Bon retour chez les vivants Mlle X!
-
Post n°15
Auteur : Elana "Hope"C’était un vieux manchot , plus malin qu’il en avait l’air , très bavard aussi ; il avait probablement sauvé une jeune fille de la dépression de l’amnésie , il ne s’exprimait pas toujours très clairement mais qu’est ce que cela pouvait donc bien faire : c’était Yash .
Il était visiblement heureux d’avoir réussi sa mission “altruiste” , il était satisfait d’avoir donné un souffle de dynamisme à une jeune femme qui avait encore toute la vie devant elle .
Il parlait toujours autant de sa voix si singulière , continuant avec ses petites pointes d’ironie et de cynisme mais pour la première fois la jeune amnésique pouvait percevoir de l’émotion dans ses mots , Yash semblait avoir été surpris par la proposition d’Espérance de l’emmener avec lui et si au fond il devait sûrement être grandement tenté par cette alternative il fit tout pour rester réaliste. Infirme qu’il était il ne pouvait s’échapper à ses côtés , il était condamné à rester sur son banc , dans cette cour , et à essayer de trouver d’autres cas désespérés à sauver. Le manchot déclina donc sa proposition mais ce n’est pas pour autant qu’il avait cessé de croire en elle , bien au contraire ; il la voyait déjà prendre son envol , renaître comme un phénix de ses cendres . Le long monologue de Yash eut son petit effet sur Elana qui ne put s’empêcher de verser une petite larme devant le discours de vieillard jusqu’ici si mystérieux qui se confiant maintenant à elle , il affirmait être un homme ordinaire ni un héros ni un guerrier , non juste un simple gars que le chance n’aimait pas beaucoup et qui s’était retrouvée ici . Mais force était de constater que les plus grands coeurs se trouvaient parfois là où on ne les attendaient , prise d’une affection particulière envers cet homme Esperance allait devoir foncer sans lui à présent.
- Cours jeune fille, prends ton envol., écris ton histoire
Symboliquement Yash se leva de son banc pour aller s’asseoir sur celui d’en face à côté de la vieille muette . Le manchot fixa Esperance qui soutint son regard , c’était fini , plus un mot ne sortirait de la bouche du vieil homme , il en avait assez dit alors Elana murmura d’une voix si basse qu’il était presque assuré que Yash n’entende rien
-Merci Yash , merci.
Puis après un dernier regard d’adieu , elle se leva et prit la direction de la chambre 306 où elle mettrait au point son plan d’évasion.
Le soleil commençait à décliner et bientôt la nuit régnerait en maître sur cette immense ville . Alors malfrats et autres truands sortiront de leur cachette et circuleront librement dans ce royaume de l’obscurité et de la lumière artificielle . Dans la chambre 306 d’un hôpital que l’on pouvait aisément comparer à une prison une jeune patiente amnésique s’apprêtait à défier le système et à “ s’évader “ de cet enfer blanc . Elana ajusta son blouson et vérifia qu’elle avait bien ses mystérieuses clefs sur elle , elle savait son plan risqué mai nulle place ne devait être laissée au doute sinon quoi elle échouerait assurément . Elle s’approche de la commode , prend une grande inspiration et appuie vigoureusement sur le bouton d’appel d’infirmier .
Quelques minutes plus tard , Elana alitté put voir le jeune visage de Stan passer le cadre de la porte
-Vous avez appelé Mlle?
-Oui , approchez je ressens comme une douleur aux jambes , c’est particulièrement dérangean.
-Voulez vous que j’appelle un médecin?
-J’aimerai d’abord avoir votre opinion , est - ce vraiment grave?
Le jeune employé s’approche alors d’un pas hésitant , et dès qu’il se trouve à proximité du lit la jeune fille avec une rage qu’on ne pouvait lui prêter bondit sur le pauvre bougre. Celui-ci tente de se débattre et même de crier mais elle avait prévu son coup , dans la lutte elle réussit à la bâillonner . Cette dernière se bat avec un dextérité impressionnante , comme si le combat était devenu un automatisme en elle et que l’amnésie ne pouvait pas changer cela , après tout n’était elle pas une vrai guerrière? Dans la mêlée et alors que ce pauvre Stan était au bord de l’inconscience à cause de la violence des coups , Elana parvient à le ligoter à son lit avec un pantalon en tissu . Elle prit la blouse du jeune infirmier et son badge qui lui permettait d’ouvrir certaines portes. On ne tarderait sûrement pas à le retrouve ici mais elle , elle espérait déjà être loin à ce moment. De toute façon les dés étaient jetés , elle ne pouvait plus reculer .
La patiente jeta un oeil dans le corridor , la voie était libre . La majorité des résidents et du personnel dormait à présent . Elle se dirigea le plus rapidement possible vers le fond du couloir tout en se souciant de paraître le plus naturel possible . La sortie principale se trouvait au niveau du hall d’entrée mais elle risquait de se faire prendre à ce niveau là , elle avait plusieurs fois aperçu des membres du personnel ayant fini leur journée se diriger vers d’autres sorties . C’est alors que la chance lui sourit , deux hommes en blouse sortirent d’une salle en bavardant , Elana tendit l’oreille
-Je rentre chez moi et je dors , je suis exténué!
Ces deux là se dirigeait donc vers la sortie , quelle aubaine! La jeune fille leur sourit et osa même leur adresser la parole
-Bonsoir messieurs!
Les deux hommes se retournèrent et la saluèrent à leur tour . Puis tel une ombre elle les suit jusqu’à qu’ils atteignent une petite porte métallique flanquée de l’écriteau “ Sortie du Personnel n°4”. La liberté n’était plus qu’à quelques mètres. Elle rentra son badge dans la machine qui ouvrait le portique , celle ci lut son code barre et afficha un message qu’Elana prit le temps de lire à la va-vite .
“Bonne soirée Stan , à demain!”
Oh non elle n’était pas Stan et ne reviendrait assurément pas demain car désormais elle était libre. Elle respira à pleins poumons l’air de l'extérieur et contempla quelque secondes l’immensité de ce monde presque nouveau ou dont elle n’avait plutôt que très peu de souvenirs .
Que faire à présent? La réponse pouvait paraître étrange mais elle n’en était pas moins légitime. Elle était une jeune amnésique lâchée dans ce vaste monde dans lequel il était aisé de s’égarer. Alors elle songea à ce qu’aurait pu lui dire Yash dans la situation présente
“ Fonce, Agis”
L’hésitation était son seul ennemi et elle ne devait pas le laisser prendre le dessus , elle appela un taxi-speeder décidée à retrouver quel appartement ces clef ouvrait elle . Il devait bien y avoir un endroit où elle retrouverait l’adresse où vivait Elana Orlina. Cette jeune femme disparue deux ans plus tôt en rentrant dans un hôpital.
Désormais elle n’était plus qu’Espérance et elle devait foncer , agir et encore foncer et encore agir . C’était ce qui lui avait dit de faire son libérateur à elle , un pauvre manchot loin des canons héroïques ; un pauvre fou qu’elle n’oublierait assurément pas dans cet hôpital de malheur. -
Post n°16
Auteur : Super PNJLa nuit dernière, il ne pouvait fermer l'œil, sachant le projet de la jeune demoiselle. Il était resté à l'affût dans l'hypothèse qu'il aurait pu lui apporter une aide quelconque lors de cette " évasion".
Tendant l'oreille, il essayait d'apercevoir un bruit, un mouvement qui aurait pu alerter les gardes, le personnel du service ou même de l'hôpital tout entier. Il ne faut pas oublier ces droïdes qui surgissaient souvent de nul par, quelle que soit l'heure, de jour comme de nuit. Mais, elle était experte, la donzelle. Il n'entendait rien, quelques mouvements par-ci par-là, comme à l'accoutume, mais rien d'alarmant.
Sur sa route qui longe les couloirs de l'hôpital, le vieil homme se faufilait tel un lézard afin de rester sur le qui-vive au cas où la jeune fuyarde aurait eu besoin d’une diversion quelconque. Tapis dans l’ombre tous ses sens étaient en éveil. Son esprit philosophique aussi restait en éveil * L'ombre ne représente pas que le mal, l'ombre sert aussi à protéger ceux qui en ont besoin. *
La brunette n’avait pas froid aux yeux, après avoir attiré dans ses filets le jeune interne. Elle avait réussi par on ne sait quel stratagème à le maîtriser.
Au détour d’un couloir, le vieux Yash aperçût deux infirmiers ou médecins, d’où il se trouvait, il ne pouvait distinguer leur fonction. Les deux hommes vêtus de blanc, tout en discutant se dirigeaient vers une petite sortie. Yash était prêt à sortir de sa cachette et les interpeller avec un prétexte quelconque, au cas où.
Certes, il ne pouvait pas l’accompagner dans sa fuite, mais il ferait le maximum afin qu’elle puisse la réaliser avec succès. Il pourrait l’admettre, il trouvait la situation fascinante, cela mettait un peu de « piquant » dans sa misérable existence. Surtout depuis qu’il a atterri en ces lieux. Un peu d’action ne pouvait n’être que bénéfique pour ses articulations qui rouillaient aussi vite qu’un boulon de droïdes.
Son pouls s’accélérait lorsqu’il la vit s'approcher d'eux. Et soudain, il entendit un « Bonsoir messieurs ! »
D’un air décontracté, elle leur emboîta le pas.
-*Morbleu ! C'est bien les donzelles, ça. Elles sont plus convaincantes avec sourire et courbette que nous avec notre grande ...!*. Il s'arrêta de "blablater" dans sa tête, le regard fixé sur la petite porte métallique "Sortie du Personnel n°4”…
Ça y est le jour va pointer le bout de son nez. Notre cher ami, le vieux manchot avait rejoint son QG en se faufilant sans bruit hors de sa chambre, longeant les couloirs sur la pointe des pieds, tel un éclaireur à l'affût d'un mouvement.Il n'avait pas pu fermer l'œil de la nuit. Surtout connaissant les projets de sa jeune protégée, il ne pouvait se résoudre à dormir sur ses deux oreilles.
Il sourit à cette expression * dormir sur ses deux oreilles. Franchement, quelle idée ?* Se dit-il, avec un sourire qui se dessine de plus en plus sur son visage.
* Comment pourrait-on dormir sur nos deux oreilles ? Ne dors, que d'un œil, je veux bien. Mais quand même ! Il faut être, un tantinet, difforme ou alors un de ses espèces avec les yeux à la place des oreilles et inversement*. Il reste un moment à essayer d'imaginer quel genre d'espèces qu'il pourrait connaitre qui puissent correspondre à cette image.
Et soudain, d'un geste de la tête, il efface cette pensée vagabonde et revient à son occupation première. * Bref ! Ce n'est pas là la question...*
Où il en était ? Ah, oui !
L'image de l'ancienne patiente de la chambre 306, Mademoiselle Espérance, lui revient en mémoire. Il la revoit insérant un badge et franchir la porte de « Sa » liberté.
*- Selon moi, l’ensemble de la protection de cet établissement ne dépasse pas le niveau d’un amateurisme éventuellement prometteur… Comme une équipe de… « bras cassé » ! * un éclat de rire se fait entendre.
Cette recommandation ou conseil qu’il lui avait lancé lors de leur dernière « tête à tête » résonne encore, en lui, tel un écho : « - Lorsque tu seras de l’autre côté ; Vis, Agis, Assume, Fonce »
- *Mais, Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! * s'exclame Yash qui se penche pour essayer de regarder vers la grande bâtisse.
Les yeux, en mode, télescope, notre vieux manchot balaie du regard le porche de l’hôpital. Puis, soudain, de la main, fait signe à qui, pourquoi.
Quelques secondes plus tard, un personnage un peu plus grand et plus fin qu'un Humain avec de longues oreilles tombantes, se tient face à notre messager du banc, c’est un Gungan.
Sans plus attendre, il se penche délicatement. Le Manchot lui murmure une ou deux phrases aux creux de ses longues oreilles. Il acquiesce de la tête à ce qui semble être des instructions et part aussitôt aussi discrètement que lors de son arrivé.Ce Gungan se met souvent au service du vieil homme. Ce personnage discret est-il naïf et influençable, pour servir ainsi la volonté du vieil homme ? Ou Est-ce une gratitude liée aux sens de l’honneur de ces espèces qui portent une dette éternelle à celui ou celle qui, volontairement ou non, sauve leur vie. Si tel était le cas, nul ne savait le pourquoi du comment et en quelle circonstance.
Les heures défilent et le vieil homme s’agite sur son banc.
Le jour commence à percer lorsqu’arrive un homme vêtu d’un long manteau sombre, coiffé d’un chapeau à bord large, agitant la main en signe de salut en direction du banc, du QG .
- Et Yash !
- Et vieille branche ! Te voilà enfin, tu t’es fait attendre.
- Tu m’as envoyé ton émissaire et je suis venu toute affaire cessante. Toujours aussi patient à ce que je vois !
- Je suis assez pressé, oui. Mais je te ferais un topo en chemin. Allez, viens. N’Faut pas trainer !
Il jette un regard rapide sur son ami et s’extirpe de son banc en lançant ces paroles du ton joyeux et un peu envieux.
- Morbleu ! T'as pas changé, veille branche aussi gaillard qu’à tes vingt ans.
- On peut dire la même chose de toi. Répond le second sur un ton ironique.
Yash se met à rire et les voilà, bras dessus bras dessous se dirigeant en direction du Gungan qui les attendait à l’écart.
Celui-ci les conduits vers le sous sol en empruntant une porte dérobée.
Le vieil homme se retrouve, à son tour, hors de l’enceinte de l’hôpital, au cœur de la planète-cité
Un magnifique air speeder, les attendait. Yash lance un regard interrogatif à son visiteur et lui dit :
- « Morbleu ! Tu t’es embourgeoisé, dis moi ?
- Faut bien, avec les longues files du trafic de la ville, J’n’allais pas me contenter du taxi de la planète ou le service de bus pour mes trajets. On a assez bossé pour ça, tu n’ crois pas. Lui répond son compagnon. Et toi, reprend-il, tu as tout dépensé, tout ton pactole ? Tu t’en sers aussi pour tes petits services afin d’améliorer ton quotidien, à ce que je vois.
Sur ses mots, un petit sourire aux lèvres, il jette un regard en arrière.
- « Que veux-tu chacun alimente son « royaume » comme il peut. Mais je reconnais n’être pas aujourd’hui un juge objectif.» lui répond Yash
- Tu dois bien les arroser grassement tes petites excursions. Rétorque l’ami
Ces mots font allusion aux escapades du vieil homme, puisqu’il peut à son aise s’évader de cet enceinte et peut-être aussi pour justifier le dévouement du Gungan.
- Oui, grassement, c’est bien le mot qui convient. Mais, tu vois, ça m’agace qu’un homme de mon âge ait la permission de minuit comme un gamin de douze ans ! Qu’il ait peur que son « papa » le punisse s’il découche ! Alors ne tardons pas de trop.- Allons-y gaiement et tu en profiteras pour me tenir au courant de ton projet.
Les voilà à bord de l’engin, comme au bon vieux temps, les anciens pilotes revivent, finit les « morbleu » « Vieilles branches » et « mon gaillard », le langage d’autrefois reprend du service.
À peine installé, le vieux manchot ressent une excitation tel un enfant qui retrouve ses habitudes. Le souvenir de ses jeunes années, du jeune pilote qu’il a été jadis ravigotait son sang dans ses veines.
-* c'est sûr que cet air-speeder est bien plus pratique qu'un taxi quelconque.* Se dit-il en scrutant avec ses yeux ébahis les différents systèmes de sustentation aérienne, le répulseur compact situé sous les sièges des passagers. Sans parler de l’ordinateur de conduite pour la répartition de l'énergie de ces répuleurs, ainsi que ceux de faible intensité rajoutés sur les flancs pour l'atterrissage en douceur et, aussi, éviter les collisions.
Le « joujou » le fascine et tout-à-coup : * Houla, houla, je m’égare se dit-il je dois me concentrer sur ma « mission du jour*Le pilote met son plan de vol en action, active le moteur, et, le vieil homme profite de cet instant pour faire part à son ami ce qu’il attend de lui, lui narre l’essentiel, sans trop rentrer dans les détails et lui fais part de ses intentions- Très bien, répond celui-ci. Alors je suis venu avec l’appareil idéal pour nous mouvoir dans les files ininterrompues de Coruscant.
- Oui, oui! Et atteindre une très bonne altitude au-dessus des immeubles de la métropole.
- Et pour sûr, mais elle va surtout nous aider à retrouver la route la plus rapide pour nous rendre chez ta petite protégée. T'as son adresse ?
- Oui, on me l’a remis ce matin. Tiens, tu trouveras là-dessus. Et il tend la petite tablette que le Gungan lui avait remise avant de refermer les portes de l’hôpital
Son compagnon de voyage récupère la tablette et la remet à son pilote afin que celui-ci puisse se rendre à l’adresse indiquée.- Espérons que l’appareil ait assez d’autonomie avant de devoir la recharger. Car dans cette métropole aussi grande que Coruscant et vu la vitesse qu’il peut atteindre cette faible autonomie peut devenir très, très, vite handicapante.
Pendant son petit voyage de « plaisance », le vieux manchot profite d’avoir quitté son banc pour s’imprégner du paysage de Coruscant, La brillante, L’étincelante, éclairée de jour comme de nuit.
- Alors dis-moi, lui demande son compagnon de voyage. J’espère qu’elle ne se loge pas dans les bas-fonds, ta copine ? À mon âge, je n’ai pas envie de me retrouver dans ces endroits les plus malfamés et me retrouver face à ces criminelles. J’ai encore quelques ressources, mais j’ai passé l’âge.
Le vieil homme a toujours été frappé par l’habilité avec laquelle son ami maîtrisait le maniement des multiples formes de combats, en réponse à la question, il lui dit :
- Je ne pense pas, ce n’est pas le gens de fille. Mais bon même si moi aussi, j’ai pris de l’âge, je préfère les criminelles que ces rats géants.
La matinée était à peine avancée et le voilà sur les routes avec l’aide fortuite de «son vieil ami de toujours ».
Préférant laisser leur engin à quelques distances de l’appartement de la jeune Espérance, les deux amis continuent leur traversée à pied. *Le plaisir de se dégourdir les jambes*. Se dit Yash.
Le quartier ne faisait pas partie des quartiers à craindre, ce n’était pas du très grand luxe, non plus, mais assez résidentiel et paisible.
Paisible, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut baisser sa garde.
Au détour d’un bâtiment, leur apparaît de longues silhouettes dans des pardessus de couleur bleue, un bleu foncé qu’on pourrait qualifier de bleu marine. Les ayant repérés très vite, le manchot sort son blaster discrètement de l’étui fixé à sa ceinture qu’il garde en main, sous son manteau à l’abri des regards.
Il lance un regard discret à son ami et réplique à mi-voix
- « Et alors ? Ils ne vont pas me bouffer ! D’abord, je ne leur en laisserai pas le temps ! Je les attaquerai, bille en tête. » Il en sourit encore en se rendant d’un pas allègre vers sa mission.
Qui est responsable de ce changement ? Sa protégée ? Son escapade à l’air « libre »… ? Oui, sans doute un peu de tout cela ; l’expression des jours sans joie et des nuits sans sommeil. L’expression des mots qu’on dit ou qu’on entend et qui se dépose à notre insu dans notre cœur et notre esprit…
Enfin, ils y sont, face à l’appartement tant recherché, il sonne, attend. De toute façon, ils sont peut-être les premiers. *Elle n’a, peut-être pas encore trouvé son appart.*
À cette pensée, Yash, s’en veut, il aurait dû la chercher dans Coruscant avant de chercher son appartement. Lui, il avait trouvé l’adresse. Mais, elle, elle ne l’avait peut-être pas.
Torturé par cette pensée, il n’entend pas l’ouverture de la porte. Face à lui se tient Espérance, sur le qui-vive, blaster en main, prête au combat.
Yash la regarde, sourire béat sur les lèvres, ravi de la revoir et surtout de la voir saine et sauve. * Plein de ressource, cette petite, j’en étais sûr *
- Morbleu ! Jeune fille range ton « joujou », tu vas nous blesser ! Tien, prends ! Dit-il en lui tendant un papier un peu froissé, tiré de la poche de son manteau. Prends ce papier, tu y trouveras une bonne adresse. Je pense que tu y trouveras ton bonheur. La route de ton futur y est inscrite. Rends-toi sur Dantooine et tu y trouveras la base des chasseurs de primes. J’en ai connu qui en ont fait fortune. Le peu que j’ai vu de toi, je pense que tu as la carrure.
Se tournant vers son compagnon, il ajoute : - « Je jurerais que je ne me suis pas trompé… Les pieds sur le bûcher ! »
Puis, revenant à la brunette, il conclut
- Allez, jeune fille. Il se fait soif. On va te laisser mon ami et moi. Nous avons plein d’histoire à nous raconter et aussi des tas de cantinas qui attendent nos visites avant mon retour au bercail. Toi, tu es prête de voler de es propres ailes, prends soin de toi, et surtout n’oublie pas le vieux Yash.
Sans attendre mot, il lui tourne le talon accompagné de son fidèle ami.
Chemin faisant, il se dit sensible à cette idée « pittoresque » qu’il a eue, comprend, approuve même, le coup de cœur qu’il a eu pour sa jeune protégée…. Qui jusque-là lui semblait plutôt un coup de folie.
- Je reconnais, qu’elle m’apporte un sang neuf… Plutôt bénéfique. Avoue-t-il, à son ami
Spoiler : Spoiler
-
Post n°17
Auteur : Elana "Hope"Elle avait fini par trouver, comme quoi il suffisait d’un minimum de persévérance, de réflexion et de prise de décision pour pouvoir s’en sortir dans cet immense monde où tout respirait la démesure. Espérance avait ainsi vite entendu qu’elle pourrait trouver son adresse au Bureau de Liaison et de Gestion du Territoire, une grande administration qui donnait mal à la tête rien qu’à y penser. Le taxi-speeder la déposa devant le grand bâtiment officiel, un immeuble large et grand mais plutôt sobre dans ses ornements. Espérance sortit du véhicule en demandant au chauffeur de l’attendre ici ; le temps qu’elle revienne.
Pour entrer l’on devait passer un contrôle de sécurité, la jeune amnésique s’y prêta et tout se déroula le mieux du monde. Le garde se montra très laxiste avec elle, jetant à peine un œil aux résultats du détecteur de métaux, sûrement le charme de la nouvelle venue n’y était pas étranger.
Une fois passée le sas, la jeune femme se retrouva dans un immense hall où des centaines de fonctionnaires s’affairaient derrière des comptoirs ; accueillant des foules de citoyens aux réclamations diverses. Dans un coin, Espérance repéra une carte holographique des lieux pour mieux se situer, elle devait trouver où elle pourrait se renseigner sur les adresses. Elle ne mit pas bien longtemps à repérer le Service des Adresse dont le comptoir ne se trouvait pas loin d’ici, elle emprunta quelque larges couloirs avant de déboucher sur une nouvelle série de comptoirs ; là, les queues étaient moins grandes. Après quelque minute d’attente, ce fut à son tour, un petit homme à lunettes, au crâne dégarni et à l’air grognon “l’accueillit” au guichet avec un “bonjour” dont le manque d’enthousiasme en disait long sur ses journées .
-Bonjour monsieur, je suis ici pour trouver une adresse.
Le petit employé leva les yeux en direction de la jeune femme, l’air exaspéré.
-Bravo, vous avez compris à quoi nous servons. L’adresse de qui ?
-Euh… Je voudrais retrouver le domicile d’une amie, une certaine Elana Orlina.
D’un air toujours aussi antipathique, le petit homme se pencha sur son ordinateur et tapa le nom de l'intéressée sur son clavier. Espérance observa sa façon de procéder, visiblement ici tout était informatisé comme à l’hôpital d’ailleurs, les armoires et casiers remplis de document papiers placé derrière les guichets n’étaient donc là que pour décorer ou peut-être pour prévenir une coupure de courant ou un quelconque piratage.
La recherche ne fut pas longue, l’homme lui communique l’adresse que la jeune femme s’empressa d’écrire sur sa main.
Prestement, elle courut vers la sortie et rejoignit le taxi lui demandant de la mener à cette adresse, elle était dorénavant habitée par une excitation nouvelle : sa nouvelle vie commençait enfin…
Le trajet fut bref, le chauffeur l’amena dans un quartier loin des grands lieux très riche et huppé, mais qui s’avérait néanmoins correct et plutôt propre ; ce n’était pas non plus les bas-fonds. Espérance poursuivit son trajet à pied jusqu’à arriver au pied d’un immeuble de taille moyenne, elle jeta un coup d’œil au tableau de sonnettes, au milieu de la liste figurait un petit papier jauni et presque déchiré sur lequel on pouvait lire “ Elana Orlina”, a priori, c’était ici. Elle ouvrit la porte avec l’aide de sa clef et monta plusieurs étages à pied, la jeune amnésique n’avait pas la patience d’attendre un ascenseur, elle devait avoir la sensation de foncer. Elle arriva finalement devant une porte sobre et noire, avec une grosse serrure sur le côté.
C’était ici, ici qu’elle avait habité dans sa vie d’avant. Que pouvait-il bien se cacher derrière cette porte ? Découvrirait-elle des éléments qui lui révéleront son passé oublié ou bien au contraire ne trouvera-t-elle que des objets qui renforceront le mystère ?
Les mains tremblantes, elle dut s’y reprendre à plusieurs fois pour entrer la clé dans le trou de serrure ; Espérance tourna la clef, une fois puis deux fois et il y eut un petit “clic”. Elle poussa alors la porte qui s’ouvrit vers l’intérieur, à l’intérieur, il faisait sombre, très sombre même ; elle trouva rapidement l’interrupteur, mais la lumière ne s’allumait plus ; logique après près de deux ans d’absence l’ampoule devait être endommagée. Une étonnante couche de poussière s’était accumulée sur le sol et les objets, rendant l’air difficilement respirable ; de toute évidence, il fallait d’urgence passer un coup de balai.
Espérance fit rapidement le tour des lieux, l’appartement n’était pas très vaste ou luxueux mais correct et largement suffisant pour une personne seule. Il y avait une petite cuisine, une salle de bains, une chambre et un petit salon-salle à manger. Instinctivement, Espérance se dirigea vers sa chambre, seul lieu où elle avait connu un peu d’intimités durant ces derniers mois à l’hôpital ; si elle devait trouver quelque chose s’était ici.
Elle observa un moment la petite pièce avant d’ouvrir l’armoire, des petites piles s’y trouvaient, mais il ne devait pas y avoir que cela, ce serait trop simple. Animée alors par un étrange pressentiment, comme si son inconscient se souvenait où elle avait caché certaines choses, elle poussa sur le fond de l’armoire qui s’ouvrit alors ; un double-fond évidemment, mais c’est ce qui se trouvait à l’intérieur qui s’avérait être le plus intéressant. Elle en ressortit deux objets pour le moins éclairants, le premier était un fusil blaster basique mais mortellement efficace, l’autre un long fusil sniper de type Keester . Elle prit les objets en main, les manipulant avec habileté et elle ressentit alors comme une forme de soulagement comme si ces objets faisaient partie d’elle et qu’elle se sentait bien avec eux. Des bribes de souvenirs ressurgirent alors, des sortes de flash très rapide où elle se voyait s’entraîner sur des cibles avec des formateurs inconnus dans des lieux qu’elle ne reconnaissait pas ou alors elle se voyait abattre des ennemis probables dont elle ne souvenait plus. Elle sourit, oh oui, elle fit un large sourire : si elle s’en doutait jusqu’ici, elle avait maintenant la confirmation : elle était une vraie guerrière dans l’âme et ça lui plaisait.
Après avoir soigneusement rangé les deux armes, Espérance sortit de la chambre pour explorer les autres pièces. Dans le salon, les recherches s’avérèrent fructueuses également, elle trouva dans un tiroir un extrait à moitié déchiré de ce qui ressemblait à un ordre mission visant à abattre un certain dignitaire impérial dans un lieu proche, sur le papier, il n’y avait aucun détail pas même le nom du commanditaire, mais elle comprit qu’elle avait jadis combattu contre l’Empire. Elle avait donc été une sorte de rebelle, une révoltée, cela lui plaisait encore plus, l’indépendance coulait donc dans ses veines.
Elle fit également la découverte dans un coin de la pièce d’une curieuse petite machine ; un droïde astromécano complètement déchargé et immatriculé R3-D3. Elle l’examina sommairement.
-Ah toi aussi, tu es oublié de la société hein… Lui fit-elle. Viens, on va te brancher.
Pas mécontente de découvrir qu’elle était aussi propriétaire d’un droïde, elle le brancha au plus vite pour le charger quand, la sonnette retentit. Espérance, méfiante se saisit de son blaster, prête à se défendre chèrement puis elle ouvrit d’un coup sec la porte, sur le seuil se tenait celui qu’elle aurait aimé voir, mais qu’elle ne s’attendait pas à voir : Yash .
C’était bien le manchot, sorti miraculeusement de l’hôpital qui lui faisait face accompagné d’un deuxième homme qui semblait être son ami.
D’abord plutôt surprise, Yash prit la parole, lui demandant de baisser son ”joujou” ce qu’elle s’empressa de faire. Puis il lui transmit un petit papier avec une adresse inscrite, décidément, c’était la journée des adresses pour Espérance. Il lui conseilla de rejoindre la planète Dantooine, un nom qui ne disait rien à la jeune fille, pour y suivre une carrière de chasseuse de primes. Le vieil homme, qui s’apparentait plus à un ange providentiel aux yeux de la jeune évadée, la laissa alors sans adieux larmoyants ou autres futilités, car elle ne devait plus regarder derrière elle, mais plutôt foncer vers l’avant.
Chasseuse de primes ? La perspective était pour le moins alléchante ? La promesse d’un enrichissement conséquent pour pouvoir survivre, la promesse d’action aussi, car après tout n’était-elle pas une combattante née et aussi pourquoi pas l’espoir d’acquérir un peu de notoriété dans certains milieux de la galaxie. Yash lui avait toujours prodigué de bons conseils, il ne pouvait pas se tromper : elle était prête à s’engager sur cette voie ; prête à prendre une revanche sur le monde, sur le monde et sur sa vie perdue….
Elle avait trouvé quelque papiers d’identité la présentant comme Elana Orlina, elle les détruisit sans hésitation. Une nouvelle vie commençait, Elana était morte, Espérance était née et elle comptait bien le faire savoir au plus grand nombre.