Post n°8
Auteur : Dam DOnOs
Ma main se pose sur le bras du gouverneur en signe d'apaisement, tapote légèrement deux petits coups répétés et légers comme pour lui dire "Rassurez-vous ! Ce n'est qu'à vos yeux que j'ai l'air perdu."Brève est l'action ! À peine perceptible par l'œil du gouverneur, d'un mouvement de tête, mon signal est donné au chef de la garde royale, celui-ci réagit aussitôt. La grande masse poilue émet son rugissement volumineux, puis coordonnant gestuel et son de voix, mélange de feulements de grognements répétés, il informe ses partenaires. C'est ainsi qu'il ordonne à son peloton de Wookie de se mettre en marche. Tout s'enchaîne. En même temps, je me lève d'un bond. J'emboîte les pas de mes "Hommes". De ma démarche vive et assurée, je traverse cette verrière qui ressemble, à présent, à un champ dévasté après tempête. À bout de souffle, le gouverneur essaie tant bien que mal de tenir la cadence. Je peux entendre le bruit émis par cet essoufflement et sa présence se fait sentir dès lors que sa respiration haletante frôle l’arrière de ma tête.- STOOOOOOOOOOOOP ! ! ! !Traduisant en un mot mon état d’esprit, ce cri est émis par un volume sonore sans précédent, résonne tel un tonnerre au soir d'orage. Entre les murs, l'intensité du son traverse la galerie, fendant ainsi l'air par sa puissance et son autorité pour atteindre le groupe qui se tient au bout du couloir.La « bande » fait halte aussitôt. Des soldats, armes aux points, leur font face, des forces armées composées d'hommes de sécurité de Bogden ainsi que des membres de la Milice de Dantooine.« - Ils.... Ils ... Ils ont... ont tout saccagé ! » Essaie de hurler le gouverneur en s’efforçant de reprendre une respiration normale. Entrecoupée de râle, en gesticulant des bras, il tente autant bien que mal de poursuivre : « - Tout... Tout... Ils ont marché sur mes plates-bandes... Une apocalypsssseeee!!! .... »Le doigt de son dirigeant dressé dans sa direction, le chef de l’escouade pointe soudain son arme sur la poitrine de l'individu en tenue vert olive. Ses lèvres articulent des mots. Je n’entends pas ce qu’ils disent mais laissent à penser, un « - Pas un geste ! On ne bouge plus ! » Aussitôt, ses hommes font de même, blasters braqués vers la dirigeante de Brenthaal IV et ses six stromtroopers afin de les tenir en respect. Sans possibilité, aucune, qu’une action soit tentée. Ils les délestent de leur artillerie. « - Maintenant, demi-tour ! Et on avance ! » J’en déduits ce qui est ordonné au vue de l’action aussitôt faite. Rejoints par mes Wookies, Milices, et renfort du service de sécurité forment un nouvel escadron de sécurité et de protection. Sans avoir fait un pas au-delà d’où je me suis arrêtée lorsque j'ai porté le son de ma voix, je regarde la scène sans osciller d'un œil.Interloqué du scénario qui se déroule sur sa planète, le Gouverneur reste, là, éberlué, la bouche ouverte. Tentant de sortir une phrase cohérente, il balbutie des : "- .... Mais ! Catastrophique, je vous dis ! ... Catastrophique !!!"Passant sa main sur le haut de son front, je l'entends de nouveau, il marmonne entre ses dents. "- Quelle affaire ! Quelle affaire ! " Trop de ressentiment, de rage, de fureur joue en moi pour que je prête attention à ce qu’il dit. J’ai le sang qui boue en gardant les yeux rivés sur ceux qui cheminent dans notre direction. « - Nous ne savons pas quand, ni sous quelle forme une catastrophe peut nous frapper. N’est-ce pas, Majesté ?... » Je ne relève pas. Ce coup de sang me tape à la tête et ne laisse peu de place à des pensées rationnelles. Je me rends simplement compte que ce qui devait être une hypothèse virtuelle est passé à une réalité visuelle Mon attention reste figée sur le groupe qui revient sur ses pas, escorté par ces hommes armes aux poings. Kell, continue de parler, je ne l’écoute qu’à moitié. Occupée à réguler cette colère qui fuse en moi. Pourtant j’aurai bien aimé lui répondre, lui apporter plus d’importance. Je suis dans l’incapacité d’enlever mon regard du groupe impérial escorté par le peloton. Ils remontent aux pas. La moitié du corridor atteinte, ils se rapprochent. Lorsque l'escadron arrive à notre hauteur. Faisant mine de reprendre le contrôle, le dignitaire de Bogden de nouveau dans son rôle de dirigeant rétorque avec simplicité, presque avec détachement.« - Vous voyez, Majesté, la sécurité sur Brogden n'est pas à déplorer. Le carnage a été évité de justesse. Pour survivre à n'importe quelle catastrophe, il faut absolument être préparé et informé en conséquence, n’est-ce pas ? » J’ai l’impression qu’il se répète, qu’il passe en boucle ses propres paroles.« - Votre Majesté ! Gouverneur ! Tout est sous contrôle. Nous maîtrisons la situation ! » Fait le Chef de l’escouade.« Maîtriser », c’est bien ce que je dois faire, me maîtriser... Mais mes yeux restent fixés sur la brunette et il est de plus en plus difficile pour ma part de m’y soumettre.« -Les dispositions avaient été effectuées en amont Gouverneur... Votre Altesse. ... Un contrôle des systèmes de sécurité, mis en place, avec l’accord de nos agents de défense et la collaboration de la Milice de Dantooine nous a permis d’éviter efficacement le moindre débordement, Gouverneur... Tout comme, maîtriser une éventuelle situation des plus critiques. .. » Poursuit-il.« - Je ne suis pas mécontent de cette organisation...Pas mécontent du tout ! » Siffle le gouverneur entre ses dents. « Une situation dangereuse qui s’aggrave, la voilà, maîtrisée de justesse !... Pour survivre à n'importe quelle catastrophe, il faut absolument être préparé et informé en conséquence, n’est-ce pas. ? ... N’est-ce pas Dam DOnOs ? »Effleurant le bras de ce brave homme debout à mes côtés, je peux ressentir quelques tremblements et instinctivement je ne retire pas ma main, mais je presse au contraire mes doigts sur son avant-bras. Mon esprit reste encore en éveil, cela me rassure. Tout ce que j’arrive à me dire c’est que le travail effectué par cette équipe chargée de ma protection, dont je ne me suis jamais préoccupé, a le mérite d’exister. Ce qui m’a été imposé jadis, car il est vrai ce que j'ai accepté, bon gré mal gré, suite à l’épisode de la rencontre avec Mel Tinor, a, heureusement pour moi, grandement son utilité aujourd'hui. Une mise en place d'une organisation sécuritaire lors de mes déglacements qui était là l’unique condition du roi de Dantooine, si je persistais à courir la Galaxie, pour entrevues, entretiens ou pourparlers, me démontre à l’instant présent le bien-fondé de son existence. Aller sur un lieu de rencontre sans prendre en compte des risques, même s'il s'agit d'une rencontre diplomatique relève de l'inconscience complète. Avoir confiance part d'une bonne intention, ce dont il faut se méfier c'est du mal se trouvant en chaque homme.Cela pourrait me rassurer, Mais rien ne peut calmer ce bouillonnement qui se manifeste au plus profond de mes tripes. Cela suffit-il pour me soulager un peu et digérer les faits ? Non ! Le déroulement de ces instants ne suffit pas pour calmer ce que je ressens après cette « belle » scène que venait de me jouer, cette, cette... Arf !! ...Dire que ces paroles, tout comme son action me laissent un goût amer ? Ce n’est pas le terme exact... Dire que je suis déçue de son attitude ? ...Non plus ! ... Cela m’a « fâché » ? Je me sens vexée. Enragée !Je me focalise sur ce qui me met dans cet état. Plus rien d'autre ne compte. Je sens les yeux de mes « compagnons de voyage » posés sur moi. Ils connaissent mon regard assassin, imaginent mon grincement de dents. Ils savent que je n’ai pas perdu mon objectivité et que je n’amplifie pas des faits anodins pour accréditer ma thèse. La colère, peut être un vrai handicap quand on se sent impuissant face à elle et que nos émotions prennent trop le dessus. Mais je ne refoule rien, bien au contraire. Oh, non ! Ils entendent mon ton de voix tranchant, avec hargne, je traduis mon indignation. « - Je commence en avoir assez de ce genre de comportement. Ce genre d'impolitesse. Vous pouvez, si le cœur vous en dit poser votre regard aussi noir que la belle robe que vous portez sur moi, mais vous allez ouvrir vos écoutilles et vous allez maintenant, écouter ce que j'ai à dire. Alors, soit vous posez votre petit postérieur sur ce siège. Sirotez ce jus ! Dégustez tous les mets qui pourront vous tenter ou alors nous allons poursuivre dans ce couloir, mais vous écouterez, et sans broncher.... » A l’intérieur de la salle, quelques serviteurs, hommes et femmes de Brodgen avaient déjà commencé de remettre un semblant d’ordre au milieu de ce désastre, s’attelant afin de remettre, tant soit peu, de l’ordre, redonnant un semblant de « rangement » dans cette pauvre verrière. Quelques Droïdes aspirateurs récupèrent sur le sol les différents débris, terre, plante et morceau de verres. Je détourne la tête, fulminant de plus belle. «- J'en ai plus qu'assez des gens qui ne sont même pas capable d’attendre la fin d’une rencontre, plus qu’assez de ceux sous prétexte que ce qu’ils entendent, écorche leurs oreilles à tel point qu’ils deviennent sensible et agissent tels des enfants gâtés ! Vous pouvez me lancer votre regard noir. Vous êtes « Furieuse » ? Je suis encore plus que vous ! ... ... Certes qu’il m’arrive d’être maladroite dans mes formulations, mais il y a une chose que je ne peux supporter c’est l’insolence, ce genre de comportement puéril.... Cet homme est venu sans arme sur un monde républicain pour discuter de la paix, vous dîtes ? Et agresser deux gardes, c’est la marque de sa bonne foi ?... A DÉFAUT DE ME RÉPÉTER, lorsqu’on colle un datapad dans la mâchoire d’un garde et avant même que celui ci soit au sol, on saute sur un deuxième en le projetant contre un mur, on lui porte un coup au niveau de la gorge... Puis, pour couronner le tout, on braque une arme en disant «-Partez ou j'abats le sénateur! » Je suis peut-être ignorante, il est bien là une tentative de Paix qui a l’air d’échouer. Qu’est-ce qu’on est bête, nous Républicains, nous, Politiciens, nous appelons ça des actions "douteuses", alors que c’était plus simple à comprendre, on n’a pas su déceler que c’était là un acte du « Je suis venu en paix » ? Je suis sarcastique ?... Très bien ! J’ai peut-être vécu trop longtemps dans une grotte, que je n’arrive plus à discerner un geste violent avec un geste de paix ! Tout comme pour répondre à la jolie petite scène que vous venez de nous jouer à l’instant, moi aussi, je peux, j’aurai pu, je pourrai... un geste de ma part à mes hommes. Et ceux-ci appliquent une balle entre les deux yeux de votre colonel Olive, moutarde, poivre, sel... Et je vous dirai « Oups désolée de ce malentendu, je suis venue parler en paix ! » ... Baliverne MOFF RAINA.... Vous me demandez si je vous crois stupide, ou naïve, mais c’est vous qui me prenez pour une imbécile. ..» « - D’un ! Ai-je accusé votre grand Moff ? NON. Votre plaidoirie, c’est à son procès qu’il faudrait le réserver. Un procès qui sera ouvert avec ou sans notre entretien. Je n’étais pas venu condamner le Général Valiant mais bien trouver une solution afin que celui-ci puisse avoir un procès équitable, une organisation qui pourrait satisfaire les dirigeants de nos camps respectifs. Surtout, à défaut de vous déplaire, il ne faut pas se leurrer, ce procès aura bien lieu... et avec l’incident qu’il a occasionné sur Kamino, cela ne plaide pas à sa faveur. ... En aucun moment, j'ai remis en question, comme vous dîtes, l'intégrité de votre grand Moff. Et je n'ai pas souvenir de l’avoir accusé ! Je vous exposais le rapport qu’on m’avait remis.... J’y étais ? Non ! Vous y étiez ? Non ! ... N’ai-je pas dit " Et comme je n’y étais pas, je n peux le confirmer... Je pars toujours du principe que je n’ai pas à agir sur la base d'ouï-dire, d'hypothèses ou de ragots... ". Alors avant de vous offusquer de la sorte, et si vous aviez un tantinet compris qu’il faut exposer les éléments que nous avions en notre possession pour pouvoir mener un débat, Mademoiselle Raina, vous sauriez comment fonctionne une rencontre, un pourparlers. Vous auriez pris votre susceptibilité et l’aurait mise dans votre poche avec un joli mouchoir de soie par-dessus !!!»Enfermée dans cet énervement qui ne me quitte pas, je ne prends pas de gant pour exprimer mon indignation. Cette jeune femme a réussi me faire sortir de mes gongs... Maintenant, elle n’a qu’à subir. Ne dit-on pas qu’on récolte ce que l’on sème ? - De deux ! Vous nous reprochez de ne pas vous avoir reçu sur le sol de Coruscant pour mener cet entretien ? Mais, votre petite scène de tout à l’heure, ni une ni deux, vous ne seriez encore vivante à vous demander comment nous allions vous « humilier » une fois de plus. C’est aussi, le fait de n’avoir pas pu venir en parler sur le sol de Coruscant qui vous offusque autant ? Si vous voulez qu’on vous traite comme nos égaux Mademoiselle Raina, apprenez à canaliser vos émotions. Car L’impérium d’après ce que je viens de voir, n’a nul besoin de la Nouvelle République pour se sentir humilié... ses représentants s’en chargent avec véhémence et ont l’air de le faire dans les règles de l’art.»Telle la foudre, mon flux de parole s’abat sur la Représentante Impériale. Cette bouffée d’effervescence ne faiblit pas. Cette révolte qui s’est emparée de moi ne tarit pas. « - "J'ai connaissance des faits dont on accuse le Général et Grand Moff Valiant", C’était bien là vos paroles ? Vous qui avez l’air de tout savoir avant même que j’ouvre la bouche. Vous qui aviez l’air si bien renseigné, où et quand et par qui pourriez-vous affirmer que tous du côté Républicain sont pour la condamnation du Général Valiant pour les actes qui lui sont reprochés ? Vous demandez ce que nous avons fait, NOUS AUTRES, HUMBLES REPRÉSENTANTS DU PEUPLE, nous sénateurs, à vos yeux nous n’avons Rien fait, nous nous complaisons dans le sacrifice des militaires pour nous sauver ! Si c’était le cas, Mademoiselle, MOFF RAINA, Représentante de la délégation Impériale. Je ne me serai pas amusé à me déplacer jusqu’à vous. Je me serai contenté de rester dans ma « complaisance » au sein de mon château et de savourer les bienfaits de mon « Palais doré » en envoyant les militaires se sacrifier pour mon bien-être.... »Mes yeux ne quittent pas les siens... Qu’est-ce qu’elle espère ? Que je m’écrase ? Pense-t-elle que j’ai peur qu’elle me fasse danser comme les plantes de cette verrière ? Qu’elle essaie, elle ne sera pas déçue ! J’avais ouïe dire de ces prédispositions qu’ont certains, d’un regard, un geste, ils avaient ce pouvoir de vous faire valdinguer, vous, être vivant ou objet à travers une pièce, mais je n’en avais que faire. Sous prétexte que les mots ou la situation ne leur plaisent pas, un regard, une respiration et nous voilà propulser contre un mur ? Qu’est-ce qu’elle croit ? Que j’allais admettre, acquiescer ce genre de comportement parce que la demoiselle s’est sentie offusquée ? Du fin fond de mes entrailles, bouillonnant en moi telle une tempête de neige sur Hoth, ma poitrine crache toute ma colère. « - Quitté ainsi ce lieu, une façon à m’imposer, par la force, votre point de vue ? Vous pensez que je n’aurais plus la possibilité de répondre, de réagir ? Et partir ainsi, c’était une façon de me dire que vous n’en attendez plus rien, ou que ... Ce que je pourrais vouloir vous dire ne vous parviendra plus ! ... Et ben, détrompez-vous ! Je n’ai pas fait tout ce chemin juste pour le plaisir d’admirer votre beau minois ou faire une « plante verte » de plus dans cette verrière. J’espère que vous les aviez bien ouvert vos «oreilles délicates », et que vous les gardez bien ouvert pour ce que j’avais à vous dire. A cet instant, vous voyez « rouge » ? Toutefois, je ne vous manque pas de respect car ce n’est pas là mon intention. Vous vous plaignez de ne pas être traité comme nos égaux, je fais mieux que ça je m’abaisse à votre niveau.» Plus j’essaie de me concentrer seulement sur ma respiration en éliminant de mon esprit tout ce qui m’a mis en colère, plus cela ne fait qu’empirer. Même si mon ton est moins caustique qu’au début. Je conçois la colère comme une émotion potentiellement utile, à condition d’en faire l’usage adapté, requis. Elle ne devrait en aucun cas servir de justification à l’abandon de ses responsabilités. Tout comme, elle ne peut pas justifier la destruction, ni la menace de destruction, d’objets ou de personnes. « - ... Si tous vos semblables réagissent comme Valiant ou vous-même en cet instant à vouloir détruire, casser, rentrer dans Votre impulsion violente, destructive et complètement irrationnelle. Vous faites empirer les choses pour vous-même et à votre camp, en vous abandonnant à ce genre d'impulsion. Je dirai même plus, cela vous procure du plaisir, que bien vous fasse ! Et vous osez dire que les Impériaux sont " les seuls à payer le prix de cette guerre ", Non Moff Raina, les impériaux paient le prix de leur arrogance, car ils ne savent pas refouler leur émotion destructive.»Il est vrai que je ne suis pas très diplomate sur ce coup-là, mais suis-je à blâmer ? La diplomatie, dans tout sa splendeur c’est évalué la situation avant de parler ou d'agir et ainsi de déterminer la meilleure option pour ne pas paraître trop agressif ou orgueilleux. Il nous est possible d'exprimer nos opinions ou de nous faire entendre, mais avec tact. La moff Raina aurait du potasser le petit module avant de s’aventurer sur le chemin de la diplomatie. Réfléchir avant d'agir (Qu’on soit en colère ou qu’on se sente offensé, on doit prendre le temps de respirer et de réfléchir avant de faire ou de dire quoi que ce soit ) - Ne pas être dans la confrontation (il faut rester mesuré afin de ne pas paraître présomptueux ou trop agressif) - Éviter les situations qui mettent en jeu trop d'émotions (Si la conversation est déjà bien engagée et qu'elle implique des émotions ou des tensions, les efforts pour la désamorcer risquent d'être vains.). Aurais-je du suivre ces règles quand d’autre manifeste leur agressivité ? Oui, peut-être, mais, là, non je ne pouvais vraiment pas laisser passer ce genre de comportement et me laisser traiter ainsi. L’enregistreur de Two-Two qui transmet en simultanée à bord d’un de mes vaisseaux, donnera l’explication du pourquoi de ce ton acerbe de ma part. Encore un gadget bien trouvé, je ne peux l’approuver une fois de plus. Au moins, il y aura là une explication avant de me demander quelle mouche m’a piquée pour agir et interagir ainsi. Si besoin, une copie sera fournie bien volontiers. Mais, non, alors-là, vraiment non ! Et quoi encore, je suis gentille, mais faut pas pousser mémé dans les orties ! Contrairement à ce que l'on peut penser, être diplomate ne signifie pas nécessairement se taire et faire plaisir à son interlocuteur. A présent, il me faut reprendre un peu de recul et évaluer objectivement la situation. Faites abstraction de mes sentiments autant que possible. Etre diplomate vise à défendre ses idées, alors je sais que je dois être opiniâtre. J’avais un objectif lorsque j’ai répondu à cet appel pour cette entrevue. Alors je vais faire face et le maintenir jusqu’au bout, du pourquoi je suis ici. Avec fermeté, je le mènerai à bout et je maintiendrai mon point de vue. « - Quel était le but de cette rencontre Mademoiselle Raina ? C’était de démontrer que l’Impérium a par deux fois tendu la main à la République et que celle-ci l’a snobé ?... C’était quoi l’objectif premier ? Donner Matière à un conflit Impérium via Nouvelle République ? Ou trouver une solution commune pour le sort futur du Général Valiant ? Car, voyez-vous, il aurait fallu peut-être me tenir informer du sujet de ce Rendez-vous.... Vous aviez voulu mettre un terme à cet entretien, sans possibilité de débat, de compromis ou même d’accord. D’après ce que vous avez dit, vous êtes venus parler « de sauver nos deux nations d'une guerre », alors que moi j’étais venu parler « de sauver la vie d’un homme », celui que vous nommez « votre Grand Moff ». Pour vous c’est un homme dont le destin peut changer le cours des événements dans la galaxie, mais qui se soucie de « Son destin » ? Sachez par avance, Moff Raina, que je vous expose que vous le vouliez l’entendre ou non, nos propositions concernant la libération de l’Ex Général Valiant. Ce qui est dit à présent sera transmis à qui de droit à l’attention des représentants du gouvernement de l’Impérium tout comme aux représentants du Gouvernement de la Nouvelle République. Le Grand Moff Valiant sera entendu par une délégation d’avocats et de juge, il devra exposer pour sa défense pour tout ce qui lui est reproché. L’Impérium a la possibilité de lui envoyer un avocat qui pourrait l’aider et travailler auprès de lui pour plaider sa cause, mais si tous sont de la même trempe que vous, prêts à tout saccager ou détruire car ce qu’ils entendent peuvent froisser leur susceptibilité. J’espère que vous avez dans vos rangs quelqu’un qui puisse correspondre à ce profil, sinon il serait préférable que celui-ci ne se présente pas sur Coruscant. Et votre Grand Moff devra défendre seul sa cause ou s’il l’accepte il pourra choisir un avocat sur les bancs des Républicains Voilà, la proposition de la Nouvelle République Fédérale...Ce régime qui pour vous se condamne à s'écrouler, ce régime bâti sur le mensonge et la médiocrité à vos yeux. Ce régime que vous empressez d’accuser dès que vous comprenez un mot de travers, ce régime a décrété dans Chacune de ses institutions, qu’elle assure la liberté, l’égalité, la justice, la stabilité, et la protection pour tous les citoyens, sans qu’aucune distinction ne puisse jamais être faite. La Justice Moff Raina, et oui, cette justice que notre Régime s’octroie le pouvoir d’interpréter la loi et d’en assurer l’application par l’exercice de la faculté de trancher entre le juste et l’injuste. Ce qui est Juste, Moff Raina, c’est que l’ex Général Valiant puisse plaider sa cause. Ce qui est injuste Moff Raina, c’est que vous avez cherché à sauter sur le premier prétexte afin de l’abandonner à son sort.... »Le calme, après l’orage. Quel beau silence ! Il s’installe. La tension se relâche, j’ai dit ce que j’avais à dire, mais je ne voulais pas lui laisser la part belle. « -Mademoiselle l’Impérialiste, cette planète, son gouvernement ainsi que ce peuple a eu l’amabilité de mettre à notre disposition cet endroit à l’occasion de notre rencontre » Me tournant vers le gouverneur brièvement, je poursuis , les yeux posés de nouveau sur celle qui s’est présentée comme Représentante Diplomatique de l’Impérium « - Et quand on a la délicatesse, que vous aviez eu, il serait de bon goût d’accepter de régler la facture qui vous sera présentée pour les dégâts occasionnés en ce lieu. Quand on casse, on prend, on détruit le bien d’autrui Mademoiselle, il faut payer la note, honorer le remboursement. »