Opération Chatbite
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Post n°9
Auteur : Stella LukosStella commençait à trouver le temps long. Elle se surprit même à espérer qu'un évènement extérieur mette fin à la réunion de Boomer. Mais quand enfin elle put s'éloigner vers les vaisseaux de Gelmir, la jeune Zabrak fut exaucée au delà de ses espérances : les Séparatistes prenaient Cathar d'assaut !
Ok, la prochaine fois je tourne 7 fois mon cerveau dans ma tête avant de prier... se promit elle
L'apprentie Sith avait une vague impression de déjà vu... C'était en effet la 2e fois en moins d'une semaine que la CSI venait jouer les troubles fêtes. Et cette fois, Stella sentis qu'elle ne s'en tirerait pas par une pirouette. Elle revivait les descentes des autorités au QG de son gang. Aussi quand les Séparatistes commencèrent à se poster sur le sol catharese et quand Gelmir se fit embarquer par les hommes de Boomer, la jeune Zabrak eut le vieux réflexe de se préparer mentalement à jouer les petites filles innocentes. Mais avant que ne surviennent ses premières larmes de Trandoshan, elle entendit Boomer signaler la reddition de l'Empire dans son comlink.
Stella fut quelques peut décontenancée par le manque de panache du Général mais finit par admettre que sa décision était bien plus sage que toutes celles qu'avaient pu prendre Kovarn depuis qu'elle avait rejoint les rangs Impériaux. Le clone commençait à monter dans son estime... D'ailleurs, les Séparatistes semblaient ouverts à la négociation grâce à son intervention. Ils conviaient même les Sith à participer ! Cependant, au lieu de se réjouir de la tournure des évènements, la jeune Zabrak ne put s'empêcher de penser :
* Génial, on avorte une réunion que pour mieux en commencer une autre !*
Après la période "Bastion", la jeune Zabrak était bien trop remontée contre la CSI pour pouvoir leur adresser la parole sans être grossière.Mais dans ce cas, qui parlerait au nom des Sith ? Certainement pas Gelmir, il était peut être de mèche avec les Séparatistes. Les yeux jaunes de la jeune Zabrak tombèrent sur son comlink qui crachotait. La CSi brouillait les communications... mais cela lui donna une idée : elle pourrait faire appel à Necrus ! Lui au moins il avait des projets pour les Sith, et d'après ce qu'elle en avait entendu lors de la réunion, il était doté d'un sens de la diplomatie bien supérieur au sien.
Résolue, l'apprentie Sith sortit enfin du vaisseau de Gelmir où elle s'était cachée et rejoignit les lignes impériales devant le haut parleur de la CSI. Deux soldats séparatistes lui barrèrent le passage.
- Laissez moi passer ! glapit elle, Je viens établir la communication avec les Sith !
Surpris, les soldats eurent un moment d'hésitation. Stella en profita pour se faufiler entre eux. Arrivée à la limite décrite par les lignes impériales, elle s'éclaircit la gorge et déclara d'une voix plus grave qu'à l'ordinaire :
- Le porte parole des Sith n'est pas présent sur Cathar. Mais il peut prendre part aux négociations via hologramme si vous ouvrer la communication à ces coordonnées.
Stella montra la série de chiffres qui s'affichaient sur son comlink au soldat séparatiste qui se trouvait le plus proche d'elle. Cela devrait être largement suffisant pour parlementer.
- Si vous le permettez bien sur. Ajouta l'apprenti Sith en détournant le regard comme si elle avait dit des grossièretés. -
Post n°10
Auteur : Asmodé Bah'arisLa navette Neimoidienne descendait lentement vers Cathar. Asmodée regardait la planète à travers la vitre du cockpit. Elle avait quitter la planète impériale quelques semaine au par-avant. À l'époque elle n'avait sûrement pas imaginé y revenir sous la bannière libératrice de la CSI.
Suite à l'annonce de Brouzouf elle c'était imaginé un bain de sang à la Taris, mais les impériaux étaient plus raisonnable que le Cerberus. Ils c'étaient rendu sans faire couler le sang, maintenant son travail commençait. Elle pourrait enfin œuvrer pour la justice et le peuple, sa mission consistait à établir les dégât causer par le régime Kovarn sur les habitants.
D'un œil rapide elle parcouru ses camarades : une troupe hétéroclite de soldats, cameramen, ingé-son et d'autre agent d’enquête comme elle.
Toute fois certaine habitude on la tête dure, et elle se surprit à astiquer ses armes, à l'annonce de l'atterrissage un des cameraman lui fit signe de ranger tout ça en vitesse « pour l'image ». Puis il lança la vidéo :
« Mademoiselle Bah'aris, après avoir œuvrer pour les chasseurs de prime vous voilà membre à part entière de la CSI, qu'elle est votre ressenti ?
- Les CDPs sont des vendus, ils n'ont aucune valeurs. Sur Taris par exemple, ils nous on envoyé soutenir l'empire, on devait aider ses enflures à mettre un gouvernement impérial en place ! Mon équipe à vendu ces raclures à la CSI quand elle a débarquée. Aujourd'hui si je suis là c'est pour le peuple Cathari, pour réparer ce que l'empire à fait. »
BIP-BIP-BIP
-Mesdames, messieurs, accrochez vous, nous allons atterrir sur le sol de Cathar./
L'engin trembla dans un crissement de métal et s’immobilisa sur le sol dans un nuage de poussière. La twi'lek sauta sur ses pieds, son nouvelle uniforme au couleurs de la CSI lui allait bien au teint. Une fois les pieds sur la terre ferme, les équipes furent répartie. Asmodé accompagné de deux magnagardes, d'une escouade de trooper et d'une équipe de tournage partie en direction d'une de ces fameuse cité arbre. Ils avançait en colone, les droïdes devant – au cas où – puis l'équipe de tournage et Asmodé entouré par l'escouade. Elle avait donné ses ordres, en cas d'accrochage les troopers devaient se concentré sur l'élimination méthodique et la capture des insurgés, elle se défendrait seul. L'équipe de tournage quant à elle ne devait jamais arrêter de tourner. Il était primordiale que le monde vois que la CSI n'était pas un agresseur mais un libérateur.
Plus l'arbre géant approchait, plus une sensation de malaise l'envahissait. La cité semblait déserte. La troupe fit une courte halte le temps de faire survoler la ville par des vautours. Les scans thermiques indiquaient un grand nombre de vies humanoïdes, mais toutes semblaient cantonnées à l'intérieur de leurs maisons.
Deux cas de figure étaient possible, soit les chatons avaient peur de se prendre une douche de plasma et étaient planqués dans leur boite. Ce qui en soit n'était pas un problème, il suffirait de tapé au clapier en leur tendant du paté. Soit ils étaient embusqués prêts à en découdre. Ce qui, compte tenue du terrain poserait certain problème, il ne fallait pas mettre feu à la ville entière.
Elle fit par de ses craintes au dirigeant de l'unité militaire, celui-ci se contenta de lui répondre :
- On leur apporte la paix et la liberté, s'ils ne veulent pas, ils auront la paix éternelle.
Elle haussa les épaules et la troupe se remit en marche... -
Post n°11
Auteur : BoomerUne marche libère toujours l'esprit de l'infâme quotidien.
Mais une marche pour la soumission n'a jamais été bénéfique.
Ces pas le conduisent jusqu'à la zone de rassemblement, les coordonnées envoyées à la Confédération des Systèmes Indépendants, quelques secondes plus tôt. Les milliers de soldats des Vestiges se rassemblent, intrigués par les ordres reçus mais aussi anxieux. L'Empire prône des valeurs silencieuses, comme la soumission d'autrui et bien sûr le sacrifice. N'importe quel combat exige que les unités de l'Empire soient prêtes au sacrifice, même s'il s'agit d'une défaite numéraire, obligatoire, logique. Boomer sait que s'il avait réclamé l'ordre de combattre, ils l'auraient fait, sans une once d'hésitation. Tous ces soldats seraient morts avec honneur pour défendre l'idéal impérial et prouver à la Galaxie que ces idées, ces hommes et ces femmes sont prêts à tout pour faire vivre jusqu'au dernier souffle, cet Empire. Telle est la loi de la Galaxie, dévorer les faibles lorsque la puissance le permet, se soumettre lorsque l'enfer est à votre porte. Malheureusement, l'heure n'est pas au sacrifice inutile, l'Empire n'est plus, les Vestiges sont. Nul ne peut être coupable de protéger les siens, lorsqu'il est question d'une extermination.
En levant les yeux au ciel, le Général Impérial contemple les chasseurs droïdes en formation. Ils sont là, à grouiller dans les cieux comme pour imposer la suprématie confédérée. Qu'il en soit ainsi, on ne peut pas blâmer l'ennemi de vouloir faire forte impression sur la population et les militaires en déployant des machines plus qu'il en est nécessaire. Le clone après une réflexion intense, lui ayant fait perdre le kilomètre de sa propre marche, se réveil à l'endroit précis. Des hommes affluent dans sa direction en cherchant réponse, ils sont rapidement calmés par les officiers supérieurs et mis en ligne. Les unités militaires se déploient en formation serrée, comme pour une parade, en plusieurs groupes compactés. Les membres de l'équipage de l'Impérialisme sont rassemblés, à titre d'exemple, en fonction de leurs grades. Les soldats embarqués en derniers, les officiers du pont en avant et bien sûr, l'Amiral Clancy en tête.
Les machines confédérées se rassemblent elles aussi.
Une unité de combat s'adresse à l'ensemble de l'armée, le Général Boomer bombe le torse et s'avance d'un pas tout à fait assuré. C'est lui qui décidera du sort impérial...Avant qu'une voix féminine ne résonne, une Sith hurlant telle une enfant pour assurer l'avenir des siens. Ces Sith ne sont décidément pas à leurs places. Le clone s'avance vers la table sur répulseur, laissant derrière lui l'ancien Génral Gelmir, seul avec ses hommes et se présente.
-Je suis le Général Impérial Boomer,
Je vais représenter l'Empire à la table des négociations. -
Post n°12
Auteur : Super PNJInstallé dans un transport qui l’amenait sur la terre ferme, le Colonel Brouzouf restait les yeux rivés sur les moniteurs placés devant lui. Les renseignements qui défilaient sur ces écrans le laissaient pantois : le DCRS venait de confirmer l’information selon laquelle le meurtrier de Mr Chabite et Mr Burnett avait été localisé.
Le Kreevaki laissa pousser un mugissement de tristesse. A ce qu’il lisait l’individu s’était présenté de lui-même aux autorités Confédérés pour négocier la venue d’émissaires Siths. Il avait été aisé de faire un rapprochement entre ce dernier et les enregistrements vidéo de l’ambassade. Une fois de plus, les Séparatistes peinait à comprendre la logique qui animait les Siths puisque l’assassin de l’ambassadeur se présentait à visage découvert devant leurs propres troupes. La mémoire des Impériaux était-elle à ce point courte pour en oublier jusqu’à la raison même de la venue des Confédérés ?! Car si l’Empire avait oublié à qui incombait la faute de cette intervention militaire, les Séparatistes escomptaient bien faire payer le prix à leur ennemi.
Alors que le Colonel s’en allait à une réflexion philosophique sur le sujet, un de ces seconds le tira brusquement de ses rêveries. On venait de lui faire un rapport des plus intéressant.
« - Commandant, on me confirme la présence du Général Gelmir ! »
Après la perte de trois autre droïde B1, tous ayant eu les circuits grillés après avoir aperçu Gelmir, les Confédérés durent arriver à la conclusion que : soit les Impériaux détenaient une arme secrète, soit que le Général Gelmir était effectivement sur Cathar. On pencha rapidement pour la seconde hypothèse ...
Les yeux de l’officier brillèrent un court instant. L’admiration qu’éprouvait Brouzouf à l’encontre de son ancien dirigeant était sans faille. Le Zabrack était un de ces grands hommes de l’histoire dont le corps et l’esprit avaient fusionné en une incarnation parfaite l’être martial. L’officier se souvenait nostalgiquement d’une époque depuis longtemps révolue.
Le battement de son cœur le ramenait au tonnerre des canons et les sifflements de la carlingue du vaisseau réveillait en lui le crissement strident des mortiers … Son corps tout entier se commémorait les jours glorieux de la Confédération : la Bataille de Coruscant, Brackus, Gelmir … tout autant de souvenir d’une carrière militaire au cœur de l’enfer. Mais dans ces fournaises les cœurs étaient hardis et l’on se battait avec bravoure car dans les deux camps on se battait pour des idéaux !
Car fût un temps où les Républicains et les Impériaux avaient étés un réel ennemi que l’on craignait tout autant qu’on le respectait. De nos jours les conflits avaient changés et l’ennemi n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été. De la peur et du respect il ne restait ni l’un ni l’autre quand on pensait aux Siths et aux Impériaux … Le Colonel se rappelait ces jours glorieux ou il avait combattu auprès de celui qu’il nommait avec respect « son Général ». Et bien que le Zabrack ait quitté les Séparatistes, le Kreevaki gardait un profond respect pour cet homme qui avait tant donné à la Confédération. Surpris de le savoir sur cette planète en compagnie de ces félons d’Impériaux, l’officier consulta les données recueillies sur son moniteur en quête de réponse. Pour l’heure on en savait pas plus et le Séparatiste esquissa une grimace qui trahissait sa tristesse de voir un pareil homme en telle compagnie.
« - Sa présence me surprend, je veux en savoir plus ... Faites le venir à la table des négociations avec tout le respect qui lui est dût. Il sera présent en tant que mon invité personnel. »
Son subordonné hocha la tête et transmit la directive. Le transport de Brouzouf était en train de se poser au sol lorsqu’un droïde B2 vint querir l’ancien Général, en prenant soin de lui demander lui aussi de déposer ses armes. Le DCRS restait sceptique quant à l’identité réelle du personnage. Après tout personne ne connaissait le visage de ce dernier, ni même sa race. L’affaire aurait pu titiller la curiosité du public mais à dire vrai cet anonymat était une chose commune : les plus hauts dirigeants Confédérés avaient toujours eut le don pour préserver leur anonymat. En effet, personne ne connaissait le visage de Gelmir, tout comme personne ne connaissait celui de Mufus. Il en était quasiment tout autant pour les membres du Consulat, où très peu de personne avaient vus en personne ceux qui tiraient les manettes au sein de la Confédération.
En ce jour rien ne changerait car aucun membre du Consulat ne prenait physiquement part à genre d’opérations militaires. Les couards préféraient s’assurer de leur sécurité et de déléguer ces tâches aux rejetons de l’administration Séparatiste. Mais même dans ce cas-là, la venue de Brouzouf en personne à la table des négociations était un évènement très rare. En venant sur place il se mettait en danger et c’était là un état de zèle que l’on ne connaissait que chez les officiers de l’ancienne école …Pour l’heure il n’y avait que la délégation Impériale à s’être présentée à la tablée. Comme il l’avait été indiqué dans les renseignements de campagne, une Sith était venue à la rencontre des droïdes Séparatistes et s’essayait de négocier l’ouverture d’un canal de communication avec un de ses responsables. La coalition en déduisait que les Siths n’étaient pas tous sur Cathar. C’était là un mauvais point dans leur approche ... L’ouverture d’une communication avec ces sensitifs était toutefois inenvisageable, l’objectif de couper les communications de l’adversaire était bien de paralyser l’ennemi et non pas de lui permettre d’informer ses camarades repliés sur d’autres positions.
Ce canal de communication pouvait toutefois servir à tendre un piège aux Siths afin de les amener de forces sur la table des négociations. Mais une telle affaire obligeait les Séparatistes à bien manœuvrer car le moindre échec était synonyme d’un risque de voir les sensitifs s’enfuir ... Pour l’heure on demanda à Stella de patienter. On l’invitât alors à venir s’asseoir à la table au niveau de l’espace allouée aux représentants de l’ordre Sith.
Brouzouf apparut enfin entre ses soldats. Il était escorté d’une garde personnelle composée de quatre Trandoshan, équipés de boucliers énergétiques Gungan et de fusils laser lourds. De part et d’autre de cette formation défensive évoluait une dizaine de Géonosiens, farouchement bardés de fusils soniques. La C.S.I avaient su mettre à profit le matériel exotique des races non humaines. Les fusils soniques étaient des armes hautement mortelles qui avaient l’avantage de ne pas pouvoir être arrêté par les sabres laser. Quant aux boucliers Gungan, ils provenaient d’achats au marché noir avec quelques tribus désireuses d’arrondir leurs fins de mois difficiles. Avec une telle défense, le Colonel diminuait les risques d’attentats à l’encontre de sa personne mais rien n’était immuable.
Le Kreevaki restait malheureusement à la merci d’un tir bien placé, de l’utilisation de la force ou bien encore d’une explosion. Sa présence sur place était un caprice qui ne plaisait pas vraiment à ses supérieurs mais c’était là sa façon de procéder. Car si ce n’était pas du genre de la C.S.I que de s’exposer ainsi, Brouzouf n’était quant à lui pas du genre à rester derrière une caméra ! C’était un officier qui se tenait au côté de ses hommes et qui savait se mettre au niveau de l’adversaire quand il était vaincu.
Il salua militairement Boomer, puis Gelmir. L’ancien Général Confédéré hocha la tête tandis que le clone n’y réagit en aucune manière. Le Kreevaki fût profondément outré par l’attitude de l’Impérial, car même à l’encontre des Impériaux capturés, la hiérarchie et les codes militaires avaient toujours étés respectés dans les deux factions. Quand il vint leur serrer la main, Boomer ne réagit pas d’avantage. Au moins la chose était claire : l’homme n’était pas venue dans l’optique d’une discussion de gentilhomme basée sur la courtoisie. Il était là car on l’avait contraint. Gelmir quant à lui était plus polit. Après tout c’était normal puisqu’il avait la classe Séparatiste qui coulait dans ses veines !
Les sinistres yeux du Kreevaki observèrent un moment la tablée avec soulagement. Pour l’heure on avait évité une effusion de sang inutile et il se demandait objectivement comment tout cela allait finir … L’imposant mollusque avait l’espoir que son nom puisse être synonyme non pas d’un énième pogrom, mais bel et bien de l’avènement d’une nouvelle ère. Mais une telle époque ne pourrait voir le jour qu’après la destruction définitive des vestiges d’un passé décadent. Tout en serrant la main de son ancien dirigeant, Brouzouf pensait à ce fief Impérial sur lequel flottait les funestes étendards de Dark Kovarn. Tout ceci prenait fin avec lui car il était ici pour en éradiquer ces dernières traces de diaprée qui sévissaient encore sur Cathar …
Pour sûr on se souviendrait de lui ! Quoi qu’il arrive par la suite Brouzouf était l’officier qui avait défait le Général Valiant et sa garde d’élite sur Korriban et maintenant il écrasait l’Empire ! Etant un militaire de sang-froid qui avait démontré une maîtrise de soi à la limite de l’acceptable, il se força d’ignorer le mépris apparent du Général Boomer. Mais ses sentiments le trahirent lorsqu’il lâcha la main du Général : il lui adressa alors sa plus profonde tristesse. Le timbre de sa voix ne pouvait que souligner la sincérité avec laquelle il avait prononcé ces quelques mots à l’égard de ce mentor.
« - J’aurais aimé vous dire que votre présence m’emplissait de joie mon Général, mais à dire vrai cette affaire m’attriste ... Je suis surpris de vous voir en pareille compagnie ... Ignorez-vous ce que ces gens ont fait à notre peuple … ? »
Le Colonel lâcha la grappe de l’ancien leader pour enfin venir prendre place à la tablée. Il y avait tout un tas de personnes qui se pressaient derrière Brouzouf, des diplomates mais aussi des agents du DSP et du DCRS. Les deux entités n’avaient fait que prendre de l’importance dans la C.S.I depuis le départ de l’ancien Général. DSP et DCRS se tiraient depuis tout temps a boulet rouge dans les pattes mais depuis ces derniers temps les acteurs des deux services avaient étés obligés de travailler ensemble. Depuis il était devenu difficile de dissocier les deux services tant la synergie dans leur travail était importante. Certains de ces gens-là vinrent s’entretenir avec des responsables de Kashyyyk. Car ce n’était pas la C.S.I seule qui avait attaquée aujourd’hui mais une coalition. Le représentant de la planète alliée venait lui aussi prendre place à la table des négociations. Derrière chaque représentant se trouvaient les membres des délégations.
On comptait déjà la délégation Séparatiste, de Kashyyyk, et l’Impériale. Il manquait encore celle des Siths mais on avait assis par la contrainte Stella à un siège au point que la situation paraissait assez stupide. Une gamine en un tel endroit rendait toute la tablée des plus cocasses. Des magna garde se tenaient de part et d’autre du siège de Stella. C’était une attention toute particulière qui n’avait été prise que pour sa personne, un égard bien particulier qui prendrait tout son sens dans les temps à venir ... Dans tous les cas les discussions pouvaient enfin commencer. Ce fût Brouzouf qui ouvrit la discussion, il était important de faire part de certaines modalités à celui qui semblait être le détenteur de l’autorité Impériale.
« - Général Boomer, je vous invite à parler sans retenue. Je ne suis pas venu ici pour enculer des mouches. Évitons donc de nous entourer de tout ce qui est superflu et venons-en aux faits. »
Sans réponse de la part du clone, l’officier Séparatiste interpréta le silence de l’impérial comme une acceptation. Visiblement Boomer était remonté, sans doute autant envers les Séparatiste que contre ses propres congénères. La C.S.I pouvait concevoir que l’Impérial soit tendu à l’idée qu’on eut braqué sur lui de quoi envoyer tout ce petit empire sur orbite.
« -Savez-vous ce qui m’en coute que de m’asseoir à cette table ? Les tentacules du mastodonte se serrèrent de colère. La haine qui vous anime n’est rien comparée à celle qui dévore mon cœur. La Confédération a été insultée et blessée par l’Empire, Dark Kovarn et les Siths. Le yeux du Kreevaki se braquèrent sur Stella et il s’adressa à cette jeune fille pour la première et dernière fois : Vous avez tués les nôtres alors même qu’ils étaient sans défenses et que nous n’avions rien à foutre de votre pathétique organisation ... Une violence toute aussi gratuite qu’inutile … »
L’instant d’après le Kreevaki activa un holoprojecteur installé au sein même de la table. La vidéo présentée montrait Stella exécutant froidement Mr Chatbite et Mr Chriss Burnett. C’était un passage de l’enregistrement vidéo de l’attaque de l’ambassade Séparatiste sur Bastion. Les magna garde invitèrent la jeune Sith à ne pas bouger, on avait de quoi l’envoyer elle aussi sur orbite si elle bougeait ne serait-ce qu’un petit doigt. L’imposant personnage coupa l’hologramme et leva les yeux au ciel.
« - Cette tentative d’annexion de Bastion et d’attaque de la Confédération était à chier … Kovarn avait les yeux plus gros que le ventre. A quoi pensait votre état-major quand il a essayé de prendre une planète alors que vous n’êtes même pas capable de tenir un planétoïde comme Cathar ... Autant stratégiquement, tactiquement que politiquement, cette attaque était stupide et mal organisée … C’est à croire que vos chefs voulaient que nous intervenions …
Aujourd’hui nous sommes ici en tant qu’ennemi mais nous partageons aussi un ennemi commun : ces bourrins sans cervelle qui vous servaient de chef et qui ont détruit l’essence même de votre faction. La tête du Colonel se tourna doucement en direction de Stella et il la désigna avec dédain. Cette Sith était une de ces personnes-là. Il détourna rapidement son regard de la jeune fille, comme si son propre vu lui donnait la nausée. Ses propos s’adressaient encore à Boomer. Si vous avez une personne à blâmer pour notre intervention, ce n’est pas la C.S.I : ce sont les abrutis qui ont régit cet Empire … En ce jour nous pourrions larguer un pogrom sur Cathar, nous pourrions nous venger et enfin apporter justice … »
Le Kreevaki posa un blaster sur la table. L’ambiance n’en fut que plus pesante.
« - Mais je ne me rabaisserais pas au niveau de vos compatriotes ... Je venu ici avec une mission : celle de mettre un terme définitif à la menace Impériale et de pacifier cette région. J’ai en mon pouvoir une puissance capable de vitrifier cette planète en une simple pression de tentacule, et pourtant je n’en ai pas donné l’ordre. Pourquoi ?! Parce que pour la première fois de ma vie, mon instinct me dit que l’Impérial qui est en face de moi est peut-être moins con que ces congénères. Vous avez fait ce qu’aucun autre Impérial n’avait fait jusqu’à présent : réagir de manière proportionnée.
L’éradication définitive de l’Empire et ses sbires n’est qu’une des possibilités que j’entrevois. Je peux aussi vous laisser vivre, je peux même vous aider ; mais cela ne dépend que de vous … Car avant d’entamer toute discussion je tiens à vous rappeler que vous avez versé notre sang. Vous savez que nous ne lâcherons jamais prise tant que les criminels n’auront pas payé … »
Brouzouf se saisit du blaster et y inséra une cartouche de gaz. C’était un modèle sportif qui ne permettait qu’un tir par cartouche. En d’autre terme l’arme ainsi chargée ne disposait que d’un seul coup. Le mollusque arma le pistolet, le son métallique de la culasse résonna autour de la tablée qui était maintenant animée d’un silence quasi religieux.
« - Vous êtes un militaire mais vous êtes à présent un leader. Vous avez dû faire des choix tout au long de votre carrière : vous avez choisi entre les Renégats et l’Empire Démocrate, puis entre les Rebelles et l’Empire Sith et enfin entre la République et l’Empire Sith ... A présent, je vous demande de faire de nouveau un choix : miserez-vous sur le futur ou bien la destruction ? L’Empire ou bien l’Empire Sith ? Le Kreevaki regarda Stella un court instant, puis Boomer et le blaster sur la table. Il acquiesça de la tête, confirmant ce que le clone savait déjà et fît glisser le pistolet jusqu’au clone. Faites votre choix Général. »
Brouzouf resta dès lors silencieux. Il voulait voir jusqu’où pouvait aller ce Général inconnu. Etait-il un énième pion des Siths ou un Impérial de sang pur ?! A cette question le blaster apporterait la réponse. Pour la C.S.I, la rupture avec l’existant ne pouvait se concrétiser que dans la violence. Après tout la violence était l’essence même de la révolution. D’une manière ou d’une autre les canons allaient parler.
Boomer avait les cartes en mains. Etant donné ses réflexes il était clair qu’il lui était possible de tuer une personne à cette table. Il pouvait très bien tirer sur Brouzouf, ou bien sur Stella, voire même se tirer une balle s’il ne se sentait pas le cran de prendre une décision ! Le Général Impérial pouvait aussi essayer de dégommer Gelmir qui pouvait avoir été un espion ?! En d’autre terme Boomer avait une arme chargée et il convenait qu’il choisisse l’usage qu’il en ferait. C’était un choix qu’il devait prendre seul et qui clôturerait le sort des centaines de milliers d’individus qu’il commandait. Des milliers de droïdes tenaient en joug des Impériaux désarmés dont le seul salut ne pouvait venir que de Boomer lui-même. Etait-il un pion des Siths ou bien un représentant Impérial qui assumait pleinement sa nouvelle fonction ? Il lui suffisait de choisir et de bien réfléchir sur qui loger une cartouche.
Spoiler : Spoiler
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Post n°13
Auteur : Darth MalraasLe Général Boomer tient ses positions. Sa politique tout aussi ferme que celle du Général Valiant en son temps, est tout à fait remarquable. Il serait même assez intéressant d'apposer le symbole de la Confédération sur son front, il est certain que ce clone au facteur H dispose de tous les talents nécessaires pour faire un excellent dirigeant militaire. Il est cependant tout à fait dommage de voir un tel individu à la tête d'un gouvernement flétri par les années et complètement obsolète aujourd'hui. Le Zabrak sourit sous son heaume de fer en imaginant voir le clone s'offusquer d'un bombardement planétaire à grande échelle, il aurait d'ailleurs été lui même satisfait de se salir les mains en le faisant. Mais l'ancien Général tient lui aussi ses positions. Sa propre politique n'intervient plus à l'échelle d'un gouvernement, son titre autoproclamé Seigneur de Guerre doit s’embellir et devenir réel aux yeux de tous. Les gouvernements, les criminels, les civils entendront parler de lui, il doit être une force de frappe menaçante, un individu craint. L'incarnation du pouvoir, de la domination et de l'exécution. Pour le moment l'Empire se doit d'être une entité à sa disposition car liée à l'Ordre Sith, le fait de devoir traiter avec le Général Boomer est une obligation par intérêt. Un accord plus ou moins stable pour parvenir au titre de Seigneur Sith, alors toutes ces années au service d'une cause floue mais prenant source dans le tréfon de son âme baignée dans l'obscurité, n'auront pas été inutiles.
Pour l'heure la réflexion n'est pas de mise, les pensées sont tournées vers le présent, la réalité du moment. Gelmir sait que si la planète est vitrifiée, il ne sera pas dans les fosses à reposer, les entrailles à l'air entre toutes ces fidèles impériaux, il sera lui, ailleurs en train de réfléchir à d'autres opportunités. Telle est la volonté qui l'anime. Une unité droïde de modèle B2 vient à sa rencontre et lui annonce qu'il est attendu à la table des négociations. Tiens donc ? L'étonnement est de courte durée, le Zabrak comprend que le fait d'être ici peut avoir un impact sur les deux forces en présence, un ancien Général Séparatiste aux côtés d'anciens impériaux... Tout ceci est l’œuvre d'une volonté liée à la Force. Résonnement très Jedi, résonnement très humain : Le destin.
Lorsqu'on lui demande de retirer ses armes, le Général confie son unique blaster de poing et un sabre laser tout à fait banal. Il aurait été logique de déposer les gantelets munis tous les deux, d'un lance flamme intégré et de vibrolames, mais la logique ne s'applique pas. Une armure se doit d'être complète, sans tous ces éléments et avec sa chair mise à nue, le Zabrak se sent trop nu, un peu trop mortel et les individus en face de lui pourraient le voir comme, banal, basique et finalement tout comme lui, mortel. L'image même de Gelmir n'est pas son visage, mais son casque, le heaume de fer est le visage, l'armure sa peau. Que cela reste ainsi et puis, le droïde B2 ne dispose peut-être pas assez de subtilité pour découvrir les gadgets.
Une fois à la table de négociation, le Zabrak ressent la frustration du Général Boomer et une colère bouillonnante. Il y salue un Colonel séparatiste avec respect et courtoisie, en somme dans le silence avant de répondre à la question de son interlocuteur par une phrase courte.
-Je ne suis pas aux côtés des Impériaux, le hasard fait véritablement bien les choses.
Malheureusement je ne suis pas au courant des faits, j'ai été bien trop absent du devant de la Galaxie pour comprendre le phénomène actuel. Mais ma curiosité est piquée au vif, j'ai hâte de savourer les instants qui suivront...
Gelmir se met à la table des négociations, croise les bras et se tient le plus immobile possible. -
Post n°14
Auteur : Lord Necrus
Dark Jorus , dernier grand seigneur sith
Des réunions. En ce moment il n'y a que ça, des réunions. Quand Boomer à lancé la sienne Jorus était encore dans la cellule de crise avec les décidants de l'empire et de Cathar, d'ailleurs le Général n'a pas vraiment attendu les dirigeants pour commencer. C'est pour cela que le seigneur sith avait demandé à Necrus d'y participer à sa place. Les idées que l’apprenti sith avait exprimé étaient exactement celles que Jorus avait en tête. Il n'avait pas choisit ce jeune homme pour rien, il voyait en lui un grand potentiel.
Quoiqu'il en soit le vieux sith était encore en réunion quand la CSI commença son invasion de la planète. Les messages de demande de reddition passait dans tout les comlink et le premier à y répondre fut le général Boomer. Le soldat fraichement auto proclamé chef de l'empire à annoncé que la planète se rendait. Logique selon Jorus , quand on a une tel puissance en face on essaye pas de jouer les fanjio, on fait un maximum pour minimiser les dégâts et on se tait.
Calmement Jorus et les autres membres de la cellule de crise firent ce qu'on leur demandèrent en allant se regrouper aux coordonnés qui avait été communiqués. Marchant sans se presser le seigneur noir cogita, essayant de trouver des solutions pour que la CSI relâche les siths afin qu'ils puissent comme prévu s'expatrier sur Dromoud Kaas. Mais ça n'allait pas être simple, Kovarn avant de disparaitre n'eut pas vraiment des idées de génies et fut de grosses erreurs surtout avec les novices de l'ordre.
* Il faut croire que l’excès de pouvoir ne mène pas toujours à la sagesse * pensa Jorus. Une réflexion qu'il devrait méditer dans les prochains temps.
Toujours dans sa pleine réflexion il se dit que tout n'était pas perdu pour autant . Tout les siths n'étaient pas sur Cathar en ce moment même, que certains étaient en mission et qu'il allaient être assez vite au courant de la situation actuelle. Fort heureusement il n' y pas de que des novices et des apprenties, même s'il avait toute confiance en Necrus et son ambition, il savait que seul il ne pourrait rien faire et qu'il fallait mieux compter sur d'autres sith. Le plus dur allait être toute fois de disculper le ou les siths accusés , car c'est sur l'empire n'est pas entièrement coupable. Le mieux était d'aller prendre connaissance des faits et des accusations.
Arrivés au coordonnés en lui fit passé le mot que la CSI demandait à la table de discussion un ou des représentant de l'autorité sith et de l'empire. Jorus pensa toute de suite que le général Boomer allait se présenter comme le représentant de l'empire ce qui lui donnera l'occasion de le rencontrer. Il se dit aussi qu'il était le mieux placé pour représenter l'autorité sith. Il avança donc en direction de la fameuse de table de discussion se frayant un chemin à travers la foule en utilisant la force.
Il était loin et du marcher trois, quatre minutes avant d'arriver. Il sentit dans la force qu'il y avait des sensitifs tout devant et même des siths. Quant il fut arrivé, il trouva la jeune zabrak assise à la table, il en conclue que ça devait être la sith qu'il avait sentit mais son pouvoir n'était pas très développé, ça devait être une apprentie. Il ne put s'empêcher de remarquer l'aura d'une autre personne. Elle était tout en armure avec un casque sur la tête. Après quelques secondes d'attention il reconnut le seigneur de guerre Gelmir.
* Que fait un commandant Séparatiste, à la table de discussion du coté de l'empire ?? * se demanda t-il . * J'aurais peut être quand dû participer à la réunion de boomer finalement ! *
Le seigneur noir s'avança alors et dit :
- Je suis le seigneur Jorus et je me présente comme représentant des autorités sith .
Un droide s'avança alors vers le vieille homme et tendit son bras mécanique en lui demandant son arme prétextant qu'il ne pourrait pas s’assoir s'il était armé . Jorus décrocha son sabre laser de sa ceinture et le donna au droide en gage d'acceptation de la condition. Le droide lui fit signe de s'assoir ce que Jorus fit s'en se gêner en prenant place stratégiquement aux cotés de Stella.
Il se pencha vers elle et lui dit :
- Je sens que tu es une apprenties sith jeune fille, je sais que j'ai mis du temps à venir et que j'ai loupé le début. Peut tu me dire rapidement ce que qui a été dit et le pourquoi de cette invasion ?
Même s'il s'était présenté et qu'il avait des soupçons le seigneur sith n'était pas au courant de tout et s'il voulait être sur de pouvoir exécuter ses plans il lui fallait en savoir plus.Spoiler : HRP
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Post n°15
Auteur : Asmodé Bah'aris« Mademoiselle Bah'Aris...
- Appelez moi Asmodée s'il vous plait.
- Bien, mademoiselle Bah'Aris. Nous approchons du premier point de notre mission : la cité arbre. Quel sont vos sentiments ?
- J'espère de tout cœur que l'endoctrinement impérial prodigué par le seigneur sith Korvan n'as pas fait trop de dégât au seins de la population. Ils ne doivent pas prendre notre présence comme une invasion. La CSI n'a aucune vue sur cette planète. Nous voulons leur rendre ce qui leur est dû : la libertés. »
Elle désigna la cité-arbre qui se tenait devant eux :
« Ces citoyens de la galaxie non que trop subit la folie d'un mégalomane »
Les habitations construites aux abords de la cité étaient complètement désertes. Les habitants étaient partis en toute hâte. Certain avaient même laisser leurs grau sur le feu. Arriver au porte de la cité, les confédérés rencontrèrent enfin les premiers locaux : à savoir quartes gardes. Qui faisaient leurs travaille, à savoir garder les portes de la cité. Ils tentèrent de barrer la route à la délégation CSIenne.
« Halte, nous ne laisseront pas l'envahisseur confédéré prendre le contrôle de notre ville. »
Asmodée se retourna vers la caméra
« Vous voyez, c'est de ça que je parlait. Ces pauvres gens n'imagines pas pouvoir être libre, il crachent sur nous avant même de savoir ce que nous leurs voulons. C'est ça que l'empire fait. »
Elle leva les bras en signe de paix.
« Messieurs, du calme. Il y a sûrement moyen de s'entendre. Nous ne somme pas des conquérants. Nous ne sommes pas venus vous apporter la bonne paroles sous forme de plasma et grenades comme l'auraient fait certain. Ceci est une mission HUMANITAIRE. Je suis là pour constater les dégâts fait à votre peuple par le régime impérial. Et mon premier constat est le suivant : vivre sous le joug des siths vous à rendu complètement paranos. Abaissez vos fusils. »
L'un des soldat chat... solchat ? Abaissa son arme. Les autres en revanches semblaient toujours méfiant. L'un d'eux eu même la merveilleuse idée de mettre la Twi'lek dans sa ligne de mire. Ce qui entraîna une réaction immédiate de la part des militaires csiens. Toute les armes sautèrent de leur fourreau. Asmodée posa la main sur la crosse de son arme.
« On va se calmer. Il y à des dizaines de croiseurs là haut. Si vous tirer ils le feront aussi, et je n'aime pas vraiment les pluies de lasers. Alors restons sous se soleil et en vie. Tous ce que nous volons c'est entrée dans cette ville et aider les habitants. Si vous doutez de notre bonne fois accompagnez nous. »
Il y eut un instant d'hésitation chez les solchats. Puis finalement la voie de la raison – ou de la peur – se fit entendre et ils abaissèrent le canon de leurs armes.
« Gar'ik Rrnal ira avec vous. Il vous guidera dans la ville. »
Le solchat qui avait abaisser son arme en premier s'avança vers le groupe de confédéré. La twi'lek fit un signe au agent de communication. Ce dernier donna une casquette au couleurs de la csi et un petit brassard « Paix et Liberté » au cathar. Puis ils pénétrèrent la cité-arbre. -
Post n°16
Auteur : BoomerLe Général Boomer ne veut en aucun cas montrer une quelconque forme de sympathie à l’égard des troupes confédérées. Il ne s'agit pas d'une discussion entre deux nations alliées, rassemblées autour d'une table pour profiter du savoir politique de chacun, non. Il n'est question que d'une nation affaiblie, soumise au bon vouloir d'une force armée d'envahisseur. Le clone ne prend donc pas la peine de serrer des mains, voire même de saluer par un hochement de tête respectable. Non seulement la situation est une irritation perpétuelle mais aussi une sorce de colère profonde lorsque la Confédération invite ce... Seigneur de guerre intergalactique à la table des négociations. Que fait-il ici mis à part profiter d'un débat qui ne le conserne pas ? Et après tout s'ils décident d'éradiquer les Vestiges de Cathar, ce Gelmir survivra, il en est certain.
Le Général une fois à la table, écoute l'officier de la Confédération sans broncher.
A la fin de la conversation, où CT-35625 resta muet comme une tombe, il considéra le blaster, puis Stella, puis le blaster, puis stella, puis le blaster. Boomer prend la parole sans prendre l'arme.
-Vous avez raison sur toute la ligne et je partage votre point de vue concernant les Sith.
Depuis le début de l'avènement de Dark L'Omega, l'Empire est Sith plus qu'une nation d'humains non sensibles. Je suis extrêmement bien placé pour comprendre cela, mes voeux de soldats ont été ceux du gouvernement Républicain sous le règne de G.Man, puis d'un Empire selon l'Empereur G.Man, puis de l'Empire Sith de l'Omega, de Kovarn, puis des Vestiges, car nous sommes cela, les vestiges d'un gouvernement. Je suis un Impérial par obligation, par désirs, voeux, devoirs, obligations.
J'ai été colonel, j'ai eu accès à des bases de donnés, je me suis servi de ce savoir pour comprendre et faire moi-même un état des lieux de l'ensemble de la structure gouvernementale qu'a été l'Empire Sith. Je suis peut-être un clone, mais l'expérience tire des conclusions, fait de nous, des éprouvettes élevées en batterie, des hommes. Je suis libre de mes pensées et je sais.
Avant votre arrivée une réunion a été établie et j'ai mis à jour de nouvelles fonctionnalités. Il n'est plus question d'avoir des Sith libérés des obligations de soldat, ils sont désormais mis dans les rangs comme chacun d'entre nous. Je me tiens au dessus de tout, comme le Général en chef d'un état militaire dans l'attente d'un leader capable de tenir les rennes et incapable de foudroyer des civils par simple désir personnel. Grâce à cela, l'envie viscérale des Sith est mise en bouteille, confinée pour empêcher l'avènement d'un nouvel Empereur qui ne sera que l'ombre des deux précédents.
Leurs soifs de pouvoirs, de conquêtes nous conduit aujourd'hui à ce phénomène précis, une invasion en masse sous l'objet de la justice vengeresse. Je comprends tout à fait, c'est pour cette raison que votre ancien Général, Gelmir est ici. Votre congénère ici présent n'est en fait qu'un... Sith, finalement ils sont partout et éparpillés aux quatre coins de la Galaxie ! Sont arrivés sur Cathar est du fait qu'il désir se former complètement aux voies des Sith et mise sur l'Ordre Sith actuel. Il avait, avant votre arrivée, pour mission de conduire tous les apprentis et Sith encore actifs, hors de Cathar, auprès de leur Ordre. L'Empire ne tiendrait dans ses bras, que les Sith voulant suivre mes propres ordres.
J'isole les prétendants au trône pour éviter tous débordements et fausses voies.
Nous devons nous reconstruire, pas subir le courroux d'un fanatique de la Force capable de nous envoyer dans une supernove pour alimenter sa gloire.
Je ne tuerais personne autour de cette table, tous sont coupables d'avoir suivis les ordre de Dark Kovarn. Et croyez bien que si j'avais été moi aussi sur Bastion, j'aurais appliqué les désirs de l'ancien Empereur.
Vous voulez la justice, prenez l'apprentie ici présente, jugez là selon les lois de Bastion. Coupable de meurtre, mais coupable d'avoir suivi les ordres elle aussi.
Je ne tiendrais pour responsables aucun militaire, ni Sith seulement Dark Kovarn.
Mon choix est fait monsieur. -
Post n°17
Auteur : Lord NecrusSpoiler : PNJ
A peine assis à la table des négociations, et n'ayant même pas le temps d'écouter que ce la jeune Stella avait à lui dire, Jorus du écouter le général Boomer répondre à une question que le sith n'avait même pas entendu. Les informations délivrer dans les paroles de Boomer allait combler le manque qu'il avait en s’asseyant avec les autres. Il apprit notamment le désir de ce faire former aux arts sith qu'avait le seigneur de guerre Gelmir et le voyait d'un très bon oeil. Si Gelmir s'associait aux sith, même pour l'espace d'un moment, se serait super bénéfique pour l'ordre. Il comprit aussi que l'invasion séparatiste n'était au final qu'un acte de vengeance pur et simple suite à certains évènements qui se sont déroulés dont ceux de bastion. Jorus se dit que si ça avait été dans l'autre sens il aurait sûrement fait pareil.
Jorus avait du mal à écouter Boomer s'en sentir de la colère monter en lui. On pouvait très sentir dans ses paroles de la haine et du mépris pour les siths. S'il ne les aimait pas pourquoi vouloir quand même en garder au sein de l'empire ? La fin fut dur attendre puisque sans scrupule le général s’appropria une idée qu'avait donné l'apprenti Necrus mais que surtout il était prêt à donner l'apprentie sith au séparatiste tout en sachant très bien qu'elle ne faisait qu’exécuter un ordre et que si ça avait été lui il aurait fait pareil. Le général couvrait clairement que ses arrières. Puisque c'était ainsi Jorus allait devoir lui aussi prendre la parole afin de représenter les sith:- J'aimerais donné mon avis et éclaircir certaines choses si vous le permettez. Tout d'abord je me présente si autour de cette table on ne me connait pas. Je suis le seigneur sith Dark Jorus l'un des derniers voir même le derniers seigneur sith encore en vie . Je fut proche de l'empereur Omega, je dirait même très proche par contre je n'ai jamais soutenu le néo empereur Kovarn. D'ailleurs beaucoup de sith on quitté l'empire quand Kovarn le repris car une partie des sith de partagèrent pas du tout la vison de Dark Kovarn. Mais revenons à nos moutons.
- Comme l'a dit le général Boomer avant votre invasion une réunion s'est déroulée afin de discuter de l'avenir de l'empire. N'étant moi même pas disponible j'y ais fait participer le meilleur de mes apprentis en lui donnant les idées et convictions à transmettre. Durant cette réunion l'apprenti qui me représentait posa l'idée principale : La séparation de l'ordre sith et de l'empire.
Comprenez bien que l'ordre sith aujourd'hui est au plus bas. Il n'y a plus de guerrier ni de seigneur à part moi. La majorité de nos effectifs a été perdu durant la bataille de la forge. Même celui qui aurait du remplacer l'Omega et devenir notre leader s'est enfuit. Nous sommes conscient que l'empire n'est plus aux sith et que son peuple préfère avoir un gouvernement stable et militarisé ce que nous acceptons. C'est pourquoi c'est nous sith et non l'empire qui avons proposé une scission. Aujourd'hui l'ordre ne cherche plus à combattre mais plutôt à ce reconstruire et à retrouver ses origines. Le général dit vouloir mettre nos envies en bouteilles , vouloir nous incruster à ces rangs mais pourtant il est bien content de se débarrasser de nous en nous donnant au seigneur Gelmir pour nous envoyer sur un autre monde. Il veut isoler tout les prétendant au trône mais pourtant il se propose de garder des sith avec lui sous ses ordres. Ils ne veut plus d'un courroux fanatique et bien soit . Dans la mesure du possible et du réalisable l'ordre sith ainsi que tout ses membres quitterons l'empire.
- Malgré tout je ne peux que rejoindre le général sur le derniers point. Je comprends que vous réclamiez justice et que vous cherchiez vengeance, mais l'apprentie qui est à mes cotés n'y est pour rien. Elle n'a fait que suivre aveuglément des ordres donnés par un seigneur sith, aujourd'hui absent, dans le seul but de bien se faire voir afin de pouvoir rentrer dans l'ordre sith et pouvoir être former au pouvoir de la force. Elle est jeune, inexpérimenté et inconsciente. Elle a fait une erreur certes mais elle n'a fait que ce que beaucoup de nous aurait fait c'est à dire exécuter un ordre direct. Si vous cherchez un coupable à tout ce que les mondes de la CSI et de Kashyyyk ont subis je ne peux que vous conseiller de rechercher le seigneur Kovarn qui à délibérément donnés les ordres.
A la fin de sa phrase Jorus ferma la bouche n'ayant plus rien à ajouter. Il avait prit part à la discussion, avait expliqué que les sith n'était plus du tout les mêmes et qu'ils ne cherchaient pour le moment plus le conflit. Il avait essayé de faire entendre raison aux séparatistes concernant le sort de la jeune Stella , voyant en elle la relève de l'ordre sith, espérant ne pas la perdre dans de tels conditions. Il est vrai qu'il était allé un peu fort avec le général Boomer mais après tout il voulait officialisé et montrer à tout le monde que les sith avait compris qu'il nétait plus les bienvenues dans l'empire et qu'ils étaient près à s’exiler.
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Post n°18
Auteur : Stella LukosPlus le temps apssait plus la haine que Stella nourissait à l'encontre des Séparatistes grandissait. Elle faisait un effort, proposait poliment un porte parole pour les Siths et en retour, on l'embarquait manu militari à la table des négociations, encadrée par des droïdes ultra moches comme une criminelle. Et puis il y avait cette face de poulpe qui lui mettait le nez dans ses souvenirs qu'elle aurait préféré oublier. Aussi elle garda les yeux obstinément fixés sur sa paume gauche où figurait un minuscule point blanc. Un cadavre d'étoile, un symbole de mort. C'était tout ce qu'elle souhaitait à ces enfoirés !
*Qu'ils crèvent tous autant qu'ils sont ! *
La jeune Zabrak peinait à contenir sa rage montante, ce feu qui la brulait de l'intérieur et qui ne demandait qu'à consumer le reste. Soudain, elle ressentit une présence obscure. Qui lui adressait manifestement la parole. L'apprentie leva le nez pour lui répondre, non sans s'être d'abord constitué un visage de tauntaun battu. Mais le général Boomer répondit à sa place. D'abord vexée qu'on lui coupe la parole, elle se rendit compte qu'il prenait sa défense et accusait Kovarn de la responsabilité de son forfait. Ce qui était l'exacte véritée. Elle ne se serait jamais embarquée dans une entreprise aussi hasardeuse sans lui. Puis le Seigneur Jorgen vient lui aussi à la rescousse. Kovarn était le seul à blâmer.
Comme c'est facile et pratique de rejeter la faute sur les absents... pensa-t-elle cyniquement avant de fondre en larmes de trandoshan
Il était temps de jouer son grand numéro. Elle se caressa l'intérieur de la paume droite pour mettre les dieux de la chance de son côté et se lança :
- Ils ont raison tous les deux mais laissez moi donner ma version des faits... Je voulais pas les tuer. Je vous jure que je le voulais pas. Mais mettez vous à ma place. J'étais perdue, sans autres repères que ma sensibilité à la force. Elle m'a menée sur la route de Dark Kovarn. Il m'a recueillie sur Cathar et a fait tout un tas de discours sur l'avenir de L'Empire. J'avais envie d'y croire. Et puis il a fallu prouver ma valeur. Sans aucune formation, il m'a lâchée sur Bastion avec un nombre ridicule de clones et un autre type plus gradé qui n'a pas montré le bout d'une oreille. Avec si peu de moyens, je devais annexer Bastion. Le seul moyen de le faire était de prendre des otages. Kovarn a approuvé cette idée. Alors je me suis lancée. Et...
Stella marqua une pause pour se moucher un bon coup dans la cape de l'un des magnagardes.
- Pardon. Je disais donc... plus je parlais avec vos types, plus je réalisais à quel point notre présence ici était idiote. Mais je sentais que Kovarn désirait que j'aille jusqu'au bout. Alors j'ai improvisé. Il représentait ma seule famille, vous comprenez ? Et je vous rappelle que je n'ai aucune expérience dans la diplomatie pas plus que dans le maniement des armes. Après tout s'est accéléré, vous devez avoir les images dans votre machin là (Stella désigna l'holoprojecteur)... Le type armé là je savais même pas que je l'avais tué. J'avais peur, j'ai perdu le contrôle de la Force et il est allé valser contre le mur. C'était pas fait exprès je vous jure... Alors que je reprenais plus ou moins le contrôle de la situation, j'ai reçu un message sur mon comlink. Le voici.
La jeune Zabrak sortit son comlink et montra le message en question.
- Vous comprenez ? Je ne devais pas me faire suivre. C'était lui ou moi. Je voulais le garder en tant qu'otage mais je ne pouvais pas désobéir à un "ordre d'en haut". J'ai peut être l'air de le tuer de sang froid mais j'étais tellement soulagée que Kovarn se souvienne de mon existance qu'à vrai dire je n'ai pas réfléchi aux conséquences de mes actes. Après un type est venu me chercher et nous avons quitté la planète. Et depuis je n'ai aucune nouvelle de Kovarn, toujours aucune formation.
L'apprentie Sith marqua une nouvelle pause, le temps de faire monter de nouvelles larmes.
-J'ai été à plusieurs reprise abandonnée par ceux que je considérais comme ma famille. L'Empire des Sith appartient au passé. Aujourd'hui je retrouve en ce nouvel Empire une famille qui prend ma défense, qui essaye de me protéger. (Stella désigna du menton Boomer et Jorus) Laissez moi protéger ma famille en retour, laissez moi réparer ce que Kovarn m'a fait faire... je vous en supplie...je vous en supplie...
La jeune Zabrak enfouit la tête dans ses bras et sanglota se plus belle. Elle se recroquevilla pour se faire encore plus petite qu'elle ne l'était réellement. L'apprentie Sith avait ravalé sa fierté naturelle pour tenir ce discours mais il ne s'agissait que d'une technique de survie. La fin justifie les moyens comme on dit... Stella pria une nouvelle fois les dieux de la chance de la sortir de là. Quand elle vivait avec les malfrats de Tatooine, elle avait la réputation de toujours s'en tirer grâce à une chance insolente. La jeune Zabrak comptait bien ne pas faillir à sa réputation.
[HRP : effectivement, la technique du bloc note marche super bien !] -
Post n°19
Auteur : Larkin KithLarkin se tenait droit devant la canonnière marquée des symboles confédérés. Il venait de rejoindre la cohue de gens qui s’entassaient dans l’un des hangars de l’Acclamator, et terminait de fixer les attaches de son gilet tactique. Son brassard toujours serré, il portait son lance grenade en bandoulière, et gardait son E-5 dans les mains. Il avait gardé sa casquette, et avait pris un foulard antifumée de son paquetage.
Les ordres qui circulaient sur la radio globale indiquaient que l’opération serait relativement courte et que les troupes ne devaient pas trop se charger en équipement, afin de conserver l’atout de la rapidité. Autour de lui, l’escouade Amandine du 38, enfin plutôt ce qu’il en restait, ainsi que d’autres soldats, augmentant son nombre. Ces derniers avaient plus l’air d’être des vétérans, des guerriers qui avaient vu le feu plus d’une fois. Tant mieux pour eux, et pour lui aussi.
Les premières canonnières commencèrent à décoller et à partir pour la planète. Les ordres tombaient, les soldats étaient déployés, le tout dans une organisation presque irréprochable, les officiers séparatistes savaient ce qu’ils faisaient. Le transport de son escouade fut attribué, et les soldats se hissèrent dedans. Kith s’accrocha à une barre au plafond de l’engin, et compta bien toutes ses troupes. Les portes se fermèrent, et l’engin se souleva.
Quelques secondes plus tard, il ressentit la sensation de chute tandis que l’appareil tombait de l’espace vers Cathar. Son oreillette grésillait sans cesse, et son datapad affichait continuellement des mises-à-jours tactiques. Le déploiement des forces robotiques s’était passé sans encombre, et la flotte s’était rendu maîtresse de l’espace aérien de la planète. On confirmait que les forces militaires impériales avaient convergé aux lieux de rendez-vous, désarmées. Les troupes qui n’avaient pas pu le faire signalaient leurs présences aussi. Un message de l’amiral à destination de tous les chefs d’équipes s’afficha. Après l’avoir attentivement lu, Larkin ouvrit le canal radio de l’escouade.
- Equipe, écoutez bien, je vous transmets les ordres de l’amiral concernant l’opération. Il a déterminé une série de règles que vous allez respecter scrupuleusement. Et si jamais l’un d’entre vous s’amuse à les briser, ou à prendre une initiative personnelle sans m’en informer immédiatement, je me chargerais personnellement de l’abattre. J’espère que c’est bien compris.
Larkin déglutit, il ne parvenait pas à réaliser qu’il venait de dire ça.
- Premièrement, il est hors de question de toucher à un seul cheveu des civils, si vous les faîtes et que je ne m’en rends pas compte, mais que l’Etat-major en est informé, c’est direct cour martiale. Deuxièmement, ceci constitue une exception à la première règle, il est possible de tirer sur un civil uniquement si celui-ci est armé et refuse d’obtempérer aux ordres des forces confédérées. Troisièmement, tout personnel militaire impérial armé doit être neutralisé le plus rapidement possible, sauf s’il se rend lorsqu’une sommation est émise. J’espère que c’est bien compris pour chacun d’entre vous.
A peine avait-il terminé sa phrase que les volets de la canonnière s’ouvrirent brusquement, faisant s’engouffrer violemment à la fois vent, lumière et poussière. Le datapad de Larkin faillit partir au loin, mais il parvint à le ranger dans son étui. Le jeune homme se pencha un peu et regarda l’extérieur. La lueur du soleil était étrange, tout comme le décor, à la fois sec et humide de la planète. Les canonnières volaient espacées entre elles, glissant dans les cieux, entourées par les chasseurs vautours. Au-dessous d’eux apparurent bientôt les traces de civilisation, des constructions urbaines, puis rapidement, les engins évoluèrent au milieu de gigantesques arbres semblables à ceux de Kashyyyk.
Larkin, à l’instar des autres soldats, était médusé par cet environnement, et la façon dont les habitations et superstructures urbaines chevauchaient ces arbres, et comment elles lançaient leurs ponts et passerelles dans les airs pour communiquer entre elles.
Leur transport amorça une seconde descente, imité par les autres. Les communications tactiques se précisèrent, on faisait état de légère résistance au niveau de la banlieue de la capitale, beaucoup d’actes isolés sans grand intérêt. Le groupe de combat auquel appartenait Larkin avait pour mission de sécuriser le quartier gouvernementale, avec pour point d’orgue la capture du palais impérial. Autour d’eux, quelques colonnes de fumée s’élevaient de certain quartier que les vaisseaux survolaient.
- Qu’est-ce que c’est ? demanda un soldat à un autre.
- Une technique de guérilla, ça parasite l’espace aérien, bloque les avenues, et prévient les autres qu’ils ont besoin de renfort, répondit une jeune twi’lek, la caporale de l’unité, second de Larkin.
La canonnière survola plusieurs blocs d’habitation, puis termina sa descente au niveau d’une vaste place, au centre de laquelle trônait une statue d’une femme en robe et capuche. L’escadron de transport resta en vol à moins d’un mètre du sol, tandis que la meute de soldats se déversait des habitacles. Larkin foula pour la première le sol de Cathar, étrange mondes des hommes-chats. Ses bottes martelèrent le béton craquelé de la place pendant qu’il ralliait son escouade et écoutait les rapports tactiques.
Son commandant, nom de code Unforgiven, rassemblait leur groupe de combat dans une colonne de blindés qui venait d’être déposée sur la planète. Une dizaine de minutes plus tard, les fantassins rejoignirent le convoi de véhicules, l’escouade de Kith grimpa dans le 8ème blindé. Intérieurement Larkin était presque terrifié.
Il était habitué aux changements radicaux d’ambiance et de terrain, mais c’était la toute première fois qu’il était sur un champ de bataille. Et l’absence de combat direct n’améliorait pas les choses. Le QG indiquait de très faibles résistances qui seraient totalement neutralisées à la fin de la journée. Le jeune chef grimpa les barreaux de l’échelle extérieure du blindé qui menait au toit de son habitacle, et s’y installa avec une partie de son unité. Autour de lui, les grappes de fantassins en faisaient de même.
Le convoi démarra et s’engagea dans l’immense boulevard qui menait au Palais Impérial. Les lieux étaient majestueux et titanesques. Les militaires autour de lui, ainsi que Larkin lui-même, se perdait dans la contemplation des édifices, et de l’architecture générale. Le bruit lointain des combats sporadiques et les cieux de l’après-midi donnaient un cachet irréaliste à l’environnement. Cependant la réalité s’imposa brutalement à eux.
Les tirs des batteries laser lourdes explosèrent tout autour d’eux, faisant trembler le sol et les véhicules. Plusieurs soldats tombèrent des blindés et roulèrent au sol. Larkin attrapa l’un des siens qui menaçait de tomber en hurlant à plein poumon. Les lasers s’écrasaient au-devant de la colonne, mais les boucliers des engins ne parvenaient pas à stopper ceux qui longeaient les flancs, éclatant sur le bitume, faisant jaillir des milliers de morceaux d’asphalte et de shrapnels sur les soldats. L’un d’eux eu le casque fracturé par un éclat de lampadaire proche et s’affaissa sur lui-même, sa cervelle sortant de son crâne ouvert.
Larkin se retint de régurgiter devant ses hommes, et hurla dans sa radio pour qu’on les mette à couvert. Manifestement leur commandant avait déjà pensé à ça, et la colonne de véhicules recula rapidement pour être hors de portée des tirs. Sur le canal tactique commun, le jeune chef comprit que les défenses principales du Palais étaient toujours en activité, et que la mission allait être plus épineuse que prévue. Puis il entendit la voix de son commandant et cru que son imagination lui jouait des tours.
* Une frappe aérienne ?! Ici ? Alors que les troupes sont toutes proches et que le secteur n’est pas entièrement reconnu ? Il est taré… Et sacrément fournit aussi.*
L’agitation gagnait les soldats qui s’occupaient de leur blessé. L’information s’était répandue. Au loin le hurlement des chasseurs vautours se faisait audible ; Larkin secoua la tête. Les combattants confédérés scrutaient le ciel en tous sens, puis l’un d’entre eux pointa son doigt derrière eux.
- Là, ils arrivent !
- Punaise… y a tout un escadron complet… Ils vont morfler.
Les soldats se levèrent, grimpèrent sur les tourelles des chars et regardèrent l’avenue et le Palais. Larkin en remarqua un qui sortait un holopix pour immortaliser l’instant. Les batteries DCA impériales se déclenchèrent au même moment où les chasseurs droïdes survolaient le convoi à toute allure. Alors que les soldats étaient agités comme des puces, Kith se trouva étrangement calme. Il observa les salves de laser du Palais tenter de stopper l’avancée des vaisseaux. L’un d’eux décrocha, touché à l’aîle, et alla s’écraser au loin dans un panache de fumée.
L’escadron largua ses bombes sur le périmètre de défense dans une pluie de flashs, d’explosions, et de détonations assourdissantes.
- Ouuhoouu !
- Ouais ! En plein dans le mille !
Les militaires poussaient des cris de joie et applaudissaient à mesure que la fumée et le feu embrasait les abords du Palais. Larkin restait médusé devant ce déchaînement presque apocalyptique de violence qui était tombé sur l’édifice. Puis ce fut au tour des tanks au-devant de la colonne d’ouvrir le feu, et de laminer les dernières positions qui avaient résistées. Les tirs furent courts et cessèrent rapidement, il ne restait sûrement plus grand-chose du système de défense.
L’ordre fut donné aux soldats de mettre pied à terre, ordre exécuté dans la seconde, avec une fébrilité et une ardeur étrange pour des hommes qui se jetaient vers une mort potentielle. Mais la vision de ce bombardement et de cette attaque puissante les avait galvanisés. Larkin, comme un observateur étranger, constata que ses soldats étaient prêts à en découdre.
Les rapports d’observation continuaient d’affluer. Le toit du bâtiment était toujours solidement tenu, et les abords du Palais qui n’avaient pas été touchés l’étaient aussi. L’ennemi ne déposerait pas facilement les armes, probablement ne les déposerait-il jamais. Ils avaient face à eux des fanatiques, des convertis et des endoctrinés jusqu’aux ongles.- Unité Amandine du 38, ici le Commandant Unforgiven, sécurisez le toit du bâtiment depuis les passerelles de secours pour libérer les pistes d'atterrissage. Des snipers vont être placés en hauteur sur des canonnières pour vous couvrir. Bonne chance soldats.
* Et merd*…
Larkin regroupa son unité, et tandis que les autres escouades de soldats progressaient dans le quartier, il doubla la colonne et s’élança vers le Palais. Les bords du boulevard étaient dégagés, il n’y avait pas de barricades ou de combattants embusqués. Devant eux des tirs claquèrent brutalement mais le silence reprit.
A l’un des carrefours, une escouade de soldats séparatistes attendaient, déployée en cercle à l’abri des bâtiments de la rue perpendiculaire. L’un des soldats était étendu par terre, entouré de camarades. Du sang s’étalait sous son dos. Larkin avisa le chef du groupe, qui semblait perdu et sombre.
- Sergent, vous êtes censé être deux rues plus haut, juste avant le palais.
- Impossible d’avancer, on s’est fait canarder. J’ai perdu trois hommes. C’est impossible d’avancer.
- Va bien falloir sergent. Vous avez repéré les hostiles ?
- Ces putans de snipers sur le toit, qui d’autre croyez-vous que cela pourrait être.
Kith hocha la tête. Impossible de tirer quoi que ce soit de ce type, il était véritablement en état de choc. Après le passage au paradis de la frappe aérienne, les tirs des snipers avaient du paraître comme une descente en enfer.
Larkin disposa son escouade le long des immeubles et s’approcha du coin nord du carrefour, accompagné de deux soldats. Il posa ses armes par terre, et se colla complètement sur le mur. Il tendit une main et récupéra une paire de jumelle. Il glissa légèrement vers la droite et fit dépasser la partie droite de son visage pour observer le reste du boulevard.
A quelques mètres de sa position, deux cadavres jonchaient le sol, leur treillis doucement froissé par le vent, la poussière locale se déposant sur l’équipement.
Larkin revint à sa position en soupirant. Il inspira profondément, agrippa les jumelles et se repencha en regardant le toit du palais. Il réussit à distinguer le canon d’un des fusils, mais ne vu pas les autres. Il nota les positions qui s’affichaient sur ses jumelles, et s’accroupit dos au mourir en regardant les deux autres soldats perplexes.
- La radio.
L’un des soldats fit glisser le pesant appareil devant lui, et commença à le bidouiller. Il présenta une sorte de micro à Larkin.
- Ici leader Amandine du 38, demande assistance pour nettoyage de position aux coordonnées Zoulo-8-Soluk-14.
- Ici Birdy 15, confirmons votre demande, on se met en position.
Une canonnière se déplaça dans les airs au-dessus d’eux. Quelques minutes plus tard la radio crachotait.
- Birdy 15 pour Amandine du 38, deux hostiles éliminés à partir de vos coordonnées. On continue de balayer la zone. A vous.
- Bien reçu Bridy 15, merci du coup de main, 38 terminé.
Larkin fit signe à son équipe de se rassembler, ordonna à l’autre sergent de rester ici et de sécuriser la position en attendant d’autres renforts. Il disposa ses hommes en une ligne le long des murs puis les fit avancer vers l’objectif. Il leur fit bien observer les toits, et les alentours, des soldats pouvaient être embusqués partout.
Au dernier carrefour Birdy 15 communiqua de nouveau.
- Nous n’avons pas pu déloger certains tireurs de leur position, mais nous confirmons que les passerelles de secours sont relevées.
* Fais cher… Ils y vont tous aujourd’hui c’est ça ? C’est une alliance pour m’emmerder ? *
Alors qu’il se perdait dans ses réflexions obscures et disgracieuses pour l’Etat-major, la caporale Twi’lek remarqua qu’une seule des passerelles était toujours abaissée. Larkin l’observa à son tour, elle donnait sur l’un des bâtiments en face d’eux.
- Ca a du sens, s’ils veulent encore se battre ils ne vont pas s’enfermer tout de suite. Je suis prêt à parier qu’ils essayent de rameuter le plus de forces possibles ici. On va pas les laisser faire.
Amandine du 38 s’élança vers l’immeuble adjacent. Les soldats, bien que majoritairement bleus, se débrouillaient bien dans la sécurisation du lieu, et Larkin eut un pincement de fierté. Les étages étaient déserts, abandonnés, avec les traces d’un empressement évident lors de leur abandon. La guerre avait posé son empreinte forte sur ce lieu. L’opulence et le luxe du mobilier fit penser à Kith qu’il se trouvait sûrement dans un bâtiment pour officiels, notables importants ou riches. Il s’amusa alors à toucher les beaux et coûteux rideaux de ses mains sales et noircies par cette même guerre. Un geste de revanche tant attendue après des années de galère et d’errements sans but dans une vie minable.
L’unité déboucha finalement sur le toit de l’immeuble, et s’avança doucement jusqu’à la passerelle. Larkin envoya un soldat en reconnaissance. Ce-dernier n’eut pas le temps de dire quoique ce soit. Une rafale de mitrailleuse laser le fauchât violement. Larkin eut un geste de recul, son estomac se noua, instinctivement il regarda furtivement son brassard noir. Les soldats s’étaient déjà mis à couvert ; et Larkin commença à ramper vers le parapet du toit.
Un mort de plus, un autre. Un autre soldat qui s’écroulait sous ses ordres. Les larmes apparurent dans ses yeux, mais le jeune homme prit sur lui et se contracta pour que rien ne se passe. Il donna l’impression de réfléchir intensément à la situation, puis passa lentement la tête par-dessus le rebord. De l’autre côté de la passerelle, un nid de mitrailleuse couvert de sacs de sable verrouillait le passage. Le canon de l’arme était encore fumant.
Adossé au parapet sale, Kith défit la bandoulière de son lance grenade et l’arma. Il réfléchissait vite, très vite. Il se mit à genoux, se redressa d’un coup, jugea rapidement la distance et tira. Il se rabaissa très vite sous les yeux médusés de ses soldats. Il y eut une détonation sourde, et un râle.
* Ka-boum les mecs. *
Il fit signe aux soldats de se déplacer doucement vers la passerelle. Il n’y eut plus de tir. Larkin récupéra la plaque d’identification du soldat mort, un nom de plus, un peu d’encre en plus. Il prit la tête de l’unité et traversa rapidement la passerelle. Au bout, le nid s’était effondré sur lui-même et un morceau d’armure blanche tâchée de sang en dépassait. Larkin pensa simplement à Trent, son frère. Peut-être était-ce lui, qui gisait, sous ses décombres, à moitié éventré.
Cette pensée, étrangement ne lui fit rien, simplement elle lui rappela sa planète, si différente de Cathar et pourtant si chaotique. Les combattants confédérés se déplacèrent sur le gigantesque toit. Plusieurs tirs de blasters frappèrent leurs positions, leur indiquant qu’ils étaient repérés.
Agrippant son E-5, il régla sa mire et grimpa une volée de marche. Un petit groupe de troopers se tenaient devant eux, à une dizaine de mètres. Les tirs filèrent dans les airs. Les impériaux, surpris de l’arrivée si rapide des confédérés tombèrent rapidement. Deux séparatistes s’effondrèrent durant la fusillade. D’autres tirs venant de leur flanc gauche volèrent autour d’eux. Un Cathar courait vers eux, tout en tirant et en hurlant des insanités. Larkin visa sa gorge et pressa deux fois la détente. Le combattant indigène s’effondra en gargouillant.
L’unité poursuivit son chemin, nettoyant les dernières positions de tirs, épaulée par Birdy 15 qui arrivait en renfort. Une quinzaine de minutes plus tard, le toit était dégagé, aucun impérial ne s’était rendu. Larkin attrapa la radio.
- Ici Amandine du 38, objectif pris et sécurisé, je répète le toit est sécurisé.
Kith s’assit sur une des marches d’une plateforme du toit et observa la ville qui s’étendait autour d’eux. Les fumées étaient moins nombreuses, à l’inverse des vaisseaux confédérés, maîtres des cieux. Il tira une flasque de whiskey d’un de ses rangements et en lampa quelques gorgées. Il observa la petite pile de cadavres impériaux que ses hommes formaient. Un premier combat, une première victoire. Oui finalement, il avait fait le bon choix, celui de la CSI. -
Post n°20
Auteur : Darth MalraasCoupables.
Pour l'ancien Général de la Confédération, les faits dévoilés lors de cette triste réunion mettent en effet en avant, les atrocités de militaires bien dociles et serviables, comme il se doit. Sous son heaume de fer, le Zabrak contemple l'assemblée avec beaucoup d'intérêt et sait grâce à sa propre expérience militaire, que les sous-fifres n'ont été capables que de se soumettre et d'actionner les ordres de leurs supérieurs hiérarchiques. Dans sa réflexion il repense à ses propres missions, ses propres actions menées au nom de la guerre sous la bannière de la Confédération. Le demi kilomètre de Coruscant complètement annihilé pour poser sa propre Frégate Stellaire, en ne prenant aucunement compte les vies civiles qui grouillaient à l'intérieur et autour. Mais aussi l'action sur Cato Neimoidia puis les bas fonds de Coruscant où certains actes auraient été à même de mener l'Empire, à l'époque, aux frontières de la Confédération pour réaliser une justice tout à fait logique. Oui, Gelmir sait que lui aussi aurait probablement été dans cette situation si les intervenants auraient réagis comme il le fallait, mais les faits sont là, jamais personne n'a réclamé sa tête et pourquoi ?
Parce que la guerre démontre les atrocités, la guerre est une plaie, des civils sont perdus et des militaires extropiés et assassinés sans que la morale soit mise en avant. Pour un militaire il n'existe aucune morale, seuls les ordres sont placés au dessus de tout. Les dommages collatéraux sont obligatoires, au delà du fait que des morts innoncents sont à compter. Oui la guerre est une cruauté et tout bon soldat, comme ce brave Zabrak, doit s'y faire, l'embrasser pour ne jamais subir les assauts psychologiques. Pas de remords, aucunement. Le devoir accompli pour seule satisfaction, telle est la vérité.
Faut-il blâmer ces soldats, ces Sith pour avoir détruits des hommes et des femmes, parce que l'ancien Empereur, Kovarn, l'avait réclamé ? Non. L'armée est obéissance et loyauté, un ordre de tir et ils tireront. Pourquoi une justice devrait être faite, lorsqu'il s'agit des ordres d'un supérieur ? Bien entendu la Confédération cherche une tête à trancher, pour l'exemple, on n'attaque pas la CSI impunément. Kovarn disparu, cette Stella doit subir le courroux d'un gouvernement, qu'ils fassent comme bon leur semble.
Gelmir bande ses muscles comme pour se sentir à l'aise et surtout, pour éviter les crampes inutiles à être aussi immobile qu'une buse devant une proie. Sans se soucier de la conversation, il intervient naturellement, sentant les négociations pesantes. D'autres Dragons sont à dompter, ce combat politique n'est pas le sien.
-La Confédération des Systèmes Indépendants devrait prendre en considération les faits notables vis à vis des ordres reçus et des évènements conduisant aux actions de l'apprentie Sith. Les directives de Dark Kovarn ont été clairs, peut-on juger un soldat pour les ordres reçus ? Ou doit-on juger la hiérarchie pour les ordres donnés ? La politique actuelle des Vestiges de l'Empire notifies l'absence totale des Sith dans les zones de pouvoirs, le Général Boomer ici présent comprend la nécessité d'un gouvernement sans adeptes du Côté Obscur. Les Vestiges souhaitent se développer sur des bases saines en réorganisant totalement leur système hiérarchique qui visait autrefois à élever les Sith au dessus de tout et de tous.
L'on peut se référer au Général Boomer pour organiser les Vestiges et à Cathar pour offrir une place forte en matière de gouvernement. Car même si je peux concevoir qu'une partie de cette population est en désaccord avec l'Empire, les Cathar restent un peuple converti à l'idéologie Sith et Impérial grâce à Dark Kovarn. La Confédération des Systèmes Indépendants doit concevoir que Cathar est un territoire impérial volontairement annexé et que les sujets des Vestiges ne sont pas si prompts que les militaires à se rendre sous la coupe d'un envahisseur parlant d'ailleurs, de possibilité de raser la planète par simple plaisir.
Ma présence ici n'est du fait que d'une incroyable chance hasardeuse et non d'une affiliation totale aux Vestiges. Nous avons des accords avec le Général Boomer qui stipulent uniquement que ma présence n'est du fait que de ma propre liaison avec l'Ordre Sith et prenant effet à la fin de la réunion précédent votre invasion. De ce fait je ne suis nullement responsable ni acteur des faits conduisant à l'invasion de Cathar et réclame par conséquent ma libération du territoire des Vestiges. Avec la possibilité de poursuivre ma mission consistant à libérer les Vestiges des forces Sith, donc de tous les représentants Sith sur la planète. L'affaire ne concernant que l'Empire de Dark Kovarn et que en l'absence de Kovarn lui-même les Sith ne peuvent être tenus pour responsables des agissements commis, que cela soit à l'encontre d'un membre du gouvernement de la Confédération ou de Bastion. Tels étaient les ordres et les faits prouvent universellement et à travers la Galaxie qu'un soldat même d'une religion, ne peut uniquement qu'exécuter les ordres de son supérieur hiérarchique.
Les faits étant liés à l'ancien gouvernement Impérial qui à l'instar de la Nouvelle République ne peut être jugé pour les actes précédents la gouvernance ultérieure, aussi atroces soient-ils. Stella comme nombre de ces pairs, n'est coupable que d'une obéissance aveugle et motivée par le devoir et l'accomplissement au détriment de sa propre vie et des conséquences potentielles suite à ces actes. Je suis certain que Dark Kovarn où qu'il soit, aurait tout à fait été capable de punir l'apprentie par une exécution ou faire subir à celle-ci des sévices inimaginables sous la simple justification d'une non obéissance ou négligence concernant la mission. Par négligence j'entends bien, la vie épargnée d'un acteur confédéré pouvant par la suite engager des poursuites judiciaires, militaires ou d'autres types, visant à faire de l'Empire un coupable idéal pour Bastion. -
Post n°21
Auteur : Super PNJL’heure était venue ! Sans qu’il n’ait à prononcer un mot, Brouzouf leva son tentacule droit dans un signe d’apaisement. Sur l’instant un silence de plomb s’abattit sur toute l’assemblée. Il y avait quelque chose de divin dans cette attitude tant la posture rappelait là celle des anciens monarques, levant ainsi la main de justice et rendant une sentence qui impliquait plus de foi et de droit que n’importe quel tribunal terrestre. Car cet officier était égal à dieu en ce jour-là : il pouvait décider de la vie et de la mort d’un peuple tout entier. Ce fût à se demander si pareil pouvoir était bien l’apanage d’un dieu et non pas d’un vil démon ?! Il était bien des choses que l’on attribuait de soi au tout puissant alors que par définition ils ne témoignaient que d’une infâme vilenie.
Qu’y avait-il de divin en cette propension à la destruction ?! Le divin était lié à la construction, on lui attribuait la vie, l’univers et même la force. La destruction, le chaos, la mort, tout cela n’était que la fin des constructions célestes, la fin de ce qui avait été divin … Non, Brouzouf était certes tout puissant, mais le pouvoir qu’il possédait sur l’instant n’était pas celui d’un dieu : il ne pouvait que défaire et non construire … Perdu dans ses pensées le Colonel se surpris à penser qu’il aurait préféré suivre des études de théologie au lieu des cours de l’académie militaire !
Le vétéran pensait à tout sauf au sujet réclamant sa décision. C’était là de futiles pensées qui se télescopaient dans sa tête alors qu’on le pressait d’une réponse ! Et ainsi, passant outre ses réflexions personnelles sur la situation, le Kreevaki entreprit de parler au nom de son peuple pour qui il avait mené cette flotte pour mettre à terre un ennemi bien misérable …
« - Commandant Boomer que vos gens se rassurent, nous ne sommes pas venus envahir Cathar, l’Empire ou bien encore l’Ordre Sith. Il rabaissa sa tentacule sur la table et continua de sa voix rauque : Nous sommes venus pacifier une région qui s’est montrée hostile. Là où des gens étaient favorables à la paix, la Confédération n’avait jamais rechigné à la pacification, outil dont elle usait et abusait pour soumettre les autres à son propre concept de la paix universelle. Car la C.S.I s’en était devenue une sorte de gendarme galactique, tapant sur les doigts des grands et des petits lorsqu’on s’en prenait à elle ou aux nations indépendantes. L’indépendance des nations extérieures était une notion souveraine pour cette Confédération, qui cruellement ne l’envisageait pas dans son propre corps de par sa vision d’un collectif soudé et indivisible. Comprenez que là où sont attaqués la Confédération ou les principes qu’elle défend, nous interviendrons encore et toujours. »
Les yeux restaient braqués sur le Kreevaki. Il avait écouté chacun des membres assis à cette table et à présent c’était lui qui parlait. Nul ne l’interromprait, car après tout c’était lui qui avait les armes.
Nombreux étaient ceux à avoir appris à leurs dépens que la Confédération n’oubliait jamais un grief à son encontre. Les paroles de l’Alien n’étaient pas difficiles à croire puisque Cathar ne représentait rien d’autre qu’un symbole. Une planète pauvre, un Empire qui n’avait de tel que des Vestiges et un Ordre Sith tellement affaibli qu’il était la risée de tous les autres cultes religieux …
Le gigantesque mollusque regarda ses interlocuteurs et après que tous eurent croisé son regard, il consentit à énumérer la décision qu’avait prise le Consulat à leur encontre. Ainsi débuta réellement la négociation bien que par les faits elle n’en était pas une. On imposait au vaincu une décision non modulable en lui assurant qu’il avait le choix : il avait toujours le choix, soit il acceptait soit il refusait et se voyait périr ...
« - Le refus de tout ou partie des clauses de votre armistice ne saurait se conclure autrement que par votre annihilation. Aussi, les présentes exigences ne sont pas négociables. Acquittez-vous-en et je peux vous assurer que cette date ne restera pas dans les annales comme celle de votre défaite, mais bien au contraire comme le jour où le passé fût mis de côté et où l’Empire a trouvé un allié et un ami. »
En un instant ce fut un silence glacial qui était tombé sur toute la tablée. Il y avait là comme un respect religieux envers les codes de la Guerre : car en ce moment le vainqueur s’adressait aux vaincus. On écoutait, on attendait …
La formulation employée par le Kreevaki ne laissait que peu de monde indifférent tant la fin était ambigüe. S’il excellait dans l’art de la Guerre, Brouzouf n’était pas non plus étranger à la maîtrise du pouvoir. Et par pouvoir on ne parlait pas ici de la conception romantique de la toute-puissance dont des hommes tels que l’Omega et Kovarn s’étaient pensés investis, mais bien du pouvoir à l’état brut : soit la possibilité d’entreprendre une chose, et l’ascendant, l’emprise et la domination sur un tiers.
Le jeu du pouvoir était un art difficile où il fallait se montrer tour à tour strict et compatissant, intraitable et clément à la fois. Le refus d’en venir à un certain équilibre avait condamné depuis des temps immémoriaux empires et tyrans. Celui qui perdurait n’était pas celui qui se montrait indéniablement juste ou qui régnait en despote. Il était celui qui faisait suffisamment preuve d’intelligence pour que chacune de ses réponses soit proportionnée aux actions de celui sur qui il avait l’ascendant. C’était là ce qu’avait fait la C.S.I en toute chose et que la République, l’Empire Démocrate, puis l’Empire Sith et enfin les Vestiges de l’Empire Sith n’avaient pas su mener à bien … Mais les temps changeaient et en refusant de sacrifier sa nation en quête d’une quelconque gloire, le Général Impérial qui se tenait à la table des négociations laissait entrevoir un jour nouveau où l’utilisation du pouvoir retrouvait ce précaire équilibre entre le « trop » et le « pas assez ».
Mais pour l’heure ce clone était le vaincu et le Kreevaki le vainqueur ... Et ce dernier faisait de grands efforts pour rester calme ! Car s’il parvenait difficilement à masquer une certaine colère, c’est qu’il ne pouvait accepter le culot et le manque de respect dont faisaient preuve certains de ses interlocuteurs. Au cours de la discussion, certains propos de la part des émissaires avaient irrité l’officier Séparatiste au point qu’il se demanda un moment s’il ne devait pas loger une balle sur leur représentant et l’assassin de Mr Chatbite.
Ce fût là quelque chose de tentant, mais il se convint de tenir bon. Après tout ce disait-il : « on apprend toujours d’autrui, même des cons ». Les Siths semblaient oublier facilement qu’ils étaient tous coupables du méfait ayant amené la C.S.I de par chez eux … Soit par l’action, soit par l’inaction … C’était à peine si on se cachait de faire des reproches à la Confédération et sur son intervention. On lui disait que c’était là Kovarn l’unique responsable et que les Confédérés n’avaient qu’à se démerder pour le retrouver et les laisser en paix. Et si de pareilles actions avaient probablement pu passer avec les Républicains, les Confédérés avaient une vision diamétralement différente de la situation. Les responsables étaient ceux qui avaient le sang sur les mains tout autant que ceux qui avaient commandé les crimes et ceux qui n’avaient osé les empêcher. Il faudrait les punir chacun de manière proportionnée à leur crime personnel.
Si les vaincus suivaient les exigences Séparatistes il n’y aurait pas de pogrom. Il ne fallait jamais arriver entre deux extrêmes et le Kreevaki jugeait lui aussi les deux côtés de la balance : l’un amenait à la clémence et au pardon, l’autre à l’oblitération totale de tous ceux qui avaient été membres des vestiges. Et comme tout bon Séparatiste, il s’en référa au juste milieu. Dure et bonne à la fois, telle était l’administration Confédérée.
Car les propos du Colonel n’étaient pas aussi anodins que ce que l’on pouvait penser. Outre la traditionnelle menace venant de soi avec les exigences du vainqueur, la C.S.I avait explicitement fait mention d’une tout autre conclusion à cette sinistre affaire. N’avait-il pas été fait mention d’alliance et d’amitié ? C’était là des mots tout autant surprenants de la part de l’envahisseur … Était-il de beaucoup de guerre qui s’était terminée de la sorte ?!
Mais penser ainsi c’était se méprendre ! Car à dire vrai il n’y avait pas eu de guerre ! Certes on s’était regardé, on s’était jugé, et on s’était même battu par endroit. Mais malgré l’accro de Bastion le sang n’avait pas encore coulé dans une véritable bataille. Au lieu de ça, chacun avait usé du pouvoir à sa juste valeur, en sachant ce que l’on pouvait faire et ce que l’on ne pouvait pas.
Ces mots de paix prononcés en l’instant laissaient entrevoir le cheminement de pensée du Consulat Séparatiste … Il y avait une main tendue dans cette affaire, mais pas à tout le monde, on avait parlé de l’Empire et non pas de l’Empire Sith. Une omission volontaire qui commençait à se faire comprendre. Brouzouf était resté silencieux bien une minute, il réfléchissait et profitait de l’instant pour que chacun fût en mesure de bien s’approprier le message. On pouvait leur tendre la main tout autant que les amener à subir le même sort que le Cerberus sur Taris. Pour sûr tout le monde en était bien conscient. Les yeux de l’Alien roulèrent sous leurs paupières puis il reprit du même ton autoritaire.
« - En premier lieu la Coalition C.S.I - Kashyyyk exige une scission immédiate et définitive entre l’Empire et l’Ordre Sith. Nous ne reconnaitrons que deux entités distinctes, indépendantes l’une de l’autre, dont leur sauvegarde ne peut être entrevue autrement. L’Empire en tant que faction, l’Ordre Sith en tant qu’ordre religieux. Ni plus, ni moins.
Pour se faire, la C.S.I enverra dans les deux factions des observateurs ayant pour rôle de veiller à l’application de toutes les mesures énumérées ce jour-ci. »
La rupture entre l’Empire et l’Ordre Sith n’était une surprise pour personne. On avait bien compris les dessins Confédérés dans la mesure où on ne les détruisait pas. Si l’on s’en revenait à l’étude du passé, l’Empire n’avait posé un véritable problème à la C.S.I qu’une fois qu’il fût gouverné par les Siths. Car l’ordre religieux ne faisait pas de bons dirigeants et pourtant ceux-là se rêvaient toujours à régner et gouverner … La mesure Séparatiste visait à écarter ces fauteurs de trouble de cette engeance de pouvoir et de confirmer par la présente les premières dispositions du dénommé Boomer.
Car si l’on ne coupe pas la tête de son ennemi, encore faut-il s’assurer que ce dernier n’a pas dans l’idée de vous planter par-derrière. Et si l’Empire n’était pas défait pour l’immédiat, il convenait de prendre les devants pour veiller à ce qu’is ne conspire plus à l’avenir contre la Confédération ou les principes qu’elle défendait. Ainsi commençaient à se dessiner les traits de cet armistice sans guerre.
« - En l’État actuel des choses, les forces de la Coalition sont en train d’investir vos positions militaires, administratives et politiques. L’intégralité de vos données, possessions et finances sont sous notre contrôle. L’invasion de Cathar suivait en effet un schéma bien défini, où après en avoir réduit l’adversaire à se rendre, l’attaquant s’en prenait à ses centres névralgiques : à savoir les supports de l’information et du pouvoir. C’était là le cœur de tout conflit, si on découvrait les plans de l’ennemi et ses moyens, on lui retirait les griffes. Ôté de ces éléments, l’adversaire ne pouvait plus nuire à son opposition. Brouzouf expliqua sans peine une chose qui était commune à toutes les guerres. Étudiées par le DCRS et le DSP, elles nous permettront bien vite de connaître toutes les trames et actions entreprises par vos factions. Des missions secrètes Impériales, à la présence des Siths sur d’autres mondes et j’en passe : tous vos secrets vont être passé au crible par nos services de renseignements. Considérez que tout ce qui était « votre » est maintenant sous notre régence. Aussi pour votre salut il est judicieux que vous ne nous mentiez pas, ni même que vous ne nous trompiez par omission de certains éléments. Comprenez que nous saurons découvrir le vrai du faux bien assez tôt … »
Mais à dire vrai on se trompait ! Non pas que les faits donnaient raison à la C.S.I,, mais il était certains sujets récents qui n’avaient pas été rentrés dans les archives des Vestiges de l’Empire. La cause de ces registres incomplets tenait de l’arrivée inopportune de la flotte de la Coalition. C’était là quelques affaires négociées le jour même, mais qui représentaient toutefois des informations que l’on n’obtiendrait pas en étudiant les données.
Il était certain que le passage de quelques hommes à la question permettrait bien aisément d’en connaître la nature, mais en l’instant on demanda à tous de collaborer pleinement avec la Coalition et de l’informer sur tous ces sujets. Faire cela c’était prouver sa bonne foi, le refuser et craindre qu’on découvre ces choses-là par la suite. Se faire c’était au contraire se condamner. Chacun devait peser ce choix en son âme et conscience, en se rappelant que les répercussions s’en iraient sur toute la nation. Et par chacun, on ne parlait pas seulement des émissaires, mais de tous les membres de ces deux factions, à présent séparées. Le colonel argumenta dans ce même sens.
« - Et puisqu’une négociation ne peut se faire que dans la confiance, et que de notre part nous vous apportons la clémence Séparatiste en ne vous détruisant pas, j’en appelle ainsi à votre collaboration immédiate et inconditionnelle. Remettez-nous toutes les informations en votre possession, tout ce que vous savez, toutes vos données … Faites nous gagner du temps. Nous voulons tout savoir : de vos alliés, vos projets, vos missions, vos agents à l’extérieur … Tout ! … N’omettez rien et souvenez-vous qu’au pire des cas vous ne faites que retarder ce que nous découvrirons irrémédiablement et qu’en agissant ainsi vous sabotez les espoirs de sauvegarde de vos institutions. Nous jugerons nous même de la pertinence de ces informations.
C’est sur cette même base de collaboration et de volontariat que je vous somme de nous remettre immédiatement les Siths, les Officiers et les Sous-Officiers ayant participé à l’Opération sur Bastion. Chacun comparaitra devant notre justice pour les crimes qui lui sont propres et tous auront l’assurance qu’en se livrant en ce jour ils éviteront la peine capitale et bénéficieront de notre clémence. Dans le cas contraire, nous les exécuterons comme des chiens, avec la même cruauté que cette Sith en a eue à l’égard de notre émissaire. Brouzouf se retourna vers Stella et la fusilla du regard. Si on ne l’abattait pas sur l’instant, c’était bien, car on valait mieux que les Siths. À la C.S.I on partait toujours du principe qu’un prisonnier était plus utile qu’un macchabée. Le Kreevaki s’adressa à la responsable du fiasco de Bastion avec un ton plein de reproches. Soyez reconnaissante envers le Général Boomer pour ne pas vous avoir descendu quand il en a eu la possibilité. Et soyez reconnaissante envers la Confédération qui ne vous a pas éventré sur un gibet devant toute cette armée pour faire comprendre à tous ce qu’il en coûte de toucher à notre collectif. L’aparté devenait tendu et on se demandait à quel moment le Kreevaki allait exécuter la jeune femme. Mais la chose ne vint pas, et avec la même haine à l’égard de la Sith, l’officier rétorqua : Mais si vous êtes en vie ne criez pas pour autant victoire, car il est des choses qui ne peuvent être lavées par même le sang. »
Cruelles paroles que ces dernières ! Car elles laissaient supposer que si Stella était en vie, elle n’était pas pour autant sortie du pétrin. Il arrive par moment que la clémence soit le pire des châtiments. C’est tout particulièrement le cas lorsqu’elle ouvre sur de bien sinistres projets. Et pourtant la Confédération ne visait pas spécialement Stella. Que la jeune femme vive ou meure était une chose futile. C’était le symbole qu’elle représentait qu’il fallait détruire. Car elle symbolisait une action terrible aux yeux de la C.S.I : celle de l’avoir agressée. Celle de l’avoir défiée. Nul ne s’était jamais sorti indemne de ce crime de lèse-majesté. Pour s’être rendue coupable de ce crime-là, Stella ne pourrait avoir en l’instant de repos.
Elle avait mis à mal bien des projets, de par son méfait et sur l’instant présent. On aurait préféré ne pas la retrouver pour l’heure et l’utiliser comme un épouvantail pour attiser les cœurs. Ces symboles devaient être détruits, hachés, menu … Non pas physiquement, mais surtout mentalement … Le corps sur la potence est une chose qui marque les esprits pour un temps, un être détruit dans tous les sens du terme et réclamant la mort comme délivrance n’est plus seulement une image fugace dans l’esprit du spectateur : c’est un fantôme … Mais pour ça il aurait fallu préparer le terrain et la sinistre mise en œuvre pour détruire le tout qu’elle était. Et pour se faire, sa capture aurait dû se faire sur le long terme … Malheureusement au lieu de ça, Stella s’était elle-même livrée à ses adversaires, et ceux-ci s’en trouvaient affligés tant cela les amenait à réévaluer leurs projets … Mais qu’elle se rassure : il n’était pas question de la tuer sur l’instant, on actualiserait la décision en son encontre en fonction des besoins. Il y aurait peut-être d’autres chats à fouetter … Brouzouf détourna son regard de la jeune femme et continua l’énumération des exigences de la Coalition.
« - De plus, nous exigeons de connaître explicitement la position, le motif et la présence de tous vos agents, Siths et Impériaux, étant en cette heure à l’extérieur de Cathar. Je vous enjoins de les appeler à vous rejoindre d’urgence en ce lieu sous peine de quoi nous serons tous contraints de les considérer rebelles à votre propre autorité et contraints de les exterminer jusqu’au dernier. »
La machinerie Séparatiste se mettait doucement en place. Après avoir séparé « Siths » et « Empire », voilà que l’on distinguait ceux qui s’étaient rendus et ceux qui en cette heure n’étaient pas encore soumis au pouvoir Séparatiste. Bien que les moyens de ces deux camps fussent modestes, tout ce qui faisait leur force était sur la planète aride. Le postulat Confédéré était simple : le pouvoir de ces camps provenait de leurs administrations, armées et fidèles, tous rassemblés sur l’astre. Tous ces gens avaient leur vie suspendue aux décisions de leurs chefs qui négociaient leur reddition. Mais Cathar abritait aussi la base même de leur pouvoir : leurs possessions financières, physiques et militaires … L’âme, le corps et l’argent de ces factions étaient sur Cathar. Qu’ils soient Siths et Impériaux, ces deux camps étaient coincés en cet instant sur cet astre céleste et tout ce qui était générateur de richesse et de pouvoir était de ce côté-là de la balance. S’il y avait des Siths et Impériaux à l’extérieur de l’ancien fief de Dark Kovarn, il était clair qu’ils n’avaient aucune réelle autorité, qu’ils étaient peu, et surtout … qu’ils n’avaient AUCUNS moyens …
Ces gens-là pouvaient nuire aux intérêts Séparatistes. S’ils ne rejoignaient pas les rangs de leurs compatriotes, alors ils devraient être considérés comme des déviants que l’on opposerait autant à la Confédération qu’à leurs propres nations. L’usage du « nous [...] tous » était clair quant à cette prise de position. Cela confirmait aussi que la C.S.I n’aspirait pas réellement à anéantir l’Empire et les Siths. Il était primordial d’opposer ceux qui étaient en de bonnes dispositions à l’égard de la C.S.I avec ceux qui restaient favorables à Kovarn ou bien d’autres idées saugrenues. La Confédération devait appuyer Boomer et l’Ordre Sith tout en rendant déviants ceux qui refusaient cette situation. Et pour des déviants il était clair qu’ils ne pourraient être très nombreux. S’ils cherchaient l’affrontement, ils seraient pulvérisés.
C’était une chose de ne pas avoir de foyer et de se battre pour le reprendre, s’en était une autre quand ce même foyer avait rejoint le camp de l’ennemi. La C.S.I escomptait bien bloquer les ressources à ces adversaires potentiels. Et si les deux camps de Cathar pourraient probablement reprendre une vie normale, il était certain que ça ne se ferait que sous la condition expresse qu’aucun ennemi à la C.S.I ne puisse les intégrer, et ceci même qu’ils fussent de ces mêmes camps. À excommunier ces gens-là s’ils ne revenaient pas immédiatement vers les leurs, les Confédérés s’assuraient de faire conserver le pouvoir des Impériaux et des Siths du bon côté de l’échiquier.
Brouzouf énuméra comment ils procèderaient. Il allait de soi que si les chefs assis à cette table se refusaient à ce plan et soutenaient les plans des « Kovarnistes », la C.S.I avait prévu la possibilité de les liquider et les remplacer par d’autres plus en adéquation avec sa vision d’une paix durable.
« - Passé cette négociation, et si vous en acceptez les termes, vous enregistrerez un message à l’adresse de ces derniers, un pour les Siths, un pour les Impériaux. Si nous les jugeons de qualités, nous les emmétrons à l’encontre de toute la galaxie afin qu’ils reviennent avant que ne survienne pour eux aussi la fin de notre ultimatum. Si vous refusez, il va de soi que ceci nous ramène à la première base de votre reddition : à savoir qu’en cas de désaccord de votre part nous vous détruirons.
J’attire votre attention à ce que vous vous engagiez dès à présent à refuser en votre sein, et ceci autant chez les Siths que l’Empire, tout ennemi de la Confédérations. À ce sujet sont explicitement cités : l’Omega, Kovarn, et le Général Valiant. »
Le nom de « Valiant » avait été énoncé au même titre que les autres ennemis de la Confédération. Il était aisé d’en comprendre les raisons, mais fait de la sorte ceci exposait au grand jour les griefs de la faction à l’encontre de cet incroyable Général. Rien n’était plus dangereux que l’arrivée de l’Omega ou de Valiant en ces vestiges, car ces gens-là, aussi méprisables fussent-ils, avaient ce pouvoir d’animer les cœurs et de faire mouvoir jusqu’à des montagnes.
N’était-ce pas ce clone qui avait colonisé maints mondes au nom de l’Empire ? N’était-ce pas encore lui qui avait par toujours réussi à s’opposer d’une manière ou d’une autre aux plans Confédérés ?! Ho que oui ! Valiant devait être écarté de tout cela ! Il devait être à des années-lumière de la moindre once de pouvoir. Car de tout temps il n’avait été que l’exécutant, ses marges de manœuvre bridées par ses supérieurs directs : Chancelier et Empereur … S’il prenait réellement la tête d’une faction, aussi petite soit-elle, il était clair que ce clone incarnerait un grand péril qui menacerait toute cette Galaxie. Car la C.S.I était paranoïaque et ces grands adversaires sur l’instant diminués pouvaient à tout moment reprendre de leur puissance d’antan !
Et pour sûr l’Empire et les Siths devaient être lavés de toute cette souillure. Il fallait s’assurer que jamais plus ces génies du chaos ne puissent remettre la main sur ce qui avait été anciennement leur. Brouzouf craignait que l’autorité du Général Boomer ici présent ne s’efface s’il rencontrait un homme tel que Valiant. Aussi mieux valait être clair quant au fait de refuser à jamais ces gens dans les Vestiges. Les exigences Confédérés étaient à la fois nombreuses et dérisoires tant ce qui était demandé était logique, voire optimiste. Mais c’était là chose pensée, car on avait bien compris que les choses avaient changé dans l’Empire suite au départ de Kovarn et il était probable que la Coalition eut reçu une réponse à son ultimatum si on avait encore attendu.
Passé cette introduction, la Confédération s’en alla bien entendu au sujet même de l’armistice. Car depuis le début on avait fait qu’énumérer des règles que devraient respecter les vaincus, mais on n’avait toujours pas clairement défini l’engagement qui leur assurerait l’absence d’annihilation. Et si le Kreevaki faisait de nombreuses pauses pour ponctuer son intervention, tous attendaient avec impatience qu’il en vienne à la pierre angulaire de la discussion.
Chacune de ses phrases était directe et sans faux semblant, mais elles relevaient toutes d’un certain art de la parole. Car l’officier usait des mots avec tactique et parcimonie, chaque phrase, chaque ponctuation accompagnaient une idée claire et explicite. En face on avait bien compris que la C.S.I ne demanderait pas la lune, mais qu’elle ordonnait à ce qu’on se conforme à ce qu’elle considérait comme allant de soi. Son intervention sur Cathar était symbolique plus qu’autre chose : les Confédérés détrônaient la dernière once de pouvoir qui restait des « descendants » de l’Empire de l’Omega. On finissait de démolir le dernier symbole, tout comme on planifiait d’en faire autant avec Stella.
Patiemment, pièce après pièce, tout ce qui avait été battit, créé, adulé par les ennemis de la Confédération, était renvoyé aux abimes. Et ces restes à présent fumants d’un ennemi vaincu devaient se retourner vers l’unique adversaire, responsable de tous leurs malheurs : à savoir celui qui les avait amenés à leur décadence, le félon Kovarn et ses fidèles. La Confédération n’était là que par une succession de faits et elle comptait ouvrir les yeux à cet Empire agenouillé, à moitié étouffé dans ses propres déjections. Les Impériaux devaient regarder ô combien ils étaient miséreux et se souvenir que cette action n’était pas la source des Confédérés ou de quiconque, mais de la volonté égoïste et stupide de ceux qui les avaient gouvernés.
À présent il fallait que cet Empire tout jeune, à peine réveillé renaisse de ces cendres par quelques artifices et aides extérieures et qu’il chasse de lui-même ses propres démons. Pour la C.S.I on n’était pas ici pour piétiner ces gens-là, mais leur tendre une main et leur donner un blaster en leur disant : « vois ce qu’ils ont fait, à toi et à moi, venge-toi ». Car la rancune envers les « descendants de l’Omega » était forte dans la C.S.I. Personne n’avait oublié la félonie de l’Ordre Sith de l’Omega quand il s’était joué de Gelmir pour prendre le pouvoir dans l’Empire et déshonorer par la suite toutes ses belles paroles. Personne n’avait oublié cette perfidie au point que même un vaisseau de la Flotte Séparatiste se nommait « Perfidie Sith ».
Avec toute la patience qui faisait sa force, la Confédération avait sereinement attendu les jours du déclin de son ennemi bien qu’elle donna par moments un coup de pouce au destin. Jadis Gelmir n’avait-il pas fait attaquer des transports ramenant des Siths sur Coruscant afin de les affaiblir ? N’avait-on pas en sous-main participé à l’attaque de la Forge Stellaire ? Qui avait réclamé la destitution de l’Omega sous menace d’une Guerre ouverte ? Qui avait soutenu les sécessionnistes le jour de la révolution républicaine ? Et enfin qui tenait fermement dans sa main les vestiges Impériaux ? Derrière tout cela se trouvait toujours la C.S.I, qui jour après jour avait retiré bloc après bloc toutes les fondations de l’édifice Impérial et Sith. Ça avait été un long travail de sape et à présent qu’il fût terminé il restait à s’occuper des décombres …
Et c’était là toute la malice Confédérée, de ces décombres on voulait faire le mortier d’un nouvel Empire : l’insulte ultime lancée à tous ces ennemis ! On allait laver l’affront en désignant à l’Ordre Sith celui qui deviendrait son maître. Et on allait retourner contre l’ennemi ses propres vilaines en opposant à lui-même ses créations. Oui ! Aussi insensé fût ce projet, la Confédération était en train de démarrer ces rouages dont le premier engrenage consistait à retourner les Vestiges contre ses propres créateurs. Faire des Vestiges une nation indépendante à qui l’on a promis amitié et protection, faire de ces anciens ennemis des frères sur la base d’une même haine d’un ennemi commun ! Voilà à dire vrai les plans Confédérés ! Et si les vaincus ne comprenaient pas l’avantage à gagner en une telle alliance, alors on trouverait d’autres moyens d’aboutir à la vengeance …
Tout ce cheminement de pensée pouvait se résumer ainsi : « Deviens mon gendre et rejoins la famille, refuse et je te tue ». Mais qu’avaient-ils à gagner en refusant quand on avait toute gloire à accepter ?! Cette décision restait l’apanage des protagonistes eux-mêmes.
« - Maintenant que les introductions d’usages sont faites, nous allons pouvoir passer aux exigences véritables de la Coalition :
Pour commencer, l’Ordre Sith et l’Empire doivent s’engager à n’interférer en aucune manière que ce soi avec les affaires de la C.S.I, de Kashyyyk et de leurs alliés. Il va de soi que l’interférence sous-entend un élément pouvant nuire aux affaires de ces derniers. Vous êtes invités à œuvrer de l’avant si -
Post n°21
Auteur : Super PNJdes projets communs et bénéfiques à tous sont envisagés, mais à ce sujet vous êtes tenus de nous en avertir avant d’agir. »
En d’autres termes la C.S.I interdisait à l’Empire et à l’Ordre Sith d’agir en des desseins qui pourraient lui nuire. Toutefois ils avaient encore carte blanche si l’objet de leurs plans était de favoriser ces derniers, à condition que l’on eut averti les intéressés eux même.
« - De plus, lesdites entités doivent s’engager au respect de l’intégrité et de la souveraineté des nations. Les politiques militaires expansionnistes et colonialistes sont dorénavant proscrites. La moindre tentative d’annexion militaire d’une planète, d’une station spatiale, le moindre viol de l’espace aérien d’un pays, le moindre soldat foulant le sol d’un astéroïde d’une nation étrangère, et nous vous retirons définitivement le droit à exister. »
La chose était menaçante et la C.S.I cherchait ici à faire comprendre à l’Empire que l’annexion de planètes n’était plus une chose envisageable. L’attaque de Bastion était l’origine même de l’intervention Séparatiste mais il était important de savoir que même s’ils n’avaient pas étés la cible de cette invasion, les Séparatistes auraient fait pression sur les Vestiges afin qu’ils renoncent à cette folie. Car s’il était une règle immuable qui faisait foi dans la Confédération : assurer à tout prix l’indépendance et la neutralité des territoires et annihiler toute politique expansionniste.
La Confédération n’avait pas le cœur à s’étendre, considérant qu’il lui était plus vital de protéger ses frontières que de les étendre et les fragiliser. Mais lorsque ses voisins faisaient l’inverse, elle perdait par la présente une partie de sa position dans la galaxie puisqu’eux se renforçaient économiquement et territorialement là où elle n’évoluait pas. C’était sur ce premier constat qu’il avait été rapidement décidé de mettre un frein aux projets insensés de l’ennemi. Le tout c’était très vite mêlé à des convictions très profondes sur la souveraineté même des nations indépendantes. Car du temps de l’Omega, mais aussi de Gman la situation était toute autre. Bien de planètes avaient été annexées et elles restaient encore dans la république. Cela déplaisait à la Confédération et à certains de ses dirigeants, qui comme Sharkaran, souffrait de voir le peuple Alderanien, dont il avait de la famille, soumis à la domination Républicaine.
Comme l’avait dit Mr Underwood à la fête d’inauguration de la Fédération, la Guerre Froide entre l’Empire et la C.S.I avait étrangement renforcé les nations indépendantes qui avaient eu loisir à préférer ne pas s’affilier à un des camps pour éviter les problèmes. De nos jour cette indépendance s’en trouvait par moment menacée par les désirs avides de certains individus, y compris du Chancelier lui-même qui évoquait, non sans vindication, l’idée d’un droit galactique. À présent que l’Empire avait été défait certaines nations annexées dans le passé allaient vouloir récupérer leur indépendance et les Confédérés abondaient dans ce sens. Tout ce qui pouvait renforcer les pouvoirs individuels et non des entités massives était bon à prendre. Et suivant toujours cette logique, la C.S.I n’avait rien perdu de sa volonté à défendre ces causes étrangères. La Confédération veillait à ce que les règles qu’elle s’évertuait à faire appliquer fonctionnent.
C’était bien sur cette base que l’on interdisait à l’Empire de recourir à des invasions pour s’étendre militairement. Car s’il faisait ainsi il avait l’assurance qu’on le détruirait définitivement … Mais chaque mot de cette annonce avait été encore une fois choisi avec soin. Il était fait mention des manœuvres militaires et non des manœuvres politiques. Le sujet proscrivait volontiers l’action armée, mais pas la diplomatie.
Car la C.S.I n’avait rien contre l’expansion d’entités comme cette micronation Impériale tant que ceci se faisait de façon pacifiste. On n’était pas ici pour dire aux peuples de ne pas se réunir si c’était leur volonté, mais seulement pour empêcher des conflits d’exister. Car toutes ces petites querelles fragilisaient bien des mondes et permettaient aisément à d’autres personnages plus avides de déstabiliser l’équilibre de la politique galactique.
Quant aux Siths, s’ils voulaient « prendre une planète » on les déboiterait sans doute tant ils ne comprenaient pas que la puissance d’un ordre religieux n’était en rien à voir avec la gestion du pouvoir. Mais la question des Siths dépendrait de leur chef et à ce sujet on avait un plan bien en tête.
« - Nous attendons aussi des Siths la preuve d’une ouverture des mœurs. L’obscurantisme est une chose, propulser le monde dans le chaos en est une autre. Pour se faire, afin d’aplanir définitivement les angles et mettre fin à une haine millénaire, les Siths vont s’engager dès à présent à avoir une attitude neutre à l’égard des Jedis. Ni plus ni moins. »
S’il n’y avait pas eu tant d’armes levées en direction de la table des négociations il fut probable que l’on eut pu entendre des hurlements de colère à des kilomètres à la ronde. C’était là une demande bien étrange venant de la C.S.I puisqu’elle n’avait elle-même jamais réagi entre la guerre que se livraient les deux ordres religieux. Mis à part à la fin de la Grande Guerre et à la signature des traités reconnaissant les cultures Jedi et Sith, bafouées quelque temps plus tard par l’Omega, il n’y avait jamais eu de paix durable entre les deux ordres de chevalerie. Mais il ne fallait pas non plus se méprendre, on demandait là une attitude neutre : à savoir une entente cordiale.
Et pourquoi cette demande toute particulière à l’égard des Jedis ? En quoi la CSI était-elle préoccupée par cette affaire ? Tout simplement, car la Confédération soulignait par ce simple geste toute l’incohérence du rapprochement qu’elle avait apprise entre les Jedis et la République. Car voilà qu’après le pogrom dont ils avaient été victimes, leurs propres bourreaux leur demandaient de les rejoindre et à ce qu’on avait vu les Jedis acceptaient de bons grès.
Pourtant tout le monde savait où se terrait la majeure partie des criminels de ce génocide : sur Cathar dans les rangs de Dark Kovarn qui même en fuite avait fait des interviews en son fief où il continuait d’appeler à cette haine viscérale envers les Jedis. Tout le monde savait où se trouvait le Cathari et ses bourreaux, et pourtant la République n’avait pas bougé d’une once, ni même ne l’avait condamné … En venant sur Cathar, en soumettant ce qui avait été pour un temps l’Empire de Kovarn et en ordonnant à ses anciens disciples de renoncer à cette guerre Sith-Jedi, la C.S.I décrédibilisait totalement la République qui se targuait de devenir l’allié de ces gens-là et qui n’avait rien fait pour les aider. Bien des Républicains avaient collaboré avec le régime de l’Omega et on l’oubliait bien vite …
Telle était la politique Confédérée en cet instant : des actions qui ne coûtaient rien à aucune des parties, qui se montraient nobles d’intentions, mais qui avaient un sens tout aussi critique et acerbe à l’égard de la République. Il allait de soi que les conflits entre Siths et Jedis existeraient sous d’autres formes jusqu’à la fin des temps, mais sur l’image officielle on gagnait de nombreux points et on réveillait l’image publique de l’ordre Sith qui n’avait que trop souffert de la voie de l’Omega et de Kovarn. Et pourtant ce n’était que la première partie des exigences qui allaient dans ce sens, car la C.S.I ordonna un second coup qui affaiblissait un peu le culte religieux.
« - De plus nous exigeons de vous la remise d’une liste énumérant les membres de l’Ordre Sith ayant participé à la mise en place et à l’application des purges sur les sensitifs instaurés par l’Omega. Pour l’heure ils seront placés sous la garde de l’Empire et seront remis à des autorités indépendantes en vue d’être jugés pour les crimes commis si l’ordre Jedi en fait demande. »
Et voilà qu’on enfonçait le second clou à l’encontre des Républicains ! La C.S.I faisait office d’une grande machination en cet instant et il était fort à parier que lorsqu’elle énoncerait publiquement l’affaire et demanderait aux Jedis leur position, on ne manquerait pas de leur rappeler que leurs si charmants alliés Républicains avaient jadis validés, encouragés et participés à ces mêmes mesures.
Il était bon de souligner l’incohérence des propos et agissements d’autrui, c’était toujours un bon moyen de se prémunir de problèmes futurs et d’utiliser les faiblesses de l’adversaire contre lui-même. En énonçant des exigences au sujet des Jedis, la C.S.I savait qu’elle ne s’engageait à rien, elle ne perdait rien et avait tout à y gagner. Deux directives qui n’auraient en tout et pour tout comme répercutions que de faire arrêter quelques hommes chez les Siths, pourraient se présenter comme un investissement futur à l’encontre des Jedis et des Républicains. La négociation de l’armistice était une mine d’or pour quiconque savait quoi en tirer.
Et enfin on énonça le coup de grâce à l’égard des Siths. Si l’Empire pouvait être probablement acquis à leur cause de par un personnage réfléchi comme Boomer, la Confédération savait qu’il n’en serait pas possible avec les Siths. Pourtant il fallait s’assurer qu’une fois les entraves de l’ennemi enlevé il n’attaque pas par la suite. Et à ce sujet le Kreevaki avait trouvé la solution rêvée à condition cette fois-ci que l’intéressé l’accepta !
Et pour se faire, il convenait de rappeler la situation de Gelmir. Le hasard l’avait placé à cette table et on s’était laissé penser qu’il était possible de profiter de la situation.
Les Confédérés intervenaient dans une situation de crise au sein de l’Ordre Sith. Séparé de l’Empire, le culte n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été. Le camp était à l’abandon et le départ précipité de Kovarn plaçait les fidèles dans une situation précaire sans qu’il n’y ait un chef véritable pour prendre la suite. Et c’était là une première ! Car bien qu’ils furent de mauvais gestionnaires et qu’ils usent ruinés les créations de leurs aïeux, l’Omega et Kovarn en restaient pas moins des grands sensitifs qui avaient continué l’œuvre des dynasties Siths précédentes. À présent l’absence de Kovarn laissait un grand vide sans qu’il ait un Seigneur connu pour le remplacer.
On ignorait à ce sujet la vieille prophétie de « Dark Sans Nom » qui avait jadis révélé les surnoms des 5 Grands Seigneurs de ce temps. Et peu de monde pouvait savoir que l’un d’eux était assis à cette table. Lui-même ignorait que son nom avait jadis été lu dans les astres par le fondateur de ce culte.
Et c’est ainsi qu’en l’absence de personnalité capable d’endosser la responsabilité de régenter le culte, ce dernier était en proie à sa propre fin. Il était clair que si on voulait le voir disparaitre il suffisait de rester inactif et de le voir dépérir à petit feu. Nul Sith membre de l’ordre ici présent n’avait cette capacité propre aux chefs qui leur permettait de s’imposer d’eux-mêmes. Ce camp abandonné à lui-même était en ce moment dans les mains de la C.S.I. Cette dernière venait d’énoncer qu’ils devraient être neutres à l’égard des Jedis et que ceux qui avaient été de connivence dans la réalisation et l’exécution des basses œuvres de l’Omega et de Kovarn seraient mis aux arrêts. Et pourtant, malgré ces deux premières mesures, pour les moins rudes, mais qui n’impactaient que peu le camp en réalité, la Confédération aspirait à le maintenir en vie, ne serait-ce que pour un moment.
Le Consulat estimait que les sensitifs n’épousant pas la cause Jedi chercheraient toujours des solutions annexes pour parfaire leur formation. L’école Sith serait toujours prisée, d’une façon ou d’une autre. Il y en aurait toujours et on avait déjà des rumeurs selon lesquelles l’Ordre était composé en réalité de plusieurs courants distincts les uns des autres. Si on détruisait le culte sur l’instant on se souviendrait qu’ils furent détruits par les Confédérés, et les survivants qui resteraient se passeraient héréditairement la haine de la C.S.I comme ils s’étaient jadis transmis celle envers les Jedis. On ne voulait pas se faire là de nouveaux adversaires, aussi faibles fussent-ils. S’il était possible de concentrer ces gens vers ce camp à bout de souffle ce serait toujours plus intéressant, car la Confédération aurait là une cible toute désignée s’ils lui causaient encore des problèmes. Mieux valait rassembler les ennemis au sein d’une entité distincte et facilement atteignable que laisser chacun de son côté et ne jamais pouvoir les attraper.
S’ils voulaient un culte, ils auraient un culte tant qu’il suivait les directives énoncées ce jour-là. Pour qu’il survive il lui fallait un chef. Il était possible de ramener l’Ordre Sith au temps de Dark Crow, rien n’était impossible pour qui s’en donnait la peine. Brouzouf regarda les Siths et eut un sourire amusé. Pour lui cette racaille aurait dû être exécutée, mais le Consulat voulait essayer quelque chose depuis qu’il avait appris la présence de l’ancien Général Confédéré. Le militaire s’en teint ainsi aux ordres qu’il avait reçus dans la navette. L’officier Séparatiste fixa longuement le vieux Sith, ce dernier avait probablement déjà compris ce dont il allait être question.
Gelmir ici présent n’avait rien à risquer à cette table et pourtant tout à y gagner. À la différence des Siths et des Impériaux il n’était pas ici en vaincu, mais se présentait là par un curieux concours de circonstances. Il devait sans doute être l’homme dont la situation était la plus ironique, car il était à la fois parti pris dans toute cette affaire, de connivence avec les membres des deux parties, tout en étant aussi libre que l’était un spermatozoïde sur le visage de Mia Malkova.
Enfin, Brouzouf désigna le vieux Sith en énonçant la décision de ses supérieurs.
« - Ayant perdu votre chef avec la fuite de Dark Kovarn, et étant donné de voir que vous ici présent n’êtes pas en mesure d’assumer pleinement le rôle de chef de cet ordre, la Confédération des Systèmes Indépendants demande au Général Gelmir, en affaire avec vous et possédants les qualités qui lui sont propres, de bien vouloir aider ce culte à aller de l’avant et d’en prendre la charge de régence. Le Kreevaki se retourna vers le colosse avec un visage qui ne trahissait aucune compassion à l’égard de l’intéressé. Objectivement c’était là la meilleure solution. De par vos capacités et la confiance que nous avons mutuellement à votre égard, à savoir la C.S.I et les Siths, je ne vois pas d’autres prétendants au rang de maître de cette maison qui puisse nous satisfaire tous autant que nous sommes. »
Le Kreevaki allait un peu vite en besogne lorsqu’il parlait de la confiance des Siths. Il était clair qu’elle n’était pas acquise, mais si on leur disait que c’était bien la présence de Gelmir qui leur avait permis d’échapper au pogrom, il était clair qu’il allait faire des envieux et serait plutôt bien apprécié. S’il acceptait, la C.S.I était prête à renoncer à placer des agents dans l’ordre tant elle avait confiance en l’homme.
Cette demande était surprenante, mais c’était le fruit d’un calcul. Si Gelmir acceptait, Boomer se voyait rassurer, car le Zabrack prenait la direction des siths et non de l’Empire. La C.S.I n’était pas intervenue dans sa gestion propre du camp mis à part d’avoir clairement défini la séparation des deux entités et d’avoir clairement expliqué qu’elle veillerait à ce que cette séparation fût respectée. À présent il y avait un Empire et un Ordre Sith qui ne partageraient qu’une négociation à cette table en tout en tout est pour tout. Avec un chef comme le Zabrack à la tête de l’ordre, la C.S.I pouvait dormir sur ses deux oreilles tout en laissant ces derniers vaquer à leurs propres occupations. S’il refusait, elle se trouvait embarrassée, car il faudrait soit placer un pantin à cette régence (ce qui n’était pas le cas de Gelmir), soit défaire définitivement l’Ordre avec la menace sous-jacente que cela pouvait impliquer.
Pour sûr bien des gens seraient suspendus à l’avis du vétéran Séparatiste. Car c’était son avis que l’on consultait. Pour les Siths il était clair que s’il acceptait leur calvaire en serait adouci, du moins de par la fin de la répression Confédérée, mais s’il refusait il les condamnait à une bien triste existence. L’ordre était encore en bon état, il avait des finances, quelques vaisseaux, des adeptes. Certes il faudrait lâcher les déviants et ceux qui faisaient partie des accords, mais le reste pourrait fournir une base saine pour une nouvelle génération élevée par le Zabrack.
C’était donc à Gelmir de donner sa réponse. La Confédération jouait de manière réfléchie, car donner la régence c’était donner l’autorité, les finances et le pouvoir de l’Ordre. Si la légitimité n’était pas acquise de par le statut, elle s’acquerrait de par les faits. S’il refusa, on avait prévu une position bien moins favorable à l’Ordre Sith et il fut probable qu’il ne se releva jamais. Car le Zabrack était aux yeux de la C.S.I le seul homme de confiance pouvant être à la fois maitre de cette école et assez indépendant pour vaquer à ses propres occupations sans menacer les intérêts de la Coalition. On lui tendait un coup de main, en espérant qu’il l’accepte. Tout était fait pour écarter de la prétention ceux qui s’opposaient à la Confédération. Tout était fait pour trouver un juste milieu entre : l’indépendance et le renouveau de l’Ordre et l’assurance que jamais plus on n’eut à se soucier d’eux.
Enfin on en vint à l’Empire. On laisserait à Gelmir tout loisir d’énoncer son avis à la fin de la discussion. Pour l’heure il fallait conclure cette longue succession d’exigences qui étaient court à court nombreuses et dérisoires. Brouzouf fixa le Général Boomer avec calme et sérénité. Pour l’heure l’Empire s’en sortait très bien dans cet armistice et il n’y avait pas de raison que cela changea. Ce qu’on espérait dans cette affaire ce fut qu’il fit preuve d’intelligence et qu’il ne gâcha pas tout par pure vanité. Si Boomer voulait éclater tous les Séparatistes sur cette planète il en était de même pour le Colonel Séparatiste à l’égard des Impériaux. Mais on savait comment se jouait le pouvoir et ce que l’on pouvait faire et ne pas faire. Le Kreevaki était las de cette haine réciproque qui rappelait l’animosité légendaire entre les Siths et les Jedis. Il fallait réellement que ce jour sonne comme un jour nouveau ou il n’y avait pas eu de perdant et de gagnant, mais comme un jour ou l’on avait accepté de ne pas recourir aux armes et ou on avait décidé de faire la paix. Une paix durable et non une simple pacification …
Car les Confédérés étaient francs en cette journée : on pouvait faire fi du passer et s’en aller de l’avant. L’exigence Séparatiste ne demandait qu’une seule chose, déjà énoncée lors de l’ultimatum.
« - Pour finir, la Confédération des Systèmes Indépendants et Kashyyyyk placent dès à présent Cathar sous leur protection. Comme énoncé lors de notre ultimatum, nous allons procéder à la mise en place d’élections libres sur Cathar afin de déterminer si votre présence sur la planète est acceptée par la population.
C’est le peuple qui va devoir répondre : « OUI » ou « NON » à la question sur la présence de l’État Impérial sur son territoire. Nous superviserons et veillerons au contrôle de l’élection, mais n’interviendrons pas outre mesure. Notre objectif est de définir si votre présence est légitime ou non à la vue du peuple Cathari.
Si le « OUI » l’emporte, la C.S.I reconnaîtra publiquement l’Empire comme un État et le Commandant Boomer comme son chef officiel et à part entière. Nous vous offrirons alors notre protectorat et notre soutien.
Si le « NON » l’emporte, alors la C.S.I lancera le démantèlement total de l’institution Impériale. Et nous œuvrerons ensemble à trouver la solution optimale à la vie civile ex-Impériale de chacun de vos administrés ».
Ainsi le plan final de la Confédération se dévoilait. Toutefois peu de monde était dupe sur la tournure de l’élection. Il était fort probable que le « oui » l’emporte de majorité et se faisant l’Empire qui avait rompu avec Kovarn allait jouir d’une légitimité acquise par la démocratie. C’était un élément étrange pour cet Empire-là. Le concept d’élection pour un tel sujet pouvait laisser à débattre, surtout venant de la C.S.I,, mais quoi qu’il en soit la chose lui permettrait de présenter l’Empire comme un exemple de nouveau modèle galactique. Et surtout : on ne pourrait faire grief à l’Empire de quoi que ce soit.
Si le « non » l’emportait, alors cela voulait dire que la faction des Vestiges de l’Empire ne pourrait fonctionner, car la seule planète où elle fut implantée et où elle tirait ses racines ne lui accordait pas non plus sa confiance. Dans cette situation les rêves de grandeur du Commandant Boomer tomberaient à l’eau et on ferait en sorte de trouver à ses membres une solution.
Le hasard s’en remettait à présent au sort de ces deux entités : l’Ordre Sith suspendu aux prochaines paroles de Gelmir, l’Empire suspendu à une élection. Si on acceptait les termes de cette négociation qui n’en était pas une, alors tout se jouerait sur deux probabilités « OUI » ou « NON ». Un choix difficile, mais juste à la fois. Un armistice écrasant et donnant une totale liberté de surcroit. Telle était une bonne gestion du pouvoir : un équilibre permanent de la part de ses détenteurs. Brouzouf avait déjà fait ses paris, s’il ignorait l’attitude de Gelmir quant à la question de l’Ordre Sith, il estimait que si l’Empire acceptait le marché il était clair qu’il gagnerait haut la main les élections. Et c’est ainsi que le plus naturellement du monde il termina par un élément qui avait toute son importance :
« -Dans une telle situation, si l’Empire se voit conforté par le vote de son peuple, et sous couvert des aléas propres à chaque évènement, nous reconnaissons bien entendu le droit à l’Empire de se défendre et de riposter s’il était agressé par une entité extérieure. Nous ne sommes pas ici pour vous brider, seulement pour être certain que la merd* dont est à l’origine Kovarn ne survienne plus jamais. Nous devons apprendre à nous connaitre et à nous faire confiance afin que notre relation ne soit plus dictée par des directives, mais par une sincère amitié entre nos deux peuples. Aussi, si le futur va dans ce sens, vous aurez l’assurance de l’appui du soutien de l’État Confédéré dans vos démarches et dans vos guerres. »
« Dans vos guerres » ... Le mot placé ainsi dans la discussion pouvait paraitre anodin, mais il en disait beaucoup sur la vision qu’avait la Confédération pour le futur. Elle envisageait encore la probabilité de conflits et sa position se distinguait en partie de ce qu’elle avait énoncé lors de ces exigences. N’avait-on pas proscrit les conflits armés outre le droit naturel à se défendre et à contre-attaquer ? Il y avait là un certain appel au laxisme laissant supposer que la Confédération n’était pas dans l’intérêt de le brider si l’Empire allait dans son sens.
Certains diraient en ce jour que la Confédération voulut faire des Vestiges un satellite Confédéré. C’était faux ! Un satellite restait indéniablement dans l’orbite d’une planète. Ici on souhaitait seulement recadrer le tir d’une comète et une fois certain qu’elle ne percuterait plus notre faction, la laisser libre de vaquer à ses occupations tant que ses fragments n’interfèreraient en rien avec notre atmosphère et nos planètes voisines. (À dire vrai là je suis super content de la métaphore. Au début j’ai pensé à tenter un truc avec Philaé, mais là c’est juste génial. Le côté satellite, l’orbite, le coup de la comète, avec les fragments dans la queue de la comète, là c’est de l’art cette métaphore ! Franchement je m’épate moi-même, vous savez. Le matin je me regarde dans le miroir et en plus de me trouver beau je me dis : « mais où vas-tu trouver tout ça ? », et bien il n’y a pas de secret vous savez : le talent tout simplement. Si vous trouvez cette métaphore nulle à chier, sachez que votre avis ne m’intéresse pas puisque je me trouve tout bonnement formidable ! Et si jamais Tyria lit ce message, ce qui m’étonnerait beaucoup, sache que je ne peux pas passer une nuit sans penser à toi
).
De mieux en mieux ! À ce niveau c’était presque si on s’attendait à ce que la C.S.I n’invite les Impériaux à venir chez elle ce soir pour s’en aller regarder un match entre potes tout en mangeant des pizzas jambon fromage ! Il n’y avait pas de doute : quand on faisait un armistice on déconnait pas et ça envoyait du lourd !
Soudain Brouzouf eut une communication radio de la part d’une de ses sections spéciales déployées sur des positions à risques. Les loyalistes à Kovarn posaient encore des problèmes en plusieurs positions clefs. L’invasion Séparatiste souffrait de ces contre temps et tant qu’ils seraient actifs on ne pourrait allait plus en avant dans cette amitié véritable qu’espérait la Confédération. L’ennemi avait adopté des stratégies de guérillas. L’adversaire connaissait le terrain, avait de l’équipement et était visiblement prêt à se sacrifier pour ses convictions … Le Kreevaki resta un instant songeur. Il voulait éviter d’utiliser l’artillerie lourde ou les armes chimiques pour ne pas causer des dommages collatéraux, mais de l’autre il ne pouvait pas permettre à cette situation de dégénérer ou que ses hommes ne s’embourbent dans quelques traquenards. Il posa la radio sur la table et dit quelque chose qui surprit tout le monde.
« - Il va de soi que l’Empire et les Siths doivent s'engager à collaborer avec la C.S.I pour la capture et le transfert de Kovarn, ses sbires et ses proches collaborateurs. La mort de Kovarn est aussi une possibilité. Il tâtonna de son tentacule sur la table et dit : Cette collaboration sincère dont je parle depuis le début peut commencer aujourd’hui et ici même avec les « pros-kovarn » qui retardent à leur manière notre processus de paix. En guise d’acceptation de votre part et afin de vous prouver que nous ne sommes pas ici pour vous spoiler de vos terres ou de votre armée, la Coalition est prête a autoriser des Impériaux volontaires à se battre à ses côtés pour mettre fin à ceux qui ont nui tout autant à votre camp qu’au nôtre. Vous pouvez commencer dès aujourd’hui à laver votre linge sale avec nous. Pour que nous œuvrions tous à une nouvelle ère, qui débute sur le cadavre fumant d’un ennemi commun. »
On était prêt à autoriser des groupes Impériaux à reprendre les armes et à combattre ceux qui étaient après tous les responsables de toute cette affaire. Pour la C.S.I faire couler le sang ensemble était plus parlant que le plus long de tous les discours. Et ces hommes pouvaient aider, en donnant les positions ennemies tout en connaissant leur tactique, leur stratégie et le terrain.
L’adversaire n’était pas dangereux, mais la guérilla était une chose qu’il fallait vite endiguer tant qu’elle pouvait dégénérer. L’appui Impérial pouvait être une aubaine aux forces Séparatistes et se faisant il pourrait réellement changer les mœurs et faire libérer la testostérone : non pas l’un contre l’autre, mais contre un bouc émissaire commun que tous deux haïssaient en leur sein. Brouzouf attendit une réponse. Si Boomer refusait à cet élément là seulement, alors on ne lui en tiendrait pas rigueur. S’il acceptait, on considèrerait que l’Empire était réellement une tout autre entité que ce qu’il avait été sous Kovarn. Lui autoriser à reprendre en partie ses armes c’était déjà reconnaître son indépendance et sa légitimée. Le Commandant avait une décision à prendre avec lui-même, mais il avait réellement la possibilité de transformer cette négociation de paix en un véritable tremplin pour sa faction. L’officier ne mentait pas, ce jour pouvait réellement ne pas être celui d’une défaite, mais d’une renaissance, le choix était dans les mains de ses dirigeants et du Général Gelmir que seule la force avait pu placer sur cette route.
Restait encore une chose dans cet armistice, un détail concernant les Siths. Car l’ANK ne s’était pas encore prononcée et il était clair qu’en plus de ce qui avait été énuméré en cette heure elle allait demander un dédommagement aux Siths pour ce qui était arrivé sur ses terres … La C.S.I et la planète indépendante s’étaient liées dans une Coalition pour cette opération et il convenait que toutes les parties fussent dédommagées pour les évènements dont elles s’estimaient biaisées. La C.S.I avait demandé à ce que l’on respecte des engagements explicitement dictés, quant à Kashyyyk on allait faire part d’une seule demande : simple et courte, mais qui revêtait de son point de vue d’une grande importance. Ces représentants ne tarderaient pas à parler !Spoiler : Spoiler
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Post n°21
Auteur : Super PNJsrc="https://img.xooimage.com/files10/3/3/b/jawa-e5bd53.png" alt="" border="0" class="xooit-smileimg" style="" />