Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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    #57

    Post n°57
    Auteur : Shar'kan Nocturna

    Quelques précisions étaient encore nécessaires. Non pas que des zones d'ombres à éclairer au final, il s'agissait aussi de résumer la proposition – qui ne laissait pas indifférente a priori – d'indépendance des Jedi. Indépendance certes, mais il s'agissait tout de même de nouer une alliance entre les deux partis. Ainsi la République respectait ses valeurs, mais elle donnait aussi du crédit non pas à une religion mais à un peuple. Car c'était bien ça qu'il fallait mettre en avant, le lien diplomatique et non plus institutionnel entre la République et l'Ordre Jedi. Peut être était-ce ce qui ne passait guère devant l'assemblée ? Ma coupole restée au centre de la rotonde, je repris la parole.

    - Pourquoi ne pas consulter les peuples quant à leur accueil comme gouvernant ? Certains ont un lien particulier avec la Force, d'autres ont plus de prédispositions à suivre L'Ordre . Beaucoup se confortent dans le culte Jedi. Des peuples jadis se voyaient gouvernés par la Force parce qu'ils le voulaient. Ce fut le cas des Miraluka, peuple de la planète Katarr. Aujourd'hui je n'ai pas la connaissance de l'existence de tels mondes au sein de l'espace Impérial, et désormais Républicain. Beaucoup de planètes, j'en suis convaincu, sont prêtes à accueillir en leur sein l'Ordre Jedi. Si ce n'est pas le cas, alors pourquoi ne pas leur offrir une planète qui pour l'instant ne possède aucune structure gouvernementale et qui ne fait pas parti de l'espace Républicain ? Sénateur Blokkus, détrompez-vous, l'Ordre possède traditionnellement une direction de fer et de sages. Je ne doute pas de leurs compétences. Les Jedi ont un droit fondamental, celui d'exister et de pratiquer leur religion. Mais il m'est impossible d'affilier la République à un culte par pur principe d'égalité, et ce principe m'est cher, d'autant plus que nous sortons tout droit d'une tyrannie qui a mise à mal à la fois cette égalité mais aussi la liberté.
    Je propose la liberté à l'état pur à l'Ordre Jedi, je propose qu'ils vivent libres ! Leur indépendance est essentielle et permettra d'éviter les erreurs du passé, leur existence ne sera plus liée au devenir de la République, mais bien à leurs propres choix.


    La première partie s'était déroulée à peu près sans accrocs. Mais il fallait en finir avec cette proposition une fois pour toutes ! Ainsi, les sénateurs allaient devoir se décider sur le sort de l'Ordre, qui quoi qu'il arrive allait vivre des jours bien plus heureux que ceux qu'ils vécurent jusqu'à aujourd'hui. Les Jedi allaient ils être partiellement libres ou bien totalement ?

    - Les Jedi seront les amis de la République sans être les représentants d'une religion officielle en son sein, et cette différence me semble fondamentale, j'insiste. On ne peut en vouloir à la République de persévérer dans son idéal égalitaire, tout comme on ne peut en vouloir à un Ordre guidé par la sagesse et la Paix. La République doit être l'alliée de l'Ordre sans être soumise au dogme, ce qui ne me semble pas être contradictoire. L'Ordre Jedi doit être l'allié de la République sans être soumis à des lois qui pourraient ruiner sa manière de fonctionner, anéantir son existence même comme ce fut le cas lors du passage à l'Empire de l'Omega. Il n'y a pas qu'un dogme Jedi, il y a aussi une manière de vivre, un savoir, une sagesse, une philosophie. L'Ordre a contribué à l'Histoire de la Galaxie, aujourd'hui il doit encore y avoir sa place dans sa continuité.

    Vînt ensuite un résumé fait maison.

    - Je vais me répéter, mais laissez-moi résumer ma proposition :
     - La séparation de l'Ordre Jedi de la République
     - La garantie de l'indépendance de l'Ordre
     - L'alliance diplomatique et militaire avec l'Ordre
     - L'établissement de l'Ordre sur une planète, soit par l'accord d'un peuple, soit sur une planète neutre non encore habitée


    Ce qui aurait les avantages suivants à la fois pour l'Ordre Jedi et pour la République Fédérale :
     - Une double voix au sein du concert galactique
     - Une capacité de diviser les forces de nos ennemis héréditaires et donc un avantage stratégique certain
     - Une liberté idéologique totale
     - L'indépendance religieuse de la République
     - L'indépendance législative de l'Ordre vis à vis de la République cela afin d'éviter les tragédies du passé

    J'espérais enfin que nous allions passer aux fondements véritables de la République. Les Jedi restaient silencieux. Il est vrai qu'ils étaient très disciplinés, sans doute allaient-ils intervenir une fois les bases du régime fondées et inébranlables. Au final, l'Ordre Jedi me fascinait, mais au delà des simples passions, mes valeurs persistaient. Suivi du bilan, ma conclusion.

    - J'insiste, nous devons partir sur des bases saines ! Reproduire le schéma d'antan sur des élans conservateurs ne servira ni l'Ordre Jedi, ni la République fédérale. Changeons et ne nous tournons pas uniquement vers le passé, mais vers notre avenir. Parcourons ensemble notre bout de chemin commun, mais avec un mode de fonctionnement différent. Rien n'est contradictoire, rien n'est impossible.
    Et si le Sénat est contre, alors nous intégrerons les Jedi à la République s'ils le voudront. Mais cela nous imposera de changer la Constitution avant que le Conseil Gardien soit nommé. Quant aux conditions d'adhésion de systèmes à l'espace républicain, il est simplement nécessaire de respecter la Constitution que nous allons instaurer. Bien entendu, elle est encore à discuter. Je ne doute pas de l'enthousiasme du Sénat à proposer des conditions et à en discuter. Nous nous en chargerons au moment du vote des motions fondatrices. De plus, comme vous le soulignez Sénateur Blokkus, quelques précisions sur cette idée d'organisation diplomatique galactique me semble essentielles. Pour le moment, je propose effectivement la présence de l'Ordre Jedi, représenté par qui ils voudront, les « vestiges impériaux » comme vous les appelez si vestiges il y a bien un jour, la Confédération des Systèmes Indépendants, pourquoi pas un représentant des planètes non affiliées et enfin la République Fédérale représentée par le Chancelier, assisté du Président de la Commission Diplomatique.

    Un sujet de plus avait été traité au cœur de la rotonde du Sénat. Désormais, il s'agissait d'accomplir ce pour quoi j'avais débuté la politique. La bataille des valeurs. Non pas qu'une ambition, ni un désir de pouvoir, ni un désir de puissance, c'était sans doute la volonté de servir tout un peuple mut par des valeurs communes, qui semblent si évidentes, et si universelles. J'allais officialiser ma candidature à la Chancellerie Suprême. Même Night, mon Premier Ministre, n'en croyait pas ses yeux. J'achevais donc enfin mon monologue.

    - Par ailleurs, je suis heureux de voir la confiance que vous apportez à cette constitution, et de croire de ce fait en ce que je crois aussi, en ces valeurs de la République qui me sont si chères. Avant de passer aux révisions constitutionnelles et aux motions fondatrices de la République Fédérale, j'en appelle à élire son Chancelier Suprême. Dans la continuité de mon projet, je pense être capable de faire vivre la République et d'assurer l'entièreté de ses valeurs sur l'ensemble de son territoire. J'ai l'intime conviction d'être capable de représenter tous les peuples, tous les systèmes quelque soient leurs différences, leurs similitudes. Je pense être capable de diriger la République aux côtés du Sénat, de fédérer l'ensemble de l'espace républicain, de défendre nos valeurs, l'égalité, la liberté, mais aussi l'ordre et la sécurité des peuples vis-à-vis de ceux qui se prétendent nos ennemis. En se déclarant hostiles à la République, ceux-là ont pris le parti de la tyrannie. Pour toutes ces raisons, amis Sénateurs, j'ai décidé de me présenter en tant que candidat à la Chancellerie Suprême de la République Fédérale. Je vous remercie.

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      #58

      Post n°58
      Auteur : Trent Kith

      31ème régiment mécanisé



      CC-1512 « Sar »
      Commandant impérial



      *Ca n’en finira jamais…*

      Sar s’affala dans une chaise et laissa tomber sa tête en arrière, puis la fit tourner lentement de façon circulaire. Il passa sa main gantée sur ses restes de cheveux et soupira, inconfortablement assit. Il avait quitté le PC situé dans le contrôle de sécurité principal, en grande partie à cause de l’agitation qui y régnait. Gérer une bataille, à différentes échelles, ça, le clone savait le faire, il avait été formé pour. Le combat et la guerre était sa vie. Mais gérer la sécurité d’un bâtiment et surtout scruter attentivement toute la paperasserie administrative et tout le blabla politique, c’était au-dessus des forces du soldat.

      Evidemment, il comprenait ce qui se jouait autour de lui, et quelle était la nature des diverses tractations qu’il observait depuis qu’ils étaient entrés au Sénat, mais tout ce déroulait si vite, et les données à prendre étaient tellement nombreuses et difficiles à appréhender que Sar ne savait plus vraiment ce qu’il faisait. Sa seule mission pouvait en témoigner.

      L’empereur Oméga l’avait fait intervenir par l’intermédiaire de l’amiral Brashen, et Sar avait su lire entre les lignes officielles, on lui avait purement ordonné de mater toute révolte dans le Sénat, et d’assurer le pouvoir de l’empereur. Alors, pourquoi est-ce que ses propres hommes avaient accompagnés l’Oméga dans ses quartiers et pourquoi assuraient-ils la protection des sénateurs qui s’étaient rebellés, alors que quelques instants plus tôt, il aurait pu tous les mettre aux arrêts ?


      Sar n’avait pas vraiment réfléchis, devant l’urgence de la situation et des menaces extérieures, il avait suivit le généralissime Valiant, et s’était aligné, sans trop se poser de question, sur la conduite du Sénat. Et c’était tant mieux ainsi. Sar ne supportait pas les sith, à l’instar de la majorité de son régiment, composé de vétérans des deux empires, et ne s’était battu pour eux que parce qu’il voulait croire encore à l’idéal impérial, et cela lui avait coûté son torse. Un sentiment de tristesse grimpa dans son esprit, perdre son torse, pour finalement rien. Le pire serait le retour des jedi dans la République. Cela équivaudrait à estimer que tous ses sacrifices n’auraient servis à rien. Sar chassa cette pensée en secouant la tête et en récupérant une tablette de données.

      Il y a peu la situation était tendue, l’arrivée inopinée du sith Kovarn, passant tous les systèmes de sécurité comme s’il se rendait à une séance d’holociné, puis la diatribe fougueuse du rebelle Mell Tinor, qui s’était lui aussi matérialisé comme par enchantement au sein de la rotonde du Sénat, avait manqué de provoquer une crise cardiaque au commandant.
      Il avait passé un savon monumental aux équipes chargées de surveiller les entrées et sorties, puis un autre aux équipes déployées aux proches abords de la rotonde. Il avait d’ailleurs rédigé un compte-rendu en vue d’une cour martiale pour un certain nombre d’officiers.


      -Des vétérans en plus… maugréa-t-il en laissant tomber la tablette sur une table.

      A croire que même les cités-étages de Metellos étaient plus sécurisées que le Sénat à l’heure actuelle. Pourtant, même cette étrange situation dans laquelle les hommes du 31ème étaient plongés, perplexes, l’atteignait moins que les dizaines de rapports de défection qui émanaient de tous le territoire. Des soldats, de tous grades, de tous corps, désertaient, parfois en masse, les casernes et suivaient l’appel des sith. Et le commandant savait que ces hommes étaient pour la plus part, des clones, des frères, comme lui, ce qui à chaque fois qu’il y pensait, le faisait enrager.

      Tandis que les sénateurs s’écharpaient sur des points de détails de leur constitution et que la machine politique tournait à plein régime, l’Armée se vidait de son sang. Et pendant que les sénateurs faisaient leur discours, l’empire sith se retirait tranquillement dans l’ombre, regroupant ses armées et se restructurant. Cette perspective restait la plus préoccupante pour Sar, car il était persuadé que ses prochains combats seraient tournés vers les Vestiges Impériaux.
      Alors qu’il validait la dispersion d’une unité, réquisitionnée par le BSI pour une mission obscure, un caporal entra dans la salle et salua.


      -Monsieur, nous venons de recevoir un rapport de la flotte du Noyau.

      -Et ?

      -Vous devriez voir par vous-même, monsieur.

      Sar soupira, se leva lentement, et remit son casque en réglant les senseurs optiques, espérant que le caporal ne lui fasse pas perdre son temps. Il pénétra dans la salle qu’il avait quittée quelques minutes plus tôt et fut de nouveau assaillit par l’agitation ambiante. Réfugié derrière son casque qui diffusait les chants qui avaient bercés son enfance guerrière, il suivit le caporal jusqu’à un poste de commande holographique, sur lequel s’affairaient divers opérateurs.
      Un officier le salua et lui indiqua une carte projetée dans l’air, la carte du secteur, avec des indications dans tous les sens. Sar repéra immédiatement ce qui clochait, une flotte s’était massée près de l’espace impérial/républicain. Il secoua la tête, médusé et demanda des confirmations. On lui indiqua que ceci était bien vrai et qu’il ne s’agissait pas de leurres ou d’un quelconque déréglage des appareils. Il se tourna vers un lieutenant.


      -L’amiral, et l’Etat-major sont ils au courant ?

      -Oui monsieur, la flotte sectorielle est en déplacement, mais en cas d’attaque ils risquent de ne pas pouvoir les intercepter.

      -A-t-on identifié la flotte ? Ce sont des loyalistes ?

      -C’est là que ça devient problématique monsieur, ce sont des signatures séparatistes.

      -Bor*** de mer**…

      Sar avait prononcé ses jurons dans un soupir. Un autre, et sûrement pas le dernier. Son torse métallique lui fit mal brutalement, et il serra les dents, ne quittant pas l’écran des yeux.

      *Il manquait plus qu’eux.*

      -Qu’est-ce qu’ils foutent ici, bon sang !

      -Nous avons intercepté plusieurs messages émanant du gouvernement coruscanti qui étaient destinés aux séparatistes, des demandes officielles d’aides en cas de répression au Sénat. Et il y a l’intervention du généralissime Valiant sur Korriban.

      -Magnifique, vraiment. Maintenant, on a les sep’ en plus. Un de ces quatre, j’irais féliciter personnellement ces ronds de cuirs de politicards ! Vous auriez du brouiller ces transmissions, lieutenant.

      -On a essayé commandant, mais nos brouilleurs n’avaient pas la portée suffisante.

      Le clone était plutôt surpris que le lieutenant ait eu l’initiative, il regretta sa réprimande sèche. Et il regretta de ne pas avoir fait plus attention aux communications, trop préoccupé qu’il avait été, à gérer la sécurité des lieux. Il était sûr que la levée du brouilleur n’allait pas améliorer les choses dans les heures futures, mais les ordres étaient les ordres. Pourtant, bien qu’il ne fût pas heureux de trouver les confédérés si proches d’eux, Sar n’était pas réellement inquiet quant à une possible intervention de ces derniers. L’empereur avait été renversé, il n’avait aucune raison d’attaquer, leurs demandes satisfaites, ainsi que celles des républicains.
      Etrangement, cela ressemblait à une forme de complot. Comme si les sénateurs avaient ourdis ce plan bien avant, et manipulaient leur monde. Sar était encore plongé dans ses réflexions lorsqu’une alerte résonna dans le PC.


      -Appareil séparatiste dans l’atmosphère !

      Plusieurs signaux résonnèrent et des écrans clignotèrent. Sar soupira encore.

      -C’est une navette de transport, de type Neimodienne. Ils sont en train d’émettre.

      Le message, dicté par une voix de droide reconnaissable entre toutes, sonna dans le PC, et fut enregistré par les moniteurs. Les soldats clones frissonnèrent en entendant la voix de leurs ennemis de toujours. Pas le temps de savoir si quelqu’un d’autre l’avait entendu, le message avait fait son chemin jusqu’au cerveau de Sar. Il avait complètement oublié ces 3 représentants séparatistes, verrouillés quelque part dans un obscur check point du Sénat.

      -Faites monter ces diplomates jusqu’ici, et préparez une transmission pour le général Valiant.

      Deux escouades partirent précipitamment et descendirent jusqu’aux salles d’interrogatoires du Sénat. Les troopers s’entretinrent rapidement avec les soldats présents et finirent par récupérer les 3 délégués séparatistes, aux noms ridicules et aux physiques tous radicalement différents. Ils les escortèrent jusqu’au PC et les firent s’installer près d’un distributeur de boissons, le seul endroit disposant de bancs.
      Sar fut informé que Valiant était en réunion et reçut plusieurs ordres décrétés plus tôt sur le sort de ces diplomates. Il semblait à Sar qu’il lui manquait toujours un coup d’avance. Il ouvrit un canal en direction de la navette séparatiste.


      -Ici le commandant CC-1512, du 31ème régiment mécanisé, provisoirement responsable de la sécurité du Sénat. Nous détenons votre personnel, et sommes prêts à vous le remettre en échange des soldats impériaux capturés sur Korriban. J’ajoute que cette navette peut être considérée comme potentiellement hostile ; vous devez la faire atterrir sur une des plateformes de la garnison de Coruscant en vue d’une inspection, ou lui faire quitter l’espace de la planète. Terminé.

      Sar arrêta la transmission, et enleva son casque, révélant un visage fatigué et aux traits marqués. La guerre laisse toujours une empreinte, même chez ceux élevés pour. Il partit rejoindre les diplomates confédérés et les informa de la situation, en se présentant.
      Puis, il retourna rapidement au centre de commande principal, prêt à affronter une nouvelle fois les montagnes de paperasses et autres crises politico/militaires. Il envoya une transmission au général Valiant, pour confirmer ses ordres, et une pensée lui traversa l’esprit. Il demanda au bureau du bras de l’ex-empire, s’ils allaient devoir occuper l’ambassade confédérés pour sécuriser un lieu d’échange, ou s’il fallait sécuriser un autre lieu.

      Sar finit son message et tapota son torse artificiel, prêt à se battre.
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        #59

        Post n°59
        Auteur : Super PNJ

        Les choses commençaient à avancer et pour la première fois depuis cette chienlit, l’Empire semblait vouloir négocier avec les Séparatistes. On allait peut-être enfin mettre un terme à la crise qui avait débutée avec l’attaque de Korriban ! C’est que non content d’avoir fait de la merd* à répétition, les Impériaux avaient attisés les foudres des Confédérés en ne libérant par leurs émissaires. Et ce, alors que la C.S.I avait apporté son soutien aux Sécessionnistes ... Les mœurs étaient toutefois en train de changer et bien que dur en affaire, CC-1512 avait entrouvert la possibilité d’une libération. C’était une sage décision bien que leur façon d’agir laissait à désirer.

        Car en dépit de cette bonne volonté, la Confédération refusait catégoriquement de traiter avec des militaires. La GAI n’avait rien à voir dans cette affaire. Non contente de ne pas être l’interlocuteur adéquat, c’était son incompétence qui posait le plus problème : à chaque fois qu’elle s’était impliquée dans quelque chose, l’armée Impériale avait envenimée les choses. Korriban en était le meilleur exemple : au lieu de menacer les Séparatistes et de finir carboniser, les choses auraient été beaucoup plus simple pour les Impériaux s’ils avaient tout simplement obtempérés avec leur homologues. Quoi qu’il en soit, pour l’heure la C.S.I ne reconnaissait qu’une entité « Impériale » ou bien « Républicaine » qui avait l’autorité suffisante pour traiter avec elle : c’était le Sénat.

        Au grand dam du Trooper du 31ème régiment mécanisé, les Séparatistes ne négocieraient qu’avec les Sénateurs. Et à dire vrai c’était logique. Les militaires n’avaient pas à se charger de la diplomatie. On avait bien vu ce qu’ils avaient fait quand ils s’étaient impliqués au Sénat ! Ils avaient arrêtés les émissaires ! C’était là un crime grave et le fait de ne pas les libérer mettait à mal la crédibilité des « républicains » ! Les droïdes dans la navette reçurent les coordonnées d’une des plateformes de la Garnison de Coruscant. Ils obéirent aux directives.

        « - Reçu 5 sur 5. Nous entamons notre descente en direction de la plateforme que vous venez de nous indiquer. Bien que droïdes, nous représentons une délégation de diplomates ayant été envoyé sur place afin de régler le problème en cours entre nos deux factions. Vous n’êtes pas habilité à régler cette affaire diplomatique. A partir de cet instant nous ne communiquerons qu’à l’adresse seule du Sénat et nous ne traiterons qu’avec eux. Toute interruption de nos communications et de nos négociations par vos forces militaires sera considérée comme une attaque délibérée et entrainera une riposte. »


        Suite à cet avertissement la navette entama sa descente. Pendant qu’il était en train de franchir l’atmosphère Coruscanti et qu’il se posait, le petit vaisseau envoya son premier message à l’adresse du Sénat. Ils avaient des ordres : on devait régler définitivement la situation qui s’était instaurée entre les Nouveaux Républicains et  les Séparatistes. On détenait des hommes innocent et pire, pour l’heure les Impériaux continuaient de combattre les Séparatistes sur leurs mondes. Il fallait mettre un fin à cette situation instigué par les Impériaux de l’Omega ! Pour sûr que ces gens avaient tout fait pour ruiner les faibles relations entre la nouvelle faction Républicaine et son homologue Séparatiste. C’était malheureusement sans compter sur la détermination des Séparatistes. Il restait à espérer que le Sénat ferrait enfin le ménage dans ses rangs et tournerait enfin la page pour que commence une ère de paix.

        « - Sénateurs,

        Nous avons été mis au courant de la détention de notre personnel diplomatique par le commandant CC-1512, du 31ème régiment mécanisé, provisoirement responsable de la sécurité du Sénat. Princesse Cassandra, Mr Couscousgarbit et Mr Diorhomme ont été envoyés au Sénat afin d’éviter un conflit ouvert entre nos deux factions suite à l’attaque d’un territoire Confédéré par un vaisseau de ligne affilié à l’Empire et que nous suspectons d’avoir été sous le commandement direct du Général Valiant. La Confédération des Systèmes Indépendants condamne la capture de dignitaires diplomatiques et la volonté clairement exprimée par vos autorités militaires de les prendre en otage afin d’en tirer profit. Nous vous demandons de nous faire parvenir immédiatement les raisons de leur arrestation et vous pressons de procéder le plus rapidement possible à leur libération.

        Cependant, en gage de bonne volonté nous acceptons  de libérer trois de vos hommes en échange de nos trois émissaires. Les négociations concernant la libération d’autres individus, officieusement ou officiellement rattachés à la cause Impériale sur des territoires Confédérés ne pourront avoir lieu entre nos deux administrations qu’une fois que ce regrettable incident sera réglé.

        Alors qu’elle était attaquée, la Confédération des Systèmes Indépendants a choisi de recourir à la solution diplomatique au lieu de raser vos mondes, et ce, même après que vous ayez arrêtés nos diplomates. Nous n’avons pas hésités à déployer d’importantes forces militaires en direction des mondes Sécessionnistes afin de protéger la population Impériale qui nous a appelées à l’aide. Ne vous trompez pas de cible : n’oubliez pas que c’est la C.S.I qui a soutenu le Sénat et a préservé la paix et que ce sont les Siths et les Impériaux de l’Omega qui sont vos ennemis et qui ont tout fait pour déclencher une guerre totale entre nos mondes.  

        A l’heure où nous parlons vos forces Impériales encore sur Korriban ne se sont toujours pas rendues et demeurent hostiles à l’encontre de nos forces de sécurité. Nous avons par ailleurs arrêtés plusieurs cellules actives d’agents Impériaux exerçant sur nos territoires : Mygeeto, Utapau ... Dans le souci de préserver la vie de vos hommes et d’éviter d’avantages de victimes dans nos deux camps, la Confédération des Systèmes Indépendants demande par la présente au Sénat d’ordonner à ses forces militaires de mettre immédiatement fin à toutes ses opérations officielles et officieuses sur les territoires où elle n’a pas juridiction. De son côté, la Confédération s’engage à traiter humainement tous les agents et militaires Impériaux qui se rendent à ses autorités. Nous établirons par la suite une liste des individus recensés et vous la ferons parvenir afin de traiter d’un possible échange.

        Nous pouvons vous assurer que la Confédération des Systèmes Indépendants n’a en cours aucune opération de toute nature que ce soit à l’encontre des mondes Impériaux. Nous vous signalons toutefois que conformément à ce que nous vous avons indiqué, nous avons déployés une force de projection non loin de Coruscant comme il l’avait été demandée par les planètes Sécessionnistes tel que Coruscant et Kashyyyk. Nos appareils ne pénétrerons en aucun cas dans vos territoires, mis à part à la demande expresse des Sénateurs.

        Cette situation n’a que trop durée. Sécessionnistes et Séparatistes ont étés côtes à côtes lors de cette crise et nous avons déployés nos forces de projection dans le seul but d’assurer la protection des planètes qui avaient demandées notre aide. A présent l’heure est venue pour nous de tourner la page de cette regrettable affaire afin d’avancer ensemble dans des relations plus que cordiales. Nous avions chargés nos émissaires de proposer aux Sénateurs à ce que nous créons dans un futur proche une nouvelle organisation ou tous les systèmes, Impériaux, Séparatistes ou Indépendants puissent être entendus et que les petites planètes indépendante puisse se défendre ou être défendu pour conserver leur indépendance. Cette proposition tient toujours et nous pouvons tous deux : Nouvelles République et C.S.I, œuvrer ensemble pour la paix et faire en sorte que les malheurs du passé ne voient plus jamais le jour.

        Aujourd’hui est l’occasion de mettre fin à nos querelles passées et d’aller de l’avant. Nous pouvons sortir de cette Guerre Froide et nouer de véritables liens entre nos peuples ou nous pouvons encore rester chacun de notre côté et nous préparer indéfiniment à l’holocauste nucléaire. Les cartes sont dans vos mains. La Confédération des Systèmes Indépendants vous tend la main, comme elle l’a fait à l’instant même où vous vous êtes rebellés contre la tyrannie de l’Omega et de ses collaborateurs.

        Afin d’appuyer nos propos, nos forces stratégiques sont d’ores et déjà en repli. Pour le moment les forces défensives Séparatistes maintiennent leurs positions, mais nos forces de projection sont descendues d’un cran. Si vous en faites autant nous proposons un mouvement de retrait progressif et bilatéral dans les 5 heures qui viennent. _ Terminé. »


        Autrement dit, la C.S.I venait e faire deux grosses concessions : elle libérait 3 hommes contre les 3 otages et elle faisait le premier pas pour détendre la situation entre les deux camps. Si les Sénateurs en faisaient la demande la CSI était prête à retirer la flotte qu’elle avait dépêchée  pour leur venir en aide après qu’ils l’usent demandé. C’était entre la C.S.I et les Sénateurs. Ils avaient les cartes en mains et on ne pouvait pas douter de la bonne volonté des Confédérés. Eux qui étaient tout le temps trainés dans la boue, avaient toujours fait bien mieux que leurs homologues Impériaux. C’était les Impériaux qui avaient attaqués, c’était les Impériaux qui annexaient des planètes, c’était les Impériaux qui avaient sabordé la mission diplomatique et c’était encore les Impériaux qui n’avaient même pas pris la peine de se pencher sur le cas des émissaires après que l’Omega fût écarté …

        Spoiler : Spoiler
          
          
        Mufus

        Devenez cool, devenez Séparatiste !
          

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          #60

          Post n°60
          Auteur : Blokkus

          Shark'an fit un petit résumé de ses propositions constitutionnelles, a voir les mines renfrognées de ses collègues sénateurs il était clair que ceux ci étaient lassés de ces joutes verbales et autre contre proposition, Blokkus pensait que tout était enfin terminé, il allait pouvoir se préparer un petit encas et passer au chose sérieuses: son déjeuner. Mais une phrase retint l'attention du Hutt.
          Le Coruscanti se portait candidat pour le poste de chancelier suprême!

          Après tout quoi d'étonnant puisqu'il avait plancher à lui tout seul quasiment cette constitution il était presque normal qu'il se porte candidat pour être le premier à la mettre en place, de toute façon c'était un poste que le représentant Mustafarien ne convoitait pas, il la laissait volontiers à d'autres.Lui preferait se terrer confortablement sur la planète de lave à préparer ses coups tordus et à s'enrichir surtout.

          Si Shar'kan voulait ployer sous le poids de la bureaucratie grand bien lui fasse...
          Pour une énième fois, le Hutt fit flotter sa coupole au centre de l’hémicycle et ouvrit son micro.


          -Mustafar appuie la candidature du sénateur Nocturna.
           
           
          De toute façon qui d'autre serait assez insensé pour vouloir ce poste?

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            Auteur : Gryy Dee

            Ils n'en avaient pas marre ? Sérieusement ?! C'était tout bonnement répugnant..

            Gabriel commençait à s'ennuyer, il se retenait depuis trop longtemps.. À bas les bonnes manières et l'éloquence !  Il saisit son micro et essayait de paraitre le plus calme possible. De toute façon, je venais de lui indiquer ce qu'il devait annoncer au Sénat.


            « Hmmm... Les gars, pendant que vous commencez à manigancer et faire vos fourbes, je vous rappelle qu'une délégation séparatiste essaye de communiquer avec nous depuis un bout de temps et qu'ils sont pas supers contents. Alors, Sénateur Blokkus, ne soyez pas si pressé de vous faire enfin de nobles amis avec un peu de pouvoir et vous.. Vous, Sénateur Nocturna ! N'oubliez pas que c'est la CSI qui a bien voulu nous aider quand tous les présents ici, sauf un ou deux, tremblotaient de peur devant l'ordre Sith. Si vous voulez faire de la république un havre de paix et un modèle, il faudrait peut être penser à libérer des diplomates, qui sont venus ici pour évoquer des problèmes des plus sérieux et qui ont faillis causer des guerres de grandes ampleurs. L'armée doit immédiatement libérer ces diplomates ! Les diverses agressions sur les territoires Séparatistes m'amènent à penser que l'attaque Impériale sur Korriban n'est définitivement pas un acte isolé. On vient d'entendre parler de Mygeeto et d'Utapau... Si c'est vrai alors ces attaques ont bien failli déclencher une guerre. J'exige que le général Valiant transmette toutes les informations disponibles sur toutes les opérations en cours, qu'elles soient officieuses ou officielles. Il faut obliger l'armée à stopper toutes ses opérations qui sont en dehors de sa juridiction ! Nos gars n'ont été que trop de fois en première ligne, c'est le moment pour eux de rentrer chez eux ! 

            Ensuite, je pense que ce n'est pas vraiment le temps de penser à une nouvelle constitution, même si cette dernière me plaît relativement. Il est nécessaire dans un premier temps que justice soit faite. Comment voulez vous que cette République puisse s'instaurer sur des bases solides, si vous faîtes encore confiance à des meurtriers, des voleurs et des hommes qui ont commis des atrocités que je ne saurai décrire. Le premier d'entre eux est le général de l'armée Impériale présent ici même, le général Valiant ! Mais aussi l'ex-Empereur L'Omega et son bras droit Kovarn, qui vient de parler devant vous, et qui l'air de rien est sorti devant nos yeux. N'avez vous pas pensé un seul instant à le stopper, général ? Vous devez bien être informé des actes terroristes qu'il a commis, d'autant plus que vous avez toutes les preuves entre vos mains. Et d'ailleurs, général, pouvez vous affirmer que vous, ou la Grande Armée Impériale qui est sous votre juridiction, n'avez jamais commis de crimes de guerre? Pour l'Omega, qui, j'imagine, doit être entrain de préparer ses bagages pour se casser dans l'heure qui suit, évitons de parler de ses crimes ou nous allons y passer des mois. Ce que je veux dire, au final, comment pouvez vous parler de République, de Démocratie, de Paix et de je ne sais quoi, alors que vous laissez des criminels partir aussi facilement ? Où est donc la justice, base de toute harmonie ? 

            Malheureusement vous vous êtes tellement emportés par ce goût de liberté que vous avez oublié des points cruciaux qu'il faudrait traiter en toute rapidité. 

            De plus, en ce qui concerne l'ordre Jedi, sérieusement, vous en avez pas marre de ces fanatiques religieux ? Vous n'avez toujours pas appris votre leçon ? L'ordre Jedi n'a aucune place dans la République, ni militairement ni politiquement ! Rendez vous à l'évidence, ne vous laissez pas duper une n-ième fois par ces sectaires ! Faire des alliances avec, comme vous le souhaitez, nuira à toute la galaxie, et tôt ou tard, ça se transformera de nouveau en une crise interne, mais est ce qu'elle serait aussi "calme" que celle ci ? 

            En bref, je termine mon petit, et dernier, speech, par trois points très importants : 
            Premièrement, j'annonce ici officiellement, sous ordre du Sénateur Gryy Dee de Celegia, que Kashyyyk ne fera pas partie de la République, et sera dés à présent une planète libre et neutre. De plus, à part pour les gouvernement des planètes que je citerai maintenant : Coruscant, Tatooïne et Naboo, le gouvernement Kashyyykien refuse catégoriquement tout contact avec les autres planètes affilées à la République et aux "Vestiges" de l'Empire avant que justice soit faite et que les personnes que je citerai maintenant ne soient livrés à notre gouvernement pour être jugés : 
            le général de l'armée impériale, Valiant pour crimes de guerre et terrorisme, 
            l'ex-empereur, L'Omega pour fraude fiscale, 
            et le second de l'Omega, Kovarn pour crimes de guerre et terrorisme.
            Nous nous excusons pour cet égoïsme dont nous faisons part, mais c'est le seul moyen qui nous reste. Ceci veut donc dire que Kashyyyk n'apportera plus aucun soutien, ni économique ni militaire à l'institution Républicaine.

            Ensuite, le gouvernement de Kashyyyk a décidé de ne plus payer les bons au trésor à l'attention de l'Ordre Sith depuis ce mois. De plus nous mettons en demeure l'ordre Sith de nous payer ce qu'il nous doit. Kashyyyk se réserve le droit d'utiliser tous les moyens à sa disposition si ces créances ne sont pas remboursées rapidement.

            Finalement, en ce qui concerne les prisonniers Impériaux présents sur Kashyyyk, nous refusons momentanément de les renvoyer sur un territoire Républicain. Le gouvernement jugera l'heure venue de leur sort.

            Sur cette dernière annonce, je vous salue tous. Au revoir. »


            Gabriel se retourna immédiatement, et commença à s'en aller vers la sortie. Il sourit légèrement, il était content de sortir enfin du sénat. Il fallait avouer que c'était une belle journée quand même !
            Enfin.. Ça allait être tendu ces prochaines semaines.
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              Auteur : Blokkus

              Les choses se corsaient, alors que Blokkus pensait finalement que cette session interminable allait enfin s'achever par la candidature de Nocturna au poste de chancelier, voila que de simple droids séparatistes se mêlaient des débats, demandant ou plutôt exigeant la libération de leur émissaire en échange de la libération de trois troopers prisonniers . Le droid les informait également que les services secrets ainsi que le général Valiant avaient menés des opérations secrète en territoire confédéré. Le général l'avait avoué lui même, il s'était rendu sur Korriban traquer les terroristes qui avaient osé bombardé Kamino...
              Il fallait maintenant négocier avec des droids mais quant on connaissait la destination des précédents diplomates il était normal que la Confédération envoie de simple machine. A contrecœur le Hutt fit voler sa coupole au centre de l’hémicycle:


              -Ce que vous demandez droid, dépend dorénavant de la bonne volonté du chancelier et de commission de l'armée.
              Toutefois je propose qu'on demande au général Valiant de faire cesser toutes opérations militaires le temps que la constitution soit adoptée et un chancelier nommé.
              Nous reprendrons nos négociations une fois que la situation sera revenue à la normale.
                

              Le Hutt avait plus ou moins expédié les séparatistes mais il fallait d'abord régler les problèmes internes avant de se concentrer sur les relations séparato-republicaines.
              Puis ce fut au tour du représentant de Kashyyyk de prendre la parole et surtout de prendre le sénat à partie. Mr Campbell accusa également le général Valiant, l'ex empereur Omega et Dark Kovarn de crimes de guerres et autres atrocités. Il fit également un petit laïus sur l'ordre Jedi.
              Puis il annonça purement et simplement que Kashyyyk refusait d’adhérer à la République Fédérale tant que certaines conditions n'étaient pas remplie à savoir la mise en examen des trois sus nommés pour qu'ils soient jugés sur la planète jungle.

              La république commence bien...

              -Contrairement au représentant du peuple Wookie, nous devrions tous prendre le temps de la réflexion.
              Le général Valiant n'est plus présent et nul ne sait ou se trouve Dark Kovarn, quant à l'Empereur il est confiné dans ses quartiers sous bonne garde
              Représentant Campbell: c'est bien joli d'accuser , de parler de crimes de guerres et autres atrocités et d’exiger justice d'une voix tonitruante, mais de quels crimes parlez vous au juste? Avez vous des preuves a avancer ou devons nous nous fier simplement aux paroles de droid de combat?
               

              Le ventre du Hutt gargouilla et son petit doigt boudiné lui disait qu'il n'était pas prêt de déjeuner...

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                Post n°63
                Auteur : Rick O'lonell

                Les minutes avançaient et laissaient une mince lueur d'espoir au sein de la Rotonde. Tous désiraient une seule chose: que les Sénateurs se mettent d'accord une bonne fois pour toute afin que la nouvelle République Fédérale puisse débuter sa longue vie de prospérité et de paix. Mais la réalité était tout autre. Entre colères profondes de certains, amertume et nostalgie d'autres, en passant par ceux qui n'étaient là que pour défendre leurs avantages et leurs intérêts... les débats étaient loin d'être terminés. C'était là le grand défaut éternel de la démocratie. Mais c'était le moins pire des systèmes. Que l'on ne s'y méprenne pas en regrettant la tyrannie Sith de l'ancien régime Impérial.

                S'il avait eu l'habitude d'élever de nombreux fois la voix face aux restrictions des libertés orchestrées par l'Oméga durant des années, Rick s'était fait discret pour ces premières heures de débats démocratiques. Le Sénateur de Naboo ne voulait pas faire de vagues, tout comme il ne voulait pas rajouter d'avantage d'huile sur le feu. S'il devait naturellement prendre ses responsabilités en tant que représentant d'un monde majeur de la Galaxie et en tant que politicien d'expérience parmi les jeunes Sénateurs de l’hémicycle, il préférait écouter et analyser les positions de chacun pour mieux réagir. Comme le disait l'adage très ancien, il avait appris à tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de prendre la voix. Tout comme il avait pris à prendre du recul sur les choses. Dans le monde de la politique, c'était quasi-primordial pour exister sur la durée.

                Pendant ce temps, les réactions se succédaient les unes aux autres. Shar'kan persistait à vouloir protéger le nouveau régime républicain de l'influence religieuse des Jedi. Et il avait réussi à convaincre Rick grâce à ses nouveaux arguments. En effet, s'il se faisait l'idée d'une République laïque sans favoritisme à l'égard des Jedi, il était néanmoins de bonne conscience en approuvant une alliance militaire et diplomatique avec leur Ordre. Ce qui était une excellente idée! En tant qu'ancien militaire, Rick ne put s'empêcher de sourire lorsque Nocturna évoqua l'avantage stratégique d'une alliance avec les Jedi: celui de diviser les forces ennemies en cas de conflit. Dans une Galaxie de plus en plus déchirée par les alliances et les organisations indépendantes, garder d'excellents contacts avec l'Ordre Jedi était une nécessité pour la République. Il s'agissait d'un poids non négligeable. Bien au contraire !

                Vint enfin un sujet qui restait bien plus important que tout autre chose en ce jour de basculement politique: l'élection du nouveau Chancelier. Nocturna se présenta tout naturellement comme Rick l'avait deviné. Cet homme s'était trop investi dans la politique galactique (et pas seulement en ce jour historique) pour qu'il ne concrétise pas ses vœux et ses projets en se proposant au sommet de la République. Sa jeunesse était un atout, il ne connaissait pas (encore) la corruption qu'un vétéran de l’hémicycle aurait entraîné avec lui sur le trône de la Chancellerie. Shar'kan Nocturna était intelligent et bon, l'élire Chancelier était grandement positif pour la Nouvelle République.

                -Je ne vois pas quel Sénateur à part Shar'kan Nocturna pourrait se présenter à ce poste... Peut-être vous, Sénateur O'lonell? demanda curieusement la Princesse Kamilia, le sourire aux lèvres, en se tournant vers l'ancien militaire, seriez-vous prêt à délaisser Naboo pour la Galaxie entière?

                Rick avait failli répondre. Mais le Sénateur avait parfaitement compris que la jeune femme n'avait à aucun moment été sérieuse dans ses propos: il n'avait plus besoin de déclarer à quel point son attachement pour le monde natal de la jeune demoiselle était grand. Jamais il ne pourrait abandonner son rôle actuel pour celui que convoitait Nocturna. Et c'était vrai. Esquissant à son tour un sourire comme seule réponse à la prise de parole de la fille de la Reine Oliwia, Rick se ravit du changement de caractère de sa consœur. Qu'il semblait loin le temps où Kamilia désapprouvait la confiance que sa mère accordait au Sénateur ! Le retour de la Forge Stellaire avait enclenché un déclic chez la jeune femme. Peut-être était-ce la prise de risque considérable de Rick qui l'avait changé? Peut-être avait-il gagné la confiance de la Princesse en s'engageant corps et âme sur la Relique Sith afin de combattre la tyrannie Impériale? En tout cas, les relations politiques internes de Naboo semblaient au beau fixe. Tout se passait à merveille. Et pourtant, il y avait quelque chose qui venait encore gâcher le moral des pro-Républicains.

                Les Séparatistes.

                Non pas qu'ils gênaient (dans le mauvais sens) les efforts des Sénateurs pour bâtir une Nouvelle République. Mais leur présence et leurs interventions empêchaient les acteurs de la Rotonde de débattre et de s'entendre en toute harmonie. Dans le silence qu'il s'était imposé depuis de longues minutes, Rick avait parfaitement entendu les appels incessants des diplomates de la Confédération des Systèmes Indépendants afin que leurs trois représentants soient libérés. Mais personne ne semblait vouloir leur accorder la moindre importance, mis à part le représentant Gabriel Campbell de Kashyyyk qui gratifia l'assemblée d'une réaction jugée bien trop excessive par la délégation Naboo. S'il avait raison sur de nombreux points, le jeune humain avait choisit l'option de la facilité. Il en était même venu à déclarer officiellement le départ de Kashyyyk de la République, sur approbation direct de son Sénateur Gryy Dee ! Et la perte du soutien des voisins Wookies était bien trop importante pour la négliger de la sorte ! Rick ne pouvait laisser passer cela. Un voyage diplomatique sur Kashyyyk dans les prochaines semaines s'imposait afin de ramener Gryy Dee à la raison. Les Sénateurs se devaient de se montrer patients afin que les crimes de certaines personnalités soient réprimés. Le temps viendraient pour ces criminels de se faire juger et punir. Ce jour devait être consacré à la construction de bases solides pour la Nouvelle République ! Alors viendrait le jour où l'on se pencherait sur les meurtriers. Car ils ne s'en sortiraient pas indemnes.

                Un long échange avec sa camarade Kamilia empêcha le Sénateur de Naboo de prendre la parole. Il se devait de prendre en considération l'avis de la Princesse et de l'ensemble des conseillers présents dans leur coupole. Une fois les opinions de chacun rassemblés, Rick O'lonell se leva et demanda la parole. Conduit au centre de la Rotonde, tout près de la coupole de Nocturna qui s'était octroyé une place de premier rang en qualité de principal leader politique du jour, l'ancien militaire prit de nouveau la parole après l'avoir laissé de longues secondes à ses confrères de l'hémicycle.


                -Excusez le représentant de Kashyyyk, et comprenez Monsieur Campbell, mes amis. Les autorités Impériales s'en sont prises à son monde. Des citoyens Wookies sont morts! Monsieur Campbell nous a apporté des preuves qui doivent retenir notre attention. N'importe lequel d'entre-nous aurait réagi de la même façon face à l'inaction dont nous faisons preuve. Si je n'adhère pas à l'ensemble des propos du représentant de Kashyyyk, je tiens à le soutenir dans sa lutte pour une justice équitable. Il n'y a plus aucun doute sur le fait que de nombreuses personnalités hautement placées au sein de l'ancien Empire Sith sont concernées par des crimes et des délits. Lorsque la Constitution sera votée, et lorsqu'un Chancelier sera élu, je demande à ce que l'Empereur Oméga, son ancien bras droit Kovarn ainsi que le Général Valiant soient jugés dans le plus grand respect des valeurs Républicaines lors d'un procès. Le Général Valiant doit être suspendu le temps qu'une enquête approfondie soit menée, Rick aurait voulu éviter d'en arriver à une telle demande, mais elle était nécessaire: Valiant avait commis bien trop d'actes regrettables pour qu'il soit amnistié, c'est en procédant de la sorte que notre Nouvelle République pourra se construire. C'est de la sorte que notre Nouvelle République pourra se construire sur des bases propres et saines.

                Non, Rick ne remuait pas le couteau dans la plaie. Il disait simplement ce qui devait être dit. En temps qu'ancien peuple Impérial, la parole de Kashyyyk devait être entendue et prise en considération: les Wookies avaient donné des preuves de l'implication de l'armée Impériale dans des meurtres commis sur leur monde. En tant que Général de la GAI, Valiant était le premier concerné. Il était normal qu'on lui demande des explications.

                -J'adhère à vos idées, Sénateur Nocturna. Une alliance avec les Jedi est toute naturelle pour notre Nouvelle République, continua calmement le Sénateur de Naboo, quel est l'avis de la délégation Jedi ici présente sur la question?

                Comme toujours, le sujet qui fâchait était gardé pour la fin. Autrement dit, celui sur le sort réservé aux diplomates Séparatistes enfermés par les autorités militaires en charge de la sécurité du Sénat Galactique. La Rotonde devait se mettre d'accord une fois pour toute. Ces dignitaires devaient être libérés, ils n'avaient plus aucune raison de les retenir en otage. A part détériorer les relations entre la future Nouvelle République et la CSI (relations qui n'étaient pas au beau fixe) cela ne servait pas à grand chose de ne pas répondre aux exigences Séparatistes.

                -Membres de la délégation Séparatiste, soyez rassurés, le sort de vos diplomates sera bientôt réglé: nous les libèrerons sans attendre aucun geste de votre part, déclara O'lonell d'une voix ferme.

                Le geste de Rick pouvait paraître étonnant, voir arrogant. De quel droit parlait-il de la sorte en se considérant comme le représentant du Sénat Galactique? Les réactions fusèrent logiquement. Beaucoup montraient leur mécontentement. Mais Rick n'était pas du même avis. Il fallait cesser d'adopter ce comportement puéril. Il fallait faire le premier pas!

                Abandonnant sa place, Rick demanda à Kamilia de le représenter durant son absence. Le Sénateur de Naboo était décidé à agir seul. Il se devait de faire ce qui était juste et censé. Mais qu'allait-il faire? ... Réajustant ses manches, l'ancien militaire descendit activement les marches du bâtiment à la recherche de ce qu'il espérait trouver: les trois dignitaires Séparatistes. Mais pourquoi diable voulait-il parvenir jusqu'à eux? Était-il prêt à agir en solitaire afin que ce problème diplomatique n'en soit plus un?


                -Au nom de Naboo et du Sénateur O'lonell, moi, Kamilia, j'appuie et je soutiens la candidature du Sénateur Shar'kan Nocturna de Coruscant au poste de Chancelier de la République Fédérale. Quant à la Constitution, Naboo est bien évidemment POUR, en demandant cependant la suspension de l'article relatif à la Garde comme l'a suggéré Monsieur Nocturna. Nous aurons tout le loisir d'en débattre après avoir choisi notre nouveau Chancelier. Qui plus est, et comme l'a souligné le Sénateur Blokkus, la GAI se doit de cesser toutes les opérations militaires en cours. Naboo appuie fermement cette demande.

                Une nouvelle ère se levait. Et il n'était pas question d'y rentrer en créant des conflits diplomatiques avec les organisations extérieures.

                -Sergent, dit-il à l'encontre d'un gradé clone qui surveillait un niveau, je demande à voir le Commandant CC-1512, du 31ème Régiment Mécanisé. Il est responsable de la sécurité de la Rotonde.

                Le clone ne se rendait pas compte qu'il avait un Sénateur en face de lui. Rick dut lui rappeler. Avec le sourire.

                -Je suis Rick O'lonell, Sénateur de Naboo. Je demande à voir immédiatement le Commandant CC-1512.

                Oui, Rick voulait rencontrer le chef de la sécurité du Sénat Galactique afin de s'entretenir directement avec lui au sujet des dignitaires Séparatistes. Car c'est uniquement de la sorte qu'ils parviendraient à une issue favorable aux deux camps. C'est de cette façon qu'ils éviteraient aux relations entre la Nouvelle République et la CSI de se détériorer d'avantage...
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                  Post n°64
                  Auteur : Trent Kith

                  Grande Armée de la République
                  31ème régiment mécanisé




                  CC-1512 « Sar »
                  Commandant républicain



                  Le torse métallique grinçait encore, malgré les réglages sommaires que Sar accomplissait depuis une dizaine de minutes. Il s’était accordé une légère pause après que le message séparatiste a été diffusé. La garnison coruscanti leur avait confirmé que la navette ne présentait apparemment aucune menace, et qu’il ne s’y trouvait qu’un équipage droïde.
                  Sar avait bien indiqué à la garnison de laisser tranquille les droïdes, ce n’était pas la peine de jouer au plus fort avec les confédérés, sachant que la flotte séparatiste était toujours présente non loin de la planète-capitale, et le commandant n’était pas certain que les forces de la toute nouvelle république serait capable de vaincre la CSI. La situation commençait donc à gentiment s’apaiser autour du Sénat, et la République naissait timidement, mais sûrement.


                  Sar ne savait que trop penser de ce retour à la République. Le clone avait surtout combattu pour l’Empire, et notamment celui du G.Man, son torse pouvait en témoigner. Mais en bon soldat qu’il était, il cessa de se poser trop de questions, et continua de penser à la meilleure façon de protéger le Sénat, car les débats risquaient de continuer encore un moment. Il ramassa sa plaque d’armure ventrale et la fixa au reste de son équipement.

                  Son bipper sonna et Sar comprit que la mission la plus étrange qu’il ait eu à commander continuait. Agrippant son gobelet de lait bleu, il pénétra dans son poste de commandement, situé dans une grande salle de sécurité du bâtiment, bien moins agité qu’à la venue des séparatistes. Un caporal lui présenta les rapports récents, et une tablette de données répertoriant les matricules des soldats et officiers qui avaient faillis dans leur mission sécuritaire, notamment l’escouade qui avait permis au seigneur sith Kovarn de pénétrer dans l’enceinte du Sénat sans la moindre autorisation. Sar reposa la tablette près de son casque en faisant la moue et se dirigea vers la console principale.


                  -Un problème lieutenant ?

                  -Non monsieur, mais un sénateur voudrait s’entretenir avec vous.

                  -Tiens, ça c’est nouveau. Bien, envoyez quelqu’un le conduire jusqu’ici.

                  Le lieutenant acquiesça et retourna à ses occupations. Sar s’assit près d’une des baies vitrées de la salle. Il aurait bien voulu contempler le paysage urbain de la ville tentaculaire, mais les paravents blindés avaient été abaissés, bloquant la vue.
                  Il relança des ordres de patrouilles aux alentours du Sénat, et confirma le maintient des blindés devant les entrées principales du bâtiment. Pendant ce temps, une escouade partit rejoindre la position du sergent TK 225/3, et demanda au sénateur Rick O’lonell de bien vouloir les suivre jusqu’au PC.


                  Sar connaissait de nom ce sénateur, et il connaissait aussi l’ancienne identité de Rick, un ancien delta commando ayant raccroché. Cela fit légèrement sourire le clone, ce dernier avait souvent eu l’idée de prendre sa retraite, mais à chaque fois qu’il y pensait, il sentait son esprit bouillir. C’était comme ça, l’armée il l’avait dans le sang.
                  Enfin, l’escouade revint et le sénateur de Naboo fit son apparition. Sar se releva et le salua, droit comme à l’entraînement.


                  -Sénateur O’lonell, je suis le commandant CC-1512, vous pouvez m'appeler simplement Sar. Vous vouliez me voir, je suis à votre disposition.

                  Ce qui était plutôt vrai, au vu de l’accalmie que connaissaient les combattants du 31ème, ne restait plus qu’à faire face au politicien.

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                    Auteur : Shar'kan Nocturna

                    Le Sénat voyait enfin le bout du tunnel, et ce n'était apparemment pas le discours incisif du Célégien Sénateur de la planète Kashyyyk qui allait perturber les efforts de tous... Gryy Dee s'était trompé de jugement. Avant de condamner, il fallait établir officiellement les institutions capables de garantir la Fédération, et surtout aptes à juger. Sans les fondement nécessaires, la sanction ne pouvait malheureusement qu'être illégitime. Alors que, le but de la Constitution était justement de construire ce qui allait garantir l'union de tous et l'indépendance de chacun, de juger en toute impartialité, le pouvoir judiciaire étant séparé des deux autres, législatif et exécutif. La séparation des Pouvoirs allaient enfin être effective, à un point qui n'avait sans doute jamais été atteint auparavant dans l'Histoire des Républiques. Sur ma coupole, je scrutais l'assemblée au sein de laquelle les Sénateurs s'exprimaient tour à tour. Les réactions diverses, les avis positifs, négatifs, les idées plurielles, l'expression libre sans la crainte de se faire neutraliser... L'Être avait donc besoin de cette Liberté. Il s'agissait de notre désir absolu, ce dont on pouvait se battre jusqu'à la mort. La tyrannie  possédait un commencement et une fin, mais sa particularité demeurait dans le fait qu'au sein d'un référentiel purement temporel, ces deux entités étaient souvent très proches l'une de l'autre.

                    - Sénateurs et Sénatrices je réagis aux propos de Gryy Dee qui a malheureusement préféré éviter le débat. Aujourd'hui, c'est à nous de prouver désormais que la République et la Démocratie sont ce dont tout le monde a besoin. S'il est vrai que la perfection idéologique est inatteignable, rien ne nous empêche de faire tout ce qui est en notre pouvoir, ne serait-ce que pour tenter de s'y approcher. Pour cela, il nous faut travailler tous ensemble. Et même si les défections sont de la partie, notre rôle est de montrer à ceux qui nous abandonnent ainsi qu'à ceux qui se prétendent nos ennemis, que le choix de l'individualisme et de l’isolationnisme politique est létal pour le progrès, pour la maturation des idées ; annihile les débats et laisse mourir le but suprême de l'État et motivation de la Politique : le bien commun. Je suis mus par cette conviction, et c'est ce pourquoi j'ai décidé de faire de la politique. La politique est comme le dirait un de mes proches, le premier des arts et le dernier des métiers. Une profession est l'exercice par une personne d'une activité dans un domaine professionnel en vue d'une rémunération. Or je ne me bats pas au sein du Sénat pour simplement gagner de l'argent, je le fais parce que notre rôle est de mener à bien le but pour lequel nous nous sommes engagés initialement, ce dont j'ai évoqué précédemment.
                    Outre cela, nous sommes bien évidemment conscients qu'avant de juger qui que ce soit, nous nous devons tout d'abord d'établir des bases institutionnelles saines afin de légitimer les actions entreprises par les cours de justices, le Sénat et la future chancellerie. D'où le vote de la Constitution. Nous devons obéir aux idéaux Républicains, ceux qui nous fédèrent et nous ne devons pas céder à la tentation de l'épuration politique. Je suis en faveur du pluripartisme, du débat et de l'expression des idées. Mais je condamne la fuite, l'abandon, et le chaos. J'aurai pensé qu'en bon démocrate - puisque je refuse de penser qu'il n'en est guère un – Gryy Dee fasse appel à son peuple avant de prendre une décision si lourde de conséquence. Il en a en tout cas la possibilité de le faire sous la République Fédérale.
                    Ensuite, bien sur que les diplomates séparatistes rejoindront leur faction, il n'en sera pas autrement et il est absurde de penser le contraire. Mais l'opportunité d'interrompre un processus de création institutionnel est parfaitement maladroite de la part de la Confédération. Ils nous ont aidé parce que nous les avons appelé, à quoi bon se méfier de nous ? Quel serait notre but en capturant des envoyés séparatistes ? Pourquoi chercherions nous des conflits alors que nous ne sommes qu'une faction en transition ? Autant de question auxquelles les réponses me semblent un peu trop évidentes. La priorité absolue est de construire notre avenir, pas de le détruire à cause d'un « incident » diplomatique mineur. Cet épisode est clos, les diplomates seront relâchés.


                    Je marquais ici une pause, le cas Gryy Dee avait été traité en un discours d'un calme extrême, sur un ton posé qui tranchait tellement avec le passé houleux de la séance. Mais il fallait continuer. Nous étions au bout, à la fin de l'effort. La ligne d'arrivée n'était plus très loin et l'avenir de la République se profilait à un horizon qui se faisait de plus en plus net.

                    - Suite à la proposition du Sénateur de Naboo, il me semble nécessaire de voter quant à la suspension du général Valiant. Loin de la un limogeage. L'enquête de la future Cour Suprême de la République rendra son verdict quant aux crimes commis durant l'époque Impériale. Le Général étant la seconde personnalité par ordre d'importance de feu l'Empire Sith, il doit effectivement faire preuve d'une lucidité essentielle au bien être de la République. La suspension ne signifie pas la culpabilité et le déshonneur. Si le Général n'a rien à se reprocher, alors il ne devrait pas être inquiet de son sort.
                    Enfin, la Constitution étant approuvée, nous pouvons désormais considérer dès à présent les institutions qui y sont évoquées. Le changement de statut doit se faire avant la proclamation officielle. Le Chef de l'État est désormais à la majorité des voix du Sénat, le Chancelier Suprême. Il sera donc de son devoir après son élection devant le Sénat, de proclamer en la présence des Sénateurs, la République Fédérale.


                    Un immense frisson s'empara de mon corps. A peine avais-je fini ma phrase que le constat était absolument sidérant. La majorité du Sénat avait en fait soutenu ma candidature au poste suprême, et cette confiance me touchait au plus profond de moi-même. J'avais foi en la politique, et elle ne m'avait pas déçue. Non pas par désir personnel de posséder le pouvoir, ce que j'ai confirmé dans mes paroles précédentes. Ce qui m'avait convaincu de son utilité était le fait que oui, les Sénateurs avaient voté pour une personne qui se battait pour des idées et pour des convictions sans sectarisme aucun. Cela voulait peut-être dire qu'eux aussi croyaient au pouvoir de la politique au sein de la République Fédérale ? Je l'espérais du plus profond de mon être. La solution des problèmes devaient venir de l'État, il était de son devoir d'agir pour le bien commun et d'équilibrer le compromis entre la sécurité et la liberté. Déjà en tant que Sénateur, je pouvais jouer un rôle, mais celui là était bien trop mince, surtout au sein de l'Empire. La République allait permettre une formidable manœuvre du plus grand nombre et au service de la majorité. Désormais j'allais en être le représentant officiel... J'avais été élu Chancelier de la République.



                    HRP : Je vous propose de conclure ce topic, je vais en créer un plus adapté à la mise en place officielle de la Constitution où on pourra continuer les débats, le titre du topic n'ayant plus grand rapport avec le sujet des RP. Je me charge d'écrire le premier post qui valide la Constitution votée par le Sénat.
                    Trent et Rick, je pense que vous pouvez continuer ici, enfin c'est comme vous voulez mais ce sera peut être plus cohérent^^

                    Suite -> http://star-wars-rpg.soforums.com/t5110-La-R-publique.htm#p55227

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                      Auteur : Rick O'lonell

                      HRP: Après s'être mis d'accord avec Trent en privé, on reprend ce RP (entre Rick et son PNJ Sar) qui n'avait pas été terminé.

                      Loin des agitations politiques de la salle principale du Sénat Galactique, le Sénateur de Naboo se dirigeait vers la position du Commandant CC-1512, un clone de la République en charge de la sécurité de la Rotonde. L'arrestation des trois émissaires de la Confédération des Systèmes Indépendants, qui n'était au départ qu'une simple formalité, avait pris une importance considérable. Cette captivité était considérée par les dirigeants Séparatistes comme un acte purement hostile, à la limite de la déclaration de guerre ouverte. Rick ne pouvait entièrement partager cet avis mais il estimait néanmoins qu'en retenant en otage ces dignitaires, le Sénat se mettait une épine supplémentaire dans le pied. Et c'était là quelque chose de parfaitement inutile. Ils avaient déjà beaucoup à faire pour reconstruire leur régime galactique et repartir sur de bonnes bases. Détériorer encore d'avantage les relations avec l'organisation la plus puissante de la galaxie (à l'heure actuelle) était une bien mauvaise idée !

                      Escorté par une escouade clone qui vint le chercher directement au niveau de la coupole Naboo, Rick arriva assez rapidement là où il souhaitait se rendre: au PC de la sécurité, face au Commandant CC-1512, celui qui pouvait mettre fin à cet incident diplomatique d'un seul coup de fil sur le réseau Holonet. Alors qu'il se présentait face au responsable de la sécurité du Sénat, Rick fit le salut militaire. Le geste était hautement symbolique pour ne pas être signalé. Le politicien n'était pas ici en tant que Sénateur de Naboo, mais bien en tant que retraité militaire. Preuve qu'il voulait mettre en avant son passé au sein de l'armée Républicaine puis au sein de l'armée Impériale (sous G-Man) afin que les négociations tournent en sa faveur. Il ne s'inquiétait pas un seul instant de l'intelligence du clone qui était selon lui (malgré tout les clichés qu'il pouvait y avoir sur les soldats clonés) parfaitement capable de comprendre les conséquences qu'une telle détention d'ambassadeurs pouvait entraîner.


                      -Commandant Sar, dit-il en faisant le salut militaire, montrant par la même occasion que s'il n'accordait aucune valeur au matricule clone de son vis-à-vis, il accordait cependant de l'importance à nommer son grade et à l’appeler par son nom, je suis le Sénateur Rick O'lonell de Naboo. Vous vous doutez bien de la raison de ma venue face à vous, alors que ma présence est naturellement requise au sein de la Rotonde pour gérer la crise que nous rencontrons. J'ai cependant pris conscience que vous rencontrer était bien plus important pour notre régime. La détention des émissaires Séparatistes est une chose dont on pourrait se passer dans la situation où nous nous trouvons. Pour les avoir maintes fois affrontés -et je suis persuadé que vous les avez aussi combattu à de maintes reprises- je sais pertinemment que les Séparatistes ont une seule parole. S'ils nous menacent de représailles, ils tiendront parole.

                      Rick n'avait pas l'intention de tourner autour du pot. D'une, il avait un militaire en face, il se devait donc d'être franc et direct et ne pas discuter inutilement comme il le ferait d'ordinaire en politique. Et de deux, la situation pouvait s'aggraver à tout moment si une solution n'était pas trouvée rapidement. Autrement dit, si la venue de Rick auprès du Commandant Sar ne menait à aucun résultat positif dans les cinq minutes à venir, la Nouvelle République qui venait juste d'être annoncée remporterait la palme du régime galactique le plus bref de l'histoire.

                      Le Sénateur de Naboo tourna brièvement le dos au Commandant clone avant de lui faire face de nouveau. L'expression de son visage était plus grave qu'auparavant. Il adopta alors une posture plus que préoccupée. L'ancien militaire voulait appuyer la teneur de ses propos.


                      -Autrement dit, si nous ne trouvons aucune issue pacifique, la Confédération n'aura aucune pitié à nous faire payer cet acte anti-diplomatique. Cela serait considéré ni plus ni moins comme une déclaration de guerre. Et dans la situation où se trouve notre République naissante, affaiblie comme jamais et fragilisée par les évènements récents qui ont provoqué la sécession provisoire de plusieurs de ses mondes, je ne donne pas chère de notre peau à tous. De nombreuses planètes préfèreraient l'indépendance politique voir le rattachement à la CSI plutôt que de subir les foudres de l'armada Séparatiste. Ils nous surpassent, Commandant. Et il est de notre devoir de faire profil bas et de ne pas la brusquer.

                      La CSI profite de notre instabilité politique pour s'affirmer. Nous n'avons ni les moyens, ni la force mentale nécessaire pour s'opposer à sa volonté. Nous devons libérer ces ambassadeurs qui ne font que leur travail, à savoir représenter la CSI en terre Républicaine.

                      Après tout, est-ce qu'il y avait d'autres choses à dire? Le Commandant Sar était bien trop renseigné, Rick ne lui apprenait rien. Mais il était du devoir de l'ancien militaire de faire revenir à la raison du clone qui avait à priori des ordres et qui devait s'y tenir.

                      S'approchant de son camarade militaire, Rick O'lonell posa sa main droite sur l'épaule du clone. Une façon comme une autre de lui faire comprendre qu'il n'était qu'un compatriote. Un frère d'armes.


                      -J'ai été à votre place. J'ai combattu sur de nombreux fronts. La CSI a été l'un de mes ennemis jurés durant de très longues années. Elle a provoqué la mort de nombreux de mes frères. Et c'est elle qui est à l'origine de mes souvenirs les plus douloureux... dit-il en fixant le regard du clone aux cicatrices bien marquées qui n'étaient pas passées inaperçues aux yeux du Sénateur, mais j'ai fais le deuil. Le deuil de nombreuses années de souffrance, de peine, de tristesse. Cela fait partie du passé. Et pourtant, devant cette situation politique très instable, je n'ai de cesse de repenser à ces années noires pour le militaire que j'ai été. C'est ce type d'incidents diplomatiques qui a causé la mort de milliers d'entre-nous. Seriez-vous prêt, Commandant, à (re)vivre de tels moments? Que vous soyez ou non décidés à suivre les ordres, vous êtes actuellement le seul qui pouvez mettre un terme à cette issue dramatique pour nous tous. Vous n'êtes pas un politicien, et pourtant vous êtes aujourd'hui en mesure d'éviter une nouvelle guerre. Car les Séparatistes n'attendent que ça.

                      Je vous conjure, Commandant, de relâcher ces dignitaires au plus vite.

                      Rick n'avait à aucun moment détourner son regard du clone. Et sa main était toujours sur l'épaule du Commandant. Il n'était pas un Sénateur en ce moment, mais bel et bien un frère d'armes.

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                        Auteur : Trent Kith

                        Grande Armée de la République
                        31ème régiment mécanisé




                        CC-1512 « Sar »
                        Commandant républicain



                        Les paravents blindés se relevaient lentement, laissant percer la lumière de fin d’après-midi qui rayonnait sur la ville-monde. Cette même lumière fit s’énerver plusieurs opérateurs militaires car elle leur empêchait de correctement scruter les écrans de leurs consoles. Les volutes de poussières étaient désormais visibles dans les faisceaux lumineux qui traversaient la vaste salle de sécurité.

                        Mais à quoi bon s’énerver contre la lumière ? Surtout qu’ils allaient bientôt tous partir. Sar le savait car, c’était lui-même qui venait d’ordonner aux ingénieurs et ordonnances de commencer à ranger le matériel non essentiel, et à rédiger les nouvelles feuilles de route des troupes. Des soldats s’affairaient donc à empaqueter les dossiers, les affaires, et les câbles d’alimentation.

                        C’est à ce moment-là que le sénateur O’lonell s’était présenté. Il avait salué le commandant, mais avec un salut militaire simple et droit, il ne s’était pas trompé dans la manière de le faire, comme le font souvent les politiques. Ce simple geste avait surpris le commandant ; Rick n’avait donc pas tout oublié de sa précédente vie.

                        Tandis que le sénateur parlait au commandant en le fixant droit dans les yeux, Sar le jaugeait, et l’évaluait. Il savait bien parlé pour sûr, il maitrisait sa communication comme tout bon politicien. Certains de ces mots firent mouche dans le torse métallique du clone. Enfin il révéla son intérêt principal, l’objet de sa venue, les fameux dignitaires confédérés.
                        Bien qu’ayant été vraiment préoccupé par ce qu’il se passait au Sénat, et par l’évolution de la situation au sein de la nouvelle République, le commandant clone avait toujours eu une petite part de son esprit dirigée vers les séparatistes. Oui, en effet ils n’étaient pas à simplement oublier dans un quelconque couloir obscur du Sénat.

                        Mais il n’avait pas vraiment réalisé l’ampleur de leur importance ou du moins celle que Rick O’lonell semblait leur attacher. La main du sénateur sur son épaule le fit légèrement tiquer. Il n’était pas habitué à un tel contact avec un civil, surtout de cette envergure. Sar cru voir clair dans le jeu du naboo. Mais il ne savait plus vraiment où se situer lui-même.



                        - Sénateur O’lonell, commença-t-il en se libérant doucement de l’emprise de Rick et en se tournant de ¾ vers les baies vitrées, je partage en partie votre opinion sur l’importance de ces prisonniers que nous avons. Il est très clair que leur importance au sein de cette crise que nous traversons est non négligeable. Cependant, considérant l’état actuel de la situation stratégique, je ne pense pas être tout à fait d’accord avec vous quant à la nécessité absolue de leur libération, voyez-vous.

                        Sar émit un léger sifflement et s’abstint de tousser au prix d’un énorme effort. Ces derniers temps son caisson thoracique lui causait de plus en plus de soucis. Une vieille machine militaire, voilà ce que tu es, pensa-t-il un court instant.

                        - Depuis ma modeste échelle, je pense que les séparatistes n’ont que peu d’intérêt à lancer une offensive contre nous pour leurs 3 petits protégés. Vous dites les avoir combattus, et au vu de vos états de service exemplaires, je vous crois amplement, mais vous devez savoir tout comme moi qu’ils ne se risqueraient pas dans une attaque aussi coûteuse, pour si peu. Que gagneraient-ils ? Le symbole est faible, et même pourrait être utilisé contre eux. Imaginez, la CSI écrase un régime démocratique qui mettait fin à la terreur impériale.

                        Il se retourna vers Rick, le visage impassible.

                        - Je ne suis qu’un commandant, sénateur. Un soldat qui se doit d’obéir aux ordres, et faire respecter les règles. Or moi je ne vois qu’un groupe, certes diplomatique, qui a délibérément franchit les cordons de sécurité, et bravé les interdictions, jusqu’à prendre sans aucune autorisation la parole au sein de la Rotonde ! Je ne suis pas sûr que les confédérés aient agis avec autant de clémence que nous si l’un de nos ambassadeurs s’était permis la même chose.

                        Tandis qu’il s’exprimait avec une certaine amertume, et que des souvenirs pénibles faisaient leur chemin jusqu’à sa conscience, une idée fugitive glissa dans son esprit.

                        - Pour vous parler franchement sénateur, je…

                        Sar buta sur le mot. Soudainement sa gorge était devenue sèche, et son cerveau vide. Il n’avait plus rien en vue dans sa tête, juste un flot d’émotions qu’il ne parvenait pas à contrôler. Il soupira.

                        - Tout est bien plus simple sur un champ de bataille. Essayez de me comprendre Sénateur. Il y a de cela une vingtaine de minutes j’aurais dû vous, et le reste du Sénat, vous mettre aux arrêts. J’aurais dû arrêter le généralissime Valiant, et j’aurais sûrement dû me battre contre les Coruscanti. Je ne suis pas un homme politique, je ne suis qu’un militaire O’lonell, je n’y connais rien dans ces enjeux. Je les comprends, mais je ne sais pas quels en sont les tenants et surtout les aboutissants.

                        Il attrapa sa tasse de récaf vide et l’écrasa dans ses mains, un geste de désespoir maîtrisé.

                        - J’attends des réponses de l’état-major, des réponses et des ordres qui ne viennent pas. Je vois des jedi, les mêmes qui m’ont perforé le torse sur la Forge, et massacré des centaines de mes frères, pavaner au Sénat comme sur un terre conquise. Je vois tous ces gens en liesse dans Coruscant parce qu’on a mis l’Empereur aux arrêts, et je vois des séparatistes bafouer nos règlements et nous humilier publiquement. Quel officier ne doutera pas de mon professionnalisme lorsqu’il saura que le commandant CC-1512 a laissé passer des confédérés, un sith et un traître activement recherché ? Comment se souviendra-t-on de moi, sénateur, le défenseur du Peuple ou le traître faible qui n’a pas su défendre l’Empire ?

                        Sar fit face à O’lonell, autour d’eux le PC était bien moins agité qu’il y a une demi-heure, les opérateurs rangeaient leurs affaires, et les soldats empaquetaient l’équipement de communication.

                        - J’ai donné l’ordre de quitter le bâtiment, et de rejoindre la garnison. La loi martiale est levée, le Sénat est sécurisé, nous n’avons rien à faire ici. Les paroles de Rick lui revenaient progressivement en mémoire, comme si le discours infusait dans l’esprit du commandant. Il serra plusieurs fois la mâchoire avant d’ouvrir la bouche. Vous savez je vous envie sénateur. Vous avez été capable de tirer une croix sur votre passé militaire, de passer à autre chose, et vous avez eu une brillante carrière politique. Vos convictions personnelles ont été plus fortes que votre engagement premier, et ne faites pas semblant, toute l’Armée est au courant de vos sympathies pro-républicaines, ce n’est pas à moi d’en juger. Parfois… j’aurai aimé pouvoir faire comme vous. Quitter l’Armée, m’installer ailleurs, choisir ma vie, devenir un civil et peut-être même fonder une famille. Mais j’ai ça dans le sang, je sais que mon destin est de mourir au combat, je ne compte pas finir rond-de-cuir dans un bureau confortable ; ne le prenez pas personnellement, nous avons tous des préjugés sur les fonctions des autres.

                        Les premières compagnies du 31ème Mécanisé commençaient à sortir du Sénat et passait le relais aux troupes planétaires de Coruscant, non sans une certaine amertume. Sar continuait de regarder Rick et de chercher les traces de son passé sur son visage.

                        - Les prochains mois seront durs pour la République. Il resta un instant les yeux dans le vide. Je ne sais pas O’lonell, vous voyez ? Je ne sais pas si je peux permettre ça. Ils sont notre dernier atout, le peu de puissance qu’il nous reste alors que tout le reste autour de nous est balayé. Puis-je décemment sacrifier le dernier avantage stratégique dont nous disposons, ne serait-ce que pour récupérer les nôtres sur Korriban ?

                        Et toujours aucune réponse de l’état-major. L’Armée était devenue muette, les troupes attendaient fébrilement, et quelque soit la décision de Sar, il savait qu’elle influencerait d’autres officiers dans les divers systèmes, qui à leur tour influenceraient d’autres soldats. A cet instant précis, Sar regretta pour la première fois d’avoir pu être secouru sur la Forge et d’avoir survécu…

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                          Auteur : Rick O'lonell

                          Un miroir en face de lui aurait amené le même résultat. Rick avait réellement l'impression de se revoir -avec quelques années en moins- dans le comportement du Commandant Sar. Des blessures physiques et morales qui vous suivaient tout au long de votre vie, une fidélité sans faille envers une cause commune que l'on croyait juste. Tant de caractéristiques qui avaient été les siennes fut un temps, mais qui avaient fini par se transformer et prendre une forme nouvelle lors de son élection sur Naboo. Car elles n'avaient pas entièrement disparu. Elles avaient été marquées au fer dans l'âme du politicien. C'est pour cela qu'O'lonell n'avait aucun mal à se mettre à la place du militaire clone en ce moment-même: il le comprenait parfaitement.

                          -Je vous comprends parfaitement, Commandant. Et nul doute qu'en étant à votre place, j'aurais eu la même réaction que vous. Je vois dans votre regard les stigmates de la guerre et je ne peux que vous admirer pour votre bravoure permanente. Vous avez raison de vous inquiéter d'une telle décision et pourtant, il s'agit du meilleur choix qui est à votre disposition. Car les Séparatistes profitent de cette impasse pour placer la République du mauvais côté. Ils manient l'art de la communication avec brio et ils peuvent de cette façon nous porter préjudice. Que penser de la République si l'on apprend qu'elle retient prisonniers des dignitaires de la Confédération? Nous avons connu des dérives sous l'ancien régime Commandant Sar, ne commettons pas les mêmes erreurs aujourd'hui. Partons sur des bases solides. Sans quoi nous revivrons la même époque que la veille.

                          La diplomatie. Un art noble et précieux qui était réservé à quelques chanceux dans la Galaxie. Souvent bien plus utile qu'un tir de DL-44 en pleine tête, elle nécessitait néanmoins une observation des plus poussées. Afin d'obtenir ce que l'on veut à l'aide de sa voix et de son charisme, il faut commencer par prédire et anticiper les réactions de son vis-à-vis. Il est ensuite nécessaire d'adapter sa réponse en fonction de la personne qui se trouve en face de nous. D'où la difficulté extrême de cette discipline: il s'agit avant tout d'être un fin calculateur. Que faut-il éviter de dire ou de révéler pour ne pas froisser la personne que l'on essaie de convaincre? faut-il la charmer? la complimenter? ou bien l'intimider? Autant de chiffres à prendre en compte dans le calcul final. Une seule erreur d’appréciation, et c'est toute l'opération qui tombe à l'eau.

                          Rick n'avait néanmoins aucunement besoin de réfléchir autant. Du moins pas avec un clone en face de lui. L'ancien militaire était un homme direct et franc, le mensonge était l'un de ses pires ennemis. Il ne révélait que la vérité au Commandant Sar qui se doutait sûrement d'avoir à faire à une pale comédie politicienne. C'était l'inconvénient de faire partie de ce monde véreux et de dialoguer avec une personne extérieure à ses frontières: comment faire pour savoir si un politicien est honnête ou s'il se contente de raconter des bobards?


                          -Faites moi confiance, Commandant. Relâcher ces dignitaires sera une preuve de bonne foi. Que pourront dire les Séparatistes après ce geste amical? Rien. Rien qui ne pourra porter atteinte aux institutions Républicaines, Rick s'arrête et se rapprocha de la baie vitrée afin de profiter des derniers rayons de soleil de la capitale. Durant un instant, on aurait dit que le Sénateur de Naboo se revigorait en absorbant la lumière de l'astre. La loi martiale est levée, vous dites. Nous -les Républicains- devons reprendre les choses en mains. Faisons en sorte de mettre les Séparatistes en tort. Si nous libérons ces dignitaires, la balle sera dans leur camp. Vous pensez que les Confédérés n'auraient pas agi avec autant de clémence si l'un de nos ambassadeurs s'était permis la même chose que leurs diplomates? Peut-être que vous avez raison. Peut-être que vous avez tord. Mais ce qui est irréfutable, cependant, c'est qu'il s'agit de leurs dignitaires et de notre faute à nous. La réalité des choses, c'est que nous sommes dans la mauvaise position. Nous pouvons encore faire machine arrière et nous replacer du bon côté de la barrière. Faisons ainsi au plus vite ou il sera trop tard, je le crains.

                          Le politicien s'était brusquement retourné en direction du Commandant à la cicatrice alors qu'il appuyait ses derniers propos. Rick était persuadé que son camarade militaire était différent de ses congénères. L'expérience de ce gradé jouait en sa faveur. Il réfléchissait d'avantage que les soldats clones qu'O'lonell avait pu croiser au début de sa carrière militaire. Les deux hommes pouvaient arriver à un accord.

                          -Si un officier doute de votre professionnalisme, croyez-moi qu'il gagnera mon mépris à jamais. Ce professionnalisme, il se verra durant l'éternité sur votre visage, dit-il en faisant allusion à la cicatrice qui traversait la face du Commandant Sar, ce même visage que vous avez donné pour vos supérieurs au mépris de votre vie ! Si vous avez du mal à comprendre les enjeux qui se cachent derrière ces dignitaires, alors ayez confiance en mon jugement: il vaut mieux ne pas les avoir sur le dos plus longtemps. J'ai vécu assez longtemps dans le monde détestable de la politique pour savoir que si vous ne faites pas le premier pas, personne ne le fera pour vous, le visage était ferme, le ton employé était grave. Croyez en ma personne, Commandant Sar. Croyez-moi.

                          Le regard du Gouverneur de Naboo s'était logé dans celui de son homologue clone. Aucun clignement des yeux n'était tolérable à cet instant. Sar devait comprendre la détermination qui était celle de Rick O'lonell: ce dernier ferait tout pour persuader le Commandant de revenir sur sa décision.
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