Séance exceptionnelle Redressement de Kamino
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Post n°61
Auteur : Gryy DeeIls n'en avaient pas marre ? Sérieusement ?! C'était tout bonnement répugnant..
Gabriel commençait à s'ennuyer, il se retenait depuis trop longtemps.. À bas les bonnes manières et l'éloquence ! Il saisit son micro et essayait de paraitre le plus calme possible. De toute façon, je venais de lui indiquer ce qu'il devait annoncer au Sénat.
« Hmmm... Les gars, pendant que vous commencez à manigancer et faire vos fourbes, je vous rappelle qu'une délégation séparatiste essaye de communiquer avec nous depuis un bout de temps et qu'ils sont pas supers contents. Alors, Sénateur Blokkus, ne soyez pas si pressé de vous faire enfin de nobles amis avec un peu de pouvoir et vous.. Vous, Sénateur Nocturna ! N'oubliez pas que c'est la CSI qui a bien voulu nous aider quand tous les présents ici, sauf un ou deux, tremblotaient de peur devant l'ordre Sith. Si vous voulez faire de la république un havre de paix et un modèle, il faudrait peut être penser à libérer des diplomates, qui sont venus ici pour évoquer des problèmes des plus sérieux et qui ont faillis causer des guerres de grandes ampleurs. L'armée doit immédiatement libérer ces diplomates ! Les diverses agressions sur les territoires Séparatistes m'amènent à penser que l'attaque Impériale sur Korriban n'est définitivement pas un acte isolé. On vient d'entendre parler de Mygeeto et d'Utapau... Si c'est vrai alors ces attaques ont bien failli déclencher une guerre. J'exige que le général Valiant transmette toutes les informations disponibles sur toutes les opérations en cours, qu'elles soient officieuses ou officielles. Il faut obliger l'armée à stopper toutes ses opérations qui sont en dehors de sa juridiction ! Nos gars n'ont été que trop de fois en première ligne, c'est le moment pour eux de rentrer chez eux !
Ensuite, je pense que ce n'est pas vraiment le temps de penser à une nouvelle constitution, même si cette dernière me plaît relativement. Il est nécessaire dans un premier temps que justice soit faite. Comment voulez vous que cette République puisse s'instaurer sur des bases solides, si vous faîtes encore confiance à des meurtriers, des voleurs et des hommes qui ont commis des atrocités que je ne saurai décrire. Le premier d'entre eux est le général de l'armée Impériale présent ici même, le général Valiant ! Mais aussi l'ex-Empereur L'Omega et son bras droit Kovarn, qui vient de parler devant vous, et qui l'air de rien est sorti devant nos yeux. N'avez vous pas pensé un seul instant à le stopper, général ? Vous devez bien être informé des actes terroristes qu'il a commis, d'autant plus que vous avez toutes les preuves entre vos mains. Et d'ailleurs, général, pouvez vous affirmer que vous, ou la Grande Armée Impériale qui est sous votre juridiction, n'avez jamais commis de crimes de guerre? Pour l'Omega, qui, j'imagine, doit être entrain de préparer ses bagages pour se casser dans l'heure qui suit, évitons de parler de ses crimes ou nous allons y passer des mois. Ce que je veux dire, au final, comment pouvez vous parler de République, de Démocratie, de Paix et de je ne sais quoi, alors que vous laissez des criminels partir aussi facilement ? Où est donc la justice, base de toute harmonie ?
Malheureusement vous vous êtes tellement emportés par ce goût de liberté que vous avez oublié des points cruciaux qu'il faudrait traiter en toute rapidité.
De plus, en ce qui concerne l'ordre Jedi, sérieusement, vous en avez pas marre de ces fanatiques religieux ? Vous n'avez toujours pas appris votre leçon ? L'ordre Jedi n'a aucune place dans la République, ni militairement ni politiquement ! Rendez vous à l'évidence, ne vous laissez pas duper une n-ième fois par ces sectaires ! Faire des alliances avec, comme vous le souhaitez, nuira à toute la galaxie, et tôt ou tard, ça se transformera de nouveau en une crise interne, mais est ce qu'elle serait aussi "calme" que celle ci ?
En bref, je termine mon petit, et dernier, speech, par trois points très importants :
Premièrement, j'annonce ici officiellement, sous ordre du Sénateur Gryy Dee de Celegia, que Kashyyyk ne fera pas partie de la République, et sera dés à présent une planète libre et neutre. De plus, à part pour les gouvernement des planètes que je citerai maintenant : Coruscant, Tatooïne et Naboo, le gouvernement Kashyyykien refuse catégoriquement tout contact avec les autres planètes affilées à la République et aux "Vestiges" de l'Empire avant que justice soit faite et que les personnes que je citerai maintenant ne soient livrés à notre gouvernement pour être jugés :
le général de l'armée impériale, Valiant pour crimes de guerre et terrorisme,
l'ex-empereur, L'Omega pour fraude fiscale,
et le second de l'Omega, Kovarn pour crimes de guerre et terrorisme.
Nous nous excusons pour cet égoïsme dont nous faisons part, mais c'est le seul moyen qui nous reste. Ceci veut donc dire que Kashyyyk n'apportera plus aucun soutien, ni économique ni militaire à l'institution Républicaine.
Ensuite, le gouvernement de Kashyyyk a décidé de ne plus payer les bons au trésor à l'attention de l'Ordre Sith depuis ce mois. De plus nous mettons en demeure l'ordre Sith de nous payer ce qu'il nous doit. Kashyyyk se réserve le droit d'utiliser tous les moyens à sa disposition si ces créances ne sont pas remboursées rapidement.
Finalement, en ce qui concerne les prisonniers Impériaux présents sur Kashyyyk, nous refusons momentanément de les renvoyer sur un territoire Républicain. Le gouvernement jugera l'heure venue de leur sort.
Sur cette dernière annonce, je vous salue tous. Au revoir. »
Gabriel se retourna immédiatement, et commença à s'en aller vers la sortie. Il sourit légèrement, il était content de sortir enfin du sénat. Il fallait avouer que c'était une belle journée quand même !
Enfin.. Ça allait être tendu ces prochaines semaines. -
Post n°62
Auteur : BlokkusLes choses se corsaient, alors que Blokkus pensait finalement que cette session interminable allait enfin s'achever par la candidature de Nocturna au poste de chancelier, voila que de simple droids séparatistes se mêlaient des débats, demandant ou plutôt exigeant la libération de leur émissaire en échange de la libération de trois troopers prisonniers . Le droid les informait également que les services secrets ainsi que le général Valiant avaient menés des opérations secrète en territoire confédéré. Le général l'avait avoué lui même, il s'était rendu sur Korriban traquer les terroristes qui avaient osé bombardé Kamino...
Il fallait maintenant négocier avec des droids mais quant on connaissait la destination des précédents diplomates il était normal que la Confédération envoie de simple machine. A contrecœur le Hutt fit voler sa coupole au centre de l’hémicycle:-Ce que vous demandez droid, dépend dorénavant de la bonne volonté du chancelier et de commission de l'armée.
Toutefois je propose qu'on demande au général Valiant de faire cesser toutes opérations militaires le temps que la constitution soit adoptée et un chancelier nommé.
Nous reprendrons nos négociations une fois que la situation sera revenue à la normale.
Le Hutt avait plus ou moins expédié les séparatistes mais il fallait d'abord régler les problèmes internes avant de se concentrer sur les relations séparato-republicaines.
Puis ce fut au tour du représentant de Kashyyyk de prendre la parole et surtout de prendre le sénat à partie. Mr Campbell accusa également le général Valiant, l'ex empereur Omega et Dark Kovarn de crimes de guerres et autres atrocités. Il fit également un petit laïus sur l'ordre Jedi.
Puis il annonça purement et simplement que Kashyyyk refusait d’adhérer à la République Fédérale tant que certaines conditions n'étaient pas remplie à savoir la mise en examen des trois sus nommés pour qu'ils soient jugés sur la planète jungle.
La république commence bien...-Contrairement au représentant du peuple Wookie, nous devrions tous prendre le temps de la réflexion.
Le général Valiant n'est plus présent et nul ne sait ou se trouve Dark Kovarn, quant à l'Empereur il est confiné dans ses quartiers sous bonne garde
Représentant Campbell: c'est bien joli d'accuser , de parler de crimes de guerres et autres atrocités et d’exiger justice d'une voix tonitruante, mais de quels crimes parlez vous au juste? Avez vous des preuves a avancer ou devons nous nous fier simplement aux paroles de droid de combat?
Le ventre du Hutt gargouilla et son petit doigt boudiné lui disait qu'il n'était pas prêt de déjeuner...
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Post n°63
Auteur : Rick O'lonellLes minutes avançaient et laissaient une mince lueur d'espoir au sein de la Rotonde. Tous désiraient une seule chose: que les Sénateurs se mettent d'accord une bonne fois pour toute afin que la nouvelle République Fédérale puisse débuter sa longue vie de prospérité et de paix. Mais la réalité était tout autre. Entre colères profondes de certains, amertume et nostalgie d'autres, en passant par ceux qui n'étaient là que pour défendre leurs avantages et leurs intérêts... les débats étaient loin d'être terminés. C'était là le grand défaut éternel de la démocratie. Mais c'était le moins pire des systèmes. Que l'on ne s'y méprenne pas en regrettant la tyrannie Sith de l'ancien régime Impérial.
S'il avait eu l'habitude d'élever de nombreux fois la voix face aux restrictions des libertés orchestrées par l'Oméga durant des années, Rick s'était fait discret pour ces premières heures de débats démocratiques. Le Sénateur de Naboo ne voulait pas faire de vagues, tout comme il ne voulait pas rajouter d'avantage d'huile sur le feu. S'il devait naturellement prendre ses responsabilités en tant que représentant d'un monde majeur de la Galaxie et en tant que politicien d'expérience parmi les jeunes Sénateurs de l’hémicycle, il préférait écouter et analyser les positions de chacun pour mieux réagir. Comme le disait l'adage très ancien, il avait appris à tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de prendre la voix. Tout comme il avait pris à prendre du recul sur les choses. Dans le monde de la politique, c'était quasi-primordial pour exister sur la durée.
Pendant ce temps, les réactions se succédaient les unes aux autres. Shar'kan persistait à vouloir protéger le nouveau régime républicain de l'influence religieuse des Jedi. Et il avait réussi à convaincre Rick grâce à ses nouveaux arguments. En effet, s'il se faisait l'idée d'une République laïque sans favoritisme à l'égard des Jedi, il était néanmoins de bonne conscience en approuvant une alliance militaire et diplomatique avec leur Ordre. Ce qui était une excellente idée! En tant qu'ancien militaire, Rick ne put s'empêcher de sourire lorsque Nocturna évoqua l'avantage stratégique d'une alliance avec les Jedi: celui de diviser les forces ennemies en cas de conflit. Dans une Galaxie de plus en plus déchirée par les alliances et les organisations indépendantes, garder d'excellents contacts avec l'Ordre Jedi était une nécessité pour la République. Il s'agissait d'un poids non négligeable. Bien au contraire !
Vint enfin un sujet qui restait bien plus important que tout autre chose en ce jour de basculement politique: l'élection du nouveau Chancelier. Nocturna se présenta tout naturellement comme Rick l'avait deviné. Cet homme s'était trop investi dans la politique galactique (et pas seulement en ce jour historique) pour qu'il ne concrétise pas ses vœux et ses projets en se proposant au sommet de la République. Sa jeunesse était un atout, il ne connaissait pas (encore) la corruption qu'un vétéran de l’hémicycle aurait entraîné avec lui sur le trône de la Chancellerie. Shar'kan Nocturna était intelligent et bon, l'élire Chancelier était grandement positif pour la Nouvelle République.-Je ne vois pas quel Sénateur à part Shar'kan Nocturna pourrait se présenter à ce poste... Peut-être vous, Sénateur O'lonell? demanda curieusement la Princesse Kamilia, le sourire aux lèvres, en se tournant vers l'ancien militaire, seriez-vous prêt à délaisser Naboo pour la Galaxie entière?
Rick avait failli répondre. Mais le Sénateur avait parfaitement compris que la jeune femme n'avait à aucun moment été sérieuse dans ses propos: il n'avait plus besoin de déclarer à quel point son attachement pour le monde natal de la jeune demoiselle était grand. Jamais il ne pourrait abandonner son rôle actuel pour celui que convoitait Nocturna. Et c'était vrai. Esquissant à son tour un sourire comme seule réponse à la prise de parole de la fille de la Reine Oliwia, Rick se ravit du changement de caractère de sa consœur. Qu'il semblait loin le temps où Kamilia désapprouvait la confiance que sa mère accordait au Sénateur ! Le retour de la Forge Stellaire avait enclenché un déclic chez la jeune femme. Peut-être était-ce la prise de risque considérable de Rick qui l'avait changé? Peut-être avait-il gagné la confiance de la Princesse en s'engageant corps et âme sur la Relique Sith afin de combattre la tyrannie Impériale? En tout cas, les relations politiques internes de Naboo semblaient au beau fixe. Tout se passait à merveille. Et pourtant, il y avait quelque chose qui venait encore gâcher le moral des pro-Républicains.
Les Séparatistes.
Non pas qu'ils gênaient (dans le mauvais sens) les efforts des Sénateurs pour bâtir une Nouvelle République. Mais leur présence et leurs interventions empêchaient les acteurs de la Rotonde de débattre et de s'entendre en toute harmonie. Dans le silence qu'il s'était imposé depuis de longues minutes, Rick avait parfaitement entendu les appels incessants des diplomates de la Confédération des Systèmes Indépendants afin que leurs trois représentants soient libérés. Mais personne ne semblait vouloir leur accorder la moindre importance, mis à part le représentant Gabriel Campbell de Kashyyyk qui gratifia l'assemblée d'une réaction jugée bien trop excessive par la délégation Naboo. S'il avait raison sur de nombreux points, le jeune humain avait choisit l'option de la facilité. Il en était même venu à déclarer officiellement le départ de Kashyyyk de la République, sur approbation direct de son Sénateur Gryy Dee ! Et la perte du soutien des voisins Wookies était bien trop importante pour la négliger de la sorte ! Rick ne pouvait laisser passer cela. Un voyage diplomatique sur Kashyyyk dans les prochaines semaines s'imposait afin de ramener Gryy Dee à la raison. Les Sénateurs se devaient de se montrer patients afin que les crimes de certaines personnalités soient réprimés. Le temps viendraient pour ces criminels de se faire juger et punir. Ce jour devait être consacré à la construction de bases solides pour la Nouvelle République ! Alors viendrait le jour où l'on se pencherait sur les meurtriers. Car ils ne s'en sortiraient pas indemnes.
Un long échange avec sa camarade Kamilia empêcha le Sénateur de Naboo de prendre la parole. Il se devait de prendre en considération l'avis de la Princesse et de l'ensemble des conseillers présents dans leur coupole. Une fois les opinions de chacun rassemblés, Rick O'lonell se leva et demanda la parole. Conduit au centre de la Rotonde, tout près de la coupole de Nocturna qui s'était octroyé une place de premier rang en qualité de principal leader politique du jour, l'ancien militaire prit de nouveau la parole après l'avoir laissé de longues secondes à ses confrères de l'hémicycle.-Excusez le représentant de Kashyyyk, et comprenez Monsieur Campbell, mes amis. Les autorités Impériales s'en sont prises à son monde. Des citoyens Wookies sont morts! Monsieur Campbell nous a apporté des preuves qui doivent retenir notre attention. N'importe lequel d'entre-nous aurait réagi de la même façon face à l'inaction dont nous faisons preuve. Si je n'adhère pas à l'ensemble des propos du représentant de Kashyyyk, je tiens à le soutenir dans sa lutte pour une justice équitable. Il n'y a plus aucun doute sur le fait que de nombreuses personnalités hautement placées au sein de l'ancien Empire Sith sont concernées par des crimes et des délits. Lorsque la Constitution sera votée, et lorsqu'un Chancelier sera élu, je demande à ce que l'Empereur Oméga, son ancien bras droit Kovarn ainsi que le Général Valiant soient jugés dans le plus grand respect des valeurs Républicaines lors d'un procès. Le Général Valiant doit être suspendu le temps qu'une enquête approfondie soit menée, Rick aurait voulu éviter d'en arriver à une telle demande, mais elle était nécessaire: Valiant avait commis bien trop d'actes regrettables pour qu'il soit amnistié, c'est en procédant de la sorte que notre Nouvelle République pourra se construire. C'est de la sorte que notre Nouvelle République pourra se construire sur des bases propres et saines.
Non, Rick ne remuait pas le couteau dans la plaie. Il disait simplement ce qui devait être dit. En temps qu'ancien peuple Impérial, la parole de Kashyyyk devait être entendue et prise en considération: les Wookies avaient donné des preuves de l'implication de l'armée Impériale dans des meurtres commis sur leur monde. En tant que Général de la GAI, Valiant était le premier concerné. Il était normal qu'on lui demande des explications.-J'adhère à vos idées, Sénateur Nocturna. Une alliance avec les Jedi est toute naturelle pour notre Nouvelle République, continua calmement le Sénateur de Naboo, quel est l'avis de la délégation Jedi ici présente sur la question?
Comme toujours, le sujet qui fâchait était gardé pour la fin. Autrement dit, celui sur le sort réservé aux diplomates Séparatistes enfermés par les autorités militaires en charge de la sécurité du Sénat Galactique. La Rotonde devait se mettre d'accord une fois pour toute. Ces dignitaires devaient être libérés, ils n'avaient plus aucune raison de les retenir en otage. A part détériorer les relations entre la future Nouvelle République et la CSI (relations qui n'étaient pas au beau fixe) cela ne servait pas à grand chose de ne pas répondre aux exigences Séparatistes.-Membres de la délégation Séparatiste, soyez rassurés, le sort de vos diplomates sera bientôt réglé: nous les libèrerons sans attendre aucun geste de votre part, déclara O'lonell d'une voix ferme.
Le geste de Rick pouvait paraître étonnant, voir arrogant. De quel droit parlait-il de la sorte en se considérant comme le représentant du Sénat Galactique? Les réactions fusèrent logiquement. Beaucoup montraient leur mécontentement. Mais Rick n'était pas du même avis. Il fallait cesser d'adopter ce comportement puéril. Il fallait faire le premier pas!
Abandonnant sa place, Rick demanda à Kamilia de le représenter durant son absence. Le Sénateur de Naboo était décidé à agir seul. Il se devait de faire ce qui était juste et censé. Mais qu'allait-il faire? ... Réajustant ses manches, l'ancien militaire descendit activement les marches du bâtiment à la recherche de ce qu'il espérait trouver: les trois dignitaires Séparatistes. Mais pourquoi diable voulait-il parvenir jusqu'à eux? Était-il prêt à agir en solitaire afin que ce problème diplomatique n'en soit plus un?-Au nom de Naboo et du Sénateur O'lonell, moi, Kamilia, j'appuie et je soutiens la candidature du Sénateur Shar'kan Nocturna de Coruscant au poste de Chancelier de la République Fédérale. Quant à la Constitution, Naboo est bien évidemment POUR, en demandant cependant la suspension de l'article relatif à la Garde comme l'a suggéré Monsieur Nocturna. Nous aurons tout le loisir d'en débattre après avoir choisi notre nouveau Chancelier. Qui plus est, et comme l'a souligné le Sénateur Blokkus, la GAI se doit de cesser toutes les opérations militaires en cours. Naboo appuie fermement cette demande.
Une nouvelle ère se levait. Et il n'était pas question d'y rentrer en créant des conflits diplomatiques avec les organisations extérieures.-Sergent, dit-il à l'encontre d'un gradé clone qui surveillait un niveau, je demande à voir le Commandant CC-1512, du 31ème Régiment Mécanisé. Il est responsable de la sécurité de la Rotonde.
Le clone ne se rendait pas compte qu'il avait un Sénateur en face de lui. Rick dut lui rappeler. Avec le sourire.-Je suis Rick O'lonell, Sénateur de Naboo. Je demande à voir immédiatement le Commandant CC-1512.
Oui, Rick voulait rencontrer le chef de la sécurité du Sénat Galactique afin de s'entretenir directement avec lui au sujet des dignitaires Séparatistes. Car c'est uniquement de la sorte qu'ils parviendraient à une issue favorable aux deux camps. C'est de cette façon qu'ils éviteraient aux relations entre la Nouvelle République et la CSI de se détériorer d'avantage... -
Post n°64
Auteur : Trent KithGrande Armée de la République
31ème régiment mécaniséCC-1512 « Sar »
Commandant républicainLe torse métallique grinçait encore, malgré les réglages sommaires que Sar accomplissait depuis une dizaine de minutes. Il s’était accordé une légère pause après que le message séparatiste a été diffusé. La garnison coruscanti leur avait confirmé que la navette ne présentait apparemment aucune menace, et qu’il ne s’y trouvait qu’un équipage droïde.
Sar avait bien indiqué à la garnison de laisser tranquille les droïdes, ce n’était pas la peine de jouer au plus fort avec les confédérés, sachant que la flotte séparatiste était toujours présente non loin de la planète-capitale, et le commandant n’était pas certain que les forces de la toute nouvelle république serait capable de vaincre la CSI. La situation commençait donc à gentiment s’apaiser autour du Sénat, et la République naissait timidement, mais sûrement.Sar ne savait que trop penser de ce retour à la République. Le clone avait surtout combattu pour l’Empire, et notamment celui du G.Man, son torse pouvait en témoigner. Mais en bon soldat qu’il était, il cessa de se poser trop de questions, et continua de penser à la meilleure façon de protéger le Sénat, car les débats risquaient de continuer encore un moment. Il ramassa sa plaque d’armure ventrale et la fixa au reste de son équipement.
Son bipper sonna et Sar comprit que la mission la plus étrange qu’il ait eu à commander continuait. Agrippant son gobelet de lait bleu, il pénétra dans son poste de commandement, situé dans une grande salle de sécurité du bâtiment, bien moins agité qu’à la venue des séparatistes. Un caporal lui présenta les rapports récents, et une tablette de données répertoriant les matricules des soldats et officiers qui avaient faillis dans leur mission sécuritaire, notamment l’escouade qui avait permis au seigneur sith Kovarn de pénétrer dans l’enceinte du Sénat sans la moindre autorisation. Sar reposa la tablette près de son casque en faisant la moue et se dirigea vers la console principale.
-Un problème lieutenant ?
-Non monsieur, mais un sénateur voudrait s’entretenir avec vous.
-Tiens, ça c’est nouveau. Bien, envoyez quelqu’un le conduire jusqu’ici.Le lieutenant acquiesça et retourna à ses occupations. Sar s’assit près d’une des baies vitrées de la salle. Il aurait bien voulu contempler le paysage urbain de la ville tentaculaire, mais les paravents blindés avaient été abaissés, bloquant la vue.
Il relança des ordres de patrouilles aux alentours du Sénat, et confirma le maintient des blindés devant les entrées principales du bâtiment. Pendant ce temps, une escouade partit rejoindre la position du sergent TK 225/3, et demanda au sénateur Rick O’lonell de bien vouloir les suivre jusqu’au PC.Sar connaissait de nom ce sénateur, et il connaissait aussi l’ancienne identité de Rick, un ancien delta commando ayant raccroché. Cela fit légèrement sourire le clone, ce dernier avait souvent eu l’idée de prendre sa retraite, mais à chaque fois qu’il y pensait, il sentait son esprit bouillir. C’était comme ça, l’armée il l’avait dans le sang.
Enfin, l’escouade revint et le sénateur de Naboo fit son apparition. Sar se releva et le salua, droit comme à l’entraînement.
-Sénateur O’lonell, je suis le commandant CC-1512, vous pouvez m'appeler simplement Sar. Vous vouliez me voir, je suis à votre disposition.
Ce qui était plutôt vrai, au vu de l’accalmie que connaissaient les combattants du 31ème, ne restait plus qu’à faire face au politicien. -
Post n°65
Auteur : Shar'kan NocturnaLe Sénat voyait enfin le bout du tunnel, et ce n'était apparemment pas le discours incisif du Célégien Sénateur de la planète Kashyyyk qui allait perturber les efforts de tous... Gryy Dee s'était trompé de jugement. Avant de condamner, il fallait établir officiellement les institutions capables de garantir la Fédération, et surtout aptes à juger. Sans les fondement nécessaires, la sanction ne pouvait malheureusement qu'être illégitime. Alors que, le but de la Constitution était justement de construire ce qui allait garantir l'union de tous et l'indépendance de chacun, de juger en toute impartialité, le pouvoir judiciaire étant séparé des deux autres, législatif et exécutif. La séparation des Pouvoirs allaient enfin être effective, à un point qui n'avait sans doute jamais été atteint auparavant dans l'Histoire des Républiques. Sur ma coupole, je scrutais l'assemblée au sein de laquelle les Sénateurs s'exprimaient tour à tour. Les réactions diverses, les avis positifs, négatifs, les idées plurielles, l'expression libre sans la crainte de se faire neutraliser... L'Être avait donc besoin de cette Liberté. Il s'agissait de notre désir absolu, ce dont on pouvait se battre jusqu'à la mort. La tyrannie possédait un commencement et une fin, mais sa particularité demeurait dans le fait qu'au sein d'un référentiel purement temporel, ces deux entités étaient souvent très proches l'une de l'autre.
- Sénateurs et Sénatrices je réagis aux propos de Gryy Dee qui a malheureusement préféré éviter le débat. Aujourd'hui, c'est à nous de prouver désormais que la République et la Démocratie sont ce dont tout le monde a besoin. S'il est vrai que la perfection idéologique est inatteignable, rien ne nous empêche de faire tout ce qui est en notre pouvoir, ne serait-ce que pour tenter de s'y approcher. Pour cela, il nous faut travailler tous ensemble. Et même si les défections sont de la partie, notre rôle est de montrer à ceux qui nous abandonnent ainsi qu'à ceux qui se prétendent nos ennemis, que le choix de l'individualisme et de l’isolationnisme politique est létal pour le progrès, pour la maturation des idées ; annihile les débats et laisse mourir le but suprême de l'État et motivation de la Politique : le bien commun. Je suis mus par cette conviction, et c'est ce pourquoi j'ai décidé de faire de la politique. La politique est comme le dirait un de mes proches, le premier des arts et le dernier des métiers. Une profession est l'exercice par une personne d'une activité dans un domaine professionnel en vue d'une rémunération. Or je ne me bats pas au sein du Sénat pour simplement gagner de l'argent, je le fais parce que notre rôle est de mener à bien le but pour lequel nous nous sommes engagés initialement, ce dont j'ai évoqué précédemment.
Outre cela, nous sommes bien évidemment conscients qu'avant de juger qui que ce soit, nous nous devons tout d'abord d'établir des bases institutionnelles saines afin de légitimer les actions entreprises par les cours de justices, le Sénat et la future chancellerie. D'où le vote de la Constitution. Nous devons obéir aux idéaux Républicains, ceux qui nous fédèrent et nous ne devons pas céder à la tentation de l'épuration politique. Je suis en faveur du pluripartisme, du débat et de l'expression des idées. Mais je condamne la fuite, l'abandon, et le chaos. J'aurai pensé qu'en bon démocrate - puisque je refuse de penser qu'il n'en est guère un – Gryy Dee fasse appel à son peuple avant de prendre une décision si lourde de conséquence. Il en a en tout cas la possibilité de le faire sous la République Fédérale.
Ensuite, bien sur que les diplomates séparatistes rejoindront leur faction, il n'en sera pas autrement et il est absurde de penser le contraire. Mais l'opportunité d'interrompre un processus de création institutionnel est parfaitement maladroite de la part de la Confédération. Ils nous ont aidé parce que nous les avons appelé, à quoi bon se méfier de nous ? Quel serait notre but en capturant des envoyés séparatistes ? Pourquoi chercherions nous des conflits alors que nous ne sommes qu'une faction en transition ? Autant de question auxquelles les réponses me semblent un peu trop évidentes. La priorité absolue est de construire notre avenir, pas de le détruire à cause d'un « incident » diplomatique mineur. Cet épisode est clos, les diplomates seront relâchés.
Je marquais ici une pause, le cas Gryy Dee avait été traité en un discours d'un calme extrême, sur un ton posé qui tranchait tellement avec le passé houleux de la séance. Mais il fallait continuer. Nous étions au bout, à la fin de l'effort. La ligne d'arrivée n'était plus très loin et l'avenir de la République se profilait à un horizon qui se faisait de plus en plus net.
- Suite à la proposition du Sénateur de Naboo, il me semble nécessaire de voter quant à la suspension du général Valiant. Loin de la un limogeage. L'enquête de la future Cour Suprême de la République rendra son verdict quant aux crimes commis durant l'époque Impériale. Le Général étant la seconde personnalité par ordre d'importance de feu l'Empire Sith, il doit effectivement faire preuve d'une lucidité essentielle au bien être de la République. La suspension ne signifie pas la culpabilité et le déshonneur. Si le Général n'a rien à se reprocher, alors il ne devrait pas être inquiet de son sort.
Enfin, la Constitution étant approuvée, nous pouvons désormais considérer dès à présent les institutions qui y sont évoquées. Le changement de statut doit se faire avant la proclamation officielle. Le Chef de l'État est désormais à la majorité des voix du Sénat, le Chancelier Suprême. Il sera donc de son devoir après son élection devant le Sénat, de proclamer en la présence des Sénateurs, la République Fédérale.
Un immense frisson s'empara de mon corps. A peine avais-je fini ma phrase que le constat était absolument sidérant. La majorité du Sénat avait en fait soutenu ma candidature au poste suprême, et cette confiance me touchait au plus profond de moi-même. J'avais foi en la politique, et elle ne m'avait pas déçue. Non pas par désir personnel de posséder le pouvoir, ce que j'ai confirmé dans mes paroles précédentes. Ce qui m'avait convaincu de son utilité était le fait que oui, les Sénateurs avaient voté pour une personne qui se battait pour des idées et pour des convictions sans sectarisme aucun. Cela voulait peut-être dire qu'eux aussi croyaient au pouvoir de la politique au sein de la République Fédérale ? Je l'espérais du plus profond de mon être. La solution des problèmes devaient venir de l'État, il était de son devoir d'agir pour le bien commun et d'équilibrer le compromis entre la sécurité et la liberté. Déjà en tant que Sénateur, je pouvais jouer un rôle, mais celui là était bien trop mince, surtout au sein de l'Empire. La République allait permettre une formidable manœuvre du plus grand nombre et au service de la majorité. Désormais j'allais en être le représentant officiel... J'avais été élu Chancelier de la République.
HRP : Je vous propose de conclure ce topic, je vais en créer un plus adapté à la mise en place officielle de la Constitution où on pourra continuer les débats, le titre du topic n'ayant plus grand rapport avec le sujet des RP. Je me charge d'écrire le premier post qui valide la Constitution votée par le Sénat.
Trent et Rick, je pense que vous pouvez continuer ici, enfin c'est comme vous voulez mais ce sera peut être plus cohérent^^
Suite -> http://star-wars-rpg.soforums.com/t5110-La-R-publique.htm#p55227 -
Post n°66
Auteur : Rick O'lonellHRP: Après s'être mis d'accord avec Trent en privé, on reprend ce RP (entre Rick et son PNJ Sar) qui n'avait pas été terminé.Loin des agitations politiques de la salle principale du Sénat Galactique, le Sénateur de Naboo se dirigeait vers la position du Commandant CC-1512, un clone de la République en charge de la sécurité de la Rotonde. L'arrestation des trois émissaires de la Confédération des Systèmes Indépendants, qui n'était au départ qu'une simple formalité, avait pris une importance considérable. Cette captivité était considérée par les dirigeants Séparatistes comme un acte purement hostile, à la limite de la déclaration de guerre ouverte. Rick ne pouvait entièrement partager cet avis mais il estimait néanmoins qu'en retenant en otage ces dignitaires, le Sénat se mettait une épine supplémentaire dans le pied. Et c'était là quelque chose de parfaitement inutile. Ils avaient déjà beaucoup à faire pour reconstruire leur régime galactique et repartir sur de bonnes bases. Détériorer encore d'avantage les relations avec l'organisation la plus puissante de la galaxie (à l'heure actuelle) était une bien mauvaise idée !
Escorté par une escouade clone qui vint le chercher directement au niveau de la coupole Naboo, Rick arriva assez rapidement là où il souhaitait se rendre: au PC de la sécurité, face au Commandant CC-1512, celui qui pouvait mettre fin à cet incident diplomatique d'un seul coup de fil sur le réseau Holonet. Alors qu'il se présentait face au responsable de la sécurité du Sénat, Rick fit le salut militaire. Le geste était hautement symbolique pour ne pas être signalé. Le politicien n'était pas ici en tant que Sénateur de Naboo, mais bien en tant que retraité militaire. Preuve qu'il voulait mettre en avant son passé au sein de l'armée Républicaine puis au sein de l'armée Impériale (sous G-Man) afin que les négociations tournent en sa faveur. Il ne s'inquiétait pas un seul instant de l'intelligence du clone qui était selon lui (malgré tout les clichés qu'il pouvait y avoir sur les soldats clonés) parfaitement capable de comprendre les conséquences qu'une telle détention d'ambassadeurs pouvait entraîner.-Commandant Sar, dit-il en faisant le salut militaire, montrant par la même occasion que s'il n'accordait aucune valeur au matricule clone de son vis-à-vis, il accordait cependant de l'importance à nommer son grade et à l’appeler par son nom, je suis le Sénateur Rick O'lonell de Naboo. Vous vous doutez bien de la raison de ma venue face à vous, alors que ma présence est naturellement requise au sein de la Rotonde pour gérer la crise que nous rencontrons. J'ai cependant pris conscience que vous rencontrer était bien plus important pour notre régime. La détention des émissaires Séparatistes est une chose dont on pourrait se passer dans la situation où nous nous trouvons. Pour les avoir maintes fois affrontés -et je suis persuadé que vous les avez aussi combattu à de maintes reprises- je sais pertinemment que les Séparatistes ont une seule parole. S'ils nous menacent de représailles, ils tiendront parole.
Rick n'avait pas l'intention de tourner autour du pot. D'une, il avait un militaire en face, il se devait donc d'être franc et direct et ne pas discuter inutilement comme il le ferait d'ordinaire en politique. Et de deux, la situation pouvait s'aggraver à tout moment si une solution n'était pas trouvée rapidement. Autrement dit, si la venue de Rick auprès du Commandant Sar ne menait à aucun résultat positif dans les cinq minutes à venir, la Nouvelle République qui venait juste d'être annoncée remporterait la palme du régime galactique le plus bref de l'histoire.
Le Sénateur de Naboo tourna brièvement le dos au Commandant clone avant de lui faire face de nouveau. L'expression de son visage était plus grave qu'auparavant. Il adopta alors une posture plus que préoccupée. L'ancien militaire voulait appuyer la teneur de ses propos.-Autrement dit, si nous ne trouvons aucune issue pacifique, la Confédération n'aura aucune pitié à nous faire payer cet acte anti-diplomatique. Cela serait considéré ni plus ni moins comme une déclaration de guerre. Et dans la situation où se trouve notre République naissante, affaiblie comme jamais et fragilisée par les évènements récents qui ont provoqué la sécession provisoire de plusieurs de ses mondes, je ne donne pas chère de notre peau à tous. De nombreuses planètes préfèreraient l'indépendance politique voir le rattachement à la CSI plutôt que de subir les foudres de l'armada Séparatiste. Ils nous surpassent, Commandant. Et il est de notre devoir de faire profil bas et de ne pas la brusquer.
La CSI profite de notre instabilité politique pour s'affirmer. Nous n'avons ni les moyens, ni la force mentale nécessaire pour s'opposer à sa volonté. Nous devons libérer ces ambassadeurs qui ne font que leur travail, à savoir représenter la CSI en terre Républicaine.
Après tout, est-ce qu'il y avait d'autres choses à dire? Le Commandant Sar était bien trop renseigné, Rick ne lui apprenait rien. Mais il était du devoir de l'ancien militaire de faire revenir à la raison du clone qui avait à priori des ordres et qui devait s'y tenir.
S'approchant de son camarade militaire, Rick O'lonell posa sa main droite sur l'épaule du clone. Une façon comme une autre de lui faire comprendre qu'il n'était qu'un compatriote. Un frère d'armes.-J'ai été à votre place. J'ai combattu sur de nombreux fronts. La CSI a été l'un de mes ennemis jurés durant de très longues années. Elle a provoqué la mort de nombreux de mes frères. Et c'est elle qui est à l'origine de mes souvenirs les plus douloureux... dit-il en fixant le regard du clone aux cicatrices bien marquées qui n'étaient pas passées inaperçues aux yeux du Sénateur, mais j'ai fais le deuil. Le deuil de nombreuses années de souffrance, de peine, de tristesse. Cela fait partie du passé. Et pourtant, devant cette situation politique très instable, je n'ai de cesse de repenser à ces années noires pour le militaire que j'ai été. C'est ce type d'incidents diplomatiques qui a causé la mort de milliers d'entre-nous. Seriez-vous prêt, Commandant, à (re)vivre de tels moments? Que vous soyez ou non décidés à suivre les ordres, vous êtes actuellement le seul qui pouvez mettre un terme à cette issue dramatique pour nous tous. Vous n'êtes pas un politicien, et pourtant vous êtes aujourd'hui en mesure d'éviter une nouvelle guerre. Car les Séparatistes n'attendent que ça.
Je vous conjure, Commandant, de relâcher ces dignitaires au plus vite.
Rick n'avait à aucun moment détourner son regard du clone. Et sa main était toujours sur l'épaule du Commandant. Il n'était pas un Sénateur en ce moment, mais bel et bien un frère d'armes. -
Post n°67
Auteur : Trent KithGrande Armée de la République
31ème régiment mécaniséCC-1512 « Sar »
Commandant républicainLes paravents blindés se relevaient lentement, laissant percer la lumière de fin d’après-midi qui rayonnait sur la ville-monde. Cette même lumière fit s’énerver plusieurs opérateurs militaires car elle leur empêchait de correctement scruter les écrans de leurs consoles. Les volutes de poussières étaient désormais visibles dans les faisceaux lumineux qui traversaient la vaste salle de sécurité.
Mais à quoi bon s’énerver contre la lumière ? Surtout qu’ils allaient bientôt tous partir. Sar le savait car, c’était lui-même qui venait d’ordonner aux ingénieurs et ordonnances de commencer à ranger le matériel non essentiel, et à rédiger les nouvelles feuilles de route des troupes. Des soldats s’affairaient donc à empaqueter les dossiers, les affaires, et les câbles d’alimentation.
C’est à ce moment-là que le sénateur O’lonell s’était présenté. Il avait salué le commandant, mais avec un salut militaire simple et droit, il ne s’était pas trompé dans la manière de le faire, comme le font souvent les politiques. Ce simple geste avait surpris le commandant ; Rick n’avait donc pas tout oublié de sa précédente vie.
Tandis que le sénateur parlait au commandant en le fixant droit dans les yeux, Sar le jaugeait, et l’évaluait. Il savait bien parlé pour sûr, il maitrisait sa communication comme tout bon politicien. Certains de ces mots firent mouche dans le torse métallique du clone. Enfin il révéla son intérêt principal, l’objet de sa venue, les fameux dignitaires confédérés.
Bien qu’ayant été vraiment préoccupé par ce qu’il se passait au Sénat, et par l’évolution de la situation au sein de la nouvelle République, le commandant clone avait toujours eu une petite part de son esprit dirigée vers les séparatistes. Oui, en effet ils n’étaient pas à simplement oublier dans un quelconque couloir obscur du Sénat.
Mais il n’avait pas vraiment réalisé l’ampleur de leur importance ou du moins celle que Rick O’lonell semblait leur attacher. La main du sénateur sur son épaule le fit légèrement tiquer. Il n’était pas habitué à un tel contact avec un civil, surtout de cette envergure. Sar cru voir clair dans le jeu du naboo. Mais il ne savait plus vraiment où se situer lui-même.
- Sénateur O’lonell, commença-t-il en se libérant doucement de l’emprise de Rick et en se tournant de ¾ vers les baies vitrées, je partage en partie votre opinion sur l’importance de ces prisonniers que nous avons. Il est très clair que leur importance au sein de cette crise que nous traversons est non négligeable. Cependant, considérant l’état actuel de la situation stratégique, je ne pense pas être tout à fait d’accord avec vous quant à la nécessité absolue de leur libération, voyez-vous.
Sar émit un léger sifflement et s’abstint de tousser au prix d’un énorme effort. Ces derniers temps son caisson thoracique lui causait de plus en plus de soucis. Une vieille machine militaire, voilà ce que tu es, pensa-t-il un court instant.
- Depuis ma modeste échelle, je pense que les séparatistes n’ont que peu d’intérêt à lancer une offensive contre nous pour leurs 3 petits protégés. Vous dites les avoir combattus, et au vu de vos états de service exemplaires, je vous crois amplement, mais vous devez savoir tout comme moi qu’ils ne se risqueraient pas dans une attaque aussi coûteuse, pour si peu. Que gagneraient-ils ? Le symbole est faible, et même pourrait être utilisé contre eux. Imaginez, la CSI écrase un régime démocratique qui mettait fin à la terreur impériale.
Il se retourna vers Rick, le visage impassible.
- Je ne suis qu’un commandant, sénateur. Un soldat qui se doit d’obéir aux ordres, et faire respecter les règles. Or moi je ne vois qu’un groupe, certes diplomatique, qui a délibérément franchit les cordons de sécurité, et bravé les interdictions, jusqu’à prendre sans aucune autorisation la parole au sein de la Rotonde ! Je ne suis pas sûr que les confédérés aient agis avec autant de clémence que nous si l’un de nos ambassadeurs s’était permis la même chose.
Tandis qu’il s’exprimait avec une certaine amertume, et que des souvenirs pénibles faisaient leur chemin jusqu’à sa conscience, une idée fugitive glissa dans son esprit.
- Pour vous parler franchement sénateur, je…
Sar buta sur le mot. Soudainement sa gorge était devenue sèche, et son cerveau vide. Il n’avait plus rien en vue dans sa tête, juste un flot d’émotions qu’il ne parvenait pas à contrôler. Il soupira.
- Tout est bien plus simple sur un champ de bataille. Essayez de me comprendre Sénateur. Il y a de cela une vingtaine de minutes j’aurais dû vous, et le reste du Sénat, vous mettre aux arrêts. J’aurais dû arrêter le généralissime Valiant, et j’aurais sûrement dû me battre contre les Coruscanti. Je ne suis pas un homme politique, je ne suis qu’un militaire O’lonell, je n’y connais rien dans ces enjeux. Je les comprends, mais je ne sais pas quels en sont les tenants et surtout les aboutissants.
Il attrapa sa tasse de récaf vide et l’écrasa dans ses mains, un geste de désespoir maîtrisé.
- J’attends des réponses de l’état-major, des réponses et des ordres qui ne viennent pas. Je vois des jedi, les mêmes qui m’ont perforé le torse sur la Forge, et massacré des centaines de mes frères, pavaner au Sénat comme sur un terre conquise. Je vois tous ces gens en liesse dans Coruscant parce qu’on a mis l’Empereur aux arrêts, et je vois des séparatistes bafouer nos règlements et nous humilier publiquement. Quel officier ne doutera pas de mon professionnalisme lorsqu’il saura que le commandant CC-1512 a laissé passer des confédérés, un sith et un traître activement recherché ? Comment se souviendra-t-on de moi, sénateur, le défenseur du Peuple ou le traître faible qui n’a pas su défendre l’Empire ?
Sar fit face à O’lonell, autour d’eux le PC était bien moins agité qu’il y a une demi-heure, les opérateurs rangeaient leurs affaires, et les soldats empaquetaient l’équipement de communication.
- J’ai donné l’ordre de quitter le bâtiment, et de rejoindre la garnison. La loi martiale est levée, le Sénat est sécurisé, nous n’avons rien à faire ici. Les paroles de Rick lui revenaient progressivement en mémoire, comme si le discours infusait dans l’esprit du commandant. Il serra plusieurs fois la mâchoire avant d’ouvrir la bouche. Vous savez je vous envie sénateur. Vous avez été capable de tirer une croix sur votre passé militaire, de passer à autre chose, et vous avez eu une brillante carrière politique. Vos convictions personnelles ont été plus fortes que votre engagement premier, et ne faites pas semblant, toute l’Armée est au courant de vos sympathies pro-républicaines, ce n’est pas à moi d’en juger. Parfois… j’aurai aimé pouvoir faire comme vous. Quitter l’Armée, m’installer ailleurs, choisir ma vie, devenir un civil et peut-être même fonder une famille. Mais j’ai ça dans le sang, je sais que mon destin est de mourir au combat, je ne compte pas finir rond-de-cuir dans un bureau confortable ; ne le prenez pas personnellement, nous avons tous des préjugés sur les fonctions des autres.
Les premières compagnies du 31ème Mécanisé commençaient à sortir du Sénat et passait le relais aux troupes planétaires de Coruscant, non sans une certaine amertume. Sar continuait de regarder Rick et de chercher les traces de son passé sur son visage.
- Les prochains mois seront durs pour la République. Il resta un instant les yeux dans le vide. Je ne sais pas O’lonell, vous voyez ? Je ne sais pas si je peux permettre ça. Ils sont notre dernier atout, le peu de puissance qu’il nous reste alors que tout le reste autour de nous est balayé. Puis-je décemment sacrifier le dernier avantage stratégique dont nous disposons, ne serait-ce que pour récupérer les nôtres sur Korriban ?
Et toujours aucune réponse de l’état-major. L’Armée était devenue muette, les troupes attendaient fébrilement, et quelque soit la décision de Sar, il savait qu’elle influencerait d’autres officiers dans les divers systèmes, qui à leur tour influenceraient d’autres soldats. A cet instant précis, Sar regretta pour la première fois d’avoir pu être secouru sur la Forge et d’avoir survécu… -
Post n°68
Auteur : Rick O'lonellUn miroir en face de lui aurait amené le même résultat. Rick avait réellement l'impression de se revoir -avec quelques années en moins- dans le comportement du Commandant Sar. Des blessures physiques et morales qui vous suivaient tout au long de votre vie, une fidélité sans faille envers une cause commune que l'on croyait juste. Tant de caractéristiques qui avaient été les siennes fut un temps, mais qui avaient fini par se transformer et prendre une forme nouvelle lors de son élection sur Naboo. Car elles n'avaient pas entièrement disparu. Elles avaient été marquées au fer dans l'âme du politicien. C'est pour cela qu'O'lonell n'avait aucun mal à se mettre à la place du militaire clone en ce moment-même: il le comprenait parfaitement.-Je vous comprends parfaitement, Commandant. Et nul doute qu'en étant à votre place, j'aurais eu la même réaction que vous. Je vois dans votre regard les stigmates de la guerre et je ne peux que vous admirer pour votre bravoure permanente. Vous avez raison de vous inquiéter d'une telle décision et pourtant, il s'agit du meilleur choix qui est à votre disposition. Car les Séparatistes profitent de cette impasse pour placer la République du mauvais côté. Ils manient l'art de la communication avec brio et ils peuvent de cette façon nous porter préjudice. Que penser de la République si l'on apprend qu'elle retient prisonniers des dignitaires de la Confédération? Nous avons connu des dérives sous l'ancien régime Commandant Sar, ne commettons pas les mêmes erreurs aujourd'hui. Partons sur des bases solides. Sans quoi nous revivrons la même époque que la veille.
La diplomatie. Un art noble et précieux qui était réservé à quelques chanceux dans la Galaxie. Souvent bien plus utile qu'un tir de DL-44 en pleine tête, elle nécessitait néanmoins une observation des plus poussées. Afin d'obtenir ce que l'on veut à l'aide de sa voix et de son charisme, il faut commencer par prédire et anticiper les réactions de son vis-à-vis. Il est ensuite nécessaire d'adapter sa réponse en fonction de la personne qui se trouve en face de nous. D'où la difficulté extrême de cette discipline: il s'agit avant tout d'être un fin calculateur. Que faut-il éviter de dire ou de révéler pour ne pas froisser la personne que l'on essaie de convaincre? faut-il la charmer? la complimenter? ou bien l'intimider? Autant de chiffres à prendre en compte dans le calcul final. Une seule erreur d’appréciation, et c'est toute l'opération qui tombe à l'eau.
Rick n'avait néanmoins aucunement besoin de réfléchir autant. Du moins pas avec un clone en face de lui. L'ancien militaire était un homme direct et franc, le mensonge était l'un de ses pires ennemis. Il ne révélait que la vérité au Commandant Sar qui se doutait sûrement d'avoir à faire à une pale comédie politicienne. C'était l'inconvénient de faire partie de ce monde véreux et de dialoguer avec une personne extérieure à ses frontières: comment faire pour savoir si un politicien est honnête ou s'il se contente de raconter des bobards?-Faites moi confiance, Commandant. Relâcher ces dignitaires sera une preuve de bonne foi. Que pourront dire les Séparatistes après ce geste amical? Rien. Rien qui ne pourra porter atteinte aux institutions Républicaines, Rick s'arrête et se rapprocha de la baie vitrée afin de profiter des derniers rayons de soleil de la capitale. Durant un instant, on aurait dit que le Sénateur de Naboo se revigorait en absorbant la lumière de l'astre. La loi martiale est levée, vous dites. Nous -les Républicains- devons reprendre les choses en mains. Faisons en sorte de mettre les Séparatistes en tort. Si nous libérons ces dignitaires, la balle sera dans leur camp. Vous pensez que les Confédérés n'auraient pas agi avec autant de clémence si l'un de nos ambassadeurs s'était permis la même chose que leurs diplomates? Peut-être que vous avez raison. Peut-être que vous avez tord. Mais ce qui est irréfutable, cependant, c'est qu'il s'agit de leurs dignitaires et de notre faute à nous. La réalité des choses, c'est que nous sommes dans la mauvaise position. Nous pouvons encore faire machine arrière et nous replacer du bon côté de la barrière. Faisons ainsi au plus vite ou il sera trop tard, je le crains.
Le politicien s'était brusquement retourné en direction du Commandant à la cicatrice alors qu'il appuyait ses derniers propos. Rick était persuadé que son camarade militaire était différent de ses congénères. L'expérience de ce gradé jouait en sa faveur. Il réfléchissait d'avantage que les soldats clones qu'O'lonell avait pu croiser au début de sa carrière militaire. Les deux hommes pouvaient arriver à un accord.-Si un officier doute de votre professionnalisme, croyez-moi qu'il gagnera mon mépris à jamais. Ce professionnalisme, il se verra durant l'éternité sur votre visage, dit-il en faisant allusion à la cicatrice qui traversait la face du Commandant Sar, ce même visage que vous avez donné pour vos supérieurs au mépris de votre vie ! Si vous avez du mal à comprendre les enjeux qui se cachent derrière ces dignitaires, alors ayez confiance en mon jugement: il vaut mieux ne pas les avoir sur le dos plus longtemps. J'ai vécu assez longtemps dans le monde détestable de la politique pour savoir que si vous ne faites pas le premier pas, personne ne le fera pour vous, le visage était ferme, le ton employé était grave. Croyez en ma personne, Commandant Sar. Croyez-moi.
Le regard du Gouverneur de Naboo s'était logé dans celui de son homologue clone. Aucun clignement des yeux n'était tolérable à cet instant. Sar devait comprendre la détermination qui était celle de Rick O'lonell: ce dernier ferait tout pour persuader le Commandant de revenir sur sa décision.
