Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Post n°1
    Auteur : Super PNJ

    Le plus grand problème avec les légendes c’est qu’elles finissent généralement par être confrontées à la réalité. Certains passages jusqu’alors édulcorés prennent soudain des formes bien moins héroïques. Des héros deviennent alors des connards et des connards deviennent des héros. Une autre cruelle vérité dans ce monde réside dans un constat fort simple : à trop taquiner les étoiles on finit généralement par se brûler. La destruction du Prusse marquait un tournant dans la légende de « la reine des pirates ». Elle venait à son tour de vivre la cruelle destinée d’Icare et voilà qu’elle finissait bien bas. Maria avait longtemps volé au-dessus des lois. Comme le disait si bien le proverbe « les problèmes sont rares dans les airs, c’est toucher le sol qui est dangereux ». Le retour à la terre ferme avait de quoi être déroutant : en tenue de prisonnier orange fluo, menottes au poignet, on la menait le long d’un couloir qui n’en finissait jamais.

    L’ex flibustière était escortée par deux magna garde qui n’avaient de cesse de lui botter les fesses dès qu’elle ralentissait. Après une minute de marche à n’en voulant plus finir elle était enfin arrivée à destination : une petite porte. Si pour un homme cela s’approchait beaucoup plus à un portillon c’était que cette ouverture avait été faite à l’origine pour des Géonosiens. Toute personne dépassant les 1m60 était obligée de se baisser pour y rentrer. Les droïdes ouvrirent la porte et la poussèrent à l’intérieur sans le moindre ménagement. Maria avait été jeté si violement à l’intérieur qu’elle tomba face contre terre. Le sol était très poussiéreux et c’était normal puisqu’il qu’il ne s’agissait là que d’une terre battue. L’ancienne pirate était au sol dans cette saleté, sa salopette de prisonnier était couverte de terre, tout comme ses cheveux et son visage. Une voix masculine résonna soudainement dans la pièce.


    « - Le capitaine court cinq dangers: Téméraire, il risque d’être tué. Lâche, il risque d’être capturé. Coléreux, il risque de se laisser emporter. Chatouilleux sur l’honneur, il risque d’être humilié. Compatissant, il risque d’être tourmenté. Dîtes moi, quel genre de capitaine étiez-vous ?»


    C’était là une citation des plus déroutantes. On venait de faire référence à un code de la piraterie spatiale très ancien. Un code qui datait selon les rumeurs des premières apparitions du livre du dieu cornu dans la galaxie. La jeune femme releva la tête. Elle se trouvait dans une pièce à l’architecture typique de Géonosis. C’était une petite pièce ronde aux murs de pierre orange. Des arcades partaient du sol pour se rejoindre en un point culminant a quelques cinq mètres de haut. L’endroit ressemblait à une petite alcôve, aussi étroite qu’élancée vers le ciel … Un ciel qui pourtant était cruellement absent … Cette « chapelle » n’avait pas la moindre ouverture. Le seul éclairage qui y demeurait émanait de d’appliques aux lumières tamisées. Il n’y avait là qu’une seule porte d’entrée et de sortie : c’était le chemin que Maria avait emprunté pour venir ici. A la vue de la fraicheur qui résidait en ces lieux il ne faisait aucun doute : on était profondément enfouis dans une ruche Géonosienne.
     
    Au centre de la pièce se trouvait un homme adossé sur un beau bureau d’ébène. Arborant l’uniforme Séparatiste, c’était là un humain d’âge moyen, sans doute une petite trentaine. Les mains jointes, il fixait calmement la personne affalée au sol. Et dire que cette femme avait été jadis un fléau de l’espace. C’était assez difficile à croire. Le secrétaire en bois et le fauteuil dans lequel se prélassait l’intéressé contrastaient avec ce qu’on avait l’habitude de voir sur pareille planète. L’individu délia finalement ses mains avant de reprendre la parole.


    « - Je vous en prie asseyez-vous. »

    Maria se releva péniblement et vint s’asseoir sur la seule chaise qui se trouvait en face du bureau. Alors que le fauteuil était de bonne facture, la chaise qu’on lui avait proposée était aussi moche qu’inconfortable. Sur la table devant elle se trouvaient un porte document, un cendrier et deux verres. Le militaire souris à la pirate avant de claquer des doigts. L’instant d’après les menottes de la prisonnières se détachèrent d’elle-même. Télékinésie ? On ne savait que dire. Sous son attitude chaleureuse le militaire restait quelqu’un de dangereux. Cheveux brun coupés à la règlementaire, yeux gris-verts, il avait rien d’effrayant dans son allure mis à part une petite chose : l’insigne de métal qui était accroché sur son col. Ce symbole, à priori anodin, était celui du DSP. C’était là l’acronyme pour le funeste Directoire de la Sécurité Politique : la police secrète séparatiste. Peut-être que Maria ignorait à qui elle avait à faire, mais il était clair qu’on n’hésiterait pas à la faire garroter si on le jugeait nécessaire. Malgré sa fonction, l’homme restait pourtant d’un naturel fort sympathique. Il sortit un étui a cigarette et en tendit une à Maria. Une fois la chose faite il servit deux verres, un pour lui et un pour elle, à l’aide d’une flasque qu’il avait sorti de son uniforme. A la couleur et l’odeur du breuvage un amateur était en mesure de reconnaitre  un whisky tourbé. Le militaire referma sa flasque et appuya sur l’unique bouton de son bureau.

    « - Lieutenant Johanson Bayern, procès-verbal n° 816 421. Détenu : Maria Beilschmidt, début de l’enregistrement. L’homme retira son doigt du bouton et bu une gorgée de whisky. Il ouvrit délicatement le document qui était sur la table. Il comprenait des photos, des rapports, … il est fait mention des exactions passées de la pirate. Il était parfois dangereux d’avoir une certaines renommée dans la galaxie surtout lorsqu’on était considéré comme une plaie pour les société civilisée. Madame Beilschmidt : vous et vos camarades avez pénétré l’espace Confédéré avec un vaisseau militaire arborant le fanion pirate. Cette affaire ne m’intéresse pas. Pourriez-vous seulement me donner une raison valable pour ne pas vous faire exécuter ? »
     
    Johanson avait mentionné « vous et vos camarades ». La phrase n’était pas anodine : la Confédération en avait attrapé d’autres. Quelques noms de l'ancien équipage de Maria était noté dans son dossier, certains étaient barrés, sans doute avaient-ils étaient exécutés. L'ex capitaine avait les cartes en main. La question de l'officier avait de quoi surprendre : il n'avait rien à faire de son crash sur Géonosis, il ne semblait pas vouloir d'explication, ce qu'il voulait : une raison pour ne pas la faire tuer immédiatement. Qu’allait-elle faire ou dire pour éviter d’être sommairement exécuté par le DSP ? Le militaire avait sa vie entre ses mains, mais c’était encore elle qui appuierait sur la gâchette.


    Spoiler : Spoiler
     
     

    Mufus 

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Post n°2
      Auteur : Maria Beilschmidt

      Des secoues assez puissante venait de réveiller la grande reine des pirates dans son sommeil, elle ne comprenait pas de quoi il pouvait s'agir si ce n'était une attaque surprise... Mais son équipage l'aurais prévenue et cela n'était guère normal. Avec difficulté elle se leva et se rendit au pont qui était désert, rien que le fait de voir cela la mit dans un état d'énervement des plus extrême possible et cela allait encore s'aggraver lorsqu'elle regarda les quelque vidéo où elle vit clairement l'équipage ayant saboté son vaisseau... Son chère Prusse foncé vers la planète sans pouvoir être sauvé.

      - Les lâches sans nom ! Des abrutis n’ayant aucune dignité et respect pour une veille comme moi ! Attendez que je les retrouve ses enflure je vais leur botter le cul jusqu'à les renvoyez dans le ventre de leur mère….

      Décapitant de tel injure jusqu'à la capsule de secours, elle percuta juste au moment où a capsule s'éjecta qu'elle n'avait pas pris d'arme et n'avais sans doute même pas cent crédit avec elle. La descente fut pénible. Mais elle ouvrit les yeux pour voir ce gros soleil pas très bon pour elle et sa peau délicate. Elle regarda vite fait l'argent qu'elle disposait et fut sans surprise qu'elle vit ses cinquante petits crédits... Bien loin du pactole reste sur le Prusse qui avait dû exploser dans l'espace. Elle n'eut pas grande marche à faire qu'elle fut alpaguée par des droide de combat venue l'arrêter.

      - Rend toi  pirate et nous n’utiliserons pas la force, dans le cas contraire…


      - La ferme le droide, je suis la grande reine des pirate et je…

      Elle fut interrompue par un tir neutralisant qui la toucha et la fit perdre connaissance. Les droide B1 se moquaient de ce qu'était Maria et ils la ramenèrent à la base la plus proche. Lorsque Maria retrouva sa vue. Elle ne pouvait croire ce qu'elle voyait... Elle était emprisonnée avec des vêtements de bagnard, des menottes trop serrées, sans un crédit et surtout sans alcool. Assise seul au fond de cette cellule pendant quelque jour. La reine des pirates était pour la plupart du temps calme voir déprimer, presque assassiner par l'énorme vague de chaleur que dégager l'environnement et en manque d'alcool qui n'aidait pas sa situation vue sa grande dépendance. Comment avait-elle fait pour en arriver déjà là. C'était la faute de cette incompétent de qui lui avais dit que la CSI n'aimait pas très bien les sith et qu'il pourrait bien l'aider de nombreuse manière... Puis deux garde magna apparurent afin de l'emmener.

      - Prisonnière Maria, veuillez nous suivre.


      - Oh vos gueules et amène moi des boissons alcoolisée, je suis trop incroyable pour me faire commander par deux droide idiot l’un comme l’autre.

      Ils n'eurent guère le choix de la trainée de force dans les longs couloirs et à se prendre des tonnes d'injure et ils finirent par la jeter dans un lieu assez poussiéreux vu la tonne de poussière qui se leva lorsqu'elle tomba. Couverte de terre sur de nombreuse parties du visage, cheveux ou encore du corps et puante comme pas deux car, n'ayant pas eu une douche depuis plus de trois jours. Cependant, elle retrouva un grand sourire lorsqu'elle entendit une voix plus humaine, malgré le manque d'alcool elle pouvait encore montrer un visage et un comportement... Insupportable.

      - Écoute-moi bien le petit chef qui eut faire peur, je suis l'élite des pirate donc... Je suis la pirate la plus parfaite qui n'a aucune de ses cinq tartres que tu à cité, car je suis incroyable et parfaite sous toutes les formes !


      Son ego n'avait donc pas vraiment pris de coup malgré cette tenue et sa situation actuel étant proche de la dite exécution qui ne faisait pas l'ombre d'un doute. Elle releva la tête puis tout son corps en continuant d'aborder se sourire un peu sadique voir masochiste dans le fond. Elle tenta d'analyser les lieux, mais sa vue était floue. Mais il ne fallait pas rêver, il n'y avait sans doute qu'une entrée et une sortie, la pièce devait être très bien surveiller par des droide ou d'autre homme. Cet homme l'invita à venir s'asseoir sur une chaise bien inconfortable, une fois fait il retira de manière presque théâtrale les menottes de pirate et lui tendit un cigare et un verre d'alcool... Qu'elle s'empressa de boire rapidement pendant qu'il posait ses questions.

      - WAAAAAH ! Enfin autre chose que cette eau dégueulasse. Hein... J'ai plus d'équipage vous savez, ils m'ont tous lâchement abandonner ses fumiers. Si vous les avez tous tués ce n'est pas moi qui vais pleurer. Je leur aurais arraché a tête de mes mains si ce n'était pas le cas.


      Le regarda vite son cigare mais n’ayant pas de feux… Elle ne pouvait le savourer complètement donc elle regarda le verre encore plein de ce bourreau. Il risquait de pouvoir boire n’importe quand et il fallait détourner son intention pour que Maria puisse s’emparer de son divin breuvage. Elle leva les yeux en l’air afin de faire croire qu’elle suivait quelque chose des yeux.

      - Je suis ici parce qu'un de mes anciens membres d'équipage qui a réussi à s'enfuir il y a quelques semaines, il m'a dit que vous ne les aimés pas non plus.... Les sith et l'Empire sith et vu que je ne les aime pas non plus... Il avait pensé que votre groupe aurait pu me filer un coup de main, en plus on trouve moins de volontaires pour affronter cette pire ses derniers temps... Plus un seul qu'à des couilles dans cette galaxie. Elle pointa quelque chose au plafond. Oh c'est quoi cette chose-là !

      Il ne restait plus qu'a prié pour que cet idiot ait levé les yeux et n'ait pas son verre dans les mains ou l'avoir consommé. Les deux mains de Maria foncèrent rapidement me s'emparer du verre d'après sa dernière position connue sans vraiment jeter un regard sur le précieux liquide. S'il était encore là il finirait rapidement de son gosier, à l'inverse, elle se prendrait un beau Fail.

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        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°3
        Auteur : Super PNJ

        « - Ça ?! Ben’ c’est un plafond ? »

        La question de la prisonnière était pour le moins déroutante. L’homme réalisa bien trop tard l’ingénieux stratagème dans lequel il était tombé. Il avait été berné ! En moins de temps qu’il n’en faut pour se faire dépouiller sa bourse par un jawa dans une rue de Mos Espa (et je peux vous le dire ça va très vite) l’odieux larcin de Maria avait été perpétré ! Il y a bien des choses que l’on peut pardonner mais voler le verre d’un homme et sans doute l’acte le plus ignoble qu’il m’eut été donné de lire. Johanson n’eut pas d’autres mots à la bouche qu’un classique mais efficace :

        « - Ho la put* ! »

        En raison du règlement du Forum le mot prononcé par le militaire a été censuré mais je peux vous indiquer que la lettre qui se trouve normalement à la place de l’étoile est entre le « D » et le « F ». L’insulte avait été proférée sous le coup de l’émotion. Ce n’était pas digne d’un officier de son rang. Il coupa immédiatement le micro en appuyant une nouvelle fois sur le bouton du bureau. Maria avait eu une chance d’éviter la peine capitale mais ses déclarations n’avaient pas convaincus son interlocuteur. Paradoxalement, se fût son attitude qui retarda son exécution. La reine des pirates avait eu une chance et ne l’avait pas saisit. Elle avait descendu le verre de Johanson aussi vite que le premier. Sans doute ignorait-elle le concept même du long-drink.
        L’officier du DSP esquissa un léger rictus avant de sortir un stylo de sa poche. Elle avait eu droit à un dernier verre comme certains condamnés à mort. Maintenant c’était direction l’échafaud. Il allait signer son exécution lorsqu’il remarqua que les feuilles du dossier de Maria étaient toutes trempées. En attrapant le verre la jeune femme avait renversé du whisky sur le dossier. L’homme haussa les yeux, il était plein de désarroi.


        Johanson inspira profondément. Même s’il ne le disait pas, cette petite effrontée l’amusait. Il rangea son stylo et la regarda droit dans les yeux.


        « - Mais pardonnez-moi, quel hôtes fais-je ? Voulez-vous un autre verre ?! »

        L’attitude de Maria en disait long sur sa réponse. L’officier fît claquer ses gants en cuir avant de ressortir la flasque de son uniforme. Les deux individus se regardèrent un moment dans le blanc des yeux. Si les yeux rouges de son invitée avait de quoi surprendre ce n’était pas ça qui allait faire peur au militaire de carrière. Calme, il adressa un énième sourire à l’ex capitaine avant de déboucher la flasque. Mais au lieu de lui resservir un verre il vida le précieux contenu sur le sol. La terre battue n’absorbait pas vraiment l’eau et l’alcool y fît une petite flaque à côté du bureau. C’était là un subtil mélange de boue et de whisky, mais de whisky quand même. L’officier releva la tête vers la flibustière avec amusement. Il ne disait aucun mot. Comment allait-elle réagir ? Il se demanda si son manque pouvait la résoudre à boire ce qui se trouvait au sol.


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        Mufus  

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Maria Beilschmidt

          Le plan avait fonctionné et l'homme allait sans doute continuer de ne paraitre qu'un jouet dans les mains de la pirate qui comptait bien lui en faire baver et faire voir de toutes les couleurs sachant son exécution certaine... Elle n'avait pas beaucoup douté et avais même involontairement retardé son exécution, l'homme avait même lancé une injure pendant qu'elle rigolait de son rire aigüe très insupportable.

          - Pepepepepee hah ! Pepepepepee hah ! Il a perdu sa bière et il en oublie ses galons ! Pepepepepee hah ! C'est le contre coups de se la jouer officier gentil devant une condamnée à mort... Pepepepepee hah !

          Elle avait vraiment du mal à calmer son grand rire moqueur et en profita pour retirer un peu la boue sur son visage et ses cheveux, l'homme sembla cependant toujours essayer de jouer les officier séparatiste gentil et aimable malgré le bruit du rire qui devait lui assourdir les oreilles. Est-il masochiste ou voulait-il s'envoyer en l'air, car sa femme avait refusé de le câliner ? Quoi qu'il en soit, il proposa un autre verre à la Reine des pirate qui lui tendit son verre. Ce dernier sorti une fois de plus son précieux breuvage, ils se fusillèrent du regard, car la pirate pensait bien que ce dernier allait se venger. Et c'est ce qu'il fit en envoyant tout son précieux Whisky au sol. Maria tomba au sol presque en pleure.

          -NOOOOOOON ! La précieuse boisson.... Qu'est-ce tu fais ? On est amis... Non ?


          Elle attrapa un peu de cette boue et la mit à la hauteur de son visage, elle sentait les larmes à ses yeux, l'homme venait de voir une chose rare et allais le regretter de bien des manières. Elle releva la tête avec des yeux provenant presque du plus dangereux des sith... Il luisait fortement dans son environnement assez sombre pendant qu'elle se releva en serrant dans une seule main la boue et fit quelques pas vers l'officier avant de hurler une fois assez proche.


          - VENGEANCE POUR L’ALCOOL !

          Elle lançât presque à bout pourtant la boue au visage et se retourna pour attraper sa chaise inconfortable pour le frapper... Encore et encore. Si part aventure, elle trouvait une lame sur l'officier Séparatiste. Il entendrait une nouvelle histoire au sujet de la magnifique cicatrice à la joue gauche de sa majesté de la piraterie. Encore fallait-il que l'officier soit aussi faible qu'elle le pensait. Hélas, son côté un peu trop sûre d'elle allait sans doute encore la perdre dans une bataille déjà jouer d'avance. Surtout si la pièce était surveillée ou les gardes pas trop loin.

          - À L’ATTAQUE POUR LE WHISKY !

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            #5

            Post n°5
            Auteur : Super PNJ

            Maria s’était laissée emportée sous le coup de l’émotion. Elle s’attaquait à présent à l’officier à coup de chaise. Son attaque surprise lui avait permis de prendre à dépourvu son adversaire mais c’était là une chose qui n’allait pas durer bien longtemps. Consciente de ce fait elle avait fouillé rapidement les poches du militaire à la recherche d’une quelconque arme blanche mais elle se retrouva bien vite bredouille. Un temps précieux venait d’être gaspillé et malheureusement pour l’ex pirate cette tentative lui avait fait perdre de précieuses secondes que son adversaire avait sût utiliser à son avantage ! Johanson avait repris ses esprits et il para un des coups qui lui était adressé. La position de force était sur le point de s’inverser. Il la secoua si violement qu’il envoya valdinguer la chaise qu’elle tenait au fond de la pièce. La seconde d’après l’homme effectuait déjà une clef de bras sur la détenue. Il lui tordit le bras et le lui plaça dans son dos. Elle était maîtrisée. Plus elle remuait plus la douleur était importante. Au bout d’un moment la reine des pirates posa genou à terre.

            Il n’y avait plus de galanterie : le séparatiste lui donna un coup en plein thorax. Le souffle coupé, Maria tomba face contre terre dans la flaque de boue à côté du bureau. L’homme plaqua son genou contre la nuque de la jeune femme pour la maintenir au sol et il la laissa ainsi suffoquer doucement dans la fange. Maria commençait à avoir du mal à respirer. Elle se débattait vainement sans grand espoir de réussite. Son adversaire l’avait immobilisé via une prise de CQC et le genou pressé contre sa nuque pouvait la lui briser à n’importe quel moment. Les secondes s’écoulait … Puis se furent les minutes ... La résistance de Maria se faisait de moins en moins sentir. Ses forces la quittaient, elle se noyait dans une flaque de boue pas plus profonde que trois centimètres d’eau … Les yeux révulsaient elle tombait en syncope.

            S’en était assez. Le militaire l’attrapa par le col la retira en arrière. Maria respira à gorge déployé. Johanson claqua des doigts. L’instant d’après les deux droïdes qui surveillaient l’entrée rentrèrent dans la pièce (en se baissant difficilement pour passer la porte). L’un attrapa les menottes sur le bureau tandis que le second remettait Maria debout. L’officier semblait s’être désintéressé lui aussi de son  jouet. Son attention s’était reposée sur la disposition de son bureau : il s’était afféré à remettre en place la chaise pliante et ce qui avait été renversé dans l’altercation. Un des verres avait été brisé au cour du combat et pour la première fois depuis leur rencontre son visage laissait transparaitre un profond sentiment de tristesse. Il posa les débris sur le bureau puis sorti son stylo et annota quelque chose sur le dossier de Maria.


            « - Alors comme ça vous êtes un capitaine colérique … »

            Ça semblait bien loin de la pirate parfaite dont elle se vantait. L’ancienne pirate semblait s’apprêter à lancer une réplique qui s’annonçait des plus cinglantes. L’’officier lui intima l’ordre de se taire en apposant son index sur ses lèvres. Visiblement elle essayait quand même de dire quelque chose … Aussi il appuya plus profondément sur sa bouche. L’énergique pirate lançait un regard plein de défis à son interlocuteur. Sans doute la situation fut-elle différente s’il n’avait pas ses deux droïdes pour la retenir ? Mais de l’autre côté l’homme l’avait maîtrisé avec une étonnante facilité … Johanson la fixait silencieusement de ses pesants yeux gris-vert. Il semblait ailleurs, comme s’il sondait l’être de chair qui se cachait derrière cette carapace d’orgueil. L’orgueil finissait toujours par se briser, tout comme les hommes …

            Le militaire attrapa Maria par le menton. Elle était sale et couverte de boue. Ce n’était plus qu’un bien pale reflet de ce qu’elle avait été jadis. Elle le regardait encore avec dédain comme s’il ne s’était rien passé. Elle puait l’orgueil et le narcissisme. L’officier passa une main dans ses cheveux, elle était si sale ... Ses yeux rouges lançaient des éclairs … Son poing se serra et alors qu’il semblait vouloir la frapper il l’embrassa sans crier gare. Il resta ainsi quelques secondes à lui rouler une galoche (et oui n’ayons pas peur des mots). Il n’y avait pas vraiment de la tendresse dans le geste l’officier. L’homme recula finalement et se contenta de faire un bref signe de tête. L’instant d’après Maria ressentit une forte douleur à la tête puis ce fût un voile noir. On venait de l’assommer par derrière.


            [...]
             

            La reine des pirates passa les quatre jours suivants dans une cellule encore plus miteuse que la première. Les pieds et les mains liées, elle était maintenant enchainée dans une pièce qui n’était pas plus grande qu’un cagibi. Les quatre jours se passèrent sans qu’on lui apporte la moindre chose à se mettre sous la dent. Quatre jours de diète forcée ou même l’eau se faisait à manquer. En tout et pour tout Maria avait droit à une carafe d’eau par jour, mais pas de l’eau normale : c’était là l’eau des canalisations. Au moins on pouvait reconnaître que l’endroit avait l’eau courante ! La faim commençait à se faire sentir, d’autant plus que l’eau qu’on lui servait était si nauséabonde et dégelasse qu’à côté même la boue au whisky passait à coup sûr pour un nectar des plus délicieux !

            Puis le matin du cinquième jour on vint la chercher. Deux droïde Magna Garde la menèrent le long d’un couloir qui n’en finissait jamais. Lorsqu’ils arrivèrent enfin au bout de ce dernier ce fût pour découvrir une bien désagréable surprise : elle se trouvait face à la même porte que la dernière fois. On repoussa Maria à l’intérieur avec autant d’entrain que la fois précédente. Et une nouvelle fois elle tomba face contre terre à peine l’entrée franchie. C’était la même pièce … Tout était identique jusqu’à l’officier Séparatiste, qui, mains jointes, la regardait avec un large sourire. Johanson … Deux choses avaient changées : premièrement la chaise face au bureau étaient clouée au sol maintenant, et secundo : un plat des plus apetissant était posé sur la table (sans couverts). L’odeur du repas avait de quoi raviver les narines et les papilles de la reine des pirates … L’officier du DSP claqua des doigts et une nouvelle fois les menottes de Maria se détachèrent. Il l’invita alors à prendre place sur le bureau. Le plat, vraisemblablement préparé par un cuistot des plus qualifié, était à son intention.

            « - Je vous en prie asseyez-vous. »

            Hormis le plat, tout était identique à sa première visite (jusqu’au cendrier et les deux verres à whisky). L’homme déboucha une flasque qu’il avait sorti de son uniforme et servit les deux verres. Il la regarda calmement avant de pousser les deux récipients dans la direction de l’ancienne flibustière. Quelle face de la capitaine allait-on voir aujourd’hui ?

               

            Spoiler : Spoiler
               
               

            Mufus   

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            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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              #6

              Post n°6
              Auteur : Maria Beilschmidt

              • […] MALÉDICTION ! (Oui, afin de ne pas choquer notre jeune publique, nous avons décidé de soumettre tous les mots violents et insultants lancé Par Maria… C'est-à-dire une bonne centaine, à une légère censure.)

                Tous ses mots pouvaient sortir, elle avait l'avantage de la surprise, mais pas d'objet tranchant ou d'arme sur cet officier et le manque de nourriture l'ayant affaiblis, la montagne de muscle n'eut aucun mal à reprendre le dessus face à la Reine des pirate qui malgré le fait qu'elle se soit fait maitriser par une technique de catch. Elle continuait d'insulter l'officier et par se fait se fit plaquer dans la flaque de boue au gout de whisky qu'elle avalait à moitié. Puis l'officier la renvoya contre sa chaise. Elle tenta encore de gagner malgré le fait qu'elle reprenait son souffle en levant la main pleine de haine vers le séparatiste comme pour l'attraper pendant que l'autre main allais sur son œil droit qui avait reçu de la boue. Cela faisait très mal et la poussait à vouloir se battre contre l'homme qui était pourtant plus fort qu'elle.

                - Che lai thé ! (Traduction : Je vais vous tuer !) Che lai…

                Mais il semblait vouloir que la pirate ce la ferme vu qu'il posa son doigt sur ses lèvres. Cela mit encore plus en rogne sa majesté vêtue de boue sur la moitié de la face (Two face). Puis il l'embrassa sauvagement et l'assomma, alors qu'il s'approchait, elle allait lui rappeler une fois de plus qu'elle était spectaculaire. La suite ? Elle passa cinq jours à moisir dans une autre cellule plus pourrit que celle d'avant avec une eau très mauvaise autant l'odeur que le gout, les enregistrements audio (s'il y en avait) était toujours les mêmes.


                - Je suis trop incroyablement génial pour rester encore dans ce pu***n de troue, en plus, ce mec puait de la bouche... Comme son groupe et ses sbires idiot. Conclusion, ce je suis génial et ce mec est naze !

                Au final, le cinquième jour, elle revécut la même scène que lors de leur première rencontre, un long couloir, une pièce poussiéreuse, cet officier avec toujours le même sourire idiot coller au visage et des menottes s'enlevant. Qu'attendez-t-il le gredin pour exécuter la pirate... Aussi logique que cela paraisse, Maria ne prêta pas attention aux aménagements et fonça directement attraper et enfourner le plat poser sur le bureau sans s'asseoir... Cela avait été rapide et brutal, elle ne plaisante pas avec la viande. On aurait pu facilement la qualifier d'un animal sauvage, elle lui lança tout en mastiquant la nourriture.


                - Vous chavez, che penche qu'on devrait arrêter de che voir... Votre femme n'ech pas une idiote.
                Elle avala ce qu'elle avait dans la bouche. En même temps, je sais que je suis spectaculairement belle malgré mon œil droit un peu plus rouge mais, qu'est qui retient de me tuer ? Votre femme vous a encore fait du mal pour demander mon affection ? En même temps, on n'a forcément une mauvaise haleine avec l'eau servis ici. Vous comprenez pourquoi j'ai arrêté les combats d'arène et commencer l'alcool maintenant ? Kesese ! (un autre de ses rires, moins aigu, surtout utilisé pour se moquer gentiment)

                Elle s’enfila ensuite et rapidement son premier verre de whisky mais, ne se permit pas de s’asseoir. Non, cette fois si, elle resterait debout où lui piquerais sa place, après tout c’était la reine des pirates et personne n’en dirais le contraire, de la qualité, voilà ce qu’elle attendait au final.
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              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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                #7

                Post n°7
                Auteur : Super PNJ

                Enfin … Il s’en était fallu du temps pour que l’ancienne flibustière ne se pose l’unique question qui avait véritablement un sens entre ses murs. C’était une question toute simple et qui pourtant régissait ici une vie : qu’est-ce qui empêchait le Séparatiste de la tuer ? Au sourire amusé qu’il lui adressa par la suite elle pouvait être assurée que ce n’était en aucun cas son charme. L’homme la regardait avec amusement, comme s’il s’agissait d’un jeu de devinette. Une bien cruelle devinette à dire vrai … Mais quoi qu’il en soit les règles étaient posées : il ne comptait pas l’aiguiller. Elle devait trouver par elle-même la raison qui la menait dans cette sale et non sur l’échafaud. Johanson apposa son doigt sur le bouton de son bureau.

                « - Lieutenant Johanson Bayern, procès-verbal n° 816 422. Détenu : Maria Beilschmidt, début de l’enregistrement. L’officier respectait méticuleusement la procédure, une procédure ô combien longue et fastidieuse. Madame Beilschmidt : pourriez-vous me donner une raison suffisante pour que je ne vous fasse pas exécuter ? »

                On y était … L’homme la laissa répondre et quel que fût ici sa réponse il hocha négativement la tête. Rho … Elle avait encore perdue ! Il la regarda calmement avant de claquer des doigts. L’instant d’après une très forte douleur se fît ressentir dans son crâne. On l’avait encore assommé …

                Les jours suivant furent tout aussi gai que les précédents. Car pour le malheur de la belle Beilschmidt un bien étrange quotidien commençait à prendre forme sur Geonosis. On l’affamait là quelques jours dans sa cellule avant de la libérer et de l’amener devant l’officier du DSP. Il l’invitait toujours à s’asseoir avant d’enchainer les mêmes procès-verbaux. Johanson lui posait toujours la même question bien qu’il s’essayait chaque fois à de nouvelles façons de la formuler. Procès-verbal n° 422, 423,…, 428 … Les jours s’enchainaient et la fréquence des interrogatoires étaient de plus en plus hasardeuse. La cellule de la prisonnière était maintenant plongée dans le noir et la lumière de manière toute aussi aléatoire au point de lui faire perdre les notions de jours et de nuits. Elle ne pouvait plus vraiment savoir combien de temps elle passait dans son trou avant qu’on ne l’amène une nouvelle fois répondre à cette terrible question : pourquoi ? Pourquoi ne la tuait-on pas ?!

                L’eau qu’on mettait à sa disposition contenait des drogues qui la plongeaient dans un état second. Il  n’était pas rare de voir des gens devenir fou après quelques jours de pareil traitement. On la prenait ainsi plusieurs fois par jours en interrogatoire puis parfois elle devait attendre bien des jours avant d’être interrogée. Dans tous les cas elle ignorait réellement le temps qui se passait au dehors. Et quelles que fussent les réponses de Maria la fin était toujours la même ... On la maitrisait et on l’assommait ... Ses forces la perdait petit à petit puis on lui donnait à manger un copieux repas puis rebelote. Deux semaines passèrent ainsi jusqu’à une fameuse nuit ou tout basculât …


                Ping Blam Scrotshhhh Pshhhhhhh Zouiip

                Ce soir-là la porte de la cellule de la flibustière grinça pour la toute dernière fois. Un bruit bien étrange venait de se faire entendre dans le couloir. On venait d’ouvrir sa porte et pourtant la chose n’était pas accompagnée du cliquetis commun des droïdes qui venaient généralement la chercher pour l’interrogatoire. Il se passait quelque chose !

                Un humain relativement âgé venait de pénétrer dans la cellule avec une étonnante agilité. C’était là un vieillard aux cheveux court grisonnants. Son corps témoignait des rigueurs du temps mais il se faufilait pourtant avec l’aisance d’un chat. Sans bruit il s’en alla jusqu’à la prisonnière. Il portait une salopette de prisonnier tout comme elle.

                « - Chut ! »


                Le mystérieux individu fît signe à Maria de ne pas faire de bruit. Il la rejoignît et défît de ses chaines à l’aide d’un cutter à plasma. Il lui chuchota quelques mots à l’oreille.

                « - Nous devons faire vite … »

                La reine des pirates était maintenant libre de ses mouvements ! L’homme lui fît alors signe de le suivre. Ils arrivèrent tous deux dans le couloir où se trouvait sa cellule … Les quatre droïdes qui montaient généralement la garde à cet endroit étaient tous à terre. Ils portaient tous des marques de coupures faites par une lame à plasma. Visiblement le sauveur de l’ex flibustière avait de nombreuses ressources. Ils attrapèrent les corps des robots et les cachèrent dans la pièce, mieux valait ne pas laisser ça bien longtemps dans le couloir.

                Une fois la chose faite le vieil homme repris la tête du binôme. Ils avancèrent ainsi au cœur du dédale Séparatiste. C’était là un enchevêtrement de couloirs les plus différents les uns que les autres, certains étaient hauts et larges, d’autres fort étroits … Le tout était fait de la même terre et pierre que la cellule de Maria : ils se trouvaient bien dans une ruche souterraine. Pour s’enfuir de cette prison il était préférable d’éviter la confrontation. Ensemble, le vieillard et sa jeune comparse évitaient les patrouillent et se terraient dans l’obscurité. Au bout d’une dizaine de minute à jouer à cache cahce les deux prisonniers étaient arrivés jusqu’à un placard d’entretien. L’homme l’ouvrit et présenta leur sortie : il y avait une grille de ventilation au sol. L’homme la desserra tandis que Maria faisait la garde puis il la fît passer en première. Elle prît alors la tête et il monta après elle pour remettre la grille en place derrière eux. Visiblement le vieillard connaissait les lieux. Alors qu’ils progressaient le vieillard entendit enfin faire les présentations. Il parlait toujours en chuchotant de peur d’être repéré.

                « - Je sais qui vous êtes. J’ai été en cellule avec un de vos hommes d’équipage avant qu’ils ne le pendent. Il s’appelait Françis Hollandus. Il m’a tout raconté au sujet de leur trahison ... Hollandus avait été un des hommes de la pirate, il devait dire vrai. L’homme indiqua à Maria de prendre à gauche dans le conduit ventilation. Ah pour sûr vos hommes doivent regretter leur mutinerie … A bord d’un vaisseau on se doit de suivre le capitaine, ceux qui l’oublient sont des lâches ! Au moins soyez rassurée : les Séparatistes ne font pas de quartier avec les flibustiers … Le vieillard lui fît signe de prendre sur la droite. J’ai vu la manière dont ils vous traitaient ... Ce n’est pas comme ça qu’on traite avec un capitaine, pirate de surcroit. Votre place est dans les cieux ma reine … Tout comme l’est la mienne … »

                Sa reine ? Sa place ? Visiblement le vieillard était un ancien capitaine lui aussi. Peut-être avait-il lui aussi joué d’infortune pour finir ainsi en ces lieux ?! Quoi qu’il en soit cet homme était un cadeau du ciel ! Au prix d’un long moment à ramper dans les conduits de ventilation les deux détenus étaient arrivés à leur destination. Le plus dur avait été la remontée jusqu’à la surface mais c’était maintenant chose faite. Maria poussa une grille d’aération qui donnait sur le dehors.

                Face à Maria faisait à présent place l’immensité du désert Géonosien. C’était là des terres vides de toutes vies sur des lieux et des lieux à la ronde. Derrière eux un pic rocheux : c’était la ruche Géonosienne qu’ils avaient quittés. Le vieillard sortit à son tour et posa pied à terre. L’homme ne semblait toujours pas fatigué. Il releva Maria par le bras et l’invita à continuer.


                « - Nous devons nous dépêcher Mlle Beilschmidt, la nuit ne durera pas éternellement et pour l’instant son manteau d’ombre nous cache ! Restait à espérer que la pirate soit encore en état de marcher. Le mystérieux personnage entreprit d’éclairer la jeune femme sur ses intentions. Jusqu’à présent il s’était montré bien silencieux quant à son identité. Je suis Sarl'Hac. Mon évasion était prévue depuis 15 jours maintenant, j’attendais le bon moment pour agir. Mes hommes m’ont transmis les plans de la bâtisse en soudoyant un garde. Quand j’ai appris que la Reine des Pirates était emprisonnée dans le même bloc que moi j’ai décidé de vous aider. Après tout on se doit bien ça entre capitaine … »

                Ainsi le viellard était un capitaine. Visiblement il avait un plan mais il refusa d’en parler pour l’instant. Le plus important était de dresser le plus grand écart entre eux et la ruche qu’ils venaient de quitter. Lorsque la C.S.I allait apprendre l’évasion il était certain que des patrouilles seraient dépêchés dans la région. C’était là une région aussi accidentée qu’inhospitalière : des kilomètres de terre ingrate où il n’y avait nulle cités. Une région où les évadés finissaient généralement par périr dans le désert …

                Mais si le vieux bonhomme avait réussi jusque-là il n’y avait pas de raison pour que son plan foire maintenant. Du moins … Il y avait une chance encore pour qu’ils quittent cette maudite région mais cela ne pouvait se faire qu’avec ce bien étrange capitaine. Il connaissait l’itinéraire à suivre … Ils prirent ainsi une route que lui seul connaissait. Ils marchaient sur un sol tantôt rocailleux, tantôt dans des dunes de sables de couleur ocre ... Mais même dans la poussière ils avançaient encore et encore caché par le manteau d’ombre de la nuit … Les étoiles offraient une visibilité suffisante pour regarder ou mettre les pieds mais il ne fallait pas en demander plus. L’homme se faufilait de roc en roc, de cachettes en cachettes avec la même aisance qu’à ses débuts. Il était visiblement en bonne forme et suffisamment paranoïaque pour ne pas marcher tout droit comme un abruti.
                S’il faisait une chaleur éprouvante toute la journée, les nuits étaient très fraiches sur cette planète. D’étranges créatures rodaient dans les environs mais l’homme ne ralentissait toujours pas. Il était toujours devant à guider l’ex capitaine. Après une longue marche qui ne dura réellement qu’une trentaine de minutes ils étaient arrivés jusqu’à un un ancien canyon. C’était cette route que comptait suivre le vieillard. Ils descendirent en son sein le long d’un petit chemin abrupt et il ne se fallut de peu pour que les deux personnages ne fassent une chute mortelle. L’eau et le vent avaient jadis creusé cet endroit, en faisant alors une haute gorge d’où on ne pouvait pas s’échapper. Mais les hauts rebords du canyon en faisaient aussi une bien heureuse cachette pour ceux qui cherchaient à se cacher du pogrom Confédéré. 

                 La gorge s’enfonçait dans l’obscurité. Les étoiles leur permettaient encore de discerner ou se terminait et ou commençait les bords abrupts de ce terrain accidenté. Ils étaient descendus tout au fond d’une ancienne rigole et un faible court d’eau y coulait encore. Ils s’y arrêtèrent un moment pour se reposer et y boire. Cette eau était fraiche mais elle était bien meilleure que ce qu’on leur avait fait ingurgiter jusqu’à présent.


                « - Il doit nous rester un peu moins de huit heures avant que le soleil ne se lève. Cette gorge va tout droit à la ruche de « Plogon le Pieu ». C’est à des lieux d’ici mais nous avons encore une chance d’y arriver si on se dépêche ! Là-bas nous passerons par l’ancien système d’évacuation des eaux usées qui donne directement dans ce canyon … Mes hommes doivent nous y attendre. Nous partirons avec le vaisseau dans lequel ils sont venus. »

                Huit heures de marche … Le chemin n’était pas terminé … Au moins Maria avait échappé aux griffes de Johanson. Le vieil homme s’assit sur un rocher et regarda la pirate. Ils discutèrent quelques temps le temps qu’elle se repose puis ils reprirent une nouvelle fois la route. Tout au long de leur périple il lui demandait son histoire, sa jeunesse, ses actes de piraterie, jusqu’à ce qui l’avait amené ici. L’homme était attentif, ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait espérer entendre la véritable histoire de la Reine des Pirates. Elle pouvait quant à elle faire en cette nuit le vent de son histoire à un vieillard aux oreilles grandes ouvertes. Le chemin que constituait l’ancienne rigole était escarpé, la gorge tournait et retournait, encore et encore …


                Spoiler : Spoiler
                  
                 
                Mufus  

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