Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Quand l'Opération Frappe Noire continue.

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #34

    Post n°33
    Auteur : Hivernus

    Les corps s’entassent dans l’espace déjà très restreint du Renfort Tactique Tout-Terrain. Les défenseurs, réduits à une poignée de forcenés, luttent avec la force du désespoir entre les consoles de tir. Barristan, à la tête du dernier carré de soldats impériaux en état de combattre, tente en vain de contenir le plus gros des assauts afin de protéger les siens. Le chevalier impérial, qui commence à fatiguer, fait usage de toutes les techniques de combat qu’il connaît pour tenter de conserver l’avantage sur ses adversaires. Son poing traverse le crâne d’un mort-vivant lorsque le gantelet en cortosis percute son front. Le cadavre est rejeté en arrière, frappe de plein fouet quelques corps réanimés, puis finit par disparaître au sein-même d’un flot d’abominations dont le nombre ne cesse d’augmenter. D’ici peu, les impériaux seront complètement submergés.

    Conscient que la survie des siens dépend de ses aptitudes, le commandant décide de faire usage de la Force pour repousser la vague de corps décomposés qui déferle sur eux. Les assaillantes sont projetées contre la paroi du fond, prises pour cibles par les rares défenseurs qui tiennent encore debout et abattues les unes après les autres, trouées de part en part par de multiples traits laser. Le chevalier impérial concentre ensuite ses efforts sur la fermeture de l’écoutille. L’ouverture par laquelle les cadavres ressuscitées se jetaient est désormais close. Sûr et certain qu’une nouvelle percée est imminente, Barristan refuse de relâcher la pression qu’il exerce sur l’écoutille. Son intuition, excellente, lui donne finalement raison lorsque les tambourinements reprennent au-dessus d’eux.


    - Trouvez de quoi condamner cette écoutille ! Ordonne le maître d’armes, conscient qu’il ne pourra pas tenir très longtemps.

    Dans son dos, les hommes s’activent. Certains se chargent d’administrer les premiers soins aux blessés les plus sérieux. Les autres font le tour de l’engin blindé pour achever les monstruosités qui remuent encore. Un membre d’équipage revient finalement avec un chalumeau en main. Il est temps. Au-dessus du chevalier impérial, les Soeurs de la Nuit revenues d’entre les morts cherchent toujours un moyen d’entrer. Pendant quelques secondes, l’écoutille se soulève dans un grincement strident. Plusieurs paires de mains tentent d'agripper le commandant, qui referme la trappe d’un coup sec. Quelques membres sectionnés tombent sur le sol froid du blindé, remuent un instant puis s'immobilisent pour de bon.

    - Du nerf soldat ! Je ne pourrais pas les retenir indéfiniment !

    Barristan, dont le front est couvert de sueur, semble en effet montrer des signes de faiblesse. Ses bras, dont les muscles sont très sollicités, commencent à trembler. Le soldat qui se trouve en dessous de lui grimpe sur une caisse afin d’atteindre plus facilement l’écoutille et commence à souder l’ouverture. La trappe, dont l’acier fond dans des gerbes d’étincelles, est peu à peu condamnée, à la grande satisfaction du vieux maître d’armes.

    - Bon travail… Cela devrait les occuper un bon moment. Soupire le chevalier impérial, gratifiant le membre d’équipage d’une accolade amicale.

    Le commandant se laisse glisser le long de la paroi du blindé, complètement exténué. Il repousse du pied le cadavre décomposé d’une Soeur de la Nuit, qu’il juge trop près de lui, puis laisse sa tête se reposer contre le mur. Autour de lui, tout n’est que mort et désolation. Des corps, en uniforme, en armure, ou dans un état de putréfaction avancé, sont entassés ici et là, à la vue de tous. Frères d’armes et ennemis, entrelacés dans des positions absurdes, rappellent aux survivants les horreurs du champ de bataille.

    Le vieux maître d’armes est une fois de plus submergé d’émotions. Tristesse, colère, dégoût… Toutes ces morts, semble-t-il persuadé, sont de son ressort. Il aurait pu évité un massacre en refusant toute entrevue avec les indigènes. Il aurait pu se contenter de faire stériliser cette foutue planète. Peut-être aurait-il dû… L’Impérium aurait ainsi pu acquérir la victoire à un moindre coût. Tout le monde aurait ainsi pu rentrer sain et sauf à la maison. Mais il est trop tard à présent. Le chevalier impérial a envoyé des dizaines de soldats à leur perte. Et il devra vivre avec ce fardeau jusqu’à ce que la mort le délivre.

    Barristan tente de faire le vide dans son esprit. La noirceur qui s’est emparée de lui n’a rien de bon à offrir, ni à lui, ni à ses hommes.


    - Commandant… Puis-je m’asseoir à vos côtés ?

    Le commandant redresse doucement la tête vers un soldat de choc, dont l’armure est dans un état déplorable. Le chevalier impérial, d’un simple geste de la main, invite le stormtrooper à le rejoindre. L’homme le remercie d’un signe de tête, se laisse glisser contre la paroi, retire son casque et inspire profondément. Le bougre, conscient qu’il est chanceux d’être en vie, se met à rire nerveusement.

    - Bon sang… J’en viendrai presque à regretter de ne pas avoir choisi Hoth comme première affectation… Commente le soldat, d’une voix presque étouffée par le poids de la fatigue.

    Il tire une ration de combat de sa ceinture utilitaire et entreprend de manger un premier morceau qu’il savoure les yeux fermés. Barristan l’observe s’octroyer un instant de répit bien mérité, en silence. Le visage du stormtrooper, encore juvénile, indique qu’il n’a probablement pas plus de vingt ans. Une fois encore, le vieux maître d’armes ne peut s’empêcher de se torturer l’esprit. Combien de jeunes hommes et de jeunes femmes a t-il envoyé à une mort certaine ? Combien de fils et de filles, de frères et de sœurs, de jeunes fiancés, vient-il d’arracher aux leurs, sur des terres sauvages et reculées ?

    - Vous voulez manger un bout avec moi commandant ? Demande alors le jeune homme, tendant vers son supérieur la barre énergétique qu’il a commencé à grignoter.

    - J’apprécie le geste, soldat. Mais je dois décliner la proposition. L’appétit n’est pas au rendez-vous. Indique le chevalier impérial en le gratifiant d’un petit sourire.

    Le soldat de choc n’insiste pas. Il avale une nouvelle bouchée de sa ration de combat, l’estomac tiraillé par la faim. Dehors, les abjectes créatures de la mère Esmsyl poursuivent leurs assauts sur le blindé. Cris démentiels et inhumains se mêlent aux gargouillis infâmes et aux tambourinements incessants. Dans cette atmosphère pesante, il semble difficile de trouver quelque réconfort qui soit.

    - Commandant, les secours sont en approche. Annonce un membre d’équipage rescapé.

    - Enfin… Ce n’est pas trop tôt. Soupire le vieux maître d’armes.

    Les chasseurs TIE d’escorte sont les premiers à arriver sur place. Le feulement rauque des appareils impériaux qui perce au travers des hurlements bestiaux des morts-vivants est un son doux et réconfortant pour les quelques soldats piégés au sein du blindé. Les détonations qui suivent achèvent de rassurer les hommes. Après plusieurs passages, les hurlements cessent. Le RT-TT est pris d’une légère secousse lorsque le transporteur vient se fixer à la coque. Les parois du véhicule grincent doucement lorsqu’il est emporté dans les airs et ses occupants doivent se tenir à ce qu’ils peuvent pour ne pas finir projetés au sol.

    Barristan sent un poids s’envoler lorsqu’ils quittent enfin la zone pour rejoindre le gros des forces impériales. Au sein du blindé, l’ambiance devient plus légère. Les premiers signes de réjouissance semblent enfin se dessiner sur les visages ensanglantés et fatigués des soldats. Le chevalier impérial demeure, pour sa part, amer. Il sait qu’il reste encore beaucoup à faire avant d’obtenir une victoire totale sur l’ennemi. Tant que les forces obscures de la mère Esmsyl n’auront pas été entièrement vaincues, des vies seront perdues du côté impérial…






    Rakton, les yeux rivés sur la table à projection holographique, observe avec attention les moindres mouvements de troupes. La ténacité dont font preuve les soldats qu’il a sous ses ordres a permis à l’armée impériale de tenir en respect ces maudites bestioles. Leurs efforts héroïques, combinés à ceux de l’artillerie et des escadrons de chasseurs déployés en soutien, semblent avoir porté leurs fruits. Sur la carte, les points représentant les forces adverses refluent dans la forêt. Pour le colonel, un nouvel enjeu se dessine. Il faut profiter de cette opportunité pour reprendre le terrain perdu à l’ennemi avant qu’il ne puisse se ressaisir. Cependant, il ne faut pas agir sans prudence. Lancer une contre-attaque pourrait s’avérer contre-productif si, en face, ces saletés d’araignées reviennent en nombre pour décimer ceux et celles qui seraient envoyés à l’assaut. Après tout, il se peut que cette manœuvre ne soit qu’un leurre destiné à attirer les troupes impériales dans un sinistre piège…

    Sur la ligne de front, plusieurs unités semblent déjà avoir saisi cette opportunité. Les hommes de la 305ème compagnie, soutenus par des éléments du 12ème régiment de mêlée, semblent déjà s’être mis en ordre de bataille pour reprendre le terrain perdu à l’ennemi. Ici et là, d’autres troupes suivent leur exemple. Cependant, cette action téméraire dégarnit les ailes de plusieurs unités. Si ces foutues créatures venaient à faire volte-face, il serait d’autant plus facile pour elles de s’engouffrer dans un dispositif de défense qui s’élargit beaucoup trop vite et de manière dangereuse. Ce ne sont pas quelques avant-postes édifiés à la va-vite par quelques soldats téméraires qui changeront quoi que ce soit en cas de nouvelle offensive…


    - Nouvelles directives pour les unités suivantes. Les 305ème et 307ème compagnies d’infanterie doivent tenir sans fléchir leurs positions actuelles avec l’aide des sapeurs de la 11ème compagnie et les survivants du 20ème d’infanterie. Le 12ème régiment de mêlée se chargera seul de la défense des secteurs vingt-cinq et vingt-six jusqu’à nouvel ordre. Les soldats de la 212ème compagnie, soutenus par des éléments du 5ème bataillon du génie, doivent reprendre le secteur 15 quoi qu’il en coûte. Les hommes de la 177ème compagnie seront chargés de relayer les soldats de la 205ème compagnie dans le secteur 14 afin de permettre à ces derniers de faire la jonction avec les autres unités pour sécuriser le secteur 13. Transmettez le message suivant aux commandants des différentes batteries : Excellent boulot. Qu’ils ne relâchent pas la pression cependant. L’ennemi doit être brisé par tous les moyens possibles, jusqu’à ce qu’il soit complètement anéanti ou en déroute totale. L’artillerie doit soutenir au mieux la progression des unités au sol et éviter tout tir fratricide. Ordonne l’officier, poursuivant sa série de directives. Transmettez également un message au commandement de la flotte. Nous allons avoir besoin de leurs bombardiers pour procéder à un vaste nettoyage de printemps. Un largage de bombes incendiaires en des endroits bien précis devrait nous permettre de gagner un temps précieux. Lorsque ces sales bestioles n’auront plus de quoi se cacher, il sera bien plus simple de les exterminer. Nos observateurs d’artillerie se chargeront de leur indiquer les meilleurs points à bombarder.

    Autour du colonel, les hommes sont déjà l'œuvre. Par leur intermédiaire, les ordres sont rapidement transmis d’un bout à l’autre du camp. Sur la carte à projection holographique, plusieurs mouvements de troupes s’effectuent sous les tirs de barrage de l’artillerie. Les araignées poursuivent leur retraite rapide au cœur de la forêt, harcelées de toute part par les obus qui tombent du ciel et les traits laser qui pleuvent dans tous les sens. Dans les airs, les rares combattantes chevauchant les bêtes ailées finissent elles-aussi par se replier, concédant la victoire aux chasseurs TIE des 44ème et 45ème escadrons. Les défenseurs de Base Rancor semblent avoir remporté la première manche de cette bataille. Toutefois, il ne fait aucun doute, pour Rakton, que d’autres affrontements restent à venir… Il ne faut donc pas crier victoire trop vite.

    - Lorsque les bombardiers auront dégagé la zone au napalm, ordonnez aux unités de poursuivre leur contre-offensive. On leur enverra tout le soutien qu’on pourra. Reprend l’impérial d’une voix qui commence à perdre en intensité.

    - Mon colonel, on vient de m’informer que l’extraction du commandant Barristan et de ses hommes est un succès. Indique le jeune lieutenant chargé des communications, guettant avec réserve une réaction de la part de son supérieur.

    - Faites en sorte qu’on prépare de quoi recevoir les blessés au plus vite. Et assurez-vous qu’on reçoive plus de moyens de la part de la flotte en orbite. On a besoin de tout ce qu’ils ont là-haut pour pouvoir poursuivre notre mission. Troupes fraîches, blindés, munitions, fournitures médicales… On va rapidement manquer de tout ici.


    - A vos ordres, colonel.

    Instructions et demandent fusent une fois de plus d’un bout à l’autre de la tente. Le colonel vient caresser machinalement la petite moustache nichée sous son nez en observant ses hommes se mettre à l'œuvre. Sur la carte à projection holographique, les nouveaux mouvements de troupes indiquent que les chefs d’unité ont bien pris réception des ordres. Parfait.

    - Capitaine !

    - Mon colonel ?

    - Vous avez le commandement effectif des troupes jusqu’à mon retour. Tâchez de ne pas tout faire foirer.

    - Vous pouvez compter sur moi pour garder la discipline dans les rangs, mon colonel. Annonce le capitaine en faisant claquer ses talons, un léger sourire aux lèvres.

    Rakton quitte la tente de commandement pour prendre l’air. Des dizaines de soldats courent dans un sens ou dans un autre pour rejoindre leurs positions. L’artillerie gronde toujours, lâchant ses terribles obus sur les ennemis qui ne sont, à cette distance, que de minuscules points dans l’horizon. RT-TT et TR-TT se mettent en mouvement afin de rejoindre la ligne de front, faisant trembler le sol à chaque pas. D’ici peu, la contre-offensive sera totale…

    L’officier se rend à grandes enjambées sur l’aire d'atterrissage. Avec le retrait des bêtes ailées, le va-et-vient des navettes reprend doucement son cours. Les premiers transports se posent afin de délivrer les armes, les munitions et autres matériels qui serviront aux soldats sur le champ de bataille. Les hommes chargés de la logistique travaillent comme des forcenés pour s’assurer de décharger en des temps infimes les cargaisons des navettes. Dégager les pistes au plus vite pour les prochaines livraisons semble être leur priorité. Après quelques minutes d’attente, deux transports approchent finalement la base, ajustent leur trajectoire, se positionnent au-dessus d’une aire et larguent finalement les deux blindés suspendus à leur carlingue. L’allure pitoyable des véhicules, aux parois couvertes de griffures, de lambeaux de chair et de sang, démontre à quel point le combat a été violent pour les hommes de Barristan.

    Le chevalier impérial est le premier à sortir. Il n’a pas bonne mine. Les traits tirés de son visage lui donnent bien dix ans de plus. Son armure maculée de sang et de boue, sa cape déchirée et son regard fatigué en disent long sur l’éprouvant périple qu’il a enduré. Et que dire de ceux qui le suivent ? Peu sont ceux qui tiennent encore debout. Nombre de soldats doivent être évacués du blindé dans des brancards, à la force des bras. La grande armée impériale a perdu de son superbe éclat au contact de Dathomir…


    - Quel est le rapport de situation colonel ? Demande alors le vieux maître d’armes en s’approchant d’un pas déterminé de l’officier.

    - Base Rancor a été prise d’assaut par une légion de saloperies. On a réussi à les repousser… Pour l’instant. Mais on a perdu pas mal de bons gars dans la bataille… Une nouvelle offensive pourrait bien nous submerger complètement. Indique Rakton, les mains croisées dans le dos.

    - Je vois… Qu’en est-il de l’avant-poste Tempête ?
    S’inquiète alors Barristan.

    - Le contact a été rompu au cours de l’attaque. Nous essayons actuellement de rétablir les communications mais il semblerait bien que les forces ennemies aient trouvé un moyen de nous en empêcher. Pour l’heure, nos éclaireurs ne sont toujours pas revenus et il nous est donc impossible de savoir quel est le statut de l’avant-poste Tempête. L’informe l’officier, une pointe de nervosité dans la voix.

    Le commandant de la force expéditionnaire demeure silencieux le temps de quelques battements de cœur. Lorsqu’il décide enfin de reprendre la parole, les yeux du vieux maître d’armes sont animés d’une lueur nouvelle.

    - Je vais me rendre sur place afin de savoir ce qu’il en est réellement. Colonel, je m’en remets complètement à vous pour tenir l’ennemi en respect dans ce secteur.

    - Sauf votre respect commandant…

    - N’essayez pas de me convaincre colonel, ma décision est prise. Nul impérial ne sera abandonné à son sort. Si l’avant-poste Tempête est bel et bien attaqué, il est de mon devoir d’aller assister ceux et celles qui s’y trouvent. L’interrompt le chevalier impérial.

    - Je comprends, commandant. Cependant, je me dois de vous informer que je suis dans l’incapacité de vous fournir le moindre soutien. Indique le colonel, gêné. Nous avons à peine assez de ressources pour garder ce secteur sous contrôle impérial.

    - Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’un transport. Je me charge du reste.

    Rakton acquiesce en silence. Il sait très bien que l’homme ne reculera devant rien pour venir en aide aux siens. De toute manière, le commandant Barristan est peut-être le seul espoir des soldats coincés dans l’avant-poste Tempête. Le maître d’armes a prouvé qu’il était un combattant redoutable que rien ne semble pouvoir arrêter… Du moins, pour le moment…

    - Que la Force soit avec vous, commandant.

    Le chevalier impérial esquisse l’ombre d’un sourire, gratifie l’officier d’une tape amicale sur l’épaule puis se dirige vers l’agent Stan, autour duquel se sont rassemblés les quelques rescapés du carnage encore debout. Les hommes se tournent vers leur commandant et trouvent la force de se mettre au garde-à-vous bien qu’étant passablement épuisés.

    - Agent Stan, je compte sur vous pour veiller sur Thenel Ko. Il est impératif d’assurer sa sécurité si nous voulons avoir une chance d’obtenir une totale coopération des indigènes. Annonce Barristan d’une voix grave. Faites en sorte qu’elle soit soignée et traitée avec le respect dû à son rang. Et si vous voyez mon écuyer dans les parages, confiez-lui le commandement des survivants. Je veux qu'il les mène à la victoire en première ligne.

    - Entendu commandant.

    Le regard du maître d’armes passe de visage en visage, de casque en casque. Commandos et stormtroopers, plus rigides et droits qu’un piquet, attendent en silence les instructions de leur supérieur.

    - Le destin de Dathomir va probablement se jouer en ces terres, au cours d’une dernière grande offensive. L’ennemi va envoyer dans la bataille tout ce qu’il a en réserve. Ce que nous avons affronté avec horreur dans cette clairière va très certainement se diriger par ici afin de livrer un ultime combat. Admet le commandant avec gravité. Je ne vous le cache pas, les prochains affrontements risquent d’être violents et éprouvants, tant physiquement que mentalement. Je sais que vous êtes déjà au bord de l’épuisement, que je risque de vous en demander trop, mais j’ai besoin de vous sur la ligne de front. Nos camarades ne savent pas à quoi s’attendre. Ils n’ont aucune connaissance sur l’ennemi que nous affronté dans cette clairière. Votre expertise sera une aide particulièrement précieuse sur le terrain. Puis-je compter sur votre soutien messieurs ?

    « Chef oui chef ! » répondent les soldats à l’unisson.

    - Vous faites la fierté de l’Impérium, sachez-le. Fait remarquer le chevalier impérial, un léger sourire venant étirer ses lèvres. Rompez.

    Commandos et stormtroopers font claquer leurs talons une dernière fois avant de rompre les rangs pour rejoindre au pas de course les troupes combattant sur la ligne de front. Barristan les observe s’éloigner le temps de quelques battements de cœur, puis décide de rejoindre le transport que le colonel Rakton a préparé pour lui. Alors qu’il s’apprête à monter la rampe d’accès, le feulement rauque de quelques appareils impériaux attire son attention. Le maître d’armes lève la tête vers le ciel afin d’admirer le passage éclair d’une poignée de bombardiers TIE. L’instant d’après, les engins lourds de la marine impériale survolent la forêt afin d’y larguer leurs bombes. Les puissantes détonations qui suivent et les incendies qui se déclenchent ici et là provoquent les cris de joie des soldats impériaux. Les voilà galvanisés pour l’assaut final…


    Spoiler : Spoiler
    Les troupes impériales peuvent lancer leur contre-offensive dès la fin des bombardements. Attention toutefois, les forces de la mère Esmsyl se sont rassemblées pour mener un dernier combat. Attendez-vous à devoir affronter une multitude d'ennemis, allant de l'araignée au mort-vivant, en passant par les bêtes ailées et leurs redoutables cavalières. Certaines Sœurs de la Nuit useront de leur connaissance du terrain pour essayer de vous tendre des embuscades et il se peut que des araignées vous tombent dessus depuis les arbres et/ou des trous :D

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      a écrit sur dernière édition par
      #35

      Post n°34
      Auteur : Valiant

      Brigade Volontaire 
       
      12eme Régiment de mêlée
       
       


      Sur cette terre maudite la manoeuvre du commandant Rock avait été un franc succès, les arachnides avaient perdu du Terrain face aux assauts combinés des sabreurs avec l'appui de l'artillerie lourde.
      Perfect Storm était survoltée en compagnie de ses sapeurs , elle avait tranché, découpé, décapité un grand nombre d'araignées, ses yeux rouges se promenaient sur le champs de bataille à la recherche d'adversaire à affronter, mais les créatures s'étaient repliées dans la foret, noire, sans doute pour mieux tisser leur toile et prendre aux pièges les soldats Impériaux.
      Mais les guerriers de l'Impérium n''étaient pas de simples insectes décérébrés, ils avaient maintenus eur position, attendant les ordres.
      Un premier ordre resonna à la radio: l'opération pêche aux gros devait être lancée, on devait attirer à découvert les plus gros prédateurs afin que les canons les transforment en chair à pâtée.
      Mais un contre-ordre de l'état major vint perturber l'avancée impériale: les troopers devaient maintenir leur position, le 12° régiment de mêlée devant assurer seul la défense des secteurs 25 et 26.
      L'échanie n'en croyait pas ses oreilles, on lui demandait de cesser d'attaquer , quel officier incompétent commandait donc cet invasion?
      A contrecoeur, elle ordonna à ses sabreurs de reprendre leur position initiale et de rejoindre le reste du régiment, le colonel O'Mont devait déja être en train de réorganiser ses rangs tout en aboyant sur ses soldats.
      Soudain un bruit déchira la ciel, et maintenant Perfect Storm comprenait mieux la manoeuvre, les soldats devaient garder le position le temps que les bombardiers réduisent à néant ce qui restait de la foret, rien de tel qu'un combat sur une terre brulée pour mettre l'ennemi à découvert.
      Un mur de flamme éclaira le paysage, suivi d'une salve d'artillerie, le Poing observa la position ennemie enfin ce qu'il en restait , il ne resterait pas un millimètre carré qui n'avait été bombardé.


      Les brigadiers se rassemblèrent autour de la jeune femme, elle allait bientôt ordonner l'assaut. appuyé par les troupes régulières.
      Une dernière explosion suivi d'un silence pesant, le voile de fumée se levait peu à peu sur un paysage désolé, ce qui était autrefois une foret n'était qu'un amas de bois calciné, de trous dans le sol et de troncs déracinés.
      Le sapeur a coté d'elle pencha la tête, pour mieux entendre les ordres qu'on lui donnait dans son oreillette, un étrange sourire illuminant son visage, il se tourna vers l'Echanie: inutile d'en dire plus, il avait reçu l'ordre d'attaquer.
      Déja sur ses flancs, les troopers impériaux avançaient prudemment, une langue de feu se déployait de temps en temps pour déloger une araignée de son terrier.
      Quelques silhouettes avançaient en direction des rangs de la brigade volontaire: pendant un instant, les sapeurs se figèrent en voyant l'apparence de leur adversaire: ils étaient chargés par des morts vivants,  la plupart de leur assaillants étaient défigurés, ou avaient des membres manquants, certains étaient même toujours en train de bruler pourtant ils avançaient en leur direction.
      Perfect alluma son double sabre laser, nullement impressionné par l'ultime tour de passe passe des soeurs de la nuit qui envoyaient des morts vivants à l'assaut.


      -Sapeurs: Pas de quartier! 
       
       
       
      Un ordre inutile au vu des circonstances, mais les sapeurs étaient confrontées pour la première fois à ce genre de bataille, face à ce genre d'ennemi.D'un bond de force, elle se trouva devant le premier zombie, elle le coupa en deux d'un simple revers de lame avant de l'achever en lui plantant sa lame rouge dans le front.Les morts vivants attirés par la lumière de son sabre se rapprochèrent, en quelques moulinets elle en décapita deux d'un simple geste.
      Voyant leur leader exterminer si facilement de leur adversaires, les sapeurs chargèrent en hurlant, certains avaient dégainé leur fusil blaster, prenant soin de viser la tête.
      En quelques minutes, la foret noire fut débarrassée de ses sombres occupants, tout du moins en apparence.


      Le sol trembla soudain sous les pieds des soldats de Cathar, et une araignée géante sortit du sol, celle ci s'étant enterrée avant le bombardement, des soldats tombèrent dans le trou laissé vacant par la créature, tandis que de ses mandibules sortit un étrange liquide verdâtre, plusieurs soldats touchés par le flux gastrique s'effondrèrent en hurlant, le venin leur brulait la peau en traversant leur combinaison de combat.
      Les yeux de l'échanie s'illuminèrent encore un peu plus, et elle abrégea les souffrances de deux sapeurs en leur brisant la nuque grâce à la Force.
      Elle se tourna ensuite vers l'Arachnide, celle ci reculait sous le feu croisé des brigadiers, , la bête immonde se cabra, pour cracher sans doute une nouvelle fois son venin, Perfect bondit et fit une entaille sous le ventre de la bête avec sa lame incandescente avant de réatterir, elle s'empara ensuite d'un détonateur sur un cadavre et grâce à la Force, le projeta dans la plaie béante puis elle ordonna:


      -A couvert! 
       
       
       
      Le ventre de la bête explosa, la créature sembla hurler tandis que les explosions secouaient son corps, elle se mit sur ses pattes arrières comme pour frapper une dernière fois tandis que ses viscères s'écoulaient de son ventre dorénavant fendu en deux. 
       
       
      Puis elle s'effondra mortellement blèssée soudainement secouant un peu plus le sol. 
       
       
      Perfect Storm observa le cadavre de la créature , elle en avait assez de perdre son temps avec les jouets des soeurs de la nuit, il était temps de les frapper au coeur, et c'est d'un pas décidé qu'elle avança en direction de la dernière position connue des Sorcières de Dathomir... 
       
       
       
       
       
      Spoiler : HRP
      on lance l'assaut final camarades! 
       
       
       
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        #36

        Post n°35
        Auteur : Korax Endatoménès

        Quand Korax sortit de sa torpeur, la carcasse de métal du marcheur était secouée par une grande agitation. Des soldats tentaient de forcer la porte latérale du sarcophage d'acier. Le jeune homme rassembla ses esprits et s’approcha d'un officier du corps médical, un twi'lek pour lui demander des informations sur la situation malgré sa migraine. La bonne nouvelle était que des canonnières étaient arrivées pour les extraire et avaient nettoyé le blindage de ses occupantes indésirables au canon laser léger ; la mauvaise était que la serrure de la porte était bloquée par la défaillance partielle des systèmes électroniques du RT-TT et qu'ils étaient donc piégés à l’intérieur. Le natif de Yaga Minor jeta un regard circulaire dans le compartiment : il était le seule membre de l’escadron gris présent et les Dathomiriennes présentes ne semblaient pas dans un meilleur état que lui. De plus, il était bien trop timide pour leur demander de l'aide. Il allait devoir se débrouiller seul pour ouvrir cette porte.

        Il s’approcha des stormtroopers qui tentaient de fait sauter la serrure avant leur matériel de retranchement. Il leur demanda de s’écarter et du calme. Ils ne discutèrent pas, n’ayant pas de meilleure solution. Il s’accroupit à côté de la porte et posa ses mains sur le système d’ouverture. Il ferma les yeux et tenta de visualiser le mécanisme. Il s’agissait d'une serrure mécanique utilisant trois crochet qui se rabattaient dans la porte. Il remonta lentement le système, pour trouver la pièce bloquée ou une pièce déclenchant tout le mécanisme d'un coup. Il trouva un arbre entraînant trois systèmes poulie-courroie, eux-mêmes reliés aux crochets. Il essaya de faire pivoter le cylindre d’acier, celui-ci ne résista pas. Il fit tourner l'arbre, aussi vite qu'il pouvait mais déplacer un objet avec la Force n’était pas évident, encore moins quand on ne le voit qu’à travers la même Force. Cela lui pris une poignée de minutes avant qu'il puisse ouvrir la porte. Il cligna des yeux pour s’adapter à la lumière des phares des canonnières dans la pénombre du soir.

        Il ordonna qu'on prenne les échelles présentes dans le marcheur et les disposa pour faire un pont pour évacuer les blessés sans risquer de les faire tomber. Il fixa l'ordre d’évacuation en commençant par les blessés tandis que des soldats veillaient à maintenir les cadavres réanimés loin du dispositif. Les blessés furent sortis en premier, puis il envoya les médecins les suivre, les sorcières de Dathomir présentes furent ensuite évacuées et en dernier le reste des soldats et Korax ferma la marche.



        La pression du côté obscur se faisait moins ressentir plus ils s’éloignaient de cette clairière maudite. Le jeune humain souffla et attrapa une des barres vitaminées qu'il avait mis dans une des poches de sa ceinture et l’engloutit pour se rendre des forces. Dans le transport, personne n’ouvrait la bouche et seul le sifflement du moteur se faisait entendre. Il espérait sincèrement pouvoir se reposer quelques heures avant le prochain engagement mais doutait qu’on les lui accorda. Ils allaient sans doute enchaîner avec une autre intervention musclée pour combattre d’autres créatures étranges et maléfiques. Il avait la nausée devant le nombre de soldats qui étaient morts sous ses ordres. Chacune des batailles auxquelles il avait participé s’étaient terminées dans un bain de sang. Les impériaux étaient mal préparés et toujours pris au dépourvu par la diversité des troupes à disposition de leurs ennemis. Ils avaient manqué de soutien lourd et aérien. La coopération entre les différents corps d’armée était bien trop limitée à son goût.

        Il sortit de ses idées noires lorsque la canonnière se posa dans le camp où les soldats du corps médical déchargèrent les blessés. Le camp était en ébullition. La bataille faisait rage à une des barricades montées par les Impériaux. Les hurlements perçants qu'il percevait lui indiquait la présence d’autres cadavres réanimés. Un officier arriva en courant. Tout en essayant de reprendre son souffle, il lui indiqua les ordres de son maître : il devait prendre le commandement sur la ligne de front et diriger une contre-offensive.

        Lorsqu’il parvint à la ligne de défense des hommes en blanc, les lance-flammes illuminèrent le soir. Les Flametroopers étaient très efficaces pour maintenir les murs ennemis à distance, mais cette fois ci, les cadavres n’étaient pas les seuls adversaires qu'ils avaient face à eux : il y avait aussi des monstruosités à l’apparence d’araignées mais de la taille d'un gros droïde astromécano et il percevait aussi la présence de natives. Les sœurs de la Nuit avaient donc décidé de se montrer et de les affronter de face. Les échecs répétés des impériaux avaient dû leur donner suffisamment de confiance pour tenter un tel assaut. Cela donna l’occasion à Korax de se remémorer un proverbe connu sur sa planète natale qui se prêtait à la situation : « L’excès de confiance est un tueur lent et insidieux. ». Les Dathomiriennes allaient payer leur arrogance comme tous les autres utilisateurs du côté obscur avant elles. À sa vue les officiers qui dirigeait le secteur vint à sa rencontre. Le major Polinewicz était un grand blond d'une trentaine d’années à la carrure chétive qui était réputé pour ses compétences au combat rapproché qui contrastaient avec son apparence tandis que le lieutenant Von Heldemberg était une jeune aristocrate originaire de Naboo au cours cheveux bruns et aux yeux bleus. Sa beauté attirait tous ses subordonnés et la forçait à faire preuve de froideur et de sévérité pour tenir ses troupes qui acceptaient ses sautes d’humeur régulières pour pouvoir combattre sous son commandement. Ils firent claquer leurs talons :


        « La situation est plutôt stable mon écuyer, commença le sergent, les viandes froides et les araignées sont utilisées comme chair à canon sans aucune tactique, nous tenons le coup.

        -Tout n'est pas rose non plus, nous encaissons des tirs en provenance de la forêt mais ne parvenons pas à en faire taire la source, reprit la jeune femme d'un ton inamical.

        L’écuyer se demandait si sa prise de commandement avait irrité le lieutenant ou si elle était comme ça avec tous le monde. Le ricanement du major devant sa stupéfaction et la remarque acerbe qui s'en suivit lui indiqua la seconde possibilité. Sentant le regard de glace de l’aristocrate derrière sa visière, le natif de Yaga Minor demanda d'un ton peu assuré :


        -A-t-on de l'artillerie à disposition ?

        -On a tout ce qu'il faut, répondit Polinewicz tandis que des tirs de canons laser labouraient la lisière de la forêt, couvrant les cris des bêtes prisent sous le déluge de feu.

        -Très bien, je vais essayer de localiser les tireurs puis nous les écraserons sous un feu nourri, nous ne leur laisserons aucune chance, les autochtones sont biens trop dangereux pour qu'on se contente de faire un barrage de tirs de blaster dans leur direction. Une fois qu'on aura fait diminuer la menace autochtone dans le secteur, on pourra songer à une contre-attaque.

        Il pris son datapad et s'assit dans une tranchée il activa la carte utilisée par l'artillerie et commença son travail. Il se concentra et fit le vide, le ombres qui l'entouraient étaient de plus en plus visibles. Ses doigts pianotaient machinalement sur la tablette pour indiquer les positions à pilonner. Les détonations assourdissantes des frappes ne le perturbaient pas, il continuait son nettoyage méthodique du secteur de la forêt situé devant lui. Après avoir perçu la disparition des ombres suite au barrage d’artillerie déclenché sur leurs positions, l’écuyer rassembla les deux officiers de son secteur.

        -Rassemblez 50 hommes, nous allons tenter de créer une percée pour prendre la majorité des troupes ennemies sous un feu croisé. Les lance-flammes ouvriront la voie, nous les suivrons et le reste des hommes sécuriseront les flancs. Des questions ?

        -Pourquoi devons nous charger avec nos hommes ? Lui demanda le lieutenant avec dédain. Korax savait que les officiers impériaux faisaient peu de cas de leurs troupes et encore moins de leur état psychologique ; il lui répondit :

        -L’assaut est particulièrement dangereux et si les officiers chargent avec les troupes, elles ne fuiront pas si nous subissons des pertes.

        L’officier n’était pas convaincu mais accepta tout de même de charger avec ses hommes. Polinewicz, quant à lui, faisait rugir sa vibrolame en anticipation du combat. Ils sortirent de la tranchée et commencèrent à progresser à travers les restes calcinés de la forêt quand soudain il perçut un mouvement en face de lui et eut à peine le temps d’arrêter les trois couteaux lancés dans la direction des trois officiers. Tandis que l'esprit des deux sensitifs s’affrontait pour le contrôle des trois objets tranchants, le natif de Yaga Minor tentait de localiser son adversaire. Il se trouvait un peu plus loin dans la forêt. Il la visualisa, elle était grande et élancée et la couleur de sa peau était beaucoup plus humaine que les autres sœurs de la nuit, ses bras semblaient fraîchement tatoués. La concentration du jeune Impérial fut interrompu par la même image qui le rongeait à petit feu et arrêta les couteaux, maintenant tous dirigés vers lui à quelques centimètres de sa tête en reprenant ses esprits. Tout en résistant à son adversaire, le jeune homme se posait toujours les mêmes questions : était elle en vie ? Si oui, avait elle déserté ? Ou était elle captive ? Le combat de volonté fut interrompu par un tir d’artillerie situé proche de la position de son agresseur. Perdu dans ses pensées, il mit quelques secondes à reprendre ses esprits, ramassa les trois couteaux sommaires à ses pieds et remercia Von Heldemberg d'avoir ordonné la frappe. Il achevèrent leur avancée au niveau de la frappe et chercha des yeux le corps de son agresseur mais elle n’était pas là, elle avait dû en réchapper et fuir.

        Ainsi placés, les Impériaux pouvaient piéger un partie non négligeable de troupes ennemies dans un feu croisé meurtrier. Les trois gradés veillèrent à être renforcés par des troupes fraîches, étant devenus les cibles prioritaires des araignées et des sœurs vivantes, les cadavres se jetant sur l’être vivant le plus proche pour le dépecer. Une fois les zones autour de la percée nettoyées, le front progressa jusqu’à rejoindre la pointe de la percée. Korax ordonna la création d'une deuxième ligne défensive à cet endroit en creusant des tranchées et un barrage d’artillerie devant la ligne pour supprimer tous les couverts présents et ainsi déloger les autochtones. Et le petit jeu pour déloger toutes les utilisatrices du côté obscur recommença dans le même secteur. Le natif de Yaga Minor se préparait en réalité à attaquer une autre partie de ma ligne de front pour prendre ses ennemis par surprise.

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          #37

          Post n°36
          Auteur : Hivernus

          Rakton s’arrête devant la tente de commandement, respire un bon coup puis rejoint son second, concentré à analyser les différents mouvements de troupes sur la carte à projection holographique. S’il se fie à ce qu’il a sous les yeux, les forces impériales semblent gagner du terrain. Visiblement, les hordes infâmes de la mère Esmsyl refluent de toute part, mises en pièces par l’artillerie et les sections d’assaut. Quelques unités téméraires prennent de flanc l’adversaire, tente de l’encercler afin de mieux l’anéantir. Mais une fois encore, le colonel constate que la ligne de front s’étire trop rapidement. Certaines zones sont dégarnies au point qu’il semble évident que l’ennemi pourrait passer au travers.

          - Ordonnez à l’escadron Gundark de modifier son cap pour qu’il largue ses blindés dans le secteur dix-sept. Commande le capitaine, les yeux rivés sur les petites silhouettes translucides qui se déplacent doucement sur la carte. Redéployez trois Renforts Tactique Tout-Terrain dans le secteur vingt-huit et deux autres dans le secteur vingt-neuf. Donnez l’ordre au 21ème escadron blindé léger de poursuivre son attaque afin qu’il fasse la jonction avec les hommes des 188ème et 189ème compagnies d’infanterie.

          Les ordres sont transmis d’un bout à l’autre de la tente de commandement. Sur la projection holographique, les nouveaux changements ne tardent pas à se confirmer. Six RT-TT sont largués depuis les airs dans le secteur dix-sept, augmentant considérablement la puissance de feu des troupes sur place. Les Transports de Reconnaissance Tout Terrain du 21ème escadron blindé léger avancent rapidement vers son objectif, anéantissant toute résistance sur son passage. Et les petites silhouettes translucides d’autres blindés convergent vers les points qui leur sont assignés, afin de soutenir au mieux les forces impériales qui sont épinglées par quelques forcenées et leurs animaux de compagnie.

          - Rapport de situation, capitaine ? Demande finalement Rakton, sans quitter des yeux la carte à projection holographique.

          - Les troupes progressent bien, mon colonel. Mais on essuie des pertes. Ces sales harpies ont de la ressource… Et une rage de combattre que je n’ai jamais vu jusque-là chez qui que ce soit.

          L’officier moustachu acquiesce en silence. La résilience des indigènes force assurément le respect. A ce rythme là, il n’y aura plus grand monde à ramener à la maison. Il faut une fois de plus temporiser…

          - Capitaine, contactez le commandement de la flotte. Que leurs bombardiers se préparent à effectuer un second tour. Il faut briser cette résistance coûte que coûte.

          - A vos ordres, mon colonel !

          - Maintenez toutes les unités en stand-bye jusqu’à ce que la zone soit dégagée. Et assurez-vous que les troupes qui ne sont pas encore engagées rejoignent au plus vite la ligne de front. Déployez-les au plus près des combats s’il le faut, mais faites en sorte que nos gars aient du renfort avant qu’ils ne soient submergés ou massacrés jusqu’au dernier. Poursuit le colonel, penché au-dessus de la table. Que l’artillerie redouble d’efforts et se charge de pilonner les positions ennemies. On va les clouer au sol afin de les empêcher de se regrouper. Et quand les bombardiers auront effectué leur second passage, on se chargera d’achever les survivants.

          Autour de l’impérial, les hommes s’activent. Chacun sait ce qu’il a à faire. Une fois de plus, ordres, contre-ordres et renseignements sont échangés avec les unités sur le terrain. Un lieutenant surveille par dessus l’épaule d’un opérateur radio les informations qui défilent sur les écrans. Il compile sur son datapad un ensemble de données qu’il remet ensuite au capitaine afin qu’il puisse les analyser. Un autre officier se charge de coordonner les mouvements de troupes. Un major, dont la mâchoire inférieure est remplacée par une prothèse dernier cri, indique aux batteries d’artillerie les positions à frapper en fonction des informations communiquées par les hommes combattant en première ligne.

          Le grondement assourdissant des canons délivrant leurs salves meurtrières retentit encore. S’adjoint ensuite le feulement rauque des chasseurs TIE venus dégager le terrain avant le passage des bombardiers. Lorsque ces derniers arrivent enfin dans un vrombissement sinistre, un fracas assommant s’ensuit. Le sol tremble à nouveau. Plusieurs cibles désignées par les sections d’assaut sont déclarées neutralisées par les observateurs placés derrière la ligne de front. Sur la carte à projection holographique, quelques points disparaissent.

          Les dernières bombes détonnent… Puis la contre-offensive se poursuit. Des centaines de soldats, renforcés par l’arrivée massive de troupes fraîches déployées au plus près de la ligne de front, quittent leurs positions pour mener un ultime assaut. Oui… Rakton s’en persuade… Cette nouvelle charge sera la dernière. L’ennemi est sur le point d’être vaincu.






          La navette réquisitionnée par le colonel pour transporter le commandant Barristan jusqu’à l’avant-poste Tempête arrive finalement à destination. Penché entre les sièges des deux pilotes, le vieux maître d’armes prend compte de la situation en guettant ce qu’il se passe de l’autre côté du cockpit. Des dizaines d’araignées, tel un essaim en chasse, grouillent à l’intérieur du camp à la recherche du moindre impérial à déchiqueter. Le périmètre de défense a déjà été submergé, ses occupants ayant été massacrés ou mis en déroute par les insectes. Nombre de soldats jonchent sur le sol, leurs corps piétinés par les abjectes créatures qui investissent la base. Plusieurs TR-TT sont à terre, leurs équipages taillés en pièce par une poignée de mandibules ou consumés par les flammes léchant les carcasses en acier. Quelques poches de résistance, ici et là, se sont organisées afin de livrer un baroud d’honneur. Les barricades dressées à la hâte ne tiendront pas longtemps face aux assauts furieux des araignées.

          Pour le chevalier impérial, une seule conclusion se présente. Il faut agir… Et vite.


          - Lieutenant, placez vous en vol stationnaire au dessus de ce groupe et arrosez la zone avec vos canons. Ordonne Barristan en désignant du doigt une petite escouade de soldats pris au piège.

          L’officier commandant la navette prend réception des ordres et transmet les siens à son équipage. Il ne faut que quelques secondes au pilote pour effectuer une manœuvre d’approche. L’artilleur règle la puissance des canons sur lesquels il opère, ajuste la trajectoire de tir sur les cibles désignées par l’opérateur des senseurs, puis ouvre le feu. La première salve fait mouche. Plusieurs araignées sont traversées de part en part par les traits laser provenant de l’armement du transport. La deuxième salve est encore plus meurtrière et force les abominations survivantes à se retirer rapidement. Cette petite victoire accorde aux impériaux coincés au sol un bref moment de répit.

          Mais il semble que cette réussite ne soit pas du goût de tout le monde. Alors que la navette commence sa descente, plusieurs traits d’énergie viennent s’écraser contre ses boucliers déflecteurs. Une alarme se met à retentir au sein du cockpit et l’équipage, déjà sur le qui-vive, réagit promptement.


          - On essuie des tirs ! Augmentez la puissance des boucliers avant ! Commande le lieutenant, avant de poursuivre. Artilleur, trouvez la provenance des tirs et arrosez la zone. Pulvérisez moi ces saloperies !

          L’attaque des Sœurs de la Nuit est insignifiante. Les arcs à énergie ne sont pas suffisamment puissants pour représenter une menace. Et l’équipage du transport riposte déjà, forçant les indigènes à se mettre à l’abri. Leur tentative est bien vaine, semble-t-il… Ou pas. Car l’attention des impériaux œuvrant à bord de la navette n’est plus sur la menace la plus immédiate pour leurs camarades coincés au sol. En effet, alors que l’équipage porte ses efforts sur l’élimination de celles qui s’en prennent actuellement au transport qui les abrite, les araignées progressent à nouveau dans le campement.

          Barristan se dirige vers l’arrière du vaisseau, fait baisser la rampe d’accès et se lance dans le vide. Le maître d’armes active son sabre laser, atterrit sur le dos d’une araignée et vient lui sectionner la tête d’un geste net et précis. Le corps de la créature tombe lourdement sur le sol et le vieil homme perd l’équilibre, s’agrippant aux pattes du cadavre pour ne pas chuter. Autour de lui, les traits laser volent dans tous les sens. Le commandant roule sur le côté pour éviter le tir d’un arc à énergie et finit dans la fange. Plusieurs stormtroopers téméraires se ruent vers le maître d’armes afin de lui porter assistance. L’un d’entre eux s’écroule subitement, le plastron percé par un trait d’énergie. L’autre se jette instinctivement au sol et commence à riposter.

          D’un coup d'œil circulaire, le chevalier impérial prend conscience de la position délicate dans laquelle se situent ses camarades. Encerclés de toute part, pris à partie par les araignées et cloués sur place par les Soeurs de la Nuit, les soldats impériaux n’ont guère de chance de s’en sortir… Barristan tente de retrouver les siens parmi le flot d’armures blanches et d’uniformes verts, sans parvenir à poser le regard sur la moindre silhouette écarlate. Par la Force… Où est donc le reste de l’escadron gris ?

          Le commandant s’agenouille péniblement puis projette ses sens dans la Force pour faire léviter la carcasse inerte de l’araignée qu’il a sectionné. Maintenant la dépouille devant lui, le vieil homme recule doucement jusqu’à rejoindre la position des deux stormtroopers ayant tenté de lui sauver la mise. Plusieurs traits d'énergie viennent s’encaisser contre le cadavre de l'abomination.


          - Récupérez votre camarade et mettez vous à l’abri ! C’est un ordre ! Aboie le chevalier impérial en maintenant dans les airs la dépouille inanimée de l’araignée, percée de part en part par des tirs.

          Le soldat ne bronche pas. Il se contente simplement de ramasser son coéquipier et le traîne sur plusieurs mètres afin de le mettre à l’abri derrière une barricade de fortune actuellement tenue par un stormtrooper ayant perdu son unité et un pilote de TR-TT rescapé. Le blessé est rapidement pris en charge par ses frères d’armes et se voit administrer les premiers soins. Les sachant désormais hors de danger, Barristan projette la carcasse de l’abomination sur la vague d’araignées qui se rapproche furieusement. L’action, loin de décourager les créatures assaillantes, a au moins le mérite de les ralentir un peu, ce qui laisse le temps aux impériaux de les abattre une par une. Mais il en vient toujours plus. Et il reste encore le problème des Sœurs de la Nuit à régler.

          Au-dessus de lui, la navette de classe Lambda canarde toujours l’ennemi. Les traits laser s’abattent ici et là, fauchant quelques araignées et indigènes. Le support que l’équipage offre aux combattants au sol est précieux. Et pourtant, la puissance de feu du transport n’empêche en rien l’inéluctable débandade à venir des impériaux.

          Le chevalier impérial manque de peu de se faire renverser par une abomination enragée, qui vient percuter la carcasse fumante d’un TR-TT. Sonnée, la créature n’a pas le temps d’éviter le coup mortel qui lui sectionne la moitié du corps. Barristan n’a pas le temps de réagir à la menace qui arrive dans son dos. Une autre araignée bondit sur le vieux maître d’armes qui tombe lourdement au sol et tente, à l’aide de son gantelet en cortosis, de l’empêcher de lui arracher la tête avec ses mandibules. La monstruosité se débat frénétiquement, cherchant tantôt à empaler le commandant avec ses pattes, tantôt à le déchiqueter à l’aide de ses appendices. Barristan se tortille pour éviter les coups puis, grâce à une poussée de Force, repousse la créature. L’homme roule ensuite sur le côté pour récupérer son sabre laser, se redresse et fait de nouveau face à l’horreur qui charge à nouveau. N’ayant plus l’effet de surprise de son côté, l’araignée est rapidement mise hors d’état de nuire. Le chevalier impérial sectionne méthodiquement les paires de pattes s’approchant trop près de lui puis, ayant désormais l’avantage sur son adversaire, enfonce son sabre laser dans la tête de la créature. Le corps de l’abomination s’écroule brusquement.

          Tout autour, le massacre continue. Les impériaux, qui se battent à cinq contre un, sont emportés un à un. Une nouvelle position est submergée. Ses occupants sont égorgés, décapités, éventrés. Quelques survivants parviennent à s’extraire de là, luttant avec l’énergie du désespoir. Un soldat est attrapé aux jambes par les mandibules d’une araignée. Le pauvre homme hurle à plein poumons, se débat vainement. Il est traîné sur quelques mètres avant de finir dévoré vivant par un groupe de monstruosités affamées. Un autre finit empalé au bout de la lance d’une Sœur de la Nuit, incapable d’esquiver ses coups.


          - Repliez vous ! Hurle alors Barristan à l’attention des impériaux combattant autour de lui. Repliez vous vers l’aire d'atterrissage !

          L’ordre est rapidement remis à l’ensemble des hommes. Les positions les plus avancées sont les premières à être abandonnées. La retraite est couverte par les tirs de suppression des stormtroopers se situant plus en arrière. Plusieurs soldats se chargent de protéger les traînards, qui portent à bout de bras ou sur leur dos ceux et celles dont les blessures sont incapacitantes. Sûrement mais méthodiquement, les barricades de fortune sont désertées. Le commandant, principal instigateur de cette évacuation en devenir, veille à ce que personne ne soit abandonné à son sort. A plusieurs reprises, le maître d’armes traverse la ligne de feu pour se porter au secours d’un camarade.

          Le chevalier impérial fait le tour du cordon de sécurité, s’inquiète de l’état des blessés et dresse un constat effrayant. Ils sont trop peu nombreux à s’en être sortis. Et rien n’est encore joué. La mort les attend au tournant, à n’en pas douter. Un lieutenant borgne à l’uniforme ensanglanté, un bras en écharpe et un blaster au poing, se présente en faisant claquer ses talons. L’officier, qui donne l’exemple en menant ses hommes en première ligne, a une sale mine. Il en a trop vu.


          - Où est le reste de l’escadron Gris ?
          Demande le commandant.

          - On a perdu le contact avec Base Rancor et le commandement de la flotte. Nous avons identifié la source du problème, un brouilleur. Mais l’assaut soudain de ces saloperies nous a empêché d’envoyer une équipe pour neutraliser l’objectif. Indique le lieutenant. Le capitaine Tristen a pris le commandement de l’escadron Gris en votre absence et a décidé d’aller régler ce problème de brouilleur lui-même… On a plus de nouvelles d’eux depuis leur départ.

          - Bon sang… Souffle le chevalier impérial.

          Une abomination traverse le cordon de sécurité et finit sa course dans une pile de caisses, la carcasse trouée de part en part. Le choc passé, les soldats reforment la ligne.

          - Commandant… On ne va pas tenir longtemps, il faut évacuer.

          - Je sais… Je sais. Soupire Barristan.

          A l’aide d’amples gestes, il commande à la navette de se poser, ce qu’elle fait après avoir balayé la zone au laser. La rampe d’accès s’abaisse et les premiers blessés sont évacués. Peu à peu, l’aire d’atterrissage se désemplit. Le périmètre de défense se rétrécit au fur-et-à mesure que les soldats embarquent. Il ne reste bientôt plus qu’une poignée d’hommes pour tenir en respect les araignées. L’une d’entre elle parvient à enfoncer la ligne de feu, bousculant un stormtrooper et en emportant un autre dans sa charge frénétique. Le pauvre homme croit sa dernière heure arriver. La créature fait claquer ses mandibules et s’apprête à porter le coup fatal quand soudainement… Une force invisible l’empêche d’aller au bout de sa funeste ambition. Les appendices s’agitent dans tous les sens, incapables de broyer quoi que ce soit, si ce n’est le vide. La monstruosité se met à léviter, libérant ainsi le soldat de son entrave. L’impérial se rue vers son arme et vide son chargeur dans l’abdomen de l’abomination, qui cesse tout à coup de remuer. Le corps désormais inanimé est projeté sur une autre créature.

          - Merci commandant… Parvient à articuler le stormtrooper à travers le vocabulateur de son casque.

          - Pas le temps pour les remerciements. Commente Barristan, les yeux rivés sur l’essaim qui se dirige vers eux. Merde…

          Le chevalier impérial donne l’ordre aux derniers soldats encore au sol de se replier, de rejoindre la navette. Le vieil homme repousse un premier assaillant, vient trancher les pattes avant d’un autre, enfonce son sabre laser dans la gueule d’un troisième… Face à tant d’ennemis, les coups se mettent à pleuvoir instinctivement, sans retenue. La lutte dans laquelle le maître d’armes est engagé n’est plus qu’une série de mouvements enragés. Plongé dans une transe guerrière, le commandant ne prête plus attention à ce qui l’entoure. Il ne sent pas la poigne ferme d’une main qui se pose sur son épaule. Il n’entend pas les voix qui lui demandent de monter à bord. Il n’y a que lui, son sabre laser, l’ennemi… Et la Force.

          Puis tout à coup, le feulement rauque d’un escadron entier de chasseurs TIE le ramène à la raison. Il évite un coup de patte, tranche la tête à une araignée et assiste ensuite au passage meurtrier des appareils impériaux. Les traits laser fauchent les abominations par dizaines. Les détonations assourdissantes et le ballet aérien sont un spectacle tout à fait réconfortant. Face à tant de brutalité, défiées par un adversaire qu’elles ne peuvent atteindre, les monstruosités finissent par quitter le camp. Est-ce donc la fin… ? L’Impérium est-il enfin sorti victorieux de cet affrontement sanglant ?

          Un soldat descend de la navette pour annoncer au chevalier impérial la bonne nouvelle. L’ennemi est vaincu, anéanti. Les hordes infâmes de la mère Esmsyl ont été décimées, mises en déroute. Les rares créatures survivantes se replient en désordre pour trouver refuge dans les profondeurs qui les ont vu naître. Il ne reste plus rien de l’influence néfaste de la vieille sorcière… Ou presque.

          Barristan balaie du regard l’avant-poste, jonché de cadavres en armure blanche, de dépouilles en uniforme et de masses difformes encore fumantes. L’homme s’affaisse doucement, se laissant glisser contre le corps inanimé d’une araignée. Il enfouit sa tête dans le creux de ses mains et souffle un bon coup. La pression redescend brusquement. Pris de vertige, le maître d’armes se masse vigoureusement les tempes. Sa tête tombe en arrière, sur l’abdomen velu de la créature. La fatigue s’abat sur lui telle une chape de béton.


          - Que la Force soit louée !
          Vient soudainement l’interrompre une voix féminine, alors qu’il s’apprêtait à reposer ses yeux. J’ai bien cru qu’on allait te perdre… Où est Korax ?

          Le regard du chevalier impérial se pose sur la tignasse rousse de Gahéris. Sa sœur d’armes est loin d’avoir fière allure. L’état déplorable de son armure et son visage barbouillé de sang racontent tout ce qu’il y a à savoir. Le combat a été rude.

          - Je lui ai confié le commandement d’une unité chargée d’assister les troupes de Base Rancor. Avec un peu de chance, il se sera fait remarquer pour ses actions sur le terrain et on pourra vite en faire un chevalier à part entière. Déclare Barristan, avant de demander sur un ton imprégné d’inquiétude, où sont les autres ?

          - Ils arrivent. Sagamor a été blessé. Tristen et Keu se traînent son gros derrière depuis au moins dix minutes. Indique la rouquine en esquissant l’ombre d’un sourire. Mais il devrait s’en sortir, c’est un grand garçon.

          - Je n’en doute pas une seconde… Répond le maître d’armes, le regard fixé sur la balafre qui trône au milieu du visage de sa comparse. Sacrée entaille.

          - Impressionnant hein ? Une indigène a voulu m’embrasser avec sa lance. Rien de bien grave cependant. Après une petite cure au bacta, mon visage retrouvera son éclat naturel ! Ricane la jeune femme, avant de tourner la tête vers un trio de chevaliers impériaux. Ah ! Voilà la fine fleur de l’Impérium… L’élite de l’élite !

          Et quelle élite en effet. Les trois hommes font peine à voir. Maculée de sang séché et couverte de boue, l’armure rouge qui fait habituellement la fierté de la Chevalerie Impériale a perdu de sa superbe. Sagamor, soutenu par ses frères d’armes, est celui qui semble avoir enduré le plus. Avec sa jambe en vrac, que des bandages blancs déjà écarlates viennent enrouler, le natif de Dubrillion a visiblement morflé. Les deux chevaliers impériaux déposent le blessé à côté de Barristan avant de respirer un bon coup.

          - Bon sang… Sagamor, la prochaine fois, évite de jouer au plus malin avec ces saloperies. Ronchonne Keu, essoufflé.

          - Alors ça, c’est la meilleure… C’est le Bantha qui se fout du Rancor ! Aux dernières nouvelles, c’est toi qui fanfaronnait au beau milieu des autochtones et de leurs copines à huit pattes. Réplique Sagamor, se tenant la jambe et grimaçant de douleur.

          - N’est pas Keu qui le veut, mon cher. Commente Tristen. Après tout, selon ses propres dires, notre frère d’armes est le “meilleur” bretteur de la Chevalerie Impériale. Faire le guignol, ça fait probablement partie de ses attributions en tant que première lame de notre ordre.

          - Foutaises ! Tu déformes mes propos ! Nul n’arrive à la cheville de Barristan. Je me contenterai volontiers de la deuxième place.

          - Arrogant et susceptible au possible… C’est bien un comportement typique de petit noblion ça !

          - La ferme.

          - Bon, c’est pas fini ces disputes d’enfants ? S’exclame alors le commandant à la tête de l’escadron Gris, se relevant péniblement. Vous trouvez le moyen de vous chamailler pour des broutilles ! Vous croyez vraiment que c’est le moment pour ça ? Regardez tout autour de vous ! Vous voyez ce carnage ? Vous pensez faire la fierté de l’Impérium à vous embrouiller de la sorte devant les dépouilles de nos soldats ? Regardez-les ! Regardez-les bien ! Vous faites honte à la Chevalerie Impériale avec votre comportement puéril ! Ressaisissez-vous bon sang !

          Le vieux maître d’armes quitte ses camarades sur ces amères paroles, visiblement énervé par tant d'insouciance. L’homme fait le tour des corps, à la recherche d’un éventuel survivant. Peut-être espère-t-il trouver un quelconque réconfort à l’idée de savoir qu’il peut encore sauver des vies. Les quatre chevaliers impériaux se dévisagent, s’interrogent du regard.

          - Merde… Le vioc’ est en colère.

          - Cela dit, il n'a pas tort. On se comporte comme des abrutis.
          Admet Tristen. Barristan s’est vu confier le commandement de la force expéditionnaire. Et vu le nombre de pertes qu’on a essuyé, je serai pas étonné de le savoir touché, meurtri. Il doit probablement se sentir responsable de la mort de tous ces soldats.

          - Vous devriez transporter Sagamor jusqu’à la navette, avant qu’il ne se vide de son sang. Indique Gahéris. Je me charge de Barristan.

          Les autres acquiescent en silence. Après avoir été porté à bout de bras par ses camarades, le blessé est pris en charge à bord. Le transport décolle rapidement alors qu’un nouvel escadron de chasseurs survole la zone. Tristen et Keu, restés sur place pour demeurer aux côtés de leurs comparses, observent en silence le défilé aérien qui se déroule sous leurs yeux. Plusieurs navettes font leur apparition à l’horizon.

          - Alors ça y est, c’est vraiment fini… On a l’a emporté. Lâche tout à coup le natif d’Eriadu. La victoire est enfin nôtre.

          - Une victoire… Ce n’est pas ce que j’appelle une victoire, Keu. On a perdu de bons gars. Beaucoup trop. Et que dire du prix à payer pour les survivants ? Certains ne s’en remettront jamais. Soupire l’autre, guettant du coin de l'œil la conversation discrète entre Barristan et Gahéris. Certains vivront avec le poids d’une culpabilité : Celle d’avoir survécu quand d’autres n’ont pas eu cette chance. Et à cette culpabilité s’ajoutera, pour ceux et celles qui ont déjà été le témoin d’affreuses batailles, le souvenir vivace d’horreurs passées.

          Le chevalier impérial marque un temps de pause. Les premières unités médicales se déversent hors des transports afin de faire le tri entre les blessés et les morts. Dans la confusion de la bataille, certains soldats auront probablement été abandonnés à leur sort. Et si la Force le veut, une seconde chance leur sera accordée. Pour les autres, le combat s’achèvera en ces terres tourmentées.

          - Non Keu. Cette victoire n’a rien d’une victoire. Nous avons repoussé les forces de la mère Esmsyl, certes. Mais la paix n’est pas encore acquise. Et quelque chose me dit que le corps diplomatique aura bien du mal à obtenir quoi que ce soit de ces indigènes. Il se pourrait même que le commandement nous ordonne de rester sur place pour finir le travail.
          Poursuit Tristen, une certaine amertume dans la voix.

          - L’horreur… Rien que d’y penser, j’en ai la nausée. Grogne Keu. Cette planète me tape sur les nerfs.

          - Et moi donc… Seule la Force sait ce que l’avenir nous réserve, malheureusement...

          Spoiler : Spoiler
          Dernier tour de table pour conclure cette bataille ! Après quoi je me chargerai d'achever cette opération par un post de conclusion. Un dernier effort, camarades !

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            #38

            Post n°37
            Auteur : Rek'kar

            Commandant Edel Rock

            Spoiler


            Le bruit des canons. La clameur de la bataille. La fureur des combats. Quelle douce mélopée à mes oreilles. L’Impérium est un rouleau compresseur qui finit toujours par applatir ceux qui se dressent face à lui, peu importe la durée.

            Notre contre-offensive a démarré sur les chapeaux de roues. Bombardement. Avancée. Bombardement. Avancée. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la base, nos sapeurs sont partout. Des sacs, des tourelles, des tranchées creusées avec des lignes d’explosif pour accélérer la tâche; chaque assaut nous amenant à étendre notre domination.

            Bien entendu, l’ennemi résiste tant bien que mal, et notre propagation augmente la surface exposée tout en étirant les défenses; mais les forces de ces satanées sorcières diminuent et ces saloperies d’araignées ne sont plus aussi nombreuses qu’au début.

            Une communication nous indique d’arrêter notre avancée et de fortifier le front actuel. Avec l’aide de la 307ème, on a commencé à monter notre camping cinq étoiles : tourelles, pics, barbelés, mines, tranchées, murets, sacs, … Toute la panoplie du parfait bricolo ! Manque plus qu’un terrain de grav-ball et on sera pas mal pour passer la fin des vacances. Dommages qu’il y ait quelques problèmes d’insectes à régler !

            Pendant un moment, on se serait cru dans un de ces jeux où l’on fortifie sa base avant que des vagues viennent s’écraser sur les défenses; et ben là, c’était un peu pareil. Les araignées et les salopes volantes avait adopté une stratégie simple, mais relativement efficace. Elle viennent tester nos défenses, puis visent un coin pas encore complètement fortifié, ou alors avec moins d’hommes.

            Mais les gars tiennent bon. On a essuyé quelques pertes, mais rien à voir avec le début de cette attaque. Entre deux ordres, les rafales de mon artillerie E-WEB creusent des trous dans leurs pathétiques attaques.

            Elles savent que la fin est proche; il n’est plus question pour elles de gagner, mais plutôt d’essayer de nous faire payer au prix fort leur défaite.

            A un moment donné, Berg s’est fait choppé par une araignée qui a tenté de l’extirper de la position; voyant ça, je me suis jeté sur lui, vibrolame au poings et j’ai creusé le groupe d’attaquant pour les réduire en sashimis à huit yeux !

            Un groupe de la 305ème a rappliqué derrière moi pour nos extraire; en dehors d’un beau trou dans une épaule, mon ancien subalterne, son pronostic semble pas encore engagé. Je lui lance une petite pique avant qu’il ne soit évacué vers les lignes arrières et les hôpitaux de fortune :


            “- Et ben alors Berg, tu voulais te lancer dans l’élevage d’araignée ?
            - Et ouais, elles me faisaient un peu trop d’oeil !
            - C’est pas l’heure de clamser mon gros ! Par contre, tu devras offrir une tournée à la 307ème, histoire de nous remercier d’avoir sauvé ton jolie petit cul !
            - C’est si gentillement demandé; comment refuser ? Humph !”

            Des cas de l’unité médicale sont parti avec lui, histoire qu’il aille faire trempette avec le bacta; les lignes de moins en moins harcelé, l’issue de la bataille semble désormais inéluctable : l’Impérium triomphe toujours.

            ------------------------------------------------------------------------------

            Le silence. C’est presque toujours aussi étrange, cette sensation grisante qui survient après un déchaînement infernal sur le champ de bataille. Ainsi, l’épisode est clos.

            Assise sur un muret métallique, proche de ce qui a été le front, j’ouvre ma petite boîte et vient porter le cigare à ma bouche. Derrière, les gars rigolent, se moquent les uns des autres; ils relâchent la pression. Sans ça, on serait tous en train de chialer nos morts; mais ça, faut éviter. On les honorera une fois sorti de ce bourbier. J’aime pas ça, mais c’est moi qui m’occupe personnellement d’envoyer des lettres manuscrites de chacun de mes soldats tombés au combat.

            Ce sont tous des héros de l’Impérium. Cette bataille, c’est un pan de l’histoire de notre cher Empire.

            Je me retourne, entendant des bruits de pas derrière moi; c’est Berg. Il a un gros bandage et une béquille pour qu’il ne force pas trop sur sa blessure. Il pose un sac devant moi. Il l’ouvre, laissant apparaître des bouteilles. J’ai le sourire :


            “ - Et les gars ! Y’a le commandant de 307ème qui offre son coup à boire parce qu’on lui a sauvé sa grosse carcasse ! Y’a une victoire à fêter !”

            Un grand cri de joie conclue cette phrase; tout le monde se rassemble en cercle pour festoyer dignement.

            Ainsi, s’achève la bataille de Dathomir. Elle restera à jamais dans nos mémoires; sacré bourbier. Sacré merde. Mais on leur a bien montré : l’Impérium triomphe toujours, quel que soit l’ennemi.

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              #39

              Post n°38
              Auteur : Valiant

              Brigade Volontaire 
               
               
              12eme Régiment de mêlée 
               
               
               
              Peu à peu l'ennemi recule et l'Impérium prend possession du champs de bataille par bonds d'assaut successifs. Des chasseurs TIE survolent le terrain et lâchent des traits rouges meurtriers sur les quelques arachnides survivants encore.
              Mais Perfect Storm ne lève pas la tête, au loin elle a repéré sa cible, une sorcière au teint mat et au joues scarifiées, celle ci chante , et soudainement des racines verdâtres surgissent de terre et viennent s'enrouler autour de troopers et sapeurs pour leur broyer leur os.
              D'un bond l'échanie évitent les racines et retombe à quelques mètres de la sorcière toujours occupée à psalmodier. Une de ses soeurs armés d'une lance, charge l'impériale qui d'un simple revers de sa double lame,  la découpe en deux.
              Son cri d'agonie déconcentre la mère sorcière épargnant ainsi d'autres troopers, celle ci dévoile ses dents jaunies dans un sourire sadique.
              Elle dégaine un long poignard et le pointe en direction de Perfect.




              Sénatrice Alesan -Je te reconnais servante, ainsi tu es l'esclave de l'Impérium dorénavant?




              La sorcière avait du reconnaitre l'aura de Pery dans la Force, l'échanie tends sa double lame à son tour, signe qu'elle relève le défi que lui tends la soeur de la nuit.





              -Je ne suis l'esclave de personne. 
               
               
               
              Sénatrice Alesan -HAHAHAHAHA comme c'est ironique, tu sers dorénavant les propres assassins de ton culte!

              -Je ne sers que mes propres intérêts! 
               
               
               
              Sénatrice Alesan -Quel dommage mon enfant, j'aurai pu être ton mentor!


              Pery était lasse des paroles de la sorcière elle comprenait que celle ci tentait de la déstabiliser avec des mi vérités, elle bondit pour trancher la tête de son adversaire, qui bloqua sa lame avec son poignard, surprenant l'echanie qui pensait en finir vite.
              *Du Cortosis!*


              L'adepte du coté obscur tendit sa paume et via une poussée de Force envoya l'échanie dix mètres plus loin.
              Deux racines jaillirent subitement du sol et foncèrent en direction de Perfect, celle ci fit tournoyer sa double lame découpant les racines en morceaux.




              Sénatrice Alesan -Famine t'as bien formé, mais tu as encore beaucoup à apprendre!



              Ainsi la sorcière connaissait aussi le nom de la maitresse de l'Ordre de la chevalerie Impériale? il fallait croire que le monde du coté obscur était petit.
              Soudain deux araignées surgirent de l'ombre et se précipitèrent sur le poing de Valiant, la première eut les pattes tranchées avant que Perfect ne plonge sa lame dans sa gueule, la deuxième fut abattu par deux sapeurs, un humain et un Trandoshan venus à la rescousse de leur camarade.




              -Derrière vous! 
               
               
               
              Mais l'avertissement vint trop tard, le premier sapeur eut la gorge tranchée par la sorcière, le Dosh se tourna et tenta d'abattre l'assaillante avant de se rendre compte qu'une lame lui traversait l'estomac. Dans un ultime effort, l'écailleux agrippa le bras de la sorcière lui griffant le poignet jusqu'au sang alors qu'elle tentait vainement de se dégager.Perfect choisit ce moment pour attaquer, la sorcière tourna la tête, mais le courageux Trandoshan ne lâchait pas la poignet de son assassin , elle fut promptement décapitée d'un coup de sabre laser.
              Tandis que la tête de la sorcière roulait au sol, le sapeur s'effondra un sourire carnassier aux lèvres , il avait acquis assez de points de Jagannath pour passer dans l'autre monde.
              Pery s'agenouilla à coté des dépouilles des deux brigadiers, ils s'étaient bien battu,  elle leur ferma les yeux et récupéra avec dégout, le poignard de la sorcière sur le cadavre du natif de Trandoshan , elle s'en servirait pour tuer les assassins de sa mère, elle se le jura, cette fois Valiant n'aurait pas le choix, il devrait lui donner leur nom.


              Sur le champs de bataille, impériaux et brigadiers terminaient de nettoyer le terrain, les langues de flammes carbonisaient une araignée ici ou la, un pilote de chasseur TIE transperça le corps d'une sorcière qui montait un prédateur volant, Pery se demandait si Bock'El son ami d'Helska IV pilotait un de ses engins.
              L'echanie observa les alentours, l'ennemi reculait encore et toujours, il fallait lui donner le coup de grâce maintenant!
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                #40

                Post n°39
                Auteur : Korax Endatoménès

                Les lueurs du feu de l'artillerie se reflétaient dans ses optiques alors qu'il scrutait la forêt pour débusquer les sœurs de la nuit qui s'y cachaient. Korax avait remarqué la présence de plus en plus faible de sœurs de la nuit, montrant que sa stratégie, qui jusqu’ici n’avait que peu coûté de vies, payait. Contrairement à l'Impérium, l’ennemi avait un réservoir de troupes limité, ce qui allait rapidement jouer à son avantage. Ses hommes avançaient lentement mais sûrement vers l’épicentre de la tempête de mandibules et de griffes qui s’abattait sur eux.

                D'un coup, toutes les présence obscures disparurent à l’exception d'une seule, qu'il ne reconnaissait que trop bien. La mère Esmyl se trouvait en face de lui. N’écoutant que sa soif de vengeance, il aboya au major Polinewicz de rassembler quelques troopers pour en finir avec la meurtrière de ses homme. Il voulait la voir payer pour ses ccrimes. Il demanda au lieutenant de tenir la ligne tandis qu'ils allaient en finir avec le chef de leurs ennemis. Les impériaux enfoncèrent la ligne de créatures et arrivèrent vite à une clairière dans laquelle se trouvait la matriarche ainsi que deux autres sœurs.


                -Chargez ! Hurla le gaucher à ses subordonnés attrapant un des poignards qu'il avait récupéré plus tôt.

                Il lança le surin vers la gorge de la vieille femme et en pris un deuxième en main en s’élançant vers l'une des garde du corps qui plantait sa lame à travers la gorge d'un flametrooper. La deuxième, était aux prises avec Polinewicz qui compensait son manque de dextérité par son expérience du duel. La mère stoppa le poignard, le contempla pendant quelques secondes avant de le renvoyer. La sorcière que Korax chargeait fut neutralisée par une rafale de blaster à bout portant par le troopers qu’elle était en train d'éviscerer tandis que la deuxième, fut décapitée après que le major lui a lancé de la terre dans les yeux.

                Le poignard fila à une vitesse démesurée et Korax n'eut pas le temps de l’esquiver. Il traversa son armure et sa chair sans ralentir et se ficha dans l'os de son bras droit, le brisant à l'impact. Il hurla de douleur. Tandis qu'il reprenait ses esprits, la matriarche tuait ses compagnons d’armes avec ses éclairs impies. Le rire mauvais d'Esmyl résonnait dans sa tête alors qu’il perdait le contrôle, chargeant au mépris du danger.


                -Tu es persévérant, mais ça ne te sauvera pas. Lui dit l’autochtone avec un grand sourire. Tu aurais dû te contenter de ton statut d’esclave.

                Elle souleva le jeune écuyer d’un geste avant de faire tourner le couteau dans la plaie. Ensuite toujours en riant elle lui arracha le bras déjà quasiment sectionné. La douleur le fit hurler de plus belle. Après cela, elle le doucha de ses éclairs. Jeté au sol, brûlant de l’intérieur et perdant du sang rapidement, il aurait dû perdre conscience mais sa colère l'en empêchait. De son bras restant, il se saisit de son datapad qui avait rendu l’âme puis se tourna vers le cadavre du major.

                -Rien ne te sauvera, je te regarderai te vider de ton sang comme un animal. Toi et ton empire subiront la colère du côté obscur.

                Mais il était déjà sourd aux insultes et aux moqueries de son adversaire. Il tendit le bras vers le cadavre de Polinewicz et se concentra sur son datapad. Il arriva rapidement dans sa main, lui arrachant un grognement. Complètement inconscient de ce qui se passait autour de lui, il commanda une frappe au milieu de la clairière puis leva le visage vers la vieille sorcière qui se délectait de sa souffrance.

                La première frappe arriva rapidement au milieu de la clairière. La mère Esmyl, surprise, disparut dans le déluge de flamme tandis que les ondes de choc faisaient l’effet de coups de marteau sur la poitrine du natif de Yaga Minor, recroquevillé au sol en bordure de la clairière. Puis d'un coup, le silence. Avant d'aller faire un séjour au pays des pommes, il aperçut la fuite des araignées puis quelques armures blanches.





                Il faisait sombre lorsqu'il ouvrit les yeux. Il sentait une légère piqûre dans sa main gauche et une sensation étrange dans son bras droit. Il vit du coin de l’œil la perfusion qui se trouvait à sa gauche. Il devait avoir de la fièvre car malgré son épuisement, il ne parvenait pas à s’endormir. Il posa la main à son chevet et y trouva ses lunettes. Il faisait nuit et la tente médicale était silencieuse. Au pied de son lit se trouvait une prothèse de bras.

                Il attrape un datapad à sa portée pour voir les rapports sur la suite de la bataille. Visiblement, la ligne ennemie s’était effondrée à la mort de leur dirigeante. Mais un rapport singulier attira son attention, celui-ci indiquait la récupération de quelques soldats perdus et en état de choc qui avaient pu fuir les combats durant les négociations. Le rapport indiquait que ces soldats, deux zabraks : Lucia Kareeva et Arne Noitta et deux humaines : Kuu Oishevnyi et Valentina Merinatopp, avaient perdu la mémoire. Il savait au fond de lui qu’elles avaient retourné leur veste ou étaient déjà des agents ennemis mais il ne pouvait pas se résoudre à dénoncer son amie au BSI et choisit de se taire espérant ne pas le regretter plus tard. Il éteignit l’appareil et tenta de se reposer car les antidouleurs qu'on lui avait administré l’empêchait de penser logiquement et malgré la fièvre, il finit par s’endormir.





                Plus tôt dans la forêt, la matriarche sentait qu’elle ne tiendrait pas très longtemps face aux forces organisées et déterminées de L’Impérium. Elle rassembla ses troupes encore valides pour donner de nouveaux ordres :

                -Mes filles, la bataille est perdue mais le côté obscur ne nous abandonnera pas. Moi ainsi que mes gardes tiendrons tandis que vous vous replierez vers les montagnes. Vous prétendrez vous soumettre à l’occupation tandis que vous préparerez notre vengeance. Vous ferez pourrir l’occupant de l’intérieur. Quant à vous, mes filles, indiqua-t-elle en désignant les initiées qui avaient trahi les Impériaux, vous rejoindrez vos unités, prétextant une perte de mémoire due au choc et rejoindrez nos sœurs sur Corellia pour achever votre entraînement. Faites moi honneur et diffusez la voie obscure !

                Merinatopp savait que son destin serait semé d’embûches mais elle ne pensait pas avoir à réintégrer, ne serait-ce que temporairement les troupes impériales. Cette idée la dégoûtait mais l’interrogatoire du BSI qu’elle allait invariablement subir serait un bon test pour ses capacités. Elle ricana en pensant à la naïveté des officiers qui seront soulagés de les voir revenir tout ça pour que la galaxie s’embrase à nouveau dans quelques années par leur négligence.

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                  Auteur : Hivernus



                  La bataille pour Dathomir est terminée. Après plusieurs jours d’affrontements, les forces impériales ont réussi à mettre en échec l’effroyable coalition menée par la mère Esmsyl. Ce qu’il reste de son infâme horde s’est retiré au plus profond des bois. Barristan ne crie pas victoire pour autant. Les combats ont coûté la vie à de nombreux soldats impériaux. Et parmi les miraculés, nombreux sont ceux dont le corps ou l’esprit est mutilé. La force expéditionnaire a bel et bien triomphé de l’ennemi… Mais à quel prix ?

                  Le chevalier impérial, qui a rejoint Base Rancor pour diriger le débriefing, se perd dans ses pensées en se nettoyant le visage à l’aide d’une gourde d’eau. Son regard se pose sur son armure maculée de sang. Il songe aux hommes et aux femmes qui ne reverront jamais la terre impériale. Cette simple pensée lui crève le cœur. L’Impérium a obtenu une victoire et le commandant ne doute pas un instant que le régime va transformer ce bain de sang en un triomphe éclatant. D’ici peu, Dathomir sera un exemple parmi tant d’autres de la toute puissance impériale, un symbole du combat contre les forces obscures… On saluera le sacrifice de ceux qui sont tombés sur les champs d’honneur et on récompensera les survivants avec une augmentation de solde, une promotion ou une médaille. Et puis on passera à autre chose.

                  Autour du vieil homme, des compagnies entières de soldats aux armures éclatantes s’en vont au pas de course vers la ligne de front afin de relever les unités qui viennent de subir le plus gros des combats. Dans l’horizon, d’épais nuages de fumée noire viennent assombrir le ciel tandis qu’un escadron de chasseurs TIE survole une colonne de blessés qui se dirige progressivement vers le camp. Parmi les estropiés, peu sont ceux qui peuvent encore tenir debout. Nombre d’entre eux sont transportés à bout de bras ou sur des brancards par leurs camarades.
                  Quelques médecins font le tour des blessés afin de faire un premier tri. Certains soldats se voient administrer des soins de fortune afin de stabiliser leur état. D’autres, dont les blessures sont jugées très sérieuses, sont rapidement pris en charge par une équipe médicale et transférés à bord d’une navette. Ceux qui ne peuvent pas être transportés du fait de la gravité de leurs blessures sont opérés sur place par une équipe chirurgicale. Les cas les plus désespérés, jugés non récupérables, sont disposés dans un coin à part. On leur administre une dose létale d’antalgique afin de les faire partir sans douleur.

                  Un infirmier militaire superstitieux retire sa casquette et murmure quelques prières à voix basse pour les défunts. Plus loin, un autre s’échappe d’une tente médicale pour prendre l’air, titube sur quelques mètres puis s’écroule et se met à vomir le contenu de son estomac. A en juger son visage juvénile, il s’agit probablement de sa première sortie sur le terrain. Barristan fait le tour des soldats dans l’espoir de trouver son écuyer. Lors du trajet de retour, on lui a rapporté que le jeune natif de Yaga Minor a été gravement blessé durant la bataille. L’officier chargé de lui remettre le message n’a pas été particulièrement bavard et n’a apporté aucune information supplémentaire quant à l’état de santé de Korax.
                  Le chevalier impérial erre donc au milieu des estropiés, la gorge nouée par l’appréhension. Pour le vieil homme, l’idée même de perdre son écuyer au combat est inconcevable. Il ne s’en remettrait pas… Le commandant de la force expéditionnaire obtient finalement une réponse après plusieurs minutes à traîner entre les rangées de blessés. Une infirmière pressée prend le temps de lui indiquer que son protégé a été pris en charge par une équipe médicale et qu’il devrait s’en sortir. Il est prévu que le jeune homme soit transféré dans les plus brefs délais sur Cathar afin d’y recevoir les meilleurs soins possibles. D’ici là, l’état de santé de l’écuyer sera surveillé de très près par le personnel soignant de la base.

                  Soulagé à l’idée de savoir Korax entre de bonnes mains, Barristan souffle un coup. Il offre le fond de sa gourde à un blessé assoiffé, échange deux trois mots avec lui, le soulage de ses douleurs à l’aide de la Force puis se dirige d’un pas décidé vers la tente de commandement.

                  Sous la structure en métal et en toile, l’ambiance demeure pesante malgré l’annonce de la déroute totale des dernières forces autochtones. Derrière les consoles, divers officiers se chargent de relayer aux troupes opérant encore sur la ligne de front les instructions du colonel Rakton, dont la silhouette voûtée, accablée par bien des maux, est penchée au-dessus de la carte à projection holographique. Autour de lui, divers analystes et aides de camp défilent afin de faire leur rapport. A en juger l’expression grave qu’il garde au visage, le colonel n’est guère content des nouvelles. Le chevalier impérial n’est pas surpris. Il a pu voir de ses propres yeux le carnage qui a eu lieu en dehors du camp. Il a assisté, presque impuissant, au massacre de ses hommes. En tant qu’officier supérieur, Rakton est soumis à la même responsabilité morale que le commandant de la force expéditionnaire. Chaque vie perdue sous leur commandement est une pierre de plus dans l’édifice de leur culpabilité.

                  L’impérial moustachu lève la tête et croise le regard du vieux maître d’armes. Un léger sourire vient illuminer son visage crispé. Les deux hommes se serrent chaleureusement la main et, comme deux vieux frères contents de se retrouver après une bataille, se félicitent d’avoir survécu à un tel carnage. Cependant, il ne fait aucun doute que cette joie est éphémère… Car dans l’esprit de l’un comme de l’autre, les combats ont été rudes. Le souvenir de cette sanglante campagne les hantera probablement jusqu’à leur dernier souffle.

                  Rakton invite son supérieur à le rejoindre à l’arrière de la tente de commandement, où une table et plusieurs chaises ont été installées à la hâte pour les besoins du débriefing. Le colonel s’installe en face du commandant, lui remet un bloc de données et demande à ce qu’on leur apporte des rafraîchissements. Barristan n’a que peu de temps devant lui pour prendre connaissance des moindres détails renseignés dans les rapports de terrain. Les officiers les plus importants du corps expéditionnaire doivent arriver d’un instant à l’autre pour le débriefing. Pendant presque une demie-heure, le chevalier impérial consulte les données présentées sur son datapad.
                  Les nouvelles du front ne sont pas particulièrement bonnes. Les morts se comptent par centaines. Le flot de blessés semble intarissable. De nombreux soldats sont portés disparus… Et le matériel militaire perdu au cours de l’opération aura un impact sur les capacités offensives et défensives des forces engagées sur Dathomir. Ravitailler le corps expéditionnaire avec du matériel neuf demandera du temps… Et de l’argent. En bref, l’intervention armée de l’Impérium sur cette sinistre planète a été particulièrement gourmande en hommes, munitions et véhicules. Malgré les résultats obtenus, on ne peut pas parler de réussite totale de l’opération… Du moins, pas d’un point de vue humain et logistique.

                  Le maître d’armes partage avec son comparse son point de vue sur la situation. Rakton et lui s’accordent à dire que cette opération n’est guère une réussite si l’on se fie aux chiffres. Mais ils lui reconnaissent également quelques bienfaits. Le but premier de la mission était de s’assurer qu’aucune présence Sith sur la planète ne puisse représenter à court ou long terme une menace pour la sécurité de l’Impérium. S’il s’est avéré par la suite qu’il n’y a nulle trace de ces Sith sur Dathomir, les affrontements avec un clan de sœurs de la nuit radicalisées tend toutefois à prouver que de nombreux groupuscules affiliés au Côté Obscur existent toujours et restent un danger pour la galaxie. Si certaines matriarches sont prêtes à ouvrir le dialogue avec les représentants de l’Impérium, d’autres semblent hostiles à l’idée même de respirer le même air que les impériaux. Du point de vue du chevalier impérial, il ne fait aucun doute qu’il va falloir redoubler d’efforts pour empêcher d’autres clans autochtones de suivre le sinistre chemin emprunté par Esmsyl et ses adeptes. L’Impérium n’est pas prêt de quitter Dathomir…

                  Notre homme, affalé sur sa chaise, se redresse subitement lorsque les premiers officiers pénètrent dans la tente de commandement pour participer au débriefing. Il reconnaît d’abord l’agent Stan. Le lieutenant Talion ayant été blessé au cours des combats, le voilà désormais à représenter le Bureau de la Sécurité Impériale sur Dathomir. Barristan s’attarde ensuite sur les chevaliers en armure qui le suivent comme son ombre. Gahéris, Tristen et Keu se portent d’abord à la rencontre du colonel Rakton avec qui ils échangent quelques paroles chaleureuses. L’escadron gris est presque au complet. Seuls manquent à l’appel Sagamor et Korax, blessés lors des affrontements.
                  D’autres individus font ensuite leur apparition : Un alien étrange, que le commandant ne connaît pas, et une femme revêtant l’emblématique armure des stormtroopers orneméntée d’une épaulière de couleur orange. S’il doit se fier aux renseignements obtenus lors de la lecture des rapports, il doit s’agir du colonel O’Mont, à la tête des “volontaires Cathars”, et de la commandante Rock. Les unités qu’ils commandent respectivement ont fait preuve de courage et de ténacité lors de la bataille, si l’on se fie aux dires du colonel Rakton. D’autres officiers se joignent bientôt à eux. La dernière invité à s’installer autour de la table n’est autre que Thenel Ko, la matriarche du clan de la Rivière Folle. L’indigène, entourée par quelques-unes de ses guerrières, adresse un sourire chaleureux au chevalier impérial qu’il lui retourne volontiers.


                  - Il semblerait que nous soyons au complet. Parfait.

                  Barristan racle le fond de sa gorge, inspire un bon coup, dévisage un par un chaque officier présent autour de la table puis décide enfin de poursuivre.

                  - Nous avons été déployés ici pour enquêter sur une éventuelle menace Sith. Si nous n’avons, pour l’heure, trouvé aucun indice de leur présence sur Dathomir, il ne fait aucun doute qu’ils ont eu une influence certaine sur les clans qui peuplent la surface de la planète. Si l’on se fie aux récits locaux, leur brève expédition sur la planète a conduit les clans au bord de l’extinction après une série de batailles qui a décimé les rangs de plusieurs d’entre eux et l’incorporation forcée d’un contingent entier de sœurs de la nuit. Indique le maître d’armes. Les affrontements que nous avons eu avec certains clans radicalisés sont le fruit de cette excursion Sith passée. Malgré toutes les précautions prises et des consignes très claires excluant toute interaction hostile avec les locaux, nous n’avons pu éviter un conflit armé avec ces derniers. Et il ne fait aucun doute que l’issue de notre investigation aurait pris une autre tournure sans l’aide providentielle des volontaires du colonel O’Mont ou le soutien inconditionnel du clan de la Rivière Folle.

                  Plusieurs aides de camp viennent apporter des rafraîchissements pour l’ensemble des officiers conviés à la réunion. Barristan garde le silence le temps de quelques battements puis lève son verre, son regard rivé sur cette assemblée d’uniformes et d’armures.

                  - J’aimerai honorer la mémoire de ceux et celles qui ont fait don de leurs vies en ces jours sinistres. Ils ont fait honneur à leur uniforme dans la plus pure tradition qui soit. Reprend le chevalier impérial, une note de chagrin dans la voix. Puissent-ils à présent reposer en paix.

                  Sous la tente, les officiers lèvent leur verre en hommage à leurs morts victorieux et observent une minute de silence. Après ce bref mais intense moment de mutisme, chacun porte son verre à ses lèvres.

                  - Nos hommes ont eu un comportement exemplaire tout au long de l’opération et c’est pourquoi, avec l’appui du colonel Rakton, j’ai décidé d’envoyer dans les plus brefs délais une demande officielle au haut-commandement concernant une augmentation de solde pour tous les soldats impliqués et des compensations financières pour les familles de leurs camarades tombés au combat. Poursuit le commandant. Colonel O’Mont, j’adresserai au haut-commandement une note concernant l’aide inestimable apportée par vos volontaires. Je veillerai à ce qu’ils soient récompensés pour leurs efforts.

                  Divers commentaires approbateurs circulent parmi les officiers. On se félicite de la décision prise par l’état-major de la force expéditionnaire. Mais Barristan ne semble pas aussi enthousiaste que la plupart de ses camarades.

                  - Notre mission sur Dathomir est cependant loin d’être terminée. Nos alliés du clan de la Rivière Folle ont rapporté la présence de guerrières de différents clans au cours des combats. Annonce t-il par la suite. La mort présumée de la mère Esmsyl et la défaite de sa coalition n’ont donc pas mis fin pour autant aux hostilités. Il est donc nécessaire de s’assurer qu’aucun de ces clans ne puisse lancer de représailles à l’encontre de l’Impérium, comme cela a pu être le cas avec les attentats Sith au sein de la Confédération des Systèmes Indépendants, après l’Opération Chatbite.

                  L’Opération Chatbite, qui a été un traumatisme tant pour les impériaux que les adeptes du Côté Obscur qui les dominaient alors, a été le point de départ du revanchisme de certaines cellules Sith. Le chevalier impérial à la tête du corps expéditionnaire souhaite éviter que plusieurs clans de sorcières suivent leur funeste exemple en mettant l’accent sur la diplomatie. Dans le cas où une telle chose ne serait pas possible, il faudrait envisager une approche plus… Frontale. Mais Barristan se garde bien de rapporter de tels propos devant ses alliés. Il a besoin de leur appui et ne compte pas trahir leur confiance. Il s’est engagé auprès de la mère Ko… Et un chevalier impérial ne renie jamais un serment fait.

                  - Une mission diplomatique sera menée en territoire indigène afin d’envisager une solution pacifique. La matriarche Thenel Ko, du clan de la Rivière Folle, nous a déjà promis son soutien. Dans le même temps, certaines des forces du corps expéditionnaire seront renvoyées en territoire impérial afin qu’elles puissent se ravitailler et reconstituer leurs rangs. Les troupes restantes maintiendront leur présence sur Dathomir le temps que nous trouvions un accord avec la population locale.

                  Certains semblent sceptiques quant à la réussite d’une mission diplomatique en territoire considéré “hostile”. Et le fait de priver le corps expéditionnaire de certaines de ses unités est, du point de vue des plus pessimistes, une idée qui pourrait déboucher sur une débâcle générale des forces impériales si les autochtones venaient à se liguer contre eux. Cependant, d’autres s’accordent à dire qu’il faut réapprovisionner les troupes en hommes et en matériel. Après tout, on ne peut pas faire la guerre avec des unités ayant perdu la moitié de leurs effectifs et une partie de leur équipement. Ce serait courir au désastre.

                  La meilleure solution demeure donc, pour l’heure, de temporiser avec les indigènes en attendant que la force expéditionnaire retrouve ses pleines capacités opérationnelles. L’idée du commandant Barristan ne semble donc pas dénuée de bon sens.


                  - Quoi qu’il en soit, notre victoire sur les forces obscures de la mère Esmsyl ne doit en aucun cas avoir un quelconque impact sur l’organisation des patrouilles et des tours de garde. Reprend le maître d’armes. Les premiers départs de troupes auront lieu dans plusieurs jours. D'ici là, je ne veux aucun relâchement de la part des sentinelles en faction, ou des soldats dans leur ensemble. Nous devons nous tenir prêts à riposter en cas de nouvelles attaques. Tant qu’aucun accord n’aura été sécurisé avec les locaux, nous devons rester sur le pied de guerre.

                  Le chevalier impérial congédie l’ensemble des officiers présents après les avoir remerciés pour leur travail sur le terrain. Après le départ de tout ce beau monde, l’homme s’entretient en privé avec la matriarche Thenel Ko et le colonel Rakton. Les affrontements se sont achevés sur une victoire impériale… Mais il n’en reste pas moins qu’une nouvelle bataille risque de s’amorcer si rien n’est fait. L’avenir de Dathomir repose entre les mains d’une poignée d’individus et seule la Force sait quel destin s’apprête à s’amorcer.

                  Mais pour bon nombre de soldats impériaux, le berceau de ces clans de sorcières qu’ils ont affronté au cours des derniers jours ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir. Blessés et unités décimées seront d’ici peu renvoyés en territoire impérial. Les volontaires du colonel O’Mont seront probablement redéployés ailleurs, là où le gouvernement de Cathar jugera bon de les envoyer. Il ne restera bientôt plus, en ces terres maudites, qu’une poignée d’irréductibles parmi lesquels figurent les braves chevaliers impériaux de l’escadron gris. Ou du moins ce qu’il en reste.

                  Pour certains, les combats sont terminés. Pour d’autres, l’avenir n’en demeure pas moins incertain… Une intuition venue du plus profond de ses entrailles vient tirailler Barristan. Il ne croit pas à la disparition de la mère Esmsyl. Quelque chose, dans son esprit, semble le pousser à se convaincre de sa survie. Il s’attend donc à la voir surgir à tout instant, prête à lever une nouvelle armée, à livrer une nouvelle bataille. Mais contre toute attente, le maître d’armes semble confiant. La Force le guidera, comme elle l’a toujours fait. Et qui sait, peut-être que ses sens ne sont plus aussi bons qu'auparavant... Peut-être que cette foutue planète tente de lui jouer un autre de ses mauvais tours, comme pour se venger de lui avoir retiré la possibilité d'un avenir sans impériaux. Allez savoir...



                  Spoiler : Spoiler
                  Fin de "mission" ! Après cinq ans, cet arc est ENFIN terminé ! :)

                  Pour récompenser la participation et les efforts de chacun (et puisque c'est bientôt Noël), j'ai décidé d'offrir une prime de 500 crédits pour chaque post sur le topic, ce qui nous fait donc :


                  KORAX : 11 posts (5 500 crédits.)
                  VALIANT : 6 posts (3 000 crédits.)
                  REK'KAR : 5 posts (2 500 crédits.)

                  Concernant le statut des PJ/PNJ que vous incarnez :

                  Korax, tu es envoyé sur Cathar pour te faire soigner. Libre à toi d'imaginer la suite. (Je reste à ta disposition en cas de besoin.)

                  La brigade volontaire Cathar est remerciée pour ses services. Puisqu'elle ne dépend pas du commandement du corps expéditionnaire, elle demeure libre dans ses actions.

                  La compagnie de la commandante Edel Rock est renvoyée en terre impériale afin de reformer ses rangs, comme bon nombre d'autres unités fortement ébranlées par les combats.

                  Merci à tous pour votre implication, ce fut long et intense, mais ça nous fait un beau récit à lire ! Gloire à l'Impérium ! :D
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                    Post n°41
                    Auteur : Valiant

                    La bataille était enfin terminée, la brigade volontaire léchait ses plaies. Le colonel assistait avec d autres officiers au debriefing organisé par le chevalier Barristan.
                    Lui était plutôt satisfait car malgré les lourdes pertes ses sapeurs avaient triomphé. Il était temps pour son unité de rentrer sur Cathar.
                    Barristan remercia toutes les troupes engagées, promettant même de contacter le haut commandement pour honorer la brigade Volontaire.
                    L officier prit congé de ses homologues impériaux tout en sachant que ses hommes avaient organisé une cérémonie funéraire pour leur frères d armes tombés sur le champs de batailles. On avait monté un grand bucher il était hors de question que les corps soient outragés par le côté obscur.
                    O"Mont en était certain on n'avait pas fini d entendre parler des sorcières de la nuit sur Dathomir...
                    Escorté par deux brigadiers, il se rendit dans la clairière ou on allait honorer les morts.
                    Tous ceux qui pouvaient se tenir debout étaient présents, certains sur des fauteuils roulants, d'autres portaient des bandages ou des bras en écharpe.
                    L'Humanoïde entra dans la clairière, ou le capitaine Azzora lui tendit une torche, le colonel s'approcha du lit de buches de bois mais avant de l'allumer, il prit le temps de faire un discours.


                    -Je ressens très lourdement, avec vous, la perte de nos camarades. Mais ne soyez pas triste car votre combat a un sens, qui dépasse le seul cadre de ce conflit. 
                     
                    Nous défendons Cathar contre le coté obscur, nous avons triomphé ici et nous triompherons encore: 
                     
                    Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera. 
                     
                    Sur ces ultimes paroles, le colonel alluma le brasier, petit à petit les corps disparurent dans les flammes après quelques minutes de silence pesant, O'Mont quitta la clairière imités par ses officiers, seuls restaient les soldats du rang qui entamèrent une chanson tandis que le feu s'étendait , illuminant la foret noire.Azzora s'approcha de son officier supérieur pour faire son rapport:
                    -Mon colonel, nous avons perdu 1443 sapeurs
                    Nous avons 238 blessés 42 portés disparus et...


                    Le Twi'eck stoppa sa phrase, l'humanoide tourna la tête, Azzora hésita puis il ajouta en baissant d'un ton:
                    -Perfect Storm fait partie des portés disparus/


                    C'était fâcheux, l'Echanie était un Poing de Valiant, le Moff n'apprécierait pas sa perte, selon les derniers rapports on l'avait vu combattre au corps à corps une des sorcières, peut être avait elle succombé? ou peut être en avait elle profité pour déserter, elle n'avait pas semblé ravie de son nouvel ordre de mission sur Helska Iv.



                    -Qu'une section parte à sa recherche jusqu'à l'aube. 
                     
                    Ensuite nous repartirons avec ou sans elle! 
                     
                    Demain, ils embarqueraient à bord du Camerone, qui les ramènerait sur Cathar, il le devait bien à ses soldats après tout ce qu'ils avaient traversé sur cette planète maudite.
                    Star Wars RPG :: Bureau du colonel Danai (soforums.com)

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                      #43

                      Post n°42
                      Auteur : Super PNJ

                      -EPILOGUE-

                      Sabre Squad 
                        
                       
                       
                       

                         

                      L'Obs (Lvl1) 



                      L'agent spécial du Moff Valiant continuait sa traque, après avoir questionné les officiers du 12eme régiment de mâlée et l'aspirant Bock'el de la Cathar Air Force, il avait pris un transport impérial pour Dathomir , la planète maudite. Il devait absolument savoir ce qui était arrivé à Perfect Storm, était elle morte comme le prétendait la rumeur ou avait elle désertée comme le Moff l'avait sous entendu. 
                       

                      Maintenant il posait enfin le pied sur cette planète hostile dans le système de Quelli, la navette impériale qui transportait troupe et matériel pour le camp de base se posa sur un spatioport placé sous haute sécurité. 
                       

                      Un sous officier comptait les passagers, il fronça les sourcils en voyant un humanoide ne portant pas d'uniforme réglementaire. Il fit signe à son escorte et se planta devant l'Obs pour le questionner. 
                       

                          -Puis je savoir qui vous êtes et ou vous allez exactement? 

                       
                      Le Rodien soupira, il en avait assez de ces officiers qui souffraient de complexe de supériorité. 
                       

                          -Je suis un agent du gouvernement Cathar, mes accréditations sont à jour. 
                       

                       

                      Le membre de la Sabre Squad dévoila son cylindre codé, le sous officier d'abord surpris le scanna sur son datapad, toutes les autorisations étaient officielles, le bureau du chef du conseil avait contacté les services de la grande Moff. 
                       

                      L'impérial s'écarta laissant le Rodien quitter le spatioport pour observer le camp de base, les soldats allaient et venaient on commençait à décharger la marchandise de la navette, des patrouilles étaient organisées, visiblement la situation était toujours tendue sur la planète. 
                       

                      L'Obs se dirigea vers un atelier de moto jet, un mécano était en train de procéder aux derniers réglages sur un engin de reconnaissance. Encore une fois, le Rodien sortit son cylindre doré et désigna la moto-jet XT. 
                       

                          -J'ai besoin d'un véhicule, celle la me conviendra! 
                       

                      Le mécano regarda l'humanoide sans vraiment comprendre. 

                      -Mais c'est réservé aux éclaireurs! 
                       

                          -Je suis en mission spéciale, c'est tout ce que tu as besoin de savoir! 


                      L'humain cligna des yeux, si ce Rodien sans uniforme avait été autorisé à se promener sur la base c'est qu'il devait être quelqu'un d'important. Il se contenta de remettre les clés de contact de la moto en marmonnant dans sa barbe. 
                       

                      L'Obs le remercia d'un simple signe de tête et enjamba l'engin, il alluma le moteur et mit les gaz en direction de la sortie du camp, passant devant deux miradors et une batterie d'artillerie, on ne lésinait pas sur la sécurité sur Dathomir. Il prit la direction de la base Rancor, c'était la qu'on avait aperçu Perfect Storm pour la dernière fois. 

                       
                      Après quelques heures a traverser le paysage meurtri de la planète, il arriva enfin à la Base Rancor qui n'était plus qu'un petit avant poste gardé par une centaine de troopers, il s'arrêta devant la sentinelle en faction qui l'avait immédiatement mis en joue, le cylindre fit son effet puisqu'on le laissa passer et on le conduisit au chef de l'avant poste, un capitaine de la 305eme compagnie, enfin ce qu'il en restait. 
                       

                          -Mes respects capitaine, je suis l'agent Obs, envoyé par le Moff Valiant. 
                        

                      L'officier se détendit, il avait combattu à coté des membres de la Brigade Volontaire, ceux ci étaient tombés à pic alors que leurs positions allaient être débordés par les créatures des Sorcières de la nuit. 
                       

                      -Et que puis je pour vous? 
                       

                          -J'aurai besoin de savoir ou précisément a été vu Perfect Storm pour la dernière fois! 
                       


                      -La manieuse de sabre? un sacré numéro celle la! 
                       


                      Le capitaine alluma son datapad et consulta les journaux de marche des différentes unités, il trouva enfin l'information demandée. 

                       
                      -Au nord du 25eme secteur, mais nous avons déja tout fouillé vous savez, si elle avait été la, on l'aurait retrouvé. 
                       

                          -J'en doute pas, mais on m'a donné l'ordre d'enquêter. 

                      -Comme vous voulez, je vais vous trouvez une escorte et... 
                       

                          -C'est inutile je vous remercie, je sais me défendre tout seul. 
                       

                       
                      Voyant l'air entendu de l'humanoide, le capitaine n'insista pas, après tout l'agent ne dépendait pas de son autorité et quelque part la disparition d'une citoyenne Cathar ne le concernait pas non plus. 
                       

                      -Comme vous voulez. 


                      Le Rodien salua, il se dirigea vers un baraquement et se servit en eau et en ration de combat sous les yeux du cuisto qui n'osa pas protester, l'Obs ne savait pas s'il trouverai une piste ou pas sur place...

                      Et après des jours de recherche, il n'avait trouvé aucun piste seulement des traces de corps calcinés, et quelques monuments funéraires établi à la va vite comme des tumulus de pierre qu'on pouvait aussi retrouver dans la culture Tusken, c'était étonnant d'en trouver si loin de Tatooine.
                      Il retourna donc à la garnison, bredouille et repartit aussi discrètement qu'il était arrivé. 

                       

                        
                      'Si vous vous retrouvez tout seul, chevauchant de verts pâturages avec le soleil sur le visage, n’en soyez pas troublé, car vous êtes au Champ Elyseum et vous êtes déjà morts.'   
                       
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