Commission à l'Armée
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Post n°18
Auteur : Enfier
Yuuki fronça les sourcils, avant de soupirer presque désespéré... un rapport ne vaut rien pour un Mandalorien… juste des mots sur un papier administratif, même si cela pouvait lui coûter sa place elle n’était pas une diplomate quesque ce dossier pouvait bien représenter pour la république? Elle soupira de nouveau elle était vraiment meilleure sur un champ de bataille à gérer une unitée de têtes brûlées qu’en diplomatie.
Mais la mando'a s’évada un peut de cette atmosphère pesante en repensant au dernier regroupement de l’unitée néant, ça faisait un
moment qu’elle n’avait plus de nouvelle… Ça réflexion s’arrêta quand un léger bruit de chaise qui recule la sortit de ses pensées, elle releva la tête pour voir le spectacle du Président de la commission rouge comme un Massassi… Puis une fois sa crise passée elle pu s'autoriser un sourire de soulagement, de toute façon elle n’avait aucune envie qu’il meurt.
Puis elle écouta le Colonel répéter… rabâcher la même chose… Une fois qu’il eu finit elle attendit quelques secondes à peine ce qui suffit à Clint Ko'Walski pour prendre la parole comme elle l'espérait.
Elle préférait le prendre pour exemple, plus que l’impérial qui gérait cette commission.
Après avoir sagement écouté l’homme au bandeau, elle prit la parole en réponse à son regard neutre.
-C’est tout fait à vrai les rapports sont obligatoires à chaque retour de mission pour toutes et tous. Pour ce qui est du budget je pense que la somme qui nous est alloué et plus importantes que les autres commissions créées pour gérer la république fédéral.
Nous ne pouvons sans doute gérer uniquement les conflit interne à notre armée comme le fait qui c’est passé lors de l’escorte de Vaillant et réduire nos nombres d’opération au minimum vital avec pour exemple de temps de conflit, la suppression de mission tel que les appuis aérien inutil dans des zones peuplé, ce qui évitera aussi des dommages collatéraux.
Mais le plus important à retenir c'est que nous n'avons pas les plein pouvoir sur l'armée.
Yuuki se pencha et prit appui de ses avant-bras croisés sur la table
-Pour la CSI je suis d’Accord avec monsieur Ko'Walski ce n’est qu’un concours de celui qui enverra le plus de troupes, pour une mission diplomatique des plus… Yuuki s’arrêta net et lança un soupiré après avoir fait un léger mouvement de l’oreille gauche. banal… En effet ce n’est que gaspiller l’argent de l’armée d’envoyer autant d’homme.
-En ce qui concerne les politiciens les informer sur des sujets sensibles peut rapidement déclencher des débats houleux entre méfiances colère et peur de prendre une décision qui pourrait leur faire tout perdre. -
Post n°19
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Les petits doigts boudinés du colonel tapotent presque silencieusement le bureau. Derah'Page écoute avec attention les deux membres qui lui font face, le regard toutefois plongé dans le vide. Si les remarques du borgne sont justes et appréciées par le moustachu, le blabla de la Mandalorienne lui semble fade et dépourvu d'intérêt. En fait, il s'agit presque d'un copié-collé de ce que vient de raconter le vétéran.
Peut-être qu'elle était éprise de l'homme... Entre balafrés, ils devaient probablement se comprendre ! L'ex-impérial secoue légèrement la tête, presque dépité. D'un raclement de gorge, il annonce qu'il souhaite capter l'attention, tout en réprimant de la sorte une nouvelle quinte de toux.
- Et bien... Si les rapports sont obligatoires, je me demande bien pourquoi le contenu des archives est si pauvre... Peut-être devrions-nous nous montrer plus fermes à ce sujet. Reprend-il en réajustant le col de son uniforme blanc, presque englouti par les multiples couches de graisse du menton de son propriétaire. Que les choses soient bien claires, notre rôle au sein de la Commission n'est pas seulement de débattre sur tel ou tel sujet, mais bien de prendre des décisions. Nous ne pouvons en effet pas imposer nos choix à l’État-Major, toutefois, il est de notre devoir de leur indiquer ce que nous pensons, afin de les conseiller au mieux. A quoi servirons-nous autrement ?
Je ne remets pas en question la totalité des opérations effectuées par notre armée, simplement un petit nombre. Vous savez tout aussi bien que moi que ce n'est pas à l'aide de démonstrations que nous remportons guerres et respect. Ces milliers -voire millions- de crédits dépensés à parader sous le nez des séparatistes, c'est tout simplement une honte !
Pensez-donc à ce que nous aurions pu faire avec de tels fonds... Nous aurions pu par exemple investir une telle somme dans les recherches en armement, qui nécessitent toujours plus de ressources. En résumé, il nous faut nous concentrer sur l'essentiel, nous reposer sur du concret.
Le colonel marque un temps de pause, comme s'il cherche à reprendre son souffle. Un bref instant de répit qu'il utilise pour remettre en place les pointes dissidentes de sa magnifique moustache. Si son visage reprend peu à peu sa pâleur d'origine, son regard s'assombrit.
- C'est pour cette raison -en partie-, qu'il me semble nécessaire de passer par la Commission du Budget pour les opérations officielles de notre armée. Cela peut sembler étrange à vos yeux, je le comprend, mais les membres qui constituent cette assemblée doivent être des personnes compétentes, et elles ont, comme nous, sûrement dû signer un contrat de confidentialité. De cette façon, nous pourrions optimiser de façon considérable les sommes allouées à la Grande Armée Républicaine et éviter les dépenses inutiles. Retenez toutefois que je parle uniquement des missions officielles, il me semble évident de ne pas mentionner nos affaires sensibles et officieuses.
De même, vous vous inquiétez de possibles fuites, chose que je peux comprendre... Mais si cela devait arriver, nul doute qu'une enquête serait menée et que le -ou les- coupable(s) serai(en)t sanctionné(s) sévèrement. De toute façon, puisque seuls les membres de la Commission du Budget -sous la supervision de notre Commission- pourraient être au courant, je pense qu'une telle situation serait vite réglée.
Un léger silence vient prendre le relais, et laisse le temps au moustachu de mener ses recherches parmi les différents dossiers qu'il a sous le yeux. Cependant, il doit faire preuve d'une immense concentration afin de tomber sur le fruit de ses efforts, le corps grassouillet penché au dessus de la table.
- Vous pouvez toujours débattre sur cette question, si cela vous chante... Mais il me semble désormais plus important de nous pencher sur le cas "Valiant" et les décisions à prendre quant aux fautes militaires et au déploiement de nos forces. Si vous avez des suggestions... Je suis tout ouïe. Continue t-il sans quitter des yeux ses documents, les sourcils froncés et la moustache remuante. -
Post n°20
Auteur : MulderOkubyona Gibbis
Membre de la Commission à la Sécurité
Race : Nimbanel
Age : 45 ans
"Tout résistance est épuisante"
M. Gibbis, en Nimbanel serieux qu'il était, aurait très bien put se déplacer en personne auprès de la Commission de l'Armée pour informer ses intervenants de la décision unanime prise par le président Man Dela et les membres de la commission à la sécurité au sujet de la prise en charge du procès Valiant.
Il aurait évidement put porter la nouvelle en personne, mais il ne le fit evidement pas. Au lieux de cela, il se contenta d'envoyer un holo-mail d'information.M. Okubyona Gibbis, membre de la commission à la Sécurité.
Mandaté par le président Man Dela, président de la commission à la Sécurité.
Chers confrères et consœurs,
A la suite de la réunion des membres de la commission à la Sécurité de la République Fédérale et du débat portant sur les événements découlant de l'arrivée de l'ex-général Valiant sur Coruscant et de son transfert vers la prison fédérale en l'attente de son procès; la commission à la sécurité à pris la décision unanime de remettre la sécurité du prisonnier aux forces de sécurités Coruscanti nommées "unités spéciales de la médiation".
De plus il a été décidé de remettre la supervision de la protection du tribunal au Bureau Fédéral d'Investigation, et cela pour toute la durée du procès.
Le commandant Findris, actuel responsable de la sécurité du clone CC 0711 a été informé des décisions prises en ce jour.
Le rôle de l'Armée pour la protection planétaire et la protection des civils lors du procès reste inchangée.
Cordialement. -
Post n°21
Auteur : Super PNJBureau Fédéral d'Investigation
Attachée Révah
Chef de section sécurité extérieure
Revah avait été mandatée par le directeur du BFI afin de contacter la commission à l'armée pour que celle ci mette sur pied un plan d'action concernant le déploiement d'unités terrestres sur Dxun suite à la débâcle de la 7° division de pacificateurs et des milices locales.
Le corps des pacificateurs avait été entrainé pour le maintien de l'ordre et la guérilla urbaine visiblement dans la jungle hostile, ils avaient été dépassés alors que le commandant , le surintendant Broad était pourtant un chasseur réputé sur Kashyyyk.
Elle espérait que la commission se déciderait vite avant qu'il ne reste plus rien de la 7ème division...
Conseillers,Lors de la session numéro 2,la commission à la Sécurité a crée il y a peu le corps des Pacificateurs, des miliciens entrainés pour ramener l'ordre et compétent sur l’ensemble du territoire Républicain. La 7eme division a été déployé sur Dxun suite à une attaque massive et inexpliquée des prédateurs locaux.
La milice Hunter-Gen ne fait que résister, la reine Amanoa a même décidé de suspendre la circulation galactique et leur principale défense 'le mur du ciel' est tombé.
Malheureusement il appert selon de nombreux rapports que la 7eme division est débordée face à la faune locale malgré l'appui de volontaire Mandaloriens.La reine étant même portée disparue...
Nous demandons donc à la Grande Armée Républicaine de mettre en place une Force de Réaction Rapide afin de rétablir les choses dans le système de Japrael. Toutes les données collectées seront envoyées à la commission à l'armée pour analyse.
Cordialement, Attachée Révah, chef de la section 3
Spoiler : Spoiler
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Post n°22
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Hanti Derah’Page profite d’un moment de solitude dans la salle de réunion pour fumer un cigare. Confortablement installé dans son fauteuil, le colonel observe silencieusement la fumée qui s’envole vers le plafond pour s’y agglutiner. La masse compacte tourbillonne et forme des arabesques intéressantes à regarder. Le militaire à la retraite pourrait probablement rester planté là, dans son fauteuil, les yeux levés au plafond. Mais il n’a pas été convié à une nouvelle session de la Commission à l’Armée pour se perdre dans ses pensées, fasciné par les volutes de fumée de son cigare. La République va mal. L’armée est déchirée par des conflits internes, comme le régime lui-même. Le scandale d’Utapau a déclenché une série d'événements fâcheux. Derah’Page avait prévenu les autres. Il avait bien dit qu’envoyer des troupes en territoire séparatiste était une très mauvaise idée. On ne l’avait pas écouté. Et voilà maintenant qu’on accusait la générale Yvanol de trahison, de meurtre sur la personne d’un dignitaire séparatiste. Bien évidemment, la Confédération des Systèmes Indépendants ne comptait pas laisser cet acte impuni. Ses représentants réclamaient la tête de la générale, qui avait réussi à s’échapper -on ne sait comment- de la planète, en laissant derrière elle ses troupes sans chef et prisonnières. Un comportement digne des plus grands officiers ! S’ensuivait ensuite une bataille entre les membres de l’Etat-major et la chancelière par intérim au sujet de la réhabilitation ou non de Lyzs Yvanol au sein de l’armée républicaine. Le colonel Derah’Page, qui ne voulait pas d’une guerre, aurait volontiers donné cette traîtresse aux séparatistes. Mais la décision des autres avait été différente, et voilà désormais que le spectre d’une guerre galactique menace de faire son retour.
Comme si cela ne suffisait pas, plusieurs groupuscules terroristes se sont assemblés à la suite de cette affaire pour contester les décisions de la République Fédérale. A l’aide d’attentats à la bombe et de fusillades perpétrés sur différents mondes républicains, ces criminels cherchent à démontrer la faiblesse du régime et le danger que représente la Garde… Ainsi, non content de se déchirer entre eux, il faut que les militaires et les politiciens amènent la partie civile à imposer son opinion. Malgré tous les moyens mis en place par l’armée, il semble que certains membres de ces organisations terroristes courent toujours dans la nature… Le danger qu’ils représentent n’est donc pas écarté.
Mais il y a encore pire aux yeux du président de la Commission à l’Armée. En confiant aux unités de la Médiation, aux cohortes royales de sécurité de Dantooine et aux toutes nouvelles divisions de pacificateurs des missions d’ordre militaire, le Sénat sape l’autorité et la crédibilité de l’armée républicaine, qui se retrouve ainsi délaissée. Le fossé se creuse toujours plus entre les soldats et les politiciens. Chose qui n’arrange visiblement rien… Et qui ne risque pas de résoudre les différents problèmes auxquels la République Fédérale est confrontée. Le colonel songe l’espace d’un instant à déserter ce régime qui s’effondre tout seul du fait de ses choix catastrophiques. Mais où irait-il ? Il avait déjà déserté l’armée impériale, et pour rien au monde il n’irait se réfugier chez les séparatistes qu’il a pu combattre lors de trop nombreuses années de conflit. Il ne lui reste qu’une seule solution : Rester et arranger les choses. Une résolution qui semble concorder avec la décision prise par d’autres. Certaines personnes, au sein de la République, veulent se servir de la Commission à l’Armée pour apaiser les tensions entre les militaires et les politiciens. Un choix judicieux en apparence… Mais pas forcément du point de vue d’Hanti Derah’Page, qui voit là un subtil stratagème pour faire endosser à la Commission à l’Armée toutes les responsabilités en cas de problème. Et pour se faire, ces personnes font appel au Bureau Fédéral d’Investigation, qu’ils chargent de remettre sur pied l’armée républicaine… Et dont les membres délèguent le travail à notre homme. Encore une fois, on confie des tâches militaires à des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Des amateurs, toujours plus d’amateurs ! Partout ! Et on se plaint de la situation précaire de la République !
Les petits doigts boudinés du militaire à la retraite tapotent le bureau. L’impatience monte. Attendre n’est pas le point fort du colonel quand il n’a aucun intérêt à le faire. Il tire une bouffée de son délicieux cigare, se souvient qu’il est désormais seul et se maudit de ne pas y avoir pensé plus tôt, tête en l’air qu’il est. Yuuki Kabahi, la mandalorienne qui n’avait rien à faire dans cette commission, a mystérieusement disparu… Probablement quelque part dans la Bordure Extérieure, où les siens se font très présents et se montrent particulièrement virulents. Son départ n’est pas une grande perte de l’avis de Derah’Page. Les mercenaires n’ont pas leur place dans la République, et le fait de voir les voir partir en vadrouille quand on a besoin d’eux prouve bien qu’ils n’ont rien à faire dans l’armée républicaine. Une pure perte de temps et un gaspillage inutile de crédits du point de vue du président de la Commission à l’Armée. Cette Yuuki Kabahi en est l’exemple même. Le colonel remonte sa ceinture, qui a tendance à glisser sous son ventre grassouillet. Clint Ko'Walski est une perte plus importante, car l’homme savait être droit dans ses bottes et avait l’expérience militaire nécessaire pour remplir sa fonction. L’exact opposé de la mandalorienne. Son absence est déjà regrettée.
Mais tant pis ! Le voilà désormais seul capitaine de ce navire ! Finalement, Derah’Page se convainc qu’il est l’homme de la providence, celui qui va empêcher la République de couler, de sombrer dans des eaux troubles. Qu’on lui donne donc le grade de général ou d’amiral ! Il serait capable de remettre à flot ce navire qui dépérit, de lui redonner sa gloire d’antan ! Et ce, avec ou sans l’aide des autres ! Le colonel lisse sa moustache. Ses lèvres s’étirent en un sourire victorieux. Il se voit déjà revêtu d’un uniforme encore plus blanc et plus décoré que celui qu’il porte actuellement. Son extravagance n’a aucune limite. Une chose qui va de pair avec son imagination débordante. Le président de la Commission à l’Armée lâche un rire gras, amusé par la situation et par le cours de ses pensées. Son cigare, mordillé de toute part par l’excitation, couine doucement et expulse quelques plaintes de fumée.
Hanti s’empare de son mouchoir de poche et éponge son front dégoulinant de sueur. L’heure n’est pas à la rigolade, ou à fabulation. Il lui faut travailler durement pour changer le cours des événements. Le militaire à la retraite tire une nouvelle bouffée de son cigare. Son index boudiné glisse sur le datapad, fait défiler les fichiers, les rapports… Le colonel passe ainsi plusieurs heures à s’enflammer sur son fauteuil, pour résoudre les casses-têtes qu’on lui présente sous le nez. Travailler seul est une expérience intéressante, excitante même. Le président de la Commission à l’Armée lâche parfois un cri de victoire, pousse la chansonnette, puis se replonge dans ses réflexions.
Lorsqu’un capitaine d’infanterie rattaché à la Commission à l’Armée entre dans la salle de réunion, Derah’Page achève son compte rendu. L’homme s’empare d’un pichet d’eau et remplit un verre. Son contenu est rapidement englouti. Les joues cramoisies du colonel indiquent qu’il doit boire toujours plus. Alors ce dernier se ressert un verre et boit à nouveau d’une traite. Une fois sa soif soulagée, le militaire à la retraite tourne sou cou grassouillet vers le nouvel arrivant.
- Mon Colonel… Débute simplement l’officier en exécutant un salut militaire impeccable.
- Ah ! Capitaine, vous tombez bien… Il se trouve que je viens d’achever à l’instant mon rapport. Vous allez pouvoir remettre ce datapad à… L’Attachée Révah du Bureau Fédéral d’Investigation. Déclare alors le colonel en lissant ses moustaches.
- Bien mon Colonel.
Le capitaine repart presque aussitôt. Après avoir effectué un deuxième salut militaire, voilà qu’il disparaît, datapad sous le bras. Pas le temps de niaiser ! La septième division de pacificateurs est en danger, et ce n’est pas sur ses membres amateurs qu’il faut compter ! Hanti Derah’Page préfère de loin envoyer des unités de combat expérimentées et entraînées pour ce genre de conditions précaires. Il recommande ainsi l’envoi de sections blindées, de compagnies régulières, d’un soutien aérien et même la participation de la tant controversée garde républicaine. Après tout, autant qu’ils servent à quelque chose, ces imbéciles d’élite qui créent des problèmes mais n’en résolvent aucun ! Le président de la Commission à l’Armée suggère même une politique particulière… Celle de raser la jungle luxuriante qui jouxte les villes. Celle-là même dans laquelle les prédateurs vivent et sévissent. Après tout, s’il n’est pas possible de les vaincre à l’aide de l’artillerie et des blindés, quelques bombes de napalm devraient calmer les ardeurs de ces satanés bestioles. Et pour mener cette opération dans les règles de l’art, il n’y a pas plus désigner que le conseiller Emrey, un militaire de la vieille école un peu barjo qui connaît son métier.
Le colonel se pose toutefois quelques questions. Pourquoi donc des bêtes sauvages s'en prennent aux populations ? Il n'est pas dans l'habitude des prédateurs d'investir les lieux densément peuplés. Cela va à l'encontre de leur nature. Il n'y a donc qu'une solution possible. Quelque chose les pousse à changer leur instinct, leur comportement. Mais quoi donc ? Une menace plus grande qu'eux ? Notre homme hausse les épaules. Cela ne le concerne plus ! Il n'a qu'une envie : Rentrer chez lui, se vautrer dans son fauteuil et regarder un bon match de limmie. -
Post n°23
Auteur : Vipers
Commandant Jack Ricko
Le Commandant Ricko est un officier qui a servi de nombreuses années au côté de l'Amiral Adam Dawnstar. Il a été nommé à la commission militaire afin d'apporter son expertise et son savoir-faire pour renouveler les flottes de la GAR. Il a servi sur une Frégate Républicaine ancienne génération au début de sa carrière puis sur un Croiseur Venator quand il est passé Commandant. Avec l'accord de l'Amiral il veut un renouveau sur les flottes républicaines car la plupart des vaisseaux de la flotte sont des vaisseaux d’anciennes générations et donc obsolètes.
L’arrivée de la Canonnière d’assaut TIO/BA sur le tarmac fit plus de bruit que prévu. Le Sergent Valeyre n’avait pas vu une motojet civile passer juste en dessous de lui et il avait dû remettre les gaz afin de pouvoir l’esquiver, heureusement pour le soldat ces réflexes de pilote l’avaient déjà sauvé plus d’une fois au combat et il renouvela l’expérience une fois encore.- Oula, doucement Sergent.
- Excusez-moi mon Commandant cela ne se reproduira plus.
La Canonnière se posa en douceur sur la piste d’atterrissage. Le Commandant sortis du vaisseau avec son escouade. Cette escouade était composée de neuf hommes dont le Sergent qui pilotait. C’était les derniers soldats qui restaient sous le commandement de Jack Ricko. Le Commandant avait rendez-vous avec le Colonel Derah’Page, actuel Président de la Commission des armées dans son bureau au Sénat.
- Sergent.
- Oui, Commandant.- Demander à l’officier de pont qu’on ravitaille le vaisseau et aller donner un coup de main à la garnison de Coruscant s’ils ont besoins de vous. Le commandant se retourna et rajouta. Gardez votre com-link d’activer Sergent.
- A vos ordres mon Commandant.
Jack partit en direction du Sénat laissant son escouade derrière lui. Le militaire avait passé la plupart de son temps dans des vaisseaux et se retrouver à pied sur Coruscant dans les salles du Sénat pour discuter ne lui ressemblait guère mais les ordres étaient les ordres et comme tout bon soldat il était prêt à les exécuter. Il avait été choisi par l’Amiral en personne pour cette tâche et il devait faire honneur à la confiance qu’on lui accordait.
Le Commandant marchait dans les couloirs déserts du Sénat en relisant son datapad avec les informations des flottes de la GAR qu’il avait listé au préalable.
Au bout de quelques minutes, il arriva enfin au bureau du Président de la commission des armées. Il frappa à la porte et on lui indiqua qu’il pouvait entrer.
Se mettant au garde-à-vous, il salua le Colonel qui était assis derrière son bureau.- Mon Colonel, je suis le Commandant Jack Ricko, j’ai été nommé à la commission des armées par l’Amiral Dawnstar en personne afin de vous aider dans la tâche de la gestion des armées et de vous faire partager mon expérience et mon savoir sur les vaisseaux que compose notre flotte.
Toujours au garde-à-vous, l’officier attendait la réponse de son supérieur afin de continuer sa présentation et de faire un point sur les flottes de la GAR. -
Post n°24
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Hanti Derah’Page est avachi à son bureau, croulant sous les dossiers. Le colonel a fait l’erreur de demander des rapports sur les moindres unités déployées en zone d’opération. Son datapad est littéralement submergé par les réponses. Il épluche depuis les compte-rendus, prenant soin de noter dans un coin de sa tête les éléments importants à retenir. Les heures passent, les carafes d’eau s’enchaînent, le nombre de cigares diminue. Finalement, le président de la Commission à l’Armée a un rapport complet de ce qu’il se passe à l’intérieur de la République Fédérale. Et visiblement, on ne peut pas avoir pire en terme de crise interne.
La création d’unités de pacificateurs en réponse aux troubles grandissants au sein du régime galactique est, de l’avis du colonel, une incroyable bêtise. Des amateurs ! Voilà ce qu’ils sont ! Oh ça oui, certains de ces pacificateurs ont peut-être combattu lors de la deuxième bataille de Coruscant, et pour cela, Derah’Page leur est reconnaissant, mais est-ce que cela fait d’eux des militaires aguerris pour autant ? La réponse est évidente : Non. Pire, on les envoie dans des endroits inutiles, gaspillant de ce fait des troupes et des ressources pour des lieux sans aucun intérêt stratégique. Ainsi, le déploiement des première, deuxième et quatrième divisions de pacificateurs sur des planètes paumées et livrées à la criminalité est perçu comme une perte inutile de temps de l’avis du petit homme grassouillet. Jakku, Ord Mantell et Tatooine sont des mondes où la loi du plus fort a toujours été mise en application. Nettoyer ces planètes de la criminalité est donc un objectif perdu d’avance. On a beau récurer le fond des toilettes, la saleté y revient toujours. Autant dire que les gars déployés sur ces trous paumés vont passer une vie entière à pourchasser des criminels qui reviendront sans cesse…
Le manque d’entraînement flagrant souligné par le colonel condamne ces unités qui se retrouvent dans des situations pénibles sans avoir été formées pour répondre efficacement aux imprévus qui les accablent. A l’exception de la huitième division, envoyée sur Carida pour y recevoir un entraînement spécifique, les divisions de pacificateurs sont livrées à elles-mêmes sur des planètes sans avoir la moindre information en poche et la moindre formation militaire digne de ce nom. Ainsi, la septième division a été mise en échec et massacrée par les bêtes sauvages de Dxun et Ondéron, quand d’autres unités se retrouvent à lutter contre des bandes criminelles parmi les populations denses de Metellos et Ord Mantell ou dans des déserts peu accueillants de Jakku et Tatooine. Sur Coruscant, la cinquième division se cantonne à la protection de la prison de haute sécurité qu’est P-Break, déléguant le nettoyage des bas-fonds aux unités de la Médiation, dont les succès sont mitigés. Là aussi, il est bien vain de vouloir éradiquer le crime organisé. Le chancelier Nocturna avait déjà essayé par le passé et on voit le résultat aujourd’hui : Des vagues d’attentats et de criminalité viennent secouer la planète-capitale.
Et le colonel n’oublie pas non plus que sur Naboo, on attend toujours la réponse du gouvernement pour y déployer la sixième division de pacificateurs. La planète, touchée par des attentats terroristes, ne donne aucun signe de vie. Les représentants du gouvernement Naboo sont sourds et muets aux appels inquiets de la République Fédérale. Est-ce qu’il reste de l’espoir en dressant ce constat alarmant ? Pas vraiment. Il ne manquerait plus que la Confédération des Systèmes Indépendants déclare la guerre au régime républicain pour que ce dernier s’écroule de lui-même. Il ne reste plus qu’à espérer que le sénateur Blokkus temporise et évite le pire lors de son entretien avec les officiels séparatistes.
Voilà où on en est aujourd’hui, par la faute de bureaucrates impliqués dans des affaires qui ne les concernent pas. Ils semblent désormais comprendre leur erreur, mais le mal est déjà fait et il est peut-être trop tard. Il ne reste plus qu’à sauver tout ce qui peut l’être et croire en sa bonne étoile. Derah’Page est peut-être trop alarmiste, mais il sait, d’expérience, que tout peut basculer rapidement. Les régimes impériaux qui ont précédé cette nouvelle République en sont la preuve même. Rien n’est jamais acquis. Et dans les heures sombres, il faut s’attendre au pire pour mieux rebondir.
Le président de la Commission à l’Armée lâche un profond soupir. Plus il s’intéresse au sort précaire de la République Fédérale, plus il se sent las. L’euphorie qu’il avait il y a quelques jours s’est dissipé. Aujourd’hui, l’heure est grave et il ne faut pas agir avec précipitation comme le font ces amateurs que sont les politiciens. Le colonel sort un cigare de sa boîte et le coince entre ses dents. Il s’empare ensuite d’un briquet de poche et enflamme le bout de son précieux cigare, qu’il savoure lentement afin de décompresser un peu. Il se prend trop la tête. Et cette seule pensée lui donne une sensation de vertige désagréable. Un grand gaillard vient se présenter à la porte de son bureau au moment où le militaire à la retraite se sert un énième verre d’eau pour se rafraîchir. Le type en question est un peu maigrichon, mais porte un uniforme arborant les insignes de commandant. Il se présente rapidement en effectuant le réglementaire salut militaire. Jack Ricko, dépêché par l’amiral Dawnstar en personne pour le “seconder”. Un camarade de la marine donc ! Et pourtant, le colonel Derah’Page ne semble pas plus enthousiaste que cela.
Dawnstar… Sacrée canaille ! Ce vaurien s’est permis d’envoyer une flotte dans le système de Japrael sans même prendre le temps d’en informer la Commission à l’Armée. Le petit homme grassouillet ne l’a appris que plus tard, à son grand regret. Les vaisseaux déjà partis pour leur objectif, il n’avait pas pu en toucher deux mots à l’amiral. Maintenant, voilà qu’il se permet de placer l'un de ses hommes dans la Commission à l’Armée ! S’il croit pouvoir duper le colonel Derah’Page, il se trompe lourdement. Visiblement, les décisions prises par les bureaucrates rendent d’autant plus fous les militaires, qui commencent à se tirer dans les pattes pour tenter de récupérer des morceaux d’autorité là où ils peuvent… Tout ceci est pitoyable...
- Soyez le bienvenu Commandant Ricko. Lâche simplement le militaire à la retraite en invitant l’officier républicain à s’installer sur la chaise qui fait face au bureau. Je ne m’attendais pas à une visite de votre part… Il y a visiblement un gros manque de communication entre l’armée et la commission qui est censée lui être rattachée. Vous informerez l’Amiral Dawnstar de ce fait la prochaine que vous le verrez. Je ne tiens pas à être prévenu au dernier moment à chacun de ses coups de tête.
Le président de la Commission à l’Armée est dur dans ses propos. La chose est voulue. Il rectifie machinalement les plis de son uniforme blanc, fidèle à ses vieilles habitudes impériales, et lisse ses moustaches en observant silencieusement le commandant qui lui fait face. Les petits doigts boudinés du colonel tapotent le bureau l’espace d’un instant, puis attrape le verre d’eau. Une nouvelle gorgée de ce précieux et pourtant insignifiant liquide est engloutie, disparaissant à tout jamais dans l'embonpoint de Derah’Page.
- J’imagine que vous avez des choses à dire… Je vous en prie Commandant… Faites vous plaisir. Reprend le colonel en fixant du regard son interlocuteur. -
Post n°25
Auteur : Vipers
Le Colonel Derah’Page était avachis sur sa chaise, il buvait un grand verre d’eau afin de se désaltérer. Le Commandant attendait la réponse du Colonel suite à sa brève présentation.
- Soyez le bienvenu Commandant Ricko. Je ne m’attendais pas à une visite de votre part… Il y a visiblement un gros manque de communication entre l’armée et la commission qui est censée lui être rattachée. Vous informerez l’Amiral Dawnstar de ce fait la prochaine que vous le verrez. Je ne tiens pas à être prévenu au dernier moment à chacun de ses coups de tête.
- Sans vouloir vous maquez de respect mon Colonel, l’Amiral a pris cette décision sans vous informer car depuis que vous avez été nommé président de la commission des armées il trouve que vous ne faites pas beaucoup votre travail. Jack avala sa salive et continua à faire remarquer au Colonel les lacunes qu’il avait accumulées depuis le début de sa prise de fonctions. Notre flotte est obsolète cela fait près de deux ans que nos vaisseaux n’ont pas été modernisés. Et nos clones ils sont tous plus ou moins proche de la retraite, avez-vous pensez à pallier à ce problème ? Se raclant la gorge il acheva sa phrase. Et pour l’Amiral vous pourrez lui dire en personne quand il viendra ici dans quelques jours.
Le ton avait été donné le Commandant Jack Ricko n’avait pas l’intention de se laisser marcher dessus par un officier à la retraite. Jack aurait préféré être à bord de son Venator mais il fallait remettre de l’ordre dans la GAR et il allait faire tout ce qui était en son pouvoir pour le faire.
- J’imagine que vous avez des choses à dire… Je vous en prie Commandant… Faites vous plaisir.
- Oui, merci mon Colonel, tenez voici un data-pad concernant le listing des flottes de la GAR, actuellement nous possédons beaucoup de vaisseau obsolète. Donc j’aimerais que nous préparions une commande de vaisseau lourd, quelques vaisseaux de type Mon Calamari 90 et des 40A permettrait de réapprovisionner notre flotte avec des nouveaux vaisseaux lourds. Je pensais aussi racheter quelques Corvette Consulaire C-70 cela nous permettrait de rajouter des vaisseaux anti-chasseurs. Il faudrait passer la commande assez rapidement et je pense qu’il serait aussi bien d’adopter une politique plus militaire afin de relancer tous nos centres de production. Les tensions avec la CSI n’ont que trop durée et à l’heure actuelle s’il décide de nous attaquer je suis sûr que la défaite est assurée si nos troupes restent dans l'état actuel des choses.
Le Commandant s’était un peu énervé avec cette dernière phrase. Jack était un patriote et il pouvait prendre les choses un peu trop à coeur. L'officier reprit son calme, il réfléchissait à ce qu’il pouvait faire de tous les vaisseaux obsolètes de la flotte. Et soudain il eu une idée qu'il proposa au Colonel.
- Pour les vaisseaux obsolètes pourquoi pas les vendre afin de récupérer des crédits. Cela ne permettra de financer la remise en état des flottes de la GAR ? Par ailleurs je n’ai eut le temps que de faire un point sur les flottes de l'armée, mais quand est-il des troupes ? Que faisons-nous de nos clones ?
Le commandant avait beaucoup de projets et surtout il était prêt à tout afin d’assurer la stabilité et la protection de la République. Il attendait maintenant assis sur la chaise en face du Colonel les yeux dans les yeux les réponses du président de la commission des armées. -
Post n°26
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Le président de la Commission à l’Armée manque de s’étrangler. Dawnstar a envoyé un crétin pour se moquer de lui ! Voilà donc comment on se serre les coudes entre militaires... En s’échangeant des remarques désobligeantes ! Hanti Derah’Page n’est pas du genre à se laisser intimider. Il n’est pas non plus du genre à se laisser insulter de la sorte. Lui, un incapable ? Cette simple pensée l’enrage. Les joues du colonel s’empourprent sous l’effet de la colère. Du temps de l’Empire, il n’aurait eu qu’à claquer des doigts pour qu’une escouade jette cet imbécile au fond d’une cellule. Le militaire à la retraite serre les poings jusqu’à s’en faire blanchir les phalanges. Les temps ont changé. Désormais, on règle tout à grand renfort de “discussions”. De l’énergie et des solutions radicales, voilà ce qu’il manque à la République Fédérale ! L’officier s’empare de son verre et avale d’une traite son contenu. Remettre à sa place ce trou du cul qui prétend être commandant est la seule chose qu’il peut faire.
- Commandant Ricko, je constate que vous avez la critique facile. Juger ses semblables sans se renseigner au préalable est un trait de caractère très répandu à ce je vois... C’est dommage, vraiment dommage… Et très décevant. Répond calmement le président de la Commission à l’Armée. Si vous, ou l’Amiral, aviez pris le temps de vous informer sur le pourquoi du comment aucune décision n’a été prise, alors nous n’en serions pas là aujourd’hui.
Le petit homme grassouillet quitte son fauteuil et se dirige vers la baie vitrée de son bureau de fonction. Il affiche sur son visage aux joues rouges comme une tomate un air dépité. Oui, cette conversation est ennuyante… Aussi ennuyante que ce commandant, qui commence déjà à lui courir sur le haricot au bout de trois mots échangés. Derah’Page croise les mains dans son dos et contemple le paysage urbain. Après quelques instants de silence, il en vient finalement à soupirer.
- Il se trouve que j’ai émis des réserves quant à l’envoi de troupes républicaines sur le sol séparatiste. On a préféré m’ignorer et nous voilà désormais avec une histoire de meurtre d’un officiel séparatiste par la générale de notre très “estimée” Garde Républicaine. Lâche sur un ton railleur le colonel, sans se tourner vers son interlocuteur. Il se trouve aussi que j’ai proposé de collaborer avec la Commission du Budget, de créer des postes de commissaires des armées pour faire un point sur nos forces militaires afin de voir ce qui pourrait être amélioré et pour voir où l’on pourrait faire des économies. Là encore, on a préféré m’ignorer. Pire ! On a intégré au sein de la Commission à l’Armée des personnages amateurs, à l’instar de cette… Mandalorienne, qui s’est permise de me provoquer à de nombreuses reprises et qui a de ce fait, saboté les discussions dès le début.
Derah’Page marque un nouveau temps de pause, agacé par ce qu’il vient de raconter. Il inspire profondément et reprend comme si de rien n’était.
- Vous pouvez me faire la morale, me reprocher mon “incompétence”, si vous voulez. De mon point de vue, votre avis n’a aucune importance… Car en vérité, vous ne connaissez rien de la politique. Continue sèchement l’officier, se tournant désormais vers le commandant en lui adressant un regard noir. Car oui, jusqu’à présent, ce sont nos chers amis politiciens qui ont toujours mené la danse et pris les décisions. Les Commissions Sénatoriales portent bien leur nom… Aussi lentes que le Sénat lui même… Et aussi incompétentes que ce dernier. Mais vous devriez le savoir, il suffit d’ouvrir les yeux, de s’intéresser aux décisions prises ces derniers temps par quelques politiciens. Les reproches que vous m’adressez ne sont pas de mon fait, Commandant. J’ai eu les mains liés.
Nouveau silence. Le colonel rectifie machinalement les plis de son uniforme blanc. Il l’avait mérité, à n’en pas douter, tout comme il avait mérité la présidence de sa commission. Mais ce Jack Ricko mérite t-il d’avoir une place au sein de la Commission à l’Armée ? Après tout, cet homme débarque sans prévenir, se permet de lui manquer de respect et ose lui faire des réclamations ! Oui ! Il se pointe comme ça dans le bureau du président de la Commission à l’Armée pour lui dire de passer une commande de nouveaux vaisseaux, comme s’il pouvait se permettre de donner des ordres à un officier supérieur. C’est navrant. Les temps ont vraiment changé… Ah ça oui ! Et pas en mieux ! Hanti Derah’Page lâche un nouveau soupir. Il en vient presque à regretter le temps où il servait dans la marine impériale.
Mais il s’éloigne du principal… Les réclamations de la pimbêche ! Le colonel prend entre ses doigts boudinés le bloc de données apporté par le commandant et parcourt rapidement du regard son contenu. Certes, les flottes républicaines contiennent de nombreux vaisseaux obsolètes et les changer semble être une nécessité dans le cas où la République aurait à régler un conflit armé avec la Confédération des Systèmes Indépendants. Mais de là à vouloir réformer de A à Z l’ensemble des forces militaires de la Grande Armée Républicaine… C’est un peu tiré par les cheveux. On dirait bien que ce Jack Ricko est de ceux qui pensent avoir tout vu et tout fait, et qu’en conséquence, le bougre se sent supérieur aux autres dans le domaine des affaires militaires. Dawnstar s’est trouvé le bon pigeon visiblement !
- Commandant, je prends bien note de vos… “Exigences”. Toutefois, n’oubliez pas une chose, JE suis le président de la Commission à l’Armée. Si je dois recevoir des ordres, ce n’est sûrement pas de la part d’un officier de rang inférieur qui s’amuse à pinailler. Si vous n’êtes pas content avec cette vision des choses, vous n’avez qu’à vous adresser au Bureau Fédéral d’Investigation ou à la Chancelière. Fait remarquer le petit homme grassouillet. Il sort un mouchoir de poche et éponge son front couvert de sueur avec. Vous voulez moderniser notre armée ? Moi aussi. Nous sommes d’accord sur ce point. Mais il y a une façon de faire Commandant. Nous ne sommes pas dans l’Empire. Une politique militariste ne verra probablement jamais le jour, et fort heureusement par ailleurs, car cela signerait la fin de la République telle que nous la connaissons. Notre régime a des défauts, c’est un fait avéré, mais il faut savoir faire avec et évoluer en prenant en compte ces facteurs.
Derah’Page n’en revient pas de dire ça. Il s’étonne silencieusement de penser du bien de la République Fédérale. Quelle nouvelle ! Lui, l’ancien officier impérial, désormais militaire républicain convaincu ? Quelle curieuse et étrange sensation… Visiblement, il semble changer lui aussi. Le président de la Commission à l’Armée se dirige vers son fauteuil et s’y vautre. Le commandant Ricko, pour sa part, n’a pas attendu que son supérieur lui donne l’autorisation de s’asseoir. Le respect de la hiérarchie s’est perdu… Et ceux-là même qui ne respectent pas les règles militaires les plus basiques viennent se plaindre par la suite de la faiblesse des forces républicaines. Peuh ! Quelle honte ! Forcément que l’armée est au plus mal avec des types de ce genre ! L’éducation militaire n’est plus ce qu’elle était...
- Commandant Ricko, vous avez de bonnes idées, et sûrement des projets tout aussi intéressants. Mais vous agissez avec précipitation, sans prendre le temps de réfléchir. C’est là votre principal défaut, croyez-moi. Reprend avec moins d’animosité le colonel. Nos clones sont vieillissants, c’est vrai. Que faire dans ce cas ? Recruter de nouveaux membres pour notre armée, veillant à ce que les académies de Mon Calamari et de Carida forment la relève. Vendre nos vaisseaux obsolètes, oui, bonne idée là aussi. Mais de ce que je vois, ces vaisseaux représentent entre le tiers et la moitié de la Marine Républicaine. Décommissionner autant de vaisseaux d’un coup me semble improbable, impossible. Par ailleurs, si nous avons la possibilité d'entreprendre une vente, à qui pourrions nous les vendre ? Après tout, il est déjà clair que nous n’allons pas marchander avec la Confédération des Systèmes Indépendants, ni même avec leurs alliés impériaux. Il ne reste donc que deux possibilités : Vendre aux planètes républicaines et aux indépendants. Mais là encore, nous ne pouvons pas écouler l’entièreté de ces vaisseaux obsolètes en une seule fois. Il nous faudra sûrement les vendre par poignées, en fixant un prix dérisoire mais suffisamment élevé pour en tirer quelques bénéfices.
Nouveau temps de pause. Hanti Derah’Page sent son gosier se dessécher. Son organisme lui réclame toujours plus d’eau. L’homme se ressert un verre et avale d’une traite son contenu. Il en vient ensuite à lisser machinalement ses belles moustaches. Le militaire à la retraite toussote, sort son mouchoir de poche et s’essuie les lèvres.
- Cela risque de prendre du temps, il est vrai, mais notre régime n’a pas été fondé, ou plutôt refondé, dans le seul et unique but de faire la guerre. Mettez-vous ça dans la tête Commandant. Termine enfin le président de la Commission à l’Armée. Vous avez des projets, c’est un bon point. Mais un projet ne se résume pas à vouloir quelque chose. Il faut se donner les moyens d’avoir cette chose. Il faut penser son projet du début à la fin, en veillant à répondre à toutes les questions possibles, en réfléchissant aux moindres complications. Chose que vous n’avez visiblement pas faite. Vous vous êtes contenté d’apporter vos exigences ici sans même penser aux conséquences qu’elles pourraient entraîner. C’est pour cette raison même que la Commission à l’Armée existe. Maintenant, si votre but est de “m’aider” dans ma tâche, je vous en prie, faites donc. Mais faites-le de manière logique et intelligente. Posez-vous les bonnes questions, Commandant. -
Post n°27
Auteur : Vipers
Le Colonel Derah'Page commençait à s’énerver. Ses joues devenaient rouges sous l’effet de la colère et le Commandant Ricko remarqua que le Colonel avait pris les paroles de l’officier au pied de la lettre et le président de la commission de l’armée ne les acceptait pas.
- Commandant Ricko, je constate que vous avez la critique facile. Juger ses semblables sans se renseigner au préalable est un trait de caractère très répandu à ce je vois... C’est dommage, vraiment dommage… Et très décevant. Si vous, ou l’Amiral, aviez pris le temps de vous informer sur le pourquoi du comment aucune décision n’a été prise, alors nous n’en serions pas là aujourd’hui.
- Mon Colonel je ne vous rapporte que les paroles de l’Amiral, si cela ne tenait qu’à moi je serais sur mon Venator à commander mes hommes mais l’Amiral m’a demandé de venir vous aider donc je suis les ordres.
Le Colonel se leva et se dirigea vers la fenêtre de son bureau. L’officier avait ses bras dans le dos et contemplait le paysage urbain. Il rajouta dans un soupir fastidieux.
- Il se trouve que j’ai émis des réserves quant à l’envoi de troupes républicaines sur le sol séparatiste. On a préféré m’ignorer et nous voilà désormais avec une histoire de meurtre d’un officiel séparatiste par la générale de notre très “estimée” Garde Républicaine. Il se trouve aussi que j’ai proposé de collaborer avec la Commission du Budget, de créer des postes de commissaires des armées pour faire un point sur nos forces militaires afin de voir ce qui pourrait être amélioré et pour voir où l’on pourrait faire des économies. Là encore, on a préféré m’ignorer. Pire ! On a intégré au sein de la Commission à l’Armée des personnages amateurs, à l’instar de cette… Mandalorienne, qui s’est permise de me provoquer à de nombreuses reprises et qui a de ce fait, saboté les discussions dès le début.
- Je suis tout à fait d’accord avec vous mon Colonel mais au lieu de créer des postes de commissaires pourquoi ne pas demander à nos officiers de la Marine et de l’armée terrestre leur avis ? Je pense qu’un officier qui commande un bâtiment de guerre aura plus d’avis sur nos forces militaires qu’un inconnu qui n’a jamais combattu et manœuvré un tel bâtiment. En ce qui concerne le cas de cette Mandalorienne, je ne suis pas au courant l’Amiral ne m’a pas briefé sur le passé de la Commission.
Le Colonel marqua un temps de pause et le Commandant Ricko remarqua alors que l’officier grassouillet avait l’air agacé par toutes ces histoires.
- Vous pouvez me faire la morale, me reprocher mon “incompétence”, si vous voulez. De mon point de vue, votre avis n’a aucune importance… Car en vérité, vous ne connaissez rien de la politique. Car oui, jusqu’à présent, ce sont nos chers amis politiciens qui ont toujours mené la danse et pris les décisions. Les Commissions Sénatoriales portent bien leur nom… Aussi lentes que le Sénat lui même… Et aussi incompétentes que ce dernier. Mais vous devriez le savoir, il suffit d’ouvrir les yeux, de s’intéresser aux décisions prises ces derniers temps par quelques politiciens. Les reproches que vous m’adressez ne sont pas de mon fait, Commandant. J’ai eu les mains liées.
- Comme je vous l’ai stipulé au début de notre conversation mon Colonel, ce ne sont pas mes paroles mais celle de l’Amiral. Je n’ai pas d’avis sur vos compétences, on m’a demandé de venir vous aider et de remplir mon nouveau travail c’est tout. Et si c’est les politiciens qui gèrent ces commissions pourquoi ne pas le faire ouvrir les yeux sur l’état de notre armée ? La GAR n’est pas capable de protéger la République dans l’état actuel des choses….. Pouvons-nous rencontrer la Chancelière afin de lui faire remarquer ?
Le Colonel Derah’Page marqua une nouvelle pause avant de reprendre de plus belle.
- Commandant, je prends bien note de vos… “Exigences”. Toutefois, n’oubliez pas une chose, Je suis le président de la Commission à l’Armée. Si je dois recevoir des ordres, ce n’est sûrement pas de la part d’un officier de rang inférieur qui s’amuse à pinailler. Si vous n’êtes pas content avec cette vision des choses, vous n’avez qu’à vous adresser au Bureau Fédéral d’Investigation ou à la Chancelière. Vous voulez moderniser notre armée ? Moi aussi. Nous sommes d’accord sur ce point. Mais il y a une façon de faire Commandant. Nous ne sommes pas dans l’Empire. Une politique militariste ne verra probablement jamais le jour, et fort heureusement par ailleurs, car cela signerait la fin de la République telle que nous la connaissons. Notre régime a des défauts, c’est un fait avéré, mais il faut savoir faire avec et évoluer en prenant en compte ces facteurs.
- Ce ne sont pas des exigences mon Colonel mais des conseils comme vous l’avez dit vous êtes le Président de la Commission de l’Armée et si nous sommes attaqués et dépassé spar les évènements vous aurez la responsabilité de cette défaite pas moi. Je ne parlais pas d’une politique militariste comme l’Empire avait mais relancer nos centres de production, faire un état des lieux de nos centres et surtout réarmer notre flotte en priorité.
- Commandant Ricko, vous avez de bonnes idées, et sûrement des projets tout aussi intéressants. Mais vous agissez avec précipitation, sans prendre le temps de réfléchir. C’est là votre principal défaut, croyez-moi. Nos clones sont vieillissants, c’est vrai. Que faire dans ce cas ? Recruter de nouveaux membres pour notre armée, veillant à ce que les académies de Mon Calamari et de Carida forment la relève. Vendre nos vaisseaux obsolètes, oui, bonne idée là aussi. Mais de ce que je vois, ces vaisseaux représentent entre le tiers et la moitié de la Marine Républicaine. Décommissionner autant de vaisseaux d’un coup me semble improbable, impossible. Par ailleurs, si nous avons la possibilité d'entreprendre une vente, à qui pourrions nous les vendre ? Après tout, il est déjà clair que nous n’allons pas marchander avec la Confédération des Systèmes Indépendants, ni même avec leurs alliés impériaux. Il ne reste donc que deux possibilités : Vendre aux planètes républicaines et aux indépendants. Mais là encore, nous ne pouvons pas écouler l’entièreté de ces vaisseaux obsolètes en une seule fois. Il nous faudra sûrement les vendre par poignées, en fixant un prix dérisoire mais suffisamment élevé pour en tirer quelques bénéfices.
- Je suis d’accord avec vous mon Colonel c’est pour cela que je préconisais qu’avant d’effectuer la vente de ces vaisseaux obsolètes je voulais réapprovisionner notre flotte avec les nouveaux vaisseaux que je vous avais indiqué ce qui permettra de ne pas avoir de problèmes le temps que nous vendions ces vaisseaux obsolètes. Pour ce qui concerne la vente, je suis d’accord avec vous cela va prendre un certain temps à écouler tous ces vaisseaux mais avec la conjoncture actuelle des choses je pense que certaines planètes Républicaines et indépendants seraient intéressées par ce type d’investissement.
Le Colonel marqua une nouvelle pause et se sert un nouveau verre d’eau. Puis il reprit.
- Cela risque de prendre du temps, il est vrai, mais notre régime n’a pas été fondé, ou plutôt refondé, dans le seul et unique but de faire la guerre. Mettez-vous ça dans la tête Commandant. Vous avez des projets, c’est un bon point. Mais un projet ne se résume pas à vouloir quelque chose. Il faut se donner les moyens d’avoir cette chose. Il faut penser son projet du début à la fin, en veillant à répondre à toutes les questions possibles, en réfléchissant aux moindres complications. Chose que vous n’avez visiblement pas faite. Vous vous êtes contenté d’apporter vos exigences ici sans même penser aux conséquences qu’elles pourraient entraîner. C’est pour cette raison même que la Commission à l’Armée existe. Maintenant, si votre but est de “m’aider” dans ma tâche, je vous en prie, faites donc. Mais faites-le de manière logique et intelligente. Posez-vous les bonnes questions, Commandant.
- Mon Colonel si vous me le permettez je vais vous contredire. L’achat des vaisseaux était réfléchi les comptes de la GAR sont en bénéfices de plusieurs millions de crédits, l’achat de ces vaisseaux n’aurait pas fait de trou dans le budget de la GAR donc ma proposition était déjà toute réfléchie. En ce qui concerne les méthodes de travail j’avoue avoir quelques lacunes donc je vous écoute monsieur le Président que voulez-vous que je fasse afin de vous aider au mieux dans votre tâche ?
Le Commandant Ricko avait décidé de jouer cartes sur table avec le Colonel. Il ne connaissait pas la politique, Jack c’était contenter d’obéir aux ordres pendant toutes ces années et d’en donner. Maintenant c’était différent même s’il était toujours officier il ne commandait plus de vaisseau et il allait devoir jouer de la politique et sur ce terrain-là Jack n’avait aucune expérience. Il allait devoir apprendre et il fallait espérer que le Colonel serait d’accord de l’aider dans cette tâche malgré des débuts de discussions très houleux. -
Post n°28
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Le président de la Commission à l’Armée ne sait plus s’il doit rire ou s’agacer. Le commandant, qui s’est amusé à faire des remarques désobligeantes sur sa personne, en vient désormais à se cacher dans les jupons de l’amiral Dawnstar en prétextant qu’il s’agit de ses propos. Ah la marine républicaine… Fièrement représentée par des lâches. Et l’on en vient à critiquer les impériaux, tantôt trop autoritaires, tantôt trop pleutres ! C’est le monde à l’envers. Vraiment. Plus la discussion avance, plus Derah’Page en vient à penser qu’on lui a envoyé un imbécile. Oui, il a en face de lui un ignorant qui prétend tout connaître de l’armée. Un ignorant qui ne semble pas décidé à vouloir poser les bonnes questions au bon moment. Dawnstar a trouvé l’homme idéal pour nuire à la Commission à l’Armée… Ou du moins, le bon pigeon pour nuire à son président. Le colonel soupire une fois de plus.
- Commandant Ricko, que l’Amiral Dawnstar vous ait demandé de l’aider, je peux le comprendre… Mais est-ce une raison valable pour rapporter des propos désobligeants qu’il a pu adresser à mon égard ? Si demain il vous demande de balancer de telles âneries à la figure de la Chancelière, vous allez obéir ? Voyez bien qu’il est un peu, de mon point de vue du moins, difficile de comprendre votre façon de faire. Vous êtes, ou bien un idiot, ou bien trop impliqué dans votre travail pour reconnaître qu’il est parfois plus judicieux de ne rien dire pour éviter l’embarras. Et voyez-vous, je ne me cache pas derrière quelqu’un pour vous traiter d’idiot. Fait remarquer l’officier à la retraite. De même, il aurait été plus judicieux de me poser des questions à propos de ces fameux commissaires d’armée, plutôt que de venir me dire qu’ils sont incompétents dans un domaine d’expertise que vous ne semblez pas connaître. Vous voyez ? C’est bien là la preuve que vous avez la critique facile. Celle-là même que vous semblez nier.
Le petit homme grassouillet se sert un énième verre d’eau et avale son contenu d’une traite. Peut-être qu’il cherche à oublier le ramassis de conneries qu’il a pu entendre. Peut-être qu’il cherche à s’enivrer avec ce qu’il a sous la main… Mais l’effet désiré n’est pas au rendez-vous. Après tout, il est bien vain de vouloir s’égarer, mentalement parlant, avec de l’eau pour seule boisson.
- Vous voulez ouvrir les yeux aux politiciens ? Moi aussi. Mais pour cela, il nous faut un dossier solide, pas quelques paroles en l’air que nos chers amis pourront balayer du revers de la main. N’oubliez pas qu’ils maîtrisent l’art de la manipulation. Ils savent comment retourner les mots à leur avantage... Vous n’obtiendrez rien d’eux sans avoir au préalable préparé votre coup. Reprend finalement le président de la Commission à l’Armée. Et puisque l’on en vient à parler de dossier…
Hanti Derah’Page marque un nouveau temps de pause. Il éponge une nouvelle fois son front couvert de sueur, à l’aide de son mouchoir, qu’il pose ensuite délicatement sur son bureau. L’officier observe le temps d’un instant le boîtier à cigares, posé en évidence sur son plan de travail. Il semble faire de gros efforts pour retenir son envie de fumer. Mais celle-ci est visiblement plus forte et notre homme s’empare finalement d’un cigare, qu’il vient coincer entre ses dents.
- La Marine Républicaine… Le renouvellement des vaisseaux au sein des flottes républicaines. Pas le dossier le plus facile à monter, croyez-moi ! Marmonne le colonel en allumant son cigare grâce à son briquet. De ce que je lis sur le datapad que vous m’avez généreusement tendu, vous vous êtes contenté de faire un listing des flottes et des vaisseaux opérant au sein de ces dernières. Et c’est avec ça, avec si peu, que vous comptez demander, ou plutôt, exiger un renouvellement de nos flottes ? Laissez-moi vous dire que c’est bien maigre… Ce qu’il vous faut, c’est un dossier en béton ! En béton !
Il en vient à frapper le bois de son bureau à l’aide de son poing, comme pour appuyer ses dires. Il n’y a point de colère dans les propos du militaire à la retraite. Ce dernier préfère prendre un ton las, qui reflète parfaitement sa personnalité haute en couleur. Notre homme tire plusieurs bouffées, s’amuse à faire des arabesques en crachant d’une manière presque artistique la fumée infecte de son cigare. Le président de la Commission à l’Armée semble bien loin des préoccupations qui rongent le commandant. Du moins, en apparence...
- Commandant, vous me parler d’un achat “réfléchi”, mentionnant que les comptes de la Grande Armée Républicaine sont au vert, permettant de ce fait de couvrir les dépenses. Mais vous savez, ou pas visiblement, il y a une différence entre acheter une paire de chaussures et commander du matériel militaire. L’un peut se faire en se basant ce qu’il y a d’indiqué sur le compte, sur un coup de tête, l’autre doit être mûrement réfléchi, planifié, préparé. Continue Derah’Page, concentré sur les cercles de fumée qu’il expulse de ses lèvres entrouvertes. Vous voulez que la Marine Républicaine se fournisse en croiseurs Mon Calamari et en corvettes, pourquoi pas. Mais avez-vous réfléchi au nombre de vaisseaux qu’il va falloir acheter ? Et comment les répartir entre les différentes flottes ? Le nombre d’hommes nécessaires à chaque équipage ? Voyez-vous, Commandant Ricko, c’est ça, monter un projet. Se lever un matin et se demander si l’on ne peut pas améliorer les performances de notre armée en acquérant de nouveaux bâtiments de guerre, ce n’est pas monter un projet. C’est, pour reprendre vos mots, une pensée, une réflexion. Ce qui précède donc le projet...
La hargne. C’est, désormais, ce qui anime le colonel. Peut-on réellement lui en vouloir ? Il se sent, et se sait, entouré de requins, de vautours. Et le fait qu’on vienne lui mettre des bâtons dans les roues est une chose qu’il ne supporte pas… Pas plus que la vue de quelques imbéciles ayant reçu un poste d’officier dans une pochette surprise. Ce Jack Ricko ne peut pas avoir été promu pour ses compétences militaires. Ou alors, cela voudrait dire qu’on confie désormais le commandement de vaisseaux à n’importe qui. Le haut-commandement républicain est-il lui aussi composé d’individus incompétents ? La question est posée. Elle aurait peut-être sa réponse… Un jour. L’officier en uniforme blanc mordille son cigare, lui arrache des plaintes stridentes. A défaut de pouvoir étrangler l’idiot qui se tient devant lui, il peut au moins passer ses nerfs sur quelque chose.
- La planification ! Voilà ce qu’il vous faut ! Et pas qu’un peu visiblement… Vous avez beaucoup, vraiment beaucoup, à apprendre. Soupire le président de la Commission à l’Armée. Il est étonnant de vous savoir à un poste de responsabilité. Sans vouloir vous offenser bien sûr...
Le militaire à la retraite tire une nouvelle bouffée sur son cigare, remonte la ceinture qui glisse sous son ventre gras et réajuste le col de son uniforme.
- Commissions, Sénat, officiers supérieurs de l’armée… Ce sont tous des gratte-papiers. Ce qu’ils veulent, c’est du concret ! Râle le colonel en machouillant son précieux cigare. Vous devez comprendre que tout se planifie longuement à l’avance que ce soit à la guerre ou en politique. Vous aurez tôt fait de vous faire bouffer si vous ne savez pas vous y prendre correctement.
Ennuyé par cette conversation fort déplaisante, Hanti Derah’Page se met à faire tourner son fauteuil en cuir. Le voilà désormais absorbé par d’intenses réflexions. Au bout de quelques battements de coeur, une réponse vient. Le fauteuil arrête de bouger. Le militaire à la retraite pose à nouveau son regard sur le vaurien qui ose le provoquer. Un sourire mesquin s’affiche sur les lèvres du président de la Commission à l’Armée.
- Vous prétendez être un expert dans le domaine militaire, alors je vous en prie… Ne décevez pas l’Amiral Dawnstar, qui vous tient visiblement en haute estime. Montrez donc que vous avez quelque chose dans le crâne en répondant point par point aux diverses questions que je viens de poser à propos de ces fameux vaisseaux. N'oubliez pas que les réponses que vous allez me fournir seront le ciment pour votre dossier de renouvellement des flottes. Raille alors le petit homme ventripotent. Car il en va de l’avenir de la Marine Républicaine… Croyez-moi.
Pas le dossier le plus facile à monter effectivement… Le colonel a raison sur ce point. Et il compte bien faire en sorte que le commandant Ricko fasse travailler ses neurones. Ce dernier va bientôt comprendre qu’il est imprudent de s’en prendre à un esprit fourbe et impitoyable. -
Post n°29
Auteur : Vipers
- Commandant Ricko, que l’Amiral Dawnstar vous ait demandé de l’aider, je peux le comprendre… Mais est-ce une raison valable pour rapporter des propos désobligeants qu’il a pu adresser à mon égard ? Si demain il vous demande de balancer de telles âneries à la figure de la Chancelière, vous allez obéir ? Voyez bien qu’il est un peu, de mon point de vue du moins, difficile de comprendre votre façon de faire. Vous êtes, ou bien un idiot, ou bien trop impliqué dans votre travail pour reconnaître qu’il est parfois plus judicieux de ne rien dire pour éviter l’embarras. Et voyez-vous, je ne me cache pas derrière quelqu’un pour vous traiter d’idiot. De même, il aurait été plus judicieux de me poser des questions à propos de ces fameux commissaires d’armée, plutôt que de venir me dire qu’ils sont incompétents dans un domaine d’expertise que vous ne semblez pas connaître. Vous voyez ? C’est bien là la preuve que vous avez la critique facile. Celle-là même que vous semblez nier.
Le Colonel avait raison. Le Commandant n’aurait pas dû rapporter les paroles de l’Amiral surtout que maintenant l’ancien officier Impérial s’était fait une idée du Républicain qui était assis en face de lui et malheureusement elle n’était pas très flatteuse pour Jack. Le Président de la Commission des Armées se servit un nouveau verre d’eau qu’il avala d’une traite. Le Commandant Ricko était sidéré devant ce petit homme grassouillet.
- Vous voulez ouvrir les yeux aux politiciens ? Moi aussi. Mais pour cela, il nous faut un dossier solide, pas quelques paroles en l’air que nos chers amis pourront balayer du revers de la main. N’oubliez pas qu’ils maîtrisent l’art de la manipulation. Ils savent comment retourner les mots à leur avantage... Vous n’obtiendrez rien d’eux sans avoir au préalable préparé votre coup. Et puisque l’on en vient à parler de dossier…
Monter un dossier, Jack commençait à comprendre où voulait en venir le Colonel. Le Président prit un cigare dans la boîte posez sur son bureau juste devant lui et il rajouta.
- La Marine Républicaine… Le renouvellement des vaisseaux au sein des flottes républicaines. Pas le dossier le plus facile à monter, croyez-moi ! De ce que je lis sur le datapad que vous m’avez généreusement tendu, vous vous êtes contenté de faire un listing des flottes et des vaisseaux opérant au sein de ces dernières. Et c’est avec ça, avec si peu, que vous comptez demander, ou plutôt, exiger un renouvellement de nos flottes ? Laissez-moi vous dire que c’est bien maigre… Ce qu’il vous faut, c’est un dossier en béton ! En béton !
Le Colonel frappa son bureau afin d’appuyer ces paroles. Il n’y avait point de colère dans ce geste mais le Président était un de ces hommes qui parle avec conviction et qui joint le geste à la parole. Jack regardait l’officier joué avec la fumée de son cigare.
- Commandant, vous me parler d’un achat “réfléchi”, mentionnant que les comptes de la Grande Armée Républicaine sont au vert, permettant de ce fait de couvrir les dépenses. Mais vous savez, ou pas visiblement, il y a une différence entre acheter une paire de chaussures et commander du matériel militaire. L’un peut se faire en se basant ce qu’il y a d’indiqué sur le compte, sur un coup de tête, l’autre doit être mûrement réfléchi, planifié, préparé. Vous voulez que la Marine Républicaine se fournisse en croiseurs Mon Calamari et en corvettes, pourquoi pas. Mais avez-vous réfléchi au nombre de vaisseaux qu’il va falloir acheter ? Et comment les répartir entre les différentes flottes ? Le nombre d’hommes nécessaires à chaque équipage ? Voyez-vous, Commandant Ricko, c’est ça, monter un projet. Se lever un matin et se demander si l’on ne peut pas améliorer les performances de notre armée en acquérant de nouveaux bâtiments de guerre, ce n’est pas monter un projet. C’est, pour reprendre vos mots, une pensée, une réflexion. Ce qui précède donc le projet...
Le Colonel n’apprenait rien au Commandant Ricko. Il avait eu le temps de faire le point sur les équipages, les troupes que de tel vaisseau pouvait demander. Jack avait analysé les flottes de la GAR afin de savoir où déployer ces vaisseaux, la seule chose que l’officier Républicain ne savait pas était de comment les chantiers tournaient et de quels effectifs l’armée disposait afin de piloter ces vaisseaux.
- La planification ! Voilà ce qu’il vous faut ! Et pas qu’un peu visiblement… Vous avez beaucoup, vraiment beaucoup, à apprendre. Il est étonnant de vous savoir à un poste de responsabilité. Sans vouloir vous offenser bien sûr...
Le Commandant Jack Ricko ne répondit pas au pic du Colonel, il se contenta de le regarder et d’attendre son autorisation pour parler.
- Commissions, Sénat, officiers supérieurs de l’armée… Ce sont tous des gratte-papiers. Ce qu’ils veulent, c’est du concret ! Vous devez comprendre que tout se planifie longuement à l’avance que ce soit à la guerre ou en politique. Vous aurez tôt fait de vous faire bouffer si vous ne savez pas vous y prendre correctement.
Jack écoutait avec attention les conseils de son supérieur et il acquiesça de la tête ces paroles. Le Colonel se mit à faire tourner son fauteuil, il avait l’air de s’ennuyer. Soudain le fauteuil s’arrêta et l’officier Impérial fixa l’officier Républicain.
- Vous prétendez être un expert dans le domaine militaire, alors je vous en prie… Ne décevez pas l’Amiral Dawnstar, qui vous tient visiblement en haute estime. Montrez donc que vous avez quelque chose dans le crâne en répondant point par point aux diverses questions que je viens de poser à propos de ces fameux vaisseaux. N'oubliez pas que les réponses que vous allez me fournir seront le ciment pour votre dossier de renouvellement des flottes. Car il en va de l’avenir de la Marine Républicaine… Croyez-moi.
Ca y est c’était le moment où le Commandant Jack Ricko devait faire ses preuves. Il avait longuement travaillé sur ce projet quand il l’avait présenté à l’Amiral Dawnstar et maintenant il devait monter le dossier avec le Président de la Commission des Armées et surtout le convaincre que la GAR a besoin de renouvellement.
- Bien mon Colonel alors tout d’abord il y a deux inconnus dans mon projet de renouvellement de la flotte mais nous y reviendrons après. Jack se leva et se mit au garde-à-vous avec ses bras croisés dans son dos. Tout d’abord les membres d’équipage, pour une Corvette il y a huit membres d’équipage, trois mille sept cent vingt-trois membres d’équipage et trente-cinq artilleurs pour le MC40a et cinq mille huit cent soixante membres d’équipage, mille trois cent cinquante minimums pour le faire fonctionner, six cent cinq artilleurs pour le MC90. Jack avala sa salive et continua. En ce qui concerne la répartition de ces vaisseaux, j’aurais rajouté un vaisseau de chaque type dans chaque flotte de la GAR. Par contre il y a deux inconnues dans ce projet comme je vous l’ai dit au début mon Colonel, quelle est l’état de nos forces militaires navales ? Combien d’hommes avons-nous de disponible dans nos académies ? Et deuxième inconnu, comment fonctionnent nos chantiers navals ? Est-ce que les chantiers de Mon Calamari pourraient subvenir à nos besoins avec une telle commande et dans quels délais ?
Le Commandant Jack Ricko avait répondu à toutes les questions que le Colonel Derah’Page lui avait demandés. Jack restait debout devant son officier supérieur, il était prêt à faire ce qu’il fallait afin que ce projet se passe bien.
- Par ailleurs pour monter ce dossier comme vous l’aviez indiqué il serait peut-être plus judicieux de commencer par une commande d’une dizaine de Corvette et ensuite inspecter nos chantiers spatiaux et nos académies navals afin de voir par nous-mêmes l’état de nos installations qu’en pensez-vous mon Colonel ?
Jack attendait la réponse du Président de la Commission des Armées toujours debout en face de lui en le regardant droit dans les yeux. -
Post n°30
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Le visage du président de la Commission à l’Armée prend petit à petit un air bouffi et rougeaud. Ce n’est pourtant pas l’alcool qui en vient à faire cet effet, le colonel n’ayant pas avalé une seule goutte de whiskey depuis son arrivée au bureau. Derah’Page écoute silencieusement le commandant. Il sent son corps se crisper, son visage s’enflammer… Il en vient à une conclusion simple : Il veut plus entendre la voix déplaisante de l’officier qui lui fait face ! Cet homme est un véritable abruti ! Jack Ricko en vient à se contredire tout seul en venant lui demander l’état des forces navales alors qu’il est censé avoir fait un “dossier” sur le sujet… Non, il n’est pas commandant contrairement à ce qu’il dit, ce n’est pas possible. Il n’est absolument pas crédible dans ce rôle, surtout quand on sait qu’il lui aurait fallu d’un seul coup de pouce de la part de Dawnstar pour pouvoir inspecter les installations militaires. Le prétendu commandant Ricko est forcément un imposteur… Un espion à la solde des impériaux ou des séparatistes… Ou pire ! Un comédien payé par l’amiral Dawnstar en personne pour le tourner au ridicule et le pousser à bout ! Le militaire à la retraite étouffe dans son uniforme blanc, en vient à réajuster le col de sa tenue afin de mieux respirer. Derah’Page reprend son mouchoir de poche et tamponne une nouvelle fois son front couvert de sueur. Il s’empare de la carafe d’eau, se sert un énième verre et avale son contenu d’une traite. Mais tout ceci ne semble pas calmer le président de la Commission à l’Armée…
Complètement dépité par cette scène surréaliste, le colonel en vient à adopter un comportement des plus étranges. Son front dégarni vient cogner le bureau à de multiples reprises, sans réel but précis… Ou du moins… Peut-être celui d’en finir avec la vie ou cette réunion saugrenue. Le martèlement régulier du crâne contre le mobilier est bientôt accompagné de râles sourds et de jurons étouffés. Soudain, Derah’Page se redresse. Son regard se porte alors vers le plafond de la pièce et les bras suivent, bientôt levés vers le ciel dans un geste désespéré, comme pour une prière.
- Pourquoi moi ? Hein ! Pourquoi moi ? Foutez-moi la paix bon sang ! Beugle alors l’ancien officier impérial. Aaaaaaaaaaah…
Et le militaire à la retraite reprend ainsi son activité surprenante. A l’aide d’un basculement de tête régulier, le petit homme grassouillet en vient à se supprimer quelques neurones de plus contre le bureau. Son visage, déjà empourpré sous l’effet de la colère, ou plutôt, de l’indignation, est désormais marqué par cet emportement soudain. Néanmoins, dans un sursaut de lucidité, le colonel finit par revenir à une attitude plus ou moins sérieuse… Un raclement de gorge plus tard, le voilà désormais parfaitement droit dans son fauteuil, affichant un air grave sur son visage aussi rouge qu’une tomate.
- Veuillez me pardonner cette folie foudroyante… Reprend le président de la Commission à l’Armée dans un soupir. Reprenons…
Mais l’ancien officier impérial en vient vite à s’isoler dans ses pensées. Il consulte silencieusement le datapad remis par le commandant, ou tout du moins le prétendu commandant. Le colonel se demande sérieusement comment on a pu confier de telles responsabilités à un abruti ayant le quotient intellectuel d’une moule. Car de son avis, l’individu qui affirme être un officier républicain est loin d’être une lumière… Venir se pointer dans le bureau du président de la Commission à l’Armée, avec un dossier loin d’être complet, en venant prétexter que tout est “réfléchi” est la pire des conneries… Pire même. C’est du foutage de gueule ! Le petit homme grassouillet aurait du s’en douter au premier coup d’oeil… Ce petit air maladif… Ce teint blafard et ces joues creuses… Un visage ravagé par l’alcool assurément. Ceci explique bien des choses !
Qu’importe. Hanti Derah’Page n’est pas du genre à se rabaisser au niveau de quelques types ignares aux neurones grillés par la consommation abusive de quelques boissons fortes. Après tout, ce travail de recherches que le commandant Ricko aurait du réaliser de son propre chef ne va pas se faire tout seul. Voilà donc que le militaire se retrouve, une fois de plus, avec les épaules lourdes de responsabilités et de tâches à remplir. Son crâne dégarni bouillonne littéralement. Les calculs s’enchaînent, les réflexions aussi. Les sourcils froncés du colonel indiquent qu’il est concentré sur son casse-tête. Et quel casse-tête ! Les doigts boudinés du militaire à la retraite glissent et pianotent sur le bloc de données.
- Alors voyons voir… Si je multiplie par disons… Douze… Marmonne le président de la Commission à l’Armée pour lui-même. Et si je prends en compte ceci… Mais oui ! Bien évidemment !
Le colonel s’enfonce dans son fauteuil, le datapad dans les mains, et affiche un sourire mesquin sur ses lèvres. Il pousse un petit rire très étrange, comme rendu fou par cette entrevue surprise qui alterne entre prises de tête, crises de nerfs et travaux acharnés… Ou peut-être que le fait de cogner son crâne dégarni sur le bureau l’a rendu instable. Nul ne peut réellement savoir… Pas même le principal concerné. Une nouvelle série de calculs mentaux plus tard, Derah’Page est enfin prêt à rendre son verdict.
- Nos académies peuvent fournir quelques milliers d’officiers, de pilotes et de soldats. Cela sera toutefois bien insuffisant pour remplir toute une flotte de vaisseaux. Selon mes estimations, en partant du principe d’une commande d’un modèle MC90, MC40a et C-70 pour chaque flotte, cent vingt-deux mille sept cent soixante-douze hommes d’équipage et plus d’un millier de pilotes seront nécessaires pour faire fonctionner les bâtiments de guerre et les chasseurs à leur bord. Il en faudra beaucoup plus si d’autres vaisseaux sont commandés par la suite. Indique l’ancien officier impérial en rectifiant machinalement les plis de son uniforme blanc. Avec la vente des vaisseaux jugés obsolètes, nous pourrions bénéficier d’un apport de quelques trois cent huit mille trois cent soixante-huit hommes d’équipage et de mille quatre cent quatre pilotes ayant déjà l’expérience du combat. Dans le cas où l’Amirauté et la Chancellerie souhaiteraient garder durant un temps nos vieux vaisseaux en cas de guerre avec la Confédération des Systèmes Indépendants… Et bien il nous faudra trouver plusieurs dizaines de milliers de volontaires pour faire fonctionner nos nouvelles acquisitions.
Le président de la Commission à l’Armée marque un temps de pause. Puisque son gosier se dessèche rapidement, il lui faut boire à nouveau. Il récupère ensuite son cigare posé dans le cendrier et tire une énième bouffée. La fumée qu’il recrache par les narines lui arrache un petit soupir de bien être. Le colonel semble se détendre, relâche la pression, oublie les nombreux incidents…
- Concernant les chantiers navals, même s’ils tournent à plein régime, il faudra plusieurs mois avant d’avoir accès à l’ensemble des vaisseaux commandés. Et tant que ces derniers n’auront pas reçu des équipages complets, ils seront plus ou moins inutiles. Continue le militaire à la retraite. Quoi qu’il en soit, si nous nous débrouillons bien, nous pourrons facilement acheter un tiers de la nouvelle flotte avec les bénéfices tirés de la vente des vaisseaux jugés obsolètes. Dans le cas contraire, il faudra tout puiser dans les fonds mis à disposition pour l’armée.
Derah’Page mordille son cigare, lui arrache quelques plaintes de douleur, s’amuse à faire des formes avec la fumée qu’il expulse entre ses lèvres. L’homme tourne dans son fauteuil, sifflote un petit air, comme pour décompresser. Lorsque le siège cesse de tourner, qu’il revient à sa position initiale, le colonel en vient à tamponner son front à nouveau recouvert de sueur.
- Pour en revenir à vos suggestions... Ajoute l’officier grassouillet, le cigare coincé entre les dents. Inspecter les académies militaires et les chantiers navals semble être une excellente idée. Mais nous ne pourrons pas tout réaliser à deux en sachant qu’il sera tout aussi utile d’inspecter les vaisseaux et les équipages servant à leur bord. La création de postes de commissaires des armées me semble nécessaire plus que jamais. Quoi qu’il en soit, je vais devoir prendre quelques heures pour concevoir le dossier qui va nous servir à mettre en place un renouveau des institutions militaires républicaines. Vous pouvez disposer Commandant Ricko. Je reviendrais vers vous lorsque le dossier aura été monté.
Joignant le geste à la parole, le président de la Commission à l’Armée en vient à désigner la porte d’un signe nonchalant de la main. Dans les faits, il n’a besoin que de quelques minutes pour rendre le dossier. Mais il préfère de loin s’accorder un peu répit loin de l’abruti servant de chien de garde à l’amiral Dawnstar. Après tout, Derah’Page n’a pas envie d’avoir dans les pattes un officier républicain incapable de réfléchir correctement. Quelques heures passent. Le colonel profite de son temps “libre” pour regarder un match de limmie, écoute quelques morceaux de son groupe préféré, puis en vient finalement à se pencher sur le cas du dossier. Après dix minutes de rédaction et deux relectures, le résultat lui semble des plus satisfaisants.Spoiler : Spoiler
Il ne reste plus qu'à contacter le fou furieux qui sert de sous-fifre à l'amiral Dawnstar pour qu'il aille porter le dossier à la Chancellerie et à l'Amirauté... Voilà ! Les dés sont jetés... Et l'on verra bien si la République Fédérale peut se targuer d'avoir à sa tête des personnes compétentes. Notre gras du bide préféré n'en reste toutefois pas là. Se persuadant que le commandant Ricko n'est pas ce qu'il prétend être, le président de la Commission à l'Armée compte bien envoyer un message au Bureau Fédéral d'Investigation pour qu'il enquête sur l'officier républicain. On apprendrait, au mieux, qu'il est un espion ou un comédien, au pire qu'il est un incapable mis à un poste de responsabilité...Spoiler : - HRP -
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Post n°31
Auteur : Eljah Micka'ElsonCommandant Jack Ricko
Le Commandant Ricko essayait de comprendre comment le Colonel Derah’Page réfléchissait... Malheureusement il n’eut pas le temps de comprendre ce qui allait se passer, le Président de la Commission commença à se taper la tête contre son bureau, il répéta ce geste plusieurs fois. Jack fut complètement sidéré de voir cela. L’attitude de son officier supérieur était inadmissible, le Colonel n’avait plus rien à faire dans l’armée s’il avait des crises de ce genre. Le Colonel s’excusa pour cette folie passagère et repris des calculs que seul lui avait le secret.
Le Président fit le compte-rendu des effectifs que l’armée disposait et malheureusement la Gar ne disposait pas d’assez d’effectifs militaires afin de former cette nouvelle flotte. La République n’avait plus investi dans ses armées depuis bien trop longtemps. Le Colonel était d’accord pour la revente des vaisseaux obsolètes par contre il n’avait pas pensé à l’utilité que les croiseurs Interdictor pouvaient avoir. L’autre problématique était le temps de production de ces vaisseaux. Les chantiers navals de Mon Calamari n’avaient par tourner depuis bien trop longtemps pour subvenir à une si grosse commande d’un coup.
La République devrait envoyer des officiers haut gradés afin de juger de l’état de ces chantiers.
Le Président de la Commission des Armées congédia le Commandant Ricko. Jack ce leva, salua son supérieur et sorti. Il réactiva son oreillette de communication et contacta le Sergent Jusik.- Sergent Jusik ?
- Je vous écoute mon Commandant.- Venez me chercher, j’en ai fini pour aujourd’hui avec cet homme puis le Grand Amiral Dawnstar doit attendre mon rapport.
- A vos ordres mon Commandant, nous arrivons, je demande au reste de l’escouade de me suivre ?- Non non Sergent, juste vous et le pilote.
- Bien Commandant nous serons sur la plateforme d’atterrissage du Sénat dans cinq minutes, Jusik terminé.
Le Commandant Ricko avait eu une journée désastreuse. C’était sa première journée à son nouveau poste à la Commission des Armées et son officier supérieur était complètement taré. Jack allait devoir fournir un rapport détaillé des activités du Président de la Commission des Armées, cela ne pouvait pas continuer. Dareh’Page était un homme qui avait l’air d’avoir compris comment fonctionnait la politique et il en avait su en profiter afin de devenir Président alors qu’il était en retraite. La marche du Commandant fit stopper à l’arrivée de la canonnière sur la plateforme. Machinalement Jack avait repérer le chemin à travers les couloirs quand il était arrivé et même perdu dans ses pensés il avait réussi à retourner à son point de départ. Le Sergent Jusik sortit la tête par le sas du vaisseau.
- Commandant j’attends vos ordres.- On rentre à la garnison Sergent.
Jack grimpa dans la canonnière avant de continuer,-Et vous avez quartier libre pour le reste de la soirée Sergent.
- A vos ordres mon Commandant et merci, Jusik tourna la tête en direction du cockpit, pilote ramenez-nous à la garnison de Coruscant.
Le voyage jusqu’à la garnison se passa rapidement, les vaisseaux militaires avaient des voies de navigation réservées. Cela leur permettait de pouvoir intervenir plus rapidement sur toute la planète aux moindres traces de gros conflits et vu tout ce que Coruscant avait connu ses voies pourrait aider. Le Commandant salua le Sergent Jusik et se dirigea vers le mess des officiers. Jack ne croisa qu’un Lieutenant qui était en train de manger qui le salua mais personne d’autre n’était présente. L’armée avait besoin d’homme depuis le départ de Valiant, nombreux officiers l’avaient suivi dans sa désertion et malheureusement les officiers compétants se faisaient rare. Jack se servit un verre de pur malt corellien et commença à taper son rapport pour le grand Amiral Dawnstar.Spoiler : Compte-rendu de mission Top Secret accréditation requise.
Jack avait fini son rapport, après une dernière relecture il l’envoya. Cela faisait presque un mois qu’il n’avait pas vu le Grand Amiral en personne. Sa nouvelle affectation ne l’avait pas ravi mais Dawnstar avait confiance en Jack afin de renouveler la GAR afin que la République puisse protéger la galaxie et surtout puisse se défendre contre les attaques extérieures comme intérieures. Ricko avait été choisi pour être l’homme qui allait insuffler le changement dans l’armée. -
Post n°32
Auteur : Super PNJC'était un dossier laissé en suspens depuis des années maintenant. Lager T'ha, Lieutenant de la Marine Républicaine (comme tant d'autres), en avait bavé pour passer outre la machinerie administrative et sénatoriale, conçue pour broyer quiconque tenterait de sortir des clous, pour finalement atteindre ce grade et cette responsabilité. Et c'était exactement ce qu'elle comptait faire, désormais, en mettant enfin sur pied le plan d'inspection des flottes de la Grand Armée Républicaine. Et les années passant n'avaient pas aidé à leur rendre leur lustre passé, aussi fallait-il prendre avec des pincettes les rapports de l'époque, écrites par le président de sa Commission. D'ailleurs, les flottes tombaient tellement en désuétude que personne n'avait mis à jour les comptes depuis des mois... Le dernier remontait à pas moins de 18 mois. Intolérable ! En même temps, à part le Seigneur Blokkus, personne ne semblait faire attention à la flotte républicaine... Il était temps d'y remédier !
La Commission d'Inspection allait enfin pouvoir agir et suivre le plan mis en place 4 ans auparavant, et cela commencerait par une remise à jour sérieuse des effectifs et vaisseaux disponibles, par secteur et par type, ainsi que leurs commandements. Ensuite, elle demanderait un rapport complet mis à jour et un recensement des élèves soldats et officiers présents dans les académies et sur les vaisseaux à renouveler. Sans oublier qu'il fallait également fournir la Garde Républicaine un minimum. Mais pour cela, il lui faudrait aussi visiter les chantiers navals de la République, à commencer par ceux de Mon Calamari, plus grands constructeurs de vaisseaux si il en était. Cela prendrait un temps considérable, mais elle avait l'intention ferme de le prendre. Cela demanderait surtout de la patience, si elle voulait présenter à la Vice-Chancelière Jagabamda un rapport complet sur la situation.
Elle avait sous les yeux les anciens rapports, notamment du Colonel Derah'Page, mais l'obsolescence les avait gagnés, et il ne voulait plus en entendre parler. Aussi, il lui avait fallu se débrouiller avec quelques bouts de ficelle. Elle eut un pincement au cœur lorsqu'elle relut la suggestion de créer le poste de commissaire. Son poste, en soit. Mais le vieux roublard n'était plus là pour s'en occuper. Le dossier était déjà bien complet, pourtant, il y avait bien peu de choses à ajouter. Il manquait encore toutes les flottes, ainsi que le rapport d'inspection. Bien. Commençons par les flottes...Kryann
