Une mission dans le secret
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Post n°36
Auteur : TericaraxLe fer à souder avait une fois de plus été le meilleur allié du groupe pour forcer l'entrée des archives. C'était une porte large et épaisse, fermée sur plusieurs niveaux par de multiples serrures pressurisées. En temps normal, quiconque la forçant aurait eut toute la sécurité du laboratoire sur le dos avant d'en avoir seulement abîmé la peinture...Mais la sécurité – comme les savants- avait déserté les lieux. Un corps inerte de magna gisait au côté de la porte, adossé vainement contre le mur. Les gerbes d'étincelles projetées par la morsure de la torche sur le métal galopaient jusqu'à la carcasse, taquinant les yeux vitreux et morts du cadavre, lucioles de braise joueuses et éphémères, qui allaient ensuite rebondir dans l'abîme inerte du couloir. Les hurlements de la torche étaient rugissement, grossier et agressif dans le bâtiment silencieux. Loin, au delà de ce que l'oeil pouvait percevoir, dans les ténèbres, les murmures de déplacements n'avaient de cesse de revenir. Des sons légers, délicats – comme une marche de danseuse. Irréguliers, sans rythme, comme boiteux...Et ils ne provenaient guère du sol. Ils résonnaient dans les canalisations, qui recrachaient des tambourinements étouffés. Ils revenaient du plafond ; une dalle parfois craquait, soupirant d'un poids à venir qu'elle ne pourrait que futilement tenter de supporter. Le vacarme les attirait...
Le cyborg parvint enfin à ménager une entrée ! On s'engouffra dans la muraille d'acier éventrée. La nuit sans ciel du laboratoire avait englouti les lumières autant que les bruits ; les pas s'étaient brusquement tus, avec l'arrêt de la torche à plasma, chassés par un subite et morbide mutisme. Mais plus grave, quoi que le cyborg Iroey n'ait pas jugé bon de le préciser à ses camarades ; la torche était arrivée sur la fin de sa cartouche de gaz. Peut-être arriverait-elle à projeter pour quelques secondes sa courageuse flamme bleutée, mais elle aurait bien tôt fait de périr définitivement, affamée.
Dans l'ouverture ménagée par le cyborg, on arrivait à une pièce étroite et close où l'air comme l'espace étaient cruellement limités. Confiné par un mur de fer éventré, trois d'un verre opaque et muet, le groupe put à nouveau se coordonner. Vint la proposition fatidique : se séparer. Après discussion et réflexion, on accepta la proposition de l'agent Iroey. C'est ainsi que les deux mandaloriens quittèrent ces archives décidément trop étroites, pour un tête-à-tête avec le noir.
Point de vue : Azel et Blad
Les plans menaient dans un dédale de tournants et de descentes en rappel. Les portes définitivement fermées étaient un obstacle insurmontable maintenant que la torche à plasma était hors d'usage. Après une cage d'escalier qui descendait sans fin, ils arrivèrent enfin au niveau où devaient – en théorie – se trouver les noyaux énergétiques du laboratoire. Un cadre de cuivre, clouté au mur, indiquait « Niveau 7 ». Lorsqu'ils laissèrent derrière eux les marches, ils arrivèrent face à un spectacle bien différent.
Les niveaux supérieurs baignaient dans la noirceur la plus absolue, à l'exception de quelques rares portions encore alimentées par une source fantaisiste – bientôt tarie. Ici, des alarmes silencieuses s'étaient déclenchées ; des gyrophares, fixés au plafond, éclaboussaient d'un rouge monocorde l'entièreté de l'endroit.
Des caisses de matériel diverses gisaient en désordre; ici une bonbonne de combustible était couchée. Là, des boîtes d'écrous et de vis, et d'un matériel spécialiste qui n'était pas à sa place dans un laboratoire. Sous le linceul sanguin, embaumés dans le suaire pénétrant du secret hostile, le duo tomba alors sur une carcasse de droïde. C'était un B2. Il était adossé contre le lit, mais son bras droit avait été arraché ; les restes de son canon intégré gisaient quelques mètres plus loin, et son torse était percé d'un gouffre béant au travers duquel on distinguait nettement les cartes à puce déchiquetées et fracturées – sans doute par un choc d'une rare violence. L'acier était tordu autour de la balafre. Les murs étaient marqués d'impacts lasers. Dans sa main restante, le B2 tenait un détonateur thermique qu'il n'avait pas eu le temps d'armer.
Un combat s'était déroulé sans témoins. En fouillant les environs directes, le duo trouva d'autres droïdes détruits. Il y avait toujours des B2 mais aussi leurs semblables de moindre efficacité B1, tous abattus de la même façon. Leurs visages inertes fixaient au loin, dans la direction de leur invisible bourreau. Mais, là !
Une longue traînée sanglante.
La piste était si aisément ratée sous le crépuscule carmin, mais sitôt remarquée elle semblait d'une évidence aberrante. Un des gyrophares cessa de fonctionner, plongeant une portion entière dans le noir, bordé de rouge. Les traces sanglantes étaient encore un peu humides ! En prêtant l'oreille...Oui, c'était...Une respiration ! Ils entendaient bien un souffle qui n'était pas le leur ; masqué par les murs épais, mais en suivant le sillon d'hémoglobine qui devenait plus net...Plus désespéré. C'étaient de discrets sanglots, de prière et d'appels à l'aide à la nuit, à la Force. Le binôme s'arrêta face à une modeste porte ; elle comportait un écran sur le côté pour en donner l'accès, qui indiquait « 34-B ». Semi ouverte, elle avait cessé de fonctionner avec la coupure de courant. Elle était sensiblement trop large pour que les deux mandaloriens puissent passer, mais assez légère pour qu'ils soient capables de la forcer sur son axe.
« - Oh...Oh mon dieu...La Force soit louée... » sanglota une voix grave – mais c'était un murmure. « Vous...Vous m'avez trouvé...Ne faites pas de bruit...Elle va revenir... »
Le halo des lampes révéla une salle étrange. Ici se trouvait une cuve de cryogénisation inactive ; à son côté, la classique trame rectangulaire grise où l'on piégeait la victime – consentante ou non – de l'opération contre nature. Vide et simple. Mais, dans un autre coin de la pièce, appuyé difficilement contre un établi de verre, se trouvait un homme. Il portait un uniforme confédéré. Sa jambe droite entière manquait. Entourée de tissus, elle saignait pourtant toujours abondamment. Le regard pâle, le front trempé de sueur, le personnage plissait les yeux, tentant de discerner le visage de ses deux potentiels sauveurs. Après un nouveau sanglot de soulagement, il se rappela de sa douleur – et une terreur sans nom revint sur son visage.
« -Je suis...le major...S...Steinberg...Elle va revenir...Il faut...Il faut partir...Les lasers...Ne...Lui font rien... »
Il effectua un garde-à-vous, rendu fébrile par sa souffrance.
« - M...Morts...T-tous morts...Bête...Cauchemar... »
Point de vue : Ansikt et Iroey
Le duo en armure était parti, laissant le cyborg et le frêle humain seul à seul. La lumière projetée par les torches de leurs camarades disparut bientôt au détour d'un embranchement tout comme l'écho de leur pas, engloutis par l'obscurité. L'épaisse boîte entre les mains d'Iroey avait quasiment achevé son transfert. 96%...98%...100%...
Par un optique noir, la boîte projeta brusquement une image pâle, accompagnée du grésillement de néon mourant :
Translink v70.3
Tous droits réservés par Colicoïd Automata, 8 ABM. Garanties galactiques standards.
Interface...Ok
Système matériel...Ok
Dernier essai : 40 minutes et 20 secondes
2 essais restants
Pwd ?
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Sous l'éclairage de la torche, les yeux attentifs du jeune Ansikt purent noter un détail singulier ; là où son camarade avait trouvé la boîte, sur le mur comme sur le sol, une large trace de sang s'écaillait dans la poussière. Le dispositif lui-même portait des éclaboussures d'hémoglobine sur ses bords. Les parois de verre étaient muettes, mais...On aurait pu jurer de voir du mouvement, telles des poissons paisibles évoluant dans un aquarium diaphane, dont on ne percevait qu'une lointaine forme...Ou étaient-ce des mains ? Un brusque bruit derrière la paroi du fond (celle-là même qui faisait face à la porte) !
C'était une lutte ! Derrière le mur se déroulait un combat invisible, dont on entendait juste les échos. Des pas sur le sol, des meubles renversés avec violence ! Un craquement violent, d'acier contre acier, comme d'une projection effectuée par une force colossale, et le hoquet électrisé d'étincelles s'échappant d'un mur d'électroniques délicates meurtries. Alors, le verre trembla. Un petit cliquetis artificiel, et avec un son vaporeux la fenêtre opaque glissa dans le sol. C'était une porte secrète, derrière la première !
Une grande pièce, et des armoires entières et rectangulaires qui brillaient de tiroirs transversaux lumineux, telles étaient les véritables archives. Sur le sol, de grands câbles – également illuminés – alimentaient en un réseau autonome l'installation, cœur critique du laboratoire. Mais dans ce qui aurait pu être un havre de paix pour le duo après toutes ces ombres, toutes ces ténèbres, et cette nuit sans fin, se trouvait un cauchemar. Une jeune Twi'lek, de dos, se débattait contre ce qui semblait une sphère. C'était une noirceur incarnée, un horizon des événements, un trou noir personnifié mais de la taille d'une tête au maximum. Irisée d'éclairs rougeoyants, qui formaient une ceinture vivace et agressive autour de son portail vers le vide, la monstruosité pulsait de ce qui semblait être une émotion brûlante ; sans doute était-ce un instinct de prédation, contre la jeune et frêle Twi'lek. Elle portait une camisole de force blanche, mais elle s'en était libérée, et usait maintenant de ses mains pour se défendre. La sphère semblait la harceler, comme réticente à toucher les mains, visant vers le visage plutôt que les membres, s'éloignant comme un rapace de noirceur, avec un son sourd, né des profondeurs d'un abîme cosmique, forgé par l'Obscurité et les hantises inconscientes. C'était une bête de légende que l'on nommait Derriphan, mais que même les archives séparatistes ne connaissait point. Une incarnation pure du Côté Obscur, et de sa prédation universelle.
Mais, avant que le duo ne puisse secourir la frêle Twi'lek en danger, avant que l'héroïsme ne put prendre ses droits, la jeune fit un mouvement d'une vivacité insoupçonnée, comme habitée elle-même de réflexes surhumains. De ses deux mains nues, sur lesquelles venaient les manches trop longues de sa camisole, elle saisit la mortalité incarnée !
En s'exécutant, elle avait tourné, faisant à présent face au binôme.
Ce n'était pas une Twi'lek.
Sur son visage, des veinules enflées avaient déformé une peau délicate – à présent agitée de pulsations irrégulières. Ces ramifications contre-nature avaient déformé le visage, au point de faire disparaître le nez, la bouche, les yeux, sous un épais réseau de toiles capillaires et élastiques, qui luisait comme une immonde muqueuse. Les deux tentacules à l'arrière du crâne, les lekku, étaient également marqués par cette existence monstrueuse ; et au milieu du visage, un œil unique et difforme avait pris la place de tout ce que des millions d'années d'évolution avaient forgé. Un œil dont la pupille était une croix, dans un écrin décoloré oscillant du brun chitineux à l'or reptilien.
Le Derriphan n'était pas le prédateur ; il était la proie. Tenant à bouts de bras son repas, la monstruosité restait à le fixer.
Alors, la ceinture rouge, zébrée d'éclairs du Derriphan commença à disparaître, happée dans la pupille de l'Aberration. Un cri télépathique titanesque résonna dans les esprits de Billy, Azel, Blad, Iroey. Peut-être même dans l'esprit de tous ceux encore vivants et sapiens dans le laboratoire, une sensation de douleur incommensurable l'accompagnait. Le cri était sapiens, il hurlait un dernier nom, comme un ultime appel à l'aide, une supplication de futilité et d'impuissance: Ansikt. Avec venait l'image écrasante de l'Oeil, monstrueux, difforme, immense, un astre noir qui dévorait l'obscurité elle-même en un supplice de la plus cruelle imagination, prédatant ce que le temps et les siècles n'avaient su abattre.
Lorsque le cri – et le contact mental cessèrent, la Bête avait achevé son œuvre ; l'anneau d'énergie crépitant aussi bien que sa sphère d'ombre irisée avaient été dévorées par sa pupille profane ; ses doigts palpaient à présent un air vide, absent de proie et son iris était coloré d'une teinte rougeoyante en bordure du noir. La démence accouchée par la profanation scientifique de la délicate Force, la sanctification du Savoir sur l'Interdit, de l'erreur de la curiosité sur les secrets condamnés se révélait enfin dans sa plus affreuse splendeur.
Le dévoreur du Côté Obscur, le prédateur de la Force immonde fixa alors son unique œil sur le duo. Un appétit pour la chair venait d'y naître.Spoiler : HRP
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Post n°37
Auteur : Ansikt
J’écoute la réponse d’Azel à propos des Rakgoules. Je n’ai jamais entendu parler de ces créatures, mais la description que l’humaine en fait est des plus inquiétantes. Une morsure, et on devient une Rakgoule ? Ca semble dément. Et qu’en est-il des autres types des blessures ? Une griffure ? Ou alors peut-être quelque chose dans leur salive. S’il y en a vraiment ici… Non, mieux vaut espérer que non. Mais cette éventualité serait désastreuse… Je commence à regretter de ne pas avoir pris d’arme à distance.
Soudain, un bruit dans les conduits me fait me mettre sur mes gardes. Rat ? Rakgoule ? Rah ! Je deviens paranoïaque. Rester calme, même dans toutes les situations. Respire, expire. Iroey nous intime le silence et je m’exécute volontiers. Contrairement à mes compagnons d’infortune, je n’ai aucune chance en combat direct. Nous restons dans le silence et une demie-pénombre pendant un moment, avant que l’être cybernétique prenne la parole. Il confirme l’existence des Rakgoules, puis nous en montre un hologramme. J’essaie de cacher mon effroi en voyant le mastodonte et les données associées, mais mon poil s’hérisse. Oui, mieux vaut espérer qu’il n’y en ait pas ici…
Il nous avoue que c’est un spéciment qu’il a capturé, et qu’il a offert en… cadeau ? Mais… Mais ils sont fous ? Quel genre de dingue pourrait souhaiter expérimenter sur une créature pareille ? D’après les données de la bibliothèque, le lieutenant Tericarax était un scientifique d’exception, mais… N’ont-ils aucune considération pour la sécurité de l’opération ? Je ne suis qu’un néophyte à ce sujet, mais tout de même...
Le bras droit du savant fou nous demande de l’aide à sauvegarder les recherches de ce dernier., argumentant que cela pourrait toucher positivement notre réputation. Honnêtement, j’ai plus envie de me sortir de ce guêpier, mais je doute que le cyborg se laisse convaincre. Et, sans lui, nos chances de survie risquent de diminuer, surtout s’il sait gérer ces menaces… Mon langage corporel montre mon désaccord, mais j’obtempère tout de même.
Nous reprenons notre exploration dans les souterrains, sous la directive d’Iroey, recommençant à ramper dans les couloirs. J’ai l’impression que nous retournons sur nos pas, et, effectivement, c’est ce qui semble être le plan. A-t-il changé d’avis ? Ou alors le chemin vers les archives est différent ? Bah, je suis obligé de le suivre dans tous les cas. C’est agaçant. Je n’ai aucun contrôle sur la situation. Je suis obligé de suivre. Toute potentielle prise d’initiative est pondérée par mon identité d’humain et par mes “supérieurs”. C’est… frustrant. Mais je suppose que c’est ce que je mérite après autant d’années à vivre en parasite.
Je grimpe au câble proposé par le cyborg, qui me soulève comme une plume quand j’arrive au sommet. J’essaie de l’aide pour faire venir plus vite les deux mandaloriens, sans grand succès, et nous repartons vers l’embranchement que nous avons traversé il y a déjà plusieurs longues minutes. Changeant d’embranchement, nous continuons notre exploration dans les ténèbres, à la suite de l’archétype.
A ce moment, Iroey me pose deux questions qui me prennent un peu au dépourvu. Me retenir ? Quoi ? Mais… Quoi ? Talent particulier ? Mes yeux s’écarquillent. Q… Quoi ? Comment ? De quoi parle-t-il ? Ou alors… Il sait ? Comment peut-il ? Non… Non… ! Ce serait trop con ! Non ! Calme toi. Calme toi. Réfléchis. Réfléchis. Ca t’es déjà arrivé. Réfléchis.
Si la CSI savait, il en aurait parlé plus tôt. Ou il aurait précisé de quoi il parlait. Ca n’aurait aucun sens, surtout dans le contexte actuel, de faire de la rétention d’information. Remarque, je le fais bien… Non ! Concentre toi. Soit seul lui le sait, soit il ne sait pas. Comment pourrait-il savoir ? Il m’aurait vu le faire ? Quand… Les yeux ? Non, il était en tête de file. C’est impossible… Ou alors j’ai été inattentif…? Rah ! Non, je refuse d’y croire. Donc il y a possibilité qu’il ne sache pas et qu’il tente quelque chose. Les officiels de la CSI sont des serpents, il cherche un moyen de toute savoir sur moi. Est-ce qu’Azel a subi la même chose ? Ou alors ils savent déjà tout sur elle… C’est mauvais… Allez, réfléchis… Ta réaction n’est pas illogique, mais ta réponse se fait tardive… Il ne faut pas avouer, mais pas se révéler ni être trop curieux… Ne pas être suspect. Allez, tu l’as déjà fait, même si ce n’était pas avec des militaires confédérés. Je reprends mon stoïcisme habituel et réponds :
— Ah bon ? De quel genre ?
J’espère que ça suffira pour effacer ses soupçons, au moins pour un moment. Mais je dois rester vigilant. Ce cyborg est dangereux.
Nous arrivons devant une nouvelle pièce. Les archives ? Cela semble relativement petit… Quoique, tout est certainement numérique. Et le nombre de portes qu’il a fallu traverser pour y accéder témoigne bien de l’envie de protéger son contenu des intrus. Enfin, s’il y avait eu du courant. Ici, le fer à souder a été suffisant pour forcer l’entrée. Seul soucis, j’ai l’impression que est à court de carburant. Bon timing, mauvaise chose qui nous arrive. Une fois à l’intérieur, l’archétype extrait avec attention une petite boîte noire, auquel il se branche, tandis que des bruits se font entendre autour de nous. Plus de doute : il y a bien quelque chose de vivant dans ce laboratoire, sans parler des rats. Quelque chose d’autre .
Le cyborg me surprend alors qu’il évoque l’éventualité de faire exploser toute l’installation. Ne voulait-il pas sauver toutes les données présentes ici ? Ou alors il sait que tout se trouve dans cette petite boîte ? Quoique, au vu de ce qui pourrait nous pister en ce moment, peut-être que cette décision est justifiée. Misère…
Suite à sa décision, nous nous séparons. Les mandaloriens partent pour réaliser leur tâche, et je dois rester avec le cyborg pendant son transfert de données. Je le regarde, inerte. Il semble tellement vulnérable… Peut-être que je pourrais fuir. Nous nous sommes rapprochés de la sortie, après tout. Mais les bruits autour de moi me dissuadent de tenter quoi que ce soit. Je ne sais pas combien d’ennemis il y a, ni quelle distance exacte je dois parcourir. SI je me fais attraper, je suis foutu. Alors je me retiens.
J’hésite à adapter mes yeux pour l’obscurité quasi-totale dans laquelle nous sommes, mais je crains la possibilité de me faire découvrir. Il est de dos, mais pour combien de temps ? Et qui me dit qu’il n’a pas une amélioration cybernétique lui permettant de regarder dans son dos ? Non, trop risqué. Je me résigne, et observe mes environs comme un humain le ferait.
Un détail me frappe, cependant. A l’endroit où était la précieuse boîte, je crois voir une trace sombre. Je m’approche, et regarde. L’odeur est formelle : du sang. Et soudainement, des bruits. Violents, brusques. Comme des chocs. Un combat ? Blad et Azel sont tombés sur quelque chose ? Nous devons aller les aider ? Mais je ne peux rien faire sans le cyborg, ni le laisser seul… Merde…
D’un coup, une porte s’ouvre, en face de l’entrée. Une porte secrète ? Je risque une approche : des armoires avec des tiroirs lumineux. Encore des archives ? Au sol, d’autres câbles illuminés. Curieux, je fais moins attention à ce qui se trouve derrière moi, c’est à dire Iroey et l’entrée normale des archives. Je porte toute mon attention sur le centre de la pièce, sans pourtant m’approcher. Discrètement, j’identifie les bélligérants. On dirait… Une Twi’lek, qui se débat. Contre… On dirait une sphère sombre… Qui émet des éclairs… ? Non… Lui ?
Choqué, hébété, je regarde le combat à distance. J’ai vu cette manoeuvre bien trop de fois. D’abord il l’attaque, l’immobilise, puis commence son festin. Mais… Quelque chose me perturbe. Est-ce que ça a touché pris autant de temps ? Et est-ce qu’il a déjà attaqué le visage ? Et surtout, est-ce que quelqu’un de non-sensitif a déjà été capable de se défendre ?
Au mouvement vif de la Twi’Lek, c’est là que je comprends. Alduin n’est pas le chasseur, comme il l’a été des milliers de fois. Il est la proie. Je n’ai aucune idée de comment c’est possible. Je croyais qu’il était invincible ! Immortel ! Comment une simple Twi’Lek pourrait…
Elle se retourne, et ce qui se dévoile relève plus de l’abomination que de la Twi’Lek.. Des veinures immondes, ayant complètement déformé tous ses traits faciaux. Au final ne restait de la Twi’Lek que les Lekku, et encore. Au milieu du visage se dressait un oeil gargantuesque et terrifiant, barré d’une croix sinistre. Qu’est-ce que c’est que cette chose ?
Cependant, le plus choquant n’est pas son apparence cauchemardesque. Non. Il a attrapé Alduin, et… commence à l’aspirer ?! Je reste tétanisé devant un tel spectacle, perdant tout sens de mon environnement. Non… NonnonnonNON ! Sa dernière supplique mentale m’arrache une larme, la première depuis de longues années, tandis que je hurle son nom de désespoir.
— ALDUIN !
Quelques secondes plus tard, le cri se termine. Pendant quelques instants, je sens comme un vide. Comme si le temps venait de s’arrêter, que quelque chose s’était effondré. Le dernie lien avec mon passé. Disparu. De la pire des façons. Je ne m’étais jamais préparé à cette éventualité. Jamais dit qu’un Derriphan pouvait mourir, encore moins être tué. Et pourtant, cette… chose… vient de le faire. Une partie de moi à moitié brisée sur l’instant, mon instinct prend le dessus et j’arrive plus ou moins à reprendre conscience de mes environs. Iroey m’a rejoint, et a certainement vu ma réaction. Fais %$!#. Mais je ne peux pas penser à ça pour le moment. Devant nous, la créature a fini son massacre et reporte son attention sur les organiques les plus proches. Mon sang ne fait qu’un tour, et je crie à mon partenaire.
— On se CASSE !
J’entame alors ma fuite, la fureur et la terreur alimentant ma course, afin d’échapper à l’abomination de l’autre salle, sans faire attention à la réaction de mon compagnon. -
Post n°38
Auteur : Blad DemeciIroey prenait de l'assurance durant cette opération. Ses facultés faisaient de lui un bon tank de première ligne, mais en aucun cas il n'était le chef de l'escouade. Blad se contenait depuis quelques minutes à présent, il ne voulait pas souffler un nouveau vent froid dans l'équipe. Ses altercations avec les divers membres du groupe donnaient rarement sur un dénouement amical. Plus il échangeait de mots avec ses soldats et moins il les appréciait, étrangement. En fait, ce qui frustrait véritablement le vétéran Mandalorien, c'était que la situation ici était bien trop grave pour être correctement gérée par quatre agents. La CSI ne pouvait ignorer complètement la plupart des péripéties vécues en ces murs, c'était tout bonnement impossible. Soit on prenait Blad pour un modeste éclaireur, désormais bon au sacrifice, soit l'objectif de la mission n'était pas seulement d'établir un état des lieux.
Au cours de sa carrière, le Commandant Unforgiven avait souvent fait preuve d'excès de zèle. Que ce soit en abattant froidement des prisonniers, ou en laissant, perchée, deux jours sa classe d'aspirants sur un poteau de dix centimètres carrés, sans nourriture, le chef Demeci ne pouvait pas s'empêcher d'aller le plus loin possible dans son travail, coûte que coûte. Les dommages collatéraux étaient devenus la marque de fabrique du soldat, dans de moindres mesures généralement, mais suffisamment en tout cas pour lui tailler une certaine réputation. Le Haut-Commandement l'avait déjà rappelé à l'ordre, quelques fois. Notamment lorsqu'il avait fait exécuter, plus ou moins utilement, tout l'escadron impérial de Lemsli Umbra, alors que celui-ci rendait.
Malgré les sermons, Blad ne put s'empêcher de penser que son acte, si violent et implacable fût-il, aida, plus tard, à "cuisiner" le seul rescapé de ce bain de sang. Peut-être avait-il raison d'ailleurs, cependant les grandes pontes ne pouvaient l'approuver officiellement, évidemment. Pour la façade, il était préférable de taper sur les doigts du vilain Mandalorien aux mains ensanglantées. La CSI avait toujours eu cette double-facette, telle une antique pièce de monnaie d'autrefois. D'un côté, il fallait soigner les apparences, surtout celles que le monde extérieur pouvait entrevoir. De l'autre, de terribles actes pouvaient impunément être commis, au nom de la guerre comme de la science. Ce laboratoire en était l'exemple parfait.
Blad n'avait jamais trop suivi les avancées du dénommé Tericarax. Quand ce dernier commençait à percer parmi les militaires, le descendant de Mandalore était extrêmement sollicité sur le terrain. De plus, son nom était évoqué seulement en interne, entre séparatistes plutôt gradés. Quoi que cette énième armoire d'acier vivante ait mis en place ici, le résultat final n'était pas beau à voir. Lorsqu'Iroey expliqua son idée de tout faire sauter sans plus attendre, Blad acquiesça sans trop attendre. Il rêvait maintenant de voir cet enfer de dédales obscurs partir en fumée. L'équipe scindée en deux, les Mandaloriens s'armèrent de courage avant de repartir de l'avant, en quête de matériel explosif.
Azel avait pour mission de couvrir les arrières du duo, pendant que son aîné ouvrait la voie. Son blaster de poing et son couteau de combat dans chaque main, l'homme au bras bionique en beskar était à l'affût de tout danger, cela devenait presque une habitude à la longue. Il aurait aimé toucher deux mots à sa partenaire, concernant leurs échanges précédents, mais bien vite les deux enfants de Mandalore tombèrent sur une découverte intéressante.
Un large couloir avait été le théâtre d'un massacre évident. Plusieurs droïdes avaient été détruits, leurs membres arrachés jonchant le sol, non loin de leurs carcasses inertes. Puis, Blad remarqua une piste particulière à quelques mètres : une traînée de sang qui aurait put retourner le cœur d'un non-initié aux terrains de guerre. Soudain, le Commandant se figea. Quelque chose, ou quelqu'un, était là. En prêtant mieux l'oreille, on pouvait l'entendre respirer dans l'obscurité.
"Couvrez-moi."
Souffla le vétéran à sa congénère féminine, sans un regard. La porte devant l'officier pouvait être aisément forcée, ce qu'il fit notamment à l'aide son bras bionique. Le leader Demeci tira sur le côté, sans ménagement, la plaque métallique qui empêchait le duo d'avancer. Celle-ci se fit bien vite ravaler par les murs, sans plus jamais en revenir. Blad pointa en suite vivement son arme de poing au devant, prêt à tuer si nécessaire. En une fraction de secondes, il comprit néanmoins qu'aucun danger ne demeurait en cette nouvelle pièce.
Le survivant qui se cachait là sanglota, gémissant comme une fillette à quelques mètres du Mandalorien sans cœur. Blad se mit à inspecter chaque centimètre carré de la salle, pendant que le malheureux racontait sa courte petite histoire. Ainsi, ce soldat de la CSI avait été traumatisé, mutilé même, par un des monstres en cavale de ce laboratoire. La jambe droite probablement dévorée par on ne sait quoi, cet homme risquait de mourir d’hémorragie sans aide médicale. Tout ce que pouvait offrir Blad à ce survivant, c'était soit un garrot à peine plus utile que celui déjà réalisé, soit une fin rapide et indolore, comme une lame plantée en plein cœur par exemple. Extirper ce type de là était difficilement imaginable, surtout que le Haut-Commandement n'avait pas précisé la façon dont tout ce monde allait être extrait de la zone de mission. Encore fallait-il qu'un membre de l'équipe atteigne un quelconque lieu capable de transmettre un semblant de communication...
Sans trahir ses pensées, l'officier s'approcha de la victime estropiée et déclara quelques mots graves, murmurés eux aussi afin de ne pas attirer plus de danger dans le coin :
"La créature qui vous a fait ça doit disparaître, tout comme cet endroit abominable. Je vais être franc : je ne sais pas si nous pourrons tous sortir vivants de cet enfer. Le mieux que je puisse vous proposer, c'est de tout faire pour empêcher les spécimens retenus en ces murs d'en sortir. Savez-vous s'il y a de quoi tout faire exploser, quelque part? Ou un moyen divers d'y parvenir? Lorsqu'on aura mis une bombe efficace en place, je vous attacherai au dos du soldat qui m'accompagne. En attendant, je vais resserrer votre garrot pour contenir au mieux les flux sanguins. Soufflez, prenez votre temps soldat, vous l'avez bien mérité."
Le Commandant Unforgiven se faisait plutôt compatissant. Il savait quelle peine atroce et particulière procurait la perte d'un membre. Même si Blad ne se souvenait pas complètement de son propre accident, à cause du choc extrême vécu, il se remémorait encore la douleur "fantôme" qui lui rongeait l'esprit, même après son opération. Le bras bionique que lui avait greffé le clan Greysom était un réel bijou technologique, néanmoins il n'avait épargné à son hôte les tracas d'une personne accidentée, récupérée au bord de la mort entre un rocher et un speeder.
Le chef d'équipe repensa brièvement à tout cela, pendant qu'il s'activait à la conception d'un bandage plus efficace et propre autour du moignon affreusement sanguinolent du Major Steinberg. Si Blad avait eu la chance d'être pris en charge par des génies Mandaloriens de la science et de la médecine, on ne pouvait pas en dire autant de ce pauvre type, à qui on avait promis une tentative assez utopique de sauvetage en prime. Le descendant Demeci n'avait pas encore vraiment décidé du sort du soldat, au fond de lui, la réponse à venir de l'homme allait sans doute orienter le choix final de son tant espéré sauveur. -
Post n°39
Auteur : Azel Kyone'eTu connais cette odeur très particulière ? Tu sais, celle que dégage une carcasse de Malraas éventré, laissée au soleil pendant dix jours au milieu de la jungle ? Voilà. Eh ben c'est à peu près cette odeur-là que commence à dégager notre situation. Sauf que là, difficile d’y échapper en se bouchant le nez. Il y a encore quelques heures, j’aurais pu sauter comme une furie de l’autre côté de cette porte et mettre le bordel en moins de temps qu’il n’en faut pour crier Hutt. Mais là, j’ai les bras en feu, les jambes qui m’ordonnent de m’asseoir et. Ça doit faire des années que j’avais pas crapahuter si longtemps sans faire une sieste. Ça doit aussi faire des siècles que j’ai pas eu affaire à aussi costaud niveau challenge. On peut dire ce qu’on voudra, les types bourrés à la sortie des cantinas, même francs-tireurs, sont pas aussi dangereux qu’un truc venimachinchose fourré dans un brouillard toxique au quinzième sous-sol d’un labo désaffecté. Mon ego peut bien en prendre un coup, c’est la vérité. Et j’commence à me demander si cette bataille sera pas la dernière, le fameux « coup de trop ». Trop impulsive, ‘tsel, c’est pas faute d’avoir jamais écouté Fen là-dessus… Ils ont juste oublié le bouton pause quand ils m’ont fabriqué, là-bas, sur Coruscant. Rien n’est parfait !
J'ai arrêté mon geste quand l'armoire à glace a repris la parole dans mon dos :
« Pardon agent Kyone'e... Je sais que vous vouliez foncer et faire face au danger, mais je dois parler à tout le monde avant... Premièrement... Les rakgoules existent bel et bien... Voici la preuve... »
Je quitte la porte du regard à regret. Le bruit étrange résonne de nouveau, plus ténu. Tout en écoutant ce que ZigZag veut nous dire, je peux pas m’empêcher de chercher à quoi ce bruit me fait penser. C’est pas vraiment métallique, quoique. Une sorte d’écho ? A travers un conduit… Ou une vitre, un truc fermé… Je sais pas. Ce n’est pas mécanique, ça en revanche, j’en suis sûre.
Dans la pénombre, le cyborg sort un projecteur. Je ne suis pas sûre de très bien comprendre ce qu’il trafique ensuite – genre, il a une prise sur la nuque ? C’est… c’est original ! – et une forme s’affiche devant lui. Donc, c’était pas une blague : il y a vraiment une Rakgoule en liberté quelque part dans ces couloirs. J’observe le modèle affiché par le cyborg avec une moue dubitative.
« Voici le spécimen que j'ai capturé sur Taris et offert en cadeau au lieutenant Tericarax... D'ailleurs nous sommes actuellement dans son laboratoire... Asthme et toux... On l'appelait comme cela à cause qu'il toussait beaucoup à cause de ses poumons défectueux... »
Le lieutenant Tericarax ? Vu la réaction aux alentours, je sens que je loupe un truc. Faut dire, un nom pareil, on en croise pas à tous les débarcadères. Maintenant que tu le dis, peut-être qu’on a dû voir quelque chose passer, dans le fourbis de noms et de grades qui nous a été présenté. Mon cerveau se fait en revanche une joie de me détourner de cette idée quand il capte enfin le fin mot de cette histoire : j’ai pas rêve, il lui a… offert une Rakgoule ? Il vient bien de dire qu’il lui a… offert une Rakgoule. Tout-va-bien. Je mets un temps à me mettre en marche, un énorme point d’interrogation menaçant de se transformer en exclamation indignée. Je traine la patte, tandis qu’on rebrousse chemin avec pour seul guide le Zig et ses plans obscurs.
« Azel a bien raison de dire toutefois que notre mission est un échec... Les chances que quelqu'un est survécu ici depuis ce temps sont de 0,01 % … En revanche... Ramené toutes ses informations et trouver des preuves concernant la fin tragique des chercheurs et l’équipe d’envoyer pour les déplacer... Cette initiative touchera positivement réputation... Mais je doute peut-être que vous vous soyez engagé dans cette mission pour cela... Si vous me faites confiance... Suivez-moi... Je vais même vous montrer comment se débarrasser d'une rakgoule... »
Alors là, je sais pas trop quoi dire. Youpi ? Merci ? Allez tous vous faire voir sur Tatooïne ? Je sais pas. Mais franchement, j’ai les poings qui démangent… Offrir une Rakgoule à un taré du scalpel, c’est un peu comme m’offrir une bombe nucléaire et me dire « ne la touche surtout pas, ‘tsel, c’est juste pour décorer » ! Non mais vraiment ! Même moi et ma cervelle de chauve-faucon, on est pas aussi limité ! C’est dire ! Il s’attendait à quoi ? A ce qu’il transforme cette chose en une parfaite princesse naboo ? Avec jupe à froufrous et bonnes manières ? D’un geste de la main, je fais comprendre qu’il va un peu vite en besogne : lui faire confiance ? Y a pas comme un léger souci ?
« Attendez… Ch’uis pas bien sûre de comprendre : vous avez offert une Rakgoule ? Vous voulez dire que le machin qui a foutu la panique ici, c’était votre "cadeau" à l’autre cinglé ?! »
J’en perds ma voix. Prêtez-moi un mur, que je m’y cogne !
«C’est une farce. Une gigantesque farce. »
Mains sur les hanches, j’essaye juste de m’en convaincre moi-même, mais c’est pas gagné. Un silence presque gênant me suit, et le regard du semi-mécanique file soudain sur Billy. Par mimétisme, un bête réflexe, je le regarde aussi. Dans la lueur bleutée de l’hologramme, il a l’air encore plus pâle qu’avant. Peut-être devenu lucide sur le résultat final de l’opération…
« Au fait Billy... Vous comptez vous retenir encore longtemps...? J'ai entendu dire que vous aviez un talent particulier...? »
La phrase sonne étrangement. On dirait une sorte de diversion. Billy, un talent particulier ? Ouais, ça se peut. Enfin, dépend à quel niveau.
« Ah bon ? De quel genre ? »
Bonne question, Bill-bill, mais ça nous regarde pas, si ? J’ai soudain envie de rire. Pas méchamment, juste me rappeler Billy avec une brosse à la main, la mine renfrognée, dans une fausse sceptique… Profitant d’une sorte de malaise entre les deux lascars, je glisse à mon camarade de chambrée, goguenarde :
« Tu peux leur montrer la manière dont tu manies la brosse à récurer : t’es au top niveau technique, nan ? »
Boutade, allez. Je sais pas vraiment pourquoi : peut-être parce que j’aime pas cette saleté de tension dans l’air. Elle me donne envie de taper sur tout ce qui bouge, et dans un endroit pareil, on m’a doucement rappelé que c’était pas la meilleure méthode pour s’en sortir vivant. Nos pas résonnent pourtant bien trop fort dans les couloirs pour que quiconque puisse longtemps ignorer notre arrivée. Quant à nos changements d’étages, ils ne se font pas non plus dans la plus grande légèreté ! Vous prenez trois corniauds dont le plus léger fait au bas mot 80 kilos avec sa quincaille, et vous avez le fabuleux tableau qu’est le nôtre !
Profitant d’un endroit confiné pas trop mal pour se sentir en sécurité, notre petite assemblée décide de se partager les cookies. Les tâches, j’veux dire. Conseil de guerre entre portes découpées et fatras renversés : le tout a un certain charme, j’dois bien avouer.
« Azel... Blad... Ouvrez la voie... Il faut trouver le matériel nécessaire pour faire sauter les installations... Tout qui peut exploser... Une fois fait, mettez les bombes dans la pièce du noyau pour tout faire s'écrouler... Pour le détonateur, je suppose Blad que tu peux trafiquer l'un des datapad qui nous a été fournie et en faire la parfaite minuterie... Sachez que si ces choses cachées ici viennent à sortir... »
Ah. AH ! Mon oreille, tout mon corps a tressailli au mot « exploser ». Je me sens tout d’un coup beaucoup plus en forme, j’en oublirai presque mes muscles endoloris ! Toute ce bousin, toutes ces heures de marche, et, ENFIN ! Je vais pouvoir avoir mon feu d’artifice ! Je redeviens une gamine, j’en trépignerai sur place. Oh que oui, qu’on va se le faire sauter, ce labo ! Plutôt trois fois qu’une ! J’en fais mon affaire !
« Cela pourrait être dangereux pour les habitants de cette planète... Si tu as encore ton radar bipeur c'est le moment de l'utiliser agent Kyone'e... Je reste ici avec Billy... Je dois tout sauvegarder... Il est risqué de se séparer, mais nous devons faire vite... Les ombres se sont mises en mouvements... »
Le radar ? Tu veux dire le bipbip qui a volé je sais pas où quand on s’est fait charger dans la forêt ? Non, les seules choses qui me restent, c’est mes armes, un paquet de médipacks et quelque chose qui doit pouvoir se bouffer, à condition d’avoir la mâchoire d’un gundark.
« Heu… Nan chef. Plus de radar. Par contre, j’ai ça sinon… » Et je montre la seringue de fortifiant sortie de ma poche droite.
Bon, c’est toujours mieux que rien, même si je fais un magnifique hors sujet. Fallait bien caser quelque chose, hein ! Je la range à nouveau, m’assurant du même coup de pouvoir l’attraper en cas d’urgence : c’est très bête, mais si d’as deux secondes et demi pour te planter l’aiguille au travers de la peau et que ta seringue est coincée en travers de ta poche, t’as juste l’air très malin – et très mort aussi, par la même occasion.
Nous voilà donc parti pour dénicher des trucs qui font boum. Là, je sens que c’est ma mission, le genre de choses où je vais enfin pouvoir montrer ce que j’ai dans le ventre – faute d’avoir prouvé que j’avais quelque chose dans la caboche. Me retrouver en terrain familier, en somme. C’est pas négligeable, parce que depuis que je me suis sortie de mon oreiller ce matin, j’ai comme l’intime impression d’avoir loupé tout un pan de formation.
Je me retrouve alors seule en compagnie de Blad, le fameux. J’ai toujours pas digéré sa sortie de l’autre fois – et je crois que dans dix ans, je l’aurais toujours pas digérée. Donc jusque-là, rien d’anormal. Pas d’échange, juste un bon gros silence : parfait. D’ailleurs, maintenant que les pas de Billy et son garde du corps sont suffisamment loin, tout le reste devient bien audible. J’entends de nouveau mon souffle en écho discret sur ma visière. Je calque ma cadence sur celle de mon coéquipier, lui laissant la primeur de la découverte en prenant l’arrière. C’est ça, d’être la recrue : reléguée et « laisse faire les professionnels ». Pour ma part, je me contente de ruminer en silence, l’attention rivée sur nos arrières, histoire de pas être prise au dépourvu si un machin pas net décide de nous prendre à revers.
Des débris jonchent le sol à ce niveau, quelque chose, ou quelqu’un, a visiblement semé la panique aux alentours. Les lumières sanglantes des gyrophares en guise de seul éclairage, le monde se pare de teintes aussi étranges que psychédéliques. Du sang par terre : le reflet rouge vif de la lumière à sa surface encore non-coagulée nous sert de guide au milieu du chaos. Une usine laissée aux bandes criminelles n’aurait pas eu une autre tête. Si une seule Rakgoule peut faire autant de dégât, imagine dix d’entre elles ! Genre, ça doit valoir le détour. Ou alors il y a pas que des Rakgoules… ?
A la poubelle les idées et les réflexions, c’est plus l’heure. Azel Kyone’e a autre chose à faire : casser la figure à quelques créatures pas belles, par exemple. Le pas martial de mon supérieur du moment me rappelle qu’en effet, c’est ce que pourquoi je suis, et ce pourquoi je suis là : me battre. Tout un programme.
"Couvrez-moi."
En général, tu dis ça à un type qui porte un flingue. Mais bon, on va improviser : ça devient un peu une spécialité par ici. Pour la dixième fois depuis qu’on est entré, je dégaine mes haches et me tient prête à les expédier dans la première figure qui se pointe. Nos pieds rencontrent quelques trucs qui craquent, crissent. En face, rien. Blad a braqué son arme droit devant. De mon côté, mes haches sont remontées au niveau de mes épaules, les coudes relâchés, les bras prêts à se détendre comme des faux. Derrière une porte, un bruit. Du vivant ? On dirait bien !
Je bondis dans la pièce à la suite du gradé, je balaye les environs d’un regard circulaire, avant de réaliser que la seule chose digne d’intérêt ici se trouve quelque part sur la droite, par terre, en train de pleurer presque en silence. Un type, effondré contre le mur, pas en bon état : en vie. J’ai eu tort, la mission est pas complètement fichue : il reste un gars en vie ! Un seul, punaise, et on l’a trouvé ! Bon, en fait, on cherchait surtout un truc à faire sauter. Mais on va pas chipoter !
« Oh...Oh mon dieu...La Force soit louée... »
La Force ? Qu’est-ce que la Force vient faire là-dedans ? D’instinct, je me suis raidie : j’aime pas ce mot. C’est héréditaire, hein, rien de personnel… On s’approche du gus, tout seul dans le noir et apparemment pas en état de venir nous saluer.
« Vous...Vous m'avez trouvé...Ne faites pas de bruit...Elle va revenir... »
Pas de bruit ? Comment dire… c’t’un peu raté mon bon monsieur. Si quelque chose veut nous trouver, il n’a qu’à suivre les « cling-clong ».
« Je suis...le major...S...Steinberg...Elle va revenir...Il faut...Il faut partir...Les lasers...Ne...Lui font rien... »
Mon regard tombe sur ses flancs, son bas ventre, ses jambes. Enfin, sa jambe. Vilaine blessure… On dirait qu’un truc énorme lui a croqué un bout. Je souffle. Mon regard remonte vers le bras du Blad. Un bras en moins. Une jambe, un bras. Un point partout. Les quatre doigts de ma main gauche se serrent sur le manche de la hache.
« M...Morts...T-tous morts...Bête...Cauchemar... »
La voix du Mandalorien couvre ses derniers gémissements. Il a l’air de savoir ce qu’il fait, et de mon côté, je peux pas assurer grand-chose hormis un soutien moral ou logistique. Je le laisse essayer son idée : une sorte de garrot improvisé autour du moignon.
« La créature qui vous a fait ça doit disparaître, tout comme cet endroit abominable. Je vais être franc : je ne sais pas si nous pourrons tous sortir vivants de cet enfer. Le mieux que je puisse vous proposer, c'est de tout faire pour empêcher les spécimens retenus en ces murs d'en sortir. Savez-vous s'il y a de quoi tout faire exploser, quelque part? Ou un moyen divers d'y parvenir? Lorsqu'on aura mis une bombe efficace en place, je vous attacherai au dos du soldat qui m'accompagne. »
Hein ? Répète-moi ça ? Non mais sans déconner ! Et je suis pas soldat, léger détail : agent. Agent Kyone’e – et c’est déjà suffisamment bizarre comme ça, en fait !
« Ouais, le soldat il va peut-être pas jouer les Bantha de somme sur dix étages hein. Surtout avec une… enfin, avec l’autre truc aux trousses. »
Enervée, ‘tsel ? Ouais, à peine. Même pas sûr que Beskar’boy mal embouché m’ait entendu – ni même comprise. C’est comme ça, avec les n+1 : ça c’est bien un truc que j’ai appris sur la CSI. Je continue de détailler le massacre que j’ai sous les yeux, quand je repense à ce que j’ai dans ma poche droite.
Je finis par ressortir la fameuse dose médipack. Finalement, ce mec en aura plus l’utilité que moi… Est-ce que je vais le regretter ? Sans doute. Mais en attendant, c’est pas moi qui suis en train de pisser sang et viscères sur le sol en respirant comme un soufflet de forge. J’ai un honneur, et je sais ce que ça fait de voir crever quelqu’un sans pouvoir rien y faire. Alors, Azel, tu fais ton choix : tu choisis ce que ta morale te demande de choisir, parce que t’es pas une crevure, malgré ta dose d’égoïsme patenté par moment. Allez. Je me penche sur lui et déchire sa manche au niveau de l’épaule : la peau en dessous est couverte d’ecchymoses. On dirait moi après une soirée en cantina, tiens. D’un coup sec, j’applique le tube contre la peau et tchac, le mécanisme vient ficher l’aiguille profondément dans la chair meurtrie. Le type me regarde, complètement hébété.
« Tenez. C’est ma dernière, mais j’pense que ça pourra vous faire plus de bien qu’à moi, hein. Maintenant, si vous pouviez faire un effort pour pas crever trop vite… Voilà quoi. »
Il y a une sorte d’ironie désabusée, dans cette phrase, non ?
Soudain, au travers de l'air ambiant, quelque chose traverse la pièce - peut-être même le bâtiment tout entier. L'impression est brève, à peine quelques secondes, mais puissante. Qu'est-ce que c'était ? Aucune idée : un mal de crâne plus tard, la sensation bizarre s'était évanouie.
Je me redresse, et mon élan est coupé court par un hurlement lointain, un cri miaulant dont les paroles sont incompréhensibles, étouffées par la ribambelle de murs qui nous séparent. Un souffle dans le lointain couloir, et juste les fréquences les plus hautes qui percent au travers du silence laissé par des alarmes muettes.
« ... AhHUuIiiIH ! ... »
Billy. Impossible de comprendre le contenu du cri, réduit à un murmure aigu, mais j’en suis certaine, c’était bien la crevette. Je le fréquente désormais depuis suffisamment de soirs pour reconnaître sa voix de crécelle !
« J’crois qu’ils ont trouvé la bestiole. »
Je crois ? En fait, bizarrement, j’en suis sûre. Parfois, mon instinct vaut bien mieux que mon cerveau. Je me retourne vers Blad, espérant qu’au moins, il ait une vague idée de la marche à suivre.
« On fait quoi, chef ? On embarque Steinberg et on se tire ? »
Steinberg se tortille en baragouinant quelque chose que je n’entends pas : une idée vient de me traverser la tête. Comme c’est trop beau pour être vrai, je lui cours après, l’attrape au vol – le tout me faisant paraître très pensive l’espace d’un instant.
« Dites, vous sauriez pas où se trouvent les générateurs qui alimentent cet endroit ? Ou même une console capable de générer une surcharge ? »
Parce que s’il y a bien un truc capable de te faire sauter toute une ville, c’est bien un générateur central, coco. ‘tsel est peut-être une bille en sciences sociales, mais en trucs qui font boum, là, c’est une autre histoire ! -
Post n°40
Auteur : IroeyLe téléchargement des données est presque terminé... Une question de seconde maintenant... Quand le compteur afficha 100 % dans son HUD, la boite noire émit un écran holographique montrant un démarrage de l’appareil qui afficha des données et puis soudainement un mur. Le cube demande maintenant un mot de passe et il ne reste que deux tentatives avant que le contenu ne soi rendu inaccessible, voir pire détruit. Iroey resta un certain moment à regarder les écrits, remarquant que la dernière tentative à accéder au contenu sceller dans cette boite de sauvegarde fut il y a à peine quarante minutes et vingt secondes. Le cyborg comprit que quelqu'un ou quelque chose était encore présent dans cet enfer il y a peu de temps, voire après que lui et le groupe soient arrivés sur Cato Neimoidia ! Les chances de trouver une personne ou une adversité vienne de monter sur se petit détail de manière exponentiel, poussant le sergent à éteindre l'appareil et le déposer de nouveau sur son socle, tout son matériel étant maintenant sauvegardé dans sa banque de donnée personnelle pour l'éviter de s'encombrer.
Ses pensées furent alors secouées quand il entendit des bruits venant du fond de la petite pièce. L'officier vit alors Ansikt passer de l'autre côté de ce qui semble être une porte secrète, le robot le suivant discrètement, entrant dans une pièce lumineuse avec des murs brillants, les archives ! Suffit juste de se brancher et... il fut coupé dans sa planification en voyant une twi'lek devant une étrange boule de lumière sombre. L'archétype n’a jamais vu une chose du genre et il prit soin de sauvegarder ces images précieuses, ses optiques capturant la scène si inusitée. Dans son calme habituel, le militaire fut témoin de cet événement qui bouleversa le jeune homme à ses côtés, l'extraterrestre en face deux semblant dévorer la sphère d'énergie, la demoiselle finissant alors par se retourner lentement, révélant son vrai visage... Contrairement à son acolyte qui sembla blêmir d’effrois, le géant de fer fut émerveillé de voir cette créature devant lui née de la science moderne, celle-ci émettant un hurlement étrange que ses récepteurs audio ne captèrent pas, mais sa tête oui, le ramenant à la réalité. Le sergent étant un peu dérouté en se rappelant que ce monstre est sans doute la raison de pourquoi les choses ici on dégénéré !
Iroey n’eut pas le temps de dire quelque chose au novice que celui-ci fuit devant le danger, le laissant maintenant seul face à la monstruosité. Iro resta sur le coup surpris et soupira mentalement. Peut-être s’est-il trompé à son sujet? Mais pourquoi le haut commandement l'aurait-il envoyé ici avec eux ? La chose fit alors signe de vouloir bondir à la poursuite du bleu, le confédéré attrapant le sabre laser à ça taille et le mit devant le champ de vision de la créature, celle-ci semblant surprise, comme si ses sens s'étaient affolés un instant en voyant l'arme ayant appartenu au puissant seigneur Sith qu'il a défié sur Felucia. Ce geste un pour effet de concentré l’ennemi sur lui, le robot se rappelant ce genre de scène. Mais cette fois, l'être d'acier décida de la jouer plus calculatrice, faisant quelques pas vers l'arrière en rangeant son sabre qu'il la n'avais pas eu a activé. Ainsi, la machine recula pour de nouveau être dans le corridor, prenant une direction en fonction de ce qui est indiqué sur ses plans... L’hérité de Tericarax envoya alors un message en texte rapide vers le datapad de tous ses alliés.
-Ici Iroey... Je confronte actuellement ce qui est une créature qui semble avoir été créée ici... Je vais faire diversion pour vous faire gagner le plus de temps possible... Si vous croisez cette chose, ne lui faites pas front de face.
Il joignit avec son message une image de la bête, ayant fait le tout sur le côté de son HUD en surveillant dans les ténèbres, le monstre semblant hésiter à le poursuivre lui la carcasse de métal ou la piste fraîche d'Ansitk. Sortant son blaster E5, il envoya quelques tires vers l'expérience ne liberté, les lasers rouges ricochant étrangement avant de la toucher, l'abomination reportant son énorme œil vers lui avec colère, donnant le résultat que voulais le cyborg qui lui tourna le dos et se mit à courir, regardant derrière lui, la voyante le pourchassé en se déplaçant de manière insensée. Vu les améliorations pour ce corps lui permettant de mieux se déplacer, Iro fut capable de tenir une distance raisonnable avec ce cauchemar ambulant, l'attirant avec lui dans les entrailles de ce labyrinthe.
Grâce à sa fidèle carte, le sergent arriva vers l’endroit voulu, étant arrivé au centre de communication du centre de recherche. Vu le manque de courant ici présent, il lui faillait trouvé au plus vite une génératrice et la brancher sur l'appareil de communication, longue distance. Ironie du sort, il la trouva tout près de ladite console, celle-ci couverte de sang, démontrant qu'un autre avait eu la même idée que lui et avais trouvé la mort en essayant. L'officier se retourna alors en entendant le monstre approcher, celui-ci se dirigeant vers la lourde porte de la pièce similaire à celle du bureau de Teri et mit la serrure manuellement, un lourd coup de l'autre côté de la porte démontrant la présence de sa meilleure amie qui s'acharne sur l'alliage de la porte. La porte tient pour le moment, mais pour encore combien de temps ? Le prototype ne resta pas pour le découvrir et fonça vers la console de communication et activa la génératrice portable, le branchement dans le port auxiliaire, enregistrant rapidement un message holographique.
-Ici le sergent Iroey matricule 000... La situation au laboratoire est catastrophique... L'équipe envoyer avant nous est introuvable et présumée morte... Les expériences menées sur place sont en liberté et les installations ont une perte de courant majeur... Moi et mon équipe allons tenter de nous débarrasser de la menace définitivement... Renfort immédiat requis si possible... J...
La porte derrière lui explosa alors en morceau, le robot ne finissant pas sa phrase et coupa l'enregistrement et l'envoya vers le Q.G. Sur Géonosis en voix prioritaire, reprenant la fuite, regardant sa carte sur le HUD pour trouver un moyen de se débarrasser de se monstre une bonne fois pour toutes. -
Post n°41
Auteur : TericaraxL'intelligence précaire d'une bête sans nom et sans espèce tout juste née est quelque chose de formidable. Il y réside à la fois une innocence caractéristique du bambin, à laquelle se mêlent les premiers aspects d'une sauvagerie à peine masquée qui forment souvent un ensemble attendrissant ; un petit crocodile, à peine plus gros qu'un doigt, qui tente de mâchouiller une proie bien plus grande qu'elle, un chat des sables encore plus petit qu'une main jouant avec un insecte sans réussir à le tuer...La nature imite bien souvent dans ses progénitures le comportement des adultes, avec une facétieuse tendance à rendre le résultat on ne peut plus attachant voire amusant.
L'abomination face à Iroey était sans origine, sans parent. Son œil était guidé par un instinct, mais étrange et contraire ; car sur le cyborg ne se trouvait nulle chaire. Était-ce un appétit qui dictait les actions de la bête ? Ou une pensée étrange et alien guidait-elle le monstre vers cette salle, la livrant à une chasse dont elle ne tirerait guère de sang, seulement un indigeste fer, glacé et forgé ? La scène était étrange. Sous la lumière blafarde de la console de commande d'où le cyborg avait effectué un appel à l'aide désespéré, l’œil immonde pulsait, au milieu de veines gluantes qui rampaient sur un visage défiguré. Les lekku de ce qui avait un jour été une Twi'leck tremblaient, agitées de convulsions ; et les bras du cauchemar étaient brisés. Au niveau des coudes de la camisole, deux taches rouges trempaient le tissus. Les os avaient percé la chair et, éclaboussés de carmin, se dévoilaient dans leur triste fragilité à l'air morbide.
Les bras d'une jeune Twi'lek étaient de frêles allumettes ; martelées furieusement contre la porte derrière laquelle Iroey s'était barricadé, elles avaient éclaté en morceau ainsi que des brindilles sous la botte caoutchouteuse d'un militaire sans compassion. Mais l'acier, pourtant, avait bel et bien été abattu, en attestait par-terre le métal tordu. Les gonds avaient été arrachés, et dans un mouvement furieux tout, de l'encadrement à la poignée, avait été ravagé. Sur un soupçon de souffrance masqué par l'inexpressivité d'un visage corrompu et perverti par la létalité d'un parasite accidentel et insatiable, la chose fit un pas sur le côté. Ses deux bras pendaient mollement, désarticulés.
Peut-être la bête était-elle à bout de forces ? Elle resta quelques secondes face au cyborg. Le monstrueux œil reptilien observait une scène distante avec une fascination qui se détachait du présent, une paix interne proche de la méditation. L'instinct n'était pas tout ; la bête, peut-être, possédait-elle un degré d'intelligence, car n'était-ce pas dans l'esprit seul et entier que pouvaient résider à la fois la fureur et le réconfort ? Un sans-âme jamais n'aurait pu se doter d'expressions de la sorte, si fugaces furent-elles, si discrètes, si invisibles à l’œil profane qui fuyait pour sa survie. Mais alors vint dans l'iris une nouvelle flamme ; les bords reptiliens se colorèrent soudainement d'un bleu vif. Comme un loup abject, la créature jeta sa tête en arrière. Sa pupille se dilata, devenant si large qu'elle semblait emplir tout l'iris, un gouffre d'obscurité nimbé de flammes. Subitement s'échappa un son si aigu qu'il en aurait fissuré la pierre ; avec venaient des échos graves, et électriques, et profonds, et doux. Une centaine de voix différentes et discordantes avaient éclatées et brisées le silence relatif de la nuit, et dans l'obscurité résonnait de bouches muettes et mortes le hurlement apocalyptique de toutes les souffrances du monde. Le bruit affreux et insupportable se prolongea pendant de longues secondes, comme si le temps lui-même s'était arrêté. Mais il n'était pas physique, non, car se couvrir les oreilles était inutile : il était mental, universel à tout ce qui n'avait pas été favorisé par la génétique pour résister à pareil contact. L'Oeil était un phare aveuglant ; il brûlait d'une opale déchue, et sa lueur conjurait dans son sillage la Force seule savait quelle nouvelle atrocité. Le monde, le laboratoire, tout sembla distant, remplacé par une image entêtante et insidieuse qui envahissait l'esprit comme une nuée de sauterelles un champ de blé ; le parfum capiteux d'une perspective mensongère et irrésistible, qui écrasait la volonté, tel était l'encens qu'exsudait l'Horreur de la science. Une image mentale fixe, une scène lointaine mais qui repoussait les confins de l'imaginaire pour s'implanter dans le « réel ».
La scène prenait place dans un vaste champ boueux. Des collines torturées étaient jonchées de filaments de chair sordides, qui pulsaient jusqu'à un horizon où se découpaient comme une monstrueuse colonne vertébrale des montagnes sinueuses. Sur le sol de tissus et de fibres musculeuses, couvert de muqueuses et de pourritures, des nuées humanoïdes comme quadrupèdes avançaient ; là on apercevait ce qui semblait être un narglatch, tel qu'ils en avaient rencontré quelques heures à peine plus tôt. Bête quadrupède massive, aux allures de félin et à la crinière épaisse, mais ce narglatch était profané ; sa peau avait été transformée en un amas de fibres et de cartilages brillants, une carapace brillante à la façon d'une chitine insectoïde. Ses deux yeux de prédateur avaient disparu, remplacés par des grappes de globes oculaires.
Ici, un amas informe et immonde, comme une tour lancée vers le ciel, hurlait, tanguant au gré des vents. À sa surface, les briques étaient des visages et – horreur ! - il s'agissait de corps de neimoidiens à la peau plissée, entassés, compressés au-delà de ce que les lois usuelles de la nature permettait. Un processus infect avait lié les chairs au-delà de ce que le bon sens autorisait ; par une compréhension étrange, une osmose avec le rêveur qui projetait ce cauchemar, le spectateur saisissait la fonction de cette tour aux cadavres maintenus vivaces : c'était un relais de neurones, qui servait à communiquer mais aussi à réfléchir. Cette monstrueuse aiguille élancée vers le ciel était un ordinateur biologique, mais également un simple tendon de l'abomination complète qu'était la scène ; car plusieurs de ces édifices atroces se balançaient de la sorte, dans ce purgatoire incarné. Les arbres et les rivières avaient disparus, engloutis sous la masse de chairs. Les êtres déchus seuls respiraient l'air otage de cette abominable vision.
Avec une pulsion d'avarice bestiale, le regard du Rêveur se tourna vers le ciel ; les étoiles étincelaient, lointaines, brillantes. Son seul désir était de les éteindre, une à une pour en conquérir et dévorer les cœurs.
La vision cessa. Iroey faisait face à un couloir noir et à son ombre, projetée par les consoles dans son dos. Il était seul dans la pièce. La créature et son unique pupille en croix, portail vers un monde de ténèbres et d'horreur, étaient absents. Un détail plus problématique ; le câble auquel était rattaché le sabre laser du cyborg battait à présent le vide ; l'arme avait aussi bien que l'Aberration tout bonnement disparu. Était-ce réellement la colère ou l'appétit qui avait guidé la calomnie biologique jusqu'au séparatiste de fer et non son camarade de muscles et d'os ? Son amour pour les cartilages goûteux et l'appel de l'hémoglobine bouillonnant n'attendant que d'être déversé sur le sol et les murs dans un festin d'organes arrachés et de membres mutilés avait-il été trompé pour une préférence à la tôle et aux écrous ? Ou un détail crucial avait-il échappé à Iroey jusqu'ici ?
Le visage pâle et trempé de sueur, le major hocha négativement de la tête aux interrogations de son supérieur. La seconde requête du soldat qui accompagnait le commandant Unforgiven donna plus encore matière à réflexion. Mais l'esprit épuisé et exsangue du personnage peinait à trouver une réponse appropriée. Épongeant sa douleur, il entama difficilement :
« - Générateurs...Hors service...(Il lâcha une quinte de toux)...C-commandant...Vous devez...Récupérer l...Recherches...Sceller...Il y a une console pour tout...Sceller... »
Le personnage s'arrêta une seconde, à bout de souffle. La dose médipack lui avait offert un peu de sursis, mais ce n'était que partie remise avec ses blessures. Son regard était profondément terrifié par ce qu'il avait vu.
« - Sceller...Sceller... » articula-t-il. Son doigt tremblant se porta dans un coin de la pièce. En y amenant les lumières, horreur ! Les torches découvrirent sous un drap d'obscurité un corps affreux et mutilé. Il était gigantesque, sa peau était épaisse ; elle était ridée, rigide un jour sans doute, mais à présent calcifiée et blanche. Le crâne de cette bête était avancé et large, donnant sur un visage plat où une large mâchoire ornée de dents éparses régnait en maître. Mais la mâchoire était fracturée à présent en fragments de pierre blanche et poreuse. Sur le dos du crâne, des poils épais poussaient en touffes rares et clairsemées – et eux aussi étaient de roche. Au niveau de la nuque de ce qui avait autrefois été une bête vivante (quoi que monstrueuse), une vilaine morsure avait arraché un bon morceau de chair (ou de pierre?).
Sitôt les lumières posées sur la découverte, un voile de folie vint étreindre la salle; la scène mentale perçue par Iroey ne s'était pas que limitée à lui. Steinberg, mais aussi sans doute tous les esprits non protégés furent touchés. Le major se mit à convulser, frappé de terreur alors qu'il voyait par cauchemars le futur atroce qui attendait patiemment de dévorer la vie. La vision n'était pas agréable, mais elle s'accompagnait surtout d'une affreuse empathie envers le Rêveur qui projetait son abominable fantasme dans d'innocents esprits ; les sensations du corps qui s'étendait jusqu'aux confins d'un horizon membraneux et musculaire, des millions de consciences asservies à une seule cause, et toutes ces créatures à l'essence tordue, qui hurlaient de contradiction mais ployaient néanmoins le genou, submergées par cet instinct sans faille et sans limites, empli d'une seule sagesse, la sagesse véritable, la boulimie de l'existence elle même et de la Force.
Lorsque le contact terrible cessa pour les membres vulnérables du groupe, le major tremblait au sol, murmurant des propos décousus et incompréhensibles. Les derniers restes de sa santé mentale avaient été réduits à néant par le cauchemar télépathique. À présent ne demeurait plus qu'une coquille vide, de raison et bientôt de sang.Spoiler : HRP
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Post n°42
Auteur : Ansikt
Je fuis à travers les couloirs mal éclairés du laboratoire, sans regarder derrière moi, aussi vite que mes jambes humaines puissent me porter. Mais qu’est-ce que je fuis ? Une immondice, remplie d'agressivité et d’envie de dévorer chaque âme dans ce laboratoire, ou alors le fait que je viens de voir mon dernier lien avec mon passé disparaître comme s’il n’était rien, sans cérémonie ni combat ? Un Derriphan. Mon Derriphan. Je le croyais invincible, immortel, imbattable. Et... voilà…
@£*!&% ! Merde ! J’ai envie de hurler ma rage, ma haine, ma tristesse à chaque chose capable de l’entendre, mais une once de bon sens me retient. Nous sommes toujours en territoire hostile. Reprends-toi. Tu as été impulsif en fuyant. Réfléchis. Raisonne.
Je risque un regard derrière moi. Rien. Littéralement. Pas “pas de danger”. Rien. Pas de cyborg à mes talons dans l’obscurité, ni de monstruosité affamée à notre poursuite. Ce fou a décidé de se battre ? Ou alors il s’est fait avoir ? Je n’ai rien entendu pourtant…
Je secoue la tête, comme pour me convaincre moi-même. Tant pis pour lui. Son sacrifice aura été utile, au moins. Ou alors il s’en est sorti. Ou alors il a battu par miracle la créature. Peut-être qu’en réalité elle est faible physiquement, ou vulnérable à notre armement comment ? C’est dans ces moments que je regrette ne pas avoir pris d’arme à distance. Mais en même temps, vu mon talent avec ces dernières… Et il est hors de question que je me risque à vérifier mes hypothèses. Le silence est déjà une information suffisante.
Je baisse la cadence, cherchant à être plus furtif que rapide. Au moins, je n’ai ni armure ni armement trop bruyant, ce qui a le mérite de ne pas attirer les autres potentielles bestioles à cet étage. Je vois autour de moi des portes défoncées, arrachées. Est-ce l’Aberration qui a fait ça ? Ou autre chose ? J’ajuste ma vision, et mes iris prennent la couleur de topazes jaunes. Les images en face de moi s’affinent. Je distingue à présent avec plus de clarté les couloirs qui se présentent devant moi. Des couloirs vides, évidemment.
L’adrénaline de ma course redescend progressivement, remplacée par une méfiance de mes alentours, et des réflexions. Tout est confus dans mon esprit. Est-ce que mon parcours jusqu'ici avait un sens, un but ? Peut-on même parler de parcours ? Est-ce toute mon histoire a déjà eu un sens ? Je n’ai fait qu’être utilisé, fuir, être utilisé, fuir… Et au final me retrouver entre les griffes de la CSI… Misère… Cela fait des années que j’essaie de ne m’attacher à rien, et au final, les seules choses avec lesquelles je me lie disparaissent ou meurent. Heh. Je pourrais croire que je suis maudit, à ce niveau. Ou alors je ne récolte que le fruit d’une série de mauvais choix…?
Je m’arrête dans une salle à la porte éventrée. L’ouverture est fine, mais je peux me faufiler à l’intérieur. Un bureau. Vide, désorganisé. Il appartenait certainement à un scientifique, maintenant mort. Mais l’endroit est satisfaisant. Ce n’est certainement ni le lieu ni le moment, mais j’ai besoin de réfléchir.
Je m’assois dans un coin de la pièce, sans vue sur le couloir. Je peux espérer que les créatures ici se basent plus sur leur vue que leur odorat. Je mets mon ouïe à l'affût. Si quelque chose arrive, j’aurais peut-être le temps de réagir.
Qu’est-ce qu’Alduin faisait ici ? La dernière fois que je l’ai vu, c’était sur Géonosis, dans notre appartement miteux, il y a environ un mois… C’était une coïncidence ? Non… Comment aurait-il pu se retrouver sur Cato Neimoidia ? Ou alors… Il me cherchait ? Il s’inquiétait pour moi ? Non, j’en doute. Un Derriphan ne s’inquiète pas du sort d’un être de chair. C’est déjà un miracle qu’il m’ait laissé la vie, à l’époque… Mais, tout de même…
Je secoue la tête. Ca ne sert à rien d’y repenser maintenant. Il a disparu, pour de bon… Fais %$!# ! Comment est-ce possible ? Comment un bête sujet d’expérience a pu vaincre un Derriphan ? Un Derriphan, bordel ! Je l’ai déjà vu au combat. Ses adversaires n’ont jamais eu aucune chance. Certes, je n’ai jamais rencontré de sensitif, mais tout de même ! Dans ma tentative de comprendre, je me remémore les logs des conversations entre scientifiques. Ils ont fait mention d’animaux pouvant annuler des ondes, et avaient extrapolés que cela pourrait annuler la Force… Non… C’est trop tiré par les cheveux. Et en quoi ça aurait un rapport avec un sujet d’expérience de ce genre, clairement moitié Twi’Lek ? Ou alors ces scientifiques fous ont essayé de créer une chimère… ? Ils en seraient capables. Iroey leur a bien offert une Rakgoule… Et s’il était impliqué lui aussi ? Et s’il savait des choses ? Merde, je n’aurais pas du me séparer de lui…
Je suis interrompu dans ma réflexion par un cri strident, perçant, insupportable, amplifié par mon ouïe particulière. Par réflexe, je me couvre les oreilles pour me protéger contre l'agression. Mais rien n’y fait. Non, comme Alduin l’a fait précédemment, le cri est mental. Mais cette fois, il est d’une toute autre amplitude et puissance. J’ai l’impression que le monde se déforme autour de moi, et je perd pied avec le réel.
Un battement de cil plus tard, me voilà dans un autre monde. Que s’est-il passé ? J’ai l'impression de m’enfoncer… Mon regard descend, et je me rends compte que je suis sur un terrain boueux. Où est Cato Neimoidia ? Le laboratoire ? J’ai perdu conscience ? Ces questions ne recevant pas de réponse dans l’immédiat, je sors mes jambes du bourbier, dans trop de succès, et observe mes alentours. C’est à ce moment que je me rends compte de la teneur cauchemardesque du monde dans lequel je viens d’arriver. Le sol n’est pas de boue… on dirait plutôt des fibres… des fibres organiques… mais très altérées… Comment est-ce possible ? Est-ce… Est-ce que je suis à l’intérieur d’une créature gigantesque ? Mais pourtant je vois des montagnes au loin… Où suis-je ?
Je tente d’appeler mes compagnons. Aucune autre réponse que l’avancée d’une créature quadrupède. Qu’est-ce que… On dirait une carapace, accompagnée d’un nombre non-négligeable d’yeux… Devant une telle abomination, je m’attends à devoir fuir, mais la bête m’ignore. Q...Quoi ? Mais… Qu’est-ce qui se passe ?
Je la suis du regard, et m’arrête sur une petite colline. Elle est… étrange… Non… C’est plus qu’une colline… Je me concentre, et me rends compte du problème. On dirait une tour, mais… Est-ce que ce sont des visages sur les briques ?! N… Q… Bordel !
Je retiens un haut le coeur, mais n’arrive pas à détourner la tête, à mi-chemin entre la paralysie et une curiosité malsaine. Je réussis tout de même à clore mes paupières, mais seulement le temps de me demander la fonction d’une telle vision d’horreur. La réponse arrive dans mon esprit, sans que je sache comment. Un réseau de neurones. Un réseau de neurones composé de neimoidiens broyés. J’ai envie de vomir, mais rien ne vient. J’aurais envie d’abattre la chose, mais je n’ai rien pour le faire, et je n’arrive pas à bouger de toute manière. A proximité, d’autres “tours” de ce genre se profilent. Une pensée me vient. Est-ce que je suis dans l’esprit de l’Aberration ? Comment est-ce possible ? Et surtout… Est-ce que ça signifie qu’elle a… absorbé cette quantité malsaine de Neimoidiens ? Cette idée me fait frémir. Est-ce qu’il va m’arriver la même chose, maintenant que je suis ici ? C’est ça ? Je suis mort ? Et j’attends de faire partie de cette chose ? N… Non ! Non !
Comme mû par une force extérieur, mon regard se porte vers le ciel, la seule chose à peu près normale dans ce cauchemar. Je vois des étoiles. Mais je sens que je - non, l’Aberration - souhaite les atteindre, et leur faire subir le même sort qu’à Alduin. J’ai envie de protester, d’agir, d’hurler, mais je n’arrive pas à bouger, et une sensation de chute m’envahit. Un instant plus tard, je suis de retour à la réalité, toujours très confus et avec une douleur passagère dans la tête. Je me rends compte que tout ceci n’était que fiction, mais tout semblait si réel… Et… je sens que la terreur que j’ai ressenti était justifié. Mais… Dans l’immédiat, je ne ressens rien. Peut-être que je suis tellement effrayé que je ne m’en rends même plus compte ? Ou alors les années avec Alduin m’ont rendu apathique ? Je ne sais pas… Mais mon absence de réaction poussée me perturbe moi-même.
Je regarde autour de moi. Est-ce que la laboratoire a subi un séisme ? Je me rends compte que je suis couché sur le flanc, dans un autre endroit de la pièce. J’ai bougé pendant cette… vision ? Ce cauchemar ? J’espère ne pas avoir hurlé, ne pas avoir révélé ma position. Mais je suis encore en vie, donc… Une question reste : combien de temps a duré cette attaque mentale ?
J’essaie de me remettre droit, mais quelque chose est étrange. Est-ce que ce bureau a toujours été si lumineux et grand ? Je regarde autour de moi. Non, je suis certain que j’étais plus grand que cette table… J’essaie de regarder mes mains, et le problème se résoud de lui même.
— Ah. déclairai-je, d’une voix plus grave que d’habitude.
Un oeil expérimenté, en voyant la chose dans le bureau abandonné, aurait pu croire voir un Vornskr. Un long corps noir, élancé, à l’allure de prédateur. Mais les comparaisons s’arrêtent ici. Là où le Vornskr est un canidé, on discernerait plutôt ici un félin, de taille imposante (environ 1m50 au garrot), avec des pattes fines mais puissantes. La fourrure de la créature ici est également beaucoup plus étoffée que celle d’un Vornskr, formant comme une petite armure, surtout étoffée au niveau du collier, marquant que la bête est en réalité un mâle. Si l’on devait se concentrer sur sa tête, on pourrait noter deux yeux ambres déstabilisants, imposants, ainsi qu’un museau sombre. Au niveau de sa puissante gueule, la créature arbore également une dentition capable de percer avec aise une armure légère ou le cuir d’une autre créature sauvage. Sa mâchoire supérieure présente également quatre grandes dents acérées, passant au dessus de la lèvre inférieure, et longue d’une douzaine de centimètres. La créature, étrangement, arborait également une version déchirée du manteau du dénommé “Billy”, mais aucune trace du jeune homme n’était visible.
Cette créature étrange, inconnue de la plupart des personnes dans la Galaxie (excepté peut-être quelques scientifiques et quelques rares personnes ayant établi le contact avec leur planète d’origine), est un Gurlanin. Et ce Gurlanin est la forme originelle d’Ansikt.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas repris cette apparence… Mais cela ne me perturbe pas. Les sensations sont les mêmes que la dernière fois, même si je me sens plus grand, plus fort. Mes sens sont plus affutés qu’en tant qu’humain. Je perçois différentes odeurs, qui activent mes souvenirs de “Billy”. Iroey, les mandaloriens… Théoriquement, je pourrais les retrouver de cette manière… Mais cela serait dangereux avec l’Aberration qui rôde…
Je regarde autour de moi. Je pourrais fouiller le bureau, mais je doute trouver quelque chose… Quelque chose attire mon attention, cependant : une ouverture dans le mur. Je grimpe silencieusement sur les meubles à ma disposition, et regarde l’intérieur de l’ouverture. Des conduits de ventilation se révèlent à ma vue. Intéressant. S’ils desservent tout le bâtiment, cela pourrait être très utile. N’ayant pas de meilleur option pour l’instant, et me disant que cela serait certainement plus sûr que les couloirs inhospitaliers de ce laboratoire tentaculaire.
Pendant plusieurs minutes, j’avance dans l’inconnu, essayant de me faire une carte mentale des conduits. Ils desservent beaucoup de salles, mais surtout des bureaux, et parfois certains couloirs. Je croise parfois des ventilateurs, mais ils sont éteints, ce qui me permet de les traverser sans trop de soucis. J’ai le sentiment que je progresse dans le bâtiment, mais j’ai l’impression que ce réseau de conduits n’est pas commun à tout le bâtiment. Mais peut-être est-il centralisé ? C’est une théorie à tester.
Je continue ma progression le dédale en hauteur, jusqu’à arriver dans une pièce qui semble étrange. D’une part, elle est plus grande que les autres. D’autre part, d’autres conduits s’y commencent et s’y terminent. J’y descends avec précaution et en restant le plus silencieux possible, puis regarde autour de moi. L’air semble un peu plus pur, ici. Je suis arrivé au bon endroit ?
Je remarque sur un mur un plan, confirmant ma théorie. Un plan du réseau, ainsi que des pièces concernées. Beaucoup de pièces très génériques, mais une attire particulièrement mon attention et attise ma curiosité. Avec un sourire carnassier, je mémorise le chemin, prends une dernière bouffée d’air pur, et grimpe dans un autre conduit. Plus motivé que précédemment, j’avance avec discrétion dans les conduits. Je ne sais pas combien de temps s’écoule. Peut-être plus d’une dizaines de minutes. Peut-être moins, peut-être plus. L’important, c’est que je suis arrivé à ma destination, et que je ne vois ni sens rien dans la pièce si convoitée.
Les quartiers de Tericarax.Spoiler : HRP
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Post n°43
Auteur : Blad DemeciCette fois-ci, l'avenir du soldat infirme était clair dans l'esprit de Blad : cet homme allait mourir ici. Le Commandant Unforgiven avait failli empêcher Azel de refiler sa seringue de secours au pauvre homme, cependant il s'était retenu pour ne pas paraître totalement inhumain aux yeux de sa comparse. Après tout, s'il souhaitait vraiment devenir Mand'alor un jour, il devait commencer à soigner son image, influer sur ce que les autres pensaient de lui. Le lieu était peut-être moyennement bien choisi, sauf qu'on ne planifie pas toujours les déclics psychologiques de ce genre.
Le Mandalorien suivit des yeux le doigt tremblotant du Major, qui perdait la tête au fil des secondes apparemment. Il constata avec quelque dégoût le cadavre difforme d'un prédateur inconnu, gisant à quelques mètres de là. Le monstre était tombé sur plus fort que lui, surprenant vu sa taille et sa potentielle force. On aurait dit une sorte de rancor, mais le chef Demeci n'en était pas sûr, loin de là. Soudain, une vibration impromptue vint harceler les esprits des trois séparatistes. Blad ferma son œil valide en fronçant les sourcils face à cette agression mentale. La surprise et la fatigue accumulée ne lui permettaient pas de résister contre cette attaque fourbe à la source mystérieuse.
La plaine saccagée montrée par la créature de la Force emplit le champs de vision du vétéran. Un narglatch terrifiant, comme amélioré par les ténèbres, fit son apparition. Plus loin se dressaient des monts entiers de cadavres amassés, tantôt décomposés, d'autres fois déchiquetés. Ces colonnes morbides sanguinaires n’écœurèrent point le guerrier averti qu'était Blad, leur présence était seulement inquiétante, anormale, dérangeante à ses yeux. Bien que tout ça semblait réel, le Mandalorien se doutait bien que son esprit lui jouait un tour. Les douleurs intérieures qu'il avait ressenti précédemment en attestaient.
L'obscurité du laboratoire reprit place aussi brutalement qu'elle avait disparu. Blad se tourna aussitôt vers Steinberg, malheureusement celui-ci faisait des bulles à présent, et n'était plus du tout en état d'apporter son aide au duo Mandalorien. Le Commandant jura en Mando'a avant de se redresser sur ses deux jambes, l'arme au poing. Il porta alors son regard sur Azel et comprit qu'elle aussi avait vu la même chose que lui. Le présage de mort était certainement lié à une bête du laboratoire, il y avait de fortes chances qu'il s'agisse même d'une capacité des rakgoules, vu leur affinité avec la Force. Blad soupira et déclara à sa coéquipière :
"Notre ami est cuit, son extraction n'est plus nécessaire. J'imagine que cette nouvelle vous convient... Par contre, il va falloir..."
L'officier se tut alors que son datapad portatif et celui d'Azel se mirent à clignoter dans le noir omniprésent. Seul un des deux autres soldats de l'escouade pouvait utiliser ce canal court restreint, donc l'information contenue devait être capitale. Blad jeta un œil au message d'Iroey et resta dans ses songes deux secondes avant de reprendre :
"Iroey a l'air de gérer là-bas, on ferait mieux de verrouiller l'endroit puis de filer en vitesse. On va inverser les rôles ici, je vais vous couvrir et vous allez sécuriser les consoles. Si votre datapad seul ne suffit pas, faites appel à Billy, il doit avoir gardé sa console programmable sur lui. Go soldat."
Les mains sur son blaster de poing, l'empathie de l'homme semblait avoir disparue, laissant place à la concentration et au sérieux. Blad se montrait exigeant avec tout le monde, autant avec lui-même. Si l'espoir de sortir vivant de ce labo infernal se réduisait minute après minute, il valait mieux optimiser le peu de chances qu'il restait. Azel était la cible massive parfaite pour un ennemi éventuel, facile à repérer et à cibler. Heureusement, Blad était assez éveillé et proche pour éviter qu'un danger quelconque ne l'atteigne, que ce soit à l'aide de ses techniques au corps-à-corps ou grâce à son arme laser. De plus, la situation incombait vraiment que le plus expérimenté des deux gère le périmètre de sécurité. Les risques de tomber sur quelque chose d'aliéné augmentaient considérablement après le message d'Iroey. -
Post n°44
Auteur : Azel Kyone'e« Générateurs...Hors service…C-commandant...Vous devez...Récupérer l...Recherches...Sceller...Il y a une console pour tout...Sceller... »
Gné ? J’ai-rien-compris. C’est fichu, à voir la manière dont sa mâchoire pendouille, y a peu de chance qu’il puisse faire autre chose qu’imiter un escargot en rut. C’était bien la peine de se montrer secourable… Bah, au moins j’aurais rien à me reprocher de ce côté : on pourra pas dire que je suis resté les bras ballants. Mais quoi, c’est pas franchement agréable de regarder notre seule chance de réussir la mission se décomposer à vue d’œil ! Je lâche un discret soupir de dépit. Eh voilà, adieu mes chances de faire péter correctement la baraque ! Fichue vie.
Le type balbutie encore quelques trucs inaudibles, puis se met à pointer quelque chose dans notre dos, de l’autre côté de la pièce. Je me retourne lentement pour suivre la direction que pointe son doigt : à quelques mètres, sous un fatras non identifié, une forme énorme git face contre terre, sa mâchoire énorme déboitée sur le côté. Qu’est-ce que c’est que ça, encore ?! Mes genoux se déplient, et je m’approche avec une bonne grosse dose de méfiance – et une hache parée à corriger une éventuelle erreur de la Faucheuse qui se serait cassée un peu trop vite.
J’ai jamais rien vu de pareil. Ça ressemble à l’une de ces horreurs exotiques qu’on rencontre parfois sur des mondes sauvages, mais en même temps, c’est encore trop humain pour pas mettre mal à l’aise. Est-ce que ce serait ça, la Rakgoule ? Dans mon dos, Steinberg se met à répéter comme un droïde mal programmé :
« Sceller...Sceller... »
Bon, je retire ce que j’ai dit : si quelqu’un pouvait pousser le bouton off pour arrêter la séquence qui tourne en boucle, ce serait pas de refus. Il continue son manège tandis que je regarde de plus près : c’est moche. Très moche. Et très abîmé, aussi.J’en fais le tour du regard, sans trop savoir ce que je cherche. Un indice ? Fais pas l’idiote, ‘tsel, les indices c’est pour Billy. Pas pour toi.
J’entends Blad déclarer de sa voix monotone :
« Notre ami est cuit, son extraction n'est plus nécessaire. J'imagine que cette nouvelle vous convient...»
Si ça me convient ? Ouais, j’sais pas. Pas vraiment, sinon, j’aurais gardé mon médoc pour moi. Voir ce mec baver contre un mur me rappelle trop de mauvais souvenirs pour qu’un brin d’humain en moi ait pas encore envie de faire quelque chose pour rendre sa mort moins dégueulasse… Mais, même si ça me coûte, je dois admettre qu’il n’a pas tort : on peut pas prendre de risque pour un condamné. On a beau faire la promesse d’aider ceux qui en ont besoin, on est pas tenu de faire des miracles… Et là, le miracle, faudrait déjà qu’il soit pour nous.
« Par contre, il va falloir... »
La phrase s’arrête d’un coup. Dans ma tête, ça fait tilt : si un Mando’a se prive de parler dans un moment pareil, y a que deux raisons valables : soit il est plus en état, soit un truc cloche. Blad est toujours entier : je prends la seconde option. Mais c’est pas Blad, le problème : c’est plutôt un sentiment inhabituel et omniprésent… d’angoisse ? Comme si la pièce s’était remplie d’un gaz irrespirable. On toque à la porte de mon esprit.
Eh. Genre, il y a des portes dans ma tête, maintenant ?
La sensation s’accentue encore, et le toc-toc vire bientôt à je-te-défonce-la-lourde-à-coup-de-savate. Réflexe, je porte mes mains à mon casque : pas très efficace pour se masser les tempes. Ça continue de cogner, comme si la chose invisible essayait de me rentrer dans le crâne à coup de matraque. D’instinct, j’ai résolu de ne pas me laisser faire, même incapable de comprendre de quoi il est question ! Tout ce que je sais, c’est que quelque chose de très louche se passe, et que ça se passe précisément dans mon crâne. J’essaie de me concentrer pour repousser l’assaut invisible, titubant comme une ivrogne au passage.
« Nargh, mais c’est pas fini, oui ?! »
Ok, gueuler ne sert strictement à rien, mais ça fait du bien ! Instantanément, les coups cessent. Je respire. Une nouvelle sensation naît, étrange, pas naturelle pour deux dataries.
Faim.
Mais une faim ! Mais genre, pas une grosse envie de steack grillé, nan nan. Une faim… de quoi ? Je…
Je regarde Blad sans le voir.
Faim.
Faim ! Des étoiles ! Bouffer des étoiles tiens, en voilà une idée ! Des âmes… Celle de Blad ? Huhu, c’est excellent ça !
Nan mais ça va pas la tête ?! C’est quoi ce cirque ? Je me secoue le crâne jusqu’à en avoir le tournis. Respire, ‘tsel, ça va aller. Non, pas d’étoiles au petit déj’, seulement des labos et des bestioles cheloues ! On reste dans le classique, s'il te plaît... Allez ! Arrête les questions, tu vois ? C’est très très mauvais pour la santé ! Comme pour me sauver de la folie pure, un bip familier résonne dans ma poche : tiens, le pad ! Je l’avais oublié, celui-là ! Faut dire que j’étais sur tout autre chose. Qui peut s’amuser à nous envoyer des messages dans un endroit pareil ? Les deux autres ? Ils ont réussi ? Ils sont morts ? - Non, là c’est pas logique.
"Iroey a l'air de gérer là-bas, on ferait mieux de verrouiller l'endroit puis de filer en vitesse. On va inverser les rôles ici, je vais vous couvrir et vous allez sécuriser les consoles. Si votre datapad seul ne suffit pas, faites appel à Billy, il doit avoir gardé sa console programmable sur lui. Go soldat."
Go ? Attends, des consoles ? Programmer ? Oh non. Encore ? J’aurais préféré arracher les fils et démonter des carters. Des consoles de verrouillage… Pff, et elles sont où ? Si on doit prendre les câbles en filature, autant dire qu’on en a pour la nuit.
« Euh… Ok. On sait où elles sont, ces consoles ? Parce que vu la taille du bâtiment, on peut les chercher longtemps. »
Et franchement, coco, chercher c’est pas non plus mon activité préférée, je pense que t’as capté. Des bruits résonnent à nouveau, loin. Loin, comme il pourrait bien être plus prêt que je le pense. Juste de quoi me rappeler que deux autres gugus sont toujours en train de valser avec nous pour les mêmes raisons !
Je me mets à rêver d’une bonne grosse tourelle sol-sol, avec l’un de ces canons automatique qui te crache la mort au kilomètre, avec leurs dix heures d’autonomie. Avec ça, j’aurais rasé cet endroit sans l’ombre d’un regret. Et pis tout ce qui restait d’dans pendant qu’on y est, hein. En attendant, j’ai seulement le flingue de Beskar’boy et mes deux haches. Va falloir être bons.
Je vire à droite, à gauche : rien. Tout est en bazar, mais vide, vide de vie et de matos. On se croirait dans un vieux jeu mal fait. Les mecs se sont pas foulés pour les décors. En l’occurrence, quelque chose a plutôt refait la déco. Je continue à essayer de faire réagir mon soi-disant super compagnon de galère au travers de son pad, mais rien. Je murmure dans le micro du pad, à tout hasard :
« …Hey, crevette, tu m’reçois ? … »
Billy reste muet, et le signal du pad n’évolue pas : soit Billy bouge plus, soit c’est le pad qui bouge pas.
« Billy ? Bill, punaise, allez, magne-toi ! Bordel, elles sont où ces consoles ? »
Dans ma cervelle de chauve-faucon, ça s’agite quand même, et je comprends :
« Il a plus son pad, le type. Ils ont dû tomber sur le truc qui rôde là-bas à tous les coups...»
Si Billy a paumé ses affaires, ça sent vraiment – vraiment – pas bon. Je crois que même mes aisselles sentent la rose, à côté. Je peste entre mes dents. Ça fait déjà plusieurs minutes qu’on essaye d’arpenter l’étage sans faire de bruit – autant dire qu’on y arrive pas des masses. Pas l’ombre d’une console en vue. La seule chose que j’ai croisé dans le halo de mon pad mis en lampe-torche, c’est un ordinateur réduit à sa plus simple expression.
Devant, un couloir : pas trop d’alternatives, il faut avancer – et j’ai toujours aucune idée d’où ils ont pu planquer leur fichue console… Je sens la présence de Blad et sa pétoire braquée dans ma direction. C’est bizarre. Ça fait tellement d’année que je me suis plus retrouvée à travailler comme ça, avec un zouave sur les talons. Je fais un pas, il en fait un, et on recommence. Ces couloirs sont interminables, et les bureaux toujours aussi vides, aussi semblables les uns aux autres. J’enjambe la carcasse de ce qui ressemble à un droïde médical. Pas de chance, mon vieux ! T’aurais mieux fait de te désactiver dans un coin. Après avoir bifurqué deux fois sur la droite, je m’engage dans ce qui ressemble à un couloir à sens unique. Cette sensation de me jeter dans un piège m’exaspère : sans blague, quand est-ce qu’on va arrêter de jouer à cache-cache, hein ?!
Une ombre se profile plus loin. Une ombre dans la pénombre, quelque chose qui détonne, peut-être, sur le gris des murs. Cul de sac ? Non, c'est un objet... un être vivant ? Azel passe en mode vigilance max. Je plisse les yeux. J’ai vraiment besoin d’un système de vision nocturne, ça devient urgent, là… Je lève ma hache par précaution, avant de déclamer lentement sans lâcher l’ombre des yeux :
« Chef, y a quelque chose devant. »
Note : je sais absolument pas quoi, mais y a quequ’chose ! -
Post n°45
Auteur : IroeyIroey regarde l'appareil de communication alors que le message prend étrangement du temps à vouloir s'envoyer... Puis la réalité frappa et la console afficha une erreur en confirmant que Géonosis est hors de portée. Le cyborg jura mentalement et regarde de nouveau les informations de la boite noire d’on il a téléchargé le contenu plus tôt... Aurait-il un lien entre celle-ci et le manque de porté de l’appareil de communication ? Impossible donc de contacté le quartier général ! Rapidement effaça son message et annula aussi la transmission, les autorités neimoidienne ne devant en aucun cas être alerté de la situation ! Cet appareil est en d'autres mots inutiles vu que le prototype ne peu même pas contacter la flotte de vaisseau confédéré en orbite de la planète, chaque planète ayant sa flotte pour la défendre depuis les attentats survenus il y a a peine quelques mois avec ces satanés Siths! Se fut alors qu'il était de songé a une alternative que la porte derrière lui sortit de ses gonds et s'effondra lourdement sur le sol, le prédateur entrant lentement dans la salle, celle-ci semblant étrangement timide pour lui. Le robot la dévisagea alors un bon moment et se rendit compte que la créature ne semble pas vraiment le regarder, mais plutôt regarder au-dessus de son épaule, semblant fixer quelque chose que lui de voix pas... Soudainement, son visage prit une teinte bleutée, l’œil unique de la chimère se dilatant extrêmement et fit un autre cri terrifiant, le monstre regardant vers le plafond, Iro se prenant la tête entre ses mains et arrêta de regarder autour de lui un moment.
Quand il se redressa, l'archétype vit autour de lui un monde en ruine, un sol étrange, des créatures dénaturées de leurs matériels génétiques originels. Au-delà des pleines boueuse et couverte d'organes, des grandes tours étranges qui révélèrent encore plus d'horreur que de réponse. De super ordinateur fait des cadavres empilé des gens qui peuple ce monde ? Au-delà du ciel orageux s'ouvrit alors un trou dans les nuages ont peu voir les nuages, une sensation d'envie le gagnant. Réalisant sa situation et celle d’on lui fait partager le monstre, le sergent secoua ça tête pour se sortir de ce cauchemar et quand il regarda de nouveau devant lui, il était enfin de retour dans le monde réel, la créature ayant disparut avec son arme de dernier recours : le sabre de Darth Crave rafistolé...
Le géant de fer fit quelques pas devant lui. Sa vision se troublant étrangement. Son HUD n'affiche pourtant aucune anomalie ! En parlant de celui-ci, il n'est plus là... Une fois les yeux remonter, il se rendit de nouveau compte qu'il n'est plus dans le laboratoire, mais dans une sorte de pièce sombre avec devant lui une silhouette avec une toge brune, celui-ci manipulant une lame scintillante d'une lumière bleue, son propre corps bougeant seul, ses mains tenant un étrange javelot laser à la lame grise, leurs lames se frappant rapidement dans une sorte d’harmonie, celle-ci augmentant encore et encore jusque,à temps que son corps qu'il ne contrôle pas face une feinte pour frapper les doigts qui tiennes de l'arme de son adversaire avec son pied et le désâmé, mettant la pointe de sa lance sous le coup du guerrier en face de lui, celui-ci disant un nom embrouillé dans sa tête.
-Kal... Ehb...
Se nom sembla résonner jusqu'à plus profond de son âme, la réalité le laissant de nouveau seul dans les entrailles de la Terre. La séparatiste resta silencieuse un moment et se calma, se rappelant cette étrange vision encore un peu égarée. Son esprit finit par retrouver sa lucidité rapidement et il se rappela la situation actuelle, utilisant son communicateur interne pour envoyer rapidement un message très clair à tout le monde possédant encore son datapad.
-Ici Iroey, la créature m’a échappé, resté sur vos gardes.
Enfin débarrasser du monstre, il regarda sur la carte et chercha un lieu en particulier, une remise de rangement pour matériel aléatoire. Il en trouva une seul, celui-ci prenant la direction indiquée sur son plan en courant dans les entrailles de ce labyrinthe, ne prenant même plus la peine d'être discret. Son chemin le mena quelques minutes plus tard dans un petit entrepôt avec du matériel divers. La machine fouilla et y trouva une dizaine de caissons de transport de disque de données, son but étant de les utiliser pour vider les archives de toutes les données y étant conservé. Maintenant, suffit de trouver le moyen de transporter toutes les boites vers les archives... Son regard tomba par hasard sur quelque chose en particulier, s'il avait pu sourire, ses lèvres auraient fait une légère esquisse, une civière flottante, des cordes et une grande bâche. Il avait bien fait d'aller dans cette aire de rangement classifié comme divers.
Un peu plus tard, le confédéré se retrouva de nouveau dans les archives avec où il avait été plus tôt avec le matériel d'extraction, le militaire se dépêchant de sortir tous les disques de données de toutes les consoles le plus rapidement possible tout en étant délicat avec les banques de données. Les boites se remplirent les unes après les autres et au final, ce fut cent disques qui furent récupérés. Iro déposa le tout sur une civière rigide qu'il activa, celle-ci se relevant du sol pour flotter dans les airs à une bonne hauteur. Suite à cela, Zigg déposa la bâche et l'attacha autour des boites avec les cordes, celle-ci étant fermement retenue contre la planche flottante. Toujours seul, le mastodonte d'acier transporta la précieuse marchandise, l'officier suivant le chemin emprunter plus tôt, mais à l'envers, se dirigeant vers la cage d'ascenseur avant de regarder vers le haut, attrapant l'un des gros câbles du dit appareil, tirant dessus pour vérifier sa solidité. Il regarda attentivement la réaction du câble, celle-ci étant satisfaisante. Le blindé retourna alors vers la civière rétropropulsée et changea la disposition du matériel sur celle-ci, arrangeant la bâche pour qu'elle tienne les caissons à la verticale contre la planche, Iroey attachant celle-ci dans son dos, les cordes étant solidement attachées contre son torse, autour de ses bras et autour de son ventre. Il fit quelques mouvements pour tester la solidité de son chargement et les ajusta par la suite, envoyant un message à ses coéquipiers.
-Ici Iroey. Je remonte avec les archives. Je vais redescendre pour vous aider le plus rapidement possible.
Suite à se bref message, il attrapa le gros câble et se tenu les main fermement dessus, se tirant vers le haut, ses jambes le soutenant contre le mur, l'aidant à grimper alors que les à crampons sous ses pieds grincent contre le métal de la cage de l'ascenseur... La montée ne va pas être aussi rapide que prévu. -
Post n°46
Auteur : TericaraxLa salle où Ansikt venait d'entrer était spacieuse, quoi que sans lumière. Elle avait aussi été frappée par la perte de courant semblait-il. Juste à côté de l'entrée qu'il s'était ménagé par les conduits, un bloc de fer sans charme et sans finesse servait de bureau. Plus haut qu'un modèle classique, il avait probablement appartenu à une de ces espèces géantes arpentant la galaxie ; un humain l'aurait trouvé trop grand à son goût. Son manque de décorations ou d'ornements renforçait son aspect d'utilitaire simple, dépourvu de la moindre esthétique. Sur celui-ci reposait en silence un unique datapad. Plus épais que les modèles confiés à la garde du quatuor militaire, l'appareil était doublé de matériaux protecteurs divers, notamment au niveau de l'écran : c'était la précaution nécessaire, quand on pouvait l'emporter dans des manipulations expérimentales où les projections pouvaient ronger la peau comme les os avec la même aisance. Le datapad d'un chercheur en sciences appliquées, physique peut-être, chimie certainement.
Au centre de la pièce dormait un projecteur holographique. Il s'agissait de plaques de fer agencées en cône montant. Sur les côtés étaient gravés des symboles qui n'étaient ni du basic, ni du binaire. Il s'agissait d'une autre langue, dont la grammaire comme les symboles étaient indéchiffrables. Quoi qu'il fut éteint, le projecteur n'avait aucune sécurité ni précaution empêchant son allumage ; nul mot de passe pour en garder l'accès, nulle clef pour en protéger le contenu. Un simple interrupteur, à même les plaques, permettait de le lancer. En outre, juste à côté de l'interrupteur était une grande épine ; élancée comme une aiguille à coudre, quoi que plus large, elle semblait être un doigt, figé dans la pierre et poli. C'était probablement un stylet, également destiné à un individu qui était plus grand qu'un humain. Sur les murs, des croquis d'espèces multiples étaient accrochés. On trouvait ici le schéma d'un crâne prédateur difforme et cruel, aux yeux minuscules et au front bosselé et épais ; c'était une tête de Rancor. Les zones cérébrales étaient révélées par une coupe précise ; elles étaient identifiées dans des symboles à nouveau incompréhensibles, étonnamment similaires à ceux présents sur le projecteur. Là, encore, se trouvait le schéma de ce qui semblait être l'hybride d'un crustacé et d'un poisson ; le crâne était celui d'une baudroie, mais derrière les nageoires pectorales, le corps était segmenté, couvert d'un exosquelette. Sur la fin du corps se trouvaient en outre six pattes de crabe, et à la base de la tête pendaient deux longues antennes. C'était un prédateur de mer Opee. Là encore, la coupe dévoilait les organes, si ce n'était qu'elle montrait cette fois les organes digestifs, les viscères et les gonades. Plusieurs indications venaient encore avec le dessin méticuleux et d'une extrême précision, mais elles étaient toujours dans l'inconnu dialecte.
Les conduits qui avaient accouché Ansikt dans la pièce étaient devenus silencieux. Le ronronnement des - rares - ventilateurs encore fonctionnels s'était fait lointain, un complot inaudible et distant qui posait un tapis sonore continu d'angoisse. Plus que le silence les sons à peine audibles et lointains étaient plus inquiétants ; ils ne donnaient que le soupçon d'une présence, mais ni sa proximité ni sa direction. L'abomination du laboratoire était-elle apte à se déplacer dans le silence le plus parfait, sans quiconque pour l'entendre et nul pour la voir ?
Privé d'alimentation, le projecteur ne livra hélas pas son contenu. Le datapad, lui, était toujours utilisable ; il n'était guère complexe de l'allumer. Il projeta immédiatement une image en de vives nuances de violet, aveuglantes après avoir passé tant de temps dans le noir. La couleur était certes brûlante, mais elle révélait également la pièce sous un jour nouveau ; les ombres s'étendaient, les croquis devenaient comme plus menaçants. Il n'était guère étonnant qu'on préfère le bleu ou le vert dans les hologrammes : l'améthyste sombre était un linceul sinistre et stressant, aussi bien pour les iris que pour les nerfs. Du reste, l'écran s'allumait sur plusieurs sections. Certaines, plus sombres, étaient bloquées : dès qu'on tentait d'y accéder, une fenêtre se mettait à réclamer un mot de passe et l'insertion d'une « datacarte » pour déverrouiller l'accès. C'était le cas de plusieurs dossiers. Ils portaient les noms de « WarpStone », « Nekrosis » et « Sgimund ». Sur le côté, un message clignotait périodiquement : « Rétablir alimentation ». Il n'y avait qu'une section accessible sans protection. À l'intérieur se trouvait un dossier unique, nommé « Frost » ; un fil de discussion se déroula, sitôt le dossier ouvert.
«
Sujet : Toxine
De : Dr. Frost Miller
À: Prof. TRSR
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM
Cher collègue,
J'ai lu dans votre récente publication dans la Chronique Galactique que vous aviez synthétisé un sérum contre le venin des Vornskr. Le centre hospitalier de Duro est très intéressé par votre découverte, qui pourrait mener à de nouvelles débouchées en matière de santé et de recherches pharmacologiques. Pourriez-vous nous fournir plus de détails au sujet de celle-ci ? Je comprendrais naturellement si vous souhaitiez déposer un brevet avant cela. Il est également possible que cette recherche soit partagée avec les centres sur Corellia et même les mondes républicains. Je comprendrais également si vous souhaitiez conserver ces connaissances en terres séparatistes...
Cordialement,
Dr. Frost Miller.
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Sujet : Re: Toxine
De : Prof. TRSR
À: Dr. Frost Miller
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM
Bonjour docteur Frost.
Je ne compte pas déposer de brevet sur cette découverte, qui est plutôt le respect des protocoles standards qu'une véritable percée ; le mécanisme exact de la toxine, voilà où se trouve la découverte, non pas dans le sérum, qui a été synthétisé dans le respect le plus strict de la méthode scientifique habituellement employée en la matière. Les détails de son mécanisme exact figurent déjà dans la publication que vous évoquez et n'est pas plus soumis à un quelconque brevet (percer à jour un fonctionnement et le breveter n'a aucun sens. Une aberration de système qui ne représente rien de la portée intellectuelle scientifique). N'avez-vous pas eu le temps de la consulter ? Je ne vois pas d'inconvénient à éclaircir quoi que ce soit à son sujet. En outre l'affiliation des malades est absolument sans importance. Républicains ou séparatistes, un venin est un venin. Nous avancerons bien plus en le testant et en l'administrant à une échelle galactique, quoi qu'il advienne. Les sciences et la politique ne sont pas des domaines qu'il est pertinent de mélanger, à moins de vouloir ralentir terriblement les premières au futile profit des secondes.
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Sujet : Re : Re : Toxine
De : Dr Frost Miller
À: Prof. TRSR
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM
Cher collègue,
C'est avec plaisir que je lis vos mots. Vraiment, si tous les chercheurs et les gouvernements pouvaient vous entendre...Enfin, nous ne sommes pas ici pour parler philosophie. Donc, au sujet de votre publication, je l'ai lue, oui, mais je n'ai malheureusement pas pu la parcourir en profondeur : nous sommes en ce moment assez pris dans nos centres. Nous travaillons sur un vaccin pour le Bacille Bleu, qui a refait surface sur certains mondes de la bordure médiane, mais j'ai pensé toutefois que votre découverte méritait d'être apportée à l'attention du monde pharmaceutique.
Cordialement,
Dr. Frost Miller.
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Sujet : Re: Re : Re : Toxine
De : Prof. TRSR
À: Dr. Frost Miller
Type : Message
Date : 11/7/9 ABM
Rebonjour docteur.
En étudiant la toxine, j'ai découvert qu'elle n'avait jamais été nommée formellement jusque là. Par égard pour son origine, je l'ai appelée lupotoxine. Il s'agit comme vous le savez déjà d'une neurotoxine virulente, produite dans la queue de l'animal, qui possède un dard. Elle n'est pas d'origine bactérienne je pense, ceci pour une raison simple : la lupotoxine est hypervariable. Des Vornskr vivants et morts que j'ai pu étudier, j'ai déterminé qu'il en existait plusieurs types. Chaque type a des zones d'action différentes, donc des effets sensiblement différents. En particulier, c'est la virulence des symptômes qui est en jeu. L'α-lupotoxine inhibe les récepteurs cholinergiques nicotiniques. Comme vous le savez, ces récepteurs sont utilisés dans le système nerveux central pour le contrôle des mouvements volontaires, mais également la mémoire, le sommeil, l'anxiété et plus notablement la douleur. Ainsi, l'α-lupotoxine agit sur les nerfs et les muscles. S'agissant de la forme la plus puissante du venin, il convient de se concentrer en priorité sur elle ; les autres formes sont finalement des dégradés de l'α.
Les symptômes, vous le savez, sont la paralysie du sujet. Il demeure conscient, mais c'est une lente agonie. Il a été observé sur Myrkr que chez un homme adulte, une injection suffisait à paralyser pendant 48h. Le plus fascinant est l'action de la lupotoxine après son injection. En allant se fixer sur les récepteurs, elle inhibe la production de protéines clefs aux mécanismes du mouvement et de la douleur, il est vrai. Cependant, il est incorrect de parler d'inhibition totale ; les récepteurs ne sont pas inutilisés. Les sujets présentent une montée croissante de l'angoisse, avec tous les signes cliniques, tant sur les bilans cardiaques que sanguins, qui l'accompagnent. La lupotoxine stimule les récepteurs nicotiniques pour entraîner une montée de l'angoisse, tout en paralysant la victime. L'agonie s'achève en général deux jours plus tard lorsque la peur atteint un stade critique : arrêt cardiaque. Cependant, j'ai noté que dans les formes plus faibles, comme l'ω-lupotoxine, les signes de peur n'étaient pas présents ; certains peptides manquent sur les dérivés, si bien que le pouvoir d'action est moindre. Mon hypothèse est que l'angoisse du sujet lui donne une odeur bien plus aisée à repérer dans les denses forêts de Myrkr. C'est un trait né de l'hypervariabilité de la lupotoxine, mais qui a été conservé, car désirable pour la chasse. La paralysie, de même, est demeurée car elle confère un avantage certain au prédateur.
Mon autre hypothèse est que cette hypervariabilité est un mécanisme pour empêcher la proie de développer une véritable protection. Cette barrière peut cependant être aisément contournée ; dans notre cas, vous savez fort bien qu'il suffit de mélanger le sérum à de l'ambori pur, puis de les exposer à un rayonnement ultraviolet pour dégrader les peptides.
C'est sur cette base que j'ai pu traiter les victimes sur Myrkr. Une fois le sérum composé – ainsi que dans les procédures habituelles, je n'ai rien à vous apprendre là-dessus, vous connaissez même ce domaine mieux que moi à n'en pas douter, j'ai simplement constitué plusieurs dégradés de celui-ci, afin de créer un antivenin qui puisse toucher le plus de formes de lupotoxines simultanément.
Le contrecoup de l'antivenin est une anesthésie manifeste : le sujet est détendu à la perfection et plongé dans un sommeil pouvant varier d'une heure à huit selon la quantité injectée et son métabolisme. De même, l'angoisse disparaît complètement.
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Sujet : Re : Re : Re : Re : Toxine
De : Dr Frost Miller
À: Prof. TRSR
Type : Message
Date : 12/7/9 ABM
Cher collègue,
Merci de vos précieux éclaircissements ! Cette toxine pourrait donc servir pour les anesthésies lors d'interventions chirurgicales. Avec vous noté une dépendance ? Seriez-vous prêt à vous déplacer dans les mondes du centre pour exposer vous-même son fonctionnement lors d'une conférence ?
Cordialement,
Dr. Frost Miller.
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Sujet : Re : Re : Re : Re : Re : Toxine
De : Prof. TRSR
À: Dr Frost Miller
Type : Message
Date : 12/7/9 ABM
Bonjour docteur.
Aucune dépendance n'a été notée. Les sujets malades ont été hospitalisés à Géonosis, suite au choc de la paralysie, mais leur organisme est, de ce que le personnel médical a accepté de me transmettre, tout à fait stable au regard de la lupotoxine.
Je ne vois aucune objection à exposer les mécanismes et les subtilités de ce venin à un public averti.Vous devez cependant savoir que je ne suis pas toujours très disponible, car souvent sollicité pour des affaires de la Confédération.
»
Sur ces mots s'achevait la discussion.
Dans les couloirs muets et peints de rouge s'agitait bel et bien une forme ; la lumière et la distance ne permettaient point d'en discerner les contours, seulement une agitation, un mouvement répétitif. La forme bougeait, oui, battant des bras. Le mouvement était saccadé, car elle se tenait haut, perchée au plafond. De loin, on eût dit des bras, qui s'extirpaient d'un conduit ; ils cherchaient, avide, à saisir quelque chose qui n'était pas – plus là, battant frénétiquement l'air. On distinguait avec le son de pistons, le crissement d'articulations mécaniques. Ou peut-être la forme tentait-elle de s'extirper des conduits ? L'éclairage de piètre qualité jetait plus de confusion qu'il n'apportait de certitudes. Soudain au loin, une porte claquant ! Le son venait des étages supérieurs...Ou inférieurs ? Il était si difficile de juger, dans ce labyrinthe de fer sans sens...
Sous la pulsation cardiaque des gyrophares silencieux au plafond, le duo parvint vers la forme s'agitant dans le noir. Ce n'était pas une créature immense tentant de s'extirper des conduits ; ce n'étaient pas des bras avides à la recherche d'une proie longtemps disparue. C'étaient les restes d'un corps droïde ; la moitié supérieure et tout son torse avaient été arrachés, laissant seulement le bassin et les jambes ; et par les fils pareils à des intestins qui avaient autrefois lié les hanches au reste, il était pendu au plafond, en une blague cruelle et sadique. Il agissait futilement ses jambes, comme un pendu se débattant pour tenter d'échapper à son destin ; mais il était déjà mort. Ce n'était que par un miracle de l'électronique que ses deux membres s'agitaient encore. Il s'éteindrait à jamais quand l'énergie aurait déserté ses dernières batteries. Un autre oublié dans son purgatoire silencieux.
Le sol au-delà était toujours jonché d'un terrible désordre ; des boîtes, outils, meubles encombraient le passage, comme figés dans le dérangement d'une ultime émeute de la vie contre le néant qui l'attendait avidement. Les fournitures comptaient l'histoire d'une panique subite et d'une fuite, d'une retraite désespérée et ultimement futile ; au détour d'un couloir, ils parvinrent face à des sacs de sable, répartis tout le long du sol. C'était le matériel habituellement utilisé pour construire des couverts, duquel on pouvait mitrailler l'ennemi en écartant un minimum les risques de représailles. L'état des barricades livrait la suite de l'histoire. Plus important, plus capital : au bout de l'allée se trouvait une porte. Elle était composée de deux battants épais, qui se fermaient horizontalement. Surtout, ceux-ci étaient entre-ouverts ; avec un effort suffisant (quoi que colossal), le duo pourrait libérer l'accès sans difficulté.
Or de l'autre côté y découvrirent-ils, à la lumière de leurs torches, un grand dispositif. Il s'agissait d'un cylindre, dans lequel flottait une sphère luisante. Autour de celle-ci, de multiples anneaux concentriques servaient sans doute à récolter l'énergie, fût-ce par analogie à des turbines ou par une induction spécifique et étonnante. Cependant, ils étaient immobiles. Autour de la grande cage en plastoverre, des tuyaux sortaient du sol, se répartissant probablement pour alimenter l'installation, mais deux d'entre eux étaient déchiquetés, arrachés par une fureur telle que les adaptateurs sur leur cylindre mère avaient eux-aussi été détruits. Le duo de mandaloriens avait localisé le noyau énergétique. Sur le côté se trouvaient plusieurs consoles et écrans. Certains étaient brisés, lâchant des gerbes d'étincelle qui venaient iriser les grosses touches des claviers mécaniques. Cependant, un écran encore était valide. Il ne réclamait qu'une main un peu experte pour être exploité. Sur celui-ci, on pouvait lire « Alimentation portes. »
Les calvaires de l'équipe touchaient peut-être à leur fin ?Spoiler : HRP
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Post n°47
Auteur : AnsiktJ’avance avec une infinie précaution dans les conduits, suivant avec assiduité le plan que je me suis imposé. Mes pattes ne laissent qu’un bruit très léger derrière elle dans les conduits, à peine perceptible malgré le silence régnant autour de moi. Les oreilles à l'affût, je progresse lentement. Aucun son depuis tout à l’heure. Me suis-je trop enfoncé dans le laboratoire, ou une autre attaque mentale m’a fait perdre mon ouïe sans que je m’en rende compte ? Non, ça serait impossible. Je m’en serais rendu compte… Et pourtant… Mais si je fais trop de bruit, je pourrais me faire repérer. Après tout, l’Abomination pourrait être capable de se faufiler dans les conduits comme je le fais actuellement. Ca serait incroyablement stupide de gâcher mon avantage ainsi. Et pourtant…
Un grincement dans les conduits me fait sursauter, manquant de me faire me cogner avec la paroi supérieure du conduit. Mais ma peur se mêle à une espèce de soulagement. Non, je ne suis pas sourd. Cependant, la menace n’est pas encore écartée. Je me résigne à continuer, à pas plus pressant, me focalisant sur mon trottinement un peu plus bruyant. Je vais devenir fou si je fais de vieux os ici…
Finalement, le conduit s’arrête. Pas d’embranchement, pas d’autre possibilité. Je suis arrivé ? J’ai pris tant de temps que ça ? Je risque ma tête hors de l’ouverture. Une grande pièce se découvre à mes yeux. Il n’y a aucune lumière, mais cela ne me pose pas de problèmes sous cette forme. L’endroit est très sobrement décoré, si l’on peut encore parler de décoration. Chaque objet semble plus être présent pour son utilité pure que pour son esthétisme. Mais cela ressemble effectivement à un bureau, je suis peut-être au bon endroit. Pas de mouvement, pas d’odeur étrange… Je profite d’une armoire pour descendre sans soucis.
Une fois au sol, je me rends compte de la taille de chaque meuble. Rien n’ici n’est aux standards humains. Ni le bureau, ni le projecteur qui trône au centre de la pièce. Ce dénommé Tericarax, le propriétaire de ce laboratoire, était donc plus grand qu’un humain. Quelques souvenirs diffus de la conférence de presse me reviennent. Malgré la piètre qualité de l’enregistrement du droïde, on pouvait reconnaître une forme bipède, mais pas humaine. Peut-être une autre espèce qui ne me vient pas à l’esprit ? Ou un cyborg ? Iroey pourrait avoir l’air humain, de loin. De très loin. Quoique…
Je remarque des dessins accrochés aux murs, et y reporte mon attention. Non, pas des dessins… On dirait plutôt… des croquis ? Ou des schémas. Seul soucis : les annotations sont écrites dans des symboles qui me sont inconnus. Un langage secret, codé, ou une langue que je connais pas ? Dans tous les cas, je n’ai pas le temps ni l’envie d’essayer de le décoder. Les informations présentées ne vont pas être vitales de toute manière. Je crois reconnaître un Rancor, mais c’est bien tout. Et, si jamais il y avait une quelconque donnée sur l’Abomination, je serai incapable de la lire. Tant pis.
J’inspecte le projecteur au centre de la pièce. Pas de câbles apparents, pas de piège non plus. Quelque chose y est accroché, mais ne ressemble guère à un levier. Dans le doute, j’appuie légèrement dessus. Sans effort, l’objet tombe de son réceptacle, et roule un peu une fois au sol. Ainsi présenté, il ressemble plus à un pointeur, ou un stylet. Rien de trop intéressant, donc. J’appuie sur le bouton d’allumage du projecteur, mais rien ne se passe. Le dispositif n’a pas été épargné par la coupure de courant. Dommage, j’aurais peut-être pu trouver quelque chose.
Je fais un petit tour de la pièce. D’autres schémas, d’espèces que je ne reconnais pas, malgré le niveau de détail de ces derniers. La porte est scellée, également touchée par l’absence d’électricité. Je ne crois même pas que je veuille sortir par là. Qui sait quels dangers guettent ? Après tout, il pourrait bien y avoir d’autres bestioles en captivité, ravies de profiter de leur liberté nouvelle, errant sans but dans les couloirs de ce dédale. Mon ouïe ne m’avertit de rien, autant que mon odorat, mais ces deux sens ont déjà été trompés par le passés. Mieux vaut rester vigilant.
Il ne me reste qu’une chose à vérifier. Je bondis avec grâce mais sans gêne sur ce qui semble être le bureau de la pièce, sur lequel siège un objet plat. Le voyant de plus près, je me rends compte que c’est un datapad, avec une coque particulièrement renforcée. Même l’équipement militaire que nous avons reçu n’est pas aussi protégé. Qu’est-ce qui pourrait justifier une telle protection ? Tericarax était-il particulièrement précautionneux et méfiant, ou alors les expériences autrefois menées ici justifient un tel degré de prévention ?
Malgré cela, l’objet reste utilisable. Mes pattes de félin sont suffisamment pratiques pour ne pas justifier un changement de ces dernières, et le datapad s’allume, inondant la pièce d’une lumière violette qui me fait avoir un mouvement de recul pour protéger mes yeux. Je reste quelques instants ici, une légère sensations de brûlure sur mes pupilles. Rien de dangereux en soi, mais l’environnement dans lequel il se trouve n’est pas des plus favorables. Un instant d’inattention pourrait me coûter cher. Ainsi illuminée, les détails de la pièce s’affirment, pour au final accentuer le côté froid et sans vie du mobilier.
Après un léger temps d’adaptation, je reviens sur le datapad, mais cette couleur violette me perturbe. Je ne savais même pas qu’il en existait de tels. Ce n’est pas la couleur la plus agréable à regarder non plus, surtout dans ces conditions… Mais bon, passons outre. Plusieurs sections s’affichent. Certains illuminées, certaines grisées. Des soucis d’accès, certainement. Je choisis également de baisser la luminosité de l’appareil, constatant qu’il n’est pas complètement chargé. Mieux vaut essayer de le faire tenir le plus longtemps possible : je ne sais pas ce que je peux y trouver.
Des dossiers s’affichent, tous bloqués. Même si les noms ne me disent rien, c’est frustrant : et si une information capitale s’y cachait, sans que je puisse y accéder ? Frustrant, mais je n’y peux rien. J’ouvre le dernier dossier, et me mets à lire. Un coup d’oeil sur la date me révèle que la conversation suivante date d’environ deux mois. Ca concorde avec ce que je pense savoir sur Tericarax. Je me mets à lire le contenu de « Frost ».
C’est une conversation entre deux scientifiques, à propos d’une toxique d’un Vornskr. Mh mh… Différentes toxines… Différents remèdes… Les effets me rappellent la vision que j’ai eu, mais je n’ai pas eu contact direct avec une autre bête que l’Abomination. Et encore, elle ne m’a même pas touché. Ca me semble improbable, mais c’est toujours possible. Tester le sérum dans différents hôpitaux…Et… c’est tout ? Mais…
Je suis… déçu. Mais, en y réfléchissant… Je ne sais pas pourquoi. Pourquoi suis-je déçu de ne rien trouver ? Tiens, même : pourquoi je suis venu dans les quartiers du propriétaire du laboratoire, alors qu’une monstruosité rode et qu’il faudrait mieux que je me tire le plus vite possible ?
Je reste quelques instants le regard vide, à sonder la vacuité de ma raison ici, cherchant pourquoi j’ai pris cette décision à ce moment là. N’y arrivant pas dans l’immédiat, un sentiment de frustration m’envahit. Rien ! Il n’y avait rien ! Rien d’utilisable. Même pas quelque chose !
Mais oui, c’est ça. C’est ça que je cherchais. Quelque chose .
Je n’avais aucune idée en tête. J’ai vu le nom de Tericarax, et j’ai imaginé que tout serait dans ses quartiers. Des informations secrètes, des réponses à mes questionnements, l’origine de l’Abomination, une manière de la tuer… Une raison pour laquelle nous nous retrouvons ici et pour laquelle Alduin est morte. Mais, non. Rien. Il n’y a rien. Et c’est normal.
Je reste sans rien faire quelques instants, mais laisse finalement échapper un léger soufflement de narines, qui s’enchaîne ensuite sur un petit rire, de plus en plus grave et fort, jusqu’à arriver à un ricanement sinistre et hystérique raisonnant à travers les conduits, faisant fi pendant un moment de toute notion de survie. Rien ! Il n’y avait rien ! Rien de tout ceci n’a de sens ! Cette créature n’a aucune raison d’être là ! Il est mort pour rien .
Le ricanement se mue en un hurlement de rage, et je me mets à frapper autour de moi sans réfléchir. J’arrache un schéma par ici, envoie voler la stylet du projecteur, mais ma colère passagère ne fait pas plus de dégâts que cela. La pièce est trop vide pour faire de réels dégâts. Toujours aussi frustré, j’essaie de me calmer, et remonte sur le bureau pour m’y asseoir, essayant de reprendre mes esprits. La respiration forte, je lorgne sur le datapad à mes côtés. Je ne l’ai pas touché, et, de toute manière, vu sa coque, il n’aurait pas été très endommagé. Je le fixe quelques instants, et une idée me vient. Non, pas pour rien.
Je m’approche de l’appareil, et y retire la fine pellicule poussiéreuse qui s’y était déposé depuis l’abandon du laboratoire. Avec une infinie précaution, je mets le datapad dans ma gueule, et remonte dans les conduits. Ma venue si bas n’aura pas été vaine, je le refuse. Et je refuse également qu’il ait disparu pour rien. Disparu… Sérieusement, comment est-ce possible ? Un Derriphan ! Un @£*!&% de Derriphan ! Un créature faite de Force et de côté Obscur ! A peine blessé par des blasters, avalé comme un moins que rien par une erreur de la nature ! Il aurait fallu quelque chose pour annuler l’intangible, c’est imposs…
Je m’arrête dans le conduit, comme si une lumière venait de s’allumer dans ma tête. Annuler la Force ? J’ai déjà vu cela quelque part… mais où ? Fouillant mes souvenirs, je me remets à avancer dans les conduits, sans plus me concentrer sur ma route. Où ? C’était récent, j’en suis sur… Mais pas sur ce datapad… Allez, cherche… Ah ! Celui qu’on avait lu, là où l’air était difficilement respirable… Isalamari ? Ysalri ? Bah, tant pis ! Mais les scientifiques des messages disaient qu’ils avaient le potentiel d’effacer la Force ? Ou alors ce n’était que supposition ? Mais je n’ai pas d’autre meilleure explication…
Je m’arrête un instant. Attends. Non. Ca n’a pas de sens. Comment une Abomination comme celle qu’on a vu pourrait avoir ce genre de capacité. Ca ressemblait à une Twi’Lek. Horriblement mutée, certes, mais une Twi’Lek tout de même. La créature dont ils parlaient n’était pas une Twi’Lek, ni une forme de parasite, de mémoire. Ou alors…
Je lâche le datapad, qui émet un petit bruit métallique en touchant le sol du conduit. Et si ces scientifiques fous avaient fait s’hybrider différentes espèces, et que ça avait loupé ? Ou pire, réussi, et que ça s’était retourné contre eux ? Mon poil se hérisse à cette idée. J’avais développé une once de respect pour ce Tericarax en lisant sa conversation avec ce « Frost », mais s’il a commandité et coordonné la création d’une pareille abomination… Erk. Est-ce que ses recherches valent le coup d’être remises en surface ? Ne valent-elles pas mieux à pourrir ici, parmi tant d’autres ?
Ou alors les scientifiques l’ont fait sans son accord ? Après tout, certains messages semblaient indiquer que les scientifiques avaient une certaine part d’autonomie. Auraient-ils pu le faire en cachette ? Non, c’est stupide. Comment auraient-ils pu cacher quelque chose de ce genre ? Tericarax était forcément au courant. Ou un de ses larbins haut placé. Et des scientifiques étaient d’accord pour perpétrer ce genre d’actes, sans remettre en cause l’autorité. Dans tous les cas, quelque chose de mal s’est produit ici. Et si les recherches dans ce datapad sont du même acabit, ne vaut-il mieux pas les laisser ici, dans un conduit miteux ? J’ai bien senti les ambitions de la créature : elle en voudra plus. Toujours plus.
De plus, ce raisonnement ne me semble pas tout à fait incohérent. D’après la description d’Azel, les Rakgoules sont de sacrées saloperies. Et pourtant, Iroey en a bien offerte une à Tericarax, qu’il a accepté. Une bête pourtant si dangereuse, apparemment, certainement pour faire des expériences, ou au moins en apprendre plus dessus. Après… si je reprends l’histoire du remède, il a bien choisi d’étudier les Vornskr pour en faire un remède, et n’a pas refusé à le distribuer au plus grand nombre… peut-être aurait-il voulu étudier les Rakgoules pour essayer de trouver une cure à leur agent pathogène ? Mais comment puis-je en être sur ? Et comment être sûr que tous les scientifiques qui pourraient tomber sur ses recherches auraient les mêmes repères éthiques ?
A y repenser, il faut que je me méfie d’Iroey… Il semble complètement obnubilé par le scientifique… Et il n’a pas fui devant l’Abomination… Courage, stupidité ? Ou alors il la connaissait déjà, savait qu’il ne risquait rien ? Voire pire, qu’elle serait sous ses ordres ? Après tout, je n’ai revu ni l’un ni l’autre. Quoique. Non. C’est normal. Je me suis caché, je suis sans mon datapad, je ne peux pas savoir. Mais tout de même, il est louche… Et il n’a pas hésité à se précipiter sur les archives quand il l’a pu… Si je n’avais pas été attiré par ce bruit de lutte, sa négligence m’aurait coûté ma peau…
Je réfléchis… je réfléchis… et au final, je n’avance pas. Qu’est-ce que je peux faire de ce datapad ? Remarque, le seul dossier « ouvrable » était une conversation. Et s’ils étaient tous pareils ? Que des conversations ? Importantes, certes, car peut-être ses dernières paroles avant sa mort déclarée, mais pas de quoi créer un destructeur de mondes ? Quoique, l’échange de messages avait tout de même un sujet très scientifique… Mh…
Je reprends le datapad dans ma gueule, faisant usage d’une infinie précaution pour ne pas le recouvrir de bave en même temps. Il faut que j’avance, peu importe ma décision. J’ai encore un bout de chemin à faire, je pense. De toute façon, presque tout est protégé par une datacarte : je doute que quelqu’un puisse passer outre si facilement. Et, si jamais je me décidais à le prendre, je peux toujours le garder pour moi…
Quelques minutes plus tard, une odeur me fait m’interrompre. Métal… Mais aussi chair. Méfiant, je renifle doucement. Chair… Chair humaine. Et cette odeur spécifique ...
Les mandaloriens. Les deux rentrés avec moi dans ce laboratoire, en tout cas. Ils semblent proches… Sur ma...gauche ? Oui, gauche. Si j’avance encore un peu, peut-être…
Distrait par l’utilisation inhabituelle de mon odorat, et sans avoir eu trop le temps de réfléchir à propos de si je voulais les revoir, je sens le sol du conduit se dérober sous mes pattes. Un défaut, ou une faiblesse de construction, accentuée par l’état actuel du laboratoire. Dans tous les cas, me voilà à chuter de deux ou trois mètres. Par réflexe, j’arrive à me retourner, et atterrit plus ou moins silencieusement sur mes pattes, le datapad et le reste de mon corps sans autres dégâts. Enfin, presque. L'atterrissage était moins agile que prévu - il faut croire que je n’avais pas pris cette forme depuis trop longtemps - et ma patte me fait mal quelques instants. Rien de grave, normalement, je suis plus solide que ça. Mais je ne vais pas pouvoir courir pendant quelques minutes, en plus d’être un peu sonné par la chute.
Le véritable problème, en revanche, est que les mandaloriens vont dans ma direction. Je retourne vers eux mes prunelles luisant dans l’obscurité. Oui, ils arrivent. Ils peuvent peut-être même déjà me voir. Moi, un félin sombre avec une grosse crinière, deux iris ambre les fixant depuis la pénombre, quelque chose dans la gueule et un semblant de manteau déchiré de leur ex-compagnon sur le dos. Cela n’augure rien de bon pour moi.
Trop tard, ils sont déjà là. Azel m’a déjà remarqué, et lève sa hache. Si je fuis, elle me poursuit, et l’autre m’abat. Réfléchis, réfléchis, réfléchis… Un moyen de temporiser… Et si je parlais… non… Ils pourraient reconnaître ma voix… Quoique, je pourrais la modifier… Déjà ainsi, ma voix est totalement différente de celle de Billy… Mais je ne peux pas prendre de risques ! Et si je parle, ils pourraient se méfier de moi, penser que je leur mens (ils n’auraient pas totalement tort, remarque), et vouloir m’abattre à la première occasion. Ou alors poser des questions, demander mon espèce… Je ne suis pas du tout dans une position avantageuse… Dans le pire des cas, ils essaient de m’abattre immédiatement.... Dans le meilleur des cas, je sors avec eux, mais je suis obligé de garder cette forme pour toujours avec eux… non, trop dangereux. Et peut-être qu’ils pourraient se dire que je suis un changeforme… Ou croire que je suis une bête intelligente qui a tué leur ex-compagnon pour piller son manteau. Rah ! Comment est-ce possible que je n’ai AUCUNE bonne situation ? Me suis-je attiré les foudres d’un dieu malveillant, ou suis-je le jouet d’une entité supérieure qui s’ennuie un peu trop ? Je ne crois pas vraiment aux divinités, au destin… A la Force, mais c’est bien tout. Et pourtant parfois, je pourrais me questionner.
Allez… Réagis… Tu n’as pas une éternité…
Je choisis finalement l’option “bête idiote avec un objet trop important”, aussi par manque de temps pour réfléchir. Je lâche délicatement le datapad par terre, accompagné par quelques gouttes de bave. Avec lenteur et précaution, je fais un mouvement volontairement gauche et allume le datapad. Avec la luminosité au minimum, il n’est plus aussi aveuglant, mais révèle tout de même mon visage félin. Je regarde un instant les mandaloriens, puis pousse délicatement le datapad avec mon museau, comme une invitation, puis recule de quelques pas, en lisière de la lumière, attendant qu’ils en lisent le contenu. Pas de mouvement brusque, rien pour les affoler ou les faire paniquer. Il sont certainement à cran. Il me faut du temps, une diversion, quelque chose. Et, dans le pire des cas, mieux vaut que le nouveau propriétaire de ce datapad soit l’un d’eux qu’Iroey. Avec un peu de chance, ils vont me prendre pour une bête intelligente, et me laisser partir, voire me laisser l’opportunité de redevenir « Billy ». Au moins ne pas attaquer sur le champ. Eh. Je peux toujours espérer. Je n’ai plus que ça, de toute manière.Spoiler : HRP
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Post n°48
Auteur : Blad Demeci" Euh… Ok. On sait où elles sont, ces consoles ? Parce que vu la taille du bâtiment, on peut les chercher longtemps."
La question d'Azel n'était pas si bête que ça, mais Blad ne prit pas la peine d'y répondre pour autant. Le Major estropié avait désigné une direction, c'était la seule piste à suivre, inutile d'en discuter davantage. D'autant plus que l'officier avait donné ses ordres : go. Le soldat au bras bionique couvrait donc le fantassin armé de sa puissante hache. Le duo était solide, sur le qui-vive. Même après toutes ce chemin parcouru, les Mandaloriens semblaient bien éveillés. En réalité, les bras commençaient à s'engourdir et des courbatures tiraillaient les mollets du Commandant. Il n'y avait que le mental à présent, qui était capable de maintenir les unités présentes en alerte.
Lors d'une courte pause, Azel tente de joindre Billy, en vain. Presque synchro, Iroey fait parvenir un message au duo Mando'ade : la créature qu'il combattait venait de lui échapper. Blad fronça les sourcils et soupira, les nerfs de plus en plus à vifs. La mission était déjà un fiasco, et voila que les choses acquises venaient à disparaître. Au moins l'équipe avait récupéré des données importantes, il fallait maintenant s'évertuer à bloquer tous les accès de cet endroit maléfique.
Le tandem de Mandalore poursuivit son avancée dans les dédales sans lumière. La torche de Blad éclairait les pas d'Azel, quand celui-ci s'attarda sur un détail en hauteur. De loin, il aurait cru voir un individu humanoïde faire des signes avec ses bras, perché au plafond. En réalité, il s'agissait d'un misérable droïde décarcassé en deux, dont les jambes bougeaient encore. Décidément, les monstres locaux devaient aimer la ferraille... Le borgne eut un sourire en coin suite à cette petite confusion. C'est vrai : qu'est-ce que ferait franchement un rescapé dans cette position? A part moisir et mourir de faim, pas grand-chose.
Le décor semblait être la même continuité de matériel divers et varié, devenu obsolète dans ce cimetière technologique. Pourtant, au bout d'un énième passage parmi les décombres, Blad vit enfin quelque chose d'intéressant : un amas de cylindres se rejoignant en un point, le tout ressemblant fortement à un générateur ou quelque chose du genre. Pas de doute : l'équipe était arrivée à son objectif.
"Ok, c'est ici que tout se joue."
Ponctua le vétéran de guerre, s'approchant à pas de loup de la dite alimentation. Soudain, il fit volte-face, Azel venait de lui signaler quelque chose, littéralement. Face à l'imprécision de la demoiselle, il se devait d'agir vite pour être prêt au pire. La lampe du guerrier vint se focaliser sur une créature très étrange, à la foie féline et autre chose de mystique. La fourrure noire de la bête absorbait la lumière, mais pas suffisamment pour cacher le manteau déchiré qu'elle portait tant bien que mal. Plus étrange encore ; l'habit souillé serrait le corps de l'animal, comme s'il avait grandit dedans et qu'il ne pouvait plus s'en défaire. D'ailleurs, à bien l'analyser, Blad avait l'impression d'avoir déjà vu ce vêtement quelque part.
Le félin sorti de nulle part déposa un datapad cossu sur le sol, avant le pousser de son museau et de fixer les Mandaloriens à travers ses yeux jaunes. Parallèlement, un message d'Iroey parvint aux oreilles de Blad, signalant que l'armoire d'acier était en route. L'officier pointa alors son arme doucement sur le félin, qui reculait mystérieusement sans bruit, puis il lança à son équipière du moment :
"Je tiens celui-là en joug, au cas où. Jetez donc un œil à ce qu'il vient de nous livrer..."
Le suspens était à son comble. Quelle autre surprise réservait ce complexe au groupe à bout de force? L'héritier de Mandalore espérait qu'il n'y en ai plus aucune, il n'était pas du genre à apprécier les imprévus. -
Post n°49
Auteur : Azel Kyone'eJe sais pas si c’est à force de devoir tâtonner dans la semi-obscurité, mais j’ai comme l’impression de me reporter sur mes autres sens. Bon, l’odorat est peut-être pas encore au point, mais les bruits prennent une dimension peu habituelle. J’hésite. D’un côté, j’me sens fière d’être de nouveau aussi affûtée. C’est vrai, à force d’écluser les arrière-boutiques des cantinas galactiques, je valais guère mieux qu’un Houk aviné. Là, j’ai de nouveau cette sensation d’être prédateur plus que proie. Dommage que la sensation arrive alors que mes batteries sont à plat. Je ne pourrais bientôt plus tenir correctement mes haches, à moins de laisser mes bras sur place avec. De bonnes vieilles crampes me gagnent les jambes, et quelques hématomes pour faire bien sous l'armure.
L’ombre n’approche pas. Le truc me semble remuer dans son coin, pourtant ! Je me tiens campée, prête à lui fondre sur le coin de la figure s’il fait mine de se mettre en route. Mais non. Rien ne se passe… Étrange. Mh. Compte pas sur moi pour relâcher ma garde : même face à un mur j’ai l’impression qu’il pourrait me mordre. Cet endroit vous rend vraiment dingo. Est-ce que c’est cette espèce de gaz qui s’est échappé dans les sous-sols ? Ou peut-être la faim ? Je sais pas ce que je donnerai pour un bon steak de Bantha braisé avec un petit Uj’jayl de derrière les fagots… C’est que je commence à avoir une belle crampe au niveau du carburateur, moi. Se battre contre des monstres le ventre vide, c’est comme piloter un vaisseau avec six bouteilles de rhum corellien dans le cornet : faut pas s’attendre à ce que ça finisse bien !
J’entends la voix d’Iroey qui crachote quelque chose au travers de nos pads, mais je prends pas le temps d’essayer de comprendre : j’ai les yeux braqués sur le truc dans l’ombre. Pas après pas, je m’approche, avec la vague impression d’être un fauve en chasse. La voix du cyborg s’est tue, et d’un coup, le faisceau de la torche de Blad accroche quelque chose au plafond. Mon regard suit.
Un reste de droïde ! Alors c'était ça, ce mouvement dans l'ombre ? Ah, j’ai le rire qui me chatouille la gorge, tout d'un coup. Le truc a quelque chose de vraiment comique, pendu comme ça au plafond ! Bon, ça a au moins la vertu de me dérider un peu : j'allais finir par me prendre au sérieux, moi ! Maintenant, je me demande bien ce qui a pu l'envoyer là-haut, le drôle. M'est d'avis qu'il ne s'y est pas mis tout seul...
Dans le silence alentour, des craquements, des cliquetis. Dans mon dos, les gesticulations grotesques de la machine s’ajoutent aux pas plus discrets de Blad. Ça me rappelle ces ambiances d’holofilms que Dason projetait parfois lors de nos soirées à bord de l’Épine. Il espérait me faire peur avec ces trucs, mais en général, les acteurs étaient tellement mauvais qu’on en riait. Je me demande bien ce qu'il penserait de ma situation actuelle, tiens. Je sais pas si je joue mieux que tout ces acteurs à la petite semaine. La seule différence, c'est que moi j'ai rien demandé.
Je serre les dents. J’avance, encore, toujours. Chaque mètre peut nous rapprocher de notre but, comme nous enfermer dans un cercueil. Perso, j’aurais préféré un feu d’artifice bien classe. On est pas trop du genre à laisser le jambon faisander à la cave, de par chez nous. On préfère les barbecues, c’est plus hygiénique. Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où je me trouve dans ce dédale de couloirs et de bureaux, et je doute que le petit chef sur mes talons soit bien plus avancé. Avec notre chance, notre but se trouve à l'opposé de là où on va... Sans compter qu'avec les joyeusetés qui se baladent en liberté, on ouvre une pochette surprise à chaque angle de mur ! Et en parlant d'angle, voilà qu'on arrive à la fin d'un nouveau couloir. Tiens. Mes oreilles m'indiquent que quelque chose fonctionne dans le coin : un ronronnement régulier. Allez 'tsel, on y va, c'est parti Mon Calamari ! - ouais elle est bien nulle celle-là. Je lève le nez, et je les vois : des conducteurs très haute tension. Large comme ma paume les trucs ! S'il y a une chance que ce qui contrôle la totalité des systèmes se trouve quelque part, les probabilités sont plutôt en faveur du "droit devant" ! Blad a l'air d'accord.
« Ok, c'est ici que tout se joue. » Que je l'entend s'exclamer : le zouave me paraît d'un coup bien plus joyeux. Faut dire que question réjouissance, on est pas trop mal loti. Je renifle discrètement, regarde de droite et de gauche, avant de le suivre. Le rayon de sa torche passe dans la salle sur laquelle débouche le couloir, et je les aperçois.
Les consoles !
J'en crois pas mes mirettes : non, j'ai rien fumé. C'est bel et bien un noyau d'énergie avec un tableau de bord ! Je fais trois pas dans la pièce, avant qu'un truc douche un peu mon enthousiasme.
Attends. C’est trop facile. Je sais pas trop d'où me vient cette idée, mais c'est vraiment, vraiment trop facile.
On a passé une plombe à galoper dans tous les sens, et pile poil quand on cherche une console, on en trouve une ? Hey, je suis peut-être pas une lumière, mais y a des limites aux coïncidences ! Ma main passe sur le tableau de commande. Bizarre, rien ne semble avoir été endommagé : on dirait juste que la source s’est tarie. Les commandes fonctionnent en revanche. Le ronronnement provient de là : avec un peu de chance, on va pouvoir les actionner, ces portes.
« Il faut une source d’énergie externe pour le relancer. »
Le genre de truc pas nécessairement super facile à dégoter. Allez zézel, c'est partie pour une chasse aux piles ! Qu'est-ce qui pourrait être assez puissant dans le coin pour faire repartir une installation pareille ? Je commence à fouiller les environs du regard, tout en passant rapidement en revue ce que j'ai sur moi. C'est à dire : pas grand chose. La batterie de mon pad fera pas autre chose que quelques étincelles, c'est mort. Autour, aucun des ordinateurs ne m'a l'air d'avoir beaucoup de Watt à céder. Blad s'aventure un peu plus loin. Quand tout à coup...
Cling-clang-clong
Dans mon dos, un barouf de tous les Dévarionniens. Ah, cette fois, je suis pas complètement folle ! Y a bien quelque chose de vivant de ce côté ! Sauf si on s’aperçoit que le toit est en train de nous tomber sur la tête. Quelque chose est tombé au sol : on dirait une grille d'aération. Je contourne l’angle, prête à sauter à la gorge de ce qui se trouve de l’autre côté. Un éclat dans le noir : des yeux ! ALORS CETTE FOIS, J'VAIS M'LE FAIRE !
« On bouge plus, là ! Chef, c'est pas un droïde cette fois ! »
Un museau noir, des poils : d’ici, on dirait vaguement un canidé… ou un fauve, j’sais pas trop : Bref, un truc qui mord et qui griffe. Autrement dit, go le mettre dans la case des trucs à trucider ! Tu me diras, on se demande ce qui n’est pas à trucider/démonter/éviter, dans ce trou ! Dingue le nombre d’horreurs que des excités de la seringue peuvent vous mettre entre les pattes sans même le vouloir…
« Encore une bestiole cheloue ! T’ain, ils ont fait un élevage ici ou quoi ?! »
Mon épaule me lance quand je déploie le manche de la hache : j’avais peut-être un peu surestimé l’effet de nos quelques semaines d’entraînement… Moralité, ‘tsel, avant de t’aventurer dans un labo désaffecté, fais donc quelques échauffements tranquilles !
A la faveur d’une raie de lumière sanglante projetée au sol, je devine que la bête à quatre pattes porte un vêtement. Je cligne des yeux. Non, j’ai pas rêvé. Ce machin porte une veste ! Là, il est vraiment temps d’aller se biturer la trogne. Je dois manquer de sommeil, c’est pas possible. La bestiole fait un truc complètement improbable : elle lâche son butin, et d’un coup de nez, le fait glisser vers moi. Mes yeux filent de l’animal vers l’objet, puis de l’objet vers l’animal. Ses yeux luisent dans l’ombre, presque fluorescents. Ils ont cette étincelle d’intelligence qu’on ne trouve que chez les aliens. Gentil, le toutou ? Mouais. J’ai suffisamment bourlingué pour savoir qu’il existe des races tordues, bizarres. En revanche, j’ai jamais croisé une chose comme celle-là, et j’ai pas envie de lui laisser l’occasion d’être plus qu’un simple chat-chien avec une veste sur le poil.
"Je tiens celui-là en joug, au cas où. Jetez donc un œil à ce qu'il vient de nous livrer..."
J’acquiesce lentement d’un coup de menton, sans quitter le visiteur du coin de l’œil. Je l’examine un peu, histoire d’être sûre de pouvoir approcher sans me faire attraper un bras. Je cale le pad sous ma botte, puis le fait glisser, avant de me baisser et de me relever instantanément. Le machin m'a l'air rudement costaud : c'est pas un modèle pour les chiourmes, ça ! Blindage et compagnie. J'admire le travail, quand je me souviens que c'est le contenu dudit machin qu'on m'a demandé d'examiner, et pas les coutures. Le contenu affiché à l'écran ressemble pas mal à ce que l'autre ordi nous avait craché une heure plutôt. Des conversations de mordus des expériences pas nettes. Des messages portant tous sur des trucs ultra techniques que je ne cherche même pas à retenir : un verbiage fumeux dont seul Billy aurait pu se dépêtrer, peut-être.
« On dirait que ça contient d'autres messages, de la même trempe que ceux qu'on a trouvé en haut... C'est quoi cette couleur débile...?! On se fusille les yeux avec ça.»
Sans lâcher l'intrus des yeux, j'essaye d'y regarder d'un peu plus près. Exercice plus difficile qu'on le croit.
Ok. Autant me parler en Haut Galactique. Je me tourne vers la bestiole : s'il y en a un ici qui pourrait nous éclairer, c'est bien lui ! Je doute que l'autre droïde puisse grand chose pour nous. Je le fixe au travers de ma visière, et d'un mouvement du menton, lui précise que c'est bien à lui que je m'adresse.
« Tu sais parler ? »
Parce que ce serait sympa de nous indiquer la sortie. C’est vraiment ce que j’ai envie de lui dire, mais j’ai la présence d’esprit de me souvenir qu’on doit d’abord sceller ce labo. Histoire qu’on retrouve pas des petits monstres partout dans la nature d’ici quelques jours.
« On me la fait pas à moi : je sais reconnaître un type louche quand j’en vois un ! Nous fais pas le numéro du petit animal bêta ! »
Je remarque alors l’écusson sur l’épaule : c’est celui de la CSI. J’ai déjà vu cette veste. Oui, c’est certain : je la connais ! Oh mince.
« Mais... Attends un peu, sac à puces : c’est la veste de Billy, ça !! »
Ah, je crois que je peux crier au génie ! Mais la seule chose qui m’anime, c’est une sourde colère. Pourquoi ? J’sais pas exactement, peut-être le fait de me retrouver coincée ici face à un animal portant une veste ? Ou peut-être que cette veste, c'est celle de mon coéquipier disparu ? Disparu ? Toi... Tu vas pas retourner te coucher tranquille, ce soir : parole d'une Kyone'e.
« Où t’as trouvé ça, punaise ?! Qu’est-ce que t’as fait à la crevette ?! T’as intérêt à me répondre si tu veux pas finir en décoration murale ! ALLEZ !! »
Le tranchant de mon arme se positionne à la verticale de sa tête. Je sais pas duquel du tir de Blad ou de mon coup de hachoir sera le plus rapide si jamais cette chose a bouffé la crevette... -
Post n°50
Auteur : IroeyUne lente avancée. Voici le déroulement des choses actuel, Iroey remontant les archives du laboratoire sur son dos dans une cage d'ascenseur non opérationnel. Le cyborg tire sur les câbles, ses pieds se cramponnant fermement sur les murs en acier, celui-ci se plaignent à chacun de ses pas, sa lourde charge dans son dos ralentissant considérablement l'ascension du sergent, celui-ci regardant vers le haut, son puissant corps lui permettant de faire cet exploit qui serrait simplement impossible pour les autres dans l'équipe de répliquer.
Toutefois, l'être cybernétique s'arrêta soudainement tout près du bord de la porte d'accès ouverte, ses orbites fixant le vide. Ses pensées l'échappent et le monde semble tourner autour de lui. Dans sa tête, la machine à l’impression de sombrer dans le vide, tombant encore et encore. Il regarda son bras droit et y vite un bras humanoïde avec une masse musculaire légère, celui-ci portant une sorte de gants ? Il la regarda alors de plus près, celui-ci ayant un réflexe d'organique de cligner des yeux avec ses orbites, mais après que ses yeux se s'ouvrèrent de nouveau, il vit son bras en alliage tel qu'il le connaît. Cette mission semble être en train de rendre dysfonctionnel ses processeurs ou pire encore. La créature est en train de prendre contrôle de lui ?
Cette simple pensé le poussa avec vigueur à sortir de la cage de l'élévateur, se penchant pour passer avec la civière dans son dos, ayant atteins le niveau où devrais se trouver Azel et Blad. Iro regarda alors la carte dans son HUD et tenta de localiser les datapads de ses alliés, deux étant tout près et un beaucoup plus loin dans les installations. Sûrement Billy si ont se fit à la logique que les mandalorien son en équipe et que son acolyte à lui à prit le large en voyant la bête plus tôt. L'officier se mit alors à réfléchir tout en reprenant sa marche à une manière efficace de le retrouver et le sortir de se pétrin sain et sauf ou dans le pire des cas, ramené son corps à ça famille s'il en a. Zigg ne connais pas vraiment la recrue vue l'étendu vague de son fichier, mais une chose est sur. Les organiques ont pour tradition de faire des cérémonies pour honorer leurs morts et se rappeler. Étrangement malgré sa frustration que le jeune homme l'ait laissé seul face à l'adversité, le géant de fer n’éprouve aucune animosité à son égare. Plus surprenant encore, celui-ci espère pouvoir le sortir de ce merdier sain et sauf comme chaque survivant trouvé s'il en a.
Accélérant le pas, le confédéré entendit des échos dans les profondeurs des corridors. Une agitation qui se déroule dans l'ombre ? Son blaster étant totalement inefficace contre le Minotaure qui hante ses lieux, l’officier supérieur décida de se faire plus discret malgré sa lourde charge dans son dos, écoutant et analysant la carte. Il se rapproche du commandant Unforgiven et sa congénère. Ce fut après quelques pas de plus qu'un bruit assez lourd se fit entendre comme si quelque chose venait de tomber lourdement au loin. Iro continua sa marche en faisant plus attention à ses pas avec sa lourde charge, s'approchant discrètement pour passer sa tête dans le coin d'un corridor une fois assez près après quelque minutes de marche. Dans les ténèbres il vit les deux mandalorien prenant en cible une créature aux poils noir quadrupède qui est dos à lui. Pour ne pas recevoir de tire sur lui vu la tension dans l'aire, le prototype attendis. Sur le coup, Iro fut prêt à bondir, mais se ravisa, regardant la pénombre devant lui et réfléchie. Avec la distance et l’écho il ne peu vraiment distinguer se que raconte ceux-ci donc il décida de sortir de sa cachette.
L'archétype sortit finalement du noir absolut, celui-ci marchant lourdement pour se faire bien entendre et dit :
-Intéressent... Laissez-moi voir...
Il se fit éclairer par le commandant Demeci, le révélant avec son colis à son dos. Iroey se pencha alors et s’approcha le plus près possible de la bête qui semble très méfiante. Étonnamment, ce spécimen ne lui est pas inconnu, mais pourquoi ? C'est bien la première fois qu'il en voit un de ses yeux vivant non ? Bref, le séparatiste endurci le regarda en détail, reconnaissant une veste d'origine confédérée. Son cerveau se mit alors à réfléchir rapidement. Il regarda encore plus en détail la bête avec sa vision nocturne, remarquant que la veste a déchiré comme si quelque chose à l’intérieur de celle-ci avait changé. Étrange... Vraiment étrange... Ses calculs mentaux n'arrivèrent alors qu'à une conclusion possible.
-Cela va sembler étrange... Mais je crois que ce fauve est Billy...
Sentant la consternation dans le regard de ses partenaires, il s'expliqua alors davantage.
-Je m'explique... Quand la bête nous est apparue, il s'est sauvé dans le noir avec aucun équipement pour le guider... Ma théorie, improbable soit-elle est que notre ami soi tombé dans le noir sur quelque chose qui l'est transformé... Car vous voyer... La veste de est déchiré de l'intérieur... Comme si lors de sa transformation, la veste s’est déchirée autour de lui, devenant trop petite... ... C'est étrange, mais il y a 15% de chance que cela soi possible vu les tonnes de projets effectués ici dans ses laboratoires... Surtout après se que j'ai rencontrer ici... Cette théorie improbable ne me surprendrait pas le moins du monde... … Vous permettez...?
Dit-il alors en prenant doucement le datapad étrange des mains de la femelle, celui-ci le regardant sans être accommodé par la lumière de l'écran. Il le feuilleta brièvement, regardant le seul message accessible avant de fermer l’appareil pour économiser ses batteries. Pour le mettre en sécurité, Iroey le rangea dans un socle à sa taille regardant les consoles rapidement. Apparemment le noyau a besoin d'une source d'énergie externe pour pouvoir redémarrer. Le robot se mit à faire le tour de la pièce alors que la créature est tenue au garde-à-vous par les deux guerriers, celui-ci voyant alors un petit écran encore allumé avec écris dessus se qui semblent être l’alimentation des portes anti-propagation... Voilà la solution ! Toutefois son explication concernant la créature ne semblent pas vraiment plaire aux autres...