Commission à l'Armée
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Post n°12
Auteur : Enfier
Yuuki était assise tranquillement sur son siège de la commission des armées, à moitié affalée. La salle était étroite juste de quoi se déplacer autour de la table qui trônait tout le long, au centre de la pièce, le tout entouré de vitres laissant une magnifique vue sur le quartier politique de Coruscant. Ceci rappela à Yuuki sa toute première mission à adrénaline... Tenir un siège lors de la nuit sanglante qui a vu naître les CaTalyc, et surtout la naissance de la destructrice. Tout ça avait était mis sous silence et seul le clan avait connaissance de cet événement ou plutôt... Massacre.
Après ce cours moment où elle revit ses amis mourir. Elle se remit à feuilleter les fichiers de son datapad, de style contrat, bourses et développement du nouvel armement. Elle était arrivée une heure en avance, pour pouvoir s’occuper à distance des industries Azadrer. Elle ne s'était pas présentée comme présidente de la commission, pour des raisons personnelles et surtout pédagogiques. Mais elle comptait s’y investir de son mieux et dans la mesure du possible, pour la république. Au bout d'une vingtaine de minutes elle regarda ses camarades arriver un à un, ce qui l'interpella le plus fut l'arrivée du général républicaine et son bandeau cachant son œil gauche.
*Blessure de guerre... torture... ou accident de cuisine ?*
Après cette interrogation elle rangea son datapad à l'intérieur de son sac juste au moment de la prise de parole de Jagabamda. Qu'elle écouta avec attention, de long en large, avant de se pencher sur le fichier qu'elle leur avait transmis. Elle le remplit et le renvoya sans attendre, histoire de ne pas retarder plus que nécessaire le début de la commission.
Elle finit, releva la tête au moment ou la porte s'ouvrit sur un homme... ou une Kwazel maw selon les points de vues.
ENGAGEMENT DE CONFIDENTIALITÉ
ET DE NON DIVULGATION
ENTRE :
Le Gouvernement de la Nouvelle République Fédérale
Représenté par Jagabamda Dorf « Présidente Gardienne de la Constitution de la Nouvelle République »
Et
Membre de « Commission des armés »
Représenté par : Yuuki Kabahi
En qualité de : Membre de la Commission des Armées
IL EST CONVENU CE QUI SUIT :
1- Chaque membre des commissions sénatoriales accepte et reconnaît que tous les droits relatifs à l’information qui lui est divulguée et communiquée en ce lieu, sont réservés au gouvernement De la nouvelle République Fédérale en tant qu’entité et seule propriété de la Nouvelle République Fédérale
2- Les Membres des Commissions Républicaines acceptent de considérer les informations comme confidentielles
3- Les Membres des Commissions Républicaines s’engagent à ne pas divulguer les informations.
4- Toute information échangée sous quelque forme que ce soi lors des discussions, échanges des négociations a un caractère confidentiel et ne doit pas être divulguée à un tiers, sans autorisation préalable de La Présidente Gardienne de la Constitution.
Signature : Yuuki Kabahi
C’est au moment où Jagabamda termina son discours que Derah'Page arriva, pour ses débuts de président de commission ce n'était pas vraiment professionnel d’arriver en retard… Quant au discours en particularité deux choses l'interpellèrent:
le fait que des gens pourraient profiter des commissions pour trouver des bénéfices dans le malheur du peuple qu'il voulait protéger.
Ceci révoltait Yuuki qui avait pour habitude de faire passer les autres avant elle.
*Et ben quel timing ! Il a intérêt de faire bonne impression.*
Yuuki sourit sous son casque et attendit la suite, un sourire amusé que seul elle pouvait percevoir. presque invisible et qui ne voulait dire qu'une chose...
La petite voulait jouer ! Rien de mieux qu'une personne connaissant ses fautes pour réussir à l'accabler encore plus d'elle.
Il remercia dame Jagabamda en bafouillant sur le nom de celle-ci. Et prit la parole pour nous tous sans même demander la permission... Il se prenait pour le roi ou quoi ? Mais au moins il fait ça avec politesse et respect. Il s'excusa de son retard comme si sous escorte et avec un chemin aménagé on pouvait l'être...Le plus désagréable c'est les menteurs... Enfin il se présente comme étant le Colonel Derah'Page. Mais pour la collaboration vers de belles choses il est mal parti.
*Déjà il a une excuse bidon, il ne sait même pas qu’il est président et en second il ferait bien de regarder son datapad.
C’est pas parce qu’il est décoré des pieds à la tête que je vais hésiter à le trouer avec ma vibro-lame de combat.*
Elle ferma les yeux après avoir vu le colonel prendre ses aises avec des habitudes hautement impériales, elle savait qu'après la chute de l'empire avait fait migrer une bonne partie de leur armée dans les rangs de la république et surtout les hauts gradés.
Mais en voir un ici ne la rassurait pas.
Quand tout d'un coup une phrase s'imposa dans son esprit:
- Il n'est sans vous appeler que notre République est jeune. Il existe, malgré la confiance que j'ai en chaque être qui peuple notre Galaxie et notre République, qu'il se pourrait que nous puissions trouver dans nos rangs des envieux, sans oublier "des nostalgiques de l'ère ancienne", ceux qui sous l'Empire trouvait leur bonheur au détriment des populations.
*Et en plus c’est un déserteur… Bon je vais me lever après qu’il ait ouvert à nouveau son antre à charcuterie et je vais m’occuper de lui...
Je veux être sûr de ses intentions. *
- Bien... j'imagine que nous pouvons commencer.
Ou là ! On se calme! Déjà! Ça va un peu vite... Tu veux pas connaître la situation de la commission avant de faire quoi que se soit ?
Nous allons dans un premier temps nous pencher sur les opérations républicaines en territoire séparatiste votées par le Sénat.
Hé ben non...Il ne serait pas président, il aurait quand même tenté de prendre l'occasion de son retard pour prendre la place... J'imagine pas la honte qu'il aurait pris !
Yuuki pouffa tout seul sous son casque, tentant de retenir les signes physiques, pouvant suivre cette hilarité.
Puis son sérieux revient d'un coup ! Quand elle entendit dire que la guerre, n'était pas une promenade de santé... Rire avec la vie d'homme prêt à mourir pour une cause ? Non elle ne le supportait pas. Surtout après les horreurs qu'elle avait vécues en première ligne lors de l'ancienne république. On ne va pas rigoler sur les massacres civils fait par les Sith ! Yuuki en frissonna une énième fois.
Dans un deuxième temps, je pense que nous pourrions nous poser des questions quant à la présence d'une icône impériale sur le sol républicain.
*Si elle te dérange tant que ça fait la exécuter... Mais on va pas écourter sa peine... Faudrait que je me renseigne sur elle.*
Des ripostes impériales ne sont pas à mettre de côté et je pense que nous devrions nous préparer au pire.
*Surtout avec toi à ce poste j'aurais su je me serais présentée..*
Puis le colonel charcuterie s'amusa à demander une idée globale de la puissance de feu offensive et défensive de l'armée Républicaine...
C'était une bonne idée, mais, oui, il y a toujours un mais avec un ancien déserteur. Faudra signer le papier de confidentialités d'abord.
De même, il nous faudra sûrement prendre en compte la question de la désertion.
*Comme toi en gros, mais tu sais s'ils sont venus c'est que ce sont des profiteurs, vaudrait mieux les remettre recrue quand il s'engage chez nous en plus d'un suivi par mouchard*
Le programme risque d'être chargé... Des questions Messieurs ?
-Mesdames et messieurs! vous ne connaissez pas la politesse ?
Yuuki ne dit rien d’autre et préféra se lever doucement, faisant suivre sa chevelure dépassant de son casque suivant le mouvement naturellement, tout en propulsant la chaise sur laquelle elle était assise, plus loin derrière elle pour attirer l'attention. Puis elle s’avança vers lui. Ses longs cheveux violets lui arrivant au rein ondulant au rythme de sa marche rapide, posée et assurée.
Une fois arrivée à côté du monstre de gras, elle poussa doucement les dossiers au milieu de la table et prit la mallette, pour la poser sur le côté du siège du gros monsieur, et lui ouvrir le fichier de confidentialité, transfère sur le datapad de la baleine, juste sous son nez.
-Remplissez ceci et apprenez à connaître votre équipe avant de commencer, ceci simplifiera la suite.
Puis la mandalorienne reprit sa place fière d'elle, et surtout ayant envie d'entendre les remarques des autres sur leur président de commission, et surtout apprendre à connaître la spécialité de chacun, et leurs points faibles.
-Ha! Et puis ça ne vous dirait pas de savoir quelle était l'intervention de Jagabamda, au lieu de prendre vos aises si rapidement ? -
Post n°13
Auteur : Lyzs
Clint Ko'Walski
Un joli brin de femme fait son apparition, mais cela ne fait ni chaud ni froid à notre vétéran. Par politesse, il regarde l’holograme. Mais, sa lassitude montre qu’il sait à quoi s’attendre… La petite chancelière suppléante expose la situation avec toute la naïveté d’un politicien croyant à la grandeur et à la bienfaisance de son régime. L’homme observe et écoute, mais son intérêt est moindre. La moitié des mots lui passe par une oreille pour ressortir par d’autre. Il s’impatiente, se force pour ne pas montrer son exaspération et sa détresse. Vite, qu’elle en finisse… La commission des armées a des choses plus importantes à gérer que les petites fantaisies républicaines. Bon sang ! Plus elle parle, plus Clint se dit qu’il s’est fait piéger ! Il aurait mieux fait de refuser. C’est quoi, ici ? Un salon de thé ? On est là pour parler autour d’une boîte à cookies en spéculant sur les bienfaits de la république ? Ciel, que c’est long... Citations bateau, discours plein d’espoir… Tout y est. Et dire que notre homme pensait se rapprocher un peu plus de sa position d’antan. La barbe ! Ko’Walski relativise : la commission n’est qu’une partie de son travail. Il doit faire bonne figure. Si ce n’était pas le cas, il aurait déjà quitté la pièce en voyant les autres concernés.
Malgré le fait que Clint résiste à l’envie de prendre la porte, celle-ci s’ouvre tout de même. C’est le président qui arrive en retard. Magnifique. Splendide. Grandiose ! Un meeting des plus respectables... C’en est trop, le vétéran cache son visage pour soupirer et cracher son agacement. Maintenant que Jagabamba a fini de tartiner sa dose de politique édulcorée, c’est au tour de bouboule de prendre la relève.
Au moins, celui-ci à l’air de savoir qu’il doit tenir le rôle de coordinateur. Il commence à entrer dans le vif du sujet. Même si le retardataire a l’air un peu trop accroc à son canapé, il a le mérite d’entrer dans le vif du sujet. Clint se redresse dans sa chaise. Peut-être va-t-on pouvoir passer tout le blabla inutile et parler de choses relatives à l’armée ? Ah ! Bien sûr que non ! Peine le bien portant finit de s’exprimer que déjà le sujet change. Une nouvelle empêcheuse de tourner en rond pointe le bout de son nez dans la conversation. Une armure, un casque… Une mandalorienne. Ces types sont des barbares, ils n’ont pour stratégie que la force brute. Ça leur réussit bien, certes. Mais, depuis quand sont-ils apte à parler de choses sérieuses ?
La réponse arrive bien vite : depuis… jamais. La fille s’exprime mal. Elle parle de politesse alors qu’elle essaie de raisonner sous son casque. Elle s’attarde sur des détails administratifs et s’excite pour rien. Elle envoie valser sa chaise sans retenue, comme si elle n’avait que faire de ce que pourrait lui valoir ce genre de sautes d’humeur. Clint n’est pas du genre à s’attarder sur les petits détails agaçants, il n’aime pas se plaindre. Cependant, la petite dépasse les bornes. Alors, de sa profonde voix rauque, il se décide à capter l’attention et à remettre à sa place la mandalorienne avant même que le président n’ait le temps de répondre.
— Ecoute, gamine. Et, écoute bien. Ici, t’es pas pieds nus dans la boue. Donc tu calmes tes nerfs, tu te rassois et tu ne parles plus de respect tant que t’es pas foutue de t’adresser à quelqu’un sans te cacher derrière ton casque. On a des choses plus importantes à faire que de signer des papiers ou de revenir sur des discours creux. Compris ?
Il secoue la tête et cligne de l’œil comme s'il avait mal à la tête. C’est incroyable qu’il ait à faire la leçon à quelqu’un lors d’une réunion.
— Alors maintenant, on laisse monsieur le président décider de l’ordre dans lequel vont venir les sujets et on s’y met. Insiste-t-il pour montrer qu’elle n’a aucune légitimité. Si monsieur le président dit qu’on se présente, on se présente. S’il ne le dit pas, on ne le fait pas. Je suis certain qu’il connaît déjà son équipe. N’est-ce pas, monsieur le président ?
Son unique œil, blasé mais perçant, se pose sur Derah’Page. Ko’Walski le jauge un peu, mais cela ne l’empêche pas de respecter la hiérarchie…
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Post n°14
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Derah'Page s'attendait à des remarques et il n'est pas déçu. C'est la Mandalorienne qui commence les hostilités et prend un malin plaisir à le ridiculiser. Il reste de marbre et se contente simplement de hausser un sourcil en attendant que la petite se calme. Rien d'étonnant en fait, les Mandaloriens sont de véritables brutes sans cervelle. Mais on ne ridiculise pas le colonel Hanti Derah'Page avec de médiocres paroles. Oh ça non. Et même s'il est plus ou moins défendu par le balafré de la Commission, le moustachu compte bien répliquer. Il vient d'obtenir une information intéressante, à savoir qu'il est le président de la Commission. En fait, même s'il n'avait pas été à la tête de cette réunion, il aurait tenté de se mettre en première ligne. Mais sa position avantageuse va lui permettre de répliquer... Avec tout le venin qu'il a à sa disposition. Silencieusement, il jubile.
- Je vous remercie pour cette petite intervention Monsieur, mais cela n'était bien évidement pas nécessaire. Lâche simplement l'officier en lissant sa moustache. Il se tourne ensuite vers la Mandalvaurienne (Elle n'a pas volé son surnom). Mademoiselle... Je ne pense pas que vous soyez la personne la plus compétente pour nous parler de politesse. Votre attitude n'est pas vraiment des plus appropriées. Vous salissez votre nom et l'honneur qui vous est fait en adoptant un tel comportement au sein de MA commission. Mais j'imagine que cela vous est bien égal de toute façon.
Il s'arrête un instant, prenant le soin d'ordonner à nouveau le tas de papiers que la guerrière en armure s'est amusée à balayer. Il humecte ses lèvres et affiche un léger sourire. Un sourire caustique.
- Je n'ai pas besoin de consulter un dossier pour connaître mes interlocuteurs. D'ailleurs, je considère que se fier uniquement à un dossier est une grossière erreur. Ce ne sont pas des mots qui font d'un homme ce qu'il est, mais bien ses actes. Dans l'armée, les meilleurs officiers sont ceux qui ont le sens de l'observation.
Votre armure et votre attitude grossière trahissent clairement votre provenance. Vous êtes Mandalorienne. Il est d'ailleurs étonnant pour moi de voir un représentant de cette culture hors de son monde et de ses affaires de moindres envergures. Il n'est pas vraiment dans vos habitudes de prendre position pour tel ou tel camp non ? Une paria peut-être ?
Vous pouvez bien faire ce que vous voulez sur votre planète, mais ici, il vous faudra vous plier aux exigences. Nous ne sommes pas ici pour discuter de la pluie ou du beau temps. Et je ne me suis pas déplacé pour entendre une gamine d'une autre culture me faire des leçons de morale. Si vous n'êtes pas contente, la sortie vous attend.
Ses yeux désintéressés se détournent de la Mandalorienne et viennent se poser sur la carafe d'eau. Il a besoin de se réhydrater. Après avoir avalé quelques gorgées de ce précieux liquide limpide, il en vient à figer son regard noir sur le borgne.
- Votre respect pour la hiérarchie, votre franchise et vos manières rigides... Je ne vous connais pas, mais nul doute que vous avez un long passé militaire derrière vous. Nous sommes probablement faits pour nous "entendre".
Il laisse volontairement un nouveau silence s'installer, silence durant lequel il vient pianoter sur son datapad sans se préoccuper de ce qui l'entoure. Ses sourcils froncés et sa moustache qui remue indiquent qu'il est concentré sur sa tâche. Et d'un glissement de doigt, il conclue son affaire et adresse un léger sourire à ses camarades de commission.Spoiler : Spoiler
- Je viens de remplir le document que vous m'avez envoyé avec toute votre sympathie Mademoiselle. Voilà qui devrait satisfaire vos instincts primitifs. Il lisse à nouveau sa moustache, avant de reprendre sur un ton bien moins cordial, plus ferme. Néanmoins, si vous tenez vraiment à vous présenter afin de nous impressionner avec vos expériences vécues, n'hésitez pas. J'imagine que mon collègue est tout aussi curieux que moi. Et peut-être qu'une fois votre caprice passé, nous pourrons enfin passer aux choses sérieuses. Parce que nous avons beaucoup à faire. Si vous n'avez rien à ajouter à ce propos, vous pouvez alors en toute "simplicité" donner votre avis sur le programme énoncé il y a quelques instants.
L'homme porte à nouveau son verre à ses lèvres déjà desséchées et avale quelques gorgées de plus, dans le calme le plus total. Son mouchoir de poche vient ensuite tamponner son front en sueur. Pour une fois, son visage cramoisi n'indique pas qu'il va exploser de colère. Il souffre simplement de la chaleur que son corps a accumulé lors de sa précipitation. C'est une première. Ses sourcils se lèvent machinalement, alors qu'il fixe la Mandalorienne. Il songe à faire quelques séances d'exercices. Comme quoi, les résolutions peuvent venir à n'importe quel moment, que ce soit sur la cuvette des toilettes ou lors d'une réunion importante. Mais valait mieux pour lui que ce ne soit pas sur ses toilettes, sinon Chuuun risquait encore d'en parler pendant un moment. -
Post n°15
Auteur : Enfier
La mandalorienne écouta le général avec attention pendant un court instant elle apprit immédiatement à comment se tenir dans la commission pile poil ce qu’elle attendait, et se lança dans cette direction.
Yuuki retira son casque, laissant apparaître son oeil borgne, une longue cicatrice de vibrolame le lui griffant de haut en bas, l’autre étant de couleur azur. Quant à son cou on pouvait y voir une ancienne brûlure faite au par le souffle d’une explosion. Un réservoir d’Hyrdolium mal positionné durant une de ses missions.
Yuuki prit une grande inspiration les yeux fermés elle s’appuya plus sur sa chaise pour sentir le contact du contre son dos la rassurant, au moins d'avoir quelque chose pour la soutenir. être dans la même salle qu’un impérial après la traque à la fin des bombardements de coruscante lui était insupportable…
Et elle se retenait avec grand mal de lui mettre un laser entre les deux yeux.
La pauvre Yuuki était au bord du gouffre… elle le savait bien mais c’était trop pour elle cet impérial ne savez même pas comment affronter verbalement une simple mandalorienne…
Mais elle se calma bien vite.
-Je suis d’accord avec vos généraux les discours creux ne serviront à rien. À part nous ralentir… nous avons beaucoup de choses à faire,
J’aime bien mes sauts d’humeur qui me permette de collecter un nombre d’informations sur les personnes y répondant assez intéressante comparée au moment ou je suis calme...
Excusez-moi messieurs! Je sais très bien que ce n’était pas le meilleur moyen de m'y prendre…
Mais, je déteste faire durer met période d’observation trop longtemps! surtout sur ce qui se passe ses temps-ci chez la CSI.
Si monsieur le président veut bien lancer les hostilités
Elle fit un grand sourire attendant la suite… elle perdit celui-ci quand l’impérial lança des hostilités au sens propre déçu de son comportement… mais au lieux de répliquer elle préfère sourire en coin...
-Les seules choses qui feraient de moi une paria ou une déshonorée c’est le fait de tuer des personnes désarmées, des enfants, ou encore, un autre Mandalorien.
Elle les regarda tour à tour, soupira un coup et releva la tête en souriant! Excusez moi! je vous laisse commencer monsieur le président!Spoiler : HRP
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Post n°16
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Bon sang... Cette Mandalorienne joue avec ses nerfs ! Derah'Page se retient de sauter au cou de cette gamine arrogante afin de la faire taire pour de bon... On lui avait souvent demandé pourquoi il avait toujours été contre l'intégration d'éléments féminins au sein de l'armée, l'un des exemples typiques se tenait sous ses yeux. Quand elles ne perturbaient pas la concentration de ses hommes, elles posaient des questions futiles, ou bien se comportaient de façon inadéquate -notamment quand elles jouaient les gros bras pour impressionner la galerie-. La liste est longue !
Celle-ci bat sûrement tous les records en matière d'attitude inadaptée à une carrière militaire. Si elle ose encore une fois prendre à la légère ses avertissements... Nul doute qu'elle ne garderait pas longtemps son siège au sein de la Commission à l'Armée. Il se demande d'ailleurs de quelle manière cette brute épaisse et sans cervelle a réussi à obtenir ce poste à responsabilité. Après tout, s'il est facile de jouer à la "gue-guerre", il est plus difficile de prendre les bonnes décisions, celles qui peuvent sauver des milliers de vie, ou au contraire, en ôter des dizaines de milliers... Le colonel ravale un long soupir.
- Mademoiselle, j'espère que ces... "sauts d'humeur" ne viendront plus interrompre le cours de notre réunion. Il serait bien dommage d'en arriver à des solutions plus... drastiques. Quoi qu'il en soit, un rapport sur cet incident sera notifié dans votre dossier. L'officier réajuste le col de son uniforme blanc et avale une gorgée d'eau, histoire de faire passer sa mauvaise humeur. Si vous aviez écouté... Vous auriez déjà pu intervenir de façon intelligente sur le programme que j'ai proposé. Mais j'imagine que votre... audition est quelque peu affectée par le rembourrage du casque, à moins qu'il ne s'agisse là d'un manque d'attention de votre part.
En effet, Derah'Page a eu le temps d'examiner plus en détail le visage balafré de la guerrière Mandalorienne. Mais les blessures, qu'elle présente presque avec fierté à l'assemblée, ne l'impressionnent pas. A vrai-dire, il avait déjà vu pire. Mais il n'irait sûrement pas jusqu'à se vanter, contrairement à cette gamine qui pense avoir tout vu et tout fait. L'homme s'est promis de ne pas fumer en présence d'autres membres de la Commission, mais ses nerfs rudement éprouvés ont bien besoin d'un calmant.
Tant pis si cela lui fait défaut ! De toute façon, il semblerait bien que cette séance soit foutue d'avance, autant la terminer dans la bonne humeur, cigare en bouche. Et puis, il sent déjà le tabac froid à plein nez, malgré l'uniforme blanc impeccable. Ses petits doigts boudinés se dirigent inlassablement vers la mallette et son boîtier à cigares... Il se force à serrer les dents, histoire de réfréner son envie de fumer, mais c'est plus fort que lui ! Des gouttes de sueur commencent à perler sur son visage cramoisi, tandis que sa main se rapproche toujours plus de la mallette... Non ! Il doit se retenir... Mais il a tellement envie... Juste une petite bouffée... Il ressemble presque à un drogué en manque, et pourtant, rien n'indique à ses partenaires de Commission qu'il est pris d'une soudaine envie de fumer. Il en oublie presque ces derniers, les efforts qu'il réalise requièrent toute son attention.
Et pourtant.. dans un moment de lucidité, le colonel parvient à revenir à lui. Son gosier desséché lui réclame toujours plus d'eau ! Une quinte de toux achève de le ramener dans son état normal et il s'empare d'une main tremblante de la carafe, afin de remplir à nouveau son verre. Une fois celui-ci complètement vidé de tout contenu, l'homme dirige son regard courroucé sur la Mandalorienne, avant de faire plonger ses iris noirs dans les yeux du vétéran aux allures de pirate. La chaleur insupportable qui émane de l'endroit le rend particulièrement irritable, à moins que ce ne soit autre chose. L'instant d'une seconde, Derah'Page se demande ce qu'il fait ici... Il aurait peut-être mieux fait de rester assis sagement dans son luxueux sofa... Mais il a désormais des responsabilités et il ne peut plus se défiler. Toutes ces fâcheuses pensées, et cette chaleur... Sûrement de la faute de la Mandalorienne ! Il est désormais dévoré par une insatiable envie de la renvoyer d'où elle vient. Nul doute qu'il suffirait d'un claquement de doigt de sa part pour que tout un peloton débarque dans la salle et l'embarque.
Toute cette histoire le fatigue... Il en vient presque à regretter le temps où il dépensait son énergie à combattre un ennemi implacable. Désormais, il est épuisé pour un rien, vidé de toute énergie à défendre des valeurs qui devraient être le ciment de toute une armée. Étrangement, il n'a plus envie de se battre contre la guerrière. Il lui laisse une dernière chance de faire ses preuves, après quoi, elle finira par réfléchir à la stupidité de ses actes dans une cellule. Il sort à nouveau son mouchoir de poche et entreprend une énième fois d'éponger avec délicatesse son front dégoulinant.
- Bien... Il semblerait bien qu'une répétition soit de rigueur... Voilà qui est fâcheux, et qui nous fait perdre du temps inutilement. Lâche alors le colonel Derah'Page afin de briser le silence. J'aimerai donc, dans un premier temps, rendre la rédaction des rapports obligatoire. Des prévisions devraient être estimées à l'avance et les budgets alloués aux missions devraient être étudiés par notre Commission et celle du Budget. Dans le cadre de ces opérations républicaines menées en territoire séparatiste, je trouve cela particulièrement inquiétant d'envoyer autant de soldats pour une menace visiblement... peu élevée. Comme si la Confédération des Systèmes Indépendants n'avaient pas les moyens de se défendre efficacement sans notre aide. Je ne dis pas que cette menace n'est pas à prendre au sérieux, mais nous devrions nous montrer plus regardants à l'avenir. Diviser nos forces et gaspiller autant de ressources pour si peu pourraient nous coûter bien plus cher que des actions militaires à grande échelle.
De même, toujours dans cette optique de pouvoir réagir de la façon la plus appropriée qu'il soit, il serait essentiel d'être informé de façon permanente à la fin de chacune de ces missions. Après tout, notre rôle est d'évaluer et d'estimer l'utilité et l'intérêt de chaque mission, et ce, afin améliorer le fonctionnement interne de notre armée et d'éviter de futurs problèmes logistiques.
Si certains généraux refusent de se plier à une telle exigence, qui au final, serait bénéfique pour tout le monde, nous pourrions alors envisager de recruter des commissaires d'armée...
Voilà la première partie du programme que je propose. Bien... J'espère ne pas avoir besoin de me répéter une nouvelle fois. Et j'espère également que vous aurez des retours à faire, avant d'enchaîner la prochaine partie. -
Post n°17
Auteur : Lyzs
Clint Ko'Walski
Notre président est rouge comme s’il avait un garrot au niveau du cou. On dirait qu’il a un problème, quelque chose de grave. Ce qui attire l’attention de Clint. Derah’Page se lance sur son verre d’eau et tousse. S’étranglait-il ? Ko’Walski, qui était presque débout, se réinstalle. La crise semble être passée. Tout va bien, le président reprend sa couleur normale et la gamine a enfin cessé de faire des siennes. Peut-être qu’ils vont pouvoir passer aux choses sérieuses, maintenant ? Et, justement, le colonel reprend comme si de rien n’était. Il répète son ordre du jour. Alors, Clint décide lui aussi de passer l’éponge sur les contretemps et se lance directement :
— Il me semble que les rapports ont toujours été obligatoires, monsieur le président. Pour ce qui est des budgets accordés aux missions, je me demande bien si nous en avons l’autorité et, surtout, les capacités. Le nombre d’opérations menées à travers la galaxie est très… conséquent.
Clint respire un instant. Il cherche ses mots et tapote son index contre son front, comme s’il aidait à réorganiser ses pensées. Puis, il reprend :
— Vous vous inquiétez surtout de cette mission en territoire séparatiste, monsieur le président. Il me semble, qu’avant tout, il s’agit d’une opération diplomatique. Si l’armée a voulu déployer autant de ressources, j’imagine que c’est pour faire la démonstration de ses capacités d’intervention. Vous savez ce que c’est, n’est-ce pas ? Une sorte de guerre sous-entendue, la surenchère et les démonstrations de pouvoir cachées derrière une poignée de main amicale, mais ferme.
L’homme se penche un peu, il prend un air et un ton un peu plus graves.
— Certaines choses échappent parfois aux politiciens, mon colonel. Vous savez sûrement d’expérience qu’il y a des affaires qui ne doivent pas être rendues publiques, n’est-ce pas ? La transparence, je suis pour. Mais, lorsque certaines choses dépassent les limites de la compréhension de nos citoyens et de… Ahem… Il tousse. certains de nos dirigeants, je pense qu’il vaut mieux éviter de semer le trouble. Qu’en pensez-vous ?
Ko’Walski se redresse lentement jusqu’à s’appuyer contre le dossier de son siège. Il adresse un regard neutre à la mandalorienne. Peut-être a-t-elle quelque chose à ajouter ? -
Post n°18
Auteur : Enfier
Yuuki fronça les sourcils, avant de soupirer presque désespéré... un rapport ne vaut rien pour un Mandalorien… juste des mots sur un papier administratif, même si cela pouvait lui coûter sa place elle n’était pas une diplomate quesque ce dossier pouvait bien représenter pour la république? Elle soupira de nouveau elle était vraiment meilleure sur un champ de bataille à gérer une unitée de têtes brûlées qu’en diplomatie.
Mais la mando'a s’évada un peut de cette atmosphère pesante en repensant au dernier regroupement de l’unitée néant, ça faisait un
moment qu’elle n’avait plus de nouvelle… Ça réflexion s’arrêta quand un léger bruit de chaise qui recule la sortit de ses pensées, elle releva la tête pour voir le spectacle du Président de la commission rouge comme un Massassi… Puis une fois sa crise passée elle pu s'autoriser un sourire de soulagement, de toute façon elle n’avait aucune envie qu’il meurt.
Puis elle écouta le Colonel répéter… rabâcher la même chose… Une fois qu’il eu finit elle attendit quelques secondes à peine ce qui suffit à Clint Ko'Walski pour prendre la parole comme elle l'espérait.
Elle préférait le prendre pour exemple, plus que l’impérial qui gérait cette commission.
Après avoir sagement écouté l’homme au bandeau, elle prit la parole en réponse à son regard neutre.
-C’est tout fait à vrai les rapports sont obligatoires à chaque retour de mission pour toutes et tous. Pour ce qui est du budget je pense que la somme qui nous est alloué et plus importantes que les autres commissions créées pour gérer la république fédéral.
Nous ne pouvons sans doute gérer uniquement les conflit interne à notre armée comme le fait qui c’est passé lors de l’escorte de Vaillant et réduire nos nombres d’opération au minimum vital avec pour exemple de temps de conflit, la suppression de mission tel que les appuis aérien inutil dans des zones peuplé, ce qui évitera aussi des dommages collatéraux.
Mais le plus important à retenir c'est que nous n'avons pas les plein pouvoir sur l'armée.
Yuuki se pencha et prit appui de ses avant-bras croisés sur la table
-Pour la CSI je suis d’Accord avec monsieur Ko'Walski ce n’est qu’un concours de celui qui enverra le plus de troupes, pour une mission diplomatique des plus… Yuuki s’arrêta net et lança un soupiré après avoir fait un léger mouvement de l’oreille gauche. banal… En effet ce n’est que gaspiller l’argent de l’armée d’envoyer autant d’homme.
-En ce qui concerne les politiciens les informer sur des sujets sensibles peut rapidement déclencher des débats houleux entre méfiances colère et peur de prendre une décision qui pourrait leur faire tout perdre. -
Post n°19
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Les petits doigts boudinés du colonel tapotent presque silencieusement le bureau. Derah'Page écoute avec attention les deux membres qui lui font face, le regard toutefois plongé dans le vide. Si les remarques du borgne sont justes et appréciées par le moustachu, le blabla de la Mandalorienne lui semble fade et dépourvu d'intérêt. En fait, il s'agit presque d'un copié-collé de ce que vient de raconter le vétéran.
Peut-être qu'elle était éprise de l'homme... Entre balafrés, ils devaient probablement se comprendre ! L'ex-impérial secoue légèrement la tête, presque dépité. D'un raclement de gorge, il annonce qu'il souhaite capter l'attention, tout en réprimant de la sorte une nouvelle quinte de toux.
- Et bien... Si les rapports sont obligatoires, je me demande bien pourquoi le contenu des archives est si pauvre... Peut-être devrions-nous nous montrer plus fermes à ce sujet. Reprend-il en réajustant le col de son uniforme blanc, presque englouti par les multiples couches de graisse du menton de son propriétaire. Que les choses soient bien claires, notre rôle au sein de la Commission n'est pas seulement de débattre sur tel ou tel sujet, mais bien de prendre des décisions. Nous ne pouvons en effet pas imposer nos choix à l’État-Major, toutefois, il est de notre devoir de leur indiquer ce que nous pensons, afin de les conseiller au mieux. A quoi servirons-nous autrement ?
Je ne remets pas en question la totalité des opérations effectuées par notre armée, simplement un petit nombre. Vous savez tout aussi bien que moi que ce n'est pas à l'aide de démonstrations que nous remportons guerres et respect. Ces milliers -voire millions- de crédits dépensés à parader sous le nez des séparatistes, c'est tout simplement une honte !
Pensez-donc à ce que nous aurions pu faire avec de tels fonds... Nous aurions pu par exemple investir une telle somme dans les recherches en armement, qui nécessitent toujours plus de ressources. En résumé, il nous faut nous concentrer sur l'essentiel, nous reposer sur du concret.
Le colonel marque un temps de pause, comme s'il cherche à reprendre son souffle. Un bref instant de répit qu'il utilise pour remettre en place les pointes dissidentes de sa magnifique moustache. Si son visage reprend peu à peu sa pâleur d'origine, son regard s'assombrit.
- C'est pour cette raison -en partie-, qu'il me semble nécessaire de passer par la Commission du Budget pour les opérations officielles de notre armée. Cela peut sembler étrange à vos yeux, je le comprend, mais les membres qui constituent cette assemblée doivent être des personnes compétentes, et elles ont, comme nous, sûrement dû signer un contrat de confidentialité. De cette façon, nous pourrions optimiser de façon considérable les sommes allouées à la Grande Armée Républicaine et éviter les dépenses inutiles. Retenez toutefois que je parle uniquement des missions officielles, il me semble évident de ne pas mentionner nos affaires sensibles et officieuses.
De même, vous vous inquiétez de possibles fuites, chose que je peux comprendre... Mais si cela devait arriver, nul doute qu'une enquête serait menée et que le -ou les- coupable(s) serai(en)t sanctionné(s) sévèrement. De toute façon, puisque seuls les membres de la Commission du Budget -sous la supervision de notre Commission- pourraient être au courant, je pense qu'une telle situation serait vite réglée.
Un léger silence vient prendre le relais, et laisse le temps au moustachu de mener ses recherches parmi les différents dossiers qu'il a sous le yeux. Cependant, il doit faire preuve d'une immense concentration afin de tomber sur le fruit de ses efforts, le corps grassouillet penché au dessus de la table.
- Vous pouvez toujours débattre sur cette question, si cela vous chante... Mais il me semble désormais plus important de nous pencher sur le cas "Valiant" et les décisions à prendre quant aux fautes militaires et au déploiement de nos forces. Si vous avez des suggestions... Je suis tout ouïe. Continue t-il sans quitter des yeux ses documents, les sourcils froncés et la moustache remuante. -
Post n°20
Auteur : MulderOkubyona Gibbis
Membre de la Commission à la Sécurité
Race : Nimbanel
Age : 45 ans
"Tout résistance est épuisante"
M. Gibbis, en Nimbanel serieux qu'il était, aurait très bien put se déplacer en personne auprès de la Commission de l'Armée pour informer ses intervenants de la décision unanime prise par le président Man Dela et les membres de la commission à la sécurité au sujet de la prise en charge du procès Valiant.
Il aurait évidement put porter la nouvelle en personne, mais il ne le fit evidement pas. Au lieux de cela, il se contenta d'envoyer un holo-mail d'information.M. Okubyona Gibbis, membre de la commission à la Sécurité.
Mandaté par le président Man Dela, président de la commission à la Sécurité.
Chers confrères et consœurs,
A la suite de la réunion des membres de la commission à la Sécurité de la République Fédérale et du débat portant sur les événements découlant de l'arrivée de l'ex-général Valiant sur Coruscant et de son transfert vers la prison fédérale en l'attente de son procès; la commission à la sécurité à pris la décision unanime de remettre la sécurité du prisonnier aux forces de sécurités Coruscanti nommées "unités spéciales de la médiation".
De plus il a été décidé de remettre la supervision de la protection du tribunal au Bureau Fédéral d'Investigation, et cela pour toute la durée du procès.
Le commandant Findris, actuel responsable de la sécurité du clone CC 0711 a été informé des décisions prises en ce jour.
Le rôle de l'Armée pour la protection planétaire et la protection des civils lors du procès reste inchangée.
Cordialement. -
Post n°21
Auteur : Super PNJBureau Fédéral d'Investigation
Attachée Révah
Chef de section sécurité extérieure
Revah avait été mandatée par le directeur du BFI afin de contacter la commission à l'armée pour que celle ci mette sur pied un plan d'action concernant le déploiement d'unités terrestres sur Dxun suite à la débâcle de la 7° division de pacificateurs et des milices locales.
Le corps des pacificateurs avait été entrainé pour le maintien de l'ordre et la guérilla urbaine visiblement dans la jungle hostile, ils avaient été dépassés alors que le commandant , le surintendant Broad était pourtant un chasseur réputé sur Kashyyyk.
Elle espérait que la commission se déciderait vite avant qu'il ne reste plus rien de la 7ème division...
Conseillers,Lors de la session numéro 2,la commission à la Sécurité a crée il y a peu le corps des Pacificateurs, des miliciens entrainés pour ramener l'ordre et compétent sur l’ensemble du territoire Républicain. La 7eme division a été déployé sur Dxun suite à une attaque massive et inexpliquée des prédateurs locaux.
La milice Hunter-Gen ne fait que résister, la reine Amanoa a même décidé de suspendre la circulation galactique et leur principale défense 'le mur du ciel' est tombé.
Malheureusement il appert selon de nombreux rapports que la 7eme division est débordée face à la faune locale malgré l'appui de volontaire Mandaloriens.La reine étant même portée disparue...
Nous demandons donc à la Grande Armée Républicaine de mettre en place une Force de Réaction Rapide afin de rétablir les choses dans le système de Japrael. Toutes les données collectées seront envoyées à la commission à l'armée pour analyse.
Cordialement, Attachée Révah, chef de la section 3
Spoiler : Spoiler
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Post n°22
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Hanti Derah’Page profite d’un moment de solitude dans la salle de réunion pour fumer un cigare. Confortablement installé dans son fauteuil, le colonel observe silencieusement la fumée qui s’envole vers le plafond pour s’y agglutiner. La masse compacte tourbillonne et forme des arabesques intéressantes à regarder. Le militaire à la retraite pourrait probablement rester planté là, dans son fauteuil, les yeux levés au plafond. Mais il n’a pas été convié à une nouvelle session de la Commission à l’Armée pour se perdre dans ses pensées, fasciné par les volutes de fumée de son cigare. La République va mal. L’armée est déchirée par des conflits internes, comme le régime lui-même. Le scandale d’Utapau a déclenché une série d'événements fâcheux. Derah’Page avait prévenu les autres. Il avait bien dit qu’envoyer des troupes en territoire séparatiste était une très mauvaise idée. On ne l’avait pas écouté. Et voilà maintenant qu’on accusait la générale Yvanol de trahison, de meurtre sur la personne d’un dignitaire séparatiste. Bien évidemment, la Confédération des Systèmes Indépendants ne comptait pas laisser cet acte impuni. Ses représentants réclamaient la tête de la générale, qui avait réussi à s’échapper -on ne sait comment- de la planète, en laissant derrière elle ses troupes sans chef et prisonnières. Un comportement digne des plus grands officiers ! S’ensuivait ensuite une bataille entre les membres de l’Etat-major et la chancelière par intérim au sujet de la réhabilitation ou non de Lyzs Yvanol au sein de l’armée républicaine. Le colonel Derah’Page, qui ne voulait pas d’une guerre, aurait volontiers donné cette traîtresse aux séparatistes. Mais la décision des autres avait été différente, et voilà désormais que le spectre d’une guerre galactique menace de faire son retour.
Comme si cela ne suffisait pas, plusieurs groupuscules terroristes se sont assemblés à la suite de cette affaire pour contester les décisions de la République Fédérale. A l’aide d’attentats à la bombe et de fusillades perpétrés sur différents mondes républicains, ces criminels cherchent à démontrer la faiblesse du régime et le danger que représente la Garde… Ainsi, non content de se déchirer entre eux, il faut que les militaires et les politiciens amènent la partie civile à imposer son opinion. Malgré tous les moyens mis en place par l’armée, il semble que certains membres de ces organisations terroristes courent toujours dans la nature… Le danger qu’ils représentent n’est donc pas écarté.
Mais il y a encore pire aux yeux du président de la Commission à l’Armée. En confiant aux unités de la Médiation, aux cohortes royales de sécurité de Dantooine et aux toutes nouvelles divisions de pacificateurs des missions d’ordre militaire, le Sénat sape l’autorité et la crédibilité de l’armée républicaine, qui se retrouve ainsi délaissée. Le fossé se creuse toujours plus entre les soldats et les politiciens. Chose qui n’arrange visiblement rien… Et qui ne risque pas de résoudre les différents problèmes auxquels la République Fédérale est confrontée. Le colonel songe l’espace d’un instant à déserter ce régime qui s’effondre tout seul du fait de ses choix catastrophiques. Mais où irait-il ? Il avait déjà déserté l’armée impériale, et pour rien au monde il n’irait se réfugier chez les séparatistes qu’il a pu combattre lors de trop nombreuses années de conflit. Il ne lui reste qu’une seule solution : Rester et arranger les choses. Une résolution qui semble concorder avec la décision prise par d’autres. Certaines personnes, au sein de la République, veulent se servir de la Commission à l’Armée pour apaiser les tensions entre les militaires et les politiciens. Un choix judicieux en apparence… Mais pas forcément du point de vue d’Hanti Derah’Page, qui voit là un subtil stratagème pour faire endosser à la Commission à l’Armée toutes les responsabilités en cas de problème. Et pour se faire, ces personnes font appel au Bureau Fédéral d’Investigation, qu’ils chargent de remettre sur pied l’armée républicaine… Et dont les membres délèguent le travail à notre homme. Encore une fois, on confie des tâches militaires à des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Des amateurs, toujours plus d’amateurs ! Partout ! Et on se plaint de la situation précaire de la République !
Les petits doigts boudinés du militaire à la retraite tapotent le bureau. L’impatience monte. Attendre n’est pas le point fort du colonel quand il n’a aucun intérêt à le faire. Il tire une bouffée de son délicieux cigare, se souvient qu’il est désormais seul et se maudit de ne pas y avoir pensé plus tôt, tête en l’air qu’il est. Yuuki Kabahi, la mandalorienne qui n’avait rien à faire dans cette commission, a mystérieusement disparu… Probablement quelque part dans la Bordure Extérieure, où les siens se font très présents et se montrent particulièrement virulents. Son départ n’est pas une grande perte de l’avis de Derah’Page. Les mercenaires n’ont pas leur place dans la République, et le fait de voir les voir partir en vadrouille quand on a besoin d’eux prouve bien qu’ils n’ont rien à faire dans l’armée républicaine. Une pure perte de temps et un gaspillage inutile de crédits du point de vue du président de la Commission à l’Armée. Cette Yuuki Kabahi en est l’exemple même. Le colonel remonte sa ceinture, qui a tendance à glisser sous son ventre grassouillet. Clint Ko'Walski est une perte plus importante, car l’homme savait être droit dans ses bottes et avait l’expérience militaire nécessaire pour remplir sa fonction. L’exact opposé de la mandalorienne. Son absence est déjà regrettée.
Mais tant pis ! Le voilà désormais seul capitaine de ce navire ! Finalement, Derah’Page se convainc qu’il est l’homme de la providence, celui qui va empêcher la République de couler, de sombrer dans des eaux troubles. Qu’on lui donne donc le grade de général ou d’amiral ! Il serait capable de remettre à flot ce navire qui dépérit, de lui redonner sa gloire d’antan ! Et ce, avec ou sans l’aide des autres ! Le colonel lisse sa moustache. Ses lèvres s’étirent en un sourire victorieux. Il se voit déjà revêtu d’un uniforme encore plus blanc et plus décoré que celui qu’il porte actuellement. Son extravagance n’a aucune limite. Une chose qui va de pair avec son imagination débordante. Le président de la Commission à l’Armée lâche un rire gras, amusé par la situation et par le cours de ses pensées. Son cigare, mordillé de toute part par l’excitation, couine doucement et expulse quelques plaintes de fumée.
Hanti s’empare de son mouchoir de poche et éponge son front dégoulinant de sueur. L’heure n’est pas à la rigolade, ou à fabulation. Il lui faut travailler durement pour changer le cours des événements. Le militaire à la retraite tire une nouvelle bouffée de son cigare. Son index boudiné glisse sur le datapad, fait défiler les fichiers, les rapports… Le colonel passe ainsi plusieurs heures à s’enflammer sur son fauteuil, pour résoudre les casses-têtes qu’on lui présente sous le nez. Travailler seul est une expérience intéressante, excitante même. Le président de la Commission à l’Armée lâche parfois un cri de victoire, pousse la chansonnette, puis se replonge dans ses réflexions.
Lorsqu’un capitaine d’infanterie rattaché à la Commission à l’Armée entre dans la salle de réunion, Derah’Page achève son compte rendu. L’homme s’empare d’un pichet d’eau et remplit un verre. Son contenu est rapidement englouti. Les joues cramoisies du colonel indiquent qu’il doit boire toujours plus. Alors ce dernier se ressert un verre et boit à nouveau d’une traite. Une fois sa soif soulagée, le militaire à la retraite tourne sou cou grassouillet vers le nouvel arrivant.
- Mon Colonel… Débute simplement l’officier en exécutant un salut militaire impeccable.
- Ah ! Capitaine, vous tombez bien… Il se trouve que je viens d’achever à l’instant mon rapport. Vous allez pouvoir remettre ce datapad à… L’Attachée Révah du Bureau Fédéral d’Investigation. Déclare alors le colonel en lissant ses moustaches.
- Bien mon Colonel.
Le capitaine repart presque aussitôt. Après avoir effectué un deuxième salut militaire, voilà qu’il disparaît, datapad sous le bras. Pas le temps de niaiser ! La septième division de pacificateurs est en danger, et ce n’est pas sur ses membres amateurs qu’il faut compter ! Hanti Derah’Page préfère de loin envoyer des unités de combat expérimentées et entraînées pour ce genre de conditions précaires. Il recommande ainsi l’envoi de sections blindées, de compagnies régulières, d’un soutien aérien et même la participation de la tant controversée garde républicaine. Après tout, autant qu’ils servent à quelque chose, ces imbéciles d’élite qui créent des problèmes mais n’en résolvent aucun ! Le président de la Commission à l’Armée suggère même une politique particulière… Celle de raser la jungle luxuriante qui jouxte les villes. Celle-là même dans laquelle les prédateurs vivent et sévissent. Après tout, s’il n’est pas possible de les vaincre à l’aide de l’artillerie et des blindés, quelques bombes de napalm devraient calmer les ardeurs de ces satanés bestioles. Et pour mener cette opération dans les règles de l’art, il n’y a pas plus désigner que le conseiller Emrey, un militaire de la vieille école un peu barjo qui connaît son métier.
Le colonel se pose toutefois quelques questions. Pourquoi donc des bêtes sauvages s'en prennent aux populations ? Il n'est pas dans l'habitude des prédateurs d'investir les lieux densément peuplés. Cela va à l'encontre de leur nature. Il n'y a donc qu'une solution possible. Quelque chose les pousse à changer leur instinct, leur comportement. Mais quoi donc ? Une menace plus grande qu'eux ? Notre homme hausse les épaules. Cela ne le concerne plus ! Il n'a qu'une envie : Rentrer chez lui, se vautrer dans son fauteuil et regarder un bon match de limmie. -
Post n°23
Auteur : Vipers
Commandant Jack Ricko
Le Commandant Ricko est un officier qui a servi de nombreuses années au côté de l'Amiral Adam Dawnstar. Il a été nommé à la commission militaire afin d'apporter son expertise et son savoir-faire pour renouveler les flottes de la GAR. Il a servi sur une Frégate Républicaine ancienne génération au début de sa carrière puis sur un Croiseur Venator quand il est passé Commandant. Avec l'accord de l'Amiral il veut un renouveau sur les flottes républicaines car la plupart des vaisseaux de la flotte sont des vaisseaux d’anciennes générations et donc obsolètes.
L’arrivée de la Canonnière d’assaut TIO/BA sur le tarmac fit plus de bruit que prévu. Le Sergent Valeyre n’avait pas vu une motojet civile passer juste en dessous de lui et il avait dû remettre les gaz afin de pouvoir l’esquiver, heureusement pour le soldat ces réflexes de pilote l’avaient déjà sauvé plus d’une fois au combat et il renouvela l’expérience une fois encore.- Oula, doucement Sergent.
- Excusez-moi mon Commandant cela ne se reproduira plus.
La Canonnière se posa en douceur sur la piste d’atterrissage. Le Commandant sortis du vaisseau avec son escouade. Cette escouade était composée de neuf hommes dont le Sergent qui pilotait. C’était les derniers soldats qui restaient sous le commandement de Jack Ricko. Le Commandant avait rendez-vous avec le Colonel Derah’Page, actuel Président de la Commission des armées dans son bureau au Sénat.
- Sergent.
- Oui, Commandant.- Demander à l’officier de pont qu’on ravitaille le vaisseau et aller donner un coup de main à la garnison de Coruscant s’ils ont besoins de vous. Le commandant se retourna et rajouta. Gardez votre com-link d’activer Sergent.
- A vos ordres mon Commandant.
Jack partit en direction du Sénat laissant son escouade derrière lui. Le militaire avait passé la plupart de son temps dans des vaisseaux et se retrouver à pied sur Coruscant dans les salles du Sénat pour discuter ne lui ressemblait guère mais les ordres étaient les ordres et comme tout bon soldat il était prêt à les exécuter. Il avait été choisi par l’Amiral en personne pour cette tâche et il devait faire honneur à la confiance qu’on lui accordait.
Le Commandant marchait dans les couloirs déserts du Sénat en relisant son datapad avec les informations des flottes de la GAR qu’il avait listé au préalable.
Au bout de quelques minutes, il arriva enfin au bureau du Président de la commission des armées. Il frappa à la porte et on lui indiqua qu’il pouvait entrer.
Se mettant au garde-à-vous, il salua le Colonel qui était assis derrière son bureau.- Mon Colonel, je suis le Commandant Jack Ricko, j’ai été nommé à la commission des armées par l’Amiral Dawnstar en personne afin de vous aider dans la tâche de la gestion des armées et de vous faire partager mon expérience et mon savoir sur les vaisseaux que compose notre flotte.
Toujours au garde-à-vous, l’officier attendait la réponse de son supérieur afin de continuer sa présentation et de faire un point sur les flottes de la GAR. -
Post n°24
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Hanti Derah’Page est avachi à son bureau, croulant sous les dossiers. Le colonel a fait l’erreur de demander des rapports sur les moindres unités déployées en zone d’opération. Son datapad est littéralement submergé par les réponses. Il épluche depuis les compte-rendus, prenant soin de noter dans un coin de sa tête les éléments importants à retenir. Les heures passent, les carafes d’eau s’enchaînent, le nombre de cigares diminue. Finalement, le président de la Commission à l’Armée a un rapport complet de ce qu’il se passe à l’intérieur de la République Fédérale. Et visiblement, on ne peut pas avoir pire en terme de crise interne.
La création d’unités de pacificateurs en réponse aux troubles grandissants au sein du régime galactique est, de l’avis du colonel, une incroyable bêtise. Des amateurs ! Voilà ce qu’ils sont ! Oh ça oui, certains de ces pacificateurs ont peut-être combattu lors de la deuxième bataille de Coruscant, et pour cela, Derah’Page leur est reconnaissant, mais est-ce que cela fait d’eux des militaires aguerris pour autant ? La réponse est évidente : Non. Pire, on les envoie dans des endroits inutiles, gaspillant de ce fait des troupes et des ressources pour des lieux sans aucun intérêt stratégique. Ainsi, le déploiement des première, deuxième et quatrième divisions de pacificateurs sur des planètes paumées et livrées à la criminalité est perçu comme une perte inutile de temps de l’avis du petit homme grassouillet. Jakku, Ord Mantell et Tatooine sont des mondes où la loi du plus fort a toujours été mise en application. Nettoyer ces planètes de la criminalité est donc un objectif perdu d’avance. On a beau récurer le fond des toilettes, la saleté y revient toujours. Autant dire que les gars déployés sur ces trous paumés vont passer une vie entière à pourchasser des criminels qui reviendront sans cesse…
Le manque d’entraînement flagrant souligné par le colonel condamne ces unités qui se retrouvent dans des situations pénibles sans avoir été formées pour répondre efficacement aux imprévus qui les accablent. A l’exception de la huitième division, envoyée sur Carida pour y recevoir un entraînement spécifique, les divisions de pacificateurs sont livrées à elles-mêmes sur des planètes sans avoir la moindre information en poche et la moindre formation militaire digne de ce nom. Ainsi, la septième division a été mise en échec et massacrée par les bêtes sauvages de Dxun et Ondéron, quand d’autres unités se retrouvent à lutter contre des bandes criminelles parmi les populations denses de Metellos et Ord Mantell ou dans des déserts peu accueillants de Jakku et Tatooine. Sur Coruscant, la cinquième division se cantonne à la protection de la prison de haute sécurité qu’est P-Break, déléguant le nettoyage des bas-fonds aux unités de la Médiation, dont les succès sont mitigés. Là aussi, il est bien vain de vouloir éradiquer le crime organisé. Le chancelier Nocturna avait déjà essayé par le passé et on voit le résultat aujourd’hui : Des vagues d’attentats et de criminalité viennent secouer la planète-capitale.
Et le colonel n’oublie pas non plus que sur Naboo, on attend toujours la réponse du gouvernement pour y déployer la sixième division de pacificateurs. La planète, touchée par des attentats terroristes, ne donne aucun signe de vie. Les représentants du gouvernement Naboo sont sourds et muets aux appels inquiets de la République Fédérale. Est-ce qu’il reste de l’espoir en dressant ce constat alarmant ? Pas vraiment. Il ne manquerait plus que la Confédération des Systèmes Indépendants déclare la guerre au régime républicain pour que ce dernier s’écroule de lui-même. Il ne reste plus qu’à espérer que le sénateur Blokkus temporise et évite le pire lors de son entretien avec les officiels séparatistes.
Voilà où on en est aujourd’hui, par la faute de bureaucrates impliqués dans des affaires qui ne les concernent pas. Ils semblent désormais comprendre leur erreur, mais le mal est déjà fait et il est peut-être trop tard. Il ne reste plus qu’à sauver tout ce qui peut l’être et croire en sa bonne étoile. Derah’Page est peut-être trop alarmiste, mais il sait, d’expérience, que tout peut basculer rapidement. Les régimes impériaux qui ont précédé cette nouvelle République en sont la preuve même. Rien n’est jamais acquis. Et dans les heures sombres, il faut s’attendre au pire pour mieux rebondir.
Le président de la Commission à l’Armée lâche un profond soupir. Plus il s’intéresse au sort précaire de la République Fédérale, plus il se sent las. L’euphorie qu’il avait il y a quelques jours s’est dissipé. Aujourd’hui, l’heure est grave et il ne faut pas agir avec précipitation comme le font ces amateurs que sont les politiciens. Le colonel sort un cigare de sa boîte et le coince entre ses dents. Il s’empare ensuite d’un briquet de poche et enflamme le bout de son précieux cigare, qu’il savoure lentement afin de décompresser un peu. Il se prend trop la tête. Et cette seule pensée lui donne une sensation de vertige désagréable. Un grand gaillard vient se présenter à la porte de son bureau au moment où le militaire à la retraite se sert un énième verre d’eau pour se rafraîchir. Le type en question est un peu maigrichon, mais porte un uniforme arborant les insignes de commandant. Il se présente rapidement en effectuant le réglementaire salut militaire. Jack Ricko, dépêché par l’amiral Dawnstar en personne pour le “seconder”. Un camarade de la marine donc ! Et pourtant, le colonel Derah’Page ne semble pas plus enthousiaste que cela.
Dawnstar… Sacrée canaille ! Ce vaurien s’est permis d’envoyer une flotte dans le système de Japrael sans même prendre le temps d’en informer la Commission à l’Armée. Le petit homme grassouillet ne l’a appris que plus tard, à son grand regret. Les vaisseaux déjà partis pour leur objectif, il n’avait pas pu en toucher deux mots à l’amiral. Maintenant, voilà qu’il se permet de placer l'un de ses hommes dans la Commission à l’Armée ! S’il croit pouvoir duper le colonel Derah’Page, il se trompe lourdement. Visiblement, les décisions prises par les bureaucrates rendent d’autant plus fous les militaires, qui commencent à se tirer dans les pattes pour tenter de récupérer des morceaux d’autorité là où ils peuvent… Tout ceci est pitoyable...
- Soyez le bienvenu Commandant Ricko. Lâche simplement le militaire à la retraite en invitant l’officier républicain à s’installer sur la chaise qui fait face au bureau. Je ne m’attendais pas à une visite de votre part… Il y a visiblement un gros manque de communication entre l’armée et la commission qui est censée lui être rattachée. Vous informerez l’Amiral Dawnstar de ce fait la prochaine que vous le verrez. Je ne tiens pas à être prévenu au dernier moment à chacun de ses coups de tête.
Le président de la Commission à l’Armée est dur dans ses propos. La chose est voulue. Il rectifie machinalement les plis de son uniforme blanc, fidèle à ses vieilles habitudes impériales, et lisse ses moustaches en observant silencieusement le commandant qui lui fait face. Les petits doigts boudinés du colonel tapotent le bureau l’espace d’un instant, puis attrape le verre d’eau. Une nouvelle gorgée de ce précieux et pourtant insignifiant liquide est engloutie, disparaissant à tout jamais dans l'embonpoint de Derah’Page.
- J’imagine que vous avez des choses à dire… Je vous en prie Commandant… Faites vous plaisir. Reprend le colonel en fixant du regard son interlocuteur. -
Post n°25
Auteur : Vipers
Le Colonel Derah’Page était avachis sur sa chaise, il buvait un grand verre d’eau afin de se désaltérer. Le Commandant attendait la réponse du Colonel suite à sa brève présentation.
- Soyez le bienvenu Commandant Ricko. Je ne m’attendais pas à une visite de votre part… Il y a visiblement un gros manque de communication entre l’armée et la commission qui est censée lui être rattachée. Vous informerez l’Amiral Dawnstar de ce fait la prochaine que vous le verrez. Je ne tiens pas à être prévenu au dernier moment à chacun de ses coups de tête.
- Sans vouloir vous maquez de respect mon Colonel, l’Amiral a pris cette décision sans vous informer car depuis que vous avez été nommé président de la commission des armées il trouve que vous ne faites pas beaucoup votre travail. Jack avala sa salive et continua à faire remarquer au Colonel les lacunes qu’il avait accumulées depuis le début de sa prise de fonctions. Notre flotte est obsolète cela fait près de deux ans que nos vaisseaux n’ont pas été modernisés. Et nos clones ils sont tous plus ou moins proche de la retraite, avez-vous pensez à pallier à ce problème ? Se raclant la gorge il acheva sa phrase. Et pour l’Amiral vous pourrez lui dire en personne quand il viendra ici dans quelques jours.
Le ton avait été donné le Commandant Jack Ricko n’avait pas l’intention de se laisser marcher dessus par un officier à la retraite. Jack aurait préféré être à bord de son Venator mais il fallait remettre de l’ordre dans la GAR et il allait faire tout ce qui était en son pouvoir pour le faire.
- J’imagine que vous avez des choses à dire… Je vous en prie Commandant… Faites vous plaisir.
- Oui, merci mon Colonel, tenez voici un data-pad concernant le listing des flottes de la GAR, actuellement nous possédons beaucoup de vaisseau obsolète. Donc j’aimerais que nous préparions une commande de vaisseau lourd, quelques vaisseaux de type Mon Calamari 90 et des 40A permettrait de réapprovisionner notre flotte avec des nouveaux vaisseaux lourds. Je pensais aussi racheter quelques Corvette Consulaire C-70 cela nous permettrait de rajouter des vaisseaux anti-chasseurs. Il faudrait passer la commande assez rapidement et je pense qu’il serait aussi bien d’adopter une politique plus militaire afin de relancer tous nos centres de production. Les tensions avec la CSI n’ont que trop durée et à l’heure actuelle s’il décide de nous attaquer je suis sûr que la défaite est assurée si nos troupes restent dans l'état actuel des choses.
Le Commandant s’était un peu énervé avec cette dernière phrase. Jack était un patriote et il pouvait prendre les choses un peu trop à coeur. L'officier reprit son calme, il réfléchissait à ce qu’il pouvait faire de tous les vaisseaux obsolètes de la flotte. Et soudain il eu une idée qu'il proposa au Colonel.
- Pour les vaisseaux obsolètes pourquoi pas les vendre afin de récupérer des crédits. Cela ne permettra de financer la remise en état des flottes de la GAR ? Par ailleurs je n’ai eut le temps que de faire un point sur les flottes de l'armée, mais quand est-il des troupes ? Que faisons-nous de nos clones ?
Le commandant avait beaucoup de projets et surtout il était prêt à tout afin d’assurer la stabilité et la protection de la République. Il attendait maintenant assis sur la chaise en face du Colonel les yeux dans les yeux les réponses du président de la commission des armées. -
Post n°26
Auteur : Hivernus
~ Colonel Derah'Page ~
Le président de la Commission à l’Armée manque de s’étrangler. Dawnstar a envoyé un crétin pour se moquer de lui ! Voilà donc comment on se serre les coudes entre militaires... En s’échangeant des remarques désobligeantes ! Hanti Derah’Page n’est pas du genre à se laisser intimider. Il n’est pas non plus du genre à se laisser insulter de la sorte. Lui, un incapable ? Cette simple pensée l’enrage. Les joues du colonel s’empourprent sous l’effet de la colère. Du temps de l’Empire, il n’aurait eu qu’à claquer des doigts pour qu’une escouade jette cet imbécile au fond d’une cellule. Le militaire à la retraite serre les poings jusqu’à s’en faire blanchir les phalanges. Les temps ont changé. Désormais, on règle tout à grand renfort de “discussions”. De l’énergie et des solutions radicales, voilà ce qu’il manque à la République Fédérale ! L’officier s’empare de son verre et avale d’une traite son contenu. Remettre à sa place ce trou du cul qui prétend être commandant est la seule chose qu’il peut faire.
- Commandant Ricko, je constate que vous avez la critique facile. Juger ses semblables sans se renseigner au préalable est un trait de caractère très répandu à ce je vois... C’est dommage, vraiment dommage… Et très décevant. Répond calmement le président de la Commission à l’Armée. Si vous, ou l’Amiral, aviez pris le temps de vous informer sur le pourquoi du comment aucune décision n’a été prise, alors nous n’en serions pas là aujourd’hui.
Le petit homme grassouillet quitte son fauteuil et se dirige vers la baie vitrée de son bureau de fonction. Il affiche sur son visage aux joues rouges comme une tomate un air dépité. Oui, cette conversation est ennuyante… Aussi ennuyante que ce commandant, qui commence déjà à lui courir sur le haricot au bout de trois mots échangés. Derah’Page croise les mains dans son dos et contemple le paysage urbain. Après quelques instants de silence, il en vient finalement à soupirer.
- Il se trouve que j’ai émis des réserves quant à l’envoi de troupes républicaines sur le sol séparatiste. On a préféré m’ignorer et nous voilà désormais avec une histoire de meurtre d’un officiel séparatiste par la générale de notre très “estimée” Garde Républicaine. Lâche sur un ton railleur le colonel, sans se tourner vers son interlocuteur. Il se trouve aussi que j’ai proposé de collaborer avec la Commission du Budget, de créer des postes de commissaires des armées pour faire un point sur nos forces militaires afin de voir ce qui pourrait être amélioré et pour voir où l’on pourrait faire des économies. Là encore, on a préféré m’ignorer. Pire ! On a intégré au sein de la Commission à l’Armée des personnages amateurs, à l’instar de cette… Mandalorienne, qui s’est permise de me provoquer à de nombreuses reprises et qui a de ce fait, saboté les discussions dès le début.
Derah’Page marque un nouveau temps de pause, agacé par ce qu’il vient de raconter. Il inspire profondément et reprend comme si de rien n’était.
- Vous pouvez me faire la morale, me reprocher mon “incompétence”, si vous voulez. De mon point de vue, votre avis n’a aucune importance… Car en vérité, vous ne connaissez rien de la politique. Continue sèchement l’officier, se tournant désormais vers le commandant en lui adressant un regard noir. Car oui, jusqu’à présent, ce sont nos chers amis politiciens qui ont toujours mené la danse et pris les décisions. Les Commissions Sénatoriales portent bien leur nom… Aussi lentes que le Sénat lui même… Et aussi incompétentes que ce dernier. Mais vous devriez le savoir, il suffit d’ouvrir les yeux, de s’intéresser aux décisions prises ces derniers temps par quelques politiciens. Les reproches que vous m’adressez ne sont pas de mon fait, Commandant. J’ai eu les mains liés.
Nouveau silence. Le colonel rectifie machinalement les plis de son uniforme blanc. Il l’avait mérité, à n’en pas douter, tout comme il avait mérité la présidence de sa commission. Mais ce Jack Ricko mérite t-il d’avoir une place au sein de la Commission à l’Armée ? Après tout, cet homme débarque sans prévenir, se permet de lui manquer de respect et ose lui faire des réclamations ! Oui ! Il se pointe comme ça dans le bureau du président de la Commission à l’Armée pour lui dire de passer une commande de nouveaux vaisseaux, comme s’il pouvait se permettre de donner des ordres à un officier supérieur. C’est navrant. Les temps ont vraiment changé… Ah ça oui ! Et pas en mieux ! Hanti Derah’Page lâche un nouveau soupir. Il en vient presque à regretter le temps où il servait dans la marine impériale.
Mais il s’éloigne du principal… Les réclamations de la pimbêche ! Le colonel prend entre ses doigts boudinés le bloc de données apporté par le commandant et parcourt rapidement du regard son contenu. Certes, les flottes républicaines contiennent de nombreux vaisseaux obsolètes et les changer semble être une nécessité dans le cas où la République aurait à régler un conflit armé avec la Confédération des Systèmes Indépendants. Mais de là à vouloir réformer de A à Z l’ensemble des forces militaires de la Grande Armée Républicaine… C’est un peu tiré par les cheveux. On dirait bien que ce Jack Ricko est de ceux qui pensent avoir tout vu et tout fait, et qu’en conséquence, le bougre se sent supérieur aux autres dans le domaine des affaires militaires. Dawnstar s’est trouvé le bon pigeon visiblement !
- Commandant, je prends bien note de vos… “Exigences”. Toutefois, n’oubliez pas une chose, JE suis le président de la Commission à l’Armée. Si je dois recevoir des ordres, ce n’est sûrement pas de la part d’un officier de rang inférieur qui s’amuse à pinailler. Si vous n’êtes pas content avec cette vision des choses, vous n’avez qu’à vous adresser au Bureau Fédéral d’Investigation ou à la Chancelière. Fait remarquer le petit homme grassouillet. Il sort un mouchoir de poche et éponge son front couvert de sueur avec. Vous voulez moderniser notre armée ? Moi aussi. Nous sommes d’accord sur ce point. Mais il y a une façon de faire Commandant. Nous ne sommes pas dans l’Empire. Une politique militariste ne verra probablement jamais le jour, et fort heureusement par ailleurs, car cela signerait la fin de la République telle que nous la connaissons. Notre régime a des défauts, c’est un fait avéré, mais il faut savoir faire avec et évoluer en prenant en compte ces facteurs.
Derah’Page n’en revient pas de dire ça. Il s’étonne silencieusement de penser du bien de la République Fédérale. Quelle nouvelle ! Lui, l’ancien officier impérial, désormais militaire républicain convaincu ? Quelle curieuse et étrange sensation… Visiblement, il semble changer lui aussi. Le président de la Commission à l’Armée se dirige vers son fauteuil et s’y vautre. Le commandant Ricko, pour sa part, n’a pas attendu que son supérieur lui donne l’autorisation de s’asseoir. Le respect de la hiérarchie s’est perdu… Et ceux-là même qui ne respectent pas les règles militaires les plus basiques viennent se plaindre par la suite de la faiblesse des forces républicaines. Peuh ! Quelle honte ! Forcément que l’armée est au plus mal avec des types de ce genre ! L’éducation militaire n’est plus ce qu’elle était...
- Commandant Ricko, vous avez de bonnes idées, et sûrement des projets tout aussi intéressants. Mais vous agissez avec précipitation, sans prendre le temps de réfléchir. C’est là votre principal défaut, croyez-moi. Reprend avec moins d’animosité le colonel. Nos clones sont vieillissants, c’est vrai. Que faire dans ce cas ? Recruter de nouveaux membres pour notre armée, veillant à ce que les académies de Mon Calamari et de Carida forment la relève. Vendre nos vaisseaux obsolètes, oui, bonne idée là aussi. Mais de ce que je vois, ces vaisseaux représentent entre le tiers et la moitié de la Marine Républicaine. Décommissionner autant de vaisseaux d’un coup me semble improbable, impossible. Par ailleurs, si nous avons la possibilité d'entreprendre une vente, à qui pourrions nous les vendre ? Après tout, il est déjà clair que nous n’allons pas marchander avec la Confédération des Systèmes Indépendants, ni même avec leurs alliés impériaux. Il ne reste donc que deux possibilités : Vendre aux planètes républicaines et aux indépendants. Mais là encore, nous ne pouvons pas écouler l’entièreté de ces vaisseaux obsolètes en une seule fois. Il nous faudra sûrement les vendre par poignées, en fixant un prix dérisoire mais suffisamment élevé pour en tirer quelques bénéfices.
Nouveau temps de pause. Hanti Derah’Page sent son gosier se dessécher. Son organisme lui réclame toujours plus d’eau. L’homme se ressert un verre et avale d’une traite son contenu. Il en vient ensuite à lisser machinalement ses belles moustaches. Le militaire à la retraite toussote, sort son mouchoir de poche et s’essuie les lèvres.
- Cela risque de prendre du temps, il est vrai, mais notre régime n’a pas été fondé, ou plutôt refondé, dans le seul et unique but de faire la guerre. Mettez-vous ça dans la tête Commandant. Termine enfin le président de la Commission à l’Armée. Vous avez des projets, c’est un bon point. Mais un projet ne se résume pas à vouloir quelque chose. Il faut se donner les moyens d’avoir cette chose. Il faut penser son projet du début à la fin, en veillant à répondre à toutes les questions possibles, en réfléchissant aux moindres complications. Chose que vous n’avez visiblement pas faite. Vous vous êtes contenté d’apporter vos exigences ici sans même penser aux conséquences qu’elles pourraient entraîner. C’est pour cette raison même que la Commission à l’Armée existe. Maintenant, si votre but est de “m’aider” dans ma tâche, je vous en prie, faites donc. Mais faites-le de manière logique et intelligente. Posez-vous les bonnes questions, Commandant.

