Porte-parole de la Chancellerie de la République
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Post n°1
Auteur : Shar'kan NocturnaIl est un pouvoir que tout bon régime se doit de maîtriser s’il veut s’assurer une certaine longévité. Un pouvoir devenu clé au fil des années, une nouvelle arme non létale mais qui bien maniée est tout aussi redoutable qu’un blaster : la communication.
Appelée propagande dans les régimes dictatoriaux, ou campagne de com’ dans les démocraties, la communication est un pilier avec lequel il faut compter. L’utilisation savamment mesurée d’informations maîtrisées peut remporter de nombreuses victoires politiques. Alors que sous l’Empire Sith, le secret était de mise, et que l’expression était restreinte à son plus strict minimum, Shar’kan veut rouvrir les mannes de la diffusion contrôlée des nouvelles et des idées. Si le Peuple sait, et le sait comme le chancelier le veut, il n’aura pas d’opposition sérieuse pour ses projets.
C’est pourquoi on a alors crée le Porte-parole de la Chancellerie de la République, afin d’utiliser au mieux cette force, mais aussi pour fournir aux citoyens un canal d’information sûr et vérifié, leur offrir le point de vue de l’Etat, pour qu’ils forment le leur. Pourtant, aujourd’hui ce ne sera pas un simple haut-fonctionnaire qui se chargera de parler devant un parterre de journalistes sélectionnés avec leur holocams, mais le Chancelier lui-même, dans son vrai premier discours en tant que chef d’Etat pleinement institué, et non plus en tant que Sénateur réformiste.
Ici aussi la sécurité est de mise, un régiment entier des forces militaires de Coruscant a verrouillé l’endroit, on ne passe pas les divers check-points sans la bonne accréditation. Ajouté à cela le contingent personnel de gardes sénatoriaux qui suivent le Chancelier à la trace. Les temps sont agités, un acte chanceux pourrait tout ruiner, on ne lésine sur rien pour la protection des hautes têtes.
Shar’kan s’avance sous les projecteurs vers le pupitre aux couleurs de la République. Derrière lui, une bannière géante du nouveau régime a été déroulée. C’est une séance de communication, alors on utilise toute sorte de symboles pour marquer les esprits, pour souligner le changement politique incroyable qui a eu lieu il y a si peu de temps. L’hymne national se termine doucement. Il tient la tablette de données dans laquelle se trouve son discours, dont une grande partie a été écrite par les fonctionnaires de la Commission à la Diplomatie.
Le Chancelier la dépose sur le pupitre et fixe l’audience face à lui. Il se surprend à savourer le moment. Encore une fois, le voici tout en haut. Il se redresse légèrement et supprime ses pensées grisantes ; il est le chef certes, mais il est le chef démocratique, il ne veut pas prendre la grosse tête et se transformer en Lord protecteur éclairé. Il y a tant à accomplir avec les autres, et tant de connaissances à découvrir. Il avale distraitement sa salive et attend le signal de la régie.
Un clignotement rouge à l’autre bout de la salle lui apprend qu’il est désormais en retransmission directe sur l’Holonet.
- Chers concitoyens de la République, si je m’adresse à vous en ce jour, c’est que des événements récents ont agité notre galaxie. Ces événements en question sont d’une importance telle que le gouvernement de la République ne pouvait les ignorer, les éclipser, et se devait de réagir, au regard de ce que nous promouvons mais aussi des valeurs qui ont fondé notre République. La tragédie qui s’est abattue sur Bastion est épouvantable, et effroyable. Nous condamnons avec une extrême fermeté l’acte inqualifiable commis par les agresseurs du peuple de Bastion, qui n’avaient d’autres motifs que de semer le chaos et la destruction. Ces actions innommables ne seront pas oubliées, et serviront d’avertissement pour tous. Nos pensées les plus sincères accompagnent les familles des victimes et les survivants de cette horreur. Nous sommes aussi émus du sort de M.Chabite ainsi que des membres de l’ambassade confédérée, et nous rappelons par là-même que dans cette galaxie, aucun membre des corps diplomatiques ne devraient avoir à subir ce genre de traitement, et que leur immunité doit toujours être garantie, qu’importe le contexte dans lequel ils évoluent.
Nocturna faillit esquisser un sourire. Le tacle était gros à ces yeux, mais peu de personne était au courant pour l’invasion de Kessel. Si l’amirale Mai venait à regarder les holonews, elle comprendrait sûrement l’objectif de cette tirade symbolique.
- Cependant nous désirons aussi chaleureusement féliciter la coalition intergalactique qui s’est immédiatement portée au secours de Bastion, et a chassé ces envahisseurs criminels ; coalition à la tête de laquelle se trouvait Dantooine dont la Chancellerie tient à saluer le courage et la volonté exemplaires. Il est important de rappeler à chacun le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes en ces temps difficiles, et de se positionner contre les agressions impérialistes qui n’apportent aucune solution, mais au contraire encore plus de problèmes, comme l’ont appris à leurs dépens les Vestiges impériaux et l’Ordre Sith.
Le Chancelier commençait à avoir la bouche sèche, mais il ne s’arrêterait pas en si bon chemin.
- Concernant la crise qui secoue Cathar, je pense qu’il est encore trop tôt pour que nous puissions nous prononcer avec le recul nécessaire. Toujours est-il que la Chancellerie a toute confiance en la Coalition pour gérer de la meilleure façon qu’il soit la situation. Nous appelons les belligérants à épargner la population civile, éternelle victime des conflits, et nous effectuerons bientôt une demande à la CSI afin d’obtenir qu’une mission d’observateurs républicains puisse se rendre sur Cathar. Malgré ces affres qui témoignent de l’instabilité qui règne dans la galaxie, une nouvelle ère vient de s’ouvrir, et un vent frai de paix et de progrès souffle enfin sur nous. La République a beaucoup à faire, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour renforcer la paix, le bienêtre et aidera tout à chacun dans sa recherche du bonheur.
Le Chancelier marqua un temps d’arrêt.
- Merci à tous, vive la République.
L’hymne se lança immédiatement, Shar’kan reprit sa tablette et s’éloigna vers les couloirs du Sénat, la gorge asséchée, et la première intervention orale de la République faite.
HRP: Par Trent Kith