Renouveau d'un paria
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Post n°25
Auteur : KorraAlors que Korra pensait assister au combat de son Maître qui n'aurait certainement eu aucun mal à se débarrasser du reptile, celle-ci l'invita à prendre sa place dans ce combat. Immédiatement, son sang commença à bouillir d'impatience et d'un bon, elle délaissa le sensitif pour se mettre devant le trandoshan. Son sabre s'alluma d'un merveilleux rouge, attendant de se nourrir du sang de son ennemi. Kalith la rejoignit sans attendre. La Twi'lek se jeta sur lui sans attendre, échangeant de nombreux coups et laissant exploser sa soif de sang. Il était clair qu'elle agissait comme une furie grisée par les combats qui venaient d'avoir lieu et malheureusement pour elle, son ennemi était plus fort que ce qu'elle avait imaginé. Son manque d'entraînement au maniement du sabre se fit rapidement remarqué contrairement à son adversaire qui avait une technique bien plus avancée. Au final, il parvint à lui bloquer le poignet et lui tordre pour lui faire lâcher son arme. Sa force était bien réelle et il la souleva sans difficulté du sol en l'étranglant. Il fallait à tout prix qu'elle se sorte de cette situation et d'instinct, elle utilisa la seule chose qui lui vint à l'esprit, sa tête. D'un coup de tête puissant, elle fit lâcher prise à son opposant.
Reprenant ses esprits assez rapidement, Korra emboîta le pas à Kalith et partit à l'attaque du trandoshan. Les échanges étaient ininterrompus et si le reptile tenait bon, il était clair qu'affronter deux furies commençait à l'épuiser. Pourtant, son expérience lui permit de réagir efficacement et cette fois-ci, c'est la rousse qui eut droit à une correction de sa part. Se moquant royalement des considérations de son ennemi, la jeune sith fonça droit sur le duo qui échangeait des politesses. Juste au moment où Kalith parvint à se dégager, repoussant le lézard vers le haut, Korra sauta à pieds joints sur lui, le frappant violemment à la tête avant de se réceptionner avec grâce au sol. Maintenant à terre, il devait certainement commencer à comprendre que sa mort était imminente. Côte à côte, les deux apprenties se mirent en position, la lame de Korra laissant sa marque dans le sol alors qu'elle répondait à l'humaine.
« Comme dans l'arène ? Mérite-t-il une telle mort ? En tout cas, je veux garder un de ses yeux en souvenir donc ne l'amoche pas trop. »
La Twi'lek et l'humaine se lancèrent à nouveau à l'attaque du trandoshan et leurs échanges furent des plus violents. Pendant ce temps, Dark Oblivius semblait faire face à une bien étrange chose. En tout cas, pour le moment, cela ressemblait plus d'un premier contact un peu froid qu'un véritable affrontement. Quoiqu'il en soit, si les choses dégénéraient, elle se devait d'être prête à faire face à cette chose. Kalith semblait ne plus réfléchir et tenter d'affronter ce lézard par un simple affrontement de force, ce qui n'était pas des plus judicieux vu la différence d'expérience et surtout de physique. Korra chercha donc à adapter ses attaques sur celles de Kalith, épuisant leur adversaire considérablement et dont la moindre erreur le conduirait à une mort certaine. Bien sûr, face à cette parfaite coordination, il ne fallut pas longtemps pour que les premiers coups touchent leur opposant, cela commença par des entailles qui devinrent de plus en plus importantes au fil des minutes.
Profitant de l'acharnement aveugle de Kalith qui semblait avoir succombé à la rage, la Twi'lek se fit plus discrète, parant juste les coups pouvant toucher la rouquine afin de lui laisser le champ libre dans son agressivité. Elle attendit patiemment une ouverture et lorsque l'attention du reptile se focalisa un peu plus sur la furie cherchant à en finir le plus rapidement possible, Korra utilisa une poussée de Force pour déstabiliser son adversaire avant de chercher à lui trancher une jambe avec son sabre. -
Post n°26
Auteur : Baron RisskOn allait d'absurdités en absurdités. Une Sith qui essayait de justifier ses actes ! Quelle drôle de conception... Jusque là, ces vauriens s'étaient contentés de saccager tout ce qu'ils ne pouvaient pas prendre par la force. Et elle venait lui parler d'une faute qui aurait conduit à la perte les siens ! Mais qui avait ouvert le feu en premier ? Sûrement pas les colons. C'était bien sa veine. Il fallait qu'il tombe sur une folle ! Une de ces fanatiques prêts à raconter n'importe quoi pour se persuader du bien-fondé de leurs missions suicidaires...
Lorsqu'une ouverture se présenta, il n'hésita pas à charger, mais l'assaut fut rapidement repoussé par la Twi'lek. Propulsé en arrière par une force invisible, l'imposant saurien bascula en arrière lorsque ses pieds percutèrent le cadavre d'un Eopie. Cette chute inattendue lui permit d'éviter de justesse la lame avide de sang de l'alien, qui vint faucher le vide à quelques centimètres de sa cible initiale. Il tirait la langue, resserrant son emprise sur sa vibrolame et se remettait sur pied avec une vivacité étonnante. Une énergie vengeresse renouvelée s'emparait de son corps. Il avait un combat à continuer !
Les coups se succédaient avec toujours autant d'ardeur, et pourtant, Trassk ne pouvait tout simplement pas riposter, trop occupé à dévier tout ce qu'on lui envoyait. La jeune apprentie semblait vouloir en finir tout autant que lui. Sa comparse à peau rouge se faisait plus discrète, à l'affût de la moindre faille dans le dispositif du Trandoshan. Tel un charognard, elle n'attendait que le bon moment pour donner le coup fatal.
La fureur de l'humaine contraignait le lézard bipède à reculer toujours plus... Il ne perdait cependant pas de vue sa camarade, qui s'amusait à jouer avec ses nerfs. Le chef de la milice sentait ses forces décliner, son souffle devenait de plus en plus bruyant, et sa respiration moins régulière. L'atmosphère s'assombrissait une nouvelle fois. Les fumées âcres formaient un brouillard de guerre improvisé, dans lequel les yeux rougis avaient du mal à se repérer. Seules les lames des sabres fendaient l'air en lançant des menaces, et tournoyaient afin de disperser les nuages de cendres balayés par un vent chaud.
- Tu es aveuglée par le Côté Obscur ! Tout comme tes amis... Vous courrez tous à votre perte ! Ha ha ha ! Lâcha avec une pointe d'ironie le T'doshok. Gardez vos petites illusions en tête, lorsque la Confédération des Systèmes Indépendants viendra raser le misérable endroit qui vous sert de refuge !
Les trois ombres se cherchaient avec insistance dans ce tourbillon de mort improvisé. Il semblait à Trassk qu'une odeur nauséabonde s'échappait déjà des corps, signe déjà évocateur d'un mauvais présage. Les deux femmes gardaient pour l'instant une distance respectable, se contentant de tourner autour de lui, tels des vautours. Trassk profitait de ce moment de répit pour économiser ses dernières forces. Dans ce brouillard, il était une cible facile, même en mouvement. S'il venait à présenter son arme à l'une des apprenties, il savait que l'autre viendrait le poignarder dans le dos. Qu'importe... Ce petit jeu commençait à le lasser, il était prêt à en finir une bonne fois pour toute. S'il n'y voyait plus grand chose, la vision troublée par les fumées, il parvint toutefois à s'emparer d'un petit objet sphérique glissé dans l'une des poches de son treillis militaire. Un détonateur thermique !
Le voilà prêt à tirer sa dernière révérence... Et quelle révérence ! Lame pointée vers le sol, le Trandoshan décrivit un cercle comme s'il définissait la dernière zone de combat. Une profonde inspiration lui arracha une quinte de toux. Quelque chose vint frémir dans l'air. Le corps du guerrier saurien se rigidifia presque instinctivement.
- Sham ba lu mi lowe ! Hurla subitement le T'doshok en relevant sa vibrolame, comme s'il voulait saluer la mémoire de ses ancêtres.
Ses dernières pensées allaient vers sa terre natale. Bientôt il rejoindrait la Gardienne des Points. Et combien de points lui offrirait-on pour la mort de deux apprenties Sith ? Les fumées se dissipèrent et laissèrent apparaître la silhouette fragile de l'une des deux combattantes. Les armes s'entrechoquèrent une dernière fois, déversant pour le meilleur ou pour le pire toute l'énergie dont elles disposaient dans un ultime effort. Et alors que le visage du Trandoshan se rapprochait dangereusement de celui de Kalith en dévoilant ses dents acérés, son regard se voila presque instantanément.
Une lame venait de se loger dans sa poitrine, lui arrachant un léger cri étouffé par la douleur. Les muscles du lézard bipède se relâchaient peu à peu, et incapable de tenir plus longtemps son épée, devenue trop lourde, une deuxième lame vint déchirer ses entrailles. Et alors qu'il expirait son dernier souffle, une légère pression sur le déclencheur activa le compte à rebours du détonateur...KA-BOOOM !
L'explosion soudaine du détonateur fut suivie de prêt par une autre, bien plus importante, qui vint secouer l'espace d'un instant le sol. Les murs de la sous-préfecture furent soufflés par la nouvelle explosion et firent écrouler le bâtiment. Le fier édifice qui se dressait là laissa place à des ruines fumantes. Les derniers défenseurs avaient été ensevelis sous les décombres, sans se rendre compte de quoi que ce soit. Ils accompagnait leur chef dans la mort, à la façon d'une garde fidèle prête à servir leur seigneur dans une autre vie.
Il avait fallu d'une seconde d'inattention de leur part pour causer leur perte. L'un des leurs avait fait défection et s'était précipité dans le passage souterrain en espérant vainement sauver sa vie. Il était loin de se douter que les siens avaient, dans leur fuite, décidé de piéger l'accès. Le pauvre homme fut littéralement désintégré par le souffle chaud de l'explosion. Les fondations du bâtiment, déjà ébranlées par les tirs des chasseurs TIE, ne purent résister à la déflagration.
Il n'y avait plus âme qui vive dans la colonie. Les Sith avaient abandonné la leur au Côté Obscur. Les soldats qui les accompagnaient avaient perdu toute humanité en prêtant serment d'allégeance aux forces des ténèbres. Quant aux colons capturés... Ils n'étaient rien de plus que des fantômes du passé. Quelques uns sanglotaient à chaudes larmes, d'autres se contentaient de garder le silence. Ils n'avaient plus la force de lutter, ils avaient été privés de leur volonté. Et pourtant, il y en avait bien encore une qui avait assez de tempérament et osait s'élever contre la domination des adeptes du Côté Obscur.
- Sales vermines ! Vous pouvez toujours nous briser, vous n'aurez jamais notre liberté ! S'indigna la bonne femme en crachant aux pieds de Dark Nihls.
- Tais-toi sale folle ! Rejoins donc les autres dans leurs âneries si tu veux, mais laisses nous en dehors de ça ! Répondit une autre avec une voix chevrotante. Nous... Nous sommes prêts à vous rejoindre Seigneur...
A l'exception de la récalcitrante, le reste du groupe acquiesça à l'aide de faibles murmures. Avec la mort de Trassk, ils s'étaient tous résignés à servir les sombres desseins des Sith. Du chef de la milice, il ne restait plus grand chose. Ses restes fumants crépitaient doucement et une odeur de chair brûlée venait s'immiscer dans les narines des différents conquérants. Au sein des prisonniers, personne ne se préoccupait de savoir désormais s'il y avait d'autres survivants. Seule leur propre survie comptait. Et on ne s'inquiétait pas de savoir non plus si les deux apprenties s'en étaient sorties indemnes ou non. D'une certaine façon, la noirceur d'esprit qui se dégageait des guerriers du Côté Obscur venait faire son œuvre sur ce qu'il restait d'âme aux colons.
Une violente détonation parvint jusqu'aux oreilles des réfugiés, suivie de peu par d'importantes secousses. La colonne de fuyards fut ébranlée et un nuage de poussière arracha plusieurs quintes de toux. S'ils étaient trop loin pour subir de plein fouet les effets dévastateurs de l'explosion, les colons se sentaient assez proches du lieu du drame pour se sentir à nouveau menacés. Il fallut à Harvey beaucoup de patience afin de rassurer toute la troupe.
- Tu penses que ce sont les Sith qui sont à notre poursuite ? Chuchota Vex au nouveau commandant de la milice.
- Aucune idée Vex, mais si c'est le cas, il ne vaudrait mieux pas s'attarder ici. Lui murmura l'ex-impérial en secouant sa veste. Dans le pire des cas, on se chargera d'eux plus tard, lorsqu'on aura trouvé un coin sûr et plus éloigné.
Pour l'heure, il fallait décamper. Le sacrifice de Trassk et de ses "braves" leur avait permis de gagner une bonne dizaine de précieuses minutes, mais sûrement pas assez. Puisque l'accès aux souterrains avait été réduit en néant en même temps que la sous-préfecture, il était peu probable que les Sith parviennent à les traquer efficacement, si traque il y avait. Mais en ces temps troublés, "prudence est mère de sûreté" comme on peut dire dans certains coins de la galaxie.
Le déserteur impérial et sa comparse Twi'lek ne pouvant pas avoir confirmation de la présence de troupes ennemis dans le réseau de grottes naturelles, il leur faudrait progresser le plus rapidement possible, et trouver un refuge digne de ce nom, d'où ils pourraient mener d'éventuelles opérations... Toutefois, son expérience lui dictait de laisser quelques hommes en arrière-garde, ce qu'il fit en leur laissant des consignes bien précises. La suite de l'exode pouvait continuer...
"Je ne renoncerais jamais !" (Traduit du Dosh) -
Post n°27
Auteur : KorraLe combat redoublait d'intensité et si Korra se faisait plus subtile, profitant de la hargne de Kalith, les deux autres combattants semblaient vouloir en finir au plus vite et de façon très directe. La seule chose qui permettait au trandoshan de résister aux deux apprenties, était son expérience et son entraînement bien plus important. Malheureusement pour lui, le Côté Obscur ne lui était pas favorable et au fur et à mesure, il perdait du terrain. Au bout de quelques minutes d'échange, il ne faisait plus que se défendre face aux assauts furieux de la rousse et des petits coups en traître de la Twi'lek. A nouveau, le chef de la milice tenta de perturber les deux jeunes siths afin de reprendre la main en évoquant le fait que la CSI viendrait pour les détruire mais bon, c'était loin de connaître Korra pour qui une maison n'avait jamais été son refuge, bien loin de là. Ayant passé toute son enfance dans une grotte glaciale d'Allyuen avant de finir en esclave sur Bendeluum, ce n'était certainement pas la destruction de quelques bâtiments où elle logeait pour le moment qui allait lui faire peur. C'est donc sans même la moindre perturbation dans ses mouvements qu'elle garda le silence, continuant le combat sans pitié et sans la moindre peur de ce que la CSI pouvait bien faire.
Une rafale vint soulever encore plus de poussières, transformant temporairement l'aire de combat en brouillard épais. Les trois combattants s'observèrent un instant, leurs visions étaient grandement diminuées par la poussière mais les deux jeunes siths savaient parfaitement où trouver leur ennemi. Kalith fut la première à se lancer dans le nuage de poussières pour faire face à leur opposant, suivie de près par Korra qui comptait bien le prendre par surprise dès le premier contact établi. Comme pour les guider, le lézard hurla des mots incompréhensibles, sans doute pour se donner du courage mais bon, cela n'allait pas être suffisant pour vaincre les deux siths enragées qui se ruaient sur lui. Se dissimulant derrière la rouquine, l'adolescente piqua sur le côté au dernier moment, sabre éteint afin de conserver l'effet de surprise. Elle put sentir la rage de Kalith dans ses échanges avec le milicien et ne put s'empêcher de sourire lorsqu'elle arrive dans le dos de leur ennemi, le transperçant de sa lame. L'humaine fit de même afin de s'assurer de leur victoire, avant que Korra ne le décapite pour de bon d'un coup.
La saveur de la victoire fut de courte durée car à peine la Twi'lek sourit de voir sa lame trancher le coup du lézard qu'elle aperçut quelque chose de familier dans sa main. Sa mémoire ne mit pas longtemps à faire le lien avec les grenades qu'avaient utilisés Zork lors de leur attaque de l'installation minière. Ce salopard espérait bien les tuer après sa mort et il y avait de grandes chances qu'il y parvienne.
« Kalith !!!! On dégage d'ici !!!! »
Tout en prononçant ces mots, Korra utilisa une poussée de Force aussi puissante qu'elle le pouvait pour éloigner le corps du trandoshan et la grenade thermique qu'il tenait fermement dans sa main sans vie. Malheureusement, il était clair que la distance les séparant de lui n'était pas suffisante. A nouveau, la jeune fille maudit son manque de pouvoir, provoquant une montée de rage qui alimenta le côté obscur. Elle se précipita sur Kalith et l'attrapa pour sauter aussi loin que possible de la déflagration. Si la puissance de son saut la surprit, l'explosion fut considérable et il était clair que les deux apprenties allaient être prises dedans malgré tout. Fort heureusement, la rouquine eut le présence d'esprit d'utiliser la Force pour déplacer une plaque de métal entre elles et la boule de feu. Cela leur évita de finir désintégrées par le feu mais comme cela restait une explosion avant tout, la plaque de métal brûlante fut propulsée vers elles et frappa de plein fouet le dos de Korra. Les deux apprenties furent projetées à plusieurs dizaines de mètres dans un état inconnu. Sous le choc, la Twi'lek avait perdu connaissance et lâché l'humaine. Elle s'écrasa violemment contre les ruines d'un bâtiment, le dos encore fumant de la brûlure qu'elle s'était vue infligée par la plaque de métal.
Inconsciente, brûlée gravement dans le dos et victime de plusieurs blessures ouvertes qui saignaient, la Twi'lek n'était pas au mieux de sa forme. Deux soldats vinrent à ses côtés pour lui administrer les premiers soins, cautérisant les plaies qui saignaient abondamment tout en appliquant une crème sur sa brûlure. Plongée dans l'inconscience, Korra put sentir toute la puissance du côté Obscur dont était imprégné Korriban. Ne cherchant même pas à se remettre debout, elle chercha à se nourrir de cette Force pour se renforcer, comme son Maître le lui avait appris. -
Post n°28
Auteur : Kalith ShanA peine avais-je eu le temps de planter, à la suite de Korra, le guerrier lézard, dont les jacassements pseudo-héroïques me firent penser avant d'en finir que de toute façon, il allait bien finir par crever comme un imbécile, qu'un cliquetis me fit prendre conscience que tout n'allait pas se passer comme sur des roulettes. Ou alors si. Comme sur un chariot à roulette lancé au milieu d'un champ de mines. J'éteignis ma lame et reculais d'un pas, avec la ferme intention de ne pas laisser celui-ci sans suite, quand la voix de la Twi'Lek me tira de mon effarement alors que j'aperçus le détonateur thermique dans la main de notre adversaire.
-« Kalith !!!! On dégage d'ici !!!! »
- Oh put...
A l'unisson, nous avons repoussé le corps sans vie de notre adversaire avant de comprendre que ce ne serait pas assez. Je notais dans un coin de mon cerveau de ne pas oublier de m'entraîner sérieusement, dans les jours à venir, à maîtriser un peu mieux (et si possible, beaucoup mieux) la capacité de télékinésie qu'offrait le Côté Obscur à ses adeptes. Korra était plus rapide que moi, plus agile, et si elle ne m'avait pas sauté dessus en me plaquant royalement au niveau des hanches, je ne serais plus, à l'heure qu'il est, qu'un minuscule tas de cendres , ou éventuellement, un ramassis de morceaux de barbaque à moitié carbonisée propulsée dans toutes les directions. La perspective ne m'enchantait guère, mais je n'eus même pas le temps de la prendre en compte que, par réflexe et dans un geste absolument désespéré, je parvins, à l'instant ou l'engin de mort diffusait sa destructrice onde de choc et la sphère de flammes l'accompagnant, à faire jaillir entre le brasier et nos deux corps de jeunes femmes enlacées par la force des choses une plaque de métal épaisse, si épaisse que je n'aurais jamais été capable de le faire en temps normal. D'ailleurs, en temps normal, je n'aurais même pas pensé à nous protéger d'un objet. Mais c'était peine perdue. Soufflé par l'explosion, l'obstacle devint un nouveau danger, et si j'avais été, quelques jours avant, percutée par un morceau de colonne de marbre, c'était Korra qui cette fois-ci avait encaissé un coup rude. Presque portée au rouge par l'explosion, propulsée vers nous à une vitesse qui se montrait annonciatrice d'un contact dévastateur, la plaque de métal, vestige de la barricade de fortune qui s'était littéralement décomposée sous la chaleur et la force de l'explosion, heurta le dos de Korra et l'envoya valdinguer quelques dix ou douze bons mètres plus loin. Le choc la fit me lâcher, et je m'écrasai au sol lamentablement, ayant à peine le temps, dans un dernier effort avant de voir ma camarade subir un atterrissage encore plus raide que le mien, à repousser la plaque qui menaçait, en retombant, de la transformer en crêpe Twi'Lek façon mamie Jawa.
Korra s'écrasa lourdement sur le sol. Sans son geste salvateur, nous n'aurions été l'une et l'autre plus que des souvenirs pour ceux qui nous avaient connus, et un peu de saleté supplémentaire dans le village de fortune. Je fis craquer mes os, rouler mes muscles endoloris, J'avais eu la chance d'arriver à me réceptionner sur l'épaule droite et à rouler pour amortir le choc, mais j'étais encore sonnée, et si j'osais dire que je marchais au plus vite jusqu'à son corps inanimé, la vérité était que je me traînais pitoyablement jusqu'à elle, des flash de lumière obstruant ma vision, les oreilles bouchées par l'explosion, le goût de la cendre et de la poussière emplissant ma bouche et mes narines, la langue pâteuse et un bruit strident résonnant dans mon crâne sans discontinuer. Je me laissai tomber à genoux en prenant son pouls et relevant sa tête pour la poser sur mes genoux. Elle était vivante. C'était certes encourageant, mais si elle était morte, au moins l'aurait-elle été sur le coup. Dans la configuration actuelle des choses, elle allait souffrir. Et dans son état, dire qu'elle allait clairement douiller pendant un petit moment était une sinécure. Ne pouvant le faire payer au Trandoshan, qui allait devoir expliquer à ses ancêtres que même avec un explosif puissant, en sacrifiant son propre cadavre, et face à deux novices dont l'age cumulé n'atteignait même pas le demi-siècle, il n'avait pas réellement réussi à faire de victimes, je me contentais d'embrasser ses lèvres trois bonnes secondes dans un geste empreint autant de rage contre le salopard qui lui avait infligées ses blessures que d'encouragement à son égard à elle. Deux soldats, dont un portait un brassard des unités médicales, vinrent s'occuper d'elle. Le plus qualifié pour juger de son état me fit un signe de tête indiquant qu'ils allaient s'occuper d'elle, et je ne pus dès lors que me relever, faire craquer ma nuque, et me diriger vers les captifs, et vers mon maître, par extension. Le jeune homme rencontré plus tôt se retrouva rapidement avec une main fine mais ferme qui lui comprimait fortement la trachée, la poignée du sabre éteint dans ma main droite, côté lame vers lui, appuyant sur son entrejambe.
- Au lieu de te planquer comme un lâche, un peu d'aide n'aurait pas été de refus, foutue feignasse ! A moins que tu ne sois fondamentalement de leur côté, et si c'est le cas, crois-moi quand je te dis que je m'assurerais que tu ne puisses jamais te reproduire.
Je le relâchais en le poussant de quelques centimètres avant de venir me placer à côté de mon maître, sabre cette fois ci en main gauche, le bras droit pendant mollement au côté de mon corps. Face à l'entité qui nous faisait office de vis-à-vis, je ne pus que sentir l'incroyable puissance qui en émanait. Dire qui d'Oblivius ou de cet être étrange était le plus puissant était hors de ma portée, tant leurs capacités dépassaient mes rêves les plus fous. Je m'inclinais respectueusement devant mon maître, et, en moindre mesure, devant cette espèce d'ombre à qui il semblait parler sans crainte. Il fallait reconnaître que personnellement, j'avais les chocottes à la seule idée qu'un duel puisse éclater entre eux deux. A voir les dégâts que deux apprenties et un non-sensitif étaient capables de causer, me dire que deux maîtres du Côté Obscur se faisaient face et devraient soit trouver un terrain d'entente soit se passer sur la trogne n'était pas franchement pour me rassurer.
- Nous avons terminé notre tâche, maître.
Je ne trouvais rien à dire alors que je n'étais pourtant pas des moins bavardes, en règle générale, et même mon sarcasme habituel semblait avoir pris la fuite alors que, en proie au silence, je fermais les yeux, tête basse, pour me ressourcer et pouvoir ressentir la moindre perturbation dans la Force, en attente d'un ordre de mon maître. Qui savait ce qui pourrait advenir par la suite, je risquais d'avoir besoin d'un maximum de capacités. -
Post n°29
Auteur : Dark Oblivius
Soeur Karrie / Dark Nihls
Une autre civilisation ? Des planètes et des vaisseaux par dessus le marché ? Ce culte était en effet très intéressant. Et l'Ordre Noir en aurait certainement besoin dans les mois et années à venir surtout si la traque des sensitifs obscures allait être amplifié suite aux événements en terre séparatiste. Nos bases actuelles ne devront pas être voyante et nos actions à venir beaucoup plus discrète que celle d'aujourd'hui, même si nous envoyons en message fort. Cependant, à l'inverse des cultes qui nous ont rejoins, celui-ci semble bien mieux organisé et certainement fière de son indépendance. Il ne sera donc pas facilement aisé à convaincre et surtout à fidéliser.
Le combat entre le lézard et les deux apprenties venait de se terminer dans un fracas sans nom. Je me retourna tandis que l'explosion venait de soulever une immense vague de poussière que je dissipa très vite à l'aide de la Force. Deux soldats se portèrent à leur secours. Je pouvais encore sentir leurs présence dans la Force, mais Korra semblait bien plus touchée que mon apprentie qui venait vers moi. Sa colère à peine dissimulé quand elle s'en prit au jeune sensitif qui manqua de perdre sa capacité à se reproduire.
-" Dîtes à votre Seigneur que j'aimeras une rencontre dans les plus bref délais. J'activai mon comlik Que soeur Karrie descende nous rejoindre c'est urgent. Nous avons aussi un invité qu'il faudra déposer sur une planète, il vous donnera toutes les indications nécessaires. Je rangeai le petit objet de communication. Votre présence ici n'est plus nécessaire, ce jeune garçon sera formé pour rejoindre l'élite du côté Obscur. Si votre Maître accepte cette entrevue, dîtes lui de se rendre sur Dromund Kass, une petite escorte sera accepté, mais rien de plus. Partez maintenant. "-
On pouvait entendre au loin l'infiltrateur Sith descendre et atterrir non loin du campement. La porte arrière s'ouvrant laissant sortir la jeune soeur de la nuit accompagnée d'une sensitif. J'avais déjà ressenti cette présence. Les soldats étaient toujours sur Korra encore inconsciente.
-" Jeune apprentie, tu viens d'apprendre une leçon importante aujourd'hui, ne jamais sous estimer un adversaire surtout lorsqu'il sait que que son sort est scellé. Ce qui nous attends ici sera bien plus compliqué et dangereux. "-***
Il y a quelques jours avant le départ du destroyer pour Dromund Kass. Les séquelles de la récente bataille était encore fraîche. Mais dans ce désarroi le plus total, de nombreuses femmes et jeunes femmes ce sont illustrées. Cette première bataille de l'ordre Noir ainsi que cette victoire marqua la première pierre et les premiers récits des "héros" de l'ordre obscur. Kalith Shan en est l'exemple le plus parlant, mais durant cette bataille un acte isolé d'une jeune soeur de la nuit avait permit aux troupes de ne pas se faire encerclés. Cette acte surprenant de cette jeune fille a surement sauvés la vie de nombreux combattant.
Cet acte ne passa pas inaperçu et l'investigateur de l'ordre Noir lui même avait demandé à ce que le potentiel de cette jeune sensitif soit exploité. Karrie s'était alors portée volontaire pour lui apprendre plus en profondeur les arcanes des soeurs de la nuit. Après son rituel initiatique elle embarquèrent ensemble sur le vaisseau de fer et quittèrent le foyer. Son véritable parcours allait commencer, sa destiné entrain d'être écrite.
A bord du vaisseau, son entraînement de base commença. Son enfance passé à la chasse lui a permis de sculpter son corps même si il lui faudrait plus d'endurance pour pouvoir gérer à la foi ses dépenses physiques, mais aussi sa volonté au travers de la Force qi va demander une certaine dose d'énergie. Mais pour cela après que son corps ai été suffisamment affaibli au travers de plusieurs exercices physique intense, une séance de méditation qui allait lui permettre de découvrir son affinité avec la Force et puiser dans ses émotions afin de réveiller le côté obscur.
Après plusieurs jours d'entraînement il était enfin temps pour elle d'aller sur le terrain.
-Après la théorie ma jeune apprentie, nous allons maintenant passer à la pratique. Soit bien attentive à ce qui t'entoure et ressens la Force et renforce le lien que tu as avec.
-" Soeur Karrie, elle vient de subir les effets d'une grenade thermique. Je compte sur vos dons pour l'aider à la remettre sur pied. "-
- Seigneur Oblivius, Kalith. Elle se pencha et examina le dos de la jeune twi'leck. C'est pas beau à voir, il me faudra un peu de temps. Okh met toi à côté de moi et sort les ingrédients pour la potion. Ta première leçon commence.
Je me retournai Korra étant entre de bonne main. Les prisonniers commençaient à s'agiter et Nihls essuyait déjà quelques reproches et un cracha qui aurait sans doutes coûté la vie si je n'étais pas intervenu. La lame rouge sang de l'humain resta en l'air prêt à fondre sur la gorge de la rebelle.
-" Intéressant. Même devant une menace aussi importante vous osez nous confronter ? Votre stupidité est aussi forte que ce lézard qui a cru q'une grenade pouvait tuer deux jeunes apprenties. Ne me faites pas rire avec votre pseudo liberté, vous êtes et serait toujours des esclaves. Toi Je désignai la femme qui l'avait interpellée en lui disant de se taire. prend cette lame et tue cette femme. "-
Elle mit quelques secondes à se lever, marchant en tremblant, sa main moite saisi le manche tandis que mon regard se plongea dans le sien. Elle se mit face à la dissidente les larmes aux yeux, la lame en acier se leva tremblant de plus belle et se figea au dessus d'elle. Les secondes s'écoulèrent. Trop long. D'un geste rapide ma lame noire traversa le thorax de la pseudo bourreau. Une gerbe de sang s'échappa de sa bouche s'écrasant sur le visage de la rebelle. Cri. Hurlement. Incompréhension.
-" L'hésitation est ce qui tue. Sur un champ de bataille une seule hésitation suffit pour mourir ou être la cause de la mort d'un de ces frères. "-
Mon regard ce posa alors sur un jeune garçon, 6 ans à peine je dirais. Je posa un genou à terre et lui posa une main sur l'épaule. Je pouvais sentir son lien avec la Force. Il me fixai avec ses petits yeux.
-" Comment t'appel tu ? "-
-B..Biorg.
-" Tu as peur ? "-
- Oui Monsieur.
-" C'est bien, nourri toi de cette peur, nourri toi de toutes ses émotions négatives mon jeune garçon. "-
Mon emprise sur le jeune Biorg. Son coeur s’accéléra tandis que je me relevai et l'amenait devant la rebelle encore couverte de sang. Je pris mon sabre et le plaça dans sa main. La femme en face de moi semblait horrifié. Son père se leva d'un seul trait tentant d'empêcher ce qui allait inéluctablement arriver. Nihls fut plus rapide et d'une prise subtile le plaqua au sol.
-" Alors mon jeune Biorg, vas-tu hésiter ? Ou va tu te laisser submerger par tout ce que tu ressens ? "-
- Je dois tuer ma tante Monsieur ?
-" Elle n'est pas ta tante mon jeune Biorg, elle n'est qu'un poids. Un poids dont tu dois te débarrasser. Libère toi de tes chaînes et rejoins ta nouvelle famille. "-
Son esprit était cerné de toute part par mon ombre. L'innocence n'avait plus sa place. Ma haine et ma rage était maintenant sienne. Il fixa le sabre, puis sa cible et dans un cris de rage activa la lame la leva et découpa la chaire verticalement. Le coup certes pas assez puissant s'arrêta au niveau de l’estomac laissant un spectacle macabre. Le père hurlait, pleurait, mais il savait que l'innocence de son fils avait disparu à jamais et que le côté Obscur était désormais en lui alors qu'il continuait à frapper le cadavre coupant encore et encore. Ma main se posa sur son épaule et il se retourna en me regardant son visage repeint du sang de sa victime. Je repris mon sabre.
-" Tu seras un grand guerrier Biorg. "-
Deux soldats lui indiquèrent de les suivre ce qu'il fit sans un mot. Mon regard se posa cette fois-ci sur le jeune Homme qui avait été assez maltraité depuis sa découverte. Je lui fis signe de me rejoindre. La maraudeuse mit à genou le père.
-" Il semble évident que peu de personne on les capacités de devenir de puissant Sith. Sache que la mort est notre quotidien et tu ne pourras te prétendre un véritable guerrier du côté Obscur sans avoir versé le sang et par conséquent la mort. Tu sais ce que tu as à faire. "-
J'attirai la lame en acier et la donnait au jeune Homme.
-" Tue le et repeint toi du sang ta première victime. Et alors tu auras peut-être un avenir dans nos rangs. Hésite et le sol poussiéreux de cette planète et la dernière chose que tu sentira. "- -
Post n°30
Auteur : Anduin GarelIl n'avait pas pipé mot, il avait fait ce qu'on lui disait de faire pour ne pas contrarier ses gardiens, et encore, on trouvait le moyen de lui faire du mal. L'apprentie, qui s'était bien battue contre le Trandoshan, le menaçait encore de lui trancher les parties. En plus, elle critiquait sa lâcheté et son manque d'action. Et puis quoi, encore ? Peut-être aurait-il dû rameuter une flotte entière pour tuer ce reptile ? Il ne sait pas se battre, il est affaibli, il est sonné, et, évidemment, on attend de lui qu'il vienne en aide à ses geôliers. Bien sûr, quelle évidence ! C'est aux prisonniers que revient la tâche de palier à la faiblesse des apprentis du Côté Obscur !
Il aurait aimé lui répondre ça, mais, hélas -ou heureusement-, il n'en avait pas vraiment le courage. Son sarcasme resta silencieux et il ne répondit que par un hochement de tête. Un jour, il serait assez puissant pour lui faire comprendre ce qu'est l'infériorité. Elle le poussa, puis alla s'incliner devant son maître. Cet acte le fit jubiler intérieurement et faillit lui arracher un sourire : l'idée qu'elle-même soit dominée par une entité bien plus puissante et contre qui elle ne pouvait rien faire d'autre que se soumettre le satisfaisait pleinement. Dark Oblivius se détourna après avoir adressé la parole à cette étrange présence qui rôdait dans les ténèbres ambiantes, et se dirigea vers le regroupement de prisonniers. Un Sith s'apprêtait à égorger une insubordonnée, lorsque le Seigneur leur adressa à tous la parole. Il leur rappela leur rang de captifs, puis ordonna à une femme de tuer l'insurgée avec une lame en acier. Anduin haussa un sourcil et fronça l'autre; est-ce une manière de ramener l'ordre dans les rangs ? Ou bien de recruter les membres qui sont dignes de faire grossir les leurs ? En tout cas, l'exécutrice ne paraissait pas enthousiaste, et hésita fatalement. Son indécision lui valut la mort : le sabre du Seigneur perfora son torse, et elle s'écroula lourdement au sol, non sans cracher, dans un dernier réflexe, une légère vague de sang sur l'insoumise, déclenchant une hystérie folle au milieu des otages.
C'est donc sur un jeune garçon que le suzerain des Sith s'attarda. Il n'avait pas plus de 6 ans. Pourtant, semble-t-il, c'est lui qui répondit au mieux aux attentes du gourou : son sabre dans les mains, il avait pour tâche d'abattre la soeur de son père. La voix de l'enfant ne tremblait étrangement pas; peut-être était-ce de l'aura d'Oblivius et des exécrables émotions qu'elle transporte qui avait corrompu sa candeur ?
Un homme se leva. Son propre géniteur. Il se fit vivement écarter, et le chérubin s'avança lentement, avant de s'abandonner à une fureur soudaine, qu'il libéra à force de coups. La lame énergétique faucha moult fois le cadavre de sa tante. Anduin parut abasourdi par le pouvoir délétère du Côté Obscur, auquel il avait lui-même goûté quelques instants plus tôt. Ce fut à son tour d'être soumis au regard du Seigneur Noir, tandis que le gamin repartit avec deux soldats dans la direction opposée. En essayant de paraître le moins anxieux possible, je m'avançai, et m'immobilisa devant le père du môme. Le Sith m'enseigna que la Mort était la compagne de tout guerrier du Côté Obscur, et qu'elle serait à ses côtés chaque jour de son existence. Sa sombre emprise réussit à lui ancrer ces mots dans la tête, et, alors qu'il empoignait l'épée d'acier de sa dextre, il plaça son pied droit en arrière, pour privilégier d'un appui solide, qui l'aiderait à trancher vivement et nettement. Son ordre était clair : verser le sang, ou n'avoir comme dernière vision que le sien. Le quidam qui lui faisait face le priait du regard. Ils s'étaient déjà rencontrés; l'homme espérait secrètement qu'Anduin refuse...
"C'est toi ou moi", pensa-t-il l'espace d'un instant, alors que la lame fendit sur la gorge du condamné, d'un geste diagonal presque grâcieux. Pleine carotide. Sa trachée s'ouvrit dans une giclure de sang, inondant le torse quasi-nu du bourreau, qui abaissa ensuite lentement le fil de son épée jusqu'au menton de sa victime, lui relevant le visage, et l'empêchant de choir en avant. Il la regarda une dernière fois dans les yeux, et, d'un geste désintéressé, la fit s'étaler sur le côté. Il ne s'en voulait pas du tout d'avoir agi. Cela l'avait même fait palpiter de plaisir. Puis, il se tourna vers Dark Oblivius, et inclina la tête.
- Ma vie au Côté Obscur, déclara-t-il presque solennellement, en apposant son poing contre son pectoral gauche, avant de complètement courber l'échine. -
Post n°31
Auteur : Dark Oblivius-" Ressens jeune apprenti la puissance du côté Obscur t'envahir, ressens chaque fibre de ton corps vibrer sous son impulsion. Un Nouvel Ordre est en marche. Et tu es désormais l'un de ses disciples. Mais avant d'espérer prétendre au titre d'utilisateur du côté Obscur, il te faudra passer de nombreuses épreuves. La voie sera longue est dangereuse. Seuls les forts arrivent à survivre. Le temps nous dira si tu as cette Force. "-
Mon regard se porta à nouveau sur les prisonniers restant. Les émotions dégagées étaient toutes assez similaires. Peur, haine, rage mais aussi résignation. Mais les esclaves d'aujourd'hui seront probablement les guerriers de demain. Il reste à savoir comment choisir les prochains fidèles. La jeunesse était bien plus malléable et plus réceptive à une forte propagande. Le jeune garçon ayant tué sans hésitation sa tante en était la preuve flagrante. Et seulement trois personnes répondait à ce critère. Deux enfants âgés à peine de 10 ans et un légèrement plus vieux.
Mon regard se posa sur les deux plus jeunes. Une fille et un garçon. Je me rapprochai d'eux alors que leurs têtes se baissèrent certainement encore choqué des actes combiné d'Anduin et de Biorg. Je fis signe au soldat de lever les trois plus jeunes. Poussant légèrement avec le bout du canon. Une fois à l'écart je fis signe à mon apprentie de me rejoindre.
-" Les autres ne nous sont d'aucune utilité. Tu sais ce qu'il te reste à faire. Mais le message doit-être fort lorsque la Fédération reviendra ici. Qu'ils comprenne que notre cruauté n'a pas d'égal dans la galaxie. Une fois les choses faîtes, que les Hommes récupères ce qui pourrait nous intéresser en terme de matériel. Nous allons bientôt quitter cet endroit. "-
Je rentrais accompagné des trois enfants et deux soldats dans ce qu'il restait de l'ancienne préfecture. L'explosion avait soufflé une partie du toit et calciné une partie des murs. Des flammes encore vives venait éclairait les recoins. L'odeur des cendres étaient plus forte que jamais. Je soulevais un siège encore à peut prêt intact grâce à la Force. Une fois dessus je fis signe aux soldats de partir et de participer aux recherches de matériaux. Les trois gamins étaient alignés à quelques mètres de moi. Étonnement c'était le plus vieux des trois qui n'arrivait pas à retenir ses larmes. Son gémissement rompait partiellement le silence de cette pièce. Avec ma main et en me concentrant je pris possession d'une gerbe de flamme qui grimpa le long de mes doigts pour prendre possession de ma paume. Les flammes dansaient à ma convenance. Je plaçais ma paume au niveau de mon visage regardant les trois prisonniers au travers du feu.
-" La peur est une émotion naturelle. Incontrôlable. Mais ce qui fait de nous des lâches ou des guerriers est l'utilisation que l'on en fait. Hier encore vous pensiez couler des jours heureux sur une planète corrompu par le côté Obscur. Mais aujourd'hui, l'essence malfaisante de cet endroit a fait volé en éclat vos espoirs de vies paisibles. Mais une vie plate ne vaut pas celle d'un guerrier. La question est: en êtes vous ? Ou simplement des lâches ? "-
Des gémissements et des regards perdues en guise de réponse. Ce recrutement semblait mal parti. Mais cela était compréhensible, ce n'était à prêt tout que des enfants. Mais l'innocence n'avait pas sa place dans mes rangs. Les flammes présentes dans ma paume s'intensifièrent et se déployèrent jusqu'aux pieds des trois jeunes enfants. Les deux garçon eurent un mouvement de recul, mais la petite resta stoïque. Je me levai m'approchant doucement d'elle. La Force encerclant sa gorge la tirant vers le haut. Instinctivement elle tenta de se défaire de cette emprise invisible. La peur de mourir était bien présent, mais sa rage de vivre prit le dessus. Ses pieds tentèrent de m'atteindre tandis que le plus jeune garçon se porta à son secours. Des cris stridents et jouissif pour le Seigneur Sith que j'étais. Mais dans son flot de parole, il s'avéra que ce petit n'était rien d'autre que son petit frère. Le plus âgé lui restait stoïque. Mon emprise se dissipa laissant tomber le corps de cette jeune fille.
-" L'avantage qu'à un guerrier sur un simple citoyen lambda est sa façon de se sublimer dans l'adversité. Mais un guerrier seul ne vaut rien si l'Homme qui combat à ses côtés n'a pas son courage. Retournez vous mes jeunes enfants et contemplait la lâcheté de votre camarade qui n'a pas osé bouger un sourcil. Petit, tu n'as pas hésité une seule seconde à porter secours à ta soeur face à une personne qui pourrait te réduire en cendre. Mais l'être derrière toi a été pétrifier par sa peur. Il était prêt à la laisser mourir pour sa propre survie. Que ressens tu ? "-
- Je... Laissez ma soeur vivre !
-" Serais tu prêt à mourir pour elle ? "-
- ... Oui ! Alors ne la touchez plus ! Ou je vous tuerais !
-" Tu as donc cette rage en toi. Et toi petite ? Serais-tu capables de mourir pour lui ? "-
- Il est mon frère !
-" Maintenant la question es: pour survivre seriez vous prêt à tuer ? "-
Dans un premier temps ils se regardèrent. Malgré leur jeune âge, ils ne mirent pas longtemps à comprendre la raison de cette question. Ils se retournèrent fixant le plus âgé. Il eu un mouvement de recul en voyant cette fixation. Tandis que je retournai à mon siège un sourire aux lèvres.
- Mia ! Merry ! Ne faites pas ças ! S'il vous plait... J'ai peur !
-" Tuez le. Et je vous promet un avenir. Echouez et cette journée sera la dernière. "-
- Désolé Karl, mais je refuse de voir mon frère mourir !
La jeune fille se jeta sans hésité sur Karl, son premier réflexe fut de reculer, mais son pied d'appuis percuta une poutre encore rouge. Il tomba lourdement sur le sol alors que la jeune Mia lui sauta dessus. Ses mains encerclèrent la gorge du garçon, mais ayant plus de force physique il réussi à la mettre sur le côté et renverser la situation. Son poing s'écrasa sur le visage de la petite fille qui accusa le coup, mais à peine cette action finie que Merry sauta sur le dos du plus âgé encerclant son cou avec ses bras et le tira en arrière. L'équilibre de Karl vacilla et il tenta de se rattraper, mais sa main rentra en contact avec une braise encore chaude. Le bruit de sa peau brûlant fut couvert par un cri de douleur alors que Mia lui découpa un coup de pied dans le thorax. Merry lui fut aussi projeté en arrière et tomba lui aussi sur une poutre. Il laissa échapper un cri de douleur tandis que son tissu couvrant sa peau s'enflamma laissant sa peau sans défense. Il roula sur le côté, mais la douleur était bien présente et si vive que je pouvais la sentir sans aucun soucis.
Il se releva tandis que Karl avait une nouvelle fois prit le dessus sur la jeune fille, mais son visage était marqué par plusieurs coups qu'elle avait réussi à lui infliger avant de perdre le contrôle. Merry voyant sa fit quelque chose assez.. Inattendu.Il regarda à droite et à gauche balayant cette arène improvisé. Puis il fixa la poutre. Sans hésiter il la saisi avec ses mains alors que Karl était entrain d'étrangler sa soeur. La chaleur du bois était tel que ses mains fumèrent et dans un cri de rage lâcha sa masse improvisé sur le dos de sn adversaire.
Le choc était assez violent pour faire lâcher prise Karl. Mais pas assez pour le mettre hors d'état de nuire. Tous se relevèrent et se fixèrent. Les deux frère et soeur se jetèrent sur Karl. Une droite puissante fit tomber Mia en arrière tandis que Merry riposta avec un coup au niveau du torse. Les deux garçons s'échangèrent des coups, mais Karl avait une fois de plus l'avantage, mais la résistance des deux plus petit était admirable. Mia se relevai difficilement. Ma main se leva décrochant du plafond une barre de fer encore rouge. Elle tomba à côté de la jeune fille qui me fixa quelques secondes avant de comprendre. Elle retira son haut pour s'entourer les mains, saisi sa lance de fer et fonça sur Karl qui venait d'un coup de pied rasant faire tomber Merry. Il leva la tête, mais trop tard. Le métal perfora son torse de bas en haut. La pointe ressorti difficilement à l'arrière du crâne de Karl. Une gerbe de sang s'échappa de la bouche du plus âgé éclaboussant le visage de Mia. Le sang coulait le long de sa nouvelle arme fumant à cause de sa chaleur. Le corps inerte à présent s'effondra obligeant la jeune fille à lâcher prise.
Mia aida Merry à se relever. Son nez laissait une coulé de sang tomber tandis que sa lèvre fit ouverte. Son dos portant la marque d'une brûlure. Fatigué par cet affrontement, mais victorieux ils se retournèrent vers moi alors que Dark Nihls fit son entrée. Alors qu'elle se rapprochait de moi je levai ma main pour l'interrompre. Je me levai.
-" Votre destiné commence mes petits. Un avenir glorieux s'offre à vous. Êtes vous prêt ? Prêt à vous battre ensemble jusqu'à la mort. "-
Cette question était au final assez inutile. Mon esprit englobant le leur. Mes émotions surpassant largement celle de deux enfants incapables de se défendre face à un pouvoir les surpassant. Une oppression si forte que leurs genoux se plièrent sans qu'ils ne s'en rendent compte.
- Oui Maître En s'exprimant à l'unisson tel les futures machines de guerre qu'ils deviendront.
-" Oubliez votre passé et focalisez vous sur une seule chose, l'ascension de votre nouvelle famille. "-
Deux soldats entrèrent dans la pièce. Le premier indiqua aux jeunes enfants de le suivre, l'autre s'occupa du corps de Karl dont le sang coulait encore de ses blessures. Saisissant la barre de fer et soulevant la carcasse la posant sur le dos. Merry se retourna et fit quelque chose assez surprenant. Il prit la main de sa soeur faisant demi tour. Il se rapprocha de la marre de sang et sous mon regard et celui de Nihls plongea ses doigts dans l’hémoglobine encore chaude et posa son doigt sur le front de Mia descendant le long de son nez jusqu'au menton. Mia à son tour effectua le même geste. Ils quittèrent main dans la main leur arène. Il était évident que le côté obscur avait une emprise bien particulière sur les enfants.
- Ce n'est pas d'enfant dont nous avons besoin, mais de soldat aguerris. Je ne comprend pas votre intérêt pour des bambins.
-" C'est pourquoi je suis le chef du nouvel Ordre Sith et pas vous Dark Nihls. "-
Le sang de la jeune Humaine ne fit qu'un tour et dans un accès de rage tenta quelque chose d'assez stupide en dégainant son sabre. Ma main bloqua son poignet tandis que l'autre saisie sa gorge en serrant le plus fort possible. Kalith venait de faire son apparition. Certainement surprise par cette situation. Le cors de la maraudeuse se souleva l'empêchant de prendre appuis sur le sol. Son sabre tombant à terre.
-" Pauvre idiote. Tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Ses enfants sont notre avenir. Ma main se serra encore autour de sa trachée. Bien plus simple à corrompre et à convertir. Vous êtes la preuve que soumettre des guerriers accomplis est bien plus dur. Mais pas impossible. Je vais vous briser Nihls, et comme tous les Sith qui vont rejoindre le nouvel Ordre, ils devront se plier à ma volonté. Je suis votre Seigneur Noir. Votre guide. Son corps à l'aide de ma force physique et par le biais de la Force en elle même s'envola et glissa jusqu'aux pieds de mon apprentie.
-"Cette erreur est la première et la dernière que vous faites disciple. Vous avez la chance que nos rangs ne soient pas assez conséquent, sinon votre tête aurait été exposé avec celle de nos victimes. Vous n'êtes rien. Vous êtes faibles. Une chienne aux services de son Maître. Oubliez encore une fois cette idée et je vous détruirais. Est-ce comprit Dark Nihls ? "-
- Oui..kof kof... Maître.
Je remis ma capuche attrapant le sabre de la dissidente et alors que son genou était à terre je lui tandis son sabre.
-" Nos ennemis sont trop nombreux pour que la dissidence s'empare de nos rangs. Votre égaux nous vous apportera que votre perte et celle de notre Ordre. Relevez vous. et faites taire vos doutes. "-
- Oui, Seigneur Oblivius.
La chienne se leva. Sa colère était perceptible. Mais je ne pouvais tolérer ce genre de comportement. Peut-être aurais-je dû l'exécuter promptement, mes nouvelles lois m'auraient donnés raison. Mais nous étions si peu nombreux, et même si elle était inférieur à moi, sa puissance n'était pas négligeable. Ce genre d'élément était une denrée rare. L'avenir me dira si j'ai eu tort ou raison, mais les circonstances étaient en sa faveur surtout que la jeune Korra était une apprentie prometteuse et il lui fallait un Maître digne de ce nom.
-" La voie des Sith est par définition solitaire jeune apprentie. Tu apprendras vite que cette soif de puissance empli nos âmes d'égaux et notre quête de reconnaissance est ce qui nous pousse à nous en prendre à nos propres membres. La puissance que l'on détient est corruptrice. Elle change notre nature et notre seul but est l'acquisition de toujours plus de puissance.
Ce que tu viens de voir, ce n'est pas une simple anecdote. C'est notre quotidien. Toi aussi un jour, confiante dans ta puissance tu tentera de me tuer pour arriver à ce titre si prestigieux. Mais ce titre est un fardeau jeune apprentie. Ce n'est pas par hasard que j'essaye de réunir les cultes. Non c'est surtout pour me protéger. Pourquoi ? Parce que en tant que leader je suis une cible pour mes propres Hommes. Et notre situation m'oblige à prendre des risques. A mettre ma propre puissance à rude épreuve et si je ne peux compter sur mes propres Hommes en cas de difficulté, notre Ordre tombera dans une guerre civil.
Ce n'est pas pour rien que je suis parvenu à me hisser à ce statut aussi facilement. A l'heure actuelle, aucun Sith ne peut rivaliser avec ma puissance. La purge Sith a fait d'immense dégât dans notre propre Ordre. Je ne prétend pas être le plus puissant, je suis le plus puissant. Un puissant maître rencontré sur Muunilinst à essayé de rivaliser avec moi. Dark Lynx l'ancien maître de Pav. Alors que nous étions encerclés par les droïdes et que j'essayais de sauver mon propre Ordre d'une annihilation, il essaya de rivaliser avec moi. Je l'ai plié. Soumis par une démonstration de pouvoir qu'il n'avait jamais vu et que lui même n'espérait pas atteindre.
Pourquoi je te raconte tout cela ? Ce Zabrack c'est sacrifié pour me laisser vivre. Il a décidé de mourir car il savait que grâce à moi, notre Ordre avait un avenir. Si un puissant maître Sith a réussi à voir cela en moi. J'ose espérer que tous le verrons et que notre auto destruction sera enfin terminé. Je ne t'ai pas choisi en tant qu'apprentie pour rien. Tu es puissante, ou du moins tu deviendras puissante. Mais par dessus cela, tu incarnes le nouveau visage Sith. Impitoyable envers ses ennemis, mais respectueuse envers son propre Ordre. C'est peut-être contraire à la nature même Sith, voir même du côté Obscur.
Notre avenir est obscur et nombreux sont nos ennemis, mais ensemble, nous les vaincrons tous. "-
Les transporteurs arrivèrent, chargeant les peu de ressources intéressantes. Mon com-lik s'affola. Et tandis que nous nous dirigions vers les vaisseaux traversant l'ancienne colonie et ses cadavres exposés pour une vision si macabre que tous nous craindrons. Les soldats finirent de piéger les environs afin que les secours subissent la seconde salves.
- Seigneur, nous avons trouvé l'endroit. Mais aucun passage n'est visible.
-"Bien. Nous arrivons. Restez en position et soyez sur vos gardes. "-
- Bien reçu Monseigneur.
Les portes des transporteurs se refermèrent. Les vaisseaux décollèrent pour nous emmener à la seconde destination. Très vite une communication tandis que nous étions proche des coordonnés.
- Ici escouade 01, nous sommes attaqués ! On dirait des sortes de chien ! Les tirs ne les stop pas ! On arrive à tenir, mais ils sont nombreux ! Demande de soutiens !
-" Destroyer, vous avez une image . "-
- Il y a une légère tempête, l'image n'est pas net, mais nos capteurs indiquent une trentaines de signaux en plus de nos Hommes ! Il semble qu'ils tournent en attaquant tour après tour, je pense pas qu'ils vont tenir longtemps.
-" Pilote, à combien de temps sommes nous ? "-
- Quelques secondes, nous devrions les voir... Maintenant... Bordel c'est quoi ça ?!
-" Des chiens Tuk'ata, étrange ils étaient sensés avoir disparus. D'autres signaux ? "-
- Non, on dirait que la plupart forment un cercle.
-" Que les transporteurs se positionne au dessus, nous descendrons en vol. Tirs de suppression. "-
- Bien Monseigneur. Escadron Dark one, autorisation de tir. Les cibles sont des gros chiens encerclant nos Hommes, je répète, feu à volonté !
- Bien reçu leader 1 ! Feu à volonté et couverture engagé.
Les chasseurs TIE malgré la tempête crachèrent des salves de laser. Les tirs bien que peu précis créèrent une sorte de bouclier d'explosion autour de l'escouade qui comptait déjà plusieurs pertes.Les immenses chiens reculèrent légèrement, mais aucun ne fut directement tué. Je me positionna à l'arrière du vaisseau sautant sabre en main à l'extérieur du cercle qu'avait formé les Tuk'ata. Mon empreinte obscur les attira et très vite l'un d'en autre me façon dessus. Prêt à en découdre, un tir très bien placé d'un chasseur le percuta en plein vol lui perfora le thorax. La bête tomba lourdement au sol. Les renforts ne tardèrent pas. Ma jeune apprentie suivie de près par Nihls. Korra étant encore absente pour le moment.
Une centaine d'hommes débarquèrent aussi, couvrant les utilisateurs de la Force qui eux étaient au corps à corps. Pour ma part, ma lame en avait déjà terrassée plusieurs. Bien qu'imposant et rapide, ils ne pouvaient rien faire face à une lame correctement utilisé. Plus nous avancions,plus les bêtes reculaient contre le flanc de cette immense montagne. Et plus nous avancions, plus les inscriptions sur mon anneau flamboyaient. Nous étions au bonne endroit. Acculées, les créatures tentèrent au nombre de cinq un dernier assaut. Quatre tombèrent sous les tirs de blaster. Le dernier tenta malgré les blessures de me sauter dessus. J'utilisais la Force afin d'effectuer un saut puissant. Mon sabre à la verticale transperça le crâne de la bête du haut vers le bas. La première menace était vaincue, mais le plus dur restait à faire certainement.
-" Ramassez les corps, que les blessés soit évacués, personne ne doit savoir que nous somme passé ici. "-
La paroi montagneuse trônait fièrement face à moi. Je fermai les yeux me concentrant sur ma relique autour du doigt. Le sol se mit à trembler légèrement. Les cailloux de faible masse se mirent à léviter et une porte se scinda dans un nuage de poussière. L'aura du nexus était puissante et je pouvais la ressentir parcourir chaque fibre de mon être. Quelles épreuves allaient encore nous tomber dessus ? Une seule façon de le savoir malheureusement.
-" Capitaine, que tous vérifies leur équipement, nous rentrons dans la gueule du mal. Capitaine Jo, je veux en attendant que vos troupes traques les survivants qui se sont échappés, ils sont des témoins bien trop gênant ! Je compte sur vous. "-
- Je vais mettre toutes les ressources que j'ai pour cette tâche Seigneur.
- Mes Hommes sont prêt Monseigneur.
-" Que la deuxième escouade se prépare, nous ne savons pas ce qu'il peut nous attendre là dedans. Lancé la deuxième vague d'ici 30 minutes. "-
- Bien Monsieur nous nous tenons prêts.
-" Bien, en avant ! "-
La troupe se mirent en marche derrière moi, passant les imposantes portes rocailleuses. Les lampes et les lueur des sabre éclairèrent notre chemin. Si dans un premier temps le chemin s'apparenta à un long couloir descendant dans les tréfonds de cette planète. Ce tunnel déboucha enfin sur un immense hangar. Nos faibles lumières parvenait à peine à transpercer ce voile obscur. Mais très vite on commençait à distinguer une forme métallique. Puis une deuxième.
Un petit groupe tomba sur une pièce qui ressemblait fortement à un centre de contrôle. Appuyant sur quelques boutons hasardeusement ils réussirent à alimenter les différentes lumières du hangar laissant apparaître deux anciens vaisseaux. Un léviathan et un Ravageur en parfait état de marche comme l'avait prédit mon maître.
Mais très vite cette lumière inattendue révéla un danger extrême. En effet et sans vraiment savoir comment pouvait-être possible une telle menace sachant l'ancienneté de l'endroit, une centaine de Tuk'ata grimpant les parois rocheuses pour nous attaquer. Les soldats s'étant aventuré trop prêt du bord firent happé et très vite tué par le nombre.
Un à un ils montèrent sur la passerelle où nous étions. Bien trop nombreux pour espéré une victoire net. Alors que mes Hommes reculait, je restai de marbre face à elle. Sabre abaissé, mais bel et bien sur mes gardes je me souvenais du don que j'avais reçu dans cette caverne. Si l cavalier Noir arrivait à contrôler autant de bête, je devais être en mesure de perturber son emprise.
Je laissai libre cours à mon pouvoir. Se répandant à travers cet immense hangar. Ma volonté essayait de d'étendre à travers cette masse obscure. Les chiens s'immobilisèrent, tous ? Non. Un alpha bien plus gros que les autres se mit en face de moi. Au delà de sa puissance visible, je pouvais sentir l'aura du Cavalier, comme une ombre entourant le Tuk'ata.
-" Tu sais qui je suis et pourquoi je suis là. Ton temps est révolu spectre ! Ton maître est de retour et il te somme d'accomplir ce dont pourquoi tu as été crée. Ton heure est révolue. "-
- Tu n'es qu'un pantin... Et ta mort n'est que ta récompense !
-" Ainsi soit-il, le côté Obscur scellera notre sort ! "-
Ma lame n'eue pas le temps de se lever que l'immense bête sauta sur moi. Sa puissance ne faisait aucun doute et elle me renversa sans problème malgré ma condition physique importante. Sa patte bloquant mon bras et sa gueule s'ouvrant laissant apparaitre ses crocs prêt à me déchiqueter le visage. Fort heureusement pour moi, les tirs de blaster l'empêchèrent d'accomplir son action. Sa peau épaisse l'empêcha de succomber. Mais mon bras fut libéré et je pu me dégagé même si mon sabre était pour le moment hors d'atteinte. La Force allait être ma seule arme et ma position empêchait mes Hommes de me couvrir, de plus l'assaut des nombreux chiens allait les distraire. Me relevant d'un bond j'effectuai un saut pour me retrouver sur son dos. Se cabrant pour essayer de me faire tomber je m'accrochai à ses diverses cornes. Mon poing aidé par une impulsion invisible frappa encore et encore les côtes de l'alpha. Les coups étaient si puissant que la répétition lui en brisa plusieurs.
Loin de le mettre hors d'état, cela eu l'effet de l'enrager encore plus. Se jetant sur le côté afin de se libérer de mon emprise. Son regard plongea dans le mien et d'un seul saut il tenta une nouvelle fois de prendre le dessus. Mes deux mains en opposition utilisèrent la Force pour le bloquer. Malgré son imposante carrure, mon lien avec le côté obscur me permit de stopper son élan et de le bloquer en plein vol. Abaissant mes mains pour le plaquer au sol je me servait une fois de plus de la Force pour faire jaillir du bout de mes doigts de puissant éclairs de la Force qui frappèrent sa carapace. Les hurlements du Tuk'ara étaient si fort que mes oreilles me provoquèrent une intense douleur.
Lâchant mon emprise j'attirai mon sabre à l'aide de la Force. La lame noire s'échappant d'un bruit bien spécifique du manche. Je couru dans sa direction tandis qu'elle se relevait et en plongeant les genou en avant je levai ma lame qui traversa sans mal son armure ouvrant en deux morceaux distincts son ventre laissant sortir l'ensemble de son système digestif.
Il tomba lourdement au sol sans vie. Grâce à cette victoire, mon emprise sur le reste de la meute se renforça et plusieurs dizaines se retournèrent contre leurs propres congénères. Ce changement de situation allait nous permettre de progresser à travers ce chaos. Une passerelle traversant en hauteur le hangar ce distingua donnant sur une autre pièce. Il fallait faire vite.
-" Escouade ! En avant ! "-
Courant sans m'arrêter je pris les devants. Les chiens s'aidant des vaisseaux afin de venir perturber notre course. Les tirs fusèrent et mon sabre toucha de nombreuses cibles dans notre progression. La situation était entrain de changer. De nombreux affrontements entre Tuk'ata nous permirent de dégager plus facilement notre chemin. Plus le temps passait, plus mon emprise prenait l'ascendant sur celui du cavalier. Et au prix d'un sprint long depresque un kilomètres, nous arrivâmes dans la dernière pièce.
Et notre cauchemar ne faisait que commencer. Si les chien Sith était de redoutable adversaire. Les Hssis allait être bien plus coriace. Je n'en avais entendu parlé que dans des légendes, mais ils étaient bien réel malheureusement.
La deuxième salle était plus petite, une caverne circulaire avec au bout, le nexus de la Force et mon adversaire tant attendu. Mais entre lui et moi. Une dizaine de dragon Sith. De mon côté la plupart des chiens se battant pour nous empêchaient les autres de venir. Je n'avais plus qu'une vingtaine d'Homme,Nihls, Korra et mon apprentie.
Les dragons se mirent en position.
-" Quoi qu'il arrive, évitez de vous faire mordre ou griffer, ils sont porteur d'un poison d'une rare violence. "-
Un avertissement non négligeable. Une seule morsure aurait eu raison du plus vaillant des Hommes. Prenant mon élan je fonçai vers nos nouveaux adversaires. Quelque mètres avant l'impact j'effectuai un puissant saut de Force donnant au passage un coup au niveau du crâne d'un des dragons, l'entaille ne le tua pas, mes lui priva d'un de ses yeux. Mon saut m'amena non loin du cavalier qui se retourna vers moi activa son sabre rouge sang.
La seule façon de sauver mes Hommes était de le vaincre et de rompre son lien avec toutes ses créatures qui se plierait à ma volonté. Mais pour le moment, nous étions dans une position plus que délicate. Mon affrontement allait être décisif. De plus le communication extérieur était pour le moment coupée. Il ne restait plus qu'à espérer que la deuxième escouade arrive rapidement.
Nos lames se croisèrent pour la première fois, dégageant un éclat bien caractéristique et reconnaissable parmi beaucoup d'autre. Le plus perturbant sans doute est l'absence de visage de mon adversaire. Combattre une représentation de l'âme d'un puissant Sith'aris n'est pas quelque chose de simple. N'étant pas réellement existante, sa fureur n'en ai que décuplée.
-" Ton Maître t'ordonne de faire ce dont tu es destiné ! "-
- Pauvre fou ! Que crois tu qu'il t'arrivera quand tu auras réussi son funeste dessin ? Tu es le vaisseau qui lui permettra de revenir !
-" Quoi que tu puisses dire, rien n'empêchera l'inévitable, tu es voué à mourir, tel est ton destin. "-
- Tu n'es pas à la hauteur, jamais tu ne pourras rivaliser avec moi stupide Sith !
-" Détrompe toi, je suis le Seigneur Noir ! Et toi une ombre du passé qui n'a que pour unique but de succomber à ma lame. "-
Une vague de Force accompagna mes paroles le propulsant plusieurs mètres en arrières. Ce dégagement m'exposa à l'attaque d'un des dragon qui tenta de me saisir au cou en arrivant par derrière. Une roulade me permis de me dégager au dernier moment. Ma lame frottant sa peau laissant une large marque s'en suivi une vague d'éclairs puissant au niveau du visage de cette horrible créature. L'impact laissa de large blessure. Mais loin d'être suffisant pour abattre un tel prédateur.
Mon sabre tournoya -
Post n°31
Auteur : Dark Obliviustandis que le dragon prépara une nouvelle attaque, bien plus directe cette fois-ci. Ma lame bien en place j'effectuai une roulade pour esquiver une charge meurtrière. Je pris mes appuis et me jeta sans attendre sur cette créature en mauvaise posture. Mon arme prêt à pourfendre mon adversaire, mais une puissante vague de Force me dévia de ma trajectoire et me fis basculer vers le vide. Un réflexe de dernière seconde me permis de me raccrocher à la paroi. Le dragon en profita pour un ultime assaut pour me faire tomber dans ce gouffre. Mes pieds prirent très vite appuis sur la roche dure et me permis à l'aide d'un salto de passer au dessus de la créature la perforant mortellement au niveau du cou. Mais cette blessure n'était rien en comparaison de la chute vertigineuse qu'elle effectua en loupant sa cible et dans un dernier cri disparu dans les ténèbres.
Je fis de nouveau face à ce terrible cavalier noir, dans un dernier combat qui serait certainement décisif tandis que mes troupes luttaient toujours contre ces terribles Dragons... -
Post n°32
Auteur : Baron RisskVoilà pas loin de trente minutes qu'ils ont fait halte dans une petite cavité, à l'abri des regards. Dans ce dédale de souterrains, il n'est pas difficile de trouver un endroit où se terrer. Mais dire qu'il est aisé de se repérer, et de prendre ses marques est quelque chose de différent. Et nul ne sait quelles bêtes peuvent se tapir dans l'obscurité, attendant le bon moment pour surgir et attaquer. Depuis combien de temps ont-ils quitté la colonie ? Une heure ? Plus ? Personne ne le sait vraiment, et personne n'a envie de le savoir. Certains ressassent en boucle les évènements récents, l'air sinistre. Tout est arrivé si vite... D'autres se contentent de pleurer leurs morts en silence. Les plus nerveux veulent reprendre la route et fuir toujours plus loin.
Et l'arrivée en trombe des volontaires désignés comme arrière-garde en inquiète plus d'un. Sont-ils poursuivis ? Non impossible. L'explosion a fait s'effondrer une bonne partie des tunnels. Et s'il y avait eu combat, l'écho des tirs serait parvenu à leurs oreilles. Finalement, les trois hommes font leur rapport, et viennent s'allonger, exténués, à côté des autres rescapés. Il n'y a apparemment plus aucun danger imminent venant de la part des Sith. Pourtant, Harvey reste méfiant. Tôt ou tard, des soldats seront dépêchés à leur poursuite, afin de les traquer et de les éliminer.
- Il faudrait se tirer d'ici au plus vite Harvey. L'idée d'avoir au dessus de ma tête des saloperies Jedi ne m'enchante guère. Lui chuchote un colon Zabrak en venant lui saisir le bras brusquement.
- Ce ne sont pas des Jedi. Mais des Sith. Lui répond froidement l'ex-impérial en se dégageant de l'étreinte de son interlocuteur.
- Sith... Jedi... C'est la même connerie tout ça. Au final, ils pètent plus haut que leur cul avec leurs pouvoirs. Et voilà le résultat ! Qu'ils aillent tous au diable ! Grogne alors l'alien.
- Allez donc vous disputer ailleurs si cela vous chante, mais pas devant les gosses ! On a déjà eu assez de mal à les calmer. Vient rajouter Vex en fusillant du regard les deux autres. Plutôt que de vous prendre la tête... Harvey, toi qui a été dans l'armée impériale, que peux-tu nous dire sur les Sith ?
La Twi'lek a raison. Ils n'ont pas à se chamailler pour si peu alors qu'au dehors, on massacre les leurs, ou du moins, ce qu'il en reste... Rien qu'à cette pensée, le nouveau commandant de la milice, s'il en existe toujours une, sent son corps être parcouru par d'intenses frissons. Mais le Zabrak marque aussi un point, il faudrait s'enfoncer toujours plus dans les tréfonds de Korriban, à la recherche d'un endroit propice où l'on pourrait se défendre efficacement si besoin est. Ils sont encore trop exposés pour l'instant... Quelques kilomètres de distance entre eux et les troupes Sith ne suffisent pas. Le soldat soupire. D'un simple signe de tête, il indique aux deux autres de le suivre.
Une fois hors de portée des oreilles curieuses, l'homme glisse le long d'une paroi rocheuse et entreprend de vérifier l'état de son arme et des munitions. Il est bientôt imité par ses comparses. L'obscurité des cavernes est happée par son regard, qui perd peu à peu sa lueur vive pour quelque chose de plus sombre.
- Il n'y a rien à savoir sur les Sith. Ce sont de belles ordures... Commence à voix basse le déserteur, comme s'il perd toute volonté, tout courage, toute détermination. Quand ils sont arrivés à la tête de l'Empire, beaucoup pensaient que nous pourrions enfin redresser la tête. Mais les Sith nous ont entraîné dans de nouvelles guerres, dans de nouveaux combats... Et lorsqu'ils ont lancé la Purge... Les Jedi qui ont réussi à fuir ont eu une sacrée chance... L'ordre avait été donné. En bons chiens, beaucoup furent ceux qui ne bronchèrent même pas. Mais moi je ne pouvais pas me résoudre à tuer les Jedi aux côtés desquels on avait combattu...
L'ex-impérial fait une pause, tripote nerveusement son blaster, et change la cartouche de gaz. Ses pensées se mélangent, s'assemblent, puis s'affolent et partent dans tous les sens. Il n'a plus les idées claires, une colère muette s'empare doucement de lui. Ses mâchoires se resserrent et viennent légèrement renforcer les traits fatigués de son visage.
- J'me souviens d'une fois où mon peloton était sous les ordres d'un de ces maudits Sith... On était tombé sur un maître Jedi et son apprenti. Je crois qu'ils utilisent le mot "Padawan". Le maître n'a pas fait de vieux os, l'autre l'a découpé en deux-trois mouvements. Le Padawan, lui, n'a pas eu la chance de mourir en même temps... Reprend Harvey avec son air sinistre. Il a assisté impuissant à la mort de son maître. Il était tétanisé par la peur. Le Sith nous a ordonné de l'abattre. Le gosse avait quoi... Douze, quatorze ans ? Mais cela n'a pas dérangé les autres. Ils ont exécuté les ordres. Mais moi, je ne pouvais tout simplement pas appuyer sur la gâchette. Le lendemain je désertais.
- Nous vengerons nos morts Harvey, je t'en fais la promesse. Nous leur rendrons au centuple ce qu'ils nous ont fait subir... Lâche sur le bout des lèvres la Twi'lek à peau verte, touchée par l'histoire du soldat.
- Raison de plus pour quitter cet endroit oui ! Réitère avec ferveur le colon Zabrak en désignant avec le canon de son fusil à projectiles le plafond naturel de la grotte.
- Rassemblez les survivants, on part dans cinq minutes... Décide finalement le commandant de la milice.
Les colons, les jambes molles de fatigue, rechignent quelque peu et mettent du temps à reprendre le chemin de la fuite. Peut-on leur en vouloir ? Sûrement pas... Mais savoir qu'il y a peut être au dessus d'eux des dizaines de soldats en train de les rechercher ne fait que confirmer Harvey dans sa volonté de se terrer toujours plus loin. Nul ne sait combien de temps ce "petit" jeu durerait, mais la tension est remontée, et c'est dans un silence troublant que le reste de la colonie disparaît dans l'obscurité...
L'ex-impérial sonde un à un les visages des rescapés. Peur, tristesse, colère, incompréhension, qui viennent assombrir une atmosphère déjà corrompue par le Côté Obscur et les actes ignobles perpétrés en son nom. Hommes, femmes et enfants, tous sont soumis à la terreur propagée par les Sith. Et pourtant, nombreux sont ceux qui en tire un étrange courage, ou une détermination sans nom. Ainsi, quarante individus sont prêts à se perdre dans l'inconnu, pour se dérober à une mort certaine, lente et douloureuse. Un drôle de choix assumé par le chef par intérim, qui remonte peu à peu la colonne tiraillée par la faim, la soif et la fatigue. De nombreuses questions se bousculent dans son esprit. Il faudrait bientôt se soucier de l'état des munitions, des vivres, et surtout se préoccuper de l'état des blessés. Tant de responsabilités à occuper, et tant de choix à prendre... Voilà un rôle qui ne convient pas à notre homme. Il est de ceux qui préfèrent obéir aux ordres plutôt que de les donner. Mais il semble bien que le destin en ait voulu autrement. Le sort des survivants est entre ses mains, et il compte bien honorer la confiance qu'on lui accorde. Même si cela est à contrecœur...
Fuyez la guerre et ses atrocités, elle reviendra toujours pointer le bout de son nez un jour ou l'autre. Une leçon que la colonie n'est pas prête d'oublier. Harvey en vient même à une conclusion : Tant qu'il y aura des espèces intelligentes, hommes comme aliens, il y aura des guerres. Il s'était battu autrefois pour restaurer la paix galactique au sein d'un empire... Désormais, il comprend que la lutte pour la paix ne prendra fin qu'avec la disparition pure et simple des Sith et de leurs abjectes ambitions. Il est prêt à reprendre les armes, et à donner sa vie... Ah... On est bien loin de la relative tranquillité qu'il espérait trouver en venant ici. Visiblement, couler des jours heureux loin de son ancienne vie de soldat n'est pas une solution envisageable... Soit !
Mais avant d'aller mourir pour ses idéaux sur un quelconque champ de bataille, il s'assurerait que les siens soient hors de danger. -
Post n°33
Auteur : KorraTotalement inerte allongée sur le sol, Korra ne pouvait que faire confiance à ses alliés. Se souvenant des enseignements de Dark Nihls, elle se concentra sur la Force, cherchant de renforcer son lien avec le côté obscur qui lui permettrait de reprendre des forces. Autour d’elle, la Twi’lek pouvait sentir les gens s’afférer et même la peur et la colère qui transpiraient des prisonniers. Il était évident que quelque chose se passait et pourtant, elle chercha à occulter cela pour plonger plus profondément dans l’obscurité dont regorgeait Korriban. Petit à petit, la douleur se fit moins présente, s’occultant pour laisser place à cette ivresse de Force qui semblait lui faire oublier son état pitoyable. L’espace d’un instant, son esprit vint à se moquer d’elle-meme car avant tout cela, il n’y aurait eu aucune chance qu’elle risque sa vie pour quelqu’un d’autre, bien au contraire. Si cela s’était passé seulement quelques mois auparavant, elle aurait simplement utilisé Kalith comme un bouclier pour se protéger de la déflagration. Comme quoi, les gens changent mais bon elle comprenait désormais clairement la limite de son pouvoir actuel, ce qui était assez frustrant d’ailleurs.
Quoiqu’il en soit, en pleine méditation alors qu’on soignait également ses blessures, la douleur avait disparu et si elle pouvait ressentir tout ce qu’il se passait autour d’elle, c’était une sensation très étrange. C’était un peu comme si son esprit avait quitté son corps et observait tout d’en haut. Korra put apprécier le côté obscur imprégner le cœur des jeunes enfants prisonniers, comme s’ils embrassaient cette nouvelle voie avec passion. Même le jeune homme que Kalith avait attrapé, sombra également, laissant son âme se corrompre à l’obscurité. Sentir tout cela ne fit que donner un sentiment de plaisir à l’adolescente dont le corps ne bougeait toujours pas. Soudain, une confrontation inattendue provoqua la première réaction de la Twi’lek, sa paupière droite se crispant à plusieurs reprises. En effet, il lui semblait que son Maitre était en difficulté. D’un coup, elle avait senti la rage et la colère de l’humaine ressortir, puis disparaitre dans un sentiment de vengeance et de haine. A ce moment, elle comprit qu’elle devait se remettre rapidement car dans cet état, elle n’était d’aucune utilité. Alors qu’elle était emmenée à bord du transporteur, l’adolescente reprit conscience et resta silencieuse, ne voulant certainement pas qu’on la prenne pour une pleurnicharde inutile.
Rapidement, une autre bataille s’engagea et si les autres siths s’y lancèrent avec une certaine passion, elle dut attendre que le transporteur se pose pour les suivre, forçant un soldat à l’aider à se mettre debout. Une fois debout, elle tenta de marcher toute seule mais bon, la douleur n’aidait pas. Si bien que pour économiser ses forces, elle s’appuya sur un soldat. Si d’aventure, elle devait montrer son utilité, il lui fallait préserver son énergie. La Twi’lek écouta avec attention Dark Oblivius qui semblait vouloir entrer dans la caverne et afin d’être de la partie, elle se fit discrète et à l’aide du soldat marcha à l’arrière du groupe de soldats. Finalement, après une longue descente dans les entrailles de Korriban, ils tombèrent sur un hangar immense. Lorsque les lumières s’allumèrent, tous purent voir que les tuk’atas envahissaient les lieux et que la lutte promettait d’être rude s’ils voulaient s’en sortir. Si les Siths menant le groupe se montrèrent particulièrement efficace, ce fut le leader du Nouvel Ordre Sith qui perturbant les chiens obscurs permit aux soldats plus chanceux de s’en sortir. Il engagea ensuite un combat violent contre un énorme tuk’ata semblant être contrôlé par une entité étrange, sous le regard attentif de la jeune Twi’lek.
Une fois l’Alpha terrassé, les survivants se mirent à avancer rapidement afin de sortir de ce piège. Korra parvint à protéger son soutien en éliminant deux tuk’atas à l’aide de son sabre laser. Sous l’influence d’Oblivius, les chiens s’entretuaient et cela permit au groupe diminué de se frayer un passage jusqu’à la pièce suivante. Malheureusement pour eux, cela était loin d’être fini. Ils se retrouvèrent face à des Hssiss, créatures reptiliennes dont la sensibilité à la Force était connue de l’adolescente. A ce moment, une idée aussi folle que dangereuse traversa son esprit et alors que Dark Oblivius se rua sur leur ennemi obscur, le reste du groupe dut faire face à ses dragons aux dents et aux griffes empoisonnées. Les soldats se mirent en position afin de combattre ses créatures mais bon, leur résistance était impressionnante et il fallait un bon nombre de tirs de blaster pour en venir à bout. Korra et son soutien se firent rapidement attaquer également et de justesse, elle sauva la vie du soldat en le poussant sur le côté alors qu’elle sautait dans la direction opposée. Péniblement, elle se redressa et alluma son sabre laser afin de faire face à la créature dont l’attention fut immédiatement attirée par cette utilisatrice de la Force.
Après quelques secondes à s’observer, ce fut la Twi’lek qui engagea le combat et d’un coup de sabre, coupa la queue de la créature qui tentait de la frapper. Blessé le hssis se montra plus agressif et sauta sur la jeune fille qui le terrassa de plusieurs coups de sabre. Elle se débarrassa ensuite d’une autre bestiole s’attaquant au soldat qui l’avait aidé, lui tranchant la tête avant qu’il n’ait eu le temps de mordre. Sentant ses forces diminuer et surtout le danger qui se dressait devant elle, Korra repensa à cette stupide idée qui lui avait traversé l’esprit un peu plus tôt. Si ces reptiles étaient sensibles à la Force, leur chair et leur cœur devaient en être gorgé. Sans plus se poser de question, elle ouvrit le thorax d’un des hssiss qu’elle venait de tuer et plongea ses mains dedans pour en arracher le cœur. Sans se poser plus de question devant cet organe dégoulinant de sang, elle se mit à le manger avec rage, arrachant la chair avec ses dents, mastiquant brièvement avant d’avaler. Evidemment, si elle voulait que cela ait un effet sur son organisme comme elle l’espérait, il fallait qu’elle fasse en sorte que son corps soit en lien avec la Force.
« Protège-moi si tu veux survivre ! »
L’ordre à l’égard du soldat tomba sèchement alors qu’elle venait d’avaler la première bouchée du cœur de l’animal. Immédiatement il se mit en position défensive et essaya d’éviter que ces bestioles ne leur tombent dessus. La Twi’lek chercha à entrer en communion avec la Force, la laissant s’infiltrer en elle et par prolongement dans le cœur qu’elle tenait en mains. Cela prit presque une minute pour qu’elle ressente correctement le flux venant du corps de l’animal. Dans cet état de pseudo-médiation, elle se remit à manger le cœur du hssis. Se coupant totalement de ce qui se passait autour d’elle, Korra pouvait sentir les midi-chloriens se propageant dans son corps. Chaque bouchée avalée était un pas supplémentaire vers un regain de force dans son esprit et par conséquent, tout le cœur y passa sans la moindre difficulté. Une fois le dernier morceau avalé, elle se mit à méditer afin d’assimiler les midi-chloriens du reptile. Tout semblait parfaitement fonctionner, sa blessure lui faisant de moins en moins mal et son énergie lui revenant peu à peu mais soudain, une violente décharge électrique traversa tout son corps. Elle parvint à retenir un cri de douleur et sans réfléchir, relâcha une poussée de Force qui envoya violement son protecteur contre le mur avec le hssis qu’il combattait du mieux qu’il pouvait.
Finalement, Korra tomba au sol, chaque mouvement de son corps lui provoquant une douleur musculaire intense. Un dragon profita de l’occasion pour essayer de tuer la Twi’lek mais fort heureusement, elle parvint à allumer son sabre laser et lui transperça la tête juste avant qu’il ne la morde. Prenant sur elle et malgré la douleur, la jeune fille se releva péniblement. La douleur dans son dos n’était plus rien comparé au reste et dans un cri de rage, elle se redressa complètement. Sa colère et sa rage explosaient littéralement devant l’échec de son idée pourrie. Forçant sur son corps, elle se débarrassa encore d’un hssis en utilisant une poussée de Force avant de l’achever en lui tranchant la tête. -
Post n°34
Auteur : TericaraxLaïa s'arrêta quelques instants pour rajuster son uniforme, dont son écharpe, qui commençait à s'échapper. L'air glacé, voyant une faiblesse dans le caparaçon de vêtements, s'engouffra joyeusement dans l'interstice, frigorifiant sa nuque jusqu'à la moelle. L'hiver sur cette planète était un prédateur avide de chaleur, qui mordait de ses crocs de glace tout ce qui osait s'aventurer au dehors sans une protection adéquate. Lo'Uran était le nom de ce monde. Perdu, isolé dans le secteur peu fréquenté qu'était Aparo, il était de ceux qui aurait aussi bien pu disparaître des archives galactiques sans que quiconque s'en soit aperçu. Un monde à la culture quelconque, avec un rôle et une histoire tout aussi quelconques. Les leaders de cette planète étaient en conflit politique depuis maintenant des années. Étonnamment, ceci aurait pu être une occasion rêvée lors du début de la Guerre des Clones, un nouveau point où la Confédération aurait pu étendre son influence, prenant le parti d'un des leaders tandis que la République lui opposait les autres, ramenés sous ses valeurs, pour poursuivre ici leur terrible bataille d'idéaux.
Il n'en avait rien été. Ces dissensions intestines étaient à l'image de Lo'Uran : si quelconques qu'on avait simplement jugé bon de les ignorer. C'était un point qui avait préoccupé Laïa ces derniers jours. Cela faisait maintenant trois bons jours qu'ils étaient arrivés sur la planète, dépêchés aux ordres de l'État Major Confédéré. Trois bons jours qu'ils étaient venus sur ce lieu dépourvu d'intérêts et indigne même du carburant nécessaire au voyage. La jeune femme acheva de remonter le col fourré de sa veste militaire, puis reprit sa marche. Ses bottes crissaient en écrasant une fine couche de neige fraîchement tombée. De rares flocons dansaient encore en l'air, au rythme inaudible des premières lueurs du jour. Au-delà des grands monts enneigés, les deux Soleils commençaient à montrer le bout de leur museau.
Elle n'était pas stupide, bien au contraire ; son esprit était si affûté qu'elle avait grimpé les échelons par ses talents de stratège et de tacticienne, bien plus que par une quelconque habileté physique. Les instances séparatistes l'avaient remarquée quand elle n'était encore que modeste sergente. Elle avait triomphé dans une bataille où elle était désavantagée à un contre vingt. Lorsqu'on lui avait proposé de travailler sous les ordres directs d'un des capitaines de la marine séparatiste, elle n'avait pas pu refuser. Que lui dictait à présent la lame aiguisée qui lui servait de conscience ? Une pensée toute simple en réalité, dépourvue de toute complexité : on ne les avait pas envoyés ici pour Lo'Uran. Dès le début du voyage, elle avait fait part de son sentiment à son supérieur, le capitaine Wanhauer. Celui-ci avait opiné ; ils étaient dépêchés ici pour agir ailleurs plus tard, mais faire déplacer un croiseur n'était pas gratuit : le carburant ne poussait pas sur les arbres après tout.
Aussi, cette « intervention pour maintenir la paix » sur Lo'Uran n'était guère qu'une façade administrative pour justifier les coûts de déplacement. Une façade qui ne tromperait bien entendu personne, mais qui mettrait tout le monde d'accord. Elle parcourut rapidement une rue que seule la neige occupait ; ce qui passait pour l'une des capitales de la « Lo'Uran bicéphale » comme aimaient à l'appeler les autochtones n'était guère qu'un hameau aux yeux de la jeune auburn. Laïa revenait d'une discussion avec un des chefs locaux. Il avait accepté de régler diplomatiquement la situation sur son monde, en échange d'un soutien financier mineur de la Confédération. Les termes étaient tellement dérisoires, les sommes impliquées tellement risibles que n'importe quel autre envoyé diplomatique aurait même doublé l'offre par pitié. La jeune femme se stoppa. Un son sourd venait de rompre le – relatif – silence jusqu'ici seulement troublé par ses bottes foulant le manteau blanc dont se vêtait le monde. Le bruit, d'abord lointain, gagna rapidement en intensité. Ses oreilles fines n'eurent aucun mal à déterminer la nature de celui-ci : c'était un vrombissement.
Un vrombissement de turbines.
Elle se retourna – car le son provenait de son dos. Un grand transporteur fendait les cieux encore assoupis, entamant une manœuvre à très basse altitude droit dans la direction de notre séparatiste. Le transporteur était lui aussi aux couleurs de la C.S.I ; c'était une navette dont les blindages avaient été renforcés, ce modèle Neimoidien ré-adapté aux besoins plus militaires et guerriers de la Confédération qui, datant de la Guerre des Clones, avait depuis connu une petite remise à neuf. On ne l'avait certes pas modifié sur son armement, mais l'on avait renforcé sa structure et son armature depuis maintenant plusieurs années pour qu'il puisse supporter quelques tirs supplémentaires dans l'éventualité d'une poursuite ou d'un feu croisé. Une navette... ? Il n'y avait pas cinquante possibilités : on venait la chercher. Mais pourquoi maintenant ?
Le vaisseau avala la distance en écartant la neige comme un flot liquide à son passage ; il effectua une manœuvre de cabre, tourna sur place. Ses réacteurs crachaient une épaisse brume qui venait faire fondre la neige et la transformait en une gadoue épaisse. Leur bruit était à présent un hurlement strident assourdissant. La navette déploya ses pattes, mais son sas s'ouvrit simultanément, et la plate-forme de débarquement s'étira jusqu'à un mètre du sol. Droit à l'intérieur, un grand muun – lui aussi en uniforme – se tenait. D'une main, il s'accrochait à une barre de fer verticale, pour ne pas perdre l'équilibre. L'autre, il la tendait dans la direction de notre jeune humaine, hurlant des mots que le vent et les moteurs avalèrent. Mais elle n'avait pas besoin d'entendre sa voix ; Laïa savait déjà ce qu'il tentait de lui dire. La vraie raison de leur mobilisation était enfin arrivée hein ? Elle fit quelques pas en arrière, prit son élan et hop !
Elle se rattrapa sur la plate-forme. Les moteurs la faisait vibrer comme jamais. Ce bref saut permit à l'air de glace de faire plus ample connaissance avec ses poumons, frigorifiant sa respiration. Un haut de cœur accompagna son arrivée tumultueuse sur l'embarcadère de fer. La neige sous ses bottes faisaient glisser la jeune femme, mais elle ne perdit pas l'équilibre. Un pas, deux pas, et elle entra dans la chaleur de la navette. Derrière elle, la porte se referma et le froid, les rugissements de turbine et Lo'Uran, tout disparut. Laïra reprit son souffle. L'effort n'était pas immense, pas de quoi entamer son endurance, mais le froid, le froid la fit tousser !
Les pilotes n'attendirent pas qu'on soit convenablement installés ; déjà, l'appareil reprenait de l'altitude. Sa destination était l'évidence même : l'Hardi, croiseur en orbite de la planète.
Elle porta ses yeux émeraude sur le Muun, à présent à moins d'un mètre d'elle. Elle n'attendait plus qu'une chose : un rapport de situation, des explications pour venir confirmer ses soupçons. Ce personnage était le capitaine Wanhauer, le supérieur et ami de l'humaine. Sans le moindre formalisme, il tailla directement dans le gras :
- On a un problème. On a reçu une retransmission d'un message sur Korriban. Quelques troupes laissées en garnison sur la planète par Cato Neimoidia étaient chargées des contacts avec les vaisseaux entrant en orbite.
Jusque là, rien n'était inhabituel. Sur les mondes séparatistes aussi déserts que Korriban, les B1 étaient un pain béni pour tout ce qui avait trait aux protocoles technologiques. Etablir un contact avec un vaisseau, réclamer ses codes d'identification, demander auprès des bases de données séparatistes pour vérifier si ledit identifiant était bien correct, autoriser enfin le vaisseau à se poser ou non...C'étaient des procédures qui étaient d'autant plus simples pour les droïdes qu'elles étaient instantanées pour leurs processeurs. Aussi, confier pareille tâche à des troupes mobilisées sur une planète séparatiste n'avait pas grand chose d'étonnant.
- Les droïdes ont demandé les codes d'identification du vaisseau à trois reprises. Pas de réponse. Depuis, c'est le silence total du côté de Korriban.
Laïa resta coi. Voilà qui était bien plus grave. L'espace séparatiste était en alerte de niveau 1 depuis les attentats Sith – où Wanhauer et Laïa étaient intervenus. Cela signifiait que lorsqu'une unité droïde émettait ou recevait des messages, elle les transmettait immédiatement au bâtiment capital le plus proche. Une sécurité de relais basique, qui passait par le Shadownet, l'équivalent de l'Holonet dans l'espace Séparatiste, et qui permettait d'informer bien plus vite les officiers. C'était une sécurité prévue dans le cas où une planète se serait trouvée assiégée, comme tant l'avaient été dans la Guerre des Clones ; pour que ses cris de détresse soient captés – ou devinés – par les forces les plus proches.
- Est-ce que...
- On nous a relayé le message. On est pas les premiers à l'avoir capté.
Cela signifiait donc que plusieurs autres vaisseaux avaient été envoyés sur des missions caduques pour être maintenus sur le qui-vive ? Était-ce une opération que l'État Major ne voulait pas annoncer la caste politique, et qu'il avait donc maintenu dans le secret le plus total, de sorte qu'aucune trace même financière des déplacements des vaisseaux ne puisse être trouvé dans les archives séparatistes ? Non, c'était sans doute pousser le bouchon un peu loin.
- Si Korriban ne retransmet plus...commença Laïa
- Alors c'est qu'on a coupé ses communications, acheva Wanhauer. Oui, c'est ce que les autres capitaines pensaient dans leur message. Nous sommes les derniers à partir. Ce sera une intervention massive.
La navette se mit à trembler violemment. On traversait les couches nuageuses. Le duo alla s'asseoir pendant que les pilotes luttaient contre les perturbations, nullement inquiétés de l'événement.
- Les B1 ont transmis quoi que ce soit d'utile ?
Wanhauer hocha positivement de la tête. Son air était grave.
- Comme le réclame le niveau d'alerte 1, ils ont capturés une empreinte thermique de leur interlocuteur et les coordonnées spatiales de la comm'. Rien de très précis malheureusement, les installations de Korriban sont presque plus obsolètes que celles de cette planète, fit-il en agitant le menton en direction de Lo'Uran. Mais c'est gros.
- Donc...Un gros vaisseau fantôme.
- Intéressé par un caillou du nom de Korriban.
Laïa faillit dire « Sith », mais elle retint le mot. Ce n'était que les attentats récents qui l'avaient poussée à penser ceci, mais il n'y avait aucun fondement derrière. Elle se rabattit sur une hypothèse plus raisonnable :
- Des pirates ?
- Peut-être, répondit le capitaine. Mais que viendraient-ils faire sur cette planète ? Ce n'est que de la terre sèche, d'une si mauvaise qualité que même en revendant toute la planète on en tirerait pas un bon prix.
- Il doit bien y avoir quelque chose pour les attirer, sinon ils ne seraient pas venus.
- Autrefois, Korriban était un nexus Sith. On raconte qu'elle regorgeait d'artefacts Sith plus merveilleux et chers les uns que les autres...
- Ah !
- ...Tous pillés depuis des siècles.
- Oh.
Laïa plissa les yeux.
- Donc les pirates sont hors de question.
- Ce qui ne nous laisse donc que...entama Wanhauer
- Les Sith ? Cracha-t-elle enfin. Mais qu'est-ce qu'ils viendraient faire là ? Et d'où ils sortiraient un vaisseau de lourd tonnage ?
- Tu connais déjà toutes les réponses Laïa. Cesse de refuser l'évidence que ton intuition te hurle depuis le début de notre conversation. Utilise ton habituelle clairvoyance.
- Tu as dit...Tu as dit que Korriban était un ancien « nexus » de leur ordre...Ils ont attaqué récemment le sol séparatiste...Serait-ce un autre attentat...? Non...Ils utilisent un vaisseau lourd cette fois. S'ils ne l'ont pas utilisé avant, c'est qu'ils ne veulent pas risquer de le perdre. Donc si ce sont bien des Sith et qu'ils viennent sur Korriban...
Ils cherchent à agir vite et brutalement.
Laïa sentit une vague d'agitation la submerger à mesure que les murs qu'elle avait élevés entre la vérité et elle s'abattaient un à un. Si les Sith venaient non pas pour massacrer quelques têtes séparatistes avec quelques maîtres infiltrés, mais un vaisseau de combat lourd, alors ils comptaient détruire l'entièreté de Korriban. Les colons...Toutes ces familles...La jeune femme fut frappée de mutisme à mesure que se faisait clarté sur tous les événements de l'affaire. Wanhauer ne dit rien. Seul le vrombissement de la navette – qui à présent fonçait dans l'espace, droit vers le Hardi – accompagnait la sombre réalisation de notre humaine.
- Les archives technologiques.
C'était Laïa qui venait de briser le silence. Wanhauer la dévisagea quelques instants, puis se mit à fixer le vide intersidéral.
- Je savais que tu voudrais les consulter. Tous les plans des vaisseaux de lourd tonnage récupérés sur Cathar t'attendent déjà au pont de commandement, ainsi que notre équipe d'ingénieurs.
Laïa hocha respectueusement de la tête. Elle bouillonnait de rage.
***
Orbite haute de Korriban
Comme un seul homme jaillirent de l'hyper espace quatre mastodontes séparatistes. C'étaient ces gigantesques croiseurs dont on avait ensuite dérivé les Mains Invisibles. À juste titre, ils incarnaient la cruelle puissance de frappe confédérée ; ces géants de fer formaient le bras armé solide de la Confédération, ses vaisseaux les plus fidèles. Au bord du Hardi, Laïa sentit la décélération caractéristique de la sortie d'hyper espace. Les ordres étaient déjà donnés ; ils l'étaient depuis déjà plusieurs heures. La sortie s'effectuait directement en bordure de la planète, à moins d'un kilomètre où l'on avait reçu les empreintes de la localisation supposée du vaisseau fantôme. Les autres capitaines formaient un étau dans un rayon plus large, au cas où l'Ennemi aurait bougé d'hémisphère entre temps.
Devant les yeux de la jeune femme se dessina l'ombre noire, perchée sur la planète comme un gros cafard sur un fruit, d'un vaisseau triangulaire. Gris, aussi terne qu'il était immonde, ancien fleuron d'une flotte qui avait cessée d'exister alors que la Confédération l'avait écrasée sous son pouce, c'était un Destroyer de l'Empire. Un frisson d'excitation mêlée de haine, une bouffée d'adrénaline mêlée à l'exaltation d'une rage qu'elle peinait à présent à contenir firent réagir notre femme au quart de tour, avant même que Wanhauer ne prenne la parole :
- Configuration 5 !! beugla-t-elle. Capitaines Storm, Hillsing, Hart, nous avons un visuel !
Les équipes et les canonniers ne se firent pas prier. Pendant tout le voyage entre Lo'Uran et Korriban, Laïa avait été briefée par les ingénieurs : plusieurs modèles lourds avaient existé dans la marine de l'Empire Sith. Lors de l'opération Chatbite, on avait également récupéré les plans desdits modèles. S'ils étaient d'une complexité folle, on avait pu toutefois apprendre des informations capitales. Alors qu'un des spécialistes commençait à parler des capacités de soute, la jeune stratège l'avait coupé net : « Comment l'empêcher de bouger ? » avait-elle réclamé. Il fallait frapper le module d'hyperdrive, bien évidemment. Habituellement, ce n'était que difficilement faisable, on ignorait où pareil module se situait sur des vaisseaux dont on avait pas les plans. Mais avec les vaisseaux impériaux, on possédait les plans. On savait donc où frapper. On savait où percer les boucliers, où bombarder avec toute la puissance disponible, où axer les turbolasers puis les canons à ions. Là était tout le danger du vol technologique. Les Neimoidiens avaient pleinement conscience de ce fait ; les vaisseaux de la Confédération étaient tous équipés d'un ordinateur de bord, un cervo-droïde qui était programmé pour enclencher l'auto-destruction du vaisseau si celui-ci venait à tomber aux mains de l'Ennemi. Les modèles vendus à des fins « lucratives » aux quelques rares individus qui avaient les moyens pour s'offrir pareils joujoux étaient d'ailleurs modifiés. Une précaution qu'avait « recommandé » l'État-Major aux concepteurs (recommandation qui, si elle n'avait pas été observée, aurait alors résulté en une exécution en bonne et due forme, ça allait de soi). Laïa avait établi plusieurs configurations, en fonction du type de vaisseau, de l'angle d'attaque, de la position relative entre les deux bâtiments. On avait en toute urgence reprogrammé plusieurs droïdes pour relayer à travers le vaisseau les ordres spécialisés ; pas un instant ne devait être perdu.
Une première salve de tirs fusèrent de l'espace, droit sur la cible. L'espace s'illumina de ces premiers jets dévastateurs. L'artillerie pleine de la Main Invisible tirait sur son ennemi. Tremblante d'excitation comme de stress, Laïa ne put détacher ses yeux du spectacle : juste derrière les lasers venaient un essaim grouillant de droïdes. L'entièreté du hangar était vidé de ses troupes aériennes, qui allaient à présent porter la mort sur leur cible.
- Capitaine Wanhauer ! Réclama une voix profonde. Nous avons la cible en visuel.
- Capitaine Storm, dit Wanhauer en guise de salutation à l'intention de la communication – qui provenait de son dos et de celui de Laïa. Angle d'approche ?
- Poupe tribord de l'ennemi.
- Faites feu sur leurs pièces d'artillerie.
- Comme si j'avais besoin de votre permission. L'escadron Alpha se joint à vos troupes.
L'essaim des troupes ne faisait que grandir, alors que les tirs nourris se poursuivaient sur le vaisseau ennemi. Les autres Mains Invisibles venaient, prêtes à leur tour à faire feu. Alors, Wanhauer parla, d'un ordre qui (mais cela il l'ignorait), allait marquer un tournant décisif dans la suite des événements :
- Capitaines Hillsing et Hart. Envoyez vos escadrilles sur la terre ferme. Allez accueillir leurs troupes d'un bombardement cordial et ferme.
- Ne leur laissez aucune chance de retraite ! Compléta Laïa, bouillonnante.
- Portez nous plus près contre-maîtres.
La Main Invisible reprit son avance, droit vers sa cible qui se retrouvait encerclée de tous bords, bombardée à la limite de ses boucliers. Le cuirassé de Storm entama à son tour le feu nourri par une première salve cataclysmique, tandis que les escadrons Alpha et Zeta venaient le harceler de tout bord. Ce Destroyer Imperial n'allait pas faire long feu.
- Appelez moi l'État-Major. Le consulat doit être mis au courant de ce qui se passe ici, dit posément Wanhauer.
Devant lui, les canons confédérés crachaient l'enfer, et les démons retenus dans les hangars étaient à présent lâchés, prêts à tailler en charpie tout ce qui se trouvait à leur portée. Les radars thermiques au sol auraient tôt fait de repérer des troupes ennemies, si troupes il y avait. L'avantage écrasant du nombre aurait bientôt raison de cet ennemi invisible.
Peut-être n'étaient-ce pas des Sith ? Peut-être étaient-ce des impériaux ? À présent tout le monde s'en moquait. Peu importait quel était le serpent qui tentait de mordre la main séparatiste ; l'hydre allait dévorer ce ridicule reptile d'un coup de mâchoire, le déchirer de ses dents acérées. On interrogerait les vivants pour tirer au clair cette situation. La diplomatie de la mort était la seule à avoir sa place ici.
Et c'était bien la mort qu'ils comptaient semer contre les ennemis de la Confédération.Spoiler : HRP
EDIT: Erreur de ma part dans le déploiement des troupes, on parle de Providence ici et pas de Mains Invisibles. La répartition des troupes a été mise à jour à cet effet, ainsi que la description RP -
Post n°35
Auteur : Super PNJ
Cela faisait plusieurs jours que l'ancien préfet de Korriban et sa garde rapprochée parcouraient les interminables dédales courant sous la terre ferme de la planète désertique. Cela faisait déjà plusieurs heures que les quelques droïdes B1 à cour de batterie. Les amas de boulons coupé de leur alimentation s'étaient tout simplement effondrés. Inerte et sans la moindre utilité. La petite escorte récupéra les quelques blaster afin de mieux s'armer face aux possibles dangers présent dans ces sous sols.
Mais il fallait avouer que la technologie même avancée ne leur serait d'aucune utilité face à la menace qui pesait sur eux. Après une petite pause, ils continuèrent leur chemin. La peur commençait doucement à s'installer, la pénombre et les vivres diminuant à vu d’œil pesait lourd sur le moral, mais plus ils avançaient, plus une présence gênante s'insinuait dans leurs esprits.
Arrivant au détour d'un long corridor sur une salle de plusieurs mètres de long. En son centre un ilot de pierre. S'accordant une deuxième pause, ils posèrent leurs maigre butin. L'eau aussi allait manquer rapidement. Le silence face à la contemplation du peu de ressource restant en disait long sur leur état d'esprit. Mais un retour en arrière était hors de question, la colonie avait voulu sa mort et Dreric refusait de faire face au jugement de ses hypocrites.
Un léger vrombissement vint perturber les pensées des fuyards. Les hommes se regardèrent se demandant l'origine de ce tremblement, mais là encore aucun son ne vint de nouveau perturber le silence qui se faisait de plus en plus pesant. Mais au final le sommeil prit rapidement l'ensemble de la petite communauté.
Alors que les fugitifs dormaient, quelque chose d'étrange se produisit. Les quelques cailloux vestige d'un plafond rongé par les années étant tombés sur la tombe se mirent à se soulever. La pression s'intensifia et une large fissure se dessina le long de la pierre tombale. L'ancien préfet ouvrit les yeux et observa avec effroi la scène.
Alors que le sceau se brisait, des formes apparurent, si leur apparence n'était pas très claire, des yeux rouges permettait de les localiser parfaitement. Les membres de Dreric se crispèrent. Les énormes chiens reniflant le reste de sa troupe. Mais un craquement formidable tira ses compagnons de leur sommeil. Cette agitation soudaine et la proximité du danger créa une scène violente et sanglante. Les immenses chiens déchiquetant la chaire des rescapés alors que ceux-ci tentait de se défendre à l'aide de leurs blasters.
L'ancien préfet toujours aussi tétanisé ne bougea pas d'un poils alors que ses compagnons hurlaient de douleur couvrant à peine le bruit atroce des os se brisant sous la pression des mâchoires.- Ne bouge pas, si tu tiens à la vie!.- Je..je.. Qui êtes vous ?- Le maître de ces lieux. Dark Farak et toi petit être tu es mon salut.- Votre salut ? Mais je n'ai rien à.. voir avec vous ! Je veux juste quitter cette planète !- N'élève pas la voix, tu risques d'énerver tes nouveaux compagnons.L'ombre s'échappant du tombeau entoura l'ancien préfet, les hurlements de l'ancien politique raisonnèrent à travers les longs corridors.
***
Marchant au milieu des restes, Dark Farak récupéra son sabre laser, assemblant chaque pièce avant d'insérer le cristal rouge. Son doigt appuyant sur le bouton d'activation. Le vrombissement fut suivi d'une lumière rouge sang. Un sourire sadique tandis qu'il quittait la pièce rebroussant le chemin de ses anciens invités.
Les heures passèrent, d'un pas rapide suivit par sa propre meute qui avait durant tant d'années gardé son tombeau. Une présence dans la Force intrigua l'ancien seigneur Sith. Ses fidèles compagnons aussi et d'un seul grognement ils fondèrent sur de possible nouvelles cibles.
D'un pas joyeux Farak lui s'empressa de suivre sa meute sabre en main prêt à faire couler le sang après tant d'années de cure.By Darky
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Post n°36
Auteur : Kalith ShanEn un instant, nos effectifs connurent une radicale réduction, et il fallait bien admettre que je manquais quelque fois de me faire réduire de l'ensemble tête-bras-thorax par les griffes acérées des espèces de dragon qui nous harassaient de coups aussi rapides que mortels. Danser entre les coups de griffes, sectionner avec précision pattes, mâchoires et artères...Que j'aurais aimé pouvoir faire ça. A la place, je devais ressembler à un jawa complètement déchiré à l'Epice, sautillant dans tous les sens, m'abritant des coups derrière mon sabre. Oblivius appelait ça de Hsiss...D'où sortaient ces bêtes? De quel esprit tordu étaient ils nés? Et surtout, qu'est-ce qu'ils foutaient ici? ils abattaient nos soldats un à un, alors que nous perdions trois hommes pour un dragon, et ils ne cessaient d'affluer, encore et encore! Je portai secours à un groupe de quatre de nos hommes en prenant en traître le Hsiss le plus proche, et tous les cinq, nous affrontâmes celui qui me collait aux basques depuis notre entrée dans cette salle. Je m'assurai qu'aucun ne s'intéresse à nous pour l'instant pour me questionner rapidement sur l'origine et le but de l'existence de ces bestioles.
- Mais qu’est-ce que c’est que ces…Korra !
J'éteignis mon sabre laser alors que ma camarade récemment blessée terminait avec une de ces énormes machines à tuer faites de muscles et de fourrure. Rapidement, les choses tournèrent en sa défaveur. Sabre en main, observant tour à tour l’apprentie de Dark Nihls et mon maître, je ne savais où donner de la tête : nos soldats se faisaient décimer par ces foutues bestioles, et je vis la Twi’Lek en situation de difficulté. Le temps que je jette un coup d’œil pour m’assurer qu’Oblivius menait la danse et que je fonce au secours de la jeune femme, elle avait réussi à s’en tirer, et décapita une autre bête alors que mon sabre s’enfonçait dans le flanc velu de l’animal. Je repoussai le cadavre massif avant qu’il ne s’écroule sur Korra et offris à celle-ci l'appui d'une épaule secourable. Elle avait du sang plein la bouche, et un coeur de Hsiss à moitié boulotté traînait par terre non loin du point d'impact entre elle et le dernier lui ayant foncé dessus. Une vaine tentative de retrouver du poil de la bête...Ne sachant même pas si le sang de ces bêtes était empoisonné ou non, je me contentais de shooter dedans du bout de la botte en soutenant Korra. Aux grimaces qu'elle faisait en esquissant chaque mouvement, elle ne devait pas être encore bien remise de l'explosion.
- Je te ramène à couvert, tu vas te faire déchiqueter à ce rythme-là. Vaut mieux que tu reprennes du poil de la bête…Sans mauvais jeu de mots.
Elle fatiguait beaucoup trop vite, ses blessures l’épuisaient lourdement et elle avait puisé dans ses réserves au risque d’y passer. Mauvaise idée. Perdre une apprentie aussi combative et emplie de fureur aurait été regrettable pour le nouvel Ordre Noir. J’hésitais un instant avant de venir vers elle, Dark Bane aurait dit que si elle devait mourir à ce moment-là, c’était qu’elle n’était pas méritante de sa place parmi les Sith, et je dois reconnaître avoir un faible pour cet être et ses principes, mais Oblivius en penserait sûrement autrement, à ce que je pouvais deviner de par les propos qu’il m’avait tenus avant notre arrivée sur Dromund Kaas. Il nous faudrait sortir de la grotte pour re-passer devant les chiens et arriver au vaisseau…Le calcul n’était pas bon. Si j’essayais d’amener Korra jusqu’au point d’extraction, nous risquions d’y passer toutes les deux. Je me contentais de la relever pour l’amener s’asseoir sur une pierre plate qui composaient le mur de la grotte. Dans cette seconde salle, il nous fallait nous serrer les coudes et nous serrer tout court, les Hsiss étaient des adversaires redoutables. Une griffure manqua de m’abimer le dos sur toute la longueur, mais j’eus le temps de lire la surprise naissante dans le regard de la Twi’Lek et bondis sur le côté en frappant de taille. La patte pendante, l’espèce de dragon frappa de nouveau, et je me re-plaçai devant Korra en lui prenant son sabre des mains en éteignant le mien. La délicatesse n’avait jamais été mon fort, mais l’animal semblait me repérer à la luisance de ma lame plus qu’à mes déplacements, aussi pointai-je mon sabre vers sa gueule en espérant que mon stratagème fonctionnerait.
Tout ne se passa pas franchement comme prévu, j’attendais qu’il bondisse sur mon bras armé pour que je puisse exécuter un saut de Force suffisamment haut pour pouvoir abattre mon autre arme sur son crâne…au final, un coup de sa patte valide manqua de m’arracher le quart de la hanche droite, et mon salut ne fut dû qu’au fait que celle sur laquelle il s’appuyait ne le soutint pas tout du long de sa frappe et il s’écroula lamentablement pour s’empaler tout seul sur la lame de ma comparse de galère. Je clignai des yeux face au crâne scindé en deux, un peu étonnée de ce qui venait de se passer, et rendis son sabre à Korra en venant lui murmurer
- On est bloquées ici jusqu’à nouvel ordre…Je vais aider les gars, reprends des forces, tu vas en avoir besoin, beauté !
Un rapide effleurement de lèvres, un clin d’œil et trois bonds plus tard, je me retrouvais à côté de cinq soldats aux prises avec une de ces espèces de dragons sur le dos duquel je bondis vivement alors qu’il sifflait avec rage, tête à ras du sol. Il se redressa alors que mes jambes enserraient son coup, et commença à se secouer dans tous les sens. Je manquais à trois reprises de me faire écraser contre les murs, et mon dos pâtit lourdement de ces mouvements violents et saccadés, qui prirent fin quand un des clones eut la présence d’esprit de tirer lorsque la lame orange s’alluma dans ma main et dévia involontairement son tir qui ôta à l’animal un œil et lui transperça la moitié de la tête. le tir aurait abouti trois centimètres plus à gauche et je me faisais ramoner l’intérieur, aussi poussai-je un soupir de soulagement en descendant du cadavre encore agité de légers spasmes et vint taper sur l’épaule du tireur.
-Prends deux de tes hommes et allez protéger Korra, je prends le relais.
Il opina du chef en faisant signe à deux de ses hommes de le suivre, les deux autres m’emboîtèrent le pas. Si l’ordre ne venait pas d’Oblivius, le calcul était vite fait : soit ils suivaient seulement les ordres du grand chef et Korra risquait la mort, auquel cas, Nihls, Oblivius ou moi allions nous occuper de leur cas, soit ils protégeaient Korra, et il était probable que notre Seigneur leur laisse la vie sauve pour cette pseudo-initiative. Les combats faisaient rage : de vingt quatre, nous étions passés à neuf survivants alors que nous achevions le dernier dragon. Rapidement, après un regard éclair en direction de Korra, à qui je n’avais pas franchement laissé ni le temps ni la possibilité d’objecter contre la prescription de repos faite précédemment, je vins me placer au côté de mon maître, sabre allumé, lame tendue vers l’adversaire. Bien mal m’en prit ! Je me ramassais joyeusement cinq mètres plus loin, victime d’une poussée de Force assénée à ma petite personne par l’adversaire fantomatique qui se déchaînait contre Oblivius.
Deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, six fois, je volais contre les murs de la grotte, amortissant les chocs au mieux pour revenir à la charge et distraire l’ombre, mais à la dernière reprise, il attaqua d’estoc au lieu de me repousser, et la trace de sa lame s’imprima le long de mon épaule droite avec une odeur de chair brûlée. Mon coup était parti, mais il faucha le vide alors que je me reculais avec un halètement de douleur. Il était assez fort pour tenir tête à Oblivius ET me repousser, voire me tuer, sur le long terme. Je ne pouvais rien faire contre pareil adversaire, et me contentai de lui tourner autour comme une menace supplémentaire prête à frapper quand Oblivius aurait ouvert une brèche dans sa défense. J’attendais, mais quelle que soit sa position et la mienne, il gardait un œil sur moi, toujours, et le combat se prolongeait, encore et encore. En réalité, il n’avait pas voulu me tuer, sinon il l’aurait fait dès le premier assaut. Il avait très bien vu que je n’étais qu’une apprentie, une simple gamine armée d’un sabre capable de balancer des cailloux sans les toucher, je n’étais pas un adversaire dangereux pour lui. Il s’en moquait. C’était Oblivius qu’il voulait, et je ne pouvais rien y faire. Impuissante, armée inutilement, je continuais à le harceler petit à petit, même si aucun de mes coups ne faisait mouche : l’objectif était seulement de le déconcentrer un instant, juste un instant pour laisser à mon maître la possibilité de porter le coup fatal, mais je réussis à peine à faucher l’air.
- Une suggestion, maître ? Je me sens clairement inutile, dans ce combat!
J’observais à nouveau Korra, et grand bien m’en prit de me tourner vers elle, juste à temps pour voir la lame rouge arriver vers moi. Je me baissai en arrière en déviant son sabre avant d’enchaîner attaque d’estoc sur attaque d’estoc, allumant et éteignant ma lame pour rendre mes coups imprévisibles. Si je n’arrivais pas à le toucher, je l’empêchais d’attaquer un maximum, mais je volais une fois de plus contre une des parois de la grotte et m’écrasai lourdement sur le sol, sonnée.
- Désolée, maître... lachaî-je avant de fermer les yeux.
Je restai allongée sur le sol, entendant à peine le bruit des sabres s’entrechoquant l’un contre l’autre. Le réveil s’annonçait bien moins difficile que celui qu’avait eu Korra précédemment, mais la gloire du combat m’échappait totalement. Ce serait pour une prochaine fois. Ce coup-ci, il me fallait juste survivre. Et je ne pouvais compter que sur Oblivius pour ce faire...Si tant est qu’il ne prenne pas de drastiques mesures pour me punir d’avoir interféré dans son combat, quand bien même ce fut pour l’aider. Je ne pouvais qu’espérer que ce ne soit pas le cas. -
Post n°37
Auteur : Baron Rissk« Non ! Pas ma femme ! Nooooon ! »
« Ils sont trop nombreux ! »
« A ta gauche ! Attention ! »
« Pitié ! Noooon ! Aaaaarg ! »
Il a fallut quelques secondes à peine pour que l'arrière-garde soit submergée par les Tuk'ata. Le tir de barrage offert par les fusils à projectiles et les blasters n'a réussi à abattre seulement que quelques bêtes. Le reste de la meute, galvanisé par les maigres pertes et tiraillé par la faim, se jette sur les colons sans faire de distinction entre les jeunes et les vieux. Les monstres remontent peu à peu la colonne et s'en prennent à quiconque se révèle être assez fou pour se mettre en travers de leur chemin. Quelques réfugiés sont emportés par les Tuk'ata en lâchant des cris démentiels, avant d'être happés par les ténèbres.
Les blessés sont abandonnés à leur sort, et finissent par se noyer, la gorge ouverte, dans leur propre sang. Les abominations frappent avec précision et rapidité. Une dextérité qui fait défaut à des colons fatigués par une interminable fuite dans les profondeurs de Korriban. Parfaite extension du Côté Obscur, les créatures viennent rappeler que rien ni personne ne réchappe au funeste destin qui attend les séparatistes sur la planète. Tôt ou tard, ils finiraient tous par succomber sous les coups du Côté Obscur, d'une manière comme d'une autre. Ceux qui n'ont pas d'armes tentent de fuir vainement, les autres luttent avec l'énergie du désespoir. Les grottes prennent peu à peu des allures de champ de bataille, au fur et à mesure que les corps s’amoncellent sur le sol.
Après plusieurs minutes de combats acharnés, les forces semblent enfin s'équilibrer... Sous la supervision d'Harvey, plusieurs miliciens et combattants improvisés viennent former une ligne de défense afin de couvrir la fuite de leurs compatriotes.
- Récupérez les armes des morts ! Ils ne doivent pas franchir cette ligne ! Vocifère alors l'ex-impérial dont l'arme crache ses salves meurtrières sur les assaillants.
A quelques pas seulement, un enfant court dans sa direction, le visage déformé en une expression de terreur. Ses sanglots alertent deux Tuk'ata qui s'empressent de le prendre en chasse. L'un est abattu d'un tir laser bien placé. L'autre parvient à rattraper le gosse à l'aide d'un bond inopiné et le plaque violemment au sol. Les babines retroussées laissent apparaître une série de crocs acérés prêts à prendre la vie du gamin. Un filet de salive vient se mêler aux larmes de la victime, dont les membres sont tétanisés par la peur. L'abomination aboie furieusement et s'apprête à porter le coup fatal... Une silhouette familière passe devant l'ancien soldat et se précipite à la rescousse de l'enfant, blaster au poing.
- Vex ! Non !
L'homme projette de se lancer à la suite de sa partenaire, mais un grognement sur sa droite vient le mettre en garde à temps. Un autre molosse se jette sur lui, et les puissantes mâchoires de la bête viennent saisir le bras armé d'Harvey. Une douleur vive lui fait lâcher son arme tandis que la masse imposante du prédateur fait tomber à la renverse le déserteur. Le voilà désormais à la merci de la créature...
Les pattes de la bête plaquent au sol l'ex-soldat, tandis que les crocs se rapprochent dangereusement de son visage. Le nouveau responsable de la colonie se débat avec une fureur renouvelée, mais rien n'y fait, et il sent déjà son heure venir... Et alors que tout espoir semble perdu, une machette vient se planter entre les omoplates du Tuk'ata, qui pousse un cri plaintif. Un deuxième coup, encore plus violent que le premier, fend le crâne de la bête, qui s'écroule lourdement sur Harvey.
Un Duro se penche au dessus de l'homme, dont le visage est barbouillé par le sang de l'abomination, et entreprend de l'aider à s'extraire de sa situation embarrassante. Un bref hochement de tête suffit à le remercier. Autour d'eux, on se bat toujours pour survivre.
Le regard d'Harvey se perd au milieu des combats, à la recherche de Vex. Après quelques secondes chargées d'angoisse, il repère finalement la Twi'lek, dont les armes fument encore et font reculer les assaillants. Sa détermination est renforcée par la présence du gamin apeuré et niché entre ses jambes. Le garçon semble bien décidé à ne pas lâcher sa protectrice, malgré la violence à laquelle il est confronté. La jeune femme est rapidement acculée contre un mur et ne doit son salut qu'aux efforts conjoints d'Harvey et du Duro. C'est avec un sourire qu'elle accueille ses camarades.
- Harvey ! Tu as une sale gueule ! Lâche en ricanant nerveusement la Twi'lek, comme pour se redonner du courage.
- Vex, prends le gosse avec toi et tirez-vous d'ici ! Ordonne froidement l'ex-impérial en se tournant vers la nouvelle vague d'assaillants.
- Je refuse de t'abandonner ! On les aura ensemble ces enfoirés ! Beugle la femme en canardant les bêtes avec ses blasters.
- Ce n'est pas une suggestion, c'est un ordre ! J'ai trouvé un moyen de nous sortir de ce merdier ! Continue le déserteur en imitant sa comparse.
- Tu aurais pu le dire avant ! Finit par répondre Vex en soupirant.
La Twi'lek s'éloigne des combats rapidement, emportant avec elle le petit garçon. Les derniers colons se comptent désormais sur les doigts. Il fallait en finir au plus vite, sinon, tout le monde y passerait. Une idée traverse l'esprit de l'ex-soldat. Il allait tout faire sauter avec les derniers détonateurs en leur possession. Oui, cela peut marcher. Cela doit marcher. Bien évidemment, l'opération est risqué et il y a de fortes chances pour que le plafond naturel des grottes finisse par les écraser de tout son poids. Mais l'homme n'a pas le temps de penser à trouver quelque chose de plus fiable, il se doit d'agir rapidement.
- On va tout faire sauter... Murmure Harvey à l'attention du Duro qui l'accompagne.
L'autre hausse les sourcils, étonné. Peut-être qu'il ne tient pas à finir oublié au fin fond d'une caverne, loin des siens. Mais son avis n'a aucune importance. L'ex-impérial a pris sa décision. Et rien ni personne ne pourra le faire changer d'avis.
- T'as bien compris, on va faire sauter cet endroit. Répète l'homme avec soin.
Le Duro ne bronche pas et se contente de hausser les épaules. Il semble prêt à suivre l'exemple du milicien. Les deux hommes ramassent quelques détonateurs sur les cadavres de leurs anciens camarades, tandis que les rares combattants s'acharnent à défendre coûte que coûte leur position, comme animés par un esprit vengeur. A moins qu'il ne s'agisse tout simplement du début de la fin pour eux... La folie s'est peut-être emparée de leurs âmes fragilisées par la perte d'êtres chers...
Et alors que le duo s'apprête à activer les détonateurs afin d'en finir une bonne fois pour toute, une lame rouge traverse la poitrine de l'alien à peau bleue et lui arrache un cri de surprise plus que de douleur. Avant qu'il ne comprenne ce qui lui arrive, il vient s'étendre sans vie aux côtés de ses compagnons d'infortune.
Un Sith !
Comment cela est-il possible ? Ont-ils trouvé un autre moyen d'accès ?
Les questions s'enchaînent à toute vitesse dans l'esprit d'Harvey. Sa détermination est peu à peu rongée par ses interrogations. L'adepte du Côté Osbscur se rapproche de sa position. Son visage émacié respire la mort, ses lèvres sont fendues en un sourire carnassier. Il se joue d'eux ! Il prend plaisir à les voir souffrir ! Tant pis pour lui ! Il mourra comme les autres dans l'explosion ! Le seigneur Sith se rapproche toujours plus, tandis que l'ex-impérial se prépare à jouer ses derniers atouts...
Une étreinte invisible vient serrer la gorge du milicien et le soulève à quelques centimètres du sol. Harvey entend les battements affolés de son cœur, tandis qu'il cherche avec peine à respirer. Ses mains se portent instinctivement à sa gorge et il lutte contre un ennemi invisible. La Force ! L'autre ricane. Qu'il soit maudit ! L'étreinte se resserre toujours plus, le supplicié sent ses veines marteler avec force la peau écarlate de son cou, comme si elles sont prêtes à éclater.
Finalement, un cri retentit dans la caverne, et Harvey s'écroule sur le sol. Le Sith retire avec rage la fourche que vient de lui enfoncer dans le flanc un "courageux" colon. La lame rouge fend l'air et déleste le malheureux de sa tête. Toutefois, ce bref moment de répit permet au milicien d'activer les détonateurs et de les jeter aux pieds du seigneur sombre. Celui-ci réalise trop tard qu'il est perdu et est le premier témoin de l'explosion.
Un souffle chaud vient fouetter les joues d'Harvey, qui est propulsé sur plusieurs mètres. La déflagration est telle qu'elle fait s'écrouler les parois du corridor naturel qui sépare les différentes grottes et surprend les derniers protagonistes. Les plus chanceux sont tués sur le coup, les moins chanceux sont ceux qui sont séparés des leurs par les gravats, et finissent déchiquetés par les Tuk'ata restants.
Un écran de poussière vient arracher une quinte de toux aux ultimes colons. Les minutes passent sans que personne ne bouge. L’escarmouche s'est terminé dans un bain de sang... Les esprits sont mis à rude épreuve. Toute volonté a abandonné les survivants. Cette fois-ci, ils n'auraient ni le courage, ni la détermination nécessaires à la poursuite de leur futile quête. Ils écoutent enfin leurs membres fatigués et douloureux.
Le silence s'empare de l'endroit et vient envelopper, tel un linceul mortuaire, les vivants comme les trépassés. Il y en a pourtant une qui semble bien plus coriace que les autres. Vex, la gorge nouée par l'angoisse, retourne les cadavres à la recherche d'Harvey. Se peut-il qu'il soit mort ? Non ! Non ! Elle refuse d'y penser ! La colère s'empare d'elle, lorsqu'elle constate qu'elle n'arrive pas à le retrouver parmi tous les corps étendus. Elle avait peut-être fait taire ses sentiments trop longtemps... Et voilà qu'elle n'aurait jamais l'occasion de lui avouer. Quelle sotte !
Ses poings viennent s'abattre avec fureur sur le corps d'un jeune homme au visage défiguré. Ses coups perdent peu à peu en puissance et finissent presque en caresse. La Twi'lek fond finalement en larmes. Elle est faible... Si faible... Et elle n'aurait jamais dû laisser Harvey combattre seul ces abominations.
Harvey...
Harvey... ?
Harvey !
Presque dissimulé sous les gravats, l'homme gît là, une expression paisible sur le visage. La jeune femme se presse à son chevet et passe une main dans les cheveux du milicien, souillés par le sang, la transpiration et la poussière. Un geste empreint d'une grande tendresse... Tendresse qu'elle avait jusque là refusé de montrer à qui que ce soit, par fierté. Vex vient finalement caresser le visage du déserteur, ignorant les multiples contusions et griffures qui parcourent celui-ci. Il est si beau... On dirait presque qu'il dort, sans se soucier du massacre qui vient d'avoir lieu.
Se peut-il qu'il y ait une vie après la mort ? Un endroit pour les braves dans son genre ? Les larmes de la belle glissent sur ses joues, et viennent finalement tomber sur les paupières closes de l'homme. Elle croit l'espace d'un instant les voir frémir. Se peut-il que... ? Mais non ! Il est mort ! Et par sa faute ! Elle aurait dû surveiller ses arrières... La Twi'lek se mord les lèvres jusqu'au sang, rongée par la culpabilité... Se peut-il qu'elle devienne folle ? Après tout, elle a bien vu d'autres se jeter corps-et-âme sur les Tuk'ata, sans craindre de perdre la vie.
Mais non ! Elle ne rêve pas ! Les yeux d'Harvey roulent sous les paupières... Bon sang ! Il est vivant !
- Harvey... Chuchote t-elle avec une voix chevrotante, avant de reprendre plus fort. On a un survivant ici ! Venez m'aider à le sortir de là... !
Monr, qui jusque là s'était montré discret et distant (probablement à cause du sacrifice de Trassk), se relève péniblement et se porte au secours du blessé. L'Abyssin et la Twi'lek épuisent leurs dernières forces à extraire l'individu inconscient hors de l'éboulement. Ils sont finalement rejoint par les autres rescapés, à savoir le gosse, une jeune femme miraculée et un Advozse trop lâche qui n'avait pas hésité à fuir dès les premiers cris.
L'administrateur en second réprime une grimace, ce qui n'est visiblement pas bon signe. Un examen rapide suffit à comprendre qu'Harvey est dans un sale état. Les nombreuses blessures qu'il affiche sont à faire pâlir les plus fragiles. Si son visage semble être à peu près épargné, c'est au détriment de ses bras et de son buste, sérieusement brûlés à de nombreux endroits. Quant aux jambes... Il s'agit de la partie la plus répugnante. En fait, il ne reste pas grand chose de ces dites jambes, ci ce n'est une bouillie d'os brisés et de chair écrasée et calcinée. Les plus pessimistes s'accordent déjà à dire qu'il est foutu, et que le maintenir en vie serait lui infliger plus de souffrances qu'autre chose. Pourtant, Vex semble bien décidée à ne pas le laisser partir tant qu'elle aurait l'occasion de le sauver... Un optimisme qui semble déjà agacer les autres. Toutefois, pour encourager la Twi'lek, Monr semble prêt au compromis et c'est donc la mort dans l'âme qu'il entreprend de fouiller les corps des défunts à la recherche de médicaments ou de doses de bacta. Il faudrait probablement amputer les membres devenus inutiles et stopper l'hémorragie... L'Abyssin, silencieusement, est persuadé que l'homme n'a plus qu'une heure ou deux -tout au plus- devant lui et se prépare déjà à faire le deuil d'un autre brave type.
Car comme l'on dit si souvent, ce sont les braves qui meurent en premier. -
Post n°38
Auteur : Anduin GarelAnduin était monté à bord d'un transporteur, escorté par deux soldats. Lorsque tout était prêt, ils avaient décollé et suivi la troupe de vaisseaux, voguant à travers ciel jusqu'à une énième montagne rouge. Le jeune homme était alors assis, l'air pensif, et se remémorait tous ces événements; aujourd'hui, il avait fui, trahi, tué, pactisé, et tout cela à cause de sa lâcheté et de sa surestimation de lui-même. Malgré l'attirance de ce Côté Obscur, il était persuadé d'avoir commis une faute. Et si, comme tous ces gens dont les lettres narrent l'histoire dans ces bouquins, il ne survivait pas et succombait au joug du Sombre Côté ? Ils avaient réussi à piller une maigre colonie, mais le vaste empire séparatiste constituait l'une des plus grandes puissances galactiques. Que pouvaient bien faire une poignée d'hommes, qui, pour seules armes, possédaient la volonté et le zèle d'accomplir des grandeurs au nom du Côté Obscur ? Puis, il se rappela des Rebelles, et d'à quel point la détermination était à la fois l'arme et l'esprit; le rouage maître du mécanisme de la plus menue à la plus immense des armées, et que nul ne saurait perdurer sans souhait d'être et d'exister. Il reprit confiance en lui, et se convainquit lui-même de la splendeur du Côté Obscur, de la destruction qu'Il causait, des sillons de terreur qu'Il traçait à travers l'entier univers, et comment il deviendrait sa figure la plus prestigieuse. Son ambition dépassait sa propre raison, et il fut coupé court dans ses rêveries lorsque le pilote du transporteur grogna quelques mots à l'attention de son micro :
"- Ici Pilote 42, reçu 5 sur 5, on stationne au-dessus de la zone !"
Le chauffeur tourna la tête vers Anduin et le reste de l'équipage, et l'inclina, en hurlant ces paroles pour se faire entendre dans le chaos ambiant :
"- OK, ESCOUADE 42, TENEZ-VOUS PRÊT A ATTERRIR, LA ZONE GROUILLE DE CHIENS GEANTS. ORDRE DE TIRS DE SUPPRESSION. JE REPETE : ATTERRISSAGE, TIRS DE SUPPRESSION !"
Les soldats s'étaient tous redressés, en approuvant du chef, et attendaient dans une discipline impeccable que les portes de la navette s'ouvrent. Anduin demeurait légèrement en retrait, tâchant de ne pas gêner et de se tenir à l'écart des risques. Lorsque l'issue se découvrit, l'air s'engouffra dans le vaisseau et décoiffa le frêle garçon, qui passa un bras devant son visage. Sous les rugissements de leur supérieur, l'escouade 42 bondit à terre en ouvrant le feu dans tous les sens, parfois même totalement à côté des dizaines de chiens qui rampaient dans leur direction. Le novice adressa un bref regard au pilote, puis sauta au sol, jugeant l'espace assez sécurisé -il n'était ni armé, ni équipé, il avait raison de s'inquiéter de ces bestioles qui avaient visiblement réussi à tuer quelques hommes-. Le transporteur redécolla avec les autres, pour s'envoler on-ne-sait où. Malgré la confusion du champ de bataille, Anduin aperçut le Seigneur Noir, Dark Nihls et Kalith, mais décida de rester éloigné, pour éviter les maltraitances outrageusement gratuites. Les chiens eurent vite fait d'être exterminés; certains troupiers ramassèrent les cadavres des deux camps et les emportèrent plus loin. De même pour les blessés; "Personne ne doit savoir que nous sommes passés ici" avait ordonné Oblivius, alors personne ne saura qu'ils sont passés ici.
Soudain, dans un tonnerre assourdissant, le flanc de la montagne contre lesquelles les bêtes étaient acculées s'ouvrit en deux et laissa distinguer un vaste passage plongé dans les ténèbres. La jeune recrue, à la fois subjuguée et excitée par la majesté et l'impressionnante aura du lieu, rejoignit l'escouade 2. Elle s'avança doucement entre les couloirs épais de la montagne, guidée par les maigres lueurs des sabres et des lampes de ses nouveaux frères d'armes. Le long et sinueux corridor aboutissait en réalité dans un hangar très spacieux. On ne mit pas longtemps avant d'en réguler l'obscurité; de partout, la lumière jaillit et inonda la salle, révélant...
Deux vaisseaux. Mais pas seulement. A la plus grande stupeur et horreur d'Anduin, une masse noire de créatures fondit sur le groupe. En un instant, quelques uns des soldats les plus audacieux furent broyés sous le nombre affolant de chiens mutants, mais heureusement pour lui, ils étaient bien plus avancés que lui. Une passerelle séparait la horde du reste des hommes; certains grimpèrent, puis se mirent à attaquer le Seigneur Sith, qui était le plus exposé étant donné que les autres avaient reculé. Une bête le plaqua au sol, et manqua de lui lacérer le visage à coups de crocs; les tirs paniqués des stormtroopers en retrait le repoussèrent quelque peu. Anduin tourna la tête, scruta les environs, et tâcha de se rendre utile en se munissant d'une simple pierre. Il se plaqua contre une paroi et attendit le moment opportun pour s'en servir. Subitement, quelques uns des limiers se retournèrent contre leurs compagnons. Le seigneur prit alors les devants et ordonna à tout le monde de le suivre : même s'il était loin d'exceller dans la course, Anduin suivit la troupe sans broncher, tâchant de courir à la même allure. Il résulta de cette ruée quelques griffures et dommages à ses jambes. En effet, alors qu'il parcourait le même chemin que ses alliés, le néophyte fut blessé par quelques créatures hargneuses qui essayèrent d'en faire son repas. Sous la poussée d'adrénaline et de courage mêlée à de la rage, le jeune homme parvint à braver les molosses et s'évada avec le reste des soldats. Ils s'arrêtèrent finalement après avoir gagné une nouvelle pièce, plus petite cette fois. Elle était éclairée : un bien qui ne le décevait pas, cette fois-ci. Il s'appuya contre l'encadrement de l'entrée pour pester contre ces maudites espèces et maudire leur race entière, en examinant ses plaies. Il n'eut hélas pas le temps de se soigner, puisqu'une étrange présence perturba son esprit. Il releva brusquement le regard et perçut une dizaine de gros lézards... ainsi qu'un esprit armé d'un sabre rouge. Dark Oblivius était déjà dans la bataille : il semblait vouloir s'occuper de cet adversaire de taille. Le duel s'engagea, tandis que d'un autre côté, les stormtroopers ouvrirent le feu sur les dragons au venin réputé si dangereux. Anduin s'écarta vivement de la scène -encore une fois, il n'était armé que d'un caillou et d'un éclat de volonté- et se fit discret pour ne point gêner ses compères et se faire oublier de ses ennemis. C'est alors qu'un Hssiss se faufila sur les flancs de la formation et bondit sur lui. Horrifié, il poussa un cri de surprise et s'étala contre le sol. Il donna un bref coup aussi hasardeux qu'inefficace sur la cuirasse de l'iguane géant, en vain. Ce dernier le menaça, de sa gueule, et alors qu'il avait senti son heure sonner, acculé contre la terre, la respiration saccadée, la boule au ventre, totalement sous le joug de la bestiole, il sentit une puissante vague de fureur en lui. Il refusa nettement cette situation, et, dans un rugissement, ses veines frontales se contractèrent; le reptile fut repousser si loin que l'humain en fut stupéfait. Il manqua de tomber dans le vide, car il usa de ses griffes pour se maintenir au rebord, en geignant des plaintes rageuses. De son côté, les forces d'Anduin s'étiolèrent aussi vite que ses émotions négatives : impressionné par ses propres prouesses, il recula en rampant, épuisé. Son endurance lui faisait encore défaut.
Pendant qu'il avait "combattu" la bête, le monde autour de lui avait bien évolué. Kalith avait fait un massacre. A juste titre, puisque les serpents quadrupèdes avaient aussi fait un ravage dans leurs rangs. De vingt-quatre, ils étaient passés à neuf. Un miracle qu'il compta parmi ceux-là.
Là, allongé sur les dalles poussiéreuses au coeur d'une montagne, Anduin gisait, essoufflé. Il était si las de tous les derniers événements que son corps ne semblait plus vouloir répondre aux vains appels de son esprit. Il recula à nouveau, sur le dos, puis se laissa choir, bras écartés. On l'aurait cru mort s'il ne respirait pas encore, car il avait clos les yeux et était recouvert de cendres, de sable, de sang pour ses jambes, et de menues plaies étoilaient ses vêtements rapiécés. Il sombra lentement dans l'inconscience, alors qu'à une dizaine de mètres, l'esprit Sith prenait sa revanche.