L'initiative Afituz... (Tericarax, Afituz)
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Post n°2
Auteur : TericaraxRêver. Parfois, il arrive que son esprit vagabonde et s'égare dans le passé. La guerre sur Kalee face aux Huths. Son laboratoire, aménagé depuis la carcasse d'un grand croiseur. L'explosion et le monde s'effondrant sur lui. Les poutres d'acier incandescentes déchirant sa chair, la pierre broyant ses os. Les Kaleesh sont une espèce résistante, entêtée – et Teh Ree Stal' Rax avait toujours été de cette nature. Même alors que son propre univers venait l'étouffer, carbonisant sa peau, irradiant ses muscles, déchiquetant ses organes, il avait encore tenté de trouver une solution – car l'abandon n'était pas dans sa nature et même y était contraire.
Puis la navette était arrivée. Au milieu des nuages toxiques dégagés par le croiseur se consumant, la navette avait jailli, ses lumières balayant le sol comme des phares au milieu de la tempête. Dans l'obscurité chaotique, le Kaleesh n'avait pas pu retracer tout ce qui s'était passé clairement, oscillant entre des phases de clarté et d'inconscience. La douleur l'empêchait de sombrer, mais le maintenait juste à la limite, à un stade où il ne pouvait pas non plus penser. Les scènes s'enchaînaient, se coupaient, se superposaient sans qu'il arrive ni à les saisir ni à s'en souvenir.
Il avait repris conscience ensuite au milieu d'une cuve de bacta, respirant par un masque à oxygène, ses organes tous reliés à des machines auxiliaires. Son corps était perdu, détruit, anéanti et cela, même le plus talentueux des chirurgiens n'aurait pu y faire quoi que ce soit ; fut-il envoyé sur Coruscant ou auprès des plus fins docteurs de la galaxie, c'était une cause perdue.
À plusieurs reprises, un interlocuteur de la Fédération du Commerce était venu le voir. Ce n'était qu'au bout de sa troisième visite que le Kaleesh, ayant enfin pleinement repris connaissance, avait pu tenir une discussion avec lui. Un marché en réalité, un pacte. Son armure avait déjà permis de sauver des Kaleesh qui s'étaient trouvés dans des situations similaires à la sienne. La technique avait été perfectionnée. Les géonosiens savaient à présent comment pousser ce nouveau corps à la perfection.
- Il n'existe nulle perfection, avait alors répondu la carcasse de Kaleesh.
- Nous pouvons avec vos recherches et notre technique vous offrir un corps, docteur. Il y aurait des modifications à apporter à votre cerveau, pour accélérer l'acclimatation et la compatibilité avec votre nouveau corps. Nous ne toucherons pas à votre mémoire, vos facultés scientifiques nous sont trop importantes...Mais vous perdriez les plaisirs de la chair si vous acceptez.
- ...Mon corps est en lambeaux. Que j'accepte ou je refuse, je n'aurai plus jamais de sens du toucher.
- Vous rejoindrez la Confédération, en échange de ce corps entièrement renouvelé selon vos propres recherches. Vous serez une arme.
- Assez de blabla inutile. Signez où cela doit être fait pour moi, et que l'on en finisse. Vérifiez attentivement le calibrage ; les mesures du prototype final ont été grandement augmentées par rapport à ceux initiaux. Cela réclame d'autres implants cybernétiques dans le cerveau. Disposez vous bien de tous les circuits liquides nécessaires ?
Son interlocuteur avait alors sourit.
- Oh mais professeur. Nous avons l'appui du clan bancaire galactique. Pareille dépense n'est qu'une broutille pour nous. Bienvenue dans la Confédération. Nous espérons vous revoir bientôt à un poste plus adapté à votre compétence...
Tericarax s'extirpe de sa stase. Il ne peut rêver, ceci est rendu impossible par les implants qui le privent de la zone du sommeil. Il ne peut que se mettre temporairement en stase, pendant lesquelles son cerveau peut enfin se ralentir, et errer sans but, cesser un instant de tourner à son régime effréné. Il cligne des yeux. Dans son dispositif de stase, il a néanmoins des holoprojecteurs permettant de connaître l'état du vaisseau – et de recevoir les messages qui lui sont adressés. C'est l'un de ces messages qui tire le lieutenant de sa stase régénératrice. Un message de la part de Iroey. Ils ont trouvé un astéroïde qui pourrait bien contenir le projet du nom « Afituz ».
À en croire Iroey, Afituz est un projet consigné dans les archives séparatistes, mis en concurrence avec le sien dans l'idée de créer une arme capable de rivaliser avec les manipulateurs de la Force. Selon le soldat toujours, il serait doté de la capacité à utiliser la Force. Une affirmation qui est une simple supposition en réalité et n'est basée sur aucune particularité constatée empiriquement. À garder en tête donc, bien que cela n'ait aucune valeur, faute de preuve.
Mais quelle preuve peut-on apporter à pareil phénomène ? Il n'a reçu aucune nouvelle de ses équipes sur Cato Neimoidia, ce qui signifie qu'il n'y a eu aucune découverte majeure dans les derniers mois de travail. Il se serait bien déplacé lui-même pour accélérer le processus ; mais la Confédération l'occupe immensément et il ne peut être partout à la fois. Déléguer la tâche est plus sage. Jusque là, son équipe se débrouille merveilleusement bien, ayant réussi à sécuriser l'immense spécimen Vornskr et à le maintenir vivant, réussi également à stabiliser deux des Ysalamiris...
Mais du côté de Ast'era, il n'y a guère que Tericarax qui puisse faire avancer les choses. Les autres savants se contentent de la maintenir en vie, de prendre soin d'elle, mais ils n'osent l'approcher. C'est une sensitive après tout.
Arrivant sur le pont principal du destroyer de classe Providence, le lieutenant tourne son attention vers le capitaine, un B1. D'un hochement de tête, le B1 affirme accorder son attention à notre cyborg. De l'autre côté de la baie vitrée, un astéroïde de taille moyenne grossit.
- /Vecteur d'approche confirmé Lieutenant./ Préparation à l'atterrissage imminent.
- Négatif, dit Tericarax. Modifiez votre approche pour rester en périphérie de l'astéroïde. Ordonnez la préparation d'une navette et d'un respirateur, je vais descendre personnellement. Je veux que vous soyez prêt à repartir sur mon ordre. Contactez le spatioport, dites leur que notre retour est imminent.
Le B1 hoche de la tête, puis distribue les consignes en accord avec les ordres du cyborg. Là-dessus Tericarax quitte le pont.
Et à présent, Iroey et Tericarax se trouvent dans un sas. Un sas, dans une base aménagée de l'astéroïde. Un sas, où ils sont piégés. Accompagné de son fidèle garde magna, le cyborg ne dit rien. Sous son masque squelettique, un respirateur apparaît parfois, disparaissant dans sa cape. Un sas comme celui-ci, qui se révèle être un piège. Le temps du lieutenant n'est pas illimité. Il considère l'idée de briser par la force ce sas. Il pourrait très bien à l'aide de ses vibrolames découper la porte qui leur barre la route...La porte d'alliage finit toutefois par s'ouvrir. Alors, Iroey entre le premier, sans doute poussé par l'impatience.
Bien que pressé par le temps, notre scientifique n'a pas le désir de passer en premier. C'est un principe simple chez les scientifiques, le premier à découvrir quelque chose est celui qui pourra le nommer. Il serait injuste que ce soit Tericarax qui découvre ce prototype en premier. Il est par ailleurs curieux de la confrontation entre les deux projets concurrents. Y aurait-il un projet qui puisse se révéler plus puissant que Iroey et le prenant par surprise, le terrasse ? Cette possibilité seule est suffisante pour laisser Iroey passer devant. Voir en quelque sorte de quoi il est capable.
L'installation est ancienne mais toujours fonctionnelle. Sans doute un système d'énergie généré par lui même. Rien de bien difficile sur Géonosis, car les radiations solaires en direction de la planète sont fréquentes et très importantes. Le garde magna de Tericarax se met en posture de combat, bien qu'il n'active pas encore les pôles électro magnétiques de son arme. Bon réflexe, car l’œil – attentif - du lieutenant a lui aussi détecté un mouvement. -
Post n°3
Auteur : AfituzUne ombre regarda attentivement les moniteurs de sécurité se trouvant dans le hall de sécurité du laboratoire orbital, lorsque les trois droïdes franchis le sas. L'ombre ne pouvait s'empêcher de donner un sourire que l'on pouvait décrire uniquement de démoniaque ou angélique lorsqu'elle activa la commande lui permettant de communiquer via le système de haut-parleur de la base, se fut à ce moment quelle vue un message d'erreur apparaitre sur le moniteur.
‘’SYSTÊME INNOPÉRATIONEL. VEULLER CONTACTER L’ÉQUIPE DE MAINTENANCE IMMÉDIATEMENT’’
Le sourire qui couvrit le visage de l'ombre disparut à ce moment, il semblerait qu'elle devra rencontrer les intrus en personne cela l'aurait, en circonstance normal, ravit et sauter sur l'occasion, mais avec l'état actuel des corridors menant au sas lui enleva une grande partie de son enthousiaste.
Le temps et le manque d'entretien fut loin d'être un traitement de beauté sur les nombreuses pièces et corridors du laboratoire et cela n'était pas limité uniquement à la manœuvrabilité des corridors, les purificateurs d'air ont tendance à confonde l'oxygène et le monoxyde de carbone, des conduites d'énergie exposer à l'air libre, etc. Tous ces obstacles étaient inopportun, mais n'allait pas empêcher L'ombre d'aller à la rencontre des trois intrus. L’ombre commença à se diriger vers la dernière localisation connue des trois droïde avant de disparaitre complètement de la vue des mortels.
* je voudrais partir immédiatement, mais j'ai besoin de la recette du ROA pour réparer mon corps en cas de dommage grave. Alors je vais gentiment les insister à me ‘'rejoindre'' dans le laboratoire de chimio synthétique où se trouvent toutes les données concernant la composition du ROA.*
Cela ne lui prit que quelque instant avant de rejoindre les trois intrus toujours sous l’abri de son camouflage optique avant de dire à voix haute.
- Bienvenue en ce laboratoire abandonné. Mon nom est Afituz. Je suis présentement dans le laboratoire de chimio synthétique. Je suis sûre que vous n'allez pas le regretter si vous me sauvez la vie.
L’ombre/Afituz resta à l’écart des trois droïdes tout en attendant leur réponse. Prête à les guider discrètement vers le laboratoire, ou dans le pire des cas les suivre discrètement dans leur fuite et jouer les passager clandestins. -
Post n°4
Auteur : IroeyLe cyborg resta silencieux un long moment marchant devant Tericarax et de son garde qui ferme la ligne de marche. Iroey regarde avec attention tout ce qui se trouve autour de lui. Une vieille installation presque en ruine qui tient encore par on ne sait quel miracle. On se croirait dans un bunker sous terrain suite à un bombardement massif sous le feu ennemi. L'état de la station fait en sorte que le prototype dois faire attention à où il marche et surtout à faire attention pour ne pas accrocher quelque chose qui risquerait de tous les faire périr. Car après tout, l'archétype est celui qui ouvre la marche et serra sans doute le malheureux qui aura le premier des ennuis s'il ne fait pas attention à ce qu'il fait. Ce fut justement en marchant lentement en faisant froisser le métal sous ses pieds qu'il eut alors un éclat d'électricité sortant d'un câble dénudé sortant du mur. Le soldat s'arrêtant une seconde pour vérifier et continuer sa route pour finalement arriver dans un lieu sombre. Sait là que les rencontres se firent enfin, du moins à moitié, car ils entendirent une douce voix de femelle dans les ténèbres de la pièce où ils son situé. Le géant de fer regarda alors autour de lui sans rien voir puis activa ses capteurs infrarouges sans non détecter le moindre signe de vie. Avant que cela n'arrive, le robot avait pourtant semblé avoir vu une ombre se déplacer dans le noir. Quoi qu'il en soit, la voix dit se nommer Afituz et qu'elle se trouve dans le laboratoire de l’installation et qu'ils ne le regretteraient pas s'ils lui sauvaient la vie. Ce qui est étrange, car selon les dossiers qu'il a pu lire, le projet Afituz était un projet visant à créer un être totalement artificiel alors le fait que ce projet se qualifie lui même de vivant est très particulier. Le scientifique regarda alors le lieutenant puis regarda dans le noir avant de dire de son processeur vocal :
-Très bien... Mais ne tenter rien de suspect... Nous discuterons une fois rendus là-bas...
Dit la machine avant de se remettre à marcher dans le noir, guettant les moindres gestes où mouvement suspect qui pourrait mettre en danger son partenaire derrière lui. Toujours aussi alertes, ils finirent par arriver dans une pièce plus grande, celle-ci ayant en son centre un cylindre vitré ouvert. Comme si quelque chose à l'intérieur de celui-ci en était sorti et de force, car la vitre de celui-ci est éclatée. Ici et là, des appareils clignotent, ayant pour chacun un but précis. Iro regarda alors un moment les machines, ceux-ci étant complètement désuets, mais encore fonctionnels. Pouvait-il avoir des informations cachées ici encore? Qui sait, mais sait à ce moment qu'il vit dans un coin sombre de la pièce une demoiselle au corps frêle le regarder de ses yeux mauves hypnotisant, ses longs cheveux étant de la même couleur. Sur le coup il pensa qu'il s'agit d'un humain, mais ne détecta aucune chaleur venant du corps de l'étrangère devant eux. Pas de doute, il s'agit bien d'Afituz. Ainsi donc la science avait été aussi loin pour être capable de fabriquer une réplique parfaite d'un être humain de sexe féminin? Les détails son parfait, celui-qui la fabriqué devait avoir carte blanche sur le budget de l'époque tout comme celui qui la construit. Mais qu'importe, l'être d'acier prit alors de nouveau la parole et dit :
-Ainsi vous devez être Afituz...? Je suis surpris... Je me nomme Iroey... Votre projet rival en d’autres termes. Je suis venu ici avec le lieutenant Tericarax pour voir ce qui advient de vous, mais je peux voir que vous semblez totalement fonctionnel... Nous faisons tous partit de la confédération des systèmes indépendants ou en plus petits, C.S.I, un acronyme plus court que le nom lui-même... Nous sommes ici pour vous ramener à la maison. Géonosis... La planète auquel cette station est en orbite... Une foi rendue nous allons sûrement rencontrer des membres haut gradé pour vous rencontrer... Après tout, vous êtes tout comme moi les reliques d'une ancienne guerre qui a eu lieu il y a de cela plusieurs années...
Sur ce, il se tut, se demandant si son partenaire de combat kaleesh était intéressé par la merveille de la science en face d'eux. -
Post n°5
Auteur : TericaraxIl y a ce mouvement, puis une voix qui s'élève. Le garde magna réagit immédiatement, les deux pôles de son arme s'irisent d'une foudre oscillant entre bleu et violet. Mais rien ne vient, si ce n'est cette voix féminine, qui s'exprime dans un basique irréprochable. Une voix, mais son propriétaire nullement visible. Il ne s'agit pourtant pas au son d'une voix diffusée par un haut parleur, elle est proche, dans la même salle ; premier élément singulier. Deuxième élément singulier, la demande de cette voix. Après de brèves salutations, elle invite en effet les trois cybernétiques à la rejoindre dans la salle de chimiothérapie pour lui sauver la vie.
Les hypothèses se succèdent dans l'esprit de Tericarax. Cela pourrait probablement être un piège. Les attirer dans une salle où les installations sont encore fonctionnelles, et profiter de sa connaissance du terrain pour les tuer, voilà l'idée que la voix peut avoir en tête. Les probabilités qu'il s'agisse du projet Afituz sont très élevées, et combien de projets sont devenus des droïdes fous suite à la programmation d'un incompétent?
Il suffit par exemple d'avoir exacerbé un instinct meurtrier chez le droïde. De là à ce qu'il veuille tuer tout ce qui bouge, il n'y a qu'un pas. Reste que, s'il s'agit bien d'un piège, ce fameux projet a donc été programmé avec une intelligence de niveau élevé. Voilà qui peut se montrer intéressant.
Iroey reprend la tête du groupe. Le vieux laboratoire n'a pas été prévu pour qu'un individu de son poids arpente ses couloirs : à chacun de ses pas les plaques de tôle gémissent dangereusement. Le gémissement de l'acier est accompagné par le cliquetis des griffes de Tericarax sur le sol, auquel se mêle le crépitement produit par le bâton électrique du garde magna – qui fournit un pâle éclairage violacé. Au plafond parfois, une lumière daigne s'allumer dans les couloirs déserts, poussiéreux, sales. Là, des fils sont à nu, ici la peinture est écaillée.
Iroey et Tericarax trouvent leur chemin sans grande peine. La majorité des couloirs sont bloqués par des sas fermés, et la voix ne reparle pas ni n'ouvre de nouveau sas ; en suivant donc les tunnels accessibles, ils arrivent là où Afituz le désire. Une grande salle, où la luminosité est assez instable. Des néons grésillent au plafond, ternes, blafards, clignotent parfois. Les yeux du cyborg parcourent la pièce, passent de matériel désuet à appareil dépassé, de dispositif inefficace à instrument obsolète, répartis en désordres sur des tables devant lesquelles sont disposés des écrans – pour la majorité dysfonctionnels. Son regard se stoppe net.
Une cuve, au centre de la pièce.
Un cylindre de plasto verre, éventré. Une cuve de stase. Afituz s'est bien échappé par lui-même. Il n'a pas été libéré par son créateur. Ce serait donc peut être bien un projet mal programmé, rendu fou par son créateur incompétent ? Reste une chose. En venant jusqu'ici ils n'ont trouvé aucun cadavre. Tericarax étudie plus en détail la pièce, s'avance à l'intérieur. Même replié sur lui-même, il est toujours plus grand que Iroey en stature, et le plafond est bas. Il détaille la cuve, puis le matériel autour de lui. Sur l'un des écrans est affichée une molécule en représentation de Cram. Le cyborg la parcourt, l'étudie...Etoposide...C'est une molécule qui est utile dans le traitement contre certaines formes de cancer. Il doit s'agir de la fameuse salle de chimiothérapie qu'évoquait la voix. Mais pourquoi un droïde aurait besoin de se rendre dans une telle salle ?
Derrière lui, son garde magna fait tourner son bâton électrique agressivement alors qu'Iroey commence à s'adresser à quelqu'un dans son dos. Tericarax quitte des yeux la molécule cytotoxique pour porter son attention dans son dos. Ses yeux se posent sur une...
Humaine ?
Son garde n'attend que son ordre pour passer à l'attaque, mais notre scientifique rejette cette possibilité d'un geste de la main. L'IG-100 se remet en posture de garde, sans autre signe d'agression vers la jeune femme. Afituz. C'est donc cela ? Un projet visant à être meilleur que Iroey, et pouvoir combattre des Jedi...Un droïde à l'apparence humaine, frêle et fragile ? S'il avait des émotions, sans doute pourrait-il rire amèrement, devant l'ironie de la situation. Iroey est trop lourd pour pouvoir espérer être rapide face à des Jedi, mais Afituz semble à l'opposé bien trop légère. Une impulsion de Force semblerait pouvoir la briser comme une brindille dans une tempête. Les caractéristiques d'une femelle humaine sont parfaitement reproduites sur le droïde. À croire que le véritable but du chef de laboratoire était de créer un androïde et pas un potentiel sensitif. Toujours est-il qu'elle s'est manifestée bien soudainement...Silencieusement.
Ce droïde possède donc des capacités de camouflage qui pourraient intéresser la Confédération, car qui dit discrétion dit infiltration. Reste que les droïdes ne sont jamais très intelligents. Si Iroey ne disposait pas d'un cerveau organique il ne vaudrait pas grand chose... En terme d'assassinat, ce droïde peut être prometteur...Mais ceci est facteur des algorithmes qui régissent ses circuits, de ses composants, de ses fonctions, de son autonomie.
- Vous êtes donc Afituz, tranche froidement Tericarax de sa voix grave et métallique. Vous avez eu vos présentations, vous savez donc à qui vous vous adressez. Et nous sommes dans la salle où vous nous réclamiez. Maintenant, vos explications. Confirmez vous bien être le projet Afituz? Quel intérêt un droïde a-t-il pour des composés moléculaires servant à traiter chimiquement des pathologies purement organiques? -
Post n°6
Auteur : AfituzTout se déroulait comme prévu, enfin presque tout. Après avoir fini son imitation excellente de haut-parleur, Afituz réalisa que l'un des intrus qu'elle avait prise pour un droïde était en fait un cyborg grâce à ses yeux reptiliens.
Malgré cette découverte les trois, enfin quatre, personnes rejoignirent le laboratoire de chimio synthétique, soit un laboratoire créé uniquement afin de produire et de maintenir des résines artificielles et de finaliser la production du projet Afituz, sans aucun problème. Ce laboratoire était la première chose qu'elle avait vu en ce monde, son corps maintenu en état de stase dans cette cuve durant des années avant qu'un court-circuit t ne la réactive. Mais cela n'était pas le moment de se remémorer le passé. Elle balaya la pièce du regard pour trouver l'holodisque contenant les secrets du ROA. Elle trouva rapidement le disque au-dessus d'une des nombreuses tables. Elle prit le disque et le cacha rapidement à l'intérieur de ses vêtements avant de se rendre visible et de se faire bombarder de questions par de l'un des droïdes.
Avant même qu'elle puisse répondre au droïde, le cyborg lui aussi avait ses questions à poser. Après avoir écouté ce flux incessant de questions et de commentaires Afituz leur répondit.
-Si j'ai bien compris, Iroey qui est la raison pour laquelle je suis coincée sur cet astéroïde et la CSI qui est également responsable du même crime qu'Iroey ici présent, veulent que je les rejoigne dans ce qui est sans l'ombre d'un doute un piège pour me démonter, faire des expériences horribles sur ma personne, effacer ma mémoire, créer un armée de mini-moi et me transformer en animal de compagnie pour organique ou vous aller m'utiliser comme arme sans que j'aie mon mot à dire. J'accepte…
Afituz prit un instant avant de terminer ce qu'elle disait.
-Sous trois conditions bien sûr. Première condition je veux les mêmes droits qu'un cyborg ou d'un organique. Deuxièmement, aucune expérience horrible, de transformation en animal de compagnie et d'effacement de la mémoire. Dernier point je voudrais que toutes mes dépenses énergétiques soient endossées par la CSI. En échange je vais vous donner accès au plus grand secret de ce laboratoire, la composition chimique de la résine à partir de laquelle j'ai été créée. -
Post n°7
Auteur : IroeyIroey put lire une certaine déception au début dans le regard de son partenaire kaleesh. Mais peut à peu, celle-ci se changea en une curiosité de plus en plus débordante. Alors que les questions semblent se bousculer dans la tête de son lieutenant, le cyborg écouta se qu'avait à dire Afituz tout en étant surpris par se qu'elle répond. Apparemment, leur interlocutrice est grandement sur ses gardes. Le prototype attendit qu'elle ait terminé de parler avant de lui répondre franchement :
-Mes crimes? Je crois qu'il y est erreur à mon sujet... J'ai été réactivé il y a peu de temps moi aussi... Il y a près de deux ans environs... Et avant d'être une machine, j’étais un être humain... Quoique je ne me rappelle pas du tout de mon ancienne vie...
Dis l'archétype en calmant l'atmosphère légèrement avant de continuer à discuter avec la belle aux cheveux ténébreux.
-Quand on m’a découvert, on ne m'a pas détruit et effacé la mémoire... On m'a pris en charge... J'ai eu droit à une formation, à passer des évaluations, avoir de la maintenant... Maintenant, j'ai un grade de soldat dans la confédération et j'ai même gagné une médaille pour ma dévotion pour la cause séparatiste. Un élément tel que vous est trop importent pour être aussi pris à la légère...
Dit la machine franchement, mettant ses mains derrière son dos tout en se tenant bien droit. En gros, Iro essaie de la calmer pour qu'elle rejoigne l'armée sans causer le moindre problème inutile et risquer de l’endommager. Cela serrait vraiment dommage de devoir en arriver à utiliser la violence et les armes pour l'apporter de force alors qu'il est possible de la convaincre de venir de son propre grée. Après tout le géant de fer n'a jamais vu un corps artificiel aussi bien travaillé que celui-ci. Son corps doit cacher des secrets et son apparence doit avoir été créée justement pour tromper ses adversaires. Comparé à son propre corps qui est fait pour menacer ceux qui lui barrent la route. Tous les deux ont été créés dans le but d'être capable de se débarrasser de personnes étant capable de manipuler la force, mais lui a été conçus pour les combats de première ligne et elle pour les combats dans l'ombre et l’assassinat... Ce qui pourrait justement compléter les rangs de la C.S.I vu que le projet T-800 semble avoir eu des avaries. Mais les avaries de celui-ci lui ont permis de découvrir une ancienne technologie oubliée qui lui permettra de fabriquer des armes de destruction massive. En revenant sur le sujet, il tourna la tête vers Tericarax pour parler avec lui pendant qu'elle réfléchit à ce qu'il lui a dit, lui disant alors :
-Cette résine semble en effet très unique... Je suppose que vous avez sûrement quelque chose à ajouter sur le sujet n’es-ce pas lieutenant?
Termina l'être d'acier en reportant son attention vers Afituz. -
Post n°8
Auteur : TericaraxFonctions de la parole parfaitement implémentées. Afituz s'exprime dans un langage maîtrisé, aisé, fluide. Personnalité cohérente, algorithmes de la pensée probablement définis eux aussi de façon bien plus qu'acceptable. Elle semble dotée d'un caractère qui anime ses circuits, chose qui n'est pas rien à programmer. Une programmation qui simule à merveille une personnalité humaine n'a rien d'unique – prenez n'importe quel 3PO est vous aurez une personnalité tout à fait réaliste – mais c'est un atout de plus en faveur de ce droïde dans l'esprit de Tericarax, car un choix inhabituel pour un droïde de guerre. Les protocolaires doivent être dotés d'un tempérament pour être d'agréables hôtes, mais un B1 n'a qu'une fonction: viser juste et bien - et cela même n'est pas toujours correctement codé. Cela confirme toutefois sa fonction d'espionne. Pour s'infiltrer parmi les rangs des organiques, il faut les imiter.
Mais cela malheureusement, ne fonctionne pas impeccablement non plus. Certains mythes racontent que les sensitifs perçoivent la différence entre la chair et l'acier. Peu importe l'apparence alors, un droïde ne pourra jamais tromper leur vigilance...Si l'on en croit les légendes.
Une jeune femme pâle, d'une stature modeste, aux longs cheveux améthystes et aux courbes sans doute séductrices pour les humains... En réalité un droïde aux capacités de camouflage suffisantes pour qu'elle puisse échapper à la vigilance de Tericarax lui-même dans un rayon de quelques mètres, un potentiel redoutable d'assassinat...Voilà ce qu'est Afituz. Tout comme Iroey, ce modèle cybernétique est un échec. Il ne peut pas espérer affronter de front un Jedi ou un Sith à l'aide de ses seules spécifications techniques. Tericarax tousse pendant tout l'échange entre son subordonné et la nouvelle « découverte ». Une formation appropriée peut en faire une unité de choix.
Elle accuse – à tort – la Confédération et Iroey d'être les responsables de son sort, et de lui tendre à présent un piège - piège dans lequel elle est prête à se jeter yeux fermés et bras ouverts, à condition qu'elle ne soit ni démontée, ni que l'on efface ses souvenirs et à condition qu'enfin ses dépenses énergétiques soient endossées par la Confédération. Iroey se défend, puis défend les Séparatistes avec la conviction et l'émotion d'un enfant prenant la défense de ses parents. Pendant l'échange entre les deux, Tericarax ordonne de sa main gauche à son garde magna de garder l'entrée de la salle. Ce dernier s'exécute, se plaçant en travers de la porte, dos à l'intérieur de la pièce. Avec l'attention de l'IG-100 tournée vers le couloir qui donne sur l'extérieur, Tericarax ne laisse rien au hasard. On ne peut pas risquer qu'il y ait un autre droïde qui se joigne à cette joyeuse réunion...
La curiosité du Kaleesh est attisée par la mention d'une résine. Résine? Afituz serait composée de...Résine? ...Résine. Ce mot couvre tant de sens différents dans la bouche d'un droïde, et l'humanoïde ne semble pas vouloir donner plus de détails. Cette résine est sans doute l'explication à la discrétion d'Afituz : poids plus léger qu'un droïde fait de métal, constitution plus souple...Mais qui sait ? Peut être également des capacités de dissimulation ? Une résine capable de changer de couleur, à la façon d'un caméléon ? Un camouflage optique semble tout à fait plausible. Des déformations complètes de son visage pour changer d'apparence ? Peut être bien. Des propriétés de régénération des tissus synthétiques endommagés ? Ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Ses yeux d'or terni - vides d'enthousiasme comme d'ennui - se promènent dans la salle puis se posent à nouveau sur Afituz. Sous l'éclairage blafard et inégal des néons et des écrans, l'aspect squelettique et sinistre du lieutenant est amplifié.
- Cette résine explique votre discrétion, souffle sa voix d'où les émotions sont absentes. Je la remettrai personnellement au CRDA, en lieux sûrs. Comme le soldat Iroey l'a expliqué, la Confédération et lui n'ont aucune responsabilité dans votre sort. Vous avez été créée par un chercheur à l'abri des regards. Si financement de votre projet par la CSI il y a eu, cette dernière n'a toutefois pas jugé bon de se mêler au projet lui-même, sans quoi vous auriez été trouvée...Plus tôt.
Par ailleurs, si nous avions voulu vous prendre de force, sachez le, nous n'aurions pas cette conversation...(Il respire d'un asthme bruyant pendant quelques secondes, pour laisser ses mots s'imprimer dans l'esprit de l'androïde)...Vos termes sont raisonnables. Nous exigeons de vous une loyauté sans faille en retour. Nous allons vous ramener sur Géonosis. Là vous serez immatriculée dans les rangs Séparatistes et l'on accédera à vos demandes.
Il tend sa main squelettique à six doigts vers Afituz. Son autre main est dans son dos. Il n'a pas un temps illimité, et le capitaine non plus. Rester en orbite autour d'un astéroïde dans une station spatiale est tout ce qu'il y a de plus inhabituel, mais l'inhabituel est depuis longtemps le quotidien de Tericarax – et aussi tous les inhabituels n'ont pas la même priorité. Il a un rapport à faire auprès du CRDA au sujet des négociations avec le sénateur Jnum, et l'heure tourne.
- Un avenir prometteur vous attend au sein de la CSI, Afituz...Si vous restez fidèle à vos engagements. -
Post n°9
Auteur : AfituzAfituz souriait, non seulement son plan pour avoir les mêmes droits qu'un organique semblait fonctionner, mais le droïde Iroey était en réalité un cyborg. Un cyborg qui vu sa réaction à son petit discours, allait être très intéressant à ‘observer' dans l'avenir proches. Ses réactions étaient des plus amusantes. Elle finit d'écouter le discours passionné d'Iroey avant de se tourner vers la personne qui allait sans l'ombre d'un doute, devenir son supérieur, seulement pour être prise par surprise par le regard perçant qu'il lui lança.
* pourquoi il me regarde ainsi ? Se pourrait-il qu'il soit un pervers ? Dans ce cas je ferais mieuxx de vérifier qu'il n'y a aucun problème avec les vêtements que je porte.
Afituz baissa immédiatement les yeux, pour vérifier que la blouse de laboratoire qu'elle portait recouvrait bien tous les éléments appropriés de son corps. Ne voyant rien d'indécent elle releva les yeux pour voir que son futur supérieur lui tendait la main. Sûrement un geste symbolique représentant la finalisation de l'accord ?
D'une main elle serra la main du cyborg, main qui d’ailleurs possédait six doigts squelettiques ce qui était définitivement étrange. De l'autre elle prit l'holodisque qui était dans les poches de sa blouse pour le remettre au lieutenant de la CSI en lui disant :
-Voici l’holodisque contenant toutes les recherches sur le ROA que mon créateur a effectuées comprenant, mais pas limitées, à mes plans de construction. Lieutenant Tericarax j’attends avec impatience tous les frères, sœurs et pièces de rechange que vous allez me créer. Quand partons-nous? Plus vite je serai sortie de ce trou perdu plus heureuse je serai. Je vais vous attendre dans le sas, rejoignez-moi quand vous serez prêts.
Afituz lâcha la main du lieutenant et se prépara à partir à grande vitesse quand elle se retrouva nez à nuque avec celui qui était le seul droïde du trio d’intrus. Ne voulant pas attendre que le droïde s'écarte de son chemin, Afituz se faufila dans l’un des espaces libres de la porte et se retrouva loin dans le corridor avant même que le droïde n’ait le temps de réagir.
Aussitôt que j'aurai le temps, j'incinérerai cette blouse sale et usée avant de m'approprier des vêtements dignes de ma personne.*
Une fois arrivée au sas l'androïde rit, pour quelque instant, d'un rire autant démoniaque qu'angélique. Elle était prête pour la galaxie, mais la galaxie était-elle prête pour elle?Spoiler : Disclaimer
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Post n°10
Auteur : IroeyAinsi donc les choses avaient fini par se calmer tel le début d'un petit feu de broussaille. Iroey en fut soulagé et donc n'était plus du tout sur ses gardes concernant Afituz. Le cyborg regarda ainsi donc un accort se faire entre Tericarax et la délicate gynoïde, ceux-ci se serrant la main. Quoique le prototype est remarqué ce qui semble être des émotions dans le regard de son ancien projet concurrent. Celle-ci avait semblé regarder un moment le lieutenant qui la fixait pour par la suite regarder ses vêtements. En effet, celle-ci est seulement vêtue d'une camisole comme on la voix chez les patients dans les hôpitaux. Mais celui qu'elle porte est dans un piteux état. Il devra sans doute lui trouver des vêtements. Les organiques ne sont pas du genre comme eux à ne pas porter de vêtement. Comme exemple, Iroey porte depuis la mission sur Taris une cape noire qu'il a trouvée dans les grabuges de l’hôpital. Sans doute que celle-ci avait appartenu à l'un de ces membres de Cerberus, mais encore là, ce n'est qu'une simple hypothèse. Se fut alors que la demoiselle artificielle aux longs cheveux mauves trompa la vigilance du garde magna en se faufilant vivement à ses côtés pour se rendre rapidement au sas avec un étrange rire, se retrouvant de nouveau seul avec son partenaire kaleesh. L'archétype se tourna alors lentement vers puis lui prit la parole.
-Si cela ne vous dérange pas lieutenant, je vais m'occuper d'Afituz moi-même... Ayant du temps libre, je vais m'occuper de son entraînement de base ainsi que de son éducation de l'état de la galaxie actuellement. Je vous propose ceci, car vous devez avoir vos propres projets en ce moment et aussi votre rapport à faire au haut commandement suite à notre mission qui a porté fruit avec les mandaloniens... Je vais fermer la marche cette fois...
Dit-il simplement, laissant le grand cyborg devant lui se remettre en marche, le garde personnel ouvrant la marche jusqu'à la navette où se trouve sûrement la nouvelle acquisition de la C.S.I. Une fois dans la navette, le géant de fer vit l’androïde qui semblait regarder le pilote B1 qui semble la regarder aussi. Une scène farfelue certes, mais le temps n'est pas à la blague. Iro dit au pilote qu'il pouvait partir et retourner à la base militaire de Géonosis, l'être d'acier ayant fort à faire pour apprendre à Afi se qu'elle à manqué depuis toutes ces années enfermées ici dans cette installation en ruine. Se fut alors en plein milieu du vol sur la trajet du retour qu'Iroey se leva pour alors fouiller dans un tiroir et y sortir une combinaison spatiale, la tendant à la jolie femme avant de lui dire :
-Portez ceci... Vous allez avoir meilleure allure une fois arrivée que si vous portez cette loque... Il y a une salle de bain dans la navette... Prenez votre temps.
Puis le cyborg retourna à son siège, regardant dehors alors qu'ils pénètrent dans l'atmosphère, arrivant finalement au bercail. Au moment de sortir, il toqua légèrement à porte pour signaler à Afituz qu'ils sont arrivés. Laissant de l'espace pour que Tericarax et son garde du corps puissent passer librement dans l’étroit corridor. Mais l'archétype tourna la tête vers lui et lui dit :
-À une prochaine fois lieutenant...
Puis il attendit de nouveau devant la porte, se demandant ce qui pouvait bien prendre autant de temps à sa protéger pour sortir. -
Post n°11
Auteur : TericaraxLa droïde serre la main du lieutenant, puis se met à farfouiller dans la vieille chemise d'hôpital qui lui sert d'habits. Le tissus est noirci par endroits, sale, troué, épuisé, il s'évide aux manches et s'effrange aux jambes. Après une courte recherche, Afituz extirpe un holodisque qu'elle lui tend, en y joignant une description orale. Ce disque contiendrait toutes les informations au sujet de sa conception, sa création, et même les recherches complètes de son créateur – dont la mystérieuse résine, si l'en en croit ses paroles. Trop impatiente pour observer le moindre respect, la jeune humaine artificielle fuit la salle – comme si le désir de liberté s'était soudainement manifesté en elle. Svelte et souple, elle passe outre le droïde stationné devant la porte. Notre cyborg prend note de l'entraîner à mieux gérer tout ce qui provient de son dos. L'autre tente de se lancer à la poursuite de la jeune droïde, mais c'est une initiative qui n'a pas d'intérêt. Qu'elle court autant qu'elle le désire, sans le lieutenant elle n'ira nulle part. Elle a tout un astéroïde pour se dégourdir les jambes si cela lui chante, mais la seule voie de sortie est la navette. Ses pilotes n'obéiront pas à Afituz, et il est improbable qu'elle puisse commander pareil engin seule.
D'une phrase, d'un mot, Tericarax interrompt son unité dans sa chasse, puis lui montre un boîtier proche du mur porteur de la salle. Ce boîtier est l'un des panneaux de commande du réseau électrique. Il est impératif d'en avoir un au sein de son laboratoire, pour pouvoir répartir l'énergie de façon appropriée pour tous les instruments.
- Désactivez moi le courant du sas principal.
Tericarax est précautionneux. Nouvelle droïde ou pas, il n'est pas prêt à lui faire confiance. Elle n'a pas fait ses preuves. Elle court, oui, mais vers où ? Elle peut tenter de les piéger à l'intérieur. Il suffit d'y ajouter l'auto-destruction de la station, et le piège mortel est prêt. Pas question d'offrir pareille opportunité – même sur un plan hypothétique. Ne jamais croire sur paroles quelqu'un sans une certitude absolue. Tout remettre en question, tout contrôler, tout prouver. Rien ne peut être laissé au hasard, car l'échec n'est pas quelque chose de tolérable dans les conditions actuelles.
Son serviteur s'approche du panneau en question puis l'ouvre et abat plusieurs interrupteurs, provoquant immédiatement un son de décompensation - celui que font les générateurs lorsqu'ils s'éteignent. Comme le Kaleesh l'avait soupçonné, le concepteur d'Afituz a consigné en dessous de chaque disjoncteur sa fontion et la zone qu'il alimente. Cela est tout naturel. Les scientifiques n'aiment pas perdre du temps avec des manipulations stériles : s'indiquer clairement ce qui correspond à quoi est la base même pour espérer être efficace.
Malgré l'action du Magna, le courant dans la salle n'est pas interrompu, signe qu'il a touché aux bons disjoncteurs. Bien. Cette précaution prise, pour empêcher par exemple que la droïde ne leur fausse compagnie en les piégeant à l'intérieur, Tericarax se tourne vers Iroey.
- Vous aurez la responsabilité de votre...Découverte dans la Confédération Iroey. Sa formation ne vous est pas seulement accordée, elle vous est confiée. Comprenez bien cette nuance. Vous accordez trop de confiance à un androïde découvert il y a seulement quelques minutes. Cette naïveté – quoi que touchante car fondamentalement organique – vous mènera à votre perte si vous ne prenez pas garde. Vous n'êtes pas un B1 écervelé, vous êtes un soldat de la Confédération des Systèmes Indépendants.
Qu'une nouvelle découverte vous emplisse d'enthousiasme est compréhensible, mais que cet enthousiasme n'entrave pas votre analyse méthodique. Ou peut être l'apparence séductrice de cette jeune femme a-t-elle touché certains des souvenirs enfouis dans votre esprit humain ?
Gardez l’œil ouvert Iroey. Dans cette station comme en dehors, vous n'avez aucune assurance sur les intentions des personnes qui vous entourent. (Il montre l'holodisque entre ses griffes macabres. Sa respiration est calme, mais toujours pesante – agaçante par ses inflexions pathologiques.)
Le projet Afituz me donne sa parole que ce petit disque contient les informations que je désire. Pouvez vous me garantir en observant cet holodisque qu'il ne contient pas un virus polymorphe dont l'objectif est de ravager toutes les bases de données confédérées ? Pouvez vous m'assurer que ce disque contienne ne serait-ce qu'un dixième des informations promises ?
N'oubliez pas les protocoles Iroey. Ils sont établis pour éviter les négligences. Et quel protocole appliquons nous dans un endroit étranger qui recèle des données potentielles ? Passer l'endroit au peigne fin Iroey. Méthodiquement fouiller l'endroit, de chaque appareil extirper méticuleusement jusqu'au dernier byte. Outrepasser les clés de cryptage et les codes d'authentification – ou les transmettre au service cryptographique si cela ne peut être fait. Stocker les archives, les dossiers, les programmes pour que tout soit analysé, étudié, synthétisé.
Ce laboratoire n'est pas en territoire hostile. Je compte sur vous pour envoyer dans les prochains jours une équipe, afin de récupérer tout ce qui aurait pu nous échapper.
Tericarax fait un geste de la main. Son garde magna comprend l'ordre et rétablit le courant en remettant les différents interrupteurs dans leur position initiale respective.
Le retour vers l'extérieur est plus rapide. Toujours en alerte, le lieutenant fixe impitoyablement chaque recoin d'ombre. Lorsqu'ils arrivent finalement devant le sas, Afituz les y attend. Elle compose joyeusement la combinaison sécurisée, et le sas s'ouvre. Laissant derrière eux la station-laboratoire, le quatuor d'acier s'engage vers la navette qui avait amené Tericarax et Iroey sur l'astéroïde. Iroey et Afituz n'ont pas besoin d'air pour respirer, mais le cyborg lui ne dispose pas d'un tel luxe ; un masque respiratoire projette à chacune de ses inspirations de l'air dans ses poumons meurtris.
Les astéroïdes sont un monde étrange. Gris, terne, dépourvu de couleur comme de saveur, il ne s'agit que d'une terre neutre, accidentée et poussiéreuse qui donne sur la noirceur infinie de l'espace.
Tericarax avance dans cette noirceur comme un fantôme ; sa longue cape de guerre – sinistre linceul de noir et de rouge – danse, guidée par un rythme qu'elle seul entend, libre de tout air et de tout vent. La navette est bientôt en vue. Deux droïdes B1 sont stationnés devant la plate-forme. À l'arrivée du lieutenant ils se mettent au garde-à-vous, à la façon d'Iroey précédemment. On ouvre l'accès au vaisseau, qui projette une raie lumineuse sur le sol gelé et sans vie de l'astéroïde
Bientôt, Afituz, Tericarax et Iroey se retrouvent embarqués et l'on décolle. Le garde magna ne dit rien. Tericarax est plongé dans son habituel silence – si l'on peut considérer son bruyant asthme comme silencieux. Le soldat Confédéré et cyborg Iroey, lui, est aux petits soins avec la jeune femme aux cheveux mauves. Se pourrait-il que son cerveau organique soit tombé amoureux ? Le scientifique retient une toux. Et quelle importance ? Les affaires de ses subordonnés sont sans importance. Aussi longtemps qu'ils remplissent les tâches qui leur sont confiées...
La navette rejoint l'un des nombreux ponts du destroyer providence. Avec un « clang », elle se pose au sol, encadrée de droïdes qui contrôlent toute la procédure. On débarque ensuite. Le grand cyborg se lève, et son IG-100 est le premier à descendre – mesure habituelle de sécurité. Toutefois, une fois ce dernier à terre, notre Kaleesh se tourne vers Iroey. Son regard est implacable.
- Vous descendrez directement en navette sur Géonosis, explique le cyborg froidement. J'attends un rapport de formation impeccable de votre part, Iroey.
Là-dessus Tericarax sort, laissant soin aux pilotes de reprendre une manœuvre de décollage. La dernière vision qu'il a de l'intérieur de la navette est celle d'Afituz sortant avec une nouvelle tenue, sous le regard du soldat. Il se détourne, rattrape un pan de sa cape malmenée par le décollage du véhicule interstellaire, et finit par disparaître du hangar, vers le pont de commandement.
Il a bien des choses à faire, et le temps file. -
Post n°12
Auteur : Afituz((HRP)À suivre dans : http://star-wars-rpg.soforums.com/t5973-Mise-jour-d-Afituz-Iroey.htm )