Renouveau d'un paria
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Post n°42
Auteur : TericaraxSur le pont principal, Laïa était en train de distribuer les ordres. D'un ordre, d'un geste, elle coordonnait les troupes, s'entretenant simultanément avec les autres capitaines. Le Destroyer ennemi avait envoyé un message, depuis les canons des Providence s'étaient fait silencieux.
Ce n'était pas tant par égard envers sa demande de clémence que parce que les troupes déployées s'étaient toutes massées autour de celui-ci ; une escorte noire et dense qu'on ne voulait pas abîmer par des tirs amis .
C'était Laïa qui avait reçu le message de détresse. Elle également qui, en faisant autant d'efforts que possible pour demeurer calme, suivant l'exemple de son ami et supérieur Wanhauer, n'avait accepté le cessez-le-feu qu'à la condition que les prétendus impériaux abaissent leurs boucliers et se préparent à une inspection, en guise de bonne foi. Elle n'était pas dupe ; si d'un mensonge effronté il s'agissait, le Destroyer tentait sans doute de gagner du temps. Si la réponse ne s'était pas faite attendre, le cessez-le-feu, lui, avait pris plus de temps à s'effectuer.
C'était le temps nécessaire pour que les capitaines Storm, Hillsing et Hart parviennent à encercler le Destroyer Impérial de leurs propres bâtiments, les Providence élancés et surarmés de la Confédération.
Sitôt l'ennemi gardé en bonne compagnie et ses angles primaires de fuite restreints, on avait alors consenti à stopper les bombardements. Pire encore pour l'invité ; un vaisseau de classe Lucrehulk, communément nommé « combat droïde » s'était joint à la réception et avait apporté pour ce buffet d'acier plus de cinq cent chasseurs Vautour. Le reste de ses cohortes, soit un bon millier des droïdes, avait été gardé en réserve en cas de déploiement offensif.
Il n'avait pas été très généreux, mais c'était compréhensible ; les Providence s'occupaient déjà du plat principal, lui ne serait là que si on avait besoin d'un second service.
Consciente que le destroyer pseudo impérial n'agissait peut-être pas seul, Laïa avait pris soin de ne pas brouiller ses communications ; qu'il invite plus de monde au festin séparatiste s'il le pouvait.
Le grand Lucrehulk déchargeait à présent de ses hangars circulaires et immenses, des vaisseaux rectangulaires et lents ; des barges de transport CC-9979, chargées d'amener les troupes et les véhicules confédérés au sol.
Ces barges étaient bien moins vives que les Vautour, dont les ailes effilées tranchaient le vide comme une lame de l'eau. Une partie de cette nuée sinistre se sépara de sa trajectoire initiale – l'atmosphère de Korriban – et prit la direction du grand vaisseau impérial.
- Destroyer Médusa de l'Empire, préparez vous au débarquement de l'équipe d'inspection.
Laïa n'était pas stupide ; elle savait que si elle avait envoyé les barges de débarquement sans protection, celles-ci auraient été aisément réduites en charpie. Plusieurs Vautour formaient une escorte suffisante autour des appareils plus fragiles et lents ; ils avaient été mobilisés, eux et leurs canons menaçants, pour être un bouclier mécanique prêt à défendre les troupes qu'on envoyait vers le vaisseau pseudo-impérial. Ce n'étaient pas moins de six barges qu'on avait ainsi envoyées dans la gueule du loup. Autour, les centaines de Vautour bourdonnaient furieusement, prêts à livrer la guerre jusqu'à la moindre parcelle d'acier qui composait le titanesque Destroyer. Ils étaient ridiculement insignifiants, des insectes face à un énorme léviathan ; ils étaient plus petits même que les tourelles de leur ennemi avec lesquelles ils flirtaient pourtant sans la moindre hésitation. Si minuscules furent-elles, ces fourmis étaient d'acier, et elles crachaient un feu mortel qui était pour toute écaille un fléau. Les légions de droïdes auraient pu à n'importe quel instant mettre à mort le mastodonte spatial. Cela, le capitaine à son bord le savait probablement.
Les troupes avaient un but simple : sitôt débarquées, la majorité des droïdekas et des B1 (on avait gardé les B2 pour le débarquement au sol et en réserve) iraient sur deux fronts ; si les seconds allaient fermement mais sans violence amener l'équipage entier au pont principal (afin qu'on puisse interroger tous les hommes à bord du Médusa), les premiers devaient se rendre au niveau de l'hyperdrive. Leur tâche était très simple : le détruire sans autre forme de procès.
Puisque les B1 devaient expulser l'équipage de ces quartiers également, on éviterait les victimes, et on empêcherait définitivement ce croiseur de s'échapper. En massant l'équipage vers le pont principal, on ôtait également des tourelles tous les artilleurs. Ceci, par simple précaution bien entendu. Les barges, sitôt leur butin déposé, ne s'attardaient pas ; elles s'en allaient ensuite vers les Providence pour aider leur propre débarquement, aussi long fut-il.
Chaque barge amenait quatorze transports multi troupes, ces tanks blindés couleur cuivre, qui débarquaient ensuite plus d'une centaine de droïdes chacun (à l'exception de deux d'entre eux, qui débarquèrent vingt droïdekas chacun, stockés avec plus de soin que les vulgaires B1 pour de bien évidentes raisons).
Ainsi, c'étaient huit mille deux cents et trois B1 qui étaient déployés dans les hangars du destroyer (il était évident pour Laïa de n'avoir pas envoyées les barques sur un seul hangar mais plusieurs ; pour permettre un déploiement plus rapide, compte tenu de l'espace limité, mais aussi avancer plus rapidement depuis plusieurs points dans le croiseur).
Avec les petits soldats d'acier, trente neuf droïdekas exactement étaient mobilisés. Il fallait espérer que personne dans l'équipage du Médusa ne fasse de vague. Sans quoi, les troupes séparatistes actuellement dociles et tranquilles organiseraient un bien joyeux massacre.
L'hologramme face à Wanhauer resta silencieux quelques secondes. C'était une femme à la mine fermée, contrariée par la situation actuelle.
- Korriban, attaquée...Êtes vous certain de ce que vous affirmez, capitaine ?
- Nous avons un croiseur cuirassé de type Imperial Destroyer en visuel, commandante Delia, en orbite haute de Korriban. Aucune réponse de la part des colons à nos messages pour le moment.
- Le Destroyer a détruit la colonie ?
- La colonie a bien été piégée. Plusieurs des troupes au sol ont été prises dans des mines. Ce n'étaient que des droïdes, donc les pertes sont négligeables, mais cela indique que la colonie n'a pas été la cible d'un bombardement. Il s'agissait d'un débarquement. Lorsque nous avons émergé et entamé un premier barrage pour empêcher le destroyer – prénommé « Le Médusa » - de battre en retraite, il a immédiatement déposé les armes et indiqué qu'il était d'affiliation impériale.
- Ne soyez pas ridicule. L'Impérium n'irait pas s'aventurer dans nos terres sans nous contacter avant. Les impériaux savent très bien l'état d'urgence où nous sommes. Ils savent que la Confédération ne réagit jamais avec légèreté, ils en ont fait les frais sur Cathar.
- Ceci tend à prouver que ce vaisseau n'est effectivement pas impérial. Que vous ont dit les Sith capturés sur Muunilinst ?
- Peu de choses pour le moment.
- Commandante Délia, je pense qu'il faut chercher les planètes proches de Korriban. Ce Destroyer n'a pas pu arriver de nulle part. Il n'est pas impérial, de ceci nous pouvons être quasiment certains.
- La République n'essaierait pas non plus quelque chose de cette façon. Korriban n'a aucun intérêt stratégique. Et si elle voulait faire naître la rumeur que l'Impérium attaque des terres séparatistes, il aurait fallu un lieu avec plus de témoins pour faire se répandre la nouvelle.
- Mais nous sommes déjà en guerre avec un ordre.
- Les Sith, dit froidement Délia. Oui, c'est une possibilité. Est-ce pour cela que vous voulez chercher en périphérie de Korriban ?
- Les attentats étaient tous sur des mondes de la bordure extérieure. Ils avaient peut-être des bases arrières proches de ces planètes.
- Et c'est pour cela que vous désirez chercher autour de Korriban. Soit, cela semble pertinent, capitaine Wanhauer. Je transmets toutes vos demandes immédiatement à l'Etat-Major.
Elle se pencha pour interrompre la communication, mais le Muun n'en avait pas fini avec elle. Il l'interrompit prestement :
- Commandante Délia, quid du destroyer impérial ?
La femme se figea. Sa main était quasiment au niveau de l'hologramme, prête à appuyer sur un bouton (sans doute adjacent à la caméra de capture) pour cesser la discussion. Son image tremblota quelques secondes, agressée par une vague de parasites blancs.
- Cette imposture ? Demanda-t-elle.
- Nous pourrions sans doute en apprendre plus sur toute cette situation, commandante, si nous interrogeons ces hommes.
La femme se redressa, époussetant son uniforme.
- Ou bien ce sont des pirates et ils n'auront jamais risqué un mensonge aussi effronté en sachant que c'est l'exécution qui les attend, ou bien ce sont des Sith comme vous semblez le croire et vous n'apprendrez rien de ces fanatiques écervelés en les interrogeant, ou bien l'Impérium nous cache quelque chose. Vous ne posez pas les bonnes questions, capitaine. Il ne faut pas se demander ce que vous ferez de ce vaisseau, car la réponse est évidente. Vous devez vous demander ce que vous ferez des hommes à son bord. Qui aura le malheur de survivre pour finir dans nos prisons ? Qui sera béni d'une mort rapide ? Nous sommes des loups, capitaine, et eux sont nos proies. Vous ne devez pas demander ce que nous ferons des os à la fin du festin. Choisissez plutôt qui finira entre vos crocs et qui vous conserverez pour votre prochain repas. Nous avons déjà eu des dommages collatéraux en voulant capturer des Sith, capitaine.
Wanhauer ne sut quoi répondre à cela.
- Commandante...
- Bonne chasse capitaine, l'interrompit son interlocutrice. Veillez à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Puis elle coupa là la communication et son hologramme disparut. Wanhauer resta silencieux. Il secoua la tête ; des loups ? Les troupes de Laïa devaient sans doute déjà être en train de regrouper l'équipage comme du bétail. Il devait parler à sa seconde rapidement. Il quitta ses quartiers, où il s'était entretenu avec la commandante Délia, pour rejoindre le pont d'un pas vif.
***
Froides sont les grottes sous la surface du monde. Plus froides encore celles où le sang a été versé et où la mort est la seule compagnie à nos côtés. Cette réalité n'échappait à personne dans le groupe de Korra. Si aveuglés d'une joyeuse violence peu avant, les tensions retombaient maintenant que les combats étaient passés. Après l'exaltation et la gloire du sang venaient l'enterrement puis le deuil de la raison. La salle où ils étaient entrés était exiguë et non éclairée ; ce n'était peut être qu'un ancien vestibule ou un lieu qu'on avait depuis longtemps pillé, car elle n'avait pour seule richesse que la pierre qui composait son plafond et ses murs et son sol ; et sans valeur aucune le sable qui couvrait le parterre, et sans valeur non plus les toiles tissées dans ses angles par des araignées depuis longtemps emportées par le temps. Et si dénudée fut-elle, la salle empestait également terriblement, de mille cadavres décomposés qui venaient peut-être même de plus profond encore, et dont les effluves funestes et morbides remontaient ici en un signe annonciateur de la fatalité qui attendait le groupe s'il poursuivait, un avertissement aux voyageurs, une ultime supplication. « Faites demi-tour, ou vous rejoindrez la Puanteur ». Mais, plus important pour ceux qui tentaient de fuir : il y avait une porte, oui, une unique ouverture dans cette pièce en exceptant l'entrée.
« Clic »
Quelqu'un venait de marcher sur quelque chose. Des mécanismes s'activèrent dans les murs, de lourdes roues dentées prêtes à révéler un piège mortel sur les victimes inconscientes. Alors soudain du plafond tombèrent...
Des gouttes.
C'étaient des gouttes fines, une pluie en réalité, innocente. Mais comme la puanteur, cette eau inattendue était nauséabonde ; croupie peut-être depuis des siècles, elle était gluante, peut-être imprégnée de millénaires de sang. C'était peut-être un mécanisme prévu pour combattre des feux subites qu'on avait par mégarde activé ?
Les deux premiers membres du groupe passèrent la porte au son des roues de pierre engrainant, guère plus inquiétés. Les rouages cessèrent de tourner. Brusquement, les deux portes, d'entrée comme de sortie tombèrent comme des guillotines. Avec celles-ci, le piège était enfin fermé sur sa victime. Des murs proches de chacune des portes jaillirent des petits tubes ; on fit un vif pas en arrière, mais ils ne tiraient pas des flèches au virulent poison, non.
Les tubes libérèrent des nappes de feu, qui jaillirent en hurlant. Alors, les mares formées au sol par la bruine visqueuse s'embrasèrent avec un ronflement obscène ; ce n'était pas de l'eau croupie mais de l'huile. -
Post n°43
Auteur : Dark ObliviusLa scène était plutôt intéressante. L'immense Destroyer de manufacture impérial trônant fièrement en orbite de la planète de sable. Mais le contraste avec la flotte séparatiste était plus ou moins saisissant. La future tombe de métal encerclé de toute part par les terribles Destroyer Providence.
Tandis que le capitaine observait les mouvements de troupe des Séparatistes, au sol les choses n'étaient pas au beau fixe. La situation du nouvel Ordre Noir était bien plus que délicate. Une mission certainement trop dangereuse pour le peu de moyen mit à disposition. Une mission qui allait peut-être sonné le glas prématuré d'un ordre naissant. Le conseil obscur n'allait certainement pas apprécier, mais le plus important était bel et bien la pièce récupérée. Une pièce qui valait largement un Destroyer, voir même une flotte entière. La galaxie avait pensée à tort que la dernière relique Sith majeure fut détruit lors de la terrible bataille de la Forge. Mais en réalité à travers cette immense galaxie, le nombre d'artefact tous aussi puissant les uns que les autres pullules. Mais de mémoire d'être vivant, jamais une telle arme ne fut utilisé depuis les grandes guerres entre les Sith et l'ancienne République allié des Jedi.
Donc l'équilibre des forces étaient peut-être en faveur des Séparatistes. Mais le jour viendra où les légions Obscur auront assez de puissant pour défier les plus grands gouvernements. Mais pour cela, il fallait que ce cristal quitte cet endroit maudit. Et ça le Capitaine Jo le savait.
- Les machines vont essayer de saboter le navire. Lieutenant: que les canons blasters internes soient prêts. On va les laisser entrer calmement et une fois l'ordre lancé, je veux que l'on décharge l'enfer sur ce navire. Pilote ! Entrez les coordonnés du vaisseau de contrôle Droïde.
- Monsieur un destroyer providence nous bloque la route et je doute qu'avec aussi peu de distance le vaisseau ne prenne pas assez de vitesse pour véritablement faire des dégâts.
- Nous n'allons pas utiliser les moteurs ioniques, mais l'hyper drive.
- Capitaine ?!
- Nous avons une mission ! Et je refuse de finir mes jours dans une cellule Séparatiste à subir des heures de torture pour trahir mon Ordre. Analyste, combien de temps pour réactiver les boucliers ?
- Plusieurs dizaines de secondes, mais ils vont très vite remarquer l'augmentation de dépense d'énergie.
- Transférez l'énergie des batteries principales dans les boucliers. Que les missiles soient prêts à l'emploi.
- Quelle cible Capitaine ?
- Peu importe, nous sommes cernés, quelques soit la direction ils feront mouche. Que des ingénieurs activent l'ensemble des missiles.
- Vous nous transformez en bombe géante...
- Exactement, je veux une escouade dans la salle de l'hyper drive, aucun satané droïde ne doit rentrer !
- Les barges de débarquements sont dans le hangar. Dans tous les hangars Capitaine. Plus de 8.000 unités.
- Aucun organique ?
- Non.
- Bien, par précaution, détruisez la boîte noire du vaisseau et l'historique de navigation.
- Je lance la procédure. Les droïde sont presque arrivés sur la passerelle, ils arrêtent nos hommes. 60% de l'équipage hors combat et ça augmente vite.
Capitaine, nous avons les droïdes en visuel. Vos ordres ?
- Ouvrez l'inter-com. Un bip raisonna couvrant légèrement le cliquetis des marches droïdes. Ceci est un message à l'ensemble de l'équipage. Un jour un grand Zabrack m'a dis qu'il valait mieux vivre une journée dans la gloire, que tout une vie de servitude. Nous avons une mission, une mission de la plus haute importance. Aujourd'hui, aujourd'hui est notre jour de gloire. Soldats de l'Empire ! Pulvérisez moi nos envahisseurs sur le champ ! Pas de quartier !
A l'annonce du message les canons blaster de défense interne crachèrent toute leurs puissances dans les couloirs du destroyer. Les hommes encore libres se jetèrent corps et âme contre les B1. Les tirs noircissant les murs, répandant le sang sur le métal froid. Les soldats étaient en nette infériorité numérique. Mais la vaillance et la hargne couplé aux défenses internes du vaisseau donnait une impression d'égalité au niveau des forces.
Les projecteurs de bouclier avec le nouvel afflux d'énergie se déploya, cependant la méfiance des Séparatistes eu pour conséquence des tirs directes avant que la barrière énergétique ne se déploie totalement. Les impactes furent lourds de conséquence, la super structure du vaisseau absorba le choc, mais au prix de nombreuses brèches dans la coque laissant le vide de l'espace aspirer tout sur son passage sur de large zone.
Dans le hangar, la nette infériorité numérique des soldats était si importante qu'en moins de 1 minutes la plupart des hommes d'armes succombèrent sous les tirs croisés. Les quelques pilotes encore présents tentèrent de prendre possession de chasseurs. Mais la force de frappe importante eu raison des véhicules mono place qui s'écrasèrent les uns après les autres dans le hangar créant de gigantesques explosions.
- Capitaine hyper drive chargée ! .... Les tirs sont concentrés dessus surcharge imminente !
- Concentrez la puissance du bouclier sur cette zone ! Vitesse lumière maintenant !
Les immenses réacteurs s'activèrent crachant une lumière bleutée intense pendant qu'au même moment l'ensemble des missiles s'échappèrent des tubes. Les Séparatistes n'avaient plus un destroyer en face d'eux, mais une bombe d'une puissance colossale qui fonçait droit sur le vaisseau de contrôle droïde.***
A l'aide de ma force je parvins à me hisser sur une plate forme. L'obscurité était toujours de mise et chaque pas pouvait-être le dernier. Les chasseurs de prime avaient la réputation de faire passer des tests dans la salle des dangers afin de prouver la valeur des recrue, mais nul doute qu'une salle de danger créée par un Sith'aris était bien plus dangereuse et mortelle.
Après quelques dizaines de mètres j'arrivai dans une pièce. Sabre en main j'avançai lentement. Mais une fois au centre de la pièce les deux portes se refermèrent. Un bruit sourd retenti. Les parois commencèrent à bouger. L'espace diminuant à chaque seconde. Mourir écraser sérieusement ? Je pris mon sabre et le lança pointe en avant contre la porte. Le laser transperça le métal le chauffant petit à petit tandis je mes deux bras se levèrent, une main devant chaque paroi. Puisant dans la Force et son côté le plus sombre j'envoyai des vagues de Forces puissante et régulière pour former une résistance invisible.
Les mécanisme commencèrent leurs vacarme tandis que la porte fondait petit à petit. La pression était de plus en plus intense. Retenir les murs puisait dans mon énergie vitale. Je sentais l'énergie au fond de moi se consumer et augmenter la température de mon corps. Des perles de sueur tombant les unes après les autres.
La porte était presque entièrement détruite. Je me baissais légèrement prenant des appuis solide. La pression contre les murs se libéra relâcha le mécanisme qui envoya les murs sur moi beaucoup plus rapidement, mais un saut de Force accompagné d'un bouclier me permis de passer à travers la porte pour quitter enfin ce piège mortel.
Mon souffle étais court et intense, la fatigue se propageant comme la peste à travers mon corps, l'acide tétanisant mes muscles. Je posai une main à terre reprenant mes esprits. Mais réclamer un repos dans cette forteresse était hors de question. Deux sas s'ouvrirent laissant sortir deux droïdes. Une main métallique me tira en arrière me plaquant contre le mur avec une force incroyable. Bien qu'un peu sonné je pu esquiver en penchant la tête un coup de poing qui s'écrasa contre le mur. Mon sabre hors d'atteinte je saisi la tête du droïde avec mes deux mains et dans une tentative innovante je créa une vague de Force au creux de mes mains, la pression exercé fut telle que le visage artificielle se replia sur lui même broyant le métal pour au final finir par lui arracher la tête. Le droïde bien que toujours en "vie" n'avait plus aucune vision, je pu m'extraire, mais très vite le deuxième tenta de me perforer le torse avec une lame. Je refermai mes mains sur le bout de la lame la bloquant. Bien qu'en piteuse état sa capacité à couper la chaire était encore bien présente et de large goutte de sang tombèrent de mes mains.
Toujours en parade, j'effectuai un saut périlleux au dessus du deuxième droïde, une fois à terre j'invoquai une poussée de force qui envoya contre le mur les deux assaillants métallique. Bloqués contre la paroi ils ne purent éviter mes puissants éclairs de la Force qui frappèrent les corps détruisant les circuits, fondant le métal. Et dans une gerbe d'étincelle, ils tombèrent inertes.
Ma vision se troubla, mes jambes cédèrent sous mon poids et celui de la fatigue. Je n'arrivai pas à récupérer mon souffle, l'ensemble de mon corps portait les stigmates de plusieurs affrontement. Mes émotions fusèrent, mon esprit se tordant sous la pression du côté Obscur. Je pouvais le sentir, le sentir à travers chaque cellule composant mon être, mais aussi dans l'air, dans les murs. Sa puissance à porté, mais comme tout, l'utilisation d'un tel pouvoir avait de réel répercutions sur mon corps.
J'attirai mon sabre à l'aide de la Force le rangeant péniblement à ma ceinture. Prenant appuis contre le mur j'essayais de me relever, mais en vain. Mes forces étaient au plus bas. Et dans cet environnement c'était la mort assurée. Mon regard plongé dans le vide, je sentais mon esprit quitter mon corps. Une gigantesque ombre se présenta devant moi, s'approchant doucement m'entourant d'un épais voile noir. Étrange sensation, loin de m'apaiser, cette forme était entrain de canaliser l'ensemble de mes émotions. Colère, peur, souffrance. Comme des cartes que l'on retournerait et qui nous dévoilerait nos sentiments à l'instant T.
Le retour à la réalité fut bien étrange, auparavant seul, j'étais maintenant encerclé par plusieurs chiens Sith ainsi que des droïdes. Une morsure au bras me libéra de ma transe. Mes émotions concentré en un point, le cri de douleur que je lança eu un effet pour le moins surprenant. Au delà de l'intensité du cri en raison de la douleur le côté Obscur se déchaîna au son de ma voix.
Une onde de choc puissante repoussant sans difficulté mes adversaires. Les parois du couloir se plièrent détruisant une partie de la structure qui tomba dans le vide tandis que les droïde se broyèrent sans difficulté. Les quelques chiens résistèrent, mais l'impact fut autant physique que psychologique. Les émotions négatives les plus pures traversèrent l'espace et le temps. Sans réelle protection, les bêtes hurlèrent tentant de se débarrasser de cette attaque physique.
Étrangement, la fatigue s’atténua, comme évacué par ce cri. Je me relevai serrant ma morsure à l'avant bras gauche pour augmenter la douleur. Levant les mains je saisi un des chiens. S'agitant dans tout les sens j'écartais les bras. Je pouvais sentir chacun de ses os se briser sous la pression avant que la bête ne ce scinde en deux morceaux laissant tomber au passage tripes et sang.
L'un d'eux tentant un saut pour me saisir le visage avec ses crocs. Un pas de côté me permit de l'éviter et d'activer mon sabre dont la lame ce planta dans son abdomen et coupa en deux son ventre. Il tomba quelques mètres plus loin agonisant tandis que l'intégralité de son estomac tombe à terre.
Il n'en restait plus qu'un seul à présent. Sa colère était palpable au fur et à mesure que nous nous déplacions en cercle. Les yeux rouges de la bête ne me quittant jamais. Soudain il sauta dans ma direction gueule ouverte. Mes appuis se renforcèrent tandis que ma main plongeant à l'intérieur de sa gorge. Mon bras entier s'y engouffra empêcha l'animal de refermer sa puissante mâchoire. Un puissant courant énergétique parcouru mon torse, puis mon bras pour finir de tuer cet animal à l'aide de puissant éclairs de la Force. L'intérieur de son corps se mit à fondre sous la chaleur. Très vite un épais nuage de fumée se dégagea de sa gueule, puis dans un dernier soupir, le dernier danger présent succomba. Ma pression se relâcha et le cadavre tomba au sol encore fumant. J'activai mon sabre découpant la chaire et m'en nourrissant sans attendre afin de reprendre un minimum de force. Ce n'étais pas encore fini. Loin de là. -
Post n°44
Auteur : Kalith ShanJe ne cherchais même pas à savoir ce qui se trouvait derrière moi à mesure que le bruit se rapprochait et me contentais de courir comme une dératée à travers les couloirs. Je ne sais d’où me vinrent certains reflexes, mais ils me sauvèrent très probablement la vie. Mon bras droit reprit un méchant coup et cette fois, je recrachais la moitié de mon déjeuner une fois passé un virage et le bruit un peu plus lointain.
- Je ne savais pas que les humains avaient également une fonction vidange. Cela dit, ton réservoir d’huile doit être abîmé, il y a des morceaux étranges...
- HK...C’est dégueulasse...
- Je ne fais qu’un constat !
- Je viens de recracher mon déjeuner à moitié digéré, pas de l’huile...
- … Effectivement, c’est...dégueulasse.
- Qu’est-ce qui nous courait après?
- Un espèce de droïde-araignée première génération..gros modèle.
Je fis une petite moue contrariée. Si cette chose nous poursuivait encore, il pouvait nous rattraper rapidement en parcourant les couloirs en boule...Il fallait bouger, et vite. Je ne demandais pas mieux, et me remis à marcher, rapidement, vers le prochain carrefour. Gauche ou droite ? Les deux chemins étaient symétriques, exactement symétriques jusqu’à leur angle. La seule différence se trouvait au bout de chacun, un symbole sur le mur du fond devait signifier quelque chose...Mais quoi ?
Je fermais doucement les yeux et tentais de me concentrer. Un instant plus tard, la douleur me tira de ma tentative de transe et m’arracha un hoquet. Me concentrer devenait vraiment difficile, et j’abandonnai l’idée, par manque de temps, de tenter de percevoir un signe pour choisir mon chemin, choisissant la voie de droite, le signe m’y paraissant plus engageant. Restait a voir si le choix était bon. Le début du chemin paraissait engageant : des torches semblant brûler sans que le bois ne s’en consume éclairaient la voie jusqu’à une nouvelle salle rectangulaire. Un bruit suspect me mit sur mes gardes alors que de mon bras valide je dégainais mon sabre. Une demi-douzaine d’ouvertures sur les murs me paraissaient de bien mauvaise augure alors que s’en échappait une vapeur épaisse à la teinte verdâtre et à l’odeur aussi âcre que celle d’un cadavre en décomposition. Je retins mon souffle en me ruant jusqu’à l’extrémité de la pièce, mais mes muscles s’engourdissaient peu à peu. Mon coeur battait à tout rompre, mes yeux pleuraient sans que mon esprit ne le leur commande, le sang à mes tempes semblait vouloir quitter mes veines pour jaillir en gerbes vermeilles. Jamais je n’avais entendu parler d’un gaz capable de pareille sensation, et la traversée de la pièce me parut encore plus longue que le temps ou, plaquée au sol par les éclairs d’Oblivius, je faisais mon possible pour me libérer des entraves qui maintenaient mes poignets et mes chevilles.
Ma peau me démangeaient, des cloques se formaient sur mon bras droit, affaibli par ma chute précédente...J’atteignis enfin la porte en bois au bout de la pièce, que j’enfonçais d’un coup d’épaule, m’écrasant piteusement sur le sol pavé, haletante, alors que la porte se claquait derrière moi. Un cliquetis peu engageant se fit entendre, et il ne me fallut pas plus d’une seconde pour comprendre ce qui se passait, elle venait de se refermer derrière moi. J’étais prise au piège dans une salle ronde, au sol de parquet marqueté où l’existence même d’une source de lumière avait visiblement été en option. M’asseyant en tailleur sur le sol alors qu’HK me confirmait que rien ne se trouvait à portée de ses circuits optiques, je passais ma main valide sur mon bras blessé. Je poussais un cri de douleur et d’effarement en sentant la peau au niveau des cloques se friper et tomber en lambeaux au passage de ma main, laissant sur celle-ci une quantité de sébum graisseux impressionnante. Le poison provoquait une nécrose des tissus de l’épiderme, de ce que je pouvais en capter, mais celle-ci n’avait heureusement pas atteint plus loin que le derme. Mes poumons retrouvaient leur fonction malgré l’odeur de renfermé dans la salle, et je m’essuyais le front et poussais un long hurlement de rage et de désespoir en sentant que ma joue droite et mon front n’avaient pas été épargnées par le produit, ne cessant que lorsque ma voix se tarit. Je contemplais en pleurant silencieusement les lambeaux de chair fripée et humides qui m’avaient collés aux doigts. Comme un fruit trop mur, ma peau avait flétri. HK ne fit aucun commentaire, observant les environs.
- Nous sommes dans une espèce de...de salle d’entrainement?
-...
- Kalith...
- Tais-toi, HK.
- Non. Mes circuits ne peuvent assimiler ce que tu vis qu’a une détérioration de carrosserie, mais je vois que ça t’affecte bien plus. Tu ne peux pas rester là à te lamenter sur ce qui vient de t’arriver, tu es une Sith!
- JE NE SUIS PAS UNE SITH ! Je ne suis qu’une apprentie, une gamine qui suit un maître aussi puissant que mégalomaniaque, j’ai à peine seize ans et je suis dans une forteresse qui veut me tuer de toutes les manières possibles et imaginables, et si pour le moment rien ne se passe, cette pièce doit sans aucun doute receler de pièges mortels ou d’une quelconque possibilité de me tuer, rapidement, ou à petit feu ! Ce piège a été conçu pour tuer un Seigneur Noir, comment veux-tu qu’une gamine perdue à peine foutue d’utiliser une poussée de Force survive à un truc pareil ?! Cet endroit est aussi grand qu’un @£*!&% de chantier naval, Dark Oblivius peut être n’importe ou, Korra et Dark Nihls aussi, la CSI est à nos trousses et tout ce qui va se passer, c’est que même si je pouvais sortir d’ici, je mourrais avant d’avoir pu quitter Korriban !
- Je te trouve bien pessimiste pour quelqu’un qui a survécu jusque là. Ce n’est pas le moment de baisser les bras, Kalith, tu as survécu à des épreuves qu’a peine un des apprentis de Bélia aurait pu traverser. Ce…Oblivius est, de ce que je comprends, le Seigneur Noir des Siths actuellement, et ton maître. Un Seigneur Noir ne choisit pas au hasard. Il a foi en toi. Le Côté Obscur t’a mené jusqu’à lui, et pour le moment, cette salle t’offre du répit. Les humains doutent toujours lorsque la situation devient complexe. Maîtresse Darzu aussi a eu des moments de doute, mais jamais elle n’a baissé les bras, et elle a su triompher d’adversaires bien plus puissants qu’elle. Apprentie ou pas, les rangs des sith te comptent parmi eux. A toi de montrer que tu en vaux la peine.
- C’est vrai...mais...Je ne peux pas me présenter comme ça devant mon maître, HK...J’ai l’air d’un steak de bantha plutôt que d’une apprentie Sith...
- Tu as l’air de quelqu’un qui a traversé des épreuves inhumaines, et quand tu te seras ressaisie, tu auras l’air d’une Sith endurcie. Releve toi et avance...Et puis j’ai pas envie de rouiller ici!
-...T’as raison. On se relève et on y va.
-Je n’ai pas de corps, je te rappelle.
- Bon. Je me relève, et on y va.
-C’est parti!
Lentement, m’appuyant sur mon bras gauche, je me relevais et fis craquer ma nuque, déterminée à retrouver mon maître. Je séchais mes larmes en grimaçant, dépitée d’avoir douté de moi-même. Un claquement se fit entendre, et il me sembla apercevoir quelque chose bouger dans le noir. Noir qui ne fut d’ailleurs bientôt plus, alors que des torches s’allumaient tout autour de la salle. Une silhouette capée se tenait au milieu de la pièce, une épée à la main.
- Oh-oh...
-Comme tu dis...
- Dark Oblivius...
- Je...Crois que vous faites erreur...Je suis Kalith Shan et...
- Tu portes le sabre d’Oblivius et le cristal du revanchiste. Ose me dire que tu n’auras pas le courage de me défier.
-…HK?
- Tu n’as pas le choix.
- Qui que tu sois, ce duel va être vite réglé. Prépare-toi à rejoindre tes ancêtres!
l’être qui se dressait devant moi se mit en garde. Affaiblie, blessée, mais armée, je n’avais plus le choix. Tuer ou mourir étaient les seules options. Je devais croire en la puissance du Côté Obscur. Le choix n’était pas permis. Il me fallait réussir, en espérant que tous les autres s’en sortent... -
Post n°45
Auteur : Dark ObliviusLe sang animal coulant le long de ma bouche, tombant goutte par goutte sur le sol. Le bruit raisonnant à travers les couloirs. Mes mains n'étaient pas en reste. L’hémoglobine s'échappant à chaque extrémité de mes doigts. Même si la consistance du repas était au rendez vous, il était claire que mon corps souffrait encore. L'énergie naturelle produite par mon corps ne suffisant pas, je me devais et ce à chaque instant de puiser dans la puissance vive du côté Obscur pour palier cette baisse significative d'énergie.
Mais cette action était à double tranchant. Le côté Obscur avait un coût. Je pouvais le sentir agir sur l'ensemble de mon corps. Pour un Novice, détecter la présence d'un sensitif à travers la Force était une épreuve, mais pour un Seigneur tel que moi, il était facile de se sonder soit même. Loin d'un holo-scan cependant, cela me permettais de visualiser chaque partie de mon corps à travers la Force. Si mon squelette semblait en parfait état, c'était surtout le côté organique plus que le côté osseux qui semblait accuser le coup.
Chose assez curieuse, ce qui me permettais de me tenir debout était certainement la cause de ma fatigue croissante. On pourrait facilement comparer ça à une drogue. Nous mettant dans un état tel, que sans son utilisation, le corps serait incapable de continuer, mais plus il l'utilise, plus il en a besoin. Je commençais doucement à comprendre le prix à payer pour l'utilisation de mes pouvoirs.
En temps normal, j'aurais pu me servir de l'anneau, depuis déjà plusieurs mois il a servit de catalyseur, m'épargnant la peine de puiser sans cesse dans mes réserves. Il était évident depuis que Mère Mia a ressenti la double présence que cet anneau n'a qu'un seul Maître et je n'étais clairement pas celui-ci. Ma perte de connexion avec lui ne devait pas être une coïncidence. Koral étant certainement à l'origine de ce problème qui sur le court terme était un handicap certes, mais ma puissance ne venait pas entièrement de lui. Cependant sur le long terme, être privé de ses connaissances risquaient de m'affaiblir et la période était loin d'être propice à un acte de faiblesse.
Marchant lentement sabre en main, quelque chose perturba la Force. D'une manière que je n'avais pas ressenti depuis la Forge. Il venait d'y avoir des morts, beaucoup de morts. Je m'arrêtais un instant, légèrement tiraillé entre plusieurs émotions. Mon statut de Sith devait me pousser à puiser dans cette perturbation, dans la mort des mes Hommes pour renforcer mon pouvoir, pourtant une légère pointe au coeur me rappela indéniablement mon passé de Jedi.
Serrant mon poing, durcissant mon coeur je repris ma route. L'obscurité d'une nouvelle pièce m'englobant entièrement. Mis à part cette odeur infâme, aucun de mes sens ne semblait détecter une présence. Arriver à ce que je pensais être le centre, une large pierre circulaire s'enfonça légèrement. Un mécanisme se mit en route. Ma lame s'activa tandis qu'une lumière artificielle s'activa. Il fallut plusieurs secondes à mes yeux pour m'habituer à ce changement de luminosité.
La salle était de taille moyenne, plusieurs dizaines de mètres carrés, la chose intéressante était surtout son contenu. Plusieurs cuve, de manufacture assez ancienne, la plupart étaient vide et les traces au sol indiquait clairement que quelqu'un ou quelque chose s'en était échappé. Heureusement pour moi, elles n'étaient pas toutes vide. Au fond de la salle, 3 cuves étaient encore habités. Le verre sali par le temps, je du utiliser ma bure afin de pouvoir visualiser parfaitement le contenu.
-" Qu'est ce que c'est que ce truc ?! "-
Le spectacle était plutôt macabre, même pour un Seigneur Sith. Des machines fusionné avec des morceaux de corps, venant probablement, certainement de plusieurs espèce. Celui en face de moi avec une moitié de visage Duro, le reste ressemblant à... En vu des tatouage je dirais un Kiffar. A l'aide de la Force j'ouvris le caisson. L'odeur à l'intérieur était encore pire.
Il y avait quelque chose d'étrange, il était logique qu'après autant d'année, les exo-squelette n'aient pas bouger vu qu'ils sont fait de métal, mais comment se pouvait-il que les tissus organiques soient en aussi bonne état. J'approchai ma main du visage à demi humanoïde. Au contact, la peau était chaude, là encore quelque chose clochait. Sans prévenir, l'oeil mécanique s'activa et un violent coup de pied me fit reculer.
Bien, c'était donc ça qui venait de s'échapper des autres cuves. La menace n'était pas si grande que ça, la "chose" ayant déjà du mal à s'extirper de son ancienne cage, mais alors que l'amusement commençais à me gagner, quelque chose de froid, mais de tranchant érafla mon épaule déchirant ma bure et laissant une large coupure au niveau de mon omoplate. Me retournant d'un seul trait je pu apercevoir les deux autres cages ouvertes et les abominations à l'intérieur se diriger vers moi. Armés de simple couteau, ils ne semblaient pas représenter une menace réelle, même à trois, pourtant j'éprouvais une étrange sensation, comme un grand danger. J'avais appris à ne jamais me fier aux apparences. Levant ma main je laissais une vague de Force percuter les deux derniers sortant tandis que j'esquivais un coup à la tête en me baissant tout en tournant lame en main pour frapper son abdomen.
Le danger était bien là. Si la chaire subit sans surprise la large plaie infligée par ma lame laser, le métal lui résista. Il y avait peu de matériaux dans cette galaxie qui était capable de résister au sabre. Le cortosis était le plus connu, mais il désactivai les sabre, or là il s'agissait plus d'un ricoché. Le métal arborant une trace de brûlure, mais loin de la facilité de découpage des Droïde B1.
Je m'écartai donc à nouveau. Les "zombies" se relevant et se rapprochant une nouvelle fois de moi.
-" Moche et résistant hmmm... Comment on vous tue vous au juste ? "-
Une frappe de flanc n'était peut-être pas la meilleure idée, le métal devait simplement avoir un haut taux de résistance à la chaleur. Lâchant une volée d'éclairs de la Force afin de les distraire, j'effectuai un saut afin de prendre position derrière eux. La légère fumée me permis d'avoir une légère couverture. Prenant un appuis solide, je lançai mon bras dans un mouvement vers l'avant. La pointe se plantant de la chaire, mais quelques centimètres après, la résistance se faisait déjà sentir. Mais cette fois-ci la lame ne se stoppa pas net et les diverses étincelles me rassurèrent. Résistante, mais pas indestructible et leur lenteur était un point positif. Après quelques secondes de pression, l'androïde se mit à gigoter dans tout les sens. Même si les coups étaient hasardeux, il me fallait faire attention a ne pas prendre un coup de poignard. Il s'immobilisa, la lumière de son oeil disparut et il tomba au sol complètement inerte, mais toujours aussi affreux.
Les deux autres se rapprochèrent encore et toujours. Un à un ils étaient gérables, mais à deux s'était une autre histoire. La Force allait-être un allié puissant, bien plus que ce simple sabre. Ma main se leva propulsant un des affreux contre une cuve qui se brisa sous le poids. Cette fois si je visais les jambes à l'aide d'un coup horizontale au niveau de l'articulation profitant au passage de ce mouvement pour esquiver un coup de couteau qui aurait eu pour effet de tout simplement transpercer ma gorge, ce qui aurait de toute évidence une mauvaise chose pour moi. Mon sabre ne lui coupa pas les jambes en deux, mais la force de l'impact le fit basculer.
Alors que je comptais me servir de mon pied d'appuis contre sa gorge et le plaquer au sol espérant que la lame arrive à transpercer le blindage, un couteau lancé passa à quelques centimètres de mon visage. Enfin quelques centimètres, certainement moins vu que je pouvais sentir un liquide à l'odeur cuivré couler sur ma joue. Heureusement que la visée n'était pas non plus un point fort. Néanmoins cette action lui avait permit de dégager son partenaire puisque je du reculer après cette attaque surprise.
Il essaya de se relever, profitant de sa vulnérabilité je frappais au niveau des côtes. La lame traversa la peau mais une nouvelle fois se bloqua contre le blindage, mais alors que je comptais retirer mon arme, une main en métal saisi ma garde, impossible de me dégager et je venais d'être privé de ma seule et unique arme matériel.
Aucun autre choix je devais reculer alors qu'une scène que je ne pensais pas réalisable se produisit. Un Androïde se baladant avec un sabre figé sur son flanc. L'odeur de brûlé était de plus en plus forte. Au délà de la frustration, s'était surtout la colère qui commençais à envahir mon être tout entier. Mes deux mains se levèrent invoquant la Force afin de soulever ces deux abominations. Si je ne pouvais pas les détruire, au moins je pouvais les stopper. Enfin jusqu'à ce qu'un couteau tente une nouvelle fois de me transpercer. La lame effleura ma cuisse ne coupant cette fois ci que la bure. Ma main droite se resserra tournant l'un face à l'autre les deux Androïde.
La chose avait l'air simple à première vue, mais je sentais mon énergie brûler à travers mon abdomen. Ma vision se troubla légèrement, mes yeux rougissant asséchant ma rétine qui tenta en vain de se lubrifier. J'inclinai le sabre de façon à ce que le manche soit bloqué et que la lame puisse transpercer un des deux. J'augmentai la pression autant que possible, mais la lame avait toujours autant de mal à perforer le métal et je n'avais plus assez de force pour continuer.
-" Bordel de ! "-
[hrpg: Kalith à ton prochain tour tu vas atterrir dans cette salle à ce moment précis. ] -
Post n°46
Auteur : TericaraxLorsque Wanhauer rallia le pont, tout y était silencieux. L'équipage de droïdes et d'hommes oeuvrait en silence pour maintenir le vaisseau adverse à portée de canons. Laïra accueillit son retour d'un coup d'oeil crispé. Elle était tendue, autant que tous ici - à l'exception des droïdes. Son regard repartit se fixer de l'autre côté du pont de commandement, dans l'espace.
Au delà de la vitre pressurisée, les traits ocres de Korriban se dessinaient. Une planète désertique et aride, desséchée et solitaire. Mais un léviathan guettait son orbite; un titan triangulaire, d'ivoire pâle sous le jour solaire, figé au-dessus de la planète isolée. Autour du colosse d'entre les étoiles, des essaims noirs grouillaient, bourdonnants et furieux. L'on aurait pensé que l'Immense était une ruche alien, et que les myriades d'ébène étaient des organismes - mais ils étaient capables de survivre dans l'espace et de fer entièrement composés.
La réalité était bien différente. Ce mastodonte était appelé « destroyer Impérial », et il était en réalité pris en otage : autour de lui, quatre autres monstres de l'espace rôdaient, tels des squales démesurés. Leurs écailles étaient dorées, striées parfois de bleu subtil. Élancés et squelettiques, ils étaient les Providence séparatistes, symboles de mort et de terreur. Ils étaient certes moins imposants que leur prisonnier, mais leur nombre et leur manoeuvrabilité compensait l'écart de taille.
L'essaim, lui, provenait principalement d'un autre léviathan, retiré du macabre étau ; loin des combats, une titanesque sphère déversait ses troupes en nuages noirs, qui allaient en bourdonnant vers la surface ou bien s'arrêtaient en vol stationnaire pour assurer un périmètre.
Laïra avait fait du bon travail, songea Wanhauer. Les insectes de fer – droïdes Vautour – étaient quasiment au contact du bâtiment de mort impérial. Ils avaient passé toute limite de bouclier, et si ceux-ci venaient à être ré-activés, détruire les émetteurs ne serait aucunement une difficulté. Ils formaient une cage de fer autour de leur proie mais, le Muun en était tout à fait conscient, ils représentaient également un bouclier. Dans toute autre situation, une telle manœuvre d'encerclement aurait pu présenter d'énormes risques.
Dans le cas présent cela dit, elle était tout à fait à l'avantage séparatiste ; l'Impérial n'aurait pas pu espérer bouger ou même faire un saut sans essuyer un barrage de tirs fournis. La proximité des Vautours était suffisante – étudiée même – pour que les boucliers soient inefficaces, car les droïdes auraient été derrière ceux-ci, plutôt qu'à l'extérieur. Un passage en hyperespace aurait probablement signé la perte de tous les Vautours. Cela, Wanhauer pensa, Laïra en avait bien conscience. Mais une telle manœuvre serait du pur suicide ; oui, les Vautours en périphérie directe seraient annihilés sur le coup, mais en contrepartie ils feraient l'effet d'un véritable bombardement sur le destroyer Impérial. Un bombardement de fers et de projectiles lancés à vitesse lumière.
Ce n'était habituellement pas le genre de choses qui inquiéterait un capitaine passant en hyper espace. Les boucliers auraient pu encaisser le choc de petits chasseurs et permettre le saut. Seulement, c'était là toute l'idée d'avoir les Vautour si proches et en si grand nombre ; ils étaient bien au-delà du champ d'action des boucliers. Toutefois, conclut le Muun, le capitaine adverse devait également en avoir conscience. S'il avait voulu tenter un assaut suicide, il aurait du le faire avant. Il aurait du le faire lorsque ses boucliers étaient encore levés, et les Vautours loin. Puisqu'il ne l'avait pas fait, on pouvait supposer qu'il avait au moins un peu de sagesse en lui.
Un des droïdes OOM qui assurait le contact avec les équipes quitta son écran de contrôle des yeux pour tourner son visage inexpressif vers le duo.
- / Lieutenante, capitaine, débarquement de troupes terminées./ Arrestation de l'équipage engagée. /
- Mettez nous en relation directe, commanda Laïra.
Le droïde s'exécuta avec un « Oui/. » monocorde. Sage décision de la part de l'humaine. Il fallait avoir un droïde pour rendre les rapports directement depuis le terrain. Quelques secondes plus tard, l'hologramme d'un autre OOM apparut. Il effectua un salut militaire sommaire. Autour de lui, on entendait des explosions ; on distinguait des lasers, et une grosse canonnière droïde passa derrière lui avant de lâcher une salve titanesque qui rendit ses propos incompréhensibles et troubla même son hologramme.
Il y avait une bataille !
- /Sergent Z-8975 au rapport./ Représailles des ennemis./ Ont parlé de Zabrak, de mission, de gloire, et d'empire./
Laïra se tourna vers les membres de la passerelle.
- Que les droïdes Vautour ouvrent le feu.
- / Roger roger /.
- / Activité des boucliers primaires et secondaires du Medusa détectée. / Réactivation estimée à 28 secondes./
Wanhauer observa le destroyer impérial, de l'autre côté de la vitre, dans le noir spatial. Son capitaine n'avait, finalement, pas de bon sens. Laïra, elle, n'y prêta aucunement attention, trop occupée à gagner la bataille, ou plutôt à assurer la mise à mort.
- Z-8975, détruisez moi cet hyperdrive. Maintenant !
-/À vos ordres./
Sergent Z-8975
Dans les couloirs, c'était le chaos. Des murs, des blasters déchargeaient un tir nourri sur les troupes séparatistes. Régulièrement, toute la structure était agitée de secousses et d'explosions lointaines ; c'étaient les Vautours qui annihilaient sans pitié la surface du Destroyer. Sous la défense humaine, plusieurs B1 étaient tombés. Mais leurs corps servaient de barricade aux troupes qui venaient derrière ; boucliers levés, les droïdekas – ou droïdes destroyers – tiraient avec une précision mortelle sur tout ce qui bougeait, détruisant en un rien de temps les tourelles automatiques. Ils avançaient, sans se soucier des tirs qui venaient s'écraser, impuissants, sur leurs barrières d'énergie. Z-8975 avait pour ordre de mener les troupes pour détruire l'hyperdrive. Il ne s'était pas occupé de l'arrestation de l'équipage et avait, jusqu'à ce que la lieutenante le contacte personnellement, traversé dédale après dédale, jusqu'à son objectif. Les plans fournis par les archives impériales étaient directement téléchargés dans son esprit, il n'avait pas de mal à guider ses subordonnés. Dans son communicateur intégré, il entendait le décompte fait par l'aide de camp du capitaine : « ETA des boucliers : 20 secondes...18 secondes... »
Un soldat adverse se jeta d'un coin de mur vers la porte principale du couloir, pour tenter un tir de diversion. Il eut tout juste le temps de lâcher une salve, qui s'écrasa sans dégâts sur les murs, avant de bidouiller sur la console d'accès. Z-8975 l'abattit d'un tir « de sommation » dans le dos, mais le mal était fait. La porte se verrouilla. Sans code, il serait impossible de la passer.
Sauf quand on s'appelait Z-8975.
- / Détruisez moi ça./ dit-il. Mais il ne s'adressait pas aux droïdekas, qui s'écartèrent. Non, il parlait à la canonnière lourde juste derrière lui. Les couloirs classiques auraient été trop étroits pour laisser passer un tel engin. Mais Z-8975 n'était pas ici pour préserver l'appareil: il devait arriver à son objectif le plus vite possible. Il avait estimé que, à cette fin, abattre mur sur mur grâce au monstrueux engin était la procédure la plus rapide et simple. Par ailleurs les brèches engendrées permettaient à la canonnière de suivre.
L'immense engin pointa son canon à l'autre bout du couloir. Vzzzzzzzzzz...
BOUM. Un tir vigoureux fusa et abattit la porte avec un hurlement monstrueux. Tout le couloir fut secoué. Pour des troupes organiques, une telle action aurait été du suicide ; et si on avait percé la carlingue du vaisseau, créé une brèche qui aurait tué tout le monde ? Mais Z-8975 n'était pas un humain. C'était un droïde.
« ETA des boucliers : 8 secondes »
Il ne redoutait pas l'espace, et il n'avait qu'un désir : accomplir sa mission. Le tir avait libéré une quantité phénoménale de fumées et de poussières, mais les droïdekas tout comme Z-8975 traversèrent le nuage sans y prêter la moindre attention. Ils débarquèrent en formation de combat dans la salle, blaster au dehors. Les maigres résistances tombèrent instantanément face à la puissance mécanique des droïdekas.
« ETA des boucliers : 4 secondes »
Au centre de la salle trônait un gigantesque rectangle feuilleté. Sa surface était gravée et complexe, brillante et lumineuse par éclats, comme un verre fracturé. C'était le noyau hyperdrive du vaisseau. Il émettait un son sourd, qui allait en augmentant. Z-8975 savait ce que cela signifiait : le destroyer était en train de s'activer pour préparer un saut.
« ETA des boucliers : 2 secondes... »
Le noyau s'illumina. Des éclairs commencèrent à électriser la salle. Z-8975 n'appréciait pas la foudre. Tout droïde qui se respectait la haïssait comme un mortel ennemi ; un bras électrique heurta un droïdeka, droit sur son bouclier énergétique. Sa puissance fut telle que le bouclier, qui avait pourtant résisté à un tir nourri de lasers, lâcha immédiatement.
« Réactivation des boucliers en cours. »
Une secousse frappa le vaisseau. Z-8975 tomba au sol. Ses jointures n'étant pas souples, il avait un mauvais sens de l'équilibre. Etaient-ce les Vautours dehors qui avait fait ça ? Ou bien était-ce le déclenchement de l'hyperdrive ? Le droïde n'y accorda pas plus de réflexion. Il avait ses ordres. Il visa mécaniquement le grand noyau, à seulement quelques mètres de lui, baigné de foudre pure, puis tira une salve de son fusil blaster E-5. Un organique aurait su que c'était de la folie et qu'une telle action était synonyme de mort. Oui, des soldats de chair et de sang auraient plutôt tenté de désactiver l'appareil, de stopper sa mise en marche, de se préserver tout en stoppant le passage en vitesse lumière. Mais l'OOM qu'était Z-8975, si compétent et remarquable face aux B1, si efficace qu'il avait été nommé sergent et meneur d'opérations délicates à plusieurs reprises, n'avait pas conscience de ces subtilités. Son objectif était la destruction de l'hyperdrive et pas son arrêt. Et c'est bien ce qu'il fit. Le noyau s'embrasa sous ses tirs. Les éclairs ne baissèrent pas en intensité, mais le grondement devint aigu. Terriblement aigu.
Wanhauer suivait la scène en silence. Les Vautour bombardaient sans pitié le Medusa. La coque était détruite à plusieurs endroits. Les boucliers n'étaient pas encore ré-activés, mais le mal était déjà fait pour le vaisseau pseudo impérial. Soudain, un flash en provenance de l'arrière du Destroyer. Le Muun n'eut pas le temps de comprendre ; l'arrière du vaisseau ennemi explosa brusquement en une lumière aveuglante qui tira au blanc. D'autres explosions, à cause des Vautour et des troupes à l'intérieur, secouèrent le Destroyer, qui fut ravagé sur plus de la moitié de sa longueur.
- L...L'hyperdrive..., murmura Laïra. Sa voix s'était enrouée puis brisée devant le spectacle.
Le grand mastodonte, si fier...Sa carcasse était maintenant un squelette méconnaissable et déformé, complètement éclaté à l'arrière. Il ne restait qu'un avant incendié par les Vautours, au milieu d'un nuage de squelettes métalliques ; le souffle avait emporté beaucoup des droïdes avec lui. Et maintenant, le monstre autrefois redoutable et majestueux, frappé à mort, tombait, emporté vers l'abîme, vers Korriban. Il laissait derrière lui une traînée – comme sanglante – de débris, de ferrailles, de tôles, de poutres, de blindages réduits à néant. Les quelques Vautour qui avaient survécu à l'explosion initiale avaient été emportés dans la chute du mastodonte. À présent, il s'embrasait en entrant dans l'atmosphère, et les parasites noirs continuaient à le bombarder. Lorsque la forme du vaisseau mis à mort se fit petite et lointaine, Wanhauer porta son regard sur sa seconde, Laïra. Elle était silencieuse, mais pâle. Ni elle ni lui n'avaient apprécié ce spectacle. Tout cet équipage...Tous ces hommes qui avaient donné leur vie...Et tout ça pour quoi ? La gloire ? Une cause ?
- Nous sommes des loups et eux sont nos proies...songea Wanhauer à voix haute, mais son ton était empli d'amertume. Que les troupes au sol se préparent. Je veux qu'elles soient prêtes à aller dans la zone où va s'écraser le Médusa, au cas où il y aurait de potentiels survivants. Si des troupes ont survécu dans le vaisseau, qu'elles capturent les survivants de l'équipage. Nous avons besoin de réponses.
Mais le séparatiste était secoué intérieurement. Comment le capitaine adverse avait-il pu vouloir donner sa vie dans une opération si stérile ? -
Post n°47
Auteur : Kalith ShanUn Destroyer stellaire déployant la totalité de sa puissance de feu pour neutraliser une mouche. Si l’on devait métaphoriser le combat qui s’en suivit, cette image était plutôt réaliste. Combien de fois me laissa-t-il le temps de ramper jusqu’à mon sabre qu’il m’avait tiré des mains ? Six, sept, peut-être plus. Il jouait. Il avait bien compris que je n’étais pas Oblivius, mais il jouait avec moi, encore et encore, sûrement dans l’espoir que mon maître le ressente à travers la Force...Mais il était inutile de s’attendre à voir l’actuel Seigneur noir pointer le bout de son nez pour secourir son apprentie.
Une raclée, une dérouillée, un écrasement total, bref, un véritable fiasco s’en suivit ma rencontre avec cet être qui semblait autant constitué de chair et d’os que moi. Epuisée, blessée, je n’avais pas tenu quatre assauts face à ce qui se dressait devant moi, et sentant arriver la fin de ma courte vie, me résignai à accepter l’inévitable. La lame sous mon menton n’était pas vraiment une aide pour me dissuader de cette idée : j’allais mourir. Seule. Désarmée. Faible. Lamentablement, en somme. A ma grande surprise (pas forcément très positive, mais surprise quand même), il se contenta de me soulever du sol avec une poigne que je n’aurais pas supposée possible pour quelqu’un de son gabarit, et je ne sais ce qui se déroula durant les quelques minutes qui ont suivi. Je me souviens juste m’être faite balancer dans une trappe, HK toujours à mon côté, mon sabre rattaché à ma ceinture, et de m’écraser sur quelque chose à moitié composé de chair pourrie et à moitié composé de métal…Je m’en dégageai d’une roulade qui rappela à mon bon souvenir que j’avais un bras hors-service.
- Technobeasts !
- Hein?
- Ecarte-toi, même s'ils ont l'air morts.
Je me fiais à HK et commençai à m’éloigner en dégainant mon sabre pour m’opposer à un possibleadversaire pour me retrouver un instant plus tard presque lame contre lame avec…mon maître. Point positif, je l’avais retrouvé. Point négatif, j’étais blessée, sale, fatiguée, et je venais de me faire dérouiller. Je ne m’attendais pas à des retrouvailles enthousiastes et à un câlin, loin s’en fallait, mais une chose était sure, nous n'étions au moins pas morts.
- Kalith, ce ne sont pas vraiment des technobeasts…ceux-ci semblent résister a la chaleur et ne pas transmettre de spores. Méfie-toi quand même!
- Merci du conseil, HK !
Se méfier était une chose, arriver à se sortir de la pièce en était une autre : avec mon bras droit potentiellement invalide et la quasi-totalité de mon corps qui me faisait souffrir, la fatigue qui me tenaillait de plus en plus, et les avertissements d’HK dont la voix robotique commençait à résonner dans mon crâne à force de l’entendre, j’avais de plus en plus de mal à me concentrer et à bouger. De toute cette douleur, de la rage de vivre, je tirais l’énergie nécessaire pour me sortir temporairement de ce mauvais pas, je vis Oblivius lutter férocement contre le dernier, mais sans pour autant s’épuiser...contrairement à moi, non seulement il ne semblait pas se fatiguer sérieusement, mais en plus il n’avait aucun mal à tenir son adversaires à distance, voyait exactement ou et comment frapper pour être le plus efficace possible en faisant le moins d’efforts…
Je jalousais ce type apathique et mégalomane, sa puissance, sa maîtrise du sabre et celle du Côté Obscur...mais en même temps, je le respectais. D’une part parce que si ce n’était pas le cas, je serais probablement déjà morte, mais aussi parce que quand on y réfléchissait un minimum, je lui devais la vie. Certes, je lui devais aussi d’être dans cette joyeuse merde, mais néanmoins, ce sont mes idées qui m’avaient mené sur Dathomir, où j’avais failli passer l’arme à gauche. Puis sur Droomund Kaas (ou j’avais aussi failli finir en steak haché). Puis dans cette salle, où, s’il n’avait pas été là, j’aurais été totalement incapable de me sortir indemne de ce combat...Qui n’était d’ailleurs pas terminé.
- Ca commencait à devenir difficile...
-[color=lightgreen][color=#33ffcc][b][b]tu devrais te reposer...il y a de quoi t'assoir la bas, à côté du cadavre en trois morceaux.
Le conseil d’HK était si bête que je m’en voulais de ne pas l’avoir appliqué avant, et grand bien m’en prit de ne pas l’écouter à l’instant même : un pan de plafond s’effondra en laissant entrer une demi-douzaine de droïdes à quelques centimètres à peine sur ma gauche. La poussière soulevée m’aveugla, et je ne dus mon salut qu’au Côté Obscur. Emplie d’une nouvelle once de cette rage de vivre à l’idée que je pourrais mourir sous le feu d’un simple droïde, enrageant depuis quelques minutes déjà d’être inutile à mon maître, je relevais instinctivement mon bras gauche, déviant un tir de blaster qui vint heurter le pectoral métallique d’une des abominations que nous affrontions avec Dark Oblivius, rebondissant dessus pour venir éclater le « crâne » d’un de nos nouveaux assaillants. HK semblait un peu perplexe à l’idée que je puisse me lancer dans la bataille au vu de mon état, mais je ne me fis pas prier pour me jeter sur les droïdes, moins dangereux au corps à corps qu’à longue portée. Ma lame rouge et noire fendit le premier dans un bruit de fin du monde, le cristal Kaiburr faisant son office, le second étant tombé sous le tir précédent.
Je laissai mon supérieur s’affairer avec les deux êtres de chair et de métal, tandis que je réglais leur compte à leurs collègues pleinement mécaniques par des mouvements de poignet courts et secs, portant des coups précis et rapides plutôt qu’amples et puissants, sacrifiant la force de frappe attribuée à l'inertie de l’arme et de mon bras au profit de l’énergie cinétique. Le dernier leva son arme, m’obligeant à me baisser pour éviter un tir. Un coup de tête en plein « front » le déséquilibra avant que je ne lui découpe les bras au niveau des coudes et que je ne l’empale contre le mur, haletante et furieuse. Je ne pouvais me permettre la faiblesse. Si je tombais, au moins, j’aurais donné tout ce que j’avais, mais le Côté Obscur semblait vouloir me garder en vie : je ne contrôlais pas certains de mes gestes, mon bras se levait de lui-même, paraît les coups, mes pieds me faisaient parfois bouger de quelques centimètres, juste ce qu’il fallait pour esquiver une offensive que mes yeux avaient à peine eu le temps de capter. Ô combien mes muscles me faisaient mal ! Mais que je me sentais vivante, au coeur du combat, guidée par cette entité indéfinissable d’une puissance incommensurable… ne restait plus qu’à achever ces deux horreurs, et l’issue de sortie se ferait par l’étage supérieur, que pouvait-on rêver de mieux? Peut-être que la secousse qui fit trembler le sol ne me fit pas tomber. Je me retrouvais sur les fesses et me relevais au plus vite, étouffant un cri de douleur en m'appuyant sur mes deux bras, et bondit en arrière, sabre vers nos opposants. Une perturbation dans la Force était sensible, une énorme perturbation. Les pertes humaines au dessus du sol de Korriban étaient lourdes. Tres lourdes. Je ne m'en retrouvai que plus furieuse et regagnais un peu d'énergie, dopée par la soif de vengeance: il nous fallait sortir d'ici au plus vite, et établir un plan d'action pour faire payer à nos adversaires stellaires l'affront qu'ils venaient de nous infliger.
Il me fallait un exutoire, et ce fut le plus proche cadavre. Mon sabre le bras d'un de nos opposants, avant que ma lame ne s'enfonce dans son thorax. L'odeur de chair putréfiée et brulée était atroce, je n'avais d'autre choix que de le trancher en deux ou dégager ma lame du cadavre mécaniquement réanimé (et re-abattu par Dark Oblivius)...Alors je fis la seule chose qui me venait à l'esprit: envoyer une poussée de force dans ma propre main, m'infligeant une douleur qui me fit sentir une vague de froid dans la totalité de mon corps, ainsi qu'une onde de douleur intense qui manqua de me faire tomber dans les pommes. "Kalith, ma petite Kalith, le temps n'est pas à la défaite", telles furent mes pensées en cet instant, où je vis la lame de mon opposant supposé mort se lever alors que je forçais comme une mule pour séparer ses épaules (et tout ce qui se trouvait au dessus) du reste de son corps...Le couteau s'abattit sur moi, je n'avais plus le choix : d'un déplacement latéral rotatif, je me désaxai de la trajectoire de l'arme, prenant mon sabre à l'envers pour continuer à forcer...et grand bien m'en prit. Alors que mes yeux étaient embués de larmes à cause de la chair fumante et putride, en plus de la douleur et de l'épuisement, entrainée par la force de poussée que j'infligeai à mon arme, je finis par faire un tour s ur moi-même et perdre l'équilibre alors que le bruit mat de la chair flétrie tombant au sol précédait celui du métal contre le pavé. Il n'en restait plus un seul, face à Dark Oblivius. Je me mis sur le dos.Toute cette fureur, tout cet acharnement, ils commençaient à épuiser mes dernières forces. Je repliai mes jambes, m'assit en tailleur et expirais longuement en éteignant mon sabre après en avoir de nouveau échangé les cristaux pour les remettre chacun à leur place d'origine. Quelques minutes de méditation obscure ne pouvaient que me faire du bien, à quelques mètres du combat : Je n'étais plus vraiment en état de me battre
-Contente de vous voir en vie, maître...[/i], lachaî-je en courbant respectueusement la nuque avant de me laisserb aller à la méditation sans prêter attention a son repas pour le moins nécrotique. -
Post n°48
Auteur : Dark ObliviusL'ancien fer de lance de l'empire Sith décolla après avoir livré sa cargaison. L'ombre de ravage disparut au fur et à mesure que le vaisseau reprit de l'altitude. S'enfonçant peu à peu dans le vide intersidéral. Le pilote lança plusieurs appel en direction du Destroyer afin de prévenir de son retour, mais les tentatives furent infructueuse. Le canal sécurisé ne donnait aucune réponse.
Le protocole Fantôme s'activa donc. Le trajet fut recalculer pour que l'infiltrateur émerge en dehors des radars longue porté de n'importe quel destroyer afin de laisser le temps au vaisseau de passer en mode camouflage. Une fois les coordonnées rentrées, le vaisseau disparut dans l'hyper-espace.***
Ce n'était pas tant la violence des combats, mais bel et bien la durée qui commençais à me submergé. Le côté Obscur permettait d'invoquer une puissance phénoménale, mais sur le long terme, créer une telle puissance était dangereux. Si la Force n'avait pas de limite, le corps des mortels lui oui. Il fallait voir ça comme une coquille vide que la Force venait à pénétrer, mais sa capacité d’absorption était limité et la dépassée était un risque de voir cette coquille exploser.
Le seul avantage que je pouvais avoir était bel et bien la relique de Dark Koral qui agissait comme un catalyseur et me permettais de réguler ce flux qui me traversais en permanence. Un objet à double tranchant cependant. Je pouvais sentir sa résistance, cet artefact n'obéissait qu'à un seul Maître et même en étant son porteur, son allégeance allait bien à l'ancien Sith'aris.
La situation commençait à dégénérer, mes deux assaillants toujours en l'air se perforant petit à petit furent très vite rejoins pas d'autre.
Leurs lenteur était mon seul atout pour le moment. Mais c'était sans compter la rage de vaincre de mon apprentie qui débarqua au moment le plus opportun. Et ce malgré son état déplorable, je pouvais sentir sa détermination.
Ma proximité avec mon apprentie me fis gagner en puissance sans vraiment d'explication. La pression exercée s'intensifia et la lame finie enfin son travail en perçant cette monstruosité. L'un tomba inerte tandis que l'autre se redressa vers moi. Avec une légère impulsion je me dirigeai vers lui sautant en esquivant un coup de couteau, saisissant son crâne avant de retomber juste derrière emportant sa tête vers l'arrière tout en utilisant le côté obscur pour pousser son corps de l'autre côté. La chaire putride se disloqua et le métal se broya ne me laissant qu'un crâne à semi métallique dans les mains. Le jetant allègrement sur le sol je continuais mon chemin vers mes adversaire, ma lame noire frottant sur le sol. Il n'en restait plus beaucoup et l'acharnement de Kalith en occupa plus d'un.
L'impact de ma lame sur le torse laissant une large traînée noire et une odeur de chaire brûlée atroce. La résistance de ce métal pour le chaleur des lames était plutôt intéressante et nul doute qu'une armée de droïde constitué de ce minéral serait une menace bel et bien réelle. Mais si les armes conventionnelles n'avaient aucun effet, les pouvoirs acquis grâce au côté Obscur eux n'avaient aucune résistance hormis ceux du côté Lumineux.
Bloquant un coup de couteau avec mon bras je posais ma main sur le crâne de mon adversaire. A travers mon corps une quantité énorme d'énergie me traversa et pulvérisa le coeur énergétique de la machine qui tomba au sol. Regardant autour de moi vérifiant avant de songer à un repos que la salle était belle est bien sans danger.
-" Je suis surpris du temps que tu as mis à me rejoindre, apprentie. "-
Déchirant un bout de chaire, je la fis léviter influençant le côté Obscur afin de la rendre consommable. Je déposai un morceau aux pieds de Kalith tandis que je m'afférer à manger l'autre bout. Le goût était atroce, mais nos corps avaient besoin d'énergie.
-" Ce ne sera pas agréable, mais même si la méditation permet de nous régénérer, nos corps on besoin d'élément solide pour reconstruire sa propre énergie. "-
Pour ma part une méditation était hors de question, les dangers dans cette forteresse étaient nombreux et totalement imprévisibles. Tel était le contraste entre une apprentie et un Maître du côté Obscur. Mais comme pour tout l'expérience et le vécu la renforcera au fil du temps. Je me devais d'être exigeant, inflexible et impitoyable. Le côté Obscur est la manifestation la plus pure de l'ensemble des émotions négatives.
Après quelques minutes d'attente, nous repartîmes dans les méandres du cet endroit, attentif et préparé à n'importe quelle épreuve. Si tenté qu'il y en ai d'autre. Les longs couloirs se ressemblaient tous, obscurs, froids puants. Mais bien moins dangereux pour le moment.
Les minutes passèrent et ce labyrinthe nous amena sur une salle immense. Rectangulaire, haute de plusieurs dizaines de mètres avec en son centre un immense générateur lâchant une lumière bleuâtre. Seule source de lumière. Le côté Obscur était puissant ici, probablement par le fait que le Nexus certainement encore ouvert était directement sous nos pieds. Voilà la raison pour laquelle les infrastructures avaient pu reprendre vie. Cette source d'énergie venait ni plus ni moins que de la Force elle même. Nul doute que Dark Koral avait créé cet endroit dans ce but précis. Les Nexus étaient des apparition rare, une porte ouverte vers la puissance infinie de la Force. Mais si nul être vivant ne pouvait la franchir sans mourir face à cette puissance, canaliser cette énergie était probable, mais encore fallait-il savoir exactement où allait être son apparition. De plus, concentrer toute son attention sur le Nexus afin d'alimenter un batiment est très risqué, hormis le risque de surcharge plus que présent, son instabilité et ses disparitions mettrait fin à l'alimentation sans crier garde et priverait un dispositif de toute son énergie.
Avançant toujours avec prudence vers le générateur, la présence de Nihls et Anduin se fit ressentir, et à quelques dizaines de mètres de nous sur notre droite, les deux protagonistes arrivèrent. L'absence de Korra était pour le moins inquiétant, mais avant même un première échange, les portes se refermèrent sur nous. La lumière du générateur s'intensifia et de multitude de lumière émergèrent du sol. Du même type que les tubes dont ses monstruosités étaient sorties. Un Hologramme apparu le temps que des centaines de capsules émergèrent du sol.
- Félicitation ! Vous êtes arrivés au cœur Seigneur Sith ! Le grand combat va enfin pouvoir commencer ! Ce coeur est celui du coté Obscur, vous protégeant, mais aussi vous enfermant. Cet endroit serat-il votre tombeau ou votre gloire ? Seigneur, toutes vos épreuves passées ne sont rien en comparaison de ce qui vous attends. Contemplez ! Votre fin est proche, mais annonce t-elle une mort ou une renaissance ?
L'ensemble des portes s'ouvrirent. Dégageant une fumée blanchâtre dans l'atmosphère. L'odeur putride se répandit très vite.
-" Je commence à en avoir ras le bol de leurs conneries. Si c'est la seule source de leur pouvoir, il va falloir détruire ce fichu générateur. Kalith, une autre épreuve t'attend. Nous allons faire diversion pour te laisser l'occasion de le détruire. Tu n'auras certainement qu'une seule occasion. Ai fois en tes capacités et envers le côté Obscur ! "-
Ma lame noire s'activa. Mon regard plongé dans celui de mon apprentie. Si nous ne parvenons pas à établir des liens de confiance entre chaque membre de chaque culte, l'Ordre Noir est condamné et même si ici seul le nouvel Ordre Sith est représenté, nous devons montrer l'exemple. Cent, deux cents, bien plus encore de ses choses allaient tenter de nous tuer. Une porte de sortie et uniquement une.
Alors que Nihls et Anduin commencèrent à affronter les machines, je me reculai légèrement, envoyant plusieurs éclairs de la Force pour les attirer. Un léger chemin se créa sur le centre. Maintenant que la diversion était établie, il fallait passer à l'action. Toujours aussi lente, cette menace se rapprochait de moi. Si mon sabre ne pouvait les vaincre sans passer plusieurs secondes à insister sur le métal, les déstabiliser et les faire tomber était certainement la meilleure option.
Me laissant volontairement encercler. Je fermai mon poing frappant fortement contre le sol créant une vague de Force. L'onde de choc resta proche de sol frappant les jambes frêles des machines qui perdirent de nombreux morceaux de chaire à cause de l'impact. D'un habile saut de Force je pu me rapprocher un peu plus du coeur.
Mon sabre s’avéra utile uniquement par sa force de frappe qui permit de repousser l'espace d'une seconde des assaillants bien trop proche à mon goût. Des coups circulaire puissants créant des passages toujours plus grand pour Kalith. L'agilité était aussi très importante. Les coups pouvaient venir de n'importe où et la présence de ses choses n'était pas visible à travers la Force. Pour mieux analyser la situation je me focalisai principalement sur les bruits de pas.
Le pouvoir le plus efficace était bel et bien les éclairs de la Force, et avec une concentration assez forte, je pouvais atteindre leur point de rupture. Malheureusement, outre le fait que ce type de technique me demandais un peu de temps pour pouvoir canaliser mon énergie, c'était aussi un gouffre pour mon endurance. Cette utilisation était un recours ultime.
Pour ma part, j'avais fais presque la moitié du chemin. Mon orientation changeant sans cesse je ne pouvais réellement savoir où en était Kalith. Et plus j'arrivai à progresser, plus le nombre augmentait. Une véritable marrée morbide. Presque entièrement submergé, je ne dû mon salut qu'a un nouveau "poing de Force" qui me fit gagner quelques mètres. Prenant appuis sur une des machines en perte d'équilibre je me propulsais en l'air envoyant une salve puissante d'éclair de la Force en direction du Générateur que je voyais vaciller.
Une violente explosion s'en dégagea créant une onde de choc balayant tout sur son chemin y comprit mon corps en suspension. Comme frappé, je fus propulsé en arrière. Retombant sur mes pieds in extremis tandis que la pièce se plongeait dans le noir. Seul la lumière de nos lames amplifié par ce noir total était visible. Et au bruit des pas, ses machines étaient loin d'être morte.
-" Courez vers le fond de la salle ! "-
Ils nous fallait trouver une sortie et très vite. Esquivant les quelques abominations debout pour le moment je retrouvai mon apprentie ainsi que Nihls et Anduin. Acculés contre la porte, face à un nombre d'ennemi bien trop important pour nous.
- Seigneur Oblivius, demandons instruction. Nous somme en stationnement au dessus de votre dernière position connue ! Camouflage actif, mais la flotte Séparatiste est en plein déploiement.
-" Ici le Seigneur Oblivius, je vais activer mon traceur, soyez là le plus vite possible. "-
La providence ? Certainement un cadeau de la Force elle même. Le bouclier entourant la forteresse avait disparut en même temps que la seule source de lumière présente ici. Le seul obstacle entre nous et notre salut, cette imposante porte close. L'avantage était que sans alimentation les verrous avaient dû être désactivés. Mais son poids était très important.
-" Dark Nihls, nous allons devoir unir nos forces. Kalith, Anduin vous allez devoir nous protéger le temps que nous parvenions à soulever cette porte. "-
Je tandis mon sabre à Kalith, même étant une jeune apprentie, son efficacité n'en sera que décuplé avec l'utilisation de deux sabres et de toute façon je n'en avais aucune utilité pour le moment. Nihls et moi faisions face à cette porte. Invoquant le côté Obscur, trouvant un point d'encrage fort afin de la soulever grâce à la Force. Le métal grinça tandis que nous entendions au loin les bruits des sabres frapper le métal. Colère, rage et souffrance était notre moteur. Nos esprits n'en formèrent qu'un seul et unique invoquant une puissance considérable.
Le côté Obscur leva lentement, mais surement l'immense paroi laissant la lumière du soleil pénétrer la pièce. Une seule ombre s'invita, celle de l'infiltrateur Sith qui encore sous camouflage se présenta face à nous. La porte arrière se dévoila libérant la rampe tandis que la porte continuait à se soulever laissant tomber de nombreuses roche accompagné de sable.
-" Kalith, Anduin, Maintenant ! "-
Sans attendre nos protecteurs s'engouffrèrent dans le vaisseau. La menace dans notre dos allait très vite se rapprocher. Je regardai un temps Nihls lui indiquant d'un signe de la tête qu'elle devait elle aussi rejoindre le vaisseau. Lâchant sa prise psychique, mais laissant seul retenir ce morceau de métal qui retomba lentement malgré mes efforts. Réunissant mes dernières forces je me laissais glisser passant juste avant sa chute. Mon corps tombant dans le vide avant qu'un appuis sur un rocher légèrement plus écarté de la paroi me permit à l'aide d'un saut de Force de rejoindre la passerelle qui se referma me laissant entrer dans le vaisseau. Le danger de cette forteresse était maintenant derrière nous. Le temps de reprendre mon souffle je me dirigeai vers les commandes. Le vaisseau s'éloigna lentement de la falaise.
- Il ne reste plus que vous ?
-" Oui, mais nous avons accompli notre mission. Quelle est la position des troupes Séparatistes ? "-
- Ils occupent l’hémisphère nord, de nombreux vaisseaux parcourent l'atmosphère sur toute la partie ensoleillée de la planète.
-" Bien, attendons d'atteindre l'hémisphère sud avant de quitter la planète. Même invisible ils peuvent nous détecter, nous sommes trop proche. La chaleur du sol sera notre camouflage. "-
Volant à basse altitude, le vaisseau parcouru une grande distance, laissant à nous tous le spectacle du Destroyer Victoire littéralement détruit à la surface. Une fois loin de l'armada Séparatiste, le vaisseau amorça sa sortie atmosphérique et regagna le vide inter-sidéral.
- Deux minutes avant le rechargement complet de l'hyper-drive. Sécurisation définitive dans 1 minutes 6 secondes.
- J'espère que cette débâcle n'aura pas été inutile Seigneur Oblivius. C'est un coup dur pour notre Ordre.
-" Je le sais bien, le Capitaine Jo était un homme de valeur tout comme ses Hommes.
Mais ce cristal est la pièce finale d'une arme bien plus puissante qu'une centaine de Destroyer. "-
- Ce simple cristal ?
-" Ajouté aux autres pièces que j'ai réussi à récupérer sur les diverses planètes de la galaxie. Dont la puissance n'a pas de limite si ce n'est celle imposé par le Côté Obscur lui même. "-
- J'espère pour vous que vous avez raison. Les Séparatistes risquent d'intensifier leurs recherches nous concernant.
-" Dromund Kaas n’apparaît sur aucune carte existante. Il serait étonnant qu'une flotte débarque, mais si jamais un jour cela doit arriver. Nous seront prêt à les accueillir soyez s'en sur. "-
- Seigneur, objet non identifié va sortir de l'hyper-espace ! Droit devant nous ! 5 secondes avant impact !
Mon instinct couplé à la Force changèrent immédiatement la trajectoire du vaisseau du presque 90 degrés. Malgré les régularisateur de jet, le changement de cap à une si grande vitesse et aussi soudain mit à mal l'ensemble de mon corps le compressant contre le siège tandis qu'un Destroyer Impérial fut son apparition. L'impact ne fut évité que de quelques centaines de mètres. La question la plus évidente était surtout de savoir pourquoi un vaisseau Impérial venait d’immergé de l'hyper-espace en bordure du système.
- L'impérium !
-" Je ne pense pas, il n'y a pas les couleurs du régime sur le vaisseau et pourquoi serait-il sorti aussi loin de Korriban ? De plus il y a une présence à l'intérieur que je connais... Ouvrez un canal. "-
- Monsieur, ils vont nous repérer !
-" Faites ce que je vous dis. "-
- Ici le vaisseau Ombre, sous le commandement direct du Seigneur Oblivius.
Le message s'envola à travers le vide. Les secondes furent des heures pour nous.
-Ici le capitaine Field, enfin je vous rencontre. Mais votre ami Helsing ne m'avais pas parlé d'une armada Séparatiste.
-" Je peux vous assurer qu'ils n'étaient en aucun cas invités à la fête Capitaine Field. "-
-Je ne vois pas votre appareil sur nos écrans, mais le hangar 3 est ouvert.
Ne perdez pas de temps nous ne comptons pas nous attarder ici plus longtemps.
Notre infiltrateur pénétra l'immense Destroyer qui se retourna promptement s'éloignant encore plus de cette planète maudite. Malgré les lourdes pertes, la campagne de Korriban fut un succès dans son objectif principal. Le plus dur sera de le faire entendre au conseil. Mais avant toute chose. Je me devais de savoir qui était cet allié improbable...
Le camouflage de l'infiltrateur se baissa laissant apparaître aux yeux de tous l'ancienne relique Sith. La rampe se dégagea. Je fus le premier à sortir suivi de prêt par mon apprentie. Mais les choses ne tournèrent pas spécialement comme prévu. A vu de nez, au moins 200 hommes arme en main nous pointant. Les canon blaster positionné sur le vaisseau. Loin d'un accueil amical.
- Messieurs, Mesdames. Veuillez déposez vos sabre au sol et nous les glisser lentement, ensuite nous vous emmèneront en cellule. Une résistance de votre part serait futile.
-" Je veux m'entretenir avec mon émissaire. "-
- N'ayez crainte, il vous attend sagement en prison. Maintenant, arme à terre maintenant !
Je dégainais mon sabre. Une fois de plus deux chemins s'offrait à nous. La violence, ou la patience. Si mettre en morceau chaque Homme ici était une idée pour le moins intéressante, les nombreuses épreuves avaient affaibli mes fidèle. Il nous fallait du repos. Récupérer nos forces et découvrir qui est ce capitaine.
Je déposai donc mon sabre au sol, invitant mes camarades et mon apprentie à faire de même. Un soldat récupéra nos armes et nous guida jusqu'en cellule. Après plusieurs dizaines de minutes, une secousse ébranla le vaisseau. Certainement l'hyper-espace, mais la question était de savoir où nous iront. -
Post n°49
Auteur : Darth MalraasSuite : http://star-wars-rpg.soforums.com/t6986-Saleucami.htm
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Les officiers toisent la nouvelle arrivée les yeux rivés sur son expression faciale. La Sith est physiquement la même mais changée par toute cette énergie retransmise. C'est en goûtant au Néant que les Ravageurs naissent, c'est en scellant son esprit à sa mort immédiate et inévitable que les perspectives de l'avenir s'ouvrent. Vaciller dans l'ombre de la faucheuse, sentir sa peine et son propre désespoir, transmet à l'obscurité de la Force, l'énergie de s'éveiller. Le Seigneur des Ravageurs se tourne vers Elerina, son potentiel est là quelque part à fourmiller dans une zone encore inconnue. Elle devra elle-même par la force de ses convictions et par l'entraînement à la sueur sanglante de son front, initialiser le processus d'évolution. Son évolution personnelle par laquelle elle acquerra le savoir des adeptes de la Force Obscure, par laquelle elle dominera n'importe quel Sith.
Les parsecs s'écoulent dans une nuée d'étoiles défilantes et l'officier principal se dresse de son pupitre holographique, surpris par la fulgurante découverte.
-En approche de Korriban !
Le choc est immédiat bien qu'uniquement visuel. La pétillante monotonie de la baie d'observation se voile d'un écran sombre et lointain. Au devant du tableau, l'astre berceau des Sith et sa couleur orangée luisent dans la nuit étoilée. Le Seigneur des Ravageurs fronce les sourcils à l'observation d'un nombre important de vaisseaux classifiés séparatistes. L'Ombre sent le flux vital abandonner son visage au profit d'une pâleur et froideur causées par le gêne. Pour autant, son Maître se tient sans aucune forme de surprise devant la baie, réfléchissant à la suite politique des évènements.
-Contactez cette flotte, voyons pourquoi des vaisseaux militaires séparatistes sont sur Korriban.
Mais la principale idée est une lumière suspendue au dessus du crâne du Zabrak. Dans la continuité de l'opération visant à détruire toutes traces de Sith, la Confédération est sûrement militairement présente sur Korriban à cet effet. Potentiellement avertis par une source fiable ou par les colons de la planète poussiéreuse. Le message s'envoie de manière officielle faisant mention du "Gouverneur Gelmir" proposant une entrevue avec le responsable de la flotte soulignée comme "alliée".
Attendant une réponse positive des confédérés, l'ancien Général joint son esprit à celui de la planète à la recherche d'une quelconque trace obscure. Malheureusement pour lui, de minces lignes obscures se tissent des liens dépourvus d'intérêt un peu partout et tout autour de la planète. Baignant dans le Côté Obscur depuis des millénaires Korriban sait camoufler des Sith de leurs semblables. Le Zabrak conserve la sensibilité de l’effleurement dans la Force, si un Sith le sonde même une fraction de seconde, il le saura et pourra le détecter.
Vicious quant à lui, croise les bras sur sa poitrine en contemplant son Maître effectuant une marche monotone vers la plateforme holographique. Attendant une réponse positive des la Confédération probablement et désormais suspicieuse de cette venue impromptue. L'Ordre Noir ne saurait s'échapper de Korriban.. Sauf si les Sith sont déjà partis hors du tombeau de leurs ancêtres. -
Post n°50
Auteur : TericaraxSur le pont principal, les droïdes oeuvraient à toute vitesse. Quoi que silencieux dans leur tâche, les officiers qui leur ordonnait, eux, étaient bien plus électrisés. Outre les consignes, ils jonglaient également avec les discussions avec leurs pairs. On avait éclairci la situation à la surface de Korriban : les colons avaient été massacrés. Toute la colonie était ravagée. Le Destroyer Impérial était tombé dans l'atmosphère, mais sa chute ne signifiait pas la fin des manœuvres ; au contraire elle en signait le commencement. On cherchait actuellement à contacter les troupes, toujours à l'intérieur. L'hologramme d'un OOM en proie avec la console de commande était projeté dans la salle principale, sous les yeux de Wanhauer. Derrière on distinguait une vingtaine de membres d'équipages, tenus en respect ; les rares qui avaient pu être capturés vivants (car les B1 manquaient terriblement de subtilité pour ce genre de tâche malheureusement).
- Major, arrivez vous à sortir les ailerons de freinage, oui ou non ?! Tonna le Muun, quasiment hors de lui.
- / Négatif capitaine./ L'ordinateur de bord est bloqué./ Court-circuit après la perte des réacteurs./ Crash estimé à sept minutes cinquante./
Avec les boucliers thermiques eux-aussi réduits soigneusement à néant par les Vautour, le sort du Destroyer n'était un mystère pour personne. Wanhauer pesta nerveusement. Même s'ils l'avaient voulu, les rayons tracteurs des Providence n'auraient jamais pu retenir l'énorme vaisseau...Mais si seulement il en avait donné l'ordre, peut-être que...Le temps pressait, pas le temps de songer à ça.
- Il reste toujours des barges dans les hangars ? Réclama à nouveau notre confédéré, fébrile.
- / Hangar principal détruit par l'explosion. Hangars annexes.../
Bon sang, ce droïde prenait trop de temps à répondre, on avait pas le temps pour les détails.
- Oui ou non major ! Trancha Wanhauer, tremblant d'agacement comme de frustration.
Le droïde tenta une nouvelle fois de lutter contre l'ordinateur de bord pendant une seconde, deux peut-être. Le Muun sentit la sueur couler dans son dos. Peut-être que la machine avait eu un bug ? Un choc au crâne ou une étincelle malchanceuse ?
- / Affirmatif./ dit-elle enfin.
Le capitaine réprima un soupir de soulagement, enchaînant directement sur l'idée qui venait de lui naître :
- Major, escortez tout l'équipage vers les barges encore disponibles. Exécution ! Vous avez trois minutes.
- / Correction, crash prévu dans cinq minutes trente.../
- Trois minutes major, ou j'aurai votre châssis. Exécution !
Le B1 se raidit sur ses jambes en émettant un « Bien reçu bien reçu ». L'image disparut alors que lui et ses congénères se mettaient au travail. Wanhauer se tourna vers son propre équipage.
- Ordonnez aux Vautours et aux tri-droïdes de cesser le feu ! Leur nouvelle tâche sera d'escorter les barges éjectées.
- / Oui capitaine/. Répondit le B1 en charge des communications avec l'ordinateur de contrôle des troupes robotisées.
Le séparatiste fit un pas en arrière. Il sentait ses jambes flageller sous le stress. La vie d'hommes était en jeu. Sur quelques minutes seulement pouvait se décider la mort ou la vie d'un équipage entier...Et avec, d'informations capitales. Il resta silencieux. Les droïdes commentaient autour, suivant les informations relayées par les Vautour autour du Destroyer en plein naufrage.
- / Ailerons de freinage gauches arrachés capitaine./
- / Pont supérieur détruit à 95% monsieur./
- / Chaleur de friction au-delà du stade tolérable./ Mortalité estimée à 100%./
Il jeta un œil à Laïa. Elle aussi semblait absorbée par l'attente, complètement silencieuse. Ils ne pouvaient rien voir. Le vaisseau était trop loin. Il avait laissé derrière lui des débris, des restes de Vautour et de droïdes et de corps et de tôles et de poutres d'aciers déchiquetés qui flottaient futilement dans l'espace. Mais il était entré dans l'atmosphère, et les Providence étaient en orbite trop haute pour le voir.
- / Capitaine. Projection holographique disponible depuis Tri-droïde V99-546A. Souhaitez-vous.../
- Diffusez la, interrompit Wanhauer, trop stressé pour y mettre la moindre forme de courtoisie.
L'hologramme était en provenance directe d'un tri-droïde.
Le vaisseau voletait extrêmement proche d'une des tours de contrôle du Destroyer. Le monstrueux vaisseau était nimbé dans une gangue de flammes infernales. Autour de lui, des dizaines, des centaines, des milliers de débris plus petits chutaient au même rythme en une pluie incandescente d'innombrables météorites. Le vol du droïde était inégal ; la chaleur et le déplacement prodigieux du corps ultra massif faisaient vibrer l'air, si bien que l'engin avait du mal à garder une trajectoire stable. On entendait, même à travers la diffusion, le grondement monstrueux du mastodonte se consumant, et le craquement de la braise. En-dessous, on apercevait le relief torturé de montagnes et de canyons de Korriban. Toujours pas de signe des capsules. Le tri-droïde passa au travers d'un rideau d'étincelles, lâchées par le Destroyer. Soudain, une plaque se détacha du léviathan de fer, fondant à toute vitesse sur le petit chasseur robotisé. Le son satura brusquement ! Wanhauer et Laïa se couvrirent par réflexe les oreilles. L'image avait viré au noir. Le tri-droïde avait-il été...Détruit ? Le capitaine soupira. Tout ça pour ça...
L'image reprit à nouveau des couleurs (le bleu en l'occurrence). Un commentaire en binaire du tri-droïde accompagna le retour du mouvement. Wanhauer comprit ce qui venait de se produire. Le droïde avait tiré sur la plaque de tôle juste à temps, et s'était retrouvé dans le nuage causé par la petite explosion. Ces engins étaient décidément sacrément agiles ; Et dire qu'ailleurs on sacrifiait des pilotes dans des vaisseaux ! S'il n'avait pas été qu'un tas de fer, le capitaine lui aurait accordé une promotion sur-le-champ ! Juste au-delà de l'immense surface du croiseur impérial, on apercevait de plus en plus distinctement le décor de Korriban. Il ne leur restait peut être que quelques dizaines de kilomètres avant le crash.
- Où sont les barges? Réclama notre Muun.
Le tri-droïde répondit en binaire grave. Le B1 chargé des communications fit la traduction :
- / Droit devant monsieur. Il vous montre immédiatement sur son ordinateur de bord./
Comme promis, le tri-droïde afficha sur sa communication son objectif ; un cercle apparut sur un emplacement de la coque. L'endroit présumé des barges. En d'autres termes, les hangars. Mais pourquoi diable étaient-ils fermés...?
- Mettez moi en relation avec le major, demanda Wanhauer, tremblant.
Un des droïdes tapota sur son écran. Il ne pouvait pas se dépêcher, un peu ? Le Muun avait envie de le secouer, qu'il se hâte par la Force, on avait pas le temps ! La machine tourna son visage inexpressif et plat vers lui.
- / Injoignable. Peut-être un effet secondaire de l'entrée dans l'atmosphère./ Cinquante secondes avant impact/ ajouta-t-il pour ne pas améliorer les choses.
C'était incroyable. Tous les éléments étaient-ils donc ligués contre la bonne volonté du confédéré ?
- V99, demanda-t-il à l'intention du tri-droïde, pourquoi les barges ne partent pas ?
À nouveau, l'interpellé répondit par une succession de sons indéchiffrables graves et électroniques. En binaire. Comme précédemment le B1 en charge de la communication avec les troupes traduisit :
- / Il pense que c'est le mécanisme des ailerons qui fait court-circuit avec les portes du hangar./ Trente secondes avant impact./
- Détruisez les portes! Tonna le Muun, au bord de la crise de nerfs.
Le chasseur ne se fit pas prier ; il prit un peu de distance, tournant pour se trouver face à la coque, tout en communiquant avec ses compères qui s'alignèrent de même. Deux trainées lumineuses frappèrent le métal. Une gerbe d'étincelles s'échappa du trou pour aller se noyer dans les flammes.
- /Vingt secondes avant impact./
Mais Wanhauer n'écoutait plus, obnubilé par la scène. Un bout de métal, déséquilibré par le tir, commença à bouger, voletant à l'air libre, mais toujours bien accroché. Deux nouveaux tirs ; la tôle maltraitée se déforma plus encore. Le vent acheva de l'arracher. Alors, un morceau bien plus ample céda lui aussi, livrant l'accès au hangar.
Le tri-droïde s'écarta, alors qu'un monstrueux écran de fumée s'échappait du Destroyer, qui continuait à se déchiqueter de part en part dans sa chute. Le hangar disparut derrière ce nuage de braises, alors qu'une aile entière du croiseur cédait. Le droïde s'écarta vivement, passant sous l'acier mortel, tirant sur les projectiles multiples et brûlants qui menaçaient sa vie. Soudain, toute l'image devint blanche.
Depuis l'espace, depuis la baie de commandement du vaisseau Providence, le Muun vit. Il vit le sol de la planète, silencieux. Il vit soudain un clignotement, éphémère, fuyant, si passager. Et soudain la déflagration qui s'en suivit. Si lointaine, si discrète et silencieuse depuis l'espace...Le capitaine sentit alors enfin la pression sur ses jambes tomber ; il s'effondra au sol, à genoux. Il avait échoué. Il n'avait jamais connu les hommes dans ce vaisseau. Il ne les connaîtrait jamais. Mais c'était tout l'effort qu'il avait déployé. Tout l'espoir qu'il avait nourri, à l'idée que, peut-être, il pourrait en sauver quelques uns. Les sauver... ? Des meurtriers, oui. Mais au nom des vies arrachées, des colons et de leurs familles qui ne faisaient plus qu'un avec la Force, il avait eu l'espoir de, peut-être, pouvoir attraper quelques uns des assassins, pour savoir pourquoi. Pourquoi ce massacre ? Pourquoi cette bataille ? Maintenant cette question resterait à jamais en suspend, sans réponse, une prière adressée à un dieu sourd. Notre personnage soupira, à bout. Par la Force, que c'était injuste...
- Je vous ai connu plus entêté Wanhauer. On ne quitte les yeux de la bataille que quand elle est terminée. On ne vous l'a pas appris à l'académie militaire ?
C'était la voix du capitaine Storm. Le séparatiste reporta son regard sur la vidéo transmise par le tri-droïde. Le Destroyer s'était écrasé au sol. Il avait laissé derrière lui une traînée noire, opaque et nocive. Mais les chasseurs confédérés étaient à une altitude plus élevée, en vol quasi-stationnaire ; ils guettaient. Car de la fumée s'extirpa paresseusement une forme étirée, un grand rectangle, comme une voile de fer, au vol indolent. C'était la barge de transport. Wanhauer ne sut exactement quelle émotion le submergea à cet instant. Peut-être était-ce de la surprise ? Peut-être était-ce de la joie, d'apprendre qu'en dépit de tout ce qu'il avait pensé (quoi que pendant un très court instant) les troupes avaient réussies ? L'hologramme d'un B1 apparut. Il était droit debout, au sein d'un vaste hall. Des dizaines de B1 en fond tenaient en respect une vingtaine de prisonniers, agenouillés les mains derrière la tête.
- / Major B-8C4 au rapport capitaine./ Éjection réussie./
Ce fichu major...Wanhauer secoua la tête. Ce maudit major...Alors, il rit, son inconnu pour toutes les oreilles cybernétiques du pont. Laïa, elle-aussi, se joint à lui. Peut être qu'il lui donnerait une promotion, après tout, à ce tas de boulons. Sa jeune subordonnée, les yeux encore pétillants de leur réussite, lui tendit la main.
- Debout capitaine. Nous avons encore à faire.
Le Muun saisit sans réfléchir la poigne qu'on lui proposait. Les plis multiples de son visage trahissaient enfin son soulagement. Beaucoup restait à faire, mais on venait de lui enlever une grosse épine du pied. Avec la survie d'une partie de l'équipage, il serait possible de raccorder les bouts de cette étrange affaire, et de savoir ce qui s'était réellement passé. Peut-être...Peut-être était-ce la volonté de la Force ? Quoi qu'il en soit, il était heureux d'avoir Laïa à ses côtés. Avec elle, il avait quelqu'un avec qui fêter le succès, en quelque sorte, exprimer sa joie. L'équipage de B1 qui animait le Providence était tout à fait insensible au succès de l'opération. Ceux-ci se contentaient tout juste d'accomplir leur travail sans plus.
Wanhauer inspira profondément – presque solennel. Il se sentait encore fébrile, mais à présent sa sueur était froide. Il était épuisé !
- /Capitaine, communication entrante de groupe./
De groupe... ? Voilà qui était étrange. Cela ne pouvait donc être que...
- Mettez nous en relation, articula le Muun, presque à bouts de force. Un visage masqué apparut en hologramme. Il portait une casquette noire sur son masque, qui était un dispositif respiratoire froid. Ce visage, Wanhauer l'avait déjà vu. C'était juste avant les attentats de Félucia, juste avant qu'il ne soit mobilisé. Cet homme était le colonel des armées, Lam Cinder. Laïa et notre personnage se mirent tous deux au garde-à-vous.
- Capitaines, salua-t-il sobrement. La commandante Delia m'a informé de votre situation en détail. Où en êtes-vous ? Avez-vous besoin de renforts ?
- Négatif mon colonel, dit faiblement notre gradé. Le Destroyer dissident a été abattu et s'est écrasé à l'instant à la surface de Korriban.
- Je vois. Cela est regrettable, mais ils avaient certainement compromis les ordinateurs de bord de toute façon. L'équipage n'a donc pas survécu ?
À ces mots, Wanhauer sourit. Il sentit la fierté bomber son torse.
- Négatif à nouveau mon colonel. Nous avons réussi à extraire de force une partie de l'équipage.
- Ooh.
Cinder inclina la tête, comme étonné. Ou peut-être était-ce sa façon à lui de manifester sa satisfaction ? Il releva son visage masqué, une de ses mains portée à son menton en signe pensif.
- Il serait de bon ton de les interroger au plus tôt. Capitaine Storm, vous irez sur le monde de Nicht Ka. Capitaine Hillsing, vous vous rendrez sur Rhelg. Capitaine Start, vous irez dans le système de Khar Delba. Wanhauer, vous escorterez vos nouveaux prisonniers sur Géonosis dans les plus brefs délais.
Le Muun ne connaissait pas les systèmes, mais il supposa que les mondes que le colonel évoquait étaient tous en périphérie de Korriban. On ne pouvait pas être un expert en géopolitique galactique, mais les services experts de la Confédération l'étaient, eux. Au moins, Cinder s'était renseigné au préalable.
- Avec tout le respect que je vous dois, colonel, je pense qu'il serait préférable que je reste sur Korriban. Les troupes n'ont pas fini d'explorer, et il est possible que des survivants soient encore présents. Par ailleurs, nous ne pouvons pas exclure la possibilité d'un retour d'autres forces. Pas tant que nous n'avons pas interrogé les prisonniers.
- Vous avez parfaitement raison, capitaine. Soit, vous resterez en orbite de Korriban tant que vous le jugerez utile. Y a-t-il autre chose ?
Wanhauer s'apprêtait à mimer un garde-à-vous signifiant la fin de la discussion, lorsque Laïa s'avança.
- Lieutenante Laïa Snaud au rapport mon colonel.
Cinder, de l'autre côté de l'hologramme, agita la main pour signaler à la jeune femme qu'elle avait la parole.
- Mon colonel, depuis mon entrée dans la Confédération, je me suis particulièrement penchée sur nos histoires et nos cultures. La stratégie contre un ennemi n'a de sens qu'en tenant compte de tout ce qui le compose, pas seulement de ses armées ou de son idéologie. Notre ennemi, depuis plus de sept ans, a été l'Empire Sith et ses représentants, maintenant des terroristes. Grâce aux archives des Vestiges, nous avons pu gagner une connaissance considérable de leur histoire et de leurs coutumes...Connaissance qu'il faudrait mettre à profit.
- Oh. Oh ma chère lieutenante, siffla d'un ton mielleux le colonel. Sa voix était pareille au sifllement d'un crotale prêt à mordre sa proie. Vous n'êtes pas la première à vous pencher sur la question.
- Dans ce cas, poursuivit la jeune fille, insensible à la menace implicite, vous n'êtes pas sans ignorer qu'avant l'Oméga, un autre empire était supposé exister. Ils en font mention dans beaucoup de poèmes vous savez.
- Oui, rétorqua Cinder. L'Empire ancien et titanesque des Sith, et ses cités fabuleuses et noires, et sa capitale d'obscurité. Vous n'êtes pas la seule à avoir étudié ces documents, lieutenante.
- Alors... ! Objecta à nouveau Laïa
- Vos mouvements sont une sécurité. Il faut vérifier les mondes environnants, pas juste une planète. Pour le cœur de l'ancien empire, des troupes plus...Adaptées sont déjà en route, lieutenante. Des troupes étudiées spécialement pour combattre la menace Sith. La commandante Delia ne pense pas que nous y trouverons quoi que ce soit. Mais j'ai étudié les rapports lors des événements de Cathar, voyez-vous lieutenante. Un certain Jorus, qui se prétendait dernier seigneur des Sith, avait indiqué que l'Ordre désirait revenir à ses racines.
Wanhauer resta muet. Les attentats Sith étaient-ils un retour aux racines ? Si le massacre sur Korriban était bien lui aussi d'origine Sith, était-ce un retour aux sources ? Et pourquoi Korriban ?
- Vous pensez...Commença Laïa.
- Cette planète est un tombeau Sith. Serait-ce étonnant de leur part, de vouloir expulser la présence des colons – des étrangers – pour reprendre leur monde ? S'ils effectuent un retour aux sources, alors ils tentent probablement de fonder à nouveau un empire noir. Mais alors ils reprendraient leur ancienne capitale en premier lieu. Si tant est qu'ils l'aient jamais abandonnée. J'ai réagi trop tard lors de l'opération Frappe Noire, et en conséquence beaucoup de vies ont été perdues. Maintenant, vous avez réagi trop tard, et la colonie de Korriban a été détruite. Il semble, lieutenante, que nous ayons la fâcheuse tendance à avoir un coup de retard sur nos ennemis. Pas cette fois. Nous n'avons fait que réagir à leurs assauts, il est temps de contre-attaquer. N'hésitez pas à appeler des renforts si vous voyez le moindre phénomène suspect, capitaines. Au moment où nous parlons se déplacent vers votre secteur la cinquième division dans son intégralité. La commandante Delia s'y est opposée, objectant qu'il s'agissait d'un gaspillage de ressources. Capitaines, lieutenante. Le futur nous dira si mon intuition et les paroles de ce Jorus étaient justes.
Ces précisions vous conviennent-elles, lieutenante ?
Laïa, abasourdie par la précision du raisonnement (qu'on ne soupçonnait pas à l'accoutrement du colonel) hocha simplement de la tête.
- Bien. Dans ce cas, à vos affectations. Défendez notre Confédération comme vous l'avez toujours si bien fait. Rompez.
Ce furent sur ces mots que la flotte improvisée entama sa séparation, encore qu'une flottille eut de toute évidence été un terme plus correct (si l'on exceptait le nombre faramineux de chasseurs déployés grâce au contrôle droïde bien sûr). Après de brèves salutations les capitaines commencèrent à rappeler leurs troupes, afin de s'en aller chacun de leur côté ; ils avaient tous conscience du temps filant, et de l'urgence de leur tâche respective. Peut-être que c'était sur le monde où on les envoyait que se terraient les terroristes. Si l'Etat-Major semblait persuadé qu'il s'agissait de Sith, Wanhauer, lui, en était bien moins certain. Certainement, l'Impérium n'aurait pas risqué un de ses croiseurs en territoire séparatiste d'une telle façon...Mais il y avait eu tant de batailles ces dernières années, ce croiseur devait-il nécessairement être Sith, parce qu'il menaçait la Confédération ? Le Muun fit le calcul. S'il avait correctement saisi la discussion précédente, le colonel Cinder avait envoyé une division entière dans le secteur vers cette « capitale noire » dès qu'il avait reçu les informations de la commandante Delia. Elle n'avait probablement pas tardé...Cela signifiait qu'au moment où l'hyperdrive du Destroyer impérial explosait, à peu de choses près, les troupes se mettaient en route. Il ne savait pas d'où elles provenaient, aussi supposa-t-il dans le doute qu'elles venaient de Géonosis. Si tel était le cas, elles arriveraient dans quelques heures. Mais ce n'étaient là que des suppositions de son côté.
- Des attentats. On commence à être habitués dit-il.
- Mais Korriban n'est pas exactement aussi accueillante que Félucia, commenta avec tristesse l'humaine.
Wanhauer observa la planète désertique. Non, pas aussi accueillante, en effet. Il se tourna vers elle. Elle semblait épuisée. Toute la situation avait été extrêmement stressante après tout...
- Va te reposer un peu, lui indiqua-t-il.
- Parce que tu es plus en forme que moi ?
- Tout le monde ne discute pas les ordres du colonel Cinder. Va te reposer. Ceci est un ordre. Et ne le discute pas!
Elle mima un garde-à-vous.
- À « vos » ordres monsieur.
Puis elle s'en fut vers ses quartiers, laissant derrière elle le pont de commandement. Notre capitaine la suivit des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière les lourdes portes de fer menant aux couloirs. Il se tourna alors vers le vide de l'espace, et vers Korriban. Elle était de cuivre dans la nuit, rougie et lumineuse sous le jour. Qui aurait soupçonné qu'une terrible tragédie s'était déroulée à sa surface, moins de quelques heures auparavant ?
Les ordres droïdes étaient simples ; ils devaient à la fois traquer de potentiels terroristes en fuite, mais aussi et surtout localiser des colons survivants, s'il y en avait. Wanhauer s'assit à son poste. Bercé par la douce lumière de Korriban, il finit par sombrer dans le sommeil. Cette planète pouvait être accueillante après tout. Comme le noir avait englouti le Destroyer Impérial, il engloutit bientôt la conscience du Muun.
**
Capitaine...Approche...Message.
Capitaine.
Capitaine !
CAPITAINE
- Hmmphh !
Wanhauer s'éveilla en sursaut. Il avait les yeux lourds et la bouche pâteuse. Il regarda autour de lui. Il s'était affalé sur son siège, sur la baie de commandement. Autour de lui, les droïdes travaillaient silencieusement, imperturbables. Seuls les bips périodiques de certains écrans, ainsi que le vrombissement lointain continu des moteurs décoraient l'ambiance inerte de la pièce.
- / Capitaine,/ insista un droïde.
Ah, c'était donc lui qui l'avait réveillé. Tout en se frottant les yeux et en s'étirant, Wanhauer s'approcha de lui.
- Combien de temps ai-je dormi ?
- / Deux heures et trois minutes./
- Rien à signaler pendant ce temps ?
- / Réception de l'équipage hostile dans le hangar./ Ils ont été mis aux fers et attendent d'être interrogés. / Détection d'un corps en bordure du système capitaine./ Il a disparu il y a 23 minutes et 30 secondes./ Probabilité d'astéroïde : 95.7%./
Wanhauer, encore assoupi, accepta bien volontiers l'explication du droïde sans même la remettre en question.
- Autre chose ?
- / Affirmatif./ Communication entrante adressée à toute la flotte./ De la part du gouverneur Gelmir./ Présence d'un croiseur Providence étranger./ Codes d'identification authentiques, appartenance confirmée au gouverneur sus-mentionné./
Gelmir ? Ce nom fit l'effet d'un électrochoc au Muun. Sans attendre plus de détails, il fila droit vers le projecteur holographique. Là, les voix des autres capitaines étaient déjà en pleine discussion quand notre Muun vint y ajouter son grain de sel sous la forme d'un modeste « Rebonjour messieurs ».
- Ah, vous émergez enfin. Avez-vous bien dormi princesse Wanhauer ? Commenta d'un ton acide Storm.
Encore guère tout à fait réveillé, piqué au vif dans sa fierté, le vieux Muun sourit avec insolence.
- Très bien. Je faisais un rêve splendide, capitaine Storm, où vous étiez à dos de varactyl et...
- Messieurs, s'il vous plaît, trancha la voix plus calme (quoi que dissonante) du capitaine Hillsing. Capitaine Wanhauer, nous sommes tous prêts à partir. J'ai ordonné au contrôle droïde pendant votre sommeil de compenser les troupes que vous aviez perdues face au Destroyer Impérial, pour faciliter votre blocus. Du reste, vous allez aussi devoir voir ce que désire notre ancien général.
- C'est une coïncidence tout de même troublante, qu'il arrive pile à la fin des hostilités sur Korriban ! S'indigna Start.
- Ce n'est pas une coïncidence mais une causalité, corrigea Hillsing. Mais malheureusement, les ordres de l'Etat Major sont absolus. J'aurais adoré savoir ce que nous valait sa visite ici et maintenant, mais nous avons des criminels à traquer et détruire.
Les autres capitaines s'entendirent sur ce point au moins. Ainsi donc abandonnèrent-ils Wanhauer au dialogue avec l'ancien général à présent gouverneur, tandis que la flotte quittait l'orbite de Korriban sans un mot. Notre Muun inspira, avant de lancer depuis sa console la seconde communication. Encore une affaire à tirer au clair décidément. Il n'était donc bon qu'à ça ? Bah, peu importait. Il prit un air sérieux (fort heureusement la morphologie de son espèce favorisait ce genre d'expression) alors que s'engageait le dialogue direct.
- Bonjour gouverneur Gelmir. Je suis le capitaine Wanhauer, de la Confédération. Gouverneur, je suis au regret de vous annoncer que Korriban est actuellement le cadre d'une intervention militaire. Que nous vaut votre présence ici et maintenant ?Spoiler : HRP
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Post n°50
Auteur : Tericaraxrel="nofollow ugc" onclick="if (document.xooitDisableClick) { document.xooitDisableClick = false; return false; };" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/t7191-Reprogrammation-forc-e.htm#p73829" target="_blank">http://star-wars-rpg.soforums.com/t7191-Reprogrammation-forc-e.htm#p73829
Paroles de Jorus au sujet du retour aux origines des Sith ici (le 28/10/2014, RP de Necrus): http://star-wars-rpg.soforums.com/t5351-Op-ration-Chatbite.htm?start=15 -
Post n°51
Auteur : Darth MalraasL'ensemble de la flotte confédérée travers le vide sidéral à l'intérieur d'une zone hyperspatiale. Les pieds figés sur la plateforme holographique, en face de la baie d'observation, le Gouverneur Gelmir tend soigneusement son cou. Un mécanisme naturel plutôt que l'envie de se détendre avant une conversation aux réponses délicatement choisies.
-Heureux de vous rencontrer capitaine Wanhauer, dit-il d'une voix totalement neutre.
La politesse de mise, passée, le Zabrak fixe un instant le vaisseau au devant de la lointaine Korriban. Il est évident que les membres de la confédération se poseront légitimement certaines questions aux vérités implacables. Néanmoins les jeux de paroles pourraient servir à éclaircir certaines zones d'ombres. L'Ombre à quelques pas, est figée, suspendue aux lèbres holographiques de ce capitaine Wanhauer. La C.S.I est-elle au courant pour l'Ordre Noir ? Pour les Sith sur Korriban ? Levons le doute, ils le savent. L'officier confirme la prise de positions militaires dans le système. Rien d'étonnant.
La question du capitaine marque le tempo de la discussion.
Les cartes du côté du Seigneur des Ravageurs, Gelmir conscent à y répondre le plus clairement et sereinement possible.
-Vous n'êtes pas sans savoir capitaine Wanhauer qu'après l'opération sur la planète Cathar, j'ai confirmé auprès de vos supérieurs la prise de partie de mes forces armées. Je suis ici après avoir été informé de la présence de Sith sur Korriban ou tout au plus, d'adeptes du Côté Obscur.
Je suis aux faits qu'il persiste plusieurs poches hétéroclites d'adeptes Obscurs et il est indéniable qu'ils représentent une potentielle menace. L'un de mes agents était sur place lors de l'affrontement avec les colons de Korriban et m'a relayé directement l'information. Je suis venu dans le système de Korriban confirmer de mes propres yeux cette présence obscure.
Je suis ravi d'observer que la Confédération des Systèmes Indépendants est à même de procéder à la résolution des problèmes sur les territoires occupés. Mais dites moi capitaine, dans l'optique de résoudre cette bien malheureuse affaire, sordide tragédie une fois de plus causée par les Sith, ceux-ci ont-ils été arrêtés ?
Bien sûr le capitaine peut avec tranquillité réfuter les informations et faire le choix de conserver les données militaires que représentent l'affaire des colons. Plus qu'un essai de connaître le dénouement de la fin de l'opération Sith, le Seigneur des Ravageurs veut tâcher de savoir si ce Dark Oblivius à réchapper à l'autorité confédérée. -
Post n°52
Auteur : Elerina BraikeLe vide interstellaire…Si grand…Si beau…Si noir... Si froid … marié avec les étoiles de l’univers, l’espace était un endroit qui regorgeait de mystères. Personne ne savait ce qui s’était au-delà de ces territoires inconnues… mais c’était sûre que quelque chose y vivait et qu’un jour l’espace que connaissait Braike ne serait qu’un morceau de l’univers qui s’ouvrirait. Tout le monde sait que la curiosité avait son lot de surprise, elle pouvait être tout aussi bonne que mauvaise… Il faut juste de la chance…Oui, cette même chance qui n’a jamais sourie a Elerina, mais un jour elle savait que celle-ci viendrait à elle d’une manière ou d’une autre. Mais pour l’instant, il fallait que celle-ci patiente et observe tout ce qui se passe dans son entourage, dame « chance » la regardait, la narguait car elle n’a jamais eu l’occasion de l’attraper mais aujourd’hui celle-ci allait faire face à la nouvelle personne qu’elle put devenir grâce à son nouveau maitre. Elerina avait déjà beaucoup changée à son humble avis : elle avait abandonné tout comportement inutile qui pourrait l’amener à sa perte, tel que la peur, la colère et l’arrogance. Mais la jeune ravageuse avait surtout travaillé sur son arrogance : Connue comment étant l’apprentie de l’Omega dans le passe, celle-ci se permettait des écarts qui étaient plus que discutables et il en était de même lorsqu’elle avait rejoint pendant un court moment le culte de Cypher. Mais comme dit plus haut, tout ça n’est que du passé maintenant, elle avait changé, elle était devenue quelqu’un de nouveau, elle a vécu une renaissance et aujourd’hui la Sith en elle est morte pour laisser place à la Ravageuse emplit de haine envers ses ex-confrères. Mais quel est la différence entre la colère et de la haine, eh bien l’un est une émotion, l’autre est une pensée. La colère est passagère tandis que la haine quand a elle est une profonde volonté qui dure pendant longtemps voir qui changera jamais... C'etait le cas D’Elerina qui gardait au plus profond d’elle une haine sans fin envers son ancien maitre qui l’avait abandonné. Mais avec le temps, cette même haine se rependait petit à petit vers les derniers vestiges Sith qui n’était selon elle que des rejetons perpétuant les traditions que l’Omega avait créé. Il était temps d’y mettre un terme. La Ravageuse savait qu’éprouver de la colère envers lui ne servirait à rien, cela l’aveuglerait plus qu’autre chose et pourrait l’amener à sa perte. Il était préférable d’attendre pour elle, de progresser au côté de Gelmir et de grandir dans la force avec lui et enfin de s’élever des faibles pour rejoindre les puissants.
Elerina était devant la baie d’observation, elle regarda la planète rougeâtre avec une certaine méfiance. Cette planète ne lui était pas inconnue. Korriban, le nom de la planète resonna dans la tête de la Ravageuse comme un tambours de guerre, elle en avait déjà entendu parlée quelque part mais où. Quelle frustration d’être sûr d’avoir entendu un nom mais de ne pas se souvenir d’où cela provenait. La fille abandonna l’idée de s’en souvenir, c’était sans espoir, autant se concentrer sur l’instant présent. Braike se tourna doucement vers son maitre faisant virevolter doucement sa bure sombre. Celui-ci était comme il a toujours, silencieux, effrayant mystérieux mais charismatique. Elerina savait qu’elle allait devoir travailler dur pour pouvoir un jour percer le maitre Ravageur et ce même travail commençait avec le respect de celui-ci. Chose étonnante de sa part, c’était la première fois que Braike éprouvait du respect pour quelqu’un. Bien évidemment, elle avait pour Slice mais celui-ci n’avait pas l’air de se préoccuper de son sort même s’il agissait comme ci. Le respect était quelque chose que la Ravageuse était en train de découvrir pour la première fois et elle savait que ce sentiment lui permettrait de progresser plus vite que jamais parmi les Ravageurs. Perdu dans ses pensées Elerina se fit réveillé par la voix grave de Gelmir qui perçât le silence qui s’était installé sur la passerelle.
-Contactez cette flotte, voyons pourquoi des vaisseaux militaires séparatistes sont sur Korriban ?
Séparatistes ? Qu’est-ce qu’une flotte séparatiste viendrait faire sur Korriban ? Est-ce que ces mêmes Séparatistes sont les mêmes que ceux de son époque ? Ou sont-ils différents ? Personne ne savait plus quoi penser sur la passerelle, tout le monde effectuait sa tache sans parler sans broncher. Gelmir quant à lui se montrait de marbre sur la baie de commandement, il donnait ses ordres sans même bouger, son masque ne laissait rien transparaitre de lui mais dans sa voix on pouvait facilement dire qu’il était en train de réfléchir, mais à quoi ? Lui seul le sait. Après un bref moment, Braike ressentait quelques choses de nouveaux sur la baie d’observation… Un sentiment de malaise… Elerina se tourna vers les membres d’équipages qui s’occupait des communications et remarqua que l’un deux l’observait depuis sa console, la Ravageuse avait raison, elle était observée. Elle croisa le regard avec celui-ci qui baissa instantanément les yeux pour s’occuper des directives de Gelmir.
-Ouverture d’un canal avec la Flotte Séparatiste.
L’équipage avec encore du mal avec Elerina, apparemment il n’avait pas l’habitude que des nouveaux se présentent aussi vite et aussi près de leur maitre. D’un côté, Braike tenta de comprendre, eux travaillaient dur pour avoir un peu de reconnaissance auprès du seigneur Gelmir. Mais elle, qui n’était rien il n’y a pas moins d’une journée, se retrouve au côté de l’Ombre et de son maitre. Non… Elerina se trompait et elle le savait, il y’avait quelque chose d’autre qu’ils n’appréciaient pas et qu’elle ne pouvait pas comprendre, mais pourquoi ? Dans le passe, Braike traitait ses subordonnés comme des moins que rien et cela n’avait pas donné de résultats concluant. Il était temps pour elle de gagner le respect du reste des Ravageurs.
Le milieu de la passerelle s’illumina d’un bleu clair laissant apparaitre des chiffres de données qui prenait peu à peu une forme humanoïde. L’hologramme laissa apparaitre une personne, impossible de dire s’il s’agissait d’une femme ou un homme a première vue, mais là n’était pas n’était pas la réponse à notre question initiale.
- Bonjour gouverneur Gelmir. Je suis le capitaine Wanhauer, de la Confédération. Gouverneur, je suis au regret de vous annoncer que Korriban est actuellement le cadre d'une intervention militaire. Que nous vaut votre présence ici et maintenant ?
-Heureux de vous rencontrer capitaine Wanhauer, dit-il d'une voix totalement neutre. Vous n'êtes pas sans savoir capitaine Wanhauer qu'après l'opération sur la planète Cathar, j'ai confirmé auprès de vos supérieurs la prise de partie de mes forces armées. Je suis ici après avoir été informé de la présence de Sith sur Korriban ou tout au plus, d'adeptes du Côté Obscur.Je suis aux faits qu'il persiste plusieurs poches hétéroclites d'adeptes Obscurs et il est indéniable qu'ils représentent une potentielle menace. L'un de mes agents était sur place lors de l'affrontement avec les colons de Korriban et m'a relayé directement l'information. Je suis venu dans le système de Korriban confirmer de mes propres yeux cette présence obscure. Je suis ravi d'observer que la Confédération des Systèmes Indépendants est à même de procéder à la résolution des problèmes sur les territoires occupés. Mais dites-moi capitaine, dans l'optique de résoudre cette bien malheureuse affaire, sordide tragédie une fois de plus causée par les Sith, ceux-ci ont-ils été arrêtés ?
Elerina regardait la scène avec étonnement l’interlocuteur du seigneur noir hésitait à répondre. Braike interpréta ce léger silence par un « non ». Mais il y’avait plus important encore… Gelmir en plus d’être un Seigneur Noir était en plus un Gouverneur Séparatiste. Encore une nouvelle découverte incroyable. Celle-ci savait qu’elle en avait encore des choses à apprendre après des autres et tout cela n’était que le commencement. Elerina avait maintenant de nouvelles questions, est ce que les ravageurs sont avec les Séparatiste ou est ce qu’ils sont réellement indépendants ? Est-ce que ces mêmes séparatistes savent que Gelmir est un Seigneur noir vue qu’eux même les pourchasse ? Trop de questions sans réponse. Si le jeu du Nexus et du Rat Womp était une horreur alors les devinettes sont le némésis d’Elerina. Ne voulant pas en entendre d’avantage, Elerina tourna les talons se dirigea vers la sortie de la passerelle. Celle-ci s’arrêta au niveau de son maitre sans même le regarder.
-Je vais me préparer…
Finalement celle-ci se tourna vers le Seigneur Noir et se courba légèrement en avant en signe de respect et de salut avant de reprendre son chemin hors de la passerelle. -
Post n°53
Auteur : TericaraxCet hologramme en armure était une image que notre bon Muun n’aurait jamais pensé revoir dans le cadre de ses fonctions. C’était une tenue épaisse, qu’on devinait lourde quoi qu’élégante. Un casque figé servait de visage au gouverneur, qui n’avait rien d’un politicien si ce n’était le titre. A défaut d’être certain que Gelmir était bien sous l’armure, il était certain que c’était l’armure de Gelmir.
Wanhauer se sentait la bouche pâteuse. S’il avait eu des cheveux sur la tête, ils auraient certainement été ébouriffés. Mais la discussion avec son interlocuteur le tenait éveillé. Le gouverneur Gelmir était un ancien général séparatiste, une figure emblématique de la Confédération. Wanhauer n’avait jamais su qu’une partie de l’armée séparatiste avait accompagné le Zabrak lorsqu’il avait pris sa retraite. C’était donc pour cela que, bien qu’il ait conservé des sympathisants dans le corps d’armée C.S.I., ceux-ci n’étaient qu’une minorité. Le général avait emmené avec lui ses collaborateurs les plus proches...Mais comment et pourquoi la Confédération avait-elle pu autoriser une telle chose ? Sitôt Gelmir à la retraite, il devenait de fait un vétéran, certes, mais aussi et surtout un civil, sans plus de droits de commandement ni sur les hommes, ni sur les bâtiments.
Face aux yeux du Muun, à travers le plasto-verre, c’était bel et bien un vaisseau séparatiste qui se dressait dans l’hyperespace. Le capitaine sentait qu’au fond de lui, il y avait une affaire trouble à la source de tout ceci. Une de plus. Vraiment, combien de choses troublantes allait-il bien pu constater en une seule journée de travail ? Dans son esprit encore embrumé et engourdi, Wanhauer ne put ressentir qu’une chose : la méfiance. Peut-être que celui sous l’armure n’était pas Gelmir – ou en tout cas le Gelmir que la CSI avait connu ?
Aux dires du gouverneur, un de ses hommes l’avait informé de la présence d’utilisateurs du Côté Obscur à la surface de la planète. C’étaient donc bien des Sith. Qu’il était étrange d’obtenir d’une voix, d’un visage sous armure qui appartenait à une époque passée, une confirmation sur une crise du présent. L’on aurait presque pu croire que le général était sorti de l’oubli et de l’espace – et de son bureau de Nar Shaddaa – dans le seul but de venir lever les doutes de Wanhauer. Comme il avait guidé autrefois la Confédération, il venait à présent guider le capitaine, vers la clarté et la vérité.
Mais Wanhauer ne croyait pas en le destin. Surtout pas si tôt après une sieste. Gelmir avait été informé par un de ses agents sur Korriban...Mais que faisait son agent sur la planète, pour commencer ? Pourquoi n’avait-il pas donné d’alerte à la Confédération, comme l’aurait fait un citoyen normal ? C’était bien trop étrange, bien trop...Facile. Les colons avaient été massacrés par les agresseurs, mais pas cet homme. Non, lui avait été là, en spectateur, avait pu constater le massacre et la mort, confirmer de plus qu’on parlait d’utilisateurs du Côté Obscur, partir de la planète, avertir son maître, et revenir. Les pseudo Sith avaient été assez intelligents pour couper les communications de la planète, mais pas pour bloquer un petit vaisseau pouvant donner l’alerte et faire capoter leur attaque sanguinaire et injuste ?
« - Les responsables ont été arrêtés, indiqua le Muun avec neutralité. Nos troupes au sol procèdent en ce moment même aussi bien aux arrêts qu’à la recherche de colons survivants. S’ils sont d’affiliation Sith ou non, nous le saurons bien vite...Dans le cadre de l’enquête, j’aurais besoin de m’adresser à votre agent, gouverneur. Il possède manifestement des informations qui nous seraient précieuses. Vous n’auriez aucune objection à venir, ainsi que votre homme, à bord de mon navire j’espère ? »
Le capitaine ne voulait pas dévoiler plus que nécessaire à son interlocuteur. Gelmir n’avait pas à savoir que le secteur entier était fouillé au peigne fin par la Confédération alors même qu’ils discutaient. Si jamais le Zabrak était à la source de toute cette sordide affaire après tout… ? Le Muun étouffa un bâillement, se détournant un instant de l’hologramme. L’offre était raisonnable, et c’était tout à fait dans les limites légales de la Confédération ; ce n’était pas une arrestation, mais une invitation à venir discuter, un appel à un témoin pour éclaircir une affaire lugubre. Pourquoi donc aurait-il refusé ?
« S’il était coupable », souffla la suspicion à l’esprit encore mal réveillé du confédéré. -
Post n°54
Auteur : Darth MalraasLe sérieux militaire de la Confédération des Systèmes Indépendants n'est pas à remettre en cause, le zèle dont ils font preuve incite au respect. Le capitaine Wanhauer transmet quelques informations au Seigneur Gelmir suspicieux quant aux secrest entourant cette affaire sordide. Les Sith sont de retour et avec cette frappe très probablement ciblée plutôt qu'hasardeuse, représentent une nouvelle menace pour le bien de la Galaxie. Les Ravageurs sont l'une des émergeances pseudo Sith connues et les séparatistes pourraient avec raison, suspecter la destiné comme prémiditation. Les informations relatives à l'Ordre Noir, détenues par l'organisation et le Culte des Ravageurs pourraient approfondir les connaissances de la Confédération, mais Gelmir doit-il arrondir leurs angles ? Le fait que ces nouveaux Sith soient aussi déterminés et fous, au point d'entrer en conflit ouvert avec la CSI est la preuve d'une grande stupidité. Ce Dark Oblivius ne paraît pas être quelqu'un de très réfléchi et demander audiance auprès de et individu, loin des confédérés, permettrait de déterminer fidèlement ses intentions. Oui, les rêves de grandeurs des adeptes de la Force Obscure sont une gangrène, même après la mise à sac de leur dernier monde, la destruction de leur Ordre et la traque de leur espèce, ils restent ancrés dans leurs convictions vicérables et maladives. L'Avant-Garde du Côté Obscur se doit de trouver des alliés utiles et de décrypter ses potentiels ennemis.
La première Ombre de Ravage, Vicious, tourne son heaume vers celui de son Maître. Une brise d'appréhension travers la salle de commandement, comme un sentiment de piège ou d'étau se refermant sur lui-même. Son inquiétude est raisonnable, il devra choisir ses mots avec parcimonie et ne pas révéler ce que les Ravageurs concoivent comme une opportunité. Le Seigneur Gelmir hoche la tête vers Vicious, lui indiquant le futur accord avec le capitaine Wanhauer et dans la foulée, un appel au calme et à la raison.
-Bien sûr Capitaine, je fais décoller une navette dans la minute pour monter à bord de votre vaisseau. Je suis certain que ces informations seront précieuses à la Confédération afin de démêler l'histoire de cette malheureuse bataille.
L'officier des communications met fin à celle-ci après un signe de son supérieur. Descendant la plateforme holographique, Gelmir se tourne vers Vicious et l'incite à le suivre. Dans les couloirs menant au hangar, ils échangeront quelques mots au sujet des informations à dévoiler et d'autre à taire. Le Seigneur des Ravageurs ne laissant rien au hasard, nuls doutes que la CSI saura faire preuve de beaucoup d'intérêts et d'écoutes quant à ces informations.
La navette Neimoidienne s'enfuit des entrailles du croiseur, à son bord, Gelmir, l'Ombre de Ravage et trois soldats armés pour le cortège. Elle ne mettra qu'une dizaine de minutes à rejoindre l'édifice militaire de la Confédération et une maigre supplémentaire pour ouvrir sa plateforme et débarquer les quatre individus. -
Post n°55
Auteur : Kalith Shan-" Je suis surpris du temps que tu as mis à me rejoindre, apprentie.
-J’ai du faire un détour chez les voisins., se justifia-t’elle sobrement en prenant de profondes inspirations pour ralentir son rythme cardiaque peu à peu, alors qu’il faisait léviter jusqu’à elle un morceau de chair pourrie. L’Anthropo-nécrophagie était une première, mais avait-elle vraiment le choix ?
- Ce ne sera pas agréable, mais même si la méditation permet de nous régénérer, nos corps ont besoin d'élément solides pour reconstruire leur propre énergie.
- Je comprends…Hm…Y a pas à dire…C’est dégueulasse... lâcha-t’elle en grimaçant alors qu’elle mâchait la chair qui expulsait à chaque mastication un jus putride.
La viande avariée, même cuite, avait un goût immonde, à mi-chemin entre la fragrance pour le moins peu délicate d’une déjection de bantha et l’haleine d’un wookie au réveil. Cela dit, le temps de repos n’était pas gigantesque, il fallait se sortir d’ici au plus vite, et lorsque son maître donna le signal du départ, elle se leva de son siège improvisé avec un haut-le-cœur. Suivre la cadence d’un seigneur Sith n’était pas de tout repos mais le choix n’était pas permis. La salle suivante s’annonçait aussi grande que potentiellement dangereuse, et comportait ce que Kalith pouvait assimiler à une source d’énergie d’une puissance incommensurable. Elle avait lu au sujet de ces formations de Force pure quelques petites choses, mais n’en savait absolument rien dans la pratique. La voix mécanique qui retentit, alors qu’elle tentait d’économiser ses efforts pour conserver un semblant de forces, la fit enrager, tandis qu’Oblivius semblait en avoir lui aussi largement ras-la casquette.
- Je commence à en avoir ras le bol de leurs conneries. Si c'est la seule source de leur pouvoir, il va falloir détruire ce fichu générateur. Kalith, une autre épreuve t'attend. Nous allons faire diversion pour te laisser l'occasion de le détruire. Tu n'auras certainement qu'une seule occasion. Aie foi en tes capacités et envers le côté Obscur !
- C’était pas vraiment comme ça que je voyais le concept de visite culturelle, mais y a pas vraiment le choix. Je ne manquerais pas le coche., déclara la jeune femme en allumant son sabre.
La lame orange jaillit du pommeau métallique alors qu’elle soupirait avec une moue dépitée. Le rouge profond lui manquait déjà. Oblivius faisait diversion tandis que Nihls et le gamin frappaient à tour de bras. Kalith se recula de quelques pas en prenant une nouvelle inspiration. Soit elle réussissait, soit ils y passaient tous. Evidemment c’était sur une gamine de quinze ans qui maniait le sabre-laser aussi bien qu’un non-adepte de la Force. Excellente idée. Cela dit, cela prouvait que son maître lui accordait une confiance aveugle : il remettait entre ses mains la vie de deux Sith dont leur seigneur, et d’un potentiel apprenti. Certes, la vision des choses qu’il en avait n’était pas celle des Jedi, et il ne considérait sans doute pas les choses exactement de cette manière : il remettait entre les mains de son apprentie la clé de sa propre survie, les autres pouvaient bien mourir, si c’était le cas, ils ne méritaient pas d’être Sith. Mais elle n’avait cependant ni le droit ni la possibilité d’échouer, sinon c’en serait fini de l’ordre noir. Et accessoirement, de manière quelque peu égoïste, elle se voyait mal crever à quinze ans, peu importaient les autres. Il commença à lui tailler un passage alors qu’elle entamait sa course en direction du noyau énergétique, et bondit, se propulsant a l’aide d’une poussée de Force au sol, au dessus du premier macchabée. Elle tacla le suivant avant de se redresser d’un bloc pour trancher la main du suivant, frappa le genou de celui d’après, se baissant pour esquiver une attaque du côté qu’elle repoussa par la Force en direction du visage du prochain à lui barrer la route avant de se défiler par une pirouette latérale. Deux pas d’élans et la prochaine haie de ces horreurs lui barraient de nouveau la route, et elle continua à se frayer un chemin à coups de sabre et de poussées de force, de coups dans les genoux et de bonds successifs. Leur lenteur était leur faiblesse, leur nombre, leur force. Elle l’avait bien compris, et en jouait en tirant de ses muscles tout ce qu’elle pouvait en obtenir, et enfin, alors qu’un bras morbide venait la saisir par les hanches, elle lança son sabre en l’air, assénant de sa main libre un coup de coude dans la machoire de celui qui la retenait. Suffisant pour éviter une morsure, bien trop faible pour le faire lâcher.
Elle sentit dans son dos les griffes du suivant lui entailler la peau alors qu’elle lançait une poussée de Force à l’arrière de la poignée du sabre, en direction du cœur énergétique, et celui-ci se planta dans le panneau de commandes. Etincelles. Vrombissement. Douleur. Vol plané sur une vingtaine de mètres. Elle heurta violemment le mur côté porte et se ramassa la poignée du sabre éteint dans les côtes. Le souffle coupé, elle se releva en crachant une glaire sanguinolente, inapte à reprendre sa respiration, ramassant son arme qui crachait de nouveau des étincelles. Le choc avait abimé le cristal, aussi l’éteignit-elle plus par réflexe qu’autre chose. HK parlait, mais elle ne l’entendait pas, les oreilles sifflantes, groggy, appuyée sur le mur, elle vit la forme de Nihls se découper à la lueur de sa lame écarlate et se traina jusqu’à la Sith, vomissant généreusement au passage tout ce qu’elle avait avalé précédemment. Nihls lui frappa violemment les côtes, et elle put enfin reprendre une respiration alors que son diaphragme s’abaissait brutalement. Pour une jeune femme humaine de bonne famille, il était peu attendu que le bruit de son inspiration ressemble fort au cri d’un wookie illettré en rut, mais cela eut pour effet de lui dégager les poumons, de lui déboucher les oreilles, d’éclaircir sa vue, brouillée au rythme des battements de son cœur, et la tête lui en tourna tant elle était en hyperventilation. Elle ferma les yeux un instant et le bruit des pas de leurs assaillants la tira de sa torpeur. Ce n’était pas fini. Pas encore. La fureur la submergea comme jamais, perceptible dans son attitude, dans la tension de ses muscles. Elle arracha rageusement de la main de son maître le sabre qu’il lui tendait, et changea du sabre orange le cristal inutile, le rangeant comme elle le pouvait dans la veste qui lui couvrait le torse avant de reprendre son cristal rouge. La lame crachota un instant puis se stabilisa alors que le sabre noir dans l’autre main vibrait d’une intensité incroyable, comme s’il était en résonnance avec son état de colère et de désespoir. Briser ce cœur ne les avait que ralenti temporairement. Quelques secondes à peine ! Elle s’était donné tant de mal pour quoi ? Eteindre la lumière ?!
- Dark Nihls, nous allons devoir unir nos forces. Kalith, Anduin vous allez devoir nous protéger le temps que nous parvenions à soulever cette porte.
- ALLEZ !, tonna-t’elle comme si elle dirigeait cette mission avant de s’avancer de deux pas pour commencer à tailler dans la masse.
Elle frappait à une vitesse dont elle ne se serait jamais crue capable une heure à peine auparavant, enragée, aveuglée par la haine, la fatigue, le désespoir, la peur d’y laisser sa peau, elle tranchait tout fragment de chair passant à sa portée, heurtant parfois le métal qu’elle ne cherchait même pas à découper : sans membres, sans tête, difficile pour ces horreurs mécha-morbides d’être dangereuses d’une quelconque manière. Le gamin s’en sortait comme un pied, et dire qu’elle lui prêta de temps en temps main forte était une synécure : elle faisait à elle seule plus des trois quarts du boulot. A croire que la peur le tétanisait plus encore qu’elle ne galvanisait la jeune femme, qui n’était plus réellement autre chose qu’un torrent de rage ardente. Elle n’espérait même pas étonner son maître, ni même le surprendre, elle le faisait pour elle, pour vivre, pour se prouver à elle-même qu’elle avait l’étoffe d’une véritable Sith. Jamais personne ne serait en mesure de dire qu’elle n’aurait pas mérité sa place lorsqu’elle en aurait terminé avec ces horreurs, ponctuant ses coups de hurlements de fureur qui l’incitaient à frapper encore plus fort, encore plus vite,
Au bout d’un temps qu’elle ne saurait définir, aveuglée par la fureur qui l’habitait, la lumière du jour vint frapper son dos là où les griffes de l’être nécrotique avaient déchiré le vêtement et entaillé sa chair. La plaie s’infecterait sans doute vite, mais elle n’avait pas que ça à faire. Au signal de son maître, elle bondit en arrière, entraînant Anduin par le col, s’engouffrant dans le vaisseau ou un soldat les attendait. Nihls et Oblivius tardaient à venir, mais l’empilement de membres et de morceaux de métal qu’Anduin et elle avaient créé formait un obstacle à l’arrivée des pseudo-technobeasts vers eux. Elle flanqua son sabre entre les mains du soldat qui les attendait, eteignant celui d’Oblivius (non sans avoir au passage rayé la passerelle sur un bon mètre, et jeta sa veste par terre.
-Cautérisez-moi ça, et vite !
Lui dit-elle sèchement, impérieuse, alors qu’elle courbait la nuque en serrant les dents. Pas un son ne franchit ses lèvres alors que la pointe de la lame venait brûler sa chair et nettoyer la plaie. L’homme l’éteignit et le lui rendit alors que les larmes de douleur coulaient de ses joues. C’est bien plus calme qu’elle le remercia sans que le moindre son parvienne à franchir ses lèvres, et la discussion s’engagea entre Nihls, lui et Oblivius. Kalith n’y comptait pas prendre part. Elle rêvait juste de pouvoir hurler de douleur alors que l’adrénaline redescendait et que la brûlure du sabre se faisait sentir, violente, brûlante, atroce…Elle fut propulsée contre une des parois du vaisseau ou elle se rattrapa de justesse, un sabre dans chaque main, alors qu’Oblivius virait brutalement. Kalith lui glissa le sabre à lame noir sur les genoux alors qu’ils entraient dans un destroyer impérial. Bonne, mauvaise nouvelle ? Mauvaise. Elle lâcha piteusement son sabre et suivit son maître comme un zombie décérébré en direction d’une cellule sur le sol de laquelle elle s’assit, genoux repliés contre la poitrine. Elle avait senti la rage remonter en elle, elle aurait pu se battre ! ils auraient pu dérouiller tous ces soldats en un rien de temps ! Mais ce n’était pas la solution qu’avait choisi Oblivius, et surement avait-il vu juste. Dans quel état auraient-il fini après la bataille ? Son corps n’aurait pas tenu bien longtemps.
- Laissez-moi deviner, maître…C’est que le début des emmerdes, hein ? cracha-t’elle piteusement. je m’attendais pas à une vie calme et rose en partant chercher les Sith…Mais encore moins à ça…
- Allons, allons, ça va all…
- HK.
- Toutes mes excuses…
- Ce n’est pas à toi que je parle…Et de toute façon…Je c…que j…tomber…, souffla-t’elle en se laissant glisser dans le sommeil, l’épuisement reprenant ses droits sur son corps certes musclé, mais encore jeune, dénutri, et martyrisé toute la journée par les combats et les pièges. Elle aurait peut-être ses réponses plus tard.