Arrivée du bras de l'Empire
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Post n°15
Auteur : ValiantPlus le général écoutait son interlocuteur anonyme plus ses ongles s’enfonçaient dans les paumes de ses mains de colère, mâchoire crispée il avait écouté le séparatiste lui manquer de respect omettant de se présenter, le traitant comme un vulgaire troufion, avant d'énoncer, sans doute fier de lui les théâtres d'opérations ou des soldats Impériaux "de l'époque" avaient été capturés par l'armée droid.
Korriban, Mygeeto, Utapau et Taris: oui il connaissait les opérations qui s'y déroulaient puisqu'il les avait lui même approuvé sur conseil du Bureau de sécurité Impériale.
Korriban: il y avait été lui même combattre les Derviches complice du bombardement de Kamino.
Mygeeto: Un commando avait été envoyé suite au rapport du chevalier Umbra lui signalant la présence du Joker
Utapau: Il ne s'en souvenait pas particulièrement, un simple échange de prisonnier selon lui.
Et enfin Taris: une opération de libération du peuple Tarisien sous le joug du Cerberus.
Bien évidemment la CSI avait une vision faussée des événements, paranoïaque à l'extrême comme si la Confédération était au centre des préoccupations de la Grande Armée... La Confédération était moribonde depuis le départ du général Gelmir, se reposant sur ses lauriers et sans doute en proie à des luttes internes de pouvoir mais peu importait pou Valiant lui n'était la que pour une chose: récupérer ses hommes...
Et c'est à ce moment que ses ongles s’enfoncèrent dans la chair de ses paumes, lorsque l'anonyme annonça le détails des pertes mais surtout des survivants.
Si peu!
L’émissaire qui restait prudemment dans l'ombre osait annoncer qu'IL était le responsable de toutes ces morts, après tout il n'avait pas tout à fait tort même si les doigts appuyant sur les gâchettes étaient bien évidemment séparatistes et ils le paieraient un jour ou l'autre, Valiant s'y engageait en mémoire de ces soldats.
Mais ce n'était pas le moment de la vengeance, c'était le moment de la soumission en apparence en tout cas.
Le général devait faire profil bas, pour récupérer ses hommes tous ses hommes même s'il détestait se mettre au même niveau que ces cafards confédérés, au ras du sol.-J'apprends avec soulagement que mes soldats ont été bien traités.
Je ne m'excuserai pas pour mes actes qui m'étaient dictés par la nécessité de l'époque et sur ordre de l'Empereur Omega.
Je ne vous apprendrai certainement pas, que j'ai ordonné moi même la mise aux arrêts de l'ex empereur et je viens ici en paix, pour la nouvelle République Fédérale demander le retour de soldats qui ont cru servir une noble cause.
De notre coté , nous avons d'ores et déjà libérés vos émissaires retenu par mesure de sécurité au sénat ainsi que les quelques citoyens séparatistes accusés d'espionnage.
Je viens ici pour faire table rase du passé et pour que la Confédération et la République Fédérale développent des accords commerciaux et diplomatiques sans rancune aucune.
Quelque chose dans le discours de l’anonyme avait attiré l’attention du général, on voulait bien que quelqu'un vérifie l'état de santé des prisonniers, mais ce serai forcement un représentant de Naboo ou de Coruscant.
Dès le début le général avait senti que la CSi était derrière le complot autant mené à la fin de l'Empire Sith, il avait émis des doutes sur l'opportunisme des sénateurs Nocturna et O'Lonnel et de leur désir de liberté et de justice, oui ces mots avaient été soufflés par des bouches séparatistes, des bouches séparatistes, des doigts séparatistes sur des gâchettes ayant entrainé la mort de valeureux et trop nombreux guerriers.
L'arrivée impromptues des trois émissaires malgré les mesures de sécurités et la batailles spatiales lui avait mis la puce à l oreille mais il n'avait pu y croire. Et pourtant sans le vouloir l'émissaire Csien venait de confirmer ses doutes.
Observant ses paumes sanglantes, Valiant préférait gardé le silence alors qu'un mot traversait son esprit:
Trahison
Mais encore fois ce n'était pas le temps de la vengeance mais celui du compromis en espérant que les Géonosiens se montrent raisonnables mais les connaissant y'avait de quoi en douter... -
Post n°16
Auteur : Super PNJRefus de s’excuser, des actes dictés par la nécessité ? Des soldats pensant servir une noble cause ?! … Il était clair que le Général Républicain ici présent était bien plus habitué à faire parler les armes que sa plume ! Car malheureusement pour lui, plus Valiant parlait et plus il s’enfonçait. Des Séparatistes étaient morts à cause des attaques Impériales et l’instigateur ne s’était confondu en aucune excuse. Aucun pardon, aucun regret, telle était la terrifiante froideur des clones … Pour sûr ces esclaves génétiques asservis par les Kaminoens étaient à glacer le sang. Comment des hommes pouvaient-ils éprouver autant d’inhumanité ?! Lors de la Première Guerre contre la CSI, le choix de la République de faire une armée de ces esclaves avait été révoltant. Les Séparatistes réprouvaient l’esclavage, certes il y avait du travail forcé sur certaines colonies, mais rien n’était comparable à un tel asservissement … Le pire dans tout cela c’est que les victimes, ces pauvres clones, étaient tant modifiés génétiquement qu’ils ne prenaient pas conscience de leur situation et devenaient eux même les bourreaux et acteurs de ce terrible système. Par chance l’Empire Démocrate avait mis fin à la production de clone et ces gens là disparaitraient finalement avec le temps.
Plus Valiant parlait et plus le négociateur Confédéré rongeait silencieusement son frein en se forçant à ne pas appuyer sur le bouton déclenchant les charges thermobarique du bâtiment. En quoi l’attaque des positions Séparatistes et l’assassinat de plusieurs agents Confédérés constituait une noble cause ? En quoi était-ce nécessaire ?! En quoi Valiant ne pouvait pas reconnaître ses erreurs ?! L’interlocuteur du Général peinait à conserver son sang froid. Il cherchait à déceler une logique dans l’attitude du « négociateur » : peut être que Valiant essayait de les faires sortir de leurs gonds ?! Ou alors ils savaient … Il avait été con d’attaquer ces positions Séparatistes, d’autant plus qu’elles n’étaient pas « officiellement » stratégiques. A moins que l’Empire n’ai été au courant du programme de la Légion Amber ? Avait-il essayé de saboter le programme ? Les derniers éléments en provenance de Lemsli allaient dans ce sens. Pire, il y avait le Cerberus là-dessous …
« - La libération de nos émissaire allait de soit. Leur capture est une honte incommensurable qui est à mettre autant au crédit de l’Empire que de la République. Le Sénat ne s’est occupé de leur libération que très tardivement, et d’une manière si hautaine qu’il serait bon de rappeler à votre Chancelier la notion de respect, d’autant plus quand on s’adresse à une entité qui a permit la création de votre République. C’est une chose de cracher sur la C .S.I, vous en avez l’habitude, mais rappelez vous que nous avons brûlés deux fois Coruscant ... »
C’était clair, sans détour. Il n’y avait pas de menace dans le ton de l’interlocuteur, juste un constat. Ces deux fois Valiant avait été à la tête de l’armée et ces deux fois il n’avait pas été en mesure de sauver la capitale de la destruction. Un échec personnel à dire vrai. L’interlocuteur se voulut par la suite bien plus condescendant :
« - La C.S.I aspire elle aussi à une ère d’apaisement et de coopération sincère entre nos nations respectives. C’est à ces fins que nous avons préféré envoyer des diplomates au lieu d’une flotte. Sans l’intervention et le courage de ces diplomates nos deux nations seraient engagées dans une guerre totale que vous, VALIANT, aurez déclenchée.
Paradoxalement c’est la faction qui a le plus de droïde qui agit de la manière la moins binaire. Aussi, afin de vous prouver notre bonne fois, vous pourrez revenir sur coruscant avec deux choses :
Un appareil de communication que vous remettrez au Chancelier Shark’an Nocturna. Il s’agit d’un « Téléphone Rouge ». C’est une ligne directe et sécurisée qui permettra au Chancelier et au Consulat de se contacter directement pour éviter des situations de crises comme nous les avons connues. L’appareil sera apporté devant votre transport, vous pourrez ensuite le charger à votre convenance. Il est dans un caisson hermétique et verrouillé, vous n’êtes pas habilité à l’ouvrir et à interférer avec. Vous pourrez le scanner pour des raisons de sécurité mais vous ne pourrez l’ouvrir. Seul le chancelier est habilité à pouvoir ouvrir le caisson. Nous avons les données du caisson en continue : nous saurons si vous essayez de l’ouvrir sans y être habilité.
Et enfin, en guise de notre bonne volonté, nous allons procéder à la libération sans contre partie d’une partie des blessés. J’espère que cet acte vous prouvera l’amitié sincère que nous espérons nouer avec la République. Mais pour se faire et pour avancer plus loin dans la négociation, je vous invite à ce que deux documents soient signés, administration Séparatiste oblige.»
Un fax dans la pièce commença à sortir deux feuilles en deux exemplaires, une pour Valiant, une pour la C.S.I à chaque fois.
Document 1 :
Moi, Général Valiant, reconnait en ce jour et demande officiellement en tant que mandant de la République (Ex Empire Sith, Ex Empire Démocrate, Ex République), la libération des agents et militaires Impériaux ayant œuvré en toute illégalité sur les territoires Séparatiste sous ma propre juridiction :
- Korriban
- Mygeeto
- Utapau
Ainsi que les troupes ayant participé aux opérations Impériales sur Taris.
Signature : Consulat C.S.I
Signature Valiant : VIDE
« - Ainsi que ce deuxième document : »
Document 2 :
Moi, Général Valiant, m’engage à ce que mes activités privées et toutes les actions menées sous ma responsabilité n’interfèrent en aucune manière avec les affaires Séparatistes : qu’il s’agisse du territoire Confédéré ou des intérêts de la C.S.I. Je m’engage de plus à ne pas entrer en territoire Séparatiste sans en avoir demandé expressément la permission à la Confédération. En cas d’infraction à ces dispositions, la C.S.I se réserve le droit d’allouer toutes les ressources qu’elle jugera nécessaire à une intervention afin de faire appliquer sa justice sur ma personne et mes complices, et ceci quel que soit la juridiction sous laquelle j’exercerais. Je reconnais par la présente le droit à la C.S.I d’opérer à mon extradition en pareille situation et n’ai aucune manière de me soustraire à mes responsabilités. Cet accord ne pourra être rompu par aucune des parties signataires.
Signature : Consulat C.S.I
Signature Valiant : VIDE
« - Je crois qu’avec de pareils documents, nous aurons une preuve tangible de votre bonne fois. Je ne vois pas en quoi vous aurez une réticence à signer, votre signature va de soit puisque je ne doute pas un seul instant que vous aspirez réellement au futur dont vous nous parliez à l’instant. Sans aucunes rancunes entre nos deux factions.
Enfin, pour en revenir à la négociation : pour faire table rase des rancunes il convient que cette négociation prenne en compte une contrepartie proportionnelle aux tenants et aboutissants de l’affaire. Le concept d’échange est au cœur même d’une négociation, pourtant vous ne nous offrez rien d’autre que ce qui va de soit et que ce que nous offrons nous aussi. L’amitié, la coopération etc … ce sont des aspirations que nos deux factions ont à l’esprit, mais ça ne reste que des promesses et du vent. Il n’y a rien de tangible derrière tout cela. Vous reconnaissez nous avoir attaqués sur plusieurs planètes, comprenez que nous ne pouvons pas libérer les acteurs de cette agression en échange d’un de vos beaux sourires. Nous avons des prisonniers à échanger et nous voulons bien entendu d’un futur radieux entre nos deux factions. Mais pour l’heure vous n’avez pas répondu à notre première interrogation. Je réitère donc ma question : que proposez-vous en l’échange de vos hommes ? »
L’interlocuteur stoppa un instant. Il venait de recevoir un document du DSP : [Résultats ADN positifs (65% - ADN) : prisonnier immatricule « IK-126 » - Grade : chevalier impérial titulaire. Préconisons le retrait de la prime CDP]. La voix repris de plus belle derrière l’interphone.
« - Une deuxième question Général Valiant : Qui est Lemsli Umbra ? Que faisait-il sur Mygeeto il y a de ça plusieurs mois ? »Spoiler : Spoiler
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Post n°17
Auteur : ValiantValiant avait hâte, hâte de quitter cette planète aride, hête de s'éloigner de cet anonyme qui ne faisait que débiter des imbécilités et des contres vérités.Il regrettait amèrement d'être venu sur Géonosis finalement, il aurait du envoyer des émissaires ou des diplomates mais pourtant il s'agissait de SES soldats, ils étaient sous Ses ordres et sous Sa responsabilité.
Encore une fois, l'anonyme confirmait la participation de la confédération à la mise en place de la République Fédérale, il ne s'en cachait même plus ou alors il voulait entrainer le général sur une fausse piste? peu importait de toute façon sa décision était prise!
Prenait on le généralissime pour un simple coursier? il devait rappeler à Nocturna la notion de respect? de quel respect parlait on? le respect du au confédéré était simplement un trait de blaster dans la nuque ni plus, ni moins!
Ou était le respect quant le chancelier avait envoyé le brave chevalier Froome en prison pour des crimes qu'il n'avait pas commis?
L’émissaire toujours caché, le narguait, ils avaient brulés deux fois Coruscant? apparemment il avait la mémoire courte...Aussi courte que la coupe de cheveux du général Jawa de l'époque. Valiant sourit son casque en se souvenant de la fuite de Mufus , le crane ensanglanté, couinant sur le toit d'un immeuble.
Apparemment l'anonyme confondait vraiment le général avec le facteur, cette fois on l'invitait à livrer un appareil de communication entre la CSI et le chancelier Républicain, ce qui signifiait bien que les deux parties n'était pas forcement liées contrairement aux dires de ce menteur pathologique.
On lui interdisait de l'ouvrir mais on l'autorisait quant même a scanner l'appareil, encore heureux, il n'allait pas charger une bombe sur son propre vaisseau.
Enfin vint la bonne nouvelle, les séparatistes acceptaient de libérer les prisonniers blessés sans contrepartie, sauf une économie de frais médicaux bien évidemment, le clone n'était pas dupe, ce n'était pas de la bonne foi mais la CSI se débarrassait d'un fardeau, surtout si certains venaient à mourir, les chiffres annoncés par le mythomane masqué n'auraient plus aucun sens.
Et le piège se referma sur Valiant, s'il voulait récupérer ses hommes il devait signer des sortes d'aveux, il ne fallait pas s'y tromper, si le formalisme était habile les mots illégalité, responsabilité, justice ou juridiction sonnaient faux, il y avait certainement anguille sous roche mais il s'y était attendu.
A contrecœur il signa ses deux documents, ils n'avaient strictement aucune valeur pour CC 0711, les opérations militaires mentionnées avaient été ordonnées par la hiérarchie Impériale et dictées par la sécurité de l'Empire, il y avait des explications pour toutes <ces Dark Opérations> opérations censées ne pas exister et la principale explication était le Cerberus, cette organisation terroriste et criminelle qui comme par hasard se cachait dans le giron séparatiste, mais c'était une autre histoire...Histoire qu'il faudra tirer au clair un jour ou l'autre.
Et de toute façon il avait été suspendu de ses fonctions par le sénat, il n'agissait que de sa propre initiative se doutant bien que le sort de milliers de trooper était le cadet des soucis sénatoriaux.Document 1 :
Moi, Général Valiant, reconnait en ce jour et demande officiellement en tant que mandant de la République (Ex Empire Sith, Ex Empire Démocrate, Ex République), la libération des agents et militaires Impériaux ayant œuvré en toute illégalité sur les territoires Séparatiste sous ma propre juridiction :
- Korriban
- Mygeeto
- Utapau
Ainsi que les troupes ayant participé aux opérations Impériales sur Taris.
Signature : Consulat C.S.I
Signature : Général suprême Valiant
Document 2 :
Moi, Général Valiant, m’engage à ce que mes activités privées et toutes les actions menées sous ma responsabilité n’interfèrent en aucune manière avec les affaires Séparatistes : qu’il s’agisse du territoire Confédéré ou des intérêts de la C.S.I. Je m’engage de plus à ne pas entrer en territoire Séparatiste sans en avoir demandé expressément la permission à la Confédération. En cas d’infraction à ces dispositions, la C.S.I se réserve le droit d’allouer toutes les ressources qu’elle jugera nécessaire à une intervention afin de faire appliquer sa justice sur ma personne et mes complices, et ceci quel que soit la juridiction sous laquelle j’exercerais. Je reconnais par la présente le droit à la C.S.I d’opérer à mon extradition en pareille situation et n’ai aucune manière de me soustraire à mes responsabilités. Cet accord ne pourra être rompu par aucune des parties signataires.
Signature : Consulat C.S.I
Signature : Général suprême Valiant
Après avoir signé le général se redressa droit comme un i attendant la suite des événements, l'anonyme demanda encore une fois ce que l'on proposait en échange des prisonniers, visiblement faire table du rase du passé et commencer a tisser de nouveaux liens entre les deux entités ne représentaient rien pour les confédérés.-Je viens de confirmer par écrit que l'Empire menait des opérations militaires sur des mondes Séparatistes, cela permettra de vous poser une nouvelle fois en victime c'est plus que du vent, c'est une preuve écrite signé par le général de la République que vous pourrez exhiber sur holonet et je me doute que vous n'y manquerez pas.
Ce que je propose en échange des prisonniers c'est justement de laisser le passé derrière nous, même si vous semblez aimer faire mention des batailles de Coruscant , qui dans ma mémoire restent plutôt des événements sanglants pour les deux camps et la population civile.
Je propose de laisser derrière cette longue période de conflits, de rancunes, de massacres et de barbarie et de commencer une aventure exceptionnelle de l'humanité galactique entre nos deux camps Il sera de la responsabilité de chaque génération de défendre cette réconciliation et ce jour, ce jour de négociation souterraine entre la République et la Confédération sera un jour a marquer d'une pierre blanche, le jour ou la main tendue d'un clone républicain serra la main mécanique d'un droid séparatiste.
L'image était belle même s'il s'agissait d'un cliché pourtant Valiant désirait en cette paix, car il savait que d'autres ennemis patientaient sans doute dans l'ombre, même si le Cerberus avait souffert sur Taris le clown continuait surement de grimacer quelque part, pret à frapper de nouveau, et cet ennemi la était plus dangereux c'était un ennemi de l'intérieur imprévisible qui plus est.
Une nouvelle question vint frapper les oreilles du général qui était Lemsli Umbra et que faisait il sur Mygeeto.
Le clone chercha dans sa mémoire, Umbra, un nom pas tout à fait inconnu, il était venu à son secours sur Korriban et faisait partie des portés disparu, quant à sa présence sur Mygeeto, d'après ce qu'il lui semblait, il était à l'origine du renseignement d'une cellule terroriste sur la planète séparatiste.
Pourquoi donc la CSI s’intéressait à un simple chevalier?-Vous me demandiez à l'instant ce que je proposais contre la libération de mes hommes? la vérité tout simplement.
Je n'ai pas tout les détails en tête mais Umbra est un chevalier Impérial, il a été capturé et fait prisonnier par le Cerberus et conduit sur Mygeeto pour être torturé, il est porté disparu depuis.
Je suis même étonné que vous ne soyez pas au courant de la présence de Cerberiens sur Mygeeto tout comme vous sembliez ignorer celle des Derviches sur Korriban...
Oui Valiant y avait pensé, et si le Cerberus était sponsorisé par les services secrets séparatistes? on pouvait le croire sachant qu'aucune planète de la CSI n'avait jamais été frappée par le groupe terroriste et qu'il semblait aimer s'y cacher, mais c'était ce genre d'argument qu'il réservait pour le procès qui l'attendait sur Coruscant.
Il leva la tête attendant la réponse de l'anonyme ou d'autre questions qui seraient crachés par l'interphone... -
Post n°18
Auteur : Super PNJL’interlocuteur de Valiant ne répondit pas à sa provocation. Pour l’heure le Général s’était contenté de dire qu’il voulait que « la République et l’Empire redeviennent copain ». C’était une allégation bien utopiste d’autant plus qu’en aucun cas il n’avait exprimé de regrets ou d’excuses pour ses attaques et les morts Séparatistes qui en avaient découlées. Le clone n’avait pas non plus fait la moindre concession en l’échange des prisonniers de guerre. Il était clair que le concept même de négociation échappait définitivement au clone. Car la négociation incluait par définition la recherche d’un accord centrée sur des intérêts matériels ou des enjeux quantifiables entre plusieurs interlocuteurs. Et pour l’heure, si la C.S.I avait établi une offre quantifiée de son côté : à savoir l’échange des prisonniers Impériaux, l’ex-Impérial n’avait rien proposé mis à part de belles paroles qui n’étaient de toute manière qu’une finalité et non pas une contrepartie... Après un moment de silence et de consternation qu’il mit à profit pour demander confirmation à sa hiérarchie, l’homme à la radio se contenta d’une brève déclaration.
« - Général Valiant, la Confédération des Systèmes Indépendants reste toujours en l’attente du transfert de tous les documents Impériaux et maintenant Républicains pouvant permettre de lever définitivement le voile sur l’affaire de Korriban et les autres ingérences Impériales dont nous avons été victimes. Le transfert de ces informations a déjà été demandé par nos autorités et il vous incombe de le mettre en application afin que nous puissions clairement déterminer la nature de ce qui s’apparente jusqu’à présent à des attaques ciblées sur les mondes Séparatistes. Si vous voulez que nous collaborions, je vous invite donc une nouvelle fois à nous transférer ces informations le plus rapidement. Quoi qu’il en soit soyez rassuré : la coalition Taris-C.S.I-Corellia à mit définitivement fin aux exactions du Cerberus après l’Opération Pinder.
En l’état actuel, la négociation entre nos deux factions ne pourra continuer sans un échange direct avec le Sénat et son représentant. Quoi qu’il en soit, en gage de notre bonne volonté nous procédons à la libération immédiate d’une partie des blessés comme annoncé précédemment.
Nous vous invitons à présent à livrer le dispositif de communication à votre Chancelier et d’embarquer les prisonniers que nous transférerons ici.
Cette discussion est clause. »
Le micro se coupa net. S’il se pensait diplomate, les actions du vieux clone laissaient définitivement présager le contraire. Quoi qu’il en soit l’individu avait traité avec tout le respect que l’on pouvait lui accorder. Si la CSI avait fait un pas en avant en libérant une partie des prisonniers blessés, la République quant à elle n’avait rien lâché mis à part reconnaitre son ingérence étrangère dans l’affaire. La négociation tournait en rond et si Valiant n’était pas apte à formuler clairement les clauses d’une libération, les autorités Confédérés en réfèreraient directement avec le Sénat. Peut-être que le clone n’avait pas l’habilitation suffisante pour entamer de réelles concessions ?!
Mais outre le « téléphone rouge » et les prisonniers, la Confédération avait réservé un autre cadeau pour le Général. Mais comme toutes les surprises on les gardait secrète jusqu’au moment opportun.
[...]
A plusieurs kilomètres de là, ce fût un Loïk Runny haletant qui repris pleinement conscience du monde qui l’entourait. On venait de lui enlever le sac de toile qu’on l’avait obligé à mettre sur le visage. Après plusieurs heures de trajet dans une navette, étouffant à demi-mesure sous la toile, la jeune recrue Séparatiste était enfin sortie de son enfer. Quelques temps auparavant on l’avait enlevé à l’académie, et voilà qu’il se trouvait là, seul membre de sa promotion dans un bien étrange endroit.
Loïk était dans une pièce au sol de couleur noire et aux murs faits de pierre ocre. Devant lui se dressait une large baie vitrée qui donnait sur une vaste étendue désertique.
Sur ses côtés : deux humanoïdes de grandes tailles. Les deux gus portaient de grandes armures mais aux bruits qu’ils faisaient sous leurs masques il était clair qu’ils n’était pas humains. La jeune recrue était genoux à terre, cette étendue désertique Géonosienne à perte de vue devant elle. Face à ce panorama se tenaient deux hommes ...
Le premier était un Zabrack d’apparence irréprochable qui revêtait un uniforme terne et impersonnel. Outre son accoutrement, il arborait sur le torse et sa casquette d’officier le sinistre symbole du DSP. Généralement quand on croisait ces gens en de pareilles situations on se trouvait par la suite six pieds sous terre. Ça s’annonçait mal pour Loïk. A ses côtés se trouvait un Rodien bedonnant en chemise blanche mal repassée et pantalon à pince. S’il portait des habits civils, son badge accroché sur une des bretelles de son pantalon indiquait qu’il était membre du DCRS. Les deux hommes discutèrent un moment entre eux avant de se retourner vers le jeune Clawdite encore bien désorienté.
L’homme en uniforme désigna Loïk avec mépris.
« - C’est lui ? »
Le rodien hocha énergiquement la tête.
« - Affirmatif. »
L’officier du DSP s’avança jusqu’à Loïk. Par un curieux effet de condensation, ses lourdes bottes de cuirs laissaient une trace macabre sur le sol noir qu’il parcourait du pied. Il était clair que bien du sang avait coulé sur le chemin du macabre personnage.
Les mains derrière le dos, le Zabrack se pencha en direction du Clawdite. Le visage de l’officier laissait transparaitre un doute profond quant au cas de la recrue. Il leva les yeux au ciel avant de s’adresser à lui. Dans un curieux mouvement de talon il se retourna derechef vers le Rodien.
« - A la vue de ses résultats, Mr Loïk Runny est déclaré inapte à la poursuite de ses activité au sein des services militaires de la Confédération des Systèmes Indépendants. Il est dès l’or démobilisé et sera transféré au service de comptabilité des allocations familiales des mineurs de Mygetto. »
Le Rodien s’avança jusqu’à l’officier du DSP et lui présenta un document qui confirmait ces allégations. Après un court hochement de tête le gros bonhomme tendis ce document à Loïk. Tout était du plus officiel : il était expliqué que la recrue était inapte à toute activité militaire au sein de la Confédération et qu’elle serait placée en période d’essai sur Mygetto pour voir si la comptabilité siérait mieux à ses compétences.
Pour sûr c’était un coup dur pour le Clawdite car ce document scellait définitivement le futur de Runny. Le Rodien rajusta ses bretelles et rajouta.
« - Si le futur officiel de Mr Runny est officiellement tracé, il n’en est pas de même l’agent Topaze … »
Le Zabrack invita Loïk à se relever tandis qu’il sortait d’un étuis en argent des cigarettes roulées. Le Rodien et lui-même en prirent une et on invita la recrue à en faire autant. Une fois que la chose fût faite, on alluma calmement les cigarettes tout en poursuivant :
« - A partir de cet instant, vous, c’est-à-dire la personne avec qui je parle, n’existez pas. Vous n’êtes pas Mr Runny. Dorénavant vous répondez au nom de code « Topaze ». Vous êtes intégré au service actif du réseau de renseignement « Silicate ». »
Les deux hommes désignèrent une mallette posée au centre de la pièce et l’instant d’après ils partirent avec les deux gardes du corps qui avaient amenés Runny jusqu’ici. Ils sortirent de la pièce par la seule porte disponible. La mallette contenait un message préenregistré :
Bonjour Topaze.
Actuellement en déplacement sur Géonosis pour négocier la libération des militaires et agents Impériaux ayant participés aux exactions sur les mondes Confédérés lors de la dite « crise de Korriban », le Général Valiant représente un risque sérieux pour les intérêts de la Confédération des Systèmes Indépendants.
En effet, toutes nos informations nous laissent à penser que l’animosité de ce clone envers la Confédération n’est guère résorbée et qu’il s’attaquera directement ou indirectement à nos institutions dans les temps à venir. La Confédération des Systèmes Indépendants n’a pas non plus oublié la responsabilité de cet officier dans la « crise de Korriban ». Etant le plus haut gradé de l’armée Impériale au moment des faits, le Général Valiant se devra d’assumer pleinement les décisions qui furent les siennes.
Les négociations entre la République et la C.S.I sont en bonne voie suite à la fin prématurée du régime dictatorial de l’Omega. Nos services de renseignements sont toutefois convaincus que le Général Valiant risque de s’avérer un acteur interne et externe à la détérioration de nos relations.
Il est vital pour l’effort Séparatiste de découvrir les plans de l’intéressé qu’il s’agisse du court à long terme. L’objectif définitif est contrer toutes attaque visant à mettre en danger nos instituions et nos intérêts.
Votre mission Topaze, si vous décidez de l’accepter, sera d’infiltrer l’entourage proche du Général Valiant en prenant l’identité d’un blessé qui est officieusement décédé lors du crash du Destroyer Victoire I sur Korriban. Officiellement cette personne est toujours vivante et vous la remplacerez lors du transfert. Par soucis de réalisme vous subirez une série de choc physique et psychique visant à crédibiliser votre personnage. Il vous faudra ainsi regagner la confiance du Général et renseigner votre réseau sur les agissements de l’intéressé tout en veillant à ne pas attirer de soupçons quant à cette enquête Séparatiste.
Comme toujours, si vous ou l’un de vos collaborateurs étaient pris ou tués, le Directoire de la Sécurité Politique et la Direction Centrale des Renseignements Séparatistes nieront avoir eu connaissance de vos agissements.
Ce message s’autodétruira dans 5 secondes.
Quelques seconds après le document et la mallette avaient explosés. Derrière la porte les supérieurs de Topaze l’attendaient avec des documents sur la personne qu’il remplacerait. Il devait se former rapidement sur toutes les informations récoltées quant à son sujet et allait rapidement être envoyé avec les prisonniers que Valiant allait embraquer. Pour éviter les soupçons la C.S.I envoyait plusieurs transports de prisonniers venant de plusieurs endroits car de toute manière on ne les avait pas rassemblés au même endroit. La tentative de libération des 66 prisonniers dans le passé par la République avait bien fait comprendre aux Séparatiste l’intérêt de ce genre de disposition carcérales.Spoiler : Spoiler
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Post n°19
Auteur : ValiantValiant soupira, c'en était enfin terminé... il n'aurait plus à supporter les sarcasmes et autres insultes de l'anonyme, c'en était fini de ses négociations si on pouvait appeler ça comme ça entre le général Républicain et le confédéré, l'essentiel c'est qu'il avait pu négocier la libération des blessés de guerre, d'autres libérations viendraient une fois que la commission militaire enverrait les rapports d'information du Bureau de Sécurité Impériale concernant les opérations militaires en territoire séparatiste.
Le clone ne doutait pas un instant que la commission se ferait un plaisir d'envoyer ces rapports comme preuve à charge contre lui, car oui un procès l'attendait, ses informateurs au sénat l'avaient déjà prévenu de l’accueil qui l'attendait dans la capitale Républicaine.
Suite à l'allusion de liens entre le Cerberus étrangement caché dans le giron des planètes de la CSI, l'anonyme invoqua une opération Pinder, mettant fin à l'organisation terroriste mais ce qui retint surtout l'attention du général c'est que Correlia avait aidé la Confédération.
Rien d'étonnant après tout puisque le vice président Mufus était un ex général séparatiste, sans doute limogé après son échec lors de la bataille de Coruscant I et son nouveau look capillaire.
Peu à peu les pièces du puzzle sur le putsch des sénateurs se mettaient en place, ces négociations avaient eu du bon tout compte fait, Valiant y voyait plus clair, plus clair dans le jeu de Nocturna et ses traitres politiciens...
Le micro se coupa net, et c'était aussi bien le clone ne voulait pas se perdre en formule de politesse hypocrite, accompagné par son escorte, il sortit d'un pas décidé du bâtiment désaffecté et alluma son comlink à destination de sa passerelle en observant le ciel au dessus de lui comme s'il pouvait distinguer son destroyer.-Commandante Swift , faites venir des navettes de transports médicalisés, je repars avec mes soldats.
Terminé.
Les poings sur les hanches, le clone était content de lui, pour lui c'était une victoire, il avait récupéré des soldats, déjà au loin, il voyait avancer des transports de troupes confédérés, précédé de droids de combat B1 montés sur des STAPS qui tournaient autour du bâtiment comme des mouches autour d'une charogne.
petit à petit, les soldats furent débarqué sur le sol sablonneux de Géonosis, ils portaient tous la même combinaison orange, et la plupart portaient des bandages ou des plâtres, on déposa même des civières à même le sol faisant fi des règles d"hygiène pour des patients, mais rien d"étonnant venant de la CSI.
Une dizaine de B1 faisaient face à Valiant et à ses gardes, tel un rideau de fer entre lui et les blessés, le général avait compris le message, il ne devait pas bouger tant que la "libération" ne serait pas terminée.
Au bout d'une dizaine de minutes interminables , les transports de troupes firent demi tout toujours escorté par les droids de combat, c'est à ce moment que Valiant fit un pas en avant vers ses blessés.-Qu'on donne à boire au plus faible!
Les immortels sortirent leur gourdes de leur paquetage et commencèrent à passer dans les rangs pour distribuer quelques gouttes d'eau, quatre gourdres c'est tout ce qu'ils avaient, mais une fois à bord du "l'art de la Guerre" ils auraient les soins qu'ils méritent, Valiant passaient dans les rangs cherchant un visage familier, il retrouva son visage, beaucoup de prisonniers étaient des clones tout comme lui, des Vods.
L'un d’entre eux le prit par le bras les yeux brillants.
-Mon général! vous sur Géonosis c'est de la folie!-La guerre est terminée Vod, la République et la CSI sont dorénavant en paix.
Je vais te ramener à la maison, je vais tous vous ramener!
Le soldat ferma les yeux, un sourire se dessinant sur son visage, il avait les traits marqués sans doute à cause du long séjour dans les geôles séparatistes, un vrombissement fit lever les yeux au ciel, certains prisonniers furent pris de panique pensant à une attaque de chasseurs droids. le général leva les bras pour se faire entendre.-Calmez vous! je vous ramène en territoire Républicain.
Vous vous êtes bien battu et avez servi avec honneur la Grande Armée, il est temps pour vous de vous reposer!Les pilotes se posèrent en douceur , pas trop près des blessés afin de ne pas soulever de sable et des équipes de brancardiers descendirent des navettes pour commencer à charger les ex-prisonniers, Valiant retourna a son propre transport tandis que son escorte chargeait "le téléphone rouge" après l'avoir scanné, il attendit que tout ses soldats soient évacués pour monter à bord, il serait le dernier a décoller de la capitale Séparatiste ,c'était un symbole et il espérait que l’anonyme suivait la scène certainement à distance, il l'imaginait caché, suant, derrière des microbinoculaires attendant que le clone le plus puissant de la galaxie quitte son système.
Valiant monta a bord et se sangla dans son siège, le pilote enclencha les moteurs de répulsion et le transport décolla soulevant un nuage de poussière, le général était content de quitter cette planète minable et aride ou les habitants vivent sous terre .
La navette rejoignit rapidement le vaisseau amiral Républicain et se posa dans les soutes, le clone attendit encore une fois que tous ses hommes soient pris en charge avant de rallier la passerelle pour donner l'ordre que tous attendaient.
L'ordre de quitter l'espace séparatiste...
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Post n°20
Auteur : Loïk RunnyTrop vite.
Tout allait beaucoup trop vite pour Loïk depuis qu'il avait rejoint les rangs séparatistes : à peine son groupe avait-il achevé la mission de stimulation qu'on enterrait déjà cette pauvre fille à qui il avait à peine parlé...
* Si tu lui avais pas pourri ses négociations, peut-être qu'elle serait encore en vie... fit méchamment remarquer Slash
Le Clawdite avait tressailli. Mais pas à cause de cette remarque désobligeante : Larkin était venu vers lui, il avait l'air déterminé à en découdre.
C'est ça ouais, viens te battre ! s'était exclamé Slash qui commençait à s'agiter pour prendre le contrôle
Au lieu de cela le jeune chef de la section "Amandine du 38" se contenta de beugler son ressentiment. Il y avait de quoi être en colère. Loïk s'était dit que dans la même situation, il aurait abandonné le contrôle à Slash qui lui aurait sauté à la gorge, peu importent les conséquences... Larkin avait eu beau l'insulter, il n'avait fait que grimper dans son estime.
Au moins lui il assume. Il est fait-play. Pas comme cette bande d'abrutis... avait remarqué Zira en faisait référence aux autres recrues bleues qui le fixaient d'un air malveillant
- Larkin... Je suis sincèrement désolé. Mais j'avais beaucoup plus à perdre que toi dans cette affaire... Et quoi qu'ils aient pu te dire, je pense que tu iras loin. avait il déclaré sobrement
Loïk avait intégré la CSI depuis une petite semaine et déjà la moitié de l'académie ne pouvait plus le blairer... Voilà qui était également un peu rapide à son gout.
A ce rythme, d'ici 3 mois on a toute la galaxie à dos !
Mais le Clawdite avait l'habitude d'être mal considéré, regardé de travers, montré du doigt... Il n'avait connu que ça sur Zolan. Il avait appris à vivre avec. Finalement, le schizo ne se sentait plus si dépaysé que ça sur Géonosis...
Puis la sirène avait retenti... et tout était allé trop vite.
Alors qu'il hésitait sur la conduite à tenir dans la confusion générale, plusieurs hommes l'avaient attrapé par le bras et embarqué manu militari vers une navette.
Ca y est ils nous ramènent sur Zolan ! avait paniqué Jaak
La conscience rodienne avait transmis son agitation à Loïk qui s'était mis à se débattre furieusement. En vain. Tout ce que ses pitoyables gesticulations lui avaient rapporté fut un méchant coup de boule contre le bord de la navette. Le Clawdite en avait perdu momentanément connaissance en même temps que le peu de dignité qui lui restait.
Trop vite. Tout était allé tellement vite.
Quand il reprit conscience, on l'avait solidement sanglé à son siège et affublé d'un sac de toile qui sentait les lentilles sur la tête. Pourtant, au lieu de s'interroger sur les raisons de ce geste, sa première pensé se résuma ainsi :
Cool, je vais pouvoir me reposer un peu en reprenant ma véritable forme !*
Et ses consciences se trouvaient encore sous le choc. Loïk savoura cet instant de pure détente. S'il s'agissait de ses derniers moments avant sa condamnation à mort par les autorités zolander, autant que ce soit un moment agréable ! De toute façon avec un peu de chance, il mourrait asphyxié avant d'avoir atteint l'échafaud... D'ailleurs l'air commençait à manquer. Ses dernières pensées concrètes furent pour Kixy qu'il allait bientôt rejoindre. Puis son cerveau qui avait déjà du mal à se concentrer quand la douleur de la transformation ne le maintenait pas éveillé, commença sérieusement à manquer d'oxygène et le schizo glissa dans un délire étrange où il eut l'impression de fusionner de nouveau avec ses consciences...
Et soudain la lumière fut.
Hum... on est morts ? demanda Jaak
Si tel était le cas, Loïk ne se trouvait pas au paradis : autrement il aurait été libéré de ses consciences. Tout en reprenant son souffle à 4 pattes, il balaya les lieux du regard : un simple coup d'oeil à l'étendue désertique devant lui confirma ce qu'il craignait. Il était toujours de ce monde. Même si la pièce dans laquelle il se trouvait avait des allures de de purgatoire. Cela dit, même en respirant normalement il se sentait tout drôle. Réalisant qu'il avait toujours sa véritable forme, le Clawdite se sentis mis à nu et ne put s’empêcher de redevenir le gringalet aux mèches blondes qui lui servait de couverture. La douleur de la transformation ne lui arracha même pas une grimace, au contraire, elle lui permit de se ré ancrer dans la réalité.
2 silhouettes humanoïdes se détachaient du panorama géonosien. Un Zabrak du DSP er un Rodien du DCRS. Ces cigles ne voulaient absolument rien dire pour le Clawdite qui peinait à trouver ses repères. Ils discutaient… probablement à son sujet.
si ca se trouve, ils vont nous livrer aux Zolanders d’une minute à l’autre…
Les deux militaires se tournèrent vers lui. Loïk avait l’impression d’être un Garmoréen livré en pâture à des rancors affamés pour divertir un Hutt labda… Il avait vu ça dans un vieux documentaire lors d’une soirée chez la famille Feek quelques années auparavent. La scène l’avait tellement marqué qu’il avait failli se trahir…
Arrête ton cirque, blanc bec ! Personne ne voudrait goûter à ta chair de reptile !
Le Clawdite dû tout de même faire un gros effort pour ne pas trembler de peur quand le Zabrak s’approcha de lui pour le toiser de toute sa hauteur. Puis il se découvrit le courage bravache de ceux qui ne peuvent éviter la mort (qui, pour lui, n’était qu’une question d’heures). Aussi il ne détourna pas ses yeux bleu ciel du regard sombre de l’agent du DSP, même quand ce dernier se pencha vers lui pour l’examiner comme la bête curieuse qu’il était. Puis il lui annonça qu’il était déclaré inapte au service et muté comme comptable sur une planète dont il ignorait l’existence.
*Quoi ? Tous ça pour ça ? *
Tous les fonctionnaires de la CSI se font kidnapper avant d’être muté ?
Décidément ils sont plus paranos que prévu…
Loïk fixait le document, incrédule, pendant que ses consciences formulaient des hypothèses plus ou moins farfelues. Mais le Rodien précisa qu’il ne s’agissait là que de son statut « officiel ». Allons bon… Le Clawdite tombait de surprises en surprises. Que lui voulaient ces deux cinglés ?
C’est l’hôpital qui se moque de la charité, blanc bec…
L’agent Topaze ? Pour une fois c’est bien trouvé : ça correspond à la couleur de nos yeux… commenta Zira
Alors finalement, on va pas mourir ? demanda Jaak, un peu long à la détente
Sur le signe du Zabrak, Loïk redressa péniblement sa carcasse ankylosée par le voyage et refusa poliment la cigarette qu’on lui tendait : ses poumons avaient suffisamment souffert pour aujourd’hui. Bien lui en prit car s’il avait fumé en apprenant qu’il était désormais une espèce d’agent secret sans existence légale, le Clawdite se serait certainement étranglé de surprise avec la cigarette.
- Ça sonne mieux que « Amandine du 38 »… commenta-t-il de la voix atone qui était la sienne quand il ne jouait pas
Le Clawdite aurait aimé en savoir plus sur ce qui se passait mais avant d’avoir pu poser la moindre question, il se retrouva seul avec la mallette qu’on lui avait indiquée. Le schizo l’ouvrit avec un mélange de curiosité et d’appréhension. Une voix métallique crépita et lui annonça la teneur de sa mission. Ainsi il allait infiltrer l’entourage d’un certain Valiant en se faisant passer pour l’un de ses hommes tombés au combat… A l’annonce de l’autodestruction du message, il fit bond en arrière. L’explosion lui vrilla les tympans mais il se reprit très vite grâce à ses consciences qui réagissaient pour lui.
Bon ben le choc psychique, c’est fait.
Un léger sourire naquit sur ses lèvres fines. Ainsi la CSI estimait ses capacités au point de lui confier ce genre de mission à hautes responsabilités. Le Clawdite se sentis flatté. Et surtout soulagé de ne pas avoir à retourner sur Zolan. Finalement, c’était peut être ça le ecret du bonheur : s’attendre au pire et se réjouir que cela n’arrive pas.
Arrête de sourire comme un débile et aie plutôt l’air professionnel ! le héla Zira
Loïk retrouva son sérieux avant de quitter la pièce. Il se planta devant les 2 militaires et déclara :
- Bon, il me faut des photos sous tous les angles de ce type que vous voulez que je remplace. Ou même mieux : un hologramme grandeur nature. Je dois tout savoir à son sujet : qu’est ce qu’il a fait pour en arriver là, son avis sur la géopolitique actuelle, ses préférences alimentaires…Bref. [/b] Enuméra-t-il d’un air concentré
Ouais, insiste bien sur la bouffe ! l’encouragea Jaak
- Il va me falloir 12h pour emmagasiner toutes ces informations et m’entraîner. Ah et en ce qui concerne les chocs que vous voulez me faire subir… Je n’a ipas besoin de ça pour donner de la crédibilité à mon personnage. D’autant plus que j’ai une tolérance assez élevée de la douleur physique et vous devez déjà savoir que je ne suis pas tout seul dans ma tête. J’aimerai conserver le peu de capacités mentales qu’il me reste pour mener à bien cette mission…
A vrai dire, Loïk n’était pas très chaud à l’idée de morfler pour ses employeurs. Aussi il tenta de limiter la casse. Si la douleur physique faisait partie de son existence depuis sa plus tendre enfance, il avait peur de ces « chocs psychiques » n’aggravent son état mental. Le schizo n’avait pas envie de se retrouver avec une conscience supplémentaire…
[6 heures plus tard, à l'approche de la résidence sénatoriale...]
Trop vite.
Tout allait une fois de plus trop vite. On n'avait laissé que 6 heures au Clawdite pour se préparer, et encore, en comptant les séances de chocs auxquelles il n'avait pas pu échapper... Ce fut donc un Loïk, ou plutôt un agent Topaze, tenant à peine sur ses jambes qui se présenta devant Valiant avec plusieurs autres blessés. Malgré cela il observa le général avec l'attention d'un peintre qui regarde son modèle afin de le reproduire au plus près de la réalité. En effet sa position actuelle n'excluait pas la possibilité de recevoir l'ordre de le "remplacer". Il trouva en lui quelque chose d'autre que le visage banal d'un clone... quelque chose de plus...de moins... de différent.
C'est ce qu'on appelle l'aura des leaders, blanc bec !
Quel homme admirable de prendre soin de ses subalterne comme ça ! s'exclama Zira alors que le schizo vidait un bon quart de la gourde qu'on lui présentait (la transformation le desséchait petit à petit)
Mais pour l'instant il était trop tôt pour tenter quoi que ce soit : Loïk manqua de s'évanouir dans la navette qui le menait vers le vaisseau amiral, chose qu'il devait absolument éviter sous peine de se trahir. Cela ne l'empêcha pas de s'effondrer dans les bras du premier droïde médical qu'il croisa, profitant de l'occasion pour mobiliser les dernières forces qui lui restaient pour maintenir sa transformation.
[HRP : Je ferai un flash-back une fois que j'aurais eu toutes les instructions de Mufus] -
Post n°21
Auteur : ValiantI Will Never Let You Down
Dans la soute de son vaisseau amiral ,le général enleva son casque, respirant à plein poumon l'atmosphère artificielle du vaisseau, c'était tout de même mieux que cet air vicié et poussiéreux de Géonosis.Sous ses yeux, les medics et autres droids médicaux prenaient en charge les prisonniers enfin libérés, Valiant avait donné des ordres clairs, tous devaient être débarassé de cet infâme uniforme orange des prisonniers Seps et surtout tous devaient survivre peu importe les moyens, la Grande Armée ne lésinaient pas sur la guérison de ses vétérans.
Peu à peu la soute se vidait, les blessés étaient ventilés vers l'infirmerie de bord ou l’hôpital de campagne installé en urgence sur des ponts supérieurs.
ses gardes immortels restaient immobiles à coté de Valiant , attendant la suite des opérations, à leur grande surprise ils avaient tous survécu à cet entretien avec la Confédération des Systèmes Indépendants.
Mais pour le clone ce n'était pas une surprise la CSI n'avait aucun intérêt a éliminer le général Impérial même s'il avait été relevé de ses fonctions, il restait un symbole fort au sein de la Grande Armée, et cette action allait lui attirer encore plus la sympathie des soldats composant la GAR.
peu importait les discours du chancelier ou des autres politiciens, Valiant était et restait le clone le plus puissant de la Galaxie, le garant des libertés et surtout il restait fidèles a ses idéaux et aux hommes placés sous ses ordres.
Mais l'heure n"tait plus au discours, il était temps de passer aux actes, selon ses informations un procès l'attendait sur Coruscant, il était temps pour lui de faire face!
D'un simple geste il ordonna a ses gardes de le suivre jusqu'a la passerelle, ou la commandant Swift et le colonel Corrector devaient l'attendre impatiemment.Durant le trajet il repassa en boucle son dialogue avec l'anonyme séparatiste, celui ci lui en avait beaucoup apprit, amoins que cela ne soit qu'un piège, pourtant il en était intiment persuadé la CSI avait joué un rôle dans la destitution de l'Omega, cet imbécile de Sith avait voulu passer en force au lieu d'essayer d'arrondir les angles et les flottes Impériales s'étaient opposés au flotte planétaire, dans une guerre de sécession qui allait s’avérer fatale pour l'Empire.
Oui le Sith'ari avait été un imbécile aveuglé par son pouvoir et son ambition et si Valiant n'avait pas agi , ordonnant un cessez le fu et mettant aux arrêts son empereur la galaxie aurait été a feu et a sang.Il avait fait el bon choix même si quelques fois il émettait des doutes à ce sujet.
Voila qu'il était finalement arrivé à la passerelle se persuadant du bien fondé de ses actions passées, les portes s'écartèrent et les gardes se mirent au garde a vous sur son passage.
Le visage de la commandante Swift s'illumina à son arrivée et un large sourire se dessina sur son fin visage a contrario, Corrector gardait ses émotions cachées sous son masque de guerre.
-Mon général vous voila, nous avons craint pour votre sécurité.
Même si le chef de la Garde Élite gardait ses sentiments derrière son masque, il ne faisait aucun doute que celui ci était soulagé et heureux, soulagé du retour de Valiant et heureux de la libération retour des prisonniers.-Oui, j'ai négocié le retour de nos hommes, mais je ramène encore plus de ressentiment envers notre système!
-Chaque chose en son temps..
Calculez un vecteur de saut pour Kamino, nous allons ramener nos Vods a la maison.
La commandante se raidit dans son uniforme noir.
-Nous ne retournons pas sur la capitale? je pensais que la commission de l'armée voudrait...
Le général la coupa sèchement, faisant apparaitre des rougeurs sur les joues de la jeune femme.-Que m'importe cette commission, je prends moi même mes décisions!
Intérieurement Valiant bouillonnait, il avait l'impression d'avoir été berné depuis le début, et il n'aimait pas ça, il allait retourner sur sa planète natale, pour confier les prisonniers dans un premier temps aux médecins Kamineons , puis pour prendre un peu de recul.-Sinon rien de notable durant mon absence?
Ce fut Corrector qui prit la parole à son tour.
Le général eut l'air intéressé par ce changement interne de politique Géonosienne.-Que sait on de lui?
Ce fut Swift qui prit la parole, récitant sa leçon.Elle s'était longuement renseigné sur le nouveau préfet séparatiste.Elle s'était attendu a devoir négocier avec lui la libération du général.
-Originaire de Correlia , il fit une courte carrière au sein de notre armée, gravement blessé durant la bataille de Coruscant II.
Après sa convalescence, il entra en politique et fut recalé de l’élection de Coruscant.
On a appris que ses parents furent tués sur Kamino, sans doute suite à un attentat du Cerberus.
*Quelqu'un qui en veut forcement à la République! un point en commun*
Le préfet avait été gravement blessé en servant dans cette armée , il échoua à une élection Républicaine et ses parents sont morts sur un des mondes de la République.
Peut être un allié à long terme?-Annulez le saut, je veux rencontrer ce Barrik.
-Vous êtes sur mon général? vous avez déjà eu la chance de revenir cette fois.-Cela n'a rien a voir avec la chance!
Contactez le: qu'il choisisse le lieu et l'heure , je viendrai seul et incognito.
Corrector... une vraie mère poule. Et ce n'était pas la peine de tenter de le faire changer d'avis, il ne laisserait pas Valiant partir sans lui une seconde fois en territoire confédéré.-Très bien mais suivez moi discrètement...

-Je propose qu'après avoir eu la confirmation du rendez vous, nous fassions un saut et revenions par une simple navette de transport en commun.
-Ça me parait une bonne idée.
Sélectionnez vos meilleurs hommes et rejoignez moi au hangar!
Le chef de la garde élite acquiesça, le clone devait avoir une idée derrière la tête mais laquelle?
Swift , elle ne se posait pas tant de questions, elle ordonna d'effectuer un micro saut jusqu’à la planète la plus proche ou le général et son escorte serait largués discrètement afin de voyager comme de simple civil, Valiant retourna a sa cabine, il devait changer d'apparence et réfléchir à un discours pour son entretien avec le nouveau préfet...http://star-wars-rpg.soforums.com/t5418-Entretien-Barrik-Vaillant.htm#p58449
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Post n°22
Auteur : Loïk RunnyPeu après le départ précipité de Valiant, l’agent Topaze infiltré dans son immense vaisseau sous l’identité de la commandante Thatcher, morte sur Korriban et officiellement blessée et capturée par la CSI reprenait doucement ses esprits. Ses blessures l’avaient tellement obligé à focaliser sa concentration pour ne pas se trahir qu’il lui fallut quelques instants pour se rappeler ce qu’il fichait là. D’après le topo bien trop rapide dont les services secrets séparatistes l’avaient gratifié, il devait jouer un personnage de femme forte, autoritaire et loyale, n’hésitant pas à se sacrifier pour le salut de son général.
ouais, en gros elle était amoureuse de lui mais comme il ne l’a jamais remarqué elle s’est gentiment suicidée cette pauv’fille grommela Zira qui n’appréciait pas du tout le personnage qu’ils devaient interpréter
Autant jouer une femme forte et autoritaire ne posait aucun problème à Loïk (il lui suffisait de jouer un chef d’escadron imbu de son pouvoir et de le faire sous les traits d’une femme), autant jouer la loyauté lui paraissait une performance d’acteur ardue. En effet, s’il pouvait comprendre que le peu de pouvoir qu’on lui accorde peut facilement monter à la tête d’une personne, il avait beaucoup de mal avec l’idée de se lier à la vie et à la mort avec un supérieur hiérarchique. Même si Valiant lui faisait l’effet d’un bon meneur d’homme et d’un général attentionné envers ses subordonnés, cela ne lui suffisait pas pour être prêt à mourir pour lui comme l’avait fait cette Thatcher. Et pourtant il allait devoir faire comme si c’était le cas.
Mais comme ce sentiment lui paraissait parfaitement absurde, le Clawdite se demandait comment parvenir à le jouer correctement. S’il se montrait trop empressé auprès du général, cela pourrait passer pour du fayotage pur et simple. A l’inverse, s’il gardait trop ses distances, il allait perdre le contact privilégié entre la commandante et son cher Valiant, et ainsi mettre en péril sa mission. Décidément, la CSI avait le chic pour le propulser dans des situations impossibles. S’il se sentait redevable à la Confédération pour lui avoir offert sa chance, il n’allait certainement pas mourir pour la cause séparatiste. Il n’avait pas fui la peine de mort de Zolan pour tomber sous les tirs de la République sous prétexte que lui seul était en mesure de faire de l’espionnage pour la CSI…
Face à toutes ces considérations, Loïk resta un bon moment allongé dans la salle de soin à se masser le crâne. Ses blessures, parfaitement pansées par les droïdes médicaux, n’étaient plus qu’une douleur diffuse qui s’ajoutait à celle de la transformation. Rien de bien insurmontable pour le Clawdite qui avait subi ce genre de souffrance si fréquemment qu’elles faisaient partie de son existence. Il ne se sentait plus rattaché à la réalité si la douleur disparaissait…
En gros, t’es maso, blanc bec ! ricana Slash
Le schizo ignora bravement la remarque de sa conscience et se concentra sur son environnement. On lui avait retiré son uniforme orange pour le remplacer par une espèce de pyjama vert assez disgracieux aux yeux de Zira. Loïk s’en moquait, tant qu’il avait encore sur lui son matériel. L’agent Topaze était en effet équipé de lentilles caméras destinées à enregistrer toutes les informations qu’il récolterait au cours de sa mission. Pour les envoyer à ses supérieurs restés sur Géonosis, il n’avait qu’à retirer ses lentilles et les mettre en contact avec une petite boîte blanche qu’il rangeait à la place d’une dent qu’on lui avait arrachée. Il recevait ses directives de la même manière.
N’en ayant reçu aucune pour le moment, il décida de se consacrer à son personnage. Or une femme forte, autoritaire et loyale envers Valiant ne restait pas couchée sur la table de soins en attendant que le temps passe.
Bien parlé, blanc bec ! Allez debout !
Le Clawdite essaya donc de se lever d’un coup mais ses muscles abdominaux meurtris refusèrent catégoriquement de fournir un tel effort. Aussi il retomba peu élégamment sur son lit de fortune sous les commentaires désobligeants de ses consciences.
La femme forte s’est transformée en fillette manifestement…
C’est quoi cette image rétrograde de la femme que tu donnes là ?
Loïk se contenta alors de s’asseoir en poussant avec les bras. Il fit de son mieux pour ne pas grimacer et resta quelques secondes à reprendre son souffle. Le plus dur restait à faire. Le plus lentement possible, il déplaça latéralement ses jambes pour atteindre le bord du lit. Puis il pivota en essayant de garder ses épaules dans l’axe de son bassin et se retrouva assis en travers de sa couchette. Il attrapa les bords du meuble sur lequel étaient entreposés les instruments de mesure et s’appuya dessus pour se redresser complètement. Ses jambes chancelaient, ses abdos menaçaient de se mettre en grève alors il plaça tout le poids de son corps sur ses bras. Ce qui lui permit de porter son attention sur ses analyses. Il s’empressa de modifier toute valeur correspondant à un métabolisme Clawdite pour les remplacer par des valeurs humaines qu’il avait apprise à distinguer pendant d’une de ses 6 heures de préparation.
Eh ben, heureusement qu’il est logique que tu sois maigre…
*Tiens d’ailleurs à ce propos, quand est ce qu’on mange ? * demanda Jaak qui avait plus de mal que les autres à s’imposer dans le cerveau de Loïk après de tels évènements.
Ah ça faisait longtemps… soupira Zira qui avait espéré que le Rhodien se taise à jamais
Mais le cri de famine de sa conscience fit réaliser au Clawdite qu’il n’avait eu le temps que de picorer depuis le buffet d’accueil. Il n’avait pas pris de véritable repas depuis ce temps-là. Aussi il tenta de se rendre à la cantine du vaisseau. Loïk n’avait aucune idée de l’endroit où elle se trouvait, mais il comptait sur l’instinct de Jaak pour y parvenir. Il arriva péniblement à la sortie de la salle de soin en s’accrochant à tout ce qu’il pouvait : meuble, droïde ménager, poche de perfusion d’autres patients… Mais au moment de quitter les lieux, il croisa un droïde médical.
-Avez-vous l’aval de l’unité en charge de votre personne pour quitter la salle de soin ? demanda le droïde d’une voix métallique
- Je n’ai besoin de l’aval de personne pour aller où bon me semble ! Siffla Loïk avec la voix de Thatcher
- Vous devez attendre l’aval de l’unité en charge de votre personne pour pouvoir quitter la salle de soin. Réplica le droïde en entraînant doucement l’espion vers sa couchette
- Aucune unité n’est en charge de ma personne ! Personne ne s’est occupé de mon cas alors permettez que je m’occupe de moi moi-même et indiquez moi où se trouve la cantine. Promis, je reviens une fois que j’ai mangé !
- Dans ce cas, je vous accompagne.
Loik comprit qu’il ne se débarrasserait pas du droïde comme ça. Et puis il avait besoin d’un appui pour marcher jusqu’à la cantine. Il se laissa donc docilement guider par l’être mécanique qui alla jusqu’à lui tirer sa chaise une fois qu’ils atteignirent une table libre. Puis il alla lui chercher l’unique plat servi en cuisine. L’espion, conformément à son personnage, ne le remercia pas et le congédia d’un geste sec de la main. Et sans attendre son départ, il avala goulument le contenu de son assiette.
-Wouah, quel appétit m’dame ! fit une voix à côté de lui
- Vous aussi vous avez été privée de nourriture longtemps dans les prisons séparatistes ? fit une autre voix en face de lui
- Vous n’étiez pas avec nous… je ne me souviens pas de votre visage. Poursuivit le premier
Les yeux du Clawdite passèrent rapidement de l’un à l’autre. Il ne s’était même pas aperçu que deux soldats clones l’avaient rejoint à sa table. Il commença par les saluer d’un sourire crispé et répondit en adéquation avec la version de ce qui était officiellement advenu de la commandante Thatcher :
-En effet, en tant que commandante, j’ai eu droit à un traitement de faveur…enfin si on peut dire… j’ai eu droit à ma propre cellule et à mes propres bourreaux, étant donné que j’étais l’une des dernières personnes en contact avec le général Valiant sur Korriban.
- Vous étiez sur Korriban ? Moi aussi ! Comment ce fait-ce qu’on ne se soit pas vus là-bas ?
- J’étais à bord du Victoire I qui a implosé sur place.
- Ca alors ! Comment vous avez survécu ?
Loik hésita. La version officielle n’était pas très claire sur ce point.
Improvise blanc bec !
- A vrai dire, je ne m’en souviens pas vraiment, j’ai pris un grand coup sur la tête et je suis restée inconsciente jusqu’à ce qu’une équipe séparatiste me retrouve. Mais je pense que j’ai été protégée par une plaque de métal qui a fait écran aux débris mortels… Mais cela n’a plus d’importance maintenant que nous sommes tous sains et saufs…
- Oui, et c’est grâce au général !
- Quel homme attentionné pour ses subordonnés…
- A la santé du général ! lança l’espion pour détourner la conversation sur Valiant
-Ouais ! A la santé du général ! reprirent les deux autres en choeur