Ça roule ma "Poole"
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Post n°1
Auteur : Super PNJHé ! C'est moi Rick Poole, le diplomate le plus cool !...
« - Alors POOl, t’es des nôtres ? »
La mission touche à sa fin. Après avoir mis de la distance entre Nar Shaddaa et nous. Il a été décidé qu’il serait plus sage de changer de transport. La jeune Kaminoenne prit place à bord d’une navette, tandis que l’Ambassadeur Youto et moi-même, nous nous embarquons dans un autre « cargo ». Cette chère Jodie Holmes m’a abandonné à mon triste sort ! ... Brève de plaisanterie ! La demoiselle avait eu d’autres priorités et devait se rendre sur une autre mission, réclamée par ses supérieurs sur Kamino. Je me demande si cela l’enchantait de me quitter. Je pense que oui. Dommage qu’elle ait été réfractaire à mon humour. Ou... Alors ... Elle l’a très bien « enregistré » et comme nous ne voguons pas dans les mêmes sphères ... Univers... Nous ne sommes pas compris. L’alchimie n’a pas fonctionné....
Je n’ l’en veux pas, soyons honnête ! Il faut dire, que j’ai un peu agi comme un goujat et que je n’ai pas été grand seigneur. J’aurai eu plus de temps, je lui aurai fait mes excuses.... Mais, elle ne m’en a pas laissé. Elle a pris place à bord de son nouveau transport qui l’a emmené vers un monde meilleur, son monde, vers les codes plus « petit Général » de la dame.
Alderaan, on arrive !
Dans la salle des opérations de commandement, lorsque la traversée poursuit sa trajectoire en vitesse de croisière et que rien n’est à redouter durant plusieurs jours, certains membres d’équipage se dispersent et travaillent à compulser les données recueillies et s'entraident. Dans ce cas, que, quelques groupes peuvent avoir l'attention fixée sur les écrans du vaisseau. Moi, j'appelle, ça, de la simple surveillance.
Des réunions se tiennent la plupart du temps le matin pour prendre en compte, le décryptage, l'analyse des données qui nécessitent que des décisions soient prisent sur différents critères, comme par exemple corriger une trajectoire, inverser le flux d'un moteur ionique ou l'arrêter. Bref, diriger le vaisseau sur la bonne orbite. Dans cette salle de contrôle et de commandement, l'effervescence est continuelle, de jour comme de nuit. Les tâches ont été distribuées de sorte que le vaisseau ait un nombre d'équipe attitrée.
Pendant ce temps, je me balade dans les couloirs droits et glacés de l’engin. Je réussis à faire quelques connaissances, c’est ce qui adoucit le temps passé pendant la traversée.
L’ouverture de ma cabine s’active, une tête, bien sympathique, ma foi, fait une apparition à la porte de la cellule,
« - Et pour sûr, l’ami ! Donnez- moi deux petites secondes et je vous y rejoints ! »
" - L'équipe ne reprendra son service que demain matin à partir de six heures. Pendant ce temps, une autre équipe prendra le relais pour les nombreuses manœuvres de préparation pour le vol. Pour l'heure, c'est restauration au réfectoire et ensuite repos bien mérité ! "
Pour mon « nouvel ami », c'est l'heure de la pause. Pour ses compagnons et lui-même, c'est l'heure de se restaurer. Comme il me l’avait expliqué, ils se retrouvent dans la grande salle, appelée « réfectoire ». Tous les membres à bord de ce vaisseau sont choyés et le réfectoire est à leur disposition sitôt qu'une petite fatigue se ressent. Les équipes se relaient de sorte que l'une d'elles assure toujours la permanence de nuit. Sur le vaisseau, ces équipes se trouvent dans une salle qui est indépendante de la grande salle de contrôle, mais dans le même corridor sur la même passerelle.
Le temps pour moi de ranger mon bazar, codifier mes datapads, tout mon petit foutoir personnel et me voilà prêt. Une pause bien méritée pour se rincer le gosier et profiter de la traversée pour faire connaissance, taper la causette avec ces braves gars de l’équipage. A vrai dire, j’aime bien me retrouver avec ces genres de mecs, ça me permet de me rappeler qui je suis et d’où je viens. Une façon pour moi de ne jamais l’oublier. Pour le coup, je peux dire que je reste fidèle à moi-même.
Le « rouquin », m’attendait derrière la porte, adossé à la paroi. À ne pas s’y méprendre, ce surnom ne vient pas de moi. Ce sont ces ptits camarades qui l’ont affublé de ce délicieux sobriquet de "Rouquin". A cause de la couleur de ses cheveux, d’après ce que j’ai cru comprendre. Il est vrai que le mec aux yeux verts et la peau pâle qui fait face à moi a la couleur de "poil" idéale. Toutefois, est-ce que ses cheveux roux suffisent pour se faire appeler ainsi ? Comme, cela n’a pas l’air de le déranger d’aucune sorte, je dirai que oui.
Au détour du couloir, nous arrivons dans la pièce en question. Ils étaient tous là, du moins presque tous. Ceux que j’avais vus lorsque j’avais pris place à bord et d’autres que je n’avais pas eu le temps de croiser.
« - Hello, la compagnie ! Alors, comme ça, on m’invite et on n’ m’attend pas pour trinquer ? » Dis-je avec humour. Oui, je sais, j’en fais toujours trop. Mais je suis comme ça, j’aime bien marquer ma présence par ma « patte » personnelle.
« Yo, Man ! » Fait la voix au fond de la salle. Je souris et rétorque
« Eh ! C’est ma réplique, ça ! Mec! ... C’est mon « copyright, à moi, mon gars ! Ce qui me confère le droit exclusif de reproduire et de distribuer » Lui dis-je d’un ton enjoué et amusé accompagné d’un clin d’œil complice.
« - Qu’est-ce que tu bois, le Coruscanti ? » Me répond-il
Cela fait un bail qu’on ne m’avait pas appelé comme ça. Je m’approche de ce nouveau compagnon, une moue aux bouts des lèvres, j’hésite. Je lui dirai même cela dépend de ce qu’il a en réserve. Surtout qu’à mon sens, sur un vaisseau, avoir une petite réserve de whisky Corellien ou de la Mambroisie, serait du luxe.
« - Allons pour une bière Corellienne, si tu as ça ! » Un éclat de rire surgit et j'y mêle le mien. Bon, ben, c’est raté. Allons-y, pour une eau pétillante, alors ! »
Me voilà, assis dans la grande salle à manger du "cargo". Des hommes vêtus de combinaison bleue viennent prendre chacun leur plateau repas et s'assoient tranquillement à l'une des tables non loin de notre petit groupe. A la fin du repas, je m'aperçois que tout le monde prend une espèce de breuvage qui ressemble plus à du thé ou du café. A mon habitude, j'aurai préféré une bonne bouteille de pinard, mais l'endroit ne s'y prête pas. C’est bien dommage ! On sent bien qu'on n'est pas assis au cœur d'une cantina de Coruscant, de Naar Shadaa ou même de Dantooine ou de Tatooine. La traversée est calme et sereine, tout comme la soirée, d’ailleurs. Bien manger, bien boire quelques verres de Mambroisie pour trinquer, autrement la santé ne serait pas protégée.
« - T’es partant pour une petite partie de « Pazaak » avec un de nos membres de l’expédition ? »
Ayant un faible pour ce jeu, je ne me fais pas prier. Il faut bien faire passer le temps. Alors pourquoi ne pas en profiter.
« - Pourquoi pas ! Qui n'a pas envie de passer une nuit blanche à parier des crédits autour d'une table dans une cantina, avec des danseuses Twilek pour le spectacle ! Et un peu d'épice pour le fun !...Lance-je... Bon ok, ok ! La comparaison est limite, mais on peut faire genre !»
« - Si tu veux, mais qui va jouer la « Twilek ? » S’écrit un balafré au bout de la table. Cette question déclenche l'hilarité générale
Je me repasse les règles dans ma tête. Cela fait un bail que je n’y ai pas joué. C'est un jeu qui se joue en un contre un, avec deux jeux de cartes. Le premier, identique pour chaque joueur, rajoute une carte numérotée à chaque tour. Le montant cumulé ne doit pas dépasser vingt sinon on est éliminé. Ce n’est pas le jour à prendre une déculottée. Le fait d’y penser, ça me fait sourire.
Le « Rouquin « et ses compères font signe à un mec de l’autre côté de la pièce. Celui-ci débarque après avoir poussé, une ou deux sièges sur son passage. J’ai l’impression qu’il marche au ralenti.** « Ho ! Pool ! Fais gaffe, t’as trop abusé des bonnes choses déjà. La soirée ne fait que commencer ! ».
Je fais mine, que tout va bien. De toute façon tout va bien. Il n’y a pas de raison de montrer mon état un peu grisé. J’ai envie de rire. Je me retiens.
Le mec tire une chaise, se place devant moi. Il repousse d'un geste en arrière son abondante chevelure blanche " Que quelqu'un lui enjoint de tailler cette tignasse ! S'il refuse... Ben ! Un coup de tondeuse et son problème est résolu !"** J’ai le bout de mon nez qui me chatouille ... ** "Non ! Ne rigole pas Pool ! Il va mal le prendre ! Ne rigole pas ! ». Je me racle la gorge. La main tendue, je lui souris.
« Vous, voulez commencer ? Vous pouvez commencer par parier sur le match en définissant le montant du pari ? » Me demande "Gueule d’amour". Ce surnom, je trouve que ça lui va comme un gant.
« - Heu ! Comment dire ! A toi l’honneur ! »
Rejoints par la petite bande de "gaie luron", la partie commence. Après avoir fait, ce fameux pari, nous sélectionnons dix cartes pour former notre « Side Deck » pendant la rencontre. Les parties s’enchaînent. La soirée est bien partie, ma foi ! On me resserre un verre, que j’avale direct. Un, deux ! Je ne sais plus vraiment. Il faut dire qu’à cette heure, je ne compte plus que mes cartes.
Ok ! C’est marrant à vue de nez, mais quand tu dépasses de beaucoup les vingt, tu peux repasser dessus pour retenter de t´approcher de ces maudits vingt.... Tu peux t’accrocher, moi je t’ le dis ! « Qu’est-ce que je fais ? J’essaie de bloquer l'ajout d’une nouvelle carte dans la partie ? Mais cela signifie aussi l'impossibilité de rejouer dans cette manche. » Je suis perdu, là. Et franchement, je n’aurai pas dû accepter. Il a l’air de connaître son affaire, le bougre !
Ce jeu ! C’est aussi une question de chances. Des fois, il faut tenter, le tout pour le tout ! Soit ça marche, soit ça n’marche pas !
Mes cartes sont nulles, pas assez de carte. Bon, je l’avoue, moi aussi je suis nul. J´ai jamais gagné au Pazaak. Trois parties d'affilées me ruinent lentement mais surement. Il est coriace cet adversaire ! Le vainqueur est celui qui se rapproche le plus ou atteint 20 points, « C’est du bol et pis ça dépend aussi des cartes qu´on a à mettre en plus »**. Alors, je vous laisse deviner qui est le vainqueur.
« - Monsieur Pool, la connexion sur Alderaan est établie. Vous pouvez dès à présent envoyer votre message »
Quand il faut y aller ! Faut y aller. Je salue mes camarades de soirée et me dirige vers mon devoir.Quelques heures de sommeil. Dans le cockpit, je trouve que l'ambiance est différente, l'atmosphère est tendue. Je vais me pieuter.Gouvernement Alderaani, Sénatrice Anastasia de Valiesky.
Je me présente, Rick Poole, membre de la Délégation de la Commission Diplomatique de la Nouvelle République Fédérale.
Nous avons bien pris note de vos recommandations. Nous sommes à bord de la Frégate Républicaine.
Veuillez noter, noter notre arrivée au dock numéro Y-542. Le colis vous sera livré.
Repos nécessaire pour tous, après une bonne nuit même trop courte. Le diplomate a déjà sous son bras ses quelques affaires personnelles qu'il avait pu remporter avec lui de Naar Shadaa, des petits objets avec leurs souvenirs les plus chers, des images, représentant je pense quelques membres de sa famille et des portes bonheurs dans un compartiment spécial de sa valise de bord.
Après un petit déjeuner léger, je dis au revoir à mes compagnons de traversée. L’Ambassadeur Yoto est astreint à un contrôle médical, tension, cardiogramme, yeux, état psychologique etc. Il ressorte une heure plus tard.
« Pas de désistement de dernière minute, Ambassadeur ?»
Le signal est donné, nous montons dans la cabine ascenseur, fixée sur des rails de bloc bétonné qui nous permet d'atteindre à quelques mètres seulement, une navette au sommet du complexe. La porte est ouverte. Devant se tiennent deux techniciens et quelques hommes. Nous entrons dans l'engin, chacun à notre tour.
Je profite de cet instant pour me retourner et fait un signe de la main à tous ceux qui peuvent me voir de loin ou de près. Je sais, ça fait un peu théâtrale, hein ! Mais, je suis comme ça je vous, dis. Désinvolte ! On n’a qu'une vie ! L'important c'est d'y prendre plaisir de l'instant ! Ha! Ha! Ha !
Et les dernières personnes à qui je sers encore la main, sont les techniciens qui referment la porte du vaisseau derrière moi.
Je prends place à l'intérieur et me mets à l'aise. Les commandes seront actives dans quelques minutes. Auparavant, le commandant de l'équipage, nous demande de rajuster notre casque.
Sur le grand écran, les pilotes font le point en direct avec d'autres techniciens qui contrôlent chaque élément sur leur écran d'ordinateur, l'un après l'autre. « Trois minutes ! » Résonne la voix féminine dans les haut-parleurs. Sur une horloge électronique numérique défilent des chiffres. « Deux minutes!» reprend la voix. J’attache ma ceinture, lance un regard vers le diplomate. Apparemment, pour lui tout va bien. Il y a de quoi, me dis-je. Je me demande ce qu’il peut ressentir à cet instant. Il va retrouver, femme, enfants peut-être. Mais surtout, il retourne sur son territoire auprès des siens. Son avenir sera aux mains d’autres diplomates, avocats et costumes blancs de la Nouvelle République et d’Alderaan. A lui de bien défendre sa « carcasse ».
-"Compte à rebours dernière minute" Reprend la dame. Puis le dernier décompte se fait par la voix d'un homme à partir de "59 secondes.... 5 - 4 - 3 - 2 - 1 - "Décollage immédiat".
A l'intérieur du vaisseau-navette, je suis assis dans ce fauteuil, le dos collé à mon siège. Une position qui s'est appropriée pour supporter la pression, le casque me donne aussi le sentiment qu'il encaisse une partie importante de l'accélération. Je pense que j'ai le visage reposé, même si mes pulsations cardiaques réputées lentes chez moi, bondissent à plus de 150.
A plus d'une seconde l'énorme masse jaillit des réacteurs, expulsée, propulsée. Que sais-je ! N'étant pas un spécialiste. Ces tonnes de poussée ont extrait le complexe de l'attraction du vaisseau et sans relâche le propulse dans la dimension de l'espace. Je ne sais pas exactement combien de minutes, mais des longues minutes pendant lesquelles, j'avais ma langue plaquée au fond de ma bouche. Je me dis, je dois être beau à voir. Cela me ramène à ma première balade, intersidérale, j'ose imaginer, ce jour-là, les traits de mon visage à la peau enfoncée faisant des poches. Le nez écrasé. Je suis sûre qu'il était écrasé, il était même prêt à saigner, je le sentais ! Ma poitrine enfoncée, le cœur comprimé, mon corps sans chair, sans sang plaqué, écrasé aux parois de ce fauteuil de sensation métallique. Je ne menais pas large. Depuis, même si j’en ai pris l’habitude de ces escapades, je peux avouer que ce n’est pas mon activité favorite. Je suis toujours un petit peu mal à l’aise.
Les rayons intenses du soleil que je vois à travers le hublot de la carlingue éblouissent le paysage Alderaani... est limpide et complètement dégagé. Alderaan ! J’ai toujours rêvé d’y mettre les pieds... C’était bien-là l’occasion ! Le peu que mes mirettes pouvaient capter, me confirme bien que ce qu’on a pu me raconter sur la beauté de cette planète ne relevait pas d’une légende.
Je me tourne vers mon « colis ». Il est presque au bout du chemin. Il va devoir faire face à son destin. Je lui fais mon sourire "Colgate" garanti.Spoiler : Spoiler
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Post n°2
Auteur : Anastasia de Valiesky“La justice immanente est rarement imminente.”Pierre Dac
A l’instar de ma pensée, le temps semblait se couvrir peu à peu de nuages grisonnant. Le vent, qui n’était ce matin qu’une simple brise était devenue bourrasque. Sous cette menace, les avenues, rues et ruelles se désertaient peu à peu. les quelques rares téméraires qui restaient courraient pour se réfugier à l’abri lorsque les larmes commencèrent à ruisselèrent. Vainement, elles s’écrasaient dans un implacable clapotis contre les fenêtres du véhicule dans lequel je me trouvais. Ces gémissements parvenaient même à camoufler les vrombissements du moteur et le son des propulseurs. Je regardais passivement les éclats des gouttes de vie descendre avant d’être contrainte de disparaitre, à cause de la gravité, de mon champ de vision. Ainsi, cette eau qui venaient des endroits les plus insalubres qui soient et parfois plus bas que terre connaissaient un jour le luxe d’une divine ascendance vers les cieux… jusqu’à ce qu’insatisfait par ces dernières, l’Empyrée les chasse implacablement de son paradis.
Ce fond de pensée me fit m’interroger de manière quelque peu paradoxale au destin de la Vice-Reine Ridinia. Elle avait connu une fulgurante ascension avant de se rétamer magistralement dans son idéologie. Puis de la même manière qu’un message nerveux passerait d’une synapse à une autre, je me questionna sur ma propre existence. Après tout, j’avais vécu dans le parfait Eden jusqu’à huit ans, puis je chus sur terre… et me voici de nouveau en train de chercher à atteindre les astres. Mes ailes fracturées réparée par l’intervention d’une divine grâce semblaient bien inaccoutumé. Alors que tous laissaient à penser que moi, la digne héritière de l’influente famille de Valiesky allait connaitre les glorieux chemins de la prospérité, par une cruelle harangue, le destin redessina ces routes en les rendant aussi sinueuses que chaotiques. Gardant comme seule lumière ma foi pour me guider sans ses limbes, je traçai tant bien que mal ma voie… Puis lorsque l’apothéose vint, l’échec faillit de nouveau annihiler mes maigres filets d’aspirations lorsque Tyria me sortit de justesse de cet enfer.
Bien que cet exemple pouvait aboutir à de nombreuses théories sur l’importance de la volonté, la place de tout un chacun… la question qui se posait était la suivante : fallait-il pousser une goutte d’eau du nuage pour espérer que celui-ci devienne assez léger pour rester un peu plus longtemps dans un lieu paradisiaque… ou alors n’est-ce qu’une simple prison dorée… Devais-je oui ou non révéler les données que j’avais soigneusement placées dans mon sac à main… Devais-je faire choir Ridinia pour resplendir de nouveau ? Est-ce qu’au moins me poser cette question était légitime ? Après tout, la politique consistait en partie à saisir les opportunités qui se présentaient. D’autant plus que Tyria lui avait démontré à plusieurs reprises que les bons sentiments ne servaient à rien dans le domaine… Preuve en est par l’utilisation de miséreux sur Kessel…
Je suis une jeune enfant candide. Elle était d’une certaine manière la grande sœur que je n’avais jamais eue. Evidemment, je la jalousais, elle avait la lumière et moi, j’étais l’ombre… Elle était noble, j’étais pouilleuse… elle était le macaron j’étais le brouet… Pourtant de cette rivalité fraternelle était nait intrinsèquement une amitié. Amitié qui s’était évaporée avec la mort de Tyria et qui se retrouvait enterré sept pied sous terre. De cette nébuleuse, la voix de mon garde du corps assis à ma gauche m’extirpa.
- Nous sommes arrivés mademoiselle de Valiesky.
Emboitant le pas de mes protecteurs, à peine le premier pas mis dehors, je fus accueilli de plus belle par un homme qui déplia un large parapluie pour me couvrir de la pluie. Non sans un sourire amusée malgré la mélancolie qui pouvait pour les plus avisés se lire, je lui répondis sur un ton geai :
-Merci bien mon bon monsieur, mais j’ai toujours dans mon véhicule mon propre parapluie. Je vous remercie malgré tout de l’attention que vous me portez.
- Bien madame, veuillez excuser mon ignorance quand à ce sujet.
Cet homme repartit par la suite rejoindre ses quartiers tandis que je dépliais mon accessoire :
- Je vous suis messieurs.
Accompagnée de trois gardes du corps et d’un membre de mon ministère, nous prime la route des hangars à vaisseaux. Le vent plutôt fort me forçait à tenir mon parapluie de sorte que le panneau de toile ne se retourne pas. Ce qui n’était pas très évident. D’autant plus que les personnes qui m’accompagnaient:
- Mademoiselle, souhaitez-vous que je me charge de vous protéger de ce temps en empruntant votre ombrelle ?
- Ai-je l’air d’avoir des soucis de motricité monsieur ? dis-je sur un ton ironique qui semblait surprendre mon interlocuteur
- Non madame mais…
Je lui coupais poliment la parole :
- Vous voyez, je vais bien. Pas de fauteuil roulant, pas de bras cassé, pas de fièvre, je n’ai pas froid. Honnêtement, je vous remercie de la prévenance que vous faites preuve à mon égard. Toutefois, je suis capable de me débrouiller toute seule. Je sais bien que vous appliqué le protocole dont vous avez obligation de le respecter. Je vous rassure donc, vous le faites très bien.
Un sourire léger mais existant fit rougir mon interlocuteur qui baissa le regard en bafouillant quelque excuses. S’il y a bien une chose que je regrettais, c’était la perte de mes libertés au profit de ma soit disant sécurité. Ce qui ne manquait pas de provoquer quelques rixes et autres tensions sous-jacentes… mais j’aurais peut-être mieux fait d’accepter son aide lorsque les baleines sous la force du vent se sont cassaient. Fort heureusement, nous n’étions plus très loin de l’abri le plus proches. Après reçut pendant quelques secondes l’abondance eau du ciel, nous passâmes la porte d’entrée de la zone réservée aux membres des haute sphères alderaanis avant de prendre une navette direction l’astroport. Le voyage fut somme toutes plutôt court, décidant tant bien que mal de restreindre le flux de ma consciente afin d’éviter de penser à l’immense sottise de Ridinia.
A peine arrivé, nous fumes accueillis par la juge suprême Sapori, ainsi qu’une dizaine de gardes alderaanis prêt à recevoir un certains colis. M’approchant avec aisance de la dame à la teinte de peau foncée et aux longs cheveux lisses, je lui serrais la main :
- Ravie de vous revoir madame Sapori. J’escompte le fait de ne pas vous avoir trop fait attendre.
- C’est un honneur pour moi de rencontrer en personne celle qui est devenue récemment la Vice-reine. Ne vous tourmentez pas, nos hôtes ne sont pas encore arrivés. Il semblerait que la position de Vice-Reine vous sied bien. Il est dommage de commencer votre prise de fonction par une affaire aussi sordide mais une fois ce contretemps régler je suis certaine que vous pourrez commencer à entreprendre votre ambition de manière plus efficace. Mais nous n’allons pas rester ici debout alors qu’une salle nous a été préparée avec des sièges.
Suivant la juge Sapori, nous atteignîmes, une salle assez modeste en soit possédant une grande table avec une douzaine de chaises autours. Bien que je connaissais personnellement cette dame au haut statut, nos échanges ne dégageaient aucun trace d’une quelconque once de bon ressenti… pourtant ce n’était pas le cas ! Mais le protocole prévalait. La juge demanda à nos gardes du corps respectifs de nous laisser seuls temporairement dans la salle. Elle s’installa sur la première chaise qu’elle trouva et m’invita à mon tour à m’asseoir. Je m’exécuta.
-Comment allez-vous Anastasia ?
- B-Bien je vous remercie madame Sapori. Mais vous n’êtes pas obliger de me vouvoyez. Vous êtes mon ainée.
- Allons, vous n’êtes plus une enfant voyons. Qui plus est, vous êtes aujourd’hui la Vice-Reine. L’époque où vous n’étiez encore qu’une bambine est loin désormais.
Madame Sapori était une femme provenant de la plèbe. Je l’eus connu par le biais de ma défunte mère de substitution lorsque nous avons eu quelques troubles financiers et que cette femme acquitta cette dernière. Femme au grand cœur et avec des idéaux de justice noble, cela faisait plus d’onze années qu’elle siégeait à la cour de la gentry et d’ici quelques à peine plus d’une demie année, elle sera remplacée. Le dossier de l’affaire Kessel serait donc la dernière affaire sur laquelle elle aurait un pouvoir de décision. Il ne restait plus qu’à espérer que son successeurs serait aussi digne qu’elle.
- Vous avez très certainement raison. Mais j’en oublie la politesse. Je ne vous ai pas retournée votre question afin de m’enquérir de votre état.
- Disons que ce n’est pas la période la plus calme que la cour ait connue. Nous sommes harcelés par les journalistes et autres oiseaux de ce genre sur l’affaire. Et les rumeurs vont bon train ! Il me semble plus que judicieux qu’une fois la sentence donnée, il vous faudra intervenir pour calmer les mœurs des aldraanis et ainsi les rassurer.
Je fronçais les sourcils ne sachant que répondre à cela. Enfin, ce n’est pas que je ne savais pas répondre mais plutôt que j’étais prise entre deux sentiments contraires qui semblaient me plonger dans un gouffre. Soit je dissimulais la culpabilité de la Vice-Reine et n’entachait pas son prestige posthume soit, je lançais la lame qui anéantirais définitivement l’OPNA et propulserait Tyria au centre d’un scandale. Néanmoins, en choisissant la première option, je sacrifiais mon intégrité, les valeurs que je défendais, dissimuler des preuves à une autre personne que j’affectionnais et par-dessus tout je faisais une croix sur une arme à double tranchant… ma réflexion devait certainement être longuette puisque mon interlocutrice repris la parole :
- Quelque chose vous turlupine ?
Fouillant mon sac à main, je ressortais le précieux datapad et le posa sur la table :
- Bien sûr que je ferais un discours…. Néanmoins, j’ai bien peur que l’affaire Kessel ne prenne la tangente vers la disproportion.
- Pourriez-vous être plus claire ?
La juge était suspendue à mes lèvres. Je l’avais fait, désormais aucun retour en arrière n’était possible. Je m’apprêtais à libérer l’arme de sa prison…
- Juste avant de vous rejoindre, j’ai reçu au sein du palais la visite d’un hutt… celui-ci commença à lancer des inepties sur la précédente Vice-Reine et assura quel devait de l’argent à une soit disant société fantome… cependant, il s’est avéré que cette société est un penchant criminelle et que la Vice-Reine par le biais de l’OPNA est commanditée le meurtre du directeur de la prison de Kessel ainsi que l’exfiltration du diplomate alderaani travaillant pour l’Organisation des Planètes Non Alignées. La commande est consigné dans ce registre. Je n’en ai pas encore parlé au roi Organa et au conseil dirigeant…
- Vous avez bien fait… certainement auraient-ils souhaité étouffer l’affaire dans l’œuf. Toutefois, pourquoi Tyria Ridina aurait-elle commit une pareille bavure ? C’est invraisemblable. J’imagine que le hutt veut être payé pour obtenir son silence.
- Effectivement, malgré le fait que la somme que sa demande soit plutôt faible niveau coût…
Une nouvelle fois, elle me coupa sans méchanceté la parole :
- Ce n’est pas une question d’importance de la somme mais d’éthique. La Justice doit être la même pour tous ! Qu’importe le statut et l’influence d’autrui, personne n’est censé se soustraire aux lois. Vous avez fait le bon choix.
Elle regardait attentivement la dette de Tyria avant de reprendre :
- Même pour une somme aussi menue, nous devons garder la tête froide. Accepter cette offre serait la porte ouverte aux chantages. Si une telle information venait à fuiter, ceci aurait eu l’effet d’une bombe si les médias avaient appris cela.
-j’ai argué le même raisonnement que vous. Toutefois, je pense que ce n’est là que le pic d’un iceberg. Cet accord n’aurait pu passer sans qu’aucun membre de l’OPNA ne s’aperçoive d’une telle demande. D’autant plus que vouloir libérer une personne pour qu’il évite un jugement… l’OPNA y est pour quelque chose c’est plus que probable.
- Ne seriez-vous pas guider par votre animosité envers l’OPNA pour tenir de tel propos ? Il suffit qu’elle ait influençait une seule personnalité ou deux pour faire taire le passage de ce message.
Il est vrai que je voulais voir l’organisation de Ridinia disparaitre. Cette affaire était un ressort pour moi pour en terminer une fois pour toutes avec cette immondice qui nous avait couté cher… trop cher…
- Je suis désolée…
- Toutefois, il est certain que nous allons réquisitionner toutes les archives de l’OPNA. Faites malgré tout attention à ne pas vous laissez guider par vos émois. Cela pourrait vous envoyer dans les tréfonds d’un abime. Le peuple vous a plus que largement montré la confiance qu’il avait dans votre idéologie. Ne laissez pas un simple bouton vous démangez plus que cela.
Je ne savais pas pas comment me positionner vis-à-vis de mon interlocutrice. Etant de prime vexer, son sourire me fit comprendre qu’elle n’était pas là pour me faire la morale mais pour m’aviser d’un conseil précieux. Après tout, elle avait deux fois mon âge et possédait une expérience bien plus riche que la mienne. D’autant plus qu’elle avait atteint l’un des postes les plus importants d’Alderaan. Voulant répondre à son intervention, une personne pénétra dans la salle en narrant que le vaisseau de la commission diplomatique s’apprêtait à atterrir.
- Il semblerait que ce soit l’heure. Nous en reparlerons plus tard si vous le souhaitez mademoiselle de Valiesky. Je garderais avec grande attention les données que vous venez de me fournir.
- C’est tout naturelle madame Sapori. Ne me remerciez pas pour si tu peux.
Nous levant tour et accompagné d’une quinzaine de personnes dont une douzaine de garde, nous avancions dans le corridor qui nous mènerait droit à nos invités… et à un avenir incertain. En avançant dans ce dernier je pus par ailleurs observer que le soleil avait réussit à transpercer la nébuleuse barrière de nuage. -
Post n°3
Auteur : Super PNJ
♬ ♪ « Trois pas en avant ... Trois pas en arrière ... Deux pas sur l'côté ... Et deux pas d'l'autre côté.... Il était une .... » ♬ ♪
« "Bienvenue sur Alderaan voyageur, j'espère que votre trajet c'est passé pour le mieux. Avant toutes choses, vous devez décliner ... votre identité ... le motif de votre visite ... le temps estimé de stationnement ... Ces informations doivent être stockées dans ma mémoire centrale et transférées... » Sa voix n'était pas la voix synthétisée du modèle 3PO mais une voix réelle d’une jeune femme Twi'lek.
Une jeune Twi’lek me diriez-vous ? Pourquoi une Twi’lek ? Pourquoi pas n’importe quelle gente féminine qu’on peut croiser aux quatre coins de la Galaxie ? .... Moi, je te répondrai, à toi .... Oui, toi, l’ami ! ... Toi qui veux toujours tout savoir ... Toi, qui me demandes, continuellement, inconsciemment, cet effort de détail de mes récits... Ben, je te répondrai ... « Twi’lek » car .... Ça a toujours son ptit effet « exotique »... Ça t’en bouche un coin, hein !! ... D’ailleurs, si je me décide, un jour d’écrire un journal de mes aventures. Pour sûr, ce serait bien le genre de choses que j’y noterai, tien ! Mais pour l’heure, je n’en suis pas là.
Bon... Si je revenais à mes moutons, moi ! ... Je veux dire au «Droïde »
Et hop...un droïde de protocole chiant.... Le problème avec les droïdes de protocole, c'est justement leurs protocoles...mais pas la peine de lui en vouloir, il a été programmé pour suivre une procédure précise. Il me regarde de ses yeux électroniques dernier cri, le « fin du fin » de Droïde... D'ailleurs, moi aussi je le scrute en détail. Humm ! Il s'agit d'un modèle dernier cri, évolution la plus récente et la plus chère des modèles 3PO de chez Reeboot GalactiC. Joli petit Droïde, clinquant, magnifique, reluisant, brillant. Avec un tout petit sigle dessiné sur sa carcasse......Cela étant...
Une secousse ébranle l’appareil… J’ouvre les yeux... et crie : « - Hé ! Hé ! Fais gaffe ! Tu vas nous tuer ! »
« - Ne nous casse pas les « cacahuètes ». Rendors-toi, Pool ! » Du cockpit, une voix me répond, c’est celle du pilote. Il était tellement concentrée à éviter d'entrer en collision avec un autre appareil, je crois bien qu’il n’a pas du tout, mais vraiment, pas du tout, apprécié ma petite remarque.
- Ok ! Ok ! ... N’ t’emballe pas ! ... Fais ce que t’as à affaire ! ... J’ai été surpris ! Ca arrive, non ?
** Mais, bon essaie quand même de nous débarquer en un seul morceau, hein ! J’n’ai pas envie de mourir, non plus. Ca peut se comprendre, aussi. ... »**
Mon compagnon de voyage me dévisage, **« Toi, non plus, tu ne veux pas mourir de suite, hein ? ... »** Pense-je, en le regardant ** « Quoique, ça dépend de ce qui va t’attendre une fois arrivée, »** Vu sa tête, je n’vais pas lui le demander,non. ... Le diplomate assis face à moi, tient fermement sa valisette posée sur ses genoux. Le mec est aussi inséparable de sa petite valise qu’une bonne femme de son sac à main. **« On n’va pas te la piquer, mec. Tu peux la poser, va ! »** A quoi bon, je ne l’enquiquine pas le pauvre, il faut bien qu’il se raccroche à quelque chose. Et en ce moment, c’est son bagage à défaut de sa liberté. Je ne lui lance qu’un sourire amical
« - Je me suis assoupi, c’est ça ?
Oui, fait-il de la tête. Ben, l'avantage c'est qu’assis près du hublot qui donne sur cet espace noir et glacial, en tapant un petit roupillon je ne fais pas attention au vide qui m'entoure. Je vais peut-être m’y remettre....Peine perdue, c’est foutu... Cette fois-ci, ça ne veut plus.
J’en profite pour grignoter quelques « victuailles » que je m’étais amené dans une petite sacoche accrochée à sa ceinture sur mon flanc droit.
- Ca vous dit ? ... J’en propose à mon nouveau compagnon de voyage, « le colis ».
- Rien de tel, que de casser la croûte pour se redonner un peu de force... Lui dis-je, en tendant le sandwich...Manger un saucisson beurre, tout seul, perd toute sa saveur ! ... Allez ! Mangez un bout. Ne vous faîtes pas prier et ça me fera plaisir ....et puis, Courage, mon vieux ! N’ faut pas vous laisser abattre. Vous avez un combat à mener et pour cela il vous faut prendre des forces. J’insiste afin qu’il cède à ma demande... Alors Mangez !... Pour Alderaan, pour votre famille, Pour votre liberté ...
« Prenez ce saucisson beurre et battez-vous. » Ces mots qui défilent en mes pensées, font jaillir une image. En guise d’arme, un sabre en forme de « baguette saucisson », me saute aux yeux... Je l’efface. La situation ne s’y prête pas. Même si l’image était d’un comique, mais d’un comique. Je me mords la langue pour ne pas exploser de rire. Je m’efforce même de ne pas trop sourire. Ce n’est pas le but de la manœuvre. Ce n’est pas, là, mon intention de mettre cet homme mal à l’aise ou pire d’avoir l’air de me moquer de lui. Je suis comme je suis, un brin fantaisiste. J’y mets toujours un point d’honneur à en apporter. Car c’est ma façon à moi d’adoucir notre quotidien à défaut de l’embellir. J’y mets du cœur à l’ouvrage. Mais, à noter, que, manquer de respect envers mes interlocuteurs, ce n’est pas inscrit dans mon manuel de conduite, bien au contraire.
Je dégaine mon sourire « Coolgate », afin de cacher ce petit malaise passager mais pas que. Petit air de satisfaction, insister avait du bon puisque ce brave homme a accepté de partager mon maigre repas.
Un repas sans conversation, c’est comme la richesse sans la vertu, ça perd tout son charme. L’Ambassadeur Kouro et moi profitons donc de ce moment de « dégustation » pour faire un brin de causette... Faut bien meubler la traversée et cela va nous faire du bien.
"- Le meilleur des repas, c'est celui que l'on partage en de bonnes compagnies. " Dit-il, après avoir croqué dans le bout de pain
« - Vous me flattez, Monsieur l’Ambassadeur... Je vous retourne le compliment. »
L’ambassadeur et moi, grignotons, babillons... Je sens bien que notre homme a besoin de parler de s’extérioriser un tantinet. Je le laisse faire et lui prête une oreille attentive.
- Je ne vous dis pas combien de traits j’ai gravés sur ces murs en attendant ce jour.... J’ai espéré, espéré... J’ai même espéré que les gardiens me laissent tranquille mais il a fallu qu'ils en rajoutent.... Lorsque ce jour est arrivé. Ils m'ont mis les fers aux pieds et aux poignets.... un sac sur la tête, me conduisant jusqu'à la sortie en se servant de leur pique pour me faire avancer. Je les entends encore me dire "A bientôt fils de bantha!!" en éclatant de rire. .... J’ai retrouvé une grande partie de ce que j’avais avant d’entrer en prison, en miettes. .... J'ai pris ce qui était encore utilisable et ils m’ont conduit vers l'astroport.....
Je reprends une bonne bouchée de mon pain en y Mordant un grand coup. Je sais, on ne doit pas parler la bouche pleine. Alors j’en profite. Pendant qu’il parle, je mange. On fera « moit moit » Et lorsque je parlerai, il mangera....
- J’insiste, monsieur Pool. « Mieux vaut un repas frugal, assaisonné par l'affection, que la table la mieux garnie avec la haine pour convive. »
** « - Je connais cette citation. De Qui, je ne me rappelle plus. En tout cas c’est si joliment dit. »**
- Si vous saviez, depuis combien de temps j’attends de retrouver ma liberté ! Lâche-t-il.
- Oui, je pense deviner. Mais n’oubliez pas ce que je vous ai dit, Ambassadeur. Votre liberté n’est pas encore complète... La condition acceptée pour que vous puissiez quitter Kessel.
- Oui ! Je sais ! Je sais ! Mais m’accusez de Crime...
** « - Ho ! Doucement ! Doucement ! Je t’arrête là mon gars ! ... je comprends bien que t’as envie de tout déballer, de causer, tout ça tout ça.... Mais faudrait garder pour les gars que tu rencontreras sur Alderaan, hien !** »
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que si je le laisse causer, il va tout m’ déballer. Ici, de suite, dans cette navette. Et franchement, entamer la conversation c’était pour le détendre, me détendre. Dérider sa mine de diplomate amaigri et me faire oublier que je suis dans un caisson dans le vide intersidéral. Tel était le but, et non la recherche d’une quelconque d’information. Je m’apprête à lui répondre, mais avant, je finis ma bouche. Drôle d’expression, je sais. Pour certain, elle ne veut rien dire. Moi, je l’ai tellement entendue durant toute mon enfance que je l’utilise souvent. « Finis ta bouche avant de te resservir » me disait ma mère.
Maintenant, la chose étant faite, j’interviens.
-.... Comme je vous l’ai dit, Ambassadeur. Lorsque j’ai pris cette mission en main, mon objectif était simple, tout faire pour vous faire sortir des prisons de Kessel, et à mes yeux c’était la plus urgente. Vous, vous l’avez vécu, mais lorsque l’on traîne ses guêtres dans des cantinas, quelque soient les planètes de la galaxie, dont on se trouve, en laissant ses « écoutilles » bien ouverts, on arrive à capter quelques conversations, quelques témoignages. « Les prisons de Kessel, une fois que tu y entres, tu n’sors plus » et on ne dit pas que ça, croyez-moi... Alors, oui, pour moi il y avait urgence. ...
Une bonne petite inspiration, je poursuis
- De plus, Monsieur Kouro lorsque j’ai entendu « Le prisonnier AL00002458 doit passer en jugement .... du tribunal de Coruscant concernant les accusations. Il s'agit là de ma seule condition pour sa libération», je ne vous cache pas que le fait d’entendre ... « condition pour sa libération »...
- Vous avez vu là l’opportunité de me faire sortir de Kessel.
- Absolument !.... Cette proposition de procès, comme condition, c’est une aubaine. Quoi que l’on dise... Peut-être que même vous... Vous ne le voyez pas comme ça. Mais oui, une occasion pour vous, là...
- Je vous rappelle, qu’il y accusation envers ma personne.... !
- Je suis au courant et Raison de plus. ...
Je lui rappelle en quelques mots les bases de cette mission, notre envoi entant que médiateur. L’indisponibilité pour Alderaan d’y être présent pour cause deuil national suite au décès subite de la Vice-Reine Tyria
- ... Comment amener un accord entre deux parties, s’il n’y a qu’une seule de représenter, Monsieur l’Ambassadeur ?... Que s’est-il vraiment passé ? ... Délier le vrai du faux, le faux du vrai ?... Nar Shadaa, ils ont leur version. Et vous, la vôtre. Chaque crime a des suspects et chaque suspect à son histoire ... L’occasion de parler se présente à vous. Vous allez avoir, enfin, le droit de vous exprimer, d’exposer, d’expliquer... Le droit de vous défendre de ce qu’on vous accuse... Pour que cela puisse se faire, dans les meilleures situations... Loin de Kessel ! Loin de Kessel ! Loin de Kessel. Pas plus... Pas moins...
Je regarde mon bout de pain. J’aimerai bien y croquer d’dans, mais j’ n’ai pas fini. Je le mets de côté.
- Il est vrai que ce procès aurait pu se faire sur Coruscant.... Et là, j’avais souhaité, pousser une condition à la condition... Bon, ça à l’air compliqué, comme ça, mais laissez-moi vous expliquer, vous allez comprendre....
On nous sert à boire. Et, oui, on nous sert des coups à boire dans la navette... C’est un luxe que j’apprécie. J’en prends une gorgée du breuvage et j’explique.
- Dans la condition « sur Coruscant », je remplace par la mienne « sur Alderaan » ... Pas accepté ? C’est que la négociation était trop rapide, il pourrait avoir anguille sous roche. Et, une fois les discussions terminées qui me dit qu’on va vous sortir de cette cellule ? ... Accepté ? Alors, je peux faire confiance, ce sera fait. La parole donnée, c’est un engagement à respecter.
Je trempe mes lèvres dans le verre de nouveau. Ca donne soif de parler. Ca me rappelle quand je suis en négociation. Je parle, je parle. Et pendant, et après, je bois, je bois. Je vide la dernière goutte et je conclue.
- En plus Alderaan au vue de tous les arguments que j’avais donné... A mon sens, cette planète est bien le lieu le plus favorable. ... Alderaan ne va pas vous abandonner, Monsieur l’Ambassadeur ! Elle mettra tout en œuvre pour vous aider à retrouver votre liberté... Pour preuve, elle est venue nous demander aide pour votre libération. Donc, Ambassadeur, il ne vous reste plus qu’à bien préparer votre défense. Et pour cela, vous serez guidé par des personnes plus qualifiées que moi dans ce domaine...
Le système de communication grésille, une voix rauque retentit dans le cockpit. « Ici, contrôle aérien d’Alderaan. ... Corvette républicaine, veuillez vous identifier. » Le pilote répond aussitôt à l’ordre. J'étais tellement pris dans notre conversation, c'est à peine si j’ai remarqué les chasseurs qui nous avaient rejoints.
La navette amorce, maintenant, son approche finale en vue du spatio-port de la planète. Je suis bien content d'arriver à destination même si c’est pour repartir aussitôt. Je frissonne d’avance. Quand j'y pense. Tout ce vide avec juste un peu de métal pour nous en protéger, ce sera, une fois de plus, une heure « longue » d’une partie de ma vie. ... Il va falloir que je trouve un moyen de partir sur d’autres missions, un peu moins « la tête dans la stratosphère ». Autrement, je ne sais pas si je vais pouvoir tenir bien longtemps.
La surface se dessine de mieux en mieux, et, les lumières foisonnent sur le sol alderaani. La navette pénètre enfin dans l’atmosphère de la planète, et se dirige vers l’astroport.
Une fois le transport posé, les portes s’ouvrent, nous nous dirigeons vers la sortie. Cela me fait du bien de poser enfin pied à terre, moi je vous le dis.
Une escorte nous attendait. Le chef du peloton, nous accueille et tourne les talons aussi sec, sans prendre le temps d'attendre notre réaction. Nous le suivons. Puis, il se dirige vers un corridor, « SORTIE. » ** « Dock numéro Y-542, je suppose »**... Derrière cette porte, un couloir, il marche, droit, d'un pas volontairement rapide, jusqu'à ... Arriver.
Et, là, face à nous, 12 gardes et trois..., oui trois ... Mes yeux restent fixer sur, la plus jeune des trois. Est-ce la Sénatrice Alderaani ? 'Arf merdum!' .... Je veux dire « Vice-Reine ». On m’en avait parlé, mais là... **« Ho ! POOl ! Cool ! »**. J’avance, comme subjugué, embarrassé, hypnotisé... ** « Allez, souris ! ... Non, n’souris, pas ! T’as l’air tout « Tebe »....»**.
On s’approche. L’Ambassadeur Kouro, escorté par des soldats Républicains, a l’air aussi tendu que moi. Mais, lui, il a d’autre chat à fouetter....et moi j’ai l’air d’un grand ... « couillon ». ** « Alors, tu fais quoi POOl ? Tu lui offres le plus beau sourire "Coolgate de la galaxie" ? ... Heu ! Je n'crois pas, non ! Je vais m’abstenir... Juste un ptit, c’est ... C’est mieux un pti.... »**
Voilà, j’y suis, alors...
Il me faut trouver quelques formules de politesse en guise de salutations à l’encontre du « comité d’accueil », quelques codes protocolaires l’exigent dans cette situation, j’en suis presque sûr. **«C'est pour moi un plaisir et un honneur d'avoir l'occasion de vous adresser quelques mots »... Ca va pas !...« C’est un grand honneur de vous rencontrer ».... Humm ! ... Mais non, pas ça, non plus ! Mais tu t’entends ? ...Ca va pas du tout-là !... Ca fait con-con la praline, oui ! ... Bon, faut que je me ressaisisse, moi. On va croire que je veux charmer la dame. »**
En tentant de ramener un ton plus détaché et du plus naturel possible, j’arrive presque à me surprendre lorsque j’entends ma voix s’adresser plus particulièrement à la Représentante Alderaani.
- Madame ! Je suis très honoré de me tenir devant vous ce jour. Rick Pool, représentant de la « commission de diplomatie et des affaires extérieures ».
Et ben, voilà, quand il se concentre le ptit Rick !.
Le temps de faire connaissance. Bon ! C’est surtout le temps de faire un ptit topo avant de remettre l’Ambassadeur aux autorités compétentes et sous la responsabilité de la justice d’Alderaan. Je ne dis pas livraison du colis, je crois que là où nous sommes, il n’y a plus de secret d’état. Donc plus de raison d’utiliser ce « code ». Surtout, lui redonner sa dignité à ce pauvre bougre. Je profite pour apporter quelques explications, du moins ce que j’étais en mesure de dire, pour faire court, les conditions de ce retour de Kessel.
Une chose de faite ! Je ne sais pas si je vais rester quelques jours pour profiter des beautés que nous offre Alderaan . ** «- Ha ! Mince ! Si on m’entendait ! Je n'vais pas déclencher un incident diplomatique ? .... « Profiter des beautés d’Alderaan » ? ... Quoique !... C’est bien ce qui est écrit sur la brochure Alderaani, non ! .... Les paysages d'Alderaan, d'une beauté paisible, sont composés d'immenses plaines verdoyantes, et patati et patata... Je ne l’invente pas !... Bon, restons raisonnable. Ravale ta phrase. Ouai ! Ca Roule ma Pool... N’empêche que ça reste un joli brin de fille quand même.»**
Ma mission est terminée. Sur le même geste pratiqué lors de mes salutations, je m’adresse une dernière fois à la Vice-Reine d’Alderaan. Avec une légère inclinaison de la tête, je dis.
- Je vous prie de croire, Madame, en l'assurance de mes respectueuses et honorables salutations.Spoiler : Spoiler
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Post n°4
Auteur : Anastasia de ValieskyRick Pool était pour le moins un homme avec un sourire éclatant qui semblait plutôt portait sur l’optimisme. Après un rapide échange protocolaire des plus respectueux l’homme repartit avec son équipage vers la République tandis qu’entouré d’une bonne garde, le diplomate alderaani allait être conduit dans les bureaux de la Cour de la Gentry.
Après quelques minutes de marche, Madame Sapori et moi même nous séparâmes. Si j’avais longuement hésité à faire un discour sur ce sujet, la conférence de presse m’avait permis d’éviter une nouvelle intervention quant à ce sujet. Il valait mieux laisser la justice à la justice et la politique à la politique afin d’éviter une nouvelle gabegie.
De retour dans mon véhicule de fonction, l’esprit apaisée, je venais de résoudre non pas une mais deux crises. Décidément Tirya tu m’as laissé un beau bazar… Toutefois, je pense que prochainement, je serais totalement libérée de ce monstrueux marasme et que je pourrais enfin me mettre à plancher sur le pourquoi je me suis faite élire.
