Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

  1. SWRPG
  2. Galaxie Principale
  3. Reste de la Galaxie
  4. Bordure Extérieure
  5. Dathomir
  6. Quand l'Opération Frappe Noire continue.

Quand l'Opération Frappe Noire continue.

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Dathomir
43 Messages 1 Publieurs 134 Vues 1 Abonné
  • Du plus ancien au plus récent
  • Du plus récent au plus ancien
  • Les plus votés
Répondre
  • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
Se connecter pour répondre
Ce sujet a été supprimé. Seuls les utilisateurs avec les droits d'administration peuvent le voir.
  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #3

    Post n°3
    Auteur : Hivernus

    Spoiler : Spoiler


    ~ Chevalier Wilhelm Barristan ~



    Le campement temporaire achève d'être dressé lorsque le soleil décline dans un ciel trouble traversé de nuages sinistres. Grâce au renfort du génie militaire, représenté par la neuvième compagnie, les impériaux ont pu faire de la clairière un endroit où s'établir confortablement, et à l'abri des dangers. Du moins, c'est ce qu'ils espèrent... Sur le front de bandière, des sentinelles, blaster chargé entre les mains, font des patrouilles régulières entre les différents postes d'artillerie légère que deux hommes aux yeux lourds de fatigue sont chargés de garder. Immobiles, ils se concentrent tant bien que mal sur l'horizon et ses brumes étranges. Les filaments blancs se déplacent silencieusement entre les silhouettes décharnées des arbres, comme douées de vie. Un spectacle étrange qui n'est pas pour rassurer un vieux chevalier...

    Barristan arpente le camp de long en large, afin d'inspecter les positions impériales dans leurs moindres retranchements. Il constate l'efficacité des soldats du génie. Tout semble à sa place. Sur un kilomètre, des dizaines de petites tentes alignées ont poussé comme des champignons en l'espace de quelques heures. Plusieurs stormtroopers, casque sous le bras, s'alignent devant la cantine afin d'avoir leur portion. Les vivres distribuées aux hommes sont d'une simplicité étonnante. Une bonne soupe réchauffée sur un feu avec ses morceaux de viande, quelques biscuits durs que l'on trempe dans le liquide fumant pour les ramollir... Et le tour est joué. Les rations impériales ne sont pas réputées pour leur qualité, mais quand on a faim, on ne se plaint pas. Les soldats servis s'éloignent de la cantine et s'installent dans un coin où ils peuvent dévorer avec appétit leur repas. Ils échangent à voix basse des blagues pour détendre l'atmosphère, ou font des commentaires sur l'étrange situation actuelle.

    Les impériaux qui ne sont pas de garde ou de corvée profitent des derniers rayons du soleil pour consolider les tentes en enfonçant les piquets toujours plus profondément dans la terre. Bientôt vient l'heure de l'appel. Les troupes se rassemblent. Lorsque le sous-officier jette des noms, les soldats répondent. Un véritable concert où l'on passe de l'aigu au grave en un rien de temps. Une fois l'appel fini, le sous-officier part trouver ses supérieurs et les informe que personne ne manque. Les hommes reprennent leurs activités, puis partent se coucher s'ils n'ont pas de relève à prendre. Les plus chanceux sont ceux qui s'endorment rapidement, quand d'autres, angoissés par l'attente, ne parviennent pas à fermer l’œil. Les insomniaques d'une nuit occupent donc leur temps libre à vérifier nerveusement l'état de leurs armes et de leur équipement. Silencieusement, ils se tourmentent l'esprit. Aucun n'a quitté son armure visiblement. Chacun cherche à opérationnel en tout temps. Si un ordre vient à être donné, si une alerte vient à retentir, tous seront prêts.

    Barristan traverse le camp et est salué par plusieurs soldats chargés de patrouiller dans l'enceinte même du campement. Il leur rend la pareille en retour, selon les traditions militaires impériales. Le chevalier écarte ensuite le pan de la tente de commandement et prend le temps de s'habituer à l'éclairage intérieur. Il reconnaît les silhouettes voûtées de Gahéris et Sagamor. Engoncés dans des armures pourpres et un sabre laser pendant à la ceinture, ils ressemblent à deux vieux stratèges venant tout droit des temps obscurs de l'Ancienne République. N'est-ce pas ce qu'ils sont au final ? D'antiques guerriers venant d'une époque lointaine, dépassée ? Barristan se promet d'y réfléchir, lorsque l'occasion se présentera. Il s'approche de la table, où déjà une carte approximative des lieux est dressée.


    - Toujours pas de nouvelles des éclaireurs ? Demande soudainement le vieux chevalier, forçant ses camarades à lever les yeux vers lui.

    - Nous avons reçu un message radio d'une des unités. Ils ne devraient pas tarder à faire leur rapport. Répond Gahéris en rivant de nouveau son regard sur la carte.

    - Vous avez eu le temps de dresser une carte des environs à ce que je vois. qui s'en est chargé ? Reprend alors Barristan, en fronçant ses sourcils.

    - Keu, avec quelques soldats du génie. Mais ils ne sont pas allés très loin... Nous n'avons là que les abords du campement. Vient répondre à son tour Sagamor. Nous pouvons bénéficier d'une protection naturelle sur notre flanc droit. Double avantage pour nous, il s'agit d'une rivière. Ce qui veut dire qu'il y aura potentiellement de l'eau potable.

    - Je vois. C'est une bonne idée, mais prévenez nos frères d'armes qu'il faut passer par moi avant. Je suis responsable de toute une armée, et je ne tiens pas à ce que certains soient blessés ou tués bêtement, parce qu'ils ont pris des initiatives sans venir m'en informer auparavant. Rétorque doucement mais fermement le maître d'armes de la Chevalerie Impériale.

    A peine a t-il le temps de finir sa phrase que Korax vient à son tour s'informer des nouvelles. Si son visage est dissimulé derrière un masque, ses émotions elles, sont bien apparentes. Il est inquiet. Son appréhension vient vicier l'air ambiant. Elle se mêle à celles des soldats. Barristan le sent au plus profond de ses tripes. Il y a un pincement qui l'avertit du danger présent. Le Côté Obscur est là. Il y a des zones d'ombres que nulle lumière ne peut éclairer efficacement. Cela le préoccupe tout autant que les autres chevaliers. Peut-être même plus. Un silence s'installe... Ainsi qu'un malaise. Nul ne semble vouloir répondre à l'écuyer. Le bourdonnement de quelques speeders parvient aux oreilles des sensitifs et brise le silence pesant.

    - Voilà ta réponse gamin. Souffle tout bas le vieux chevalier.

    Quatre scouts se présentent dans la tente de commandement en faisant claquer leurs talons. Après avoir reçu un salut équivalent de la part des chevaliers impériaux, ils retirent leur casque, qu'ils mettent sous le bras ou plaquent contre le ventre. Il manque visiblement un groupe. A en juger les mines graves et sombres qu'ils arborent, les éclaireurs n'ont pas de bonnes nouvelles pour notre commandant et ses compagnons. Un simple signe de la tête de la part de Barristan suffit à leur comprendre qu'ils peuvent faire leur rapport. Le vieux chevalier a attendu bien trop longtemps...

    - Et bien Monsieur, le moins qu'on puisse dire, c'est que cette planète fout sacrément un coup de mou au moral. Pourtant, la Force sait que j'adore les environnements étranges et inconnus mais alors là... Débute l'éclaireur impérial en déglutissant.

    - Venez-en aux faits Caporal. Ordonne simplement le maître d'armes.

    - Oui M'sieur. Nous n'avons rien trouvé. En fait, on a juste eu l'impression d'être observés tout le long de notre reconnaissance. Achève t-il de répondre.

    - Nous avons à peu près les mêmes conclusions. Rien de suspect, si ce n'est cette étrange impression d'être épié.
    Ajoute un autre.

    - J'ai pour ma part un tout autre rapport... Avance un troisème. Nous sommes tombés sur un campement. Des indigènes à en juger l'accoutrement. Elles n'ont pas l'air agressives. Et elles ont l'air... Primitives. Nous ne nous sommes pas approchés. Je crois qu'elles aient eu conscience de notre présence, y'en a une qui s'est tournée vers nous... De loin. Cela m'a foutu des frissons dans le dos.

    - Elles ? S'interroge doucement Barristan en passant une main dans sa barbe hirsute.

    - Oui Monsieur. Ce sont toutes des femmes. Enfin... De ce qu'on a vu. Termine l'impérial en se raclant la gorge.

    - Erhm. Il se pourrait bien qu'on en ai vu une nous aussi. Mais sa réaction n'a pas été des plus sympathiques... Elle a décoché une flèche sur un membre de mon groupe. Elle s'est sauvée et on a perdu sa trace. Mais on lui a pas tiré dessus, selon les directives. Lâche le dernier soldat.

    - Des nouvelles de l'escouade Upsilon ? Demande alors le commandant.

    - Négatif. Ils ont envoyé un message sur la radio, puis plus rien. Je crois qu'ils se sont fait surprendre par quelque chose de gros... Intervient le deuxième scout trooper.

    - Ramenez le blessé au campement, on le prendra en charge. Si c'est tout Messieurs, vous pouvez disposer. Conclue donc le chevalier impérial.

    Les quatre éclaireurs exécutent un salut militaire impérial et disposent, selon les ordres. Ils ne prennent pas le temps de souffler. A peine ont-ils mis un pied dehors qu'ils enfourchent déjà leur speeder et repartent à toute allure vers un horizon incertain... Dans l'antre de la bête... Il n'y a probablement pas de types plus barges ou courageux que ces gars là. Barristan se perd l'espace d'un instant dans ses pensées. Voilà déjà qu'au bout de quelques heures, une escouade entière manque à l'appel. Ils se sont volatilisés. Probablement morts à l'heure qu'il est... Et cela est de sa faute. Il est le commandant des opérations terrestres sur Dathomir. Il a donné les ordres. Et quatre soldats viennent de disparaître.
    Le chevalier chasse ces pensées idiotes de sa tête. Ce sont des soldats, tout comme lui. Ils savent ce qu'ils sont amenés à endurer en s'engageant dans l'armée impériale. Et ils connaissent les risques. Toutefois... Il ne peut pas se permettre de perdre des hommes. Il a besoin de toutes ses forces, surtout pour affronter et braver l'inconnu. Mais peut-il pour autant sacrifier une poignée de soldats ? Peut-il les abandonner à leur triste sort ? Ils ne sont peut-être pas encore morts. Peut-être qu'il peut les sauver... Peut-être qu'ils auront d'autres pistes à exploiter, des réponses à donner... Et si tel est le cas, ils pourraient préserver tout un tas de vies.


    - Korax, je te charge, toi et tes hommes, d'enquêter sur cette disparation. Et de voir aussi ce que l'on peut apprendre sur cette attaque indigène. Déclare finalement le vieux chevalier sur un ton grave. Tout cela cache assurément des choses. Mais prends garde. Le Côté Obscur est partout... Je le sens au plus profond de mes entrailles... Prends garde au Côté Obscur, et ne te laisse séduire par ce qu'il a t'offrir. Car le Côté Obscur n'apporte que haine, douleur et mort.

    - Ne te laisse pas submerger par les émotions. Tu dois les dominer. Ce n'est qu'en exerçant un contrôle profond sur soi que l'on parvient à se sortir victorieux de toutes les épreuves. Assure doucement Gahéris en venant donner une claque amicale sur l'épaule de l'écuyer.

    - Et comme dirait le vioc', que la Force soit avec toi ! Ricane Sagamor dans un murmure, offrant un clin d'oeil au jeune homme au passage.

    Et il aura bien besoin de la Force, quand il s'engagera seul dans un chemin sinistre et sinueux... Dans ces bois hantés qui semblent avaler tout ce que l'on peut leur offrir. Barristan ressent le Côté Obscur. Il se fait insistant. Il est là, sous sa chair, dans ses veines, à bouillir. Une force qu'il faut apprendre à canaliser, à contenir. Le jeune Korax a encore bien du chemin à parcourir avant de devenir un guerrier et un sensitif aussi accompli que lui. Cette escapade serait l'occasion pour lui d'approfondir sa maîtrise de la Force, d'assimiler des connaissances et d'être en interaction avec une nature tantôt calme, tantôt hostile. L'écuyer ne pourrait en outre qu'en retirer des bénéfices. Mais cette tâche qu'on lui a confié n'est pas sans risque. Et à l'instar des autres membres de la Chevalerie Impériale, l'expérience se fait en affrontant de nombreux dangers...

    Le vieux chevalier espère ne pas s'être trompé en confiant à son apprenti de nouvelles responsabilités... Il espère secrètement ne pas avoir fait un choix désastreux, menant à la mort une nouvelle poignée d'hommes entièrement dévoués à l'Impérium.


    Spoiler : Spoiler
    Ajout de la 9ème compagnie du génie aux troupes déployées au sol.
    1 réponse Dernière réponse
    0
    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #4

      Post n°4
      Auteur : Korax Endatoménès

      Les craintes du natif de Yaga Minor semblaient se confirmer. En effet, on lui annonçait la disparition d’un groupe de scouttroopers. Déjà que la planète n’était pas très accueillante, la nouvelle de la disparition n’arrangeait rien. En plus, c’était lui qu’on envoyait dans la forêt inhospitalière pour enquêter. Il se reprit. Il y avait sur cette planète un mal insidieux qui l’empêchait de penser rationnellement. Il devait résister à ce sentiment d’insécurité qui occupait son esprit depuis son arrivée. Comment se faisait-il qu’une planète aussi peu civilisée ait une telle aura dans la Force ? Cela expliquait sans doute l’intérêt des Séparatistes pour ce caillou perdu.

      L’Impérium, à travers son maitre, lui faisait confiance, et cette confiance, il ne la trahirait pas. Quand il sortit de la tente de commandement, avec les indications sur le « territoire » de l’équipe disparue. Il faisait déjà nuit noire. Les recherches commenceraient le lendemain. La nuit les rendant moins aisées voire impossibles. De nuit, la forêt était invisible, et la clairière devenait de ce fait presque accueillante. Korax trouva le sergent en train de finir de manger avec son escouade et le salua :


      -Sergent. Une patrouille d’éclaireurs est portée disparue depuis quelques heures, et nous sommes assignés à leur recherche. Soyez prêt demain à l’aube avec vos hommes. Je vous rejoindrais à la sortie ouest du camp.

      -Bien mon écuyer. Répondit l’autre avant de haranguer ses hommes. Soldats ! Demain, lever à l’aube ! Vous prendrez tout le matos, ça risque d’être dangereux ! Rendez-vous à la porte ouest !

      Le Gaucher s’éloigna du groupe; il aimait la solitude. Il fit le tour du camp en marchant, plongé dans ses pensées avant de se diriger vers les douches. Sa toilette faite, il prépara son barda; bien chargé en nourriture et s’effondra sur son lit pour un sommeil réparateur.

      La nuit ne fut pas de tout repos, en effet, le jeune humain fit un rêve terrifiant. Il se réveilla en sursaut. En essayant de reprendre le souffle qui lui manquait, il tenta de se remémorer son rêve et ne vit que des flammes, de corps et des cris. Sortant de la torpeur du sommeil, il vit que ses frères d’armes étaient tous réveillés et seul le doyen restait imperturbable, les autres arborant des visages anxieux. Au bout de quelques minutes, le maitre d’armes brisa le silence de mort qui régnait. Ils en débattraient le lendemain, pour l’heure, il fallait récupérer des exercices intensifs du jour et se préparer physiquement aux recherches et à la coordination du camp. La nuit se finit sans évènement particulier.

      Le matin arrivant, il s’équipa et, passant chez le cuistot il engloutit deux barres énergisantes et se dirigea vers le point où l’attendaient ses troupes. A cette heure, le paysage lugubre lui paraissait terriblement harmonieux ; les branches torturées s’accordant avec la brume et l’atmosphère rouge, le tout enveloppé d’une lueur pâle et fantomatique. D’un certain côté, il trouvait même ça beau. Cela rendait au moins la perspective de la randonnée en forêt moins pénible. Il n'avait pas eu d’informations très précises sur la position des unités de reconnaissance au moment de leur disparition mais il avait réglé son datapad sur la fréquence d’émission de balises de localisation des motojets ; il pouvait ainsi en théorie les localiser à une dizaine de kilomètres, mais l’épaisseur de la forêt et les hypothétiques dommages causés aux balises réduisaient la distance de détection à deux ou trois kilomètres, selon ses estimations. Arrivé devant ses hommes, le jeune homme effectua un salut en règle auquel tous répondirent sans exception, ce qui fit le sourire légèrement derrière le morceau de métal soigneusement usiné qui cachait son visage.


      Enfin un peu de discipline. C’est pas trop tôt. pensa-t-il.

      Il se décida ensuite à parler :


      -Bonjour. Je… Je crois que vous savez que nous avons été assignés aux recherches afin, je l’espère, de retrouver les éclaireurs en un seul morceau. Nous ratisserons une bande de terrain de dix kilomètres sur vingt, située à deux heures de marche d’ici. C’est là que nous avons perdu le contact. Bien… En marche.

      Après avoir vérifié le fonctionnement de leur comlink les impériaux se mit en marche, avec l’écuyer en première position, utilisant son arme pour créer un chemin à travers les arbres tordus et les buissons de ronces. Seul résonnaient les pas des soldats au milieu du silence presque sépulcral de la forêt. De temps en temps, le jeune homme vérifiait sur son datapad s’ils se dirigeaient dans la bonne direction. Tout en avançant inlassablement, le sensitif repensait à la nuit et à la grande perturbation dans la Force que lui ainsi que ses frères d’armes avaient ressenti. Que signifiait une telle onde de choc psychique ? Etait-elle liée à la planète ? Ou un évènement majeur avait eu lieu dans une autre partie de la galaxie ? Tant de questions sans réponses attisaient la curiosité scientifique du jeune humain. Perdu dans ses pensées, il tranchait machinalement la végétation en face de lui, ouvrant un chemin qui, bien que chaotique, permettait le passage d'une personne. Après les deux heures prévues, le groupe arriva dans une petite clairière, en bordure de la zone de recherche. Korax accorda une pause autant à lui qu'aux soldats. Il s'assit sur une souche, se désaltéra et avala les biscuits présents dans sa ration. Après cela, il se releva pour donner ses directives :

      -Nous allons entrer dans la zone des recherches, vous vous relaierez deux par deux pour ouvrir le chemin, les autres, restez vigilants et rapportez moi les anomalies, moi, je vérifierai si les balises des motojets n'apparaissent pas sur mon radar. Nous réaliserons trois passes transversales espacées de trois kilomètres et le cas échéant, nous réaliserons des passe moins espacées. Allons-y le temps est compté.

      La stratégie de recherche fut donc mise en place. Les deux stormtroopers ouvrant la route utilisaient leur petite vibrolame réglementaire pour défricher, c’était moins efficace que la vibroépée de l’écuyer mais l'expérience du terrain leur donnait la même vitesse de progression. Le bilan de la première traversée transversale de la zone de recherche fut bien maigre, ils n’avaient trouvé qu'une épaulière, arrachée par une branche et aucune direction visible de passage d'un motojet. Mais au moment où ils s’apprêtaient à entamer la deuxième transversale, un signal apparût sur le datapad du jeune homme. Ils progressèrent rapidement et au moment où ils arrivèrent dans une clairière, les premiers stormtroopers se figèrent. Intrigué, Korax avança pour voir la clairière. Il dut se tenir à un arbre pour ne pas tomber, saisi par l'horreur de la scène. L’épave calcinée d'une bécane d’éclaireur gisait contre un arbre, et deux autres carcasses étaient brisées en deux par la chute de l'un des innombrables troncs arraché qui couvraient une sorte de chemin au fond de ladite clairière. La dernière moto était posée derrière les deux autres. Ce qui avait frappé les soldats gisait au centre de cette pagaille, c’était le corps atrocement mutilé d'un scouttrooper.

      1 réponse Dernière réponse
      0
      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #5

        Post n°5
        Auteur : Hivernus

        Nour observe attentivement l’arrivée des vaisseaux depuis son arbre. De mauvais souvenirs lui reviennent en tête. Elle se rappelle l’apparition d’un seigneur Sith, la soumission des Soeurs de la Nuit à sa personne… Et l’élimination de celles qui avaient osé se rebeller contre son autorité. La mère Zimun et ses partisans avaient payé cher le prix de leur insurrection. Ces soeurs là s’étaient révoltées très tôt. Trop tôt. Leur audace s’était transformée en orgueil. Et leur excès de confiance les avait conduit à la perte. Celles et ceux qui n’étaient pas morts durant l’affrontement s’étaient réfugiés dans les montagnes, là où l’on ne pourrait pas les atteindre. Les autres s’étaient contentés d’accepter la domination d’un étranger. Nour en a la nausée. Les Soeurs de la Nuit ne se soumettent à personne. Celles qui se rangent du côté d’un seigneur Sith ne sont pas dignes d’être des leurs. Et puis, ne parlons pas de ces satanés sorcières, qui restent à l’écart de toute cette agitation, quand leur planète est sous le joug d’une puissance étrangère impure ! Nombreuses sont celles à se ranger de son avis. Et depuis, toutes les soeurs qui refusent l’autorité d’un certain Dark Oblivius se rassemblent dans le secret le plus total pour un jour espérer venir à bout de celles qui acceptent dès lors de se plier aux lois d’un homme qui ne mérite rien d’autre que la mort.
        Et elles ont appris de leurs erreurs. Depuis le désastre qui a coûté la vie à de trop nombreuses soeurs, on se contente de se renforcer dans l’ombre, attendant le bon moment pour frapper. Les véritables filles de Dathomir vont récupérer ce qui leur appartient, que ce soit dans quelques jours ou dans quelques années. Pour l’heure… Il va falloir se montrer patiente et astucieuse… Car voilà que de nouvelles troupes débarquent sur Dathomir à bord de leurs machines de guerre. Impossible de deviner leur allégeance, du moins, pas sans leur demander. Nour ne se risquerait pas à leur poser cette question. Dans les deux cas, qu’ils soient du côté des Sith ou qu’ils aient leurs propres intentions, ils ne sont pas les bienvenus ici. Les véritables Soeurs de la Nuit ne peuvent pas tolérer la présence de plus d’étrangers sur leurs terres sacrées. Si l’on ne peut pas les combattre de front, on peut toutefois leur tendre quelques pièges… Peut-être que cela suffirait à les faire partir.

        Nour n’est pas une guerrière, à l’inverse de nombre de ses soeurs. Elle n’est qu’une dresseuse de Rancors. Néanmoins, cela ne veut pas dire qu’elle est loin d’être dangereuse… Peut-être même qu'elle parviendrait un jour à devenir une redoutable combattante. Il est dit, après tout, que les Soeurs de la Nuit les plus respectées et les plus puissantes sont celles qui ne sont qu'un avec leur monture. Mais avant de tenter quoi que ce soit à l’encontre de ces nouveaux visiteurs, il lui faut trouver les siennes et les prévenir de l’arrivée de ces soldats en armure blanche. La jeune femme siffle son Rancor et glisse de sa branche pour atterrir sur le dos de sa bête de compagnie.






        La guerre est en marche. Une décision avait été prise. On chasserait les envahisseurs en armure blanche avec toutes les armes mises à disposition. On frapperait et on disparaîtrait avant même qu’ils ne puissent se rendre compte de quoi que ce soit. Car oui... Les Soeurs de la Nuit peuvent compter sur leur connaissance du terrain pour tendre de violentes embuscades à ces étrangers venus ici en conquérants. Elles n’ont pas l’avantage de la technologie, ni même l’avantage du nombre, mais elles savent être pleines de ressources quand la situation l’exige. Dathomir se souviendra longtemps de la lutte de ses véritables filles, celles qui offrent leur sang et font couler celui de leurs ennemis pour protéger leur mode de vie.

        Les premières victimes de la fureur des Soeurs de la Nuit sont les quatre hommes de l'escouade Upsilon. Ils sont rapides et agiles sur les speeders, mais cela ne changerait pas grand chose au final. Il leur faudrait faire une pause, trouver un endroit assez tranquille où se reposer quelques temps, faire le point sur la situation, avant de repartir. C'est à ce moment précis qu'ils seront les plus vulnérables. Et s'ils refusaient de s'arrêter... Et bien... Les véritables filles de Dathomir trouveraient bien un moyen de les stopper. Trois chasseresses suivent avec soin les scout troopers, veillant toutefois à rester à une distance respectable afin de ne pas attirer leur attention. La triade drapée de noir et de rouge aurait bientôt l'occasion de s'amuser avec ces imbéciles... Il ne fallait pas précipiter leur mort. Non. Un chasseur doit être patient... Et attendre que la proie s'offre à lui. C'est ce que nos trois soeurs feront. De toute façon... Ces hommes là sont condamnés. Ils ne peuvent pas échapper à la piste de sang... Toute tentative de fuite est vaine. Car les Soeurs de la Nuit utilisent leur sang (et la Force s’il le faut) pour marquer et poursuivre leurs cibles. En effet, l'odeur du sang est un signal qui ne peut pas être dissimulé. Les membres de l'escouade Upsilon seront donc traqués jusqu'à ce que la mort vienne les libérer de cette chasse. Encore faut-il qu'ils soient au courant de ce qu'il se trame dans leur dos !

        Les impériaux sont en effet loin de se douter qu'une force mortelle les guette. Et si, à l'instar du gibier, ils se montrent prudents et prêts à fuir au moindre bruit suspect, ils restent néanmoins peu avertis sur les dangers qui peuplent cette planète. Et c'est ce qui sera à l'origine de leur perte. Les éclaireurs se sont arrêtés le temps de marquer sur un datapad tout ce qu’ils ont pu repérer dans le coin. Deux d’entre eux ont sorti leur blaster de poche et surveillent les alentours. Les deux autres échangent visiblement les informations qu’ils ont collectés durant leur petite escapade. Le silence tombe sur les forêts décharnées et mystérieuses de Dathomir. Mais les battements de coeur des proies n’échappent pas aux Soeurs de la Nuit… Et cette triade là est particulièrement violente et fourbe. Si les trois chasseresses ont pour habitude de se lacérer afin de marquer leurs cibles, elles ont également pour habitude d’en finir avec celles-ci avant le coucher du soleil. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il est impossible de prendre du bon temps et de profiter de la chasse… La plus âgée des trois femmes ferme les yeux, projette son esprit dans la Force et sonde les environs à la recherche d’une créature bien précise… Finalement, elle tombe sur ce qu’elle désire.


        - Viens à moi mon mignon… Souffle t-elle sur le bout des lèvres, jubilant déjà rien qu’à l’idée de voir le carnage.

        La bête lâche un puissant cri, comme pour répondre à cet appel. Les scout troopers se tournent vers l'origine du bruit. Ceux qui n'avaient pas encore dégainé leur blaster le font instinctivement. Mais il est déjà trop tard. Ils auraient mieux fait de fuir. Le Rancor, dans sa course, ravage tout sur son passage et se porte à la rencontre des éclaireurs impériaux... Le spectacle est de courte durée. En l'espace de quelques secondes, les scout troopers sont submergés par les puissantes attaques de l'imposante créature. Deux meurent sur le coup, déchiquetés par les griffes de la bête. Les deux autres profitent de l'instant d'inattention du Rancor pour détaler. Impossible de reprendre les motojets toutefois. Il faudrait donc se contenter de se faufiler entre les arbres et espérer courir assez vite pour ne pas être rattrapé par le mastodonte. Leurs jambes ne les portent toutefois pas assez loin. Les deux fuyards ne courent pas assez vite pour les trois chasseresses qui se sont lancées à leur poursuite en poussant des gloussements. Voilà qui allait être amusant !





        Lorsque l'escouade de Korax arrive sur les lieux, elle ne trouve qu'un seul cadavre. Pourtant, le Rancor a bien eu raison de deux membres de l'unité Upsilon. En réalité, la créature s'est quelque peu isolée avec le corps du deuxième éclaireur... Et prend le temps de le dévorer morceau par morceau. Mais le puissant bipède perçoit du mouvement entre les arbres, et il entend les branches craquer lorsque les bottes des soldats les piétinnent. Il ne peut s'empêcher de se redresser. Poussé par ses instincts primitifs, et habité par une frénésie meurtrière, l'animal se lance à nouveau dans une chasse à l'homme. Les épaules de la bête arrachent plusieurs arbres quand ceux-ci sont trop rapprochés et l'empêchent de passer. Rien ne peut arrêter la fureur d'un tel mastodonte. Ses pas sont lourds et font trembler le sol.

        Les stormtroopers accompagnant Korax se déploient lorsque le sergent Anton leur en donne l'ordre. Les impériaux adoptent une formation défensive. Mais ils ne savent pas sur quoi ils vont tomber... Et nulle stratégie ne peut les sauver de la fureur d'un Rancor. Une souche d'arbre vole en direction des soldats en armure blanche. Deux d'entre eux sont emportés par le projectile improvisé et poussent des cris interminables avant de se fracasser contre le même rocher. Sans même qu'un ordre soit donné, certains se mettent à tirer dans la direction du lancer. Mais la bête n'a pas dit son dernier mot. Elle ne fait que commencer son massacre. Sans même se soucier des traits lasers qui viennent noircir sa peau, la créature charge vers le premier stormtrooper qui se présente à elle. Le pauvre soldat n'a pas le temps de reculer. Il est happé par les grandes griffes du Rancor et finit tranché en deux. La panique s'empare des rangs et les hommes se dispersent afin de ne pas être tous emportés en même temps.

        L'animal porte à sa gueule le tronc ensanglanté de l'impérial privé de ses jambes. Ses puissantes mâchoires ne semblent faire qu'une bouchée du plastoide qui protégeait le soldat, à en juger les bruits de mastication. Le Rancor se tourne ensuite vers ceux qui osent toujours lui tirer dessus. Son regard sauvage se porte sur le jeune écuyer, planté là, au milieu de ces armures blanches en mouvement. Il n'a dès lors qu'une motivation : Dévorer Korax.

        1 réponse Dernière réponse
        0
        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #6

          Post n°6
          Auteur : Korax Endatoménès

          Après avoir récupéré son équilibre, le jeune Impérial lança dans son comlink, à destination des soldats chargés des transmissions :

          - Ici écuyer Endatoménès, nous avons retrouvé le corps d’un des éclaireurs ainsi que tous les motojets, dont un seul est encore en état de marche. Les autres soldats sont toujours introuvables. Quant au cadavre, les causes de la mort sont toujours inconnues.

          Il coupa la communication et serra le poing. Il fera payer cher l’assassin. Soudain, un bruit se fit entendre dans la forêt, et Anton ordonna immédiatement l’adoption d’une posture défensive. Korax se prépara à bondir, arme en main, en cas d’agression ; il avait l’envie irrépressible de détruire ou brûler ce qui passait à sa portée.

          Une bête immense sortit des bois, arrachant les arbres sur son passage. Un tronc lancé par le monstre en arrivant dans la clairière faucha deux Impériaux qui finirent leur course contre un rocher. C’était donc ça, la chose qui avait tué le scoutrooper… Le sensitif ne se faisait maintenant plus d’illusions au sujet des membres de l’unité Upsilon et sa rage bouillonnait d’autant plus. Un de ses hommes fut happé et dégusté par l’animal sanguinaire, et les autres tentèrent de s’échapper dans un désordre sans nom. Le jeune homme, se concentrant pour essayer d’anticiper la prochaine attaque du rancor, hurla à l’intention de ses hommes :


          - Restez, bande de lâches ! Encerclez le pour le désorienter ! Visez les articulations ou les yeux, c’est là qu’il est sûrement le moins protégé, videz vos chargeurs s’il le faut ! Et ne me tuez pas !

          La créature de 7 ou 8 mètres de haut commença par un coup vertical, dans le but d’écraser l’écuyer qui esquiva en passant entre ses jambes. Dans sa manœuvre, il tenta de taillader la jambe du monstre avec sa lame, mais, malgré le générateur ultrasonique, la peau résista. Il visualisa des graviers à travers la Force et lui lança au visage dans le but de l’éborgner, le rancor, qui n’avait perdu aucun de ses yeux, riposta par un violent coup de patte horizontal qui manqua de peu le jeune Impérial. Les traits laser des blasters E-11 fusaient autour de lui, ne lui facilitant pas les esquives.

          Ce n’était qu’une question de minutes avant que les soldats les mieux entrainés de la galaxie ne placent un coup au but, mais d’ici là, il fallait temporiser. Il évita une nouvelle attaque en se déportant sur le côté. Il réfléchit aux possibilités de croiser la route d’une telle créature dans une forêt aussi dense et en déduit qu’une main tapie dans l’ombre manipulait la créature telle une marionnette, main qu’il lui faudrait trancher après s’être débarrassé de son adversaire actuel. En effet, à travers l’atmosphère saturée par la Force de la forêt, il sentait le fantôme d’une présence forte, comme la sienne. Cependant, la présence était très faible. Peut-être se trompait-il ? Ou peut-être avait-il été clairvoyant ? Dans les deux cas, une fouille minutieuse des environs était à prévoir.

          Un coup de griffe le fit revenir à la réalité, mais son esquive fut légèrement trop lente et le monstre arracha sa cape et sa capuche. Dans sa fureur, le rancor déchiqueta l’épais tissus désolidarisé de l’armure noire de l’écuyer. Le jeune homme n’avait ainsi plus aucun doute sur la cible que s’était fixé le prédateur ; il le voulait et avait oublié le reste de l’escouade. Tant que le natif de Yaga Minor vivrait, ses hommes survivraient ; cela l’emplissait de détermination. Un tronc vola dans sa direction. Il se jeta à plat ventre et senti l’arbre lui frôler le dos. Il roula ensuite vers sa gauche pour éviter l’attaque suivante et se relever. Il devait trouver un moyen d'immobiliser la créature, malheureusement, sa lame ne perçait pas l'armure naturelle du rancor et ses articulations étaient plus vulnérables mais très difficiles à toucher ; il décida donc d'essayer de lui sauter sur le dos pour trouver des interstices plus larges.




          Il rassembla ses forces et se concentra. Il sauta. Étrangement tout se passa comme prévu et il atterrit sur le dos de la bête. Il se mit à quatre pattes pour ne pas perdre l'équilibre. Le monstre, ayant perdu sa cible, s'immobilisa un court instant, mais c'était déjà trop tard. Un soldat en armure blanche aligna l’œil droit, et un trait rouge vint le vaporiser. Désorienté et enragé par la douleur, le rancor se mit à se débattre pour se défaire d'un ennemi qui n'existait pas. Pendant ce temps l'homme sur son dos était secoué comme un prunier et s’accrochait à l'articulation du cou. Il fit un effort qui lui parut surhumain pour orienter sa lame dans le sens de l’interstice et la planta. Un dernier hurlement sortit de la gueule de la bête qui continua de s'agiter pendant quelques secondes avant des lentement s'immobiliser et enfin, elle s’éffondra en avant. L'écuyer, toujours affalé sur le cadavre, se releva et arracha son arme de la chair encore chaude. D'une revers de main, il essuya le sang de la lame avant d'ordonner d'un ton rageur :

          -Fouillez les environs ! Je suis sûr que ce machin ne nous a pas attaqué par hasard ! Quelqu’un doit nous l'avoir envoyé ! Trouvez-le, et tuez-le !

          1 réponse Dernière réponse
          0
          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
            a écrit sur dernière édition par
            #7

            Post n°7
            Auteur : Hivernus

            La bête est finalement vaincue, après des minutes de combat acharné qui semblent être des heures. Sans la rapidité d’action et les réflexes de l’écuyer impérial, l’affrontement aurait pu prendre un tout autre tournant. Certains racontent des choses stupides sur les chevaliers impériaux, des choses vexantes et profondément idiotes. Jalousie, bêtise… Nul ne sait réellement quelle est la cause de l’animosité entre ces gens là et les membres de la Chevalerie Impériale. Mais ces combattants d’élite, quoi que l’on puisse dire sur eux, méritent clairement leur place sur un champ de bataille. Sans l’aide précieuse d’un simple écuyer, toute une escouade aurait pu finir par disparaître définitivement. Le sergent Anton n’imagine même pas ce qu’un chevalier expérimenté peut faire sur le terrain… Et encore moins une action menée par tout un groupe de ces soldats d’exception.

            Selon les directives du natif de Yaga Minor, les hommes se dispersent et fouillent les environs à la recherche d’un potentiel ennemi. Le sous-officier stormtrooper préfère pour sa part faire le compte des morts. Trois membres de son escouade ont péri sous les coups de ce monstre. Le bilan aurait clairement pu être désastreux sans l’intervention rapide de l’écuyer impérial. Mais trois hommes de moins, c’est déjà une importante perte en soi. Sans parler de la disparition complète de l’unité Upsilon. Car il y a fort à parier que les éclaireurs sont bels et bien morts à l’heure qu’il est… Le haut-commandement impérial serait probablement furieux d’apprendre une telle nouvelle.

            Anton rumine sa colère silencieusement. Quelle idée de débarquer sur cette foutue planète ! Il aurait suffi de rester en orbite et de vaporiser toute forme de vie grâce aux batteries turbolaser des destroyers stellaires. Au lieu de ça, on envoie des soldats se faire massacrer au sol par des créatures gigantesques dans un endroit étrange où tout semble vouloir leur mort. Quelle charmante perspective… Seuls les fous oseraient accepter une telle mission ! Et finalement… C’est peut-être ce qu’ils sont tous… Des fous qui suivent aveuglément les ordres d’autres fous… Et tout cela pour la gloire de l’Impérium. Le stormtrooper lâche un rire nerveux. La vie est parfois une belle série de conneries et de saloperies. Surtout quand on est en première ligne ! Mais il a signé pour ça, tout comme ses petits copains. Il s’est porté volontaire pour porter fièrement cette armure si symbolique. Personne ne l’a forcé à rejoindre les rangs de la glorieuse armée impériale. Et s’il devait donner sa vie pour l’Impérium, il le ferait sans hésiter, en bon soldat qu’il est. Toutefois, l’heure de se sacrifier pour une juste cause n’est pas encore arrivée. Le sergent aurait tout le temps d’y repenser plus tard, lorsque la situation l’exigera réellement.


            - Sergent, vous devriez voir ce qu’on a trouvé… Lâche un soldat de choc dans son dos, sortant son supérieur de ses pensées.

            Le sous-officier suit ses frères d’armes dans un sentier sinueux qui les éloigne quelque peu du lieu de l’affrontement. Après cinq bonnes minutes de marche dans une végétation luxuriante, le groupe arrive finalement à destination. Anton se fige devant ce qui semble être un brouilleur de transmission. L’appareil est visiblement en état de marche, mais est néanmoins assez rudimentaire. Après un rapide examen de l’engin, le stormtrooper en chef en déduit qu’il s’agit non pas d’un appareil authentique, mais bien d’un assemblage assez douteux de plusieurs éléments technologiques distincts probablement récupérés sur les carcasses de vaisseaux échoués sur la planète. Quelqu’un s’est donc embêté à fabriquer un brouilleur artisanal. Ce qui veut dire que les impériaux ne sont pas seuls dans le coin… Et que les indigènes locaux vont sûrement s’en prendre à eux. Ces derniers ne sont peut-être pas aussi demeurés qu’ils en ont l’air...

            - Restez sur vos gardes Messieurs. Formez un périmètre de sécurité autour de ce tas de ferrailles, regroupez vos camarades et allez me chercher l’Ecuyer ! Ordonne finalement le sergent en vérifiant nerveusement l’état de ses munitions.

            Anton prend le temps de regarder de plus près l’assemblage artisanal qui se présente à lui. Le brouilleur n’a probablement pas une très grande portée, au vu de la qualité de l’engin. Toutefois, cet appareil se révèle suffisamment puissant pour empêcher la transmission des messages sur deux ou trois kilomètres. L’unité Upsilon n’a pas simplement disparu, elle a été prise dans un piège. Et voilà que son escouade vient de se jeter à son tour dans la gueule du loup. Les impériaux ne pourront pas informer le commandement de leur progression, à moins de détruire ce brouilleur de transmission. Le sous-officier se persuade d’ailleurs qu’ils ont intérêt à faire vite. Quelque chose, son instinct peut-être, lui dit qu’ils ne vont pas tarder à se faire attaquer par quelques sauvageons sortis de nulle part. Il faut donc faire preuve de prudence et se montrer particulièrement vigilant. Car il y a fort à parier que les locaux ne sont pas apprécier la destruction de leur matériel… Et qu’ils ne vont pas rester inactifs face à des intrusions pour le moins hostiles. Finalement, l’écuyer impérial et les autres soldats de choc ne tardent pas à rejoindre le groupe qui a pris position autour du brouilleur.

            - Monsieur, je crois que nous sommes dans la merde, sans vouloir vous manquer de respect. J’ai de bonnes raisons de penser que...

            - NE TIREZ PAS ! Je suis de votre côté ! Lance une voix étouffée par un casque.

            Un individu portant une tenue complète de scout trooper s’arrête et lève les mains en guise de reddition au moment où plusieurs stormtroopers se dirigent vers lui, les armes braquées sur sa personne. Comme pour confirmer qu’il n’est pas un ennemi ayant revêtu une armure amie, l’individu retire délicatement son casque. Le visage maintenant à découvert est celui d’un jeune homme, dont l’âge avoisine probablement la vingtaine. Le sergent lui fait signe de s’approcher, ce que le soldat fait, sans broncher. Les autres reprennent leurs positions défensives respectives.

            - Caporal Garner. Unité Upsilon. S’introduit l’éclaireur avant de reprendre. Nous avons été pris dans une embuscade… Une bête a foncé droit sur nous, on s’est replié et plusieurs femmes nous ont pris en chasse… Le… Le Lieutenant s’est sacrifié pour que je puisse vous avertir du danger...

            - Combien d’assaillantes avez-vous pu voir ? Demande alors Anton, un brin de nervosité dans la voix..

            - J’en sais rien mon Sergent… Trois ? Quatre ? Plus ? Aucune idée ! Ces furies savent se dissimuler comme personne et attaquent uniquement par surprise, j’ai failli ne pas m’en sortir. Réplique alors le scout trooper.

            - Bien fiston, vous pouvez disposer... Soupire doucement le sous-officier avant de se tourner vers le natif de Yaga Minor. Mon Écuyer, il nous est impossible de communiquer avec le commandement, ces sauvages ont fabriqué un brouilleur artisanal… Et vu le rapport du Caporal Garner, elles ne vont pas tarder à se jeter sur nous. Je propose qu’on fasse sauter ce truc et qu’on se tire en vitesse… Le bruit de l’explosion va rameuter pas mal de choses par ici...

            Mais l’écuyer impérial n’a pas le temps d’offrir une réponse à son subordonné. Un cri vient frapper d’effroi et de stupeur le groupe placé sous ses ordres. Et les tirs de blaster ne tardent pas à pleuvoir de tous les côtés, dans ce qui semble être une pure perte de temps...






            Cet imbécile d’éclaireur vient de faire la plus grande erreur de sa vie en conduisant les trois chasseresses vers un groupe tout entier d’impériaux qu’elles pourront massacrer à leur convenance. Bien évidemment, le jeune homme pense avoir réussi à semer ses mystérieuses et cruelles prédatrices. Ce qu’il ignore, c’est qu’il est impossible de se dérober quand on est traqué par des êtres sensibles à la Force et rompus à l’art de la chasse depuis la tendre enfance. Toutefois, le sergent Anton n’est pas dupe. Son expérience du terrain lui dicte de ne pas traîner dans le coin trop longtemps. Les positions qu’ils tiennent actuellement sont trop exposées, il y a trop de risques pour trop peu d’intérêts. Si l’ennemi invisible se décide à attaquer, il y a fort à parier que les impériaux subiront de lourdes pertes avant même de pouvoir riposter efficacement. Mais lorsque le sous-officier se décide à faire part de son opinion à son supérieur, il est déjà trop tard.

            L’ennemi est déjà sur eux. Les Soeurs de la Nuit ont beau être en infériorité numérique, elles ont de nombreux avantages tactiques sur leurs adversaires. Elles ont une connaissance du terrain et des facultés naturelles qui leur permettent en outre de surprendre ces individus en armure blanche pour les frapper là où ça fait mal. Et les positions défensives des stormtroopers se retrouvent finalement inefficaces face à une triade mortelle qui sait comment venir à bout d’une proie sans que celle-ci ait eu connaissance du danger. Car actuellement, la menace ne vient pas du sol… Mais des arbres. Les trois femmes s’élancent discrètement d’arbres en arbres, couvertes par les sons étranges de la forêt et par une dense végétation. Lorsqu’elles sont sûres d’avoir le dessus sur leurs futures victimes, les véritables filles de Dathomir passent à l’attaque.

            Un premier soldat est étranglé à l’aide d’un fouet et se voit irrémédiablement tiré vers le haut. Le cri qu’il pousse alerte ses camarades, mais pas assez rapidement pour qu’ils puissent le sauver de son funeste sort. Le fouet s’enroule autour d’une branche et l’étau se resserre sur la gorge du pauvre homme, qui finit par manquer d’air et expulse son dernier souffle. Son cadavre, qui pend mollement dans le vide, est rapidement la cible de tirs alliés. Les stormtroopers tirent au hasard dans la canopée, espérant toucher leur invisible agresseur. La diversion est parfaite. Les deux autres Soeurs de la Nuit profitent de cette opportunité pour se jeter dans la bataille. La première saute sur un soldat de choc et enfonce sans ménagement son poignard dans la gorge de ce dernier, lorsqu’il est encore plaqué au sol. L’armure blanche est peu à peu couverte du sang de son porteur, quand la jeune femme à l’origine de ce meurtre violent se précipite derrière un arbre pour éviter les traits lasers. Sa soeur d’armes, pour sa part, quitte sa cachette et contourne les stormtroopers pour les prendre à revers. Une fois dans le dos des soldats impériaux, son arc à énergie fait des ravages et plusieurs traits de plasma viennent s’écraser dans les faiblesses apparentes des armures. Quelques hommes se retrouvent ainsi à terre, touchés par des projectiles qui ne ratent pas leur cible. En dépit de leur armement obsolète, les Soeurs de la Nuit parviennent à semer le chaos dans les rangs de leurs ennemis. Vêtues d’habits légers aux teintes noires et rouges, et uniquement protégées par des pièces d’armure en cuir souple, ces furies attaquent rapidement pour mieux se replier derrière.

            La confusion qui règne en maîtresse parmi les soldats impériaux semble réjouir la plus vieille des trois chasseresses. Dissimulée dans un arbre, elle assiste au massacre en jubilant silencieusement. Elle se plaît à écouter les battements de coeur affolés des combattants adverses, qui ne savent pas où donner de la tête… Son regard se pose sur cet étrange guerrier vêtu d’une armure sombre en cuir. Il n’est pas comme les autres… Il a quelque chose en lui d’intriguant… L’aînée quitte son perchoir et entreprend de rejoindre le combat. Un stormtrooper braque son blaster sur elle mais n’a pas le temps de tirer un seul coup. Il est projeté contre un arbre par une force invisible. Cette soeur là semble maîtriser la Force et ne s’en cache pas, à l’inverse de ses deux comparses qui se contentent d’utiliser les armes qu’elles ont à leur disposition. La jeune femme, dont le visage est couvert de tatouages tribaux, fait désormais face à l’écuyer impérial et affiche un grand sourire. Son fouet claque dans l’air et lâche un son menaçant. La gaine flexible de l’arme s’illumine instantanément, parcourue du même flux d’énergie qui semble caractériser les sabres laser.


            - Viens étranger, viens et entre dans le cercle de la Mort ! Lâche alors la chasseresse en guise d’invitation au combat.

            Alors qu'un duel semble s'engager entre le natif de Yaga Minor et la sauvageonne du Côté Obscur, le sergent Anton et le caporal Garner, pour leur part, voient peu à peu leur chance de survie se dérober en faveur d'une victoire des folles furieuses les attaquant. Les voilà désormais tous les deux acculés contre le brouilleur... Le sous-officier est traversé par une idée. Mais bien sûr ! En détruisant l'engin, ils pourraient envoyer un message aux forces impériales. Et s'ils meurent tous ici, en cette sale journée, ils auront au moins le mérite de partir en beauté et de lancer un signal clair à la hiérarchie. L'explosion générée devrait être assez puissante pour alerter les troupes impériales.

            - Garner ! Couvrez-moi pendant que j'installe des explosifs sur ce satané brouilleur de malheur ! Gueule Anton, qui s'empare déjà de plusieurs détonateurs thermiques.

            L'issue de l'escarmouche est loin d'être définie à l'avance. Car tout espoir de "victoire" impériale repose désormais sur un écuyer et un sergent...

            Spoiler : Spoiler
            Parce qu'il faut bien corser les choses (et parce que je suis un Chiss fourbe), l'issue du combat va reposer sur plusieurs lancés de dé... Un pour définir ton statut, un pour le statut d'Anton et un pour définir celui de ton escouade. Je mets en dessous les résultats possibles et les conséquences liées à ces jets.

            ♦ Le duel entre ton personnage et sa future épouse :

            Spoiler : Spoiler
            1. (Echec critique) : La Soeur de la Nuit est une combattante aguerrie qui sait combiner ses nombreux atouts (maîtrise de la Force et maniement du fouet-laser) pour dominer Korax. Capture de ton personnage.

            2-3. (Echec modéré) : La jeune femme est visiblement plus douée que ton personnage et a le dessus. Le combat est difficile et semble perdu d'avance.

            4-5. (Succès modéré) : Korax domine légèrement son adversaire, l'issue du combat reste incertaine mais penche en faveur de l'écoyer impérial.

            6. (Succès critique) : L'entraînement de ton personnage est clairement supérieur à celui de la jeune femme et lui permet de dominer son adversaire.



            ♦ L'acte de courage du sergent Anton :

            Spoiler : Spoiler
            1. (Echec critique) : Les Soeurs de la Nuit comprennent la stratégie du sergent et parviennent à mettre fin à sa vie pour l'empêcher d'aller au bout de sa mission.

            2-3. (Echec modéré) : Le sergent Anton réussit à poser les explosifs mais meurt avant même d'activer les charges.

            4-5. (Succès modéré) : Le sous-officier place les charges et réussit à faire sauter le brouilleur, mais meurt dans le procéssus.

            6. (Succès critique) : Anton réussit sans difficulté tout ce qu'il entreprend, les explosifs sont placés et le brouilleur est détruit.



            ♦ Le sort de l'escouade du sergent Anton :

            Spoiler : Spoiler
            1. (Echec critique) : Les Soeurs de la Nuit viennent à bout des soldats impériaux. Ces derniers sont tous massacrés ou capturés.

            2-3. (Echec modéré) : Les chasseresses ont le dessus. Les rescapés de l'escouade décident de battre en retraite.

            4-5. (Succès modéré) : Le combat tourne en faveur des stormtroopers, les Soeurs de la Nuit sont éliminées, mais les pertes sont considérables.

            6. (Succès critique) : Nul ne peut dominer les soldats de choc de l'Impérium. Les assaillantes sont massacrées. Les pertes sont relativement modérées.

            1 réponse Dernière réponse
            0
            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le Chroniqueur
              a écrit sur dernière édition par
              #8

              Post n°8
              Auteur : Korax Endatoménès

              « L’excès de confiance est un tueur lent et insidieux. »

              Le regard de Korax se perdait dans la forêt impénétrable. Il commençait à penser que disperser ses hommes n’était pas la meilleure idée. Le responsable de cette boucherie ne devait néanmoins pas rester impuni. Il marche lentement, scrutant le proche horizon. Le silence de mort de la forêt avait pris la place des rugissements et des bruit caractéristiques des fusils impériaux. Il était presque tentant de s’asseoir là, au milieu de cette forêt hostile, et de méditer. Mais ça n’était pas le moment ; Il avait senti quelque chose, au cours du combat, comme un fantôme, ou une aura. Il en avait déduit qu’un être sensible à la Force se cachait non loin, mais, après une réflexion calme, il se pouvait qu’un tel être soit passé à cet endroit récemment.

              Le calme si agréable fut troublé par un des soldats, qui, après avoir salué, l’informa de la découverte d’Anton. Un brouilleur ! Il n’était sûrement pas là par hasard. Tout coïncidait donc ; les éclaireurs étaient tombés dans un piège ! Il se dirigea à pas rapides vers la position du sergent. A son arrivée et après un exposé alarmant de la situation, un éclaireur rescapé réussit à rejoindre ses camarades, il y avait donc un survivant. Voilà qui pourrait lever les zones d’ombres sur cette affaire. Tout ce qui préoccupait l’écuyer semblait se réaliser : les autochtones n’étaient donc pas aussi primitifs qu’il le pensait, et en plus ils étaient hostiles. Ils commençaient déjà à mener une guérilla contre le phenix d’or, cauchemar de tous les officiers. Il se demandait pourquoi la planète n’avait pas été annexée en lançant une invasion à grande échelle, ça leur aurait facilités la tâche. Ils étaient néanmoins au milieu d’un piège, qu’il fallait détruire à tout prix pour qu’il n’arrive pas d’autres tragédies.

              Soudain, trois ombres sortirent des arbres et fauchèrent la vie de deux soldats, l’un fut étranglé par un fouet, et l’autre poignardé à mort. Cet évènement eu pour effet de sortir le natif de Yaga Minor de son mutisme, tout en l’emplissant d’une rage noire. Il eu cette fois l'idée d'allumer la balise d'urgence de son datapad et de le cacher dans son plastron, pour le protéger.


              -Anton ! Dépêche-toi de faire sauter cet engin !




              Spoiler : Antje Dunkel

              Antje Dunkel
              Age : 20 ans
              Corps d’armée : Stormtroopers
              Grade : Soldat de 1ère classe


              Antje voyait sa première grande opération. Elle venait d’une famille d’ouvriers d’Eriadu, mais sa dévotion envers son régime l’avait menée, à la suite de son frère Conrad, dans l’armée, et sa bonne capacité au tir au E-11 l’avait orientée vers les armures blanches. Son esprit bouillonnait d’une agitation intense ; elle avait déjà vu trois de ses camarades massacrés par un monstre, et maintenant, deux autres frères d’armes se faisaient étriper avec une facilité inouïe. Leurs vies ne tenaient donc qu’à un fil ? Ils étaient tombés dans un piège comme les scouttroopers avant eux. Au cours du combat contre la bête sauvage, elle avait pu admirer l’efficacité de la chevalerie impériale, un régiment d’élite dont elle n’avait jamais vu de membre auparavant, le chevalier leur avait sauvé la vie mais rien ne disait que cela se reproduirait cette fois-ci. Des tirs de blaster fusaient de partout. La confusion totale régnait. Au bout de quelques secondes, elle put voir un des agresseurs, c’était une jeune femme, d'un âge comparable au sien, la peau d'une extrême pâleur et les cheveux blancs sales comme les armures de ses camarades. L'un d'eux se fit à cet instant égorger d'une façon spectaculaire par les deux poignards de la chasseresse. Le rescapé de l'escouade Upsilon et un autre trooper tiraient en rafale dans les arbres pour couvrir le sergent qui mettait en place les explosifs.

              Soudain, une des guerrières se planta à quelques mètres de L’écuyer (qui trafiquait son comlink) et le provoqua en allumant son fouet énergétique. Elle s'interposa pour laisser son officier finir sa tâche. D'un mouvement ample, la jeune femme dévia la rafale. Les traits rouges s'écrasèrent autour d'elle. Ensuite, l’écuyer projeta violement la jeune impériale sur le côté en lâchant un rageur « Dégagez ». Elle prit cela pour un ordre et commença à fuir avec les quelques survivants.

              Les cinq fuyards prirent le chemin de l'aller en sens inverse pour ne pas se perdre. Ils coururent pendant quelques minutes et centaines de mètres avant de ralentir, tout en vérifiant qu’ils n’étaient pas suivis. Le caporal Stan Kubis, meilleur tireur de l’escouade et auteur du tir chanceux dans l’œil du rancor, prit son comlink et le régla sur la fréquence d’urgence. Une voix humaine résonna dans le petit appareil. Il y avait encore beaucoup de friture due au brouilleur mais ils allaient s’en sortir. De l’escouade, il ne restait que les premières classes Dunkel et Piotr Tokarevitch, le deuxième classe Reinhardt Gheist et les caporaux Valentina Merinatopp et Kubis. La base était encore loin, et une longue marche attendait les rescapés.





              Le Gaucher avait bloqué son comlink sur la fréquence d’urgence, car deux précautions valent mieux qu’une. La provocation de la guerrière avait eu pour effet de faire éclater la bulle de rage contenue en lui. Il écarta donc les obstacles sur sa route dont faisait partie un de ses soldats. Une poussée de Force l’envoya dans un buisson. Malheureusement pour Korax, son injonction fut mal comprise par son subordonné. Après tout ce n’était pas grave, ils gênaient plus qu’autre chose et ils serviraient mieux l’Imperium vivant que morts. Pendant ce temps là le sergent et ses deux couvertures périssaient des attaques combinées des deux autres chasseresses qui se mirent à regarder le duel avec attention, une lueur sadique dans les yeux, connaissant déjà l’issue du combat.

              L’Impérial, galvanisé par la rage, chargea sabre au clair, poussant un hurlement bestial. Il ne vit même pas le fouet passer devant son masque et son arme fut arrachée à sa main et alla se briser contre un rocher proche. Une poussée invisible le projeta sur le brouilleur artisanal bourré d’explosif. Le jeune homme allait se faire capturer ou tuer. Dans son esprit, c’était la panique totale. Les trois sœurs s’approchaient en riant lentement pour préserver la tension et faire craquer le natif de Yaga Minor. Cela lui laissa le temps de s’apercevoir que le travail d’Anton était presque achevé ; dans le but d’au moins blesser ses adversaires, il appuya deux fois sur le boutons du détonateur pour mettre un compte à rebours de 5 secondes. Les filles de Dathomir, vigilantes firent un bond en arrière pour sortir de la portée de la bombe mais Korax ne put que se jeter de quelques mètres en avant. L’armure de cuir noir le protégea efficacement contre la déflagration, mais un éclat lui laissa une grande plaie dans les dos. L’insoutenable douleur et la perte rapide de sang l’emmenèrent pour un long voyage dans les abysses de l’inconscience.

              Le commandement allait bientôt voir apparaître deux balises d’urgence, au beau milieu de la forêt…

              1 réponse Dernière réponse
              0
              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le Chroniqueur
                a écrit sur dernière édition par
                #9

                Post n°9
                Auteur : Hivernus

                La lutte se termine aussi rapidement qu’elle a commencé. En l’espace de quelques minutes, les impériaux sont mis hors d’état de nuire. Ceux qui ne jonchent pas le sol prennent la fuite, impuissants face à des êtres cruels ayant l’avantage du terrain et de la surprise. Même l’individu en armure de cuir ne peut rivaliser face à la force brute du Côté Obscur. Dans un ultime élan de courage, ou de folie, il essaie de se faire sauter avec ses féroces bourreaux. Mais cette tentative échoue finalement. Le jeune homme tombe dans l’inconscience, happé par des ténèbres sans fin. Les trois Soeurs de la Nuit viennent encercler leur victime avec une démarche presque nonchalante. L’une d’entre elles retourne le corps immobile de l’écuyer impérial à l’aide de son pied, n’ayant visiblement aucune considération pour son ennemi. Après tout, il n’est qu’un sale étranger en ces terres, venu pour souiller cet endroit sacré avec sa présence. La jeune femme observe le temps d’un battement de cils le masque qui couvre le visage de sa proie. D’un geste leste, elle vient l’arracher et l’attache à sa ceinture. Voilà un trophée digne de ce nom ! Elle s’attarde ensuite sur le visage juvénile de sa victime. Il est jeune, très jeune. La fille de Dathomir s’agenouille puis approche une oreille du corps inerte. Elle sent les battements réguliers de son coeur dans sa poitrine. Elle peut entendre l’organe vital marteler contre la cage thoracique. Elle ne se lasse jamais de ce son… Et de cette sensation grisante de pouvoir qui s’empare de son être.

                - Il respire encore… Souffle la chasseresse dans un murmure à peine audible.

                Elle se prépare à achever le natif de Yaga Minor. Décider du sort d’un ennemi vaincu est un véritable présent qu’il faut savoir honorer. Il n’y a rien de plus jouissif. Ôter la vie d’un homme est un moment marquant, qui offre son lot de sensations... La lame froide de son poignard vient glisser le long de la peau, au niveau du cou. Mais la voix autoritaire de la plus vieille l’empêche d’aller au bout de son action.

                - Ma Soeur, nous voulons tous le voir mort. Mais il nous sera plus utile vivant. Lâche cette dernière en posant une main sur l’épaule de sa comparse. La Matriarche voudra sûrement lui parler...

                L’autre ne répond rien et se contente de lâcher un grognement. Elle sait très bien que son aînée a raison. Les mâles reproducteurs ne sont pas assez nombreux. Et cet étrange individu pourrait probablement leur fournir des informations sur ses petits camarades… Il serait alors plus facile de leur tendre de nouveaux pièges… De les massacrer plus rapidement. Le sang qui bouillonne dans ses veines lui dicte de tuer toujours plus, mais les proies ne sont pas prêtes à être chassées. Du moins, pas pour le moment. Il lui faut donc faire preuve de patience… La triade chasseresse s’assure d’être bien venue à bout des envahisseurs venus souiller leur planète. Ceux qui agonisent lentement dans les armures blanches sont exécutés sans la moindre forme de procès ou même simplement de pitié. Elles quittent ensuite ce champ de bataille improvisé et s’enfoncent dans la luxuriante végétation, en emmenant avec elles leur jeune prisonnier sur un transport improvisé qu’elles ont elles-mêmes fabriqué. Les animaux viendraient probablement dévorer les restes des soldats impériaux étendus à jamais sur ce sol étranger. Une punition à leur juste valeur. Leurs camarades les ont abandonné ici, sur une terre sacrée qu’ils n’auraient jamais du fouler. Bientôt, ils seraient oublié de tous… Et morts en vain.

                Après plusieurs heures de marche dans cette dense végétation, le petit groupe arrive enfin à destination. Les nuages s’agglutinent sur la crête des montagnes et laisse présager des orages pour la nuit. Les vents froids dévalent les pentes et viennent siffler dans les branches des arbres. Une mer de brouillard s’étend désormais dans la forêt et apporte son lot de mystères dans un endroit déjà bien étrange. Les trois femmes s’enfoncent dans un réseau de grottes, traînant dans leur sillage le brancard transportant leur captif. Là, dans les entrailles de Dathomir, dans les profondeurs des montagnes, se cache une forteresse troglodyte… La petite colonne s’arrête finalement au pied d’une muraille haute de vingt mètres, barrant l’entrée de l’immense caverne qui sert de refuge à quelques dizaines de Soeurs de la Nuit. Deux portes en bois renforcées ici et là de plaques de métal bloquent le passage. De part et d’autre de l’entrée, plusieurs postes de garde et de nombreuses meurtrières permettent aux défenseurs de repousser un éventuel assaillant. L’endroit semble en outre imprenable. Les portes s’ouvrent lentement en grinçant. Le groupe pénètre à l’intérieur d’un sanctuaire inviolable… Situé bien loin des regards...






                Le commandant du “Fierté de Cathar” fait les cent pas sur la passerelle de son vaisseau. Il évolue silencieusement au milieu du brouhaha général. Les membres d’équipage dispersés dans les fosses sont penchés au dessus des consoles et travaillent d’arrache-pied pour garder le contact avec les troupes au sol. Le temps capricieux de Dathomir brouille temporairement les transmissions, jusqu’à ce que les orages passent. Des heures entières peuvent passer, sans avoir de réponse de la part du commandant Barristan ou de ses hommes. Et durant ce laps de temps, l’officier en charge du blocus s’inquiète, imagine des scénarios catastrophes… L’impérial reste constamment sur ses gardes. Il ne relâche pas sa vigilance et en demande autant de la part de son équipage. Qui sait ce qu’il peut se passer ? Les indigènes pourraient voir d’un mauvais oeil l’arrivée de troupes étrangères sur leur sol. Ils ou elles pourraient attaquer les forces de l’Impérium. Pire, les Sith, au courant de la situation désespérée de leurs misérables alliés pris au piège sur la planète, pourraient envoyer une force de frappe à la rescousse. Une action qui serait très probablement suicidaire, mais qui pourrait sûrement causer du tort aux opérations impériales. C’est donc avec une certaine nervosité dans le corps que le commandant du destroyer stellaire parcourt de long en large la passerelle du vaisseau, à la recherche d’informations destinées à le rassurer.

                - Monsieur, un vaisseau de guerre non-identifié vient de sortir de l’hyperespace. Indique un matelot depuis sa fosse.

                - Attendez la réception des codes d’authentification. Ordonne sèchement l’officier.

                - A vos ordres Monsieur.

                Une minute passe. Puis deux. Le temps semble s’allonger, il ne représente plus des secondes, mais des heures interminables… Le commandant quitte la passerelle pour rejoindre le trou d’équipage. Il se place derrière le marin et jette un coup d’oeil par dessus son épaule. La console traite les données envoyées par le vaisseau inconnu. Puis une réponse arrive.

                - Transpondeur impérial Monsieur. Les codes d’authentification sont bons. Il s’agit du transport de classe Acclamator “L’Ombre des Jours”. Annonce finalement le jeune matelot. Leur capitaine nous demande l’autorisation de débarquer des troupes au sol.

                Cette nouvelle rassure le commandant du “Fierté du Cathar”. L’Etat-major a donc décidé d’engager de nouvelles forces dans le blocus. L’officier souffle un bon coup. Il sent la pression accumulée dans son corps s’évanouir. Les hommes du commandant Barristan pourraient bientôt compter sur le renfort de quelques centaines de soldats supplémentaires… Et sur du matériel militaire adapté à une occupation impériale… La flotte chargée de bloquer l’accès à la planète pourrait pour sa part compter sur la présence d’un navire supplémentaire. Bien évidemment, les transports de classe Acclamator sont d’abord des transports de troupes, mais ils disposent d’un armement tout à fait suffisant pour affronter avec succès d’autres bâtiments de guerre. Ou à défaut de combattre efficacement, “l’Ombre des Jours” pourrait toujours s’avérer utile comme vaisseau de soutien.

                - Transmettez-leur l’autorisation. Rétorque l’officier impérial.

                - Oui Monsieur. Souffle le membre d’équipage avant de reprendre plus clairement dans le micro de son casque. "L'Ombre des Jours", ici le “Fierté de Cathar”, vos codes d’authentification sont acceptés, vous avez reçu l’autorisation de déployer des troupes.

                Le commandant quitte la fosse et reprend sa place sur la passerelle, laissant ses hommes travailler à leurs postes respectifs. Une nouvelle question lui traverse l’esprit. Si l’Impérium prend le risque d’engager plus de soldats sur ce théâtre d’opération, c’est que la Confédération des Systèmes Indépendants se fait désirer… Il faut donc espérer que ces foutus séparatistes ne mettent pas de trop de temps à réfléchir et à arriver… Sinon, de nombreux camarades impériaux en feront les frais et mourront pour pas grand chose.





                Spoiler : Spoiler


                ~ Chevalier Wilhelm Barristan ~



                Barristan médite à même le sol, les mains posées sur ses genoux repliés. Son esprit s’échappe de sa prison de chair. Grâce à la Force, il sonde les environs, à la recherche de la moindre chose qui pourrait s’avérer suspecte à ses yeux. Le vieux chevalier sent les battements de coeur réguliers des quelques centaines de soldats qui l’entourent. Il sent des dizaines d’échos à travers la Force. Puis d’un coup, son esprit se bloque. Un frisson intense vient parcourir son corps. Les ténèbres engloutissent sa conscience projetée dans la nature luxuriante de la planète. Le Côté Obscur… Il est là. Il a perverti cet endroit de sa simple présence. Celles qui vivent dans ces terres sont sous son emprise. Il y a d’ailleurs fort à parier que ces indigènes sont initiées aux arts obscurs de la Force. Le maître d’armes de la Chevalerie Impériale ne se laisse pas abuser par les illusions façonnées par le Côté Obscur. Il avait été autrefois initié comme un Sith, ou tout du moins, comme une parodie de Sith. Il s’était laissé submergé par le Côté Obscur. Il l’avait laissé corrompre son esprit et avait percé à jour de nombreux mystères liés à cet aspect là de la Force. Finalement, au prix d’une âpre lutte, le chevalier avait réussi à se défaire de l’emprise corrosive de cette puissance maléfique… Mais une partie de son être reste à tout jamais souillée par son influence malsaine. S’il refuse d’utiliser les arts sombres à outrance, il sait que dans certains cas, il est obligé de recourir à la puissance destructrice du Côté Obscur pour faire ce qui lui semble nécessaire. Et à chaque fois qu’il pratique les arts obscurs, il a l’impression qu’il abandonne une partie de lui à cette force malfaisante. Il y a toujours cette sensation désagréable de vide, de ténèbres, de froideur intense en lui. Comme si quelque chose s’était brisée et ne pouvait être réparée. Comme une blessure ouverte qui ne pourrait jamais cicatriser…

                Il craint de ne pouvoir un jour rester du bon côté. Il craint de franchir une étape, de s’aventurer trop loin dans le Côté Obscur… Et de s’y perdre définitivement. Car il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir faire preuve d’assez de volonté pour résister à la tentation. Lorsque l’on goûte à la puissance des arts sombres, lorsque l’on prend conscience qu’il est possible de devenir l’égal d’un dieu, il est difficile de retourner en arrière, d’abandonner le pouvoir pour retourner à une existence misérable. Pire, s’il est certain de résister assez longtemps à l’appel du Côté Obscur, il redoute que ses camarades y foncent la tête baissée. La discipline et l’abnégation sont deux valeurs qui doivent en théorie empêcher qu’un chevalier impérial s’engage dans la voie des Sith, mais combien de Jedi y ont succombé par le passé ? Cette planète est l’endroit rêvé pour attirer du côté du mal tous ceux qui sont rongés de l’intérieur par la haine, la soif de pouvoir et de vengeance. Barristan se dit que c’est peut-être une mauvaise idée d’envoyer en mission autant de soldats sur un théâtre d’opération pour lequel ils ne sont pas préparés. Il en vient à douter de l’utilité de débarquer des troupes, quand on peut négocier la reddition des Soeurs de la Nuit et des autres partisans des Sith à bord des destroyers stellaires.

                En outre, cette mission est un baptême du feu. Autant pour les chevaliers impériaux, déployés en groupe pour la première fois, que pour les soldats de choc de l’Impérium, qui n’ont pas eu à se mettre sur le pied de guerre depuis la chute des Vestiges de l’Empire Sith. Ceux qui vont survivre à cette expérience en ressortiront à jamais changé, à n’en pas douter… Le maîtres d’armes songe l’espace d’un instant à Korax. Il se peut qu’il ne soit pas prêt à affronter les dangers de Dathomir. Tout comme il se peut qu’il soit le premier à en faire les frais, à subir un changement pour le moins radical. Néanmoins, l’écuyer impérial est le seul capitaine de son âme, le seul à pouvoir choisir le chemin qu’il désire emprunter.

                Un pan de la tente de commandement est écarté par Sagamor, qui s’engouffre à l’intérieur, bientôt suivi par Gahéris, Keu et Tristen. La Chevalerie Impériale au complet. Il ne manque plus que Korax pour réunir intégralement l’Escadron Gris. Barristan ouvre les yeux et constate que plusieurs paires de yeux sont fixés sur lui. A en voir les têtes que font ses frères et sa soeur d’armes, ils n’ont pas de bonnes nouvelles à annoncer. Le vieux chevalier se redresse donc et prend place autour de la table, rapidement rejoint par ses camarades.


                - Je vous écoute. Déclare le maître d’armes.

                - Nous avons perdu le contact avec l’escouade de Korax. L’informe alors Sagamor, sur un ton plus ou moins perplexe.

                - Pire. Deux balises de détresse se sont déclenchées. Et on nous rapporte qu’une explosion a eu lieu dans le secteur des recherches. Rajoute Gahéris.

                - Il est possible de suivre le signal de ces balises ? Demande alors Barristan, passant une main dans sa barbe.

                - Oui, en effet. J’ai pris l’initiative de suivre les déplacements des deux signaux de détresse. Indique la jeune femme. Il se trouve que l’unité de Korax a eu à se séparer, car les balises s’éloignent l’une de l’autre…

                - Ce qui veut certainement dire qu’ils ont été surpris par quelque chose et qu’ils cherchent à le fuir. Déduit finalement le vieux chevalier. Nous allons devoir partir à la recherche des deux groupes qui se sont formés suite à un facteur encore indéterminé.

                Toutefois, le commandant des forces terrestres refuse de perdre plus d’hommes. Les membres de l’unité Upsilon et ceux de l’escouade de Korax, car il faut imaginer qu’il y a des pertes dans la section commandée par l’écuyer, sont déjà de grosses pertes. Cette fois-ci, Barristan va lui-même mener l’enquête, afin de préserver les soldats placés sous ses ordres. Et il ne va prendre avec lui que les meilleurs…

                - Tristen, Keu, vous venez avec moi, nous allons prendre de l’avance et partir dès à présent.
                Décide le vieillard d’une voix ferme. Gahéris, Sagamor, je compte sur vous pour garder ce camp en bon état pendant notre absence !

                Les autres ne disent rien et opinent du chef d’un simple hochement de tête. Les chevaliers qui restent saluent ceux qui partent chaleureusement. Des mots sont échangés, des blagues sont faites, puis le moment vient de se séparer. Barristan, Sagamor et Keu préparent leur paquetage et s'enfoncent finalement dans la forêt. Ils disparaissent entre les filets de brume, sous le regard perplexe des soldats impériaux et sous l’oeil inquiet de leurs compagnons d’armes.





                La triade chasseresse et leur prisonnier progressent au milieu du village, sous le regard curieux de quelques soeurs. L’immense caverne comprend de nombreuses maisons en pierres sèches et coiffées de divers branchages et végétaux. Le long des parois, des escaliers taillés dans la pierre s’ouvrent sur d’autres galeries et laissent deviner tout un réseau de couloirs et de pièces. L’endroit est en réalité un vrai labyrinthe pour celui qui n’est pas habitué à vivre ici. Korax est conduit dans une petite pièce où il est jeté à terre comme un malpropre. L’endroit est sombre et humide, éclairé uniquement par une petite fenêtre qui ne filtre qu’une lumière teintée de noir. Les trois femmes échangent entre elles à voix basse, et l’une d’elles part finalement pour chercher le personnage le plus important de leur petite communauté. Mais la Matriarche semble déjà être au courant de ce qu’il se trame au sein de sa cité troglodyte. Lorsqu’elle quitte sa hutte, son attention est immédiatement attirée par l’agitation qui anime la place centrale. Les soeurs se sont rassemblées. Certaines ont pris leurs armes et enfilent leurs protections en cuir. Les véritables filles de Dathomir, comme elles aiment s’appeler, sont visiblement anxieuses et excitées. Comme à la veille d’une bataille… La Mère Esmsyl projette ses sens dans l’ensemble du village avant de tomber sur ce qu’elle recherche… Un étranger, au sein même de sa forteresse ! La vieille femme se dirige alors vers la section de la caverne dédiée à héberger de rares captifs. Et elle y trouve alors deux des siennes en présence d’un individu inconnu. Ce dernier porte une armure en cuir et ne ressemble guère à un quelconque guerrier appartenant à un clan de sorcières. Il s’agit donc de l'un de ces “envahisseurs”.

                - Imbéciles ! J’avais pourtant été très claire ! Nous ne ramenons pas de prisonniers ! Hurle alors Esmsyl d’une voix chargée d’électricité. Les siens vont se lancer à sa recherche et ils risquent de tomber sur notre sanctuaire !

                Les deux soeurs de la Nuit se confondent en excuses et courbent l’échine devant leur aînée. Mais il est déjà trop tard. La Matriarche lâche sa colère sur ses congénères. D’intenses éclairs bleus quittent ses mains et viennent ronger la peau et les habits des deux jeunes femmes. Ces dernières tombent à la renverse et, traversées par la douleur, se tordent dans tous les sens sur le sol humide de la cellule. Voilà une leçon qu’elles ne sont pas prêtes d’oublier !

                - Je… Hmpf… Excusez-nous… Gnnn… Mère Esmsyl… Parvient à articuler la plus vieille des deux soeurs, en se redressant péniblement.

                - Rendez-vous utiles et vérifiez qu’il n’a pas de quoi communiquer avec ses amis… Ou de quoi nous nuire… Ajoute sur un ton toujours aussi colérique la Matriarche.

                Les chasseresses exécutent la volonté de leur dirigeante et fouillent le détenu à la recherche d’objets suspects. En détachant son armure, elles découvrent que ce dernier a caché à l’intérieur de celle-ci un émetteur… Les deux femmes sentent une fois de plus que le mécontentement de leur Mère va s’abattre sur elles et décident de courber l’échine à nouveau, en signe de soumission. Mais Esmsyl se retient bien de les châtier… Même si ces idiotes le méritent amplement. Car elle sait qu’en laissant sa colère s’exprimer librement, elle risque de tuer involontairement les soeurs fautives. Et dans le cas actuel, elle a besoin de tout le monde pour mener sa lutte… La Matriarche se contente donc de détruire la balise de détresse en l’envoyant contre un mur à l’aide de la Force.

                - Soignez ses blessures et envoyez-le dans la fosse. Il nous fera peut-être d’une quelconque utilité… Soupire finalement la Mère en se retirant de la pièce.

                Le natif de Yaga Minor est donc pris en charge par les soeurs de la Nuit, qui traitent et pansent sa blessure dans le dos avant de le réveiller d’une façon particulièrement brutale… A l’aide d’un seau d’eau dans le visage. Lorsque leur captif est bien conscient, les deux femmes lui posent des fers aux poignets et le forcent à sortir hors de sa crasseuse cellule. Dans le village, l’ébullition est totale. Des dizaines de soeurs, et même quelques frères, se massent autour de la fosse en exultant. L’idée de voir cet étranger se faire déchiqueter par un Rancor apprivoisé ou par une quelconque soeur est un spectacle des plus réjouissants… Korax est finalement jeté sans ménagement dans la fosse, une crevasse apparente qui sert habituellement de terrain d’entraînement aux soeurs de la Nuit, ou d’arène improvisée lorsque l’on souhaite mettre à mort quelque chose ou quelqu’un. Un long bâton est lancé non loin du jeune écuyer impérial. Il est bientôt rejoint par un autre individu, qui saute de son plein gré dans la fosse de combat. Il s’agit d’un humanoïde se rapprochant physiquement d’un Zabrak, muni des mêmes cornes et des mêmes tatouages tribaux que ces derniers. Il est probablement le fruit de nombreuses générations d’accouplement entre esclaves Zabraks et indigènes Dathomiriennes. Le frère, comme sont appelés les êtres issus de sa caste, jette un regard de défi à Korax et pointe vers lui un sabre à lame recourbée. Le combat semble inévitable et nul ne sait s’il s’agit d’une lutte à mort ou d’un simple entraînement...


                Spoiler : Spoiler
                Pour ce qui est de ton personnage, tu es libre de faire ce que tu veux dans le combat. Tu peux tuer ton adversaire, le maîtriser, faire usage de la Force, carte blanche !

                Au niveau des survivants de ton escouade, tu peux aussi les incarner et faire en sorte qu'ils tombent sur les trois chevaliers impériaux partis à leur rescousse.

                1 réponse Dernière réponse
                0
                • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le Chroniqueur
                  a écrit sur dernière édition par
                  #10

                  Post n°10
                  Auteur : Korax Endatoménès

                  Korax fut réveillé violement d’un seau d’eau dans le visage. Le jeune homme ouvrit les yeux, sa vue était troublée et ses membres douloureux, comme s’il s’était fait rouler dessus par un tank TIE bourré à craquer de munitions. Sa blessure avait été bandée. Instinctivement, il posa sa main sur son visage. Son masque ! Il n’était plus là ! Paniqué, il se mit à chercher frénétiquement à sa ceinture et dans ses poches, sans succès… Malédiction ! Il se souvint de plus avoir volontairement laissé ses lunettes au camp. Il était donc aveugle. Il se redressa, il faisait sombre. Il semblait être dans une caverne, le sol était en terre battue et les murs taillés dans la pierre. Il n’avait plus le choix. Il ferma les yeux et tenta de s’imaginer la pièce qui l’entourait en se servant de la Force. C’était une petite cellule taillée à même la roche, ayant pour seul ameublement une banquette. Il y avait trois femmes, ses trois agresseurs et une autre qui devait être leur chef. Elles étaient toutes entourées d’une ombre que Korax assimila comme étant le côté obscur. Contre un mur gisait ce qui semblait être le cadavre de son datapad. Heureusement, le commandement devait avoir sa trace en mémoire. Il fallait qu’il survive suffisamment longtemps.

                  On lui posa des fers aux poignets et on l’emmena. Il marchait d’un pas mal assuré, les yeux fermés, observant les alentours à travers la Force. Il semblait se trouver dans un village miteux, peuplé presque uniquement par des femmes. Voilà qui était bien étrange. On l’amena face à une étendue plate, en contrebas, entourée d’escaliers ou de gradins taillés dans la roche. Probablement une arène. Pourquoi l’amenait-on là ? On allait le faire combattre ? Si oui, pourquoi ? Les guerrières le jetèrent dans l’arène. La réception fut rude mais il ne tomba pas. Il fut rejoint en premier lieu par un long bâton puis par un alien d’une race indéterminée, armé d’un sabre. Sûrement son adversaire.





                  Les survivant de l’escouade d’Anton progressaient rapidement à travers la forêt, motivés par la peur. Il y avait eu une détonation, environ une heure plus tôt, ce qui indiquait que le brouilleur devait être détruit. La fatigue commençait doucement s’installer, mais il n’était pas temps de s’arrêter, ils devaient arriver le plus rapidement possible à la base pour informer le commandement des derniers évènements. Il y eu soudain un bruit de déplacement à travers la morne mais luxuriante végétation. Les cinq rescapés se mirent immédiatement en positions de combat, adoptant une posture défensive. A leur grande surprise, c’est un groupe de chevaliers qui sortirent des buissons. Les stormtroopers se mirent au garde-à-vous. C’est Kubis qui parla :

                  -Mon commandant, je suis le caporal Kubis, de l’escouade dirigée par le sergent Anton et l’écuyer. En suivant la piste des éclaireurs, nous sommes tombés dans le même piège qu’eux. Nous avons dans un premier temps été attaqué par une bête locale, immense, dont l’écuyer a fini par venir à bout. Ensuite nous avons découvert un brouilleur qui nous interdisait toute communication. Le sergent a décidé de le détruire. Nous avons ensuite été attaqué par surprise par des guerrières autochtones. Les pertes étaient critiques. L’écuyer nous a ordonné de prendre la fuite, sans doute pour sauver du massacre ceux qui pouvaient l’être.

                  Après leur rapport, ordre leur fut donné de rentrer au camp. Ils reprirent leur route. La route était longue mais tranquille, trop tranquille. Après cette expérience, tout leur paraissait suspect, surtout un calme morbide. C’est dans ce silence sépulcral qu’ils arrivèrent au camp. Enfin un peu de sécurité ! D’autres soldats vinrent leur demander comment l’opération s’était passée et où se trouvait le reste de l’escouade. La seule réponse qu’ils reçurent fut le regard éloquent de leurs camarades quand ils enlevèrent leur casque. C’est là qu’ils se séparèrent. La journée avait été éprouvante aussi bien mentalement que physiquement. Ils avaient marché à un rythme impressionnant au vu de la masse de leur équipement et puis, ils avaient assisté impuissants à la mort brutale de leurs compagnons, leurs frères d’arme, leurs amis.




                  Le combat ne s’annonçait pas des plus simples. Ses mouvements étaient entravés, il était sous armé, et surtout il n’avait que la Force pour voir. Il se saisit du bâton de façon à pouvoir frapper le plus fort possible. En effet, son adversaire, au vu de son armement, aurait du mal à parer ses coups. De plus, il aurait lui-même beaucoup de mal à parer un coup sans se retrouver avec un demi-bâton dans chaque main. Et il n’avait pas coordination nécessaire à l’utilisation de deux armes, et ses chaines l’empêchaient d’écarter les bras.

                  Les deux adversaires se jaugeaient. Le public était en délire. L’Impérial marchait lentement, en garde, accumulant le maximum d’information sur son ennemi dans le but d’établir un plan de bataille et ne pas improviser, pour une fois… Le xenos était un grand humanoïde, il faisait presque la taille du jeune humain ; sa musculature n’était pas surdéveloppée, déjà une bonne nouvelle, il n’avait aucune envie de livrer un combat d’endurance ; il avait des courtes cornes sur le crâne. Les autres détails, en particulier les couleurs, était beaucoup plus difficiles à visualiser. Une fois le plan établi, il adopta une posture plus offensive, pour exercer une pression sur lui et le forcer à attaquer. Cette fois, l’échec n’était pas envisageable, encore moins que lors de son dernier combat.

                  Son adversaire lança une première taillade qui pris Korax de court. Il dût faire un bond de côté pour éviter la lame, ce qui lui empêcha toute contre-attaque. La seconde attaque fut mieux réceptionnée, l’écuyer assena un violent coup dans l’endroit le moins protégé, les jambes. L’homme cornu tomba dans la poussière mais réagit suffisamment rapidement et se releva avant de recevoir la suite du traitement que le natif de Yaga Minor lui réservait. Il se massa le genou droit qui avait reçu le choc du bâton. Concentré, l’humain savait ce qu’il avait à faire. L’arène était dégagée, cela facilitait l’esquive, surtout que l’alien n’avait pas une grande allonge. La troisième tentative pour lacérer l’écuyer passa à côté de sa cible qui concentrée, répliqua en tirant d’un coup sec, à l’aide de la Force la jambe intacte du natif de Dathomir qui, surpris, s’effondra une seconde fois, mais cette fois il ne réagit pas assez vite. Un bâton vint s’écraser sur sa gorge, le privant d’air. Instinctivement, il lâcha son arme pour tenter de repousser l’humain qui ajoutait sa force à son poids pour lui broyer la trachée. Il commença à voir flou, puis s’évanouit. L’autre se releva, échangea son bâton contre le sabre, et hésita. Devait-il le tuer ? D’un côté, il avait pitié de pauvre homme qui, par orgueil ou une autre raison s’était mesuré à lui. D’un autre côté, ces autochtones avaient attaqué les impériaux venus pour répandre leur doctrine bienfaitrice. Le patriotisme pris le dessus et, à contrecœur, il trancha la gorge de son adversaire. Il méritait de mourir, pour la vanité de son peuple. La foule semblait encore plus en effervescence qu’au début du combat. Korax était debout, les yeux fermés, n’ayant d’autre choix que d’attendre la suite.

                  1 réponse Dernière réponse
                  0
                  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le Chroniqueur
                    a écrit sur dernière édition par
                    #11

                    Post n°11
                    Auteur : Hivernus

                    Spoiler : Spoiler


                    ~ Chevalier Wilhelm Barristan ~



                    Le rapport du caporal Kubis étant des plus inquiétants, Barristan prend le risque de se lancer à la recherche d’éventuels survivants dans la zone présumée des combats. Les membres prestigieux de la Chevalerie Impériale progressent dans la forêt avec une extrême prudence. S’ils sont bien décidés à secourir les leurs, ils refusent de tomber dans une embuscade à leur tour. Les trois frères d’armes gardent leur sabre bien en main et utilisent leurs sens aiguisés et amplifiés par la Force pour sonder les environs. Après plus d’une demi-heure de recherches intenses dans les profondeurs inquiétantes de la sylve, le groupe arrive finalement à retrouver l’emplacement exact de l’escarmouche. Là, au beau milieu des arbres meurtris par les salves blaster et par l’explosion du brouilleur, jonchent pas moins de dix corps inanimés. Quelques petits animaux carnassiers essaient déjà de déchiqueter les armures blanches des cadavres pour se repaître de la chair qu’elles protègent. Ils sont rapidement chassés par les trois chevaliers. La terre se gorge du sang de ceux qui vont morts ici en vain, pour une puissance étrangère. Barristan enrage silencieusement. L’endroit empeste la mort… Et l’influence du Côté Obscur marque de son empreinte funeste tout ce qui peut l’être. Au fur-et-à mesure des découvertes macabres, le vieil homme sent une colère muette l’envahir. Cette fois-ci, il ne fait rien pour la supprimer. Il la laisse s’infiltrer dans son esprit et se répandre dans son corps. Le maître d’armes se nourrit de cette rage qui l’anime soudainement, sans toutefois laisser libre recours à la force instable qui s’empare de lui.

                    - Barristan, le corps de Korax est manquant. Il est peut-être encore en vie. Déclare Tristen après avoir fait le tour des cadavres.

                    - Il fait sûrement partie du groupe qui a déclenché la seconde balise de détresse. Conclue finalement Barristan en faisant retomber la colère qui bouillonne dans ses veines. Il n’y a pas de temps à perdre, nous devons nous lancer à sa recherche.

                    Le vrombissement infernal de plusieurs transports aériens qui survolent la forêt semblent sortir les trois chevaliers de l’état de torpeur qui commencent à les travailler. Le haut-commandement impérial s’est finalement décidé à envoyer des renforts. Ce n’est pas trop tôt ! Les troupes supplémentaires vont permettre d’investir la surface de la planète avec plus de facilité, en limitant les pertes. Néanmoins, le vieux commandant ne se voile pas la face. D’autres compatriotes vont mourir dans les heures et les jours à suivre, victimes d’un conflit qui aurait pu être évité. Barristan ne comprend l’intérêt de déployer sur Dathomir des unités impériales, quand la Confédération des Systèmes Indépendants, à l’origine de ce plan sordide, aurait pu se contenter d’envoyer en masse ses légions mécaniques. Pourquoi vouloir risquer la vie de centaines de combattants impériaux bien vivants quand on pourrait les épargner en sacrifiant à la place des milliers de machines sans âme ? De l’avis du chevalier, la potentielle menace Sith et la prétendue arrivée d’un personnage important ne sont que deux prétextes séparatistes pour envoyer à l’abattoir des soldats impériaux. Et il y a fort à parier que nombreux sont les militaires qui partagent ce point de vue. Mais a t-il le droit de questionner les ordres de la hiérarchie, en bon soldat qu’il est ? Il le pourrait, mais cela pourrait faire empirer les choses. Barristan lâche un soupir profond.

                    - Keu, active la balise de secours. Grogne le vieux chevalier après un bref instant de réflexion.

                    L’autre ne comprend pas réellement l’intérêt d’une telle action mais exécute l’ordre sans broncher. Une fois la balise activée, le commandant impérial prend son comlink en main.

                    - Ici Barristan, j’ai besoin d’un transport sur ma position. Nous avons retrouvé les corps des membres de l’escouade prise en embuscade. Annonce le maître d’armes. Il nous faut également trois speeders pour faire une reconnaissance plus rapide des lieux.

                    « Ici Gahéris, bien reçu Barristan, on t’envoie ça tout de suite. Bonne chasse. »

                    La jeune femme n’ose pas demander si l’écuyer a survécu à l’attaque ou non. Toutefois, le ton incertain de sa voix semble aller dans le sens d’une inquiétude à ce sujet. Les trois chevaliers impériaux, qui attendent l’arrivée du transport pour continuer leur mission de recherche, en profitent pour rassembler les dépouilles des soldats de choc et des éclaireurs tombés sur les champs d’honneur. Les armures blanches qui recouvrent les corps mutilés ne le sont plus vraiment, souillées par le sang des combattants. Le commandant et ses frères d’armes se recueillent en silence devant les cadavres de leurs camarades impériaux pendant plusieurs dizaines de minutes, avant d’entendre le grondement insistant d’un puissant moteur se répercuter dans la forêt. Les branches craquent et les feuillages sont secoués dans tous les sens. Les arbres ne tardent pas à se tordre dans tous les sens pour laisser passer une canonnière de type TIO/BA, vestige lointain d’une armée au sommet de sa gloire et de sa puissance… Le transport se dégage un chemin jusqu’au sol et débarque plusieurs hommes de troupe qui s’empressent déjà de sortir les speeders destinés aux chevaliers impériaux. Aidés par ces derniers, ils se chargent ensuite de récupérer les corps des soldats morts à bord de la canonnière. L’engin repart presque aussitôt dans les airs avec son flot de vivants et de trépassés. Le vieux maître et ses deux camarades enfourchent les motojets laissés sur place à leurs soins.

                    - Gahéris, il me faut les dernières coordonnées de la deuxième balise de détresse. Nous nous y rendons sur le champ. Indique Barristan dans son comlink.

                    « Bien compris Barristan, suis mes instructions attentivement… »

                    Les trois hommes, guidés par leur soeur d’armes, s’enfoncent toujours plus profondément dans l’épaisse forêt de Dathomir. Au péril de leur vie, ils s’aventurent toujours plus loin dans un territoire hostile, peuplé d’ombres et de créatures sauvages. Ils s’arrêtent parfois, glissent des speeders pour recueillir quelques maigres indications laissées par les soeurs de la Nuit et repartent sur leurs véhicules rapides. Les instructions de Gahéris et les quelques éléments relevés par les chevaliers les conduisent finalement au pied d’imposantes montagnes noyées dans les nuages et le brouillard. Le maître d’armes vacille l’espace d’un instant. Le Côté Obscur… Il est puissant ici. Il laisse une empreinte durable. Le vent froid qui vient lacérer le visage des trois soldats d’élite de la Chevalerie Impériale est annonciateur d’un mauvais présage. Ils sont au bon endroit.






                    Pitoyable. Ce combat est pitoyable. C’est le mot qui correspond le mieux à la situation. Telle est la conclusion de la mère Esmsyl, installée dans un imposant siège en pierre gravée de symboles divers et variés. Mais faut-il s’attendre à autre chose de la part du sexe faible ? Les hommes sont des êtres fragiles et peu combatifs par nature. Rares sont ceux qui peuvent prétendre être de réels guerriers. Quoi qu’il en soit, les hommes sont facilement distraits. Ils peuvent être séduits et manipulés aisément. Ce qui constitue une preuve de leur faiblesse. En dehors des plaisirs charnels et des travaux, le sexe masculin a peu d’utilité... Et peu d’intérêt. De ce fait, ils sont la plupart du temps gardés dans un endroit isolé, un endroit digne de leur misérable condition d’êtres soumis et inférieurs. La Matriarche serre ses mains de vieille femme contre la pierre de son siège et lâche un profond soupir. Les soeurs et les frères rassemblés sous son égide semblent ne faire qu’un et hurlent à l’unisson. Ils veulent du spectacle. Ils réclament du sang. Toujours plus. Le bref combat entre le captif et l’un des mâles du clan ne suffit pas à les rassasier. Quelques combattantes se préparent à entrer en scène, prêtes à massacrer cet insolent. Mais d’un simple geste de la main, Esmsyl leur fait comprendre de ne pas intervenir. Elle n’est pas prête à risquer la vie d’une de ses filles pour mater cet étranger. Il lui faudrait user de toutes ses ressources pour lutter contre les hordes blanches qui viennent s’installer sur leurs terres. Les guerrières inclinent la tête en guise de respect et conduisent le prisonnier de guerre jusqu’à sa cellule. Les autres occupants de la cité troglodyte se dispersent et retournent à leurs occupations. Le natif de Yaga Minor est, après quelques minutes d’attente, rejoint par la Matriarche et deux des soeurs ayant contribué à sa capture. La mère Esmsyl, est une vieille femme au dos courbé, au sourire édentée et malsain. Sa peau ravagée par le temps et par les rituels obscurs pratiqués sur de très longues décennies est recouverte de longs draps rouges. De nombreux colliers confectionnés à partir de plumages et d’os d’animaux viennent enserrer son cou maigrelet. En dépit de son apparence fragile, elle est une cruelle sorcière, crainte pour sa puissance par ses congénères. Certaines soeurs de la Nuit avancent même l’hypothèse qu’elle puisse être aussi vieille que les fondatrices de ces clans de parias initiées au Côté Obscur.

                    - J’avais donné des instructions précises à mes guerrières… Pas de pitié. Pas de prisonniers. Débute la Matriarche sur un ton qui se veut menaçant. Elles n’ont pas suivi ces instructions à la lettre et ont été châtiées en conséquence...

                    Les principales concernées baissent honteusement la tête, puis la redressent en fixant de leur regard mauvais l’impérial qui leur a apporté tant de malheur et d’humiliation. Nul doute qu’elles seraient prêtes à achever sa misérable vie au moindre ordre de leur supérieure. Mais la mère ne semble pas encore décidée à réduire à l’état de corps mutilé ce jeune homme. Elle se contente de prendre son visage entre ses mains aux ongles longs et crochus. Les billes noires qui servent de yeux à la vieille sorcière sondent l’écuyer. Les informations qu’elle tire du regard de Korax lui arrache un sourire malveillant.

                    - La Force semble puissante en toi. Je le sens... Peut-être pourrais-tu être utile en temps que reproducteur finalement… Tu pourrais donner à notre clan de grandes et redoutables utilisatrices des arts obscurs… Commente alors Esmsyl en lâchant un ricanement ignoble. Mais ne crois pas que ce simple détail va te sauver la mise… Car tes amis, au dehors, menacent de réduire à l’état de cendres tout ce que j’ai mis en place. Je t’offre la possibilité de vivre… Si les renseignements que tu pourras me donner sur tes camarades se trouvent être d’une grande aide… De combien d’hommes disposez-vous ? Et surtout… Pour qui combattez-vous ?

                    Si le prisonnier refuse de répondre convenablement aux questions posées… Il est certain que la Matriarche saura se donner les moyens de le faire parler. De le faire crier même.






                    Aux pieds des monts embrumés, le va-et-vient continu des transports impériaux est rapidement digne d’un véritable ballet aérien. Le feulement rauque des chasseurs TIE d’escorte, couplé au bourdonnement incessant des moteurs des navettes et des canonnières, déchire le silence inquiétant qui occupe l’endroit. En l’espace d’une demi-heure, deux compagnies entières d’infanterie et un escadron blindé léger sont déployés sur la zone. L’ensemble est également soutenu par un peloton de reconnaissance composé vingt éclaireurs sur leurs speeders. L’efficacité impériale, qui se résume à une bonne coordination des différentes parties constituant son armée, n’est plus à prouver. Les stormtroopers s’assemblent en sections de combat et attendent les instructions des chefs de groupe. Les équipages des Transports de Reconnaissance Tout-Terrain et les scout troopers font des vérifications de dernière minute sur leurs engins de mort. Les officiers se regroupent autour du commandant en chef des forces terrestres et de ses camarades de la Chevalerie Impériale. Pour l’occasion l’effectif complet des chevaliers présents sur Dathomir est mobilisé. Barristan détaille un à un les visages des hommes et des femmes qui l’entourent. Gahéris, comme à son habitude, lui offre un sourire. Sagamor profite du moment présent pour lâcher une blague destinée à détendre l’atmosphère avant le début de l’opération militaire. Certains semblent amusés par la plaisanterie et affichent l’ombre d’un sourire aux lèvres. Mais beaucoup sont bien trop angoissés ou concentrés sur le déroulement de la mission pour comprendre la teneur de la blague.

                    - Nous savons désormais que les Soeurs de la Nuit opèrent depuis les profondeurs des montagnes. Leur forteresse est difficile d’accès, bien cachée, à l’abri des regards. L’assaut frontal semble être la seule solution possible. L’élément de surprise sera notre plus grand atout lors de la bataille. Il nous faudra frapper vite et fort pour empêcher l’ennemi de s’organiser. Débute simplement le vieux chevalier. Dites à vos hommes de rester groupés, qu’ils ne doivent pas s’éloigner de leurs camarades. Ils doivent par ailleurs privilégier les espaces ouverts et les zones dégagées. Les indigènes sont, selon nos informations, adeptes des techniques de guérilla et n'hésitent pas à tendre des embuscades pour parvenir à leurs fins. Laissez les blindés légers se charger de la destruction des bâtiments, afin d’éviter les mauvaises surprises et les pertes inutiles. Exceptionnellement, les scout troopers participeront aussi à l’opération et serviront à enfoncer les lignes ennemies puis à harceler les combattantes adverses. Des questions ?

                    Aucune. Les officiers et les frères d’armes de Barristan sont visiblement silencieux. Sagamor, qui blaguait il y a encore quelques instants, semble lui même comprendre que l’heure n’est plus à la plaisanterie. Bientôt, l’ordre d’attaquer serait donné. Bientôt, des dizaines de soldats tomberont face contre terre dans des combats acharnés contre ces maudites femmes. Un gradé vérifie nerveusement les attaches du plastron qui couvre sa poitrine. Un autre se retient de vomir, envahi par la peur. Son visage est figé, sa mâchoire est fermée et serrée à l’extrême, laissant apparaître la structure osseuse sous la peau. Il y a toutefois une lueur dans le regard de ces hommes qui ne trompe pas. Ils sont prêts à mourir pour l’Impérium.

                    - Messieurs, préparez vos troupes. L’heure est venue de montrer à ces charmantes demoiselles ce que nous savons faire ! Annonce le maître d’armes.

                    L’ordre de marche est donné. Les forces impériales se mettent en route vers leur objectif. Les grottes sont investies par des légions entières d’armures blanches. Les TR-TT font trembler le sol et menacent de faire s’effondrer les cavités au moindre pas. Dix minutes plus tard, les troupes commandées par Barristan arrivent aux pieds d’une imposante muraille. Mais cela ne semble pas déranger le vieux chevalier. Il lève son bras, ferme le poing puis pointe de son index le vénérable édifice. Les blindés légers braquent leurs canons sur la cible et délivrent des salves meurtrières. En l’espace de quelques secondes, les pierres volent en éclat. Le mur est pulvérisé par la puissance de feu et les sentinelles disparaissent dans une pluie de tirs. Les éclaireurs, sur leurs motojets, foncent dans les brèches et commencent à décharger leur blaster sur tout ce qui s’agite hors des maisons et des galeries. Ils sont bientôt rejoints par les soldats de choc de l’Impérium et les Transports de Reconnaissance Tout-Terrain. Les traits laser fusent de toute part, les cris emplissent la cité troglodyte et les cadavres commencent à s’entasser dans les ruelles et sur la place principale. La mère Esmsyl, jusque là occupée avec son prisonnier, ne tarde pas à entendre les échos de la bataille qui se déroule au sein de sa forteresse. La vieille sorcière se tourne vers les deux jeunes femmes à l’origine de cette incursion ennemie et offre une gifle à celle qui se trouve à proximité de sa main amaigrie.

                    - Imbéciles ! Voilà le prix à payer pour votre erreur ! Soyez d’une quelconque utilité et mourrez en emportant dans la tombe ces maudits chiens ! Vocifère la Matriarche en menaçant d’user à nouveau de ses sombres pouvoirs pour châtier les coupables. Elle se tourne ensuite vers Korax, le fixant de son regard mauvais. Nous n’en avons pas fini jeune homme. Je reviendrais pour te faire crier lorsque tes camarades seront tous morts à mes pieds !

                    Esmsyl sort finalement de la cellule et s’avance vers les combats. Là, au dehors, les véritables filles de Dathomir affrontent les soldats en armure blanche. Malgré l’avantage du nombre et de la surprise, les forces impériales ne semblent pas obtenir le dessus sur les indigènes. La bataille est d’une extrême violence. Les soeurs de la nuit et les quelques frères présents au sein de la cité troglodyte se jettent avec leurs armes de mêlée sur les stormtroopers, égorgeant ou empalant ceux qui peuvent l’être. Mais ces actes de sauvagerie, s’ils parviennent à déstabiliser les assaillants, ne peuvent toutefois pas venir à bout de la puissante armée impériale. Les blindés légers forcent les défenseurs à improviser, à éviter le combat rapproché. Sous les yeux de la Matriarche, deux chasseresses prises au piège sont massacrées par une escouade de stormtroopers. Les corps traversés de part et d’autre par les salves laser s’écroulent lourdement sur le sol. La vieille sorcière entre dans une colère noire et se dirige vers le groupe de soldats sans craindre la mort. Ces derniers ouvrent immédiatement le feu sur l’enragée qui se porte à leur rencontre. Mais les tirs précis n’atteignent pas leur but. Les traits rouges sont déviés de leur trajectoire initiale et viennent s’écraser sur les murs environnants. Rien ni personne ne peut vaincre la Matriarche. Les arts obscurs sont bien trop puissants pour ces abrutis. Et ils seront les premiers à en faire les frais.

                    - JE SUIS LA MÈRE ESMSYL, MATRIARCHE DU CLAN SOUS LA MONTAGNE, HÉRITIÈRE DE GETHZERION ! Hurle alors d’une voix puissante la vieille femme, écartant ses bras et dressant ses mains vers le plafond de l’immense caverne. VOUS NE POUVEZ RIEN CONTRE LE CÔTÉ OBSCUR ! VOUS N'ÊTES RIEN ! TREMBLEZ DEVANT MON POUVOIR !

                    L’air se charge d’électricité. Les paroles abjectes d’Esmsyl traversent l’ensemble de la cité troglodyte. Les mains de la sorcière sont parcourues de filaments violets, qui viennent ensuite recouvrir ses bras. Les soldats de choc de l’Impérium reculent instinctivement, puis se mettent de nouveau à tirer. Mais les salves laser n’atteignent toujours pas leur cible. Et bientôt, la Matriarche pointe vers eux ses mains consumées par une sombre et funeste magie. L’escouade entière est touchée par les éclairs de Force de la sorcière. L’armure en plastoide se met à fondre sur la peau. La chair, rongée par la chaleur, laisse apparaître les os. Les impériaux se mettent à hurler de douleur, se roulent dans tous les sens, frappés par un fléau mortel. A leurs cris d’agonie s’ajoute désormais le rire malsain de la vieille Esmsyl. Huit hommes périssent ainsi de la main d’une femme qu’il convient de ne pas contrarier...
                    1 réponse Dernière réponse
                    0
                    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le Chroniqueur
                      a écrit sur dernière édition par
                      #12

                      Post n°12
                      Auteur : Hivernus

                      Le chaos s’est emparé de la forteresse troglodyte. Le fracas des armes et les cris des différents belligérants improvisent une mélodie funeste. Les Transports de Reconnaissance Tout-Terrain dégagent un passage sûr pour l’infanterie, en venant balayer toute tentative de résistance dans les rues étroites. Les défenseurs qui se réfugient dans les maisons sont immédiatement pulvérisés par les tirs des véhicules blindés lorsque leur abri de fortune vole en éclat, ou ensevelis dans les ruines de ce qu’il en reste. Devant la supériorité numérique des troupes impériales et leur puissance de feu, les Soeurs de la Nuit et les quelques guerriers mâles affiliés sont contraints de reculer toujours plus loin dans leur refuge souterrain. Si les “véritables” filles de Dathomir ont eu l’avantage le temps d’une contre-attaque, tout espoir de victoire semble désormais évanoui.

                      Mais elles n’abandonnent pas la lutte pour autant. Elles défendent avec acharnement chaque centimètre de terrain. Poignards, lances, arcs à énergie, épées imprégnées du Côté Obscur… Toutes les armes mises à disposition sont utilisées pour résister à la fureur des impériaux. Mais l’énergie du désespoir et le fanatisme des Soeurs de la Nuit ne suffisent pas à gagner assez de temps pour réorganiser les défenses. Peu à peu, elles cèdent toujours plus de terrain à des soldats plus déterminés que jamais. Un groupe de cinq guerrières tient fièrement tête à un peloton entier, retranchées derrière une barricade de fortune bloquant la ruelle. Le commandant Barristan, à la tête de ce groupe, voit un de ses camarades tomber sous les traits d’énergie d’un arc. Un stormtrooper tire l’individu inconscient, ou mort, jusqu’à un endroit sûr, tandis que les autres se chargent de répliquer à l’aide de blasters.


                      - Prenez les à revers ! Un groupe sur le flanc gauche ! Un autre sur le flanc droit ! Ordonne le chevalier impérial. Restez sur vos gardes, attendez vous à d’éventuelles embuscades !

                      Les hommes du peloton se séparent en trois groupes distincts, selon les ordres. Le premier détachement fait diversion et donne l’impression que l’assaut frontal continue, quand les deux autres prennent des rues adjacentes pour surprendre par derrière les sauvageonnes du Côté Obscur. Mais les Soeurs de la Nuit, qui comprennent la manoeuvre, ne s’avouent pas vaincues. Ne désirant pas céder une position avantageuse et ne souhaitant pas non plus attendre d’être prises au piège, les filles de Dathomir optent pour une toute autre stratégie : L’improvisation. Les deux archères décochent des traits d’énergie que le chevalier impérial vient bloquer à l’aide de son sabre laser. Les stormtroopers qui l’appuient forment une ligne de feu et ripostent à l’aide de tirs précis. Une chasseresse s’écroule au sol, la poitrine fumante. L’autre se sert de la barricade de fortune pour se couvrir. Nul ne semble avoir pris conscience du danger qui guette.

                      Concentrés sur la forcenée qui tient seule la ruelle, les impériaux ne font pas attention aux trois silhouettes qui se déplacent furtivement sur les toits des maisons. Lorsque ses soeurs sont en place, prêtes à intervenir, l’archère joue sa dernière carte. Plus déterminée que jamais, s’appuyant de sa colère et aidée de la Force, elle réussit à faire voler quelques morceaux de la barricade sur les assaillants. Plusieurs traits laser viennent zébrer l’air et s’écrasent sur les projectiles improvisés. Seul Barristan parvient à empêcher un désastre. Le maître d’armes puise dans ses ressources et se sert de son don naturel pour repousser les morceaux de barricade contre les murs, sur lesquels ils éclatent violemment. L’attaque de la Soeur de la Nuit est un échec. Du moins, en apparence. Les trois chasseresses dissimulées sur les toits passent à l’action. Elles bondissent sur leurs cibles sans un mot. Un premier soldat est égorgé brutalement, sans se rendre compte de quoi que ce soit. Un autre voit son bras armé tranché par une épée. Il tombe en hurlant à la mort, son sang se déversant à gros flot sur le sol. La panique s’empare le temps d’un instant des combattants en armure blanche. Certains se regroupent et tentent de repousser les sauvageonnes du Côté Obscur. D’autres fuient pour trouver un terrain plus convenable à la défense.

                      Le vieux chevalier impérial le reconnaît volontiers, ces maudites sorcières sont redoutables. Un soldat de choc, violemment pris à parti par l’une des guerrières, essaie d’esquiver les coups féroces de celle qu’il affronte. La lance se bloque entre deux briques et refuse de sortir du pan de mur dans lequel elle s’est figée. Le stormtrooper en profite. D’un coup de casque, il repousse son agresseur et l’achève d’un tir de blaster à bout portant. D’autres n’ont pas sa chance. Un de ses camarades est empalé par l’épée d’une Soeur de la Nuit et s’écroule sans vie sur un sol déjà souillé par le sang de nombre d’individus. Barristan fait appel à son instinct guerrier. Il s’élance sur la combattante, sabre laser en main. L’autre fait de même. Les deux protagonistes se rencontrent finalement et s’accueillent en échangeant quelques passes d’armes. Le commandant peut lire toute la haine qui anime le regard de son adversaire. Lui-même se sent envahi par une colère sourde, mais refuse de la laisser le dominer. Pas pour l’instant. Les coups se mettent à pleuvoir, d’un côté comme de l’autre, toujours plus furieux. L’épée de la sauvageonne du Côté Obscur le manque de peu. La lame est passée à quelques centimètres de l’armure pourpre. Le chevalier impérial se sert de la Force pour soulever dans les airs son adversaire. Cette dernière se débat vainement dans le vide, incapable de se défaire de l’étreinte invisible. Puis soudain, la guerrière tombe. Le sabre laser à lame blanche s'abat fatalement sur la femme et met fin au combat. Le corps de la Soeur de la Nuit s’écroule lourdement, inanimé.

                      La troisième forcenée du groupe est clouée sur place par plusieurs traits laser. Si la contre-attaque a échoué, elle a au moins eu le mérite de faire un carnage dans les rangs impériaux et de les désorganiser. La dernière combattante, qui tient toujours la barricade, ne semble toutefois pas avoir dit son dernier mot. Un trait d’énergie part de l’arc et vient toucher Barristan au niveau de l’épaule. Elle n’a pas le temps d’aller plus loin dans son acte. Un tir de blaster traverse sa tête. L’archère rejoint ses soeurs dans la mort, sans un mot. Les soldats impériaux se regroupent et sécurisent la zone, toujours un peu secoués. Un médecin de terrain et son équipe arrivent sur les lieux et commencent à prendre en charge les blessés, qu’ils emmènent à l’arrière du front sur quelques brancards. Les morts sont pour l’heure abandonnés sur place. Un sergent vient porter assistance au commandant, toujours au sol.


                      - Mon Commandant, vous allez bien ? Demande le sous-officier au maître d’armes.

                      L’autre regarde son épaule, fumante. Un impact est visible sur l’armure, qui a encaissé l’ensemble des dégâts. Il n’est pas blessé… Par chance.

                      - Affirmatif. Le vieux chevalier se redresse péniblement, grognant quelque chose. Sergent, donnez l’ordre aux deux autres groupes de garder leurs positions. Il est inutile d’avancer plus loin pour l’instant. Et contactez les éclaireurs du peloton de reconnaissance : Qu’ils se retirent ! Ces ruelles sont bien trop étroites pour qu’ils puissent manoeuvrer. Ils seront plus utiles en soutien.

                      - A vos ordres, Commandant.

                      Le stormtrooper fait claquer ses talons et lance une série d’ordres à travers son casque. Puis soudain, le sol se met à trembler. Un Transport de Reconnaissance Tout-Terrain progresse dans une rue adjacente et tire sur tout ce qui est hostile. Mais quelque chose d’encore plus imposant lui fait bientôt face. Le hurlement bestial d’un monstre vient glacer le sang du chevalier impérial et de ses hommes. Deux énormes poings s’abattent sur la machine. Le métal ne résiste pas au choc. Le véhicule impérial tombe à la renverse sur une maison, devenu inutilisable. Ses occupants s’extraient en vitesse, bien que sonnés, mais l’un d’entre eux est happé par un Rancor particulièrement imposant. Il finit dans l’estomac d’un spécimen de dix mètres de haut. Les différentes sections de soldats de choc présentes dans la zone se mettent à canarder la bête avec tout l’arsenal mis à disposition. Mais la peau épaisse du mastodonte semble pouvoir encaisser tous les tirs sans même l’endommager.

                      - Il est inutile de gaspiller vos munitions là-dessus ! Retirez-vous ! Commande Barristan à ses hommes. Cette bête est à moi.

                      Suivant les ordres de leur supérieur sans broncher, les stormtroopers quittent les lieux. Le maître d’armes est désormais seul. Il s’empare de plusieurs détonateurs thermiques sur les corps de camarades morts et s’élance vers le Rancor. Alors qu’il arrive aux pieds de la gigantesque créature, le chevalier impérial se permet de provoquer l’animal.

                      - Hé ! Face de limace ! Par ici ! Hurle le vieil homme. Viens donc te mesurer à quelqu’un de ta taille !

                      La bête porte son attention sur le commandant et pousse un hurlement. L’odeur fétide qui se dégage de ce cri bestial fait froncer les sourcils de Barristan. C’est qu’il empeste le gros tas ! Une main griffue, disproportionnée, vient labourer le sol à quelques mètres du chevalier impérial, qui se met rapidement à l’abri. Visiblement, la distraction a marché. Le Rancor se concentre sur lui...

                      - C’est tout ce que tu as dans le ventre Gigantor ? Raille le maître d’armes.

                      Le mastodonte frappe à nouveau, avec ses deux poings. Le sol tremble et se fissure. Mais le commandant a déjà disparu, se servant de la Force pour se mettre hors de portée. Sur le dos de la créature, une petite silhouette se met à grogner. Barristan ne l’avait pas vu celle-là ! La Soeur de la Nuit qui dirige le Rancor lance une série d’ordres, frappant son monstre domestiqué à l’aide de sa lance pour le motiver. D’un coup horizontal, l’immense bête ravage plusieurs maisons. Le chevalier impérial manque de peu de se faire couper en deux par les griffes acérées du mastodonte qu’il affronte. Pire. Il s’épuise rapidement. Bien décidé à en venir avec cet imposant adversaire, le maître d’armes active les deux détonateurs thermiques dont il dispose et les lance directement dans la gueule de la créature. La dresseuse quitte rapidement sa monture, dans un geste désespéré. L’explosion fait un vacarme assourdissant. Le Rancor pousse un ultime hurlement, qui s’apparente d’ailleurs plus à un gargouillement, puis s’écroule lourdement sur le sol, la gueule déchiquetée par la puissante détonation.

                      - Une vraie saleté ce truc… Soupire le maître d’armes en constatant qu’un liquide visqueux vient tâcher le plastron de son armure.

                      - VERMINE ! TU VAS PAYER POUR CECI ! Vocifère la guerrière qui chevauchait la bête, lance en main.

                      Le commandant secoue la tête, l’air dépité. Pas de répit pour les braves ! La sauvageonne du Côté Obscur charge le vieux chevalier, enragée par la mort de sa créature domestique. Barristan esquive le coup de lance et tranche l’arme en deux, à l’aide de son sabre laser. L’autre pousse un cri de désespoir et fait appel à ses instincts les plus primitifs. Le maître d’armes est rejeté en arrière par une force invisible. Il vient percuter un mur à moitié effondré et tombe face contre terre, sonné. Elle a du cran la gamine. Mais pas assez visiblement. La jeune femme est elle-même projetée contre un mur et s’écrase contre la paroi en poussant un cri de surprise. Elle s’écroule sans chercher à combattre, complètement assommée. Sagamor et Gahéris apparaissent dans le champ de vision de Barristan. Ils arrivent au bon moment !

                      - Elle pourrait nous être utile vivante. Déclare le commandant en posant son regard sur la dresseuse inconsciente.

                      Relevé par ses frères d’armes, le vieux chevalier se permet un sourire. Son front couvert de sueur ne ment pas. Il se donne à fond.

                      - Dis moi Barristan… Un chevalier impérial ne combat jamais seul non ? C’est pas toi qui m’a sorti ça la dernière fois ? Ricane Gahéris.

                      - C’est ça ! Moquez-vous… Grogne l’autre en venant passer une main dans sa barbe hirsute. Rappelez donc une équipe pour qu’elle se charge d’exfiltrer cette gamine. Et surtout, précisez bien qu’aucun mal ne doit lui être fait !

                      - Chef oui chef ! Plaisante Sagamor.

                      Le chevalier impérial s’écarte un peu, afin de donner quelques ordres dans son comlink. Sa comparse surveille le corps inerte de la guerrière. Le maître d’armes se contente pour sa part de profiter de cet instant de répit pour reprendre quelques forces. Après tout, la bataille est loin d’être terminée. Sur la place et à dans quelques ruelles adjacentes, on peut toujours entendre l’écho de tirs, le fracas des armes et les hurlements d’hommes et de femmes qui s’entretuent. Alors qu’une section de stormtroopers arrive en trombe pour récupérer la prisonnière, le comlink de Barristan se met à grésiller.

                      « Barristan ? Tu me reçois ? On a besoin d’aide sur la place principale ! C’est urgent ! »

                      Le commandant reconnaît la voix de Tristen. Quelque chose, dans le ton de son camarade, le met sur ses gardes. Oui… Il ressent la peur. L’air se charge d’électricité. Les cris de rage des Soeurs de la Nuit et l’écho des tirs de blaster laissent place à des hurlements inhumains, à des ricanements sinistres.

                      - Reçu Tristen, on se met en chemin. Tiens ta position avec ton groupe ou repliez-vous jusqu’à ce que les renforts arrivent. Indique le chevalier impérial dans son comlink, avant d’ajouter à ses camarades. Gahéris, Sagamor, bougez vous l’cul ! Nous sommes attendus !

                      Pas de temps à perdre ! Quelque chose lui dit que le dénouement final va se jouer sur cette place…






                      Les premières défenses n’ont pas tenu longtemps, submergées par la puissance de feu et le nombre des impériaux. Telle une vague qui ne semble pas vouloir s’arrêter, le contingent des armures blanches s’empare peu à peu l’ensemble de la forteresse troglodyte. Malgré la résistance acharnée des Soeurs de la Nuit et des quelques mâles affiliés, la lutte semble perdue d’avance. Cela est intolérable. La mère Esmsyl se dirige vers la place centrale, où une poignée de guerrières tient en respect une section de stormtroopers. Un soldat est soulevé dans les airs et maintenu dans le vide par une étreinte invisible. Il porte instinctivement ses mains à son cou, comme pour chercher à lutter contre la chose qui le prive peu à peu de son oxygène. Un craquement, puis plus rien. Le cadavre de l’impérial est propulsé contre ses camarades. L’un d’entre eux tombe à la renverse, bousculé par le projectile improvisé.

                      A la vue de leur matriarche, les véritables filles de Dathomir reprennent espoir. Galvanisées par la présence de la mère Esmsyl, elles se ruent sur les assaillants en poussant des cris démentiels. Les soldats, pour leur part, semblent désemparés. L’apparence hideuse de la vieille femme dérange, et ses impressionnants pouvoirs ont rapidement raison des plus courageux. Lorsqu’un véritable déluge d’éclairs vient s’abattre sur le détachement impérial, les stormtroopers comprennent qu’ils ne sont pas de taille face à cet adversaire. Trois hommes s’écroulent morts, fatalement touchés par la foudre artificielle. Un autre voit sa gorge tranché par le cimeterre d’une sauvageonne du Côté Obscur. Un Transport de Reconnaissance Tout-Terrain se présente sur la place et couvre la retraite des soldats de choc de l’Impérium. Les tirs de barrage du véhicule calment les ardeurs des combattantes adverses. Deux guerrières trop imprudentes finissent par en payer le prix. Elles sont touchées par une rafale et tuées sur le coup. Les autres se mettent à couvert.

                      A une exception près. La matriarche du clan sous la montagne n’a pas bougé d’un pouce. Elle ne semble pas avoir peur de l’immense machine de guerre. Les pilotes du TR-TT manoeuvrent et l’armement de leur véhicule se braque sur la vieille femme qui leur tient tête. Ils n’ont pas le temps de tirer. La mère Esmsyl démontre une fois de plus qu’elle règne en maîtresse incontestée dans cet endroit souterrain. De ses vieilles mains sortent des éclairs de Force. La carlingue du Transport de Reconnaissance Tout-Terrain résiste à l’impact, mais ses occupants commencent à étouffer à l’intérieur. La matriarche pousse un rire malsain, qui vient se répercuter dans l’ensemble de la cité troglodyte. Elle redouble d’effort. Les éclairs qui frappent le véhicule sont toujours plus nombreux, et plus puissants. De la fumée ne tarde pas à sortir de la machine blindée. Un membre d’équipage cherche à s’extraire du TR-TT, le corps embrasé. Il s’écrase au sol mort, consumé par les flammes. Son comparse a probablement subi le même sort. Celle qui dirige les véritables filles de Dathomir contemple son oeuvre funeste. Le sourire édenté qu’elle affiche ne trompe pas…

                      Les Soeurs de la Nuit qui l’accompagnent poussent des cris de victoire. Mais cette dernière est loin d’être acquise. Et l’arrivée de deux soldats aux armures pourpres semble confirmer la détermination des envahisseurs. La mère Esmsyl ne reconnaît pas l’uniforme de ces fous qui osent se présenter à elle. Mais elle note la présence de sabres laser, et surtout… L’empreinte de la Force, qui est particulièrement puissante en eux. Ils savent s’en servir. Mais cela ne les sauvera pas. Sith ou non, ils finiront par rejoindre leurs camarades dans la mort. Deux guerrières prennent les devants et chargent les chevaliers impériaux. Elles ne font pas le poids. Les sabres laser à la lame argentée finissent par avoir raison d’elles. Les sauvageonnes du Côté Obscur s’écroulent sans vie. La matriarche fait signe aux deux autres d’attendre bien sagement. La vieille femme compte se charger de ces imbéciles personnellement.

                      Tristen et Keu gardent une certaine distance de sécurité. Ils sont en infériorité numérique, et à en juger les nombreux cadavres calcinés, il est préférable qu’ils restent prudents… Leur seule solution est d’attendre les renforts. La mère Esmsyl n’est pas de cet avis. Les bras de la sorcière sont peu à peu parcourus par des filaments violets. Les chevaliers impériaux comprennent rapidement de quoi il s’agit. Lorsque la matriarche relâche sur eux son impitoyable magie, les deux hommes sont déjà prêts. Ils retiennent tant bien que mal les éclairs de Force à l’aide des sabres laser. Soudainement, la foudre artificielle cesse. Keu est projeté violemment contre une maison, sans pouvoir se défendre. Les deux Soeurs de la Nuit qui accompagnent la vieille femme se précipitent vers lui, dans le but de mettre fin à sa misérable existence. Esmsyl rit à gorge déployée, puis se tourne vers Tristen en relâchant une fois de plus toute la colère qui l’anime. Les éclairs de Force accablent le chevalier impérial et le forcent à reculer toujours plus, jusqu’à ce qu’il soit dos au mur. La foudre artificielle frappe l’impérial. Ses muscles tremblent, pris de spasmes. Est-ce donc la fin du voyage ?

                      Pas totalement.


                      - Escadron Gris ! En avant ! Commande une voix dans son dos.

                      Barristan quitte le toit de la maison et repousse la sorcière à l’aide de la Force. La vieille folle vole sur plusieurs mètres en criant, puis tombe au sol et roule sur quelques mètres supplémentaires. Sagamor et Gahéris apparaissent rapidement dans le sillage du maître d’armes et se portent déjà au secours de leur camarade inconscient.

                      - Rien de cassé Tristen ? Demande alors le commandant.

                      - Négatif… Je… Je vais bien. Enfin… Je crois. Souffle l’autre. Merci…

                      - Va aider les autres ! Ordonne Barristan. Je me charge de la vieille peau !

                      Tristen acquiesce d’un signe de tête. Après un bref moment de répit, il se jette à nouveau dans la bataille. Il porte assistance à des compagnons d’armes qui se heurtent à la combativité de deux folles furieuses. Elles sont bien plus aguerries et redoutables que celles qui se sont opposées à eux jusqu’à présent. Peut-être qu’il s’agit là de la dernière ligne de défense de celle qui semble diriger l’endroit… Alors qu’elle se redresse péniblement, la mère Esmsyl pousse un hurlement de rage. De nombreux débris de maison quittent les ruines pour voler dans la direction du vieux chevalier. Un premier projectile est dévié. Un deuxième est tranché en deux par le sabre laser. Le troisième est évité de justesse. Le dernier est retourné contre son expéditrice. La vieille femme explose le projectile à l’aide d’éclairs de Force. Dans ce combat qu’il s’apprête à livrer contre la matriarche, Barristan va devoir fait appel à ses moindres talents. Ce sera probablement un moment grandiose pour ceux qui assisteront à cette bataille dans laquelle chaque opposant va utiliser tous les outils mis à sa disposition.

                      - TU CROIS POUVOIR ME RÉSISTER CHIEN ? TU N’ES RIEN QU’UNE VERMINE ! TREMBLE ! TREMBLE DEVANT MOI ! Hurle la sorcière avant d’ajouter dans un ricanement démentiel. ET CRIE !

                      Sur ces dernières paroles, la mère Esmsyl déverse une nouvelle fois toute la haine qui l’anime. Des filaments violets parcourent ses avant-bras et jaillissent de ses mains. Le chevalier impérial se protège des éclairs grâce à son sabre laser et renvoie vers la vieille femme sa propre foudre. La matriarche pousse un cri de douleur et redouble d’effort. Une seconde volée d’éclairs de Force vient s’abattre sur le maître d’armes qui résiste malgré tout. La sorcière commence à s’épuiser. Barristan aussi. Des gouttes de sueur coulent sur son visage crispé et finissent par s’évaporer, sous le coup d’une intense chaleur. L’air chargé d’électricité est étouffant. Le commandant sent son coeur s’affoler. Il ne sait pas combien de temps il pourra retenir les attaques de la dirigeante des lieux. Le sabre laser retient la foudre artificielle et grésille. Esmsyl paraît si vieille, si fragile… Et pourtant…

                      Rongée par la magie funeste qui la consume, la matriarche pousse un ignoble hurlement, plus puissant que tous les autres. Le chevalier impérial recule, les oreilles torturées par ce cri inhumain. Il manque de tomber à terre. Jamais il n’avait vu ou ressenti un tel choc, une telle force. C’est une férocité animale qui se déchaîne sur lui… Une haine qui échappe à tout contrôle. Tout le monde dans un rayon de dix ou vingt mètres semble affecté. Les Soeurs de la Nuit vacillent et se bouchent les oreilles. Les camarades du vieux maître d’armes en font de même. Les nombreux blessés et mourants hurlent à l’unisson.

                      Des mains tendues de la sorcière jaillissent de nouveaux éclairs. Barristan intercepte l’attaque à l’aide de son sabre laser. Le combat est toujours plus violent, plus féroce. La barrière mentale que le commandant a dressé autour de son esprit semble s’effriter. Les deux adversaires font preuve de beaucoup de détermination et puisent dans leurs ultimes ressources pour vaincre l’autre. Une rafale d’éclairs est déviée par le sabre laser et fait exploser ce qu’il reste d’une maison. Les murs volent en éclat. Le sol se met à trembler. Les parois de l’immense caverne se couvrent de fissures. Des pans entiers de roche se détachent et tombent un peu partout dans la petite cité troglodyte, manquant d’écraser assaillants et défenseurs.

                      Les troupes impériales ramassent blessés et morts puis reculent, cèdent du terrain, finissent par se replier. Les rares survivantes, parmi les filles de Dathomir, cherchent à s’enfuir par quelques passages secrets en traînant dans leur sillage tout un tas de guerrières inconscientes ou moribondes. Chacun semble récupérer le plus grand nombre des siens avant de quitter les lieux. Les chevaliers impériaux de l’Escadron Gris viennent à bout de l’une des deux assaillantes. L’autre bat en retraite, consciente de ne pouvoir affronter avec succès trois adversaires en même temps. Sagamor et Tristen transportent Keu, toujours inconscient. Gahéris jette un coup d’oeil dans la direction de Barristan. Le maître d’armes ne semble pas décidé à quitter l’endroit. Il combat toujours la sorcière.

                      Un morceau de roche s’écrase à quelques pas des deux adversaires. De nombreux éclairs sont déviés par le sabre laser du commandant et se mettent à exploser un peu partout. D’ici quelques minutes, toute cette zone sera ensevelie ou réduite en cendres…


                      - Barristan ! Tout va s’effondrer ! On ne peut pas rester ici ! Hurle Gahéris à l’attention de son frère d’armes.

                      L’autre semble prendre conscience du danger. Dans un dernier effort, il soulève la matriarche dans les airs à l’aide de la Force et la projette au loin. La vieille femme hurle de colère et continue de jeter des éclairs, alors que sa silhouette disparaît peu à peu. Le chevalier impérial se tourne vers sa camarade en souriant, fait un pas et perd connaissance. Son corps a été vidé de toute énergie lors de l’affrontement. Autour d’eux, tout menace de s’effondrer. Gahéris traîne le commandant sur plusieurs mètres, avec difficulté. Deux stormtroopers, qui se sont probablement égarés dans la confusion générale, courent dans leur direction pour venir assister la jeune femme. Alors qu’ils évacuent les lieux à toute vitesse, les soldats impériaux assistent à la fin de la forteresse troglodyte, peu à peu happée dans l’effondrement.






                      Quatre jours plus tard…

                      Barristan se réveille doucement. Sa tête semble lourde. Il tente de s’extirper hors du lit mais sent une intense douleur s’emparer de son corps. Il se rallonge péniblement, le crâne pris par une sensation de vertige. Le chevalier impérial grogne, râle. Il n’aime pas être dans cet état de faiblesse. Selon le médecin, il lui faut encore une bonne journée de repos. Son combat contre la matriarche du “clan sous la montagne” l’a particulièrement épuisé. L’homme soupire et s’empare d’un datapad posé sur une petite table de chevet. Il consulte la liste des pertes. Vingt-quatre morts, cinq disparus et dix-neuf blessés. Un bilan humain assez lourd… Tout comme le bilan des pertes matérielles. La destruction de deux Transports de Reconnaissance Tout-Terrain et de quelques speeders va se faire ressentir sur le terrain. Le maître d’armes en vient presque à détester ce boulot. Il n’est pas fait pour être commandant. Il s’en persuade silencieusement…

                      Et il doute également de la mort de la vieille femme. Après tout, il ne l’a pas vu périr dans l’effondrement de l’immense caverne. Ce qui veut donc dire qu’il se peut qu’elle soit toujours en vie, quelque part, et prête à en découdre à nouveau. La neutralisation des mouvements de résistance, de groupes hostiles et potentiellement affiliés aux Sith risque d’être une mission sur le long terme. L’Impérium va devoir investir de nombreuses ressources matérielles et humaines afin de s’assurer de la réussite de l’opération… Que fait donc la Confédération des Systèmes Indépendants ? Est-ce qu’elle va se contenter d’observer en silence ? Est-ce qu’elle va se contenter d’envoyer à la mort des centaines d’impériaux sans rien dire ? Ce serait bien son genre… ! Barristan soupire.

                      A cause de son état de santé encore précaire, il lui est interdit d’aller au chevet de Korax. S’il a été récupéré in extremis lors de la bataille, il n’en est pas revenu indemne. Selon les dires de ses camarades, son jeune apprenti est pour l’heure plongé dans une sorte de coma, ou du moins, dans un profond sommeil. Il doit reprendre des forces, surtout du fait de ses nombreuses blessures. Le chevalier impérial serre ses poings, silencieusement. Il s’en veut. Il pensait bien faire en donnant des responsabilités à son écuyer. Visiblement, il s’est trompé… Une erreur coûteuse, tant pour Korax que l’armée impériale. Le maître d’armes sent son coeur se remplir de tristesse. Il a désormais la mort de dizaines d’hommes sur la conscience. Ce sera là son fardeau… Un lourd fardeau, qu’il n’est pas sûr de pouvoir supporter.

                      Une silhouette pénètre dans la tente du commandant. Barristan reconnaît la tignasse

                      1 réponse Dernière réponse
                      0
                      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                        Le ChroniqueurL Hors-ligne
                        Le Chroniqueur
                        a écrit sur dernière édition par
                        #13

                        Post n°12
                        Auteur : Hivernus

                        rousse de Gahéris.

                        - Alors vieux débris, on tient toujours la route à ce que je vois ? Lance t-elle à l’attention de son frère d’armes. Tu es de loin le plus coriace d’entre nous !

                        Le chevalier impérial sourit timidement. Elle tente vainement de lui remonter le moral. Mais il va falloir un peu de temps avant que les blessures ne cicatrisent… La jeune femme s’en rend compte et s’installe au bord du lit, venant prendre la main de son camarade. Via la Force, elle tente d’apaiser l’esprit torturé de Barristan. Le maître d’armes sent une partie de sa tristesse s’évanouir.

                        - Je sais ce que tu ressens Barristan… Et je le comprends. Ajoute Gahéris.

                        - Ne t’en fais pas pour moi. Répond simplement le commandant. Des nouvelles de l’état-major ?

                        - Des renforts sont en route. On parle d’au moins un millier de soldats et d’une compagnie entière de transports blindés. Indique son interlocutrice.

                        - Et bien… Nous aurons bientôt de quoi botter le cul à ces vieilles mégères… Commente le chevalier impérial, l’ombre d’un sourire aux lèvres.

                        La jeune femme lâche un rire. Barristan n’a pas encore lâché l’affaire. Il compte bien remplir sa mission jusqu’au bout. Et le fait qu’il parvienne encore à faire de l’humour prouve qu’il y a toujours de l’espoir. Les Soeurs de la Nuit n’ont vu qu’un centième de la puissance des forces impériales…






                        Précédemment.

                        La navette de classe Lambda entre dans l’espace de Dathomir. Une flotte comprenant deux destroyers de classe Victoire, un croiseur de classe Acclamator et quatre croiseurs de classe Arquitens orbite autour de la planète pour y maintenir un blocus. Ce n’est là qu’une timide présence impériale, destinée avant tout à soutenir les troupes au sol et déployée pour intimider d’éventuels intervenants. Une patrouille forte de quatre chasseurs TIE approche la navette, suivie d’un message du vaisseau-amiral de la flotte. L’équipage du transport de classe Lambda donne ses codes d’authentification et le but de sa présence ici. L’autorisation d'atterrir sur Dathomir est rapidement donnée.

                        Les commandos de la Task Force 333 font des vérifications de dernière minute sur leur matériel. L’agent Stan quitte son imperméable pour enfiler une armure adéquate. Le lieutenant Talion se contente d’un plastron de combat, préférant la mobilité à la protection. Lemsli Umbra, qui a été constamment maintenu dans un état second grâce à l’injection régulière de tranquillisants, semble à nouveau remuer. Un soldat se lève et s’approche du détenu pour lui remettre une dose, mais l’officier qui commande le groupe lui fait comprendre d’un geste de la main qu’il n’est plus nécessaire “d’endormir” le Cathar. De toute manière, avec la présence de l’Ysalamir, il n’est pas possible pour le déserteur de tenter quoi que ce soit.


                        - Bon retour parmi les vivants. Commente simplement le lieutenant. Veuillez encore m’excuser pour tout ceci, mais comprenez bien que nous ne plaisantons pas avec les protocoles de sécurité… Surtout quand nous avons affaire à un sensitif.

                        L’agent du Département Investigation et Interrogation humecte ses lèvres et consulte son datapad. Le temps de quelques battements de coeur, il en vient à oublier le prisonnier.

                        - Ah oui. Revenons à nos… Moutons. Sur décision de vos supérieurs et des miens, vous avez été dégradé. Vous n’êtes plus digne de commander des hommes sur le champ de bataille. Vous n’êtes désormais plus qu’un simple chevalier impérial. Continue l’homme à la peau noire sans faire preuve de sympathie. Il a par ailleurs été décidé de vous envoyer sur Dathomir afin de faire vos preuves. Considérez ce petit détour comme un test destiné à nous montrer que vous êtes encore fidèle aux convictions impériales...

                        D’un signe de tête, Talion donne un ordre. Un commando de la Task Force 333 enlève les liens qui serrent les poignets et les pieds du Cathar puis reprend sa place initiale.

                        - Nous vous accordons une deuxième chance. Ne la gâchez pas. Poursuit froidement l’officier impérial, avant de donner une nouvelle directive. Remettez-lui son arme et son armure.

                        Un soldat fouille un compartiment et en sort une armure pourpre toute neuve qu’il remet au chevalier impérial. Un autre détache le sabre laser qui pend à sa ceinture utilitaire et fait de même.

                        - Nos ordres sont simples. Nous devons sécuriser une zone pour permettre à nos troupes de débarquer en toute sécurité sur la planète. Indique le lieutenant à l’ensemble des hommes présents dans la navette. Je vous préviens tout de suite, restez sur vos gardes et ne vous séparez pas. Selon les derniers rapports, la faune locale n’est pas amicale et les indigènes encore moins... Attendez vous à ce que nous soyons pris pour cible très rapidement.

                        Une légère secousse indique l’entrée dans l’atmosphère de la planète. Dans le cockpit, le lieutenant commandant l’équipage annonce l’arrivée sur l’objectif dans trente-six minutes. Le feulement rauque de quelques chasseurs TIE déployés en escorte interrompt le silence pesant qui s’installe dans le transport de classe Lambda. Chacun se prépare à sa manière pour l’opération qui va suivre. Certains se contentent de méditer silencieusement, quand d’autres préfèrent évacuer la pression en effectuant une énième vérification de l’armement et de l’équipement. Le temps semble s’arrêter l’espace d’un instant. Les minutes qui passent semblent être des heures. Pourtant, le moment fatidique arrive lorsque l’officier de bord indique qu’on approche de l’objectif.

                        Quelques battements de coeur plus tard, la navette se pose et la rampe d’accès s’abaisse. Le lieutenant Talion s’empare du blaster glissé dans son holster de jambe et sort le premier dans ce qui ressemble de près comme de loin à une vaste plaine. Les commandos de la Task Force 333 suivent son exemple et quittent le transport à leur tour, emportant avec eux le matériel destiné au bon déroulement de la mission. L’agent Stan attend sagement que le Cathar s’engage sur la rampe d’accès pour sortir. Il compte bien surveiller le chevalier impérial… Lorsque la navette de classe Lambda repart dans les airs, l’agent du Département Investigation et Interrogation donne ses ordres. Plusieurs soldats établissent un périmètre de sécurité. D’autres rassemblent le matériel, dont la cage contenant l’Ysalamir, puis aident leurs camarades dans la sécurisation de la zone. L’officier s’empare d’une paire d’électrobinoculaires et surveille les alentours.


                        - Pas de mouvement suspect. Commente Talion, perplexe. Pas le moindre bruit… C’est calme. Beaucoup trop calme.

                        L’homme à la peau noire semble particulièrement méfiant. Il vérifie une deuxième fois la lisière de la forêt qui jouxte la plaine, sans rien trouver d’intriguant.

                        - Caporal, contactez le commandement impérial. Zone sécurisée et prête pour l’arrivée des renforts. Ordonne alors le lieutenant.

                        L’opérateur du groupe prend réception de l’ordre et transmet les nouvelles via sa radio longue portée. L’agent Stan se rapproche de l’officier impérial qui a repris sa surveillance.

                        - Je n’aime pas ça. On ferait mieux de se retrancher le plus rapidement possible. Fait remarquer le type du Département Infiltration et Manipulation à son collègue.

                        - Se retrancher ? Mauvaise idée. Il est inutile de gaspiller notre énergie pour rien, surtout si l’on doit quitter en vitesse les lieux. Répond l’autre, les yeux collés dans les électrobinoculaires. Attendons d’abord les renforts avant de prendre une quelconque décision.

                        L’agent Stan n’ajoute rien. Comme à son habitude, il sait garder le silence. Mais dans la forêt, quelque chose semble s’éveiller. Les arbres se mettent à bouger dans tous les sens. Les branches sont secouées et les feuilles tombent par dizaines. Le lointain et puissant cri d’un Rancor traverse la sylve pour venir jusqu’aux oreilles des impériaux installés dans la plaine.

                        - Vous préférez ça Agent Stan ? Ajoute Talion, moqueur.

                        L’homme qui a troqué son imperméable pour une armure de phrik se contente d’un infime grognement en guise de réponse. Il s’empare d’un DLT-20A laissé sur une caisse de provisions et grimpe sur une colline voisine. Le meilleur tireur de l’escouade le rejoint rapidement. Les autres soldats de la Task Force 333 prennent position autour de l’officier, s’embusquant dans les hautes herbes. L’individu à la peau noire qui commande le groupe se tourne vers Lemsli Umbra.

                        - Restez près de moi. C’est un conseil.

                        Des arbres jaillissent de nombreuses créatures ailées à peau bleue. L’officier compte au moins une trentaine de ces reptiles volants. Les impériaux mettent instinctivement le doigt sur la gâchette, prêts à tirer. Ils n’attendent que le bon moment…

                        - Mon Lieutenant, certaines de ces bestioles sont montées par des femmes. Elles n’ont pas l’air amicales. Annonce un soldat.

                        - Ne tirez que sur mon ordre. Réplique Talion, blaster au poing.

                        Les hurlements guerriers des indigènes semblent confirmer la supposition du commando. Ces donzelles sont là pour combattre, pas pour une visite de courtoisie. L’agent du Département Investigation et Interrogation observe la progression rapide de la nuée qui fonce tout droit vers eux. Huit cent mètres… Sept cent mètres… Six cent mètres… Cinq cent mètres… Encore un petit effort… Quatre cent, trois cent…

                        - Maintenant ! Feu à volonté ! Hurle alors le lieutenant.

                        Des dizaines de traits laser se mettent à pleuvoir. Plusieurs bêtes tournoient dans les airs puis tombent en vrille, mortellement touchées. Mais il en reste assez pour décimer le groupe commandé par l’homme à la peau noire. Les blasters crachent leurs salves avec une cadence toujours plus rapide. Des rayons rouges viennent strier l’air. Quatre créatures ailées font une chute libre, le poitrail fumant. Une cavalière furieuse projette sa lance sur un soldat, qui s’écroule, touché à la jambe. Par chance, l’armure en phrik protège son porteur efficacement et le projectile improvisé érafle seulement la jambière. Le commando, sain et sauf, est simplement sonné. La guerrière n’a pas le temps de tenter une nouvelle attaque. L’agent Stan met fin à sa vie d’un tir dans la tête. Elle bascule sur le côté, lâche sa monture et tombe dans le vide.

                        La phase de tir s’achève bientôt. Le corps-à-corps commence lorsque les créatures ailées et leurs maîtresses se jettent sur les impériaux. Ces derniers se rassemblent et forment un carré impénétrable. Quelques bêtes, pris d’audace ou rongées par la faim, s’approchent de trop près et finissent par goûter aux décharges mortelles des blasters. Une cavalière décoche un trait laser à l’aide de son arc à énergie. Un soldat de la Task Force 333 est touché à l’épaule et tombe à la renverse. Un autre est pris pour cible par deux reptiles particulièrement voraces. Il est emporté dans les airs et lâché dans le vide quelques mètres plus loin. Alors qu’il s’écrase au sol, plusieurs créatures ailées se jettent sur lui dans le but de se repaître. Le commando se débat comme un forcené, utilisant un poignard de combat pour tenter de repousser les assaillants. L’armure de phrik le protège plus ou moins des coups de griffes et de mâchoires mais ne l’empêche cependant pas de crier de douleur. Deux de ses camarades se portent à son secours, brisant la formation. Ils parviennent à repousser les bêtes et tirent leur frère d’armes au centre du dispositif défensif.

                        Un autre reptile ailé tente de s’en prendre à la cage contenant l’Ysalamir. Le lieutenant Talion s’interpose et fait usage de son blaster. La créature s’écroule au sol, le crâne percé d’un tir. L’officier traîne la cage sur quelques mètres pour la mettre en sûreté et manque de se faire happer par les griffes acérées d’une bête volante. Malgré la résistance acharnée des impériaux et les quelques pertes subies, les dresseuses et leurs animaux de compagnie ne semblent pas vouloir abandonner le combat...

                        1 réponse Dernière réponse
                        0
                        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                          Le ChroniqueurL Hors-ligne
                          Le Chroniqueur
                          a écrit sur dernière édition par
                          #14

                          Post n°13
                          Auteur : Korax Endatoménès

                          Spoiler : Spoiler
                          J'étais inspiré donc j'ai écrit une heure et demie pour me détendre, donc voilà un post d'une qualité... Disons relative.


                          De retour dans son immonde cellule, l'humain fut débarrassé de ses fers. Il ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il avait mangé ou bu. Le combat avait de plus rouvert sa plaie. Le monde semblait tourner autour de lui, bien qu'il n'en voie que des formes floues. La femme qui semblait diriger le menaça, et Korax se préparait à donner toutes les informations n'ayant aucun impact stratégique qu'il avait quand de grands bruits se firent entendre au dehors. La vielle peau sortit. Dans un ultime effort, il s’effondra sur sa banquette, tombant une nouvelle fois dans l'inconscience.




                          À son réveil, terriblement affamé et assoiffé, il n'y a plus aucun bruit. Le même silence de mort que dans la forêt. La sensation de malaise qui l'avait pris à son arrivée revint de plus belle. Il se leva péniblement. Titubant il se dirigea vers la porte, pour tenter de crocheter la serrure. À son grand étonnement, la porte céda lorsque qu'il s'appuya dessus. Il sonda la charnière de la porte, elle semblait avoir été arrachée, comme s'il y avait eu un tremblement de terre. Il chercha les empreintes de ses geôliers autour de lui mais ne trouva rien, uniquement le silence et la mort. L'avait-on abandonné à son sort ? Sortant du boyau dans lequel se trouvait la prison, la Force lui montra l’étendue du massacre. Il y avait de nombreux cadavres qui jonchaient les rues et une grande partie de la forteresse s’était effondrée. Apercevant un marcheur impérial, il comprit, ses alliés avaient suivi son appel de détresse et ravagé la ville troglodyte ; mais on ne l'avait pas retrouvé. Son état et l’atmosphère saturée du lieu avaient dû cacher sa présence.
                          À présent, il devait trouver de quoi se restaurer et, même s'il n'y croyait pas trop, trouver son masque. Il pénétra dans une des rares habitations encore debout. C’était une petite grotte, au mobilier tribal en bois comportant une chambre une salle d’eau et une cuisine. Il se mit en tête de piller la cuisine. Il y trouva une réserve d'eau potable pour quelques jours, quelques fruits locaux, qui semblaient frais et de la viande salée et séchée en assez grande quantité, provenant sûrement de la dernière chasse de l'ancien propriétaire. L’état des lieux semblait confirmer que la tribu avait combattu il y a peu. Les aliments avait un goût étrange, mais il ne pouvait pas s'en plaindre, au moins il avait de quoi se sustenter.
                          Après ce repas, il lava son corps et ses vêtements, réduits à un maillot de corps déchiré dans le dos, son pantalon et ses bottes. Ensuite, il se reposa quelques heures dans la chambre. Dans un meilleur état, il sortit explorer un peu la ville fantôme.

                          Il sonda en vain les cadavres des guerrières tribales qui jonchaient les rues avant de se rabattre sur le cadavre d'un soldat impérial, sûrement oublié lors du repli. Le pauvre homme avait été égorgé ; comme les hommes de son escouade, il n'avait eu aucune chance. Un peu honteux de ce qu'il faisait, il récupéra son casque, son maillot et son plastron. Il lava ses trouvailles, puis les ajusta à sa taille. Le stormtrooper était heureusement d'une corpulence similaire à la sienne, un peu plus petit mais plus massif. Il régla les macrolunettes du casque et put enfin prendre pleine conscience de son environnement, il y avait eu un véritable carnage dans la ville, le sol était aussi rouge que le ciel. Malheureusement le comlink de l'armure était hors service et l'humain n'avait pas les connaissances pour le réparer.
                          Après une courte réflexion, il décida de partir deux jours plus tard, après s’être un peu reposé. Il profita de ces deux jours pour entraîner un peu son esprit à résister à l’atmosphère.




                          Il prit la route avec une journée de vivres,-il ne pouvait guère en porter plus- une étoffe pourpre récupérée dans une maison qui n'avait pas été éventrée qui lui servirait de cape et de couverture si le voyage venait à être plus long que prévu, un bâton pour l'aider à marcher et une machette. Il suivait les traces des véhicules de reconnaissance qui le mèneraient au camp. Au bout de quelques heures, sa blessure se rouvrit, lui infligeant de fortes douleurs et l'obligeant à ralentir le pas et à faire de pauses de temps en temps.

                          En fin de journée, il arriva à la clairière où il avait combattu les trois guerrières et leur monstruosité mangeuse d'hommes. Épuisé, il décida de bivouaquer. Il épuisa ses derniers vivres, sauvant un peu d'eau pour le lendemain puis grimpa à un arbre puis se reposer en hauteur, loin des bêtes sauvages. Il fut réveillé par le soleil rouge sang qui semblait chauffer au rouge le sol de la planète. Il se remit en route vers le camp. La faim lui tenaillait l'estomac et sa tête commençait à tourner ; mais ce n’était rien à côté de la douleur qui lui brûlait le dos. La progression fut pénible, heureusement il ne manquait pas d'eau.

                          C'est en titubant qu'il parcourut les derniers kilomètres le séparant de son objectif. À la sortie de la forêt, un garde l’interpella. Mais le jeune homme ne l'entendit pas, il tomba sur le ventre, à bout de force, de retour dans les abysses…
                          1 réponse Dernière réponse
                          0
                          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le Chroniqueur
                            a écrit sur dernière édition par
                            #15

                            Post n°14
                            Auteur : Lemsli Umbra

                            Umbra émergea péniblement de son sommeil artificiel. Il ne comprit pas bien ce que l’homme en noir lui racontait… En fait, il mit même une poignée de minutes avant de comprendre où il se trouvait. Passer son temps à être trimballé d’un point A à un point B en étant anesthésié n’était clairement pas l’ideal pour la santé physique ou mental, aussi, alors que l’officier lui parlait Lemsli s’asseyait péniblement en luttant avec son estomac pour ne pas vomir sur les pieds de l’impérial qui lui faisait face. Toujours dans le brouillard, il entendit quelques mots comme «dégradé », « dathomir », et « deuxième chance ». Pas besoin d’en avoir dans le ciboulot pour comprendre ce qu’il se passait. Lemsli avait complétement échoué et il payait sa mauvaise gestion au prix fort. On l’envoyait sur un front dégueulasse sans gloire et sans ses galons. Un soldat lui apporta une armure pourpre flambant neuve, et son sabre laser. Le cathar qui recouvrait lentement ses capacités l’attrapa sans un mot, et posa mollement le plastron sur ses genoux. Umbra se sentait vide. Ses doutes concernant l’Imperium revenaient, et cette armure, qui autrefois lui semblait être le symbole d’une paix brutale mais forte et durable lui semblait vide de sens. Apres un instant de latence, il enfila péniblement sa nouvelle armure, et à cause de ses jambes flageolantes, manqua de s’écrouler sur le lieutenant qui lui expliquait la situation. Un débarquement sur un trou paumé, des indigénes qui défendent leur planete contre des envahisseurs impériaux, encore une intervention qui semblait pleine d’éthique et de légitimité. Menfin, après tout, quand on est soldat, surtout quand on est dégradé, il ne fallait surtout pas réfléchir. Le haut commandement savait ce qu’il faisait, comme toujours… Bouclant sa ceinture, Lemsli se rassit à son poste, pas si loin que ca des deux officiers, et il attendit en fixant le vide devant lui. Il se sentait une fois de plus coupé avec la Force, et ca l’agacait particulièrement. Mais râler n’était clairement pas la bonne marche à suivre, surtout dans son cas. En prime, il appartenait à « la grande muette », alors, par soucis de cohérence, autant fermer son clapet.

                            Au bout de plusieurs longues minutes, le signal d’atterrissage se leva, et tous se mirent en position de débarquement. Celui-ci ne mit qu’une poignée de secondes, aussitôt la rampe abaissée, le lieutenant noir ouvrit la voie. Lemsli ne put s’empecher de lever les yeux aux ciel. Ce type semblait être le chef de groupe, et il partait tête la première avec un vulgaire plastron de combat. Et si jamais il y’avait justement des indigènes « pas amicaux » en embuscade ? L’escouade impériale perdait son leader en deux temps trois mouvements, ce type aurait mieux fait de rester dans ses bureaux à chasser des sorcières plutôt que de faire le beau sur une zone de guerre. Umbra se fit la remarque que si c’était pour faire la tete et trouver à redire chaque fois qu’un impérial faisait quelque chose, il aurait pu aussi bien se débarrasser de son sabre il y’a fort longtemps, et travailler dans un ferme hydroponique. Car la, outre le fait qu’il risquait de « pourrir l’ambiance », ses pensées frisaient la véritable trahison sous certains aspect. Peut être, se répondit mentalement le chevalier en observant le commando débarquer à la suite de son chef, mais il était soldat, pas « happy manager », et même s’il ne l’était plus, son instinct d’officier ne pouvait s’empêcher de trouver tout ca ridicule. A la moindre embuscade, on perdait le chef et ca c’était regrettable.

                            Umbra se rendit rapidement compte qu’il ne restait plus que lui et un agent, qui lui avait pris la peine de revêtir une armure de combat complète.
                            « Honneur aux dames je présume » dit le chevalier avec un sourire forcé. Peu fier de sa blague, Umbra dégaina sa lame d’un geste rapide et s’engagea lentement et prudemment sur la rampe en surveillant les alentours. La coupure avec la Force affectait forcément ses performances, mais il n’avait que cette arme pour se défendre, autant l’avoir directement au clair. Scrutant les alentours, il lui semblait que tout allait pour le mieux. La lisière d’une foret à deux pas semblait être le seul endroit menaçant. Observant d’un œil la navette redécoller, il éteignit son sabre, et vint se placer directement aux cotés du lieutenant à la peau noire, retrouvant son instinct de prétorien. Alors qu’une petite discussion entre l’agent et le lieutenant, un monstrueux hurlement raisonne à travers la foret et la plaine. Suivant le lieutenant noir, le chevalier garda son sabre à la main sans toutefois l’allumer, ne réagissant pas à la recommandation de son supérieur.

                            Soudainement, une nuée de créatures surgie de la foret en chargeant les impériaux. Umbra croit entendre une phrase intelligente comme « elles n’ont pas l’air amicales ». Lemsli ne put s’empecher de marmonner « Mais non voyons, c’est juste la culture sur cette planete. On charge les étrangers armés pour leur donner des colliers de fleurs en leur souhaitant « A l’eau… ah ». C’est juste une choregraphie la ». Le cathar ne sut dire si l’un des impériaux avait entendu sa raillerie, de toutes façons, tous avaient mieux à faire. L’officier avait décidé d’abattre ses créatures et celles qui les montaient à courte portée, surement par soucis d’économie des munitions et pour créer un choc psychologique à la vue de toute un ligne s’abattant soudainement. De toutes façons, ca ne concernait pas le chevalier impérial qui toutes manières ne pouvait se battre qu’au corps à corps. Il se mit en position, et attendit en faisant le vide dans son esprit. Ne pas penser à la peur, ni à la colère, ni rien. Juste se focalise sur l’instant présent. Ne pas redouter cette peur qui venait d’apparaitre alors qu’auparavant il…

                            Il faillit se faire décapiter des les premiers instants de l’engagement. Sans l’ordre brutal du lieutenant, Lemsli se serait perdu dans ses pensées et n’aurait pas vu la serre tranchante qui filait droit vers sa gorge. Il avait prévu de faire surgir sa lame et d’éventrer l’espece de lézard piaf qui l’avait chargé, au lieu de ca, il ne put qu’esquiver en se baissant sous les quolibets et hululements de la cavalière. La deuxième chevaucheuse de lézard n’eut pas cette chance. Croyant profiter d’une proie facile et désarmée, elle fit une boucle dans les airs, et attaqua en rase motte le chevalier. Les mâchoires de la créature serait largement suffisante pour attraper et broyer à la volée le cathar en rouge. Mais même privé de la Force, Umbra n’était pas désarmé. Il avait toute confiance en son armure et surtout en la solidité des gantelets en cortosis. Levant son avant-bras gauche parallèle à son corps, le chevalier se décala sur le coté, s’éloignant ainsi de son supérieur. L’indigéne et sa bete allait vraiment très vite, et la fenêtre de frappe était très juste. Mais c’était manifestement une chasseresse et non une véritable guerrière, et on n’était pas durant une partie de chasse mais bien au cours d’une bataille. Sans crier gare, le bras droit de Lemsli se détendit violement et il expédia son sabre laser sur son assaillante. L’arme devint un cercle tournoyant qui découpa le crane du lezard ailé, et se planta dans le torse de la femme qui le chevauchait, la tuant instantanément. La créature poussa une plainte de douleur suraiguë, et amorça une chandelle, vidant au passage la cavaliere, mais une salve d’un des commandos d’élite mis un terme à son projet. Au sentiment de satisfaction d’avoir aussi facilement triomphé de son adversaire, s’ajouta un celui de la honte absolue. Umbra n’était armé que d’un sabre laser, et il avait envoyé celui-ci à 5-10 metres de lui. Et maintenant ? Soit il tentait le tout pour le tout, et il allait chercher son sabre, hautement hasardeux dans la mêlée chaotique dans laquelle il est impliqué, soit il se bat à coup de poings dans le museau de ses assaillants. Ca marche avec certaines créature marines, alors au fond pourquoi pas ? Par chance, une des furieuses fut abattu juste à ses pieds. Son arme, une lance énergétique, était désormais à portée de mains. Remerciant rapidement la Force, et toutes les divinités possibles et imaginables, le chevalier se jeta sur elle en espérant que la chute ne l’avait pas endommagée. Le crépitement de la pointe énergétique mit fin à ses craintes. Le cathar n’était donc plus désarmé, il bénéficiait désormais d’une arme d’hast. Quoi que d’aspect rudimentaire, l’arme restait fiable et menaçante, comme l’apprit bientôt un lézard volant. La pointe de sa lance crépitait, et ses brefs à-coups suffisaient à tenir temporairement le prédateur en respect. Néanmoins, il ne se faisait pas d’illusions, sa position était plus que précaire. Les impériaux reculaient afin de former un ultime carré, et si le chevalier ne voulait pas se retrouver isolé, la retraite s’imposait. Le lieutenant semblait déjà assez éloigné, combattant ailleurs. Formant un rempart impénétrable, le combat semble brièvement s’enliser. La phalange, quoique secouée, tient bon, et se permet même de rompre les rangs afin d’aller chercher les leurs. Néanmoins, cette accalmie, si toutefois on peut appeler ca comme ca, ne dure pas, et bientôt, les créatures visent le chef d’escouade et l’étrange créature qu’il protege. Voyant son chef d’escouade en difficulté, et ne parvenant à trouver une place efficace dans la phalange impériale, Umbra quitte discrètement le rang, afin de retrouver le chef d’escouade. Celui-ci semble lutter avec des volatiles qui tentent de l’enlever en attaquant en piqué.
                            « Mon lieutenant, par ici » hurla le chevalier en distribuant furieusement des coups de lance. Soudain, sans comprendre pourquoi, le cathar se senti quitter brusquement le sol. Une des créatures, attiré par le bruit de Lemsli et par sa position de faiblesse avait jeté son dévolu sur lui, et avait décidé d’isoler l’imperial en le saisissant et en le jetant depuis le ciel. Se débattant comme un beau diable, le chevalier voyait la terre ferme s’éloigner de plus en plus, ils avaient déjà atteint 4 metres de hauteur avant que le soldat ne comprenne complétement la situation. Umbra mit un grand coup de lance dans l’abdomen du lezard volant. Celui-ci poussa une grande plainte et relacha le chevalier. Umbra n’eut pas le temps d’avoir peur de la chute, à peine il eut le temps de se rendre compte de sa chute, qu’il fut happé par les mâchoires d’une autre créature qui l’éloigna encore plus de ses frères d’arme. Le lezard l’avait saisi à la cheville, et il sentait bien sa protection couiner sous la pression, mais elle tenait bon malgré tout. Umbra était désarmé, il avait perdu sa lance, coincée dans un abdomen, et il n’avait que ses poings pour essayer de se battre. La créature le lâcha finalement dans le vide à 2 metres du sol. La chute fut lourde, mais malgré une importante douleur, Lemsli n’avait rien de cassé, son armure avait encaissé l’impact. Néanmoins, cela n’était pas fini. Comme précédemment, d’autres bêtes se jeterent sur lui et le jetèrent comme une vulgaire poupée de chiffon. Le chevalier impérial était complétement sonné. Il voyait rouge, littéralement. Les divers chocs et coups portés avaient du lui fendre une arcade sourcilière, il voyait du sang couler. Il avait mal au front, une déchirure de plus ? Umbra se leva calmement. Le temps semblait s’écouler de nouveau au ralenti, il se sentait incroyablement … Puissant…Son lien avec la Force était revenu. Il fut soudainement rebousculé vers l’arriere. Un lezard l’avait chargé, ergos droits sur ses épaules, et de sa gueule il s’apprêtait à égorger l’impérial. Mais cette fois, la situation avait changé.

                            Lemsli provoqua la plus puissante poussée de Force qu’il avait jamais créé. Le « lézard piaf » fut juste complétement balayé , ses ergos, restant coincés dans l’armure du cathar, lui furent littéralement arrachés, amputant ainsi la pauvre bete. Restant au sol, mais tendant sa main, il attira son sabre à lui via la Force… Avant de rouler pour esquiver une décharge d’energie. Une des cavalieres, doté d’un arc ouvrait le feu sur lui. Le cathar roula plusieurs fois sur lui-même avant de se redresser en saisissant une pierre et de fixer son assaillante. Celle-ci foncait de nouveau vers lui en poussant un grand ululement, qui fut brutalement interrompu par le projectile d’Umbra. S’aidant de la Force, il avait propulsé à une vitesse mortelle cette pierre. Proofitant de la breve latence de la monture, Lemsli rappela définitivement son sabre à lui, et en un éclair, il ne put que décapiter d’un coup sec la créature qui lui foncait de nouveau dessus. Le poids lancé du lezard volant lui parvint néanmoins en pleine poire, et mit KO le chevalier pendant de précieuses secondes. Recouvrant lentement ses esprits, le cathar se servit de la Force pour dégager le cadavre qui le recouvrait. Et se remit lentement debout. Il était épuisé. Il s’était dépensé sans compter pour échapper à ces situations d’urgence. Son armure était légèrement enfoncée, et présentait quelques genes. La seule bonne nouvelle était que les créatures semblaient s’etre désinteressées de lui, le croyant probablement mort avec leur congénére. Les impériaux semblaient en mauvaise posture, il devait impérativement les aider… Le chevalier re saisi une pierre, et poussa un sifflement strident afin d’attirer l’attention deux bestioles, dont une montée, le chargèrent. Essouflé, le cathar se rapprocha, et envoya sa pierre, renforcée avec une impulsion de Force dans des prédateurs volants. Cette fois, la pierre ne fit qu’arracher un cri de douleur à la créature, mais ne lui causa nul dégat. Au contraire, elle semblait particulièrement énervée, et vola encore plus vite à la rencontre de l’impérial. Celui-ci ne se démonta pas, et attendit une seconde. Puis, il retenta son autre coup, il expedia son sabre sur la bete. Cette fois, son coup d’atteignit pas sa tete mais son aile, aussi, le reptile chuta violement au sol. Par la Force, le chevalier rappela de nouveau son arme. L’indigène cherchait toujours le combat, et attaqua soudainement en lui envoyant sa lance énergétique avec force. Lemsli ne put que se jeter au sol pour esquiver un coup qui se serait avéré mortel. La chasseresse redecolla en piqué, mais pris par la vitesse de sa monture, commit l’erreur de tourner le dos à l’impérial. Celui-ci la saisi par la Force, et la vita de sa monture afin de lui remettre les pieds sur terre. Le cathar se releva, se saisi de la lance energetique, et se dirigeat vers l’indigene. Il avait senti qu’elle était encore en vie malgré sa chute. Mais sa proie rodait encore et venait défendre sa maitresse. Umbra utilisa la lance comme une arme de jet, mais elle ne fit que traverser la membrane des ailes de la bete. Celle-ci se jeta vers le chevalier mais un coup rapide lui fendit le crane. Hélas, la encore, le chevalier ne put esquiver la masse de son opposant qui le mit au sol. Au bout d’une poignée de seconde qui lui semblerent interminable Umbra repoussa de nouveau le cadavre de l’animal. Les impériaux semblaient avoir définitivement pris l’ascendant. La diversion bien involontaire apportée par Lemsli avait soulagé le front, et l’entrainement des troupes d’élites et leur armement faisait le reste. Le cathar émit trois brefs sifflements d’autres « lezard piafs » cherchèrent à se diriger vers le chevalier en disgrace, mais furent impitoyablement abattus par les troupes d’élite. La bataille était manifestement gagnée.

                            Lemsli se dirigea sans accorder plus d’attention à ce qu’il se passait derrière lui vers celle qu’il avait désarçonné. Il n’eut aucun mal à la trouver. Elle souffrait d’une sale fracture ouverte à la cuisse, et elle rampait péniblement vers la forêt.
                            Umbra la fixa froidement et dit dans son communicateur

                            « Knight 01, tout va bien de mon coté, j’ai une prisonnière salement blessée, demande instructions, à vous. »

                            1 réponse Dernière réponse
                            0
                            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                              Le ChroniqueurL Hors-ligne
                              Le Chroniqueur
                              a écrit sur dernière édition par
                              #16

                              Post n°15
                              Auteur : Hivernus

                              Le combat, aussi violent que bref, s’achève bientôt sur une victoire totale des impériaux. Les quelques bêtes rescapées fuient le champ de bataille avant d’être abattues par les soldats d’élite. Leurs maîtresses, ces indigènes combattant comme des furies, sont toutes neutralisées. Seule l’une d’entre elles respire encore… Et elle semble salement amochée. Le chevalier Umbra demande des instructions. Le lieutenant Talion, toujours sur le pied de guerre, ne perd pas de temps.

                              - Prodiguez des premiers soins à notre “prisonnière”. Nous avons besoin d’elle vivante.
                              Ordonne l’agent à la peau noire. Et tâchez de restreindre ses mouvements. Je ne veux pas la voir gambader dans les bois à la recherche d’aide.

                              Dans la plaine, les commandos de la Task Force 333 font le tour des cadavres ailés, vérifient le pouls des guerrières gisant sur le sol et se prennent soin de leurs quelques blessés. Aucun mort à déplorer. Fidèles à leur réputation, les hommes de l’Agence de Contre-Terrorisme Universel n’ont pas cédé face à l’assaut brutal des indigènes. Les impériaux ramassent tout ce qui peut avoir une quelconque valeur et reprennent leurs positions défensives, se servant des carcasses fumantes des créatures comme barricades de fortune. Les blessés sont remis sur pied en moins de deux par l’infirmier du groupe, rejoignant leurs frères d’armes pour prendre part à la suite de l’opération. Tout combattant qui ne peut pas tenir sur ses deux jambes s’appuie sur le cadavre d’une bête sauvage. Au sein de cette élite, chaque homme encore capable de tenir une arme est un homme en mesure de se battre, qu’il soit blessé ou non.

                              Livrés à un silence troublant, les soldats patientent. Il n’y a désormais plus qu’à attendre les renforts… S’ils viennent un jour. Car le vacarme causé par d’intenses minutes de combat risque de rameuter d’autres saloperies dans le coin, qu’elles soient bestiales ou proche-humaines.

                              L’agent Stan, DLT-20A en main, se dirige vers le Cathar pour l’aider à transporter la prisonnière jusqu’aux positions “fortifiées” des impériaux. L’officier à l’uniforme gris observe avec mépris sa nouvelle acquisition, un sourire mauvais aux lèvres.


                              - Voyez-vous ça… Une précieuse source de renseignements. Souffle Talion en s’acroupissant pour se mettre à la hauteur de la survivante.

                              D’un signe de la main, il indique à l’infirmier militaire de l’escouade de se diriger vers lui. Le soldat, qui comprend qu’on demande son avis sur l’état de santé de la captive, se livre à quelques examens.

                              - Elle vivra mon Lieutenant.
                              Commente simplement l’homme en armure de phrik.

                              - Bien… Bien… Murmure presque pour lui même l’agent du Département Investigation et Interrogation.

                              Quelque chose, dans son regard ténébreux, indique qu’il se livre déjà, dans ses pensées, à quelques expériences cruelles sur la prisonnière. Ses lèvres s’étirent une fois de plus en un sourire malsain. Puis soudainement, comme si de rien n’était, l’individu revêtant la plaque de lieutenant sur son uniforme retourne à son observation des environs. Toute trace de sourire s’efface sur son visage, qui redevient aussi froid et rigide qu’auparavant.

                              - Messieurs, restez sur vos gardes. Nous avons gagné la première manche mais il en viendra sûrement d’autres. Lance Talion à ses hommes, le regard fixé vers la forêt.

                              L’officier à la peau noire dirige ensuite son attention vers Lemsli Umbra.

                              - Chevalier Umbra, vous êtes responsable de la prisonnière jusqu’à nouvel ordre. Veillez à ce qu’il ne lui arrive rien.
                              Continue sèchement l’agent. Je vous conseille de la garder au chaud, à proximité de notre petit animal de compagnie… Au cas où…

                              Le lieutenant s’éloigne ensuite afin de donner des instructions au reste des soldats. L’opérateur du groupe est le premier à recevoir des consignes précises. Puis vient le tour des blessés, pour lesquels Talion prend le temps de s’informer sur leur état de santé et leur combativité, toujours intacte. L’inébranlable membre de la terrifiante police politique impériale sourit discrètement. Nombreux sont ceux qui pensent que Dathomir n’est qu’un bac à sable destiné à amuser les hauts dignitaires, ou un bourbier infâme que l’Impérium tente de s’accaparer pour étendre sa sphère d’influence. Mais de son avis, Dathomir est une opportunité.

                              Une opportunité pour les officiers de sa trempe, qui peuvent voir leur carrière prendre une ascension fulgurante en cas d’actions éclatantes… Une opportunité, également, pour l’armée impériale, qui a l’occasion de redorer son blason en opérant avec professionnalisme sur un terrain hostile et inconnu. Dathomir est la promesse d’une victoire militaire et politique de première importance pour l’Impérium. Seuls les idiots sont incapables de comprendre les enjeux en cours. Le régime impérial est sur le point de s’affirmer sur l’échiquier galactique, une fois de plus.

                              Un rapport interrompt le fil de ses pensées.


                              - Mon Lieutenant. La cavalerie arrive.






                              Les transports de troupes, en provenance de la flotte impériale en orbite, ne tardent pas à obscurcir le ciel de leurs silhouettes inquiétantes. Le cri cinglant de plusieurs chasseurs TIE d’escorte survolant la zone arrache un sourire à l’agent Stan. Quelques commentaires enthousiastes circulent au sein de l’escouade. L’Impérium débarque en force pour apporter l’ordre et la sécurité sur cette misérable planète. La prisonnière, dont le visage s’empourpre peu à peu, ne semble pas de cet avis.

                              A la vue de ces canonnières TIO/BA se posant dans la plaine pour déverser leur flot de passagers en armure blanche, on peut aisément comprendre la colère qui habite l’indigène. Aux dizaines de soldats impériaux débarqués s’ajoutent également une poignée de ces imposants Renforts Tactiques Tout Terrain lâchés au sol par des transports TLO/BA. Vestiges d’une armée au sommet de sa puissance, ces véhicules terrestres et aériens sont l’héritage laissé par les contingents clones ayant combattu pour la République et ses successeurs impériaux. Depuis l’avènement de l’Impérium, ces engins de guerre toujours aussi efficaces ne sont plus qu’une goutte d’eau dans l’arsenal militaire mis à la disposition des troupes impériales… Ils représentent un témoignage du passé. Leur présence sur Dathomir est peut-être, en quelque sorte, leur baroud d’honneur… Un dernier combat avant une fin de service bien méritée.

                              Cependant, les RT-TT et les troupes de choc impériales ne sont pas les seuls à débarquer dans cette vaste plaine. Les navettes de classe Lambda et Sentinelle, qui font leur apparition bien après la première vague, ou théoriquement la deuxième, se posent au sol et vomissent tout un tas de spécialistes. De nouvelles unités de reconnaissance sortent les speeders des transports et se rassemblent pour recevoir les instructions des officiers. Les hommes du génie et de la logistique déchargent d'innombrables caisses et mettent tout en oeuvre pour monter un camp le plus rapidement possible. La machine de guerre impériale, efficace dans ses moindres rouages, prouve une fois de plus la supériorité de son organisation.

                              Les armures blanches sont si nombreuses dans la plaine que le soleil se reflète sur chacune d’entre elles avec une intensité saisissante. Les soldats sont visibles sur des kilomètres à la ronde. Et le va-et-vient incessant des navettes transportant les troupes et le matériel pourrait facilement attirer l’attention. Mais qu’importe. A moins de regrouper leurs forces, les indigènes n’auront aucune chance de l’emporter sur des centaines, si ce ne sont pas des milliers, de stormtroopers entraînés, motivés et soutenus par des véhicules blindés. Les commandos de la Task Force 333 sont rapidement relayés par leurs camarades des troupes régulières. Le lieutenant Talion leur accorde une petite pause bien méritée. Les blessés sont pris en charge par une équipe médicale afin de recevoir des soins plus approfondies. L’opérateur radio du groupe zigzague entre divers engins de guerre, navettes et sections de combat pour rejoindre l’officier à la peau noire.


                              - Mon Lieutenant. Le Commandant Barristan a fait préparer une navette pour notre escouade et la prisonnière. Indique le soldat, casque sous le bras.

                              - Hmm… Des précisions concernant la destination ?
                              Demande alors le type en uniforme gris.

                              - Affirmatif. La navette doit rejoindre l’avant-poste Tempête. Répond l’autre.

                              - Très bien. Transmettez le message au reste de l’escouade.
                              Ordonne l’agent du D2I après un court instant de réflexion.

                              Alors que l’opérateur se met à courir dans tous les sens pour rallier les membres de la Task Force 333, Talion rejoint l’agent Stan, resté en compagnie du Cathar et de leur captive.

                              - Messieurs, nous partons.


                              L’homme à la peau noire tourne les talons sans même jeter le moindre regard à la jeune femme faite prisonnière. L’agent Stan, toujours protégé par son armure de phrik, relève d’un mouvement sec la détenue, s’assurant que ses liens ne soient pas endommagés ou rompus. Deux commandos se chargent de transporter la cage contenant l’Ysalamir. L’ensemble de l’escouade, après quelques minutes à déambuler dans ce qui ressemble de plus en plus aux prémices d’un campement militaire, finit par atteindre le transport qui leur est dédié. Un seul homme manqué à l’appel : Le commando ayant été projeté dans les airs par les bêtes ailées. Selon ses frères d’armes, il a été temporairement placé dans une cuve à bacta afin de recevoir des soins plus appropriés.

                              L’officier de bord vérifie que tout le monde est bien installé avant de donner le feu vert à son équipage pour le décollage. La navette de classe Lambda quitte l’herbe grasse de la plaine pour rejoindre le ciel lumineux de Dathomir. En contrebas, les hommes du génie et de la logistique se chargent de faire de l’endroit un véritable campement retranché. Des soldats munis de pelles, de pioches et d’outils plus sophistiqués s’arment de patience et commencent à creuser des tranchées pour délimiter le périmètre du camp. Les traces du combat ayant opposé les commandos impériaux aux indigènes disparaissent rapidement. Les corps des guerrières sont transportés jusqu’à la lisière de la forêt où quelques hommes s’affairent déjà à creuser des tombes de fortune. Les créatures ailées domestiquées ont moins de chance. Un spécimen est gardé afin d’approfondir les connaissances impériales sur la faune locale… Un cadavre offert à la science. Les autres sont conservés dans un coin frais, au cas où la viande serait comestible.

                              Le feulement rauque de deux chasseurs TIE d’escorte indique que la navette s’engage dans une zone à risque. Le transport survole en effet une forêt qui s’étend à perte de vue. Toute attaque surprise est à redouter en contrebas. Mais la présence des chasseurs semble garder à distance les créatures hostiles et leurs contreparties humanoïdes. Après un bon quart d’heure de vol, la navette arrive finalement à bon port, dans un campement fortifié déjà sur le pied de guerre...







                              Quelques heures plus tard…

                              L’avant-poste Tempête, au coeur de la forêt, bouillonne. Des dizaines de stormtroopers courent dans les allées afin de rejoindre leur section. Les équipages des TR-TT font d’ultimes vérifications sur les machines de guerre, assistés par quelques mécaniciens confirmés. L’escouade de la Task Force 333, pour sa part, bénéficie d’un instant de répit. Les hommes, casques sous le bras, discutent chaleureusement. Seuls le lieutenant Talion et l’agent Stan ne sont pas présents pour profiter d’un repos mérité. Les membres du terrifiant Bureau de la Sécurité Impériale se sont volatilisés avec leur mystérieuse prisonnière, laissant le chevalier impérial et les commandos seuls.

                              L’agent Stan revient un peu plus tard, un petit air satisfait sur le visage.


                              - Chevalier Umbra, vous êtes attendu dans la tente de commandement. Suivez-moi. Lâche l’individu d’un ton banal.

                              Les soldats d’élite comprennent qu’ils retourneront bientôt en opération et commencent déjà à rassembler leurs affaires. A peine arrivés… Déjà repartis ! C’est là la phrase typique des unités militaires impériales. Pas le temps de niaiser comme on dit. C’est ce qui fait la différence entre l’Impérium et les autres régimes galactiques. L’Empire est peut-être mort deux fois, mais sa renaissance a permis aux impériaux de revenir en force. Leur motivation est à la hauteur de leur entraînement.

                              L’agent Stan, qui se moque bien de savoir si le Cathar est dans son sillage, déambule dans l’avant-poste Tempête. Il zigzague entre les tentes parfaitement alignées, évite une ou deux sections de stormtroopers et s’enfonce finalement dans une tente bien plus large et grande que les autres. A l’intérieur, une véritable clique d’individus en armure pourpre et d’officiers en uniforme vert encerclent une table à projection holographique. Le lieutenant Talion, reconnaissable entre tous par sa peau noire et son uniforme gris, fixe Lemsli avec un éclat sinistre dans le regard.


                              - Nous sommes tous présents ? Parfait !
                              Débute le plus vieux des chevaliers impériaux, à la barbe grise hirsute. Lieutenant Talion, je vous laisse la parole.

                              - Merci Commandant. L’indigène que nous avons capturé n’a pas mis longtemps à coopérer. Nous n’avons même pas eu besoin d’employer les méthodes fortes… Quoi qu’il en soit, notre prisonnière n’appartient pas au “Clan sous la Montagne” que les forces impériales affrontent déjà depuis plusieurs jours.
                              Indique l’officier du D2I en balayant du regard l’assemblée. Elle appartient en fait au “Clan de la Montagne qui chante”.

                              - Quelle est donc la différence entre les deux ? Demande un type arborant une plaque de capitaine sur son uniforme.

                              - Le “Clan sous la Montagne” est un groupe de sorcières extrémistes appartenant à la base au clan des “Soeurs de la Nuit”, mais ayant décidé de suivre une voie plus radicale encore. Les sorcières de ces deux clans ont embrassé les arts obscurs et s’en servent pour réaliser de sinistres projets.
                              Répond alors l’agent du BSI. Le “Clan de la Montagne qui chante” n’a rien à voir avec ces clans. Il s’agit plutôt d’un groupe de sorcières usant de la Force dans un but plus… Bienveillant. En harmonie avec la nature.

                              - Il y a quelque chose que je ne comprends pas… Pourquoi donc son clan a t-il décidé de s’en prendre à l’une de nos escouades ? Intervient un autre, un lieutenant borgne.

                              - L’occupation Sith de la planète et les conséquences qu’elle a eu sur Dathomir ont provoqué une sorte de traumatisme pour la population locale. Poursuit Talion, inquisiteur. Celles qui ne se sont pas soumises ont été impitoyablement massacrées. Je crois qu’elles voulaient éviter un deuxième épisode du genre...

                              Tout comme l’Impérium cherche à éviter une deuxième opération “Chatbite” en s’affirmant comme puissance militaire de première importance. La fortification de certaines planètes impériales, la consolidation d’une marine de guerre en pleine expansion et la création d’académies militaires sur le sol impérial ne sont pas des choix pris à la légère par le haut-commandement… Rien n’est du au hasard. On apprend de ses erreurs ou l’on meurt. C’est la dure loi qui s’est imposée à la galaxie.

                              - Est-ce que cela veut dire que l’on peut potentiellement trouver un certain soutien local pour combattre les Sith et leurs sympathisantes ? S’interroge Gahéris, une chevalière impériale à la crinière rousse.

                              - N’attendez aucun soutien de la part des clans de Dathomir. Notre prisonnière a beau coopérer, elle reste toutefois fermement hostile à notre égard.
                              Rétorque le lieutenant à la peau noire. Quelque chose me fait croire que les sorcières de Dathomir souhaitent conserver coûte que coûte leur indépendance...

                              Cette dernière phrase teintée d’ironie est accompagnée d’un sourire révélateur. Du fait de l’implication des Sith sur la planète, l’indépendance de Dathomir est largement compromise. Les forces impériales ne sont pas là uniquement pour mettre un terme aux agissements de quelques sauvageons du Côté Obscur. Elles sont là pour agrandir la sphère d’influence de l’Impérium et sécuriser une planète dangereusement proche de la capitale impériale.

                              - Par ailleurs, toujours selon notre précieuse source de renseignements, il n’y a plus aucun Sith sur cette planète. Ajoute le terrible représentant du D2I. Ils ont embarqué à bord de leur vaisseau un contingent de Soeurs de la Nuit et sont partis dans une énigmatique croisade.

                              - Comment peut-on être sûr et certain qu’elle ne se moque pas de nous en balançant des info’ bidons ? S’agace alors un type moustachu arborant la plaque de colonel sur son uniforme.

                              - Parce que cette énigmatique croisade a déjà eu lieu Colonel… Sur Korriban. Talion étire ses lèvres en un sourire mauvais. Cette expédition a échoué, repoussée par les forces séparatistes, mais tend à prouver que les Sith restent une menace malgré leur éparpillement aux quatres coins de la galaxie. Quoi qu’il en soit, nous nous assurerons d’affirmer les dires de notre “collaboratrice” afin de ne laisser aucun doute.

                              - Je vous remercie pour ce briefing Lieutenant. Intervient Barristan. Notre mission ici n’est pas terminée. Certains clans sont ouvertement hostiles aux forces impériales et menacent de compromettre notre opération. Nous devons nous assurer de couvrir nos arrières. J’ai donc décidé, après une discussion avec notre prisonnière, de réunir les matriarches des clans les plus influents afin de négocier un accord. Notre captive a déjà été libérée, en route pour informer ses supérieures de la décision.

                              Un silence pesant s’installe à la suite de cette annonce. Certains semblent contrariés, préférant peut-être une solution plus radicale. D’autres approuvent d’un hochement de tête timide. Les différents officiers et chevaliers présents dans la tente de commandement s’observent et se toisent du regard.

                              - Lieutenant Talion, vos commandos ont prouvé leur valeur aujourd'hui. Je les veux avec moi pour la négociation. Et prenez votre bestiole avec vous. Korax, tu seras également de la partie avec tes hommes.


                              Le vieux s’arrête un instant de parler. Il a failli prononcé des mots déplaisants. Relever l’échec de son écuyer en usant de termes tels “le reste” ou “les survivants” pour désigner l’escouade du natif de Yaga Minor aurait pu avoir un effet désastreux. C’est déjà un miracle qu’il se soit rétabli si vite. Quoi qu’il en soit, le commandant refuse de se séparer de son protégé depuis le tragique incident qui a failli lui coûter la vie.

                              - Colonel Rakton, je veux vos deux meilleurs RT-TT en appui et les escouades de feu qui y sont rattachés. Il nous faudra établir un périmètre de sécurité solide autour du point de rendez-vous. Je ne veux pas d’attaque surprise dévastatrice. Termine le chevalier à la barbe hirsute. Le reste de l’Escadron Gris restera ici pour superviser la défense de l’avant-poste Tempête et de la Base Rancor. Nos ennemis ne vont sûrement pas rester les bras croisés. Attendez-vous donc à devoir agir. Messieurs, vous pouvez disposer.

                              Les officiers font claquer leurs talons et disposent, selon les ordres. Les chevaliers impériaux s’attardent quelques instants auprès du vieux et de son écuyer, leur adressant sûrement quelques paroles fraternelles. Ils se séparent après s’être serrés les avant-bras.

                              - Umbra, venez, on a pas de temps à perdre. Lance l’agent Stan.

                              Talion a déjà disparu, probablement parti donner ses ordres aux soldats d’élite de la Task Force 333. A l’extérieur, tout le monde est sur le pied de guerre. Les officiers rejoignent leurs hommes et donnent des directives ou des consignes. Les sous-officiers se chargent de faire l’appel afin de vérifier qu’aucun homme ne manque. Plusieurs transports décollent ou se posent, embarquant ou déversant son flot de passagers et/ou de matériel. Les deux navettes de classe Lambda réservées pour l’escouade de l’écuyer impérial et les hommes de la Task Force 333 quittent le campement lorsque les troupes sont à bord. Bientôt, d’autres engins volants les rejoignent dans leur sillage, protégés par des chasseurs TIE déviés de leur patrouille pour assurer la protection du convoi volant.

                              Après une bonne demie-heure de vol, le point de rendez-vous est enfin atteint. Une vieille et grande tente solitaire, dans une clairière, attire l’attention. Les chasseurs TIE d’escorte survolent la zone une première fois, donnant le feu vert pour l’atterrissage des troupes. Les navettes débarquent alors les escouades au sol, tandis que les deux imposants RT-TT sont largués dans un grondement assourdissant depuis les transports de classe TLO/BA. Après avoir effectué un second passage, les chasseurs s’éloignent avec les différents véhicules aériens. La petite force impériale est laissée à son sort dans un environnement inconnu et probablement hostile. Le commandant Barristan, le regard vide, sonde en fait les environs à l’aide de la Force. Talion, ses sens en alerte, garde la main sur le blaster glissé dans le holster de jambe.


                              - Nous sommes arrivés les premiers. En avant.
                              Commande alors le vieux chevalier impérial.

                              Les hommes se mettent en marche. Les colosses d’acier qui s’engagent derrière eux font trembler le sol à chaque pas. Dans les bois, quelques oiseaux s’envolent en battant furieusement des ailes, leur repos troublé par ces géants bruyants. Soudain, le maître d’armes se retourne vers son apprenti.

                              - Korax, je te laisse le soin d’organiser le périmètre de défense. Rien ne doit pouvoir nous surprendre. Que les hommes gardent leur calme toutefois, il est important de ne pas tirer à vue. Uniquement sur ce qui est dangereux. Je ne veux pas d’incident diplomatique. Bien compris ? Et prends Umbra avec toi. Profite de son expérience.


                              Le vieux chevalier adresse au Cathar un regard qui veut tout dire, puis lance de nouvelles directives.

                              - Lieutenant, Agent Stan, vous allez me suivre et assister sans rien dire aux pourparlers. Prenez votre Ysalmatruc avec vous.

                              Les deux membres du Bureau de la Sécurité Impériale ne bronchent pas. Ils savent que ce grincheux à la barbe hirsute est le responsable des opérations sur Dathomir. Ils ne veulent sûrement pas le contrarier… Et il sera toujours plus facile de discréditer un homme qui décide de faire les mauvais choix, si besoin est… Les trois impériaux s’enfoncent dans la tête, disparaissant dans l’obscurité de celle-ci avec leur précieuse cargaison.


                              Spoiler : Spoiler
                              Korax, Lemsli, je vous laisse gérer les défenses autour de la tente. Vous disposez des forces suivantes :

                              - 11 commandos de la Task Force 333.
                              - 5 stormtroopers (survivants de l'escouade de Korax).
                              - 2 Renforts Tactiques Tout-Terrain.
                              - 48 stomrtroopers (rattachés aux RT-TT).

                              Note : Du matériel, des caisses de munitions et des outils sont mis à disposition dans les RT-TT. Faites en bon usage. La dureté des assauts à venir dépendra de vos défenses.

                              Bonne chance !

                              1 réponse Dernière réponse
                              0
                              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                                Le Chroniqueur
                                a écrit sur dernière édition par
                                #17

                                Post n°16
                                Auteur : Lemsli Umbra

                                Umbra s’avanca vers la sorciére meurtrie. Celle-ci avait un os qui lui sortait littéralement de la jambe, elle en était à se trainer en gémissant. Elle paraissait assez jeune, peut-être même plus que Lemsli… Et elle était déjà défigurée à jamais dans un conflit qui la dépassait. Elle devait se prendre pour une « combattante de la liberté » ou une autre bêtise du genre…L’indigéne dégaina un couteau, et poussa un vague rugissement en voyant l’impérial arriver. Celui -ci d’un vulgaire coup de pied dans le poignet la désarma aisément.

                                « Madame, vous êtes prisonnière de l’imperium, dit le chevalier en sortant des bandages, ne tentez pas le moindre geste où je serai contraint de vous exécuter »

                                Coup de bluff, la hiérarchie avait bien spécifié qu’il fallait qu’elle soit vivante. Alors que le chevalier s’agenouilla près de la blessée, celle-ci tenta une pitoyable attaque via la Force. Lemsli n’eut aucun mal à contrer, et à infliger une poussée de Force assez violente pour la sonner et faciliter le travail du chevalier. Celui-ci commença par lui lier les mains dans le dos à l’aide de sa propre bandoulière, avant de s’attaquer à de rapides soins. La blessure semblait assez grave et saignait beaucoup, et le cathar ne savait pas vraiment comment soigner ce genre de plaie. Après une rapide réflexion, il choisi de poser une compresse stérile sur la jambe meurtrie, et, en utilisant deux assez grosses branches rapidement retaillées pour faire une attelle de fortune. Sa prisonnière semblait dans un sale état, et parfaitement incapable de s’enfuir. Néanmoins, cela ne lui empêcher pas de pousser des espèces de hurlements et d’insulter son geôlier,enfin, c’est ce qu’Umbra présumait. S’il était particulièrement médiocre en langues, il ne fallait pas être un droide de protocole pour comprendre qu’une sorcière maugréant, et crachant aux bottes de l’impérial ne faisait pas preuve de respect. Rapidement, la patience du cathar du à bout, et il prit un instant pour bâillonner la chasseresse. Le temps de terminer son ouvrage, que le premier officier impérial, celui de Tatooine, un certain « Stan », arrivait pour lui filer un coup de main. Sans un mot les deux hommes transportèrent la sorcière auprès du lieutenant qui chapeautait l’opération.

                                  Aprèsun rapide examen effectué par un infirmier impérial, Umbra se vit confier la garde de la dathomirienne. Le lieutenant semblait éprouver une joie malsaine, un peu comme un chat trouvant une souris, et il ne faisait aucun doute que la « souris » allait passer un mauvais moment entre les griffes du BSI.


                                « Bien recu mon lieutenant, dit sobrement Umbra »

                                Puis il emmena à quelques mètres de la cage de la saleté anti forceuse la dathomirienne, dans un coin épargné par les luttes. Il ne tenait pas particulièrement à se tenir près de cadavres encore frais, et il se doutait que sa camarade ne devait pas forcément vouloir voir les corps de ses compagnonnes d’armes. Si se couper de la Force, était insupportable pour le chevalier, il savait qu’au moins il coupait tout lien télépathique qu’aurait pu développer la prisonnière. Il n’était pas forcément pour le fait qu’elle donne une alerte plus tot que prévu. S’adossant à une petite butte, il entreprit de penser ses propres plaies sans adresser un mot à la sorciere, qui semblait bouillonner de rage et de douleur. Fort heureusement, l’armure avait encaissée le gros des dégâts, et même si elle était dans un état aussi détériorée que peut l’etre une armure de vétéran, elle restait fonctionnelle, à l’exception des protections aux chevilles, et des deux failles aux épaules. Son armure n’était plus étanche, le combat dans un environnement hostile était désormais compromis. Il allait devoir corriger ca quand les renforts allaient arriver… Cela pouvait sembler anodin, les jedis et siths se battaient bien sans protections souvent, mais il était soldat, pas un moine, ou autre chose. Au bout d’une bonne demi heure, Umbra avait pu se passer les quelques bandages, tout en surveillant la prisonniére, dont il avait besoin, notamment à la tete. Un casque ou un masque allait s’avérer nécessaire par la suite, les blessures à la tete étant trop faciles à avoir, et trop nocive pour la santé. Umbra observa brièvement la jeune blessée. Le bâillon était peut être de trop, et c’était presque insultant. En plus, ca ne servait plus à rien… Il avait un léger doute sur ce qu’allait dire Stan. Cela pouvait être vu comme un acte dangereux pour la sécurité du camps… Et puis non, c’était juste une forceuse qui avait perdue ses alliées, avec une jambe en vrac et désarmée. Au pire elle serait désagréable, mais dangereuse, ca devrait aller…

                                « Si je vous retire votre bâillon, vous me promettez de ne pas hurler comme un porc qu’on égorge ? »

                                La jeune femme semblait avoir vraiment mal, sa blessure méritait quand même des soins. Mais elle fit un bref hochement de tête pour manifester son accord.

                                « Parfait, dit le chevalier en libérant la bouche de la chasseresse, on va pouvoir discuter »

                                Un sifflement strident interrompit le chevalier. Le bruit aiguë d’un moteur ionique, l’armée impériale débarquait.

                                « Hum, m’est avis qu’on va pas s’éterniser dans la plaine » commenta sobrement le cathar. La sorciére, après avoir levé un moment les yeux au ciel pur observer le débarquement, se renfrogna et ne poussa qu’un grognement en guise de réponse. Le chevalier quant à lui observa le remue-ménage que le débarquement causé. Il ne pouvait s’empecher de trouver le spectacle épique, et la musique du bruit des bottes parfaitement cadencées lui donner des frissons. Il n’était peut être pas d’accord avec ce qui se passait, même si au fond, il s’en savait fichtrement rien, il se sentait de retour chez lui.

                                Au bout d’une poignée de minutes, ou peut être était-ce plus long, le lieutenant noir vint annoncé qu’ils allaient lever le camp. Rapidement, ils embarquèrent presque tous dans une navette. Le voyage fut assez calme, et particulièrement rapide.

                                Une fois arrivé, au camps, l’escouade eut quartier libre. Seul l’agent Stan, et le lieutenant noir disparurent avec la prisonnière. Umbra la regarda partir en éprouvant un peu de pitié. Il avait vu la lueur cruelle dans les yeux de « l’inquisiteur » du BSI, si elle restait à ne rien dire, ou à mentir, il ne faisait aucun doute que la sorciére allait en prendre vraiment plein la figure, et que l’impérial allait s’amuser… Néanmoins, c’était une ennemie. Et ils étaient censés être des pros… Le cathar espérait sincèrement que ca allait bien se passer pour elle, sinon… Au fond, il avait d’autres chats à fouetter sans mauvais jeux de mots. Il avait son armure à remettre en état, heureusement, ce n’était pas le cortosis qui avait le plus souffert. Trouvant au bout d’une grosse demi heure ce qui semblait être une armurerie, il pu refaire son armement plutôt rapidement. Même s’il était en disgrâce, l’armurier ne le savait pas forcément, et un chevalier restait prioritaire. Umbra pu donc avoir des pieces neuves, et retrouver ses compagnons d’armes. Ceux-ci profitaient de leur temps libre et discutaient sans remarquer le cathar. Celui-ci n’osa pas s’interposer dans les discussions, et préféra se poser dans un coin avec un magazine. Sa lecture fut finalement interrompue par l’agent Stan. Celui-ci semblait presque … Content ? Il avait abandonné son air neutre habituel.


                                "Chevalier Umbra, vous êtes attendu dans la tente de commandement. Suivez-moi".


                                C’était reparti. Reposant sa revue, Lemsli suivit sans un mot l’agent qui de toutes façons venait de disparaitre hors de la tente. Pas de temps à perdre. Au bout d’une petite marche, les deux impériaux entrerent dans une tente plus grande, contenant plusieurs personnes, dont le lieutenant noir, qui l’observait avec une morgue plus prononcée qu’a l’accoutumée, et … Des chevaliers impériaux…

                                Les armures pourpres resplendissantes des troupes d’élite de l’Empire… Umbra ne reconnaissait pas une seule tete… A part peut être le doyen? Il n’en était pas sur… Umbra ne se sentait pas à sa place. Il avait l’impression d’etre un imposteur… Il avait également l’impression d’attirer toute l’attention sur lui… Que pouvait faire « le traitre » à une réunion d’état-major… Lemsli se tint parfaitement droit. Il ne voulait pas laisser paraitre son trouble.

                                - Nous sommes tous présents ? Parfait !
                                Débute le plus vieux des chevaliers impériaux, à la barbe grise hirsute.
                                Lieutenant Talion, je vous laisse la parole.

                                - Merci Commandant. L’indigène que nous avons capturé n’a pas mis longtemps à coopérer. Nous n’avons même pas eu besoin d’employer les méthodes fortes… Quoi qu’il en soit, notre prisonnière n’appartient pas au “Clan sous la Montagne” que les forces impériales affrontent déjà depuis plusieurs jours. Indique l’officier du D2I en balayant du regard l’assemblée. Elle appartient en fait au “Clan de la Montagne qui chante”.


                                - Quelle est donc la différence entre les deux ?
                                Demande un type arborant une plaque de capitaine sur son uniforme.

                                - Le “Clan sous la Montagne” est un groupe de sorcières extrémistes appartenant à la base au clan des “Soeurs de la Nuit”, mais ayant décidé de suivre une voie plus radicale encore. Les sorcières de ces deux clans ont embrassé les arts obscurs et s’en servent pour réaliser de sinistres projets. Répond alors l’agent du BSI. Le “Clan de la Montagne qui chante” n’a rien à voir avec ces clans. Il s’agit plutôt d’un groupe de sorcières usant de la Force dans un but plus… Bienveillant. En harmonie avec la nature.


                                - Il y a quelque chose que je ne comprends pas… Pourquoi donc son clan a t-il décidé de s’en prendre à l’une de nos escouades ? Intervient un autre, un lieutenant borgne.

                                Vraiment ? pourquoi est-ce qu’un clan autonome a essayé de défendre son territoire ? Il faudrait une heure pour donner une réponse détaillée à cette question philosophique.

                                - L’occupation Sith de la planète et les conséquences qu’elle a eu sur Dathomir ont provoqué une sorte de traumatisme pour la population locale. Poursuit Talion, inquisiteur. Celles qui ne se sont pas soumises ont été impitoyablement massacrées. Je crois qu’elles voulaient éviter un deuxième épisode du genre...


                                Raté songea le chevalier cathar. Tirer sans sommation c’est bien quand on a une puissance de feu suffisante, ou qu’on est sur d’être intouchable…

                                - Est-ce que cela veut dire que l’on peut potentiellement trouver un certain soutien local pour combattre les Sith et leurs sympathisantes ?
                                une jolie chevalière impériale à la crinière rousse.

                                Question intéressante, qui dénote quand même d’une méconnaissance du terrain, ou d'un manque de préparation… On aurait pu les faire se battre entre eux et soutenir nos alliés plutôt que de dépêcher l’armée impériale…

                                - N’attendez aucun soutien de la part des clans de Dathomir. Notre prisonnière a beau coopérer, elle reste toutefois fermement hostile à notre égard. Rétorque le lieutenant à la peau noire. Quelque chose me fait croire que les sorcières de Dathomir souhaitent conserver coûte que coûte leur indépendance...


                                - Par ailleurs, toujours selon notre précieuse source de renseignements, il n’y a plus aucun Sith sur cette planète. Ajoute le terrible représentant du D2I. Ils ont embarqué à bord de leur vaisseau un contingent de Soeurs de la Nuit et sont partis dans une énigmatique croisade.


                                - Comment peut-on être sûr et certain qu’elle ne se moque pas de nous en balançant des info’ bidons ? S’agace alors un type moustachu arborant la plaque de colonel sur son uniforme.

                                - Parce que cette énigmatique croisade a déjà eu lieu Colonel… Sur Korriban. Talion étire ses lèvres en un sourire mauvais. Cette expédition a échoué, repoussée par les forces séparatistes, mais tend à prouver que les Sith restent une menace malgré leur éparpillement aux quatres coins de la galaxie. Quoi qu’il en soit, nous nous assurerons d’affirmer les dires de notre “collaboratrice” afin de ne laisser aucun doute.


                                Korriban… A ce nom, le visage d’Umbra se ferma. Le massacre des impériaux, les années passées dans les geôles séparatistes… Demeci… Umbra était prêt à sacrifier ce qu’il avait de plus précieux pour avoir la chance d’écorcher le mandalorien, et son foutu et hypothétique code d’honneur…

                                -Je vous remercie pour ce briefing Lieutenant. Intervient Barristan. Notre mission ici n’est pas terminée. Certains clans sont ouvertement hostiles aux forces impériales et menacent de compromettre notre opération. Nous devons nous assurer de couvrir nos arrières. J’ai donc décidé, après une discussion avec notre prisonnière, de réunir les matriarches des clans les plus influents afin de négocier un accord. Notre captive a déjà été libérée, en route pour informer ses supérieures de la décision.

                                Umbra leva un sourcil. L’opération lui semblait un peu risquée, si les sorcieres de dathomir voulait leur indépendance, n’était-ce pas la un moyen de créer une ligue contre un ennemi commun ? Qui méritait le plus la haine des autochtones, les siths, leurs sbires, ou les impériaux ? La solution est assurément noble et digne d’un chevalier, mais n’est-elle pas un brin naive ? Et voila. Une fois ce plus, Umbra se retrouva à se contredire tout seul… Une solution de paix est envisagée et il la critique intérieurement. Le plan du vieux chevalier était peut être risqué, mais il en valait clairement la chandelle. Il méritait qu’on se batte pour lui, et pas faire une extermination de masse qui aurait été plus simple, mais inhumaine.


                                - Lieutenant Talion, vos commandos ont prouvé leur valeur aujourd'hui. Je les veux avec moi pour la négociation. Et prenez votre bestiole avec vous. Korax, tu seras également de la partie avec tes hommes. Colonel Rakton, je veux vos deux meilleurs RT-TT en appui et les escouades de feu qui y sont rattachés. Il nous faudra établir un périmètre de sécurité solide autour du point de rendez-vous. Je ne veux pas d’attaque surprise dévastatrice. Termine le chevalier à la barbe hirsute. Le reste de l’Escadron Gris restera ici pour superviser la défense de l’avant-poste Tempête et de la Base Rancor. Nos ennemis ne vont sûrement pas rester les bras croisés. Attendez-vous donc à devoir agir. Messieurs, vous pouvez disposer.

                                A l’unisson, Umbra claqua ses talons. Il ne put s’empêcher une fois de plus d’avoir un gros pincement au cœur en voyant les chevaliers se regrouper entre eux. Il leur était complétement étranger désormais. Il ne se sentait plus vraiment des leurs… Nouveaux rites, nouvelles traditions, nouveaux visages, nouv…

                                - Umbra, venez, on a pas de temps à perdre.

                                Pas de temps à perdre… Oui… Clairement… Lemsli se dit presque à regrets que la personne qui se rapprochait le plus d’un ami dans ce camps était soit Stan, soit le lieutenant noir, Talion donc… Avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis… Le fait est qu’il avait le sentiment d’appartenir à autre chose désormais. Pas vraiment du BSI, plus vraiment de la chevalerie… Umbra posa par réflexe une main sur la poignée de son sabre. Il retrouvait en son arme favorite une douce quietude et une présence rassurante. C’était pas un truc que quelqu’un de sain d’esprit ferait, et ce genre de sentiment était anormal, et un peu déviant, mais son arme était le seul point fixe désormais. Reliquat d’une période où il était un modèle pour la chevalerie, l’armée impériale et un membre éminent de la bourgeoisie cathare et la noblesse impériale. Tatooine lui a laissé un certain cynisme, et une approche de paria…

                                Prestement, le chevalier s’engouffre dans la navette lambda aux cotés des hommes de la TF 333, avant de s’enfermer dans un certain mutisme. La tension semble remonter petit à petit.

                                Une demi-heure plus tard, le débarquement d’opéra avec l’efficacité habituelle des forces impériales. Il semblait que les étrangers étaient les premier sur le lieu de rendez vous. Lemsli dès son arrivée se mit à sonder les alentours afin de voir s’ils étaient seuls ou non. Si on pouvait éviter de nouveau un affrontement par surprise, c’était pas plus mal. Mais les résultats étaient peu concluants, et Umbra cessa son exercice à regret avant de se rapprocher vers les agents Stan et Talion. Ceux-ci étaient aux cotés du vieux chevalier impérial et d’un autre beaucoup plus jeune, peut être son apprenti, le dénommé Korax.

                                - Korax, je te laisse le soin d’organiser le périmètre de défense. Rien ne doit pouvoir nous surprendre. Que les hommes gardent leur calme toutefois, il est important de ne pas tirer à vue. Uniquement sur ce qui est dangereux. Je ne veux pas d’incident diplomatique. Bien compris ? Et prends Umbra avec toi. Profite de son expérience


                                A ces mots, le vieil impérial jeta un regard étrange au cathar, un regard que ce dernier ne sut interpréter.

                                - Lieutenant, Agent Stan, vous allez me suivre et assister sans rien dire aux pourparlers. Prenez votre Ysalmatruc avec vous.

                                A ces mots, les 3 hommes disparaisserent, laissant ainsi l’écuyer et l’ancien maitre de la Commanderie de Cathar… Et ce dernier était sous les ordres du plus jeune, ca avait un coté assez humiliant. Cela dit, Lemsli savait qui la valeur n’avait parfois que peu de rapport, et il était manifeste que son collégue semblait en avoir baver. Umbra dit claquer ses talons puisse tourna vers son camarade et planta son regard bleu acier dans les yeux de l’autre chevalier.

                                « Monsieur, chevalier Umbra, au rapport. Si vous désirez mon avis sur la question, je pense qu’il faut penser notre défense sous deux aspects. Le premier en vu d’une attaque directe venant de l’exterieur, et potentiellement rapide et massive. Le deuxième, ce serait plus en vue de combattre un ennemi directement au corps à corps ».

                                Voyant Korax froncer les sourcils, il reprit,

                                « Je m’explique, si dans le premier cas, nous pouvons penser que nos adversaires sont hostiles et attaquer massivement et d’emblée en profitant du couvert des bois, il se peut également qu’ils jouent la méfiance . Une charge massive risquerait d’etre désastreuse pour eux grâce à notre puissance de feu supérieur. Nous leur avons montré des notre arrivée qu’un petit groupe pouvait tenir tete sans perte à leur guerrieres et leurs armes rudimentaires. Aussi, si j’étais une personne habituée à chasser au corps à corps qui sait que sa proie est presque invulnérable à distance, mais qu’elle m’attends sans vouloir me tuer, je crois que j’irai à lui en glissant une arme pour frapper au cœur directement quand il est à portée. »

                                Umbra marqua une pause il était peut être parano, mais après tout, on lui avait demandé de faire part de son expérience.


                                « Si jamais les sœurs de la nuit veulent nous tailler en piece, je pense qu’on peut s’attendre à une attaque sur deux fronts, à la fois à l’intérieur du camps avec les premières délégations, mais également à l’extérieur. Une fois que les sœurs auront sorti leurs couteaux, il n’y a aucune raison pour qu’elle ne soit pas soutenue par des troupes rapides, comme leur espèces de lezards piafs monté. Le probleme, c’est qu’en cas de trahison, l’utilisation des rt-tt en soutien, ou d’artillerie légère style e-web risque d’etre compromis, sans quoi, ils vont tirer sur nous également. »

                                Umbra prit une seconde pour réfléchir et observer le terrain. La clairiére était assez grande et n’était pas trop accidentée. Si les filles de Dathomir voulait charger, elles mettraient plusieurs minutes avant d’atteindre les lignes impériales. Dans l’absolu, miner le terrain pourrait être un solution… Ca semerait la confusion dans les rangs des assaillantes, et les impériaux sauraient à l’avance quels seraient les couloirs d’acces à surveiller, et l’utilisation d’e-web et des rt-tt ferait des ravages, surement assez pour en terroriser certaines, ou au moins mettre un gros coup d’arret à leur offensive… Dans le même temps, les « lezard-piafs » ne seraient pas impactés par des mines, et pourraient fondre sur les fantassins… En plus, le vieux chevalier impérial ne voulait pas qu’on tire à vu… Les rt-tt étaient massifs… Et les sœurs semblaient monter des animaux…

                                « Monsieur, je pense que vous devrions établir de petites unités de combats dispersé de part et d’autres, un peu comme des carrés, assez éloignés pour ne pas qu’ils se genent, mais assez proches les uns des autres pour permettre une assistance mutuelle en cas d’attaque. Je préconise également de conserver une troupe de réserve au centre, à envoyer en cas d’urgence pour soutenir les camarades, la TF 333 me semble idéale pour ce rôle. Par ailleurs, je pense qu’il y’a un risque non négligeable d’attaque aérienne, aussi je pense que nous pourrions monter plusieurs tentes, et placer certains « carrés », avec bien entendu un axe de visée pour soutenir les groupes en première ligne. Ces tentes, montées en nombre suffisant devraient dissimuler nos forces, car bien entendu, nous en laisserions des vides, ce qui pousserait l’ennemis à se découvrir pour déloger… et bien rien, un carré, ou un nid de mitrailleuse e-web. Notre première ligne pourrait s’équiper de lance grenade afin de causer le chaos en cas de charge terrestre, ca permettrait de ralentir la charge adverse, de rompre leur cohésion et d’impacter le moral. Les rt tt pourraient servir de soutien, et d’abri pour l’infanterie, qui se cacherait dessous. Notre garde, s’occuperait de « nettoyer » les potentielles traitresses si elles venaient à se retourner directement contre nous. Je me repete, nos carrés ne devraient pas être éloignés de plus de 300m sur le diametre , afin de permettre un redéploiement rapide et un soutien mutuel. Enfin, si nous avons le temps, nous pourrions cacher des détonateurs dans caisses ou autres assez loin des groupes en première ligne, mais assez prêt pour que ca ne soit pas perçu comme une menace, ou même mieux, que ce soit très discret. Je pense honnêtement que nous devrions garder un œil sur le ciel, c’est là où l’ennemis sera le plus en sécurité. Il va de soit que nous devrions laisser du champs entre la fin de la clairiére et nous pour que les groupes adverses soient contraints à une absence de couvert.»

                                Lemsli se tut. Sa stratégie avait été élaboré rapidement et se basait sur une interdépendance et une multitude des groupes des combats, ainsi que sur un usage massif de l’artillerie pour disperser les assaillants, voir, faire un support anti aérien. L’ennemis était plus rapide, plus agile et très violent, mais les impériaux avaient de la ressource. Equipement, assez de matériel pour pouvoir feinter et des sacs de sable pour se protéger… Il ne restait plus qu’à savoir si Korax allait accepter cette vision des choses, où s’il avait une autre idée en tete.

                                1 réponse Dernière réponse
                                0
                                Répondre
                                • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
                                Se connecter pour répondre
                                • Du plus ancien au plus récent
                                • Du plus récent au plus ancien
                                • Les plus votés


                                • 1
                                • 2
                                • 3
                                • Se connecter

                                • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

                                • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
                                Powered by NodeBB Contributors
                                • Premier message
                                  Dernier message
                                0
                                • Accueil
                                • Récent
                                • Mots-clés
                                • Populaire
                                • Utilisateurs
                                • Groupes