Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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La Régente, le Sénateur et le Seigneur de Guerre

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    #6

    Post n°5
    Auteur : Hivernus

    Hivernus observe en silence. Il détaille ses invités, guette chaque réaction, scrute chaque geste, note le timbre de la voix, écoute la moindre respiration. Il ne laisse rien transparaître, demeure immobile, imperturbable. Il apprend beaucoup des représentants qu’il a conviés à sa table. Le sénateur Blokkus est de loin le plus prévisible des deux, comme il s’y attendait. Pris au dépourvu par l’offre de l'humanoïde à peau bleue, le voilà contraint à accepter de jouer le jeu. Les Hutts sont après tout des créatures fières et ambitieuses, dont l’appétit pour le pouvoir et la renommée sont légendaires. Certains diront même qu’ils font montre d’un caractère égocentrique qui les place au-dessus de tout le monde. En ce sens, Hutts et républicains partagent un point commun. Ils s’estiment meilleurs que les autres et cherchent à le prouver par tous les moyens. 

    Blokkus ne fait vraisemblablement pas exception à la règle, d’autant plus qu’il représente à la fois les uns et les autres… 

    De fait, voyant un seigneur de la guerre insignifiant de la Bordure Extérieure proposer son soutien à la puissante régente de Kuat, le sénateur de Mustafar s’est senti obligé d’offrir à son tour son aide malgré ses réticences initiales. Une façon comme une autre de sauver son honneur de Hutt (ou celui de la République Fédérale, selon comment on se place) et de s’assurer que le gouvernement local ne tombe pas sous influence étrangère. 

    Elisabeth Kuat n’a cependant pas l’air d’une femme qui se laisse facilement influencer. Hivernus avait déjà deviné qu’elle était une personne douée d’une intelligence subtile et en cela, il ne s’est visiblement pas trompé. Derrière cette façade de poupée parfaitement dotée se cache en effet un esprit mesuré et affûté qui apparaît au Chiss plus redoutable encore que celui de l’ambitieux Blokkus. Il avait donc raison de la comparer à une rose, délicate mais piquante à souhait… D’autant plus que la régente fait déjà usage de ses épines. L'humanoïde à peau bleue note en effet la réflexion pleine de reproches adressée au sénateur. Et il prend en compte l’accusation qu’elle porte à l’encontre de sa jeune sœur. 

    Le seigneur de la guerre se laisse bercer par la voix tonitruante du Hutt, par le timbre mélodieux de la belle Elisabeth, par le doux murmure de l’eau qui s’écoule en cascade depuis les fontaines murales. Inflexible, comme toujours, l'humanoïde à peau bleue se contente d’écouter. Son regard de braise finit toutefois par se poser sur le fruit qu’il tient toujours en main. Il le porte doucement à son visage, l’observe attentivement. Puis commente.


    - Vous avez raison de défendre votre souveraineté, Excellence. Et il ne fait aucun doute que le plus gros de l’effort de guerre devra être fourni par les Kuati eux-mêmes. Après tout,  s’ils ne cherchent pas à se battre pour les idéaux et le mode de vie qu’ils défendent, alors ils ne défendent rien du tout. Déclare le Chiss de sa voix parfaitement modulée. De fait, le soutien militaire que le Seigneurat de Bajic s’engage à fournir peut prendre bien des formes. Livraison d’armes et d’armures, de matériel, envoi de conseillers militaires pour former et encadrer vos troupes, bataillons d’élite ou unités de forces spéciales pour des missions bien spécifiques. Je peux offrir tout ceci à Son Excellence, et bien plus, si elle en fait la demande. Nous saurons faire en sorte que ce soutien soit à la fois discret et utile, ou qu’il s’inscrive dans une démarche légitime qui n'entachera pas la réputation de la Maison Kuat ou de son gouvernement.

    Hivernus marque un temps de pause, arrache un nouveau morceau à son fruit, qu’il mange d’une manière délicate. Il laisse ses paroles faire leur semblant de chemin dans l’esprit de ses deux invités. Le simple fait qu’il parle de l’aide militaire qu’il peut accorder à Elisabeth Kuat devant le représentant républicain prouve en partie qu’il n’a rien à cacher à ce dernier, que sa démarche s’inscrit dans une volonté de combattre le chaos généré tant par les ouvriers rebelles que les conjurés impériaux. Puis son regard enflammé vient rencontrer les yeux bleus de la régente de Kuat.

    - Vous partez du principe que cette aide aura un coût, et c’est peut-être en partie vrai. Mais nous discuterons de cela plus tard, Excellence. Pour l’heure, mon seul souhait est la mise en échec des plans de l’Oiseau de Feu, son éradication complète. La satisfaction de savoir ces conspirateurs hors d’état de nuire, ne serait-ce que temporairement, sera une récompense en soi. Après tout, un agriculteur n’attend pas qu’un fruit malade contamine sa récolte pour agir… Que les parasites se multiplient, qu’ils infectent tout ce qui se trouve à portée avant de se décider à faire intervenir quelqu’un.

    L'humanoïde à peau bleue inspire doucement.

    - L’Oiseau de Feu est ce genre de parasite. Un parasite invisible. Un parasite qui répand sa maladie si rapidement que pour chaque cellule démantelée, deux autres voient le jour. Une coopération est nécessaire, vitale même… Et la supervision Kuati d’une enquête conjointe dans le système Kuat tombe sous le sens. Poursuit le seigneur de la guerre, calmement. Cependant, et vous semblez le suspecter vous-même Excellence, il apparaît plus que probable que vos services de sécurité soient déjà compromis. L’Oiseau de Feu y a sûrement des informateurs, des agents infiltrés ou pire… Des sympathisants. La République Fédérale souffre peut-être du même problème et il nous faut donc agir avec prudence. Une équipe très restreinte, constituée d’éléments fiables, capable d’agir en toute discrétion. Une équipe qui opère en dehors des sentiers battus. Une équipe fantôme. Voilà ce que je propose. Etant donné la situation précaire dans laquelle nous nous trouvons, nous ne pouvons pas nous permettre de diligenter de manière officielle une enquête conjointe, ou d’annoncer la mise en place d’une étroite collaboration entre nos services.

    L’œil désormais unique du Chiss se tourne à présent vers la silhouette corpulente du Hutt.

    - Je vais demander à ce que les dépouilles des agents conjurés soient immédiatement transférés à bord de votre navette, sénateur. Et je compte sur votre discrétion, sur celle de votre responsable des services de renseignements. Il suffirait qu’une seule information, aussi insignifiante soit-elle, soit transmise à la mauvaise personne pour que l’opération soit compromise.

    Le silence retombe sur ces dernières paroles. Rien n’est joué. Tout reste à faire. Mais une chose est sûre… La conversation avance. Et Hivernus, fidèle à lui-même, contemple les possibilités qui s’offrent à lui. Il anticipe déjà les futures réponses, prend en compte toutes les éventualités. Ce jeu le fatigue… Mais il est nécessaire. Et il y trouve assurément une forme de tranquillité.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #7

      Post n°6
      Auteur : Blokkus

      La jeune Kuati prit le temps de la réflexion avant de répondre après avoir étudier les informations du datapad, elle confirma que ses services de sécurité n'avaient pas su détecter les complotistes derrière les troubles qui agitaient les chantiers navals , elle ménageait visiblement le chou et la chèvre d'un coté, elle reconnaissait que les forces de sécurité du CNK ne feraient sans doute pas le poids seules face aux agitateurs Impériaux mais de l'autre , elle n'était pas spécialement enthousiaste à une ingérence extérieure mettant en avant la souveraineté de Kuat.
      La noble était méfiante, et elle avait sous doute raison face aux deux poids lourds machiavéliques qui se trouvaient en sa présence. Elle émit des premières objections sur la proposition d'aide militaire du sieur Hivernus avant d'attaquer frontalement le Hutt. Elle semblait douter de l'importance du sénateur Mustafarien au sein des instances Fédérales, sans doute ignorait elle que Blokkus était le meilleur candidat actuel au poste de chancelier suprême.
      Elle l'interrogea également sur l'inaction Républicaine lui reprochant plus ou moins la situation actuelle.
      Puis elle fit une révélation, elle soupçonnait sa propre soeur, Marie Euphrosyne, de faire partie intégrante de l'Oiseau de feu ou alors d' en être une sympathisante.
      Malgré ses réticences elle autorisa tout de même le seigneurial de Bajic et la République Fédérale à participer à la lutte contre l'Oiseau de feu en collaboration avec les services du CNK bien évidemment.

      -Je parle au nom de la République Fédérale toute entière, soyez en rassurée excellence.

      La République a toujours pris soin de laisser les planètes neutres gérer par elles même leur affaires internes, au sénat nous avons toujours été contre l'interventionnisme. Le cas de Kuat est différent aujourd'hui, il s'agit d'un complot ourdi par les ennemis de la République. A travers vos chantiers, ils veulent nous affaiblir , c'est quelque chose que nous ne pouvons pas laisser faire et je remercie par ailleurs le seigneur de Bajic d'avoir dévoiler ces comploteurs qui agissaient dans l'ombre au yeux de la galaxie.

      Vous connaissez sans doute ce célèbre adage, l'ennemi de mon ennemi est mon ami.


      Hivernus répondit à son tour proposant de mettre au point une petite équipe d'agents triés sur le volet se méfiant à raison de la présence d'éventuels membres de l'Oiseau de feu dans les hautes strates Républicaines ou Kuati.
      Le colonel Furax aurait sans doute quelques noms à lui proposer , Blokkus de son coté songeait à l'agent Malone, un membre du Bureau fédéral d'Investigation qui l'avait accompagné sur Geonosis dernièrement mais il lui fallait aussi et surtout un homme de confiance, il allait donc contacter Nomad, le chef adjoint des Renseignements Mustafariens pour se joindre à la mission et surtout pour être ses yeux et ses oreilles.

      -Je suis tout à fait d'accord avec la proposition du seigneur Hivernus, inutile de procéder à un étalage de Force, cela risquerait de faire fuir le gibier, je vais faire envoyer secrètement les dépouilles sur Coruscant pour analyse et demander au chef du Service des Renseignements, l'envoi de cette équipe restreinte.

      Mettons donc nos moyens en commun pour détruire définitivement l'Oiseau de Feu!


      Blokkus avait choisi une analogie guerrière en souvenir ancestral de la chasse aux Vrblther , ces prédateurs reptiliens sur Varl, le monde d'origine des Hutts. 
      C'est donc ainsi qu'une bien étrange alliance naquit pour affronter un bien étrange danger mais encore une fois face à la menace se dressait encore et toujours notre bon Hutt.

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        #8

        Post n°7
        Auteur : Zaden Kryos

        Elisabeth Kuat observa un moment de silence, ses yeux passant alternativement du Chiss au Hutt. L'alliance qui venait de se former était aussi inattendue qu'elle était nécessaire, et la régente mesurait parfaitement les implications de ce qui venait d'être décidé. Elle posa délicatement sa tasse sur la table basse, le léger tintement de la porcelaine résonnant dans le silence de la pièce. Ses doigts fins effleurèrent le rebord de la tasse, geste qui trahissait une réflexion intense malgré son apparente sérénité.

        - Très bien, messieurs. Je prends acte de vos propositions et j'accepte cette coopération tripartite. Nos partenaires seront les bienvenus, mais ils devront respecter scrupuleusement notre autorité sur notre propre territoire. Je ne tolérerai aucun débordement, aucune initiative qui ne soit pas préalablement validée par mes services.


        Elle se leva gracieusement de son siège, lissant les plis de sa robe d'une main experte. Son port altier et son maintien parfait témoignaient d'années d'éducation aristocratique, mais aussi d'une autorité naturelle qui ne souffrait aucune contestation.


        - Cette coopération, aussi nécessaire soit-elle, ne doit pas être perçue comme un signe de faiblesse de la part de Kuat. Nous restons maîtres chez nous, et je compte sur vous pour faire comprendre cela à vos subordonnés respectifs. L'Oiseau de Feu a peut-être réussi à s'infiltrer dans nos rangs, mais cela ne signifie pas que nous abdiquons notre responsabilité première : protéger notre monde et nos intérêts.


        La régente se dirigea vers l'une des baies vitrées, contemplant l'immensité des chantiers navals qui s'étendaient sous ses yeux tout au loin. Les structures métalliques brillaient sous les feux des projecteurs, témoignant de la puissance industrielle de Kuat. Chaque vaisseau en construction représentait des milliers d'emplois, des milliards de crédits, et surtout, l'héritage de générations de bâtisseurs.


        - Voyez-vous ces chantiers, messieurs ? Ils sont le fruit de siècles de labeur, d'innovation et de détermination. Mes ancêtres ont bâti cet empire industriel pierre par pierre, contrat par contrat. Je ne laisserai pas des conspirations obscures détruire ce que la Maison Kuat a mis tant de temps à édifier. L'Oiseau de Feu sous-estime notre détermination s'il croit pouvoir nous manipuler impunément.


        Elle se retourna vers ses invités, ses yeux étincelant d'une résolution farouche.


        - Je vais personnellement veiller à ce que nos équipes de sécurité soient réorganisées. Seuls les éléments les plus fiables seront maintenus dans les positions sensibles. Quant aux autres... eh bien, ils seront réaffectés à des postes moins stratégiques en attendant que nous puissions déterminer leur loyauté réelle. Cette purge sera discrète mais impitoyable.


        La noble femme retourna s'asseoir, croisant élégamment les jambes. Son regard se posa alternativement sur chacun de ses interlocuteurs, jaugeant leur réaction à ses paroles. Elle savait qu'elle jouait un jeu dangereux, mais elle n'avait guère le choix. L'Oiseau de Feu représentait une menace existentielle pour Kuat, et elle ne pouvait se permettre de rejeter l'aide qui lui était offerte, même si elle provenait de sources pour le moins inattendues.


        - Concernant les modalités pratiques de notre coopération, je suggère que nous établissions pour chacune de vos équipes un quartier général temporaire dans nos complexes industriels périphériques. Un endroit suffisamment isolé pour garantir notre discrétion, mais assez proche des centres névralgiques pour nous permettre d'agir efficacement. Les hommes du Seigneur Hivernus pourront ainsi couvrir l’aile droite et les votres Sénateur Blokkus l’aile gauche. Vos équipes seron ten contact direct avec la sécurité Kuati.


        Elisabeth but une gorgée, savourant le liquide parfumé tout en organisant mentalement les étapes à venir.


        - Vos équipes respectives pourront être introduites sur Kuat sous couvert de missions commerciales ou diplomatiques. Seigneur Hivernus, vos hommes pourraient passer pour des conseillers techniques venus évaluer nos capacités de production militaire. Quant à vous, Sénateur Blokkus, vos agents bénéficieront naturellement de l'immunité diplomatique. Nous organiserons des visites officielles des installations, ce qui nous donnera une couverture parfaite pour nos véritables activités.


        Sur ces mots, Elisabeth Kuat laissa sa proposition en suspens.


        - Je vais également devoir prendre congés pour retourner sur Kuat, mais vous êtes les bienvenue, Seigneur Hivernus si votre équipe est déjà sur votre navire, mon secrétaire peut se charger de les laisser faire passer avec des haut accès. Sénateur Blokkus, au vu de la menace vous ne verrez aucun incovéniant à ce que les agents du Seigneur Hivernus commence un travail préliminaire sur place au vue de la menace ?


        Pas sur que le sénateur Hutt, apprécierait de se faire prendre par avance par le Seigneur de Guerre...La régente de Kuat venait de sceller une alliance qui pourrait changer le cours des événements dans cette partie de la galaxie. Derrière sa façade de aristocrate raffinée se cachait une stratège impitoyable, prête à tout pour protéger son héritage et son monde, mais surtout prête à tout pour récupérer ce qui lui était dû le pouvoir de régner sur Kuat légitimement et pour cela nul doute que celui qui lui donnerait satisfaction aurait une position "favorite" auprès des CNK.

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          #9

          Post n°8
          Auteur : Hivernus

          Le seigneur Hivernus écoute les réponses de ses deux invités, demeure silencieux. Il observe leurs réactions, analyse leurs propositions. Blokkus est prêt à coopérer avec Kuat et le Seigneurat de Bajic pour éliminer la menace posée par l’Oiseau de Feu. Elisabeth semble également intéressée par l’idée mais reste attachée à l'envie de maintenir la souveraineté de Kuat. La régente se montre prudente, avisée. Et elle a raison. Mais une part d’elle se trompe… Probablement sous le coup d’une émotion quelconque, d’une envie d’en découdre.

          - En ce lieu qui est le vôtre, Excellence, nous sommes à votre disposition. Pas l’inverse. Déclare le Chiss, calmement. Nous nous plierons aux exigences de votre gouvernement. Votre autorité sera respectée et reconnue. Ne faites cependant pas l’erreur de vouloir restructurer trop rapidement vos forces de sécurité, Excellence. En organisant une chasse aux sorcières dans vos rangs, vous donnerez à ces traîtres l’opportunité d’effacer leurs traces, d’anticiper vos actions.

          L'humanoïde marque un temps de pause, s’accorde un moment de réflexion. Il apparaît songeur sous ses airs de seigneur de la guerre pourtant imperturbable. Il se laisse bercer par le doux murmure de l’eau, comme pour agencer ses pensées en idées claires et utiles. Il calcule, prévoit, organise. Et une réponse lui vient finalement en tête.

          - Le chasseur qui excelle dans son art est un chasseur patient. Il fait croire à sa proie qu’elle est en sécurité, qu’il n’y a aucun danger. Il l’observe, repère ses forces et ses faiblesses, prend en compte ses options. Il peut passer des heures, des jours, des mois à l’épier. Et lorsque la proie relâche finalement sa garde, qu’elle lui apparaît en position de faiblesse, il frappe. Avec précision. Il ne lui laisse ni l’opportunité de répliquer, ni l’occasion de fuir.

          Le silence revient, pour un bref instant. Et lorsqu’il prend de nouveau la parole, le timbre de voix du Chiss apparaît plus grave, plus sombre.

          - Il nous faudra peut-être accorder quelques victoires aux traîtres, aux sympathisants de l’Oiseau de Feu, les leurrer dans un faux sentiment de sécurité et de toute puissance en sacrifiant quelques pions. Cela nous laissera le temps de voir jusqu’à quel point leur réseau d’influence s’étend, d’identifier les grandes figures de leur conspiration. Ils finiront par commettre des erreurs, se montreront moins vigilants… Et à ce moment là, lorsque nous aurons en notre possession tous les éléments qui nous permettront d’organiser leur chute, nous frapperons un grand coup. Je ne vous cacherai pas que plusieurs de mes agents enquêtent déjà depuis l’Anneau de Kuat, Excellence… Ils se tiennent à votre disposition et…

          Un bip sonore retentit soudainement dans la pièce. Le seigneur de la guerre interrompt son explication, perplexe. Il dirige doucement sa main vers la table du salon, presse un bouton.

          - J’écoute

          « Désolé de vous importuner, mon seigneur, mais nous venons de recevoir de source sûre qu’un affrontement a actuellement lieu dans une zone tenue par les forces loyalistes. »


          - L’information est-elle confirmée, capitaine ?

            « En effet, mon seigneur. Nos équipes ont intercepté plusieurs messages allant dans ce sens dans les transmissions des forces de sécurité de Kuat. »


          Le regard embrasé de l'humanoïde à peau bleue se pose sur la régente.

          - Poursuivez, capitaine.

          « Plusieurs assaillants confirmés dans une cantina. Leur identité et leurs objectifs sont encore inconnus mais il y a déjà plusieurs victimes à déplorer. Les forces de sécurité se déploient actuellement pour intercepter la menace.  »


          - Je vous remercie pour ces informations, capitaine. Est-ce que l’on dispose d’un visuel de l’attaque ?

          « Pas encore, mon seigneur… Mais cela peut s’arranger. »


          Nouveau silence. Hivernus apparaît plongé dans ses pensées. Son unique œil rouge demeure fixé sur le visage angélique de la belle Elisabeth. Le Chiss cherche visiblement à obtenir l’approbation de la représentante de la Maison Kuat avant d’entreprendre quoi que ce soit. Le voilà donc suspendu aux lèvres de la régente, à attendre sa décision. Il apparaît certain qu’il peut intervenir de manière indirecte afin d’en apprendre plus sur cette attaque.

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            #10

            Post n°9
            Auteur : Blokkus

            Les yeux globuleux du sénateur passait de l'humanoïde bleu à la jeune noble Kuati, il se concentrait pour écouter les propos de l'un et de l'autre. Elisabeth acceptait donc l'intervention des hommes d'Hivernus et l'aide Républicaine à condition de respecter l'autorité locale, il va de soi. En attendant l'arrivée des agents, CNK allait purger ses propres forces de sécurité.
            Puis elle proposa que les deux équipes soient séparés dans des complexes industriels , les républicains bénéficiant de l'immunité diplomatique de leur coté.
            La Kuati suggera que les hommes du seigneurial de Bajic commencent dès à présent leur investigation, Hivernus ayant l'avantage d'être sur un navire de guerre alors que le Hutt était venu à bord d'une simple navette escorté d'une demi douzaine de cyborgs, et il ne fallait compter sur les Sebens pour mener une enquête en toute discrétion, leur crédo étant plutôt la démolition. Il devait faire bonne figure, il répondit tout en souriant.

            -Bien évidemment madame si les hommes du seigneur Hivernus sont déja sur place, il n'y a pas de temps à perdre, ils se doivent d'agir, de mon coté je vais m'empresser de contacter les Services de Renseignements Républicains pour qu'ils dépêchent rapidement une équipe d'enquêteurs.


            S'il fallait contacter le Q.G sur Coruscant, à n'en pas douter le SSR avait surement une antenne dans le noyau et une équipe pourrait être envoyée sur Kuat rapidement, car il ne faudrait pas se faire griller la politesse pas les hommes du Chiss.
            Blokkus se tourna vers son droid de protocole qui pour le moment s'était contenté de rester silencieux.

            -Bouton d'or : contacte le chef des Renseignements, et transmets lui toutes ces données par voie sécurisée.


            -Il s'agit du colonel Furax/

            -Oui, si tu le dis...et organise aussi le transport des deux dépouilles à identifier!


            Il était hors de question que le Hutt voyage avec des cadavres, il valait bien mieux que ça.
            -Bien monseigneur, je m'en charge sur le champs/

            Le droid s'écarta pour envoyer le message à Dome Doré, l'astromecano qui était resté à bord du 'Perle de Lave' avec l'escorte, il allait convertir le message en données cryptés et programmer un autre vol funéraire.
            Puis ce fut le seigneur de Bajic qui prit la parole, le Hutt avait l'étrange sensation qu'il était un étrange marionnettiste dans cette affaire, il donnait des sages conseils à Elisabeth avant d'être interrompu par une communication.
            Son interlocuteur lui apprit qu'une bataille rangée avait lieu dans une zone loyaliste, l'Oiseau de feu était il derrière cet affaire? Restait à savoir comment allait réagir la dame de Kuat.

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              #11

              Post n°10
              Auteur : Zaden Kryos

              Elisabeth Kuat se figea instantanément, sa tasse de thé suspendue à mi-chemin de ses lèvres. Le porcelaine fine tremblait légèrement dans sa main, trahissant une émotion que son visage impassible ne laissait pas transparaître. Ses yeux bleus, qui brillaient encore de confiance quelques secondes auparavant, se durcirent comme de la glace. La régente reposa délicatement sa tasse sur la soucoupe, le léger tintement résonnant dans le silence soudain de la pièce.

              — Un affrontement sur une de nos zones loyaliste ? Articula-t-elle d'une voix blanche. Et déjà des victimes ?


              La noble toujours assise baissa ses épaules, son élégance habituelle momentanément oubliée. Ses doigts effleurèrent ses lèvres, prêtent à les ronger de stress mais son education lui avait fait oublier cette mauvaise manie qu’elle eut adolescente.


              — Il FAUT un visuel, ordonna-t-elle d'une voix tranchante oubliant les règles de la politesse. Je veux voir ce qui se passe sur MON monde. Immédiatement.


              Le regard de la femme passait du Chiss au Hutt avec une intensité brûlante. Pour la première fois depuis le début de cette entrevue, le masque de la diplomate raffinée glissait, révélant la dirigeante impitoyable qui sommeillait en elle, et aussi ses véritables idées, Kuat était à ses yeux son bien et rien d’autre, alors personne ne pouvait y mettre le foutoir à sa guise.


              — Seigneur Hivernus, j'apprécie votre proposition de surveillance discrète, mais la situation vient de changer dramatiquement. Si des éléments hostiles frappent dans une zone supposée sécurisée, alors nous n'avons plus le luxe d'attendre et d'observer.


              Elle se penche vers l’avant, son dos courbé sur lui même. Ses mains se crispèrent lorsqu’elle les entremêla devant elle.


              — Chaque minute qui passe pendant que nous philosophons sur la stratégie à adopter est une minute de plus offerte à ces terroristes.


              La régente fit volte-face, ses yeux étincelant d'une fureur contenue.


              — Je veux un rapport complet sur cette attaque. Identité des assaillants, leurs objectifs, leurs méthodes. Et surtout, je veux savoir comment ils ont pu pénétrer dans une zone loyaliste sans être détectés par nos systèmes de sécurité...


              Elisabeth se massa les tempes, un geste qui trahissait la pression énorme qu'elle ressentait. En quelques minutes, tous ses calculs politiques venaient d'être bouleversés. L'Oiseau de Feu ne se contentait plus d'agir dans l'ombre, il montrait ses crocs au grand jour, encore pour autant fallait-il qu’il s’agisse de lui...


              — Sénateur Blokkus, votre proposition d'envoyer rapidement une équipe d'enquêteurs républicains devient soudainement une nécessité absolue. Nous ne pouvons plus nous permettre d'attendre. Chaque heure de retard pourrait coûter des vies innocentes.


              La noble femme prit une pause et essaya de se calmer pour réfléchir, cela était-il une coincidence ou non mais cette attaque avait lieu alors qu’elle quittait Kuat. Et cela se retournerait forcèment sur elle, nul doute pour la noble cela devait être liée à une machination de sa soeur.


              — Seigneur Hivernus... elle s’arrêta, connaisant par avance la gravité et l’implication que sa declaration allait déclancher, vos agents déjà présents sur l'Anneau de Kuat ont carte blanche pour intervenir les forces de sécurité les assisteront. Désamorcez cette situation et je ne l’oublierai pas...


              Elisabeth marqua une pause, son regard se perdant momentanément dans le vide. Elle réfléchissait à toute vitesse, réorganisant mentalement ses priorités en fonction de cette nouvelle donne. Elisabeth se redressa, retrouvant instantanément son port altier et son autorité naturelle. La surprise initiale était passée; place maintenant à la stratège impitoyable.


              — Et prévenez vos hommes sur le terrain, s'ils peuvent capturer vivant l'un des assaillants, ce sera un atout considérable pour notre enquête. Mais leur sécurité reste prioritaire, les alliés de Kuat auront droit au même traitement que nos citoyens loyaux. Cette attaque a lieu alors que je me trouve ici même, nul doute qu’une personne assez proche de moi et influente sois derrière tout cela...


              La régente de Kuat venait de comprendre que la guerre qu'elle redoutait avait déjà commencé. Et elle était bien décidée à la gagner, à moins qu’une personne tirait les ficelles afin d’en obtenir un avantage...désormais les agents d’Hivernus allait devoir prouvait leur efficacité et nul doute que l’identification des ses fauteurs de troubles aurait un impact très important pour le future de Kuat et des ses habitants.





              Et pendant ce temps sur Kuat...


              Marie Euphrosyne Kuat



              Marie Euphrosyne attendait avec stress dans un recoin du palais Kuati, tapotant du pied en s'assurant que personne ne la remarque de trop... surtout les serviteurs, on ne peut pas leur faire confiance, et pour sûr Elisabeth avait dû en soudoyer une bonne partie pour qu'ils rapportent le moindre fait et geste de sa jeune sœur.


              — Ah, il devrait être là depuis dix minutes déjà... se marmonna-t-elle en observant nerveusement les coursives de marbre veiné d'or qui caractérisaient l'architecture du palais.


              Puis des pas pressés résonnèrent au loin ainsi qu'une silhouette d'un jeune homme bien habillé. Le jeune adulte arriva au niveau de Marie, le souffle prouvant qu'il venait certainement de parcourir une longue distance à travers les dédales du complexe palatial.


              —
              Marie, excusez mon... retard, l'homme avala sa salive qui avait un goût de fer dû à l'effort avant de reprendre son souffle et de continuer. J'aurais dû être présent plus tôt mais nous venons d'avoir l'information d'un incident sur l'anneau orbital...


              La jeune Kuat écarquilla légèrement ses yeux, avant de placer sa main gantée de soie sur son front.


              — Un incident... encore ? Cela ne finira-t-il donc jamais ? Ma sœur et sa politique répressive n'arrangeront pas la situation. Sais-tu où elle est allée ? C'est pour cela que tu devais me voir... sans retard la prochaine fois d'ailleurs... je ne peux pas me permettre le luxe d'attendre que mes faits et gestes soient rapportés.


              L'homme portait à hauteur de la poitrine un badge avec les emblèmes de la Maison Kuat. Nul doute ici, il s'agissait d'une aide de camp de la régente. Tron Bliss, l'homme assez jeune, était un ami d'enfance de Marie avant qu'ils ne se perdent de vue pendant de longues années. Ce dernier partageait les mêmes idées progressistes que son amie et lorsque l'occasion se présenta, Marie usa de quelques contacts parmi la noblesse kuati afin qu'il fasse partie du cabinet de sa sœur aînée et d'avoir une vue sur ses agissements.


              — Je... je n'ai rien de sûr, mais elle est partie avec une navette officielle, toujours dans le système Kuat mais personne n'a accès à plus d'informations que cela. Afin de gagner du temps, j'ai appelé mon ami au contrôle spatial et étrangement, quelques heures avant son départ, un premier navire de guerre est apparu dans le système mais impossible à identifier et il est dans une zone grise... mais ce qui vous intéressera c'est qu'une navette a émergé non loin de ce navire sous bannière diplomatique républicaine "la Perle de Lave".


              La jeune Marie écouta avec attention ces différentes informations. Très intéressant, sa sœur n'avait pas pour habitude de quitter Kuat, ayant toujours peur pour sa sécurité depuis les derniers attentats, mais rejoindre un navire de guerre non identifié... mais surtout qu'est-ce qu'une navette républicaine viendrait-elle faire là-bas ?


              — J'ai un mauvais pressentiment Tron, pourquoi un navire de guerre est-il présent ? Elle laissa la question en suspens, les implications politiques tourbillonnant dans son esprit. Je n'ai aucune confiance en ces événements. Y a-t-il un moyen de contacter cette navette républicaine ? Ils doivent comprendre que ma sœur n'est pas leur alliée, je n'imagine pas pour quel plan elle saurait les utiliser...


              L'aide de camp Bliss se gratta la tête comme pour booster sa réflexion.


              — Je peux tenter de les contacter, j'ai leur identifiant holo mais pas sûr que ce soit une bonne idée Marie. Les communications intersystèmes vers les navires sous une banière différente de Kuat sont surveillées par les services de renseignement ...


              — Fais-le, on ne peut pas attendre. Utilise un canal crypté de la Guilde des Marchands, ils ne pourront pas le tracer jusqu'à nous.


              Le jeune homme prit son holo-communicateur, entra le numéro et lança une requête de communication, restait à savoir si elle serait acceptée et si oui, alors par qui.

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                #12

                Post n°11
                Auteur : Hivernus

                La réaction de Blokkus est prévisible. Le choix de ses mots est sans équivoque. S’empresser, dépêcher, rapidement. Voilà des termes qui soulignent la situation délicate dans laquelle le sénateur se trouve. Il n’apprécie clairement pas de se faire voler la vedette par un pauvre seigneur de la guerre. Sa fierté de Hutt et de républicain en a pris un coup et il veut résoudre ce problème au plus vite en faisant prestement intervenir la République. Hivernus demeure impassible. Il se retient bien de sourire. Mais la réaction du représentant de Mustafar l’amuse tant elle lui apparaît attendue.

                L’annonce d’une attaque sur une zone tenue par les forces loyalistes semble toutefois remuer quelque chose de plus primaire chez la régente de Kuat. Il y a un changement soudain dans son attitude. Elle en oublie ses bonnes manières, présente un visage plus sinistre. La rose révèle sa vraie nature, prête à blesser quiconque oserait toucher de près à ses pétales. Le Chiss l’écoute attentivement, sans intervenir. Il la laisse exulter sa rage… Et obtient d’elle l’autorisation d’intervenir afin de renverser la situation. Il incline doucement la tête, respectueusement, comme pour lui indiquer que sa volonté sera faite. Elisabeth Kuat est ici la reine. Et Hivernus n’est qu’un simple exécutant prêt à satisfaire les moindres caprices de la belle.


                - Bien entendu Excellence. Je vais demander à ce qu’un canal de communication soit ouvert afin que vous puissiez vous mettre en contact avec vos services de sécurité. Vous pourrez donner vos consignes en temps réel depuis ce salon. Il nous faudra cependant indiquer que mes hommes sont déjà sur place, prêts à les assister. Dans le cas contraire, j'imagine qu'ils seront pris pour cible par vos agents, confondus avec les assaillants et coincés dans un tir croisé. Ils ne nous seront alors d’aucune utilité…

                L'humanoïde à peau bleue se penche au-dessus de la table.

                - Capitaine, nous venons de recevoir l’autorisation d’intervenir. Veuillez notifier à nos agents sur place qu’ils ont pour ordre de collaborer avec les forces locales et de capturer les assaillants. La force létale ne doit être utilisée qu’en dernier recours.

                « Je transmets les directives, mon seigneur… »


                - Autre chose, capitaine. mettez vous en relation avec les forces de sécurité de Kuat. Son Excellence, la régente, souhaite avoir un rapport détaillé de la situation. Dédiez un canal de communication à cet effet. Niveau de sécurité maximum. 

                   « A vos ordres, mon seigneur. »


                Les mains désormais jointes sous son menton, le regard perdu dans le vide à attendre une réponse, le seigneur de la guerre apparaît songeur. Peut-être réfléchit il aux raisons qui ont conduit à ce mystérieux assaut… Ou alors son esprit est déjà occupé à calculer les probabilités, à envisager toutes les éventualités qu’implique une telle attaque. Le Chiss inspire doucement. Il reste malgré tout serein, fait preuve d’un calme imperturbable. Il a l’habitude de ces situations difficiles, a passé des années à combattre dans des conditions exécrables. Et cela se voit. Il maîtrise parfaitement ses émotions. Son unique œil vient se poser sur le visage de la régente.

                - Je ne vois pour l’heure que deux possibilités. Ou bien ces assaillants chercheront à se frayer un passage au travers de votre dispositif de sécurité pour quitter l’Anneau au plus vite, ou bien ils essayeront de se faire discrets, de se dissimuler au milieu de la population le temps que les choses se calment. S’ils optent pour la deuxième option, nous aurons bien plus de mal à les retrouver dans l’immédiat mais ils prendront le risque de se faire attraper plus tard… S’ils sont assez stupides pour tenter une sortie maintenant, la chance sera peut-être de leur côté. Surtout s’ils bénéficient du soutien d’acteurs dont nous ne connaissons pas encore le rôle ou l’identité.

                Hivernus marque un temps de pause.

                - Il faut établir un couvre-feu, appréhender toute personne qui se trouverait dans les rues. Faire installer des points de contrôle, renforcer la sécurité au niveau des voies de transport, des hangars et des spatioports… Et faire décoller des appareils afin d’intercepter tout vaisseau qui chercherait à quitter le système. Cependant, il ne faut pas mettre de côté la menace que représente l’Oiseau de Feu. Ses agents et sympathisants chercheront peut-être à assister ces mystérieux assaillants. Et tant que nous n’en saurons pas plus à leur sujet, il nous faut rester vigilants.

                Nouveau silence. Plus intense cette fois-ci.

                - Je peux mobiliser plusieurs de mes escadrons de chasseurs, déployer quelques-unes de mes unités. Ils feront le nécessaire pour assister vos forces, Excellence, et empêcheront les potentiels traîtres d’agir à leur guise. Mais je ne les ferai intervenir que sur votre demande.

                Le seigneur de la guerre inspire doucement, s’enfonce de nouveau dans son canapé, avec l’élégance et la tranquillité d’esprit d’un individu qui contrôle tout dans ses moindres détails. Une voix, depuis l’intercom de la table, vient faire son rapport.

                « Les ordres sont confirmés par notre équipe au sol, mon seigneur. Et nous avons ouvert un canal sécurisé avec les forces de sécurité de Kuat. Ils attendent de recevoir les instructions de leur régente. »


                - Je vous remercie, capitaine.

                Le Chiss appuie sur un bouton. La silhouette holographique d’un officier se matérialise bientôt au milieu de la table. L’image tressaute un instant, puis se stabilise. Les forces loyales à la régente de Kuat sont prêtes à recevoir leurs ordres. Reste encore à savoir ce que la belle Elisabeth prévoit de faire…

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                  Post n°12
                  Auteur : Blokkus

                  Et malheureusement pour le Hutt et pour la République, les choses s'accéléraient sur Kuat et cette fois les Fédéraux étaient à la traine, il allait falloir un certain temps pour que Coruscant se décide à envoyer une équipe sur place et Blokkus qui était plutôt habitué à tourner autour du pot allait devoir faire preuve d'initiative.
                  La dame du Kuat était inquiète sur les évènements qui se produisaient en ce moment même sur sa planète et elle demanda l'appui immédiat des hommes du Chiss, c'en était fini de l'enquête conjointe et clandestine, elle était bien décidée à passer à l'action et pire encore elle donna carte blanche à Hivernus pour intervenir.
                  Malédiction!
                  Et bien évidemment l'humanoïde bleu prenait un malin plaisir à tirer les ficelles, le voila qu'il donnait ses ordres en direct pour impressionner la noble Kuati pendant que notre Hutt faisait pâtisserie, pardon tapisserie.
                  Il fallait absolument qu'il donne le change , qu'il fasse quelque chose sinon on l'oublierait dans son coin et on le renverrait dans ses pénates. Il s'éclaircit la voix avant d'ajouter:

                  -J'ai déjà envoyé une demande à Coruscant mais si vous souhaitez madame, au vu de la situation je peux également demander à ma garde personnelle d'intervenir, ils ne sont pas nombreux mais il s'agit de soldats d'élite, ils seront sans doute capable d'appuyer les troupes du seigneur Hivernus ou les vôtres.

                  Le sénateur tentait le tout pour le tout, effectivement les Sebens n'étaient pas de militaires lambda , c'étaient tous d'anciens mercenaires qui avaient travaillé pour le Techno Syndicat pendant la guerre des clones et qui avaient pris gout aux prothèses en tout genre pour s'améliorer, pas vraiment des enquêteurs, mais sur ce coup la, le Hutt n'avait que ça sous la main, et ces sept la avaient bien réussi à traquer et éliminer des égorgeurs recrutés pour l'assassiner sur Mustafar après tout, ils pourraient sans doute faire aussi bien ici, surtout que les terroristes n'avaient pas vraiment l'air de faire dans la discrétion.
                  Et voila que le Chiss lui donnait presque raison avec toutes ses recommandations sécuritaires,  mettant en garde contre d'éventuels sympathisants qui pourraient venir renforcer les membres de l'Oiseau de Feu.
                  C'était une vraie situation de crise à l'écouter, mais il n'avait peut être pas tort, pourquoi est ce qu'il avait fallu que Blokkus réponde à cette invitation mystérieuse et s'engage dans ce bourbier?
                  Et bien maintenant il devait agir ou au moins faire bonne figure s'il ne voulait pas passer pour un lâche...

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                    Post n°13
                    Auteur : Zaden Kryos

                    Elisabeth observa l'hologramme de l'officier kuati qui venait de se matérialiser au centre de la table, son visage éclairé par la lueur bleutée de la projection. Ses traits s'étaient durcis, et toute trace de l'aristocrate raffinée avait disparu pour laisser place à la dirigeante impitoyable qu'elle était réellement. Elle s'approcha de la table d'un pas décidé, ses mains se posant fermement sur le rebord de marbre.

                    — Officier, je suis la régente Elisabeth Kuat, je suis actuellement à bord du navire du Seigneur Hivernus accompagné par le Sénateur Républicain Blokkus.


                    Elle attendit quelques secondes la réponse, ses doigts pianotant nerveusement sur la surface polie de la table. Son regard balaya rapidement ses deux invités avant de revenir se fixer sur l'hologramme.


                    — J’ai pris connaissance d’une situation...dérengeante sur l’anneau, voici mes ordres, établissez immédiatement un périmètre de sécurité autour de la zone d'incident. Personne n'entre, personne ne sort sans autorisation expresse de ma part. Ensuite, vous allez coordonner vos actions avec les agents du Seigneur Hivernus qui sont déjà sur place. Ils agissent sous mon autorité directe, considérez-les comme des renforts spécialisés et par pitié prenez-en de la graine, il est inconceivable que nous arrivons après eux...et surtout ils ont carte blanche, alors apportez leur votre soutien.


                    Elisabeth se tourna brièvement vers le Chiss, lui adressant un regard qui mêlait reconnaissance et détermination.


                    — Seigneur Hivernus, vos recommandations sont judicieuses. Officier, instaurez un couvre-feu immédiat sur l'ensemble de l'Anneau de Kuat. Toute circulation civile est interdite jusqu'à nouvel ordre. Renforcez les contrôles aux spatioports, aux quais d'amarrage, et mobilisez nos patrouilleurs pour surveiller l'espace autour de la station.


                    L’officier semblait visiblement troublé par la requête de la régente


                    — Votre Excellence, je dois vous rappeler que cela n’est faisable que sur validation à l’unanimité du conseil en temps de régence.


                    La régente fit quelques pas autour de la table, en gardant les yeux fixés sur l'hologramme. Son teint clair, semblait rougir pas colère.


                    — Bon sang ! Allons-nous vraiment débattre de la loi, alors que notre système est en danger ? Cette attaque n'est pas un acte isolé, nous ne pouvons pas continuer d’être clément. Qu’importe le conseil, appliquez mes ordres immédiatement !


                    Elisabeth s'interrompit soudainement, une pensée lui traversant l'esprit. Son visage se crispa légèrement, il était sûr que le conseil, en profiterait pour mettre son autorité à mal voire pire, la destitué et la remplaçait. Non cela ne pouvait pas arriver, tant pis il fallait agir maintenant pour le bien de Kuat et pour son bien à elle.


                    — Officier, convoquer les  membres du conseil d'administration et demandaient une reunion dans une heure dans la salle de régence.  Assurez-vous qu’ils soient tous présent, ils valideront le couvre-feu, pendant ce temps appliquer le ! Sinon vous deverez répondre de votre insolence en tribunal militaire !


                    — Bien, excellence je ferais ainsi...


                    Puis l’image holographique s’estompa jusqu’à disparaître.


                    Elisabeth devait trouver un moyen de s’assurer une pression sur le conseil, une idée lui vint en tête.


                    — Seigneur Hivernus, j’ai peur de devoir encore abusé de votre aimabilité...dit-elle d’un ton feintant la pitié. Comme vous le savez, sous une période de régence, la voix du conseil à l’unanime à pour ainsi dire autant d’autorité que la mienne, le problème est que les members de ce dernier ne verront pas le problème de l’oiseau de feu sous le même angle que nous, et j’ai peur que leur decision n’influent négativement le système Kuat ainsi que vos agents au sols et tout les efforts combine pour trouver les agents de l’Oiseau de Feu. En ce sens, pourriez-vous dispatcher un groupe d’assault au plus vite au palais royal ? Mon assistant les accompagnera pour s’assurer qu’ils aient un passe-droit et de là s’assurer que le conseil...reste à sa place ? Bien sûr, cela ne durera que le temps que cette crise sois résolue...


                    Elle laissa cette demande en l’air, impliquant d’importante retombé pour le système Kuat. Personne dans la pièce n’était dupe, et clairement bien que cela puisse être justifier, la régente tenter un coup de force auprès de son conseil, afin de s’assurer que l’oiseau de feu soit éliminé mais aussi que son pouvoir soit renforcé...


                    La femme se tourna après vers le Hutt...quand bien même ce dernier fut-il un élu de la république et ses manières propres, la Kuati ne pouvait dissimuler complètement que la vue de cette espèce provoquait un certain haut-le-coeur à cette dernière.


                    — Sénateur Blokkus, votre engagemment de votre garde personnelle est le bienvenue. Dans la situation actuelle, nous avons besoin de tous les renforts disponibles. Vos hommes pourront se coordonner avec nos forces ainsi que celles du Seigneur Hivernus. L'important est de présenter un front... uni face à cette menace.


                    La régente se redressa, retrouvant momentanément sa prestance habituelle malgré la gravité de la situation, son regard se perdant momentanément vers les grandes baies vitrées qui donnaient sur le système. Qu’allait-il advenir de Kuat ? il semblait que cette question était désormais entre les mains d’un Chiss et d’un Hutt...

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                      Post n°14
                      Auteur : Hivernus

                      Tout semble se passer si vite… Confrontée à une situation qui lui apparaît urgente et désespérée, Elisabeth Kuat donne au Chiss de plus en plus de prérogatives, lui octroie de nombreux privilèges. Blokkus enrage silencieusement. Voyant l'humanoïde à peau bleue récupérer tous les honneurs, le Hutt cherche à jouer le tout pour le tout en proposant à la souveraine par intérim de déployer sa garde personnelle. Hivernus ne lui en tient pas rigueur. Il conserve cette attitude tranquille qui fait sa force.

                      Trop occupé à sauvegarder son honneur et sa fierté, le sénateur de Mustafar ne voit pas les nombreux pièges qui parsèment le chemin sur lequel le seigneur de la guerre s’apprête à s’engager. Là où le représentant républicain voit des avantages et des faveurs, le Chiss entrevoit plutôt un cadeau empoisonné. La régente de Kuat lui demande d’intervenir en son nom pour rétablir l’ordre et en cela, on pourrait en effet croire qu’il a désormais beaucoup de pouvoir entre les mains. Pour autant, Hivernus n’est pas dupe. Dans ce monde impitoyable qu’est celui des politiciens, il arrive régulièrement que les alliances soient de circonstance. On accepte le soutien de quelqu’un tant qu’on y trouve un certain intérêt puis l’on joue la carte de la victimisation en dénonçant cette même aide, arguant qu’on s’est fait forcer la main pour bien se faire voir auprès d’une partie de son électorat. 

                      Le seigneur de la guerre se méfie par ailleurs des intentions de la belle Elisabeth. Il devine non sans mal qu’elle voudra à moyen ou long terme se débarrasser du conseil de régence afin de revendiquer la couronne de Kuat. Peut-être que la régente ira jusqu’à éliminer la concurrence pour asseoir sa volonté de manière pérenne. Les crises de succession au sein des monarchies se règlent toujours de la même manière après tout… Dans les intrigues et le sang. Le fait que la temporaire Kuat de Kuat cherche le soutien du Chiss pour affermir son autorité sur le conseil en est la preuve même. 

                      Pour l’heure, leurs intérêts convergent et Hivernus comprend donc la nécessité d’un recours à l’intimidation mais il redoute le pire pour l’avenir. S’il ne dit rien et n’exprime rien sur son visage, l'humanoïde à peau bleue n’en demeure pas moins perplexe. Une partie de son esprit envisage déjà les multiples scénarios et possibilités qui s’offrent à lui. Il sait qu’il aura à assurer ses arrières s’il ne veut pas se faire surprendre par une traîtrise.

                      Peu importe. Pour l’instant, le seigneur de la guerre entend bien satisfaire les désirs de la belle si cela peut lui permettre d’accomplir ses propres objectifs. Le Chiss caresse du bout des doigts le textile soyeux de son canapé, plongé dans ses pensées le temps d’un court instant. Lorsque son regard enflammé se pose finalement sur le visage angélique de la terrible régente, Hivernus apparaît plus déterminé que jamais. Son unique œil brille d’une lueur sanguinaire, qui en dit long sur son envie d’en découdre.


                      - Vos désirs sont mes ordres, Excellence. Deux bataillons partiront bientôt vers la surface de Kuat afin de sécuriser le palais. Permettez moi de leur adjoindre une escorte de TIE et vos couleurs personnelles. Indique le seigneur de la guerre d’une voix parfaitement modulée. Si vous le souhaitez, je peux par ailleurs vous conduire personnellement à la surface de la planète afin que votre volonté soit faite.

                      L'humanoïde à peau bleue tourne ensuite la tête vers le Hutt.

                      - Sénateur Blokkus, le soutien de votre garde rapprochée sera apprécié sur le terrain, je n’en doute pas un instant. Je vais demander à mes agents de coordonner leurs efforts avec vos hommes. Toute information qui entrera en notre possession sera partagée et j’espère qu’il en sera de même de votre côté. Poursuit Hivernus, toujours impassible. Si besoin est, un détachement de ma propre garde assurera votre sécurité en l’absence de votre unité de protection.

                      Un nouveau bip sonore vient perturber le cours de la conversation. Il faut s’y attendre… Dehors, quelque part au sein de l’Anneau, se déroule un combat acharné et les rapports doivent probablement circuler d’une hiérarchie à une autre. Le Chiss se penche doucement en avant afin de presser une fois de plus le bouton de la console intégrée à la table.

                      - J’écoute.

                      « Mon seigneur… Nous avons un premier rapport de terrain de nos agents. »


                      - Bien. Mettez moi en lien avec mes agents, capitaine.

                      « A vos ordres, mon seigneur. »


                      Un léger silence s’installe… Puis la silhouette holographique d’une jeune femme habillée en civil mais portant une veste tactique et quelques armes sur elle se matérialise finalement. L’image tressaute un instant puis se stabilise. La donzelle s’incline doucement.

                      - Seigneur Hivernus.

                      - Agent Maurra… Présentez moi votre rapport.

                      - Nous avons pris contact avec une unité des forces de sécurité loyales au gouvernement de Kuat. Son commandant a refusé de coopérer, nous a interdit le passage à la zone des combats et nous a attaqué lorsque l’agent Suutrar a soupçonné un cas de corruption.

                      - Des survivants à interroger ?

                      - Aucun, mon seigneur. L’agent Suutrar…

                      - L’agent Suutrar a eu la main lourde. Cela ne doit pas se reproduire. La régente a été très claire à ce sujet. Son Excellence souhaite avoir des prisonniers à interroger. Trouvez ces assaillants et capturez les. Vivants. Pas de désintégration. Pas d'éviscération. Me suis-je bien fait comprendre ?

                      - Oui mon seigneur. 

                      - L’unité de protection rapprochée du sénateur Blokkus sera bientôt sur place pour vous assister. J’attends de mes agents une coopération complète. Est-ce bien clair ?

                      - Très clair mon seigneur.

                      - Vous avez vos ordres, agent Maurra. Ne me décevez pas.

                      La jeune femme s’incline doucement puis la transmission se coupe. Le seigneur de la guerre croise de nouveau ses mains, songeur mais pas vraiment surpris par cette annonce. Il avait déjà envisagé cette éventualité, après tout.

                      - C’est malheureux à dire mais j’avais raison de craindre le pire. Vos forces de sécurité sont gangrenées par la corruption semble-t-il. Nous ne pouvons pas nous fier à vos officiers, Excellence. Soupire Hivernus sans la moindre once de sentiment dans la voix. Si il existe des hommes en qui vous placez une confiance aveugle, c’est le moment de vous mettre en contact avec eux, Excellence. Dans le cas contraire, je crains que le plus gros des efforts pour appréhender ces assaillants ne soit fourni par mes agents et ceux du sénateur Blokkus.

                      L'humanoïde à peau bleue marque un temps de pause. Il contemple ses options, boit une gorgée de lait bleu, se laisse bercer par le doux murmure de l’eau qui coule en cascade depuis les fontaines murales.

                      - Mon offre tient toujours, Excellence. Je peux déployer plusieurs bataillons sur l’Anneau afin de sécuriser les accès vitaux autour de la zone de l’attaque et faire décoller plusieurs patrouilles de TIE pour intercepter tout appareil cherchant à quitter le système.

                      Et alors qu’il attend la réponse de la régente, le Chiss calcule déjà les différents vecteurs de fuite que pourraient prendre les assaillants s’ils parvenaient à quitter l’Anneau à bord d’un vaisseau. Les possibilités sont nombreuses et s’il veut être sûr d'interdire toute issue de secours à ces mystérieux attaquants, le seigneur de la guerre doit prendre en considération toutes les données dont il a connaissance… Et deviner celles qui lui échappent encore.

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                        Auteur : Blokkus

                        Suite à la situation sur le chantier, la noble Kuati ne trouva rien de mieux qu'annoncer à un obscur officier la présence de notre bon Hutt sur un réseau sans doute non sécurisé, tant pis pour la discrétion donc! Elle fit preuve d'une autorité désarconnante envers son subalterne. Elle se reprit , se rendant sans doute compte de son autoritarisme soudain et proposa une réunion du conseil d'administration sans doute pour avoir une garantie constitutionnelle.
                        De surcroit elle trouva les propositions de l'humanoïde bleu judicieux, dans ce jeu dangereux, Hivernus marquait des points, beaucoup de points, et Blokkus était à la traine et il n'aimait pas beaucoup cela, voila qu'elle proposait qu'une unité d'assaut du Chiss soit déployée au palais royal? Si ce n'était pas un coup d'état ça y ressemblait beaucoup quand même!
                        Elle accepta tout de même l'aide du sénateur , d'employer sa garde personnelle, il commençait à regretter de ne pas être venu avec plus de garde, voila qu'il se retrouvait seul en compagnie de Bouton d'or son droid protocolaire, sans personne pour veiller sur son auguste personne.
                        Et même si Hivernus proposait de lui allouer quelques gardes pour sa sécurité, il se sentait un peu nu et malheureusement il ne bénéficiait pas de soutien direct dans ce système, il allait devoir se débrouiller par lui même, à moins que.
                        Il s'isola quelque peu et ordonna via son droid à son commodore des opérations spéciales de lui trouver quelques mercenaires dans le secteur, il préférait compter sur des gens payés par ses soins pour veiller à sa sécurité.


                        -C'est fort aimable seigneur Hivernus mais on va me dépêcher une nouvelle escorte très rapidement, de tout façon en votre présence je pense que je ne risque rien.

                        Mes hommes prendront contact avec les votres et bien évidemment nous partagerons nos informations.


                        Pendant que Blokkus usait de flagornerie, du coté de Mustafar Hannibal cherchait dans son obscur répertoire des contacts  qui œuvraient du coté de Kuat en ce moment et qui pourrait être rapidement sur place. Il trouva un nom, un seul: Kalyn, un ex membre des forces de sécurité Kuati justement, reconvertie en chasseuse de prime qui travaillait en équipe , il envoya immédiatement une offre de contrat afin que celle ci se rende rapidement auprès du Hutt avec ses collègues, bien évidemment cette offre était accompagné d'un acompte.
                        A bord du vaisseau du seigneurat de Bajic, les choses s'accéléraient, Hivernus recevait encore un rapport d'activité, ses hommes étaient décidément bien efficaces , a priori ils avaient eu affaire à des agents corrompus et ils avaient tous été exécuté, ce qui semblait déplaire au Chiss.
                        Et sans doute à la Kuati, mais Hivernus ne comptait pas en rester la, voila qu'il proposait de déployer des bataillons et des vaisseaux pour bloquer toutes fuites des insurgés.
                        Carrément!
                        A ce rythme la, ce serait Hivernus qui dirigerait les chantiers navals de Kuat, Blokkus devait l'en empêcher à tout prix mais comment??

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                          Auteur : Zaden Kryos

                          Elisabeth qui était resté bloti dans le canapé, laissa échapper un léger souffle, avant de se lever.

                          — Seigneur Hivernus, j'accepte votre offre de déploiement. Deux bataillons pour sécuriser le palais, c'est judicieux. Cependant, je veux que vos hommes opèrent en coordination étroite avec le Commandant Korran de la Garde de ma Maison. Il connaît chaque couloir, chaque accès du palais. Sans lui, vos troupes seraient perdues dans le dédale architectural.


                          Elisabeth marqua une pause, son regard se posant alternativement sur le Chiss et sur le Hutt. Elle les observa quelques secondes, évaluant leurs réactions, cherchant à deviner leurs pensées derrière leurs masques respectifs d'impassibilité et de politesse diplomatique. Ces deux hommes étaient dangereux à leur manière, elle le savait. L'un par sa froideur calculatrice et son efficacité redoutable, l'autre par son poids politique et ses connexions au sein de la République. Et pourtant, elle n'avait d'autre choix que de s'appuyer sur eux, de leur faire confiance alors même qu'elle venait de réaliser à quel point la confiance pouvait être trompeuse.


                          — Concernant les patrouilles de TIE pour bloquer les issues spatiales, je donne mon accord, déclara-t-elle enfin d'une voix ferme qui ne laissait transparaître aucune hésitation. Mais pas plus de deux patrouilles, malgrès la situation, je ne peux me résoudre à accepter qu’une seul et unique force étrangère est le poids complet militairement sur mon sol. En ce sens Sénateur Blokkus, un contingent de la république sera le Bienvenue sur Kuat dans les plus bref délais si cela est possible.


                          Elisabeth se massa les tempes d'un geste las, fermant brièvement les yeux. Les dernières heures avaient été épuisantes, émotionnellement et mentalement. Chaque nouvelle révélation était comme un coup de poignard, chaque décision qu'elle devait prendre pesait sur ses épaules comme un fardeau de plus en plus lourd. Elle sentait la fatigue s'insinuer dans ses os, mais elle ne pouvait pas se permettre de montrer sa faiblesse.


                          — Voici donc ce que je propose, annonça-t-elle finalement auprès de ses compères. Nous travaillons sur deux fronts simultanément, militaire et diplomatique. Sur le terrain, vos forces opèrent avec toute l'efficacité et la discrétion dont vous êtes capables. Vous traquez ces terroristes, vous démanteler leurs réseaux, vous faites ce pour quoi vous êtes venus ici. Pendant ce temps, sur le front politique, je gère le conseil, j'obtiens leur aval en les bloquant au palais, je transforme cette crise en opportunité de renforcer ma position plutôt que de l'affaiblir. C'est la seule manière de gagner cette guerre sans perdre la paix qui suivra, la seule façon de sauver Kuat sans me détruire moi-même dans le processus.


                          Elle se permit la libreté de faire quelques pas dans la pièce avant de s'arrêter devant une relique très probablement acquise par le seigneur Hivernus.


                          — Timing. Tout est une question de timing dans cette affaire, murmura-t-elle presque pour elle-même, puis elle se tourna à nouveau vers le Chiss et le Hutt. Si je convoque le conseil trop tôt, avant que nous ayons des résultats tangibles sur le terrain, ils me percevraient comme paniquée, désespérée. Ils sentiraient ma faiblesse comme des prédateurs flairant le sang. Mais si j'attends trop longtemps, si des rumeurs commencent à circuler sur la présence de forces étrangères sur Kuat, je perds l'initiative et le contrôle du récit. Dans deux heures, ce sera le moment parfait. Assez de temps pour que vos hommes établissent leur présence et peut-être même obtiennent des premiers résultats, mais pas assez pour que les nouvelles se répandent de manière incontrôlée.


                          La régente se tourna vers ses invités, croisant les bras dans un geste qui trahissait à la fois sa détermination et son besoin de se protéger émotionnellement.


                          — Je leur expliquerai que face à une menace sans précédent, une conspiration qui a infiltré nos propres forces de sécurité, j'ai pris la decision, difficile mais necessaire, de solliciter l'aide temporaire d'alliés de confiance et de suspendre l’autorité du conseil. Je soulignerai que cette coopération se fait sous stricte supervision kuati, que nos officiers les plus loyaux coordonnent toutes les opérations, et que cette présence étrangère cessera dès que la menace sera neutralisée.


                          Elle inspira profondément, comme pour se donner du courage.


                          — Le Baron Thul s'opposera, c'est certain. Il s'oppose à tout ce que je propose par principe. La Comtesse Ardana aussi, probablement, bien que ses motivations soient plus mercantiles que politiques, elle craint que cette coopération lui coûte des contrats lucratifs. Mais j'ai mes propres alliés, Devron Krane me soutient généralement, tout comme Lady Vesta. Et plusieurs membres du conseil sont pragmatiques avant tout, ils comprendront que nous n'avons guère le choix dans les circonstances actuelles.


                          Elisabeth retourna cette fois près de la grande baie vitrée, contemplant une fois de plus l'immensité de l’espace qui s'étendait devant elle.


                          — Vous savez ce qui est ironique dans tout cela ? demanda-t-elle d'une voix plus douce, presque mélancolique. Il y a quelques mois à peine, j'aurais tout fait pour éviter précisément cette situation. J'aurais refusé toute aide étrangère, par fierté, par conviction que Kuat devait résoudre ses problèmes seule. J'aurais vu dans votre présence, Seigneur Hivernus, une menace plutôt qu'une opportunité. Et dans la vôtre, Sénateur Blokkus, une ingérence républicaine plutôt qu'un soutien nécessaire.


                          Elle se retourna vers eux, un sourire amer aux lèvres.


                          — Mais le pouvoir m'a enseigné l'humilité. Ou peut-être est-ce la réalité qui s'est chargée de me l'enseigner, souvent de manière brutale. J'ai appris que parfois, la vraie force consiste à reconnaître ses limites et à accepter l'aide quand elle est offerte. Ma mère aurait été déçu de me voir ainsi, elle qui prêchait l'indépendance de Kuat à tout prix. Mais elle n'est plus là, et c'est moi qui dois faire face aux conséquences de décennies de complaisance et de négligence en matière de sécurité intérieure.


                          Elisabeth retourna dans près du canapé, puis avec toute la délicatesse de la noblesse s’asseye, tout en récupérant son verre, puis le tendit à ses homologues.


                          — Messieurs, je vous propose un toast. Non pas à notre succès, ce serait présomptueux alors que nous n'avons encore rien accompli. Non pas à notre alliance, ce serait prématuré alors que nous savons tous que nos intérêts ne convergeront pas éternellement. Mais plutôt à notre détermination commune face à une menace qui nous dépasse tous. À notre volonté de faire ce qui doit être fait, même quand c'est difficile, même quand c'est dangereux, même quand cela va à l'encontre de nos instincts ou de nos préférences.


                          Elle leva son verre, la lumière se reflétant dans le liquide ambré et créant des reflets dorés sur son visage.


                          — À la fin de l'Oiseau de Feu. Et puissent nos chemins respectifs, une fois cette menace éliminée, nous mener vers un avenir où de telles alliances de nécessité ne seront plus requises.
                           
                          Après avoir trinqué elle reprit la parole.


                          — Maintenant, messieurs, nous devons descendre au palais dans les trente prochaines minutes pour préparer cette réunion cruciale du conseil, reprit-elle en reposant son verre. Je vous propose de voyager ensemble dans ma navette personnelle, c'est le vaisseau le plus sûr du système, et son blindage nous protégera de toute tentative d'interception ou d'écoute, bien sûr Seigneur Hivernus libre à vous de nous faire escorter par un escadron. Cela nous donnera également le temps de finaliser notre stratégie commune, de nous assurer que nous présentons un front uni devant le conseil. Cependant je comprendrais si vous souhaitez rester en sécurité à bord de ce navire


                          Elle marqua une pause, son regard se posant alternativement sur le Chiss et sur le Hutt.


                          — Je sais que je vous demande beaucoup. Je vous demande de risquer vos hommes, vos ressources, votre réputation pour un monde qui n'est pas le vôtre. Je vous demande de respecter mon autorité alors que vous pourriez facilement la contourner ou l'ignorer. Je vous demande de me faire confiance alors que nous nous connaissons à peine et que nos intérêts divergent sur tant de points. Mais en échange, je vous offre ma loyauté, ma reconnaissance, et l'assurance que Kuat se souviendra de ceux qui l'ont aidée dans son heure la plus sombre.


                          Elisabeth Kuat se redressa de toute sa hauteur, retrouvant cette prestance aristocratique qui la caractérisait. La vulnérabilité qu'elle avait montrée quelques instants auparavant s'effaça derrière le masque de la dirigeante déterminée. Elle était prête. Prête à affronter le conseil, prête à défendre ses décisions, prête à mener cette guerre contre un ennemi invisible mais terriblement réel.

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                            Post n°17
                            Auteur : Blokkus

                            Décidément la République Fédérale s'enfonçait sur Kuat, au même rythme que Blokkus s'enfonçait dans son siège, Elisapbeth acceptait bien volontiers le déploiement de soldats de Bajic au cœur même du palais tout comme les patrouilles de chasseurs TIE dans l'espace Kuati, elle annonça tout de même qu'elle comptait bien sur une arrivée de troupes Républicaines rapidement. Le sénateur se tourna vers Bouton d'Or, son droid protocolaire qui d'un simple geste de son menton mécanique confirma l'envoi de troupes. Le représentant Mustafarien choisit de la rassurer.

                            -Des agents Républicains sont déja en route, madame.


                            Elle proposa donc de convoquer le conseil dans deux heures ,estimant ce temps suffisant pour neutraliser les terroristes ou au moins glaner quelques informations afin de convaincre les conseillers du bien fondé de l'intervention de troupes étrangères.
                            Enfin elle tenta de prédire les réactions de principaux conseillers d'opposition mais elle avait des atouts dans sa manche et des alliés pour convaincre les plus réticents.
                            Elle termina son propos par une remise en cause personnelle, dorénavant elle voyait en Blokkus et Hivernus des alliés contre un ennemi invisible alors que par le passé elle se serait opposée à tout ingérence extérieure.
                            *Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...
                            Le Hutt lorgna sur son verre, il était temps de porter un toast à la fin de l'oiseau de Feu.
                            Hivernus et Elisabeth devraient ensuite se rendre ensemble au palais, le sénateur avait préféré ne pas les accompagner, comme à son habitude préférant rester dans l'ombre à l'écart du conseil Kuati, on ne sait jamais peut être que la noble aurait une mauvaise surprise de la part des conservateurs, il saurait réapparaitre au moment opportun.
                            Cependant, il ne pouvait décemment laisser le Chiss seul avec la noble , et à cet instant il n'avait pas beaucoup d'option ses yeux globuleux fixèrent le droid doré.

                            -Vous avez toute ma confiance madame, mais si cela ne vous dérange pas, je resterai à bord de ce vaisseau, je dois accueillir la délégation Républicaine pour leur expliquer personnellement les enjeux de cette opération sensible. Toutefois je propose que mon secrétaire personnel, ce droid de protocole ici présent, se joigne à vous pour me représenter, je vous rejoindrai ensuite.


                            Bouton d'or bipa, non pas pour protester mais pour annoncer au sénateur l'arrivée de sa nouvelle garde personnelle, il s'agissait de huit chasseurs de prime recrutés par le commodore Hannibal pour l'occasion, par chance ceux ci œuvraient déja dans le système de Kuat en ce moment même et leur meneuse était justement une ancienne membre de sécurité du CNK.

                            -On m'annonce également que mes nouveaux gardes du corps sont arrivés, pouvez vous les autoriser à me retrouver seigneur Hivernus. Je rejoindrai ensuite le vaisseau Républicain quand celui ci entrera dans le système.



                            Ainsi à l'abri et en toute sécurité , le Hutt pourra toujours tirer les ficelles et grâce au droid, il aura des yeux et des oreilles dans le palais pour voir comment les choses se déroulaient.

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                              Post n°18
                              Auteur : Hivernus

                              Hivernus se contente d’écouter en silence les interventions du Hutt et de la régente, constatant sans grande surprise qu’il est bien vain de chercher à raisonner avec des personnes qui sont avant tout intéressées par la sauvegarde de leur réputation. Le Chiss s’empare donc de son bloc de données personnel, consultant tranquillement divers fichiers pendant que la charmante mais non pas moins manipulatrice Elisabeth et le très hypocrite Blokkus dépensent leur énergie à tirer la couverture vers eux de la manière la plus politique qui soit.

                              Tout ceci exaspère le seigneur de la guerre. Il n’a jamais eu le goût des palabres. Mais il s’avère suffisamment intelligent pour ne pas montrer la moindre once d’agacement sur son visage, présentant à ses invités de marque une façade de calme et de sérénité parfaitement maîtrisée. L'humanoïde à peau bleue est après tout assez courtois pour ne pas offenser ses convives, comprenant qu’il a tout intérêt à jouer le jeu avec les cartes qu’il a en sa possession. Pour autant, il n’est pas entièrement satisfait par la situation. Curieusement, le sénateur de Mustafar apparaît avoir plus de ressources qu’il ne veut bien le faire croire et il redoute à juste titre les intentions du Hutt.

                              De fait, lorsque la jeune femme se permet de porter un toast en l’honneur de leur collaboration, Hivernus se contente simplement d’acquiescer en silence, levant son verre et gratifiant l’intervenante d’un hochement de tête approbateur.

                              Il laisse d’abord au représentant républicain le soin de présenter sa réponse, cherchant à y trouver un quelconque indice sur ses objectifs cachés. La réplique de Blokkus est loin de convaincre le Chiss, qui voit plutôt en ces paroles bien choisies une façon détournée d’échapper au contrôle qu’on pourrait exercer sur lui. Craint-il à ce point d’être otage de la Kuat de Kuat par intérim ou d’un seigneur de la guerre de la Bordure Extérieure ? Une fois encore, la fierté et l’ambition du sénateur de Mustafar parlent pour lui et l'humanoïde à peau bleue ne peut s’empêcher de penser que le Hutt prépare quelque chose de mauvais. Sinon, pourquoi chercher à fuir le “Poing de Pandore” alors qu'on ne cherche pas à faire pression sur lui d'aucune sorte qui soit ?


                              - J’apprécie ces paroles élégantes et pleines de gratitude que sont les vôtres mais il n'est nul besoin de parler de reconnaissance et de loyauté, Excellence. Je me permets de le répéter mais je ne requiert qu’une seule chose : la mise en échec des plans de l’Oiseau de Feu au sein de ce système. Le reste m’importe peu. Déclare froidement le Chiss, impassible, avant de se tourner vers Blokkus. Sénateur, je comprends bien évidemment votre envie de demeurer en sécurité le temps que la délégation et les troupes républicaines arrivent sur place. De fait, je vais autoriser vos hommes à vous rejoindre mais j’attends d’eux qu’ils respectent les règles de bienséance à bord de mon vaisseau. Pour ce qui est du reste, soyez assuré qu’en tant que représentant officiel de votre volonté, votre droïde de protocole fera l’objet d’une protection particulière.

                              Hivernus marque un léger temps de pause afin de boire une gorgée du précieux lait bleu qu’il affectionne tant. Son regard de feu se dirige tout naturellement vers la belle Elisabeth une fois sa soif étanchée.

                              - Excellence, je vous rejoindrai à bord de votre vaisseau d’ici quelques instants. Je dois d’abord regagner le pont pour donner mes ordres. Je vais demander à plusieurs membres de ma garde personnelle de vous escorter jusqu’à votre vaisseau. 

                              Le seigneur de la guerre se relève doucement, avec la grâce d’un dirigeant qui est habitué à l’exercice des entrevues politiques, afin de s’incliner devant ses invités. Il glisse son datapad sous son bras, récupère délicatement ce qu’il reste de son Shuura, fruit particulièrement juteux et sucré, afin de le porter à sa bouche. Savourant le dernier morceau de ce fruit qu’il semble tant apprécier, l'humanoïde à peau bleue quitte alors ses convives d’un pas assuré et disparaît dans le couloir lorsque la porte se referme derrière lui.








                              Hivernus a donné ses ordres. A bord du “Poing de Pandore”, l’effervescence est complète. L’équipage est sur le pied de guerre, prêt à accomplir son devoir. Des dizaines de légionnaires rejoignent au pas de course le hangar afin de s’assembler en bataillons aux rangs impeccablement alignés. Les pilotes de TIE procèdent aux vérifications d’usage avant le décollage. Tels les rouages d’une machine parfaitement rodée, chaque soldat, chaque marin, chaque officier sait ce qu’il doit faire sans qu’on lui en donne l’ordre. 

                              Lorsque le Chiss apparaît finalement dans le hangar, il ne revêt plus l’uniforme blanc qui fait de lui le souverain du Seigneurat de Bajic. Il arbore à présent une armure de confection impériale (avec quelques pièces d’origine Mandalorienne) dont les éléments de protection sont peints de manière à évoquer les écailles d’un dragon. Le casque de scout trooper, pièce maîtresse de l’armure, est décoré de sorte à représenter la tête du mythique animal, une gueule bardée de dents monstrueuses venant occuper le bas du casque tandis que deux yeux flamboyants aux sourcils bien fournis trônent au-dessus de la visière. Voyant la silhouette de leur seigneur se profiler dans le hangar, les officiers font claquer leurs talons, se tournant comme un seul homme vers les troupes.


                              Hivernus ! Csahot bah to rcati ! Ran'cust Bta Bsivi !

                              (Hivernus ! Souverain des étoiles ! Dragon Bleu Immortel !)

                              Hawan ! Hawan ! Hawan !


                              Des centaines de voix scandent à l’unisson et au moins autant de légionnaires brandissent blasters et vibrolames au-dessus de leurs têtes casquées. Les commandants d’unité attendent la fin de l’ovation avant de reprendre de plus belle leur incantation.

                              Hivernus ! Nah vin'cibi can veo nuhn ! Sir veo htusi cart ran'cust !

                              (Hivernus ! Nous chantons en ton nom ! Car ta gloire est éternelle !)

                              Hawan ! Hawan ! Hawan !


                              L'humanoïde à peau bleue remonte lentement les rangs de son armée, saluant ses troupes comme il se doit : avec fierté et honneur. Suivi de près par deux dizaines des guerriers Kaleesh de sa garde personnelle et d’un mystérieux garde du corps à l’uniforme sinistre, Hivernus rejoint sous les acclamations de ses soldats le transport de la régente. Il s’arrête devant le vaisseau alors qu’un officier vient vociférer au travers du vocabulateur de son casque la question qui doit cimenter la loyauté de ceux et celles qui combattent au nom du seigneur de Bajic.

                              - Rutbici ! Csarcican't vah bicit sir Hawan k'ihn ? Csarcican't vah ch'uscah sir veo to ren'mur ?
                              (Soldats ! Combattrez vous pour la famille Hawan ? Mourrez vous pour votre seigneur ?)

                              A cet appel, les légionnaires brandissent leurs armes de plus belle, scandant le nom de leur illustre souverain d’une telle dévotion qu’ils en auraient presque rugi à la manière d’un puissant fauve. Ils sont tous prêts à mourir pour le Chiss, c’est un fait. Un vœu. Un serment gravé dans la chair et l’acier. Et l'humanoïde à peau bleue, dissimulé sous son imposante armure qui lui donne l’allure d’un dragon impitoyable, en a bien conscience. Il se tourne une dernière fois vers ses troupes, un poing fermé plaqué contre son plastron de combat.

                              - Rutbici ! Hah cart ch'eo vun'ur ch'at viz vah tar ch'eo k'tin'v. Nah csarcican't ch'atvun'bovah g'esban vim tis ch'at csei s tuv veah hah cart neo baz ch'at k'ir cseo ! Vosihn vim vun'ur !
                              (Soldats ! C'est un honneur pour moi de vous avoir à mes côtés. Nous apporterons l'ordre et la paix en ce lieu comme il est de notre devoir de le faire ! Courage et honneur !)

                              Vosihn vim vun'ur !

                              (Courage et honneur !)


                              Hawan ! Hawan ! Hawan !


                              C’est donc sous les ovations furieuses de ses soldats, bercé par le martèlement militaire des bottes et la liturgie guerrière des légionnaires, que le seigneur de la guerre pénètre à bord du vaisseau personnel de la régente de Kuat, accompagné de son seul garde du corps tandis que ses troupes s’embarquent au sein des navettes d’assaut.

                              Lorsque le Chiss, auréolé de gloire, arrive finalement à hauteur de la jeune femme, il retire son casque et s’incline doucement.


                              - Excellence, permettez moi de vous présenter mon garde du corps, G'ecnsi Ch'uscehah. Il a reçu l’ordre de donner sa vie pour protéger la vôtre si besoin est. 

                              Derrière lui, l’énigmatique protecteur se penche respectueusement en avant, les mains jointes le long du corps, afin de présenter ses hommages à la Kuat de Kuat.



                              - Excellence, c’est un honneur de mettre ma vie au service de la vôtre en ces heures sombres.

                              Hivernus se tourne ensuite le droïde de protocole du sénateur de Mustafar, son regard enflammé se posant sur les photorécepteurs de l’automate tel un avertissement silencieux. L'humanoïde à peau bleue n’est pas dupe. Il sait que le Hutt est trop lâche pour s’exposer au danger, qu’il préfère le confort d’une bonne couche et la sécurité d’un vaisseau bien gardé. Et il devine sans mal que le représentant républicain profitera de l’absence de la régente et du seigneur de la guerre pour manœuvrer dans l’ombre, utilisant son interprète personnel pour épier les faits et gestes de ses homologues.

                              Mais il se garde bien de le dire, sachant pertinemment qu’il risquerait d’offusquer le droïde de protocole et son terrible maître…


                              - Bouton d’Or, lorsque nous aurons foulé le sol de Kuat, je vous conseillerai de ne pas perdre de vue mon escorte personnelle. En tant que représentant du sénateur Blokkus de la République Fédérale, je ne voudrai pas créer un incident diplomatique en vous laissant à la merci de potentiels agresseurs.

                              Au-dessus d’eux, le vrombissement des moteurs ioniques vient faire vibrer les parois du transport de la régente. Un par un, les TIE/IN quittent les rails du hangar pour se jeter dans le vide spatial afin d’exécuter leur mission. Le Chiss s’installe en face de la belle Elisabeth, son garde du corps se tenant silencieusement à ses côtés. L'humanoïde à peau bleue apparaît déterminé, une lueur flamboyante dans l'œil, mais également serein, son visage affichant une tranquillité d’esprit déconcertante en de telles circonstances.

                              Vient finalement l’heure du départ. Le vaisseau personnel de la Kuat de Kuat par intérim est le premier à quitter le ventre du “Poing de Pandore”, bientôt suivi dans son élan par plusieurs navettes des classes Lambda et Sentinelle ainsi qu’un escadron entier d’intercepteurs TIE dont les ailes sont ornées de stries bleues. Les appareils du Seigneurat de Bajic adoptent naturellement une formation serrée, observant toutefois une distance stricte afin d’éviter les collisions lors des manœuvres.


                              - Si vous me permettez, Excellence, j’aimerai vous exposer la situation avant que nous ne débarquions sur Kuat. Deux de mes escadrons de TIE/IN, les escadrons Moire et Harpie, se dirigent en ce moment même vers l’anneau orbital afin d’intercepter tout vaisseau qui tenterait de fuir. Les pilotes de ces unités ont reçu la consigne stricte de ne tirer qu’en cas de nécessité absolue et doivent relayer toute information utile au commandement afin qu’elle soit transmise aux forces de sécurité de Kuat pour une meilleure coordination des efforts. Un troisième escadron, l’escadron Fantôme, assure actuellement l’escorte des transports de troupes comme vous aurez pu le constater par vous-même. Il doit se retirer du théâtre d’opération une fois sa tâche effectuée afin de respecter votre souhait de ne pas déployer plus de forces que nécessaires.

                              Hivernus marque un temps de pause, son mystérieux garde du corps venant lui remettre un bloc de données qu’il consulte un instant avant de tourner l’écran vers la régente. Il trace différents motifs à l’aide de son index, dessine des zones afin de projeter sur le datapad le plan qu’il a décidé de mettre en place.

                              - Nous allons débarquer avec des éléments du bataillon Caracal dans la zone la plus au nord du palais, sur une esplanade où il sera plus aisé de faire déployer mes troupes sans craindre d’embuscade. L’officier à la tête du bataillon Caracal se mettra en relation avec le commandant de votre garde de maison afin d'organiser la sécurité au sein du palais. Le bataillon Howlrunner aura pour sa part la tâche difficile d’occuper les jardins et les entrées du palais afin d’en protéger les accès. Notre sécurité sera pour l’heure assurée par un détachement de ma propre garde rapprochée, détachement constitué de vingt guerriers Kaleesh.

                              Constatant que le transport s’approche doucement mais sûrement du palais, dont les contours se détachent désormais de l’horizon, le seigneur de la guerre déroule sa silhouette en armure afin de se redresser, enfile son casque, vérifie que ses deux blasters Westar-34 sont parfaitement sanglés dans leur holster de jambe. La visière du heaume se pose sur le visage angélique de la régente, le regard flamboyant du Chiss désormais remplacé par les yeux furieux du dragon représenté à la surface du plastoïde.

                              - Mes troupes arriveront par vagues successives. Quatre vagues, pour être plus précis. La manœuvre devrait prendre en trente minutes et une heure. Je suggère de brouiller temporairement les communications du palais et des alentours afin d’empêcher qu’un vent de panique se répande dans la capitale. Mes navettes sont équipées pour ce genre d’opérations, Excellence, mais la décision d’appliquer une telle mesure vous revient.

                              La voix parfaitement modulée de l'humanoïde à peau bleue s’éteint, happée par le feulement rauque des intercepteurs TIE de l’escadron Fantôme. Alors qu’il attend la réponse de la redoutable Elisabeth, Hivernus ne peut s’empêcher de penser qu’il ne se lassera jamais de ce son si distinctif… Le visage dissimulé sous un casque à l’apparence singulière, le seigneur de la guerre se laisse bercer par les sons de moteurs des appareils de son escorte. Il semble tout à fait dans son élément, c’est certain.

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                                Post n°19
                                Auteur : Zaden Kryos

                                Elisabeth observa le départ d'Hivernus avec un mélange de soulagement et d'appréhension. Le Chiss était efficace, redoutablement efficace même, mais cette efficacité même la mettait mal à l'aise. A sa proposition, elle approuva son plan pour le brouillage des communications puis elle se tourna vers Bouton d'Or, le droïde protocolaire de Blokkus, dont les photorécepteurs dorés reflétaient les lumières du vaisseau.

                                — Eh bien, il semblerait que nous soyons désormais liés par les circonstances, dit-elle au droïde avec un sourire las. J'espère que votre maître comprend les risques qu'il prend en restant en retrait. Le conseil n'appréciera pas son absence, même si je la justifie par des raisons diplomatiques.


                                Elle s'installa dans un des sièges confortables de sa navette personnelle, sentant le poids de l'armure cérémonielle qu'elle portait peser sur ses épaules. Dehors, par les hublots, elle pouvait voir les chasseurs TIE d'Hivernus se déployer en formations serrées, leurs panneaux solaires caractéristiques découpant des silhouettes menaçantes contre la lueur bleutée de Kuat.


                                Elisabeth se massa à nouveau les tempes, fermant brièvement les yeux. Dans quelques heures, elle devrait affronter le conseil. Baron Thul avec ses objections prévisibles, la Comtesse Ardana et ses calculs mercantiles, et tous les autres qui guetteraient le moindre signe de faiblesse pour la déchirer comme des vautours.


                                — Bouton d'Or, dit-elle soudainement en rouvrant les yeux, son ton redevenant celui d'une dirigeante habituée au commandement. J'aimerais que vous transmettiez un message au Sénateur Blokkus. Dites-lui que j'apprécie sa... prudence, mais que j'aurais besoin de sa présence au moins en hologramme lors de la réunion du conseil. Un soutien républicain visible renforcerait considérablement ma position. Les conservateurs du conseil ont beau détester l'ingérence étrangère, ils craignent encore plus de se mettre à dos la République.


                                Le droïde émit une série de bips affirmatifs, ses circuits de traduction s'activant immédiatement pour relayer le message. Elisabeth se leva, marchant vers l'avant de la cabine où une console holographique affichait en temps réel les mouvements des forces d'Hivernus. Deux escadrons se dirigeaient vers l'anneau orbital. Le troisième escortait les transports de troupes. Tout se déroulait avec une précision militaire qui était à la fois rassurante et inquiétante.
                                Elle s’avanca vers les pilotes de sa navette pour s’adresser au second.


                                — Préparez un canal sécurisé avec le Commandant Korran, je veux qu'il soit briefé sur l'arrivée des troupes de Bajic avant qu'elles ne posent le pied dans mon palais. La dernière chose dont j'ai besoin, c'est un incident entre mes propres gardes et les légionnaires d'Hivernus par manque de coordination.


                                La console s'illumina, et quelques instants plus tard, l'hologramme du Commandant Korran se matérialisa devant elle. L'homme était dans la cinquantaine, le visage buriné par des années de service loyal à la Maison Kuat. Ses cheveux grisonnants étaient coupés court, à la militaire.


                                — Excellence, votre appel était attendu, déclara-t-il d'une voix grave. Nous avons détecté l'approche de multiples vaisseaux non-identifiés se dirigeant vers le palais accompagné du votre. Mes hommes sont en état d'alerte maximale et j’ai appris de la part du commandement de l’anneau que vous aviez déclaré un couvre-feu ainsi que préparer une réunion du conseil extraordinaire.


                                — Commandant, ces vaisseaux sont alliés, répondit Elisabeth avec une autorité qui ne laissait place à aucune contestation. Il s'agit de forces du Seigneurat de Bajic, commandées par le Seigneur Hivernus en personne. Ils viennent nous assister dans la traque de l'Oiseau de Feu. Et oui tels ont été mes ordres, le conseil est-il réunit ?


                                Elle vit le commandant se raidir imperceptiblement, sa mâchoire se contractant légèrement. Korran était un homme de tradition, un pur Kuati qui avait consacré sa vie à protéger la famille régnante. L'idée de troupes étrangères opérant au sein même du palais devait lui être profondément répugnante.


                                — Excellence, avec tout le respect que je vous dois, permettez-moi d'exprimer mes... réserves quant à cette décision. Des forces étrangères au cœur même du palais ancestral ? C'est sans précédent. Le conseil...oui est réunis mais ils sont remonté…certains parlent de vous destituer pour avoir enclencher un couvre-feu sans leur accord…


                                — Le conseil sera bientôt sous contrôle, Commandant, coupa Elisabeth d'un ton qui ne souffrait aucune réplique. Pour l'instant, votre devoir est de coordonner vos efforts avec l'officier à la tête du bataillon Caracal. Le Seigneur Hivernus a été très clair : ses troupes opèrent sous supervision kuatie. Vous connaissez chaque couloir, chaque accès du palais. Sans vous, ils seraient perdus. Je compte sur vous pour être mes yeux et mes oreilles, Commandant. Pour vous assurer que nos... invités respectent les limites de leur mission.


                                Le message implicite était clair. Korran devait surveiller les troupes d'Hivernus autant qu'il devait coopérer avec elles. Le commandant sembla comprendre, son expression se détendant légèrement.


                                — Compris, Excellence. Mes hommes seront prêts à les accueillir. Dois-je faire évacuer certaines sections du palais ?


                                Elisabeth réfléchit un instant. Le palais était immense, un dédale de corridors, de salles de réception, d'appartements privés et d'ailes administratives. Des centaines de personnes y vivaient et y travaillaient en permanence : serviteurs, secrétaires, gardes, membres mineurs de la famille élargie Kuat.


                                — Non, pas d'évacuation. Cela créerait une panique inutile et alerterait nos ennemis. Mais je veux que vous établissiez un périmètre de sécurité renforcé autour des zones sensibles : mes appartements privés, les archives, et les centres de communication. Et bloquez le conseil dans leur salle, personne n'entre ou ne sort de ces zones sans autorisation explicite de ma part ou de la vôtre.


                                — À vos ordres, Excellence. Autre chose ?


                                — Oui. Le Baron Thul. Où est-il actuellement ?


                                Korran consulta brièvement un datapad hors du champ de l'hologramme.


                                — Dans ses appartements privés de l'aile ouest, Excellence. Il n'a pas quitté ses quartiers depuis ce matin. Amlgrès la réunion, il a décidé de ne pas s’y rendre. Dois-je le faire surveiller ?


                                Elisabeth sourit légèrement, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.


                                — Oui emmenez-le de force rejoindre les autres conseiller.


                                — Compris, Excellence.


                                — Bien. Je serai au palais dans moins de dix minutes. Préparez l'esplanade nord pour l'atterrissage des transports de Bajic. Et Commandant ? Faites en sorte que vos hommes gardent leur calme. Je sais que la vue de légionnaires étrangers dans notre palais sera difficile à accepter, mais je compte sur leur professionnalisme.


                                — Mes hommes sont des soldats de la Maison Kuat, Excellence. Ils feront leur devoir.


                                L'hologramme disparut, laissant Elisabeth seule avec ses pensées. Elle se tourna vers les hublots, observant la planète qui grandissait rapidement sous la navette. Kuat la Belle, avec ses océans turquoise et ses continents verdoyants, ceinte par les anneaux orbitaux massifs des chantiers navals qui faisaient sa richesse et sa puissance.


                                La porte de la cabine principale s'ouvrit soudainement dans un sifflement pneumatique, révélant la silhouette imposante d'Hivernus dans son armure. Le Chiss se déplaçait avec une grâce surprenante malgré le poids évident de son équipement, son garde du corps silencieux sur ses talons. Même à travers la visière de son casque, Elisabeth pouvait sentir l'intensité de son regard.


                                —     Seigneur Hivernus. J'ai également pris mes dispositions. Le Commandant Korran attend votre arrivée et celle de vos troupes. Il coordonnera avec votre officier pour assurer une intégration fluide de nos forces.


                                Elle s'installa dans le siège face à lui, croisant élégamment les jambes dans un geste qui trahissait une noblesse innée. Bouton d'Or se tenait légèrement en retrait, ses photorécepteurs passant alternativement d'Elisabeth à Hivernus, enregistrant sans doute chaque détail de l'échange pour son maître.
                                La navette commença à vibrer légèrement alors qu'elle entrait dans l'atmosphère de Kuat. Par les hublots, Elisabeth pouvait maintenant distinguer les détails de la surface : les tours élancées de la capitale, les jardins suspendus qui faisaient la fierté de l'architecture kuatie, et au loin, la masse imposante du palais ancestral qui dominait la cité depuis des siècles.


                                Le palais de la Maison Kuat était une merveille d'architecture, un mélange harmonieux de tradition et de modernité. Ses tours blanches s'élançaient vers le ciel, couronnées de dômes translucides qui captaient la lumière et la diffusaient dans des jeux de couleurs changeants. Des jardins en terrasses descendaient en cascade le long de ses flancs, créant des oasis de verdure suspendues entre les niveaux. L'esplanade nord, leur destination, était une vaste plateforme de marbre blanc capable d'accueillir plusieurs vaisseaux de grande taille, normalement réservée aux visiteurs de marque et aux cérémonies d'État.


                                — Regardez, Seigneur Hivernus, dit Elisabeth en désignant le palais par le hublot. C'est ce que nous défendons. Plusieurs milliers d’années d'histoire, de pouvoir, de tradition. Chaque pierre de ce palais a été posée par mes ancêtres, chaque jardin planté par les mains de la famille Kuat. L'Oiseau de Feu veut détruire tout cela, réduire en cendres des siècles de construction et de progrès. C'est pour cela que j'accepte votre aide, malgré les risques. C'est pour cela que je suis prête à prendre des décisions qui pourraient me nuire.


                                La navette amorça sa descente finale, les répulseurs s'activant dans un vrombissement sourd. Par les hublots, Elisabeth pouvait maintenant voir l'esplanade nord en détail. Le Commandant Korran était là, entouré d'une compagnie de la Garde de la Maison en grande tenue : armures blanches rehaussées des armoiries Kuat, blasters E-11 tenus au port d'armes, rangs parfaitement alignés. C'était une démonstration de force autant qu'un accueil officiel.

                                Derrière les gardes, elle distinguait d'autres silhouettes : des membres du personnel du palais, des officiels de rang mineur, et même quelques nobles curieux attirés par l'activité inhabituelle. Le secret ne tiendrait pas longtemps. Dès que les premiers légionnaires de Bajic poseraient le pied sur le marbre de l'esplanade, les rumeurs commenceraient à se répandre comme une traînée de poudre.

                                La navette toucha finalement le sol dans un sifflement doux de répulseurs, les trains d'atterrissage se déployant avec un claquement métallique. Elisabeth sentit son cœur s'accélérer légèrement. Le moment était venu. Dans quelques instants, elle allait descendre de cette navette avec un seigneur de guerre de la Bordure Extérieure à ses côtés, et tout Kuat saurait que la régente avait fait appel à des forces étrangères.


                                Elle se leva avec grâce, lissant les plis de sa robe d'État, ajustant le diadème qui marquait son rang. Son reflet dans une surface polie lui renvoya l'image d'une femme au visage déterminé, aux yeux brillants d'intelligence et de volonté. Elle ressemblait à sa mère dans ces moments-là, cette même prestance aristocratique, cette même capacité à projeter une autorité absolue.


                                La rampe hydraulique commença à s'abaisser dans un sifflement de pistons, révélant progressivement l'esplanade nord baignée de la lumière dorée de Kuat. L'air frais de sa planète natale envahit la cabine, portant avec lui les parfums des jardins suspendus, jasmin, roses de Kuat, et l'odeur subtile d'ozone qui accompagnait toujours les grands centres urbains.


                                Elisabeth prit une profonde inspiration, se redressant de toute sa hauteur. C'était le moment. Le moment où tout basculait, où le cours de l'histoire de Kuat prenait un tournant irréversible.
                                 

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