Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Réunion - La Garde Républicaine

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    #12

    Post n°12
    Auteur : Super PNJ



    Eliakos Radam




    Enfin le chancelier prenait la parole. Allait-il nous servir une soupe politique ? Un discours émouvant ? Non. A la grande surprise du togruta il commença par remettre en place l'un des gardes républicains : celui qui avait eu l'audace et le toupet de dire d'une façon excessivement énervante qu'il fallait écourter la réunion. * Ce chancelier donne l'impression d'être plus "humain" que politicien mais ça ne peut aussi n’être qu'une façade * se dit Radam. Il restait très méfiant des politiciens même s'il aimait recevoir leurs ordres. Puis le chancelier reprit pour rentrer dans le vif du sujet. Quand il prononça le nom de la gardienne ça fit tilt dans le cerveau du Togruta : * Lyzs Yvanol ! Je savais bien que j'avais déjà entendu parler d’elle. Son visage me disait quelque chose. * En quelques secondes il se souvint des quelques mots entendu par des soldats qui faisait l'éloge de la jeune fille. Il fit un rapide tour de table de son regard mais ne reconnut personne d'autre, pas même le bon à rien dénommé Coy. Il se reconcentra sur les paroles du chancelier car d'une part étant le chef c'était la moindre des choses que de ne pas l'ignorer mais surtout car c'est lui qui allait donner le ton à la suite de la réunion.

    Radam frissonna de joie quand le chancelier parla de général, de formation, de grade et de bâtiment. C'est tout ce qu'il espérait depuis que le régime politique avait changé. Ce qui fit très plaisir à Radam c'est de voir l'organigramme que le chancelier avait avec une jolie place vide tout en haut. Il y a avait même écrit " Garde suprême ". Le togruta imaginait déjà son nom dans la dite case * le garde suprême Radam , ça sonne super bien ! * Il esquissa un sourire mais le remballa très vite pour pas qu'on croit qu'il se moquait du chancelier ou que l'une de ces paroles le fasse rire. Il était sur un petit nuage, tout se déroulai comme il le voulait, et il y avait même des choses en plus qui l’intéressait grandement comme le nouveau bâtiment et la formation des recrues. Mais son petit rêve ce brisa assez vite avec la prise de parole du garde Coy, dit « le malotru » surnom qu'avait choisi Radam. * Il a faut qu'il l'a ramène celui-là ! Bon voyons ce qu'il à dire *
    A part des affirmations logique que venait de dire le chancelier le garde Coy ne disait rien de bien intéressant… jusqu'au moment où il expliqua que, si vote il y avait, il donnerait sa voix a la garde Yvvanol. A ce moment là, les yeux du troguta s’écarquillèrent. Un sentiment d’incompréhension le submergea. * Comment peut-il donné sa voix à cette jeune fille alors que moi et mes années de carrière le méritons bien plus ? * Il s'apprêta à prendre la parole mais préféra se taire pour ne pas sous le coup de la colère : il avait peur d’aller trop loin ou de commettre une erreur. Il s'assit donc correctement dans son fauteuil et attendit des réactions. Elles ne mirent pas longtemps à venir car la principale concernée prit la parole.

    Les paroles de Lyzs étaient censées, réfléchies, et à dire vrai : elle avait raison. La place de garde suprême ne devait pas être donnée tout de suite. Ce qu'il pensait être logique était finalement moins avantageux et la garde Lyzs l'avait peut être compris : mieux valait convaincre le chancelier et les autres gardes en proposant des idées et en argumentant ces choix pour prouver qu'on était le candidat idéal au poste de garde suprême.
    Une fois le tour de parole de la jeune humaine fini Radam voulut prendre la parole afin de lui aussi exprimer ses idées mais il fut coupé dans son élan par une recrue. Une sorte de grosse boule de poil qui posa une question relativement stupide, d'après le togruta. Par respect et politesse il laissa l'espèce de serpillière finir de s’exprimer sans vraiment comprendre la raison de sa présence à la réunion. Il se racla la gorge, se leva et prit enfin la parole :


    - Avant de répondre à cette question audacieuse chancelier j'aimerais revenir sur les propositions du garde Yvanol. Avant tout, je vais me présenter pour ceux qui ne me connaissent pas : je suis Eliakos Radam, ancien chevalier impérial aujourd'hui devenu garde républicain comme vous tous, ou presque. Il adressa un regard au novice Kreyn. Je me permets de prendre la parole car je pense que mes 10 ans de carrière, mes médailles et mes faits d'armes pourront apporter une bonne vision des choses et peut être aussi des propositions acceptables.
    Il venait de jouer son premier atout à la course au poste de garde suprême : son expérience. Comme tout bon militaire, Eliakos aimait beaucoup revenir et se vanter de ses victoires et autres récompenses.

    - La gardienne Yvanol pense qu'il faudrait faire monter un certain prestige afin que les parents soit plus enclins à venir faire former leur enfant sensible à la force chez nous. Je ne vois pas quel prestige il faut faire monter ? Que ce soit en tant que chevalier impériale ou en tant que gardien républicains nous avons toujours été prestigieux. Notre sensibilité à la force fait de nous le meilleur corps d'armée et, hormis les jedi, aucun combattant ne nous égale ou ne nous surpasse. Comment être plus prestigieux que cela ?
    Du regard il fit un tour de table rapide puis repris ne laissant finalement le temps à personne de répondre à sa question.

    - Comme la proposé cette charmante demoiselle l'idéale serais d'en appeler au devoir. Un recrutement fais de message holographique passant en bande un peu partout avec un slogan accrocheur du genre : Sensible à la force , i want you ! On peut bien sur imaginer autre chose les slogans ne sont pas mon fort. Bref un bon recrutement pour arriver à une bonne formation. Vous dites jeune fille qu'ici personne ne peut se prétendre capable de former entièrement une recrue mais vous avez tort! Moi je suis capable de le faire car je l'ai déjà fait et plus d'une fois ! Ces soldats ne sont plus parmi nous aujourd'hui malheureusement mais j'ai pu former du monde. En effet durant toute ma carrière j'ai changé plusieurs fois de forme de combat avant de trouvé celle qui me correspond le mieux. J'ai pu travailler plusieurs pouvoirs de la force et même si je ne les utilise pas tous aujourd'hui j'en connais plus que les bases.
    Une parole qui n'allait pas tomber dans l'oreille de sourd et qui pourrais le désavantager pour la course au poste qu'il convoite. Radam ne faisait pas de pause il débitait toute ses paroles d'une traite sachant exactement où il voulait en venir... ou presque.

    - Mes chers confrères, consœurs, et novice, dit-il en adressant à nouveau un petit regard à la boule de poil,les jedis n'ont plus rien à faire avec nous, notre bon chancelier à décrété que la république seras laïque du coup nous sommes face à nous-même mais moi Elikos Radam je peux compléter votre formation ou vous former du début à la fin. Je peux mettre en place une organisation de formation par pallier avec test et monté en grade selon les compétences.
    S'en le savoir vraiment le togruta venait de torpiller sa propre candidature au poste de garde suprême car le chancelier ne laisserait pas passé une occasion d'avoir un un bon formateur sous la main. Radam continua quand même son intervention pensant toujours marquer des points contre la jeune Lyzs.

    - Pour en finir je pense qu'au niveau de la localisation nous devrions avoir un QG sur Coruscant mais aussi des "bases" un peu partout dans la galaxie républicaine. On pourrait intervenir plus rapidement mais on pourrais aussi recruter plus facilement sur différents mondes. J'en ai fini. Je réagirais à nouveaux après vos propositions.

    Radam tomba avec légèreté dans son fauteuil. Un sentiment de réussite le parcourait. Il avait contre argumenté les propositions de la jeune humaine pensant la mettre hors et voyait déjà la place de garde suprême s'offrir à lui.




    Spoiler : Spoiler
    By Tev Tev' / jedi
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      #13

      Post n°13
      Auteur : Shar'kan Nocturna

      Adossé contre mon fauteuil en bout de table, j'écoutais les Gardes qui un à un ou exposaient leurs visions de leur corps d'Armée ou bien m'adressaient directement quelques questions. Ce que je retins fut une évidence qui me sauta aux yeux : la diversité de ce groupe de huit était extrêmement surprenante. Aucun des Gardes ne ressemblait à un autre. Sur le coup, je ne pus m'empêcher de me demander si c'était une bonne chose que le groupe soit constitué de soldats d'élite diamétralement différents les uns des autres. Était-ce néfaste parce que les conflits risquaient d'être évidents ou était-ce bénéfique parce que un Garde pouvait s'enrichir d'un autre ? La question bien qu'intéressante s'échappa relativement vite de mon esprit pour me concentrer de nouveau sur le vif du sujet.
      S'ils ne voulaient pas d'un chef maintenant, l'Ordre souhaitait débattre des méthodes nécessaires pour faire grossir leur rangs. J'allais répondre à tous. Eliakos Radam semblait être un valeureux Garde de la République, et ses faits d'armes le confirmaient. Lyzs pensait qu'au sein du groupe personne n'était encore capable de former les jeunes recrues, mais elle s'était peut être trompée sur ce point, Radam en était sans doute capable et peut être allait-il se charger de ce poste à condition qu'il n'hérite pas des méthodes de Froome. De façon générale, la Garde avait besoin de gagner en sagesse. Celle-ci s'acquiert souvent avec l'expérience et le temps. Un vieux proverbe disait que la calme sagesse est une épouse fidèle, la précipitation une prostituée. A cette pensée, je souriais me disant qu'il y avait sas doute du vrai là dedans.
      Scrutant l'ensemble des huit, j'attendis que chacun se soit exprimé afin d'ensuite prendre la parole. Bien que quelques-uns se soient abstenus, sans doute parce qu'ils n'avaient ni l'âme d'un chef, ni les idées pour améliorer leur Ordre, je me redressais sur mon fauteuil, appuyant mes avant bras sur la table.


      - Comme je l'ai déjà dit, on ne peut prétendre être une élite en étant une huitaine de Gardiens. Je pense que cela vaut aussi pour le prestige Eliakos Radam. La Garde doit devenir bientôt un corps d'armée à part entière, à la hauteur de l'Armée de terre ou de la Marine de la République. Elle se fait littéralement avaler en terme d'effectifs et en terme de puissance, en cela elle manque de prestige. Bien évidemment, le nombre de Gardiens restera inférieur aux effectifs du reste de l'Armée et il le faut pour faire comprendre au peuple de la République que même en infériorité numérique, la Garde surpasse en compétences, en puissance, en technique et en discipline n'importe quel autre corps de la Grande Armée Républicaine.

      Regardant chacun d'entre eux, j'affirmais ma volonté de faire d'eux plus que le fleuron militaire de la République que je dirigeai. Il fallait qu'ils deviennent véritablement une force d'élite unique dans la galaxie.

      - Cependant, repris-je sur un ton très sérieux et investi, il est bien évidemment nécessaire de gonfler les rangs de la Garde. Nécessaire pour être visibles aux yeux du peuple. Le tout est d'être ni trop nombreux, ni en sous-nombre pour briller. Il n'y a que des êtres sensibles à la Force qui peuvent y rentrer et il faut que chacun d'eux, postulant afin de devenir l'un des vôtre y parvienne. Cela demeurera votre objectif. On abandonne bien évidemment les méthodes de Froome telles que je les ai entendues lors de son procès. N'oubliez pas, la sagesse. Les Jedi ne sont pas les seuls guerriers utilisant la Force se battant en essayant d'être sage. La sagesse est universelle et vous devez en user pour devenir ce que vous voulez devenir.
      Ici, il n'y a ni côté obscur, ni côté clair de la Force. Ici il n'y a que vous et la sagesse vous guidera dans vos méthodes d'enseignement ou même encore d'apprentissage pour certains. La sagesse n'interdit pas l'énervement, la colère, la gentillesse, la générosité, l'amour, le don de soi, l'effort, la volonté, la réussite ou l'échec. Elle suggère tout cela au contraire, mais avec modération.

      Quant à vous, Eliakos Radam je pense effectivement que vous êtes le mieux placé pour continuer l'initiation des Gardes de la République ainsi que des nouveaux à venir. La priorité est véritablement d'accomplir cette formation technique et mentale afin d'être capable de gérer une éventuelle affluence de recrues.

      J'affichai aux Gardiens un sourire sincère, c'était cela ma vision de la Garde, non pas que l'élite de la République au final, mais son summum, son fleuron ultime. Tout ce que j'avais expliqué durant ce long discours était pour moi la condition sine qua non pour être puissant. Non pas puissant au sens des Sith, c'est à dire de façon éphémère et au final profiter de celle-ci sur les autres jusqu'à que quelqu'un de plus fort vienne prendre notre place. J'imaginais la notion de puissance au sens où la Garde devait régner à long terme au point même d'en devenir un mythe. Peut-être étais-je trop ambitieux ou irréaliste. Mais pourtant ils avaient ce don de l'Univers, la Force, ils se sont affranchis du côté clair et du côté obscur, ils sont libres, ils sont voués à être forts. Toutes les conditions étaient là réunies pour forger ce corps d'élite jamais égalé auparavant dans l'histoire de la Galaxie. Et même si c'était irréalisable, rien n'empêchait de vouloir se diriger vers cet objectif et tendre de façon significative vers celui-ci.

      - Donc oui, il va falloir lancer cette fameuse campagne de recrutement,
      continuais-je calmement en inscrivant les différents objectifs à accomplir sur l'hologramme central, une campagne forte et sur le long terme nécessaire pour gonfler les rangs de la Garde. J'aime l'idée de la campagne holographique. J'imagine même une petite mise en scène accrocheuse afin d'attirer le regard. Je marquais une légère pause, histoire de convenablement afficher mes écrits. Ce qu'il faut aussi, c'est débrider les utilisateurs de la Force. La Loi de la Force interdit les rassemblement de deux êtres sensibles et plus. Je compte appliquer un décret dès la fin de la séance autorisant de nouveau l'utilisation de la Force à des fins purement personnelles et non criminelles. Il ne faut plus que ces gens là se fassent pointer du doigt pour se faire dénoncer, il faut qu'on les regarde parce que ce sont des gens possédant un don exceptionnel utile pour tous, qu'ils peuvent mettre au service de la République et donc du bien commun.

      J'abordais directement en continuant mon discours sur l'utilité d'un Quartier Général.

      - Un QG est bien évidemment nécessaire, tout le monde est d'accord sur ce point. Je souhaiterai discuter avec vous de sa localisation sur Coruscant avant d'entamer les constructions du bâtiment. Ce que je voudrais, c'est construire le QG dans les zones qui sont destinées à accueillir les nouveaux quartiers de la planète ayant été détruits lors de la bataille de Coruscant. De cette façon, nous pouvons plus facilement négocier l'espace dont vous aurez besoin et investir dans des infrastructures diverses et variées sans se soucier des immeubles qui vous entourent. Bien évidemment, le bâtiment sera inclus dans le quartier lui-même, ne vous attendez pas à travailler à côté de gravats. On peut même imaginer que ce quartier soit purement militaire, rassemblant tous les corps d'Armée dont le votre pour des raisons pratiques. Je vous laisse le choix.

      Durant mon monologue, le plan de Coruscant s'affichait sur l'hologramme et celui-ci zoomait petit à petit sur la zone de construction en question. Une zone qui allait bien évidemment être directement reliée à la Cité Capitale pour des raisons pratiques et administratives. Le quartier était vaste et le projet faisait initialement parti des « Grands Travaux » de la planète non encore officiellement annoncé par le Gouvernement. La phase de reconstruction de la planète allait d'ici peu entamer le plus gros du travail. Coruscant n'avait pas besoin d'améliorer son image, la Capitale restait la Capitale. Mais en terme économiques et en terme d'efficacité, il fallait bien s'atteler à la reconstruction. Surtout qu'il s'agissait d'une opportunité incroyable pour enclencher un renouveau infrastructurel inédit sur Coruscant. C'était d'autant plus une énième raison qui me poussait à conserver mon poste de Sénateur, la République et la mégalopole planétaire étaient bien trop liées.

      - En revanche, fis-je en regardant l'hologramme de la Capitale tournoyer sur lui-même, je ne souhaite pas implanter des annexes sur différentes planètes de l'espace républicain pour le moment. Tout simplement parce que votre nombre est pour l'instant bien trop réduit. J'attendrai de voir les premiers résultats de la campagne de recrutement afin de me rendre compte si ces constructions se révèlent nécessaires. Je ferai par conséquent passer l'ordre aux différentes bases de la Marine et de l'Armée de terre de bien vouloir vous accueillir lorsque vous en aurez besoin.

      Je regardais désormais fixement Kreyn.


      - Quant au rôle de l'élite, disons qu'il me semble évident que lorsqu'un corps est destiné à devenir le fleuron de l'armée, celui-ci se charge des missions les plus dangereuses, souvent les plus secrètes, celles que seules vous pourraient réussir. Qui de mieux pour combattre un utilisateur de la Force qu'un utilisateur de la Force ? Vous savez, continuais-je sur un ton posé, je ne suis pas naïf... Les Sith sont ce qu'ils sont. Nous avons mis à mal leur Empire, je ne m'attends qu'à des représailles de leur part. Bien sur ils ne représenteront sans doute pas le seul danger à l'avenir et ils ne seront pas vos seuls adversaires. Quand bien même ils me semblent problématiques, je reste donc sur mes gardes sans vouloir faire de jeu de mot, finis-je en un sourire.

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        #14

        Post n°14
        Auteur : Lyzs

        La réunion allait bon train. Lyzs, portée par le sérieux de l’endroit et plus motivée que jamais, en oubliait d’être gênée. Même elle ne pouvait s’empêcher d’avoir une appréhension sur les réactions aux phrases qu’elle se répétait mentalement, elle construisait son discours sereinement tout en écoutant les autres parler. Son verre d’eau, lui, l’appelait depuis que le chancelier était entré : elle n’avait pas pu le finir depuis. Entre la prise de parole de Kreyn et celle de Radam, elle l'attrapa pour le boire tranquillement, sans se presser. Après tout, tout ce qui était ici présent avait une raison de l’être : les verres étaient là pour être bus, les gardes étaient là parce qu’ils le méritaient et le devaient. La jeune fille devenait de plus en plus sereine en ce qui concernait sa position. Elle posa son verre sur le bord de la table avant de s’appuyer contre son siège. Sans faire attention et par habitude, elle fit glisser son verre vide jusqu’à sa position initiale avec l’aide de la force en ne bougeant que son index. Après cela, elle fixa le togruta qui se présentait. Radam était clair et ses phrases bien faites, mais Lyzs n’appréciait toujours pas la façon dont il s’exprimait. Elle crut même percevoir en lui un semblant de quelque chose lui rappelant Froome. La jeune fille ne put s’empêcher d’être surprise. Tout d’abord elle jugea sa vision du prestige un peu trop superficielle. Certes, être un utilisateur de la force armé d’un sabre laser est prestigieux, mais le corps militaire en tant que tel n’avait rien de fabuleux. D’un hochement de tête, elle montra son désaccord. Il prit ensuite un exemple de campagne holographique, élément indispensable au recrutement et particulièrement évident. Elle acquiesça tout de même, intérieurement. Ensuite, le togruta l’attaqua subtilement en la contredisant. Il était peut-être capable de maîtriser plusieurs formes, mais Lyzs doutait fortement de la capacité à enseigner de quelqu’un qui aimait dire « moi je ». Elle nota cependant qu’elle devrait revenir sur ce point. Enfin, sa vision de l’implantation de la garde à travers la galaxie était juste mais trop hâtive : il aurait dû préciser qu’il parlait de très long terme afin d’être plus crédible. Lyzs était d’accord sur le fait que la garde aurait besoin d’être implantée à différents endroits, mais elle imaginait plutôt une cohabitation avec d’autres corps militaires.

        Shar’kan Nocturna se lança à son tour dans ses explications. Son avis rejoignait celui Lyzs en ce qui concernait le prestige de la garde et sa volonté de faire quelque chose de grand. C’était quelque chose d’appréciable et d’encourageant : plus l’organisation aurait de moyens, plus la mission de justice que la jeune fille s’était donnée serait remplie. Toutes les explications du chancelier allaient dans le sens des pensées de Lyzs, ce qui, une fois encore, la rendait fière de son raisonnement. Après la brève description du rôle de la garde destinée à Kreyn, le chancelier finit sur une touche d’humour qui ne fit que légèrement sourire la fille aux cheveux noirs : elle ne savait pas vraiment comment réagir à une plaisanterie de quelqu’un d’aussi haut placé. Après avoir laissé le temps aux gens de digérer les informations, et la blague, elle se positionna pour prendre la parole. Il était temps de faire dans le détail. Elle inspira longuement avant de se lancer.


        — En effet, notre rôle est de mener des missions d’importance majeure. Les Sith représentent une menace latente, c’est certain : nous ne savons pas à quel moment ils peuvent frapper, mais ils sont là. Il existe cependant une multitude de situations dans lesquelles un corps militaire d’élite comme le nôtre doit intervenir. Nous n’allons pas rester dans un quartier général flambant neuf jusqu’à ce que les Sith se décident à se montrer, non. Nous avons le devoir d’agir lors de prises d’otages, d’enquêtes, d’investigation de missions d’extractions, d’escortes et j’en passe sûrement. Comme l’a dit monsieur Nocturna, nos manœuvres seront de l’ordre de l’uniquement possible pour les sensitifs. Cependant… il est aussi hors de question de rester inactif uniquement à cause d’un manque de missions cruciales. Pour résumer : nous devons être capables de tout.

        Lyzs afficha un sourire, presque ironique, en se rendant compte des exigences qu’elle avait. Ça allait être beaucoup de travail, surtout pour elle. Elle avait maintenant pris l’habitude d’observer un petit silence après chaque étape de son raisonnement. Cette fois-ci, elle souffla longuement et doucement, comme pour se préparer à quelque chose de périlleux. En s’appuyant un peu plus sur la table elle reprit.

        — Tous ces axes d’opérations nécessitent de bonnes formations. On ne parle plus ici de maîtrise du sabre, ou de la force, mais de procédures militaires. Nous allons être une élite, nous devons être entraînés comme une élite. J’estime qu’il est primordial, en plus d’être entraînés au combat, d’être formés aux méthodes militaires. Il y a des méthodes à connaître, des comportements à acquérir. C’est tout un programme d’enseignement qu’il nous faut mettre en place et c’est pour ça que je pense qu’il va nous falloir dédier une partie du quartier général à l’enseignement. Si tout se passe en interne, il y aura plus de relations entre les étudiants et les gardes déjà formés. Cela facilitera le partage des connaissances. De plus, je pense qu’un système de parrainage serait le bienvenu : les Jedi nous ont montré qu’avoir un tuteur était un bon moyen de s’améliorer. Je pense que ce système est tout à fait valable, même si je ne parlerai pas de « maître ».

        La jeune fille se rendit compte qu’elle s’était éloignée de son idée de base, emportée par son besoin d’exposer toutes ses idées. Elle s’éclaircit timidement la voix, la bouche cachée derrière son poing fermé, avant de reprendre.

        — Pour en revenir au programme, il va falloir mêler la théorie, la pratique et le combat. Pour ce faire il va nous falloir des salles dédiées au combat, mais plus important encore : un terrain de reconstitution de situations réelles. Ils sont fréquents et souvent il s’agit de bâtiments recyclés, mais si notre quartier général se trouve dans une zone militaire : y en implanter un serait l’idéal. De plus, nous pourrions le partager avec des autres corps. Je pense que c’est un investissement nécessaire si on ne veut pas limiter les entraînements à cause des déplacements.

        Lyzs commençait à exposer toutes ses idées dans le détail : elle ne craignait plus de passer pour une idéaliste ou une petite fille naïve. Elle avait fini par comprendre que personne à part Radam, le chancelier et elle, n’était capable de réfléchir correctement à la situation. Emporté par ses convictions, son bras droit se mit à suivre ses paroles en mimant des images claires comme s’il était là pour accompagner son discours.

        — Je pense d’ailleurs qu’il faut implanter notre futur quartier général au centre de cette zone dédiée à l’armée. Ainsi, les bâtiments pourraient s’organiser autour de notre complexe. J’imagine les choses ainsi, puisque si l’on visualise une pyramide de l’armée : nous sommes à son sommet en tant qu’élite. Si nous sommes au sommet de cette forme, nous sommes aussi centre de sa base. Être au cœur de tout le complexe militaire serait utile pour notre image, nous en serions la tête. Ce serait une bonne chose pour l’image de la garde. Qui plus est, si nous sommes dans un quartier militaire, nous pourrons facilement faire venir des intervenants ou des enseignants pour les cours théoriques. Il va bien entendu falloir y avoir des spécialisations en fonction des aptitudes de chacun des étudiants, mais il faut que nous sachions tout faire : les missions qui nous seront confiées peuvent parfois créer des situations inattendues… Du coup, il faut être préparé à tout. Des cours sur chaque corps militaires afin d’avoir des hommes d’action, oui, mais aussi des officiers.

        Elle marqua une pause et vit qu’elle avait réussi à captiver quelques gardes qui étaient restés jusque-là inexpressifs. Elle sourit, comme si elle était fière de voir ses collègues s’intéresser à ce qu’il se passait. Cependant, ce n’était pas de la joie : c’était l’expression de quelqu’un qui savait que les naïfs iraient droit dans le mur, un sourire mélancolique. Elle se replaça en prenant une position moins forte, plus personnelle.

        — Voir une personne de mon âge et de ma carrure doit sûrement vous laisser penser que je suis prétentieuse et trop ambitieuse, mais je ne pense pas que ce soit le cas. Je ne voudrais pas que vous vous imaginiez des choses : je ne vous parle pas de prestige, de puissance et de savoir-faire pour simplement avoir le prestige, la puissance et le savoir-faire. J’estime au contraire qu’il nous faudra rester humble, et j’aimerais insister sur la notion de sagesse. dit-elle en adressant un regard au chancelier. N’oublions pas que ce don qui est le nôtre nous permet d’être meilleurs que les autres dans un bon nombre de domaines, mais… nous la force ne nous rend pas plus intelligents que les autres. Nous avons simplement plus de moyens pour protéger nos citoyens et les intérêts de la République. J’estime donc que, malgré notre différence de puissance, nous devons respecter ceux qui ne sont pas sensitifs autant qu’ils nous respectent. Aussi, les décisions et l’avis d’un officier ne faisant pas partie de la garde devront toujours être prises en compte et respectées s’il est le seul preneur de décisions. Nous ne sommes pas au-dessus de tout uniquement parce que nous pouvons briller par la force. Soyons fiers, mais soyons humbles. Vous savez… je suis de nature timide, mais quand je vois l’importance de cette réunion et les conséquences qu’elle peut avoir : je me surpasse. Tout ceci parce que j’ai particulièrement conscience du besoin de justice et de sécurité qu’a la République. Je veux que nous soyons capables de faire… le bien.

        Lyzs se rendit compte que cette dernière expression était un peu naïve et idéaliste, mais elle n’avait pas trouvé mieux pour s’exprimer. Toute son histoire n’avait été qu’injustice : pourquoi d’autres menaient une enfance et une vie paisible alors qu’elle avait dû passer sa vie enfermée dans un laboratoire pour finir traquée par des Sith ? Depuis, sa vie n’était que tourments. Au plus profond d’elle, quelque chose lui criait de ne pas laisser les choses se reproduire. Elle était prête à tout donner pour faire en sorte de ne pas laisser les gens vivre dans l’injustice. C’était un véritable idéalisme alimenté par sa propre histoire. Elle laissa un temps aux gardes et au chancelier d’assimiler ce dernier mot qu’elle avait presque prononcé avec douleur en regardant l’organigramme qui flottait tranquillement. Puis, comme si elle se remotivait elle-même, elle reprit plus haut.

        — Pour arriver à tout cela, il nous faut une organisation solide. Je pense que le système de grades militaires traditionnel est parfaitement adapté. Comme je le disais, en terme de prise de décisions nous ne sommes pas plus méritants qu’un autre militaire. Sur le terrain, les décisions d’un major de la garde ne vaudront pas mieux que celles d’un major de l’armée traditionnelle. Nous devons avoir une école d’officiers, donc ceux qui y étudient vont en sortir avec un grade afin de se positionner par rapport aux autres corps militaires. Cependant, au sein de la garde, j’estime qu’il nous faudra un positionnement interne similaire à celui de l’ordre Jedi. En effet, nos capacités à maîtriser la force et le sabre changent grandement notre champ d’action : nous ne pouvons pas envoyer en mission capitale quelqu’un sortant de l’école, même s’il a un grade élevé. C’est pour cela que j’imagine, en parallèle du classement militaire, instaurer un système simple à quatre niveaux. Quelqu’un sortant de l’école serait un initié de la garde, puis un garde républicain, puis un chevalier républicain et enfin un grand gardien. Ce ne sont que des exemples, nous pouvons les modifier : je m’en sers juste pour illustrer mon propos. Si le garde Radam est capable de former nos étudiants dans ces deux domaines, il pourra aussi les juger dans leur progression. Le système est encore à définir de manière précise.

        La jeune fille prit le temps de réfléchir à un dernier sujet qu’il fallait à nouveau aborder : celui du prestige. Il allait falloir recruter et il fallait le faire correctement. Elle s’efforçait de se remémorer tous les éléments qui pourraient lui permettre d’expliquer correctement ce qu’elle imaginait. Principalement, ses pensées se tournaient vers les cours que lui donnait Anya, la scientifique qui avait pris soin d’elle. Elle fouillait dans tout ce qu’on lui avait appris et dit car son expérience du monde n’était que minime. Elle en savait beaucoup grâce à tout l’enseignement qu’elle avait reçu, mais elle n’avait pas expérimenté quand chose d’autre que le laboratoire et les bas-fonds. Elle s’avança sur son siège pour être plus visible. Elle s’adressa à nouveau aux membres de la garde, mais elle regardait cette fois dans la direction du chancelier.

        — Pendant que nos installations se mettent en place, il va effectivement nous falloir recruter. Ce qu’il va nous falloir faire pour y arriver n’est pas une mince affaire. J’estime que la meilleure façon de le faire est de rendre la garde… épique, extraordinaire. Si nous arrivions à faire en sorte que nos citoyens pensent : « si j’avais le don de la force, j’aurais aimé rentrer dans la garde républicaine », notre campagne serait parfaite. Il nous faut transmettre l’image de ce que nous allons être : une institution formant des gens forts, intelligents, doués, instruits et dotés d’un profond sens du devoir. Nous allons être nos propres porteurs de bannières, mais nous seront aussi ceux de l’armée tout entière, de la République ! Il faut que devenir garde républicain devienne un rêve. Et pour vendre ce rêve, nous devons être droits. Le comportement de chacun sera important, mais il nous faut utiliser d’autres moyens pour y arriver. La campagne holographique est une bonne idée, dans un premier temps il nous faudra parler de devoir, de besoin de la république et de carrière. Il faut que notre première promotion soit la plus parfaite possible : elle sera l’expression de la réussite de notre programme. Une fois cette étape passée, le recrutement ira crescendo car nous pourrons parler de cette réussite et rendre publics les hauts-faits de notre corps militaire. De plus, il va nous falloir mettre en place des examens pour les montées en grade interne. Cela donnera lieu à des cérémonies de graduation. Nous pourrons les rendre publiques et les diffuser lorsque nous aurons une bonne notoriété : cela ne fera qu’accroître la volonté de ceux qui hésitaient à nous rejoindre. Il nous faut contribuer à la fierté patriotique, et nous recruterons les convaincus.

        Tout était dit, elle s’appuya contre son dossier avant d’expirer longuement pour évacuer son stress. Lyzs avait bien parlé, mais elle s’était peut-être un peu laissée emporter par son ambition de voir la garde devenir quelque chose de grand : un rempart contre l’injustice, les défenseurs de la république. Plus elle progressait, plus elle sentait qu’elle était capable de grandes choses. Il était bien loin le temps où elle hésitait à prendre des décisions. Maintenant qu’elle voyait peu étaient aptes à s’exprimer sur de tels sujets, elle se sentait capable de surpasser son manque de confiance en elle. Elle réalisait peu à peu qu’elle n’était pas inutile, elle venait de trouver sa place : elle voulait, et elle devait, mener ces opérations.
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          #15

          Post n°15
          Auteur : Coy Sjanneur

          Enfin les langues s’étaient déliés, à peine avais-je lancer le nom de ma coéquipière que cette dernière calma mes ardeurs, et que d’autres personnes, plus ambitieuse, s’indignèrent contre mon choix… Notamment ce Chère et Fière Chevalier Ramdam ! Son discours captiva mon attention, était-il sérieux en tenant ce genre de discours ? Mon envie de lui en mettre une grandissait au fur et à mesure qu’il ouvrait sa bouche, son air suffisant, les sous-entendu qu’il lançait ne faisait que renforcer mon choix, j’avais dû exercé un self-control hors du commun pour ne pas tout faire capoter !  Le discours du Troguta terminer, j’allais prendre la parole mais fut couper par le chancelier…
           
          *Rien à faire, les hommes politiques je ne peux vraiment pas les blairer… * me disais-je en grommelant silencieusement.
           
          Campagne de recrutement, Création d’un QG, budget, jeu de mot, tout comme sur la chaîne politique de l’holonet, à la différence que je ne pouvais pas changer de chaîne. Mes yeux rivés sur le plafond, j’attendais patiemment mon tour de parole. Lyzs exposa finalement son projet complet, propre et précis ! Comme quoi mon instinct ne m’avait pas trompé et elle avait bien potassé son sujet, la bombardé générale n’était finalement pas une si mauvaise chose. Sa vision de la garde donnait l’impression qu’elle y tenait, que ça allait être son bébé, son exposé finit je me redressais sur ma chaise, appuyant mes coudes sur la table :
           
          Coy
          -Je ne voudrais pas hâter les choses, mais il nous faudrait prendre une décision, et le plus tôt sera le mieux.
          Le Chancelier a parlé des Sith qui deviendrait une menace plus qu’imminente,
           mais malheureusement à la suite de tragiques évènements sur Dagobah, j’ai bien peur que les derviches ne s’allient sous peu avec les Sith et que nous devrions nous occuper de deux ennemis à la fois si nous ne nous activons pas…
           
          Je reprenais mon souffle, puis je me tournais vers Ramdam afin de lui dire le fond de ma pensée :
           
          Coy
          -Sans vous manquer de respect : Je vous trouve bien hautain et suffisant, Chevalier Ramdam.
          Je tiens à vous rappeler que c’est à cause de ces « qualités » que l’ex-Chevalier Fromme est en prison…
          Je pense que c’est ce genre de comportement et d’attitude qu’il nous faudrait éviter, n’est-ce pas Chancelier ? disais-je en pointant ma main en direction de Ramdam tout en fixant le Chancelier et lui affichant mon sourire commercial.  
          Nous partons sur de nouvelles bases, faisons en sorte que celle-ci soit solide, nous avons besoin d’un regard neuf sur la garde,
          quelqu’un qui la voit comme le chancelier la voit, jusqu’à la preuve du contraire, il n’y a, ici, qu’une seule personne qui l’a démontré.


          Je me retournais encore une fois vers Ramdam, le fixant cette fois-ci dans les yeux :
           
          Coy
          -Vous vous targuez d’être compétent et que vous avez les compétences requise pour de former les nouveaux ?
          Parfait, pourquoi ne pouvons-nous pas créer un poste de formateur ?
          Ainsi, nous avons quelqu’un qui pourra partager son expérience à nos nouvelles recrues ! disais-je d’un ton faussement enthousiaste.
           
          Je fixais une dernière fois chaque membres qui étaient présent dans la salle avant de conclure :


          Coy  
          -Ne vous méprenez pas ! Ce n’est pas par pur favoritisme que je souhaite que Lyzs soit Générale.
          Je ne vous le cache pas, je souhaiterais moi-même le devenir mais juste pour le titre ronflant. Disais-je en ricanant quelques secondes, puis je repris mon air sérieux et poursuivit :
          Seulement le but de cette réunion est de la rendre stable – prospère – représentative de la puissance Républicaine.
          Mais au vu de la demande du Chancelier et des qualités que demande le poste, je n’en vois qu’une ,ici, qui remplit ces conditions.
          Si c’est l’expérience qu’il manque, sachez que nous avons traversé bien des difficultés ensemble, et croyez-moi, elles n’étaient pas simple à gérer.  
          D’ailleurs, ça me vient à l’esprit, rien ne nous empêche de mettre des Chevaliers expérimentés au côté de Lyzs pour lui donner des conseils et la guider dans cette lourde tâche.
          Je n’ai rien contre vous Ramdam, je veux simplement que l’Ordre de la Chevalerie soit un exemple.
          Sondez votre cœur et osez me dire que vous serez assez humble pour écouter l’avis de chaque conseillers,
          en sachant que certains d’entre eux seront constamment en train de critiquer et mettre en cause chaque actions de votre part.
          Je ne veux plus d’un incident comme Dagobah. Je ne veux plus d’entraînement suicidaire. Je ne veux pas me souvenir de « l’ancienne Garde ».
          Mais mettre un soldat aguerrit, suffisant, orgueilleux et hautain, ce serait remettre un autre « Froome » Général.
          Est-ce vraiment le but ?
          Je parle peut-être crument, veuillez m’excusez si je vous ai choqué par mes propos, seulement je dis simplement ce que mon cœur pense…
           
          M’enfonçant dans mon siège, las de m’expliquer tel un politicien, je fixais le Chancelier que je ne portais pas dans mon cœur pour lui dire :
          Coy  
          -Au final, c’est vous qui décidez, « très cher » Chancelier…
          Sans vous commander, à vous de nous dire ce qu’il y a de mieux à faire pour faire avancer « ce débat »

          Spoiler : Hrp
          : Je change de couleur, le violet je ne l'aime pas beaucoup finalement !

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            Post n°16
            Auteur : Shar'kan Nocturna

            Je ne supportais plus cet énergumène… Bien loin de représenter l'idéal républicain, c'était la plaie de cette réunion destinée à forger l'avenir de la Garde, et donc aussi le sien. Mais apparemment, Coy Sjanneur n'en avait rien à faire et à vrai dire il se révélait plus utile quand il ne parlait pas. Je soupirai longuement, montrant légèrement mon agacement. Mais jamais je ne perdais patience et jamais je ne sortais de mes gonds. Alors évidemment il fallait que je supporte la tirade de ce « Garde » qui baissait de plus en plus terriblement dans mon estime. Il était presque l'antithèse de ce que j'imaginais être le Garde de la République. Finalement, je lui répondais sur le même air suffisant qu'il m'avait adressé.

            - « Très cher » monsieur Sjanneur, au-delà de votre espèce de monologue stérile, j'ai l'intime conviction que c'est votre comportement et votre attitude à vous qu'il faudrait bannir de cet Ordre, vous saisissez ? Vous reprochez au Chevalier Radam des défauts que vous même possédez puissance dix et vous avez le culot de le dire haut et fort. L'humilité, la discipline et le respect sont des valeurs communes à tous, et ne sont pas exigibles uniquement auprès des généraux. A part brailler, dire des absurdités et des évidences laissez-moi vous dire qu'effectivement vous seriez plus utile dehors. Si votre avenir et celui de la République vous importe peu, rien ne vous empêche de quitter cette salle je vous le dis clairement. Pour le moment vous êtes à des années lumière de représenter l'image Garde de la République que je partage avec celle que vous souhaitez voir Général. La Garde doit être exemplaire, alors vous même, montrez cet exemple.

            Voilà, j'en avais fini avec lui… Que de salive perdue décidément pour remettre à sa place un gamin de huit ans. Je préférais faire en sorte que Radam ne réponde pas aux invictives de son collègue, en revanche, je m'adressai à tous à son sujet. Radam, qu'importe ce que Coy pensait, devait être le formateur de la Garde. Ainsi, je partageais ma vision des choses au reste du groupe.

            - Le Chevalier Radam a une expérience incontestable. Même si son parcours s'est forgé au sein de l'Empire, il a décidé de rejoindre l'Ordre dissident. Je pense qu'un Garde Républicain est capable d'adapter son enseignement aux principes fondamentaux de la République. Il me semble qu'il est donc le mieux placé ici pour former les nouvelles recrues. Bien entendu, un seul formateur ne suffira pas et il nous faudra vite créer d'autres postes.

            Je tournais alors la tête vers le togruta. Sur un ton poli et toujours très courtois, je m'adressais très sérieusement à lui. Le rôle de former le futur de la Garde était une lourde tâche. Au fond de lui, j'étais persuadé que le Chevalier serait fier de son rôle. Il allait donner ce qu'il avait de mieux, pour la Garde et la République.

            - Chevalier Radam, j'espère que vous réalisez l'importance de votre tâche. Si vous le désirez, vous pouvez accepter ce titre de formateur ou le décliner. Mais rappelez-vous qu'ici vous êtes le mieux à même d'exercer cela. Bien entendu je ne force personne, mais votre promotion à la formation des recrues me semble évidente.

            Je concluais sur le long monologue de la jeune chevalière. C'était incontestable à mes yeux, malgré sa jeunesse et son manque d'expérience, elle avait cette vision de la Garde. Nous étions totalement sur la même longueur d'onde et sa saine ambition allait sans doute faire d'elle une excellente générale. Moi-même j'étais d'une nature à donner des chances à ceux qui le méritaient. Là il s'agissait tout de même de promouvoir quelqu'un au poste de Gardien Suprême, c'était risqué, certains officiers n'allaient sans doute pas forcément comprendre. Mais ces-derniers verront d'ici peu qu'elle serait une Générale compétente.

            - Je pense que Lyzs Yvanol a tout dit, et nous partageons de A à Z absolument le même projet pour l'Ordre de la Garde Républicaine. Cependant je refuse de placer le quartier général au centre du complexe militaire à venir. Il ne faut pas s'attirer les foudres des autres corps d'armée en expédiant un Ordre pour l'instant réduit à huit membres au cœur de l'ensemble militaire. La Garde aura son prestige c'est indéniable mais il est inutile de l'exacerber, et cette mesure ne me semble pas essentielle.Je pense d'ailleurs que l'École d'Officiers est une idée excellente et contribuera à ce que les diplômés de celle-ci se sentent extrêmement fiers d 'appartenir à ce corps d'exception. De façon générale j'adhère totalement à vos propos que ce soit au niveau recrutement, fonctionnement, prestige et nous essaierons le futur général et moi-même de mettre chacune de ses mesures en œuvre afin de faire de la Garde ce que vous tous et moi souhaitons qu'elle soit. Je n'ai donc plus rien à redire.

            La Garde Républicaine n'était pas encore visible de tous. Ni de l'armée pour le moment, ni de la République. Un énorme chantier attendait le futur chef de cet Ordre. D'énormes responsabilités en somme. Et nous allions savoir d'ici peu qui allait récupérer ce lourd fardeau.


            - Ainsi, commençais-je sur un ton solennel, je pense que nous devrions passer à l'élection du Gardien Suprême. Il me semble comme je l'ai dit il y a quelques temps, tout à fait légitime que la Garde élise elle-même son chef. Bien entendu, j'ai mon propre avis sur la question, continuais-je en un sourire, mais il est inutile que je le dise de vive voix, je vous pense assez intelligents pour l'avoir deviné. Sur ce, procédons au vote.

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              Post n°17
              Auteur : Lyzs

              Spoiler : < HRP >
              Je fais comme Coy : changement de couleur aussi ! Je passe à mon bleu quotidien. 🙂


              Lyzs s’écrasa intérieurement quand Coy se mit à parler. Décidément celui-là était bien meilleur sur le terrain que derrière un bureau. Elle savait que son équipier avait tendance à préférer l’action plutôt que les bureaux, mais de là à le voir si impertinent… Bref, elle lui aurait bien dit de se taire. Elle se retint pour deux raisons : c’aurait été mal vu, et puis… il la soutenait, dans le fond. Le chancelier, lui, n’hésita pas à le remettre à sa place. La jeune fille ne montra aucune réaction, elle se contenta de conserver un visage sans expression. Elle acquiesça cependant d’un léger hochement de tête lorsqu’il expliqua que Coy était loin de dégager l’image du garde républicain idéal. Comme pour se rattraper auprès de son ami, elle haussa les épaules en affichant un air innocent.

              *Bah oui, que veux-tu ? C'est comme ça !*

              Après avoir dû faire la police, le dirigeant revint sur le sujet principal de la réunion. Il parlait tout d’abord de Radam. La jeune garde, revenue à son expression neutre, appréciait intérieurement la façon dont le chancelier « condamnait » Radam au poste d’instructeur. Il ne pourrait plus aller contre ça : maintenant que le chancelier avait affirmé ses affinités avec les idées de Lyzs, la place de garde suprême semblait être bien loin du togruta. Shar’kan Nocturna revint ensuite sur les propos de Lyzs pour lui expliquer que placer la base au centre du quartier militaire risquait d’être mal vu en interne. Comprenant qu’elle s’était peut-être un peu emportée, elle s’inclina pour signifier qu’elle comprenait bien la situation. Puis, il expliqua qu’il était en tout point d’accord avec les idées de la jeune fille. Elle n’arrivait toujours pas à se faire à l’idée d’être en train de discuter avec cette personne qu’elle respectait tant. Elle tenta de réprimer un sourire satisfait, mais, après que ses lèvres aient tremblées comme si elles refusaient d’obéir, elle céda. Elle inclina la tête, sans regarder le chancelier cette fois : elle cachait son expression satisfaite derrière les cheveux raides. Plus encore : le chancelier lui affirmait indirectement son soutien. Elle se redressa, elle paraissait calme.

              *Ohlala ohlala ohlala… C’est vrai tout ça ? Ce n’est pas un rêve ? J’ai de grandes chances de finir générale, c'est beaucoup de responsabilités. Peut-être même trop ! C’est pas possible, c’est pas possible ! Non, non... Je sais que je peux le faire, j’y croyais sans y croire mais là… là !*

              Elle serra les poings, il fallait décider de qui allait être le ou la garde suprême. Lyzs pensa qu’il était temps de s’affirmer, après tout, une générale doit avoir une certaine présence. Elle n’avait rien à perdre, alors elle n’eut pas trop à réfléchir. Elle se leva calmement en poussant sur ses bras appuyés contre la table. Toujours penchée en avant, au-dessus des autres (à part peut-être pour les deux mastodontes), elle prit la parole.

              — Cette réunion aura été plus rapide que prévue. Si quelqu’un a quelque chose contre les idées que nous partageons, avec le chancelier, qu’il le dise. Sinon, je me présente au poste de garde suprême. Je ne suis peut-être pas la plus habile au combat, mais j’ai une vision de la garde très saine et des idées à mettre en place. Je suis jeune, je le sais, mais je suis aussi très sérieuse. Je ne suis pas non plus née de la dernière pluie : j’ai été éduquée par des personnes très compétentes. Chevalier Radam, vous pourriez aussi vous présenter à cette place, mais… Si vous devenez général, vous ne pourrez pas former nos recrues et la garde risque de stagner. Elle grandira, oui, mais pas assez rapidement. Si personne d’autre ne se lève, la décision est prise. Sinon, votons.

              Lyzs supportait une immense pression cachée par un visage déterminé. Un bruit lui fit tourner le regard de direction du chevalier Ghosn. Le jawa, presque assaillit par les yeux bleus de la jeune fille, il se ravisa et s’enfonça dans son siège sans rien dire. Personne ne semblait vouloir se lever. Lyzs, qui avait toujours les deux mains sur la table, se redressa et observa Radam : qu’allait-il dire ? Qu’allait-il faire ?
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                #18

                Post n°18
                Auteur : Coy Sjanneur

                Le chancelier avait du répondant, il n'était pas aussi pleutre qu'il n'y paraissait.
                Etait-il aussi cinglant au Sénat ? Il prouvait d'une certaine manière qu'il n'avait pas finalement pas vraiment usurpé le poste de Chancelier.
                L'énergumène finissait finalement de littéralement m'allumer, quand finalement Lyzs prit soudainement la parole pour se proposer en candidate pour le poste de Générale, comme s'était étonnant...
                Si seulement tout le monde m'avait écouté dès le départ, nous aurions pût nous épargner ses longues heures de réunion. A cette nouvelle, chaque Garde dévisageait ma coéquipière de choc, les yeux écarquillé : comme s'ils avaient entendu une mauvaise blague. Moi de mon côté, je ne pouvais pas m'empêcher de sourire. Etait-ce si étonnant ?
                Une certaine aura de désapprobation pouvait se sentir dans la pièce, à un tel point que même moi je pouvais la ressentir. D'ailleurs cette sensation était étrange, comme mélangé de colère et de tristesse, de qui pouvait-il s'agir ?
                Dévisageant chaque garde présent, j'essayais de deviner qui pouvait dégager une telle aura, mais en vain. Mes qualités de perception était encore médiocre, sachant qu'en plus à ce moment là, je ne savais même pas que j'avais cette capacité de "ressentir" de telle chose.
                Finalement le chevalier Ghosn sortit de ses gonds et prit la parole :

                :reined'uneplanète:
                -Franchement, c'est une blague ?
                Une Fillette au commande de l'armée, potentiellement la plus dangereuse et la plus grande, de la Galaxie ?
                Tu te rends compte de ce que tu dis ?

                Sur ses paroles, je faisais mon possible pour garder mon calme, fixant Lyzs pour trouver une once de paix. Je devais en plus réprimer mon fou rire quand l'idée d'utiliser un étranglement de force pendant qu'il parlait, m'avais traversé l'esprit.
                Et cet idiot continua de plus belle :

                :reined'uneplanète:
                -Si c'est comme ça, moi aussi je me propose pour le poste de Garde Suprême !
                Hors de question de donner ce poste à une fillette gravement en manque d'expérience !

                Et voilà ! Cet abruti notoire venait de rallonger les débats. En même temps d'un certain point de vue, il n'avait pas tord.
                Lyzs : Générale ? C'était comme donnée un sabre laser à un nouveau-né... Mais si ce nouveau-né était doué ? Souriant à ma remarque je pris finalement la parole, au grand désespoir du Chancelier :

                Coy
                -Très bien ! Et quelles sont vos idées Maître Ghosn ?

                Ce dernier bomba le torse, et reprit :

                :reined'uneplanète:
                -L'idée est de ne pas mettre n'importe qui Général !
                Si le chevalier Glowoobal refuse de prétendre au titre de Général, que le chevalier Ramdam doit s'occuper exclusivement des nouvelles recrues,
                alors moi,
                étant le plus ancien des participants restants, je prendrais ce rôle qui je pense, me reviens de droit !

                Je me redressais sur mon siège en prenant une longue inspiration et rétorquais :

                Coy
                -Durant cette réunion, il ne me semble pas vous avoir entendu émettre des idées sur la garde, si je ne m'abuse... La seule qui ait un semblant de projet est celle qui se présente.
                Et vous votre projet, à part celui de vous écraser dans votre fauteuil quand cette jeune fille vous jette un regard noir, quel est t'il ?


                Lyzs me freina, elle agita sa main dans ma direction, hocha la tête et rajouta :

                -Doucement Coy....

                Les paroles de Lyzs me calmèrent, mais mon envie d'en découdre avec le jawa ne se calmait pas. Le Jawa se ravisa et s'asseyait, en s'enfonçant encore plus dans son fauteuil.

                Coy
                -Quelqu'un d'autre voudrait se présenter ?

                Personne n'osait rajouter quelques choses. Il était temps de conclure cette réunion en annonçant la bonne nouvelle au Chancelier.
                Prenant une grande inspiration, je tendis la main en direction de Lyzs :

                Coy
                -Chancelier,
                J'ai le plaisir de vous présenter notre "Garde Suprême" :
                Générale Yvanol Lyzs !

                Je me levais, accompagner par les autres gardes et applaudissait à cette nouvelle. Enfin une chose de faite !

                Suite : http://star-wars-rpg.soforums.com/t5294-Les-premiers-pas-de-Da-la.htm#p5726…

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                  #19

                  Post n°19
                  Auteur : Shar'kan Nocturna

                  Au final, cette réunion avait été un peu expéditive… Si j'étais satisfait de la « prestation » de Lyzs, je n'étais pas convaincu par les autres membres de la Garde. La majorité était un peu trop amorphe à mon goût, et il était désormais de la responsabilité de la nouvelle Gardienne Suprême d'agiter ses maigres troupes. L'engouement d'une seule personne n'allait pas faire des miracles, la Garde se devait d'agir en groupe. La Réforme de l'Armée était nécessaire, et la Garde de la République en faisait pleinement partie. J'espérais que Lyzs allait conserver cette ambition de grandeur du corps d'armée qu'elle dirigeait désormais. Je me levais de mon siège après avoir pleinement rempli l'hologramme situé au milieu de la table rectangulaire, puis je m'adressai à tous.

                  - La Garde doit être animée d'une ambition saine, et non pas de rivalités destructrices. Vous n'êtes pour le moment, ni l'élite, ni le fleuron de quoi que ce soit, vous n'avez aucun poids au sein de la République. Vous avez le devoir de tout construire, absolument tout. Alors cessez de vous réclamer comme le plus ancien, le plus expérimenté, ou le meilleur. Agissez ensemble et sans division. L'image de la Garde que j'ai est loin de celle que vous tous me montrez, et je compte sur votre Chef, Lyzs Yvanol pour vous fédérer et agir ensemble non pas pour votre bien, mais pour celui des citoyens que vous défendez.

                  Je regardais la nouvelle générale, hochant légèrement la tête.

                  - Vous avez désormais la lourde tâche de faire de la Garde ce dont nous avons débattu ici-même . Je vous souhaite du courage et félicitations à vous.

                  Je me rasseyais ensuite sur mon siège, observant la réaction des autres. Une chose était sure, il fallait cesser ces querelles intestines absolument toxiques au vu du nombre très restreint de Gardes de la République.

                  - Vous pouvez disposer… A l'exception du Général.

                  Il fallait non seulement discuter des applications immédiates de la Garde mais aussi parler de son futur à elle. Cérémonie d'investiture et nouveaux galons, tel était le passage nécessaire de tout Général de la République. Alors que certains allait subir les Procès Impériaux, d'autres étaient au sommet de leur gloire.

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                    #20

                    Post n°20
                    Auteur : Lyzs

                    Lyzs s’était assise pendant que Coy parlait, il avait cependant fallu intervenir pour éviter les débordements. Finalement, personne ne s’opposa à elle après l’intervention de son partenaire. Elle ne réfléchissait plus vraiment, elle observait. Puis le chancelier s’exprima. De sa présidentielle voix, il s’adressa aux gardes comme pour leur apprendre à avoir du bon sens. Lyzs ne put s’empêcher de remarquer que Shar’kan Nocturna l’avait qualifiée de chef. Alors, c’était dit : le chancelier l’approuvait en tant que dirigeante de la garde. La confirmation arriva rapidement, il la félicita. Puis, d’une simple phrase, il vida la pièce.

                    — Vous pouvez disposer… A l'exception du Général.

                    La désormais générale regardait la table devant elle, pensive, en ignorant les bruits de chaises, le frottement des tissus et les bruits de pas de ceux qui partaient. Puis, comme frappée par un éclair, elle leva la tête pour voir le dos du dernier garde républicain disparaître derrière la porte qui se refermait. Elle avait l’impression de sortir d’une sorte de transe. Elle n’était plus couverte par la masse. Seule à cette grande table, en présence du chancelier, elle se sentait vulnérable. Elle avait peur d’être jugée. Evidemment qu’elle allait l’être, c’était naturel étant donnée sa position. Ceci dit, elle ne s’y faisait pas pour autant. Lyzs allait faire de son mieux pour répondre aux attentes de chacun, mais étais-ce suffisant ? En était-elle capable ? Peu à peu, elle réalisait l’importance de ses choix et de sa position. Elle sentait qu’elle n’allait plus avoir à vivre que pour elle, et ça ne la dérangeait pas. Elle craignait plutôt de décevoir.

                    Comme à son habitude, elle ne laissait pas transparaître sa détresse, mais elle appréhendait grandement les réactions du chancelier. Comment allait-il être maintenant qu’il n’y avait plus personne d’autre qu’elle ? Peut-être qu’il resterait tel qu’il était, peut être que non. Ca faisait un moment qu’elle n’avait pas eu droit à ces soupçons de paranoïa, ça ne lui avait pas manqué. La jeune femme réalisa alors que le silence prenait de plus en plus de poids et de place dans la salle. Avant de saturer, elle prit son courage à deux mains pour parler au chancelier. Elle releva les yeux pour se tourner vers lui.


                    — J’aurais aimé dire que nous avons une base solide, mais ce n’est pas le cas… Comme vous l’avez dit, personne ici ne montre l’image d’une garde républicaine forte et juste, voire réfléchie. Il va nous falloir du temps pour arranger ces choses-là.

                    Lyzs bloquait sur cette étape : comment monter une garde saine si sa base ne l’était pas ? Elle réfléchissait déjà à comment résoudre le problème, mais le chancelier ne l’avait sûrement pas gardée ici pour continuer la réunion à deux. La générale imaginait plutôt d’autres raisons. De l’administration peut-être, ou bien des directives. Elle sentait que ce n’était plus à son tour d’amener la conversation. Elle se contenta donc d’indiquer au chancelier qu’elle était prête à l’écouter en réajustant son assise. Ses mains étaient posées l’une sur l’autre sur la table. Elle n’arrivait pas à s’empêcher de se masser le poignet avec son pouce, c’était une manière d’évacuer sa nervosité. Mis à part ce signe traduisant sa tension auprès de l’œil avertit, elle avait l’air prête pour la suite des événements.
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                      #21

                      Post n°21
                      Auteur : Shar'kan Nocturna

                      Je regardais la jeune Garde Suprême de la République fraîchement élue, si on pouvait parler d'élection à proprement parler. Il est vrai que la réunion ne m'avait guère donné une bonne vision de l'état de la Garde Républicaine. Arrogance et mépris se mêlaient tout deux à une ambition malsaine.  Lyzs prit la parole une fois la salle vide des protagonistes de la réunion. Sa vision de la situation ne me convenait point. Pour moi la réalité était encore pire que celle qu'elle me proposait la jeune fille. Je lui répondis donc après sa brève intervention.

                      - L'attitude des Gardes m'a effectivement déplu. Vous n'êtes que peu de membres de cet Ordre pourtant si prestigieux, mais je n'ai pu voir aucune unité en son sein à mon grand regret. Honnêtement j'ai été déçu… Mon visage affichait sans doute à cet instant une légère mine désappointée, et il était clair que je l'étais vraiment. Je servais alors un verre d'eau à la nouvelle patronne de la Garde puis je me permis de remplir le mien à moitié. Arrogants, insolents, indisciplinés, peu participatifs, repris-je, cela fait à mon goût bien trop de défauts majeurs. Il va falloir apprendre à ces gens ce qu'est l'autorité. Non pas le commandement ardent et méchant, mais une autorité saine et nécessaire, obligatoire pour la survie de tout corps d'armée. Et en cela, la Garde ne fera pas exception à la règle. N'oubliez pas la finalité de ce magnifique projet. Mais inutile de m'en faire, nous réfléchissons à peu de choses près pareil à ce sujet. Je sais que vous ferez ce qui est en votre pouvoir pour réaliser notre ambition commune. Je compte sur vous Lyzs.

                      L'air grave que j'affichais sur mon visage était sincère. Je ne pouvais au sein même de la Grande Armée de la République laisser vivre un corps aussi jeune et fragile. Un point faible au cœur même de la sécurité de l'armée du régime. Par ailleurs, les moyens que j'investissais – ou plutôt que la République investissait – dans ce projet d'envergure était à l'image même de l'ambition que constituait la Garde.

                      - Enfin bref, continuais-je pensant que Lyzs Yvanol avait parfaitement compris l'enjeu, vous allez désormais avoir des responsabilités de taille. D'une part, vous ferez parti du Conseil de l'État Major de la République, réunissant les chef de chaque corps Armée de la République qui sera réformée lors de la prochaine séance du sénat, ou bien par un décret de l'exécutif que je me mettrai en vigueur provisoirement en attendant le vote. Je vous préviens, l'Administration n'est pas chose facile, elle peut tout aussi bien être passionnante qu'absolument barbante. Je marquais une légère pause, buvant une gorgée d'un verre d'eau fraîche que je m'étais servi au préalable. Je reposais délicatement le récipient sur la table grise puis j'éteignis définitivement l'hologramme situé au centre de la table. Vous aurez la possibilité d'initier des missions d'envergure en coordination ou avec la Commission à l'Armée ou bien avec moi-même. Ceci est spécifique à la République, et nécessaire afin d'éviter des incidents que j'appelle incidents « à la Valiant » si vous voyez ce que je veux dire… Je vous invite d'ailleurs si vous le voulez à assister aux Procès Impériaux qui vont très bientôt se tenir à la Cour Suprême de la République.

                      Je me levais invitant la jeune demoiselle d'en faire de même.

                      - Vous voulez marcher un peu peut être ? Demandais-je un léger sourire aux lèvres.

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                        #22

                        Post n°22
                        Auteur : Lyzs

                        Lyzs sentait qu’elle aurait mieux fait de se taire. Elle avait lancé le chancelier sur le chemin du débriefing. La désormais générale s’écrasait intérieurement sous le poids des mots de monsieur Nocturna. La jeune femme faisait tout pour ne pas avoir l’air nerveuse, mais elle se sentait plus raide qu’à son habitude. Elle se demandait encore ce qu’elle venait de faire, pourquoi elle était là et pourquoi elle était allée si loin.

                        *Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Bon sang, mais qu’est-ce que j’ai fait ? Est-ce que je suis vraiment capable de gérer ça ? De gérer ces gens-là ? Plus encore ?*

                        Le chancelier lui parlait en seul à seule, elle se sentait foudroyée par la solitude. Elle était face à la personne la plus haute placée de la république, face à la personne qu’elle respectait sûrement le plus. Cependant, malgré toute la confiance qu’elle pouvait avoir en cet homme, elle n’arrivait pas à être à l’aise. La peur de la mauvaise impression, la peur des responsabilités et son nouveau statut… ça faisait déjà bien des choses à gérer pour la jeune femme dont le teint paraissait légèrement plus pâle qu’à son habitude. Même le fait de savoir que le chancelier en personne croyait en elle contribuait à son anxiété, au lieu de la rassurer. Elle savait que les choses n’allaient pas être de tout repos. Elle s’était engagée dans quelque chose de grand.

                        Après un petit passage sur les joies de l’administration et un petit mot sur l’avenir de la nouvelle générale, le chancelier proposa de marcher un peu. Lyzs, toujours aussi stressée mais plutôt calme d’apparence, sourit à son tour. Marcher un peu rendrait les choses moins « difficiles » ; mais, si Shar’kan Nocturna proposait de changer d’air, c’était peut-être parce qu’il s’était rendu compte du malaise de Lyzs. Elle se fit la remarque en se levant, pour suivre le grand patron.


                        — Je ne suis pas contre. lui répondit-elle en lui rendant son sourire.

                        Les deux hauts placés commencèrent leur marche en passant à travers un couloir qui semblait trop large pour son utilité. Lyzs ne put s’empêcher de noter le goût avec lequel la décoration de l’endroit avait été effectuée. Des allures royales à l’intérieur de ce si grand sénat. A travers ce décor elle n’osait pas vraiment marcher au niveau de Shar’kan Nocturna : elle donnait pourtant l’illusion de le faire, mais la jeune femme restait légèrement en retrait par rapport à son supérieur. Elle rassembla son courage pour s’exprimer.

                        — J…je…

                        Trop basse, sa voix était bien trop basse. Elle se surprit elle-même : c’était un échec. Pourvus que le chancelier n’ait pas remarqué, pensa-t-elle. La générale ne pourrait pas toujours jouer les timides avec les hautes autorités. Elle baissa les yeux le temps de reprendre confiance en elle. En espérant que sa première tentative était passée inaperçue, elle reprit finalement plus haut. Peut-être un peu trop, même.

                        — Je n’ai aucune expérience dans un bon nombre de domaines requis pour tenir le poste que vous me confiez, mais vous pouvez être certains que je me consacrerai corps et âme à ma mise à niveau. Je ne compte pas être un poids. Je vous suis extrêmement reconnaissante de me donner cette chance de servir la république. Je ferais de mon mieux pour répondre à vos attentes. Attentes qui sont aussi les miennes, par ailleurs.

                        Peut-être en avait-elle trop fait ? C’étaient pourtant les mots qu’elle avait envie de lui dire. Elle désirait souligner son manque d’expérience mais combler ce vide par une démonstration de sa motivation. La réponse du dirigeant ne venait pas, il était peut-être en pleine réflexion ? Lyzs ne savait pas comment réagir, elle se contentait de le suivre en ne sachant pas vraiment à quoi s'attendre. Finalement, elle décida de combler le silence avec une question qui lui trottait dans la tête depuis qu’elle avait approché Shar’kan.

                        — Je me demandais, chancelier, avec votre maîtrise de la force… vous n’avez jamais fait partie d’un corps dédié à celle-ci ? Je veux dire : je n’avais jamais entendu parler de vos capacités avant de vous rencontrer. Je trouve ça… étrange, en fait.

                        Elle se rendit alors compte de l’indiscrétion de sa question et de la pauvreté de son choix de mots. Lyzs ne voulait surtout pas offenser le chancelier. Elle se crispa et gesticula tout en se tournant vers lui, agitée.

                        — Je ne voulais pas vous… euh ! Je comprendrais si vous ne souhaitez pas répondre !

                        Indignée par son propre comportement, elle reprit sa position avant de froncer les sourcils.

                        *Mais quelle idiote !*

                        Cela faisait un bon moment que la jeune générale se posait des questions au sujet du pouvoir qu’elle sentait émaner du chancelier. Elle avait vraiment envie d’en savoir plus et elle savait qu’elle allait finir par le lui demander. Cependant, elle aurait mieux fait d’y réfléchir convenablement avant de poser la question ainsi. Dans sa tête se bousculaient les hypothèses : peut-être que les informations avaient été effacées ? Peut-être qu’il était arrivé quelque chose de grave ? Peut-être qu’il n’était pas vraiment tout blanc ? Elle avait envie de s’agripper le crâne et d’aller se cacher dans un coin pour ne pas qu’on la voie si mal à l’aise. Elle se força à continuer la marche comme si de rien n’était, mais elle se mordait les doigts intérieurement.
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                          #23

                          Post n°23
                          Auteur : Shar'kan Nocturna

                          Je sentais un véritable malaise chez cette jeune demoiselle, comme si elle ne se sentait guère à sa place. Effectivement, son rôle demeurait désormais important, elle faisait parti intégrante de l'État Major des Armées de la République. Un tel titre ne pouvait qu'exiger un certain nombre de responsabilités et non des moindre, pour sur. Pourtant c'est elle qui s'était proposé au poste de Gardien Suprême et j'avais presque l'impression qu'à certains moments elle regrettait cette initiative. Il fallait que quelqu'un prenne la Garde à charge de toutes façons. Je savais pertinemment de mon côté que Lyzs était la seule capable de diriger la bandes d'énergumènes qui composaient la Garde Républicaine. Elle seule pouvait le faire.
                          Son rôle était pourtant relatif, elle était certes leur chef, mais son rôle au sein de l'Armée de la République était infime car la Garde était bien maigrichonne niveau troupes. Heureusement, j'avais pu débloquer un budget afin d'attirer du monde, sinon Lyzs et moi aurions fait pâle figure face à la puissance dantesque de l'infanterie et de la Marine. Une vaste campagne était en marche.

                          Nous quittions tous deux la salle de réunion, réunion qui avait duré au passage bien moins longtemps que ce que j'imaginais. Finalement la mise au point et l'élection avait été rapides. Alors que nous parcourions le Sénat et son vaste dédale de couloirs tous plus impressionnants les uns que les autres, Lyzs me fit par de son attachement au rôle qui lui incombait désormais. Lui répondant simplement avec un sourire compréhensif je me dirigeais vers les terrasses supérieures en haut de l'escalier colossal auquel nous faisions face. Mais je ne pus monter une seule marche, la jeune demoiselle me lâcha une question que jamais je n'avais imaginé qu'on me la poserait un jour. Lyzs évoqua sans détour une de mes facultés dont j'ignorais l'existence : elle insinuait dans son interrogation que je maîtrisais la Force. Je m'étais arrêté net au pied du grand escalier, me retournant lentement vers la Gardienne restée quelques pas derrière moi et la fixant de mes yeux ronds.


                          - Que venez-vous de dire… ? Lui répondis-je d'une voix grave et basse après un silence qui sans doute nous avait mis tout deux mal à l'aise.

                          Je m'étais alors retourné complètement, faisant face à la fraîchement élue Gardienne Suprême.

                          - C'est que… Je ne pense pas être sensible à la Force. Sans doute faîtes-vous erreur…

                          Il en fallait peu pour se découvrir un don en soi. Pendant ces années personne n'utilisant la Force ne s'était suffisamment approché de moi pour me révéler que je possédais ce don. J'imaginais une fraction de seconde si j'avais atterri lors d'une réunion dans le bureau de l'ex-Empereur… Sans doute que je ne serais guère en train d'écrire ces lignes, sans doute gésirais-je dans une de ces milliers de tombes abritant les victimes du tyran.

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                            #24

                            Post n°24
                            Auteur : Lyzs

                            Lyzs n’en revenait pas de ses oreilles. Le chancelier faisait mine de ne rien savoir au sujet de son affinité avec la Force. Elle s’arrêta pour observer Shar’kan avec un air des plus étonné. Un sourcil plus haut que l’autre et le menton levé, comme si elle avait affaire à quelque chose qui l’effrayait et l’intriguait à la fois. Elle laissa ses lèvres dessiner des mots qui ne se firent pas entendre. Elle les pensa cependant très fort.

                            *Est-ce qu’il est sérieux ?*

                            Malgré ses efforts pour se tenir, cette stupéfaction échappa totalement à son contrôle. Durant les quelques secondes ou elle resta à ne rien dire, les idées se bousculaient. Mentait-il ? Lyzs s’était-elle trompée ? Etais-ce possible ? Après avoir fait rapidement chauffer ses méninges, la jeune femme décida de jouer le jeu. Elle estima que c’était la solution la plus sure. Puis, au fond, elle voulait vraiment faire confiance à cet homme qu’elle admirait. Cette pensée balaya soudainement toutes les autres. En fait, elle se trouvait stupide d’avoir imaginé le pire. Elle faisait partie des hauts placés, maintenant. Il lui fallait au moins faire confiance au chancelier.

                            Son étrange expression disparut et elle reprit une posture plus droite. Puis, comme venu de nulle part, un sourire para son visage. De sa main droite, elle frotta son bras gauche qu’elle tenait contre elle, comme si elle était gênée de devoir dire ce qu’elle se sentait obligée de répondre. Son sourire ne s’effaçait pas pour autant.

                            — Eh bien, si vous décidez de nommer générale une sensitive qui n’est pas capable de percevoir ce genre de choses « basiques », nous sommes mal.

                            Elle avait envie rouler des yeux pour appuyer ses propos, mais elle n’avait pas envie de manquer de respect au chancelier. Cependant, c’était trop tard. Ses pupilles purent observer le magnifique couloir dans un geste des plus naturels. La jeune femme eut envie de s’excuser, mais elle se retint pour ne pas attirer l’attention là-dessus. Plus ça allait, plus elle trouvait de comique à cette situation. Elle posa ses mains sur ses hanches et bomba le torse, affirmant définitivement sa position. Puis, fièrement, elle lança :

                            — Moi, Lyzs Yvanol, désormais générale de la garde républicaine et donc (je l’espère) habilitée à reconnaitre les autres sensitifs, certifie que vous êtes sensibles à la force !

                            Elle reprit ensuite une posture plus modeste mais restait enthousiaste. Le stress qui l’envahissait quelques secondes auparavant s’effaçait au profit d’une certaine joie : elle était celle qui faisait réaliser au chancelier qu’il avait un pouvoir autre que politique.

                            — Vous avez en vous un bon potentiel de maîtrise, c’est incroyable que personne ne vous ait encore fait la remarque ! Vous savez ? La garde républicaine recrute !

                            Lyzs souriait franchement, c’était presque un rire qui s’échappait pour accompagner cette petite touche d’humour. Elle ne savait pas vraiment ce qui la prenait. En fait, elle n’y faisait pas vraiment attention. La jeune générale était plus à l’aise que ce qu’elle ne se le serait imaginé et ça n’était pas pour lui déplaire. Peut-être que ce poste allait être moins infernal que dans ses pensées ? Ce petit instant avait suffi à lui remonte un peu le moral. Elle rejoignit le chancelier sur les marches pour avancer au même niveau que lui, cette fois. Il y avait encore des démarches administratives à suivre, et ça n’échappait pas à la générale.
                             
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                              Auteur : Shar'kan Nocturna

                              C'était clair, limpide. J'avais deviné l'expression de surprise ayant pris possession du visage de celle qui aujourd'hui dirigeait tout un corps de l'armée républicaine. Le plus drôle c'était effectivement qu'elle ne pensait pas du tout m'apprendre quelque chose d'aussi énorme sur moi après toutes ces années… Mon coeur avait fait un bon fantastique, il battait à tout rompre dans ma poitrine. Même une sueur froide avait pris possession de mon corps, de la tête aux pieds. A une époque où les dénommés « sensitifs » faisaient l'objet d'une méfiance non négligeable – malgré l'avènement de la République – je ne savais pas si cette annonce surprise était une bonne ou une mauvaise chose. La Force inspirait la suspicion. D'autant plus si le Chef de l’État avait la possibilité de l'utiliser… Imaginons un seul instant qu'on m'accuse d'avoir dupé un sénateur, un politique quelconque parce que je possédais ce don si extraordinaire, celui d'utiliser l'objet le plus fantastique de l'Univers.
                              Je dois avouer que mes pensées s'entremêlaient, se chevauchaient et affluaient jusqu'à la paralysie de la réflexion même. Jamais cette information ne devait être dévoilée au grand jour… ou… peut être fallait-il la dévoiler pour se dédouaner de tout soupçon en cas de découverte impromptue… Je n'en savais rien ! Et je ne voulais certainement pas réfléchir aux conséquences politiques directes, pas maintenant. La priorité était d'encaisser le coup.

                              Alors qu'elle continuait d'enchaîner deux ou trois phrases, je repris la marche dans l'un des vastes couloirs du Sénat. J'étais bien trop perturbé pour répondre de suite. Ma main glissait dans mes cheveux, et je ne pouvait m'empêcher de me gratter l'arrière du crâne comme gêné par la situation. Finalement, après une respiration intensive, je repris la parole.

                              - J'allais vous demander si vous en étiez sure… Mais a vrai dire, votre expression de surprise et votre rang ne m'autorisent pas à douter de vos paroles.

                              Puis je ne pus m'empêcher de sourire légèrement à ses petites pointes d'humour. Son intention – que je devinais être celle de me rassurer – était bienveillante à mon égard. Je ne regrettais pas qu'une si jeune femme soit à la tête d'une organisation militaire qui allait je l'espérais avoir de beaux jours devant elle. La jeunesse aspirait à l'imagination et à l'audace. Fortuna Juvat Audaces comme disait le proverbe. Oui « La chance appartient aux audacieux ». Ce proverbe profondément méritocrate contrairement aux apparences, reflétait ce que je pensais au plus profond de mois : le succès ne peut arriver que lorsqu'on ose et qu'on s'en donne les moyens.

                              En marchant, je liais mes mains dans le dos, apparaissant cette fois-ci comme si la raison avait pris le pas sur les sentiments qui s'étaient emparés de moi lorsque Lyzs avait annoncé la nouvelle. Et c'était maintenant que je réalisais pourtant. Mais oui c'était évident. Je me souvenais.
                              Corellia, il y a de cela quelques temps désormais. Un homme mystérieux m'avait pourchassé alors que j'enquêtais sur la mort de mes parents pendant mes brèves vacances accordées par l'Académie Impériale de Coruscant. L'enquête avait mal tourné, et à la sortie d'une cantina, un individu armé m'avait pourchassé alors que je n'en connaissais pas la raison. Je ne savais pas où aller, comment fuir, comment échapper à la mort, et pourtant j'avais atterri au bon endroit, au bon moment comme guidé par l'instinct. D'après Lyzs, ce n'était pas l'instinct, mais bien autre chose… Ainsi, des tas de trucs étranges s'étant passée dans ma courte vie s'expliquèrent en un instant, et je me souvenais qu'à ce moment précis je n'avais pu retenir un sourire plus franc pourtant accompagné d'un regard vers l'avant assez vide, comme si j'étais en train de me parler à moi-même intérieurement.

                              - Le combat, la bataille, la guerre, ou la lutte par l'utilisation de la Force, ce n'est pas fait pour moi tout ça pour répondre à votre question initiale,finis-je par reprendre, ma vocation est celle de l'action pour le bien commun. L'étude de la Force doit être un sujet passionnant je vous l'accorde, et je serais très heureux que vous m'en appreniez d'avantage non pas pour l'utiliser dans mon quotidien, mais pour la connaître.
                              Par ailleurs, les conséquences politiques d'une telle nouvelle pourrait être considérables. Non pas que je veuille me cacher de quoi que ce soit… Mais je n'ai pas envie que les Sénateurs se méfient du dirigeant de leur République. Je suis élu pour être efficace, pas pour fédérer les soupçons.

                              Je m'arrêtais soudainement au croisement de deux couloirs, quelques fonctionnaires passaient par là trop occupés à regarder leurs documents holographiques bien que beaucoup n'hésitaient pas à me saluer d'un signe de tête respectueux que je leur rendais bien volontiers.

                              - Cette nouvelle… Me perturbe un peu, je dois bien l'avouer… Je ne m'y attendais pas. Mais je serai ravi comme je l'ai dit juste avant que vous me renseigniez. Je ne sais pas quand. Je sais que vous allez avoir beaucoup de travail, mais c'est une chose qui me tient à coeur, surtout si cela peut m'aider dans une de mes quêtes personnelles… Rassurez-vous, bienveillante.

                               
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                                Post n°26
                                Auteur : Lyzs

                                Lyzs écoutait parler le chancelier et avait du mal à cacher son étonnement. Il n’avait vraiment jamais eu idée de son don. Elle le voyait, elle le sentait, il était en train de découvrir et il en était troublé. La manière avec laquelle il arriva à réfléchir calmement et à directement penser à la stabilité politique impressionnait la nouvelle générale. Elle n’avait jamais trop pensé qu’il était possible de découvrir son affinité avec la Force si tard, puisqu’elle ne se souvenait même plus de quand elle l’avait découverte elle-même. Pour Lyzs, elle avait toujours eu ce pouvoir. Se rendre compte de son plein potentiel devait être quelque chose de fabuleux.

                                — Je comprends. Je… Vous savez, la Force peut être utilisée pour autre chose que la tromperie. On peut par exemple s’en servir pour mieux comprendre les autres, par exemple. C’est tellement dommage que ceux qui ne la maîtrisent pas ne l’entendent pas comme ça. Vous avez raison, il vaut mieux que nous gardions votre affinité secrète. Vous pouvez compter sur moi.

                                La générale se disait qu’il valait mieux éviter au chancelier de trop s’inquiéter. Elle voulait le rassurer sur le fait qu’elle saurait se taire. Après un très bref silence qu’elle utilisa pour vérifier discrètement que personne ne les écoutait, elle reprit un peu plus bas. Elle se rapprocha un peu pour être sûre d’être entendue.

                                — Seuls deux choses sont à craindre. Le contact avec les sensitifs et… les prises de sang. Vous vous en doutez.

                                Elle sourit légèrement en imaginant que le chancelier sa fasse vérifier son taux de midi-chloriens par mégarde.


                                — Certains utilisateurs doivent se concentrer pour savoir ce genre de choses. D’autres, plus sensibles peut-être, le sentent naturellement. Normalement, vous ne devriez rien craindre au sénat. La distance est un facteur à prendre en compte dans le cas d’une perception intuitive. Par contre, si un sensitif cherche vraiment à connaître votre rapport avec la Force, vous n’avez pas beaucoup de solutions. Sans entraînement, vous êtes repéré aussitôt.

                                Lyzs se recula et se tint le menton un instant. Les bras croisés, elle regardait le vide et se parlait un peu à elle-même.

                                — Apprendre… Oui, sûrement. Apprendre à cacher son pouvoir ne devrait pas prendre trop de temps. Enfin, ça dépend… J’imagine. Je n’ai jamais eu à le faire moi-même.

                                Se rendant compte de sa petite absence, Lyzs reprit vite le contact avec Shar’kan en le regardant dans les yeux.

                                — Je pense que pour éviter tout risque, il vaudrait mieux que vous soyez capable de contrôler votre affinité. Cacher son pouvoir, c’est… c’est basique.

                                Elle parlait vite, on voyait qu’elle était un peu nerveuse et son côté volontaire ne pouvait échapper à personne.

                                — En fait, si je me souviens bien, y arriver est quelque chose de simple. Par contre, c’est quelque chose qui se travaille. Plus on pratique, plus on est efficace. C’est assez logique. Si vous voulez vraiment être sûr de ne pas être embêté, je pense que ça reste le mieux à faire. Le problème, c’est que c’est assez dur de savoir si on progresse seul. Enfin, tout du moins, au début.

                                Ses phrases se faisaient plus courtes. Elle le voyait elle-même et avait un peu peur d’être ridicule. Elle regarda ses mains un instant avant de fermer les poings puis détendre ses bras entièrement, comme si elle se résignait.

                                — J’aimerais vous enseigner ça au plus vite, mais ça va être difficile de se voir. Ça va me tracasser, je le sens.

                                La générale sourit au chancelier, comme si elle savait qu'elle allait dire une bêtise.

                                — Je vous apprendrai plus sur la Force, avec plaisir. Et c’est même une nécessité, si vous voulez être tranquille. Maintenant, vous faites partie de ceux qui peuvent déplacer des objets par la pensée. Il va falloir manger bio, faire du yoga et méditer !

                                La jeune femme resta un instant sans rien dire. Intérieurement, ses pensées se bousculaient les unes les autres.

                                *Mais pourquoi j’ai dit ça ? C’est le chancelier, bon sang ! Mais, j’aurais jamais dit ça a quelqu’un que je connais non plus ! C’est quoi mon fichu problème ? Je veux me cacher ! Il doit bien y avoir un moyen de se rendre invisible avec la Force. Par pitié, faites qu’il y en ait un et que je le trouve maintenant !*

                                Après quelques autres paroles échangées sur divers sujets et quelques formalités, Lyzs quitta son supérieur pour se rendre là où on l’attendait. Elle devait échanger quelques mots avec les nouveaux gardes. Durant son trajet, elle n’arrêtait pas de s'imaginer ce que le chancelier pouvait bien penser d’elle. Si bien qu’elle arriva à destination assez énervée…
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