Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Des premiers pas difficiles

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    #4

    Post n°4
    Auteur : Ansikt

    Au final, le militaire avait emmené six personnes. Il y avait d'abord la femme qui avait piqué ma curiosité. Indirectement, elle était un peu responsable de ma présence ici. Si je ne l'avais pas suivie, je ne me serais pas retrouvé dans ce foutoir... Un désert... Cela ne m'étonnait pas vraiment. Nous étions toujours sur Géonosis. Mais vu que cet homme voulait faire de nous des recrues séparatistes, j'imaginais qu'il allait nous emmener dans un camp militaire, pas dans un désert... M'enfin, il devait bien avoir une idée en tête.

    A côté de la Kaleesh se trouvait quelqu'un dans une grande armure cabossée et encrassée de toutes parts. De mémoire, il se trouvait dedans une femme, humaine de surcroît. Dans la "salle d'interrogatoire", elle avait une arme braquée sur la nuque. Elle ne semblait pas vraiment être une tendre. Si elle avait la tête pleine d'eau, elle allait pouvoir être utile. Autrement... Tant pis... Quelqu'un allait se faire un festin.

    En parlant d'Alduin, je n'avais pas eu le temps de le revoir. Nous avions directement été embarqué dans une navette. Je ne me faisais pas vraiment de soucis pour lui, il était complètement capable d'être autonome. Je lui apportais des souvenirs, mais il n'en avait pas fondamentalement besoin. Enfin, si... mais il pouvait se débrouiller seul.
    Par contre, s'il cherchait à me retrouver, il allait y arriver, à terme. Mais il allait être d'humeur massacrante. Surtout s'il n'a pas pris d'en-cas en route. Ou alors il allait trouver une victime avec laquelle jouer. Au choix.
    Avec moi se trouvaient également un être humanoïde ressemblant à une mouche, un autre être humanoïde très pâle, presque violet, et un autre homme... Je me souvenais de cette race... Mmmhh... Un "qu'elle dorme" ? Non... "belle porc" ? Encore moins... Ah, oui, "Kel Dors". Il arborait un masque sur la partie basse de son visage. Mais celui là ne semblait pas à but esthétique, contrairement à celui de la Kaleesh.

    Nous étions à peu près en rang quand le major prit la parole. Il nous prenait vraiment pour des criminels. Dans mon cas, je n'étais pas vraiment ce qu'il pensait que j'étais, mais j'étais aussi sans-papiers. Mieux valait pour moi que je garde mes défauts pour moi. Autant je n'avais aucun doute sur le côté "délinquant" sur les trois inconnus et la femme en armure, autant la Kaleesh me paraissait un peu plus... honnête... dans ses intentions. L'avenir me le confirmera.

    Je n'écoutais le militaire que d'une demie oreille. Je réfléchissais. Je pouvais très bien attendre un moment, puis m'enfuir en changeant d'identité. Mais fuir vers où ? Et, ne risquais-je pas de devenir une cible ? Il ne semblait pas y avoir d'oiseaux dans ce désert. Ce serait suspect. Surtout en territoire militaire.

    Je fus tiré de ma réflexion par une explosion au loin, derrière l'homme. Par réflexe, je levai un bord de mon long manteau et l'utilisai pour me cacher le visage. Je finis tout de même avec du sable dans les cheveux. Il était brûlant. Logique, mais désagréable. Très désagréable. D'un geste rapide mais pas forcément discret, je secouai rapidement mes cheveux pour en évacuer les particules dérangeantes. Mes cheveux se remirent relativement en place.

    Le major nous expliqua que nous étions dans une zone d'essais militaires de la CSI. Il voulait nous tuer ? J'avais un doute, pour le coup. Je n'avais aucune envie de mourir. J'avais autre chose à faire que crever ici.
    Il nous expliqua que notre formation allait commencer. Dans ce milieu hostile. Avec les autres criminels. Super.
    Je supposais que le but de cet formation était de créer un esprit d'équipe entre nous, mais... Il espérait sérieusement créer un esprit d'équipe entre nous ?
    Autre élément de discorde, seul une recrue sur deux serait équipée d'un datapad. Et les informations allaient être incomplètes.
    Si je récapitulais : j'étais avec des rebuts. Nous allions devoir survivre pour une durée encore non-déterminée. J'avais remarqué des sacs derrière le major, mais je doutais que leur contenu soit d'une très grande aide. De plus, nous allions devoir coopérer et partager des informations incomplètes pour tenter de déduire des choses qui feraient avancer notre formation.

    Pourquoi j'étais ici, déjà ?

    Il y eut une autre explosion. Je me protégeai encore une fois du sable. J'étais peut-être ridicule, mais au moins je n'avais pas du sable plein la tronche. Il était brûlant, et je n'aimais pas ce qui était brûlant. Ou alors j'étais dans une situation très instable et du coup un rien me contrariait. C'était pareil.
    Le major désigna ensuite un râtelier d'armes que je n'avais pas remarqué. Il y avait cinq "kits" différents. Le dernier allait commencer sans rien. Il expliqua ensuite que nous allions faire tourner les armes entre nous. Je n'avais vraiment pas envie d'utiliser un jet-pack ou un lance-missile. Pas du tout.
    L'opération allait durer une semaine, apparemment. Je n'avais pas de questions, j'allai donc chercher une arme.

    Avec de telles brutes, mieux valait pouvoir se défendre. Enfin, je n'étais pas censé me battre contre eux, mais on n'était jamais trop prudent. Ainsi, je choisis de prendre le bâton électrique. Je ne savais pas le manier, mais j'allais faire apparence, faire illusion, comme d'habitude. Je testai l'arme un coup et fit jaillir une légère gerbe d'électricité. Satisfait, je me dirigeai avec l'arme vers la table sur laquelle étaient posés des sac à dos et d'autres gadgets. Je saisis un sac et examinai rapidement son contenu. Un minimum de vivres, une lampe torche... Au moins, le sac n'allait pas être trop lourd. Il n'allait pas m'entraver.
    Fouillant les autres gadgets, je trouvai des trousses de soin. J'en mets deux dans mon sac. Voyant que la femme en armure s'était trouvée une couverture de survie, je choisis de fouiller un peu plus profondément dans le tas, et arrivai à en dénicher une autre. Je l'empochai discrètement dans mon sac, et bouclai le tout. Il n'était pas trop lourd. Parfait.

    Finalement, la mandalorienne pose une question... idiote. Alors que je retournai un peu en retrait, je la croisai et déclarai à demi-voix, d'un ton froid, de façon à ce que seule elle m'entende.


    - Confédération des Systèmes Indépendants. Mais je crois que ce militaire se fera un plaisir de te l'expliquer mieux que moi.

    Une fois mon message terminé, je retournai en retrait, de façon à avoir une vue d'ensemble. J'observai les autres s'armer et prendre leurs sacs, attendant les prochaines instructions.

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      #5

      Post n°5
      Auteur : Super PNJ


      Major Jane Fawchester



      Les recrues se dispersèrent. Comme des vautours sur une carcasse, elles tournaient autour de la table, regardant ce qu'elles pouvaient bien récupérer sans que leurs camarades de fortune ne s'en aperçoivent. Deux des six seulement optèrent pour récupérer une des couvertures thermiques. Un choix pourtant excellent pour qui désirait survivre dans le désert. Devant sa question, le sextuor était resté muet – chacun était trop occupé à son pillage pour qu'une question pertinente puisse se former dans son esprit. Ceci, jusqu'à l'intervention de la mandalorienne. Sur un ton où l'insolence était reine, elle demanda ce que signifiait « C.S.I ». Jane Fawchester ne cilla pas, se contentant de scruter le casque inexpressif en face de lui, cherchant à savoir si elle plaisantait ou non. Il décida qu'il lui accorderait pour cette fois le bénéfice du doute – après tout elle allait avoir une semaine chargée, en rajouter n'était pas nécessaire. Et puis l'homme aimait bien les fortes têtes. C'était pour ça qu'il ne s'occupait que peu de l'armée régulière, et surtout des forces spéciales : ceux au sein des unités spéciales étaient toujours des personnalités hautes en couleur. Il prit un air sévère à l'intention du jeune humain frêle qui venait de parler à voix basse.


      - Pas de messes basses recrue. Si ce que vous avez à dire ne peut être entendu par toute l'unité, alors c'est que cela n'a pas d'intérêt et que vous n'avez pas à le dire. Vu ?
      (Il parlait à présent à la grande femme, d'un ton ferme) C.S.I signifie Confédération des Systèmes Indépendants recrue. Vous êtes ici sur sa capitale, Géonosis, les systèmes sous notre bannière se comptent en centaines. Vous aurez un cours plus détaillé à la fin de votre formation pour combler vos lacunes.

      Ses deux iris passèrent sur la bande. Ils étaient armés, mais cela ne les rendait hélas pas plus impressionnants, bien au contraire. Le major ressentait de la pitié pour ces pauvres âmes en perdition. Quels tourments avaient-ils bien pu vivre pour se trouver en pareille situation ? Voyant que personne n'avait pris de datapad, Jane avança vers la table, et les pris tous les trois dans ses mains, avant de se tourner vers le groupe. Le premier datapad, il le confia à la Kaleesh comme on aurait décerné une médaille. Elle avait fait le choix intéressant de ne pas prendre d'arme au premier jour, autant la tenir occupée. Il confia le second au jeune humain, qui avait une langue visiblement trop bien pendue. Le troisième, il le confia à la mandalorienne.
      Ceci fait, il fit quelques pas en arrière pour s'imprégner à nouveau de l'image de ce bien piteux groupe.


      - Les datapad contiennent des fonctions de géolocalisation. Tous les trois. Il est évident que quitter la zone avant la fin des jours impartis est synonyme d'un échec immédiat et définitif. Vous êtes à présent frères et sœurs d'arme. Traitez vous comme tels : à défaut d'une affection, le respect mutuel que vous gagnerez les uns envers les autres dans cette opération sera votre gain. Pendant les sept jours, vous recevrez des objectifs supplémentaires, pour tester vos compétences ou enrichir votre culture au cas où cette dernière réclamerait des apports, dit-il en regardant la femme en armure de guerre. Si à cette heure vous avancez dans un enfer brûlant, sachez que sitôt le Soleil couché la température à la surface vous fera l'équivalent d'un charmant séjour sur Hoth. Endurcissez-vous. Vous serez des hommes et femmes confédérées à la fin de votre formation, capables de regarder le vide spatial dans les yeux et de lui rire au visage !

      Sur cette zone deux armées se combattent. Elles tiennent des positions, des casernes, des tourelles et même des radios pour lancer leurs bombardements. Les tirs de leurs armes ont assez de force pour vous casser tous les os de la cage thoracique même avec une armure. Les tourelles anti-véhicules peuvent vous démembrer, vous défigurer, mais leurs tirs ne sauraient vous tuer. Les bombardements , eux, vous réduiront à une carcasse fumante que les vers des sables se feront un plaisir de dévorer.
      Messieurs, mesdames, prenez votre détermination à deux mains, à dans sept jours !


      Deux soldats vinrent débarrasser la table et l'équipement dont nul n'avait voulu. Jane Fawchester s'écarta, laissant le passage libre pour la petite équipe. Le Soleil était à son zénith, il était 11h49. Les soldats s'approchèrent de ceux qui tenaient des datapads, et les prirent quelques instants pour tapoter sur les boutons, avant de les remettre à leurs propriétaires. Les petits appareils étaient grossiers, sans doute volontairement primitifs. Si l'on avait pu s'offrir un dispositif militaire, nul doute que ces modèles étaient au bas de la liste. Après la manipulation des confédérés et le retour aux mains de leurs utilisateurs désignés, ils se mirent à vibrer, chacun affichant son information.

      Jane avait bon espoir. Mais le premier jour allait être décisif.




      Spoiler

      Vous recevrez chacun l'information du datapad qui vous concerne via MP. Veillez à éviter le métagaming (informations que votre personnage ne peut pas savoir que vous utilisez dans votre RP). Si vos personnages doivent se livrer à des discussions pour comprendre les messages entre eux ou les partager, cela doit se faire dans le RP [vous pouvez en discuter HRP évidemment hein]. Vous pouvez diriger les trois autres personnages qui vous accompagnent, veillez juste à maintenir une cohérence dans leur caractère par rapport à ce qui a été montré jusqu'ici.

      Teri.
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        #6

        Post n°6
        Auteur : Azel Kyone'e



        J'entends le vers des sables qui me murmure que CSI signifie - j'en sais rien, j'ai arrêté d'écouter au troisième mot, quand son ton condescendant a commencé à me faire sortir de mes gonds. Je sais pas pour qui il se prend, le gringalet, mais certainement pas pour le dernier concierge des docks de Nar Shaddaa, c'est sûr. Vrai tueur ou fausse recrue, face à des torpilles à protons, c'est du pareille au même par contre. D'ailleurs, la réplique de papy fusil se fait pas attendre. Je m'autorise un large rictus sarcastique avant de me tourner à demi vers le chuchoteur et je lui lance, désabusée :

        "T'avais raison, il l'explique bien mieux que toi. "

        Arroseur : 0, tuyau d'arrosage : 1. Je croise les bras et j'attends la suite. L'instant suivant, je me concentre, un peu surprise de me voir confié le truc, sur un pad affichant une grande carte topographique sur fond bleu. Je m'attendais plutôt à me faire ignorer, voir mépriser, à la limite. J'aurais pas été étonnée. Mais p'têtre que grise toison en a plus dans la caboche qu'il veut bien le laisser croire, en allant au-delà des apparences. Je lève un sourcil suspicieux en relevant le regard vers lui, lorsqu'il continue son discours d'introduction.

        " Les datapad contiennent des fonctions de géolocalisation. Tous les trois. Il est évident que quitter la zone avant la fin des jours impartis est synonyme d'un échec immédiat et définitif. Vous êtes à présent frères et sœurs d'arme. Traitez vous comme tels : à défaut d'une affection, le respect mutuel que vous gagnerez les uns envers les autres dans cette opération sera votre gain. "

        Ohlà, du calme. Cette bande de bras cassés, des frères d'armes ? C'est pas un titre qu'on octroie au premier malin qui te file un coup de patte, faut pas exagérer. Va falloir montrer patte blanche, qu'on en est digne, et pas commencer à pleurnicher dès qu'il y a du grabuge à l'horizon. Et franchement, j'ai des doutes.

        " Pendant les sept jours, vous recevrez des objectifs supplémentaires, pour tester vos compétences ou enrichir votre culture au cas où cette dernière réclamerait des apports. "

        J'me sens pas concernée, surtout.

        " Si à cette heure vous avancez dans un enfer brûlant, sachez que sitôt le Soleil couché la température à la surface vous fera l'équivalent d'un charmant séjour sur Hoth. Endurcissez-vous. Vous serez des hommes et femmes confédérées à la fin de votre formation, capables de regarder le vide spatial dans les yeux et de lui rire au visage ! "

        Ahah, mais c'est qu'il a de l'humour, en plus. Finalement, je vais peut-être réussir à lui témoigner une once de respect, au vieux père. Après tout, par chez moi on dit bien que si t'as plus de quarante piges, c'est que t'as été assez malin pour pas crever durant ce temps-là... En tout cas, il vaut certainement mieux que cet emplumé planqué dans son bureau à l'ombre, déjà. Si le vide a une trogne, elle doit être encore pire que la mienne, nan ?

        " Sur cette zone deux armées se combattent. Elles tiennent des positions, des casernes, des tourelles et même des radios pour lancer leurs bombardements. Les tirs de leurs armes ont assez de force pour vous casser tous les os de la cage thoracique même avec une armure. Les tourelles anti-véhicules peuvent vous démembrer, vous défigurer, mais leurs tirs ne sauraient vous tuer. Les bombardements , eux, vous réduiront à une carcasse fumante que les vers des sables se feront un plaisir de dévorer. "

        Meg tahla'ada ! Eh, t'es sérieux là ?!

        Une guerre ! Rien que pour nous ? Mais tu sais que je t'aime, toi ? Punaise, on dirait que j'ai tiré le bon numéro !

        Ok, une guerre miniature et pas entre camps réellement opposés, mais quand même ! J'avoue que d'un coup, elle monte dans mon estime, cette "formation". Depuis toutes ces années à chercher un défi qui en vaille la peine, à enchaîner les boulots sans intérêt... Si j'avais su qu'il suffisait de se faire pincer pour émeute dans une arène, j'aurais cassé les bonbons des autorités plus tôt ! J'imagine déjà le genre de délire qu'on va pouvoir se taper avec de la bonne grosse pétarade. Si en plus ils ont tout le bon matos dans ce désert, alors je sens que je vais finir par les aimer, à la CSI. Et ça c'est pas rien !

        " Messieurs, mesdames, prenez votre détermination à deux mains, à dans sept jours ! "

        Allez, à la revoyure, tonton flingueur. De toute façon, j'ai plus envie de rester là à écouter des blabla. J'veux de l'action ! Je trépigne comme un gosse à qui on aurait offert le jouet qu'il attend depuis des mois. Mais la conséquence, c'est que je suis encore moins disposée qu'avant à "partager". Me trainer la bande de poteaux dégingandés, pas très beaucoup, non. Sauf peut-être le Kel-dor et la Kaleesh cyborg, à la limite. Les deux seuls qui ont l'air d'avoir un minimum de notions martiales dans le coin. La face de lait caillé et ses poignards, je préfère me le garder pour le petit déj', je connais sa race de traitre et de meurtrier. Pas digne de confiance. La mouche géante m'a plutôt l'air d'un sacré vicelard, qui pense que se retrancher derrière son fusil blaster le rend intouchable. Quant à l'humain, pas de commentaire. Devoir assurer la survie d'une crevette pareille, c'est une véritable épine dans le pied.

        Certaines religions racontent que l'univers a été créé en sept jours. Nous, on a sept jours pour tout détruire. Marrant, non ? Je regarde notre "chef" se tirer avec sa garde de quincaille. Puis, je me retourne vers le cercle de mes nouveaux "copains", et j'annonce la couleur d'une voix ferme et désabusée :

        " Bon, je sais pas ce que vous en pensez, mais dans la vie, y a deux types de créatures : les proies et les prédateurs. Dans ce désert, on peut choisir d'être les proies et les laisser nous traquer pendant sept jours. Ou alors, on peut choisir de prendre les devant et de leur mener la vie dure pendant sept jours. Pour moi, le choix est déjà fait. A vous d'prendre vos responsabilités. "

        Du reste, je désigne le pad que j'ai dans la main. Peut-être ne suis-je pas la seule à savoir comment on mène une bataille, par ici ? Vaudrait mieux, sinon on est mal barré.

        " Je suppose que c'est en partageant tous les pads qu'on a l'info complète. Partage des infos et partage des tâches. Pas que ça m'enchante, mais c'est ça ou passer pour de grosses victimes auprès de la piétaille qui nous attend de pied ferme. "

        Et sur cette dernière phrase, mon ton précise que c'est absolument hors de question.

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          #7

          Post n°7
          Auteur : Kaalia

          Ah super ! En plus de se taper une bande de criminels comme seule compagnie, Kaalia va devoir se trimballer une mini brique qui donne des infos. Elle jeta un œil aux infos du datapad… déjà qu’elle ne lit pas très bien le basic si en plus elle doit déchiffrer un code on n’est pas sorti de l’auberge. Elle s’apprêta à suivre ses « nouveaux amis » lorsque la seconde fille du groupe s’imposa :

          " Bon, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais dans la vie, y a deux types de créatures : les proies et les prédateurs. Dans ce désert, on peut choisir d'être les proies et les laisser nous traquer pendant sept jours. Ou alors, on peut choisir de prendre les devants et de leur mener la vie dure pendant sept jours. Pour moi, le choix est déjà fait. A vous d'prendre vos responsabilités. "

          C’est bon… entre le dirah et elle, c’en est trop : Kaalia ne put s’empêcher de rire, ce qui la fit tousser encore une fois…

          « Haha ! Ce n’est pas contre toi hay’rii mais nous ne sommes pas compagnons d’armes. Les compagnons d’armes ce sont ceux qui se battent ensembles, nous, on survit ensemble ce n’est pas pareil. »

          Kaalia reprit un air sérieux puis toisa l’assemblée devant-elle avant de poursuivre :

          « Et d’ailleurs je ne vois qu’une bande d’émeutier venus ici par opportunisme pour s’éviter un séjour, sûrement bien mérité, en prison. Je suis prête à parier qu’il n’y en a même pas la moitié d’entre vous tous qui peuvent prétendre avoir un jour participé à un vrai combat. Même le terme de proie ne collerais pas… pour avoir chassé des bestioles bien plus grosse que moi je vous assure que « les proies » savent se défendre, elles. »

          « Et qu’est-ce qu’on est alors ? »


          « Je te laisse choisir, des futurs cadavres ou des survivants, rien de plus. Tu ne quand même pas me dire que je t’ai vexé ? »


          « Je ne sais pas ce qui m’empêche de t’en coller une ! »


          Kaalia se pencha vers le petit insectoïde jusqu’à que son visage soit presque contre le sien.

          « Ah mais rien du tout, Hay’rii !… sauf la peur peut-être. Ne te gêne pas, vas-y, montre aux autres que tu sais faire autre chose que de la ramener ! »

          Devant le silence manifeste du Gand, Kaalia se redressa puis se retourna vers le reste du groupe:

          « Je ne suis pas là pour me faire des amis, ni des frères d’armes, mais si nous sommes dans la même galère, je vous assure que n’importe lequel d’entre vous pourra compter sur moi. Je veux pouvoir compter sur chacun de vous en retour, que vous m’appréciez….

          Elle jeta un regard furtif au gand.

          … ou pas. »

          Elle s’avança vers la mandalorienne et lui tendit son pad.

          « Tiens, je suppose que tu es plus compétente que moi avec ces trucs. Je dois bien avouer que je suis bien incapable de déchiffrer ce truc toute seule.»

          Elle n’avait aucune confiance en ce petit groupe de brigands mais elle aimait croire qu’ils avaient tous autant envie de survivre qu’elle pour se supporter pendant une petite semaine... une petite semaine qui promet d'être bien plus longue que prévue....

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            #8

            Post n°8
            Auteur : Ansikt

            Le militaire nous observe pendant notre "pillage" de la table. Il nous jauge. Il nous juge. Soit il cherche à savoir pour combien de corps il va devoir payer la morgue, soit il réfléchit déjà à ce qu'il pourrait faire de nous si cette "formation" aboutit. Cela ne me plaît pas. Pas du tout. Je ne suis pas dans un environnement familier où mes compétences auraient pu être utiles. Et je suis sans Alduin. Étrangement, je me sens un peu... vide... C'est étrange. Nous sommes deux entités indépendantes l'une de l'autre. Pire, je suis peut-être rien d'autre qu'un livreur à domicile de souvenirs pour lui. Mais je me sens presque... sans défense ? Sans cette boule sombre.


            Le militaire a entendu ma réflexion à l'humaine. Il n'a pas apprécié, apparemment. J'aurais dû m'en douter. Je n'ai pas fait preuve d'une extrême discrétion en accostent l'humaine, et il se fait un plaisir de me le faire remarquer, avec un ton désagréable. Il semble vouloir nous formater pour que nous travaillions ensemble. Cette idée me dégoûte. Je vais être obligé de rester avec cinq inconnus pendant une semaine, et survivre avec eux ? J'allai devoir ravaler ma fierté quelques temps. À en juger par leur faciès, ils ne semblent pas du genre à négocier avant de frapper. 


            La mandalorienne réagit discrètement à la réponse du vieil homme, puis ce dernier prend trois datapads laissés sur la table. Il en confie un à la Kaleesh, me donne le second, et passe le dernier à la femme en armure. Décidément...
            Il nous explique que nous nous trouvons dans une zone délimitée que nous ne pouvons pas quitter. Ce que je comprends, c'est que si un seul se barre, tous les autres vont au trou. Je note cette information dans un coin de mémoire. Au premier problème un peu trop important, j'essaie de me barrer. Si je joue bien mon coup, je peux arriver à tenir plusieurs jours et prendre une navette. Pour aller où, peu importe. Juste, s'en aller.
            En plus de devoir s'accorder une confiance mutuelle, le major explique que nous allions devoir partager les informations sur notre datapad. En clair, il allait falloir coopérer entre nous pour s'en sortir. Je n'ai aucune raison de me plier à cette règle, mais j'ai plus de chances de m'en tirer sans trop de problèmes en faisant profil bas et en "jouant le jeu". Une fois "libre", je pourrai m'en aller en toute sécurité, et plus personne dans ce coin de la Galaxie n'entendra parler d'un humain chétif aux couleurs sombres. Personne. 


            Un point dans l'explication de Papy Confédéré attire mon attention, cependant. Il allait nous lâcher dans... une situation réelle ? Mon hypothèse se confirme, il cherchait bien à calculer les frais de la morgue, tout à l'heure. Il nous considère comme des émeutiers, la pire racaille, et nous offre la "chance" de nous "racheter" en nous engageant, mais au final il nous envoie au casse-pipe ? Remarque, c'est une façon plutôt efficace et légale de se débarrasser de la racaille. L'humaine a l'air toute excitée à l'idée de se retrouver en pleine bataille. Évidemment, je ne partage pas son point de vue. Comment peut-on avoir envie d'aller dans une zone à risques, sans objectif défini ? Est-elle idiote à ce point ?


            Sur ces mots, le militaire nous quitte. Le groupe reste silencieux un instant. Je m'asseois un peu à l'écart sur un rocher un peu plus frais que le sable et regarde les informations affichées sur mon datapad.

            Température le jour: +35°C 
            Départ: M-S0749.46 - 05.02 

            La première information est plutôt explicite. La deuxième, en revanche... Est-ce nos coordonnées et horaires de départ ? Si oui, à quoi cela peut nous servir ? Il me faudrait une carte pour avoir un document sur lequel se baser pour vérifier cette théorie, mais les deux autres cruches n'ont pas pipé mot depuis qu'elles ont leur datapad. J'entends la femme en armure commencer un discours, mais je l'écoute que d'une oreille. J'essaie de pianoter sur mon datapad pour accéder à d'autres fonctionnalités, mais rien à faire. Le modèle est vieux et complètement verrouillé. Pas moyen de prendre les devants... 


            De ce que j'entends de l'humaine, elle souhaite se jeter dans la gueule du loup. Ça ne me gênerait pas , si sa mort ne signifiait pas un aller direct en taule. Son idée ne semble pas mauvaise, mais sa conception de la chose n'est pas la bonne. Elle veut juste se battre, le plus fort possible, pour le plaisir de se battre. Elle n'a pas l'air si intéressée que ça par la création d'un plan d'attaque pour complètement annihiler tous les risques inutiles. 


            La Kaleesh parle à son tour. J'ai l'impression qu'elle nous prend encore plus pour des moins que rien que le militaire. Son ton méprisant est des plus provocateur. Et le Gand saute à pieds joints dans le piège, ce qui donne l'occasion à l'handicapée de faire son petit numéro d'intimidation. Elle arrive au moins à me convaincre sur un point : même si c'est à contre-coeur, nous allons devoir nous entraider. Soit. Elle se dirige ensuite vers la mandalorienne et lui donne son datapad, prétextant qu'elle savait moins bien s'en servir. J'ai l'impression que ces deux-là vont assez vite s'entendre entre elles : elles ont le même tempérament explosif, stupide, et teigneux.


            Je me relève en m'étirant, faisant craquer plusieurs os dans mon dos et mes bras. Les trois autres restent muets et toisent les deux femmes. Je me faufile entre eux, non sans leur renvoyer leur regard mauvais, et me plante devant la mandalorienne. Pour l'instant, je vais aller dans son sens, mais quand même essayer de nous éviter des pertes stupides.


            - Et bien, on dirait que la dirigeante est toute désignée.déclarai-je d'un ton sarcastique, soutenu par les gromellements des autres émeutiers Cependant, bien que je ne sois pas fondamentalement contre le fait de prendre les devants, est-ce que tu peux nous expliquer si tu as un plan défini, ou tu comptes simplement te jeter dans la gueule du Rancor et espérer que ça passe avec le moins de pertes possibles ? Je te rappelle que, au premier mort ou à la première tentative de fuite, et tous les survivants finissent en taule. Mieux vaudrait se battre plus intelligemment, au lieu d'essayer de façon plus acharnée. Quitte à devoir se serrer les coudes pendant une petite semaine, autant qu'on mette à profit toutes nos capacités.


            Je garde mon datapad dans ma main, les informations en évidence, mais en gardant la possession de la machine. Pas question qu'elle nous condamné tous si elle a la tête remplie d'eau. J'ai mon mot à dire.

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              Post n°9
              Auteur : Super PNJ


              Major Jane Fawchester


              Le major avait laissé derrière lui les recrues en devenir pour rejoindre la navette qui l'avait amené ici. Loin de lui l'idée d'abandonner les aspirants soldats sur le terrain sans surveillance, non, ceci n'était pas du tout son objectif. Alors qu'il entrait dans la navette, un géonosien en uniforme l'accueillit en émettant une série de sons décousus. La langue du natif était une mélodie à laquelle Jane s'était habitué difficilement, et qui le rebutait encore. Dans un savant mélange de sons gutturaux, claquements de langues et vibratos, il exprima son inquiétude. Fawchester sourit sous sa barbe poivre et sel.


              - Non Ikvi. Je pense qu'ils se débrouilleront très bien au contraire. Une intuition.

              L'insecte n'insista pas plus. Jane leur portait à présent un dernier regard, de la rampe de la navette. De cette distance ils avaient l'air d'un groupe presque professionnel. La rampe se leva et se referma, alors que les moteurs du vaisseau se mettaient à vrombir, soulevant de lourds nuages de sables. La dernière vision que Jane eut de ses recrues était six petites formes au milieu d'un four à ciel ouvert.

              Le voyage en navette ne dura que quelques minutes ; passant au-dessus des recrues, le véhicule neimoidien avait gardé son cap plein Est. Finalement, le véhicule – après plusieurs kilomètres de vol – s'était posé lourdement à sa nouvelle destination. Jane descendit sur la plate-forme sommaire. Ses deux gardes magnas voulurent le suivre, mais il leur indiqua de rester dans la navette. La plate-forme était un rectangle d'acier basique pour offrir à un véhicule un support stable ; juste à la fin de celle-ci se distinguait une rampe d'acier et des escaliers de fer qui allaient en descendant. En effet, cette plate-forme se trouvait au sommet d'un plateau à fort dénivelé. En raison de son angle de vue stratégique, on avait construit sur le plateau une grande tour de garde – qui était naturellement pour toute la durée de la simulation abandonnée. Rectangulaire, assemblée par des plaques de fer cloutées, encrassée de sable, c'était un bâtiment à l'allure austère. Les différentes fenêtres et portes se cachaient derrière de longues pièces de tissus rouge ocre, déchiqueté et épuisé par des années de vent brûlant, décoloré par un Soleil implacable. Alors que la navette décollait et laissait là Jane, l'homme fit un premier constat.

              Il faisait très chaud. Même pour une journée géonosienne, la température était élevée. L'on ne pouvait certes pas encore parler de canicule, mais si le thermomètre mettait déjà la barre aussi haute les prochains jours promettaient d'être plus rudes encore.
              Il leva ses yeux ambrés vers le ciel. Pas un nuage. Alors qu'une petite goutte de sueur venait couler le long de sa tempe, il sourit. Ce serait un excellent exercice pour ses recrues. Le climat était idéal. Il faisait chaud, mais l'on avait pas passé la barre des 40°C. Si ses futurs subordonnés étaient assez attentifs, ils pourraient s'en tirer sans encombre. Il avait bon espoir. Ils s'en tireraient sans encombre.

              L'homme embrassa le paysage du regard. Des canyons et des gouffres, des hauts plateaux et des failles s'étendaient partout où il portait ses yeux. Des mois, des années d'essais militaires avaient mutilé la topographie de ce secteur, ce qui en faisait un endroit parfait pour notamment des exercices de déplacement. Sur ce terrain torturé, on pouvait entraîner les troupes à des mouvements efficaces, à maintenir un rythme égal même lorsque le sol se dérobait sous vos pieds, à être attentif à chacun de vos pas pour qu'une course sur un chemin escarpé ne vous mène pas à votre perte.

              Mais les recrues qui allaient subir l'exercice aujourd'hui n'étaient pas exactement des débutants, cela Jane en était convaincu. Ils avaient tous plus ou moins déjà combattu. Il ignorait la nature de leur combat, mais ils portaient tous dans leur regard cette même étincelle d'agressivité sous jacente, de fauve dormant prêt à se révéler si les conditions étaient remplies. Des fauves lâchés dans un désert de roches et de sables, sous un Soleil de plomb...Il y avait peut-être là quelque chose d'ironique.

              Le major tourna les talons, et souleva avec lui une lourde mallette noire qu'il avait emportée en sortant de la navette. Il se dirigea vers la tour, escorté par la pesante – mais sèche - chaleur de Géonosis. Ses six nouveaux protégés allaient-ils survivre au premier jour sans s'entretuer ? Il écarta d'une main une grande bande de tissus délavé qui dissimulait l'encadrement d'une porte et plissa les yeux. À l'intérieur il faisait complètement noir. Alors qu'il la repoussait, la pièce d'étoffe déchargea dans sur sa main autant de sable que s'il en avait ramassé au sol. D'un geste, il se débarrassa de cette inutile cargaison, et entra. Il savoura immédiatement la fraîcheur et l'ombre, mais ses yeux ne voyaient rien, à cause du changement de luminosité. Ne pouvant se reposer sur sa vue, il comptait sur son ouïe affûtée pour l'avertir du moindre danger dans cette pièce. Il mit un genoux au sol – un dur sol de béton – et allongea la mallette avant de l'ouvrir. Tâtonnant dans l'obscurité aveuglante, ses doigts passèrent sur plusieurs formes avant d'enfin effleurer un cylindre, qu'il saisit et sortit avant de soigneusement refermer son bagage. Un clic plus tard et le cylindre – une lampe de poche – illuminait en un faisceau pâle le rez-de-chaussé de la tour. Une lumière orange filtrait de l'encadrement de la porte, entre les plis du rideau improvisé, mais elle mourait quelques centimètres plus loin, insuffisante pour éclairer l'entièreté de la pièce. Jane prit quelques secondes, le temps que ses yeux s'accommodent pleinement à la luminosité. Puis enfin, il prit la direction d'escaliers qui allaient en montant vers le haut de la tour. Parmi les multiples outils dans son attaché-case se trouvait une paire de jumelles. Il comptait de ce point surélevé surveiller la progression de ses recrues, voire même leur venir en aide de loin.
              En tant que major dans les services du Renseignement et expert du terrain, il n'aurait aucun mal à donner des petits coups de pouce à ses subordonnés en devenir sans que ces derniers s'en rendent compte. C'était aussi l'occasion pour lui de faire un peu d'exercice. L'homme ne négligeait jamais l'exercice physique, et c'était une occasion en or pour se soumettre également à un exercice qui réclamait sa pleine attention et sa rigueur.
              Une gourde dans une main, ses jumelles dans l'autre, Jane s'installait enfin au sommet de la tour, derrière d'épais rideaux chargés de sable, guettant de sa cachette l'avancée de six petits points, lointains et perdus au milieu du Tartare navel où le recruteur les avait lâchés.



              Spoiler

              Le cadre est fixé. Si mouvements soudains d'armée il y a, je les détaillerai dans mes prochains messages, ne vous inquiétez pas. Si vous avez besoin d'être plus guidés, n'hésitez pas à me le dire.

              Teri.
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                #10

                Post n°10
                Auteur : Azel Kyone'e


                A peine pépé parti que les enfants commencent à se chamailler. Ah, comme au bon vieux temps ! Je sens que je vais pas résister longtemps à l'appel, à ce rythme. Sauf que, malheureusement, c'est pas inclus dans le tarif. Si on veut tenir les délais, commencer à s'esquinter maintenant est un peu contre-productif. Mince, même un âne bâté comme moi comprend ça. Alors pourquoi faut-il qu'ils en remettent une couche ? Pas croyable. Peut-être que la perspective de pouvoir livrer bataille dans les règles de l'art m'éloigne un peu de mes loisirs habituels. Parce que là, on parle quand même de guerre, sans déconner ! On entre dans la cours des grands, fini le bac à sable !

                « Haha ! Ce n’est pas contre toi hay’rii mais nous ne sommes pas compagnons d’armes. Les compagnons d’armes ce sont ceux qui se battent ensembles, nous, on survit ensemble ce n’est pas pareil. »

                Je me retourne vers l'estropiée, calme, et je rectifie immédiatement le tir :

                "J'me souviens pas d'avoir sorti un truc du genre. Mais tu penses ce que tu veux, c'est pas mes oignons. "

                Faudrait pas qu'elle se fasse des illusions sur la teneur du contrat. Moi, j'en ai aucune : les affaires des étrangers, comme celles de la galaxie en général, ne m'intéresse guère - pour ne pas dire que je m'en torche le fondement. J'ai pas demandé à être là, ce voyage était une foutue erreur et même si l'activité m'a l'air de dépoter, les notes sur le décor et l'accueil vont plomber la moyenne. Alors je fais mon job, juste ce qu'il faut pour passer un bon moment, et le reste, ils peuvent aller repeindre leurs vaisseaux avec. Point barre.

                « Je ne suis pas là pour me faire des amis, ni des frères d’armes, mais si nous sommes dans la même galère, je vous assure que n’importe lequel d’entre vous pourra compter sur moi. Je veux pouvoir compter sur chacun de vous en retour, que vous m’appréciez…ou pas. »

                En voilà une qui sait ce qu'elle veut. Bien, j'vais pas aller jusqu'à dire que j'apprécie les , mais les gens aussi casse-burnes que moi me sont toujours plus sympathiques que les faux-culs ou les chochottes. C'est déjà ça de gagné.

                « Tiens, je suppose que tu es plus compétente que moi avec ces trucs. Je dois bien avouer que je suis bien incapable de déchiffrer ce truc toute seule.»

                Je rattrape le pad au vol. Attends, c'est une blague ? Y en a pas un à qui on a appris les bases de la guerre, dans ce clan en carton ? Eh bah on est bien parti. J'ai juste envie de me frapper avec ce pad pour voir si je vais pas me réveiller. D'ailleurs, le fait que la reptilienne m'ait refilé le bébé semble justifier le fait que tout le monde se tourne les pouces, derrière elle.

                " Eh, il est hors de question que j'me tape toute la paperasse. Y a pas marqué "boniche", faut pas rêver. Chacun son taf, c'est comme ça que ça marche dans une armée. "

                Enfin, je veux dire, une armée digne de ce nom. Comme s'il avait anticipé, le fil de fer à la tignasse brune me donne le troisième morceau du puzzle. Ou plutôt, il m'agite son écran tout fiérot en mode "eh nan, tu l'auras pas".

                " Et bien, on dirait que la dirigeante est toute désignée. "

                Je jette un regard mi-surpris mi-soupçonneux à l'anguille. Quoi ? Je devrais me sentir flattée ? Me la péter en mode "c'est qui le papa" ? Franchement mon genre, tiens. Surtout avec toute l'ironie que t'es capable de flanquer dans aussi peu de mots. Me prend pas pour la dernière des cruches, ça finit mal, en général.
                Mais j'dois avouer que j'aurais p'têt pas été très chaude pour accepter l'un de ces clochards comme tête de gondole. Pas que l'un d'eux puisse pas me surprendre, m'enfin, il en faut plus que quelques connaissances en cartographie ou une langue bien pendue pour convaincre un Mando'ade de jouer les arrière-garde. Comme disait papa, "Le seul qui mérite qu'on le suive est celui qui n'a pas besoin de nous pour s'en sortir". M'est d'avis qu'on en est pas à ce stade par ici.

                " Cependant, bien que je ne sois pas fondamentalement contre le fait de prendre les devants, est-ce que tu peux nous expliquer si tu as un plan défini, ou tu comptes simplement te jeter dans la gueule du Rancor et espérer que ça passe avec le moins de pertes possibles ? Je te rappelle que, au premier mort ou à la première tentative de fuite, et tous les survivants finissent en taule. Mieux vaudrait se battre plus intelligemment, au lieu d'essayer de façon plus acharnée. Quitte à devoir se serrer les coudes pendant une petite semaine, autant qu'on mette à profit toutes nos capacités.

                -J'te le fais pas dire. Essaye de le leur expliquer, si t'as la patience pour, je fais en désignant le Kel-Dor et l'Umbaran qui se tape dessus en marge du discours. Moi j'ai pas. "

                Ma méthode serait plutôt "je les prends par le col et je tape l'un avec l'autre jusqu'à ce qu'ils arrêtent de brailler". Mais il paraît qu'on doit pas s'amocher les uns les autres, alors si sieur bronzé a une solution pacifique - rien que la notion m'ennuie - je prends. En attendant, je regarde encore les informations affichées devant moi. Trente-cinq degrés ? Rien que ça. Il va être beau, notre équipement, par des chaleurs pareilles. Puis je compare le contenu du pad de la Kaleesh avec celui du mien. La nuit n'est pas bien mieux que le jour, en fin de compte.

                Température la nuit: -40°C

                Code: César / Chiffres constants
                Ylsplm wvzpapvu T-Z0749.46 - 04.06 ; avby jvuayvsl; jhjolaal wyvcpzvpyl. Mpu.


                Ah ouais, il faut qu'on se tape de faire des calculs en plus ? Il s'amuse, le retraité. On voit qu'il a des loisirs, pour nous dégotter des trucs sympas : je pensais pas que la CSI utilisait encore des codes du genre. On utilisait ça déjà du temps de l'Ancienne République ! Mais bon, je suppose que la formation veut qu'on se tape toutes les bases. C'est pas plus bête, vu les drôles qu'ils ramassent. Bon, allez 'tsel, c'est le quart d'heure méninges. C'est pas ton préféré, mais Eyan t'a suffisamment tancée pour que tu réfléchisses un minimum... Je passe machinalement la main sur ma nuque. Punaise, ça fait un bail que je me suis plus amusée à coder quoi que ce soit. Et les codes mandaloriens n'utilisent pas d'Aurebesh. Il me faut cinq bonnes minutes pour parvenir à dénicher un décalage qui me donne un mot sensé. A deux ou trois, on irait tout de même plus vite. Va falloir qu'ils l'enregistrent, hein. Pas question que je leur mâche tout le boulot.

                " Je tiens : Relief position T-Z0749.46 – 04.06 ; tour contrôle ; cachette provisoire. Fin. Ok, bah c'est pas mal pour un début... C'est un vieux système de codage républicain, passé par toutes les factions depuis le temps. Pas super efficace contre des droïdes, mais peut-être bien contre une grosse partie de "l'élite galactique". Z'avez compris comment ça marche, ce machin ? C'est pas sorcier, alors le prochain message, c'est pas moi qui me le farcit, je vous donne la couleur. "

                Je montre mon écran à mon tour.

                " Ce sont nos coordonnées actuelles, dis-je en pointant le curseur qui clignote, et ça, c'est notre petit coin de paradis à explorer. "

                Spoiler : Pad n°1


                " Mon plan est simple, tant qu'on en aura pas appris plus sur ces "deux camps", en tout cas. Que faut-il à une armée pour être efficace ? Une organisation interne, des ressources, et un camp de base - déménageable, si possible. "

                Dans notre culture, on apprend à chasser le strill avant d'apprendre à écrire, on apprend à dégoupiller avant de savoir ce qu'est une casserole. Toutes les critiques, tout le mépris dont on fait l'objet ne me feront pas dire que c'est une mauvaise chose... Et j'en ai aujourd'hui la preuve. Faire la guerre, c'est pas un loisir de riche, c'est tout un art. Savoir comment on fait sortir les rats de leurs terriers, c'est pas forcément donné au dernier des troupiers. Pourtant, chez nous, c'est le cas. Faut pas s'étonner si les jedi ont pas réussi à nous exterminer - même s'ils ont pas été loin. On est toujours debout, grâce à ça ! Et aujourd'hui, je vais avoir l'occasion de prouver ma valeur, pour la première fois depuis plus d'une décennie.

                "L'organisation, on gère. Les ressources, va falloir surveiller de près. Le camp de base, voilà ce qu'il nous faut trouver en priorité. Le camp de base, papy nous l'a indiqué - mais j'préfère penser que c'est un traquenard, on sait jamais. Quelqu'un a-t-il enregistré la direction prise par la navette ? C'est par là qu'on pourra commencer. Ensuite, on s'occupera de dénicher les chiens kath qui vont recevoir l'ordre de nous mener la vie dure. Et on les neutralisera autant que faire se peut avec ce qu'on a. "

                Parce qui dit navette, dit spatioport ou plateforme, en général. Je sais pas combien de temps je peux voler avec le pack de super pépé : dix-minutes, un quart d'heure en étant très optimiste. Bref, peut-être pas assez pour pouvoir jouer les éclaireurs au milieu de nulle part.

                " Le premier but sera de nous rapprocher au max' de leurs positions. Comme je l'ai expliqué, si on veut être ceux qui mangent et pas ceux qui se font manger, va falloir réagir vite. Plus vite qu'eux. Si on attend trois jours qu'ils nous traquent ou nous tombent dessus par hasard, le petit séjour est mal barré. "

                Je confie les pads à l'humain et sa grande gueule. Lui, il a un sac à dos pour les contenir et deux pattes agiles pour courir vite s'il le faut.

                " Je pense que protéger ça, c'est dans tes cordes, non ? Alors fais-y gaffe, sinon on est bien. "

                Je resserre les sangles du pack sur mes épaules. Il fait le poids d'un bon sac à dos bien remplis, mais le système d'attache n'octroie pas vraiment la même liberté de mouvement.

                " Si z'avez des idées, des questions, on les donnera en route. C'est jamais bon de rester trop longtemps au même endroit. Surtout avec ce cagnard. "


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                  Auteur : Kaalia

                  Bon, au moins l’un d’eux sait ce qu’il faut faire dans cette situation-là. Kaalia pour sa part savait où elle était utile et là où elle ne servait à rien ; et de toute évidence, sa camarade se débrouille bien mieux que n’importe qui d’autre ici.
                  Après avoir fait son petit speech la mando exprima son désir de partir et commença à avancer

                  " Si z'avez des idées, des questions, on les donnera en route. Ce n’est jamais bon de rester trop longtemps au même endroit. Surtout avec ce cagnard. "

                  cagnard… c’est vite dit… il fait enfin une température descente plutôt !

                  "Bien, bien, la tactique est faite on dirait. Si personne n’a d’objections, c’est toi qui prends les commandes. Après tout, tu me semble plus qualifiée que n’importe qui d’autre ici. Mais je suis sûre que tous saurons se rendre utile en temps et en heure… même une handicapée comme moi ne t’inquiète pas."

                  Kaalia commença donc à avancer en même temps qu’Azel avant de s’apercevoir que le reste de l’équipe trainait la patte

                  "Si ces messieurs veuillent bien se donner la peine DE SE MAGNER LE CUL ! C’est moi qui boite ici, vous vous n’avez pas d’excuse. Si on avance bien est qu’on n’est pas trop ralentis en route on doit pouvoir arriver à un point de repli avant la nuit ; j’aimerais aussi en apprendre un peu plus sur ces groupes armés et si possible avant demain."

                  Elle s’avança vers la mandalorienne d’un pas rapide, tout ce qu’elle espérait à ce moment-là c’était que sa foutue jambe tienne le coup, au moins pour la journée

                  "On n’a pas pris le temps de se présenter. Si l’on doit rester ensemble pendant une semaine autant savoir comment nous appeler"

                  Elle fit une courte pause dans sa phrase comme une courte hésitation par manque de confiance

                  "Je m’appelle Kaalia Jar’gull mais Kaalia suffit en général…"

                  Elle attendit une quelconque réaction de la part de la femme en armure sans trop en attendre non plus ; après tout, elle avait l’habitude de se faire ignorer…


                  Spoiler : Spoiler
                  désolé du post très court mais je ne voulais pas trop faire avancer l'action tout seul

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                    Post n°12
                    Auteur : Ansikt

                    La femme en armure me désigne deux de nos compagnons d'infortune. Le Kel-Dor et l'Umbaran. Ils semblent en être déjà venus au poings, et ne semblent pas loin d'utiliser leurs armes. Le masqué affiche une expression énervée tandis que le pâle arbore un rictus mauvais, dérangeant même. Enfin, ça l'aurait certainement été pour un autre. Je doute que quelqu'un dans cette joyeuse troupe soit un enfant de cœur. J'exprime un léger soupir, pour la forme.

                    - Quand je parlais de mettre à profit nos capacités respectives...

                    Je me dirige vers les deux brutes. Mes pieds d'humains s'enfoncent dans le sable à chaque pas. Je ne suis pas habitué à ce genre de milieu. Mieux valait pour moi de vite retrouver un sol plus solide et consistant. Autrement, je serais plus susceptible de faire des chutes qu'autre chose, s'il venait le besoin de courir.
                    Alors que j'arrive près des deux bagarreurs, l'Umbaran me remarque et m'adresse un sourire mauvais. Je lui répond avec mon indifférence la plus totale. Se rendant compte que l'Umbaran est distrait, le Kel-Dor se jette sur lui et lève son poing, prêt à frapper.

                    - Stop. déclarai-je d'une voix étonnamment grave pour mon gabarit apparent.

                    L'orange arrête son mouvement et me regarde. L'autre en profite pour le repousser et s'écarter. Ayant l'impression de s'être fait entuber, l'énervé recommence un assaut. Cependant, il se ravise vite en voyant que son opposant avait sorti sa vibrolame. Les deux restent donc à bonne distance, mais la situation reste tendue.

                    - Quel est le problème ?

                    - C'est pas tes affaires ! C'est entre lui et moi ! me déclara le Kel-Dor, la voix teintée de rage.

                    - Ce malotru m'a agressé sans raison. répond l'Umbaran avec la voix la plus suave et le ton le plus hautain possible.

                    - Sans raison ? Bah pu**** ! Tu léchais la vibrolame comme un taré en me regardant ! Tu t'attendais à quoi ? Que t'allais tous nous planter dans notre sommeil ? Je vois clair dans ton jeu de fils de...

                    - Stop.

                    J'avais pris mon bâton électrique en main et avait fait jaillir une gerbe d'électricité. Rien de dangereux, juste assez pour attirer l'attention. Les deux bagarreurs s'arrêtent pour me regarder, à moitié surpris.
                    Le Kel-Dor m'a l'air d'un tempérament explosif, pour changer... Mais pas avec du sang froid ou un certain degré de réflexion basique, contrairement à l'humaine. Il allait être un problème si l'on ne pouvait pas le canaliser.
                    L'Umbaran donne l'impression d'être malsain. Peu importe les raisons pour lesquelles il est ici, il a l'air de vouloir semer la discorde, ou plus vulgairement "foutre la m****". Si on le laisse agir, personne dans ce groupe ne va finir autre part qu'en prison. Ou à la morgue.

                    Il faut rester calme et patient, même avec des énergumènes pareils. Il y a forcément une solution qui n'implique pas de tabasser un de ces gars. Ils seront moins utiles en mauvais état. Si je prends le parti de l'un d'entre eux, je me fais un ennemi, et un allié instable. Mieux vaut ne pas créer plus de bordel qu'il n'y en a actuellement.

                    - Vous vous rendez compte que vous êtes complètement cons ?

                    - Mais... dit le Kel-Dor en serrant son poing, surpris puis énervé.

                    - Si vous avez deux neurones qui fonctionnent, soyez un minimum logique. Si vous êtes là, c'est pour éviter la taule. Et si vous continuez comme ça, vous partez en taule, ou six pieds sous terre.

                    - Personnellement je...

                    - Tu l'as cherché. Aie le courage de le dire.

                    L'expression de l'Umbaran se tord. Je n'ai pas dit grand chose pourtant. Je vois le palôt avoir un petit rire et s'écarter. J'ai peut-être loupé la méthode pacifique. Oups.
                    Le Kel-Dor se calme progressivement et m'adresse un regard plutôt respectueux. Bon, on au moins je n'ai pas tout perdu. Je peux me dire ça.

                    La situation désamorcée, au moins temporairement, j'entends la Kaleesh nous demander d'avancer, prétendant même qu'une handicapée comme elle va plus vite que nous. Je trouve cette remarque futile, puérile, mais décide tout de même de me mettre à peu près à leur niveau, laissant ainsi le Kel-Dor seul en retrait.


                    Il fait chaud. Très chaud même, alors que la mandalorienne me confie les datapads. Elle semble avoir un minimum confiance en moi. C'est déjà ça de gagné. J'hésite à prendre ma couverture technique pour vérifier si elle permet bien de contrer des fortes chaleurs autant que des températures très basses, mais me ravise. Si je montre une quelconque faiblesse maintenant, au tout début de notre "formation", je me ferai "manger" par les autres, ou ils essaieront de me piquer le précieux isolant, de gré ou de force. Mieux vaut ne pas créer de litige immédiatement. Ce ne serait pas dans mon intérêt. 


                    La Kaleesh se présente. Je retiens son nom. Kaalia. Ça a le mérite de ne pas être ridicule, ce qui est un bon point en soi. J'ignore sa demande et impose mon questionnement. 


                    - J'ai bien une question... Comment font-ils pour nous surveiller ? Sauf s'ils veulent nous tuer, auquel cas notre espérance de vie ne dépassera pas une semaine s'ils y mettent les moyens, ils doivent forcément avoir un moyen de surveiller nos actions, par exemple pour vérifier qu'on ne tente pas de s'enfuir, non ? Si on part de ce postulat là, soit ils ont un moyen de nous observer en vision directe...


                    J'arrête un instant de parler pour faire un tour sur moi-même en scrutant l'horizon. Des dunes, des canyons, du sable. Nulle part à proximité d'où nous surveiller. Pas de caméra apparente non plus autour de nous.


                    -... soit ils ont un moyen quelconque de nous géo-localiser... Je crois pas qu'ils nous aient mis une puce pendant notre "agréable" déplacement en navette... Donc s'ils utilisent ce moyen, c'est soit dans l'équipement, soit dans... les datapads...


                    L'idée de se débarrasser des datapads me traverse l'esprit. Si c'est effectivement leur moyen de surveillance, nous les mettons dans l'inconnu, et de ce fait pouvons peut-être avoir un coup d'avance, que ce soit contre le militaire ou contre toute autre instance qui pourrait utiliser ces informations. De plus, sans les datapads, nous pouvons également nous abstenir de réaliser ce qu'ils souhaitent de nous, en prétextant que nous nous sommes fait attaquer, que nous avons perdu les datapads, et qu'ils étaient irrécupérables. Cependant, si les datapads ne sont qu'une aide, ce serait idiot de les jeter.


                    - Par ailleurs, s'ils nous surveillent, je me demande si cela ne serait pas possible qu'ils nous entendent, pour prévoir nos coups à l'avance et nous faire vivre un enfer. Mais encore une fois, je ne sais pas comment ils pourraient nous occuper. Et je ne pense pas que vous voulez vous débarrasser des datapads pour vérifier cette éventualité, n'est-ce pas ?


                    Je m'étonne presque moi-même de tant de précautions. L'absence d'Alduin m'empêche d'avoir un plan e secours en cas de cas de force majeure. Et je ne compte pas vraiment sur une grande réflexion de la part de mes compagnons d'infortune. Cependant, je vais tout de même essayer de les brosser dans le sens du poil, de façon plus ou moins discrète. Si j'arrive à les manipuler comme je le souhaite, je peux éviter des potentiels problèmes, et ainsi la taule.


                    - Vous me prenez certainement pour un taré qui veut tout saborder. Ce n'est pas le cas. Si je suis là, c'est avant tout pour éviter la taule. Pas question de griller mes chances. Ce que je veux dire, plus simplement, c'est que... si on peut passer sous les radar et faire une action un peu plus furtive et réfléchie, on peut augmenter l'impact de l'attaque. Mais pour arriver à ce genre de résultats, il faudrait qu'on réfléchisse à comment procéder, je pense
                    . Je ne suis pas stratège, mais je ne suis pas suicidaire non plus. Il faudrait un plan un peu plus poussé que "on fonce dans le tas"




                    J'essaye de rester le plus explicite possible. Mieux vaut éviter les quiproquos avec des personnes avec des brutes explosives, surtout si elles ne veulent pas trop réfléchir. [/color[

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                      Post n°13
                      Auteur : Azel Kyone'e


                      Le temps s'écoulait tel le contenu d'un sablier. Lent, pesant, angoissant, à l'image aussi du désert qui les cernait désormais. Seuls sur les immenses terres arides labourées par les rayons agressifs, les infortunées recrues s'étaient mises en route vers une destination incertaine. Après les tensions, la marche et l'escalade eurent tôt fait de réduire les plus ronchons au silence, concentrés sur l'instant présent. Il suffisait d'un pas de travers, d'une seconde d'inattention pour finir en bas d'une crevasse, pris dans un ravin, un éboulement imprévu. Si chacun d'eux avait eu par le passé à lutter en diverses occasions, ce nouveau défi s'annonçait des plus rudes. Aucun n'aurait trouvé approprié de le laisser paraître. Pourtant, en leur fort intérieur, ils le savaient : les choses sérieuses commençaient, et à ce jeu, c'était sur leurs vies qu'ils pariaient. Des sourires moqueurs, de leur fierté mal placée, il ne restait que de vagues souvenirs, perdus dans les rides creusées par l'effort et l'appréhension.



                      Eh bah. C'était pas de la tarte alderaane, mais on est enfin parti ! On y a mis le temps, mais on y est arrivé. Une inertie pareille, c'est assez impressionnant ! Et dire qu'on est que six. Elle promet, l'armée séparatiste, tiens. Dans mon dos, j'entends la voix particulière de la Kaleesh. Comme matte-troufion, on pouvait pas rêver mieux ! Je me retourne une seconde pour voir le reste de la troupe accélérer le pas.

                      "Je m’appelle Kaalia Jar’gull mais Kaalia suffit en général…"

                      Elle nous dit ça comme si c'était une information ultra sensible. Oulà, attention, c'est qu'on a même droit à un peu d'familiarité ! Mazette, on s'égare...

                      " Azel Kyone'e, je lance à la cantonade sans aucune sorte d'expressivité, ou 'tsel, si le temps vient à vous manquer. "

                      Ou comment aller directement à l'essentiel.

                      "C'est bon, tout le monde met trois syllabes sur son voisin de droite ? Alors on y va, et que ça saute. "

                      Sinon, c'est sûr que ça va sauter au sens propre. Sauf que certains ne l'entendent pas de cette oreille. Et les miennes commencent à me chauffer, de faire du sur-place.

                      " J'ai bien une question... Comment font-ils pour nous surveiller ? Sauf s'ils veulent nous tuer, auquel cas notre espérance de vie ne dépassera pas une semaine s'ils y mettent les moyens, ils doivent forcément avoir un moyen de surveiller nos actions, par exemple pour vérifier qu'on ne tente pas de s'enfuir, non ? Si on part de ce postulat là, soit ils ont un moyen de nous observer en vision directe... soit ils ont un moyen quelconque de nous géo-localiser... Je crois pas qu'ils nous aient mis une puce pendant notre "agréable" déplacement en navette... Donc s'ils utilisent ce moyen, c'est soit dans l'équipement, soit dans... les datapads...

                      -Eh bien qu'ils le fassent ! Après tout, c'est ce qu'ils ont voulu, nan ? S'ils sont si malins, on leur prouvera qu'on l'est plus qu'eux. "

                      En commençant, par exemple, à fourrer lesdits pads dans un sac à dos... Quoi, je sais comment ça marche, une caméra et un micro, bon sang, je suis pas une débutante en bricolage ! S'ils veulent nous chopper, ils vont devoir transpirer autant que nous. Il ne sera pas dit que la CSI a eu la peau d'une Kyone'e !

                      " Allez, bougez-vous ! A ce rythme on y sera encore dans dix révolutions solaire ! Je sais pas pour vous mais j'ai pas que ça à faire. "

                      En fait si, mais ça ne regarde que moi. Mon ton est rogue, plus rude encore une fois déformé par le casque. D'une humeur rendue passablement mauvaise par tout ce retard, j'allonge la foulée, bien décidée à descendre de ce fichu plateau rocheux avant la fin de l'après-midi. C'est pas comme si notre "cachette provisoire" était la porte à côté. Mon pas crisse à intervalle régulier sur le sol poussiéreux et je m'enferme dans un mutisme bienvenu. J'estime avoir fait plus que ma part. Je vais pas en plus devenir aimable !

                      En file indienne, on arpente le relief accidenté comme les fourmis que nous sommes, seulement guidés par la position de nos ombres et les coordonnées du pad. J'entends ma propre respiration résonner dans le filtre de mon casque et mon sang me battre les tempes. Le silence. On dirait que plus personne ne juge bon de l'ouvrir, je sais pas si c'est une bonne nouvelle. C'est calme.

                      Trop calme.


                      J'aime pas quand c'est trop calme. Je préfère quand c'est... Hmmm. "Un peu trop plus moins calme", comme aurait dit l'un de mes frères. Mais bon, j'ai trop chaud pour faire ma maline et me mettre à chanter. La danse de la pluie sera pour plus tard, il me faut d'abord trouver de l'ombre. Comme chef de troupe désignée, c'est bibi qui se charge d'ouvrir la marche et de tester le terrain. Tu m'en diras tant ! C'est que c'est plus du bon sable chaud, par ici : on arrive au bord du plateau où pépé nous avait déposé, et il faut descendre. Rien que la tronche des falaises me dit que ça va pas être une partie de plaisir. Mais c'est pas tant les murs de roches et les trous de sable qui m'inquiètent que ce qu'on ne peut pas encore voir. Y a une grosse différence entre un danger prévisible et une surprise. Le premier, on peut s'en prémunir. Pas la seconde, et ça, c'est bon pour personne, y compris moi. De là où on est, on a une vue imprenable sur l'horizon... et aucune visibilité au-delà des effondrements du sol. On peut se retrouver sur du plat comme sur un cratère béant, une base abandonnée comme un nid de bestioles pas sympas. Impossible de savoir. Tout en continuant notre descente, on vérifie notre matériel. J'ai pas pris d'arme, sauf que mes poings me suffisent, sans parler de mes bottes fétiches et leur renfort en beskar. S'il faut jouer du coude et du genou, je répondrais présent, qu'ils ne se permettent pas d'en douter.

                      "Bon, j'vous annonce que le premier bout de chemin, c'était une petite balade dans les jardins. J'espère que vous avez choisi de prendre les grappins, ils vont servir. "

                      Moi ? J'ai ce qu'il me faut sur le dos ! Je sais pertinemment qu'après le vol plané que je me suis payée le matin même, y repiquer ne sera pas forcément très facile. Sauf que ce serait mal me connaître que de croire qu'un peu de stress va m'arrêter. Je sens les regards sur moi : la prise de décision, j'y suis pas habituée. Je veux dire, pour les autres - je me prends en charge depuis assez longtemps en ce qui me concerne. Si je me plante, je vais passer pour la branquignole de service, et ça, même pas en rêve. Alors on va pas chichiter sur les précautions pour une fois : on verra pour les petites incartades quand on aura de la piétaille à dézinguer en face. Ce serait débile de se planter sur trois pauvres gros cailloux et devoir renoncer à une belle baston, surtout avec le matos qu'on nous a filé ! Punaise, qu'il me tarde d'essayer tout ça ! Je vis plus mal le fait de me taper un footing avec cette bande de zouaves que de devoir me terrer derrière une barricade pour esquiver des tirs de canon. Enfin, Azel Kyone'e va reprendre du service ! Si Eyan voyait ça !

                      "Je pars en éclaireur : si jamais cette pente est un cul de sac, ce serait ballot qu'on se retrouve coincé. Dans tous les cas, on garde le cap ! On fera un détour que si c'est strictement nécessaire. Je reviens dès que j'ai vu ce qui nous attend derrière. "

                      Le message silencieux contenu dans le ton de ma phrase est clair : pas d'entourloupe quand j'ai le dos tourné. Je fixe la crevette sombre au travers de ma visière : t'es doué pour les relations sociales, donc tu t'y colles, coco. T'as pas le choix, faut bien que tu serves à quelque chose, si c'est pas à taper sur ton prochain.

                      Je pars en direction des falaises et me glisse le long d'une première crevasse. Après une petite minute à serpenter entre les pics de roches et autres déclinaisons, je trouve l'endroit idéal pour décoller. Devant moi, au bas mot trente bons mètres de vide. Inspire, expire : voilà des années que je n'ai plus fait le saut de l'ange. J'espère que c'est comme le speeder : que ça ne s'oublie pas. Je cale le pack entre mes omoplates, je me penche de quelques degrés vers l'avant et j’enclenche la mise à feu. Le "clac" du levier m'indique que le mécanisme est comme neuf et pas rodé pour deux crédits. Je sens la détonation me secouer de haut en bas, la chaleur du feu qui surgit des propulseurs avec un vrombissement que je connais bien. On y est ! C'est le moment que je préfère... et celui où tout peut partir en vrille. Toujours penchée vers l'avant, les semelles prêtes à se décoller du sol, je pousse doucement la manette des gaz.


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                        Post n°14
                        Auteur : Super PNJ


                        Major Jane Fawchester


                        Jane observait le petit groupe avec ses jumelles tactiques. Grâce aux puissantes optiques de ces dernières, il pouvait observer à loisir les six recrues sans être aucunement découvert. Il prit une gorgée d'eau fraîche, savourant les ténèbres de son refuge ombragé. Elles semblaient si lointaines ces petites recrues...Si lointaines. Il les surveillait d'un œil attentif et patient, tout en tapotant sur son datapad. Le major se tenait dans une salle où régnaient les ombres, car toute lumière était obstruée par les rideaux épais qui barraient non seulement le passage aux rayons solaires mais aussi au sable et aux vents. Mais dans cette noirceur, le datapad projetait une lumière artificielle, blanche et bleue qui faisait jouer l'ombre de l'homme le long des murs de la pièce.
                        Ses yeux passaient de ses jumelles, avec lesquelles il surveillait les recrues pendant dix secondes, puis allait sur son appareil électronique. L'écran projetait un hologramme, une carte topographique azurée du secteur. Jane avait fait le choix de n'afficher que les informations de base de la zone : à peine les reliefs, installations et prévisions météorologiques.

                        C'était aussi pour s'offrir. Le Major avait passé plusieurs mois derrière un bureau, loin de toute opération un tant soit peu intéressante. Les formations des recrues classiques se suivaient depuis plusieurs semaines, toutes sans charme, toutes sans saveur. Il y avait eu des recrues talentueuses bien sûr, des potentiels spéciaux qu'il avait envoyé dans les forces spéciales de la deuxième division...Mais ce n'était pas le genre de stimulus qu'il recherchait. Non, ce que l'homme appréciait, c'était des situations comme celle-ci : celles qui lui rappelaient des années de service sous la bannière séparatiste en tant qu'agent d'espionnage expert, des moments qui lui rappelaient des centaines d'heures passées en plein cœur du territoire ennemi, un loup dans la bergerie, au nez et à la barbe du berger et du chien.

                        Ce qu'il appréciait dans ces situations c'était que peu importe le plan de base, il y avait toujours une complication, quelque chose que le QG n'avait pas prévu et qui réclamait qu'on improvise ou qu'on échoue. C'était cette part imprévisible, cette merveilleuse pièce improvisée qui lui avait manquée tous ces longs mois de morne quotidien. Ces six fripouilles étaient une occasion unique, la promesse de nouveaux frissons, de nouvelles surprises. Mais ceci, uniquement parce que Jane avait jugé bon de s'en mêler ; de les surveiller de loin, mais de lui-même se limiter, pour retrouver le frisson tant recherché. Il n'y aurait eu aucune difficulté si jamais il avait utilisé toutes les informations à sa disposition en tant que major, aucun défi.

                        Il porta à nouveau les jumelles devant ses yeux, guettant les dunes et les crevasses brunes. Une des six personnes se séparait du reste, descendant le long du haut-plateau où Jane les avait abandonnées. L'homme fronça les sourcils. Une séparation suite à des disputes ? Non, leur avancée avait été jusque là plutôt uniforme jusqu'à l'abrupte falaise. Le militaire tenta d'identifier la forme malgré la distance. Elle émettait régulièrement des reflets au Soleil, signe d'une armure. Cela ne pouvait être que la Mandalorienne – ou la femme qui portait une Beskar, sa loyauté à Mandalore restait encore à prouver. La jeune femme qui n'avait pas sa langue dans sa poche avait avancé jusque là en tête du groupe, et elle continuait à présent seule...Une éclaireuse peut-être ?


                        - Une tactique qui n'est pas si stupide...Mais un seul éclaireur en terrain inconnu...

                        Le major regarda sa mallette, ouverte à côté de lui. Ses yeux s'abîmèrent sur son contenu – éclairé seulement par la lumière pâlichonne de son datapad et celle - bien plus diffuse - de l'extérieur qui filtrait à travers les rideaux. Posé sur une tenue de camouflage trônait un fusil sniper dernière génération. Un instant, il considéra l'idée de prendre son matériel, sortir à l'extérieur...Dans le temps il avait été un redoutable tireur d'élite. Tirer sur la jeune tête brûlée et faire mouche aurait été un jeu d'enfant. Sa Beskar aurait stoppé le choc de la balle non létale, et elle aurait mémorisé sa leçon : un éclaireur n'avance que si son unité le couvre. Il combattit cette envie pendant plusieurs longues secondes. Ce serait une excellente façon de lui inculquer ce principe ; seule, elle ne pouvait espérer faire face à un tireur embusqué. Seule, elle n'avait qu'une visibilité réduite. Seule, elle était vulnérable. C'était pour pallier à tous ces défauts que l'on mettait même les troupes d'élite en unités...

                        Le datapad de Jane se mit à biper, l'interrompant dans ses délibérations, alors que les rideaux commençaient à s'agiter. Il battit des paupières, alors qu'une gerbe de sable entrait dans la pièce, et qu'un rideau était repoussé à l'intérieur. Un vent fort se levait ? À cette heure de la journée ? S'éloignant du rideau – réflexe instinctif pour ne pas être visible de l'extérieur – il baissa les yeux vers le petit appareil dans sa main. Sur le bord haut - au nord - de l'hologramme venait une grosse masse rouge, un ensemble cotonneux qui rampait le long des reliefs et des installations. Il mit une seconde à reprendre complètement le fil normal de ses réflexions et à en saisir le sens. Une tempête de sable. C'était une tempête de sable.
                        Géonosis était une planète inhospitalière à sa surface pour une raison très simple : les tempêtes de sable et les radiations solaires. Si les zones irradiées étaient répertoriées – et que Jane avait en conséquence choisi un secteur où les vies de ses futures recrues ne seraient pas mises en danger sur le long terme par des rayonnements nocifs – les tempêtes, elles, étaient subites, complètement aléatoires.

                        Sur Géonosis, les tempêtes étaient un danger plus mortel encore que la chaleur du Soleil ou les massiffs, car les vents étaient extrêmement forts, pouvant aisément dépasser les 160 km/h lors des grandes tempêtes. Les géonosiens ne vivaient pas dans les souterrains sans raison. Si les Séparatistes avaient réussis à monter certaines installations à la surface, c'étaient là uniquement les parties émergées de l'iceberg : la majorité des infrastructures étaient sous le sol, sauvegardées des mortels déchaînements de la cruelle Géonosis.
                        Jane fit disparaître l'hologramme, et commença à taper, taper un message. À ce rythme, le blizzard de sable serait sur le groupe dans quelques minutes, cinq tout au plus. S'ils ne trouvaient pas un abri, ils n'y survivraient pas. Aussi le Major était-il en train d'envoyer un message aux trois datapad qu'il avait laissé en leur possession. Si une tête distraite manquait son message, deux autres seraient informées par leur datapad, assurant la survie du groupe.

                        Il soupira. C'était bien toute l'aide qu'il pouvait leur apporter.


                        Spoiler

                        Un message pour vous débloquer un peu. Il n'y a pas beaucoup de matière, mais ça devrait vous donner de quoi faire (j'espère du moins!)

                        Teri.
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                          Post n°15
                          Auteur : Ansikt

                          Sous impulsion de l'humaine en armure, qui s'appelle apparemment Azel, nous nous mettons en marche. Je me situe en troisième place de la file indienne, derrière la Kaleesh et devant le Kel-Dor. Elle a apparemment découvert un endroit où se cacher de façon provisoire. Elle impose la foulée dans le relief escarpé et ensablé. La marche est fatigante. Je n'ai pas l'habitude de ce type de terrain. Je connais certainement une espèce plus adaptée à ce genre de milieu, mais ce serait purement idiot de changer de forme devant tant de témoins. Et je perdrai tout avantage que j'ai sur eux. Je choisis de ne pas le faire.

                          Il fait chaud. Très chaud. J'hésite à sortir ma couverture de survie, mais me ravise. L'humaine semble déjà bien assez énervée de notre retard, et je m'en porterai tout aussi bien sans une ennemie en plus. Par ailleurs, je ne sais pas si je pourrai la réutiliser dans une autre situation plus terrible.
                          Un mutisme général s'installe. On entend le vent souffler avec plus ou moins de violence. Nous gagnons en altitude et arrivons au bord du plateau où le militaire nous a déposé. La vue est imprenable, mais relativement inutile : nous allons devoir descendre, et nous n'avons que très peu de visibilité sur ce qu'il se trouve en dessous de nous.
                          Profitant d'une rapide halte, je vérifie mon matériel. Le bâton électrique est toujours solidement accroché, mon sac tient le coup. Les datapads sont empilés grossièrement dans le sac avec quelques vivres, de l'eau, la couverture de survie, et plusieurs autres petits outils, dont une corde rattachée à une espèce de griffe. Un grappin ? Si c'est le cas, il est vraiment rudimentaire.

                          L'humaine prend de nouveau la parole, et nous déclare qu'elle va partir en éclaireur, certainement avec son jet-pack. La visière de son casque se pose vers moi alors qu'elle termine sa phrase. Je sens qu'elle veut que je m'occupe du groupe, et cela ne me plait pas. Pas du tout.

                          Azel disparait en contrebas. Je me place un peu à l'écart pour avoir une vision d'ensemble du groupe. Tout le monde a l'air très ennuyé par cette chaleur. L'umbaran transpire à grosses gouttes, le Gand agite son léger vêtement pour se faire de l'air... Personne ne tente rien, pour mon plus grand plaisir. Je m'assis un moment sur un petit rocher, et attend la suite, toujours aux aguets.

                          Quelque chose me perturbe, cependant. Le vent souffle VRAIMENT fort. Mon ouïe est en alerte, mais je ne comprends pas pourquoi. Pensif, je réfléchis à ce qui pourrait en être la cause, mais me fait interrompre par un bip strident, suivi d'un deuxième en contre-temps, puis un troisième. Je lève la tête et scrute les alentours. Les autres membres du groupe sont aussi alertes que moi, et m'imitent, mais tournent irrémédiablement la tête vers moi. Je sais que je ne suis pas celui qui émet les bruits... ils viennent plutôt, de... derrière moi...

                          Je me découvre une très forte envie de me gifler alors que je comprends le problème. Le sac à dos ! Je le place devant moi et l'ouvre de façon précipitée. Les bips s'intensifient, et je vois une petite lampe rouge clignoter sur les vieux datapads. J'en prends un au hasard et lit le message à haute voix.


                          Danger : Tempête de sable.
                          Arrivée : cinq minutes.


                          Crispé, je relève la tête pour regarder le groupe. Ils sont tous surpris, à des degrés différents. Il faut vite trouver un abri. A en entendre le vent, elle m'a l'air violente. Très violente.
                          J'ai une réalisation soudaine. L'humaine est partie, et il faut qu'on survive tous. Il faut la prévenir.
                          Je réfléchis à toute vitesse. Si on reste tous ensemble ici, nous allons certainement trouver un endroit protégé, mais nous n'aurons aucune manière de savoir si l'humaine a tenu ou non. Je regarde en contrebas : je ne la vois pas. J'ai peur que ma voix ne porte pas assez pour la prévenir. Elle semble avoir pris une bonne distance de nous. Je ne vois qu'une solution, même si elle ne me plait pas. Je sors deux datapads et les donne à la Kaleesh, et lui dit quelques mots assez fort pour qu'elle m'entende malgré le vent.


                          - Hé, la Kaleesh. Kaalia, je crois ? Tu prends ces datapads, et tu emmènes les autres zouaves en lieu sûr. Je te les confie à toi car tu me sembles la plus digne de confiance parmi vous. J'aurais bien choisi le Kel-Dor, mais il est impulsif, et l'Umbaran est trop... dérangé... Je vais essayer de retrouver l'humaine. Je prends un datapad. Si personne a clamsé, on se retrouve à l'endroit dont parlait l'humaine...euuh... Azel. Je crois qu'elle t'avait expliqué comment le retrouver. Je vais essayer de la prévenir. A plus tard.

                          Sur ces paroles, je remets mon sac à dos en place, et me dirige vers là où j'ai vu Azel pour la dernière fois. Le relief est pentu. Le vent souffle. Je travaille contre la montre. Je ne dois pas céder à la panique. Après observation attentive, je remarque un creux dans le sable installé sur la pente. Je pars du principe que l'humaine et passée par là, je suis ce passage.

                          J'ai l'impression de glisser pendant une heure, mais il ne se passe en réalité qu'une petite minute. J'arrive sur un petit plateau. Personne. J'hurle.


                          - Azel !

                          Pas de réponse immédiate. Plus que quatre minutes avant la tempête. Je suis mal. Le vent souffle fort. J'hurle de nouveau.

                          - Azel ! L'humaine ! Tempête de sable dans quatre minutes ! Il faut trouver un abri ! Vite !

                          Je fais une pause et essaie de me protéger du vent avec mon manteau. Je réitère mes appels, espérant qu'elle réponde, et scrute les environs, à la recherche d'un abri si je venais à manquer de temps.

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                            Auteur : Kaalia

                            Azel est partie il y a moins de 5 minutes. Pour Kaalia et sa patience légendaire, elles semblaient durer des heures ; elle tournait en rond au milieu du petit groupe fouetté par un vent de plus en plus puissant.
                            Avant qu’une quelconque remarque ne soit émise à ce propos, les datapads sonnèrent dans le sac de l’humain ; il se dépêcha d’en sortir un, le regarda, puis il leva son regard vers le reste du groupe, blême :

                            - Hé, la Kaleesh. Kaalia, je crois ? Tu prends ces datapads, et tu emmènes les autres zouaves en lieu sûr. Je te les confie à toi, car tu me sembles la plus digne de confiance parmi vous. J'aurais bien choisi le Kel-Dor, mais il est impulsif, et l'Umbaran est trop... dérangé... Je vais essayer de retrouver l'humaine. Je prends un datapad. Si personne a clamsé, on se retrouve à l'endroit dont parlait l'humaine...euuh... Azel. Je crois qu'elle t'avait expliqué comment le retrouver. Je vais essayer de la prévenir. À plus tard.

                            - Attends ! Si tu crois que…

                            Kaalia pris les datapads et avant qu’elle n’eut le temps de finir sa phrase, à moitié étouffée par le vent, il était déjà parti, son sac sur les épaules.

                            Kaalia laissa s’échapper un juron puis se tourna vers ses trois compagnons d’infortune :

                            - Bon, voilà le plan, je vous emmène “à l’abri“ et je retourne les chercher.

                            Le kel dorr semblait s’indigner :

                            - Pourquoi tu irais les chercher ? Et je ne pense pas qu’ils aient beaucoup d’expérience avec les tempêtes de sable. Une fois à l’abri, reste avec nous ; tu ne vas pas te risquer dans la tempête qui approche !

                            Avant d’esquisser une réponse, Kaalia commença à se mettre en marche d’un pas rapide :

                            -Tu as oublié ce que nous a dit le Dirah ? À moins que le soleil ne t’a tapé trop fort sur la tête ? Si l’un de nous meurt, on est tous bon pour le trou ! Et je ne pense pas qu’ils aient beaucoup d’expérience avec les tempêtes de sable.

                            -Ah parce que toi oui ? Répliqua le gand

                            Kaalia poussa un soupir :

                            -Tu m’as bien regardé demi-portion ? J’ai grandi sur Kalee qui a connu plus de tempêtes de sables que tu n’en verras jamais, je peux te l’assurer.

                            Ils forcèrent le pas sans trop râler jusqu’à ce qui devait-être un poste de garde par le passé. Il ne possède ni porte ni fenêtre et c’est un exploit qu’elle tienne encore debout : un pan de mur est effondré vers l’intérieur. Seul avantage, elle n’a pas d’ouverture face au vent et le toit tient miraculeusement en place. L’endroit est catastrophique en cas d’attaque, mais s’avérera très utile dans le cas présent.

                            Une fois tout le monde à l’intérieur, kaalia commença à donner ses directives :

                            - Toi et toi.
                            Elle désigne le kel dorr et l’Umbaren. Commencez à faire un petit muret du côté de l’effondrement, ça protégeras pas trop, mais ça sera mieux que rien.

                            Ils déposèrent leurs armes puis s’exécutèrent sans trop poser de questions. Kaalia en profita pour récupérer leurs armes et les déposer au fond du bâtiment qui ne contient qu’une seule pièce.

                            - Et toi, tu vas me garder ces deux datapads et tenir ces deux lascars en joue. S'ils essayent quoi que ce soit, tire leurs dans les jambes.
                            Elle se pencha plus vers lui. Surveille surtout l’Umbaren.

                            Après avoir fait son petit speech, elle mit le pad dans son sac à dos puis se prépara à partir. Elle attendit le début de la vague de sable pour partir ; elle savait qu’il valait mieux rentrer dans la tempête que de se faire frapper par l’amas de sable déplacés par le vent.

                            La tempête faisait un vacarme assourdissant ; elle est si épaisse que Kaalia n’y voyait pas à 3 mètres.
                            À peine eu-t-elle le temps d’avancer d’une dizaine de mètres que Kaalia entendit un sifflement derrière elle qui se rapprochait à toute vitesse. Elle eut le réflexe de sauter sur le côté juste à temps : elle savait qu’il valait mieux rentrer dans la tempête que de se faire frapper par l’amas de sable déplacés par le vent.
                            Kaalia n’a aucune envie de finir en kebab de Kaleesh… Ni de ramasser du hachis d’humain composé principalement de ses camarades.
                            Elle se releva péniblement et se remit en route vers la position hypothétique d’Azel vers laquelle elle avançait bien malgré le sable et les divers débris qui dansaient autour d’elle.

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                              Post n°17
                              Auteur : Azel Kyone'e



                              Ce moment dans ta vie, où tu te demandes vraiment, mais vraiment, pourquoi tu t'es levé ce matin.

                              Au moment où je décolles enfin de cette satanée falaise, une saleté de bourrasque me fait dévier et j'embrasse avec fougue le premier pic qui passe sur ma trajectoire. Genre, si j'avais eu des doutes sur mon destin, quoi. Je peux bien le traiter de tous les noms, le vent, il en a rien à carrer et pis c'est tout. J'envie la nature, parfois. Bref. J'ai tout le mal du monde à ne pas me faire embarquer, je chute sur quelques mètres avant de me retrouver à nouveau dans une position stable. Heureusement, le jet n'a rien eu, et la pression dans les tuyères est bonne. Je reste suspendue en l'air, en vol stationnaire : surtout parce que je suis encore un peu sonné, mais aussi... parce que de là, je me tape une de ces vues, mon drôle ! Ahah, faut voir ça ! Comment tu veux pas avoir des envies mégalo quand tu domines le désert de cette façon ?! T'as juste envie de t'arracher les poumons en gueulant un truc sans queue ni tête, juste pour le plaisir de gueuler.

                              J'ai l'impression que le vent m'appelle. C'est chelou quand même. Azel ! Azel ! Ben tiens... Tu prends un peu tes désirs pour des réalités, toi, nan ? D'ailleurs, ça pourrait bien être n'importe quoi d'autre... Aisselle ! Donzelle ! Passerelle !

                              Mais le plus drôle dans l'histoire, c'est que le vent a la voix efféminée de ce puceau brun qui se veut soldat. Hey, attends... C'est lui ? Dans le doute, je me tourne : rien en contrebas. Mon regard fait le tour des falaises devant moi : rien. Punaise, s'il faut que je m'amuse à le chercher dans ce dédale, ça va être sympa. Avec ces bourrasques à deux dataries qui m’empêchent de voler correctement.

                              " Azel ! L'humaine ! Tempête de sable dans quatre minutes ! Il faut trouver un abri ! Vite ! "

                              Ah bah, pas de doute, c'est bien lui. Après une bonne minute de vol, je l'aperçois enfin. Sauf que je peux pas lui communiquer grand chose. Je mets les gaz et j'entre dans son champ de vision. Eh, mignon, t'es encore plus petit vu d'en haut ! Bon, sans blague, va vraiment falloir mettre les watts, on s'entend très mal. Je finis par capter le gros du message. C'est pas brillant.

                              " Tempête de sable dans quatre minutes ! "

                              Quatre minutes ? Mec, t'es sérieux ? ... 'tin, trop aimable... Comment on est sensé se carapater d'ici sans véhicule en quatre minutes ? Je soupire. Ma caboche en a pris un peu trop au décollage pour pouvoir réfléchir à toute allure. Pas le choix, va falloir bouffer du sable d'une manière ou d'une autre. Comme si j'en avais pas assez mangé en une journée ! Et les autres mignons qui sont toujours là-haut sur le plateau. Une seconde, je les imagine en train de courir partout comme des fourmis et j'ai envie de me marrer. Sauf je suis pas bien mieux lotie, mais bon... Bah, j'ai déjà vu pire. T'as déjà essayer de décoller direct en hyperespace avec une porte ouverte ? Moi ouais. Enfin, presque. C'était moins une.

                              " Descends ! Reste pas sur le plateau ! "

                              Vu la portée de ma voix dans ce vacarme, mes gestes prennent le relais très vite. Je le pointe, puis j'indique un endroit proche de lui avec un mouvement descendant du bras. C'est pas super clair, mais vu la situation, faut pas être un génie pour comprendre non plus... Par contre, le dadet est tout seul, et ça, c'est pas bon. On s'est quitté y a même pas une poignées de minutes et ces balots ont trouvé le moyen de se carapater. Tant pis pour leurs tronches, j'ai d'abord un hidalgo en péril sur ma falaise. J'abandonne donc le plateau et décrit un joli arc de cercle dans le ciel pour revenir en arrière. Pas mal pour quelqu'un qui a pas volé depuis un bail, eh ! Je penne à rester stable dans les courants d'air qui commencent à s'agiter en tous sens, annonciateur de la turbulence proche. C'est que c'est du lourd, le machin. Pas le petit vent d'entre les rochers d'un Rancor, si tu vois c'que j'veux dire. Je lance quand même à la cantonade, à tout hasard :

                              " Descendez TOUS, bande de moules manaanes ! Allez !! Sinon vous allez apprendre à voler, et sans jet pack ! "

                              Où est passée la Kaleesh ? Je ne la vois pas. Ils se sont dispersés ! J'aurais bien dû me douter qu'une telle brochette de gueules n'allait en faire qu'à sa tête. Bordel de Hutt ! C'est bien ma veine ! Je mets les gaz et je tente de repérer une brèche dans le mur de roche, suffisamment large pour me laisser passer, moi et mon bardas, mais pas suffisamment ouverte pour offrir une prise aux vagues de poussières jaunâtres qui se ruent sur nous. Je la vois, à présent : cette masse opaque à l'horizon. Une tempête, ça se déplace à plusieurs centaines de kilomètre heure. Je pense pas que celles de Geonosis fassent exception. Pourquoi j'ai l'intime impression que papy fusil et sa clique savait pertinemment ce qui nous attendait ? Y a intérêt que la paye soit bonne, pour qu'on s'encarre des rigolades pareilles. Franchement... Quand je pense que tout ça n'aurait jamais eu lieu si cette espèce de larve m'avait pas donné ces foutus billets. Vie à la noix. Je survole le bord des crêtes qui donnent sur le plateau, avec l'intime sentiment de refaire le chemin parcouru en sens inverse. Rien. Où se sont-ils barrés, ces fions de sarlacc ?! C'est pas vrai ! Qui m'a foutu une équipe pareille ! Ils savent pas ce que c'est qu'une tempête ou quoi ? J'espère pour eux qu'ils se sont enterrés, sinon... Game Over, et je vais pas rester pour voir ça. Je me détourne de la grande plaine aride et revient vers la position de l'humain. Il a progressé. Mais en face de nous, la tornade en a fait de même, si ce n'est plus. Plus le temps ! Plus le temps ! On se grouille ! Allez !

                              " Accroche-toi minet, on prend de l'altitude ! "

                              Je me revois des années auparavant, balancer un mioche dans les bras d'une arkanienne, le tout en rase-motte. Cette fois, c'est la manœuvre inverse, mais c'est tout aussi grisant. Je déboule à toutes barzingues dans le dos de l'homme et mes bras le ceinture en mode gros plaquage - sauf qu'j'ai pas l'intention de lui faire manger le sol, pour une fois. L'accélération donnée par ma parabole me permet de l'arracher de terre comme un aigle l'aurait fait de sa proie, et on se retrouve suspendu dans les airs, loin de la falaise. La puissance du jet est trop faible pour porter deux personnes adultes, mais le minot est léger, et ma petite figure m'a donné suffisamment d'élan pour me permettre de me maintenir en l'air comme je le souhaite. Là deuxième partie, en revanche, il risque de moins apprécier.

                              " Bon, j'espère que t'as aimé le petit baptême de l'air, on redescend sur terre. "

                              Là, ça va envoyer du lourd ! J'ai repéré ma petite faille. Une bourrasque me désarçonne, je roule avec lui dans les courants, avant de parvenir à me remettre droite. Je plonge : c'est parti mon gizka ! Comment ça, ça rime pas ? Rien à battre.

                              " T'arrêtes surtout pas ! "

                              Et c'est avec cette sentence énigmatique que je lui donne une bonne grosse impulsion vers l'avant, le larguant droit sur la fissure dans la falaise, à moins de trois mètres du sol. Sans regarder sous moi - s'il s'est éclaté en bas, j'dénie toute responsabilité - je remonte en poussant la manette à fond. La tempête file droit sur nous. Le compte à rebours commence, et j'ai un mal fou à revenir vers la falaise. Au final, je suis obligée de couper les gaz pour me laisser choir sur le rebord. Avec un énorme "clang", je tombe comme une masse. Mes genoux hurlent sous le choc, mais je tiens bon. Un souffle me rabat contre la paroi. Il me faut ancrer mes pieds dans la roche couverte de sable. Pas facile. Pas à pas, je tente de regagner l'endroit où j'ai larguer mon paquet sans parachute. Un pressentiment me fait lever les yeux. Parfois, mon instinct est pas si sot, faut croire ! La voilà, miss muumuu ! Toute seule dans la tourmente. Elle manque certes pas de cran, mais faudrait pas non plus manquer d'jugeote. Ouais, je suis pas super bien placée pour la sortir, celle-là, mais en l’occurrence, je me suis pas si mal débrouillée. Les mains en porte-voix, je crache ce qu'il me reste de poumons pour lui hurler depuis ma position :

                              " HEY ! ICI ! "

                              Sans tarder, je regagne l'abri de fortune. Quoi, si c'est moi qu'elle est venue chercher, elle a réussi : pas le moment pour elle de rebrousser chemin ! Sa silhouette finit par arriver, couverte de sable. Bon, demi-groupe 1, tempête 0. Pas si mal pour commencer la journée ! Voilà, on est pas mort, c'est déjà ça. Mais rester ici relève du suicide collectif. Le vent va nous arracher la tête, le sable va se transformer en grenaille et nous cribler comme de vulgaires feuilles. Ce serait plutôt stupide et douloureux, comme mort. Pas mon genre, désolée !

                              " On rentre là-dedans, et on trouve un passage qui nous permette de passer les prochaines minutes ici sans se faire enterrer vivants ! Si quelqu'un a une idée géniale, c'est maintenant ou jamais. "

                              Et le premier qui chouine, il va aller dire bonjour à la tempête avec une paire de claques en guise de bagage. Mais ça, je pense pas qu'ce soit nécessaire de le préciser. Allez, en route. Je passe devant, tournant le dos au vent qui hurle de plus belle.

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                                Auteur : Ansikt

                                J'aperçois finalement une forme volante dans le brouillard de sable autour de moi. La forme grossit et je distingue l'armure de l'humaine, flottant au dessus de moi, un peu à l'écart, casque sur la tête et visière baissée.
                                Elle reste stationnaire quelques instants. Elle semble m'avoir repéré, mais ne semble pas réagir. J'entends finalement des bruits étouffés venant de sa part, atténués par son casque et le vent violente.


                                - Méchant ! Ne mange pas les gâteaux !

                                J'hausse un sourcil, surpris, circonspect même. Il est très peu probable qu'elle ait cherché à me dire ça, mais c'est ce que je comprends. Foutu vent.
                                Ses gestes prennent le relais sur sa parole. Elle me pointe avec son bras, puis me montre un endroit en contrebas. J'aperçois alors un petit plateau avec un fissure proche. Je comprends vite. J'amorce ma descente alors qu'elle repart là où elle nous avait laissé précédemment.

                                La descente est compliquée. La pente n'est pas prévue pour ce genre d'acrobaties, et le vent n'arrange rien. Les roches sont instables et je manque à deux fois de glisser vers ma mort. Suite à une bourrasque, je manque de m'empaler sur un pic particulièrement pointu. Cherchant à ne pas être avance pour mon rendez-vous avez la Faucheuse, je décide de redoubler de précautions, mais une autre bourrasque me rappelle que la tempête approche à grande vitesse. Je suis trop lent, mais continue toujours de descendre, espérant que j'irai assez vite pour arriver à l'abri.

                                J'entends tout d'un coup un léger sifflement derrière moi. Sans avoir le temps de me retourner, je suis empoigné au niveau de la ceinture. Sa prise est ferme et assurée. Elle a l'air de savoir ce qu'elle fait. Enfin, c'est ce que j'espère.
                                Le décollage se fait sans grands accrocs, étonnement. Je commence à prendre de l'altitude. Ce serait grisant, si je n'étais pas en danger de mort.

                                Cette fois, j'entends clairement ça voix et ses paroles. Retour à la terre ferme, donc. Je la sens piquer vers la falaise et gagner de la vitesse. Suite à une énième bourrasque, nous virons sur le côté, mais elle nous remet "droit". Elle semble avoir une certaine maîtrise de l'engin. Je ne peux pas lui enlever ça. Je serais mort à l'heure actuelle sinon.
                                Nous plongeons alors que je l'entends proférer quelques mots.


                                - T'arrêtes surtout pas !

                                De quoi elle parle ? Je n'ai pas le temps d'analyser ses paroles que je sens son étreinte se relâcher autour de ma taille. Je chute. Ma vision se concentre en face de moi. A peu près trois mètres entre moi et le sol. Non, deux mètres cinquante. Ou deux mètres ? Le temps semble se ralentir autour de moi. Ca va faire mal, c'est indéniable.

                                Par réflexe, je me recroqueville, plie mes jambes et mes bras, et blottis ma tête entre ces derniers. Je sens la dureté du sol contre mon dos et roule. Par chance, je ne suis pas mort sur le coup. Je ne compte pas mon nombre de tours, mais décélère progressivement. Après quelques secondes, je heurte un mur dans un bruit sourd, en soulevant un nuage de poussière mélangée à du sable.

                                Mon corps entier criant de douleur, je me relève avec difficulté. Elle n'y est pas allé mollo, dis donc. J'étire mes muscles endoloris et fais craquer mes doigts. Encore étourdi, j'arrive à voir à peu près où je suis. Dans la fissure. Juste à l'entrée. Une pierre a bloqué mon avancée. Derrière moi, la tempête de sable fait rage. Devant moi, un tunnel biscornu s'enfonce dans l'obscurité. Je m'agenouille et vérifie le contenu de mon sac. Tout est en bazar, mais à peu près en bon état. L'écran du datapad est fissuré, mais il fonctionne toujours. A une exception près. Mon bâton électrique est un peu plié. J'essaie de faire jaillir l'électricité. Elle ne sort que d'un côté. m****.

                                Finissant ma fouille, j'extirpe une lampe de poche basique. Le verre est fissuré mais la lampe fonctionne encore. C'est bien ma veine.
                                J'entends l'humaine crier et me retourne. Mon rayon de lumière braqué vers la sortie, je vois une armure ensablée tenir debout devant moi. Je me retiens de faire une remarque cynique et hoche simplement la tête vers elle, signalant que je n'ai rien de cassé, même si je suis certainement couvert de bleus.

                                La Kaleesh arrive alors que j'essaie d'épousseter mes vêtements. Elle est couverte de sable, mais n'a pas l'air blessée . Cependant, mon expression neutre du visage cache mon énervement. Je lui ai demandé une chose, et elle ne l'a pas appliqué. Je me redresse et l'accoste d'une voix étonnement grave pour mon gabarit apparent.


                                - Pourquoi et dans quelles conditions as-tu laissé les autres seuls ? Ils sont à l'abri, j'espère ? Ils ont au moins un datapad ?

                                Ma tête fourmille de questions, de réflexions et de contre-réflexions. Si elle s'est bien débrouillée, un groupe a deux datapads, et l'autre en a un seul. C'est mieux que rien, mais c'est très mauvais si on a besoin de recouper les informations des trois datapads ensemble. Je n'ai aucune garantie de la sécurité des trois autres, et l'Umbaran était plutôt inquiétant tout à l'heure. C'est une situation très défavorable. Fais chier.

                                L'humaine reprend la parole. J'acquiesce à son idée d'un discret hochement de tête, et me mets à la suivre de près dans le tunnel étroit, lampe de poche à la main.

                                Nous marchons longtemps dans ce cauchemar pour claustrophobes. J'entends toujours la tempête hurler au loin derrière nous. Du sable continue d'être acheminé à nos pieds, signifiant que nous devrions continuer d'avancer jusque trouver un endroit plus spacieux où s'installer.

                                La monotonie s'installe. Le silence est pesant. J'essaie de penser à ce que l'on pourrait faire une fois sortis de ce trou à rats, mais je suis distrait soudainement par un petit craquement, presque imperceptible, devant nous. Par réflexe, je prends l'épaule de la mandalorienne et tire vers moi. Elle recule et j'avance, mais c'est trop tard. Le sol sous moi d'effondre et je roule en bas d'une pente dans un vacarme énorme. En bas, je me relève précipitamment et regarde autour de moi. Je suis dans une grande grotte, couverte de sorte de minéraux brillants. Jamais vus, mais ils éclairent la "pièce" d'une faible lueur bleutée. Des stalactites et stalagmites ornent les parois de la grotte. Dans mon dos, la pente sur laquelle j'ai réitéré mon expérience de roulé-boulé. Devant moi, plusieurs gros stalagmites qui pourraient faire une bonne cachette. Certains grimpent même jusqu'au plafond pour faire des sortes de piliers. C'est assez artistique, mais cela ne m'empêche pas de me demander comment je vais sortir d'ici.

                                Je reprends ma lampe et fais le tour de la pièce. Dans le mur opposant la longue pente se situe un trou, plutôt haut et très large, mais surtout très sombre. Curieux, je braque mon faisceau lumineux à l'intérieur. Rien, mais je suis surpris par la longueur du tunnel.
                                Tout à coup, j'entends un bruit. Mais pas un craquement. Quelque chose de plus gros, plus inquiétant. Je recule de quelques pas et me cache derrière un des piliers proche de la pente. Le gros bruit se rapproche. Je me risque un rapide coup d'oeil quand je le sens près de moi.
                                Un frisson parcourt mon échine. Un Acklay. Pas très grand comparé à celui de l'arène ce matin, mais certainement tout aussi teignant. Il est d'un vert kaki et fait plusieurs mouvements de tête autour de lui. Je remarque qu'il lui manque deux de ses trois yeux, mais cela ne change pas grand chose à ma situation. S'il me trouve, je suis foutu. Je n'ai pas grand chose pour me défendre.

                                J'hésite à changer d'apparence. Je connais plusieurs espèces volantes qui pourraient me permettre d'échapper d'ici incognito. Mais le risque serait de me faire voir par les deux autres en haut. Je suis dans une impasse.
                                Profitant des angles morts de la bête et du fait qu'elle n'ait pas encore trop bougé, je vise le haut de la pente avec ma lampe et clique plusieurs fois sur la bouton. Plusieurs flashs lumineux atteignent le plafond, beaucoup plus haut, au dessus de mes deux compagnonnes d'infortune. Supposant que je possède désormais leur attention, j'écris de façon très hasardeuse les mots "Aide" "Acklay" "Chut". Espérant qu'elles comprennent, je commence une partie de cache-cache avec le monstre pour ne pas qu'il me trouve. Une partie de cache-cache mortel.

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