S.O.S d'une Onderon en detresse [République]
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Post n°5
Auteur : Dam DOnOs« Toi le missionnaire, tu aurais pu aller n'importe où. Mais non, tu es ici. Et, la vue de ce qui se montre à toi, suffit à faire remonter en toi, cette vieille peur qui t’enserrait jadis comme un poing... »
Le soir, je m'étire avec le sentiment d’avoir accompli un dur labeur. J'aurais volontiers envoyé un holo-message afin de signaler qu'il était temps pour moi de rentrer, mais je n'ose pas partir. Une envie de prendre mes jambes à mon cou, me titille, m’éloigner une fois encore de ce dispensaire provisoire….
Finalement, je reprends la lecture de mes notes…
Carnet de bord de Carvalho, coordinateur logistique de SSF
« … Je sus à l'instant même où je posai le pied sur le sol d'Onderon. Bien que j'eusse encore senti la fournaise sur mes joues et mon front, quelque chose me sautait aux yeux …. La zone apocalyptique et mes oreilles enregistraient au fin fond de ma mémoire, les récits en boucle de ces miraculeux rescapés. « Des dizaines personnes ont surgi du nuage de fumée. Certains portant dans leur bras le corps inerte de leurs enfants … » Horrifié, je le resterai pour un long moment, je pense. Le nombre incalculable d’adultes, des enfants, des bébés figurent parmi les victimes de ce drame.
La paix glorieusement acquise n'était plus qu'un souvenir, on peut ressentir de nouveau, comme jadis, cette angoisse permanente.
Sans plus attendre, aussi bien que possible, nous nous organisons. Je ne suis pas du corps médical, mais leur pronostic vital est engagé. Ils ne le savent que trop bien. Ils s'en rendent bien compte … Hommes, femmes, enfants blessés sont jetés sur les civières et sont emmenés plus loin par des auxiliaires qui gesticulent furieusement. Entre les cris de terreur, d'incompréhension, de révoltes. Certains essaient d'émettre des demandes de secours, des appels d'aide. Les plus gravement blessés ont été amenés sur Coruscant. Ceux qui n’avaient pas d’urgence vitale sont restés sur place.
Mon regard et celui d’un des blessés se croisent, puis se reporte sur la surface de son corps que le napalm a ravagé, dos, cou, bras, jambes sont brûlés au moins au troisième degré. L’homme nous demande à nous, membres humanitaires, si nous sommes motorisés, Hera en guise de réponse lui adresse un sourire, de la tête, je lui fais signe que non. Tout naturellement, Elle lui donne à boire et verse de l'eau sur ce corps meurtri de ces blessures. Un geste généreux, mais dérisoire, contenu de l'extrême gravité des dégâts causés …
Les semaines suivantes, j'étais parfaitement conscient de ce que nos actes avaient de singulier, nous nous efforçons de les mener à bien…
Au bout environ deux semaines, le quotidien s'installe…
Notre "hôpital" n'est pas un bâtiment, mais un camp provisoire, avec sa poussière qui l’a déjà assombri et tout ce qui l'entoure semble sortir d'un paysage apocalyptique. Par moment, l’auvent se lève. Le vent brûlant souffle à l'intérieur des brins d'herbe desséchées. Ce vent fait trembler les voiles comme la blouse des médecins et la pile d'essuie-mains sur la table en métal à proximité. Le souffle brosse même le pelage des wookies qui nous accompagnent. La brise chaude me fait inspirer profondément. Mais les choses étant ce qu'elles étaient, je reste bon an mal an assis à rédiger mes rapports, le regard par moment fixé vers la cour, et j'attends. A chaque fois que quelqu'un fait apparition dans la salle, je sursaute et me redresse, m'attendant à ce que l'on fait appel à moi. Et à chaque fois que cela ne se produit pas, c'est une petite déception supplémentaire…
Des longues journées retentissantes de bruits de moteur et de voix sonores. Des regards effrayés. A côté courent des femmes et des enfants qui crient. Soudain la cour est emplie par le vacarme, la navette légère s'apprête à atterrir. A peine l'ouverture de l'engin, les cris s'amplifient. Le chauffeur et son accompagnateur descendent en se frayant un chemin à travers la foule. On entend les gémissements des victimes. Le médecin arrive en courant suivi de près par d'autres docteurs, des jeunes, des moins jeunes, des plus jeunes que je n'avais encore jamais vus. Il ne faut un long moment à ces hommes pour qu’ils parviennent à l'engin. Les blessés arrivent tôt le matin pour être déchargés sur des charriots comme des légumes s'étalant sur les marchés. Je recule, sans quitter ces médecins des yeux.
Le médecin chef est devenu familier des "mœurs locales". L’autorité naturelle avec laquelle il se déplace et donne de brèves instructions. De toute tranquillité, il lève les mains, comme un chef d'orchestre, plus qu’un geste. Immobile, un membre du personnel lui met ses gants en caoutchouc. Toute cette chorégraphie ne m'a jamais inspiré le moindre doute sur la compétence de ce médecin. Mais pour le reste, cet homme n'entend rien à rien, sans réaction aucune, pas de sentiment personnel apparente, presque le froid total…
L'indifférence de ces docteurs, qui me force à passer mes journées à me demander ce qu'on attendait de moi m'échauffe de nouveau les sangs.
Coin repos, endroit où on se prenait le luxe de ce qu’on appelle, « pause », détente. Je grignote ce sandwich qui n’avait que le nom pour le qualifier ainsi, un truc assez mangeable. Parfois on entre dans la pièce et on me jette un coup d'œil comme si on projetait de me confier une nouvelle tâche, mais n'est pas encore sûr de le faire. A chaque fois, je lève légèrement la tête et … Ce ne sera pas encore pour aujourd’hui…
Assise à côté de l'entrée, à l'ombre de l'abri, Hera jette des cailloux au sol. Notre rôle au sein de cet association humanitaire nous a habitué aux temps morts, et ce lieu, devant cet hôpital, ne nous semble être le pire. La tourmente nous guette, plus on y réfléchit, plus notre besoin de certitude se charge en urgence. Je devais le savoir…
Par chance, si je peux appeler ça la chance, Hera, notre jeune Twe’lek s’est vu confié la charge de quelques jeunes enfants. Grâce à sa voix douce et posée elle les rassure, les panse et par moment, on peut entendre une petite voix chantante à leur encontre, elle apaise leur peur à défaut de les soigner…
En visant les visages, je croise celui de ce petit garçon. Il détourne la tête dans les bras de sa mère. Lorsqu’il émerge de nouveau, celle-ci le pose sur le sol. Il me regarde dans les yeux, il recule puis me regarde de nouveau, furieux. Je lance un rapide coup d'œil à la ronde. Il me semble qu'il me fixe toujours au moment où je détourne la tête… Pourquoi je me sens coupable. Ce n'est pas moi qui avais lâché cette bombe. Et pourtant, je me sens coupable. Désemparé, je suis du regard ce petit garçon qui rejoint sa mère…
Derrière moi, à quelques mètres de distance, au lieu de s'occuper de ses jeunes patients, Hera m'observe. Je ne bronche pas, et pourtant je baisse les bras.
Je me passe la main sur le front et dépoussière ma vieille tunique. L'inquiétude s'empare de moi.
Les jours suivants, je ne viens plus m'asseoir sur la chaise pour le café dans cette salle d'hôpital. Je me contente d'entrer brièvement sans dire à aucun membre du personnel que je suis présent. Je me contente d'attendre qu'on m'appelle, sur cette place poussiéreuse qui se trouve devant l'établissement, cela me laisse de nouveau le temps de griffonner sur mon carnet…
Le temps est calme, les tirs ne s’entendent plus même au loin. Je décide d’errer à travers les villages détruits afin de pouvoir raconter cela à quelqu'un une fois revenue dans ma patrie. Je glisse les mains dans la poche de ma veste et descends quelques collines pour m’éloigner de ce campement provisoire. Je m'arrête enfin devant ce tas de gravats, de buissons desséchés. Je me demande si j'étais réellement soulagé de m'éloigner de cette atmosphère. Je devrais l'être, me dis-je, je devrais le fuir comme les animaux fuient le feu…
Parfois, au cours de ces longs après-midi, je délaisse ma plume, le regard dans le vide, je me demande si je ne me trompe pas. Si je ne veux pas, tout simplement me retrouver dans d'autres horizons. Rares seront ceux à qui j'oserais parler de ce que j'ai vu et vécu ici-bas. De ce qui est de ma capacité de faire ce rapport, et a fortiori ce récit, tout est réuni à néant. Et puis, comment raconter qu'un monde est tombé en ruine ici, sur cette planète. Les ruelles, les rues familières, les habitudes... Personne ne me croirait si je disais ce que j'avais vu…
Une fois de plus, la soirée promet d’être longue. Un blessé avait dû rester un bon bout de temps seul quelque part dans cette jungle. Manifestement, il a dû errer à l'aveuglette. C'est un homme d’un certain âge, faible et abattu. A La vue de cet homme au corps amaigri et meurtri, de ces blessures, je sens la sueur sur ma peau et je frissonne. Un des médecins a la présence d'esprit d'intervenir. Il met le blessé en position de sécurité avant d'envoyer les brancardiers vers l'entrée de notre hôpital de fortune. Pendant un moment je suis ce balai des yeux, puis j'observe les véhicules et les gens qui nous entourent. Cette vision se grave en moi… Soudain, est-ce une détresse respiratoire ? Quelque chose m'étrangle ... Lorsque je vois femmes et enfants essuyer leurs larmes dans leurs habits, lorsque je regarde leur visage enflé. Je recule en titubant et me mets à bonne distance. J'entends battre mon cœur, la respiration qui me sort par la bouche… Je suis à présent loin, et je respire de nouveau d'un souffle tranquille et régulier.
Tant de lunes se sont levées depuis notre arrivée …..
Sans un mot, sans ne me saluer ni manifester quelque émotion que ce soit, celle dont je surnommais toujours « Ma Twi’lek préférée », Hera, à l'allure nerveuse me plante simplement là dans cette infirmerie de fortune, moi, Carvalho Décrivis, envoyé de la couronne au nom de l'association SSF. Je me laisse glisser hors de ce lit de camp. Elle revient peu après. Quand elle repasse devant moi, elle se contente de me faire juste un signe de tête. Et je la suis du regard lorsque nouveau, elle quitte la pièce. Nous n’échangeons le moindre mot, et pourtant nous nous sommes compris.
Je m'habille sans hâte, je sais ce qui m'attend encore en cette journée. Des journées qui se suivent et qui se ressemblent presque depuis que nous y avons posé les pieds sur cette planète. Presque, puisqu’il y a une grande différence.
Il entre dans la pièce avec la fougue de son jeune âge. Je lui demande s’il m’attendait, il me fait oui de la tête tout en me tirant par le bras.
Il, le petit garçon, oui, celui-là même. Ce dont j’ai cru avoir vu dans ses yeux lors de notre première rencontre, n’était en réalité que mes propres craintes, mes propres peurs. Ses yeux dans les miennes m’ont renvoyé mes propres angoisses au visage…
Sans plus attendre, il m’accompagne. Et me voilà, en route pour accomplir mon œuvre du jour.
Je n'avais que quelques minutes de retard, lorsque j'apparais sur mon poste. Mais ici, même quelques minutes perdues, ne peuvent être rattrapées. L’action apporte plus que le temps brassé à se demander que faire. Avec le temps, j’ai appris ….
Lorsque l'un des médecins nous voit approcher, il me fait signe, je traverse la place au trot et me pose entre lui et les deux hommes qui gardaient le camp.
Tout aide est la bienvenue, je sais que mon rôle premier c’est donné les infos, tous les infos nécessaires à la reine DOnOs, rien ne m’empêche d’apporter ma petite contribution…
J’essaie de me rendre utile autant que peut, avec les seuls moyens mis à ma disposition. « Faire ce qu’on peut avec ce qu’on a ». Ce n’est pas grand-chose, et pourtant…
L’homme âgé se remet lentement, mais surement, c’est ce que je constate lorsque je me rends à son chevet… Il tente vainement d'attraper le verre avec ses mains tremblantes.
- Je sais, c'est insupportable, lui dis-je en lui rapprochant le liquide à ses lèvres. Vous devriez peut-être essayer de vous redresser… Laissez-moi vous aider…
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Quelques secondes plus tard, le souffle court, me retenant de la main droite, il glisse sa main gauche sous son oreiller, après avoir accompli avec difficulté son geste, je suis étonné de la voir revenir avec le petit « paquet », il l’approche prudemment de moi et me la tend comme s'il s'agit de cadeaux. Ce n’est que ses affaires, cela lui était précieux. Et ce n’est seulement pour que je les garde jusqu'à ce qu’il rentre chez lui, lorsqu'il sera guéri. Mon cœur se serre de cette attention, je ne sais que faire ni que dire. Je le regarde, en dandinant la tête afin de lui montrer que j’ai compris et juste ce sourire de compassion qui se dessine de mes lèvres ...
Ce n'est pas juste. C'est offensant. Je leur en voulais. J'avais du mal à m'y faire de cette décision prise par ces soldats républicains. Républicain, moi-même je n'arrive toujours pas à trouver la raison qui pourrait justifier un tel acte. Après tout, ces hommes étaient étrangers ici… « Tout comme moi … » me surprends-je à penser.
Le combat contre ces "ombres" était terminé depuis un bout de temps déjà, la situation s'est apaisée et les gens se livrent à une nouvelle vie animée. Mais en vérité, ces gens blessés sont de plus en plus nombreux à affluer dans le campement et lui imposent une métamorphose si rapide que j'ai du mal à suivre. Lorsque de nouveaux ces convois atteignent le campement, pour mieux voir, je cours en décrivant un large cercle autour des appareils. Les blessés geignent et crient chacun à leur tour. Des filets de sang coulent des plates-forme et tombent goutte à goutte sur le sol. Le médecin a du mal à couvrir le bruit de la foule lorsqu'il donne ses instructions. On a entretemps apporté des civières et le corps médical ordonne aux infirmiers d'y déposer les victimes.
C’est horrible ! Chacune d'elles hurle lorsqu'on la soulève pour la tenir de biais en l'air et la remettre aux mains tendues depuis le bas. Les jambes de ces hommes, grièvement blessés pendent de manière grotesque depuis leur tronc. On ne voit pratiquement pas de sang sur leur corps. Certains voulant faire taire leurs cris de douleur se posent la main sur la bouche. On dépose la dernière victime avec tant de maladresse que ses jambes pendent au sol, inanimées, quand la civière se soulève. Ces souffrances devaient être insupportables.
Je poursuis la rédaction de mon rapport tout en parcourant les quelques notes prises à la volée, pendant les quelques minutes de repos que je m’octroie et entre les maigres soins administrés aux blessés.
Il y règne à présent un silence inquiétant. Un "bazar" qui ne cesse de grandir. Des maisons situées à proximité sont réaménagées ou simplement rasées pour celles plus atteintes. Ce lieu me glace le sang... Des tas de sacs en tissu, dans lesquels reposent dans l'obscurité, des âmes morts. Des mouches se posent sur les corps. Quand l'une d'elle, à l’instant même, se pose sur mon visage, une sensation particulièrement désagréable. Je me sens paralysé dans cette obscurité. L'odeur trahit la présence de la mort qui rode du petit matin jusqu'au soir…
Il m’arrive quelques soirs de passer dans ce chemin obscur. Je longe les murs de toiles tachés jusqu'à ce semblant de porte battante en « plexi-glace », je prends la vaste cour. Je me faufile dans ces ruelles sombres, si on peut appeler ces "tranchées" ruelles. Ne pas se faire remarquer, c’est devenu mon quotidien. Surtout quand je ne suis pas en fonction et que je marche comme n'importe qui d'autre. Devant moi, la rue disparait et ne réapparait, étroite et vide, que sous les rares lumières des phares de ces engins volants qui brillent encore à chaque passage.
J’emprunte ce portail haut et étroit, je passe par cette galerie qui avant cet évènement a peut-être été un corridor, et j'entre dans ce qui a été jadis un jardin. Les feuilles de figuier, je suppose cela avait été un figuier, bruissent mystérieusement. Je m'immobilise un bref instant et inspire profondément.
Il a fallu que je sois arrivé ici, coupé de ce monde de KO au-dessus pour que je remarque que la nuit m'entoure, que je sente une légère brise, si elle ne rafraîchit pas encore la peau, l'effleure tout de même déjà et chasse au moins ces mouches…
Je regarde en direction des maisons, toutes les fenêtres étaient sombres. Bien que le jardin et le figuier me font déjà pressentir le calme, c'est alors, seulement, que je sens cet état. C'est l'état auquel je redoutais le plus et j'aspirais pourtant. Je voulais rentrer chez moi. Retrouver les plaines et les prairies, mon chez moi à Dantooine…
La nuit est claire, le ciel étoilé. Il est temps de regagner les abris. La lumière de quelques rares lampes tombe au campement. La lampe ne se contente pas d'éclairer la pièce exigüe, elle la réchauffe aussi de sa lumière vacillante.
Mon rapport se termine là. Je vous le transmets au plus vite afin que la Reine puisse en prendre connaissance. Je ne sais si j’accomplis avec satisfaction ma mission. Il y a en tout cas une chose que je sais : Dorénavant, je ne devrais en aucune circonstance laisser transparaître mon désarroi… Mais, ce qui est écrit est écrit…»
La lecture de mes notes prend fin. A cet instant, face à mes camarades, je comprends que je ne me débarrasserais pas de ces images, qu'elles me poursuivront jusqu'à la nuit des temps.
Laissant mes pensées, je me décide d’aller me rafraîchir dans la petite pièce annexe. Pendant tout le temps où je puise de l'eau avec une louche dans le grand bac et la déverse sur moi, je me réjouis à l'idée de pouvoir me glisser dans ce lit. Ce lit de camp, certes, mais mon corps a besoin de s'allonger. C'était, depuis le temps que nous sommes arrivés ici, devenus un rituel, et la mince couverture dans laquelle j’aspire de me recroqueviller me donnera le temps dont j'ai besoin.
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Post n°6
Auteur : Wyrim OshindaraSubitement, le spectre disparut, s’évanouit, sûrement une autre ruse pour mettre à l’épreuve la loyauté du Duro. Profitant de cet inattendu répit, le jeune chasseur de prime refait tout un tour d’horizon, approfondir son analyse, échafauder un plan.
Son mentor est en train de se vider de son sang à côté de lui, il est plus qu’urgent de faire tout son possible pour trouver une solution et sauver cet homme inconscient. Le Bah’lir a de nouveau changé son attitude, il est maintenant couché proche de son compagnon d’arme, attentif à tout ce qui se passe autour de lui, prêt à bondir au moindre signe de danger pour son ami.
Du sang le sol tout autour de l’autel sacrificiel, preuve de l’énorme perte de sang de Canderous et de son état de santé général. Dans un coin de la salle, le jeune chasseur de prime remarque un morceau d’étoffe et s’empresse de le récupérer. Il en coupe un morceau et le serre autour de la plaie du maître-chasseur afin de faire un garrot, le reste servant à faire un bandage de fortune. Le vieux mandalorien toujours inconscient ne semble plus perdre de sang, Wyrim espère que cela sera suffisant pour garder en vie le maître-chasseur le temps de trouver une solution.
Toujours aucun signe de vie des geôliers des prisonniers et maintenant que la blessure de Canderous allait mieux, Wyrim pouvait recommencer son inspection minutieuse. Cette petite pièce sacrificielle semblait d’un autre âge, avec ces parois parfaitement lisses avec pour seule aspérités les fines rainures de jonctions des blocs de pierres immense, posés les uns sur les autres. L’autel, en son centre couvert de différentes couches de sang, plus ou moins sec, trace d’un passé actif de celui-ci, avait cessé de luire avec la fin des saignements du maître-chasseur. La porte de pierre semblait totalement immobile, impossible de déplacer de manière normale, pas depuis la position du chasseur de prime. De retour à sa minutieuse inspection, le Duro remarque de petit trou à la base de l’autel, permettant au sang de lentement évacuer la pièce.
Cette prison était un véritable piège, aucune issue ne semblait possible à cet instant pour le chasseur de prime. Le fils Oshindara devait réfléchir, trouver comment se sortir de cette situation inconfortable et délicate. Son mentor est bien trop mal en point pour bouger de cet endroit, alors il faut à Wyrim se débrouiller tout seul pour sortir de cette geôle, aller chercher des renforts pour sauver Canderous. Histoire de rendre les choses encore plus facile, le jeune Duro n’avait pas beaucoup de temps pour agir s’il voulait sauver son mentor, car il ne tiendrait sûrement pas très longtemps.
Tout en continuant son inspection, le chasseur de prime remarque une sorte de petite trappe dans le plafond de la salle, juste au-dessus de l’autel. Il n’en fallait pas plus pour redonner espoir au jeune Duro, la possible sortie n’était pas très large, mais elle devait permettre au chasseur de prime de pouvoir s’échapper. A peine plus large que Wyrim, mais avec quelques mouvements de contorsion, il devrait être en mesure de se faufiler dedans. Mais avant toutes choses, il doit se séparer de la grille qui lui obstrue la sortie. Les reste de l’encas de Storm donne des idées au chasseur de prime, le grand félin a choisi sa place pour déguster son met, il y a quelques ossements présents à la place même où se trouvait le bah’lir. Profitant d’un des restes anciens, le Duro mis la main sur un probable tibia, ou quelque chose du même gabarit. Essayant de se positionner de la meilleure façon possible, le chasseur de prime enfila son os en travers de la grille, stabilise ses appuis, et avec un coup de hanche sec vers la droite, imprime une rotation à tout le haut de son corps pour exercer un quart de tour à son os. Mais l’os n’a pas supporté la force exercée et se brise dans les mains du Duro. Mais Wyrim eu de la chance, la force exercée sur la grille fut suffisante pour la faire tressauter. De plus le chasseur de primes n'a fait presque pas de bruits, hormis celui de l'os en train de se briser, donc il a peu de chance d'avoir alerté les gardes probablement posté à l’extérieur, même si Wyrim restait persuadé que personne ne soit derrière cette porte inviolable.
Il faut au Duro un bon moment pour finir de démonter la grille en étant le plus discret possible. Une fois fini, le chasseur de prime prends le temps de retourner vers son mentor pour lui dire :
-”Canderous, je vais chercher de l’aide, je vous en prie, tenez bon s’il vous plait, et toi Storm veille sur ton ami !”
A la suite de ces mots, le chasseur de prime s'enfile dans le conduit de pierre sombre. Dedans, la progression est lente et difficile, dû à l’étroitesse du boyau froid. Voilà quelques minutes maintenant que Wyrim se trouve dans ce conduit, en pleine obscurité, le noir le plus complet, et alors qu’il se hasarde à penser de ne pas se retrouver coincé, il se surprend à sourire tout en analysant la situation.
-”Ben bravo Wyrim, tu pensais que le fait de devenir chasseur de prime allait changer ta vie, et bien c’est le cas, tu as bien avancé. Te voilà comme à l’époque, nu comme un ver dans un tuyau étroit à espérer ne pas rencontrer de difficulté avant d’être sorti de ton trou. La grande différence est que tu n’es pas dans un de ces égouts puant de Roon”.
Le jeune Duro s’amusa de cette comparaison.
La progression est lente mais sans réelle difficulté, hormis l'étroitesse du boyau de pierre. Après de longue minutes, le chasseur de prime commence à apercevoir de la lumière au bout du tunnel, la fin est proche. Silencieusement le jeune Oshindara arrive à la hauteur de l’ouverture. Le chasseur prends le temps d’utiliser tous ces sens pour détecter un danger éventuel, mais rien ne laisse trahir la présence d’ennemis potentiel. Après un rapide coup d’oeil pour s’assurer visuellement que personne ne se trouve là, Wyrim sort de son boyau et se retrouve dans un couloir. Le jeune Duro se réjouit de cette solitude dans ce couloir, un peu de chance ne fait jamais de mal à prendre, et avec les derniers événement, il ne faut pas faire la fine bouche. Oshindara commence alors sa progression dans les couloirs, c’est étrange, cela me ressemble pas vraiment à un temple, ou un tombeau, peut être un autre bâtiment proche des tombeaux Sith réservé pour les sacrifices. Au fil de sa progression, Wyrim a retrouvé sa fourrure de Kath et son blaster, mais aucune trace de l’armure hérité de son père, ni de sa fidèle vibro-hache. Le jeune chasseur de prime avance sans grande difficulté, cette prison semble vide, comme si le lieu est oublié de tous, mais cela n’empêche pas le Duro de faire preuve de la plus grande prudence, se retrouver face à un représentant de la force dans cette tenue serait prendre le chemin d’une mort presque certaine. Le chasseur de prime avance relativement vite, les couloirs se ressemble tous mais il finit par facilement se repérer et trouve relativement vite la sortie. Le fait que les lieux soit vide intrigue grandement Wyrim, pourquoi est-ce que personne ne se trouve dans les parages, Alexeï est imbus de lui, mais il ne serait pas bête au point de laisser cette place sans aucune surveillance, sans garde ou présence. Il doit se passer quelques choses ailleurs, qui ne tourne pas en l’avantage du Sith pour qu’il n’y ai plus aucune sentinelles sur place. Cela fait trop de détails pour que ce soit qu’une simple coïncidence, le départ soudain d’Alexeï, la disparition soudaine du seigneur Sith, et la place est totalement vide de tout guerriers. La guerre ne doit pas tourner à l’avantage du côté obscur, contrairement à ce que voulait bien laisser croire le Sith, Wyrim sourit.
-”Alors Alexeï, qui de nous deux est un menteur !”
Enfin un sortie sur la jungle se profile devant le chasseur de prime, et personne pour garder le lieu, c’est vraiment étrange, que ce passe t’il réellement, et ou ce trouve le Duro, cela ne ressemble vraiment pas au Tombeaux des Siths. Il est temps maintenant de faire le preuve de la plus grande prudence, pénétrer dans la jungle seulement vêtu de sa fourrure et armé de son seul blaster, sans connaître sa position exacte. Il faudra à Wyrim faire preuve d’une extrême prudence, la faune de Dxun n’est pas amicale, son épaule le fait toujours souffrir. Cette forêt est d’une densité incroyable, il va être difficile de s’orienter sans matériel. Tout dans cet enfers vert rends les choses plus délicate, impossible de se repérer dans la journée, la densité de la végétation est telle que la luminosité est sensiblement la même du matin au soir, de plus le chasseur de prime essaye de savoir depuis combien de temps il a été inconscient, et il n’a aucune idée de ce qui c’est passé ni depuis combien de temps. Le Sith lui a parlé du massacre de la cantina, et le chasseur de prime l’en croit capable, le seul souvenir de Storm arrachant le bras du maître-chasseur démontre bien que son ennemi est suffisamment cruel pour orchestrer de telles horreurs.
Le Duro ne peut s'empêcher de penser à son mentor, seul dans sa cellule, protégé par le bah'lir, du moins c'est ce qu'il espère. C'est ce qui motive le chasseur de prime à avancer sans vaciller, ne prenant que les pauses nécessaires, il puise dans ses ressources, va au delà de ses limites, pour rejoindre ses compagnons d'armes, rallier le combat, sauver Canderous. Wyrim ne peut s'empêcher de penser à tout ces événements arrivés dernièrement. Depuis sa jeunesse il a toujours rêvé d'aventure, et pour le coup, le voilà bien servi, seul en plein milieu de la jungle de Dxun pour mener un combat simplement vêtu d'une fourrure de Kath et d'un blaster. Les rencontres faites ici sont surprenante, jamais il n'aurait imaginé il y a quelques années vivre toutes ces aventures, faire des rencontres aussi dangereuse que exceptionnelles, il a conscience de la chance qu'il a, croiser des Siths et en sortir vivant, tout le monde ne pouvait pas en dire autant. Alexeï lui a dit qu'il est spécial, finalement c'est peut être vrai. Il faut être un peu spécial pour vivre ce genre d'aventure.
Ce cheminement de pensée aide le Duro à oublier son épaule douloureuse, mais il ne manque pas de rester concentrer. Il fait tout pour éviter au maximum les rencontre avec la faune dangereuse de la forêt. Mais cela ne suffit pas, un craquement sourd sur sa droite surpris le chasseur, un Bomas viens de sortir de l'arrière d'un immense arbre, et si Wyrim ne l'a pas vu, il en est rien de la bête qui est déjà en train de charger. Le Duro voulait éviter ce genre de combats, il veut économiser ses forces, malheureusement, ce n'est pas évident d'y arriver sur cette planète. Le Bomas arrive maintenant sur le Duro, qui a la dernière seconde, se jette dans ses pattes, évitant ainsi de justesse la charge mortelle. Fou de rage l'énorme l'animal est déjà sur le point de se retourner pour se ruer sur le jeune intru qui a osé pénétrer sur son territoire. Le chasseur de prime voit toute la rage dans les yeux du mastodonte, mais lui aussi à de sérieuse motivation pour ne pas se laisser faire, pour défendre sa vie. Lorsque l'animal arrive sur son ennemi, il est déjà trop tard, le jeune Oshindara a anticipé la charge et à esquiver au dernier moment, arme au poing, il assène un tir précis juste derrière la tête de la bête qui s'écroule quelques mètres plus loin. La précision de l'attaque du Duro n'a pas laissé le temps de souffrir à son assaillant.
La forêt semble avoir changé depuis la première fois que Wyrim est entré dedans, elle semble avoir repris vie, les cris d'animaux sauvage percent tout à coup le silence végétal, le calme pesant qu'il avait remarqué en entrant dans la forêt à totalement cessé. Les choses ont bien changé dans cette forêt, mais pourquoi exactement, le chasseur n'en sais pas plus. Il est fréquent d'entendre de grand prédateur se battre pour ne proie, le chasseur prenant garde de rester le plus loin possible de ces animaux. Le Duro enchaîne les jours dans la forêt, son épaule lui fait un mal de chien et les deux dernières attaque contre un autre Bomas et un Cannock lui on laissé quelques souvenirs. En entaille sur la cuisse assez profonde c'est infecté et la fatigue se fait maintenant cruellement ressentir. La fièvre a gagné Wyrim, faible et épuisé il doit rapidement trouver de l'aide ou toute forme de civilisation, si il ne veut pas servir de repas à quelques charognard de cette région. À bout de force, Wyrim se pose en lisière de clairière, le soleil qui le réchauffe est bon et accueillant, ce bain lumineux est salvateur, il se détend et se donne quelques secondes pour se reposer. Mais la fièvre prend le dessus sur la fatigue, le jeune Duro est en train de plonger, de s'évanouir.
Le jeune Oshindara reprend peu à peu ses esprit, que c'est il passé, ou est il, un flot immense de question se bouscule dans la tête. Émergeant lentement de son coma, le chasseur remarque que sa jambe ne le fait plus souffrir, ni son épaule, mais que ce passe t'il. Courbaturé il essaye de bouger, mais son corps endormi peine à réagir. Il ouvre lentement les yeux, la lumière artificielle lui pénètre jusque dans le cerveau, il a besoin de quelques seconde pour s'accoutumer à son environnement. Il est visiblement dans une chambre d'hôpital, une chambre de fortune, posé sur un lit de camp avec le minimum pour octroyer les soins.
Une voix vient soudain interrompre son examen de la pièce.
-"Bonjour jeune Duro"
-"Ou suis je? que c'est il passé? avez vous trouvé Candérous ?
Est il possible de de parler à un représentant de la guilde des chasseur de primes ? " -
Post n°7
Auteur : Dam DOnOs
Carnet de bord de Carvalho, coordinateur logistique de SSF
"...Depuis quelques jours dans le camp, je croise souvent un mandalorien en armure bleu. Ce n’est pas la première fois que je le vois « errer » parmi nous. Il ne dit rien. Il reste toujours à l’extérieur des locaux. Fait-il parti de ces gens-là ?
Ces gens qui détestent les hôpitaux, détestent l'odeur. Cette odeur âcre de la maladie, des désinfectants et de la nourriture infecte qui piquent le nez et le fond de la gorge. Les hôpitaux, il faut vraiment s'y habituer. Qu'ils soient faits de pierre, de béton, de dur acier, de planches, ou qu'ils soient hôpitaux de fortune, beaucoup ou grand nombre ne peuvent s'y habituer. C’est peut-être pour ça qu’il ne rentre jamais à l’intérieur. Je peux le comprendre. Car j’ai, moi- aussi, fait partie de ces « gens-là », un temps.
Même si aujourd’hui encore, je ne m’habitue toujours pas de voir des enfants dans un lit d'hôpital. Ils ont l'air si petits et si fragiles dans ce lit impersonnel. C'est plus facile d'en parler que d'endurer la tristesse dans leurs yeux, tout comme dans ceux de leurs parents, surtout de ces mères, assises près du lit, tenant ces petites mains dans la leur. Cela me coupe presque le souffle, ou, me broie les poumons. Je ne parviens pas à me décider. Il nous en faut du courage ! … Cette petite voix sans cesse qui ne s’arrête : « La mission volontaire est un baume. La mission subie, une agression. »
Subir ! Moi, je ne veux rien subir. Alors je griffonne sans fin la même citation « Subir forcément les évènements n'est pas courage, c'est être dominé par la nécessité … » Une ligne, deux lignes, trois lignes, et je noircis la feuille blanche.
« … le courage est dans le calme qui naît de la fermeté que donne la résignation à supporter ce qu'on ne pouvait empêcher… »
Supporter ! Ce qui m’aide à supporter aujourd’hui, c’est de pouvoir laisser mon témoignage sur mon journal. Mettre des mots, sur leurs maux ! Telle est ma mission ! "
En parlant de mission, si j’y retournais…
J’appréhende les instants d’un autre œil depuis un petit moment. Depuis que j’assiste les médecins dans leurs soins aux populations, au travail accompli par chacun de ceux qui sont ici, je m’émerveille du professionnalisme de ces infirmières bénévoles. Elles ne se séparent jamais de leurs sourires et de leur générosité, même dans les moments difficiles.
La journée se termine lentement lorsqu’on vient me chercher, pour un autre service.
- Il y a encore des blessés dans la jungle. On nous demande d'aller en chercher un, il a été ramené au village voisin.
- C'est loin ?
- A environ une heure de route.
J'hoche la tête.
-C'est vous qui conduisez, Carvalho ...
- Je peux ?
- Il faudra bien que vous vous y mettiez un jour.
- Vous êtes sûre ? ... On aurait dit un gosse à qui on offrait sa première sortie au Visio-ciné.
-Absolument ! ... Il s'agit d'un simple transfert de patient
- D'accord !
Quelques minutes plus tard, me voilà glissant derrière le volant. Tandis que cette femme médecin s'installe sur le siège passager.
- N'oubliez pas de mettre votre ceinture. Me rappelle-t-elle lorsque je démarre. Et j'obtempère aussitôt.
- Indiquez-moi le chemin, chef ! Sur le ton de la plaisanterie. C’est un grand effort de ma part
- Prenez la première à droite, traversez la zone calcinée, ensuite on se dirigera vers la forêt.
- Très bien.
Chemin faisant sur cette route dévastée, je me rends compte que je ne conduisais pas si mal, il était clair que je n'avais pas vraiment besoin de cette "formation de conduite". Et, je me sens légèrement dans mon élément depuis quelques semaines.
**"Relever un défi "Solidaire". Le bénévole humanitaire est une personne "de bonne volonté", qui veut se sentir utile et faire quelque chose pour autrui."**
Avec un peu d’appréhension pour ma première fois dans une mission humanitaire, mais une fois dans l’aventure, toutes les craintes ont laissé place à l’action. Je n’ai pas besoin de préciser que j’avais quelques craintes concernant la partie médicale, étant donné que je n’ai aucune compétence dans ce domaine, mais finalement, ce que SSF attend de nous n’est pas compliqué.
Les yeux rivés sur le parcours, de temps en temps, je jette un regard en direction de ma « passagère », son petit nom était "Kiwi", assez joli, presque fruité. Je pressentais qu’elle aurait aimé bavarder un peu plus avec moi, même si ce n'était qu'à propos de son métier, mais je suis peu loquace. La route se poursuit en quasi silencieuse.
Une heure plus tard,
- Nous y sommes
Dès l'ouverture des portières arrière de cet "ambulance" tout terrain, elle en sort le brancard.
- On y va !
Nous dirigeant, ensuite vers les habitations à qui il ne restait que quelques piliers encore debout, un groupement s’était formé devant une bâtisse qui avait l’air en meilleur état que les autres. Quelques locaux au milieu d’une petite dizaine de soldats. Soldats qui ont dû été débarqué là pour garder le lieu et protéger les civils restants. Arrivés à leur hauteur, Kiwi reprend aussitôt son rôle avec professionnalisme.
- Qu'est-ce qu'on a ? Demande-t-elle à l’un des hommes qui semblait le plus âgé de tous.
- Nous l'avons trouvé dans la jungle, inconscient. Répond le militaire. Cela fait déjà plus de trois jours et il n'est toujours pas revenu à lui.
La jeune femme, s'approche délicatement du blessé, tout en l'examinant, elle lui dit :
- Je m'appelle Kiwi. Vous m'entendez ?
Se penchant de plus près, elle pose sa main gantée sur son front.
- Prenons toutes les précautions. Passez-moi le collier cervical et la planche dorsale, Carvalho. Nous allons le préparer pour le transport.
Je prends ce qu'elle me demande sur le brancard, puis je me glisse de l'autre côté du patient.
- On est prêts, lieutenant. Annonce-t-elle. Vous pouvez nous aider à le transporter dans le véhicule ?
Les soldats se mettent en position pour nous porter main forte, tandis que Kiwi et moi-même glissent la planche sous le malade avant de fixer les sangles.
Un instant plus tard, la civière est fixée sur le brancard. Kiwi se penche sur le "blessé" et soulève délicatement ses paupières, puis elle braque une torche sur ses yeux.
- Les pupilles sont réactives, mais l'une d'elles est dilatée.
- Ha !! Il souffre certainement d'une commotion cérébrale ? Je sors ma seule "science" pour ne pas être un "boulet", mais je n'en connaissais strictement rien.
- Je n’ai rien qui peut affirmer le prognostic. … Allez, on l'emmène à l'hôpital.
Après avoir installé la victime à l'arrière de l'engin, elle lui pose une perfusion pendant que je m'occupe du masque à oxygène. Quand le brancard fut arrimé et toutes les précautions prises, je saute hors du véhicule pour me glisser derrière le volant. Et je lance un : - Accrochez-vous !
Avant de démarrer.
Assis près du patient, l'infirmière surveillait sa pression artérielle sur le petit écran portatif
- Comment va-t-il ? Je demande
- Il est stable. Malgré ses blessures apparentes, il n’a pas l’air de réagir…. Une activité cérébrale persiste, mais le patient n’est toujours pas conscient.
- La douleur est surement, trop insoutenable, qu'il est préférable que le patient ne le soit pas … Conscient… Il est peut-être dans le coma ? Histoire de voire, si j'avais bien retenu ce qui m'avait été dit ces derniers jours.
- On sera bientôt à l'hôpital, on en sera fixé…
Elle se concentre de nouveau sur le malade et moi, sur ma conduite. Par bonheur, il y avait peu, à vrai dire, quasiment pas de circulation dans cette partie de la jungle et à cette heure.
Quelques minutes plus tard, nous nous arrêtions devant les urgences. La jeune femme entre de nouveau en action et nous sortions rapidement le brancard de l'ambulance.
Elle fixe la poche de sérum et la bouteille d'oxygène, puis nous poussons le patient à l'intérieur. Un "urgentiste" se porte aussitôt à notre rencontre. Pendant que nous poussons le brancard dans un box, celle-ci enchaîne :
- La pupille gauche est dilatée et son Glascow est à trois.
Le médecin fixe la poche de sérum et la bouteille d'oxygène
- Je veux une radio portable. Tout de suite ! Crie-t-il
La jeune infirmière tend son rapport au médecin, pendant que j'aide les autres à soulever le patient pour le poser sur le lit de notre hôpital.Dès que la planche et le collier cervical sont retirés, nous poussons le brancard hors du box et gagnons la sortie.
- Glasgow ? Fais-je étonné. Au vu du ton émis dans ce mot, elle comprend immédiatement mon ignorance et sans hésité elle m'inculque quelques éléments afin de parfaire mes connaissances
- Vous ne connaissez pas l'échelle de coma de Glasgow ? … Elle permet d’identifier les états de coma profonds des patients et de voir leur évolution. Si le sujet vous intéresse, je vous transmets l'article sur votre Datapad.
Je réponds positivement par de légers mouvements de la tête.
Aussitôt dit, aussitôt fait, et quand je prends connaissance du sujet, je me dis que j'aurai dû m'abstenir d'accepter : « L'échelle de coma de Glasgow…. Est devenue un outil clé pour évaluer objectivement l’état de conscience des patients ayant subi un traumatisme cérébral... On y a recours pour évaluer des états moins graves de perturbation de la conscience dans des situations post-traumatiques et d’autres variables, telles que la profondeur du coma et sa durée…. Elle se divise en 3 catégories qui permettent d’estimer de façon individuelle 3 aspects de la conscience : l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice. En ce qui concerne le niveau d’altération de la conscience, le gradient varie. Lorsque ... »
Sérieux ! Ben, moi, je suis bien content de ne pas avoir fait médecine. J’éteins le Datapad. Je ne dirai pas que le sujet ne m’intéresse pas, mais ça reste encore du jargon médical même expliqué dans un article, pour moi c'est toujours aussi complexe. Encore trop technique à mon goût.
Relevant la tête de ma lecture, je croise une fois de plus ce mandalorien en armure bleu. Sa présence, depuis quelques jours dans le camp, m'intrigue...
Je ne coche pas les jours qui passent sur une baguette de bois, mais avec le nombre de pages noircies de mon carnet, je constate qu'il va me falloir bientôt penser en mois.
Il y a une partie du camp qui est un lieu à part, dans lequel on vit une vie en communauté qui porte une dynamique. Certains restent là alors qu'ils n'ont plus rien à y faire. Ils n'ont pas été blessés, le conflit est fini, ils peuvent trouver asile dans la grande ville. Ils ne partent pas, ils ne bougent plus. Parfois quand je passe, un garçonnet fait la sieste sur un des fauteuils défoncés du camp. Nous passons chaque jour bavarder, soigner, manger du pain et de la sauce. On n'est plus un individu, on est un groupe. Certains essaient de faire de la musique pour casser la routine. Une manière aussi de se voiler la face.
Il y a des soirs, au lieu de nous rendre à ce qui pourrait ressembler à une cantina, on les rejoint pour assister à « la cérémonie du café » qui parfume tout le campement. Soigner, nourrir ces gens, ce n'est pas suffisant, me dit Hera. Elle me dit aussi qu'ils ont besoin de parler, de faire confiance. Fort heureusement, les distributions de vêtements, de jouets, de crayons, de produits de toilette déclenchent des moments souvent émouvants et parfois hilarants auprès de ces jeunes enfants. Quelle merveilleuse idée de les avoir collectés avant la mission et d’en avoir rempli nos bagages ! C'est ce que j'apprécie, dans ce genre de travail. Je peux m'asseoir tranquillement et jouir de ce partage.
Encore une nuit de passer dans le camp ! A défaut de me casser le moral, je me casserai les reins sur le lit de camp. Vraiment une torture ces lits !
Avec quelques courbatures supplémentaires, l’heure des visites quotidiennes se fait proche, affectés au pavillon des enfants, Hera me rejoint. C’est le moment important à nos yeux, nous rendre au chevet de ces bambins, quelques-uns nous sont devenus des proches. Un sourire aux lèvres, nous pénétrons dans l’une des chambres. Devenu un « rituel » quotidien, on était attendu
C’est un sentiment unique que de se sentir utile auprès des populations démunies, et tellement enrichissant que de recevoir un sourire, d’échanger des regards à défaut de pouvoir dialoguer dans une même langue …
-Oh, Hera, Cavahlero. Entrez ! Vous avez pu vous libérer… Demande cette mère assise près de son enfant.
Je hoche la tête et pose ma main au pied du lit.
- Oui, c'est plus calme aujourd'hui. Répond Hera
Pendant qu’elle jette un coup d'oeil au bras de celle-ci, qui n'était plus bandé. La peau brûlée était plus foncée et paraissait en voie de guérison, la seule que je réussis dire c’est :
- Bien installées dans cette chambre ?
- Et comment elle va, aujourd’hui cette petite ? Demande Hera de sa question plus pertinente que la mienne.
Les blessures de cette gamine paraissaient moins graves que celles produites sur d'autres blessés, mais elle reste quand même dans une situation assez préoccupante.
- Elle a passé plein d'examens différents, et selon eux, elle peut se reposer pour le moment.
- Ils ont dit quelque chose ? Demandai-je doucement. Je n'étais pas sûr de vouloir le savoir.
- Le docteur revient dès qu'il a les résultats.
- Bon, c'est bien. Je ne sais pas trop que dire d'autre.
- Ils ont dit que je pouvais rester ici. Je leur ai dit que je pouvais dormir sur une chaise ou dans un fauteuil, là, mais ils vont tout de même n'apporter un lit de camp ou quelque chose du style. Fait-elle aussitôt comme pour répondre à ma première question. Elle n’était enfin de compte pas si bête que ça cette question.
- Bien. Dis-je... Ce sera bientôt l'heure du déjeuner, je crois. Vous voulez que j'aille vous chercher quelque chose ?
Me tournant vers ma jeune patiente, je fis
- ET vous jeune fille ? ... Je ne sais pas quel genre de diète ils t'ont collée ou si c'est bon, que peu importe ce que c'est, ça risquait de pas être terrible, terrible. Et je me disais que je peux te ramener quelque chose de bien meilleur.
Elle cligne de plus en plus lentement des yeux.
- Je n'ai pas très faim
- D'accord. Murmurai-je. Et vous ? Je ne laisse pas la mère protester, j'ajoute :
- Un sandwich et une tasse de thé. Comme ça, vous n'aurez pas besoin de vous absenter.
Elle approuve.
- Ça serait parfait, merci ....
Plus le temps passe et plus j’apprécie les extraordinaires échanges avec ces patients, ces orphelins, ces rescapés, ces « miraculés » d'Onderon. A chacun de leur merci, je me dis que c’était moi qui devais le faire.
Le « casse-croûte » remis à son destinataire, je poursuis mes visites….
Sur la route, qui c’est que je croise de nouveau, le mandalorien à l’armure bleue… Personne n’a l’air de se demander ce qu’il fait là. Comme je ne suis pas doué pour entamer la conversation, je m’abstiens à aller lui poser la question. A vrai dire, je ne suis pas quelqu’un de timoré, avec peu, même pas d’hardiesse ni de bravoure je préfère poursuivre ma route. En plus, j’ai d’autres chats à fouetter. Et lorsque j’atteins le box6, il n’était plus dans mon champ de vision.
Les « bip bip » incessants de ces chambres me donnent toujours le bourdon. La visite ici sera rapide, vu que tout le monde est encore en phase « dodo ».
Kiwi était déjà là, elle passait de lit en lit, vérifiant les moniteurs, relevant les données, redressant les perfusions, refaisant les pansements.
Je la rejoins lorsqu’elle s’approche du lit de l’Humanoïde. Une peau de couleur bleu grise, allongée sous ce grand drap blanc. Elle fait les bilans de ses blessures. Les pansements n’étaient plus immaculés de la couleur verte, cela voulait dire qu’il ne saigne plus.
Au même moment, une paire de grands yeux rouges dépourvus de pupille sort du sommeil.
-"Bonjour jeune Duro"
Le malade se réveille. Un long visage sans nez qui gesticule. Une bouche sans lèvres qui pose des milliers de questions :-"Ou suis-je ? que s’est-il passé ? avez-vous trouvé Candérous ?
Est-il possible de de parler à un représentant de la guilde des chasseurs de primes ? "
** - Ça ressemble à ça les "Duros" ? ** Je garde la question au fond de ma tête afin de ne pas froisser quiconque. Et encore moins l’humanoïde.
M'ayant porté volontaire en tant que bénévole à SSF, cela me permet au moins de découvrir les autres espèces de la Galaxie. J'avais déjà vu ce genre d'espèces sur Dantooine, mais je n'avais jamais pu donner le nom de la race.
- Doucement ! Chaque chose en son temps. Je ne connais pas de Candérous. On vous a trouvé dans un piteux état. Et vous nous avez été confié. Dit Kiwi avec la même douceur dans la voix et dans les gestes.
Moi j’avais des questions, et sans réfléchir je les tire comme des balles de canon :
- Que vous est-il arrivé ?
- Etiez-vous seul ?
- Vous avez parlé de Candérous... Qui est-ce un adulte ? Un enfant ?
- Était-il avec vous ?
- Est-il lui aussi blessé ?
Les gestes et le regard que Kiwi me lancent, sont signes que je devrais le laisser se reposer, le temps de se remettre. Mais peut-être par mon manque d’expérience, je ne le vois pas ainsi. Et avant même qu’il réponde à ma première question, je demande :- Et pourquoi vous voulez parler à un représentant de la « Guilde des chasseurs de primes » ?
- Etiez-vous en mission ?
- Etes-vous chasseur de Primes ?
- Etiez-vous en mission pour la Guilde des Chasseurs de Primes ?
Je bombarde, je bombarde. A force, il va préférer l'état comateux à ce réveil !
- Laissez-le respirer ! Vous le noyez sous vos questions !Fait Kiwi d'un air grave.
Je ne sais pas si ces questions étaient « substantielles » ou « existentielles », mais des questions primordiales, considérables … Mais bon-sang, c’était plus qu’important !
Kiwi me regarde, j’ai l’impression de lire dans ses yeux, des « Mais qu’est-ce que tu fais ? … Vas t’aérer ? … Vas prendre un truc frais pour te désaltérer » …
Je pince les lèvres. Je suis conscient que j’ai peut-être un peu trop fait. Comme d’habitude et c’est toujours plus fort que moi. Je souffle légèrement. Mon esprit se repose ... Les mots reviennent.- Prenez votre temps, pour répondre… Nous restons à votre écoute…
-
Post n°8
Auteur : Wyrim OshindaraLaissez-le respirer ! Vous le noyez sous vos questions !
- Prenez votre temps, pour répondre… Nous restons à votre écoute…
A la suite de toutes ces questions posées en rafales, le jeune chasseur de Primes est maintenant parfaitement réveillé. Le Duro est sur ses gardes, lors de son dernier réveil, celui-ci c’est retrouvé à la merci d’un Sith, capable de faire fléchir la volonté des animaux, et les souvenirs du bah’lir arrachant le membre de son ami mandalorien sont revenu immédiatement au jeune Oshindara.
Sa chambre n’était peut être qu’un simple subterfuge pour connaître la mission du Duro ainsi que la position de la motherbase et ainsi lancer un assaut contre la base avancée des Mandaloriens, ce qui implique à Wyrim la plus grande prudence, il regrette déjà d’avoir parlé de Canderous sans avoir réfléchi.
L’homme avait tellement de questions, il semblait tellement pressé d’obtenir des réponses, pourquoi tant de curiosité ?
Il faut peu de temps au mandalorien pour mettre son esprit en marche et correctement réfléchir.
Il lui faut rester lucide et ne rien divulguer de sensible.
Ne pas donner de nouvelles informations.
Il faut être prudent pour ne pas retomber dans un pièges comme Alexeï avait tenté de le faire.
Il fallait au jeune Duro savoir ou il se trouve, et avoir une idée de combien de temps il avait été prisonnier du Sith, le nombre de jours à errer dans la jungle hostile de Dxun et le temps qu’il avait passé inconscient.
Le chasseur de Primes prends le temps de détailler la pièce, il a besoin de répondre à ses propres questions, il doit trouver des informations afin de lui apporter le maximum d’information pour ne pas se faire abuser, essayer de trouver la vérité.
Il détaille son environnement, toute la pièce semble être une chambre d’hôpital, une installation sommaire avec quelques instruments médicaux dont l’utilité est inconnu au Duro. Le lit peu confortable et la finesse des murs semble indiquer un hôpital de campagne.
Peut-être est il encore sur Dxun !
Les murs laissent filtrer quelques conversations médicales, un jargon totalement incompréhensible au jeune Duro. Après cette analyse, le chasseur de prime regarda ses deux interlocuteurs, la femme continuait ses occupation médicale, et l’homme semblait sur le point de sortir. Wyrim commence alors à expliquer sans trop de détails ses précédentes aventures, sa première exploration dans la jungle avant sa rencontre avec Alexeï.
Je suis venu sur Dxun afin d'aider la population contre la faune devenue folle mais nous avons été capturé, Candérous et moi par un Sith nommé Alexeï proche du tombeau des Siths
Reparler de son geôlier laisse remonter une profonde colère contre l’utilisateur de la Force, puis une réelle inquiétude pour son mentor, mais le chasseur de Primes omet volontairement de s’attarder sur ce sujet précis.
Je ne sais pas ou je me suis retrouvé emprisonné si c'était dans le tombeau des sith ou ailleurs, mais j'ai réussi à m'échapper seul, laissant le Mandalorien derrière moi car trop grièvement blessé.
Explique brièvement son évasion puis l’errance dans la jungle. Il avait omis volontairement tous détails concernant des positions stratégiques, des renseignements capable de corrompre ses compagnons.Le jeune Oshindara ne savais pas où en était la guerre sur Dxun, et la seule information qu’il possède est la chute de la cantina, et il ne remettais pas en cause les dires du Sith. Pour finir, Wyrim ajoute :
-”Je me nomme Wyrim Oshindara, je suis chasseur de Primes, c’est la raison pour laquelle je souhaite converser avec un représentant de la “Guilde des chasseurs de Primes”.
S’il vous plait ou suis-je ,qui êtes vous et ou m’avez vous trouvé ?” -
Post n°9
Auteur : Dam DOnOs- Prenez votre temps, pour répondre… Nous restons à votre écoute…
- Si vous continuez à vous agiter, c’est vous que je vais être obligé de sédater, Carvalho. Me menace la thérapeute.
- Mais, le Duro ... Il est bien réveillé- là ! Il a prononcé quelques mots…
- Cela peut arriver chez beaucoup de comateux ! Surtout lorsqu’ils respirent souvent sans assistance. Ils peuvent grincer des dents, mâcher, crier, sourire, gémir, pleurer ou grogner. Mais il s'agit de réflexes et non de gestes volontaires. Il arrive que le patient agisse sans raison, sans relation avec une stimulation qui aurait pu provoquer ces réactions.
- Ben, il dit quelque chose... Il nous a entendu !...
- Toute cette agitation le met en danger ! Nous ne savons pas encore exactement ce qu’il lui est arrivé … Et n’importe quels « stimuli » pourraient le replonger dans le coma. C’est ça que vous voulez ?
-Je dois avouer... que je me sens... un peu dépassé … murmurais-je en esquissant un sourire. Mais... je pense... que ça irait mieux... si on pouvait lui parler, le stimuler….
- J’ai été trop patiente avec vous. ... il est temps à présent que …Vous ... devez nous laisser. Vous sortez ! …
Pendant qu’elle me pousse vers la sortie, je jette un dernier coup d’œil vers le lit. Les yeux du « personnage » s’étaient refermés. Elle avait peut-être raison, c’est elle la spécialiste.
Ce colosse allongé sur ce lit était quand même impressionnant. Pas beau, mais impressionnant.
Je n’atteins pas encore la porte que je me décide de me retourner, peut-être, pour une unique et dernière fois en ce qui me concerne, lorsque, soudain, je vois les arrêtes saillantes de son visage se tourner vers moi. Il repousse énergiquement le grand drap blanc d’un mouvement brusque, et sa grosse masse musculaire … ** - Ho ! Non, il ne va pas nous sauter dessus... » ** Il est temps de déguerpir… ** Et … Je ne laisse pas Kiwi, ici … Elle vient avec moi. »**
- Mais qu’est-ce que tu fais ? Carva… Mais … T’es devenu fou ?
- Heu !!!
Je retire ma main de son bras. Un peu penaud, et je me sens ridicule. Même très ridicule, lorsque mes yeux la laissent pour se diriger vers la couchette du Duro, je me rends compte qu’il n’avait pas bougé. Bon-sang, de « bon-swar » ! Je dois fatiguer, ce n’était qu’un épisode de mon imagination. En espace d’une seconde, j’ai cru que ce personnage allongé sous ce drap allait, nu comme un ver, se lever pour nous poursuivre…. Faut que j’arrête la caféine… Ou alors, il faut carrément que j’arrête de me rendre dans le camp nord, pour me ressourcer, ils doivent peut-être me mettre des trucs pas très net dans mon café.
- Allez ! Dehors ! Je la sens exaspérée.
Mon attention ne se détache plus du patient et …
- Non, non ! Regarde ! … Écoute ! Il parle ! Il est conscient … !
Elle stoppe. Je fais chemin arrière, Kiwi m’emboîte le pas.
- Ce n’est pas possible ! Souffle Kiwi. Le regard sur le patient tout en ouvrant le clapet de la montre à son poignet gauche... Le docteur Andros est demandé d’urgence au Box06 s’il vous plaît.
- Kiwi ! … Qu’est-ce qu’il dit ? Je demande. Mes questions restent sans réponse.
La jeune femme referme sa montre, tout en contrôlant les constantes sur les moniteurs garde toute son attention sur son patient.
- Vous êtes dans l’un des camps de secours sur Dxun, Monsieur… Vous avez été trouvé dans la jungle et vous nous avez été confié … Vous nous avez fait quelques frayeurs ! Avez-vous eu un accident ? Est-ce que vous vous en souvenez ?
A moitié conscient, le Duro marmonne des phrases, des situations. Si je pouvais aider, je ne sais que faire, que dire. Nous captons les brides de mots qu’il prononce : « Venu sur Dxun … aider … population contre … Capturé, Candérous … moi … Sith … Alexeï proche du tombeau des Siths.. »
J’ai le sentiment qu’une réaction se joue en lui. Je crois apercevoir, ses mains empoignant avec virulence ce linge qui le couvre … Un acte passager et furtif, mais qui exprime sans doute, une colère, une rage … Une douleur ? peut-être encore une illusion.
-Il délire ? C’est ça ? … Ma question semble surprendre la jeune femme.
J’ai bien peur que non. Il ne délire pas. Il décrit ce qu’il avait vécu. Ce n’était donc pas juste une rumeur. Bouse de Wampa ! C’n’est pas une légende urbaine… Des Siths sur Dxun ! Je commence à comprendre la raison du Napalm. La situation était plus critique qu’on pouvait imaginer. Et que cramer ces zones ce n’était pas juste pour créer des aires d'atterrissage sécurisées pour les troupes… Comme pourrait laisser croire les ragots.
On dirait que des bribes de souvenirs lui reviennent alors en mémoire. Le voilà qui parle d’évasion. « … emprisonné … dans le tombeau des sith… ». Des souvenirs qui remontent ? Je le sens tourmenter sur le sort de .... Un certain "Candérous".
- Kiwi, vous aviez quelque chose au sujet de ce Candérious ? Est-il encore dans la Jungle ? Vous avez entendu comme moi, s'il est encore dans la jungle, il est seul quelque part et surtout grièvement blessé ... Mes questions restent inlassablement sans réponse. je conçois qu'elle soit très occupé, mais je ne suis quand même pas invisible.
Le "Dormeur" continue à s'exprimer, comme dans un dernier effort, il nous dévoile son identité, nous dit qu’il est chasseur de primes et réclame même la présence d’un des siens.
Lorsqu'il demande où il se trouve, ce qui lui est arrivé. Je me dis qu'il n'y a pas que Kiwi qui est devenue sourde. Puis, je me reprends et je me dis qu'il certainement pas entendu ce que Kiwi lui avait dit il y a quelques secondes. Et c'est,toujours de sa voix douce, que celle-ci, de nouveau, lui explique où il se trouve et comment on l’a transféré il y a une semaine de cela de l’autre campement. D’ailleurs, même nous, on ne savait rien de plus. A part qu’ils l’avaient trouvé inconscient dans la jungle. Combien de temps il a erré dans la jungle, on n’en savait rien, non plus.
En espace d’un instant, une idée me traverse l’esprit. Si je peux contacter Dantooine pour ramener un Chasseur de primes à son chevet, peut-être que je pourrais demander de rentrer par la même occasion ? Non, c’est un peu égoïste de penser dans ce sens. Se focaliser sur soit dans ce genre de situation n'est pas digne de mon engagement, même très indigne. J’efface cette possibilité, mais reste malgré tout persuader que la présence d’un des siens pourrait l’aider. Je soumets ma proposition à Kiwi.
- Je peux peut-être me rendre utile ! Je peux aller me renseigner. Voir si on peut prévenir un membre de la Guilde... Il demande leur présence ?
- Eh bien... Commence cette « douce » infirmière, apparemment gênée par la question... Je pense que le docteur Andros pourra mieux, que moi, vous répondre sur ce sujet. Je viens de le faire appeler, et il ne devrait pas tarder...
En effet quelques minutes après…
- Alors, il paraît que la belle au bois dormant s’est enfin réveillée ! Lance d’un ton guilleret ce « très attendu » docteur Andros en pénétrant dans la chambre. Comment vous sentez-vous ?
Je retiens le fou rire qui me monte au nez. Je reconnais que ce malade n’a rien d’un prince charmant, à nos yeux, il a sans doute sa beauté ravageuse pour ses espèces, mais de là le nommer « belle au bois dormant » ! Il a plutôt l’apparence du « Géant », vert… Rectification, dans son cas c’est plus « Géant bleu »... Moi, moqueur ! Mais vous n’y pensez pas ! Comme dirait le proverbe « Tel qui se moque de vous a aussi son ridicule. » A méditer. Je suis un "prince" sans rire, ni sourire….
Derrière ses petites lunettes, monsieur le docteur observe longuement l'encéphalogramme du chasseur de Primes, en jouant nerveusement avec sa longue barbe grisonnante. L'activité cérébrale reprenait peu à peu un rythme normal. Le dénommé Wyrim tourne prudemment la tête vers le médecin. Il regarde de nouveau autour de lui, examine un instant la perfusion reliée à son bras. Moi aussi, je les regarde longuement. Ça fait toujours plaisir d’en voir un s’éveiller. Je retrouve le sourire pour quelques instants. Je me demande s’il comprenait ce qui leur arrivait, eux qui "reviennent" de ce long sommeil. Se réveillant là, une semaine après, sortant d'un coma comme si rien ne s'était passé. C'est surement une sensation très étrange.
Andros me tire de mes réflexions :
- Il aura peut-être de légères amnésies et des difficultés à se repérer dans l'espace et le temps pendant quelques jours, mais dans une paire de semaines tout sera rentré dans l'ordre, croyez-moi… C'est un vrai miracle !
Un miracle ? C'est peut-être la capacité d'un colosse de son genre ! Et si tout a l'air d'aller, alors rien ne pourrait s’opposer à son souhait. Si on arrive à les contacter, il va pouvoir conserver avec un représentant de la Guilde des chasseurs de Primes. Cette idée ne m’avait pas quittée. Alors je ne me démonte pas, je repose la question au praticien.
- Je dois avouer... que je me sens... comme l’âme d’un bon samaritain. Dis-je en esquissant un sourire. Mais... je pense... qu’il irait encore mieux... s’il pouvait parler à un membre de la Guilde...
- Oui, j’en suis sûr. Souffle ce brave praticien après un bref silence. Mais il vient à peine de se réveiller. Il faudra qu’il patiente encore un peu avant qu’il puisse avoir droit à des visites.
- Vous avez peut-être raison ! … Cependant, vous ne comprenez pas… Je sais j’insiste toujours lourdement. "Non, bien sûr que non !" Je pense qu’il faut le rassurer, et pour me rassurer moi-même. Parce que dans le fond, j’éprouve les mêmes craintes, que lui. Est-ce que ce Candérous est encore en vie ? Et peut-être que ....
- Monsieur Carvalho ! Quand on sort du coma, il est normal de vouloir voir ses proches, mais c’est plus un mal qu’un bien. M’explique le docteur Andros… Il peut être fortement bâti, cependant, son corps a encore besoin de retrouver des forces et...
Andros et Kiwi, dans leur jargon médical, arrivent une fois de plus à me faire avaler leur salade. Mais pas à notre chasseur qui avait l’air de ne pas être d’accord avec ça. Il essaie de se redresser.
- Non, Monsieur Oshindara, vous devez rester coucher ! Vous n’êtes pas en état. L'infirmière avec douceur essaie de le rallonger…
Après un léger silence, esquissant un sourire rassurant envers son patient, elle fait volte-face vers moi et d’un air plus grave, me sort :
- Et vous ! Si vous ne voulez pas plus l’inquiéter, il va falloir écouter le docteur, d’accord...
- Bien entendu ! Je réponds, en fait, je bredouille. Je crois... que je vais le laisser se reposer un peu... maintenant...
- Bonne initiative ! Acquiesce le médecin en se saisissant d’une fiche de soin et d’un stylo pour noter ses instructions. Je repasserai demain pour voir s’il va mieux, d’accord ?
Kiwi finit de border le malade et moi tout bêtement je lance un :
- Merci docteur ! C’est tout ce que j’ai trouvé d’intelligent à dire à cet instant.
Le praticien et l’infirmière, sur le point de quitter la salle, vont me laisser seul, pensif.
Pensif ! Je n'en ai pas eu le loisir !!
Bip Bip Bip Bip !!! Quand cette alarme retentit, plus personne ne sourit !
Docteur Andros ouvre la porte de la salle du scanner et fait entrer Kiwi avant d'y pénétrer lui-même. La salle est divisée en deux parties, séparées par un pan de mur vitré sur la moitié supérieure. Je me tiens de l’autre côté, à travers la vitre, je peux tout voir, tout entendre.
Je vois et vis le même instant…
La seconde partie est grande, et entièrement carrelée de blanc, comme une salle de laboratoire. C'était là qu’on peut trouver un scanner. Dans le coin sombre et très petit, tellement petit qu’on dirait un placard, on peut voir ces ordinateurs qui commandent ce scanner tout en déchiffrant les résultats des patients. On pouvait passait d'une partie de la salle à l'autre par une petite porte, et un système audio performant permettait aux médecins de parler. Mais ça ce n’est que broutille…
Si fragile, si jeune, elle est allongée sur ce lit. Au-dessus d'elle, un infirmier, le premier à son chevet, pratique inlassablement le massage cardiaque alors que les bipbips continuent à s'amplifier.
- Ce n’est pas vrai ! Oh mon dieu qu'est-ce qui se passe ! Je ne veux pas la perdre !
- On ne va pas la perdre ...
Il nous manque plus que le fond sonore qu'on peut entendre dans les tragédies-films. Le moniteur s'emballe comme mon cœur à cette heure. HR90.4 : Tperi 77.8 : Pulse -?-, Le ... 0.15, 0.11, 0.17, o.15... Notre regard se croise... Le mince, mais chaleureux sourire formé par ses lèvres était aux antipodes de la pâleur soudaine qui s'empare des joues de cette grande sœur….
Pour cette petite, tout a basculé un beau matin... C'était un matin où elle s'était levée comme tous les jours, en pensant, sans doute, à la longue journée qui l'attendait. Elle était en retard comme d'habitude, avait avalé son petit déjeuner en vitesse, et embrassé sa mère et sa grande sœur et avait rejoint son père qui devait la conduire à l’école. On lui avait dit au revoir sur le bas de la porte, en lui faisant une grimace qui la fit éclater de rire. Son père démarra son véhicule et prit un raccourci. Et, oui, un raccourci, ils étaient en retard. Et chemin faisant, ils virent quelque chose en métal gris, quelque chose d'immense devant leurs yeux. Un engin en flamme, la navette qui s’écrase, le fracas de l'accident n'avait duré que quelques secondes puis... plus rien.
Non, ce n’est pas « plus rien », c’est puis … On en est là à regarder, à attendre de voir ce qui va arriver…
D’autres médecins les rejoignent avec une équipe supplémentaire, qui pousse les chariots de réanimation. Et l’aînée est conduite hors de la pièce par une infirmière. Angoissés, ensemble, nous regardons par la vitre de la porte ce que font les médecins.
J’aurai voulu lui apporter un peu de réconfort, trouver les mots qui conviennent. Il y a toujours des mots qui conviennent dans ces moments-là, mais je suis dans un tel état émotionnel que je suis incapable de faire les gestes qu'il faut. Alors je commence à prier doucement le ciel, c'est la seule chose que je peux faire à présent, et les larmes sur les joues de cette jeune fille à ma droite, de dix ans son aînée. Aucun sanglot ne la secoue, mais des larmes coulent silencieusement sur sa joue…
Je la regarde, désespéré. Je ne suis pas un spécialiste et pourtant j'ai le sentiment que je sais. Je hoche la tête négativement…
Lorsque les secours l’avaient la première fois secourue, la petite était en arrêt cardiaque. Avec les électrochocs, ils étaient arrivés à faire repartir son cœur. Cependant, elle n’avait pas ouvert les yeux. Seules ses pupilles réagissaient à la lumière. N’étant pas brûlée par le Napalm, elle n’a pas bénéficié de rapatriement sur une autre planète républicaine. Transportée d'urgence dans cet hôpital de fortune, la première chose à faire était de maintenir ses paramètres vitaux : son cœur devait continuer de battre, elle devait continuer à respirer, l'hémorragie devait stopper. L'équipe réussit. Elle a été stabilisée et admise aux soins intensifs. Elle devait y rester sans doute une à deux semaines pour être sûr que son état est bien stabilisé.
Son dossier était désormais entre les mains du docteur Andros, le spécialiste en matière de comas qui avait déjà plus de trente ans de carrière…
A quelques pas de moi, je sens la tension, la crainte. Elle avait été tellement choquée de la voir presque morte le jour de son arrivée qu'elle avait à présent toujours peur qu'il lui arrive quelque chose. Elle, cette sœur qui restait à son chevet. Elle qui gardait ses doigts étroitement enlacés entre ceux de sa jeune sœur.
Les larmes redoublent sur ses joues. Elle détourne le regard. Puis, lentement, elle secoue légèrement la tête et balbutie.
- Son état s'est empiré à vue d'oeil... Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas !
Je déglutis et ne réponds pas. Qui c’est qui peut comprendre ? Moi non plus je ne comprends pas.
L'équipe avait réussi. Elle avait été stabilisée et admise aux soins intensifs. Elle devait y rester sans doute une à deux semaines pour être sûr que son état n’était plus critique. La première semaine, les médecins l’avaient plongé dans un "coma artificiel". Sédatifs et analgésiques coulaient dans ses veines. Si elle se réveillait, elle souffrirait trop.
Elle avait de multiples fractures aux jambes et aux bras mais, surtout, d'importantes lésions à la tête. Elle avait d'ailleurs dû être opérée d'urgence car le sang s'accumulant dans son crâne faisait pression sur son fragile cerveau. Et … « Maintenant, il faut attendre. » Avait-il dit à l'époque...
Et aujourd'hui, maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? On attend... Faîtes taire cet alarme ! Pourquoi n'éteint-on jamais ses petits bruits sonores ? ... J'entends ce sanglot qui secoue la poitrine de la jeune femme.Je m'approche. Cependant, j'évite son regard.
Au fur et à mesure que le temps passe, le rythme cardiaque de cette petite s’est mis à accélérer brusquement, le moniteur s'est emballé. Son petit cœur avait cessé de battre. Andros fait signe aux infirmières de renfort.
- On dégage ! … L'appareil délivre son choc électrique... On dégage !!!
- Arrêtez ! Crie-t-elle en tapant sur la vitre…
Le gel est de nouveau posé sur les deux électrodes larges et plates, un doigt enfonce le bouton marche arrêt …
- On dégage ! De nouveau elle les pose sur la patiente... Un autre électrochoc soulève la poitrine de l’enfant.
Le fait que la défibrillation fasse repartir le cœur ne signifie pas que la personne va survivre. Par ailleurs, si elle survit, et que le cerveau est privé d'oxygène, elle peut garder des séquelles. J’arrive à comprendre sa négation et pourtant, je la retiens dans mes bras et lui dis :
- Je comprends, mais laissez-les faire !!! Toutes les chances même infimes sont bonnes à prendre.
Andros et toute l’équipe s’affairent aussi bien qu’ils peuvent. Lorsqu'on leur avait confié le dossier de cette gamine une semaine auparavant, elle était en coma dépassé. Elle avait été placée sous CEC maintenue en vie uniquement par des machines, et ils n'auraient, déjà, à l'époque pas parié grand-chose sur ses chances de survie. Rares étaient les personnes qui se remettaient de ce genre de comas.
Le défibrillateur associé à ce scope qui permet de visualiser l'électrocardiogramme ... Le tracé plat sur l’écran ; le sifflement qui l’accompagne.
Même si tout est mis en œuvre, la petite fait un arrêt cardiaque et respiratoire, et cette équipe médicale a beau tout tenter pour la sauver, elle n'est pas parvenue à la réanimer. Elle n'avait que 15 ans, elle est cliniquement décédée à 15h30…
Des gros sanglots secouent la jeune femme qui vient de perdre sa jeune parente. Elle se dirige vers cette salle blanche, s'approche du lit. Aveuglée par les larmes, elle faillit tomber plusieurs fois.
Elle demeure complètement immobile. Finalement, elle caresse sa joue, lui adresse un sourire d'adieu et embrasse ses yeux. Sa jeune soeur n'est plus.
- Aujourd’hui, alors que tu avais besoin de moi, plus que jamais, j'ai été incapable de te sauver.
Elle pousse un soupir de résignation sur ces mots :
- La pire période de notre vie ...Ce conflit a été l'une des épreuves les plus terribles de notre existence...
Et puis, elle se tait. Parfois, les paroles n'ont plus leur place et c'est le cas à présent. Elles se disent au revoir. Silencieusement.
La vie est étrange Kiwi, cette douce infirmière est devenue en espace que quelques heures, cette grande soeur éplorée. Sa jeune soeur n'est plus. Elle respire de plus en plus difficilement... Se précipite vers l'extérieur... Et, inspire profondément l'air et tente de contrôler sa respiration. Elle serre sa tête entre ses mains. La douleur met à rude épreuve son esprit. Et sa douleur me met à rude épreuve. Elle se laisse tomber sur le sol, son corps entier secoué de tremblement. Les hurlements qu'elle avait refoulés jusque-là, se fraye un chemin hors de sa gorge.
Je détourne mon regard. Son chagrin n'est pas un spectacle. C'est à cet instant que je reviens à Wyrim Oshindara. Mes yeux se posent sur le Chasseur de Primes. Ses paupières sont baissées. Est-il endormi ? Se repose-t-il ?
Je décide de quitter le Box06. Je décide de le laisser aux mains de ces praticiens. Je n’ai pas grand-chose à lui apporter. Je vais le laisser reprendre ses forces. Mon rôle s’arrête-là…
Encore un jour, encore une heure, encore un soir qui se termine. Je n’ai pas remis les pieds au Box06… Qu’est devenu le Chasseur de Primes ? Se remet-il ? A-t-il repris le poil de la bête ?
Le soleil se couche sur cette partie de Dxun, sur ces vastes étendus d'herbes folles qui ont remplacé les champs qui se trouvaient là depuis bien plus d'un siècle. Le soleil se retire sur ces terres où la domination a enflammée ces arbres, ces prairies, cette jungle et sur ces routes pleines de trous. Des routes grignotées qui révèlent les minutes, secondes, heures, jours, semaines dévastatrices subies...
Ici et là quelques camps, semblant de quelques villages ayant réussi à se constituer et à survivre... Mais, ... Mais, le silence... Ce silence oppressant a établi sa quasi-suprématie sur l'endroit, ma preuve de la tragédie qui s'est déroulée ici-bas... Et de l'abandon qui semble en résulter...
C'était le "Carnet de bord de Carvalho, coordinateur logistique de SSF"
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Post n°10
Auteur : Wyrim OshindaraVoilà maintenant quelques jours que le chasseur de primes c'est réveillé.
Le va et viens incessant des médecins et infirmière avait maintenant cessé et Wyrim faisait tout son possible pour réunir ses souvenirs. Sa perte de connaissance n'avait pas été bénéfique.
Malgré les exercices donné par le médecins, sa mémoire lui faisait toujours défaut sur ces dernières semaines, et le "doc" avait dit de ne pas trop forcer, tout reviendrait.
Dans cette hôpital de fortune, il n'a pas beaucoup de renseignement, mais apparemment les choses ont plutôt mal tournés.
Il semble que la planète à été bombardé au Napalm pour stopper les attaques animales et créer des zones de défenses. Des Jedi ont trouvé une solution pour faire tomber Freedon Nadd, ce spectre mesquin rencontré à deux reprise sur Dxun.
La plus mauvaise nouvelle concerne l'arrestation de Blad Demeci, il semblerait être déserteur, mais tout cela est à confirmer, les informations ne peuvent être complètement viable dans cette endroit.
Visiblement Canderous à disparu de la circulation, le tombeau est vide et personne n'en à entendu parler, tout comme Alexeï. Celui-ci doit un entrevu au jeunes Duro, humilié et blessé, il à été obligé de fuir pour trouver de l'aide pour son mentor, et pour quel résultat. Le chasseur de primes aura tout le temps nécessaire pour ce consacrer à la traque du Sith, lorsque tout ira mieux.
Pour l'heure, il doit trouver un moyen d'entrer en communication avec la guilde, reprendre le contact perdu depuis bien trop longtemps -
Post n°11
Auteur : Super PNJService de Renseignements Républicains
Fidèle à sa réputation d'espion, l'agent Drexl était partout et nul part à la fois à la recherche d'informations utiles à transmettre aux Renseignements de la République.
L'instant d'avant il se trouvait sur un destroyer pour remettre le commandant séparatiste Blad Demeci à la Garde Républicaine, l'instant d'après il était sur Dxun, auprès des blessés et des réfugiés cherchant des indices sur la vraie raison de la présence néfaste des Sith sur la planète.
Mais en passant au sein de l’hôpital de campagne de Secours Sans Frontières, un blessé avait prononcé un nom qui avait attiré son attention: "Canderous!"
Un nom qui rime avec Dangerous...
Aussitot , il avait passé un peu de temps dans le secteur se renseignant sur son blessé, un inconnu trouvé au milieu d'une foret par un groupe de réfugiés, ramené dans un état comateux, il reprenait seulement connaissance.
Par contre Canderous Jorg, était loin d'être un inconnu chez les mandaloriens, il était le fidèle Lieutenant de Blad et maître des chasseurs du clan Demeci sur Tatooine, il avait été un des principaux artisans de la résistance Mando.
Et depuis l'arrestation de Blad Demeci et le menace à l'encontre de l'armée de la Grande république, on avait perdu trace du clan. Mais sans aucun doute ,ils devaient être en train de comploter quelque part...
Mais une autre information, avait attiré le Mandalorien, lors de son entretien avec ses soignants, le Duro avait avoué être un chasseur de prime et évoqué un Sith nommé Alexei.
Ce Duro en savait trop, Drexl devait la jouer fine pour se lier avec lui et en apprendre encore plus.
L'espion en armure bleu entra alors dans la chambre du blessé en prenant soin d'utiliser une fausse identité.
-Oya! je suis Coor, membre de la Hunter Gen, la milice planétaire.
J'ai quelques questions à vous poser avant de contacter la Guilde de Dantooine.
Mais votre état de santé étant satisfaisant, vous êtes autorisé à quitter l’hôpital.
Si vous vous en sentez capable bien sur.
Un pieu mensonge... Drexl avait simplement observé la fiche du patient, celui ci recouvrait ses forces malgré ses blessures, mais l'agent préférait œuvrer loin des regards indiscrets.
-On fait quelques pas en extérieur?
Joignant le geste à la parole, et après vérifié qu'aucun membre du personnel ne l'observait, il invita Wyrim à la suivre dans la foret environnante...'Seuls les morts ne parlent pas'Spoiler : Spoiler
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Post n°12
Auteur : Wyrim OshindaraLes jours s'enchaînent et malheureusement pour le Duro, se ressemblent!!
Voilà que les médecins ne souhaitais toujours pas laisser le chasseur de primes sortir prendre l'air, contacter Dantoine ou simplement se degourdir les jambes.
Le jeune Oshindara avait besoin de faire de l'exercice, il se sentais mieux, et les quelques informations qu'il avait récupéré le tracassait de plus en plus. Alors rester dans ce lit à ne rien pouvoir faire d'autre que de réfléchir, il lui fallait un peu d'activité physique, marcher un peu, voir autre chose que ses murs blanc tout autour de lui, bercé par les différentes alarmes des moniteurs surveillants des patients dans un état de santé pire que le sien.
Il avait été entendu, voila que son sauveur lui permettait d'aller mai tenant sortir de cet hôpital, de lui permettre de faire quelques pas à l'extérieur.
Ravi de cette opportunité, le jeune Duro accepta l'invitation à la promenade. Les deux hommes sortirent sans croiser personne de l'hôpital, l'homme en armure prenant soin de s'adapter aux pas du chasseur de primes, très attentif à tout ce qui ce passait tout autour.
Ils sont maintenant dans la forêt, hors de portée de voix, hors de vue. Wyrim ne se sent pas menacé par l'homme en armure bleu. La petite marche avait eu un bien fou sur l'organisme du Duro et à cet instant il se sentait en pleine forme.
Le chasseur de primes fit halte et rompt le silence.
Coor, il me semble, faisons trêve de supercherie, votre armure est trop bien entretenue pour que vous fassiez partie de la Hunter-Gen, de plus vous êtes seul et avez pris soin de toujours éviter le moindre contact!
Alors que me voulez vous ?
Toute cette tirade faite droit comme un "I" et en chemise d'hôpital donnait un air amusant à la situation, mais le Duro voulait couper court et aller droit au but. -
Post n°13
Auteur : Super PNJDrexl et le blessé étaient donc sorti de l’hôpital, ils avaient fait route vers la foret, maintenant débarassé de ses prédateurs c'était un endroit tranquille et isolé pour entamer la conversation.Mais Wyrim surprit l'agent, il l'avait percé à jour, enfin pas tout à fait.
Mais il avait compris que celui ci n'était pas un simple milicien, la faute à son armure Beskar trop perfectionnée et son comportement solitaire ainsi les chasseurs de prime n'étaient pas que des brutes sans cervelles.
Qu'allait devoir faire l'agent? lui planter une lame dans le cœur?
Il observa les alentours, que de la végétation, aucun témoin gênant, une manière efficace et silencieuse cela pouvait être l'occasion, il n'avait qu'a sortir sa lame rétractable de son poignet.
Le Duro était désarmé affaibli et simplement vêtu d'une blouse d’hôpital, ce serait vite fait bien fait! et personne ne saurait vraiment ce qui se serait passé, Wyrim ne serait qu un mort parmi tous les autres.
Non... celui ci en savait trop, Canderous, Alexeî les tombeaux Sith: l'espion devait tout savoir avant de l’éliminer éventuellement.
-Vous êtes plus malin que vous en avez l'air, Duro.
Je travaille directement pour bureau de la reine Anamoa.
Je veux savoir ce qu'est devenu Canderous et surtout je veux tout savoir de votre rencontre avec ce Sith.
Qui est il? Pourquoi ne vous a t'il pas simplement tué?
Drexl avait menti, encore une fois et ce ne serait certainement pas la dernière fois. Wyrim n'avait pas besoin de savoir qu'il travaillait vraiment pour la République et de toute façon, le chasseur de prime ne lui avait pas vraiment demandé son identité. Il resterait dans le flou actuellement, et peut être même qu'il l'épargnerait finalement?'Seuls les morts ne parlent pas'
Spoiler : Spoiler
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Post n°14
Auteur : Wyrim OshindaraJe n'aime pas vraiment être pris pour plus bête que je ne suis
Le jeune Duro avait des soupsons mais l'homme en Beskar en face de lui semblait en connaître long sur ce qui était arrivé ici, alors peut être que le chasseur de primes pourrait obtenir plus d'information de son interlocuteur.
J'ai été envoyé enquêter avec Candérous dans le tombeau des Siths, et Alexeï nous à fait prisonnier. Il cherchait des informations sur la motherbase, il a essayé de nous briser mentalement, et retourné contre nous le Bah'lir qui nous accompagnait, l'envoyant attaquer Candérous, et lui arrachant le bras, mais apparemment les choses ne ce sont pas bien passé pour lui !
De reparler de cette histoire, le Duro sentais de nouveau sa rage monter pour l'utilisateur de la force, il devait le retrouver, ainsi que son mentor, et peut être que l'homme en face de lui pourrait l'aider, même se ce n'est pas aujourd'hui, il aurait peut être un jour la possibilité de lui rendre ce service.
Comme je disait, les choses n'ont pas du tourner à son avantage car le Sith à du partir précipitamment, nous laissant tout les trois piégé dans cette cellule. Je n'ai aucune idée de ce qui à pu ce passer ensuite, j'ai du abandonner dans les ruines mon mentor, afin de trouver de l'aide et retourner à sa recherche. Voilà ce qui c'est passé !
Wyrim était déterminé, et ne mentais pas, il avait fait une promesse à son mentor, et il comptais la tenir, le Duro est un homme de parole et il comptais bien tout faire pour retrouver son ami.
Coor, expliquer moi un peu la situation d'aujourd'hui, je crois que la République à fait bombarder la planète pour créer des poste de défense, mais qu'en est il du reste ?
Le Duro espérait une réponse, des informations supplémentaires pour commencer à s'organiser pour aller sauver son ami disparu dans des ruines de la jungle de Dxun.
Je ne sais pas ce que vous attendez exactement de moi, mais je n'ai pas plus d'information à vous donner malheureusement. Seulement à la vue de votre intérêt pour ce Sith Alexeï, j'aimerai participer à sa traque si c'est ce que vous comptez faire, j'ai un contentieux avec lui à régler, me faire duper et humilier comme il à oser le faire mérite réparation, mais cette fois ci, à armes égale, et non comme il à pris soin de le faire, sans protection ni armes !
Et j'ai promis à mon mentor de revenir le chercher !
Cette fois, même si le Duro faisait attention à rester calme, toutes la rage contre le Sith était clairement palpable, le chasseur de primes restait calme, mais avait clairement envie de ce venger de lui, et de retrouver le maître chasseur, qu'il avait du laisser derrière lui. -
Post n°15
Auteur : Super PNJL'agent de terrain écoutait les explications du Duro, visiblement les Sith voulaient localiser la base des Mandaloriens, mais à quelle fin? Selon Wyrim, il voulait briser leur volonté, c'était bien la méthode des adeptes du coté obscur et allait dans le sens du message de l'esprit de Nadd que même Drexl avait perçu dans sa propre tête.
Le Duro était inquiet de l'état de la planète, après tout il avait répondu à l'appel d'un pseudo Mandalore
D'après le chasseur de prime, Alexei les avait abandonné subitement,sans doute suite à l'intervention des Jedi dans les tombeaux, il était donc encore quelque part sur la planète.
Il avait du abandonner Canderous , mais avec un bras arraché il y avait peu de chance qu'il ai survécu surtout au milieu de nulle part entouré par des prédateurs sanguinaires, en voila un dont la République n'aurait pas à s’inquiéter.
Mais le chasseur de prime se proposa de partir traquer Alexei et de retrouver son mentor.
Reprenant son rôle d'émissaire royal, il se mit à répondre aux questions.
-Le reste de la planète reste à reconstruire, notre reine va conclure des alliances avec des entités Républicaines afin d’accélérer la reconstruction.
Déjà Secours Sans Frontière, l'association humanitaire de Dantooine œuvrait au bien être de la population Les Piliers Galactiques, l'entreprise de Travaux Publics de Bastion avait proposé également son aide, en peu de temps le système de Japrael reprendrait son aspect original.
Mais Coor avait une tache à accomplir, neutraliser la menace Fantôme des Sith , il pourrait sans doute utiliser l'esprit de revanche du chasseur de prime à bon escient.
Mais avant cela, il fallait qu'il soit opérationnel, il ne pouvait chasser Alexei avec un fardeau.
-Je prends note de ta proposition Duro.
Mais avant il faut que tu fasses tes preuves avant de partir en chasse!
Suis moi!
Un speeder noir banalisé était stationné un peu plus loin, Coor prit les commandes tandis que Wyrim s'asseyait à coté, celui ci devait passer l'épreuve...
https://star-wars-rpg.soforums.com/t8622-Le-clan-Gaaral.htm#p91012'Seuls les morts ne parlent pas'
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