qui aurait sans doute pu me mettre à terre.

              - Ne soyez pas énervé Monseigneur, tout ceci n'est qu'un test pour prouver votre valeur. Il vous faudra juste survivre aux épreuves de la forteresse.

              -" Sachant les circonstances dehors vous nous mettez à l'épreuve ?! "-

              -Juste vous Monseigneur, tout vos compagnons ne sont que des pièces rapporter qui ont peu d'importance pour Maître Koral.

              -" C'est à sa demande que vous faite cela ?! "-

              -Bien évidemment, je ne répond qu'à son ordre, je suis programmer pour ça, tout comme cet endroit est programmé pour vous tuer. Ou du moins essayer. Bonne chance à vous. 5..4..3..

              -" L'enfoiré ! "-

              L'étreinte de la Force se transforma très vite en une vague pour propulser ce fichu droïde le plus loin possible. Tombant dans le vide, son explosion fut la seule chose qui l'empêcha de s'écraser au fond du hangar. Ma concentration se porta donc sur de nouveaux ennemis. Sur les vingt trois hommes restant, déjà huit étaient tombés. Une hécatombe qui n'allait certainement pas s'arrêter là.

              Mon sabre en main, ma colère se focalisa très vite sur un de ses droïdes qui goûta la chaleur de mon sabre en se scindant en deux. Très vite nous reprîmes le dessus sur cette petite troupe jusqu'à éradiquer le dernier traitre robotisé.

              -" Kalith, reste sur tes gardes, je ne sais pas encore de quoi est capable cet endroit. "-

              La mort du dernier droïde marqua un léger repos, mais très vites des dizaines de cliquetis métallique raisonnèrent à travers l'immense pièce. Je levai la tête voyant une cube de métal de plusieurs mètre de long nous tomber dessus. Prenant appuis sur le sol j'effectuai un saut de Force pour éviter de finir complètement aplatit par ce piège grotesque. Mais là encore, deux hommes n'eurent pas cette chance. Ou plutôt trois, si deux furent complètement écrasé, un ne fut que partiellement touché. Ses cris étaient aussi puissant que la douleur que je ressentais en lui.

              -"Apprentie, achève le. Nous ne devons laisser aucun témoins. "-

              Je regardai autour de moi, impossible de retourner au lieu de l'affrontement contre le cavalier et sortir de cet endroit où nous étions arrivé ne me semblait guère possible. Tout ce que nous avions s'était deux chemins longeant les parois du hangar.

              -" Dark Nilhs, Korra, partez de ce côté-ci avec le jeune novice. Kalith et moi prendrons l'autre chemin. N'utilisez les comlik qu'en cas d'extrême nécessité. Si la CSI découvre cet endroit, nous allons avoir un plus gros problème que ce piège géant. "-

              Le chemin était à peine assez large pour une personne. Sabre en main, mais éteint je progressai. Mes émotions étaient multiple, entre rage et frustration, il m'était de plus en plus difficile de les contrôler. Un autre effet de cet endroit ? Quoi qu'il en soit cette réflexion ne pu être mené à bout puisque sous nos pieds, la passerelle se déroba. La physique nous rappelant très vite la loi de la gravité, mais avant même d'avoir pu tomber, je pu me rattraper à une légère ouverture dans le mur ce qui ne fut pas le cas de mon apprentie qui disparut dans l'ombre.

              -" Kalith ! "-

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                Auteur : Kalith Shan

                En quelques instants, l’allié se transforma en ennemi. Quelques instants à peine suffirent à l’endroit pour devenir un véritable champ de bataille, et blessée, sabre en main, je n’eus d’autre choix que de parer les tirs, trop affaiblie pour réellement me battre. Je vis mon maître lutter contre cette véritable armée, faisant de mon côté tout mon possible pour protéger une Korra encore en sale état et un novice désarmé. Dark Nihls était aux prises avec les droïdes elle aussi, et le nombre de soldats clones qui nous avaient rejoints avait été drastiquement réduit en un temps record. Un piège en broya deux, leur arrachant leur dernier souffle en rendant leur cage thoracique plate comme une limande. Le troisième de leur groupe perdit les deux jambes et le bassin alors que le poids tombé du plafond le clouait au sol. J’avais déjà combattu, entendu les cris de douleur, les cris d’effroi, les cris de désespoir, mais un comme le sien…Jamais mes oreilles n’avaient eu à vivre pareil instant. Au plus profond de son âme, il n’était plus que douleur.

                Le Côté Obscur était puissant, très puissant en ces lieux, et percevoir pareil changement dans un être qui dix secondes plus tôt se montrait d’un certain optimisme était, même pour une petite apprentie épuisée en mon genre, un jeu d’enfants. Je suivis l’ordre de mon maître, crispée à l’idée de devoir abattre un des nôtres, à peine plus âgé que moi, mais condamné à mourir. Autant lui épargner des souffrances inutiles. Il devait avoir dix huit, peut être vingt ans. Quelques instants plus tôt, il avait le sourire aux lèvres, le blaster en main, et scrutait l’entrée de la forteresse, prêt à défendre les lieux comme s’il s’agissait de son propre foyer, mais avant même qu’il ait eu à tirer une seule salve de lasers, c’en était fini de lui, de son avenir. Sa tête roula sur le sol alors que j’effectuais ma besogne avec un haut-le-cœur. Tuer pour survivre était une chose. Tuer par vengeance en était une autre. Tuer pour servir ses intérêts personnels ou ceux de la cause Sith ne me dérangeaient pas non plus. Mais abréger des souffrances était bien différent, et je me surpris à me dire que n’importe qui dans cette salle aurait pu se trouver à sa place, et que si il s’était agi de moi, je n’aurais sans doute pas eu la force de plonger de côté pour éviter ce poids. Un frisson parcourut ma colonne vertébrale alors que j’avançai à la suite d’Oblivius, dans un couloir si étroit que même Korra et moi n’aurions pu y passer côte à côte malgré nos physiques sveltes. Un instant plus tard, ce furent les ténèbres. La passerelle sous laquelle Oblivius et moi marchions se déroba sous nos pieds, la chute était pour moi devenue inévitable. Mon maître parvint à se rattraper à une ouverture dans le mur, mais je le voyais de plus en plus lointain, de plus en plus petit…J’entendis à peine qu’il criait mon nom, tentant de me raccrocher aux parois, mais quand bien même j’arrivais à bloquer un de mes membres dans une ouverture, j’en devais bien vite l’extirper, trop éreintée pour m’y raccrocher, sans quoi mes articulations n’auraient été plus qu’un lointain souvenir. Je ralentissais donc tant bien que mal ma chute vertigineuse, me demandant au plus profond de moi si c’était ainsi que les choses devaient se terminer pour l’humble descendante du Revanchiste et de Bastila Shan. J’eus à peine la force de murmurer quelques mots avant de perdre connaissance face au vide interminable qui s’ouvrait encore sous mes pieds.



                - Le combat n’est pas terminé, maître…Ne vous préoccupez pas de l’instant passé…C’était trop tard, de toute façon…


                Je ne sais comment se passèrent les secondes, peut-être les minutes qui suivirent, inconsciente, mon corps chutant au plus profond de cet abîme insondable, balloté par les heurts de mes épaules contre les parois. Lorsque je repris connaissance, fourbue, entaillée de partout, collante de sang coagulé, de sueur et de crasse, je mis quelques secondes à retrouver l’usage de mon ouie et de ma vue. Sonnée, je tentais de me redresser, mais la moindre de mes articulations me faisait un mal de chien. Sous mes mains, alors que je tentais de m’appuyer sur le sol, celui-ci était…poilu ? Un nouveau frisson me parcourut l’échine. Je pris cette fois ci l’avertissement physique pour argent comptant et roulai sur le côté en tentant d’attraper le sabre à ma ceinture…Mais celui-ci ne s’y trouvait plus. Lorsque ma main se porta à ma hanche, mon épaule m’élança comme jamais et je manquais de régurgiter le peu que j’avais avalé sur le vaisseau avant d’arriver sur Korriban tant la douleur était intense. C’était assimilé : mon bras droit était hors-service pour le moment.

                Je ne devais ma survie qu’au vieux Tuk’ata, massif malgré son grand âge, venu finir ses jours dans cette fosse, et qui me servit de matelas d’atterrissage. Ses côtes avaient été clairement broyées sous le choc, et j’en vins à remercier le côté Obscur de m’avoir fait atterrir sur l’épaule plutôt que sur le thorax, une côte de cette taille brisée pouvait rapidement devenir un poignard mortel. Là où les choses se corsèrent, un doute gigantesque m’envahit. Certes, si cette bête avait pu arriver là, il allait sans dire qu’il y avait une entrée (et donc une sortie) à cette fosse autre que cette passerelle : son cadavre était récent, l’odeur de décomposition n’était pas forte (mais tout de même écoeurante au possible), et vu l’état du sol avant qu’il ne se dérobe sous nos pas, le mécanisme n’avait pas servi depuis au moins cinquante ans. Cela dit, c’était à double tranchant : j’avais là un moyen de sortir, plutôt que de rester plantée comme une idiote en attendant les secours…Mais n’importe quoi pouvait se trouver dans ce tunnel. Ces chiens, ces dragons, ils n’étaient sans doute pas les pires créatures de Korriban, et si ces aberrations vivaient en surface, ce qui se trouvait en sous-sol commençait à m’effrayer sérieusement. Je retrouvais le sabre d’Oblivius quelques mètres plus loin : la boucle qui le retenait avait lâché alors que ma hanche avait heurté une paroi pendant ma chute, et le sabre avait suivi une trajectoire différente que celle de mon corps. J’essayai de l’allumer pour y voir un peu plus clair, mais à part une gerbe d’étincelles orangées, rien ne sortit du manche métallique.


                - Allume-toi…allez…Allume-toi…

                Prise d’un affreux doute, perdue dans les profondeurs de Korriban, sans armes, sans lumière, et profondément affaiblie, j’auscultais l’objet alors que les larmes me montaient aux yeux. J’essayais de l’allumer, encore et encore, appuyant chaque fois un peu plus fort sur l’interrupteur sensé activer la lame, mais la lentille de focalisation était en miettes. Le cristal était intact, heureusement, seulement, sans cette lentille, pas de lame, et sans lame, pas de lumière, pas de moyen de défense. Je le jetais violemment contre le cadavre du Tuk’ata, sur lequel il se cala au coin de l’articulation de l’épaule, avec un bruit mat. Le mur me servit de dossier alors que je me laissais glisser le long de la paroi, la tête entre les mains, les genoux repliés contre ma poitrine nue. La petite Kalith était perdue. La petite Kalith avait peur. L’apprentie était restée en haut, avec toute sa contenance, sa confiance en elle, ses remarques caustiques et son amour pour la fanfaronnade intensive. Les larmes roulèrent sur mes joues rougies, alors que je laissais piteusement retomber mon bras droit douloureux. Cinq, six minutes passèrent ainsi, alors que le masque tombait, que revenait à la vie l’enfant perdue que je pensais avoir exécutée mentalement en quittant Kuat, puis, d’elles-mêmes, les larmes se tarirent. Les côtes du Tuk’ata ne supportaient plus le poids de ses flancs, et ceux-ci s’affaissèrent avec le reste de son corps, malgré la rigidité cadavérique. Tombant de son perchoir, le sabre d’Oblivius roula jusque devant mes pieds. Je relevais lentement mes yeux embués de larmes et me laissa tomber en avant pour me mettre à quatre pattes (enfin, à trois, appuyée sur mon bras gauche), et le reprendre en main.

                Il était certain que je ne pouvais pas rester là, à crever dans la puanteur cadavérique du macchabée animal à mes côtés. En remettant ce sabre à ma portée, le Côté Obscur me remit dans les rails. Je frissonnai doucement. Il faisait bien plus froid ici-bas que dans la forteresse, et ma poitrine nue n’allait pas aider à mon état de santé. J’observais ce que j’avais sur moi : le cristal de Revan, un pantalon en lambeaux et des bottes heureusement encore en état de protéger mes pieds. Rien de suffisant pour me couvrir. Le choix n’était plus mien : il me fallait avancer. Je ne voyais même pas, en regardant le plafond, le haut de l’ouverture par laquelle j’avais chu ici. Le fossé devait faire un coude à un moment où à un autre, ce qui expliquait très probablement mon épaule droite potentiellement démise alors que durant ma chute libre je n’avais qu’effleuré les murs. Je me relevais lentement et titubai jusqu’au mur d’en face.

                La pièce mesurait dix mètres de rayon, c’était un sas circulaire dont le sol de pierre était veiné de câbles transportant l’énergie depuis plus bas dans le sol jusqu’à…jusqu’où ? Pour être franche, c’est une question à laquelle je n’avais pas de réponse. Je longeais les parois et comptais, outre les niches dans les murs et ce que le temps avait creusé dans ceux-ci, quatre ouvertures dans lesquelles j’aurais pu, d’une manière ou d’une autre, passer pour sortir de la salle. Trois portes et un éboulement du mur assez large pour que je m’y engouffre. Revenant vers le centre, je n’y trouvais rien d’autre que des ossements, le cadavre du Tuk’ata et…sous lui, un autel. Un doute affreux commença à m’envahir alors que mes yeux commençaient à s’adapter à l’obscurité. Je me précipitais (autant que mes jambes me le permettaient) vers une des niches, et tenta d’en discerner le contenu. Trop détaillé pour mes mains dont les terminaisons nerveuses étaient encore engourdies par la chute, j’allumai le sabre, qui cracha de nouveau une gerbe d’étincelles manquant de me transformer en torche humaine si je n’avais pas reculé la tête à temps pour sauver ma chevelure de la combustion presque spontanée. Dans la niche, une petite statue au détail impressionnant représentait un Sith encapuchonné, sabre en main, dans une posture de défi. Je passais ainsi toutes les niches en revue. Aucun ne me disait quoi que ce soit. Il faut dire que concernant les Sith, leurs noms et apparences, les livres d’histoire n’étaient pas vraiment très loquaces.
                Un bruit sourd se fit entendre, venant directement d’une des portes repérées plus tôt.

                Bonne nouvelle ? Certainement pas : la totalité de mon corps se tendit, mon épaule me faisant me plier sous la douleur, et mes poils se hérissèrent. Je ne me permis pas de mettre en doute mon instinct et m’engouffrai dans l’éboulement du mur. Quelques instants plus tard, la porte céda dans un craquement de fin du monde alors que, dans l’obscurité, cachée par les pierres, je discernai une masse informe se traînant sur le sol d’un bout à l’autre de la pièce. Toutes les ressources dont je disposais étaient mobilisées à rendre ma respiration silencieuse et à ne plus bouger d’un pouce. J’attendis de ne plus entendre le crissement qui suivait cet être étrange et massif dans son déplacement pour tenter de sortir de ma cachette, mais alors que je me faufilai vers la sortie, le mur se referma. Le noir complet. Un piège supplémentaire. Cette fois-ci, je ne me laissais pas abattre, baissant la tête le temps d’inspirer profondément et de lâcher un soupir d’exaspération. Emmurée vivante, sérieusement ? Certainement pas ! La crevasse était profonde, et même lorsque la salle était éclairée par le peu de lumière qui filtrait de l’étage de la forteresse, je n’arrivais pas à distinguer où elle menait. Furieuse au point d’en pleurer de rage, la main gauche crispée sur le manche du sabre, je progressais de profil dans l’éboulis, butant encore et encore sur les pierres au sol, avant de m’écraser lourdement, pestant de manière plus ou moins délicate, avant de me rendre compte que j’étais dans une nouvelle pièce.



                - Foutue forteresse à la con. Là aussi, la lumière, c’est en option ?! RHAAAAAAA !!

                Rendue furieuse par cet imbroglio de pièges, de couloirs, de salles et surtout par l’épuisement, je me relevais rapidement et sondais les murs. Ils semblaient bien plus récents que ceux de la pièce précédente, ceux –ci étaient métalliques. Ma main ripa sur un obstacle, auquel j’assénai un royal coup de poing de rage. Je fermais les yeux, serrant les dents sur le coup de la douleur, et…la lumière s’alluma. Je venais de coller un direct du gauche à un foutu interrupteur. Plissant les yeux pour ne pas me crâmer les rétines, ma main en visière, je regardais d’abord le sol, lisse et noir comme celui d’un hangar de destroyer stellaire, et relevai petit à petit les yeux quand une voix robotique se fit entendre.

                - Intrus détecté. Procédure d’analyse terminée. Sensitivité confirmée. Affiliation au Côté Obscur confirmé : taux d’adrénaline élevé et signes externes de rage captés. Bienvenue, maître.

                Un droïde assassin, fusil en main, m’avait en joue. Il baissa lentement son arme.

                - Maî…hmm. Où sommes nous ?
                - Nous sommes dans le hangar de stockage des droïdes d’élite, maître. Votre mémoire a-t-elle été altérée durant votre absence ? Si vous le souhaitez, je peux appeler un droïde médical.
                - Je vais bien, merci, je suis juste éreintée, cette forteresse me rend absolument dingue.
                - Vous avez réussi à sortir vivante de la forteresse voisine, Maître ? Ce voleur a annexé un tombeau ancien pour en faire son repaire. La chambre du cercueil se trouve d’ailleurs de l’autre côté de cette paroi. Heureusement que vous n’avez pas à vous soucier d’un être aussi insignifiant, maître Darzu.

                Cet imbécile de droïde me prenait pour Bélia Darzu, une Sith qui avait vécu aux alentours de -1250. C’était un miracle que ce robot soit encore debout au vu de son âge, et ses capteurs devaient se baser uniquement sur la taille, le sexe, le taux de midi chloriens et l’appartenance au Côté Obscur pour juger de l’identité d’une personne. Je me serais ô combien volontiers hasardée au détour des couloirs de ce lieu pour tenter de trouver les secrets de Bélia, mais je n’en avais ni le temps, ni la force, il fallait que je rejoigne mon maître au plus vite.

                - J’ai dû revoir mes plans. Il faut que je retourne là-bas.
                - Trois solutions s’offrent à vous : remonter à la surface et y entrer par l’accès de service, gravir les escaliers sur deux étages et ouvrir une brèche dans un point du mur parmi les plus faibles avec les explosifs à disposition ici, ou bien je peux vider deux ou trois cellules énergétiques pour rouvrir la brèche par où vous êtes arrivée.
                - Deuxième option. Accompagne-moi, cet endroit est bourré de pièges mortels et mon sabre est hors d’usage, la lentille s’est brisée.
                - Peut-être souhaitez-vous passer à l’atelier ? Je vous ouvre la voie.
                - Merci.


                L’atelier en question n’était pas loin. Autant pouvait-on dire, lorsque je vivais sur Kuat, que ma chambre ressemblait à un champ de bataille, autant cet atelier, qui servait visiblement d’étude en plus de sa fonction première, dépassait amplement ce stade, c’était un véritable fatras dans lequel un autre droïde, tout aussi rouillé que le premier, farfouillait aussi activement que ses lentes articulations le lui permettait. Le fatras qui y régnait avait quelque chose de dérangeant, la moindre pièce mécanique semblait infusée par la puissance du Côté Obscur, et les tas de ferraille éparpillé dans toute la pièce donnaient au lieu une atmosphère pesante, chargée d’histoire, de pouvoir et du poids des siècles.

                - J’ai besoin d’une lentille de focalisation pour mon sabre.
                - HK-32 m’a prévenu avant que vous n’arriviez, maître, en voici quatre.

                Sans même se retourner du tas de matériel dans lequel il fouinait, le droïde technicien me tendit quatre lentilles de focalisation. L’une d’entre elle semblait avoir été écrasée par un Bantha, et je la renvoyai discrètement sur le tas de ferraille en observant les trois autres. Un peu obsolètes, mais toujours efficaces. J’ouvris le sabre lentement et changeait la lentille pour une fonctionnelle produisant une lame légèrement plus longue que l’originale, puis intégrais au sabre le cristal du Revanchiste, prenant le orange pour le monter sur le pendentif autour de mon cou. J’allumais la lame rouge à cœur noir et effectuais quelques passes d’armes dans le vide tandis qu’un regain de vigueur m’envahit soudainement. Les deux droïdes semblaient ne pas s’en préoccuper, pourtant HK-32, le droïde assassin, remarqua une particularité dans la lame.

                -Les cristaux Sigil sont rares. Vous avez eu du flair en vous procurant celui-ci.
                -Un vieil ami m’en a fait cadeau.

                La discussion s’arrêta là, et je ramassais, en passant près du bureau, un petit carnet de notes empli de schémas complexes, rédigé dans une langue qui ne me rappelait absolument rien, et le calais entre ma ceinture et ma hanche. Lorsque je passais en revue les lieux une dernière fois, HK-32 me tendit une veste de cuir noir et une brassière que j’enfilais avec un soupir de soulagement. Les affaires reprenaient, il était temps de retrouver mon maître, Dark Nihls, Korra et le nouveau novice. Un signe de tête plus tard, le droïde assassin m’ouvrait la voie en direction du point convenu pour entrer de nouveau dans la forteresse, et plaqua contre le mur cinq plaques d’explosifs qui firent exactement le travail que l’on attendait d’elles. J’étais encore bien en dessous de l’étage d’où j’avais chu, de ce que je pouvais en juger, mais au moins, j’étais de retour dans la « partie haute » de la forteresse. HK passa le premier, mais ne fit pas long feu : deux lames sortirent des murs et séparèrent ses jambes du haut de son corps. Je pestais intérieurement en observant les étincelles sortant du bas de son corps, mais l’instant suivant, sa tête sautait sous les lames. Je rattachais le sabre à ma ceinture, me servant de la boucle comme attache puisque celle prévue à cet effet s’était tordue, et plongeais en avant, me réceptionnant sur mon épaule douloureuse, serrant les dents pour ne pas hurler. J’attrapais au passage la tête du droïde et son fusil, que j’emportais en bandoulière.

                -On va te trouver un autre corps, ne t’en fais pas, mais il ne vaut mieux pas trainer ici. Ça risque d’être inconfortable…

                A l’inverse du sabre, sa tête pouvait parfaitement s’accrocher à la boucle tordue, et quoi qu’il protestât quelque peu, il s’adapta rapidement à sa condition nouvelle de tête portative. Le couloir était long, et semblait déboucher sur une grande salle rectangulaire d’un côté, et sur une bifurcation de l’autre. Inutile d’être un génie pour se douter que partout dans l’endroit, les pièges pullulaient. Je pris une profonde inspiration et observais les murs. Rester debout était dangereux. Rester couchée était dangereux. S’accroupir était dangereux. TOUT était dangereux ici ! Mes paupières se closant sur mes yeux, je pris une profonde inspiration. Mes sens étaient loin de pouvoir m’être d’une réelle utilité, il ne me restait plus qu’une option. Inspirant et expirant lentement, agenouillée sur le sol, tête baissée, frôlée à intervalle régulier par les lames sortant des murs en captant ma présence, je m’enfermais peu à peu dans une transe méditative, furieuse d’avoir ainsi perdu la face devant mon maître en ne sachant pas éviter un banal piège de trappe. Une roulade en avant plus tard, je me cambrai, évitant cette fois ci une huitaine de fléchettes, probablement empoisonnées, qui passèrent derrière mon dos pour se planter de l’autre côté du mur. Un saut me sauva ensuite d’une lame basse, et une session de limbo involontaire m’évita une combustion instantanée.

                Je progressais ainsi dans ce couloir, les yeux fermés, une main sur le pommeau du sabre éteint, l’autre sur la tête d’HK-32, qui semblait plus effrayé que moi à l’idée de se ramasser un piège mortel (pour un droïde, c’était chose assez amusante), et qui me signalait la moindre anomalie à venir sur le chemin par des petites exclamations de surprise au déclenchement des pièges. Si, vu de l’extérieur, cette petite danse entre les pièges, régulièrement accompagnée de « a droite ! » « Oulalalalalah ! » « lances ! » « mur mobile ! » et autres joyeusetés que pouvait lâcher le droïde toutes les cinq secondes environ, devait paraître absolument ridicule, elle eut au moins le mérite de nous faire arriver sans blessures au bout du couloir. La grande pièce était désespérément vide, si l’on en retirait l’éclairage…Et la lourde porte de cortose se referma derrière nous dans un claquement de fin du monde. Toutes les issues étaient bouchées, il m’était impossible de me tailler un chemin à l’aide de mon sabre, et les panneaux de contrôle des portes se trouvaient de l’autre côté des lourds murs de pierre. Un seul espace, léger, créé par l’érosion, laissait filtrer l’air à côté d’une des portes verrouillées, et donnait sur le couloir suivant. J’y glissai mes lèvre après avoir pris une longue inspiration, et m’époumonai pendant une bonne dizaine de minutes à appeler mon maître, Korra, Nihls ou les soldats avec nous, dégainant le blaster récupéré sur HK (un disrupteur Ten-Loss première génération) au cas où. Grand bien m’en prit, une huitaine de droïdes déboulèrent dans le couloir et visaient l’orifice par lequel je tentais d’appeler du renfort. Quelques échanges de tirs plus tards, les huit têtes perforées fumaient sur le sol au coin du couloir alors que les corps étaient restés sur place.


                - Le mechu-deru ne pourrait-il pas vous aider à prendre le contrôle de ces mécanismes, maître?
                -Je vais te faire une confidence, HK…Je ne suis pas Bélia. Je suis bien une Sith, mais il y a des siècles que Bélia est morte.
                - Je sais.
                - Mais…alors…pourquoi est-ce que tu ?...
                - Il y avait longtemps que personne n’était venu ici. Vous êtes acquise au côté Obscur. Bélia nous a donné un certain libre-arbitre, j’ai fait le choix de vous suivre. Et vous n’auriez jamais survécu si je n’avais pas dit aux autres d’en faire autant.
                -C’est vrai. Merci, HK. Je te dois une fière chandelle…Mais il faudrait qu’on sorte de là. Je suis à peine capable de pousser une valise avec la Force, alors le Mechu-deru…
                - Si vous survivez, ça viendra sans doute avec le temps ! Mais il est vrai que les possibilités de fuite qui nous sont offertes sont peu nombreuses.
                -Peu nombreuses ? Tu en vois une ou plusieurs ?
                - Non, mais je suis d’un naturel optimiste !

                La réplique eut le mérite de me faire sourire alors que je réflechissais à un eventuel moyen de sortir de cette maudite pièce. Il me faudrait des heures et des heures pour creuser dans les murs épais une ouverture suffisamment grande pour m’y glisser, jamais les cellules énergétiques du sabre ne tiendraient jusque-là. Je me mis dès lors à ausculter murs, sol et plafond, à détailler la construction des portes

                - Agrandir la meurtrière pourrait être une bonne idée, qu’en pensez-vous, maître ?
                - S’il te plait, n ne m’appelle pas « maître », c’est flatteur, mais…Je ne suis qu’une apprentie. Je m’appelle Kalith. Et…si tu pouvais me tutoyer,je me sentirais plus à l’aise.
                - A ton service, Kalith!
                - Merci, HK.
                - Je disais donc…Ces portes sont similaires à des portes de destroyer stellaire deuxième génération, les leviers d’ouverture de sécurité se trouvent généralement sur la droite, si il ne s’agit pas d’un code, en agrandissant cette ouverture, peut-être pourrions-nous sortir ?
                - Je vais essayer.
                - Ce n’est qu’une hypothèse!
                - C’est mieux que rien du tout !

                J’allumais le sabre, qui crachota quelque peu, et en rechangeais le cristal. La lentille et le réceptacle de cristal n’étaient pas adaptés pour celui de Revan, aussi remis-je le cristal d’Oblivius à sa place et le mien à la sienne, avant de commencer la découpe de la pierre autour de la porte. Agrandir légèrement l’ouverture pour y glisser ma main ne me prit pas longtemps, menue comme j’étais, et un sourire illumina mon visage lorsque la lame refusa de descendre, bloquée par un obstacle que le laser ne pouvait trancher. A tâtons, je reconnus le panneau de commandes de la porte, et poussai un soupir de soulagement en relevant d’un coup le levier de sécurité, ouvrant la porte pour quinze secondes, m’y engouffrant comme une furie, sabre en main, esquivant de peu les tirs d’un droïde posté de l’autre côté du couloir, seul survivant de l’échange de tirs précédent. Je parai trois de ses tirs et le quatrième rebondit sur mon sabre, puis sur la porte, et finit par toucher son blaster au niveau des cellules d’énergie, faisant exploser l’arme ainsi que son porteur dans un bruit de fin du monde.

                - Tu es un génie, HK, ça a marché !
                - Allons, allons, j’ai juste été à bonne école ! Le couloir semble normal…Méfie-toi d’autant plus !

                J’acquiesçai d’un signe de tête et me mit à courir comme une dératée jusqu’au prochain virage. Cette fois-ci, le sol se déroba sous mes pieds mais j’eus le miraculeux réflexe de bondir en avant, me réceptionnant en saut de chat pour mieux repartir dans le dédale, bien décidée à survivre encore un bon moment, et à retrouver mon maître. Je cherchais son esprit du mien dans la Force, et mit peu de temps à le détecter, mais quand à en déduire sa position, il s’agissait là d’une toute autre affaire. Il était vivant. Moi aussi. Ne restait plus qu’à le trouver, et je ne comptais pas échouer. Evitant un piège lance-flammes en me laissant glisser sur le sol, j’y restais couchée en observant le couloir qui s’ouvrait devant moi.

                -Prêt pour une exploration-éclair de l’endroit, HK ?
                - Heureusement que je n’ai pas le mal des transports …
                - Tu es un droïde, HK. Tu ne peux pas avoir le mal des transports.
                - Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié.
                - HK?
                -Kalith?
                - Tu me fais marcher, rassure-moi?
                - Effectivement, je te fais marcher. Mais maintenant que j’ai entendu le bruit qui vient de derrière, je dirais que tu ferais mieux de courir !

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                  Post n°41
                  Auteur : Korra

                  Si son petit test avec le cœur des lézards n’avait pas vraiment tourné comme elle l’aurait voulu, Korra avait au moins réduit un peu la douleur provoquée par sa blessure au dos. Il fallait maintenant qu’elle se remette rapidement sur pieds car visiblement, la situation ne faisait qu’empirer à chaque minute qui passait. L’homme qui la protégeait s’opposait vaillamment aux assauts des reptiles mais bon, devant leur résistance, Korra dût finalement intervenir, juste avant que le pauvre soldat se fasse tuer. D’un coup de sabre laser, elle trancha l’animal, avant de tituber quelques mètres. L’homme vint la soutenir afin qu’elle reste debout. Incapable de prendre part au combat que livrait Dark Oblivious, elle aida tout de même son Maître en éliminant d’autres lézards même si Darth Nihls semblait parfaitement gérer la situation, démontrant sa puissance et son maniement du sabre laser. Finalement, le Cavalier finit par succomber sous l’attaque du Seigneur Noir des Siths. Devant cette victoire, les animaux se rassemblèrent pour se soumettre à leur nouveau maître, permettant la fin des affrontements et de souffler un peu.

                  Malheureusement, ce repos fut de courte durée vu qu’un éclair frappa immédiatement Dark Oblivious qui parvint à le bloquer temporairement, avant de l’esquiver. Tout commença à s’éclairer et chaque personne encore vivante du groupe put se rendre compte que ce qu’ils avaient pris pour une grotte était en fait un immense hangar. Lorsqu’un droïde apparut pour expliquer un peu sur quoi ils étaient tombés, les choses semblèrent tourner en leur faveur, malgré le fait que la flotte séparatiste soit en orbite. Durant cette conversation, le petit groupe resté en retrait rejoignit Dark Nihls et écouta les paroles du droïde. Tout allait pour le mieux et pourtant, quelque chose semblait perturber le Maître de Korra. Regardant attentivement autour d’elle comme attendant une surprise, elle suivit toutefois Dark Oblivious et son apprentie, la Twi’lek étant toujours soutenue par un soldat.

                  De son côté, la jeune sith écouta avec attention les paroles du Seigneur Noir et sa résolution ne vacilla pas d’un cil malgré la menace imminente. En s’engageant dans cette voix, elle savait déjà que sa vie serait souvent mise en jeu afin d’acquérir plus de puissance et elle l’avait parfaitement accepté. Afin de montrer sa détermination, la Twi’lek se redressa en refusant l’aide du soldat qui la soutenait jusqu’ici. Son sabre laser s’activa en préparation à l’affrontement qui s’annonçait. Malheureusement, les choses basculèrent bien vite lorsque le droïde les trahit, faisant exploser les vaisseaux et transformant les robots chargés de les aider en ennemis. Sous le souffle de l’explosion, l’humaine et la Twi’lek furent un peu désorientées mais immédiatement, Dark Nihls créa une zone de sécurité autour des apprenties et Dark Oblivious, repoussant les droïdes les plus proches d’une vague de Force.


                  « Korra ! Montre-moi que tu n’es pas un poids mort si tu ne veux pas que je t’achève sur le champ ! »

                  Même si ces mots étaient loin d’être amicaux, c’était ce dont avait besoin la jeune fille pour retrouver un peu de consistance et partir à l’assaut des droïdes. Retrouvant un semblant de second souffle, elle combattit vaillamment éliminant plusieurs ennemis. En tant que Maître, l’humaine aida par moment les deux apprenties submergées par les boites de conserves, démontrant à nouveau toute son expertise au combat. C’était maintenant une lutte pour leur survie et à ce petit jeu, les siths se montrèrent particulièrement efficaces. Plusieurs soldats perdirent encore la vie sous les tirs ennemis mais bon, aucun utilisateur de la Force ne succomba et cela était déjà une victoire. Dark Nihls s’assura également de la survie du jeune aspirant sith repéré par le Seigneur Noir, le protégeant de plusieurs tirs. Finalement, le dernier droïde fut détruit d’un coup de sabre laser, permettant au groupe de souffler un peu. Korra en profita pour récupérer plusieurs anti-douleurs sur le corps sans vie d’un soldat.

                  Les problèmes n’arrivant jamais seuls, un autre piège se déclencha et un énorme cube métallique tomba droit sur eux. Hors de la zone de l’impact, Dark Nihls effectua une poussée de Force pour sortir deux soldats de la zone d’impact. Malheureusement, ce petit jeu coûta encore la vie à trois soldats. Le duo Maître-Apprentie ne sembla nullement choqué de l’ordre d’Oblivious de mettre fin aux souffrances du soldat encore vivant, mais ne pouvant plus bouger. Analysant la situation, la sith en vint à la même conclusion que le chef de cette expédition. Vu qu’il avait envie de séparer le groupe en deux, elle ne se fit pas prier, même si son visage affichait clairement un certain mécontentement de devoir se coltiner le jeune novice.


                  « C’est bien compris Dark Oblivious. Nous nous retrouverons sans doute à l’extérieur de ce piège. »

                  Sans plus de sentimentalisme, la femme ordonna d’un geste à ceux qui devaient la suivre de lui emboiter le pas. Qu’ils la suivent ou non, cela ne la perturbait pas plus que cela car au pire, si les choses se compliquaient, elle pourrait toujours dire qu’ils étaient morts dans un piège tendu par la forteresse. Devant l’obscurité du passage, elle laissa un des soldats ouvrir la marche avec sa lampe, étant juste derrière lui, son sabre laser déjà prêt à toute éventualité. Avançant prudemment, le groupe atteignit l’ouverture dans le mur qui devait donner dans une autre salle. Tout était sombre et le petit groupe s’assura qu’aucun ennemi ne se trouver là avant de pénétrer à l’intérieur. La pièce était assez grande et il fallait désormais trouver une sortie afin de continuer à avancer.






                  [HRP : vu que tu as mentionné que les pièges viendraient de vous, j'ai préféré ne pas aller trop loin pour le moment. S'il faut rajouter quelque chose, n'hésitez pas ]
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                    #44

                    Post n°42
                    Auteur : Tericarax

                    Sur le pont principal, Laïa était en train de distribuer les ordres. D'un ordre, d'un geste, elle coordonnait les troupes, s'entretenant simultanément avec les autres capitaines. Le Destroyer ennemi avait envoyé un message, depuis les canons des Providence s'étaient fait silencieux.
                    Ce n'était pas tant par égard envers sa demande de clémence que parce que les troupes déployées s'étaient toutes massées autour de celui-ci ; une escorte noire et dense qu'on ne voulait pas abîmer par des tirs amis .

                    C'était Laïa qui avait reçu le message de détresse. Elle également qui, en faisant autant d'efforts que possible pour demeurer calme, suivant l'exemple de son ami et supérieur Wanhauer, n'avait accepté le cessez-le-feu qu'à la condition que les prétendus impériaux abaissent leurs boucliers et se préparent à une inspection, en guise de bonne foi. Elle n'était pas dupe ; si d'un mensonge effronté il s'agissait, le Destroyer tentait sans doute de gagner du temps. Si la réponse ne s'était pas faite attendre, le cessez-le-feu, lui, avait pris plus de temps à s'effectuer.
                    C'était le temps nécessaire pour que les capitaines Storm, Hillsing et Hart parviennent à encercler le Destroyer Impérial de leurs propres bâtiments, les Providence élancés et surarmés de la Confédération.

                    Sitôt l'ennemi gardé en bonne compagnie et ses angles primaires de fuite restreints, on avait alors consenti à stopper les bombardements. Pire encore pour l'invité ; un vaisseau de classe Lucrehulk, communément nommé « combat droïde » s'était joint à la réception et avait apporté pour ce buffet d'acier plus de cinq cent chasseurs Vautour. Le reste de ses cohortes, soit un bon millier des droïdes, avait été gardé en réserve en cas de déploiement offensif.
                    Il n'avait pas été très généreux, mais c'était compréhensible ; les Providence s'occupaient déjà du plat principal, lui ne serait là que si on avait besoin d'un second service.

                    Consciente que le destroyer pseudo impérial n'agissait peut-être pas seul, Laïa avait pris soin de ne pas brouiller ses communications ; qu'il invite plus de monde au festin séparatiste s'il le pouvait.
                    Le grand Lucrehulk déchargeait à présent de ses hangars circulaires et immenses, des vaisseaux rectangulaires et lents ; des barges de transport CC-9979, chargées d'amener les troupes et les véhicules confédérés au sol.
                    Ces barges étaient bien moins vives que les Vautour, dont les ailes effilées tranchaient le vide comme une lame de l'eau. Une partie de cette nuée sinistre se sépara de sa trajectoire initiale – l'atmosphère de Korriban – et prit la direction du grand vaisseau impérial.

                    - Destroyer Médusa de l'Empire, préparez vous au débarquement de l'équipe d'inspection.

                    Laïa n'était pas stupide ; elle savait que si elle avait envoyé les barges de débarquement sans protection, celles-ci auraient été aisément réduites en charpie. Plusieurs Vautour formaient une escorte suffisante autour des appareils plus fragiles et lents ; ils avaient été mobilisés, eux et leurs canons menaçants, pour être un bouclier mécanique prêt à défendre les troupes qu'on envoyait vers le vaisseau pseudo-impérial. Ce n'étaient pas moins de six barges qu'on avait ainsi envoyées dans la gueule du loup. Autour, les centaines de Vautour bourdonnaient furieusement, prêts à livrer la guerre jusqu'à la moindre parcelle d'acier qui composait le titanesque Destroyer. Ils étaient ridiculement insignifiants, des insectes face à un énorme léviathan ; ils étaient plus petits même que les tourelles de leur ennemi avec lesquelles ils flirtaient pourtant sans la moindre hésitation. Si minuscules furent-elles, ces fourmis étaient d'acier, et elles crachaient un feu mortel qui était pour toute écaille un fléau. Les légions de droïdes auraient pu à n'importe quel instant mettre à mort le mastodonte spatial. Cela, le capitaine à son bord le savait probablement.
                    Les troupes avaient un but simple : sitôt débarquées, la majorité des droïdekas et des B1 (on avait gardé les B2 pour le débarquement au sol et en réserve) iraient sur deux fronts ; si les seconds allaient fermement mais sans violence amener l'équipage entier au pont principal (afin qu'on puisse interroger tous les hommes à bord du Médusa), les premiers devaient se rendre au niveau de l'hyperdrive. Leur tâche était très simple : le détruire sans autre forme de procès.
                    Puisque les B1 devaient expulser l'équipage de ces quartiers également, on éviterait les victimes, et on empêcherait définitivement ce croiseur de s'échapper. En massant l'équipage vers le pont principal, on ôtait également des tourelles tous les artilleurs. Ceci, par simple précaution bien entendu. Les barges, sitôt leur butin déposé, ne s'attardaient pas ; elles s'en allaient ensuite vers les Providence pour aider leur propre débarquement, aussi long fut-il.

                    Chaque barge amenait quatorze transports multi troupes, ces tanks blindés couleur cuivre, qui débarquaient ensuite plus d'une centaine de droïdes chacun (à l'exception de deux d'entre eux, qui débarquèrent vingt droïdekas chacun, stockés avec plus de soin que les vulgaires B1 pour de bien évidentes raisons).
                    Ainsi, c'étaient huit mille deux cents et trois B1 qui étaient déployés dans les hangars du destroyer (il était évident pour Laïa de n'avoir pas envoyées les barques sur un seul hangar mais plusieurs ; pour permettre un déploiement plus rapide, compte tenu de l'espace limité, mais aussi avancer plus rapidement depuis plusieurs points dans le croiseur).
                    Avec les petits soldats d'acier, trente neuf droïdekas exactement étaient mobilisés. Il fallait espérer que personne dans l'équipage du Médusa ne fasse de vague. Sans quoi, les troupes séparatistes actuellement dociles et tranquilles organiseraient un bien joyeux massacre.


                    L'hologramme face à Wanhauer resta silencieux quelques secondes. C'était une femme à la mine fermée, contrariée par la situation actuelle.

                    - Korriban, attaquée...Êtes vous certain de ce que vous affirmez, capitaine ?

                    - Nous avons un croiseur cuirassé de type Imperial Destroyer en visuel, commandante Delia, en orbite haute de Korriban. Aucune réponse de la part des colons à nos messages pour le moment.

                    - Le Destroyer a détruit la colonie ?

                    - La colonie a bien été piégée. Plusieurs des troupes au sol ont été prises dans des mines. Ce n'étaient que des droïdes, donc les pertes sont négligeables, mais cela indique que la colonie n'a pas été la cible d'un bombardement. Il s'agissait d'un débarquement. Lorsque nous avons émergé et entamé un premier barrage pour empêcher le destroyer – prénommé « Le Médusa » - de battre en retraite, il a immédiatement déposé les armes et indiqué qu'il était d'affiliation impériale.

                    - Ne soyez pas ridicule. L'Impérium n'irait pas s'aventurer dans nos terres sans nous contacter avant. Les impériaux savent très bien l'état d'urgence où nous sommes. Ils savent que la Confédération ne réagit jamais avec légèreté, ils en ont fait les frais sur Cathar.

                    - Ceci tend à prouver que ce vaisseau n'est effectivement pas impérial. Que vous ont dit les Sith capturés sur Muunilinst ?

                    - Peu de choses pour le moment.

                    - Commandante Délia, je pense qu'il faut chercher les planètes proches de Korriban. Ce Destroyer n'a pas pu arriver de nulle part. Il n'est pas impérial, de ceci nous pouvons être quasiment certains.

                    - La République n'essaierait pas non plus quelque chose de cette façon. Korriban n'a aucun intérêt stratégique. Et si elle voulait faire naître la rumeur que l'Impérium attaque des terres séparatistes, il aurait fallu un lieu avec plus de témoins pour faire se répandre la nouvelle.

                    - Mais nous sommes déjà en guerre avec un ordre.


                    - Les Sith, dit froidement Délia. Oui, c'est une possibilité. Est-ce pour cela que vous voulez chercher en périphérie de Korriban ?

                    - Les attentats étaient tous sur des mondes de la bordure extérieure. Ils avaient peut-être des bases arrières proches de ces planètes.

                    - Et c'est pour cela que vous désirez chercher autour de Korriban. Soit, cela semble pertinent, capitaine Wanhauer. Je transmets toutes vos demandes immédiatement à l'Etat-Major.

                    Elle se pencha pour interrompre la communication, mais le Muun n'en avait pas fini avec elle. Il l'interrompit prestement :

                    - Commandante Délia, quid du destroyer impérial ?

                    La femme se figea. Sa main était quasiment au niveau de l'hologramme, prête à appuyer sur un bouton (sans doute adjacent à la caméra de capture) pour cesser la discussion. Son image tremblota quelques secondes, agressée par une vague de parasites blancs.

                    - Cette imposture ? Demanda-t-elle.

                    - Nous pourrions sans doute en apprendre plus sur toute cette situation, commandante, si nous interrogeons ces hommes.

                    La femme se redressa, époussetant son uniforme.

                    - Ou bien ce sont des pirates et ils n'auront jamais risqué un mensonge aussi effronté en sachant que c'est l'exécution qui les attend, ou bien ce sont des Sith comme vous semblez le croire et vous n'apprendrez rien de ces fanatiques écervelés en les interrogeant, ou bien l'Impérium nous cache quelque chose. Vous ne posez pas les bonnes questions, capitaine. Il ne faut pas se demander ce que vous ferez de ce vaisseau, car la réponse est évidente. Vous devez vous demander ce que vous ferez des hommes à son bord. Qui aura le malheur de survivre pour finir dans nos prisons ? Qui sera béni d'une mort rapide ? Nous sommes des loups, capitaine, et eux sont nos proies. Vous ne devez pas demander ce que nous ferons des os à la fin du festin. Choisissez plutôt qui finira entre vos crocs et qui vous conserverez pour votre prochain repas. Nous avons déjà eu des dommages collatéraux en voulant capturer des Sith, capitaine.

                    Wanhauer ne sut quoi répondre à cela.

                    - Commandante...

                    - Bonne chasse capitaine, l'interrompit son interlocutrice. Veillez à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Puis elle coupa là la communication et son hologramme disparut. Wanhauer resta silencieux. Il secoua la tête ; des loups ? Les troupes de Laïa devaient sans doute déjà être en train de regrouper l'équipage comme du bétail. Il devait parler à sa seconde rapidement. Il quitta ses quartiers, où il s'était entretenu avec la commandante Délia, pour rejoindre le pont d'un pas vif.



                    ***

                    Froides sont les grottes sous la surface du monde. Plus froides encore celles où le sang a été versé et où la mort est la seule compagnie à nos côtés. Cette réalité n'échappait à personne dans le groupe de Korra. Si aveuglés d'une joyeuse violence peu avant, les tensions retombaient maintenant que les combats étaient passés. Après l'exaltation et la gloire du sang venaient l'enterrement puis le deuil de la raison. La salle où ils étaient entrés était exiguë et non éclairée ; ce n'était peut être qu'un ancien vestibule ou un lieu qu'on avait depuis longtemps pillé, car elle n'avait pour seule richesse que la pierre qui composait son plafond et ses murs et son sol ; et sans valeur aucune le sable qui couvrait le parterre, et sans valeur non plus les toiles tissées dans ses angles par des araignées depuis longtemps emportées par le temps. Et si dénudée fut-elle, la salle empestait également terriblement, de mille cadavres décomposés qui venaient peut-être même de plus profond encore, et dont les effluves funestes et morbides remontaient ici en un signe annonciateur de la fatalité qui attendait le groupe s'il poursuivait, un avertissement aux voyageurs, une ultime supplication. « Faites demi-tour, ou vous rejoindrez la Puanteur ». Mais, plus important pour ceux qui tentaient de fuir : il y avait une porte, oui, une unique ouverture dans cette pièce en exceptant l'entrée.

                    « Clic »

                    Quelqu'un venait de marcher sur quelque chose. Des mécanismes s'activèrent dans les murs, de lourdes roues dentées prêtes à révéler un piège mortel sur les victimes inconscientes. Alors soudain du plafond tombèrent...

                    Des gouttes.
                    C'étaient des gouttes fines, une pluie en réalité, innocente. Mais comme la puanteur, cette eau inattendue était nauséabonde ; croupie peut-être depuis des siècles, elle était gluante, peut-être imprégnée de millénaires de sang. C'était peut-être un mécanisme prévu pour combattre des feux subites qu'on avait par mégarde activé ?

                    Les deux premiers membres du groupe passèrent la porte au son des roues de pierre engrainant, guère plus inquiétés. Les rouages cessèrent de tourner. Brusquement, les deux portes, d'entrée comme de sortie tombèrent comme des guillotines. Avec celles-ci, le piège était enfin fermé sur sa victime. Des murs proches de chacune des portes jaillirent des petits tubes ; on fit un vif pas en arrière, mais ils ne tiraient pas des flèches au virulent poison, non.
                    Les tubes libérèrent des nappes de feu, qui jaillirent en hurlant. Alors, les mares formées au sol par la bruine visqueuse s'embrasèrent avec un ronflement obscène ; ce n'était pas de l'eau croupie mais de l'huile.

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                      #45

                      Post n°43
                      Auteur : Dark Oblivius

                      La scène était plutôt intéressante. L'immense Destroyer de manufacture impérial trônant fièrement en orbite de la planète de sable. Mais le contraste avec la flotte séparatiste était plus ou moins saisissant. La future tombe de métal encerclé de toute part par les terribles Destroyer Providence.

                      Tandis que le capitaine observait les mouvements de troupe des Séparatistes, au sol les choses n'étaient pas au beau fixe. La situation du nouvel Ordre Noir était bien plus que délicate. Une mission certainement trop dangereuse pour le peu de moyen mit à disposition. Une mission qui allait peut-être sonné le glas prématuré d'un ordre naissant. Le conseil obscur n'allait certainement pas apprécier, mais le plus important était bel et bien la pièce récupérée. Une pièce qui valait largement un Destroyer, voir même une flotte entière. La galaxie avait pensée à tort que la dernière relique Sith majeure fut détruit lors de la terrible bataille de la Forge. Mais en réalité à travers cette immense galaxie, le nombre d'artefact tous aussi puissant les uns que les autres pullules. Mais de mémoire d'être vivant, jamais une telle arme ne fut utilisé depuis les grandes guerres entre les Sith et l'ancienne République allié des Jedi.

                      Donc l'équilibre des forces étaient peut-être en faveur des Séparatistes. Mais le jour viendra où les légions Obscur auront assez de puissant pour défier les plus grands gouvernements. Mais pour cela, il fallait que ce cristal quitte cet endroit maudit. Et ça le Capitaine Jo le savait.


                      - Les machines vont essayer de saboter le navire. Lieutenant: que les canons blasters internes soient prêts. On va les laisser entrer calmement et une fois l'ordre lancé, je veux que l'on décharge l'enfer sur ce navire. Pilote ! Entrez les coordonnés du vaisseau de contrôle Droïde.

                      - Monsieur un destroyer providence nous bloque la route et je doute qu'avec aussi peu de distance le vaisseau ne prenne pas assez de vitesse pour véritablement faire des dégâts.

                      - Nous n'allons pas utiliser les moteurs ioniques, mais l'hyper drive.

                      - Capitaine ?!

                      - Nous avons une mission ! Et je refuse de finir mes jours dans une cellule Séparatiste à subir des heures de torture pour trahir mon Ordre. Analyste, combien de temps pour réactiver les boucliers ?

                      - Plusieurs dizaines de secondes, mais ils vont très vite remarquer l'augmentation de dépense d'énergie.

                      - Transférez l'énergie des batteries principales dans les boucliers. Que les missiles soient prêts à l'emploi.

                      - Quelle cible Capitaine ?

                      - Peu importe, nous sommes cernés, quelques soit la direction ils feront mouche. Que des ingénieurs activent l'ensemble des missiles.

                      - Vous nous transformez en bombe géante...

                      - Exactement, je veux une escouade dans la salle de l'hyper drive, aucun satané droïde ne doit rentrer !

                      - Les barges de débarquements sont dans le hangar. Dans tous les hangars Capitaine. Plus de 8.000 unités.

                      - Aucun organique ?

                      - Non.

                      - Bien, par précaution, détruisez la boîte noire du vaisseau et l'historique de navigation.

                      - Je lance la procédure. Les droïde sont presque arrivés sur la passerelle, ils arrêtent nos hommes. 60% de l'équipage hors combat et ça augmente vite.

                      Capitaine, nous avons les droïdes en visuel. Vos ordres ?

                      - Ouvrez l'inter-com. Un bip raisonna couvrant légèrement le cliquetis des marches droïdes. Ceci est un message à l'ensemble de l'équipage. Un jour un grand Zabrack m'a dis qu'il valait mieux vivre une journée dans la gloire, que tout une vie de servitude. Nous avons une mission, une mission de la plus haute importance. Aujourd'hui, aujourd'hui est notre jour de gloire. Soldats de l'Empire ! Pulvérisez moi nos envahisseurs sur le champ ! Pas de quartier !

                      A l'annonce du message les canons blaster de défense interne crachèrent toute leurs puissances dans les couloirs du destroyer. Les hommes encore libres se jetèrent corps et âme contre les B1. Les tirs noircissant les murs, répandant le sang sur le métal froid. Les soldats étaient en nette infériorité numérique. Mais la vaillance et la hargne couplé aux défenses internes du vaisseau donnait une impression d'égalité au niveau des forces.

                      Les projecteurs de bouclier avec le nouvel afflux d'énergie se déploya, cependant la méfiance des Séparatistes eu pour conséquence des tirs directes avant que la barrière énergétique ne se déploie totalement. Les impactes furent lourds de conséquence, la super structure du vaisseau absorba le choc, mais au prix de nombreuses brèches dans la coque laissant le vide de l'espace aspirer tout sur son passage sur de large zone.

                      Dans le hangar, la nette infériorité numérique des soldats était si importante qu'en moins de 1 minutes la plupart des hommes d'armes succombèrent sous les tirs croisés. Les quelques pilotes encore présents tentèrent de prendre possession de chasseurs. Mais la force de frappe importante eu raison des véhicules mono place qui s'écrasèrent les uns après les autres dans le hangar créant de gigantesques explosions.


                      - Capitaine hyper drive chargée ! .... Les tirs sont concentrés dessus surcharge imminente !

                      - Concentrez la puissance du bouclier sur cette zone ! Vitesse lumière maintenant !

                      Les immenses réacteurs s'activèrent crachant une lumière bleutée intense pendant qu'au même moment l'ensemble des missiles s'échappèrent des tubes. Les Séparatistes n'avaient plus un destroyer en face d'eux, mais une bombe d'une puissance colossale qui fonçait droit sur le vaisseau de contrôle droïde.

                      *** 


                      A l'aide de ma force je parvins à me hisser sur une plate forme. L'obscurité était toujours de mise et chaque pas pouvait-être le dernier. Les chasseurs de prime avaient la réputation de faire passer des tests dans la salle des dangers afin de prouver la valeur des recrue, mais nul doute qu'une salle de danger créée par un Sith'aris était bien plus dangereuse et mortelle.

                      Après quelques dizaines de mètres j'arrivai dans une pièce. Sabre en main j'avançai lentement. Mais une fois au centre de la pièce les deux portes se refermèrent. Un bruit sourd retenti. Les parois commencèrent à bouger. L'espace diminuant à chaque seconde. Mourir écraser sérieusement ? Je pris mon sabre et le lança pointe en avant contre la porte. Le laser transperça le métal le chauffant petit à petit tandis je mes deux bras se levèrent, une main devant chaque paroi. Puisant dans la Force et son côté le plus sombre j'envoyai des vagues de Forces puissante et régulière pour former une résistance invisible.

                      Les mécanisme commencèrent leurs vacarme tandis que la porte fondait petit à petit. La pression était de plus en plus intense. Retenir les murs puisait dans mon énergie vitale. Je sentais l'énergie au fond de moi se consumer et augmenter la température de mon corps. Des perles de sueur tombant les unes après les autres.

                      La porte était presque entièrement détruite. Je me baissais légèrement prenant des appuis solide. La pression contre les murs se libéra relâcha le mécanisme qui envoya les murs sur moi beaucoup plus rapidement, mais un saut de Force accompagné d'un bouclier me permis de passer à travers la porte pour quitter enfin ce piège mortel.

                      Mon souffle étais court et intense, la fatigue se propageant comme la peste à travers mon corps, l'acide tétanisant mes muscles. Je posai une main à terre reprenant mes esprits. Mais réclamer un repos dans cette forteresse était hors de question. Deux sas s'ouvrirent laissant sortir deux droïdes. Une main métallique me tira en arrière me plaquant contre le mur avec une force incroyable. Bien qu'un peu sonné je pu esquiver en penchant la tête un coup de poing qui s'écrasa contre le mur. Mon sabre hors d'atteinte je saisi la tête du droïde avec mes deux mains et dans une tentative innovante je créa une vague de Force au creux de mes mains, la pression exercé fut telle que le visage artificielle se replia sur lui même broyant le métal pour au final finir par lui arracher la tête. Le droïde bien que toujours en "vie" n'avait plus aucune vision, je pu m'extraire, mais très vite le deuxième tenta de me perforer le torse avec une lame. Je refermai mes mains sur le bout de la lame la bloquant. Bien qu'en piteuse état sa capacité à couper la chaire était encore bien présente et de large goutte de sang tombèrent de mes mains.

                      Toujours en parade, j'effectuai un saut périlleux au dessus du deuxième droïde, une fois à terre j'invoquai une poussée de force qui envoya contre le mur les deux assaillants métallique. Bloqués contre la paroi ils ne purent éviter mes puissants éclairs de la Force qui frappèrent les corps détruisant les circuits, fondant le métal. Et dans une gerbe d'étincelle, ils tombèrent inertes.

                      Ma vision se troubla, mes jambes cédèrent sous mon poids et celui de la fatigue. Je n'arrivai pas à récupérer mon souffle, l'ensemble de mon corps portait les stigmates de plusieurs affrontement. Mes émotions fusèrent, mon esprit se tordant sous la pression du côté Obscur. Je pouvais le sentir, le sentir à travers chaque cellule composant mon être, mais aussi dans l'air, dans les murs. Sa puissance à porté, mais comme tout, l'utilisation d'un tel pouvoir avait de réel répercutions sur mon corps.

                      J'attirai mon sabre à l'aide de la Force le rangeant péniblement à ma ceinture. Prenant appuis contre le mur j'essayais de me relever, mais en vain. Mes forces étaient au plus bas. Et dans cet environnement c'était la mort assurée. Mon regard plongé dans le vide, je sentais mon esprit quitter mon corps. Une gigantesque ombre se présenta devant moi, s'approchant doucement m'entourant d'un épais voile noir. Étrange sensation, loin de m'apaiser, cette forme était entrain de canaliser l'ensemble de mes émotions. Colère, peur, souffrance. Comme des cartes que l'on retournerait et qui nous dévoilerait nos sentiments à l'instant T.

                      Le retour à la réalité fut bien étrange, auparavant seul, j'étais maintenant encerclé par plusieurs chiens Sith ainsi que des droïdes. Une morsure au bras me libéra de ma transe. Mes émotions concentré en un point, le cri de douleur que je lança eu un effet pour le moins surprenant. Au delà de l'intensité du cri en raison de la douleur le côté Obscur se déchaîna au son de ma voix.

                      Une onde de choc puissante repoussant sans difficulté mes adversaires. Les parois du couloir se plièrent détruisant une partie de la structure qui tomba dans le vide tandis que les droïde se broyèrent sans difficulté. Les quelques chiens résistèrent, mais l'impact fut autant physique que psychologique. Les émotions négatives les plus pures traversèrent l'espace et le temps. Sans réelle protection, les bêtes hurlèrent tentant de se débarrasser de cette attaque physique.

                      Étrangement, la fatigue s’atténua, comme évacué par ce cri. Je me relevai serrant ma morsure à l'avant bras gauche pour augmenter la douleur. Levant les mains je saisi un des chiens. S'agitant dans tout les sens j'écartais les bras. Je pouvais sentir chacun de ses os se briser sous la pression avant que la bête ne ce scinde en deux morceaux laissant tomber au passage tripes et sang.

                      L'un d'eux tentant un saut pour me saisir le visage avec ses crocs. Un pas de côté me permit de l'éviter et d'activer mon sabre dont la lame ce planta dans son abdomen et coupa en deux son ventre. Il tomba quelques mètres plus loin agonisant tandis que l'intégralité de son estomac tombe à terre.

                      Il n'en restait plus qu'un seul à présent. Sa colère était palpable au fur et à mesure que nous nous déplacions en cercle. Les yeux rouges de la bête ne me quittant jamais. Soudain il sauta dans ma direction gueule ouverte. Mes appuis se renforcèrent tandis que ma main plongeant à l'intérieur de sa gorge. Mon bras entier s'y engouffra empêcha l'animal de refermer sa puissante mâchoire. Un puissant courant énergétique parcouru mon torse, puis mon bras pour finir de tuer cet animal à l'aide de puissant éclairs de la Force. L'intérieur de son corps se mit à fondre sous la chaleur. Très vite un épais nuage de fumée se dégagea de sa gueule, puis dans un dernier soupir, le dernier danger présent succomba. Ma pression se relâcha et le cadavre tomba au sol encore fumant. J'activai mon sabre découpant la chaire et m'en nourrissant sans attendre afin de reprendre un minimum de force. Ce n'étais pas encore fini. Loin de là.

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                        Post n°44
                        Auteur : Kalith Shan

                        Je ne cherchais même pas à savoir ce qui se trouvait derrière moi à mesure que le bruit se rapprochait et me contentais de courir comme une dératée à travers les couloirs. Je ne sais d’où me vinrent certains reflexes, mais ils me sauvèrent très probablement la vie. Mon bras droit reprit un méchant coup et cette fois, je recrachais la moitié de mon déjeuner une fois passé un virage et le bruit un peu plus lointain.


                        - Je ne savais pas que les humains avaient également une fonction vidange. Cela dit, ton réservoir d’huile doit être abîmé, il y a des morceaux étranges...

                        - HK...C’est dégueulasse...

                        - Je ne fais qu’un constat !

                        - Je viens de recracher mon déjeuner à moitié digéré, pas de l’huile...

                        - … Effectivement, c’est...dégueulasse.

                        - Qu’est-ce qui nous courait après?

                        - Un espèce de droïde-araignée première génération..gros modèle.


                        Je fis une petite moue contrariée. Si cette chose nous poursuivait encore, il pouvait nous rattraper rapidement en parcourant les couloirs en boule...Il fallait bouger, et vite. Je ne demandais pas mieux, et me remis à marcher, rapidement, vers le prochain carrefour. Gauche ou droite ? Les deux chemins étaient symétriques, exactement symétriques jusqu’à leur angle. La seule différence se trouvait au bout de chacun, un symbole sur le mur du fond devait signifier quelque chose...Mais quoi ?


                        Je fermais doucement les yeux et tentais de me concentrer. Un instant plus tard, la douleur me tira de ma tentative de transe et m’arracha un hoquet. Me concentrer devenait vraiment difficile, et j’abandonnai l’idée, par manque de temps, de tenter de percevoir un signe pour choisir mon chemin, choisissant la voie de droite, le signe m’y paraissant plus engageant. Restait a voir si le choix était bon. Le début du chemin paraissait engageant : des torches semblant brûler sans que le bois ne s’en consume éclairaient la voie jusqu’à une nouvelle salle rectangulaire. Un bruit suspect me mit sur mes gardes alors que de mon bras valide je dégainais mon sabre. Une demi-douzaine d’ouvertures sur les murs me paraissaient de bien mauvaise augure alors que s’en échappait une vapeur épaisse à la teinte verdâtre et à l’odeur aussi âcre que celle d’un cadavre en décomposition. Je retins mon souffle en me ruant jusqu’à l’extrémité de la pièce, mais mes muscles s’engourdissaient peu à peu. Mon coeur battait à tout rompre, mes yeux pleuraient sans que mon esprit ne le leur commande, le sang à mes tempes semblait vouloir quitter mes veines pour jaillir en gerbes vermeilles. Jamais je n’avais entendu parler d’un gaz capable de pareille sensation, et la traversée de la pièce me parut encore plus longue que le temps ou, plaquée au sol par les éclairs d’Oblivius, je faisais mon possible pour me libérer des entraves qui maintenaient mes poignets et mes chevilles.


                        Ma peau me démangeaient, des cloques se formaient sur mon bras droit, affaibli par ma chute précédente...J’atteignis enfin la porte en bois au bout de la pièce, que j’enfonçais d’un coup d’épaule, m’écrasant piteusement sur le sol pavé, haletante, alors que la porte se claquait derrière moi. Un cliquetis peu engageant se fit entendre, et il ne me fallut pas plus d’une seconde pour comprendre ce qui se passait, elle venait de se refermer derrière moi. J’étais prise au piège dans une salle ronde, au sol de parquet marqueté où l’existence même d’une source de lumière avait visiblement été en option. M’asseyant en tailleur sur le sol alors qu’HK me confirmait que rien ne se trouvait à portée de ses circuits optiques, je passais ma main valide sur mon bras blessé. Je poussais un cri de douleur et d’effarement en sentant la peau au niveau des cloques se friper et tomber en lambeaux au passage de ma main, laissant sur celle-ci une quantité de sébum graisseux impressionnante. Le poison provoquait une nécrose des tissus de l’épiderme, de ce que je pouvais en capter, mais celle-ci n’avait heureusement pas atteint plus loin que le derme. Mes poumons retrouvaient leur fonction malgré l’odeur de renfermé dans la salle, et je m’essuyais le front et poussais un long hurlement de rage et de désespoir en sentant que ma joue droite et mon front n’avaient pas été épargnées par le produit, ne cessant que lorsque ma voix se tarit. Je contemplais en pleurant silencieusement les lambeaux de chair fripée et humides qui m’avaient collés aux doigts. Comme un fruit trop mur, ma peau avait flétri. HK ne fit aucun commentaire, observant les environs.



                        - Nous sommes dans une espèce de...de salle d’entrainement?

                        -...

                        - Kalith...

                        - Tais-toi, HK.

                        - Non. Mes circuits ne peuvent assimiler ce que tu vis qu’a une détérioration de carrosserie, mais je vois que ça t’affecte bien plus. Tu ne peux pas rester là à te lamenter sur ce qui vient de t’arriver, tu es une Sith!

                        - JE NE SUIS PAS UNE SITH ! Je ne suis qu’une apprentie, une gamine qui suit un maître aussi puissant que mégalomaniaque, j’ai à peine seize ans et je suis dans une forteresse qui veut me tuer de toutes les manières possibles et imaginables, et si pour le moment rien ne se passe, cette pièce doit sans aucun doute receler de pièges mortels ou d’une quelconque possibilité de me tuer, rapidement, ou à petit feu ! Ce piège a été conçu pour tuer un Seigneur Noir, comment veux-tu qu’une gamine perdue à peine foutue d’utiliser une poussée de Force survive à un truc pareil ?! Cet endroit est aussi grand qu’un @£*!&% de chantier naval, Dark Oblivius peut être n’importe ou, Korra et Dark Nihls aussi, la CSI est à nos trousses et tout ce qui va se passer, c’est que même si je pouvais sortir d’ici, je mourrais avant d’avoir pu quitter Korriban !

                        - Je te trouve bien pessimiste pour quelqu’un qui a survécu jusque là. Ce n’est pas le moment de baisser les bras, Kalith, tu as survécu à des épreuves qu’a peine un des apprentis de Bélia aurait pu traverser. Ce…Oblivius est, de ce que je comprends, le Seigneur Noir des Siths actuellement, et ton maître. Un Seigneur Noir ne choisit pas au hasard. Il a foi en toi. Le Côté Obscur t’a mené jusqu’à lui, et pour le moment, cette salle t’offre du répit. Les humains doutent toujours lorsque la situation devient complexe. Maîtresse Darzu aussi a eu des moments de doute, mais jamais elle n’a baissé les bras, et elle a su triompher d’adversaires bien plus puissants qu’elle. Apprentie ou pas, les rangs des sith te comptent parmi eux. A toi de montrer que tu en vaux la peine.

                        - C’est vrai...mais...Je ne peux pas me présenter comme ça devant mon maître, HK...J’ai l’air d’un steak de bantha plutôt que d’une apprentie Sith...

                        - Tu as l’air de quelqu’un qui a traversé des épreuves inhumaines, et quand tu te seras ressaisie, tu auras l’air d’une Sith endurcie. Releve toi et avance...Et puis j’ai pas envie de rouiller ici!

                        -...T’as raison. On se relève et on y va.

                        -Je n’ai pas de corps, je te rappelle.

                        - Bon. Je me relève, et on y va.

                        -C’est parti!

                        Lentement, m’appuyant sur mon bras gauche, je me relevais et fis craquer ma nuque, déterminée à retrouver mon maître. Je séchais mes larmes en grimaçant, dépitée d’avoir douté de moi-même. Un claquement se fit entendre, et il me sembla apercevoir quelque chose bouger dans le noir. Noir qui ne fut d’ailleurs bientôt plus, alors que des torches s’allumaient tout autour de la salle. Une silhouette capée se tenait au milieu de la pièce, une épée à la main.

                        - Oh-oh...

                        -Comme tu dis...

                        - Dark Oblivius...

                        - Je...Crois que vous faites erreur...Je suis Kalith Shan et...

                        - Tu portes le sabre d’Oblivius et le cristal du revanchiste. Ose me dire que tu n’auras pas le courage de me défier.

                        -…HK?

                        - Tu n’as pas le choix.

                        - Qui que tu sois, ce duel va être vite réglé. Prépare-toi à rejoindre tes ancêtres!


                        l’être qui se dressait devant moi se mit en garde. Affaiblie, blessée, mais armée, je n’avais plus le choix. Tuer ou mourir étaient les seules options. Je devais croire en la puissance du Côté Obscur. Le choix n’était pas permis. Il me fallait réussir, en espérant que tous les autres s’en sortent...

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                          Post n°45
                          Auteur : Dark Oblivius

                          Le sang animal coulant le long de ma bouche, tombant goutte par goutte sur le sol. Le bruit raisonnant à travers les couloirs. Mes mains n'étaient pas en reste. L’hémoglobine s'échappant à chaque extrémité de mes doigts. Même si la consistance du repas était au rendez vous, il était claire que mon corps souffrait encore. L'énergie naturelle produite par mon corps ne suffisant pas, je me devais et ce à chaque instant de puiser dans la puissance vive du côté Obscur pour palier cette baisse significative d'énergie.

                          Mais cette action était à double tranchant. Le côté Obscur avait un coût. Je pouvais le sentir agir sur l'ensemble de mon corps. Pour un Novice, détecter la présence d'un sensitif à travers la Force était une épreuve, mais pour un Seigneur tel que moi, il était facile de se sonder soit même. Loin d'un holo-scan cependant, cela me permettais de visualiser chaque partie de mon corps à travers la Force. Si mon squelette semblait en parfait état, c'était surtout le côté organique plus que le côté osseux qui semblait accuser le coup.

                          Chose assez curieuse, ce qui me permettais de me tenir debout était certainement la cause de ma fatigue croissante. On pourrait facilement comparer ça à une drogue. Nous mettant dans un état tel, que sans son utilisation, le corps serait incapable de continuer, mais plus il l'utilise, plus il en a besoin. Je commençais doucement à comprendre le prix à payer pour l'utilisation de mes pouvoirs.

                          En temps normal, j'aurais pu me servir de l'anneau, depuis déjà plusieurs mois il a servit de catalyseur, m'épargnant la peine de puiser sans cesse dans mes réserves. Il était évident depuis que Mère Mia a ressenti la double présence que cet anneau n'a qu'un seul Maître et je n'étais clairement pas celui-ci. Ma perte de connexion avec lui ne devait pas être une coïncidence. Koral étant certainement à l'origine de ce problème qui sur le court terme était un handicap certes, mais ma puissance ne venait pas entièrement de lui. Cependant sur le long terme, être privé de ses connaissances risquaient de m'affaiblir et la période était loin d'être propice à un acte de faiblesse.

                          Marchant lentement sabre en main, quelque chose perturba la Force. D'une manière que je n'avais pas ressenti depuis la Forge. Il venait d'y avoir des morts, beaucoup de morts. Je m'arrêtais un instant, légèrement tiraillé entre plusieurs émotions. Mon statut de Sith devait me pousser à puiser dans cette perturbation, dans la mort des mes Hommes pour renforcer mon pouvoir, pourtant une légère pointe au coeur me rappela indéniablement mon passé de Jedi.

                          Serrant mon poing, durcissant mon coeur je repris ma route. L'obscurité d'une nouvelle pièce m'englobant entièrement. Mis à part cette odeur infâme, aucun de mes sens ne semblait détecter une présence. Arriver à ce que je pensais être le centre, une large pierre circulaire s'enfonça légèrement. Un mécanisme se mit en route. Ma lame s'activa tandis qu'une lumière artificielle s'activa. Il fallut plusieurs secondes à mes yeux pour m'habituer à ce changement de luminosité.

                          La salle était de taille moyenne, plusieurs dizaines de mètres carrés, la chose intéressante était surtout son contenu. Plusieurs cuve, de manufacture assez ancienne, la plupart étaient vide et les traces au sol indiquait clairement que quelqu'un ou quelque chose s'en était échappé. Heureusement pour moi, elles n'étaient pas toutes vide. Au fond de la salle, 3 cuves étaient encore habités. Le verre sali par le temps, je du utiliser ma bure afin de pouvoir visualiser parfaitement le contenu.


                          -" Qu'est ce que c'est que ce truc ?! "-

                          Le spectacle était plutôt macabre, même pour un Seigneur Sith. Des machines fusionné avec des morceaux de corps, venant probablement, certainement de plusieurs espèce. Celui en face de moi avec une moitié de visage Duro, le reste ressemblant à... En vu des tatouage je dirais un Kiffar. A l'aide de la Force j'ouvris le caisson. L'odeur à l'intérieur était encore pire.

                          Il y avait quelque chose d'étrange, il était logique qu'après autant d'année, les exo-squelette n'aient pas bouger vu qu'ils sont fait de métal, mais comment se pouvait-il que les tissus organiques soient en aussi bonne état. J'approchai ma main du visage à demi humanoïde. Au contact, la peau était chaude, là encore quelque chose clochait. Sans prévenir, l'oeil mécanique s'activa et un violent coup de pied me fit reculer.

                          Bien, c'était donc ça qui venait de s'échapper des autres cuves. La menace n'était pas si grande que ça, la "chose" ayant déjà du mal à s'extirper de son ancienne cage, mais alors que l'amusement commençais à me gagner, quelque chose de froid, mais de tranchant érafla mon épaule déchirant ma bure et laissant une large coupure au niveau de mon omoplate. Me retournant d'un seul trait je pu apercevoir les deux autres cages ouvertes et les abominations à l'intérieur se diriger vers moi. Armés de simple couteau, ils ne semblaient pas représenter une menace réelle, même à trois, pourtant j'éprouvais une étrange sensation, comme un grand danger. J'avais appris à ne jamais me fier aux apparences. Levant ma main je laissais une vague de Force percuter les deux derniers sortant tandis que j'esquivais un coup à la tête en me baissant tout en tournant lame en main pour frapper son abdomen.

                          Le danger était bien là. Si la chaire subit sans surprise la large plaie infligée par ma lame laser, le métal lui résista. Il y avait peu de matériaux dans cette galaxie qui était capable de résister au sabre. Le cortosis était le plus connu, mais il désactivai les sabre, or là il s'agissait plus d'un ricoché. Le métal arborant une trace de brûlure, mais loin de la facilité de découpage des Droïde B1.

                          Je m'écartai donc à nouveau. Les "zombies" se relevant et se rapprochant une nouvelle fois de moi.


                          -" Moche et résistant hmmm... Comment on vous tue vous au juste ? "-

                          Une frappe de flanc n'était peut-être pas la meilleure idée, le métal devait simplement avoir un haut taux de résistance à la chaleur. Lâchant une volée d'éclairs de la Force afin de les distraire, j'effectuai un saut afin de prendre position derrière eux. La légère fumée me permis d'avoir une légère couverture. Prenant un appuis solide, je lançai mon bras dans un mouvement vers l'avant. La pointe se plantant de la chaire, mais quelques centimètres après, la résistance se faisait déjà sentir. Mais cette fois-ci la lame ne se stoppa pas net et les diverses étincelles me rassurèrent. Résistante, mais pas indestructible et leur lenteur était un point positif. Après quelques secondes de pression, l'androïde se mit à gigoter dans tout les sens. Même si les coups étaient hasardeux, il me fallait faire attention a ne pas prendre un coup de poignard. Il s'immobilisa, la lumière de son oeil disparut et il tomba au sol complètement inerte, mais toujours aussi affreux.

                          Les deux autres se rapprochèrent encore et toujours. Un à un ils étaient gérables, mais à deux s'était une autre histoire. La Force allait-être un allié puissant, bien plus que ce simple sabre. Ma main se leva propulsant un des affreux contre une cuve qui se brisa sous le poids. Cette fois si je visais les jambes à l'aide d'un coup horizontale au niveau de l'articulation profitant au passage de ce mouvement pour esquiver un coup de couteau qui aurait eu pour effet de tout simplement transpercer ma gorge, ce qui aurait de toute évidence une mauvaise chose pour moi. Mon sabre ne lui coupa pas les jambes en deux, mais la force de l'impact le fit basculer.

                          Alors que je comptais me servir de mon pied d'appuis contre sa gorge et le plaquer au sol espérant que la lame arrive à transpercer le blindage, un couteau lancé passa à quelques centimètres de mon visage. Enfin quelques centimètres, certainement moins vu que je pouvais sentir un liquide à l'odeur cuivré couler sur ma joue. Heureusement que la visée n'était pas non plus un point fort. Néanmoins cette action lui avait permit de dégager son partenaire puisque je du reculer après cette attaque surprise.

                          Il essaya de se relever, profitant de sa vulnérabilité je frappais au niveau des côtes. La lame traversa la peau mais une nouvelle fois se bloqua contre le blindage, mais alors que je comptais retirer mon arme, une main en métal saisi ma garde, impossible de me dégager et je venais d'être privé de ma seule et unique arme matériel.

                          Aucun autre choix je devais reculer alors qu'une scène que je ne pensais pas réalisable se produisit. Un Androïde se baladant avec un sabre figé sur son flanc. L'odeur de brûlé était de plus en plus forte. Au délà de la frustration, s'était surtout la colère qui commençais à envahir mon être tout entier. Mes deux mains se levèrent invoquant la Force afin de soulever ces deux abominations. Si je ne pouvais pas les détruire, au moins je pouvais les stopper. Enfin jusqu'à ce qu'un couteau tente une nouvelle fois de me transpercer. La lame effleura ma cuisse ne coupant cette fois ci que la bure. Ma main droite se resserra tournant l'un face à l'autre les deux Androïde.

                          La chose avait l'air simple à première vue, mais je sentais mon énergie brûler à travers mon abdomen. Ma vision se troubla légèrement, mes yeux rougissant asséchant ma rétine qui tenta en vain de se lubrifier. J'inclinai le sabre de façon à ce que le manche soit bloqué et que la lame puisse transpercer un des deux. J'augmentai la pression autant que possible, mais la lame avait toujours autant de mal à perforer le métal et je n'avais plus assez de force pour continuer.


                          -" Bordel de ! "-


                          [hrpg: Kalith à ton prochain tour tu vas atterrir dans cette salle à ce moment précis. ]

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                            Post n°46
                            Auteur : Tericarax

                            Lorsque Wanhauer rallia le pont, tout y était silencieux. L'équipage de droïdes et d'hommes oeuvrait en silence pour maintenir le vaisseau adverse à portée de canons. Laïra accueillit son retour d'un coup d'oeil crispé. Elle était tendue, autant que tous ici - à l'exception des droïdes. Son regard repartit se fixer de l'autre côté du pont de commandement, dans l'espace.
                            Au delà de la vitre pressurisée, les traits ocres de Korriban se dessinaient. Une planète désertique et aride, desséchée et solitaire. Mais un léviathan guettait son orbite; un titan triangulaire, d'ivoire pâle sous le jour solaire, figé au-dessus de la planète isolée. Autour du colosse d'entre les étoiles, des essaims noirs grouillaient, bourdonnants et furieux. L'on aurait pensé que l'Immense était une ruche alien, et que les myriades d'ébène étaient des organismes - mais ils étaient capables de survivre dans l'espace et de fer entièrement composés.

                            La réalité était bien différente. Ce mastodonte était appelé « destroyer Impérial », et il était en réalité pris en otage : autour de lui, quatre autres monstres de l'espace rôdaient, tels des squales démesurés. Leurs écailles étaient dorées, striées parfois de bleu subtil. Élancés et squelettiques, ils étaient les Providence séparatistes, symboles de mort et de terreur. Ils étaient certes moins imposants que leur prisonnier, mais leur nombre et leur manoeuvrabilité compensait l'écart de taille.

                            L'essaim, lui, provenait principalement d'un autre léviathan, retiré du macabre étau ; loin des combats, une titanesque sphère déversait ses troupes en nuages noirs, qui allaient en bourdonnant vers la surface ou bien s'arrêtaient en vol stationnaire pour assurer un périmètre.
                            Laïra avait fait du bon travail, songea Wanhauer. Les insectes de fer – droïdes Vautour – étaient quasiment au contact du bâtiment de mort impérial. Ils avaient passé toute limite de bouclier, et si ceux-ci venaient à être ré-activés, détruire les émetteurs ne serait aucunement une difficulté. Ils formaient une cage de fer autour de leur proie mais, le Muun en était tout à fait conscient, ils représentaient également un bouclier. Dans toute autre situation, une telle manœuvre d'encerclement aurait pu présenter d'énormes risques.

                            Dans le cas présent cela dit, elle était tout à fait à l'avantage séparatiste ; l'Impérial n'aurait pas pu espérer bouger ou même faire un saut sans essuyer un barrage de tirs fournis. La proximité des Vautours était suffisante – étudiée même – pour que les boucliers soient inefficaces, car les droïdes auraient été derrière ceux-ci, plutôt qu'à l'extérieur. Un passage en hyperespace aurait probablement signé la perte de tous les Vautours. Cela, Wanhauer pensa, Laïra en avait bien conscience. Mais une telle manœuvre serait du pur suicide ; oui, les Vautours en périphérie directe seraient annihilés sur le coup, mais en contrepartie ils feraient l'effet d'un véritable bombardement sur le destroyer Impérial. Un bombardement de fers et de projectiles lancés à vitesse lumière.

                            Ce n'était habituellement pas le genre de choses qui inquiéterait un capitaine passant en hyper espace. Les boucliers auraient pu encaisser le choc de petits chasseurs et permettre le saut. Seulement, c'était là toute l'idée d'avoir les Vautour si proches et en si grand nombre ; ils étaient bien au-delà du champ d'action des boucliers. Toutefois, conclut le Muun, le capitaine adverse devait également en avoir conscience. S'il avait voulu tenter un assaut suicide, il aurait du le faire avant. Il aurait du le faire lorsque ses boucliers étaient encore levés, et les Vautours loin. Puisqu'il ne l'avait pas fait, on pouvait supposer qu'il avait au moins un peu de sagesse en lui.

                            Un des droïdes OOM qui assurait le contact avec les équipes quitta son écran de contrôle des yeux pour tourner son visage inexpressif vers le duo.


                            - / Lieutenante, capitaine, débarquement de troupes terminées./ Arrestation de l'équipage engagée. /

                            - Mettez nous en relation directe, commanda Laïra.

                            Le droïde s'exécuta avec un « Oui/. » monocorde. Sage décision de la part de l'humaine. Il fallait avoir un droïde pour rendre les rapports directement depuis le terrain. Quelques secondes plus tard, l'hologramme d'un autre OOM apparut. Il effectua un salut militaire sommaire. Autour de lui, on entendait des explosions ; on distinguait des lasers, et une grosse canonnière droïde passa derrière lui avant de lâcher une salve titanesque qui rendit ses propos incompréhensibles et troubla même son hologramme.

                            Il y avait une bataille !


                            - /Sergent Z-8975 au rapport./ Représailles des ennemis./ Ont parlé de Zabrak, de mission, de gloire, et d'empire./
                            Laïra se tourna vers les membres de la passerelle.

                            - Que les droïdes Vautour ouvrent le feu.

                            - / Roger roger /.

                            - / Activité des boucliers primaires et secondaires du Medusa détectée. / Réactivation estimée à 28 secondes./

                            Wanhauer observa le destroyer impérial, de l'autre côté de la vitre, dans le noir spatial. Son capitaine n'avait, finalement, pas de bon sens. Laïra, elle, n'y prêta aucunement attention, trop occupée à gagner la bataille, ou plutôt à assurer la mise à mort.

                            - Z-8975, détruisez moi cet hyperdrive. Maintenant !

                            -/À vos ordres./





                            Sergent Z-8975


                            Dans les couloirs, c'était le chaos. Des murs, des blasters déchargeaient un tir nourri sur les troupes séparatistes. Régulièrement, toute la structure était agitée de secousses et d'explosions lointaines ; c'étaient les Vautours qui annihilaient sans pitié la surface du Destroyer. Sous la défense humaine, plusieurs B1 étaient tombés. Mais leurs corps servaient de barricade aux troupes qui venaient derrière ; boucliers levés, les droïdekas – ou droïdes destroyers – tiraient avec une précision mortelle sur tout ce qui bougeait, détruisant en un rien de temps les tourelles automatiques. Ils avançaient, sans se soucier des tirs qui venaient s'écraser, impuissants, sur leurs barrières d'énergie. Z-8975 avait pour ordre de mener les troupes pour détruire l'hyperdrive. Il ne s'était pas occupé de l'arrestation de l'équipage et avait, jusqu'à ce que la lieutenante le contacte personnellement, traversé dédale après dédale, jusqu'à son objectif. Les plans fournis par les archives impériales étaient directement téléchargés dans son esprit, il n'avait pas de mal à guider ses subordonnés. Dans son communicateur intégré, il entendait le décompte fait par l'aide de camp du capitaine : « ETA des boucliers : 20 secondes...18 secondes... »

                            Un soldat adverse se jeta d'un coin de mur vers la porte principale du couloir, pour tenter un tir de diversion. Il eut tout juste le temps de lâcher une salve, qui s'écrasa sans dégâts sur les murs, avant de bidouiller sur la console d'accès. Z-8975 l'abattit d'un tir « de sommation » dans le dos, mais le mal était fait. La porte se verrouilla. Sans code, il serait impossible de la passer.

                            Sauf quand on s'appelait Z-8975.


                            - / Détruisez moi ça./
                            dit-il. Mais il ne s'adressait pas aux droïdekas, qui s'écartèrent. Non, il parlait à la canonnière lourde juste derrière lui. Les couloirs classiques auraient été trop étroits pour laisser passer un tel engin. Mais Z-8975 n'était pas ici pour préserver l'appareil: il devait arriver à son objectif le plus vite possible. Il avait estimé que, à cette fin, abattre mur sur mur grâce au monstrueux engin était la procédure la plus rapide et simple. Par ailleurs les brèches engendrées permettaient à la canonnière de suivre.

                            L'immense engin pointa son canon à l'autre bout du couloir. Vzzzzzzzzzz...
                            BOUM. Un tir vigoureux fusa et abattit la porte avec un hurlement monstrueux. Tout le couloir fut secoué. Pour des troupes organiques, une telle action aurait été du suicide ; et si on avait percé la carlingue du vaisseau, créé une brèche qui aurait tué tout le monde ? Mais Z-8975 n'était pas un humain. C'était un droïde.

                            « ETA des boucliers : 8 secondes »

                            Il ne redoutait pas l'espace, et il n'avait qu'un désir : accomplir sa mission. Le tir avait libéré une quantité phénoménale de fumées et de poussières, mais les droïdekas tout comme Z-8975 traversèrent le nuage sans y prêter la moindre attention. Ils débarquèrent en formation de combat dans la salle, blaster au dehors. Les maigres résistances tombèrent instantanément face à la puissance mécanique des droïdekas.

                            « ETA des boucliers : 4 secondes »

                            Au centre de la salle trônait un gigantesque rectangle feuilleté. Sa surface était gravée et complexe, brillante et lumineuse par éclats, comme un verre fracturé. C'était le noyau hyperdrive du vaisseau. Il émettait un son sourd, qui allait en augmentant. Z-8975 savait ce que cela signifiait : le destroyer était en train de s'activer pour préparer un saut.

                            « ETA des boucliers : 2 secondes... »

                            Le noyau s'illumina. Des éclairs commencèrent à électriser la salle. Z-8975 n'appréciait pas la foudre. Tout droïde qui se respectait la haïssait comme un mortel ennemi ; un bras électrique heurta un droïdeka, droit sur son bouclier énergétique. Sa puissance fut telle que le bouclier, qui avait pourtant résisté à un tir nourri de lasers, lâcha immédiatement.

                            « Réactivation des boucliers en cours. »

                            Une secousse frappa le vaisseau. Z-8975 tomba au sol. Ses jointures n'étant pas souples, il avait un mauvais sens de l'équilibre. Etaient-ce les Vautours dehors qui avait fait ça ? Ou bien était-ce le déclenchement de l'hyperdrive ? Le droïde n'y accorda pas plus de réflexion. Il avait ses ordres. Il visa mécaniquement le grand noyau, à seulement quelques mètres de lui, baigné de foudre pure, puis tira une salve de son fusil blaster E-5. Un organique aurait su que c'était de la folie et qu'une telle action était synonyme de mort. Oui, des soldats de chair et de sang auraient plutôt tenté de désactiver l'appareil, de stopper sa mise en marche, de se préserver tout en stoppant le passage en vitesse lumière. Mais l'OOM qu'était Z-8975, si compétent et remarquable face aux B1, si efficace qu'il avait été nommé sergent et meneur d'opérations délicates à plusieurs reprises, n'avait pas conscience de ces subtilités. Son objectif était la destruction de l'hyperdrive et pas son arrêt. Et c'est bien ce qu'il fit. Le noyau s'embrasa sous ses tirs. Les éclairs ne baissèrent pas en intensité, mais le grondement devint aigu. Terriblement aigu.




                            Wanhauer suivait la scène en silence. Les Vautour bombardaient sans pitié le Medusa. La coque était détruite à plusieurs endroits. Les boucliers n'étaient pas encore ré-activés, mais le mal était déjà fait pour le vaisseau pseudo impérial. Soudain, un flash en provenance de l'arrière du Destroyer. Le Muun n'eut pas le temps de comprendre ; l'arrière du vaisseau ennemi explosa brusquement en une lumière aveuglante qui tira au blanc. D'autres explosions, à cause des Vautour et des troupes à l'intérieur, secouèrent le Destroyer, qui fut ravagé sur plus de la moitié de sa longueur.

                            - L...L'hyperdrive..., murmura Laïra. Sa voix s'était enrouée puis brisée devant le spectacle.

                            Le grand mastodonte, si fier...Sa carcasse était maintenant un squelette méconnaissable et déformé, complètement éclaté à l'arrière. Il ne restait qu'un avant incendié par les Vautours, au milieu d'un nuage de squelettes métalliques ; le souffle avait emporté beaucoup des droïdes avec lui. Et maintenant, le monstre autrefois redoutable et majestueux, frappé à mort, tombait, emporté vers l'abîme, vers Korriban. Il laissait derrière lui une traînée – comme sanglante – de débris, de ferrailles, de tôles, de poutres, de blindages réduits à néant. Les quelques Vautour qui avaient survécu à l'explosion initiale avaient été emportés dans la chute du mastodonte. À présent, il s'embrasait en entrant dans l'atmosphère, et les parasites noirs continuaient à le bombarder. Lorsque la forme du vaisseau mis à mort se fit petite et lointaine, Wanhauer porta son regard sur sa seconde, Laïra. Elle était silencieuse, mais pâle. Ni elle ni lui n'avaient apprécié ce spectacle. Tout cet équipage...Tous ces hommes qui avaient donné leur vie...Et tout ça pour quoi ? La gloire ? Une cause ?


                            - Nous sommes des loups et eux sont nos proies...songea Wanhauer à voix haute, mais son ton était empli d'amertume. Que les troupes au sol se préparent. Je veux qu'elles soient prêtes à aller dans la zone où va s'écraser le Médusa, au cas où il y aurait de potentiels survivants. Si des troupes ont survécu dans le vaisseau, qu'elles capturent les survivants de l'équipage. Nous avons besoin de réponses.

                            Mais le séparatiste était secoué intérieurement. Comment le capitaine adverse avait-il pu vouloir donner sa vie dans une opération si stérile ?

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                              Post n°47
                              Auteur : Kalith Shan

                              Un Destroyer stellaire déployant la totalité de sa puissance de feu pour neutraliser une mouche. Si l’on devait métaphoriser le combat qui s’en suivit, cette image était plutôt réaliste. Combien de fois me laissa-t-il le temps de ramper jusqu’à mon sabre qu’il m’avait tiré des mains ? Six, sept, peut-être plus. Il jouait. Il avait bien compris que je n’étais pas Oblivius, mais il jouait avec moi, encore et encore, sûrement dans l’espoir que mon maître le ressente à travers la Force...Mais il était inutile de s’attendre à voir l’actuel Seigneur noir pointer le bout de son nez pour secourir son apprentie.

                              Une raclée, une dérouillée, un écrasement total, bref, un véritable fiasco s’en suivit ma rencontre avec cet être qui semblait autant constitué de chair et d’os que moi. Epuisée, blessée, je n’avais pas tenu quatre assauts face à ce qui se dressait devant moi, et sentant arriver la fin de ma courte vie, me résignai à accepter l’inévitable. La lame sous mon menton n’était pas vraiment une aide pour me dissuader de cette idée : j’allais mourir. Seule. Désarmée. Faible. Lamentablement, en somme. A ma grande surprise (pas forcément très positive, mais surprise quand même), il se contenta de me soulever du sol avec une poigne que je n’aurais pas supposée possible pour quelqu’un de son gabarit, et je ne sais ce qui se déroula durant les quelques minutes qui ont suivi. Je me souviens juste m’être faite balancer dans une trappe, HK toujours à mon côté, mon sabre rattaché à ma ceinture, et de m’écraser sur quelque chose à moitié composé de chair pourrie et à moitié composé de métal…Je m’en dégageai d’une roulade qui rappela à mon bon souvenir que  j’avais un bras hors-service.



                              - Technobeasts !

                              - Hein?

                              - Ecarte-toi, même s'ils ont l'air morts.


                              Je me fiais à HK et commençai à m’éloigner en dégainant mon sabre pour m’opposer à un possibleadversaire pour me retrouver un instant plus tard presque lame contre lame avec…mon maître. Point positif, je l’avais retrouvé. Point négatif, j’étais blessée, sale, fatiguée, et je venais de me faire dérouiller. Je ne m’attendais pas à des retrouvailles enthousiastes et à un câlin, loin s’en fallait, mais une chose était sure, nous n'étions au moins pas morts.


                              - Kalith, ce ne sont pas vraiment des technobeasts…ceux-ci semblent résister a la chaleur et ne pas transmettre de spores. Méfie-toi quand même!

                              - Merci du conseil, HK !


                              Se méfier était une chose, arriver à se sortir de la pièce en était une autre : avec mon bras droit potentiellement invalide et la quasi-totalité de mon corps qui me faisait souffrir, la fatigue qui me tenaillait de plus en plus, et les avertissements d’HK dont la voix robotique commençait à résonner  dans mon crâne à force de l’entendre, j’avais de plus en plus de mal à me concentrer et à bouger. De toute cette douleur, de la rage de vivre, je tirais l’énergie nécessaire pour me sortir temporairement de ce mauvais pas, je vis Oblivius lutter férocement contre le dernier, mais sans pour autant s’épuiser...contrairement à moi, non seulement il ne semblait pas se fatiguer sérieusement, mais en plus il n’avait aucun mal à tenir son adversaires à distance, voyait exactement ou et comment frapper pour être le plus efficace possible en faisant le moins d’efforts…

                              Je jalousais ce type apathique et mégalomane, sa puissance, sa maîtrise du sabre et celle du Côté Obscur...mais en même temps, je le respectais. D’une part parce que si ce n’était pas le cas, je serais probablement déjà morte, mais aussi parce que quand on y réfléchissait un minimum, je lui devais la vie. Certes, je lui devais aussi d’être dans cette joyeuse merde, mais néanmoins, ce sont mes idées qui m’avaient mené sur Dathomir, où j’avais failli passer l’arme à gauche. Puis sur Droomund Kaas (ou j’avais aussi failli finir en steak haché). Puis dans cette salle, où, s’il n’avait pas été là, j’aurais été totalement incapable de me sortir indemne de ce combat...Qui n’était d’ailleurs pas terminé.



                              - Ca commencait à devenir difficile...


                              -[color=lightgreen][color=#33ffcc][b][b]tu devrais te reposer...il y a de quoi t'assoir la bas, à côté du cadavre en trois morceaux.



                              Le conseil d’HK était si bête que je m’en voulais de ne pas l’avoir appliqué avant, et grand bien m’en prit de ne pas l’écouter à l’instant même : un pan de plafond s’effondra en laissant entrer une demi-douzaine de droïdes à quelques centimètres à peine sur ma gauche. La poussière soulevée m’aveugla, et je ne dus mon salut qu’au Côté Obscur. Emplie d’une nouvelle once de cette rage de vivre à l’idée que je pourrais mourir sous le feu d’un simple droïde, enrageant depuis quelques minutes déjà d’être inutile à mon maître, je relevais instinctivement mon bras gauche, déviant un tir de blaster qui vint heurter le pectoral métallique d’une des abominations que nous affrontions avec Dark Oblivius, rebondissant dessus pour venir éclater le « crâne » d’un de nos nouveaux assaillants. HK semblait un peu perplexe à l’idée que je puisse me lancer dans la bataille au vu de mon état, mais je ne me fis pas prier pour me jeter sur les droïdes, moins dangereux au corps à corps qu’à longue portée. Ma lame rouge et noire fendit le premier dans un bruit de fin du monde, le cristal Kaiburr faisant son office, le second étant tombé sous le tir précédent.


                              Je laissai mon supérieur s’affairer avec les deux êtres de chair et de métal, tandis que je réglais leur compte à leurs collègues pleinement mécaniques par des mouvements de poignet courts et secs, portant des coups précis et rapides plutôt qu’amples et puissants, sacrifiant la force de frappe attribuée à l'inertie de l’arme et de mon bras au profit de l’énergie cinétique. Le dernier leva son arme, m’obligeant à me baisser pour éviter un tir. Un coup de tête en plein « front » le déséquilibra avant que je ne lui découpe les bras au niveau des coudes et que je ne l’empale contre le mur, haletante et furieuse. Je ne pouvais me permettre la faiblesse. Si je tombais, au moins, j’aurais donné tout ce que j’avais, mais le Côté Obscur semblait vouloir me garder en vie : je ne contrôlais pas certains de mes gestes, mon bras se levait de lui-même, paraît les coups, mes pieds me faisaient parfois bouger de quelques centimètres, juste ce qu’il fallait pour esquiver une offensive que mes yeux avaient à peine eu le temps de capter. Ô combien mes muscles me faisaient mal ! Mais que je me sentais vivante, au coeur du combat, guidée par cette entité indéfinissable d’une puissance incommensurable… ne restait plus qu’à achever ces deux horreurs, et l’issue de sortie se ferait par l’étage supérieur, que pouvait-on rêver de mieux? Peut-être que la secousse qui fit trembler le sol ne me fit pas tomber. Je me retrouvais sur les fesses et me relevais au plus vite, étouffant un cri de douleur en m'appuyant sur mes deux bras, et bondit en arrière, sabre vers nos opposants. Une perturbation dans la Force était sensible, une énorme perturbation. Les pertes humaines au dessus du sol de Korriban étaient lourdes. Tres lourdes. Je ne m'en retrouvai que plus furieuse et regagnais un peu d'énergie, dopée par la soif de vengeance: il nous fallait sortir d'ici au plus vite, et établir un plan d'action pour faire payer à nos adversaires stellaires l'affront qu'ils venaient de nous infliger.

                              Il me fallait un exutoire, et ce fut le plus proche cadavre. Mon sabre le bras d'un de nos opposants, avant que ma lame ne s'enfonce dans son thorax. L'odeur de chair putréfiée et brulée était atroce, je n'avais d'autre choix que de le trancher en deux ou dégager ma lame du cadavre mécaniquement réanimé (et re-abattu par Dark Oblivius)...Alors je fis la seule chose qui me venait à l'esprit: envoyer une poussée de force dans ma propre main, m'infligeant une douleur qui me fit sentir une vague de froid dans la totalité de mon corps, ainsi qu'une onde de douleur intense qui manqua de me faire tomber dans les pommes. "Kalith, ma petite Kalith, le temps n'est pas à la défaite", telles furent mes pensées en cet instant, où je vis la lame de mon opposant supposé mort se lever alors que je forçais comme une mule pour séparer ses épaules (et tout ce qui se trouvait au dessus) du reste de son corps...Le couteau s'abattit sur moi, je n'avais plus le choix : d'un déplacement latéral rotatif, je me désaxai de la trajectoire de l'arme, prenant mon sabre à l'envers pour continuer à forcer...et grand bien m'en prit. Alors que mes yeux étaient embués de larmes à cause de la chair fumante et putride, en plus de la douleur et de l'épuisement, entrainée par la force de poussée que j'infligeai à mon arme, je finis par faire un tour s ur moi-même et perdre l'équilibre alors que le bruit mat de la chair flétrie tombant au sol précédait celui du métal contre le pavé. Il n'en restait plus un seul, face à Dark Oblivius. Je me mis sur le dos.Toute cette fureur, tout cet acharnement, ils commençaient à épuiser mes dernières forces. Je repliai mes jambes, m'assit en tailleur et expirais longuement en éteignant mon sabre après en avoir de nouveau échangé les cristaux pour les remettre chacun à leur place d'origine. Quelques minutes de méditation obscure ne pouvaient que me faire du bien, à quelques mètres du combat : Je n'étais plus vraiment en état de me battre


                              -Contente de vous voir en vie, maître...[/i], lachaî-je en courbant respectueusement la nuque avant de me laisserb aller à la méditation sans prêter attention a son repas pour le moins nécrotique.

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                                Post n°48
                                Auteur : Dark Oblivius

                                L'ancien fer de lance de l'empire Sith décolla après avoir livré sa cargaison. L'ombre de ravage disparut au fur et à mesure que le vaisseau reprit de l'altitude. S'enfonçant peu à peu dans le vide intersidéral. Le pilote lança plusieurs appel en direction du Destroyer afin de prévenir de son retour, mais les tentatives furent infructueuse. Le canal sécurisé ne donnait aucune réponse.

                                Le protocole Fantôme s'activa donc. Le trajet fut recalculer pour que l'infiltrateur émerge en dehors des radars longue porté de n'importe quel destroyer afin de laisser le temps au vaisseau de passer en mode camouflage. Une fois les coordonnées rentrées, le vaisseau disparut dans l'hyper-espace.


                                *** 


                                Ce n'était pas tant la violence des combats, mais bel et bien la durée qui commençais à me submergé. Le côté Obscur permettait d'invoquer une puissance phénoménale, mais sur le long terme, créer une telle puissance était dangereux. Si la Force n'avait pas de limite, le corps des mortels lui oui. Il fallait voir ça comme une coquille vide que la Force venait à pénétrer, mais sa capacité d’absorption était limité et la dépassée était un risque de voir cette coquille exploser.

                                Le seul avantage que je pouvais avoir était bel et bien la relique de Dark Koral qui agissait comme un catalyseur et me permettais de réguler ce flux qui me traversais en permanence. Un objet à double tranchant cependant. Je pouvais sentir sa résistance, cet artefact n'obéissait qu'à un seul Maître et même en étant son porteur, son allégeance allait bien à l'ancien Sith'aris.

                                La situation commençait à dégénérer, mes deux assaillants toujours en l'air se perforant petit à petit furent très vite rejoins pas d'autre.
                                Leurs lenteur était mon seul atout pour le moment. Mais c'était sans compter la rage de vaincre de mon apprentie qui débarqua au moment le plus opportun. Et ce malgré son état déplorable, je pouvais sentir sa détermination.

                                Ma proximité avec mon apprentie me fis gagner en puissance sans vraiment d'explication. La pression exercée s'intensifia et la lame finie enfin son travail en perçant cette monstruosité. L'un tomba inerte tandis que l'autre se redressa vers moi. Avec une légère impulsion je me dirigeai vers lui sautant en esquivant un coup de couteau, saisissant son crâne avant de retomber juste derrière emportant sa tête vers l'arrière tout en utilisant le côté obscur pour pousser son corps de l'autre côté. La chaire putride se disloqua et le métal se broya ne me laissant qu'un crâne à semi métallique dans les mains. Le jetant allègrement sur le sol je continuais mon chemin vers mes adversaire, ma lame noire frottant sur le sol. Il n'en restait plus beaucoup et l'acharnement de Kalith en occupa plus d'un.

                                L'impact de ma lame sur le torse laissant une large traînée noire et une odeur de chaire brûlée atroce. La résistance de ce métal pour le chaleur des lames était plutôt intéressante et nul doute qu'une armée de droïde constitué de ce minéral serait une menace bel et bien réelle. Mais si les armes conventionnelles n'avaient aucun effet, les pouvoirs acquis grâce au côté Obscur eux n'avaient aucune résistance hormis ceux du côté Lumineux.

                                Bloquant un coup de couteau avec mon bras je posais ma main sur le crâne de mon adversaire. A travers mon corps une quantité énorme d'énergie me traversa et pulvérisa le coeur énergétique de la machine qui tomba au sol. Regardant autour de moi vérifiant avant de songer à un repos que la salle était belle est bien sans danger.


                                -" Je suis surpris du temps que tu as mis à me rejoindre, apprentie. "-

                                Déchirant un bout de chaire, je la fis léviter influençant le côté Obscur afin de la rendre consommable. Je déposai un morceau aux pieds de Kalith tandis que je m'afférer à manger l'autre bout. Le goût était atroce, mais nos corps avaient besoin d'énergie.

                                -" Ce ne sera pas agréable, mais même si la méditation permet de nous régénérer, nos corps on besoin d'élément solide pour reconstruire sa propre énergie. "-

                                Pour ma part une méditation était hors de question, les dangers dans cette forteresse étaient nombreux et totalement imprévisibles. Tel était le contraste entre une apprentie et un Maître du côté Obscur. Mais comme pour tout l'expérience et le vécu la renforcera au fil du temps. Je me devais d'être exigeant, inflexible et impitoyable. Le côté Obscur est la manifestation la plus pure de l'ensemble des émotions négatives.

                                Après quelques minutes d'attente, nous repartîmes dans les méandres du cet endroit, attentif et préparé à n'importe quelle épreuve. Si tenté qu'il y en ai d'autre. Les longs couloirs se ressemblaient tous, obscurs, froids puants. Mais bien moins dangereux pour le moment.

                                Les minutes passèrent et ce labyrinthe nous amena sur une salle immense. Rectangulaire, haute de plusieurs dizaines de mètres avec en son centre un immense générateur lâchant une lumière bleuâtre. Seule source de lumière. Le côté Obscur était puissant ici, probablement par le fait que le Nexus certainement encore ouvert était directement sous nos pieds. Voilà la raison pour laquelle les infrastructures avaient pu reprendre vie. Cette source d'énergie venait ni plus ni moins que de la Force elle même. Nul doute que Dark Koral avait créé cet endroit dans ce but précis. Les Nexus étaient des apparition rare, une porte ouverte vers la puissance infinie de la Force. Mais si nul être vivant ne pouvait la franchir sans mourir face à cette puissance, canaliser cette énergie était probable, mais encore fallait-il savoir exactement où allait être son apparition. De plus, concentrer toute son attention sur le Nexus afin d'alimenter un batiment est très risqué, hormis le risque de surcharge plus que présent, son instabilité et ses disparitions mettrait fin à l'alimentation sans crier garde et priverait un dispositif de toute son énergie.

                                Avançant toujours avec prudence vers le générateur, la présence de Nihls et Anduin se fit ressentir, et à quelques dizaines de mètres de nous sur notre droite, les deux protagonistes arrivèrent. L'absence de Korra était pour le moins inquiétant, mais avant même un première échange, les portes se refermèrent sur nous. La lumière du générateur s'intensifia et de multitude de lumière émergèrent du sol. Du même type que les tubes dont ses monstruosités étaient sorties. Un Hologramme apparu le temps que des centaines de capsules émergèrent du sol.


                                - Félicitation ! Vous êtes arrivés au cœur Seigneur Sith ! Le grand combat va enfin pouvoir commencer ! Ce coeur est celui du coté Obscur, vous protégeant, mais aussi vous enfermant. Cet endroit serat-il votre tombeau ou votre gloire ? Seigneur, toutes vos épreuves passées ne sont rien en comparaison de ce qui vous attends. Contemplez ! Votre fin est proche, mais annonce t-elle une mort ou une renaissance ?

                                L'ensemble des portes s'ouvrirent. Dégageant une fumée blanchâtre dans l'atmosphère. L'odeur putride se répandit très vite.

                                -" Je commence à en avoir ras le bol de leurs conneries. Si c'est la seule source de leur pouvoir, il va falloir détruire ce fichu générateur. Kalith, une autre épreuve t'attend. Nous allons faire diversion pour te laisser l'occasion de le détruire. Tu n'auras certainement qu'une seule occasion. Ai fois en tes capacités et envers le côté Obscur ! "-

                                Ma lame noire s'activa. Mon regard plongé dans celui de mon apprentie. Si nous ne parvenons pas à établir des liens de confiance entre chaque membre de chaque culte, l'Ordre Noir est condamné et même si ici seul le nouvel Ordre Sith est représenté, nous devons montrer l'exemple. Cent, deux cents, bien plus encore de ses choses allaient tenter de nous tuer. Une porte de sortie et uniquement une.

                                Alors que Nihls et Anduin commencèrent à affronter les machines, je me reculai légèrement, envoyant plusieurs éclairs de la Force pour les attirer. Un léger chemin se créa sur le centre. Maintenant que la diversion était établie, il fallait passer à l'action. Toujours aussi lente, cette menace se rapprochait de moi. Si mon sabre ne pouvait les vaincre sans passer plusieurs secondes à insister sur le métal, les déstabiliser et les faire tomber était certainement la meilleure option.

                                Me laissant volontairement encercler. Je fermai mon poing frappant fortement contre le sol créant une vague de Force. L'onde de choc resta proche de sol frappant les jambes frêles des machines qui perdirent de nombreux morceaux de chaire à cause de l'impact. D'un habile saut de Force je pu me rapprocher un peu plus du coeur.

                                Mon sabre s’avéra utile uniquement par sa force de frappe qui permit de repousser l'espace d'une seconde des assaillants bien trop proche à mon goût. Des coups circulaire puissants créant des passages toujours plus grand pour Kalith. L'agilité était aussi très importante. Les coups pouvaient venir de n'importe où et la présence de ses choses n'était pas visible à travers la Force. Pour mieux analyser la situation je me focalisai principalement sur les bruits de pas.

                                Le pouvoir le plus efficace était bel et bien les éclairs de la Force, et avec une concentration assez forte, je pouvais atteindre leur point de rupture. Malheureusement, outre le fait que ce type de technique me demandais un peu de temps pour pouvoir canaliser mon énergie, c'était aussi un gouffre pour mon endurance. Cette utilisation était un recours ultime.

                                Pour ma part, j'avais fais presque la moitié du chemin. Mon orientation changeant sans cesse je ne pouvais réellement savoir où en était Kalith. Et plus j'arrivai à progresser, plus le nombre augmentait. Une véritable marrée morbide. Presque entièrement submergé, je ne dû mon salut qu'a un nouveau "poing de Force" qui me fit gagner quelques mètres. Prenant appuis sur une des machines en perte d'équilibre je me propulsais en l'air envoyant une salve puissante d'éclair de la Force en direction du Générateur que je voyais vaciller.

                                Une violente explosion s'en dégagea créant une onde de choc balayant tout sur son chemin y comprit mon corps en suspension. Comme frappé, je fus propulsé en arrière. Retombant sur mes pieds in extremis tandis que la pièce se plongeait dans le noir. Seul la lumière de nos lames amplifié par ce noir total était visible. Et au bruit des pas, ses machines étaient loin d'être morte.


                                -" Courez vers le fond de la salle ! "-

                                Ils nous fallait trouver une sortie et très vite. Esquivant les quelques abominations debout pour le moment je retrouvai mon apprentie ainsi que Nihls et Anduin. Acculés contre la porte, face à un nombre d'ennemi bien trop important pour nous.

                                - Seigneur Oblivius, demandons instruction. Nous somme en stationnement au dessus de votre dernière position connue ! Camouflage actif, mais la flotte Séparatiste est en plein déploiement.

                                -" Ici le Seigneur Oblivius, je vais activer mon traceur, soyez là le plus vite possible. "-

                                La providence ? Certainement un cadeau de la Force elle même. Le bouclier entourant la forteresse avait disparut en même temps que la seule source de lumière présente ici. Le seul obstacle entre nous et notre salut, cette imposante porte close. L'avantage était que sans alimentation les verrous avaient dû être désactivés. Mais son poids était très important.

                                -" Dark Nihls, nous allons devoir unir nos forces. Kalith, Anduin vous allez devoir nous protéger le temps que nous parvenions à soulever cette porte. "-

                                Je tandis mon sabre à Kalith, même étant une jeune apprentie, son efficacité n'en sera que décuplé avec l'utilisation de deux sabres et de toute façon je n'en avais aucune utilité pour le moment. Nihls et moi faisions face à cette porte. Invoquant le côté Obscur, trouvant un point d'encrage fort afin de la soulever grâce à la Force. Le métal grinça tandis que nous entendions au loin les bruits des sabres frapper le métal. Colère, rage et souffrance était notre moteur. Nos esprits n'en formèrent qu'un seul et unique invoquant une puissance considérable.

                                Le côté Obscur leva lentement, mais surement l'immense paroi laissant la lumière du soleil pénétrer la pièce. Une seule ombre s'invita, celle de l'infiltrateur Sith qui encore sous camouflage se présenta face à nous. La porte arrière se dévoila libérant la rampe tandis que la porte continuait à se soulever laissant tomber de nombreuses roche accompagné de sable.


                                -" Kalith, Anduin, Maintenant ! "-

                                Sans attendre nos protecteurs s'engouffrèrent dans le vaisseau. La menace dans notre dos allait très vite se rapprocher. Je regardai un temps Nihls lui indiquant d'un signe de la tête qu'elle devait elle aussi rejoindre le vaisseau. Lâchant sa prise psychique, mais laissant seul retenir ce morceau de métal qui retomba lentement malgré mes efforts. Réunissant mes dernières forces je me laissais glisser passant juste avant sa chute. Mon corps tombant dans le vide avant qu'un appuis sur un rocher légèrement plus écarté de la paroi me permit à l'aide d'un saut de Force de rejoindre la passerelle qui se referma me laissant entrer dans le vaisseau. Le danger de cette forteresse était maintenant derrière nous. Le temps de reprendre mon souffle je me dirigeai vers les commandes. Le vaisseau s'éloigna lentement de la falaise.

                                - Il ne reste plus que vous ?

                                -" Oui, mais nous avons accompli notre mission. Quelle est la position des troupes Séparatistes ? "-

                                - Ils occupent l’hémisphère nord, de nombreux vaisseaux parcourent l'atmosphère sur toute la partie ensoleillée de la planète.

                                -" Bien, attendons d'atteindre l'hémisphère sud avant de quitter la planète. Même invisible ils peuvent nous détecter, nous sommes trop proche. La chaleur du sol sera notre camouflage. "-

                                Volant à basse altitude, le vaisseau parcouru une grande distance, laissant à nous tous le spectacle du Destroyer Victoire littéralement détruit à la surface. Une fois loin de l'armada Séparatiste, le vaisseau amorça sa sortie atmosphérique et regagna le vide inter-sidéral.

                                - Deux minutes avant le rechargement complet de l'hyper-drive. Sécurisation définitive dans 1 minutes 6 secondes.

                                - J'espère que cette débâcle n'aura pas été inutile Seigneur Oblivius. C'est un coup dur pour notre Ordre.

                                -" Je le sais bien, le Capitaine Jo était un homme de valeur tout comme ses Hommes.
                                 Mais ce cristal est la pièce finale d'une arme bien plus puissante qu'une centaine de Destroyer. "-

                                - Ce simple cristal ?

                                -" Ajouté aux autres pièces que j'ai réussi à récupérer sur les diverses planètes de la galaxie. Dont la puissance n'a pas de limite si ce n'est celle imposé par le Côté Obscur lui même. "-

                                - J'espère pour vous que vous avez raison. Les Séparatistes risquent d'intensifier leurs recherches nous concernant.

                                -" Dromund Kaas n’apparaît sur aucune carte existante. Il serait étonnant qu'une flotte débarque, mais si jamais un jour cela doit arriver. Nous seront prêt à les accueillir soyez s'en sur. "-

                                - Seigneur, objet non identifié va sortir de l'hyper-espace ! Droit devant nous ! 5 secondes avant impact !

                                Mon instinct couplé à la Force changèrent immédiatement la trajectoire du vaisseau du presque 90 degrés. Malgré les régularisateur de jet, le changement de cap à une si grande vitesse et aussi soudain mit à mal l'ensemble de mon corps le compressant contre le siège tandis qu'un Destroyer Impérial fut son apparition. L'impact ne fut évité que de quelques centaines de mètres. La question la plus évidente était surtout de savoir pourquoi un vaisseau Impérial venait d’immergé de l'hyper-espace en bordure du système.

                                - L'impérium !

                                -" Je ne pense pas, il n'y a pas les couleurs du régime sur le vaisseau et pourquoi serait-il sorti aussi loin de Korriban ? De plus il y a une présence à l'intérieur que je connais... Ouvrez un canal. "-

                                - Monsieur, ils vont nous repérer !

                                -" Faites ce que je vous dis. "-

                                - Ici le vaisseau Ombre, sous le commandement direct du Seigneur Oblivius.

                                Le message s'envola à travers le vide. Les secondes furent des heures pour nous.

                                -Ici le capitaine Field, enfin je vous rencontre. Mais votre ami Helsing ne m'avais pas parlé d'une armada Séparatiste.

                                -" Je peux vous assurer qu'ils n'étaient en aucun cas invités à la fête Capitaine Field. "-

                                -Je ne vois pas votre appareil sur nos écrans, mais le hangar 3 est ouvert.
                                Ne perdez pas de temps nous ne comptons pas nous attarder ici plus longtemps.


                                Notre infiltrateur pénétra l'immense Destroyer qui se retourna promptement s'éloignant encore plus de cette planète maudite. Malgré les lourdes pertes, la campagne de Korriban fut un succès dans son objectif principal. Le plus dur sera de le faire entendre au conseil. Mais avant toute chose. Je me devais de savoir qui était cet allié improbable...

                                Le camouflage de l'infiltrateur se baissa laissant apparaître aux yeux de tous l'ancienne relique Sith. La rampe se dégagea. Je fus le premier à sortir suivi de prêt par mon apprentie. Mais les choses ne tournèrent pas spécialement comme prévu. A vu de nez, au moins 200 hommes arme en main nous pointant. Les canon blaster positionné sur le vaisseau. Loin d'un accueil amical.


                                - Messieurs, Mesdames. Veuillez déposez vos sabre au sol et nous les glisser lentement, ensuite nous vous emmèneront en cellule. Une résistance de votre part serait futile.

                                -" Je veux m'entretenir avec mon émissaire. "-

                                - N'ayez crainte, il vous attend sagement en prison. Maintenant, arme à terre maintenant !

                                Je dégainais mon sabre. Une fois de plus deux chemins s'offrait à nous. La violence, ou la patience. Si mettre en morceau chaque Homme ici était une idée pour le moins intéressante, les nombreuses épreuves avaient affaibli mes fidèle. Il nous fallait du repos. Récupérer nos forces et découvrir qui est ce capitaine.

                                Je déposai donc mon sabre au sol, invitant mes camarades et mon apprentie à faire de même. Un soldat récupéra nos armes et nous guida jusqu'en cellule. Après plusieurs dizaines de minutes, une secousse ébranla le vaisseau. Certainement l'hyper-espace, mais la question était de savoir où nous iront.

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