Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Hivernus


     


    Bogden. (Bordure Intérieure)
    Système Bogden.


    Type : Tellurique.
    Terrain(s) : Marais.
    Atmosphère : Respirable.
    Population : Entre 500 millions et 1 milliard.
    Espèces intelligentes : Variées.
    Lunes et satellites : Nombreux.
     






    ~ Moff Raina ~
     



    Bogden était loin d'être la planète la plus attirante du secteur, mais la Moff Raina avait décidé d'y faire halte afin d'y recevoir la délégation républicaine. Le gouverneur de Bogden et de ses nombreuses lunes, bien qu'affichant une sympathie certaine pour la République Fédérale, avait préféré faire de son monde un territoire neutre. C'était donc en toute logique qu'il avait reçu avec courtoisie le cortège impérial, malgré une certaine réserve. On lui avait rapporté beaucoup d'horreurs à propos des impériaux, mais la souriante et séduisante Moff Raina avait réussi à le libérer de ses craintes.
    Le responsable de l'endroit avait par la suite accepté de loger et nourrir la délégation impériale dans l'attente de l'arrivée des représentants républicains. Il était d'ailleurs convenu que la rencontre ait lieu dans la verrière du palais, qui aux yeux du gouverneur et de la Moff, était l'endroit le plus attrayant de la planète. Rien à voir avec ces marais puants et inhospitaliers qui s'étendaient à perte de vue hors des villes.
    Nul doute possible à avoir sur les intentions du gouverneur, il acceptait bien évidement d'accueillir sur son sol deux gouvernements afin d'établir de bonnes relations avec eux tout en conservant une certaine neutralité diplomatique. Mais cela ne dérangeait visiblement pas la Moff Raina, qui voyait là une occasion de légitimer l'Impérium et de redorer le blason impérial, souillé à de maintes reprises par des officiers sans scrupule et des Sith dégénérés. Il fut un temps où les impériaux et les républicains s'entre-déchiraient pour le contrôle de la galaxie, mais ce temps était révolu et il fallait passer à autre chose, malgré les rancunes tenaces qui habitaient les uns et les autres.


    Vêtue d'une magnifique robe noire aux reflets chatoyants, la dirigeante de Brentaal IV déambulait dans la verrière du palais où les senteurs et les végétations exotiques se mélangeaient avec beaucoup de douceur. Raina se laissa un instant bercer par la mélodie entraînante de quelques oiseaux laissés en liberté dans l'endroit et qui faisaient la fierté du responsable de Bogden.
    Des bruits de pas précipités vinrent troubler la quiétude de l'endroit et firent froncer les sourcils de la représentante de l'Impérium. Impeccable dans son uniforme couleur olive taillé sur mesure, un sous-officier impérial se présenta à la Moff en claquant les talons.

    - Que puis-je faire pour vous Major ? Vous semblez contrarié. Lâcha soudainement Raina en adressant un léger sourire à son interlocuteur.

    - Madame, le dispositif de sécurité mis en place par le gouverneur me semble bien insignifiant pour les risques que nous prenons. Après tout, nous ne savons pas à quoi nous attendre de la part des autochtones et des républicains... Répondit avec tout son sérieux le sous-officier. Vous pourriez peut-être le convaincre de renforcer les mesures de sécurité...

    - Major, je comprends vos inquiétudes et j'admire votre sens du devoir mais il ne me semble pas approprié de demander à ce que l'endroit soit entièrement surveillé par des forces armées. Nous sommes ici pour discuter, pas pour intimider. Continua doucement la Moff sans s'arrêter de sourire. Ce que nous nous apprêtons à réaliser sur cette planète sera sûrement un élément marquant de notre histoire, nous nous devons de mettre toutes les chances de notre côté. Et je doute réellement qu'un dispositif de sécurité important mette en confiance les républicains. J'ai confiance en vos capacités et en celles de vos hommes Major. Vous pouvez disposer à présent.

    - Bien Madame. Comme il vous plaira.

    Après avoir effectué un salut militaire réglementaire, l'homme s'en alla et laissa Raina dans sa contemplation. La Moff Ashe lui avait donné carte blanche mais la dirigeante de Brentaal IV s'était contentée du strict minimum. Une demi-douzaine de stormtroopers recrutés parmi les meilleurs éléments étaient chargés d'assurer sa protection, sous la supervision d'un major des Opérations Spéciales Impériales. Ce dernier avait d'ailleurs été outré de constater qu'aucun vaisseau de guerre impérial avait été affecté à la mission diplomatique. Mais Raina avait été très claire. Et le major avait dû se résigner.

    Un majordome discret vint apporter un rafraîchissement à l'élégante femme avant de disparaître entre les plantes exotiques. Visiblement, le gouverneur était déjà sous le charme, pour le plus grand plaisir de Raina, dont le regard était à nouveau perdu sur une végétation à l'aspect étrange. Il ne lui restait plus qu'à attendre la délégation républicaine.
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Dam DOnOs

      Précédemment : http://star-wars-rpg.soforums.com/t6472-Commission-de-la-Diplomatie-et-des-…

       

         
       
      Commission de la Diplomatie et des Affaires Extérieures
           
      Me voilà de nouveau à bord du " Sceptre de Dam", à peine arrivée déjà repartie. Mon intervention à la "Commission de la Diplomatie et des Affaires Extérieures" je l'ai expédiée, illico presto.
      En route au rendez-vous fixé auprès de la délégation diplomatique de l'Impérium, afin de rencontrer la "Moff Raina". Cap sur "Bogden" !
      Je vais être franche, il est là une planète, un système que je ne connais nullement. Je pourrai pendant ce voyage en prendre quelques références. Mais pour être honnête, je n'ai nullement l'envie de m'y atteler. Pourquoi ? Oui, il aurait été là une question à lever. Je donnerai juste comme réponse, que je n'ai pas du tout le moral pour. Même si ce n'est ni le temps et ni les moyens de le faire qui me freinent, mais bien, une motivation nécessaire.
      Mais attention, ne vous méprenez pas sur mes propos, lorsque je dis que je n'ai pas la motivation, je ne parlais bien que pour chercher quelconque renseignement sur la planète en question ainsi que ses habitants et son histoire, comme je le faisais souvent jadis pour chaque destination. Mais nullement un manque de "motivation" à rencontrer l'envoyé diplomate de l'Imperium, avec qui j'espère nous pourrions converser dans une bonne entente cordiale et positive pour chacun de nous, mais le plus important pour "les camps" que nous représentons.
      Il est vrai que nous avons des opinions et un gouvernement bien différents qui nous séparent, mais notre intelligence et notre savoir-faire ainsi que notre savoir être pourront pencher dans la balance. Tout ça pour dire, que nous sommes des êtres civilisés, nous saurons évoluer dans ce sens.
      Donc, ne vous y trompez pas ! Ne nous égarons pas, non plus.

      Je ferme cette parenthèse, afin de vous décrire la traversée de "Coruscant" vers le point de rendez-vous. Je ne vais pas vous raconter ce qui se passe dans un vaisseau, je pense que vous avez bien une petite idée. La vie de l'équipage à bord, leur fonction et j'en passe. Je pense que le sujet ne sera pas développé en ce lieu, en cet instant. On dira juste, chacun, à sa place, chacun, à son poste. Je soulignerai, pour le fun, qu'une petite vie en communauté s'est développée au fil des voyages. Non, non, je vais plutôt, vous décrire ce qui se joue en moi. Vous parlez de ma position, mon ressentiment et mes réflexions.

      Je m'installe, comme, à, l'accoutumée, dans le compartiment qui m'est réservé. J'attends sagement que le temps passe, regardant les clichés de mes "petits protégés de Bastion", en lisant et répondant à leurs différents messages. Bref, je m'occupe, quoi.
      Lorsque ma fidèle "accompagnatrice de voyage", ma "Demoiselle de Compagnie", Danta fait irruption portant dans ses mains, mon "Datapad", pour, et c'est par habitude, que je puisse en prendre connaissance des différents éléments liés à la planète sur laquelle je me rends. D'un geste de la main et d'un mouvement de tête, je lui fais comprendre que ce n'est pas nécessaire. Je ne sentais ni le besoin et surtout ni l'envie d'en prendre connaissance. Ma Chère Dantarie me connaît mieux que personne et, je dirai même plus, mieux que moi-même.

      "- Que vous arrive-t-il ? Votre Majesté, quelque chose vous tracasse ?

      Je m'empresse de la rassurer afin de ne pas épiloguer sur mon état d'esprit, je suis Reine d'une planète, mes états d'âme n'ont pas lieu d'être. Je ne veux entrer dans ce genre de discussion, car je ne veux nullement jeter "un froid" ou m'apitoyer sur ma personne. Mais Danta n'étant pas dupe, insiste sans prendre en considération mon approbation ou non.
      "- Loin de moi de vous manquer de respect, ma Reine. Mais, j'ai appris avec le temps à vous connaître. Et je sens bien qu'une tracasserie quelconque vous tourmente.

      Je ne veux ni l'alarmer, ni l'affoler. Alors je m'exécute à répondre à ses questions. Avant, de trois tapotements légers sur le siège placé à mes côtés, je lui indique qu'elle peut prendre place. C'est ce qu'elle fait sans hésiter toute ouïe.
      "- Ne vous affolez donc pas ! Il n'y a rien de grave. Juste une seule question que je me posais. Est-ce que je n'ai pas confondu "vitesse" et "précipitation" ? Lorsque nous nous sommes mis en route, chacun de notre côté pour ces missions diplomatiques ?

      Le regard dirigé vers moi, un peu perplexe, peut-être, aussi, elle m'écoute poliment lui énumérer les différentes questions que je me faisais concernant ces missions. Je lui expose par exemple pour l'équipe envoyée sur Nar Shaddaa si l'Alderaani allait arriver à temps concernant le pourparler pour la libération de l'Ambassadeur, auprès du Seigneur Gelmir...
      Un long moment se passe pendant ces explications. Une question récurrente qui revient souvent lors de cet échange, c'est "Avons-nous mis en place des dispositions nécessaires ? "

      - Majesté, concernant Alderaan, vous pouvez envoyer une missive afin de vérifier s'ils ont bien pris connaissance d'un message leur demandant de rejoindre la délégation Diplomatique De la Nouvelle République sur place. Si ce n'est point fait, il sera là l'occasion de le leur rappeler. Si cela peut vous rassurer, et ainsi, vous ferez une pierre deux coups.
      - Concernant l'escorte, Dantooine a bien dépêché un vaisseau et une flotte supplémentaire pour les accompagner sur Naar Shadaa Donc, là aussi pas de soucis à se faire.

      Elle n'a pas tort, ses réponses sont censées et j'acquiesce sans mot dire, la laissant continuer sur sa lancée.
      "- Pensez-vous qu'il aurait fallu nous rendre à cette rencontre auprès de la délégation Impériale avec une flotte supplémentaire ? Si c'est le cas, Majesté, un appel, une transmission urgente peut se faire. Et les différentes troupes de Dantooine se trouvant à proximité ou même plus loin avec l'hyper-propulsion, peuvent en quelques minutes nous y rejoindre.
      "- Non, non, Danta, nous nous rendons à une rencontre pour un entretien, une discussion pas pour déclencher les hostilités. Croyez-moi, nous sommes assez nombreux comme ça !"

      Je lui explique qu'il est vrai, qu'être confiant à cent pour-cent, ce n'est pas concevable, mais de là à avoir recours à une flotte plus conséquente que celle qui fait route vers Bogden, ce ne serait pas "Fair-play". Même sans parler de nos "hôtes" accueils qui gracieusement acceptent de nous recevoir sur leur planète pour une histoire qui ne les concerne nullement et qu'il serait bienséant de notre part de respecter leur espace aérien, ainsi que leur sérénité.

      "- Si cette rencontre était un piège, majesté ?"
      "- Un piège ? Mais pourquoi donc ? Mais non ! Mais non ! Ne soyez pas si pessimiste ma Chère amie. Je ne vois pas là, la raison d'imaginer ce genre de chose."
      "- Et s'ils avaient à l'idée de vous prendre en otage ?" Me dit-elle d'un air très direct, et sur un ton que je n'avais jamais entendu auparavant.

      "- En otage ? Mais pour quelle raison ?... Ha, oui, je vois bien là ce que tu veux dire. Tu penses qu'ils ont cette stupide idée de me garder en tant qu'otage comme monnaie d'échange pour la liberté de Valiant ?... Humm ! Mais, il n'est point là besoin de s'alarmer de la sorte. Je ne vais pas te dire que je ne pense pas. Car, qui peut dire ce qui se passe dans la tête d'autrui ? Mais si nous sommes tant négatifs envers l'autre, nous ne ferons rien, et nous n'avancerons jamais.

      Il faut dire, que je comprends ses questions, son raisonnement. Même moi, je ne voudrais l'emmener ni elle ni les hommes dans un "Guet-apens", si j'ose prononcer ce mot. Mais je garde espoir que pas tout "homme" n'est mauvais
      "- Pour commencer, je ne vois pas du tout l'utilité ou même cette stratégie possible. Car pour la République, ma chère Danta, nous ne sommes qu'une petite pièce dans ce rouage. Je ne crois pas que cette méthode, prendre un diplomate en captivé soit une pression suffisante pour négocier le retour de leur leader dans leur rang. Surtout que son sort est en suspend dans les prisons des Républicains. Si c'est pour me prendre, moi, dans ce genre d'embuscade, ce serait encore plus stupide. Je ne pense pas que je suis un personnage si imminent que ça pour peser dans la balance. Nul n'est irremplaçable, ma Chère, surtout dans ce monde. Et je ne suis qu'une sénatrice d'une planète qui office à la "Commission Diplomatique", ni plus ni moins. Et je ne crois pas non plus que l'Imperium est prêt à se lancer dans une guerre. Ils n'ont ni les moyens nécessaires aussi bien en homme qu'en vaisseau et ils ne vont pas foncer tête baisser dans ce genre de conflit alors que leur "Clan" vient tout juste de voir le jour.

      Il est normal que ce genre de question soit soulevé, même moi, je l'aurai fait au temps jadis. Mais si je me fie à ce genre de raisonnement, rien ne sert d'être membre d'une délégation diplomatique dans ce cas.

      Afin de me parer à ce genre de surprise, le nécessaire a été fait de mon côté depuis longtemps.

      Le regard posé sur son tendre visage, je me décide de lui servir un verre du rafraîchissant qu'elle avait apporté, lorsqu'elle était venue me rejoindre. Comme, cela fait un petit moment déjà que nous bavardions, je me dis qu'il se faisait peut-être soif de son côté. Moi aussi, je la connais suffisamment depuis le temps que je l'ai auprès de moi. Elle n'ose se servir seul, si je ne prends rien. Je lui tends le breuvage et m'empresse de la rassurer en répliquant.
      "- Ma Très Chère Amie, dois-je vous rappeler que la délégation de la diplomatie Impériale était en route pour la Capitale Républicaine ? Et que c'est nous qui leur avons proposé de nous rencontrer sur un terrain neutre de leur choix ? Alors vous pouvez vous tranquilliser ce genre de scénario n'a pas à être envisagé."

      J'espère avoir calmé ce genre de tension, que cette inquiétude, cette crainte ne soit plus de mise. Suite à ces deux questions, je la regarde longuement et vois dans ses yeux un air assez dubitatif. Et à ma grande surprise, la voilà qui me répond direct
      "- Bien donc, ce n'est pas cette rencontre qui vous tracasse. Alors ? Pourquoi vous avez si peu de motivation qu'auparavant ?
      La situation aurait pu être cocasse, si son ton n'était pas si dramatique. Je comprends soudain qu'elle revenait à la charge
      "- Je ne veux nullement m'immiscer dans votre vie. Je sais rester à ma place. Et si à vos yeux, je suis votre amie, alors, je me permets de vous affirmer, qu'il ne doit avoir aucune cachoterie entre amies. Alors, laissez-moi, en tant qu'Amie, vous reposez la question. Que vous arrive-t-il ? Ne me dites pas "rien", car je vois bien que cela ne va pas si bien que ça."

      Redressant les quelques plis de ma tenue, je me dis à quoi bon de ne pas répondre, elle ne lâchera rien. Tant qu'à se jeter à l'eau, allons-y gaiement. Je me redresse légèrement. J'étais sur le point de lui en parler quand tout à coup, la voix retentit dans la pièce.

      "- Votre Majesté, nous sommes en approche du " Système Bogden".

      Sauvé par le gong !!
      "- Bien, faîtes le nécessaire. Annoncez, notre arrivée. Et préparer "El Dior", que les gardes se tiennent prêts. Je vous rejoins."

      Je me mets en route sans plus attendre. Tout en chemin au détour des couloirs du vaisseau, je donne des directifs, afin que tous les membres du vaisseau puissent en prendre connaissance. De toute façon, ils savent ce qu'ils ont à faire pendant mon absence. En attendant mon retour, Danta, elle aussi, reçoit mon message, cinq sur cinq. Du moins, je l'espère. Même si j'aperçois une pointe de déception dans ses yeux.

           
      Le "Sceptre de Dam" se met en orbite. Dés que je prends place à bord de "El Dior", accompagnée des gardes Royales, les "Fidèles Wookies" ainsi que quelques hommes de l'équipe de CRS (Cohorte Royale de Sécurité), celle-ci se met en route pour atteindre notre mission. À mon avis, la transmission du message annonçant notre approche aux autorités de la dite planète a bien été effectuée. Ce n'est pas là mon domaine de compétence. Je sais que l'équipe connaît assez bien leur fonction sans pour cela que je m'en préoccupe. Il est vrai que j'ai là un équipage qu'avec le temps, j'ai appris à connaître, à force de les côtoyer. Dans la foulée, je ne me fais aucun souci non plus en ce qui concerne l'annonce qui devrait être transmise à la délégation Impériale afin que la Moof Rainia soit prévenue de notre arrivée imminente.

      Nonchalamment, je me débarrasse du "Datapad" que ma Dantarie m'avait laissée."Au cas où", elle m'avait dit. Et cela ne me dit rien. Je m'installe confortablement dans une des cabines en attendant de me retrouver sur Bogdan.

      :bith: "- Hé ! Hé ! Majesté !" Une tête dans l'entrebâillement de la porte apparaît, Ker Viel. Et, je ne suis pas surprise. Il est là une habitude farceuse de ce Bith.
      :bith: "- Vous ne voulez pas profiter de ces lunes qui nous offrent une magnifique vue à l'approche de Brogden, Majesté ?"
      Le mouvement de ma tête lui fait comprendre que non. Sans attendre, d'un salut, sans oublier la petite tape sur la tête de Tao, il referme la porte derrière lui.

      Ker Viel et Cyrius, un souvenir inoubliable, cette rencontre lors de la "Bataille de la Forge Stellaire" ! Notre chemin ne s'est jamais séparé, surtout plus pour Ker, toujours présent. Tandis que Cyrus, malgré la perte de sa main n'est resté jusqu'à que l'âge eut raison de lui pour une petite retraite bien méritée qu'il profite à son aise sur Coruscant. Et je ne manque jamais une petite visite à sa personne lorsque je me rends sur la planète lumière.


           
      À moitié allongée sur le "Divan blanc", les yeux mi-clos, j'essaie de m'octroyer quelques minutes de calme.
           

      Observer l'Espace ! Franchement, cela ne me dit rien... Pour l'heure, ce n'est pas ce genre "d'espace" que j'observe. Pas de "l'Espace interstellaire, interplanétaire ou cosmique ; ni même d'une surface, d'une étendue ou d'une distance ; mais de l'écrasante pression de cette matière qui se joue dans les fluides espaces de mes pensées, qui découvre à mon esprit des moments un peu obscurs, d'aspect un peu rude...
      Ce que je n'ai osé avouer à Danta, la sortie de scène de Dam DOnOs. Mais cela arrivera une fois que tout sera accompli...

      Je me lève, le bruit derrière ma porte me signale qu'il est l'heure pour la Reine de Dantooine. Sénatrice et Représentante de la Délégation Diplomatique de la Nouvelle République, de rencontrer la Moof Raina, responsable de la diplomatie impériale.

           
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Hivernus

        ~ Moff Raina ~
         
         


        Le gouverneur Kell n'est certes pas le plus attirant des hommes, mais il n'en reste pas moins charmant et plein d'attention. Sa petite moustache entretenue et son teint presque parfait indiquent qu'il prend soin de son image. Ses yeux pétillants sont toujours à l'affût, comme si le gouverneur de Bogden aime fureter dans tous les coins. Il n'était donc pas étonnant qu'il se retrouve à la tête du tout un système. Mais ses bonnes manières dissimulent à peine sa malice, Raina a toujours eu l'habitude de côtoyer ce genre de personnages. Les deux politiciens se font face et se détaillent mutuellement, confortablement installés dans les appartements privés du dirigeant local. L'homme a revêtu ses plus atours pour l'occasion, la Moff est toujours aussi radieuse dans sa robe noire. Après un bref échange de sourire, la conversation peut reprendre. Il faut dire que tous les moyens sont bons pour délier les langues... Breuvages et fruits exotiques, meubles sculptés dans des essences rares, tapis luxueux et toiles de maître, tout y est. Si certains dépensent sans réfléchir et veulent en exposant tout et n'importe, le natif de Bogden préfère allier le bon goût à l'agréable. D'une certaine façon, Raina y est sensible.

        - Décrivez moi Brentaal très chère, si le nom sonne étrangement bien à mes oreilles, j'imagine que la planète doit être tout aussi agréable à visiter. Continue Kell en remuant la cuillère dans sa tasse de thé.

        - Et bien, si vous appréciez les paysages dignes de figurer sur une toile holographique, alors oui, cette planète est pour vous oui. Répond avec simplicité l'impériale en savourant son infusion. Il est vrai que les colons de Brentaal IV aiment particulièrement leurs mers d'huile sur lesquelles les rayons du soleil viennent miroiter, ou bien encore, les sommets enneigés des chaînes de montagnes. Certains touristes ont même eu l'audace de comparer nos paysages à ceux d'Alderaan !

        - J'imagine que vous avez tous dû vous sentir flattés... Le gouverneur sirote quelques gorgées de thé et change de position. Ses jambes commencent à s'engourdir. J'ai également cru comprendre que vous aviez récemment soufferts de vos relations avec la Fédération du Commerce.

        - Et bien... Vous savez, les hommes d'affaires se livrent des batailles tout aussi féroces que les militaires. Les guildes commerciales de Brentaal IV ont souvent eu des différents avec la Fédération du Commerce. Raina se penche au dessus de sa tasse fumante et murmure tout bas, sourire aux lèvres. Les Neimoidiens sont très durs en affaires ! Et leur fourberie n'est pas à prendre à la légère. Ce sont de vrais rapaces, prêts à vous dépouiller jusqu'au dernier crédit. Par conséquent, ils n'apprécient pas vraiment la concurrence.

        - Je ne ferai donc jamais "affaires" avec un Neimoidien, c'est décidé ! Ironise le dirigeant de Bogden.

        Un majordome fait irruption dans les appartements et se précipite à pas feutrés vers le duo. Kell repose le fruit qu'il s'apprêtait à dévorer et hausse un sourcil. Il ne s'attend visiblement pas à être interrompu, comme s'il a encore des choses intéressants -ou barbantes- à dévoiler à la Moff de Brentaal IV. Il n'a pas vraiment compris qu'il n'a aucune chance de la séduire... Mais le serviteur n'a pas besoin d'être très futé pour comprendre que son maître est légèrement irrité par sa présence, et il s'empresse de lui annoncer l'arrivée imminente de la délégation républicaine.




        Quatre Z-95 survolent les marais de Bogden. Certains disaient qu'il n'y a rien d'intéressant à voir dans ce système, mais les pilotes des "Chasseurs de Tête" ne se lassent pas du magnifique cadre offert par les vols de reconnaissance. Les natifs du système s'amusent souvent à trouver du charme à ces étendues boueuses qui s'étendent à perte de vue, et sur lesquelles se reflètent les silhouettes décharnées ou non des arbres. De temps à autre, si l'on est assez attentif, on arrive à distinguer les toits de quelques fermes isolées, implantées ici et là sur le territoire.
        Le plus impressionnant reste tout de même le spectacle offert par les nuées d'oiseaux qui prenaient leur envol depuis la cime des arbres. Impressionnant en effet... Mais également dangereux. Cheerleader avait déjà perdu bêtement un pilote comme ça. Les oiseaux s'étaient littéralement plantés dans le cockpit et le pauvre garçon n'avait rien pu faire pour garder le contrôle de son appareil, inexpérimenté et pris de panique.
        Depuis ce tragique accident, Cheerleader veille à ce que ses pilotes soient à une distance raisonnable des forêts marécageuses. Un petit bip sonore vient perturber la concentration du chef d'escadron. On lui signale qu'un vaisseau républicain entre dans l'atmosphère. Les Z-95 sont réquisitionnés pour escorter la navette "El Dior" et l'amener à bon port. Cheerleader fait un tonneau et plonge, bientôt imité par le reste du groupe. Les "Chasseurs de Tête", bien qu'obsolètes, sont très manœuvrables en milieu atmosphérique et rejoignent rapidement le vaisseau diplomatique.

        /-/ "El Dior", ici Cheerleader, de l'escadron Cheer, nous sommes chargés de vous escorter jusqu'au palais. Suivez les coordonnées Deux-deux-six. Bienvenue sur Bogden ! /-/




        L'escadron Cheer fait du rase-motte au dessus des bâtiments administratifs, pour le plus grand plaisir du gouverneur Kell, qui applaudit frénétiquement. Une foule de spectateurs s'est massée sur la place afin d'assister à cette petite démonstration. Tout le monde hurle de joie quand les chasseurs se disposent de manière à former un diamant, avant de rompre la formation pour effectuer d'autres manœuvres, que l'on apprend régulièrement aux élèves-pilotes dans les académies militaires. Kell se tourne vers Raina, tout souriant.

        - Notre force aérienne est récente et les pilotes sont encore novices, mais ils se débrouillent plutôt bien ! Qu'en pensez-vous ? Demande t-il avec fierté.

        - Je me demande surtout combien de crédits vous avez pu dépenser pour ces engins... Lâche la Moff impériale en lui rendant son sourire.

        Le gouverneur semble perdre de son enthousiasme et grimace, visiblement gêné. Il ne s'attendait pas à ce genre de réponse. que faut-il donc faire pour impressionner la belle Raina ? Mais il n'a pas le temps de trouver des réponses à sa question. Après le petit bal aérien offert par sa petite force de défense, le politicien doit accueillir comme il se doit la délégation républicaine.
        La piste d’atterrissage est rapidement dégagé par les quelques agents de sécurité. La navette républicaine se pose sans encombre, levant toutefois un léger nuage de poussière, qui vient fouetter le visage des quelques spectateurs restants. Kell réajuste le col de sa tenue, soudainement pris de nervosité. Ses jambes ne tiennent plus en place et il a l'air d'un pantin désarticulé et incontrôlable, ce qui amuse silencieusement la Moff de Brentaal IV. Elle se contente simplement de dépoussiérer les plis de sa robe aux reflets chatoyants, une légère déception dans le regard. Une si belle matière ne mérite pas d'être salie de la sorte !
        Les secondes passées à attendre semblent être des heures, d'interminables heures, durant lesquelles le gouverneur trépigne d'impatience et remue sur place. La passerelle du vaisseau s'abaisse et les première silhouettes à descendre sont celles des gardes armés. Il faut croire que les républicains aiment bien se faire attendre et désirer. Finalement, la reine et le reste du cortège se décident enfin à descendre, parés de leurs plus beaux atours. A côté, Kell se sent presque ridicule dans son costume fait sur mesure. Lorsque Dam DOnOs se présente enfin à eux, le gouverneur s'empresse de lui prendre la main afin de la baiser, en bon gentleman. Il avait fait le même cirque à Raina quand elle lui était apparu pour la première fois.

        - Votre Majesté.... Je ne m'attendais pas à ce que vous veniez en personne sur ma planète ! Je suis honoré de votre présence... J'espère que votre séjour sur Bogden sera des plus agréables... Oh mais... Où ai-je la tête ? Gouverneur Kell, pour vous servir. L'homme exécute une courbette simple mais efficace. Et voici la Moff Raina de Brentaal IV.

        Majesté ? Cette étrange créature est donc reine ? Voilà qui est curieux et intéressant. Les monarchies peuvent presque se compter sur les doigts de la main, et nombre de monarques préfèrent se tenir à l'écart de la politique extérieure à leurs mondes. Bien que dégoûtée par l'aspect de la représentante républicaine, Raina ne laisse rien transparaître et se contente de sourire à la reine.

        - Votre... Majesté. Je suis heureuse de faire enfin votre connaissance. Répond avec douceur l'impériale, inclinant respectueusement la tête. Le voyage fut à votre convenance ?

        - Bonté divine ! Si j'avais su un jour que Bogden serait le lieu de rencontre entre impériaux et républicains... Mesdames, je suis sincèrement touché par votre présence ici. Je me souviendrai longtemps de ce jour... Lâche presque pour lui-même le gouverneur en affichant un sourire des plus radieux.

        L'homme passe de longues heures à flâner dans les jardins extérieurs de son palais, il semble prend beaucoup de plaisir à démontrer les talents des paysagistes et jardiniers du coin. Il est vrai que l'endroit est bien plus attirant que les marais puants qui pullulent hors de la petite ville. Des fleurs délicates au doux parfum côtoyant de grands arbres aux feuilles colorées et tout aussi odorantes. De temps à autre, on peut surprendre quelques plantes carnivores prêtes à avaler leurs proies, gueules béantes ouvertes. Elles attendent silencieusement, nichées entre les différentes espèces de fleurs, se balançant au grès du vent. Plusieurs mares d'eau accueillent des poissons aux couleurs diverses et offrent un point de rafraîchissement pour les plus audacieux. En voyant les ombres des visiteurs se pencher au dessus de l'eau, les poissons nagent rapidement jusqu'à atteindre un nénuphar sous lequel ils peuvent rester planqués. Les nombreuses fontaines sculptées qui viennent alimenter ces mares sont uniques en leur genre et offrent aux promeneurs des cadres toujours plus surprenants. Tout cela semble presque sorti d'un livre pour enfants. Visiblement, le gouverneur a de l'argent à dépenser. On passe de surprise en surprise, sans en voir la fin. Mais Raina en vient à se poser de nouvelles questions. Se peut-il qu'il plonge dans un trafic quelconque ? Pas impossible vu les quantités astronomiques de crédits dépensés pour le simple plaisir des yeux. Les lunes qui gravitent autour de Bogden offrent de bonnes cachettes pour tout genre d'affaires louches après tout. Mais cela ne regarde nullement l'impériale, elle n'est qu'une invitée ici et Kell reste quelqu'un de sympathique.
        En bon hôte, il se décide néanmoins à faire rentrer ses invitées de marque lorsqu'il constate qu'elles commencent à prendre froid. Le gouverneur en vient souvent à oublier l'air humide de Bogden, qui ne convient pas toujours aux visiteurs. Quelques minutes plus tard, le cortège déambule dans les couloirs vides et silencieux du palais. Le gouverneur explique qu'il a donné un congé à tous ses employés, puisqu'il s'agit là d'une journée spéciale et probablement inoubliable. Seuls quelques gardes plantés à des endroits stratégiques semblent animer l'endroit, discrètement. Ils arrivent finalement à la verrière où la Moff avait passé sa première journée en toute quiétude. L'endroit est particulièrement propice à la détente et aux conversations chaleureuses. Le chant harmonieux des oiseaux laissés en liberté dans la verrière est particulièrement agréable à écouter.
        Deux fauteuils sont installés l'un en face de l'autre, avec une petite table sur laquelle repose une corbeille de fruits, et quelques mets raffinés prêts à être consommés. Sans aucun doute, Kell sait recevoir. Il est cependant rapidement congédié par la dirigeante de Brentaal IV. Cette dernière invite ensuite la reine de Dantooine à s'installer en face d'elle, souriante à souhait.

        - Je m'excuse par avance si j'ai pu me montrer un peu brusque, je tenais à ce que nous soyons seules pour discuter. Le Gouverneur Kell est un homme charmant mais il a tendance à s'impliquer un peu trop par moment. J'espère que vous comprenez. Je suis heureuse de vous savoir ici, avec moi, prête à discuter d'affaires importantes pour le bien de nos deux nations. Au début, je dois vous avouer que j'étais particulièrement perplexe quand à la réponse que vous auriez pu fournir. Mes camarades étaient persuadés de recevoir une réponse hostile de la part de la République Fédérale, mais j'étais vraisemblablement plus confiante et optimiste qu'eux. Visiblement, personne ne semble vouloir d'un nouveau conflit, ce qui est pour me rassurer...

        Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, désirez-vous prendre quelque chose ?

        Un majordome impeccable dans son uniforme se présente après avoir effectué une révérence et attend patiemment la commande des deux femmes. Dans l'ombre de la pièce, dissimulé entre plusieurs plantes exotiques particulièrement denses, un impérial en uniforme olive observe de loin la scène incongrue. Le major des Opérations Spéciales Impériales n'arrive toujours pas à se faire à l'idée d'une éventuelle paix entre la République Fédérale et l'Impérium. Sur Cathar, nombreux sont les soldats qui souhaitent prendre leur revanche sur ceux qu'ils appellent encore "rebelles". Visiblement les temps changent... Et le sous-officier en vient à se dire que la politique est une étrangeté qu'il ne parviendra jamais à comprendre...
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          Auteur : Dam DOnOs


            
           
          Pour une fois, une fois de trop, j'ai cette impression que le temps s'écroule plus vite que la vitesse de la lumière.
          La traversée fut rapide et dans quelques heures, quelques minutes, je vais me retrouver face à la délégation Impériale, sans trop savoir ce que j'ai vraiment à dire. Sans trop savoir ce qu'il y a vraiment à faire. Je ne me sens pas désemparée. Je connais la marche à suivre. Je sais ce qu'on attend de moi, je sais en quoi consiste ma mission. Du moins je crois, j'espère. Ce n'est pas la première rencontre diplomatique que j'ai eu l'occasion de mener depuis longtemps. J'en ai rencontré des mondes, j'en ai visité des planètes qui étaient alors inconnues à ma personne. Mais, ici, il s'agissait d'une délégation Impériale. Et Dieu sait que la tâche sera rude. Les paroles de Danta me reviennent en tête accentuant une fois de plus mes doutes, se rajoutant ainsi à la morosité de mon état d'esprit.

          **"Arrêtons ses balivernes ! Je ne serai pas très constructive avec toutes ces idées "noires" !" ** Balayant comme, à l'accoutumée, ces réflexions personnelles qui obstruaient mes pensées.

          À peine, la porte franchie qu'une voix venue d'ailleurs remplit la navette du poste de commande à ma cabine.

           /-/ "El Dior", ici Cheerleader, de l'escadron Cheer, nous sommes chargés de vous escorter jusqu'au palais. Suivez les coordonnées deux - deux - six. Bienvenue sur Bogdan ! /-/




          Voilà, nous y sommes presque. Encore un temps de vol et je devrais me jeter à l’eau. De là où je me tiens, je ne peux voir ou distinguer ceux qui devaient surement se former en peloton afin de nous escorter pour un atterrissage sans encombre.
          Un regard en direction de "L’Équipe", je redresse machinalement l'encolure de ma cape.


           
           
          Drapée dans mon éternelle étoffe bleue que j'arbore à toutes les occasions, comme pour ces moments d'une grande importance. Sans fioriture, ni luxe apparent. Même si aux yeux de quelques-uns cette couleur bleue peut représenter une certaine paix, calme, sérénité, et même, pourquoi pas une sorte de fraîcheur... Comparaison à un symbole de vérité comme ces eaux claires et profondes des rivières qui ne peuvent rien cacher. Pour moi, je ne le lie ni au rêve, ni à la sagesse et ni à la sérénité. Ce manteau, est tout simplement peu encombrant et a cette particularité d’être très élégant ; même s'il me donne toujours... Depuis le temps que je l'ai ... une note de fraîcheur dans ma tenueAvant que notre transport atteigne le sol de Bogden, une petite tête passe entre les deux gardes Wookies, c'est Tao, sourire aux lèvres, le petit clin d'œil à l'appui comme à l'accoutumé, me lance :
          :bith: - « Nous sommes convaincus que votre sagesse et votre direction éclairée conduiront au succès cette rencontre, Votre Majesté. »
          Comme d'habitude, ce petit geste taquin qui aurait pu être pris par d'autres comme un genre de familiarité me fait sourire volontiers. Et sur un air aussi jovial que le sien, je rétorque :
          - " Je ne pense pas, mon cher ami, je ne pense pas ! Il n'est point de sagesse ici, mais bien de bon sens. "

          :bith: - " Si vous le dîtes, majesté ! Fait-il en retournant d'où il venait
          Je sais que venant de lui, ce genre de phrases part de bonnes intentions. Et cela m'amène à penser à ce qu'on peut dire de moi. Certains utilisent ce terme pour désigner mon caractère qu'on pourrait qualifier de "raisonnable" et d'autres m'affublent de qualificatif bien différent, "Utopiste" par mon imagination si débordante et un tantinet rêveuse. Mes mains se posent de chaque côté de mon col, dans une grande inspiration, je me dis : *** -" Aucune importance. Faites-le ! Vous pouvez rire sous cape tant que le plaisir vous incombera."***  Une expiration légère mais prolongée marque le soupir que j'émets.
          Sur cette pensée, positive, n'est-ce pas ? ... Je ne m'y attarde pas... De toute façon, je n'ai plus le temps.

          On comprend qu'on a entamé notre arrivée, lorsque les réacteurs s'arrêtent et que l'ouverture des portes de la soute, nécessitant plus d'énergie que le seul circuit en fonctionnement ne peut satisfaire, émet un son significatif.
          El Dior se pose sur le sol de Bogden aussi lentement que sur des coussins d'air, extinction des moteurs. Déverrouillage de la porte de l'engin actionné, l'ouverture se fait. Quelques agitations, de légers brouhahas émis sur le parvis de cette place, me fait comprendre qu'un comité d'accueil est réuni pour cette occasion.
          Quelques pas, que quelques petits pas me suffisent pour que le gouverneur vienne me saluer. L'homme semble impatient de mettre en pratique son rituel d'accueil.
          On sent que ce petit bonhomme, par ses gestes et ses paroles souhaite accomplir son rôle à la perfection. Mais il dénote malheureusement quelques maladresses. Le contact de ses lèvres sur la paume de ma main me montre qu'il n'est pas encore enclin des convenances. En effet, quelques règles sont à revoir. Si je me rappelle bien des leçons qu'on m'avait faites lors de mon intronisation, de la part de mon "Maître protocolaire". Toujours à cheval sur la bienséance, les protocoles et tous ces jargons du même gabarit. Je l'entends encore :
          **** - Votre majesté ! Lorsque vous serez en présence de "Gentlemen", certains pratiqueront sans aucun doute "Le baisemain", un geste qui se pratique toujours dans un lieu clos, en conséquence dans une pièce. Et, éventuellement, un lieu ouvert au ciel, mais fermé à la vue et des regards extérieurs. Mais jamais dans la rue ou un établissement public. Celui-ci doit vous prendre délicatement votre main, qui doit rester bien souple... Donc, il prend l'extrémité... Le bout des doigts, de cette main non gantée afin d'y déposer un baiser qui effleure à peine la peau. Ce que je veux dire ici, c'est qu'il doit effleurer votre main sans la toucher.****

          Comme je ne suis pas « l’ambassadrice des manières et de la politesse », je ne lui tiens pas rigueur à ce Gouverneur Kell. Sa présentation s'exécute sur une inclination, une flatterie. Il reporte son attention sur la dame qui l'accompagne en me la désignant de la main, et dit " Et voici la Moff Raina de Brentaal IV". Me voilà, donc, face à la représentante de la délégation de l'Imperium !
          Un geste de courtoisie de ma part afin de répondre à leur message de bienvenue. Je distingue malgré tout sur le minois de l'humaine, une sorte d'expression que j'ai maintes fois rencontrée à mon égard, sur les visages d'autrui. Je ne saurai décrire si est-ce là une marque de "Mépris", de "Dégoût", de "Répugnance", car je ne saurai définir le terme exact. En tout cas, ce qui est certain que cette personne ne peut cacher ses sentiments ou ses ressentiments au regard de l'autre même si elle ne dit mot. À mes yeux, cela me montre que je peux lire en elle comme dans un livre, sur son visage traduira ce que son esprit ne divulguera pas. Un point positif que je prends en compte pour la suite de notre entretien. Si cette bouche interprète un mensonge quelconque, cette tête bien faite saura me le faire savoir.
          La réponse à la question de la représentante de l'Imperium, je n'ai point le temps d'y répondre, surprise par l'intervention du Gouverneur. Je me laisse guider pour une visite "florale" au cœur de ce lieu, bercée par le langage poétique des lieux sur une note de senteur et de visuel hors du commun. J'avoue que j'apprécie cet espace de calme et de bien-être. Même si je suis consciente du sujet de notre présence en ces lieux.
          Sur un geste prompt de la Moff Raina, notre Hôte prend congé. Chassons le naturel, il revient au galop. Je constate qu’il existe encore cette attitude du dominant sur le dominé que la jeune personne a du mal à se défaire. Et sans plus attendre, la Diplomate de l’Imperium entame dès lors la conversation. Je n'avais dit mot jusque-là, moi qu'on reconnaît volontiers bien plus loquace que ça.

          Je décline en quelques mots la proposition de dégustation que ce soit de mets succulents ou de boissons rafraîchissantes. Je me décide enfin à lui répondre sans détour.
          « - Je conçois sans aucun souci la hâte que vous ayez, Madame, concernant le sujet dont nous aurions à débattre, et je comprends fort bien.
          - Mais, il est bien dommage, Madame, que vous ayez congédié aussi vite ce Gouverneur Kell. Car j'aurai aimé lui adresser ma plus grande reconnaissance pour les efforts qu'il a fournis dans l'organisation et l'accueil qu'il a eus envers notre délégation... Il est vrai que peu de planètes auraient... Je pense... Accepter se retrouver comme terre d'accueil au cœur de notre rencontre. Et il est de mon avis, Madame, même si peut-être de votre côté ce remerciement a déjà été formulé de votre part... J'aurais aimé lui exprimer la gratitude et la reconnaissance de la République au peuple de Bogden et au représentant qu'il est. Comme cela n'a pas pu se réaliser avant qu'il prenne congé, j'espère avoir cette opportunité avant de quitter Bogden. »

          Sur cette dernière phrase, mon regard parcourt l'endroit où nous nous sommes installées, et le mouvement de ma main lui montre que j'avais repéré tapis par-ci par-là les hommes de l'Imperium. Je poursuis, pour lui montrer que je ne suis guère surprise. Il est là une manière, aussi, de répondre à ces inquiétudes, à ces questionnements qu'elle avait souhaité me faire partager et que j'ai décelés dans ces formulations. Joignant les mots à mes gestes, je lui sors :
          « - À ce que je vois, vous avez trouvé la solution ou un compromis afin de rassurer vos camarades. »

          Je m'installe cette fois un peu plus confortablement sur le siège d'où je me trouve. Je retrouve "la parole", et ne la laisse pas de sitôt. Dam est de retour.
          " - Moff Raina, mon franc parlé vous laisse peut-être dubitative à cette heure. Mais, cela ne le devrait pas, croyez-moi.
          - Vous me faite part de votre plaisir de cette rencontre. Laissez-moi vous retourner le même plaisir.."

          Je laisse planer un léger silence pour ne pas envahir cette entrevue par mes flots de paroles, mais lorsqu'on a des choses à dire pourquoi se retenir.
          "- Madame ! Il n'y avait pas de raison que la Nouvelle République Fédérale soit hostile à votre demande. La nouvelle République Fédérale a été fondée afin d’éradiquer des êtres comme Oméga à la tête de l'Empire qui opprimait tout être de la Galaxie. Je ne vais pas refaire un résumé de l'histoire de la création de nos nations, Moff Raina. Mais je pense que vous avez compris de quoi je voulais parler. Et heureusement qu'il existe encore des gens confiants et optimistes. Comme il est dit souvent "Celui qui ne fait rien, n'a rien". Si la Nouvelle République a désigné des membres pour la création d'une "commission Diplomatique", ce n'est pas juste pour déguster des mets et trinquer verre à la main tout en papotant. ....
          Les gestes et les paroles peuvent avoir des conséquences positives ou négatives. À nous de faire en sorte de ne pas arriver à la deuxième proposition. La Nouvelle République Fédérale prône la paix dans toute la Galaxie. Refuser la Parole, c'est refuser la Paix."

          Je conclus
          - Maintenant que nous avons fait le tour des courtoisies d'usage. Votre temps est peut-être aussi précieux que le mien. Sans parler du temps de celui pour qui nous nous rencontrons. Que pensez-vous si nous commençons ?

          La balle est dans votre camp, Moff Raina, dirigeante de Brentaal IV  représentante de La délégation Impériale, je suis toute ouïe. La Garde Wookie toujours en fraction ne fait ni bruit, ni geste, tels des statues de poils.
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            Auteur : Hivernus

            ~ Moff Raina ~
             



            Raina écoute en silence la reine Gand, un léger sourire aux lèvres. La représente républicaine est particulièrement observatrice, et semble relativement douée avec les mots. Et pourtant, la Moff sent un dégoût profond s'emparer d'elle. Et ce n'est pas l'aspect étrange de la reine qui en vient à faire germer ce sentiment. Non... C'est la fin du discours de la souveraine qui fait monter en elle une rage sourde et muette. Une "Nouvelle République Fédérale" qui prône la paix dans toute la galaxie ? Ah ! Quel mensonge ! Cette même République, qui s'installe sur les ruines fumantes d'un empire dont elle a pris des milliers de vie, vient maintenant propager une idéologie pacifiste... Quelle ironie, quand l'on sait que Valiant s'est fait capturer en voulant négocier cette même paix avec les républicains. Et l'on va encore faire passer les impériaux pour les mauvais de l'histoire... Si la dirigeante de Brentaal IV ne laisse rien paraître sur son visage fin, c'est justement pour éviter de provoquer un nouvel incident diplomatique.
            Malgré la bonne intention des deux femmes, il semble évident qu'une bataille s'apprête à s'engager entre elles, afin de savoir laquelle obtiendra le plus de la part de l'autre. Tout en remuant à l'aide de sa cuillère l'infusion que vient lui servir un majordome, l'impériale semble déjà assembler ses idées et les informations qu'elle a à sa disposition. La "Nouvelle" République "Fédérale" est sans le moindre doute en position de force, mais l'Impérium a probablement son mot à dire sur la situation actuelle. De toute façon, pour éviter un conflit, il faut parfois faire des concessions, du moins, c'est ce qu'espère la jeune femme. Si cette pseudo idéologie de paix voulue par les républicains est véridique, alors ils seraient ouverts à toute proposition... Ils se doivent de l'être.

            - Et bien... Si l'absence de Monsieur le Gouverneur Kell vous dérange, vous m'en voyez sincèrement désolée. Il est vrai que l'acte fut précipité... Et c'est mon entière faute, ou plutôt... La faute à ma volonté de vouloir bien faire... Je vous présente mes plus sincères excuses votre Altesse. Reprend doucement Raine en souriant de plus belle. Vous aurez, j'imagine, tout de même l'occasion de le revoir avant de vous éclipser. Monsieur le Gouverneur est un homme très à cheval sur le protocole.

            Le regard de l'impériale se perd un instant dans l'amas de fruits disposés sur la table basse. Elle cherche un moyen d'aborder la suite des évènements. Quelque chose lui dit que ce ne sera pas évident de négocier avec les républicains, même si cette Dam DOnOs semble plus ouverte que ses comparses. La méfiance avait été toujours de mise dans la machine politique impériale, et ce n'est pas maintenant que ce trait de caractère disparaîtrait. Du moins... Pas avant d'avoir eu confirmation des bonnes intentions de la République Fédérale.

            - En fait, pour tout vous avouer... Je suis embarrassée à l'idée d'avoir à parler de la libération de notre Grand Moff Valiant. L'Impérium ne comprend tout simplement pas l'intérêt que porte l'un de vos sénateurs à cette capture pour le moins... Douteuse. Car après tout, notre Grand Moff est venu à vous, sans armes ni escorte, dans le seul et unique but de proposer une paix durable entre nos deux régimes. Cette même paix que nous souhaitons tous entretenir... Et qui semble compromise par la capture de notre dirigeant dans des circonstances étranges. Continue avec sa voix cristalline la jeune femme, entre deux gorgées de thé. Je sais que l'opération peut être délicate de votre côté, mais nos conditions sont simples. Il est, vous le comprendrez j'espère, essentiel pour nous de pouvoir compter sur votre coopération au niveau de la libération de Valiant. Vous prétendez que votre régime a été fondé dans le seul but d'éradiquer les Sith et leurs semblables dans la galaxie entière... Et bien laissez-moi vous dire qu'il en est de même pour nous, mais que cette chose n'est rendue possible que parce le Grand Moff a décidé de se lancer dans une chasse aux Sith.

            Bien évidement, vous comprendrez que les enjeux de la libération de notre Grand Moff dépasse le simple cadre de bonnes relations entre la République Fédérale et l'Impérium... Nous avons tout à gagner à collaborer...

            Et tellement plus à perdre... Raina imagine un instant cet endroit paisible et plein de charme dévasté par des bombardements intensifs. Impériaux, républicains, séparatistes, ils finiraient tous par s'entredéchirer tôt ou tard. Mais pour l'heure, si la reine a un minimum de bon sens, elle comprendrait rapidement l'intérêt d'une telle démarche. Les Sith semblent être une menace de première importante aux yeux de la CSI et de l'ex-général Valiant. Et cet volonté de lutte contre les adeptes du Côté Obscur semble s'être renforcée grâce à l'arrivée de la Moff Ashe. Bien loin de la porter dans son cœur, la dirigeante de Brentaal IV peut toutefois tirer une conclusion : Si autant de personnes s'intéressent de près comme de loin aux affaires Sith, c'est que quelque chose d'important semble se préparer à l'horizon... Et dans cette optique, nul doute que les citoyens impériaux auraient besoin d'un symbole fort pour les rassurer et les tenir dans les rangs... Et qui de mieux que Valiant lui-même ?
            Raina ne peut donc pas se résoudre à perdre la face devant ses pairs, peut-être même devant la galaxie toute entière, en échouant lamentablement lors des négociations. Elle ne lâcherait pas le morceau, et ne repartirait pas sans avoir trouvé un arrangement convenable. Car bien évidement, qui dit négociations, dit forcément terrain d'entente...
            La jeune femme porte à nouveau sa tasse aux lèvres, et sirote doucement son contenu. La chaleur qui se diffuse dans l'ensemble de son corps achève de la calmer. Peu à peu, les mauvais sentiments qui s'étaient emparés d'elle sont refoulés par le cadre idyllique du salon "improvisé". Elle glisse ses doigts fins dans une mèche de cheveux qu'elle tortille avec délicatesse, et entreprend de se concentrer de nouveau sur l'entretien.
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              Auteur : Dam DOnOs


               
              - Et bien... Si l'absence de Monsieur le Gouverneur Kell vous dérange, vous m'en voyez sincèrement désolée. Il est vrai que l'acte fut précipité... Et c'est mon entière faute, ou plutôt... La faute à ma volonté de vouloir bien faire... Je vous présente mes plus sincères excuses votre Altesse. Reprend doucement Raine en souriant de plus belle. Vous aurez, j'imagine, tout de même l'occasion de le revoir avant de vous éclipser. Monsieur le Gouverneur est un homme très à cheval sur le protocole.

              Je profite de revenir sur ses premiers dires, même s’il en était là qu’un détail pour d’autres, pour moi, cela n’en est pas et je mets souvent un point d’honneur à y remédier. Sans hésitation d’une voix paisible, je lui rétorque sans détour...

              « - Je ne souhaitais pas vous offenser lorsque je vous ai fait part de mes salutations et de mes remerciements concernant le Gouverneur Kell, Moff Raina... Il était là matière à entamer la conversation. Comme vous dîtes, il n’est pas et jamais trop tard pour y remédier... Et je trouverai bien ce petit moment adéquat avec l’aide de ce cher Gouverneur... »

              Dissipant le petit moment de silence qui s’était installé suite à ces mots prononcés, sans vraiment vouloir justifier mes manières, mon langage ou autre, je sens comme un besoin ou une envie de laisser libre court à mes derniers mots.

              « - Il est vrai que mon visage ne définit jamais l’expression voulu, le ton de ma voix a elle-aussi quelques difficultés dans ce sens, même si je la travaille autant que possible... »

              Mon regard se pose sur la jeune personne assise face à moi, tandis que le sien se pose sur cette surface plane remplie de mets fruités. Je n’ose rien dire de plus. Et sans plus attendre, elle reprend paroles. Mon écoute ne se perd pas dans ses explications, dans ses « justifications ». J’offre une écoute très attentive. Et je suis tout à fait consciente de la nécessité de régler au plus vite cette affaire, que nous avons nommé dans le jargon Républicain « L’affaire Valiant », dès lors que cette dernière phrase fut prononcée :

              « Bien évidement, vous comprendrez que les enjeux de la libération de notre Grand Moff dépasse le simple cadre de bonnes relations entre la République Fédérale et l'Impérium... Nous avons tout à gagner à collaborer... »
              Consciente de la portée de nos décisions, de l’enjeu. Pendant que la Moff Raina se délecte de sa tasse fumante, je lui réponds sans plus attendre.

              « - Je vais tout d’abord, Madame, si vous me le permettez répondre au premier questionnement de l’Impérium, de vous et même de tous les membres ou de certains membres de votre « organisation, au sujet de l’intérêt que pouvait bien avoir l’un de nos sénateurs Républicains de capturer l’Ex-Général Valiant » lorsque celui-ci s’est présenté dans ses bureaux... Pour être franche avec vous, moi-même je n’ai pas la réponse... La question aurait du être posée directement à la personne concernée... Et il est évident que personne de notre côté a eu la bonne idée de la lui poser. Il n’est peut-être pas trop tard, si l’occasion se présente et que mon chemin croise celui de ce sénateur lors de mon prochain passage sur Coruscant, je la lui poserai peut-être à ce moment-là... Mais il y a toujours une raison concernant les faits, les actes d’autrui...Je ne vais pas répondre pour lui, mais peut-être extrapoler, s’il est là la bonne expression que je dois formuler. Nous allons, si vous êtes d’accord avec moi, essayer de comprendre ou d’analyser chaque situation. Surtout lorsque vous dites « douteuse »... Oui, mais douteuse pour qui ?.... « Douteuse », selon votre point de vue...Douteuse selon le point de vue de la Nouvelle République aussi, croyez-moi et pas pour les mêmes raisons et les mêmes analyses que vous.... Cela ramène à la pensée de ce sénateur, lorsqu’il a été dans l’obligation... Je dis bien dans l’obligation, car n’étant pas à sa place lors des événements... Quel sénateur Républicain pourrait dire qu’ils auraient agi autrement, tant qu’il n’a pas vécu le scénario... Il a peut-être, lui aussi, trouvé « douteux » que ce personnage entre ainsi dans son bureau comme dans son fief, en territoire conquis, agressant deux gardes, menaçant... Et j’en passe, nous n’allons pas refaire l’histoire.... C’est ce qui m’a été rapporté... Et comme je n’y étais pas, je n peux le confirmer... Je pars toujours du principe que je n’ai pas à agir sur la base d'ouï-dire, d'hypothèses ou de ragots... »

              Me redressant légèrement sur mon siège, je me mets dans une position de détente afin de poursuivre mes explications, qui, j’en suis consciente, commencent à traîner en longueur auprès de mon interlocutrice. Ma foi, je n’ai jamais pu faire court. Alors redressant, mon habit nonchalamment d’un mouvement de la main, je poursuis.

              « - Si nous nous mettons à la place de ce Sénateur... Pourquoi n’aurait-il pas trouvé « douteux » de l’intervention, de la présence soudaine de Valiant ainsi dans son bureau ? Alors, oui... Il est peut-être là justifié sa réaction... « La capture »... Première question : « Pourquoi se sachant rechercher par certains membres de la Nouvelle République pour un éventuel procès, Valiant s’est-il présenté sur une planète Républicaine ? ....On ne lui a pas laissé le temps de l’annoncer ! Me diriez-vous.... Certes... Il s’est quand même présenté d’une façon agressive qui ne laisse aucun doute possible à un chacun. Etait-ce là une façon de montrer une prise de contact pour entamer une « discussion pacifique » ? Le plus censé d’entre nous, pourrait se poser la question... « Le seul et unique but de proposer une paix durable entre nos deux régimes », dites-vous... Pensez-vous que c’est en entrant dans le bureau d’un sénateur en braquant une arme sur tous ceux qui s’y trouvaient, est-ce là une attitude pacifique ? ... J’imagine que... Qui que ce soit l’aurait fait dans l’un des bureaux des Moffs de l’Imperiom ou le bureau du Grands Moff même, ce serait retrouvé transformé en tapis de bureau, mais pas à attendre dans une cellule... »

              Je reprends mon souffle, une légère expiration... Je me rends compte que je ne prononce nulle part lors de mon « bavardage » le nom du sénateur en question... Même si au fond de moi, je ne suis pas dupe, je sais très bien que son nom est connu de tous... Mais cette aventure ou mésaventure, cela dépend comment on peut l’interpréter, cette situation aurait pu très bien arriver à chacun de nous. Et soudain une question me traverse l’esprit.

              « - Et dites-moi Moff Raina, votre grand Moff savait bien qu’il avait été suspendu pendant toute l’enquête le concernant et qu’il devait s’expliquer devant un jury concernant ses actions sous l’empire... pourquoi ne s’est-il pas manifesté avant ? Pourquoi ne s’est-il pas manifesté directement auprès de la république afin de proposer une paix durable entre nos deux régimes, puisqu’il était là son unique et seul but ?... Vous comprenez bien toutes les questions que nous pouvons soulever chacun de notre côté, chacun avec notre point de vue. Cela diffère certes, cela dépend, comme certains diraient dans quel camp nous sommes. Cela diffère.... et à la fois ... Se rejoigne.

              Tournant la tête en direction de ces hommes impériaux, toujours cloîtrés dans un coin de l’enceinte, je soupire. Tout en reportant mon regard sur la jeune brunette, je continue de décortiquer, toutes les paroles prononcées par elle juste avant, rebondissant sur chaque phrase, presque une à une.

              « - Vous dîtes que cette paix est compromise par la capture de votre dirigeant... Dans des circonstances étranges ? Disons que... nous n’allons pas revenir dessus... Mes explications parlaient d’elles-mêmes. Que la paix soit compromise, oui j’en suis consciente et beaucoup de Républicains le sont aussi. Ce n’est pas un scoop, si je vous dis que ce soit de par chez vous ou par chez nous les Républicains, nous avons dans nos rangs qui pensent qu’agir dans un conflit ou autre combat de violence assoit à leurs yeux une stabilité... Ils confondent souvent « paix et stabilité ». .Les premiers à revendiquer ces quelques mots « « Qui veut la paix prépare la guerre ». Certains diront C’est simplement de la sagesse. Le monde n’est vraiment pas une chose sûre. Tout n’est qu’agression, tout le temps. Et sans cesse, verront là l’occasion de prévoir et même d’anticiper cette agression permanente. Nous en avons, vous comme moi Mademoiselle Rania dans nos camps respectifs ces genres de protagonistes. Car ne nous leurrons pas, pour certains «la paix » ne rapporte rien et à leurs yeux ce rien est de trop...Alors tout occasion est la bienvenue afin de démontrer à vous comme à moi ou aux défenseurs de cette stabilité d’une vie sereine que tant qu’elle ne tient qu’à un fil, ils seront de cesse de tirer dessus afin que ce fil ne se rompt.

              Je m’arrête deux secondes de parler, même si je me rends compte que dans certaines circonstances, malgré que je défende avec ferveur cette paix et essaie de faire le maximum, avec mes maigres moyens, qu’elle puisse perdurer, je ne serai pas du genre à m’écraser devant les « envahisseurs » et que je ne serai pas du genre, non plus, de ne jamais prendre la défense de ma population. Telle une mère gardant sur ses petits, je sortirai les griffes afin de les protéger. Et quel que soit le prix à payer. Je suis capable d’employer la force lorsque c’est nécessaire.... Mais il n’est pas là le sujet. Je ne vais pas me disperser, je reprends auprès de l’envoyée de l’Imperium.

              « - L’opération est délicate que ce soit de votre côté que de la mienne, pour être plus juste, je dirai même de la Nouvelle République, Madame... Concernant ces conditions, que vous dites essentiels au vu de cette coopération au niveau de la libération de Valiant.... Nous y reviendrons dans quelques minutes, si vous me le permettez je souhaite avant tout ...

              Une envie de me désaltérer se fait sentir, je respire longuement afin de le faire disparaître pour pouvoir poursuivre, mais.... Je serai bien revenue sur le passage parlant de « l’éradication des Sith ». Et je m’abstiens. Pourquoi, le ferai-je ? Même si au fond cela me démange de lui faire remarquer qu’elle avait rebondi sur mes paroles concernant «l'éradication des êtres comme l’ancien dirigeant de l’Empire. » Lorsque j’ai annoncé... J’essaie, sans trop de mal, de remonter mes propres mots à l’esprit, je me rappelle ce que j’avais dit : « La nouvelle République Fédérale a été fondée afin d’éradiquer des êtres comme Oméga à la tête de l'Empire qui opprimait tout être de la Galaxie.». Et je me rends compte que c’est intéressant de relever qu’elle l’a formulée en disant « la Nouvelle République »... Et, je continue à me demander si cela vaut la peine de lui citer ses propres mots, celles qu’elle venait de prononcer à peine quelques minutes auparavant qui stipulaient que « notre régime a été fondé dans le seul but d'éradiquer les Sith et leurs semblables dans la galaxie entière »... Alors, oui, je ne vois pas pourquoi il serait important de lui tenir ce langage. Je sais bien qu’elle risque, elle aussi, de retrouver redondant cette façon, à chaque fois de citer la parole de l’autre, et donner explication de chaque mot...Alors je me fais violence, et je me dis que cela ne vaut vraiment pas la peine. Même si, à mon sens, souvent il est là l’importance de tout comprendre et de tout décortiquer...Et toujours à mon sens, afin qu’il n’y ait pas d'ambiguïté dans nos propos par rapport aux mots qu’on prononce. Si souvent, il est à mes yeux d’une importance capitale qu’il soit compris et que je puisse donner l’explication du pourquoi c'est ce mot que je dis et non un autre. Cela me turlupine, pourtant. Puisque, le mot « Sith », n’a pas été prononcé dans mes paroles. Même s’il est vrai qu’il en est là des individus à mettre hors état de nuire. « Hors état de nuire » à tout un grand nombre des populations galactiques afin qu’ils puissent jouir de leur liberté et en conséquence d’une vie paisible sans conflit, sans peur pour eux comme pour leur descendance. Et j’avais bien stipulé « des êtres qui opprimaient toute la Galaxie », même si elle a vu dans ce symbole que les Sith... Moi je vois tous ceux qui espèrent ou qui souhaitent par leur façon de faire ou d’agir d’opprimer les peuples galactiques. Une dictature prônant peur et violence. La Nouvelle République Fédérale n’est pas un exemple, pour le moment, j’en conçois. J’ai prononcé le mot « éradiquer » et elle l’a repris et non relevé... Et, oui !... Comme toute triomphante de moi-même, de cette petite remarque, telle la Gand enfantine cachée en moi, qui trépigne de plaisir, comme une envie de l’annoncer haut et fort. Dois-je le soulever.... J’hésite... Je regarde la jeune femme assise face à moi... J’ai presque envie de lui dire ** - « - Et, oui ! Moi, la pacifiste dans l’âme, qui prononce le mot « éradication »... Comment se fait-il sortant de la bouche d’une fervente défenseure de la « paix », la pacification, la réconciliation de tous les êtres de la Galaxie. Comment cette pacifiste peut-elle prononcer ce mot qui en soit pourrait être traduit par « Élimination complète d'une espèce » ? Et pour tout dire, nous reproduisons sans le vouloir les mêmes gestes, les mêmes paroles entendues, tels des automates essayant de se confondre dans la masse tout en essayant de se faire comprendre.... Nous adoptons notre langage à le leur. Je garde dans mon esprit que ce langage prononcé de ma part a été repris sans être relevé...Comme-ci il était là tout à fait naturel que ce soit ce mot-là qui devait être énoncé... La nouvelle République Fédérale n’est pas un modèle d’exemplarité comme dirait certain par rapport à l’Imperium, et vice versa... Mais souvent, il faut emprunter des mots qui sont plus faciles à être compris par son interlocuteur, même si ce n’est pas un mot qu’on aurait du entendre dans la bouche de celui qui le prononce, en l’occurrence la mienne ... Je dirai qu’il était là une manière de se mettre à l’égal de l’autre et souvent ça fonctionne quand ce mot n’est que repris et non relevé....»** ... J’abandonne cette idée... Je me reprends, et décide de ne rien lui dire de tout ça. Je prends sur moi, me disant juste qu’il n’est là qu’une parenthèse qui me traverse l’esprit et que je referme, aussitôt. Cela ne sert à rien de l’exposer à la Moff Rainia, elle risque de prendre offense sur un sujet sans importance....
              Je me rends compte que je monopolise, comme à mon habitude, les secondes, les heures importantes. Je ne déguste peut-être pas les mets mis à notre disposition, mais j’abuse, il est certain de la situation... La Moff Rainia n’a pas demandé cette entrevue. Nous ne nous sommes pas retrouvées l’une face à l’autre afin de m’entendre bavasser autant et mobiliser le temps crucial qui nous est incombé. C’est pour cela, passer brutalement d'un sujet à un autre, sans transition ni liaison, elle doit se dire que je tiens des propos incohérents. Il est de mon devoir de revenir à l’essentiel et de conclure... Alors sans transition, aucune, je dis.

              « - Et si nous nous penchons, cette fois, sur cette « opération délicate » qui pourrait amener, comme vous dites à « notre coopération au niveau de la libération de Valiant. » Qu’avez-vous en tête ? Que proposez-vous ? Si vous avez demandé un entretien, un « pourparler, ce n’est pas pour m’écouter discuter à point d’heure, mais bien pour me proposer une solution ou autre. J’attends votre ou vos propositions. » Madame.

              Mes mots raisonnent en moi, je me rends compte que c’est encore une façon de reculer pour mieux sauter... Mais cette demande ne vient pas de moi, l’appel à cette entretien ne vient pas de ma personne mais bien des envoyés diplomatiques de l’Imperium. N’étant pas de ma propre initiative, il est tout à fait logique que la proposition doit venir d’elle et non de moi... Maintenant, à la Moff Rainia de se motiver afin que je puisse accepter ou non...Qu’elle propose et j’aviserai... Si solution il y a de notre côté, je donnerai... Si une éventualité à prendre en compte doit être étudiée, elle le sera... Mais à aucun cas qu’une quelconque proposition, du moins première vienne de mon propre chef... Je suis consciente que cette jeune brune se battra sans relâche afin que nous puissions trouver un arrangement convenable pour nos camps respectifs. Je garde la même conviction que nous pourrons trouver des solutions constructives. J’espère sincèrement que nous pourrons aboutir à une entente quant aux efforts communs à mener à bien cette mission qui nous a été confiée.
              C’est sur ces derniers mots adressés à la jeune femme représentante du monde de l’Imperium que je me remets en position d’attente adossée à ce siège installé au cœur de ce cadre verdoyant. Attendant une réaction de sa part, je me dis que dans certains cas, nous pouvons être en profond désaccord, tandis que dans d'autres, comme à cet instant, en ce lieu nous pouvons trouver un accord et travailler ensemble de manière efficace et positive pour tous. Je crois que ce n'est que par le biais de cette attitude unie, par les efforts déployés que nous pourrons trouver la solution satisfaisante pour l’une comme pour l’autre. Nous devons, donc, maintenir ce dialogue en vue de trouver ce terrain d’entente.
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                Post n°7
                Auteur : Hivernus

                ~ Moff Raina ~
                 



                Raina sirote doucement son infusion, en écoutant les propos de la Gand, avec un sourire angélique sur le visage. Ses doigts s'enlacent dans les cheveux, qu'ils s'amusent à tortiller doucement. Elle perd peu à peu l'air si élégant et paisible qui la caractérise. Est-ce que cette sénatrice s'entend parler ? Est-elle réellement sérieuse ? Le visage de la Moff s'empourpre légèrement, sous l'afflux du sang, qui vient marteler avec insistance les veines et les artères. La native de Brentaal IV avait jusque là réussi à retenir l'indignation qui s'emparait d'elle. Désormais, elle va laisser ses émotions parler d'elle-même. Et cette Dam DOnOs, qui qu'elle soit, apprendrait à ses dépends qu'il ne faut pas se moquer de la sorte des impériaux. Telle une furie, son courroux va s'abattre sur la représentante républicaine avec une rare violence. Le côté sensuel et accueillant de la femme allait laisser sa place à une part plus sombre, plus bestiale. La part sombre d'un monstre laissé depuis longtemps de côté.
                Raina dépose avec délicatesse la tasse fumante qu'elle a entre les mains et s'empare d'une serviette avec laquelle elle vient s'essuyer les lèvres. Elle adresse un sourire à la sénatrice de Dantooine et croise doucement les mains, serrant au passage le pauvre morceau de tissu, désormais entre les serres acérées d'une créature des plus malfaisantes.

                - Votre Altesse, vous osez remettre en question l'intégrité d'un homme qui n'est même pas présent dans cette pièce ? Ceci n'est donc point un rendez-vous pour l'avenir de nos deux peuples. C'est une supercherie ! Je vous parle de sauver nos deux nations d'une guerre, et vous osez me parler des actions "douteuses" d'un homme dont le destin peut changer le cours des évènements dans la galaxie ! Cet homme est venu sans arme sur un monde républicain pour discuter de la paix, se sachant recherché, et vous osez dire qu'il a agressé un sénateur et deux gardes ??? Mais... C'est complètement insensé ! On marche sur la tête ! Avez-vous au moins cherché à confronter les deux principaux concernés ? Oh... Bien sûr que non ! Commence la jeune Moff en prenant un ton des plus froids, puis reprenant dans un demi-sourire. Oh. Vraiment... Je suis désolée d'avoir pu croire l'espace d'un instant qu'il existait des républicains sensés. Vous vous entendez ? Vous condamnez déjà cet homme ! Mais qui êtes-vous pour juger ainsi des actions d'un homme ? Des actions totalement légitimes qui plus est ! Vous me croyez peut-être stupide, ou naïve, ou je ne sais quoi, mais j'ai connaissance des faits dont on accuse le Général et Grand Moff Valiant. Vous l'accusez d'avoir perpétré des actes criminels n'est-ce pas ? Mais un homme qui condamne à mort des assassins a t-il tord ? Est-ce que l'on doit remettre en question les choix d'un militaire en pleine guerre ? Doit-on oublier les vies qui ont été perdues de la main de rebelles et autres parjures ? J'imagine qu'il est facile de blâmer les actes zélés des impériaux, parce qu'ils sont du mauvais côté de la balance, de votre point de vue. Mais dans cette histoire, il y a eu des pertes dans les deux camps ! Et pourquoi, dans ce cas, condamner un seul homme ? Après tout, il n'est probablement pas le seul à avoir participé à de tels actes... Prenons par exemple... Les Sénateurs. Oui ! Vous autres humbles représentants du peuple ! N'avez-vous pas, d'une certaine manière, participé vous aussi à ces horreurs de la guerre ? Qu'avez-vous fait pour arrêter ce fléau ? Qu'avez-vous fait pour endiguer ces actes "criminels" ? RIEN ! Avez-vous été condamnés pour autant, ou simplement mis en examen ? Bien sûr que non ! Cela aurait été trop facile n'est-ce pas ? Oh oui, c'est bien plus amusant de condamner un homme lié à un régime par un serment de sang, plutôt que de s'en prendre à vos pairs, qui jouissent de la possibilité de sacrifier des militaires pour se sauver n'est-ce pas ? Nous avons tous vécu et participé à cette guerre votre Altesse, et les impériaux sont les seuls à en payer le prix !

                Dans un geste vif, la Moff se redresse, et jette un regard noir à la souveraine de Dantooine. Il y a dans ses yeux un mélange de dégoût, de haine, et d'indignation, tout ce qu'il faut pour qu'un impérial en veuille à un républicain. Suffisamment assez pour que de nouveaux conflits meurtriers s'engagent et ravagent à nouveau la galaxie... Les sénateurs sont un fléau qu'il faudrait exterminer tout autant que les Sith... Au final, les deux se rejoignent sur de nombreux points, et l'on pourrait presque finir par croire qu'il s'agit de la même vermine. Il n'y a que leurs petits intérêts qui comptent, et ils sont prêts à semer la discorde, à troubler l'ordre et la paix, pour garder leur petit confort personnel. Maintenant qu'ils ont le pouvoir, ces foutus rebelles qui se proclament républicains ne valent pas mieux que les autres. Ils ne sont pas foutus d'accepter de faire des compromis, trop fiers pour ça. Et l'on vient encore cracher sur le dos des impériaux après cela... Raina rectifie d'un geste de la main les plis de sa robe et affiche un air des plus furieux. Les plantes luxuriantes qui abritent les impériaux commencent à remuer, comme s'ils sont doués de vie, animés par la colère de la femme.

                - Votre régime est condamné à s'écrouler s'il est bâti sur le mensonge et la médiocrité. Vous vous mentez, pour vous persuader du bien-fondé de vos actions, de vos décisions. Mais au plus profond de vous-même, vous savez que votre "Nouvelle"-République est déjà rongé par les ambitions de ses représentants. Le Sénat représente finalement un danger tout aussi grand que les Sith... Vous ne connaîtrez jamais la paix que vous convoitez tant, si vous n'êtes pas capables de reconnaître vos erreurs, pire même, si vous vous enfoncez dedans ! Vous avez refusé de nous recevoir sur votre sol, vous refusez de nous traiter comme vos égaux, vous nous humiliez, maintenant, acceptez-en les conséquences ! Lâche avec dédain l'impériale.

                Et elle quitte la pièce sans même se tourner une dernière fois vers la Gand pour la saluer. Les gardes Wookies de cette dernière poussent des rugissements plaintifs, intrigués et inquiétés par un tel comportement. L'escorte de la dirigeante de Brentaal IV, de son côté, quitte silencieusement la verrière par des sorties dérobées et rejoint la jeune femme au détour d'un couloir. Venant en sens contraire de la troupe impériale, le gouverneur Kell, qui semble affolé. L'homme reprend son souffle en arrivant à hauteur de la Moff.

                - Mais enfin ! Que se passe t-il ici ? J'ai cru entendre des choses horribles depuis mon bureau... Demande l'homme entre deux respirations. Ne me dites pas que... Oh non ! Non ! Ce n'est pas raisonnable ! Enfin !

                Le gouverneur rive son regard chaleureux et bienveillant sur la jeune femme et il sent ses poils se redresser en contemplant une toute autre personne que celle qu'il a côtoyé. Les traits fins du visage de la Moff sont plus durs, comme si elle serre les mâchoires et s'empêche de lâcher un puissant hurlement. Mais elle n'a même pas besoin d'entrouvrir ses lèvres pour exprimer ce qu'elle ressent. Son regard ! Rien que son regard ! Ces deux yeux noirs semblent vouloir foudroyer tout ce qui bouge. Un noir si saisissant qu'il est presque impossible de s'en défaire. Un noir dans lequel on se noie, et qui n'exprime que haine et destruction. L'homme déglutit, balbutie quelques excuses à l'encontre de la femme et des impériaux qui se tiennent dans son ombre et poursuit sa route. La reine ! Peut-être qu'il n'est pas encore trop tard... Le dirigeant de Bogden se hâte vers la verrière, où un silence pesant vient de s'installer. Le chant des oiseaux n'est plus. Ici et là, plusieurs plantes luxuriantes penchent dangereusement sur le côté, ou en avant, probablement piétinées à leur base par quelques soldats sans cervelle de la garde rapprochée de Raina. Kell soupire, cette réunion n'a pas pris la tournure qu'il espérait, et Bogden ne jouirait pas d'une nouvelle réputation... Et les impériaux, qui jusque là se sont montrés civilisés, ont enfin dévoilé leur côté "barbare" en saccageant ses plantations ! Et au milieu de ce décor étrange, un rayon de soleil ! Une grâce sans nom, qui vient aveugler notre homme, et l'empêche de regarder ailleurs. Cette Dam DOnOs vient enduire son petit cœur meurtri d'un doux baume.

                - Votre Majesté ? Est-ce que tout va bien ? Vous m'avez l'air un peu... Perdue ? Je... Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. La Moff Raina m'avait l'air d'être des plus raisonnables. Je... Vous m'en voyez terriblement désolé. J'aurai dû rester pour tempérer ses propos... J'espère que vous aurez l'envie de rester encore un peu, malgré ces faits surprenants et inconcevables... Si vous avez besoin de quoi que ce soit Altesse... Commence doucement le gouverneur, un peu bredouillant et confus.

                Dans son dos, un Wookie vient lâcher un grognement, en exposant ses aisselles poilues au gouverneur. Comme s'il a l'air perplexe. Reste à savoir qui est le plus perplexe entre les deux...
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                  Post n°8
                  Auteur : Dam DOnOs


                  Ma main se pose sur le bras du gouverneur en signe d'apaisement, tapote légèrement deux petits coups répétés et légers comme pour lui dire "Rassurez-vous ! Ce n'est qu'à vos yeux que j'ai l'air perdu."
                  Brève est l'action ! À peine perceptible par l'œil du gouverneur, d'un mouvement de tête, mon signal est donné au chef de la garde royale, celui-ci réagit aussitôt. La grande masse poilue émet son rugissement volumineux, puis coordonnant gestuel et son de voix, mélange de feulements de grognements répétés, il informe ses partenaires. C'est ainsi qu'il ordonne à son peloton de Wookie de se mettre en marche. Tout s'enchaîne. En même temps, je me lève d'un bond. J'emboîte les pas de mes "Hommes". De ma démarche vive et assurée, je traverse cette verrière qui ressemble, à présent, à un champ dévasté après tempête. À bout de souffle, le gouverneur essaie tant bien que mal de tenir la cadence. Je peux entendre le bruit émis par cet essoufflement et sa présence se fait sentir dès lors que sa respiration haletante frôle l’arrière de ma tête.

                  - STOOOOOOOOOOOOP ! ! ! !

                  Traduisant en un mot mon état d’esprit, ce cri est émis par un volume sonore sans précédent, résonne tel un tonnerre au soir d'orage. Entre les murs, l'intensité du son traverse la galerie, fendant ainsi l'air par sa puissance et son autorité pour atteindre le groupe qui se tient au bout du couloir.
                  La « bande » fait halte aussitôt. Des soldats, armes aux points, leur font face, des forces armées composées d'hommes de sécurité de Bogden ainsi que des membres de la Milice de Dantooine.

                  « - Ils.... Ils ... Ils ont... ont tout saccagé ! » Essaie de hurler le gouverneur en s’efforçant de reprendre une respiration normale. Entrecoupée de râle, en gesticulant des bras, il tente autant bien que mal de poursuivre : « - Tout... Tout... Ils ont marché sur mes plates-bandes... Une apocalypsssseeee!!! .... »

                  Le doigt de son dirigeant dressé dans sa direction, le chef de l’escouade pointe soudain son arme sur la poitrine de l'individu en tenue vert olive. Ses lèvres articulent des mots. Je n’entends pas ce qu’ils disent mais laissent à penser, un « - Pas un geste ! On ne bouge plus ! » Aussitôt, ses hommes font de même, blasters braqués vers la dirigeante de Brenthaal IV et ses six stromtroopers afin de les tenir en respect. Sans possibilité, aucune, qu’une action soit tentée. Ils les délestent de leur artillerie.
                  « - Maintenant, demi-tour ! Et on avance ! » J’en déduits ce qui est ordonné au vue de l’action aussitôt faite. Rejoints par mes Wookies, Milices, et renfort du service de sécurité forment un nouvel escadron de sécurité et de protection. Sans avoir fait un pas au-delà d’où je me suis arrêtée lorsque j'ai porté le son de ma voix, je regarde la scène sans osciller d'un œil.
                  Interloqué du scénario qui se déroule sur sa planète, le Gouverneur reste, là, éberlué, la bouche ouverte. Tentant de sortir une phrase cohérente, il balbutie des :
                  "- .... Mais ! Catastrophique, je vous dis ! ... Catastrophique !!!"

                  Passant sa main sur le haut de son front, je l'entends de nouveau, il marmonne entre ses dents. "- Quelle affaire ! Quelle affaire ! " Trop de ressentiment, de rage, de fureur joue en moi pour que je prête attention à ce qu’il dit. J’ai le sang qui boue en gardant les yeux rivés sur ceux qui cheminent dans notre direction.
                  « - Nous ne savons pas quand, ni sous quelle forme une catastrophe peut nous frapper. N’est-ce pas, Majesté ?... »
                  Je ne relève pas. Ce coup de sang me tape à la tête et ne laisse peu de place à des pensées rationnelles. Je me rends simplement compte que ce qui devait être une hypothèse virtuelle est passé à une réalité visuelle Mon attention reste figée sur le groupe qui revient sur ses pas, escorté par ces hommes armes aux poings.

                  Kell, continue de parler, je ne l’écoute qu’à moitié. Occupée à réguler cette colère qui fuse en moi. Pourtant j’aurai bien aimé lui répondre, lui apporter plus d’importance. Je suis dans l’incapacité d’enlever mon regard du groupe impérial escorté par le peloton. Ils remontent aux pas. La moitié du corridor atteinte, ils se rapprochent.
                  Lorsque l'escadron arrive à notre hauteur. Faisant mine de reprendre le contrôle, le dignitaire de Bogden de nouveau dans son rôle de dirigeant rétorque avec simplicité, presque avec détachement.

                  « - Vous voyez, Majesté, la sécurité sur Brogden n'est pas à déplorer. Le carnage a été évité de justesse. Pour survivre à n'importe quelle catastrophe, il faut absolument être préparé et informé en conséquence, n’est-ce pas ? » J’ai l’impression qu’il se répète, qu’il passe en boucle ses propres paroles.
                  « - Votre Majesté ! Gouverneur ! Tout est sous contrôle. Nous maîtrisons la situation ! » Fait le Chef de l’escouade.

                  « Maîtriser », c’est bien ce que je dois faire, me maîtriser... Mais mes yeux restent fixés sur la brunette et il est de plus en plus difficile pour ma part de m’y soumettre.

                  « -Les dispositions avaient été effectuées en amont Gouverneur... Votre Altesse. ... Un contrôle des systèmes de sécurité, mis en place, avec l’accord de nos agents de défense et la collaboration de la Milice de Dantooine nous a permis d’éviter efficacement le moindre débordement, Gouverneur... Tout comme, maîtriser une éventuelle situation des plus critiques. .. » Poursuit-il.

                  « - Je ne suis pas mécontent de cette organisation...Pas mécontent du tout ! » Siffle le gouverneur entre ses dents. « Une situation dangereuse qui s’aggrave, la voilà, maîtrisée de justesse !... Pour survivre à n'importe quelle catastrophe, il faut absolument être préparé et informé en conséquence, n’est-ce pas. ? ... N’est-ce pas Dam DOnOs ? »

                  Effleurant le bras de ce brave homme debout à mes côtés, je peux ressentir quelques tremblements et instinctivement je ne retire pas ma main, mais je presse au contraire mes doigts sur son avant-bras. Mon esprit reste encore en éveil, cela me rassure. Tout ce que j’arrive à me dire c’est que le travail effectué par cette équipe chargée de ma protection, dont je ne me suis jamais préoccupé, a le mérite d’exister. Ce qui m’a été imposé jadis, car il est vrai ce que j'ai accepté, bon gré mal gré, suite à l’épisode de la rencontre avec Mel Tinor, a, heureusement pour moi, grandement son utilité aujourd'hui. Une mise en place d'une organisation sécuritaire lors de mes déglacements qui était là l’unique condition du roi de Dantooine, si je persistais à courir la Galaxie, pour entrevues, entretiens ou pourparlers, me démontre à l’instant présent le bien-fondé de son existence. Aller sur un lieu de rencontre sans prendre en compte des risques, même s'il s'agit d'une rencontre diplomatique relève de l'inconscience complète. Avoir confiance part d'une bonne intention, ce dont il faut se méfier c'est du mal se trouvant en chaque homme.

                  Cela pourrait me rassurer, Mais rien ne peut calmer ce bouillonnement qui se manifeste au plus profond de mes tripes. Cela suffit-il pour me soulager un peu et digérer les faits ? Non !
                  Le déroulement de ces instants ne suffit pas pour calmer ce que je ressens après cette « belle » scène que venait de me jouer, cette, cette... Arf !! ...Dire que ces paroles, tout comme son action me laissent un goût amer ? Ce n’est pas le terme exact... Dire que je suis déçue de son attitude ? ...Non plus ! ... Cela m’a « fâché » ? Je me sens vexée. Enragée !
                  Je me focalise sur ce qui me met dans cet état. Plus rien d'autre ne compte. Je sens les yeux de mes « compagnons de voyage » posés sur moi. Ils connaissent mon regard assassin, imaginent mon grincement de dents. Ils savent que je n’ai pas perdu mon objectivité et que je n’amplifie pas des faits anodins pour accréditer ma thèse. La colère, peut être un vrai handicap quand on se sent impuissant face à elle et que nos émotions prennent trop le dessus. Mais je ne refoule rien, bien au contraire. Oh, non ! Ils entendent mon ton de voix tranchant, avec hargne, je traduis mon indignation.

                  « - Je commence en avoir assez de ce genre de comportement. Ce genre d'impolitesse. Vous pouvez, si le cœur vous en dit poser votre regard aussi noir que la belle robe que vous portez sur moi, mais vous allez ouvrir vos écoutilles et vous allez maintenant, écouter ce que j'ai à dire. Alors, soit vous posez votre petit postérieur sur ce siège. Sirotez ce jus ! Dégustez tous les mets qui pourront vous tenter ou alors nous allons poursuivre dans ce couloir, mais vous écouterez, et sans broncher.... »
                  A l’intérieur de la salle, quelques serviteurs, hommes et femmes de Brodgen avaient déjà commencé de remettre un semblant d’ordre au milieu de ce désastre, s’attelant afin de remettre, tant soit peu, de l’ordre, redonnant un semblant de « rangement » dans cette pauvre verrière. Quelques Droïdes aspirateurs récupèrent sur le sol les différents débris, terre, plante et morceau de verres. Je détourne la tête, fulminant de plus belle.
                  «- J'en ai plus qu'assez des gens qui ne sont même pas capable d’attendre la fin d’une rencontre, plus qu’assez de ceux sous prétexte que ce qu’ils entendent, écorche leurs oreilles à tel point qu’ils deviennent sensible et agissent tels des enfants gâtés ! Vous pouvez me lancer votre regard noir. Vous êtes « Furieuse » ? Je suis encore plus que vous ! ... ... Certes qu’il m’arrive d’être maladroite dans mes formulations, mais il y a une chose que je ne peux supporter c’est l’insolence, ce genre de comportement puéril.... Cet homme est venu sans arme sur un monde républicain pour discuter de la paix, vous dîtes ? Et agresser deux gardes, c’est la marque de sa bonne foi ?... A DÉFAUT DE ME RÉPÉTER, lorsqu’on colle un datapad dans la mâchoire d’un garde et avant même que celui ci soit au sol, on saute sur un deuxième en le projetant contre un mur, on lui porte un coup au niveau de la gorge... Puis, pour couronner le tout, on braque une arme en disant «-Partez ou j'abats le sénateur! » Je suis peut-être ignorante, il est bien là une tentative de Paix qui a l’air d’échouer. Qu’est-ce qu’on est bête, nous Républicains, nous, Politiciens, nous appelons ça des actions "douteuses", alors que c’était plus simple à comprendre, on n’a pas su déceler que c’était là un acte du « Je suis venu en paix » ? Je suis sarcastique ?... Très bien ! J’ai peut-être vécu trop longtemps dans une grotte, que je n’arrive plus à discerner un geste violent avec un geste de paix ! Tout comme pour répondre à la jolie petite scène que vous venez de nous jouer à l’instant, moi aussi, je peux, j’aurai pu, je pourrai... un geste de ma part à mes hommes. Et ceux-ci appliquent une balle entre les deux yeux de votre colonel Olive, moutarde, poivre, sel... Et je vous dirai « Oups désolée de ce malentendu, je suis venue parler en paix ! » ... Baliverne MOFF RAINA.... Vous me demandez si je vous crois stupide, ou naïve, mais c’est vous qui me prenez pour une imbécile. ..»
                  « - D’un ! Ai-je accusé votre grand Moff ? NON. Votre plaidoirie, c’est à son procès qu’il faudrait le réserver. Un procès qui sera ouvert avec ou sans notre entretien. Je n’étais pas venu condamner le Général Valiant mais bien trouver une solution afin que celui-ci puisse avoir un procès équitable, une organisation qui pourrait satisfaire les dirigeants de nos camps respectifs. Surtout, à défaut de vous déplaire, il ne faut pas se leurrer, ce procès aura bien lieu... et avec l’incident qu’il a occasionné sur Kamino, cela ne plaide pas à sa faveur. ... En aucun moment, j'ai remis en question, comme vous dîtes, l'intégrité de votre grand Moff. Et je n'ai pas souvenir de l’avoir accusé ! Je vous exposais le rapport qu’on m’avait remis.... J’y étais ? Non ! Vous y étiez ? Non ! ... N’ai-je pas dit " Et comme je n’y étais pas, je n peux le confirmer... Je pars toujours du principe que je n’ai pas à agir sur la base d'ouï-dire, d'hypothèses ou de ragots... ". Alors avant de vous offusquer de la sorte, et si vous aviez un tantinet compris qu’il faut exposer les éléments que nous avions en notre possession pour pouvoir mener un débat, Mademoiselle Raina, vous sauriez comment fonctionne une rencontre, un pourparlers. Vous auriez pris votre susceptibilité et l’aurait mise dans votre poche avec un joli mouchoir de soie par-dessus !!!»

                  Enfermée dans cet énervement qui ne me quitte pas, je ne prends pas de gant pour exprimer mon indignation. Cette jeune femme a réussi me faire sortir de mes gongs... Maintenant, elle n’a qu’à subir. Ne dit-on pas qu’on récolte ce que l’on sème ?

                  - De deux ! Vous nous reprochez de ne pas vous avoir reçu sur le sol de Coruscant pour mener cet entretien ? Mais, votre petite scène de tout à l’heure, ni une ni deux, vous ne seriez encore vivante à vous demander comment nous allions vous « humilier » une fois de plus. C’est aussi, le fait de n’avoir pas pu venir en parler sur le sol de Coruscant qui vous offusque autant ? Si vous voulez qu’on vous traite comme nos égaux Mademoiselle Raina, apprenez à canaliser vos émotions. Car L’impérium d’après ce que je viens de voir, n’a nul besoin de la Nouvelle République pour se sentir humilié... ses représentants s’en chargent avec véhémence et ont l’air de le faire dans les règles de l’art.»

                  Telle la foudre, mon flux de parole s’abat sur la Représentante Impériale. Cette bouffée d’effervescence ne faiblit pas. Cette révolte qui s’est emparée de moi ne tarit pas.

                  « - "J'ai connaissance des faits dont on accuse le Général et Grand Moff Valiant", C’était bien là vos paroles ? Vous qui avez l’air de tout savoir avant même que j’ouvre la bouche. Vous qui aviez l’air si bien renseigné, où et quand et par qui pourriez-vous affirmer que tous du côté Républicain sont pour la condamnation du Général Valiant pour les actes qui lui sont reprochés ? Vous demandez ce que nous avons fait, NOUS AUTRES, HUMBLES REPRÉSENTANTS DU PEUPLE, nous sénateurs, à vos yeux nous n’avons Rien fait, nous nous complaisons dans le sacrifice des militaires pour nous sauver ! Si c’était le cas, Mademoiselle, MOFF RAINA, Représentante de la délégation Impériale. Je ne me serai pas amusé à me déplacer jusqu’à vous. Je me serai contenté de rester dans ma « complaisance » au sein de mon château et de savourer les bienfaits de mon « Palais doré » en envoyant les militaires se sacrifier pour mon bien-être.... »

                  Mes yeux ne quittent pas les siens... Qu’est-ce qu’elle espère ? Que je m’écrase ? Pense-t-elle que j’ai peur qu’elle me fasse danser comme les plantes de cette verrière ? Qu’elle essaie, elle ne sera pas déçue ! J’avais ouïe dire de ces prédispositions qu’ont certains, d’un regard, un geste, ils avaient ce pouvoir de vous faire valdinguer, vous, être vivant ou objet à travers une pièce, mais je n’en avais que faire. Sous prétexte que les mots ou la situation ne leur plaisent pas, un regard, une respiration et nous voilà propulser contre un mur ? Qu’est-ce qu’elle croit ? Que j’allais admettre, acquiescer ce genre de comportement parce que la demoiselle s’est sentie offusquée ? Du fin fond de mes entrailles, bouillonnant en moi telle une tempête de neige sur Hoth, ma poitrine crache toute ma colère.

                  « - Quitté ainsi ce lieu, une façon à m’imposer, par la force, votre point de vue ? Vous pensez que je n’aurais plus la possibilité de répondre, de réagir ? Et partir ainsi, c’était une façon de me dire que vous n’en attendez plus rien, ou que ... Ce que je pourrais vouloir vous dire ne vous parviendra plus ! ... Et ben, détrompez-vous ! Je n’ai pas fait tout ce chemin juste pour le plaisir d’admirer votre beau minois ou faire une « plante verte » de plus dans cette verrière. J’espère que vous les aviez bien ouvert vos «oreilles délicates », et que vous les gardez bien ouvert pour ce que j’avais à vous dire. A cet instant, vous voyez « rouge » ? Toutefois, je ne vous manque pas de respect car ce n’est pas là mon intention. Vous vous plaignez de ne pas être traité comme nos égaux, je fais mieux que ça je m’abaisse à votre niveau.»

                  Plus j’essaie de me concentrer seulement sur ma respiration en éliminant de mon esprit tout ce qui m’a mis en colère, plus cela ne fait qu’empirer. Même si mon ton est moins caustique qu’au début. Je conçois la colère comme une émotion potentiellement utile, à condition d’en faire l’usage adapté, requis. Elle ne devrait en aucun cas servir de justification à l’abandon de ses responsabilités. Tout comme, elle ne peut pas justifier la destruction, ni la menace de destruction, d’objets ou de personnes.

                  « - ... Si tous vos semblables réagissent comme Valiant ou vous-même en cet instant à vouloir détruire, casser, rentrer dans Votre impulsion violente, destructive et complètement irrationnelle. Vous faites empirer les choses pour vous-même et à votre camp, en vous abandonnant à ce genre d'impulsion. Je dirai même plus, cela vous procure du plaisir, que bien vous fasse ! Et vous osez dire que les Impériaux sont " les seuls à payer le prix de cette guerre ", Non Moff Raina, les impériaux paient le prix de leur arrogance, car ils ne savent pas refouler leur émotion destructive.»

                  Il est vrai que je ne suis pas très diplomate sur ce coup-là, mais suis-je à blâmer ? La diplomatie, dans tout sa splendeur c’est évalué la situation avant de parler ou d'agir et ainsi de déterminer la meilleure option pour ne pas paraître trop agressif ou orgueilleux. Il nous est possible d'exprimer nos opinions ou de nous faire entendre, mais avec tact. La moff Raina aurait du potasser le petit module avant de s’aventurer sur le chemin de la diplomatie. Réfléchir avant d'agir (Qu’on soit en colère ou qu’on se sente offensé, on doit prendre le temps de respirer et de réfléchir avant de faire ou de dire quoi que ce soit ) - Ne pas être dans la confrontation (il faut rester mesuré afin de ne pas paraître présomptueux ou trop agressif) - Éviter les situations qui mettent en jeu trop d'émotions (Si la conversation est déjà bien engagée et qu'elle implique des émotions ou des tensions, les efforts pour la désamorcer risquent d'être vains.). Aurais-je du suivre ces règles quand d’autre manifeste leur agressivité ? Oui, peut-être, mais, là, non je ne pouvais vraiment pas laisser passer ce genre de comportement et me laisser traiter ainsi. L’enregistreur de Two-Two qui transmet en simultanée à bord d’un de mes vaisseaux, donnera l’explication du pourquoi de ce ton acerbe de ma part. Encore un gadget bien trouvé, je ne peux l’approuver une fois de plus. Au moins, il y aura là une explication avant de me demander quelle mouche m’a piquée pour agir et interagir ainsi. Si besoin, une copie sera fournie bien volontiers. Mais, non, alors-là, vraiment non ! Et quoi encore, je suis gentille, mais faut pas pousser mémé dans les orties ! Contrairement à ce que l'on peut penser, être diplomate ne signifie pas nécessairement se taire et faire plaisir à son interlocuteur. A présent, il me faut reprendre un peu de recul et évaluer objectivement la situation. Faites abstraction de mes sentiments autant que possible. Etre diplomate vise à défendre ses idées, alors je sais que je dois être opiniâtre. J’avais un objectif lorsque j’ai répondu à cet appel pour cette entrevue. Alors je vais faire face et le maintenir jusqu’au bout, du pourquoi je suis ici. Avec fermeté, je le mènerai à bout et je maintiendrai mon point de vue.

                  « - Quel était le but de cette rencontre Mademoiselle Raina ? C’était de démontrer que l’Impérium a par deux fois tendu la main à la République et que celle-ci l’a snobé ?... C’était quoi l’objectif premier ? Donner Matière à un conflit Impérium via Nouvelle République ? Ou trouver une solution commune pour le sort futur du Général Valiant ? Car, voyez-vous, il aurait fallu peut-être me tenir informer du sujet de ce Rendez-vous.... Vous aviez voulu mettre un terme à cet entretien, sans possibilité de débat, de compromis ou même d’accord. D’après ce que vous avez dit, vous êtes venus parler « de sauver nos deux nations d'une guerre », alors que moi j’étais venu parler « de sauver la vie d’un homme », celui que vous nommez « votre Grand Moff ». Pour vous c’est un homme dont le destin peut changer le cours des événements dans la galaxie, mais qui se soucie de « Son destin » ? Sachez par avance, Moff Raina, que je vous expose que vous le vouliez l’entendre ou non, nos propositions concernant la libération de l’Ex Général Valiant. Ce qui est dit à présent sera transmis à qui de droit à l’attention des représentants du gouvernement de l’Impérium tout comme aux représentants du Gouvernement de la Nouvelle République. Le Grand Moff Valiant sera entendu par une délégation d’avocats et de juge, il devra exposer pour sa défense pour tout ce qui lui est reproché. L’Impérium a la possibilité de lui envoyer un avocat qui pourrait l’aider et travailler auprès de lui pour plaider sa cause, mais si tous sont de la même trempe que vous, prêts à tout saccager ou détruire car ce qu’ils entendent peuvent froisser leur susceptibilité. J’espère que vous avez dans vos rangs quelqu’un qui puisse correspondre à ce profil, sinon il serait préférable que celui-ci ne se présente pas sur Coruscant. Et votre Grand Moff devra défendre seul sa cause ou s’il l’accepte il pourra choisir un avocat sur les bancs des Républicains Voilà, la proposition de la Nouvelle République Fédérale...
                  Ce régime qui pour vous se condamne à s'écrouler, ce régime bâti sur le mensonge et la médiocrité à vos yeux. Ce régime que vous empressez d’accuser dès que vous comprenez un mot de travers, ce régime a décrété dans Chacune de ses institutions, qu’elle assure la liberté, l’égalité, la justice, la stabilité, et la protection pour tous les citoyens, sans qu’aucune distinction ne puisse jamais être faite. La Justice Moff Raina, et oui, cette justice que notre Régime s’octroie le pouvoir d’interpréter la loi et d’en assurer l’application par l’exercice de la faculté de trancher entre le juste et l’injuste. Ce qui est Juste, Moff Raina, c’est que l’ex Général Valiant puisse plaider sa cause. Ce qui est injuste Moff Raina, c’est que vous avez cherché à sauter sur le premier prétexte afin de l’abandonner à son sort.... »


                  Le calme, après l’orage. Quel beau silence ! Il s’installe. La tension se relâche, j’ai dit ce que j’avais à dire, mais je ne voulais pas lui laisser la part belle.

                  « -Mademoiselle l’Impérialiste, cette planète, son gouvernement ainsi que ce peuple a eu l’amabilité de mettre à notre disposition cet endroit à l’occasion de notre rencontre » Me tournant vers le gouverneur brièvement, je poursuis , les yeux posés de nouveau sur celle qui s’est présentée comme Représentante Diplomatique de l’Impérium « - Et quand on a la délicatesse, que vous aviez eu, il serait de bon goût d’accepter de régler la facture qui vous sera présentée pour les dégâts occasionnés en ce lieu. Quand on casse, on prend, on détruit le bien d’autrui Mademoiselle, il faut payer la note, honorer le remboursement. »
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