Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Réunion - La Garde Républicaine

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Lyzs

    Spoiler : <HRP>
    RP précèdent : http://star-wars-rpg.soforums.com/t5163-Enqu-te-n-0001.htm#p56048


    Lyzs s’approcha d’un bâtiment gris qui ajoutait une imposante courbe à l’horizon de métal de la planète capitale. C’était le sénat galactique et il côtoyait les nuages avec quelques autres tours, le tout un un ciel bleu des beaux jours. L’endroit bordait un axe de communication qui déplaçait plusieurs immenses nuages de speeders qui ressemblaient à de grands essaims de fer. Lyzs leva une dernière fois les yeux au ciel pour contempler la densité de la circulation avant de franchir la porte de l’immeuble. Elle se présenta à l’accueil qui était tenu par plusieurs droïdes, tous présents derrière de petits comptoirs soutenants divers tableaux de bord. Après avoir obtenu quelques renseignements, elle se dirigea vers une salle de repos destinée à l’administration. Il n’était que treize heure et il lui fallait un endroit où patienter.

    Elle s’assit sur une banquette rouge, seule. L’endroit était apaisant, comme s’il était coupé du bruit du monde. Plusieurs sièges étaient disposés ici et là de manière à créer plusieurs nids autour de petites tables rondes. Dans un coin de la pièce, deux hommes discutaient pendant leur pause en ignorant le sport diffusé sans son sur l’écran à côté duquel ils se trouvaient. Assise à une table se trouvait une femme dont les cheveux blonds laissaient apparaître des oreillettes grises. Elle lisait des notes sur un datapad posé à côté d’une boisson chaude encore fumante.

    Lyzs observa les fonctionnaires un instant avant d’attraper sa propre tablette qui était attachée à sa ceinture. Le silence, perturbé de temps à autres par les voix des deux inconnus, était reposant. Le stress qu’elle avait accumulé lors du procès commençait à s’estomper doucement. Alors que son outil de travail se mettait en marche, elle passait ses doigts sur le tissu de son siège comme pour en apprécier la douceur et le confort. Enfin, savourant l’instant présent, elle se blottit contre le dossier dans une longue expiration. Qu’il était bon d’être au calme, loin de toute agitation.

    Ses deux sphères tournoyaient lentement au-dessus de sa tête avec un rythme régulier et hypnotisant. A force d’habitude, elle ne se concentrait presque plus sur celles-ci. C’était comme si son attention s’était fragmentée. La majeure partie de sa motivation allant vers son travail, elle laissait le temps suivre son cours autour d’elle sans y prêter attention.

    La jeune fille ne s’était pas d’un coup décidée à faire du zèle, mais il s’agissait de réfléchir à une réunion d’importance majeure. Elle avait des idées, et elle avait l’occasion de les exposer directement au chancelier. C’était quelque chose d’assez surprenant venant de sa part, mais, cette fois, le besoin de changement dépassait son hésitation et son stress. La garde n’allait plus : malgré son statut d’élite, celle-ci manquait cruellement de présence et de puissance. D’après les dernières informations, le chancelier envisageait de ne plus inclure l’ordre jedi dans la république. Lyzs comprenait les arguments et les intentions du sénat, mais elle n’en voyait pas la valeur stratégique.

    Pourquoi s’éloigner d’un tel atout alors que les informations concernant les forces potentiellement ennemies manquaient cruellement à la nouvelle république ? Quelques données dont Lyzs ne disposait pas l’auraient peut-être aidé à mieux comprendre la situation, mais, pour elle, s’éloigner des jedis alors que les siths pouvaient pactiser ailleurs était un acte dénué de sens. Procéder ainsi aurait été plus sûr si la garde était capable de défendre la république correctement. Hors, ce n’était pas le cas.

    Toujours les deux mains sur son écran, la fille aux cheveux noirs cligna des yeux avec insistance. Elle se surprenait elle-même à penser comme une véritable militaire. Elle, qui était quelques jours auparavant si craintive, se retrouvait à réfléchir à la  sécurité de la république tout en étant persuadée de pouvoir y changer quelque chose. Son visage clair resta songeur un instant avant qu’elle ne secoue la tête pour chasser des pensées futiles. Il y avait plus important à faire que de se rendre compte de sa progression personnelle.

    Lyzs en savait maintenant plus sur la garde républicaine et son histoire, il fallait absolument faire quelque chose pour arranger la situation. Elle ne s’imaginait pas que le nombre de gardes pouvait se compter sur une paire de mains. Elle les savait peu nombreux, pourtant. Les utilisateurs de la force ne courraient pas les rues, mais une planète comme Coruscant devait bien avoir son lot de sensitifs. Avec des idées plein la tête, elle jeta un œil à l’heure. Elle était presque en retard : il était moins cinq.

    La jeune fille courut presque pour arriver à la salle de réunion. Elle traversa de longs et larges couloirs décorés de couleurs chaudes, l’endroit avait une allure de palais. Décidément, on faisait les choses en grand au sénat. Dans sa marche rapide, elle leva les yeux pour voir un plafond si haut qu’elle ne l’atteindrait pas en sautant avec la force. Elle arrêta de songer et mordit ses lèvres légèrement rosées en pressant le pas : il ne fallait absolument pas être en retard.

    Elle arriva devant une sorte de guichet. Deux gardes lui demandèrent de déposer son arme ici avant d’entrer dans la salle de réunion. Cette fois on ne toucha pas à ses deux sphères. C’était pour le mieux : elle commençait à s’y attacher. La porte s’ouvrit et elle aperçut la garde au grand complet. Elle était la dernière. Au moins le chancelier n’était pas encore arrivé, lui.

    Un peu honteuse d’arriver en dernier, elle cachait ses petits yeux bleus derrière sa frange tout en allait s’asseoir à la seule place libre. Elle était face à Coy. A sa gauche se trouvait une jolie twi’lek à peau violette. Il s’agissait de Char’Dy ou Knight 56, se récita Lyzs. Plus à gauche il y a avait le siège vide attendant le chancelier, en bout de table. A droite de la jeune fille : Knight 51, Glowooobal. Un wookie plutôt imposant. Celui-ci était encore plus impressionnant que dans les informations qu’elle avait obtenues. En voyant les autres membres, elle regrettait déjà de n'avoir mis qu'une combinaison noire standard. Elle n'avait que ça, mais il s'agissait d'une réunion importante, après tout. Sans afficher sa déception, elle poursuivit sa petite analyse. Elle observait et matriculait intérieurement toutes les personnes présentes, pour voir si tout était bien correspondant aux données qu'elle avait consulté. Pour la majeure partie d'entre elles, c'était le cas.

    Un peu stressée, elle attrapa le verre d'eau qui se trouvait devant elle pour en boire un peu. Elle espérait que ça lui dénouerait la gorge. Chacun avait de quoi s'hydrater, une bonne habitude de la maison. Les verres étaient disposés à distance égales, au centimètre près. Après tout, c'était sûrement le travail d'un droïde de faire en sorte que cette table grise tranchée d'une grande rayure noire ait l'air la plus propre possible. Alors que la garde était en pleine action, le chancelier fit irruption dans la pièce. Lyzs sentit alors l’eau prendre le mauvais chemin. Elle se stoppa net et se retint de faire l’erreur de sa vie. Elle se débrouilla pour avaler difficilement et se lutta contre son corps qui lui sommait d’éclabousser Coy. Elle posa le verre doucement, difficilement, et toussa silencieusement, cachée sous ses cheveux. Ce n’était malheureusement pas assez pour évacuer la douleur qu’avait causé cette maudite gorgée. Elle en était sûre, attraper ce verre d’eau était la plus mauvaise idée de la journée.


    *Ca commence bien !...*
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Shar'kan Nocturna

      Une journée trépidante... De la paperasse, toujours de la paperasse mais cela pour le bien de tous. C'est ce que je me disais alors que je scrutais une dernière fois le paquet d'hololivres réfugié sous mon bras. J'avais quitté deux minutes plus tôt mon bureau sous la grande Rotonde du Sénat, là où beaucoup de débats faisaient rage, et maintenant je parcourais les vastes allées du bâtiment. Chaque pas qui résonnait sous les hauts-plafonds de la bâtisse était une raison pour qu'un fonctionnaire se retourne vers moi et me salue. Je répondais avec courtoisie même si de temps à autres ces interruptions intempestives demeuraient agaçantes. Dans quelques minutes, j'avais rendez-vous avec la Garde Républicaine au complet, et je n'avais même pas pris le temps de déjeuner, je devais être à l'heure. Ayant délaissé ma bure de Chancelier, je parcourais à pas vif l'aile de la Commission à l'Armée du Sénat vêtu d'une tunique rouge et or comme je les aimais, élégante et simple. Décontracté j'avais lâché mes cheveux d'argent histoire aussi d'éviter le mal de crâne.
      En tout cas, aujourd'hui je devais traiter d'une réforme qui me tenait particulièrement à cœur, une parmi l'océan réformateur de mon esprit... La République devait être forte, et d'ici quelques instants j'allais traiter avec ce que je voulais être l'élite.
      Soudainement je sortis un hologramme de ma pile et le projetai devant moi tout en continuant ma marche. Une liste de choses à faire après cette réunion qui je le pensais allait avancer comme je l'entendais et comme sans doute les Gardiens l'entendaient également. Une relecture était de mise car sur cette liste y était inscrit l'avenir de la Garde pour l'instant Orpheline. Mais ce que les Gardiens ne se doutaient guère c'est que dans cette pile de documents se trouvaient tous les renseignements que j'avais demandé sur chaque membre de l'Ordre. En une phrase j'avais entre mes mains leur passé et leur avenir.


      Saluant une énième fois quelques fonctionnaires d'État j'avançais vers mon but, la salle de réunion n'était qu'à une dizaine de mètres. Promptement, j'ouvris la porte.

      - Bonjour.

      Les Gardiens se levèrent mais je leur fit signe de se rasseoir.

      - Nous ne faisons pas de politique ici, restez donc assis, nous avons de bien meilleures choses à faire vous et moi que de se perdre dans des politesses inutiles,
      lançais-je avec un sourire. Vous n'êtes pas des politiciens après tout n'est ce pas ? Parlons-donc concret !

      J'écartais la chaise qui m'étais destiné puis appuyai mes mains sur la table qui réunissait cette après midi là toute la Garde de la République. Au vu de mon goût prononcé pour l'écriture, j'avais pris dans mon bureau non pas que des hololivres mais du papier et de quoi écrire (ce qui relève du miracle de nos jours).  Scrutant un à un les Gardes présents, je reconnaissais la Gardienne Yvanol et la Gardien Sjanneur avec qui j'avais brièvement échangé la veille. Je me redressai ensuite posant mes mains sur ma taille.

      - Bien, je suppose qu'il n'y a pas que les deux Gardiens témoignant à la Cour martiale qui sont au courant de ce qui s'est passé. La Garde n'a pour l'instant plus de chef. Il m'a semblé nécessaire de faire passer un message à la juge Boc'Olini en tant que gardien provisoire de la Constitution, celui de confirmer que désormais vous êtes la Garde de la République et non plus des chevaliers de je ne sais quoi. Aujourd'hui nous refondons vous et moi un nouvel Ordre. J'imagine en tout cas que vous voulez être ce que je désire aussi que vous soyez : l'élite armée de la République. Pour cela, je tirai soudainement le siège vers moi et vins m'asseoir dessus, nous avons toute l'après midi devant nous.

      Le programme allait s'avérer sans doute assez long. Mais au delà des paroles dans le vent, c'est toute la réforme martiale qui allait s'amorcer à la suite de la condamnation de Froome.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Coy Sjanneur

        Tout allait trop vite pour mon pauvre petit cerveau... Froome arrêté et condamné, la rencontre avec cet étrange personnage qui était notre chancelier, d'ailleurs il ne m'inspirait aucune confiance.
        Enfin bon, me voilà de nouveau coincer dans une salle de réunion avec des personnes que je ne connaissais pas. Presque toutes les espèces de la galaxie y étaient présentes. Qu'importait, il manquait deux personnes à l'appel, et évidemment c'était les deux personnes les plus importantes pour que cette réunion commençait. Assis sur mon siège en face des deux places libre, je tapais des doigts frénétiquement sur la table d'un tempo régulier, ce qui d'une part montrait mon impatience, et d'autre part commençait à agacer mes collègues. La twilek prit finalement la parole, brisant ainsi le silence :


        -Pouvez-vous arrêter de taper sur cette table, Maître ?

        Je me retournais finalement vers la twilek, lui adressant un sourire commerciale avant de répondre :

        Coy
        -Désolé, quand je suis contrarié, je n'arrive pas à rester en place. Où sont mes politesses d'ailleurs !?
        Je suis le Chevalier Coy Sjanneur, et vous êtes ?


        Le tour de table commença, et chacune des personnes présentes dans la pièce se présentèrent, puis le silence reprit sa place. Que pouvait bien faire Lyzs pour être si en retard, c'était clairement pas dans ses habitudes... Quand soudain, la petite chevalière entra dans la pièce silencieuse. Je fus soulagé de la voir enfin arriver mais surprit de voir qu'elle était entré avec deux sphère qui la suivait de près, elle prit finalement place et commença à descendre son verre d'eau à une vitesse folle, était-elle stressé ? Le chancelier fit enfin son apparition, tel une rock-star. Lyzs fut surprise et s'étrangla, allait-elle tout recracher dans ma direction ? Dans le doute, je me préparais à renvoyer l'eau à l'aide de la force, mais contre toute attente, elle réussit à tout avaler. Je lui faisais les gros yeux, tout en m'efforçant de réprimer mon sourire moqueur. Tout le monde s'était levé pour saluer le chancelier, tous sauf un : moi. Faire des ronds de jambes à une personne, soit disant importante et de plus en retard, n'était pas du tout mon genre. Le chancelier prit la parole :

        - Bonjour. Bla bla bla... [...] nous avons toute l'après midi devant nous.

        Mon sang ne fit qu'un tour ! Toute une après-midi pour parler de chose inintéressante !? Je ne pouvais réprimer mon soupire de mécontentement à l'entente des paroles du chancelier.
        Je m'enfonçais confortablement dans mon siège en m'enroulant dans ma bure qui allait jouer le rôle de couverture à défaut d'en avoir une, avant de lâcher d'un air détacher :


        Coy
        -Finissons en vite, si vous le voulez bien, Chancelier...

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Kreyn

          Durant le trajet entre l’enclave et le sénat Kreyn fut briefé par Glowwobal au sujet du procès de l’officier Froome et de la mission suicide sur Dagobah. Depuis qu’il n’y avait plus la présence du côté obscur le whiphid était redevenu sérieux, moins bavard. Hochant la tête la plupart du temps le whiphid réfléchissait sur le rôle qu’auraient les gardes républicains. Allaient-ils être utilisés en tant qu’arme ? Ils allaient apparemment rencontrer le chancelier récemment élu, une rencontre que le whiphid attendait avec impatience, serait-ce un bureaucrate corrompu comme la plupart des politiciens ? Un idéaliste sans expérience ? Ou un vrai dirigeant ? Ayant beaucoup souffert du temps de l’empire Kreyn attendait beaucoup de la nouvelle république fédérale, c’était une source d’espoir et il n’hésiterait pas à mettre sa vie en jeu pour la protéger si elle répondait à ses espoirs. Alors que le whiphid réfléchissait à toute allure Glowwobal lui tendit une bure noire à ceinture. Effectivement il n’allait pas se balader torse nu dans le sénat. Tout en l’enfilant Kreyn observa le bâtiment du Sénat qui se découpait dans le ciel de coruscant. Le bâtiment le plus important de la planète…oui…il n’hésiterait pas à mourir pour protéger la république.
           
          Ils descendirent de la navette et pénétrèrent dans le bâtiment, l’intérieur était incompréhensiblement luxueux aux yeux du whiphid, des tapis ornaient le sol, des tentures étaient accrochées au mur. Pour le whiphid qui avait vécu dans une hutte toute sa vie un tel gaspillage était inconcevable, à quoi cela servait ? Sans chercher à répondre à cette question le whiphid suivit le wookie jusqu’à la salle où avait lieu la réunion. Elle était déjà à moitié pleine, à n’en pas douter tout le monde avait hâte de commencer la réunion. Glowwobal salua plusieurs connaissances puis alla s’assoir. Sans réfléchir Kreyn s’assit à ses côtés et observa les autres gardes. Un humain à l’air particulièrement pressé tapotait la table de ses doigts. Inspirant à fond pour ne pas l’appostrophé le whiphid observa le reste de la garde républicaine. Il nota avec un sourire amusé que même assis il dépassait toute la tablée de deux bonnes têtes. La table se remplit petit à petit, le ou plutôt la dernière arrivante fut une petite fille (aux yeux du whiphid) à l’air assez timide et qui avait apparemment honte d’être dernière. Elle s’assit de l’autre côté de Glowwobal tandis que le whiphid l’observait intrigué, comment une si petite chose avait pu devenir chevalier ? Elle devait être très puissante…
           
          Oubliant l’intrigante garde Kreyn reposa les yeux devant lui et commença à méditer. Puis le principal intéressé fit son apparition. Instinctivement le whiphid se leva, de même que tous les autres chevaliers…sauf celui qui avait exprimé son impatience. Kreyn n’avait aucune idée de ce que pouvait faire cet humain dans la garde républicaine mais une chose était sure…il ne lui inspirait pas confiance. C’était comme dans les arènes, lorsque l’homme le plus important arrive on s’incline devant lui ou du moins on se lève si on est assis, question de respect, respect que manifestement le garde ne ressentait pas pour le chancelier.  Ce dernier leur dit de se rassoir en souriant, bon déjà ce n’était pas quelqu’un qui était orgueilleux ou qui voulait abuser de son rang nota le whiphid. Le visage plutôt sérieux mais tout de même sympathique. Il commença à présenter ce qu’il avait prévu pour la réunion puis il commença à s’assoir. A peine fut il assit que l’humain l’apostropha pour l’informer de son impatience.
           
          Devant tant d’irrespect Kreyn aurait volontiers donné une bonne paire de baffe à l’impertinent mais deux choses l’en empêchaient : la main de Glowwobal qui lui maintenait le bras et une autre chose que Kreyn ressentait sans difficulté : l’homme était dangereux. Inspirant pour se calmer le whiphid se contenta de jeter un regard noir à l’humain. Puis il fit comme si l’humain n’existait pas et observa le chancelier, curieux de voir comment ce dernier réagirait.

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            #5

            Post n°5
            Auteur : Lyzs

            Le chancelier avait l’air humble et semblait préférer mettre en avant l’efficacité plutôt que les formalités. Lyzs appréciait cela et voyait cette réunion comme l’occasion d’exposer ses projets les plus fous. Elle était partie d’idées extravagantes rêvées entre deux services rendus à la république pour finalement aboutir à des choses plus réalisables. Après tout, pourquoi pas ? Le jeune dirigeant finit son introduction sur le fait que l’après-midi entière était réservée à cette réunion. Lyzs se doutait qu’accorder autant de temps à ce sujet n’était pas dénué de sens, et c’était pour le mieux. Après tout, le temps de ce genre de personnes est très précieux.

            La jeune garde se contentait d’observer les réactions de chacun et Coy se permit une remarque des plus déplacées. Intérieurement, Lyzs avait envie de le faire taire avant qu’il ne dise autre chose. Avant qu’il ne s’attire les foudres de ses collègues. Ou pire encore, celles du chancelier. Finalement, elle se contenta d’observer le même silence que chaque personne dans la salle.

            Personne n’osait rien dire, c’était assurément dû à la présence du chancelier. Lyzs, elle, se répétait intérieurement tout ce qu’elle pouvait dire d’intéressant de manière à ne pas envoyer des mots au hasard dans le vent. Elle ne voulait surtout pas avoir l’air d’une idiote. Coy, lui semblait agacé par le manque de paroles. On voyait clairement qu’il n’aimait pas perdre son temps ici. Il inspira comme s’il allait exprimer son impatience. Lyzs, ne voulant surtout pas laisser être plus désagréable que ce qu’il ne l’était déjà, le coupa dans son élan avec sa petite voix.


            — Il nous faut grandir.

            Coy se ravisa, sûrement intrigué par la soudaine prise de parole de sa partenaire. Lyzs sentait les regards se tourner vers elle. Un peu effrayée mais à l’apparence solide, elle quitta le dossier de sa chaise pour joindre ses mains sur la table. Ses doigts étaient entrecroisés et ses doigts tendus, ses deux pouces se frottaient l’un à l’autre tandis que son dos était droit : une position sérieuse pour une situation sérieuse.

            — Le chancelier, ici présent, souhaite séparer l’Ordre Jedi et la république. Tout le monde a conscience de cela ?

            Son regard balaya la salle en quête de réactions. Celles-ci étaient plutôt partagées.

            — Quoi qu’il en soit, ceci une importante décision sur le plan militaire : nous gagnons la laïcité, mais nous perdons une grande puissance. Enfin, nous ne sommes pas ici pour discuter de cela. Cette précision à cependant une place importante dans mon raisonnement.

            Lyzs insista sur les « nous ». Il était question d’impliquer chaque personne dans le projet, de fusionner les pensées avec la république. Elle avait beaucoup étudié les événements récents et les informations disponibles au sujet du sénat. La jeune fille était venue préparée.

            — Pour pallier à cette perte, nous devons bâtir une garde républicaine solide et efficace. Une garde libre de tous cultes, vouant son énergie à la défense de la république.

            La jeune fille était lancée. Sa voix était légère et calme, mais son ton exprimait son sérieux. Elle appuya son index contre la table et dessina un cercle imaginaire tout en parlant.

            — Nous sommes huit gardes ici présents. Il s’agit de notre effectif total. Notre ancien leader, Froome, ayant fait une erreur tactique et ne correspondant pas à la vision de la garde qu’a la république, a été démis de ses fonctions. dit-elle en se penchant légèrement au-dessus de la table. Ce simple départ... une seule personne… a beaucoup d’impact. Normalement, quelqu’un quittant un corps militaire ne représente qu’une infime partie des statistiques : un soldat parmi tant d’autres. C’est malheureux, mais c’est ainsi. Cependant, nous sommes si peu nombreux que chacun d’entre nous est un important maillon d’une courte chaîne vouée à la défense de la république.

            Le regard de la jeune fille balayait une nouvelle fois tous les visages de la salle. Elle se risqua à regarder le chancelier dans les yeux pour voir qu’il attendait patiemment la suite de l’exposé de la fille aux cheveux noirs. Tous les autres membres de la garde étaient attentifs, ce qui lui plaisait grandement : elle se sentait crédible. Elle se redressa, joignant à nouveau ses mains.

            — Ainsi, il me paraît clair que nous devons fonder une organisation bien plus grande que celle qui est la nôtre aujourd’hui. Au nombre de huit, nous ne pouvons pas veiller sur une seule planète. Alors comment voulez-vous porter suffisamment d’attention à toute la république ? C’est simple : il nous faut recruter, éduquer, former. Nous avons la chance d’avoir un don, celui de pouvoir maîtriser la force. Il nous faut profiter du fait que celui-ci nous permet d’être l’élite de l’armée républicaine pour se mettre au service de la justice. Nous sommes respectés par les soldats grâce à notre pouvoir, mais j’estime que ce n’est pas assez pour être traités ainsi. Devenons crédibles par la grandeur et l’efficacité. Ne soyons pas appelés « l’élite »pour rien. Nous devons mériter ce respect que l’on nous accorde.

            Lyzs se tourna vers le chancelier. Elle avait finalement exposé la majeure partie de sa pensée en se laissant emporter par le besoin d’accomplir son devoir. Elle avait beaucoup mûrit depuis son arrivée dans l’armée, c’était évident. Avant, elle n’aurait jamais osé s’exprimer ainsi avec autant d’aisance. Surtout devant le chancelier de personne. Maintenant, c’était différent : la jeune fille jugeait nécessaire de faire bouger les choses. Il ne s’agissait plus de sa simple survie, de venger ses sauveurs ou de retrouver ses parents : il était question de défendre les intérêts d’un système qu’elle jugeait idéal. Et par la même occasion défendre la vie de chaque citoyen la composant. Elle avait vu trop de gens mourir à son goût. Il ne fallait plus que cela ne se reproduise. Finalement, elle se lança dans une dernière demande plutôt risquée :

            — Après réflexion, j’en suis venue à penser que le but de cette réunion est de discuter du projet d’une telle organisation. J’espère que je ne me trompe pas, chancelier.

            Toujours pleine d’assurance, elle attendait une réponse en s'inclinant pour mieux voir le chef d'état. Les yeux bleus de la jeune fille étaient emplis d'une évidente conviction, mais ils n'étaient pas arrogants. Son imagination, elle, s’acharnait à construire tous les scénarios catastrophes possibles et à les répéter en boucle. Lyzs s’attendait au meilleur comme au pire. Ses deux sphères, elles, se contentaient de tourner au dessus d'elle à un rythme hypnotique. Elles vivaient presque leur vie, paisiblement.
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              Auteur : Super PNJ

              -Chevalerie Républicaine-
                
               

              Le chevalier Glowoobal entra en compagnie des autres membres de la Garde Républicaine dans la salle, contrarié il l'était assurément. On l'avait brutalement interrompu en pleine formation du néo chevalier Kreyn pour le convoquer d'urgence
              Mais surtout il venait d'apprendre le délibéré du procès concernant son ami le chevalier Froome,  Froome qui était à l'origine de l'ordre des chevaliers véritables, des chevaliers Impériaux qui tentaient de récupérer des recrues pour les substituer à l'enseignement Sith de Dark Jorus.
              Et voila qu'on le destituait de son grade, de son honneur et pire encore on l'avait condamné à cinq ans de prison pour quoi? pour avoir fait son devoir en s'attaquant à une secte d'adeptes obscurs qui complotait contre la République et l'ordre Jedi sur Dagobah.
              Il était dommage qu'il n'avait pas pu prendre la défense de son ami au procès, il aurait expliqué a tout ces politicards qui ne connaissaient rien à la guerre et encore moins au coté obscur.Mais c'était trop tard le jugement avait été rendu...
              Pourtant une occasion se présentait à lui, le chancelier suprême était présent il pourrait sans doute en profiter pour demander une grâce exceptionnelle.
              Grâce au vocodeur incrusté dans la boucle de son ceinturon , il prit la parole:

               
              -Je suis le chevalier Glowoobal. Comme l'a souligné l'initié Lysz l’éviction du chevalier Froome a un lourd impact. 
              Je ne reviendrai pas sur le jugement cependant je trouve que la peine de 5 années de prison ferme est excessive. 
              Je suis pas contre une refonte de la Garde Républicaine, mais il nous faut un leader pour remplacer Froome et au vu des événements récents je refuse de diriger cet ordre même si j'ai juré de défendre la République et surtout il faut établir des règles strictes sur la formation et l'utilisation militaire de ces gardes. 

               

               
              Voila c'était dit le chevalier Wookie affirmait son mécontentement il était parmi les plus ancien de l'ordre , sans doute un des plus aptes a diriger la Garde cependant  il s'y refusait en mémoire de son ami Froome.



              "La lumière n'abandonne jamais!"
               
               
              Spoiler
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                Auteur : Super PNJ


                  


                Spoiler : Radam
                Eliakos Radam est née sur Shili mais à vécue sur coruscante. Ses parents sont les rares êtres de leur espèces à avoir quitté la tribu pour aller vivre ailleurs. Son père est sergent instructeur à la retraite et sa mère possède un salon de beauté. Il eu une enfance tout à fait normale même si c'était un enfant relativement turbulent et agité. C'est au moment de l'adolescence qu'il découvrit sa sensibilité à la force. C'est aussi à ce moment là qu'il fut le plus dur à vivre pour ses parents: Problème à l'école, indiscipliné, effronté et insolent. Avec un père dans l'armée la solution se trouva d'elle même. Eliakos partit à l'âge de 13 ans à l'école militaire de coruscante. Ce fut un dé-clique pour lui. Malgré l'éducation relativement strict qu'il eut de par son père, l'école militaire le calma très vite. On peut même dire que ça le changea totalement. Avant de partir ses parents lui donnèrent comme consigne de mettre son " don " de coté afin de ne pas sortir du rang. Ce fut difficile pour Eliakos de ne pas utiliser ce qu'il appelait ses " pouvoirs " et pendant quelques années il réussit. Mais plus le temps passait et plus il avait envie d'utiliser ses pouvoirs. C'est ce qu'il fit petit à petit afin que ça ne soit pas détectable par ses camarades où ses instructeurs. Mais un jour l'école eut la visite d'un haut gradé et l'utilisation de la force par Eliakos fut tout de suite repéré par le mystérieux visiteur. Ainsi quelques semaines après le jeune togruta fut invité à faire des tests dans une branche spéciale de l'armée : Les chevaliers impériaux. Ses tests réussit il entra dans le camps de formation des chevaliers impériaux à l'âge de 19 ans , une nouvelle qui ravirent ses parents. Grâce à son premiers bagage militaire, Eliakos n'eut besoin que d'une formation de 4 ans , celle-ci afin de l’entraîner à mieux utiliser ses pouvoirs de force, avant de passer au rang de chevalier.
                C'est donc à l'âge de 23 ans qu'il commença sa carrière de chevalier impériale. A partir de ce moment là il enchaîna les missions, ne prenant que très peu de congés où de vacances. Vu son parcours il se disait qu'il pouvait encore monté des échelons et faisait tout pour y arriver. Rapidement il se forgea une réputation de travailleur, de quelqu'un de très impliqué dans ce qu'il fait et de déterminé. Même si ce n'était pas le meilleur, tous ses camarades étaient d'accord pour dire que le togruta était un très bon chevalier. On peut d'ailleurs souligné qu'il reçu deux décorations notables tel que la médaille militaire et la médaille du combattant.
                Aujourd'hui Eliakos a 34 ans et est considéré comme maître chevalier. On le voit comme quelqu'un d'assez froid et distant, mais aussi d 'extrêmement loyale. Il a le code militaire imprimé en lui et ne vit qu'avec une vision militarisé des choses. Très strict sur le règlements et les protocoles il est pour ainsi dire le militaire dans toute sa splendeur. A coté de ça il est toujours décrit comme quelqu'un de déterminé, comme un visionnaire, un togruta droit mais toujours autant ambitieux. Il se moque un peu du gouvernement et de son affiliation à partir du moment qu'il peut faire son travail comme il l'entend. Ses peu de permission lui servent à aller rendre visite à ses parents qui sont très très fier de lui. Malgré son train de vie et sa situation Eliakos n'en reste pas moins un Togruta et comme la plus part de ses confrères maître Radam est coquet. Quant il a du temps il aime aller dans le salon de beauté de sa mère et se faire bichonner par de jolie jeune femme. De part son métier, on peut même dire sa passion, Eliakos est un célibataire endurcit. Il n'eut jamais de relation durable il préfère faire appel à des professionnelles, avec qui généralement ça ne dure jamais très longtemps ...
                Si maître Radam est coquet c'est par ce qu'il peut se le permettre. Faut dire ce qui est : c'est un très beau mâle Togruta. Il mesure 1m80 sans les cornes pour 85 kilos. il a trois lekku bariolés de blanc et d'un bleu très sombre. Sa peau est rouge vif comme tout les représentants de son espèce et il a deux cercles blanc autour des yeux qui eux même sont brun. Encore une fois de part son travail de bidasse, il a une très bonne musculature.
                Pour conclure Eliakos Radam est maître chevalier de la garde républicaine, avec de l'expérience et de l'ambition. 

                  

                Radam était arrivé à l'heure exact qu'on lui avait donné. Quand les portes de la salles s'étaient ouvertes, il alla s'asseoir et attendit la venu des autres chevaliers. L'un des derniers à être rentrés était une jeune humaine. Le togruta était déjà agacé par les retardataires mais que se soit le nouveau chancelier suprême qui arrive le derniers l’exaspérait au plus au point. Parmi les personnes assissent autour de la table il pu reconnaître l'un de ses plus anciens camarade le wookie Glowoobal. C'était le seul qu'il reconnu vraiment. Le nouveau et jeune chancelier suprême pris la parole pour donné le ton à la réunion: un changement de régime et donc une nouvelle appellation. Ils n'était plus des chevaliers mais devenaient des garde de la république.
                Et pourquoi pas ? De toute façon ça ne changeais rien pour Radam, chevalier , garde , c'était du tout au tout. Le régime politique importait peu pour le togruta, le principale était de pouvoir faire son boulot et protéger la population.

                " J'imagine en tout cas que vous voulez être ce que je désire aussi que vous soyez : l'élite armée de la République. " Dit le chancelier.

                * Ha bon parce que ce n'est pas encore le cas, pensa Radam. Je croyais que l'ont étaient déjà l'élite de l'armée ? Ce mec n'a pas du tout comprendre. Des militaires maîtrisant la force sont déjà l'élite de l'armée, je ne vois pas trop hormis les jedi ce qui nous surpasse? Bref ... *

                Une fois le petit speech du chancelier finit l'un des chevaliers expira un grand soupire et lâcha un : " -Finissons en vite, si vous le voulez bien, Chancelier... " qui voulais tout dire.
                * En voilà un pressé d'en finir. Comme s'il avait d'autre chose plus importante à faire que de réfléchir et de décidé de ce qu'allait devenir l'ancien corps des chevaliers impériaux .C'est consternant de voir ce genre de réaction. * Pour Radam c'était important de faire cette réunion. Le chef de l'armée allait pouvoir donner ses directives et ses ordres. Que des chevaliers où gardien, peu importante comment on les appelait, était ennuyé par une journée comme celle-là énervait au plus haut point Radam. Il scruta la pièce d'un regard voyant que personne ne voulait prendre la parole. N'ayant lui même pas envie de parler, préférant écouter les propositions de chacun, Radam resta silencieux. Mais à peine avait il fait le tour de la pièce que la jeune humaine au yeux bleu prit son courage à deux mains et pris la parole.
                Elle commença par dénoncer deux affirmations plus qu'évidente : La séparation de l'ordre jedi et la chute de l'ancien leader de la garde Froome. Dans les deux cas présent Radam était satisfait. Il en avait marre de ce faire commander par des forceux affiliés à un coté de la force, que se soit la lumière où l'obscurité. Pur Radam la force était un outil mais aussi une arme et appartenir à l'un des deux cotés était une faiblesse qui limitait l'utilisation de cet outil. Alors que la république soit laïque était une très bonne chose.
                En ce qui concerne Froome c'était bien dommage. Mais au fond de lui ça le réjouissait. Pendant toutes ces années Radam avait été sous ses ordres et il les avaient toujours respectés et appliqués à la lettre. Mais son ambition avait pris une grande place durant les deux dernières années et Radam enviait de plus en plus le poste de chef du corps que tenait Froome. Du coup aujourd'hui la garde est privé d'un leader et Radam se sentait tout à fait prêt à endosser ce rôle. Le reste des paroles de la jeune humaines ne fit que le rassurer et le conforté dans l'idée qu'il pouvait prétendre à la place de leader. D'ailleurs les idées de la jeune femme coïncidaient parfaitement avec celle de Radam. Recruter , former, afin d'agrandir les effectifs de la garde pour être présent dans plus d'endroits et être plus efficace était une priorité.

                * Cette jeune fille à de très très bonnes idées, les mêmes que moi. Sa m'arrange si c'est elle qui les dit ça m'évite de prendre la parole pour rien. * Pensa le togruta .

                Ce fut autour du wookie de prendre la parole. On sentait que la sanction prise par la cour à l'encontre de Froome ne lui plaisait pas. Mais Radam se moquait de ces état d'âme, cette sanction l'arrangeait lui et c'est tout ce qui comptais. Le wookie confirma lui aussi qu'il fallait un nouveau leader mais il affirma son refus de prendre le poste. Parfait ! Si l'un des plus anciens du corps se refusait à en prendre les rennes ça laissait encore plus de chance à Radam.
                Content de voir que tout allait dans son sens il hésita brièvement à prendre la parole pour se proposer mais préféra attendre de voir ce qu'en pense le jeune chancelier. Après tout c'est de lui que son avenir appartient.








                Spoiler : Spoiler
                By Tev Tev' / jedi

                  
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                  Post n°8
                  Auteur : Shar'kan Nocturna

                  La réunion commençait à peine que l'un des trois témoins de la veille révélait devant moi et devant surtout l'ensemble de ses collègues son indiscipline et son comportement aucunement digne de son rang. Je ne voulais pas m'énerver pour de telles histoires, il suffisait que je garde mon calme et lui expliquer que de nos jours, ce genre de comportement n'était plus valable. Se rendait-il compte qu'une telle réaction, si elle était partagée par tous, signifiait l'autodestruction de la Garde Républicaine ? Personne, pas moi même n'osait imaginer prononcer la dissolution de ce que j'imaginais comme le fleuron de la Grande Armée.

                  - Coy Sjanneur, commençais-je, nous ne sommes plus au sein de l'Empire. Le temps où les armes parlaient de façon systématique est révolu, aujourd'hui que vous aimiez ça ou non, nous agissons aussi avec notre tête, non pas uniquement avec un fusil blaster. Maintenant peut-être n'êtes vous pas capable de cela, mais j'ose espérer que vous en soyez apte au vu de la tâche de Gardien de la République qu'il vous incombe. D'autant que l'enjeu de ce rassemblement est suffisamment important pour ne pas le bâcler, donc, saboter cette réunion ne me semble pas judicieux, par conséquent, nous resterons ici autant que nécessaire...

                  Mon regard s'était fixé sur lui, et appuyant fermement mes mains sur la table de réunion j'avais déballé mon espèce de sermon. Le sujet était clos, et il était désormais temps de se concentrer sur les véritables motivations de cette réunion qui n'était pas de jouer au professeur réprimandant ses élèves, mais bien d'aborder et aussi de construire dès cette après-midi l'avenir de la Garde de la République. La jeune Lyzs avait l'air à la fois timide et dotée d'une ambition saine qui permettrait sans doute à l'Ordre d'avancer à grands pas. Mon visage se tournait vers elle, mes yeux se perdant promptement dans les siens, puis je m'adressai ensuite à tous.


                  - Lyzs Yvanol a raison, on ne peut guère se prétendre élite de la République en n'étant seulement que huit membres de la Garde. Comme cela on ne protège pas grand chose, et encore moins la République. Cette élite il faut la construire et je suis heureux que vous et moi soyons en parfait accord mademoiselle.
                  Alors oui, bien sur qu'on va discuter de l'organisation de la Garde, mais on va surtout construire aujourd'hui. Vous imaginez bien que lorsque j'ai écris l'article de la Constitution relatif à la Garde de la République c'est que j'avais nombre d'idées derrière la tête. Tout comme vous Lyzs, je suppose.


                  Il est vrai qu'au vu de son initiative, il me paraissait évident que la jeune fille avait quasiment tout de prêt dans sa tête. Elle au moins avait véritablement l'envie de redorer le prestige de cet Ordre et de faire de celui-ci quelque chose de grand. Nous convergions tout à fait à vrai dire, nous avions cette même vision. Après une légère pause, je repris.


                  - La future réforme de la Grande Armée la rendra plus pratique. Elle prévoit la direction par un général pour chaque corps d'armée, et non pas d'un général pour tous les corps comme ce fut le cas sous l'Empire, cela pour des raisons d'efficacité et surtout afin d'éviter les dérives militaires. Or la réforme prévoit aussi que la Garde Républicaine soit un véritable corps à part entière. Les conséquences vous les imaginez : un général, un système propre de recrutement, un système propre de formation et de grades et avant tout un véritable bâtiment voué qu'à la Garde et uniquement qu'à elle.

                  Au fur et à mesure que je parlais, l'hologramme que j'avais fait apparaître au début de la séance se remplissait, laissant apercevoir un organigramme représentant la future organisation de la Grande Armée de la République. Parmi elle, on pouvait y voir la branche de la Garde et c'est alors que je zoomais sur celle-ci. Son organisation, son organigramme était vide et nous étions tous là pour le remplir. Bien évidemment, il fallait commencer par le haut. Apparu alors le titre de « Gardien Suprême » qui demeurait précisément comme l'équivalent du grade de Général.


                  - Il y aura donc un budget de débloqué pour son avenir. Si vous suivez l'enthousiasme de votre collègue, il y a des chances pour que le projet réussisse assez vite. Pour ma part, afin de gonfler les effectifs, je pensais dore et déjà construire le QG de la Garde Républicaine et de plus, commencer une phase de prospection et une grande campagne de recrutement. Il faut que ceux qui soient capables d'utiliser la Force possèdent une facilité d'accès à la Garde s'ils souhaitent l'intégrer. L'objectif est donc de populariser entre guillemets, ce corps d'armée pour qu'il puisse recruter plus aisément. Évidemment, avant tout et le Garde Glowoobal a parfaitement raison, il faut nommer un Gardien Suprême, c'est à dire votre Général. Vous vous doutez bien que le futur chef de la Garde est de fait parmi vous. Je n'aurai personnellement pas la prétention de nommer pour vous votre patron direct. Il me semble donc judicieux que ce soit vous qui le nommiez de la façon dont vous le souhaitez. Je serai simplement ici témoin et assesseur.

                  Le temps était venu, le premier Gardien Suprême de l'Histoire de la République allait être nommé, incessamment sous peu.

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                    Post n°9
                    Auteur : Coy Sjanneur

                    La prise de parole soudaine de Lyzs m'avait surpris, ainsi que son discours d'ailleurs !
                    Elle paraissait peut-être jeune physiquement, mais mentalement c'était autre chose.

                    Tout mon contraire ! me disais-je en cachant mon sourire, était-ce pour cette raison que j'appréciais grandement ma coéquipière ?

                    Le Chancelier prit finalement la parole et m'envoya aussi gentiment que possible dans les roses, certes, je n'étais pas courtois,
                    mais lui au contraire faisait de son possible pour ne pas trop me froisser :
                    témoignant ainsi de son humilité et m'intrigant ainsi au plus haut point...
                    Il n'avait rien à voir avec ses stupides politiciens que l'on voyait passer sur les programmes de l'holonet...
                    De plus il se sentait concerné de la condition actuelle de la garde, au point d'appuyer ses idées à l'aide de schémas holographiques prouvant ainsi qu'il s'était creusé la tête un minimum,
                    ce qui par conséquent, excusait son retard.


                    Mon jugement envers le chancelier se ravisa : il était consciencieux certes mais peut-être pas digne de confiance...
                    Je me redressais d'un coup sec de mon fauteuil confortable, ce qui en surpris quelques une, et m'assis convenablement dans la foulée. Le Chancelier avait finit son discours et m'observa gesticulé, pensait-il peut être que j'allais m'en allé, mais loin de moi cette idée.
                    Mes coudes appuyés sur la table, mes mains cachant la moitié de mon visage, je repris :


                    Coy
                    -Si je comprends bien vous souhaitez redorée le blason de la Garde Républicaine, c'est tout à votre honneur !
                    même si je dois avouer que j'en ai rien à péter me disais-je en dissimulant mon sourire sournois.
                    Mais pour se faire il nous fait simplement un Général qui chapeaute tout...

                    Je balayais du regard chaque membres présent dans la salle, réfléchissant ainsi à chaque possibilité tout en frottant méticuleusement ma barbe de trois jours avant de reprendre :

                    Coy
                    -Donc, du coup le ou la Général, représentera l'image de la Garde Républicaine,
                    ses interventions : tant sur le terrain que politique ou même médiatique auront un impacte direct sur notre image...
                    Intéressant !


                    Jetant un bref coup d'oeil à ma droite et à ma gauche, je conclue finalement mon petit monologue :

                    Coy
                    -Je ne me porte pas volontaire pour ce poste, je n'ai pas les épaules ni même la patience pour endosser ce rôle, si mes souvenirs son exact, il en est de même pour le chevalier Glowoobal...
                    Cependant une petite voix me dit que la chevalière Lyzs Yvanol a une idée derrière la tête concernant la gestion de la Garde Républicaine. Si vote il y a, je le donne volontiers à cette jeune fille digne de confiance.
                    Si quelqu'un a autre chose à proposer : qu'il ou elle parle !

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                      Post n°10
                      Auteur : Lyzs

                      Lyzs écoutait les remarques de l’imposant Wookie. Il était apparemment concerné par la peine de Froome et la jeune fille ne put s’empêcher de se demander si le jugement était bien juste. Après quelques questions intérieures, elle décida de se reconcentrer sur le sujet en entendant la voix du chancelier. Les premiers mots qu’il prononça étaient bien plus alarmants que le simple timbre de sa voix : il s’adressait à Coy pour calmement le remettre à sa place. Lyzs, pour une raison qui lui échappait, se sentait gênée. Elle restait le plus immobile possible, comme pour s’effacer sans vraiment s’en rendre compte. La tête légèrement penchée, elle observait Coy qu’elle devinait au travers de sa frange.

                      *Je le savais que tu allais te faire remarquer, toi…*

                      Soudain, le nom de la jeune garde fut à son tour prononcé par le chancelier. Elle se redressa promptement, comme pour montrer qu’elle écoutait attentivement. Son malaise s’évanouit, bien vite remplacé par le sens du devoir : il fallait qu’elle soit attentive pour ne pas prendre de retard sur la discussion. Monsieur Nocturna était d’accord Lyzs et ça la rassurait grandement. Elle avait eu tout le temps nécessaire pour douter de ses propos et de la justesse de ses mots. Des doutes qui, une fois évincés, ne laissaient plus place qu’au désir de bien faire de la jeune fille. Dans son écoute, elle acquiesça silencieusement lorsque le chancelier supposa qu'elle avait bien réfléchit au sujet. Décidément, il n’y allait pas par quatre chemins. Ça la changeait de l’idée qu’elle s’était faite des politiques.

                      L’exposé était propre et concis, l’ancienne chevalière ne trouvait rien à redire et se contentait de hocher la tête en signe d’approbation. A un moment, elle eut une question au sujet de la localisation d’un corps militaire d’élite. Elle imaginait que le chancelier ne l'aborderait pas. Elle pourrait en parler par la suite si personne d’autre ne s’en chargeait. Finalement, son raisonnement fut coupé par la fin de l’explication des conséquences de la séparation de se corps militaire.


                      *C’est plaisant de voir que je peux avoir les mêmes idées que le dirigeant de la république. C’en est presque électrisant, en fait.*

                      Les mains jointes sur la table, la jeune garde se frottait les pouces, un peu gênée : le chancelier avait à nouveau attiré l’attention sur elle en soulignant son enthousiasme. Peut-être en avait-elle trop fait ? Elle espérait ne pas être mal vue par ses collègues. Cela ne l’empêchait pas pour autant d’écouter le dirigeant finir d’exposer son plan de recrutement. Une fois encore, les avis se rejoignaient : mais jusqu’à quel point pouvaient-ils avoir le même raisonnement ? C’était une question que se posait la jeune fille.

                      D’un coup, l’attention de Lyzs se porta sur Coy qui redressa brusquement. Il prit ensuite la parole pour faire remonter quelques évidences. Puis, une fois encore, la fille aux cheveux noirs fut nommée comme centre d’attention. Sans s’écraser cette fois, elle se pencha en avant et tendit délicatement son bras droit pour faire quelques va-et-vient vers le bas, la main plate. Elle faisait tout simplement signe de se calmer à Coy : il ne fallait pas être trop hâtifs. De plus, elle ne savait pas si l’appui de Coy était une bonne ou une mauvaise chose, dans cette situation.


                      — Allons, allons. On ne peut pas décider d’une chose pareille aussi facilement. dit-elle en se reculant pour se tenir droite. Tout d’abord, je pense que décider de la personne qui aura le rôle de gardien suprême n’est pas une priorité. C’est quelque chose que nous allons faire, oui, mais donnons-nous au moins le temps de cette réunion pour apprendre à nous connaître. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère.

                      Lyzs avait effectivement pour ambition de s’occuper de la garde. C’était une décision qu’elle avait prise rationnellement en étudiant tout ce qu’elle avait à disposition au sujet des autres membres de la garde. Elle avait espéré y trouver quelqu’un d’au moins aussi important que Froome, mais elle ne remarqua qu’un togruta ayant le même grade qu’elle et Coy. Elle put y voir qu’il était particulièrement à cheval sur le protocole, tout en étant médaillé deux fois. Cependant, elle notait en lui quelque chose qui ne lui plaisait que peu : il avait l’air suffisant, fier et surtout trop ambitieux.

                      Lyzs, elle, ne se serait imaginée réfléchir à un potentiel bombardement au poste de générale dans d’autres circonstances. Pour Radam, ça semblait être différent. La jeune fille avait eu l’impression de lire le parcours de quelqu’un qui travaillait pour évoluer en grade, et non pas principalement pour le devoir. La jeune fille imagina donc qu’il allait forcément s’exprimer pour se présenter au poste de gardien suprême à un moment ou à un autre. Elle ne put s’empêcher de lui adresser un bref regard avant de reprendre. Elle avait conscience qu'il fallait maintenant exposer son raisonnement, même si ça impliquait de risquer de peut-être trop en faire une fois de plus.


                      — Je pense qu’il y a des sujets qui méritent de passer avant ce choix. Je pense par exemple au recrutement. dit-elle en se tournant vers le chancelier. Réussir à rassembler des utilisateurs de la force sous la bannière de la république, dans un corps d’élite, peut se faire. Je pense aussi que médiatiser et populariser la garde républicaine est un bon moyen d’y arriver. J’en suis d’autant plus convaincue depuis que j’ai constaté que vous y aviez aussi pensé, chancelier.

                      Elle baissa brievement la tête, comme pour s’incliner. Elle voulait souligner son respect. Il était hors de question de laisser croire qu’elle voulait simplement jouer à celle qui fait mine d’être d’accord d’avec le plus fort. Une certaine forme d’humilité s’afficha sur son visage.

                      — Nous pouvons y arriver en appelant au devoir, dans un monde idéal cela pourrait marcher. Ou bien nous pouvons faire monter un certain prestige qui inciterait à l’engagement volontaire. Il y a aussi les tests sanguins. Je ne pense pas qu’arracher un enfant à sa famille soit une bonne chose, mais, si la garde est prestigieuse, les parents seront plus enclins à les orienter vers nous. C’est une option pour le long terme... Quoi qu’il en soit, je voulais parler de ceci pour en venir à un autre sujet problématique : la formation.

                      Elle laissa un silence, comme pour annoncer un nouveau chapitre tout en faisant un tour de table du regard. Le sujet que Lyzs allait aborder était complexe : elle se servit de ce temps pour remettre de l’ordre dans ses idées.

                      — Si nous recrutons, il va nous falloir former. Nous sommes huit gardes et nous ne sommes pas instructeurs. Personne ici ne peut prétendre être capable de former complètement une recrue. Bien sûr, initier un novice au Shii Cho et lui faire découvrir son affinité avec la force est quelque chose que chaque garde peut faire… avec un peu d’application. Cependant il existe de nombreux styles de combat utiles dans de diverses situations. Nous avons de nombreux documents à disposition, certes, mais je doute qu’une simple lecture puisse aiguiser la maîtrise du sabre. Il en va de même pour l’utilisation de la force. Je me demandais donc comment nous allions faire pour réussir à nous former d’abord nous-même, pour ensuite être capable de former les recrues. De plus, n’est pas instructeur qui veut. Ce n’est pas parce que quelqu’un maîtrise le Soresu qu’il peut l’enseigner. Il faut avoir la fibre… A mon sens, c’est le plus gros frein à l’évolution de la garde. Peut-on compter sur l’aide des Jedi ? Doit-on nous débrouiller par nous-même en espérant atteindre leur niveau un jour ? Il nous faut répondre à ces questions, mais il y en a aussi beaucoup d’autres qui méritent d'être traitées. J’ai effectivement beaucoup réfléchis à toutes ces choses : les formations, l'organisation, l'administration, l'utilisation du budget... Je n'ai pas réponse à tout, c'est certain et ce serait très prétentieux de le penser... mais j'y ai réfléchis.

                      Un peu perturbée par ses propres mots, la jeune fille commençait à se perdre. Ce n'était pas si facile de s'exprimer en présence de tant d'autorité.

                      — Il nous faut aussi penser à la localisation : serons-nous uniquement basés sur la planète capitale ? Devrions-nous nous disperser pour éviter d’être figés sur un seul point en cas d’urgence ? Je… hésita-t-elle. J’expose quelques axes de réflexion pour vous dire que nous avons encore du chemin à faire avant de décider de qui sera notre général. Êtes-vous d’accord avec moi sur le fait que nous devrions faire ça en dernier ?

                      Lyzs fit passer son regard clairement interrogatif, bien que chargé de déférence, sur chacun des visages de l’assemblée. Elle y cherchait un soutien ou même du simple intérêt. Elle vit cependant que Char’Dy, Ghosn et Kuznetsova n’avaient pas l’air très enclins à prendre la parole. Elle comprit que Kreyn, étant une recrue, s’abstiendrait sûrement lui aussi. Elle insista alors à nouveau sur Radam, Coy et enfin le chancelier pour marquer la fin de sa prise de parole et inciter à la réponse.
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                        Le chancelier prit la parole, chose qu’attendait Kreyn depuis l’attitude irrespectueuse du dénommé Coy, très attentif au chancelier il ne fut pas déçu, remettant gentiment ledit garde à sa place tout en conservant son calme, la suite était impeccable, on sentait que le chancelier avait longtemps travaillé sur la garde, il avait des projets pour elle. Puis il souleva la nécessité d’un garde suprême, étant une recrue n’ayant même pas fini sa formation Kreyn se doutait que son avis serait surement inutile. Puis le garde irrespectueux repris la parole et quelque chose dans ses paroles fit tiquer Kreyn il venait de parler de représentation sur le terrain, au niveau politique et au niveau médiatique…et il donnait son vote pour la « petite fille » qui certes avait su montrer son engagement pour la cause de la garde mais qui demeurait ce qu’elle semblait être, une jeune fille timide sans grande expérience de la guerre et de la scène politique. Cependant Kreyn ne se sentait pas assez important pour le faire remarquer.

                        D’ailleurs cette dernière calma le jeu immédiatement, mentionnant le fait que ce n’était pas le plus important. Kreyn était tout à fait d’accord, peu importe le chef pour l’instant, ce qui comptait c’était le futur de la garde. Elle donna à nouveau des pistes de réflexion, immédiatement Kreyn se sentit mal à l’aise, elle parlait de médiatiser et de redorer le blason de la république afin d’inciter à rentrer dans la garde, comment comptait-elle s’y prendre ? Une fois encore elle donna quelques pistes mais aucune ne satisfaisait le whiphid. Enfin la garde mentionna un point qui fit monter l’attention de Kreyn : la formation. Là encore des suggestions furent mentionnées, assurément elle avait bien préparé son discours. Kreyn observa le reste des visages, qui prendrait la parole ? Quels étaient les projets du chancelier pour la garde? En temps normal Kreyn se serait maintenu dans une attitude silencieuse mais il voulait voir ce que le Chancelier avait derrière la tête. Se redressant dans son siège et par la même occasion dépassant les têtes d'une bonne trentaine de centimètre il dévisagea longuement le jeune homme avant de prendre la parole.


                        -Si vous le permettez chancelier j’ai une question pour vous, nous parlons de formation, de recrutement, tout cela est juste mais avant cela peut être pourriez-vous dire ce que vous attendez de nous. Vous avez dit que vous vouliez faire de nous l’élite républicaine. Ma question est donc : que voulez-vous faire de l’élite de la république ? De mon point de vue une "élite" ne peut être utilisée pour n'importe quelle tâche, quelle sera la nôtre?

                        Le ton avait été respectueux, après tout pour le moment le chancelier avait toute la confiance de Kreyn, cependant Kreyn n’était pas du genre à donner sa confiance au premier venu, fut-il chancelier, chancelier n’est qu’un titre, le plus important est l’homme qui endosse ce titre. A quoi destinait-il la garde ?

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                          Auteur : Super PNJ



                          Eliakos Radam




                          Enfin le chancelier prenait la parole. Allait-il nous servir une soupe politique ? Un discours émouvant ? Non. A la grande surprise du togruta il commença par remettre en place l'un des gardes républicains : celui qui avait eu l'audace et le toupet de dire d'une façon excessivement énervante qu'il fallait écourter la réunion. * Ce chancelier donne l'impression d'être plus "humain" que politicien mais ça ne peut aussi n’être qu'une façade * se dit Radam. Il restait très méfiant des politiciens même s'il aimait recevoir leurs ordres. Puis le chancelier reprit pour rentrer dans le vif du sujet. Quand il prononça le nom de la gardienne ça fit tilt dans le cerveau du Togruta : * Lyzs Yvanol ! Je savais bien que j'avais déjà entendu parler d’elle. Son visage me disait quelque chose. * En quelques secondes il se souvint des quelques mots entendu par des soldats qui faisait l'éloge de la jeune fille. Il fit un rapide tour de table de son regard mais ne reconnut personne d'autre, pas même le bon à rien dénommé Coy. Il se reconcentra sur les paroles du chancelier car d'une part étant le chef c'était la moindre des choses que de ne pas l'ignorer mais surtout car c'est lui qui allait donner le ton à la suite de la réunion.

                          Radam frissonna de joie quand le chancelier parla de général, de formation, de grade et de bâtiment. C'est tout ce qu'il espérait depuis que le régime politique avait changé. Ce qui fit très plaisir à Radam c'est de voir l'organigramme que le chancelier avait avec une jolie place vide tout en haut. Il y a avait même écrit " Garde suprême ". Le togruta imaginait déjà son nom dans la dite case * le garde suprême Radam , ça sonne super bien ! * Il esquissa un sourire mais le remballa très vite pour pas qu'on croit qu'il se moquait du chancelier ou que l'une de ces paroles le fasse rire. Il était sur un petit nuage, tout se déroulai comme il le voulait, et il y avait même des choses en plus qui l’intéressait grandement comme le nouveau bâtiment et la formation des recrues. Mais son petit rêve ce brisa assez vite avec la prise de parole du garde Coy, dit « le malotru » surnom qu'avait choisi Radam. * Il a faut qu'il l'a ramène celui-là ! Bon voyons ce qu'il à dire *
                          A part des affirmations logique que venait de dire le chancelier le garde Coy ne disait rien de bien intéressant… jusqu'au moment où il expliqua que, si vote il y avait, il donnerait sa voix a la garde Yvvanol. A ce moment là, les yeux du troguta s’écarquillèrent. Un sentiment d’incompréhension le submergea. * Comment peut-il donné sa voix à cette jeune fille alors que moi et mes années de carrière le méritons bien plus ? * Il s'apprêta à prendre la parole mais préféra se taire pour ne pas sous le coup de la colère : il avait peur d’aller trop loin ou de commettre une erreur. Il s'assit donc correctement dans son fauteuil et attendit des réactions. Elles ne mirent pas longtemps à venir car la principale concernée prit la parole.

                          Les paroles de Lyzs étaient censées, réfléchies, et à dire vrai : elle avait raison. La place de garde suprême ne devait pas être donnée tout de suite. Ce qu'il pensait être logique était finalement moins avantageux et la garde Lyzs l'avait peut être compris : mieux valait convaincre le chancelier et les autres gardes en proposant des idées et en argumentant ces choix pour prouver qu'on était le candidat idéal au poste de garde suprême.
                          Une fois le tour de parole de la jeune humaine fini Radam voulut prendre la parole afin de lui aussi exprimer ses idées mais il fut coupé dans son élan par une recrue. Une sorte de grosse boule de poil qui posa une question relativement stupide, d'après le togruta. Par respect et politesse il laissa l'espèce de serpillière finir de s’exprimer sans vraiment comprendre la raison de sa présence à la réunion. Il se racla la gorge, se leva et prit enfin la parole :


                          - Avant de répondre à cette question audacieuse chancelier j'aimerais revenir sur les propositions du garde Yvanol. Avant tout, je vais me présenter pour ceux qui ne me connaissent pas : je suis Eliakos Radam, ancien chevalier impérial aujourd'hui devenu garde républicain comme vous tous, ou presque. Il adressa un regard au novice Kreyn. Je me permets de prendre la parole car je pense que mes 10 ans de carrière, mes médailles et mes faits d'armes pourront apporter une bonne vision des choses et peut être aussi des propositions acceptables.
                          Il venait de jouer son premier atout à la course au poste de garde suprême : son expérience. Comme tout bon militaire, Eliakos aimait beaucoup revenir et se vanter de ses victoires et autres récompenses.

                          - La gardienne Yvanol pense qu'il faudrait faire monter un certain prestige afin que les parents soit plus enclins à venir faire former leur enfant sensible à la force chez nous. Je ne vois pas quel prestige il faut faire monter ? Que ce soit en tant que chevalier impériale ou en tant que gardien républicains nous avons toujours été prestigieux. Notre sensibilité à la force fait de nous le meilleur corps d'armée et, hormis les jedi, aucun combattant ne nous égale ou ne nous surpasse. Comment être plus prestigieux que cela ?
                          Du regard il fit un tour de table rapide puis repris ne laissant finalement le temps à personne de répondre à sa question.

                          - Comme la proposé cette charmante demoiselle l'idéale serais d'en appeler au devoir. Un recrutement fais de message holographique passant en bande un peu partout avec un slogan accrocheur du genre : Sensible à la force , i want you ! On peut bien sur imaginer autre chose les slogans ne sont pas mon fort. Bref un bon recrutement pour arriver à une bonne formation. Vous dites jeune fille qu'ici personne ne peut se prétendre capable de former entièrement une recrue mais vous avez tort! Moi je suis capable de le faire car je l'ai déjà fait et plus d'une fois ! Ces soldats ne sont plus parmi nous aujourd'hui malheureusement mais j'ai pu former du monde. En effet durant toute ma carrière j'ai changé plusieurs fois de forme de combat avant de trouvé celle qui me correspond le mieux. J'ai pu travailler plusieurs pouvoirs de la force et même si je ne les utilise pas tous aujourd'hui j'en connais plus que les bases.
                          Une parole qui n'allait pas tomber dans l'oreille de sourd et qui pourrais le désavantager pour la course au poste qu'il convoite. Radam ne faisait pas de pause il débitait toute ses paroles d'une traite sachant exactement où il voulait en venir... ou presque.

                          - Mes chers confrères, consœurs, et novice, dit-il en adressant à nouveau un petit regard à la boule de poil,les jedis n'ont plus rien à faire avec nous, notre bon chancelier à décrété que la république seras laïque du coup nous sommes face à nous-même mais moi Elikos Radam je peux compléter votre formation ou vous former du début à la fin. Je peux mettre en place une organisation de formation par pallier avec test et monté en grade selon les compétences.
                          S'en le savoir vraiment le togruta venait de torpiller sa propre candidature au poste de garde suprême car le chancelier ne laisserait pas passé une occasion d'avoir un un bon formateur sous la main. Radam continua quand même son intervention pensant toujours marquer des points contre la jeune Lyzs.

                          - Pour en finir je pense qu'au niveau de la localisation nous devrions avoir un QG sur Coruscant mais aussi des "bases" un peu partout dans la galaxie républicaine. On pourrait intervenir plus rapidement mais on pourrais aussi recruter plus facilement sur différents mondes. J'en ai fini. Je réagirais à nouveaux après vos propositions.

                          Radam tomba avec légèreté dans son fauteuil. Un sentiment de réussite le parcourait. Il avait contre argumenté les propositions de la jeune humaine pensant la mettre hors et voyait déjà la place de garde suprême s'offrir à lui.




                          Spoiler : Spoiler
                          By Tev Tev' / jedi
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                            Post n°13
                            Auteur : Shar'kan Nocturna

                            Adossé contre mon fauteuil en bout de table, j'écoutais les Gardes qui un à un ou exposaient leurs visions de leur corps d'Armée ou bien m'adressaient directement quelques questions. Ce que je retins fut une évidence qui me sauta aux yeux : la diversité de ce groupe de huit était extrêmement surprenante. Aucun des Gardes ne ressemblait à un autre. Sur le coup, je ne pus m'empêcher de me demander si c'était une bonne chose que le groupe soit constitué de soldats d'élite diamétralement différents les uns des autres. Était-ce néfaste parce que les conflits risquaient d'être évidents ou était-ce bénéfique parce que un Garde pouvait s'enrichir d'un autre ? La question bien qu'intéressante s'échappa relativement vite de mon esprit pour me concentrer de nouveau sur le vif du sujet.
                            S'ils ne voulaient pas d'un chef maintenant, l'Ordre souhaitait débattre des méthodes nécessaires pour faire grossir leur rangs. J'allais répondre à tous. Eliakos Radam semblait être un valeureux Garde de la République, et ses faits d'armes le confirmaient. Lyzs pensait qu'au sein du groupe personne n'était encore capable de former les jeunes recrues, mais elle s'était peut être trompée sur ce point, Radam en était sans doute capable et peut être allait-il se charger de ce poste à condition qu'il n'hérite pas des méthodes de Froome. De façon générale, la Garde avait besoin de gagner en sagesse. Celle-ci s'acquiert souvent avec l'expérience et le temps. Un vieux proverbe disait que la calme sagesse est une épouse fidèle, la précipitation une prostituée. A cette pensée, je souriais me disant qu'il y avait sas doute du vrai là dedans.
                            Scrutant l'ensemble des huit, j'attendis que chacun se soit exprimé afin d'ensuite prendre la parole. Bien que quelques-uns se soient abstenus, sans doute parce qu'ils n'avaient ni l'âme d'un chef, ni les idées pour améliorer leur Ordre, je me redressais sur mon fauteuil, appuyant mes avant bras sur la table.


                            - Comme je l'ai déjà dit, on ne peut prétendre être une élite en étant une huitaine de Gardiens. Je pense que cela vaut aussi pour le prestige Eliakos Radam. La Garde doit devenir bientôt un corps d'armée à part entière, à la hauteur de l'Armée de terre ou de la Marine de la République. Elle se fait littéralement avaler en terme d'effectifs et en terme de puissance, en cela elle manque de prestige. Bien évidemment, le nombre de Gardiens restera inférieur aux effectifs du reste de l'Armée et il le faut pour faire comprendre au peuple de la République que même en infériorité numérique, la Garde surpasse en compétences, en puissance, en technique et en discipline n'importe quel autre corps de la Grande Armée Républicaine.

                            Regardant chacun d'entre eux, j'affirmais ma volonté de faire d'eux plus que le fleuron militaire de la République que je dirigeai. Il fallait qu'ils deviennent véritablement une force d'élite unique dans la galaxie.

                            - Cependant, repris-je sur un ton très sérieux et investi, il est bien évidemment nécessaire de gonfler les rangs de la Garde. Nécessaire pour être visibles aux yeux du peuple. Le tout est d'être ni trop nombreux, ni en sous-nombre pour briller. Il n'y a que des êtres sensibles à la Force qui peuvent y rentrer et il faut que chacun d'eux, postulant afin de devenir l'un des vôtre y parvienne. Cela demeurera votre objectif. On abandonne bien évidemment les méthodes de Froome telles que je les ai entendues lors de son procès. N'oubliez pas, la sagesse. Les Jedi ne sont pas les seuls guerriers utilisant la Force se battant en essayant d'être sage. La sagesse est universelle et vous devez en user pour devenir ce que vous voulez devenir.
                            Ici, il n'y a ni côté obscur, ni côté clair de la Force. Ici il n'y a que vous et la sagesse vous guidera dans vos méthodes d'enseignement ou même encore d'apprentissage pour certains. La sagesse n'interdit pas l'énervement, la colère, la gentillesse, la générosité, l'amour, le don de soi, l'effort, la volonté, la réussite ou l'échec. Elle suggère tout cela au contraire, mais avec modération.

                            Quant à vous, Eliakos Radam je pense effectivement que vous êtes le mieux placé pour continuer l'initiation des Gardes de la République ainsi que des nouveaux à venir. La priorité est véritablement d'accomplir cette formation technique et mentale afin d'être capable de gérer une éventuelle affluence de recrues.

                            J'affichai aux Gardiens un sourire sincère, c'était cela ma vision de la Garde, non pas que l'élite de la République au final, mais son summum, son fleuron ultime. Tout ce que j'avais expliqué durant ce long discours était pour moi la condition sine qua non pour être puissant. Non pas puissant au sens des Sith, c'est à dire de façon éphémère et au final profiter de celle-ci sur les autres jusqu'à que quelqu'un de plus fort vienne prendre notre place. J'imaginais la notion de puissance au sens où la Garde devait régner à long terme au point même d'en devenir un mythe. Peut-être étais-je trop ambitieux ou irréaliste. Mais pourtant ils avaient ce don de l'Univers, la Force, ils se sont affranchis du côté clair et du côté obscur, ils sont libres, ils sont voués à être forts. Toutes les conditions étaient là réunies pour forger ce corps d'élite jamais égalé auparavant dans l'histoire de la Galaxie. Et même si c'était irréalisable, rien n'empêchait de vouloir se diriger vers cet objectif et tendre de façon significative vers celui-ci.

                            - Donc oui, il va falloir lancer cette fameuse campagne de recrutement,
                            continuais-je calmement en inscrivant les différents objectifs à accomplir sur l'hologramme central, une campagne forte et sur le long terme nécessaire pour gonfler les rangs de la Garde. J'aime l'idée de la campagne holographique. J'imagine même une petite mise en scène accrocheuse afin d'attirer le regard. Je marquais une légère pause, histoire de convenablement afficher mes écrits. Ce qu'il faut aussi, c'est débrider les utilisateurs de la Force. La Loi de la Force interdit les rassemblement de deux êtres sensibles et plus. Je compte appliquer un décret dès la fin de la séance autorisant de nouveau l'utilisation de la Force à des fins purement personnelles et non criminelles. Il ne faut plus que ces gens là se fassent pointer du doigt pour se faire dénoncer, il faut qu'on les regarde parce que ce sont des gens possédant un don exceptionnel utile pour tous, qu'ils peuvent mettre au service de la République et donc du bien commun.

                            J'abordais directement en continuant mon discours sur l'utilité d'un Quartier Général.

                            - Un QG est bien évidemment nécessaire, tout le monde est d'accord sur ce point. Je souhaiterai discuter avec vous de sa localisation sur Coruscant avant d'entamer les constructions du bâtiment. Ce que je voudrais, c'est construire le QG dans les zones qui sont destinées à accueillir les nouveaux quartiers de la planète ayant été détruits lors de la bataille de Coruscant. De cette façon, nous pouvons plus facilement négocier l'espace dont vous aurez besoin et investir dans des infrastructures diverses et variées sans se soucier des immeubles qui vous entourent. Bien évidemment, le bâtiment sera inclus dans le quartier lui-même, ne vous attendez pas à travailler à côté de gravats. On peut même imaginer que ce quartier soit purement militaire, rassemblant tous les corps d'Armée dont le votre pour des raisons pratiques. Je vous laisse le choix.

                            Durant mon monologue, le plan de Coruscant s'affichait sur l'hologramme et celui-ci zoomait petit à petit sur la zone de construction en question. Une zone qui allait bien évidemment être directement reliée à la Cité Capitale pour des raisons pratiques et administratives. Le quartier était vaste et le projet faisait initialement parti des « Grands Travaux » de la planète non encore officiellement annoncé par le Gouvernement. La phase de reconstruction de la planète allait d'ici peu entamer le plus gros du travail. Coruscant n'avait pas besoin d'améliorer son image, la Capitale restait la Capitale. Mais en terme économiques et en terme d'efficacité, il fallait bien s'atteler à la reconstruction. Surtout qu'il s'agissait d'une opportunité incroyable pour enclencher un renouveau infrastructurel inédit sur Coruscant. C'était d'autant plus une énième raison qui me poussait à conserver mon poste de Sénateur, la République et la mégalopole planétaire étaient bien trop liées.

                            - En revanche, fis-je en regardant l'hologramme de la Capitale tournoyer sur lui-même, je ne souhaite pas implanter des annexes sur différentes planètes de l'espace républicain pour le moment. Tout simplement parce que votre nombre est pour l'instant bien trop réduit. J'attendrai de voir les premiers résultats de la campagne de recrutement afin de me rendre compte si ces constructions se révèlent nécessaires. Je ferai par conséquent passer l'ordre aux différentes bases de la Marine et de l'Armée de terre de bien vouloir vous accueillir lorsque vous en aurez besoin.

                            Je regardais désormais fixement Kreyn.


                            - Quant au rôle de l'élite, disons qu'il me semble évident que lorsqu'un corps est destiné à devenir le fleuron de l'armée, celui-ci se charge des missions les plus dangereuses, souvent les plus secrètes, celles que seules vous pourraient réussir. Qui de mieux pour combattre un utilisateur de la Force qu'un utilisateur de la Force ? Vous savez, continuais-je sur un ton posé, je ne suis pas naïf... Les Sith sont ce qu'ils sont. Nous avons mis à mal leur Empire, je ne m'attends qu'à des représailles de leur part. Bien sur ils ne représenteront sans doute pas le seul danger à l'avenir et ils ne seront pas vos seuls adversaires. Quand bien même ils me semblent problématiques, je reste donc sur mes gardes sans vouloir faire de jeu de mot, finis-je en un sourire.

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                              Auteur : Lyzs

                              La réunion allait bon train. Lyzs, portée par le sérieux de l’endroit et plus motivée que jamais, en oubliait d’être gênée. Même elle ne pouvait s’empêcher d’avoir une appréhension sur les réactions aux phrases qu’elle se répétait mentalement, elle construisait son discours sereinement tout en écoutant les autres parler. Son verre d’eau, lui, l’appelait depuis que le chancelier était entré : elle n’avait pas pu le finir depuis. Entre la prise de parole de Kreyn et celle de Radam, elle l'attrapa pour le boire tranquillement, sans se presser. Après tout, tout ce qui était ici présent avait une raison de l’être : les verres étaient là pour être bus, les gardes étaient là parce qu’ils le méritaient et le devaient. La jeune fille devenait de plus en plus sereine en ce qui concernait sa position. Elle posa son verre sur le bord de la table avant de s’appuyer contre son siège. Sans faire attention et par habitude, elle fit glisser son verre vide jusqu’à sa position initiale avec l’aide de la force en ne bougeant que son index. Après cela, elle fixa le togruta qui se présentait. Radam était clair et ses phrases bien faites, mais Lyzs n’appréciait toujours pas la façon dont il s’exprimait. Elle crut même percevoir en lui un semblant de quelque chose lui rappelant Froome. La jeune fille ne put s’empêcher d’être surprise. Tout d’abord elle jugea sa vision du prestige un peu trop superficielle. Certes, être un utilisateur de la force armé d’un sabre laser est prestigieux, mais le corps militaire en tant que tel n’avait rien de fabuleux. D’un hochement de tête, elle montra son désaccord. Il prit ensuite un exemple de campagne holographique, élément indispensable au recrutement et particulièrement évident. Elle acquiesça tout de même, intérieurement. Ensuite, le togruta l’attaqua subtilement en la contredisant. Il était peut-être capable de maîtriser plusieurs formes, mais Lyzs doutait fortement de la capacité à enseigner de quelqu’un qui aimait dire « moi je ». Elle nota cependant qu’elle devrait revenir sur ce point. Enfin, sa vision de l’implantation de la garde à travers la galaxie était juste mais trop hâtive : il aurait dû préciser qu’il parlait de très long terme afin d’être plus crédible. Lyzs était d’accord sur le fait que la garde aurait besoin d’être implantée à différents endroits, mais elle imaginait plutôt une cohabitation avec d’autres corps militaires.

                              Shar’kan Nocturna se lança à son tour dans ses explications. Son avis rejoignait celui Lyzs en ce qui concernait le prestige de la garde et sa volonté de faire quelque chose de grand. C’était quelque chose d’appréciable et d’encourageant : plus l’organisation aurait de moyens, plus la mission de justice que la jeune fille s’était donnée serait remplie. Toutes les explications du chancelier allaient dans le sens des pensées de Lyzs, ce qui, une fois encore, la rendait fière de son raisonnement. Après la brève description du rôle de la garde destinée à Kreyn, le chancelier finit sur une touche d’humour qui ne fit que légèrement sourire la fille aux cheveux noirs : elle ne savait pas vraiment comment réagir à une plaisanterie de quelqu’un d’aussi haut placé. Après avoir laissé le temps aux gens de digérer les informations, et la blague, elle se positionna pour prendre la parole. Il était temps de faire dans le détail. Elle inspira longuement avant de se lancer.


                              — En effet, notre rôle est de mener des missions d’importance majeure. Les Sith représentent une menace latente, c’est certain : nous ne savons pas à quel moment ils peuvent frapper, mais ils sont là. Il existe cependant une multitude de situations dans lesquelles un corps militaire d’élite comme le nôtre doit intervenir. Nous n’allons pas rester dans un quartier général flambant neuf jusqu’à ce que les Sith se décident à se montrer, non. Nous avons le devoir d’agir lors de prises d’otages, d’enquêtes, d’investigation de missions d’extractions, d’escortes et j’en passe sûrement. Comme l’a dit monsieur Nocturna, nos manœuvres seront de l’ordre de l’uniquement possible pour les sensitifs. Cependant… il est aussi hors de question de rester inactif uniquement à cause d’un manque de missions cruciales. Pour résumer : nous devons être capables de tout.

                              Lyzs afficha un sourire, presque ironique, en se rendant compte des exigences qu’elle avait. Ça allait être beaucoup de travail, surtout pour elle. Elle avait maintenant pris l’habitude d’observer un petit silence après chaque étape de son raisonnement. Cette fois-ci, elle souffla longuement et doucement, comme pour se préparer à quelque chose de périlleux. En s’appuyant un peu plus sur la table elle reprit.

                              — Tous ces axes d’opérations nécessitent de bonnes formations. On ne parle plus ici de maîtrise du sabre, ou de la force, mais de procédures militaires. Nous allons être une élite, nous devons être entraînés comme une élite. J’estime qu’il est primordial, en plus d’être entraînés au combat, d’être formés aux méthodes militaires. Il y a des méthodes à connaître, des comportements à acquérir. C’est tout un programme d’enseignement qu’il nous faut mettre en place et c’est pour ça que je pense qu’il va nous falloir dédier une partie du quartier général à l’enseignement. Si tout se passe en interne, il y aura plus de relations entre les étudiants et les gardes déjà formés. Cela facilitera le partage des connaissances. De plus, je pense qu’un système de parrainage serait le bienvenu : les Jedi nous ont montré qu’avoir un tuteur était un bon moyen de s’améliorer. Je pense que ce système est tout à fait valable, même si je ne parlerai pas de « maître ».

                              La jeune fille se rendit compte qu’elle s’était éloignée de son idée de base, emportée par son besoin d’exposer toutes ses idées. Elle s’éclaircit timidement la voix, la bouche cachée derrière son poing fermé, avant de reprendre.

                              — Pour en revenir au programme, il va falloir mêler la théorie, la pratique et le combat. Pour ce faire il va nous falloir des salles dédiées au combat, mais plus important encore : un terrain de reconstitution de situations réelles. Ils sont fréquents et souvent il s’agit de bâtiments recyclés, mais si notre quartier général se trouve dans une zone militaire : y en implanter un serait l’idéal. De plus, nous pourrions le partager avec des autres corps. Je pense que c’est un investissement nécessaire si on ne veut pas limiter les entraînements à cause des déplacements.

                              Lyzs commençait à exposer toutes ses idées dans le détail : elle ne craignait plus de passer pour une idéaliste ou une petite fille naïve. Elle avait fini par comprendre que personne à part Radam, le chancelier et elle, n’était capable de réfléchir correctement à la situation. Emporté par ses convictions, son bras droit se mit à suivre ses paroles en mimant des images claires comme s’il était là pour accompagner son discours.

                              — Je pense d’ailleurs qu’il faut implanter notre futur quartier général au centre de cette zone dédiée à l’armée. Ainsi, les bâtiments pourraient s’organiser autour de notre complexe. J’imagine les choses ainsi, puisque si l’on visualise une pyramide de l’armée : nous sommes à son sommet en tant qu’élite. Si nous sommes au sommet de cette forme, nous sommes aussi centre de sa base. Être au cœur de tout le complexe militaire serait utile pour notre image, nous en serions la tête. Ce serait une bonne chose pour l’image de la garde. Qui plus est, si nous sommes dans un quartier militaire, nous pourrons facilement faire venir des intervenants ou des enseignants pour les cours théoriques. Il va bien entendu falloir y avoir des spécialisations en fonction des aptitudes de chacun des étudiants, mais il faut que nous sachions tout faire : les missions qui nous seront confiées peuvent parfois créer des situations inattendues… Du coup, il faut être préparé à tout. Des cours sur chaque corps militaires afin d’avoir des hommes d’action, oui, mais aussi des officiers.

                              Elle marqua une pause et vit qu’elle avait réussi à captiver quelques gardes qui étaient restés jusque-là inexpressifs. Elle sourit, comme si elle était fière de voir ses collègues s’intéresser à ce qu’il se passait. Cependant, ce n’était pas de la joie : c’était l’expression de quelqu’un qui savait que les naïfs iraient droit dans le mur, un sourire mélancolique. Elle se replaça en prenant une position moins forte, plus personnelle.

                              — Voir une personne de mon âge et de ma carrure doit sûrement vous laisser penser que je suis prétentieuse et trop ambitieuse, mais je ne pense pas que ce soit le cas. Je ne voudrais pas que vous vous imaginiez des choses : je ne vous parle pas de prestige, de puissance et de savoir-faire pour simplement avoir le prestige, la puissance et le savoir-faire. J’estime au contraire qu’il nous faudra rester humble, et j’aimerais insister sur la notion de sagesse. dit-elle en adressant un regard au chancelier. N’oublions pas que ce don qui est le nôtre nous permet d’être meilleurs que les autres dans un bon nombre de domaines, mais… nous la force ne nous rend pas plus intelligents que les autres. Nous avons simplement plus de moyens pour protéger nos citoyens et les intérêts de la République. J’estime donc que, malgré notre différence de puissance, nous devons respecter ceux qui ne sont pas sensitifs autant qu’ils nous respectent. Aussi, les décisions et l’avis d’un officier ne faisant pas partie de la garde devront toujours être prises en compte et respectées s’il est le seul preneur de décisions. Nous ne sommes pas au-dessus de tout uniquement parce que nous pouvons briller par la force. Soyons fiers, mais soyons humbles. Vous savez… je suis de nature timide, mais quand je vois l’importance de cette réunion et les conséquences qu’elle peut avoir : je me surpasse. Tout ceci parce que j’ai particulièrement conscience du besoin de justice et de sécurité qu’a la République. Je veux que nous soyons capables de faire… le bien.

                              Lyzs se rendit compte que cette dernière expression était un peu naïve et idéaliste, mais elle n’avait pas trouvé mieux pour s’exprimer. Toute son histoire n’avait été qu’injustice : pourquoi d’autres menaient une enfance et une vie paisible alors qu’elle avait dû passer sa vie enfermée dans un laboratoire pour finir traquée par des Sith ? Depuis, sa vie n’était que tourments. Au plus profond d’elle, quelque chose lui criait de ne pas laisser les choses se reproduire. Elle était prête à tout donner pour faire en sorte de ne pas laisser les gens vivre dans l’injustice. C’était un véritable idéalisme alimenté par sa propre histoire. Elle laissa un temps aux gardes et au chancelier d’assimiler ce dernier mot qu’elle avait presque prononcé avec douleur en regardant l’organigramme qui flottait tranquillement. Puis, comme si elle se remotivait elle-même, elle reprit plus haut.

                              — Pour arriver à tout cela, il nous faut une organisation solide. Je pense que le système de grades militaires traditionnel est parfaitement adapté. Comme je le disais, en terme de prise de décisions nous ne sommes pas plus méritants qu’un autre militaire. Sur le terrain, les décisions d’un major de la garde ne vaudront pas mieux que celles d’un major de l’armée traditionnelle. Nous devons avoir une école d’officiers, donc ceux qui y étudient vont en sortir avec un grade afin de se positionner par rapport aux autres corps militaires. Cependant, au sein de la garde, j’estime qu’il nous faudra un positionnement interne similaire à celui de l’ordre Jedi. En effet, nos capacités à maîtriser la force et le sabre changent grandement notre champ d’action : nous ne pouvons pas envoyer en mission capitale quelqu’un sortant de l’école, même s’il a un grade élevé. C’est pour cela que j’imagine, en parallèle du classement militaire, instaurer un système simple à quatre niveaux. Quelqu’un sortant de l’école serait un initié de la garde, puis un garde républicain, puis un chevalier républicain et enfin un grand gardien. Ce ne sont que des exemples, nous pouvons les modifier : je m’en sers juste pour illustrer mon propos. Si le garde Radam est capable de former nos étudiants dans ces deux domaines, il pourra aussi les juger dans leur progression. Le système est encore à définir de manière précise.

                              La jeune fille prit le temps de réfléchir à un dernier sujet qu’il fallait à nouveau aborder : celui du prestige. Il allait falloir recruter et il fallait le faire correctement. Elle s’efforçait de se remémorer tous les éléments qui pourraient lui permettre d’expliquer correctement ce qu’elle imaginait. Principalement, ses pensées se tournaient vers les cours que lui donnait Anya, la scientifique qui avait pris soin d’elle. Elle fouillait dans tout ce qu’on lui avait appris et dit car son expérience du monde n’était que minime. Elle en savait beaucoup grâce à tout l’enseignement qu’elle avait reçu, mais elle n’avait pas expérimenté quand chose d’autre que le laboratoire et les bas-fonds. Elle s’avança sur son siège pour être plus visible. Elle s’adressa à nouveau aux membres de la garde, mais elle regardait cette fois dans la direction du chancelier.

                              — Pendant que nos installations se mettent en place, il va effectivement nous falloir recruter. Ce qu’il va nous falloir faire pour y arriver n’est pas une mince affaire. J’estime que la meilleure façon de le faire est de rendre la garde… épique, extraordinaire. Si nous arrivions à faire en sorte que nos citoyens pensent : « si j’avais le don de la force, j’aurais aimé rentrer dans la garde républicaine », notre campagne serait parfaite. Il nous faut transmettre l’image de ce que nous allons être : une institution formant des gens forts, intelligents, doués, instruits et dotés d’un profond sens du devoir. Nous allons être nos propres porteurs de bannières, mais nous seront aussi ceux de l’armée tout entière, de la République ! Il faut que devenir garde républicain devienne un rêve. Et pour vendre ce rêve, nous devons être droits. Le comportement de chacun sera important, mais il nous faut utiliser d’autres moyens pour y arriver. La campagne holographique est une bonne idée, dans un premier temps il nous faudra parler de devoir, de besoin de la république et de carrière. Il faut que notre première promotion soit la plus parfaite possible : elle sera l’expression de la réussite de notre programme. Une fois cette étape passée, le recrutement ira crescendo car nous pourrons parler de cette réussite et rendre publics les hauts-faits de notre corps militaire. De plus, il va nous falloir mettre en place des examens pour les montées en grade interne. Cela donnera lieu à des cérémonies de graduation. Nous pourrons les rendre publiques et les diffuser lorsque nous aurons une bonne notoriété : cela ne fera qu’accroître la volonté de ceux qui hésitaient à nous rejoindre. Il nous faut contribuer à la fierté patriotique, et nous recruterons les convaincus.

                              Tout était dit, elle s’appuya contre son dossier avant d’expirer longuement pour évacuer son stress. Lyzs avait bien parlé, mais elle s’était peut-être un peu laissée emporter par son ambition de voir la garde devenir quelque chose de grand : un rempart contre l’injustice, les défenseurs de la république. Plus elle progressait, plus elle sentait qu’elle était capable de grandes choses. Il était bien loin le temps où elle hésitait à prendre des décisions. Maintenant qu’elle voyait peu étaient aptes à s’exprimer sur de tels sujets, elle se sentait capable de surpasser son manque de confiance en elle. Elle réalisait peu à peu qu’elle n’était pas inutile, elle venait de trouver sa place : elle voulait, et elle devait, mener ces opérations.
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                                Auteur : Coy Sjanneur

                                Enfin les langues s’étaient déliés, à peine avais-je lancer le nom de ma coéquipière que cette dernière calma mes ardeurs, et que d’autres personnes, plus ambitieuse, s’indignèrent contre mon choix… Notamment ce Chère et Fière Chevalier Ramdam ! Son discours captiva mon attention, était-il sérieux en tenant ce genre de discours ? Mon envie de lui en mettre une grandissait au fur et à mesure qu’il ouvrait sa bouche, son air suffisant, les sous-entendu qu’il lançait ne faisait que renforcer mon choix, j’avais dû exercé un self-control hors du commun pour ne pas tout faire capoter !  Le discours du Troguta terminer, j’allais prendre la parole mais fut couper par le chancelier…
                                 
                                *Rien à faire, les hommes politiques je ne peux vraiment pas les blairer… * me disais-je en grommelant silencieusement.
                                 
                                Campagne de recrutement, Création d’un QG, budget, jeu de mot, tout comme sur la chaîne politique de l’holonet, à la différence que je ne pouvais pas changer de chaîne. Mes yeux rivés sur le plafond, j’attendais patiemment mon tour de parole. Lyzs exposa finalement son projet complet, propre et précis ! Comme quoi mon instinct ne m’avait pas trompé et elle avait bien potassé son sujet, la bombardé générale n’était finalement pas une si mauvaise chose. Sa vision de la garde donnait l’impression qu’elle y tenait, que ça allait être son bébé, son exposé finit je me redressais sur ma chaise, appuyant mes coudes sur la table :
                                 
                                Coy
                                -Je ne voudrais pas hâter les choses, mais il nous faudrait prendre une décision, et le plus tôt sera le mieux.
                                Le Chancelier a parlé des Sith qui deviendrait une menace plus qu’imminente,
                                 mais malheureusement à la suite de tragiques évènements sur Dagobah, j’ai bien peur que les derviches ne s’allient sous peu avec les Sith et que nous devrions nous occuper de deux ennemis à la fois si nous ne nous activons pas…
                                 
                                Je reprenais mon souffle, puis je me tournais vers Ramdam afin de lui dire le fond de ma pensée :
                                 
                                Coy
                                -Sans vous manquer de respect : Je vous trouve bien hautain et suffisant, Chevalier Ramdam.
                                Je tiens à vous rappeler que c’est à cause de ces « qualités » que l’ex-Chevalier Fromme est en prison…
                                Je pense que c’est ce genre de comportement et d’attitude qu’il nous faudrait éviter, n’est-ce pas Chancelier ? disais-je en pointant ma main en direction de Ramdam tout en fixant le Chancelier et lui affichant mon sourire commercial.  
                                Nous partons sur de nouvelles bases, faisons en sorte que celle-ci soit solide, nous avons besoin d’un regard neuf sur la garde,
                                quelqu’un qui la voit comme le chancelier la voit, jusqu’à la preuve du contraire, il n’y a, ici, qu’une seule personne qui l’a démontré.


                                Je me retournais encore une fois vers Ramdam, le fixant cette fois-ci dans les yeux :
                                 
                                Coy
                                -Vous vous targuez d’être compétent et que vous avez les compétences requise pour de former les nouveaux ?
                                Parfait, pourquoi ne pouvons-nous pas créer un poste de formateur ?
                                Ainsi, nous avons quelqu’un qui pourra partager son expérience à nos nouvelles recrues ! disais-je d’un ton faussement enthousiaste.
                                 
                                Je fixais une dernière fois chaque membres qui étaient présent dans la salle avant de conclure :


                                Coy  
                                -Ne vous méprenez pas ! Ce n’est pas par pur favoritisme que je souhaite que Lyzs soit Générale.
                                Je ne vous le cache pas, je souhaiterais moi-même le devenir mais juste pour le titre ronflant. Disais-je en ricanant quelques secondes, puis je repris mon air sérieux et poursuivit :
                                Seulement le but de cette réunion est de la rendre stable – prospère – représentative de la puissance Républicaine.
                                Mais au vu de la demande du Chancelier et des qualités que demande le poste, je n’en vois qu’une ,ici, qui remplit ces conditions.
                                Si c’est l’expérience qu’il manque, sachez que nous avons traversé bien des difficultés ensemble, et croyez-moi, elles n’étaient pas simple à gérer.  
                                D’ailleurs, ça me vient à l’esprit, rien ne nous empêche de mettre des Chevaliers expérimentés au côté de Lyzs pour lui donner des conseils et la guider dans cette lourde tâche.
                                Je n’ai rien contre vous Ramdam, je veux simplement que l’Ordre de la Chevalerie soit un exemple.
                                Sondez votre cœur et osez me dire que vous serez assez humble pour écouter l’avis de chaque conseillers,
                                en sachant que certains d’entre eux seront constamment en train de critiquer et mettre en cause chaque actions de votre part.
                                Je ne veux plus d’un incident comme Dagobah. Je ne veux plus d’entraînement suicidaire. Je ne veux pas me souvenir de « l’ancienne Garde ».
                                Mais mettre un soldat aguerrit, suffisant, orgueilleux et hautain, ce serait remettre un autre « Froome » Général.
                                Est-ce vraiment le but ?
                                Je parle peut-être crument, veuillez m’excusez si je vous ai choqué par mes propos, seulement je dis simplement ce que mon cœur pense…
                                 
                                M’enfonçant dans mon siège, las de m’expliquer tel un politicien, je fixais le Chancelier que je ne portais pas dans mon cœur pour lui dire :
                                Coy  
                                -Au final, c’est vous qui décidez, « très cher » Chancelier…
                                Sans vous commander, à vous de nous dire ce qu’il y a de mieux à faire pour faire avancer « ce débat »

                                Spoiler : Hrp
                                : Je change de couleur, le violet je ne l'aime pas beaucoup finalement !

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