Renouveau d'un paria
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Post n°1
Auteur : Anduin GarelLa CSI offrait une prime intéressante à qui émigrerait sur Korriban. Théoriquement poursuivi par la police d'un monde tout aussi piteux, Anduin Garel avait sauté sur l'affaire, et, d'une pierre deux coups, assurait sa survie ainsi que son avenir. Encore jeune adulte -il avoisinait la vingtaine-, il avait encore toute la vie devant lui. Et ce n'était certainement pas une bande d'argousins mandatés par un gouvernement pompeux et inutile qui allait lui causer du tort. Lui qui avait échappé à la Mort plus d'une fois, avait tant trimé pour qu'on lui permette un semblant d'existence, qui par la ruse avait vaincu la justice, ne se ferait pas coincer par des grouillots pareils ! Pour ce faire, la solution était simple : fuir le plus loin possible. C'est sur Géonosis, à des millions d'années lumières de sa planète natale, qu'il entendit parler pour la première fois de Korriban. Ce nom sonnait bien, et on payait pour y aller. Le gain permettrait au moins de rembourser les frais de voyage, et, qui sait, d'acheter de quoi survivre encore une semaine ?
Le transporteur le déposa à l'orée de la colonie. Par chance, le vieux corellien qui lui avait servi de taxi l'avait remarquée au loin. Ce dernier repartit aussitôt son salaire touché, et le bonhomme regarda l'engin spatial quitter les cieux orangés avec une certaine admiration. Il avait toujours eu de l'intérêt pour ces machines. Il redressa son barda sur ses épaules et s'aventura jusqu'aux abords du bourg. Il n'était pas bien grand. En réalité, il tenait plus du village que de la cité. Il devait y avoir quelques centaines à peine d'habitants, et aucune échoppe digne de ce nom à des années lumières alentour. Le tourisme ne devait pas vraiment influencer les colons. Preuve faite, puisqu'on s'étonna et se retourna au passage du garçon, qui déambulait d'un air nonchalant et inquiet dans les "rues". Il trouva son réconfort dans une cantina miteuse, peuplée par un vieillard barbu et un imposant Abyssin en pleine discussion, deux ou trois humanoïdes dispatchés aux quatre coins du bar, un soûlard affalé sur sa table, et c'était tout. Pas une mouche de plus. Qu'est-ce qu'un insecte aurait fait dans un trou aussi paumé, après tout ? Il serait venu piller les tombes des Seigneurs Sith enterrés sous l'immensité de statues érigées à leur nom ? Il n'y a de place pour ça que chez les êtres doués de stupidité. Même un hexapode ne s'y serait pas risqué.
En s'approchant du bar, le jeunot remarqua que certains hommes portaient un brassard noir brodé de signes en Basic : "MPK". Sans aucun doute, ils devaient être d'une certaine élite. Peut-être du gouvernement local ? En tout cas, il tint à peu près ces mots en les abordant :
- Holà, la compagnie ! Ecoutez, je suis nouveau dans le coin. Je vois que vous êtes démarqués des autres par un brassard : que signifie-t-il ?
Le gamin n'y était pas allé par quatre chemins. Et la réponse de l'ancêtre ne tarda pas. Il articulait chacun de ses mots, et le benjamin du trio dressa une esgourde attentive à ses paroles.
- Salut à toi, voyageur. Pour répondre à ta question, nous faisons partie de la Milice de Korriban. Notre tâche est d'assurer la sûreté de nos concitoyens. Tu es bien hâtif, pour un nouveau venu : qu'est-ce qui suscite tant ton intérêt chez un vieillard comme moi et un colosse comme Monr ? Fit-il en désignant d'un geste leste de la main le cyclope trônant à ses côtés.
- Je fuis une vie qui n'est pas la mienne. J'ai découvert cela en même temps que j'ai pris conscience de mon don de raisonnement. Je fuis le désespoir, vieil homme. Je suis ici en quête de rédemption et d'un destin meilleur.
Même l'Abyssin semblait étonné. Si le chemin de la rédemption existait, Korriban n'était ni dessus ni au bout. Etrange révélation que voilà ! Ce fut donc au tour de la créature désignée comme étant "Monr" de prendre la parole. Ses dires contrastaient assez de ce que laissait supposer son aspect à la fois hideux et placide.
- Je suis Monr, administrateur en second de cette colonie, et par extension, de cette planète. Je ne vous serre pas la main : vous remarquerez pourquoi. Vous avez parlé aux bonnes personnes. Vous avez sûrement croisé des droïdes dehors. Ce sont ceux de la CSI. Ils sont chargés de la protection de la colonie, tout comme nous. Mais nous, nous sommes des volontaires, formés par d'anciens soldats de l'Impérium. Notre boulot, c'est de régler les soucis d'ordre juridique et tout ce qui est hors du champ d'action des B1. Vous me suivez ?
Le protagoniste, chétif et silencieux, dodelina du chef.
- Bien. Nous disposons d'un équipement assez disparate, mais il nous permet tout de même de nous défendre. Comme les droïdes, 'armés de blaster E-5. Vous avez forcément déjà entendu parler de ces armes. On les a ramassées sur les tas fumants de robots qui défendaient Sconcebois, à l'époque. Il grogna légèrement à l'évocation du nom de l'ancien gouverneur de la planète. On a pas assez de moyens pour s'entraîner à munitions réelles, mais, je peux affirmer qu'avec les cours qu'on a, y'a pas de raison pour qu'on sache pas s'en servir ! Alors, garçon, tu es partant pour nous rejoindre ?
Anduin marqua un temps avant de rétorquer. La réponse était déjà toute tracée, et il était clair que ce travail n'était pas rémunéré. Mais qu'importe, car il serait bientôt une figure d'autorité parmi les péons de ce secteur.
- Monsieur Monr, je vous aurais volontiers serré la pince si je l'avais pu. C'est avec joie que je me joins à vos forces armées ; je suis désormais dévoué à la défense de cette colonie et de cette planète ! Korriban peut dormir sur ses deux oreilles, je serai là pour la protéger. Il détestait ce genre de discours hypocrite, que font toutes les recrues bien intentionnées au départ de leur service. Mais c'était quelque chose de nécessaire pour donner un avant-goût de son ambition et de sa perspicacité. Une fois qu'il avait fini de déblatérer ces futilités, le vieil homme reprit la parole :
- Fêtons ton arrivée, mon garçon ! Buvons à ta santé !
Le trio partagea une bouteille d'un étrange alcool, en provenance d'une planète au doux nom de Kashyyyk. Ils ne prirent même pas la peine de lire l'étiquette, aussi, en buvant chacun leur shot, furent-ils pris d'une soudaine et violente migraine. Une bouffée de chaleur ; le tournis, et paf. Seul l'Abyssin ne s'était pas écroulé sur le comptoir. En saisissant le breuvage, il se rendit compte qu'ils venaient de boire de "l'Accarrgm". Et il se resservit. -
Post n°2
Auteur : Anduin GarelVoilà deux semaines qu'il était sur Korriban. Son séjour sur la planète l'avait rendu plus... sombre. Peut-être que son entrée dans la milice l'a rendu imbu de lui-même ? Le pouvoir monte souvent à la tête : il en avait déjà fait les frais, et ça risquait de recommencer. Anduin avait pu se procurer une demeure de fortune, le genre de maison que les troglodytes utilisaient à l'aube de l'Humanité. Un trois-pièces incrusté dans la roche aride d'un mont écarlate. A peine était-il arrivé qu'il regrettait déjà son ancien logement, qui, malgré son égale exiguïté, avait au moins le mérite de posséder un mobilier bien plus confortable et moderne. Là, il ne s'agissait que d'un vaste trou taillé dans le roc, avec pour seules ouvertures une maigre fenêtre ainsi qu'une porte, constituée d'un rideau de divers bibelots bruyants : des pièces de métal, des vis, des clous, de menus objets de bois ou bien une casserole fendue pour le plus gros. Le plus expérimenté des voleurs ne serait pas passé sans réveiller tout le voisinage -en supposant qu'il y en ait un.
Mais pour l'heure, il sortait de son entraînement quotidien. Le déserteur impérial était sans nul doute le plus expérimenté des hommes qu'il lui ait été donné de rencontrer. Il savait de quoi il parlait, et ça changeait des discussions burlesques et rocambolesques des rustauds et de leurs interminables fables. Heureusement, il s'était lié d'amitié avec les quelques personnes douées d'intelligence ou de raison. Le vieux connaissait l'agriculture, et, puisqu'en dehors de son activité de milicien, le jouvenceau s'était entêté de jardiner en compagnie de ses jacques bien-aimés, il lui enseignait de temps à autres l'art de faire germer les graines dans une telle désolation. Etrangement, Anduin s'était découvert une certaine affinité avec la terre. Il semblait déjà en savoir tant, alors qu'il venait à peine de débuter son labeur !
Les fermes hydroponiques étaient passionnantes. On utilisait ce que l'on nomme un vaporateur d'humidité pour capturer l'eau de l'atmosphère et la rendre liquide. Ainsi, un seul vaporateur pouvait produire 1,5 litres d'eau par jour, et parfois, lorsque les plants se portaient bien, on allait les vendre sur le marché ou bien on les buvait, en accompagnement de la nourriture encore conservée depuis l'arrivée du vaisseau ambassadeur de la CSI. C'était une vie rude, mais paisible. Se lever pour travailler tôt, nouer des liens avec les colons, bricoler, et... s'étonner des étranges phénomènes qui se succédaient. Il sentait depuis quelques temps déjà que quelque chose clochait. Il n'en parlait pas, mais il le savait. Il semblait doué d'étranges pouvoirs : faire léviter un objet par la pensée, avoir des visions terrifiantes d'un passé oublié... Il fallait qu'il en apprenne plus. Anduin se sentait comme ces héros, dans les romans qu'il avait pour habitude de dévorer; puissants de par leur différence, doués de pouvoirs relevant du magique, d'une volonté de rendre l'univers meilleur, et, à l'aide d'une bonne dose de maîtrise des arts martiaux, défiant les maîtres du Côté Obscur de... comment, déjà ?
Oh, voilà ! La Force ! Des fadaises à ses yeux, mais, qui lui mettaient un sincère doute. Il devrait en apprendre plus : il mènera sa propre enquête auprès de la colonie. -
Post n°3
Auteur : Dark Oblivius
La puissance du côté Obscur sur Dromund Kaas était indéniable. Les arcades Obscures parcourant la moindre parcelle autour de moi. Une connexion bien plus intense que sur Dathomir. Alors assis en tailleur dans mes quartiers je m'ouvrais complètement au côté Obscur. Je me sentais littéralement submergé par toutes ses émotions. Haine, colère, passion...
Les dernières épreuves avaient été intenses, l'échec sur Munnilinst de ramener tout le monde saint et sauf afin que l'ordre récupère le plus d'effectif possible. La perte de Ra's allait être un frein à l'entraînement des troupes et la disparition de Bens risquait de faire tomber à l'eau l'adhésion des Jedi Noirs.
Alors en pleine méditation, je ne remarquai pas que mon anneau, ou du moins les inscriptions sur celui-ci se mirent à briller avec une certaine intensité. Un ombre engloba la chambre dans laquelle je résidai. Une présence oppressante. Dark Koral. Sa puissance était entrain d'augmenter au fur et à mesure que les cavaliers étaient entrain de disparaître. Mes yeux s'ouvrirent et je pu discerner son ombre sur le mur en face de moi.
-" Maître Koral. "-
- Jeune apprenti, tes recents succès face aux cavaliers on prouvé ta valeur. Mais maintenant qu'ils savent que leur mort est inévitable. Leurs vigilances et leurs fureurs n'en seront que plus grande.
-" Ils ne feront pas le poids face à moi Maître je peux vous l'assurer. "-
- Rend toi sur Korriban. Un nouveau nexus c'est ouvert. Une fois sur ce monde va à ses coordonnées. Des chiffres s'illuminèrent sur le mur. Détruit ce cavalier et récupère sa puissance, mais il n'y aura pas que lui. Dans les entrailles de ce temple sont cachés deux anciens vaisseaux, vestige de ma gloire passée. Récupèrent les et sert toi s'en pour batir les premières pièces de mon Empire.
-" Bien Maître, mais Korriban au fil des siècles fut complètement vidé de ces richesses par les Jedi et des pilleurs de tombe, comment être sur qu'ils seront encore présent ? "-
- Ce tombeau est bien loin de la vallées des Sith, dans un endroit secret où seul une poignet de fidèles étaient au courant de son existence. De plus, sans l'anneau il est impossible de pénétrer dans ce sanctuaire. Ne me déçoit pas.
Les flammes des torches se remirent à briller, l'obscurité quittant la pièce. Je me relevai enfilant ma bure et contacta Lannister pour que les membres du conseil me rejoigne à la salle. Je traversai la cour du temple d'un pas pressant. J'ouvrais ses lourdes portes alors que deux soldats se postèrent de par et d'autre de la porte.
Très vite Mère Mila et Dark Sillius me rejoignirent. Les questions ne tardèrent pas alors que les portes se fermèrent lentement.
- Dark Oblivius, quel est l'origine de cette convocation en plein milieu de la nuit ?
- C'est Dark Koral n'est-ce pas ? Je peux encore sentir sa présence.
- Qui est ce Dark Koral ?
- Un très ancien Sith'aris, l'anneau au doigt du seigneur Oblivius est une relique qui le relis à son esprit et à ses pouvoirs.
-Oh ça explique cette aura étrange... Que vous a t-il dit ?
-" Korriban. Là bas se trouve un nexus de Force et l'un des fragments de son âme, mais aussi deux vaisseaux qui pourraient nous servir. "-
- Un fragment de son âme ?
- Si Oblivius arrive à réunir tout les fragments, alors il pourra revenir parmi les vivants. C'est la mission qu'il lui a confié.
- Un Sith'aris de retour ? Est-il au courant pour l'Ordre Noir ?
-" Non, et je sais que jamais il ne l'acceptera. Il préféra tous vous tuer plutôt que de vous avoir en égaux. "-
- Et pourtant sachant cela, vous allez quand même le faire revenir ?! Je pense qu'il aurait été préférable de m'en informer Seigneur Oblivius !
-" Oui je compte le ramener. Pour la simple raison que lui seul sait comment fonctionne l'arme et que j'ai besoin de lui. "-
- Une arme ? Quel genre d'arme ?
-" Je ne sais pas exactement, mais vu comment il en parle, elle doit être surpuissante. A chaque fragment que je récupère, une pièce de cette arme apparait. Et ce que je sais c'est que cette relique a un lien direct avec le côté Obscur. Une fois que j'aurais toutes les informations pour pouvoir l'utiliser, je me débarrasserais de lui et le dernier vestige de l'ancien Ordre Sith disparaîtra entièrement. "-
- Tuer un Sith'aris n'est pas une chose simple, vous êtes puissant, mais vous risquez de vous attaquer à beaucoup plus fort que vous.
-" Je ne le laisserais pas détruire ce que j'essaye de faire ici. Alors il vaudrait mieux pour vous que j'arrive à la terrasser. "-
Un léger silence s'installa, Sillius me fixa lourdement, mais la seule chose qu'il pouvait lire dans mes yeux était ma détermination sans faille. Mère Mila elle croisa les jambes et me fixa elle aussi.
- Je suis pour que l'on envoi l'armée sur place.
- Vous oubliez une chose, durant votre séjour loin de tout, Korriban est tombée au main des Séparatiste, il y aura peut-être une résistance. Vous ne passerez pas inaperçus.
-" Nous émergerons assez loin de la planète pour ne pas être intercepté, mais assez prêt pour pouvoir la scanner et mettre en place notre plan. "-
- Soyez prudent Dark Oblivius, chaque homme compte pour le moment et une défaite là bas pourrait être catastrophique.
-" Je ne vous décevrez pas. "-
- Alors je suis d'accord aussi, prenez les hommes qu'il vous faut.
Je me levai de mon siège. La porte s'ouvra laissa l'imposante carrure de Lannister apparaitre, il s'inclina légèrement.
- Quels sont vos ordres Maître ?
-" Que les troupes se tiennent prête, nous partons à l'aurore. Dark Nihls et son apprentie nous accompagnerons, le reste des Sith resterons ici. "-
La nuit allait être longue, mais avant de partir, je devais voir dans quel état était mon apprentie. Ma destination fut toute trouvée. Face à la porte de la chambre de Kalith, j'usais de la Force pour ouvrir le mécanisme. La chambre était plongée dans le noire, mais je savais quelle ne dormait pas, pour cause elle n'était même pas dans son lit. Sans doute assise en tailleur au milieu de la pièce afin de méditer.
-" J'espère que tes doutes sont dissipés, à l'aurore, nous partons en guerre. "-
Je restais volontairement évasif sur le sujet afin qu'elle se prépare à n'importe quelle éventualité.***
Le destroyer Stellaire était au sol entrain de faire le plein d'hommes et de matériels. J'étais déjà sur la passerelle de commandement lorsque Kalith suivi de Nihls et son apprentie me rejoins. Le pilote m'indiqua que tout était prêt pour le décollage. Les réacteurs s'allumèrent et le vaisseau prit de l'altitude alors que les trains d’atterrissages étaient entrain de se replier. Une fois 'atmosphère quittée, le vaisseau entra en hyper en direction de Korriban.
Le trajet ne fut pas long. Quelques heures tout au plus. Un bip retentit alors que j'étais dans la salle d'entraînement avec Kalith pour lui apprendre les bases du sabre laser. Pour se faire, je lui avais donné mon ancien sabre. La lame orange particulière vestige d'un passé révolu. Nous nous dirigeâmes vers le pont. Jo me fit un rapport détaillé alors que le vaisseau venait de sortir du sous vide et avait commencé le scan de la planète.
- Seigneur, aucune flotte, pas de bouclier détecté ni même de défense orbitale. Nos scanner longues portés nous rapporte un seul village de quelques centaines d'habitants. Quels sont vos ordres ?
-" La raison de notre venue ne doit pas être découverte, et même si il n'y a pas de défense apparente, un vaisseau de cette taille ne passera pas inaperçu. Que nos pilotes soient prêt. En avant toute commandant. Rasons se pathétique village. Je prend la tête des escadrilles. Dark Nils, prenait l'infiltrateur Sith et prenez le commandement des transporteurs Sith. Aucun villageois ne doit quitter le village. Mais ne tuez pas tout le monde, il y aura peut-être des gens susceptible de nous rejoindre. Kalith, va avec eux, je vous rejoindrai sur le terrain une fois le bombardement fini, il y aura certainement des droïdes ne te laisse pas surprendre. Commandant, une fois en orbite, coupez toute communication possible. "-
Alors que le soleil commençait à peine à se lever, les chasseurs se mirent en position derrière moi alors que nous volions avec le soleil dans le dos. Les transporteurs étaient légèrement en retrait tandis que nous approchions. Une fois à porter les chasseurs firent des piqué visant l'ensemble des bâtiments. Les laser expulsés des canons explosèrent au contact des toits ou du sol créant d'énormes explosion. Je pouvais voir d'en haut les habitants paniqués et courir dans tout les sens essayant d'échapper aux tirs des chasseurs. J'effectuai un looping après avoir observer un bâtiment un peu plus imposant que les autres d'où sortait des droïdes. Fonçant droit dessus en tirant sans retenu. Si les premiers impacts furent encaissés par les murs de fortunes, ils ne tardèrent pas à céder et exploser sous la puissance des coups. Je m'approchai le plus prêt du sol et m'éjecta du mon chasseur en allumant mon sabre pour atterrir devant le bâtiment en flemme repoussant les premiers tirs de laser que les droïdes B1 lachèrent... -
Post n°4
Auteur : Anduin GarelAnduin était occupé à réparer son blaster chez lui lorsque l'assaut fut donné. Il se leva d'un bond, et se précipita aux abords de sa fenêtre complètement ouverte puisque dénuée de vitre. Le spectacle le terrifia, et il sentit une vague de frissons lui parcourir l'échine. Là-haut flottait un vaisseau comme jamais il n'en avait vu pareil. Le jeune milicien ne savait que faire : se risquer à la bataille serait du suicide. Toutes les troupes devaient désormais être anéanties, quoi qu'il en soit. Il entreprit de s'équiper de jumelles et d'observer de loin en se dissimulant discrètement derrière les murs creusés à même la roche de la montagne. Une maigre distance le séparait du reste du village... Il ne fallait surtout pas qu'il soit découvert. Soudain, il aperçut une silhouette plus imposante que les autres bondir d'un chasseur. Le pilote n'avait fait qu'une bouchée des civils, et il s'apprêtait désormais à affronter les B1 seul ! Ce qu'il prenait pour un fou allait bientôt lui montrer quelle était la vraie puissance du Côté Obscur : il avait dans la main une sorte de lame colorée, avec un air de laser hautement condensé.
Il retomba soudainement sur son séant, alors que des visions s'insinuaient dans son esprit. La Vallée des Seigneurs Noirs et la corruption qui régnait sur ces lieux le tourmentaient depuis quelques temps. Mais là, c'était plus clair. Il pouvait voir simultanément le passé, le présent, et même le futur. Il avait un sentiment d'omniscience : plusieurs flash à la fois défilaient devant sa rétine, et il lui semblait qu'il devenait fou tant sa raison en fut bouleversée. Il avait vu des guerres, il avait vu des morts, il avait vu la chute d'Empires, il avait vu des abominations, de répugnantes scènes de meurtre ou de torture... mais à chaque fois revenait la singulière sensation de déjà-vu, ainsi que des silhouettes noires dotées du même sabre que le guerrier ravageant encore le bourg. Qu'ils soient rouges, noirs, oranges ou bien mauves, tous étaient des instruments de morts redoutables, qui, couplés à une puissance qui dépassait l'entendement, constituaient une arme de destruction massive. Comment pouvait-on si facilement arracher la vie à quelqu'un ? Comment peut-on trancher aussi nettement la chair que l'âme ? Car il lui semblait, en effet, que les esprits damnés des victimes erraient désormais à la recherche de la rédemption. Toutes ces émotions, tous ces ressentis avaient été si soudains qu'ils lui firent oublier l'instant présent, et l'indubitable détresse de ses congénères.
Il se redresse hâtivement, bien qu'hésitant et épouvanté à l'idée de subir le courroux de cet homme tout de noir drapé. Sa connexion à la Force lui intimait secrètement de rejoindre son côté. Il savait, au fond de lui, que ces images criaient de vérité. Et qu'elles lui avaient plu. Depuis toujours, Anduin recherchait à accroître sa puissance et rassasier sa soif de domination. Alors, il prit le risque de sortir, comme toute arme une paire de jumelles. Tandis que les lasers des blasters fusaient de toute part, un colon fuyant lui agrippa le bras. Les regards des deux énergumènes se traversèrent. Anduin hésita. Ces visions lui avaient peut-être été transmises pour le forcer à abandonner les armes ? Et ne valait-il pas mieux mourir en héros plutôt que déserter à la façon d'un lâche ? N'était-il pas venu sur Korriban pour renaître des cendres ? Il voulut ouvrir la bouche pour parler, mais se ravisa, et se libéra de l'étreinte de l'homme. Il se détourna de lui et s'avança toujours aussi lentement vers le champ de bataille. Le son des blasters ouvrant le feu à volonté sur l'énorme vaisseau de guerre berçait ses oreilles, et, si il y prêtait un peu plus attention, il pouvait obscurément percevoir les vibrations d'une lame, et les corps métalliques sur lesquels elle s'abattait choir au sol.
Les envahisseurs étaient sur le point de gagner. Il décida de rester à l'abri derrière un mur en attendant que la rixe se termine, et alors, il rejoindrait le Côté Obscur. L'occasion était parfaite. -
Post n°5
Auteur : Baron RisskLe chaos et la mort s'abattaient sur la petite colonie, suivant de peu le feulement rauque des escadres de chasseurs TIE. Traversant les sombres fumées qui s'élevaient dans les airs, les Sith venaient venger l'affront fait à leurs illustres ancêtres. A moins qu'il ne s'agisse simplement là d'une opportunité pour eux, d'acquérir toujours plus de puissance...
Les multiples explosions labouraient sans ménage le sol sur lequel jouaient encore il y a quelques minutes plusieurs gamins. La quiétude et la bonne humeur qui régnaient dans la colonie avaient laissé leur place à des clameurs incessantes, aux tirs de blaster et aux cris de terreur des habitants. Tout ce qu'ils avaient commencé à bâtir pour faire de ce monde un lieu agréable à vivre disparaissait avec eux. Était-ce donc là la fin des temps annoncée quelques temps plus tôt par le fou furieux ?
Trassk refusait de croire une telle chose, non, il devait combattre ! Il se ruait à l'extérieur, arme en main, et s'apprêtait à défendre ce qu'il avait chéri jusque là. Ici et là, quelques poches de résistance commençaient à s'organiser, mais cela ne suffirait pas pour contenir la fureur des envahisseurs... Il fallait gagner du temps.
- Mettez les femmes et les enfants à l'abri ! Utilisez tout ce que vous avez sous la main pour contenir la progression de ces enfoirés ! Hurla alors le Trandoshan à l'un des miliciens qui s'abritaient sous le porche de la sous-préfecture. Envoyez les droïdes en première ligne et profitez-en pour évacuer le maximum de monde !
Une maison entière s'écroula non loin de leur position et acheva le T'doshok de s'affairer à mener le combat. Pas moins de trente unités de combat B1 cliquetaient en rangs serrés dans la rue principale et crachaient leurs salves rouges sur l'ennemi, permettant ainsi à plusieurs colons coincés dans leurs habitations de se ruer vers la sous-préfecture, qui restait l'endroit le plus sûr de toute la colonie. Plusieurs barricades de fortune montés en hâte par quelques braves âmes venaient renforcer les maigres défenses opposés à un ennemi dont la puissance de feu était suffisante pour annihiler toute forme de vie ici bas.
De nombreux corps inanimés s'étalaient ici et là sur un sol remué de toute part par les explosions et les tirs lasers. A la vue d'une telle scène de carnage, Trassk ne ménagea pas ses hommes et leur demandait l'impossible mais les troupes adverses encerclaient peu à peu les positions que tenaient les défenseurs. Tout en tirant sur ce qui bougeait dans un écran de poussière particulièrement dense, le lézard bipède espérait qu'à l'intérieur, Monr arrivait à gérer la situation, et que les renforts ne tarderaient à arriver... Il était loin de se douter que personne ne viendrait à leur secours... La diversion créée par les droïdes ne tînt pas longtemps et les pièces poussiéreuses des carlingues décolorées ne tardèrent pas à s'amasser sur les sables chauds.
Un peu plus loin, Harvey, l'ex-impérial, avait fort à faire face à des ennemis toujours plus nombreux. Son escouade tenait avec difficulté une ruelle adjacente à la sous-préfecture. Plusieurs fantassins en armure blanche jonchaient déjà le sol, mais dès qu'un était abattu, deux autres prenaient la relève ! De son côté, trois de ses gars venaient de tomber sur les champs d'honneur... Et il ne pouvait désormais compter que sur sa propre personne, et sur un milicien qui canardait tout ce qu'on leur présentait en hurlant sa rage à plein poumon.
Une nuée de tirs lasers vint s'abattre sur la barricade improvisée, dont les crépitements faisaient désormais partie du décor sonore. La riposte ne tarda pas à se faire connaître et coucha de nouveaux assaillants. Harvey n'arrivait pas à croire que certains avaient été assez idiots pour suivre les sombres desseins de fous furieux adeptes des massacres. Il n'avait en l’occurrence aucun scrupule à éliminer quelques uns de ses anciens camarades. Dans tout ce vacarme, une silhouette retenait pourtant l'attention du déserteur. Anduin ! Dissimulé dans un coin, il semblait attendre qu'une accalmie se présente.
De nouvelles salves lasers ne tardèrent pas à fuser de toute part, manquant de peu le vétéran. Il fut contraint de s'abriter derrière les meubles et tôles assemblées en barricade.
- Whyn ! Ne reste pas là ! Tu vas te faire descendre gamin ! Mets toi à couvert ! Lâcha Harvey en espérant que sa voix porte assez pour que le milicien l'entende.
L'amas de meubles empilés commençait à s’affaisser, et tôt ou tard, il faudrait se replier dans la sous-préfecture. Dans les airs, les chasseurs TIE abattaient tout être vivant qui tentait de s'échapper du lieu du carnage et venaient de temps à autre lâcher quelques tirs au beau milieu des combats, afin de disperser les résistants. Une armoire renversée sur le côté et trouée de part et d'autre offrait à l'ex-impérial une légère couverture, qui lui permettait toutefois de jeter un coup sur ce qu'il se passait de l'autre côté de la ruelle. Une fumée âcre et particulièrement lourde empêchait désormais de voir à plus de quelques mètres. Dans ce brouillard de guerre improvisé, une lame noire à cœur blanc vint fendre l'air et s'abattit sur une silhouette armée. Une tête roula jusqu'à la position des deux miliciens.
- Un Sith ! On se replie ! Murmura soudainement Harvey à son comparse, dont le blaster encore fumant continuait de servir pour couvrir leur retraite.
Si Anduin était encore vivant, il devrait se débrouiller par ses propres moyens ! Peu à peu, les défenseurs, acculés de toute part, se retrouvèrent contraints de céder du terrain... -
Post n°6
Auteur : Darth Malraas~Père des Ombres~
Je portais autrefois la terreur dans mon sillage, comme une nuée d'insectes carnivores dévorant les âmes des mortels pour nourrir le flux incessant de ma propre obscurité. Le sang irrigant les artères du mal je fus offert au Côté Obscur par l’absentéisme notable de volonté à faire bien d'autres choses que cela et la vie quant à elle, dure et inutile ne renforça que cet idéal malsain. Je naquis dans le cycle de la vie naturelle pour renaître dans le néant de folles années à guerroyer sauvagement par la force des choses. Un héros frappa à la porte de ma ville natale à coup de bombes au baradium, incendiant les maisons et brulant vif les corps hurlant de mes voisins. Je fus surpris d'y voir le reflet de mon âme, noire et brûlée par le fléau de nos histoires, nous étions accordés sur les ondes de filaments obscurs et il toucha mon être comme une aiguille chauffée à blanc. Depuis ce jour où je compris que je n'étais finalement, qu'une des pierres de l'édifice des Ravageurs, je me voue corps et âme à la tâche qui m’incombe et me plait par dessus tout. Tuer. Né pour cela et recruté pour continuer l'oeuvre macabre de ma destiné. Je suis une Ombre de Ravage, la première de toute, celle qui fit naître et façonna les autres après moi. Vicious est le nom que j'ai pris comme héritage de ma vie d'antan, l'Ombre est ma mère, ma maîtresse et Ravage ma culture. Je vis et je mourrais pour cela...
Mais pour l'heure, Korriban doit être purgée de ceux désirant souiller l'obscurité par leur affiliation à un Côté Obscur que Ravage ne reconnait pas... -
Post n°7
Auteur : Kalith ShanDepuis les épreuves et l’humiliation publique que m’avait infligée mon propre maître devant l’ensemble du nouvel ordre Sith, je n’avais pas desserré les dents, ni les poings, d’ailleurs. Se faire étrangler par un adversaire passait encore, c’était le jeu du combat, mais cette fois, il s’agissait purement et simplement d’une punition, comme on punit un chien désobéissant. L’envie de le tuer là, tout de suite, me traversait l’esprit, mais de toute façon, au point où j’en étais, je n’avais aucune chance. Je ravalais ma fierté déchue et attendis que Korra, félicitée par Dark Nihls, regarde dans ma direction, mais ce regard ne vint jamais. C’était compréhensible, elle devait être plus qu’heureuse à l’idée d’être enfin l’apprentie de Dark Nihls.
Je me contentais donc de traîner mes pieds, dépitée, jusqu’à ce que j’arrive dans une petite salle comprenant un lit, un tapis au sol et un minimum synthétique pour faire un brin de toilette. Féliciter Korra serait pour plus tard. La sobriété de ma chambre m’allait parfaitement. J’entrepris donc de me laver, d’enfiler une tunique de Prophète (génial, j’avais donc dans mes bagages une armure d’apparat, une combinaison d’apprentie Sœur de la Nuit, et une tunique de prophète , ma collection de fringues du Côté Obscur s’enrichissait) et de m’assoir sur le tapis pour entreprendre une longue et réparatrice méditation.Je sentis la présence d’Oblivius avant même qu’il n’ouvre la porte, et lorsqu’il commença à la déverrouiller à l’aide de la Force, je me contentais de terminer l’ouverture des loquets (je m’étais barricadée, autant le dire) sans bouger du tapis. Il entra donc sans la moindre salutation et me fit part du programme du lendemain.
- J’espère que tes doutes sont dissipés, à l’aurore, nous partons en guerre.
Je n’esquissai pas la moindre réaction. Soit, nous partions en guerre. Je me débrouillerais bien pour me trouver une arme quelconque et survivre, après tout, c’était bien ce que je faisais depuis presque deux semaines. Il quitta la pièce sans rien ajouter, mais il savait parfaitement que j’avais entendu et compris ses mots. Je claquai la porte derrière lui d’une violente poussée de Force avant de fermer les loquets à nouveau pour reprendre ma méditation. J’aurais probablement besoin d’un maximum d’énergie, le lendemain s’annonçait difficile.
- Je n'aurais de cesse que d'accroire ma puissance tant que je n'aurais pas le titre de Seigneur Noir, et à compter de ce jour là...Je n'aurais plus jamais le moindre doute.
Je dormis trois heures et repris ma méditation jusqu’à ce que Dark Nihls et Korra viennent me chercher pour rejoindre Oblivius sur son destroyer. Je sortis à l’instant-même où Nihls frappa à ma porte, et ne desserrai pas les dents jusqu’à arriver sur le pont où se trouvait Oblivius. J’écoutais son petit speech sur le déroulement de la journée, et, le regard vide, j’acquiescai à ses dires. Vêtue d’un pantalon ample et d’une brassière moulante, j’allais avec Korra et son maître. C’était débile, pourquoi n’allai-je pas avec mon maître ? Fallait-il que je sois toujours en arrière ? Bah. Ainsi en était-il, peu importait. Il m’avait confié un sabre alors qu’il me montrait les bases du Soresu avant notre arrivée.
Sous cette apparence aussi blasée qu’il était possible de l’être, je bouillonnais de fureur. Cette rage sourde et muette qui vous envahit de la tête aux pieds lorsque vous êtes sur le point d’en découdre. Il voulait une apprentie qui avait foi en le Côté Obscur ? Il allait en avoir une. Lorsque je descendis du chasseur, une petite section de droides nous barrait la route. Nihls n’était pas encore descendue, Korra non plus, que déjà je sautais de la plateforme de débarquement en cours de descente, sabre à la main. Les premiers droïdes subirent une fin tragique et prématurée, tombant en morceaux sous les coups de la lame orange que m’avait confiée Oblivius. Les premiers cours de Soresu qu’il m’avait donnés dans le vaisseau m’étaient utile, j’avais compris le mouvement de base, le Cho Sun, et passée la première salve de tirs que m’envoyèrent les droïdes restants alors que je me pressai de me mettre à couvert repartit dans l’autre sens, en touchant quelques-uns au passage pour mon plus grand plaisir. Lorsque je me retirais de derrière l’abri rocheux que je m’étais trouvée, Korra et Nihls étaient toutes deux à peine arrivées au combat contre des droïdes B1, qui furent rapidement bons pour la casse. Je ramassai un blaster au sol et commençais à canarder tout ce qui bougeait et tentait de s’enfuir.
Je n’eus pas un regard pour Korra et son maître passé celui que j'adressai à l'apprentie en lui adressant un rapide signe de félicitations de la main, oeuvrant à abattre sans afficher la moindre émotion tout être vivant ou de métal. L’ordre d’Oblivius était clair comme de l’eau de roche : éviter que des villageois s’enfuient et le rejoindre. Je quittai donc notre petit trio alors que les soldats de mon maître envahissaient les rues. Je jetai au sol le blaster vide et commençais à parcourir les rues. Voyant un soldat mettre en joue une mère et son bébé, je les décapitais purement et simplement d’un coup de sabre. J’avais pu voir comment il visait, et autant dire qu’il aurait eu plus de chance de les tuer en visant à côté, ils étaient partis pour une belle brûlure le cas échéant, autant les tuer tout de suite. Si quelques semaines auparavant je n’aurais jamais été capable de mettre fin à leur vie, cela ne me posait aucun problème à cet instant, et entendre le bruit mat de leurs corps inanimés s’écraser au sol déclencha en moi la même furie que lorsque j’avais abattu le zabrak sur Dathomir, ou quand nous avions tué Fidèle sur Dromund Kaas. J’aperçus la lame d’Oblivius au cœur de la fumée et de la poussière, et je traversais le champ de bataille, le sabre orange en main, d’un pas lent et décidé. Je manquais de me faire attaquer par derrière, mais un réflexe venu d’un autre Univers me sauva la vie en même temps qu’il supprima celle d’un milicien. Le Côté Obscur venait une fois de plus de me sauver la vie. Il m’aimait bien, dirait-on !
Cet évènement, aussi insignifiant soit-il, me fit monter encore d’un cran dans l’échelle de la folie, et bientôt, voyant que Nihls, ayant pourtant reçu les mêmes ordres que moi, organisait les défenses autour du village, je pris mon temps pour parcourir et nettoyer les rues, les têtes et les membres tombant les unes après les autres sur le sol poussiéreux, et enfin, lorsque je vis Dark Nihls avancer, je la suivis jusqu’à Oblivius et m’arrêtai alors que nous approchions de ce qui semblait être le bâtiment administratif local. Je fronçais les yeux en contournant un obstacle composé de quelques meubles et poussai une armoire vers l’intérieur de la pseudo-barricade.
- Voyez-vous ce que nous avons là.
Depuis mon entrée sur le champ de bataille, j’avais petit à petit senti grandir en moi ce flux énergétique que l’on appelait communément Côté Obscur, ressentant la présence de Korra, d’Oblivius et de Nihls , mais également d’un autre être sensitif. Et il me semblait bien avoir mis la main dessus. Soit il savait très bien cacher sa maîtrise, soit il s’agissait d’un débutant, mais dans le premier cas, Oblivius n’était qu’à quelques mètres, dans l’autre… Nous allions le savoir bientôt. Je bondis au-dessus de la clôture, sabre à la ceinture, et lui assénai un violent coup de genou dans le nez en atterrissant. Et puis une bonne droite dans la mâchoire. Et puis…j’aperçus du coin de l’œil deux silhouettes entrant dans l’espèce de mairie galactique. Je collais à mon vis-à vis un dernier coup dans la mâchoire et signalai ce que j’avais détecté à Oblivius, qui était de l’autre côté de la barrière de fortune (détruite au trois-quarts), la pointe du sabre orange touchant presque la poitrine du sensitif qui s’était ainsi caché, me préparant à l’abattre si mon maître m’en donnais l’ordre.
- Maître, certains se replient dans le bâtiment. Mais je crois que j’ai pêché un petit poisson qui pourrait vous interesser… -
Post n°8
Auteur : Darth Malraas~L'Ombre première~
L'obscurité s'intensifie à plusieurs endroits de cette zone habitée. Je ressens une ombre glaçante voiler petit à petit les bâtiments, les habitations jusqu'au désir de cette noirceur à détruire. La cible s'est enfouie naturellement, sans volonté, dans cette écume écrasante brouillant mes perceptions du Côté Obscur. La traque certes difficile de cette nuit, aboutissait néanmoins à la localisation de ce pouvoir émergeant, mais l’oppressante pénombre se révèle aux yeux de Korriban sous une pluie fulgurante de tir venus des cieux. Une bataille s'empare de la planète et me force à revoir les plans d'origine, il m'est impossible de contacter Ravage de quelque manière que cela soit. La solitude et les combats seront donc mes deux meilleurs amis de cette journée qui s'intensifiera fort probablement dans les minutes qui suivront cette réflexion. La Confédération possède Korriban, qui diable serait-assez aguerri pour faire l'affront d'une attaque surprise ?
A l'intérieur de cette maison, la sûreté est plus que mince. Avec délicatesse, mes perceptions dans la Force, se lancent à la recherche de signes de vies et comme me l'a inculqué notre Seigneur de Ravage, découvrir des battements électriques susceptibles de dénicher des Droïdes postés dans les environs de mon lieu de repos. La zone éclaircie, je bondis hors de ma cachette pour ressentir dans cette course folle à la recherche d'une cache plus appropriée le temps de réunir les informations et d'établir un diagnostique sur ma mission, la présence de l'obscurité comme un aimant. Des êtres sensibles baignés dans la Force Obscure se jettent corps et âme dans les combats qu'ils ont eux-même lancés. Ainsi donc, des Sith assez organisés pour brandir les armes contre la Confédération des Systèmes Indépendants s'attaquent à Korriban, mais pour quoi ? Conquérir la planète ? Arracher les derniers fragments d'histoire et de culture au berceau naturel des Sith ?
Visiblement, la destruction de l'Ordre Sith ne se révèle pas être l'annihilation de ses membres. Se pourrait-il qu'à l'instar de Ravage, des Sith aient été à même de construire une armée ? Mes pas en course arrachent les pierres au sol, lorsque mes pieds cessent de passer l'un devant l'autre. Ma mission prime, il me faut un point de communication potentiellement en fonctionnement, la navette d'extraction ne sera sur Korriban que dans une semaine et trois jours, durée trop longue pour espérer survivre dans ces combats, voire même en réchapper sans me faire prendre. Ravage m'a inculqué les voies de l'obscurité et du combat, de la stratégie et de la survie. Ma longue épée sort de son fourreau en cuir, la Force imprègne celle-ci en dévoilant la singulière brume ondulante de couleur violette.
Jouer le rôle d'un Sith sur Korriban ne devrait pas être une mince affaire, si mon but est atteint. -
Post n°9
Auteur : KorraLa deuxième épreuve était finalement réussie. Korra n’en revenait toujours pas et malgré la douleur de ses membres, elle exulta sa joie en tapant dans la main du wookie qui avait également réussi. Seule Kalith sembla particulièrement sombre à l’heure de cette seconde victoire et lorsqu’elle laissa rouler le sabre laser vers la Twi’lek, celle-ci s’interrogea sur ce qui pouvait bien la travailler. Bien sûr, elle n’avait pas vu que la rousse avait été la dernière à se sortir de cette torture sans quoi, elle aurait parfaitement compris son sentiment de défaite face à ses camarades d’infortune. Quoiqu’il en soit, Dark Oblivius attira le sabre de Fidèle vers lui et le trancha net avec le sien, sans doute pour supprimer toute trace de ce traître. Bien loin de se reposer, l’adolescente suivit Dark Nihls pour approfondir ses connaissances et à cet effet, elle lui remit un sabre laser d’entraînement afin d’améliorer sa technique. Durant toute la nuit, son Maître lui enseigna les rudiments du combat au sabre laser et bien sûr, l’euphorie de cette réussite à l’épreuve s’effaça bien vite face aux difficultés de l’entraînement et sa progression qu’elle jugeait trop lente.
Durant leur séance, Dark Nihls eut la visite d’un messager lui indiquant que le lendemain, Korra et elle se rendraient sur Korriban avec Dark Oblivius et son apprentie pour mener l’assaut de la planète. Cette première mission ne manqua pas de galvaniser la jeune sith qui redoubla d'efforts dans l'apprentissage du combat au sabre laser. Son Maître commença à lui apprendre le Soresu, technique indispensable en vue d'un affrontement de masse. Finalement, voyant son apprentie épuisée, elle mit fin à l'entraînement et ordonna à la Twi'lek d'aller se reposer avant leur départ. Celle-ci ne discuta même pas et retourna à sa chambre pour tenter de méditer et reprendre des forces.
Finalement, quelques heures après, Dark Nihls vint chercher son apprentie et celle d'Oblivius pour embarquer sur le destroyer. L'impatience de la Twi'lek était palpable, tout comme la rage de la rousse qui ne semblait toujours pas être passée au dessus de la dernière épreuve et son sentiment de défaite. Alors que Korra lui adressa un signe de salutation, cette dernière resta renfermée et silencieuse jusqu'à leur arrivée sur le pont. Dark Oblivius expliqua brièvement la situation et son plan afin de parvenir à ses fins. Les trois Siths acquiescèrent et prirent la direction du hangar afin de monter dans le chasseur qui les conduirait à la surface de Korriban. Impatiente, Kalith débarqua la première et affronta seule une section de droides B1. La Twi'lek et son Maître la rejoignirent assez rapidement et engagèrent le combat. Korra se laissa guider par la Force et le Côté Obscur, mettant en pratique les techniques que Dark Nihls lui avait montré la veille. Elle détourna plusieurs tirs de blaster avant d'entrer au corps à corps avec les droides et de les éliminer. Une poussée de Force de son Maître permit au duo de progresser plus rapidement et d'éliminer leurs adversaires robotiques assez facilement.
Regardant en direction de Kalith pour voir comment elle s'en sortait, Korra eut la surprise de la voir lui faire un signe. Visiblement, elle était revenue à une meilleure humeur après avoir détruit quelques droides. Les soldats du Nouvel Ordre Sith suivirent le trio qui dégageaient le chemin, éliminant tout sur leur passage. La rousse partit toute seule devant alors que Dark Nihls coordonnait les troupes afin de garantir la capture de quelques villageois pouvant potentiellement les rejoindre comme l'avait indiqué Oblivius. Korra de son côté, entra dans les habitations afin d'en déloger les survivants, éliminant tout résistant et laissant les soldats emmener ceux qui se soumettaient. Une fois la zone nettoyée, elle retourna auprès de son Maître et lui indiqua le nombre de captifs.
« Maître, nous avons capturé vingt-cinq villageois. Les autres sont morts. Beaucoup de maisons étaient vides. L'ordre d'évacuer a sans doute été donné avant notre arrivée. »
Son rapport fait, la Twi'lek et Dark Nihls se dirigèrent vers Oblivius, retrouvant Kalith qui semblait être en transe suite à ce massacre. Sans même un plan, elle força une barricade de fortune qui aurait pu abriter nombres d'ennemis. Korra regarda son Maître qui lui indiqua de la suivre. Il était clair que si la rousse perdait la vie ici, son Maître ne serait certainement pas de bonne humeur. L'adolescente sauta par dessus la barricade sans difficulté, son sabre rouge allumé et prêt à riposter en cas d'attaque. Elle trouva Kalith au prise avec un homme qui se prit plusieurs coups avant de finalement se retrouver à la merci de la sanguinaire apprentie de Dark Oblivius. L'espace d'un instant, la Twi'lek ressentit un frisson lui parcourir la colonne vertébrale. Un sentiment déplaisant comme une présence néfaste qui se manifesta et disparut aussitôt. Sa maîtrise du Côté Obscur n'était pas suffisante pour comprendre quel était ce sentiment dérangeant mais cela la poussa à la prudence. Accompagnée d'une dizaine de soldats, elle chercha à entrer dans le bâtiment. Elle dévia plusieurs tirs de blaster avant de se mettre à l'abri, comprenant bien que sa technique n'était pas encore assez bonne que pour résister à un tir nourri.
Malgré son expérience limitée sur les champs de bataille, vu que c'était sa première après tout, les dix soldats écoutèrent ses ordres sans broncher, sans doute car elle était devenue une sith. C'est donc son ses indications que les soldats tirèrent sur les barricades bloquant l'entrée afin de maintenir leurs adversaires à couvert. Profitant de cet instant d'aveuglement, Korra courut vers les barricades et démontra son extrême agilité en les passant tel un félin. Les tirs de blaster des soldats la frôlèrent bien souvent mais finalement, elle se retrouva rapidement face à plusieurs miliciens. D'une poussée de Force, elle les déstabilisa et attaqua le premier à l'aide de son sabre. Par réflexe, il utilisa son fusil pour parer le coup mais ce dernier fut coupé en deux, le laissant bien démuni face à l'apprentie sith. Les soldats suivirent l'impulsion donné par la Twi'lek et franchir, avec bien plus de difficulté la barricade. Une fois en position de tir, ils ouvrirent le feu sur les miliciens cherchant à s'enfuir. Korra donna un coup de talon dans la tête de l'homme désarmé, avant de dévier un tir de blaster in-extrémiste. Elle ordonna aux soldats de sécuriser la zone alors que d'une poussée de Force, elle ouvrit une brèche dans la barricade. Cette dernière utilisation de la Force ne manqua pas de l'affaiblir et il lui fallut un instant pour se remettre, s'asseyant sur le corps inconscient du milicien. -
Post n°10
Auteur : Dark ObliviusLa puissance obscur dégagée par cette planète était impressionnante. Au moment ou mes pieds touchèrent le sol sablé de Korriban, les inscriptions de l'anneau flamboyèrent comme jamais. Aucun doute qu'un puissant Nexus venait d'être ouvert ici. Galvanisé par cette connexion amplifié ma lame noire s'activa décapitant promptement un milicien essayant de m'embrocher avec sa lance. La tête roula quelques mètres plus loin alors que des dizaines de droïdes B1 tentèrent avec un feu nourri de me perforer le corps.
Levant une immense plaque de métal devant moi afin de dévier la plupart des tirs, je la lâcha lourdement sur les premiers droïdes qui bien qu'encore en service était momentanément bloqués. M'appuyant sur la taule je me propulsai en l'air bloquant plusieurs tirs qui m'auraient été fatales pour atterrir au milieu des droïdes bas de gamme. Le laser coupant artistiquement le métal dans une attaque circulaire avant que ma main ne percute violemment le sol pour créer une onde de choc propulsant les droïdes un peu partout sur le champ de bataille.
Les tirs des milicien retranchés aux abords de la sous préfecture étaient encore nourris, mais l'avancement des troupes Sith étaient indéniables et malgré de légères pertes, le petit village était quasiment sous notre contrôle. Ne restait plus qu'un faible avant poste de fortune et l'imposant batiment où les hommes fuyaient en masse alors que les derniers droïdes tombèrent.
Toujours attentif au tir qui pouvait mortellement me blesser je continuais d'avancer vers la préfecture. Un des milicien tenta de jeter une grenade pour permettre le replis total des troupes encore dehors, mais c'était sans compter la Force. Alors que son bras était levé pour donner l'impulsion et l'envoyer vers mes troupes, ma main bloqua son bras le mettant dans une situation plutôt cocasse pour moi, mais bel et bien effrayante pour lui. Par ma volonté, ses doigts se levèrent les uns après les autres devant son regard horrifier. Et lorsque son pouce malgré sa tentative de résister s'enleva laissant tomber la grenade, elle tomba au sol. Un léger silence suivi d'une explosion qui propulsa les trois quarts de la barricade en l'air mêlé à des morceaux de corps retombant par-ci par là.
L'intensité des combats baissa de seconde en seconde. La mort la souffrance, la peur submergèrent la colonie pour mon plus grand bonheur. Mon attention se porta sur ma jeune apprentie qui venait de mettre à mal un jeune colon. Parant un dernier tir qui percuta l'une des barricades du dernier bastion des habitants. Un sensitif à ne pas en douter, mais sans aucun talent particulier. Un diamant brut. Discernant parfaitement sa présence dans la Force, je n'eu aucun mal à utiliser le côté Obscur pour soulever son corps qui se détourna de la lame de Kalith pour me faire face alors que ses pieds était à un bon mètre du sol. Je le rapprochai le plus prêt de mon visage, quui bien que caché par mon épaisse capuche laissait apparaitre mes deux yeux d'un rouge vif. Je le fixai droit dans les yeux durant quelques secondes profitant de la brève et inutile attaque de Korra sur le bâtiment pour me pencher sur le cas de cette potentielle nouvelle recrue sans craindre un tir de blaster dans le dos. Mais alors que mes sens s'ouvrirent à leur plein potentiel, une ombre dans la Force se manifesta. Quelqu'un essayait de se dissimuler dans la Force à quelques mètres d'ici. Mon poing se resserra avant que le jeune Homme ne soit envoyé valser plusieurs mètres plus loin tombant lourdement sur une des maisons de fortune.
-" Tu as bien agis apprentie. Surveille le. Dark Nhils ! Que les trouves encercle ce bâtiment, que les prisonniers soient postés devant. Nous avons perdus suffisamment d'homme. Ils sortirons d'eux mêmes, je vous fais confiance pour qu'ils se rendent dans les plus brefs délais. "-
- Bien Seigneur. Korra ! Rassemble les prisonniers, Zul ! Que les troupes se mettent en place, ne tirez que sur mon ordre !
Alors que les troupes disséminés dans le village se regroupèrent se protégeant avec les villageois par pure sécurité même si les derniers survivants semblaient plus observateurs qu'autre chose. Ma lame noire encore activée je marchais au milieu des cadavres m'ouvrant totalement à la Force obscure.
Kalith, donne le relais de la garde de ce jeune homme à Korra, il y a quelque chose ici, reste légèrement en retrait et soit très attentive. Il y a quelque chose ici.
J'usai de tout mon pouvoir et de m'influence dans le côté obscur afin d'amplifier l'émanation de mes sentiments, le but étant de submerger de haine cet inconnu pour qu'il se précipite sur moi et trahisse sa présence.
-" Je sais que tu es là... Montre toi ! "-
De son côté, Nhils sabre à la ceinture se plaça devant les prisonniers fixant le bâtiment en piteuse état criblés d'impacts de laser. Elle fit des vas et vient le long des hommes, femmes, enfants captif et à genoux.
- Votre résistance est admirable! Mais votre défaite est inévitable ! Le sang des vôtres n'a plus besoin de couler ! Sortez de votre cachettes et déposez les armes ! Et aucun mal ne vous sera fait ! Vous avez deux minutes, après quoi, le destroyer au dessus de vos têtes pilonnera ce bâtiment. Deux minutes, c'est tout ce que vous avez ! -
Post n°11
Auteur : Baron RisskDix minutes ! Il avait fallu dix minutes à ces satanés Sith pour s'emparer de l'entièreté de la colonie. C'était probablement la bataille la plus ridicule et la plus rapide que puisse compter l'histoire galactique.
A couvert derrière le cadavre d'un Eopie dont le corps était couvert de spasmes à force d'accumuler les tirs lasers, Trassk voyait peu à peu les défenses céder. Pouvait-il en vouloir à ses hommes de se replier ? La situation semblait désespérée. Seuls les plus courageux, ou les plus fous, tinrent leur position et eurent une mort plus ou moins honorable.
Le Trandoshan fut tiré de force jusqu'à la sous-préfecture, simple spectateur de l'horreur qui figeait son regard. Dans un geste désespéré ou calculé, un milicien tenta de jeter une grenade mais c'était sans compter sur les utilisateurs du Côté Obscur... Après l'explosion, il ne restait presque plus rien du pauvre homme. A quoi bon tous ces morts ? Que voulaient les Sith au final ? Il n'avait pas le temps de répondre à sa question silencieuse. L'intérieur du bâtiment administratif était occupé par les pleurs, les brouhaha intenses et les cris de douleurs. Dans un coin, on se chargeait des blessés, sans toutefois pouvoir subvenir à leurs besoins. L'infirmerie avait été parmi les premiers bâtiments pris d'assaut par les forces ennemies. De toute manière, même en possession des ressources de l'infirmerie, rien n'aurait suffit à soigner les sérieuses blessures de certains colons. Il ne leur restait peut-être que quelques heures à vivre, à moins que les Sith ne se chargent d'eux avant. Monr essayait vainement de rassurer les familles, et il était désormais aux prises avec un fermier particulièrement remonté. Allaient-ils en venir aux poings ?
Presque instinctivement, Trassk donna ses ordres et l'on commença à barricader avec chaises et tables les multiples ouvertures. Les derniers miliciens -et ils n'étaient pas nombreux- prenaient position aux fenêtres et guettaient le moindre mouvement suspect. Certains colons, armés de fusils à projectiles totalement obsolètes, se chargèrent de les imiter, comme portés par un élan d’héroïsme. De même, quelques droïdes B1, qui n'avaient pas été affectés aux barricades ou à la première ligne, remuaient silencieusement la tête à la recherche d'ordres ou d'explications. Dans tout ce chaos, le T'doshok ne savait plus où donner de la tête.
- Trassk, il nous faut agir ! Ils sont en train d'aligner le reste de la colonie dehors ! Ils vont les exécuter ! Lâcha soudainement l'Abyssin en se postant à côté de son comparse. Leur protection, c'était notre priorité, cela l'a toujours été ! Bon sang... Nous devons nous rendre à l'évidence Trassk, la reddition est le seul moyen d'épargner le plus grand nombre.
- Je sais Monr... La situation dépasse l'entendement, et je me pose mille questions. Sans le renfort des droides de combat de la CSI et l'arrivée fracassante de ces salopards, nous n'aurions probablement pas tenus aussi longtemps. Mais il est hors de question de nous rendre, ils vont probablement tous nous tuer. Murmura presque pour lui-même l'imposant lézard. Il lui fallait prendre une décision, et rapidement. Monr, il existe un passage souterrain sous la sous-préfecture, je ne sais pas vraiment où il mène, mais je sais que Sconcebois l'a utilisé pour fuir. Prends les colons avec toi et partez le plus loin possible, je me chargerai de retenir l'attention de nos visiteurs.
- Trassk, il est hors de question de te laisser ici seul ! Tu es le chef de la milice, tu es un symbole pour cette colonie ! S'indigna Monr en posant son unique œil sur le Trandoshan.
- Mon ami, l'heure est venue pour nous de nous séparer. Je vous offre une unique chance de pouvoir survivre. Tu ne dois pas la laisser passer ! Si les Sith venaient à trouver ce passage à temps... Nous perdrions alors tout espoir. Rajouta le reptile afin de persuader son collègue. Visiblement, il avait fait mouche. Peut-être que les expressions d'horreur qui figeaient les visages des réfugiés achevaient de le convaincre. Harvey !
L'ex-impérial ne tarda pas à rappliquer et salua presque machinalement Trassk à la façon des soldats. Même s'il n'avait jamais imposé un tel respect de la hiérarchie et une rigueur militaire, l'imposant T'doshok ne tint pas compte de cet incident sans importance. L'intensité des combats, bien que très brefs, avaient sûrement réveillé chez l'homme de vieux instincts. Les yeux rougis suite à une exposition assez longue aux fumées âcres dégagées par les incendies, Harvey semblait toujours prêt à en découdre, comme s'il n'accordait aucune importance à sa vie. La dureté des entraînements impériaux avait probablement joué un rôle dans cette façon de penser.
- Harvey, Monr va emmener les colons loin de cet enfer, tu seras chargé de leur protection. Je compte sur toi. Continua le Trandoshan avec un calme exemplaire et confiant son blaster à son bras droit.
- Bien compris. Bonne chance camarade. Se contenta de répondre le soldat, il avait appris à ne pas poser de question.
- On se retrouvera dans un monde meilleur !
Des rires nerveux s'échappèrent de la bouche des deux comparses, sous le regard noir de l'Abyssin, qui ne voyait pas ceci d'un bon œil. Après avoir échangé une brève accolade avec son supérieur, Harvey commença à réunir hommes et matériel nécessaires à la protection de la colonne de réfugiés, pendant que Monr se chargeait de rassembler les colons afin de leur expliquer la décision prise par Trassk. Si de nombreux habitants protestèrent contre une telle décision, la grosse majorité, guidée par l'instinct de survie, ne broncha pas et acceptait les conséquences en silence. Après des séparations douloureuses, un silence s'installa dans la sous-préfecture.
Il ne restait bientôt dans l'immense salle que les droïdes de combat, programmés pour défendre l'endroit et quelques acharnés. Équipés de blasters récupérés un peu plus tôt sur les dépouilles de leurs camarades ou d'armes improvisées, ils étaient prêts à donner leur vie pour offrir un peu plus de temps aux leurs. L'heure était venue. On se chargea de dégager les meubles empilés qui bloquaient l'entrée principale, afin de laisser sortir le chef de la MPK. Dans un fracas assourdissant digne des plus grandes sorties, le Trandoshan fit rouler ses épaules musclées, avant de brandir avec fierté une vibrolame qu'il n'utilisait que pour les grandes occasions. S'arrêtant sur le parvis où jonchaient les corps sans vie et fumants de nombreux colons malchanceux, il s'assurait de retenir l'attention, en pointant son arme en direction des Sith et de leurs sous-fifres. On pouvait presque le prendre pour un héros, lui qui se présentait à ses ennemis sans montrer le moindre signe de peur, sous le porche d'une sous-préfecture au toit éventré par les tirs des chasseurs, et entouré des dépouilles de ses camarades. Une scène improbable digne d'une des plus grandes représentations patriotiques que l'on pouvait peindre. Peut-être qu'un jour...
- Qui êtes-vous pour nous parler de résistance admirable ? Est-ce admirable de tuer des femmes et des enfants désarmés peut-être ? J'imagine que cela doit demander beaucoup de courage de s'adonner à de tels actes... Hurla Trassk à l'armée qui encerclait la sous-préfecture, caustique à souhait. Peut-être que l'un d'entre-vous aura assez de courage pour m'affronter en combat singulier !
Et il descendait une à une les marches, lame en main, prêt à affronter son destin, sous le regard admiratif des quelques colons prêts à faire de même...
Dans les souterrains, un silence relatif s'était installé. Chacun tentait de ne pas perdre la face et se contentait de marcher sans poser de question, la boule au ventre. Vex, la Twi'lek révolutionnaire de la première heure et fervente partisane de Rissk, avait accepté d'épauler Harvey dans sa tâche. Afin de s'assurer que personne ne vienne les chercher dans les tunnels, les deux colons préparaient des explosifs rudimentaires avec ce qu'ils avaient sous la main, afin de faire sauter certains endroits en cas de besoin.
On était au beau milieu de l'après-midi, quinze minutes après le début de la bataille, et la colonie était désormais réduite à une quarantaine de membres. Si l'ex-impérial et sa complice étaient prêts à en découdre et à continuer le combat coûte que coûte, Monr était plutôt du genre à se terrer et à attendre qu'une aide extérieure se présente. -
Post n°12
Auteur : Anduin GarelTandis qu'il voyait ses camarades tomber un à un, délestés de leur tête, Anduin se terra derrière le mur écroulé d'un bâtiment. Il était horrifié à l'idée qu'on lui fasse subir le même sort que ces miliciens, surtout avec si peu d'intérêt. Mais la danse des sabres avait une certaine grâce qui envoûtait le regard du chenapan, et, alors qu'il s'affairait à espionner la bataille, il sentit une ombre passer au-dessus de lui. Dans un mouvement uniforme, celle-ci le frappa au nez, et il tomba à terre dans un grognement de douleur. Alors qu'il tenta de se protéger, en vain, les bras contre le visage, le poing de son assaillant se faufila à travers ses poignets et atterrit droit dans sa mâchoire. Il se cogna une nouvelle fois le crâne contre le sol et entreprit d'ouvrir la bouche pour signifier sa reddition, lorsqu'on le frappa à nouveau. Il bouillonnait de colère et de rage, mais puisque totalement impuissant, se résolut à faire le mort. A vrai dire, il était complètement sonné et désorienté, alors que pouvait-il faire de plus ? Soudain, il sentit la vibration d'une lame orange effleurer la surface de son gilet, et il s'immobilisa complètement, en lançant des regards tantôt inquiets, tantôt implorants, exprimant sa détresse à son agresseur... qui se révélait être une femme. Sûrement aurait-il essayé de communiquer s'il n'était pas une poignée de sable dans une passoire à ses yeux. Face à la mort qui le guettait tel un vautour, Anduin aurait volontiers ri. Mais il n'en trouvait ni le temps ni le courage... et pourtant, les secondes paraissaient durer une éternité, là, au firmament de l'épée dorée, placée en Damoclès au-dessus de son torse, prête à embrocher tout son pitoyable être et à ne laisser de lui plus qu'une vaste organisation de cellules, qui, dans dix, onze ans, se rajouteraient à la terre et au sable de Korriban.
Pourtant, elle semblait hésiter, là où elle avait tranché net lors des combats contre la MPK. Avait-elle senti son potentiel ? Il espérait sincèrement que oui, et mieux encore, qu'on le recueillerait, le laverait de cette humiliation et l'habillerait de l'armure d'un conquérant. La vie d'un tel chevalier devait être grandiose, après tout. Une personne qui possède le pouvoir d'anéantir comme un rien toute une légion n'est-elle pas, en vertu de la loi du plus fort qui dicte la norme universelle, en mesure de réclamer ce qu'elle veut ? Bien sûr que si ! Et bientôt, pensait-il, il serait le dominant et pas le dominé... lorsqu'on le tira de son rêve en le soulevant de Force du sol. Le regard perdu et hébété du jeune garçon vacillait entre les formes floues qui l'entouraient, avant de croiser le reflet du Côté Obscur. Il s'agissait d'un masque. Mais comme on le dit : la vérité est masquée. Un chevalier de fer, dont les regard était un couloir étroit et obscur. Au fond de ce couloir, une porte grande ouverte, d'où lui parvenaient les abords d'une puissance qui en ce lieu paraissait irréelle. Passée cette porte, rien, le Néant, mais une incroyable sensation d'ivresse : des émotions le submergeaient, toutes plus sombres les unes que les autres. Se succédaient le dégoût, la tristesse, l'horreur, la colère, la passion, la haine, la rage, puis il revint au grand vide.
Il revint à lui quand il fut propulsé en arrière et alla se heurter contre le sol. Il restait là, stupéfait, mais pas apeuré. Stoïque comme un monolithe, allongé, les sourcils froncés. Il fermait les yeux et essaya de s'abandonner une seconde fois à cette exaltation, tandis que dehors, le duel entre l'armée Sith et les troupes miliciennes continuait, en vain. Il ne comprenait pas.
Alors il demeurait allongé, perdu et désespéré, attendant la délivrance de la mort ou bien la délivrance par la mort, sous le joug d'une lame flamboyante. Qu'importait. -
Post n°13
Auteur : Kalith ShanSon regard était si implorant, si…amusant à regarder. Un mélange entre la tristesse, la peur et l’admiration. Amusant cocktail s’il en était ! Je m’appuyai carrément sur lui, la lame en travers au niveau de la gorge, la botte droite sur la poitrine. L’ordre était clair : « pas bouger, sinon t’auras pas le temps de gueuler que je couperais court à toute possibilité pour toi de le faire. Définitivement. » J’attendais, silencieuse, que mon maître me donne un ordre, qu’il s’occupe de me dire quoi que ce soit, de m’engueuler comme de me féliciter, ça ne changerait pas grand-chose, le travail, c’était le travail, et lorsqu’il était mal fait, gueuler était nécessaire. Fort heureusement pour moi, il ne s’adonna pas à l’art de la gueulante intensive, et souleva mon captif de terre pour l’envoyer s’écraser un peu plus loin, me faisant fondre sur lui de nouveau comme un aigle sur sa proie. Il était MON prisonnier.
- -" Tu as bien agis apprentie. Surveille-le. Dark Nhils ! Que les troupes encerclent ce bâtiment, que les prisonniers soient postés devant. Nous avons perdus suffisamment d'homme. Ils sortiront d'eux-mêmes, je vous fais confiance pour qu'ils se rendent dans les plus brefs délais. "
Nihls répondit à sa façon, faisant rassembler les prisonniers, tandis que je m’asseyais sur le mien en attendant de nouveaux ordres. Ils vinrent quelques secondes plus tard alors qu’Oblivius et moi échangions un regard et que sa voix résonna dans ma tête.
« Kalith, donne le relais de la garde de ce jeune homme à Korra, il y a quelque chose ici, reste légèrement en retrait et soit très attentive. Il y a quelque chose ici. »
« Je le sens aussi. »
J’observai les alentours et retirai ma botte du torse du prisonnier que j’avais rattrapé depuis qu’Oblivius l’avait balancé au sol. Ma lame, elle, resta en suspension juste au-dessus de lui. J’appelais ma camarade twi’lek avec un petit sourire et un ton enjôleur.
- Dis-moi, ma belle…ça te dérangerait de me le garder quelques minutes ? J’ai besoin de vérifier quelque chose…
Lui adressant un clin d’œil appuyé et une petite tape sur les fesses au passage alors que nous nous croisions, m’écartant quelque peu pour pouvoir réagir au cas où. Il y avait en effet quelque chose dans les environs, la présence d’une perturbation dans le Côté Obscur était palpable, perturbation à laquelle Oblivius opposait une jumelle. Quant à Dark Nihls, elle faisait face à un trandoshan, dont les chances de survie étaient aussi maigres qu’un gamin des rues dans les plus basses sphères de Coruscant. Je me concentrai sur les alentours (oui, les fesses de Korra faisaient partie des alentours…hum, il vaudrait mieux se reconcentrer sur la perturbation dans la Force ressentie plus tôt) en essayant de comprendre ce dont il s’agissait. Lame rangée, je ramassais une paire de blasters au sol, avec sangle, et les passais à mes épaules, par-dessus ma tunique. J’attendais.
Nihls se préparait à affronter le trandoshan, Oblivius irradiait entièrement les environs de sa négativité, de sa haine et de sa rage, et moi, je tentais d’empêcher mes yeux de bouffer du regard la jeune apprentie de Nihls. Toute cette hémoglobine, cette rage de la bataille, tous ces morts et tout ce pouvoir…M’avaient excitée au-delà du raisonnable. Je me mordais l’intérieur des joues et fermai les yeux, faisant le vide dans mon esprit en une lente inspiration, pour me reconcentrer sur la perturbation ressentie plus tôt. En quelques pas, je me rapprochais d’Oblivius puis repartis pour accéder au toit d’une maison proche.
- Je monte faire le guet, maître. J’ai un mauvais pressentiment…
Je dégainais les blasters ramassés plus tôt en observant les environs, les dents serrées, visant juste à côté du trandoshan et tirai au sol tandis qu’il était concentré sur Nihls. Je souriais tranquillement en sondant les alentours par la Force. Je ressentais toujours cette même perturbation qui avait mis Oblivius sur ses gardes, et songeai à un petit coup de bluff pour faciliter les choses, tandis que je cherchais toujours, par le biais de mon esprit, ce qui rôdait autour de nous. L’instant de la confrontation se rapprochait, moins nous aurions d’ennemis à combattre dans le même temps, plus court sera notre séjour ici.
- Ne sois pas un vain héros. Nous avons à faire ici, contentez-vous de ne pas interférer avec nos projets, et nous ne vous ferons rien. Sinon…Tu penses vraiment tenir un assaut face à un Sith ? Les colons non-plus ne survivront pas. Leur peur est palpable d’ici…Les traquer sera un jeu d’enfant.
Un sourire amusé sur le visage, un blaster pointé sur lui, l'autre à l'épaule, le sabre dans la main gauche, je me préparais à ce qu'il réplique physiquement, tout en restant sur mes gardes par rapport à ce qui rôdait par ici. J'observais rapidement un à un mes alliés en me préparant au combat. Cette planète s'avérait aussi fascinante que prévu...J'avais hâte d'aller jouer les pileuses de tombes, peut-être y trouverai-je de belles choses...La connaîssance était un puissant pouvoir. Et il serait un jour mien. -
Post n°14
Auteur : Korra
La victoire éclaire semblait se profiler à l'horizon et Korra était totalement grisée par ce sentiment si particulier d'une bataille gagnée. Il ne restait plus qu'un seul bâtiment résistant à leur assaut et si l'attaque de la jeune Twi'lek n'avait fait que faire gagner un peu de temps aux troupes du Nouvel Ordre Sith pour se positionner, elle fut rapidement appelée par son Maître afin de rassembler les prisonniers en vue de favoriser la rédition de la dernière poche de résistance. Sans attendre, elle se leva du torse du milicien inconscient, le traînant jusqu'à Dark Nihls afin de le mettre avec les autres prisonniers. Ne montrant aucune pitié, elle les aligna à genoux, femmes, enfants, vieillards, rien ne semblait la choquer et d'ailleurs, si on lui demandait, elle les aurait très certainement exécuter elle-même sans sourciller. Les soldats encerclèrent le bâtiment alors que son Maître prononçait déjà la dernière sommation en vue de régler cette situation rapidement. La jeune fille resta au côté du premier prisonnier alors que Dark Nihls marchait devant eux, comme si elle cherchait sur quel cou sa lame s'abattrait en premier pour forcer ces résistants à sortir de leur forteresse.
Un bref silence put se faire entendre lorsque Kalith interpella Korra afin de lui donner la garde du sensitif capturé. Sous l'excitation de la bataille, la Twi'lek aurait pu embrasser passionnément la jeune humaine mais ce retint, lui rendant sa tape sur les fesses en acceptant de garder l'humain paralyser par l'incertitude de son destin.
« Avec plaisir, faut-il le garder entier ? J'espère avoir une petite récompense pour ce service. »
Ne laissant aucune place au doute qu'en à la nature de cette récompense vu son visage respirant la luxure, Korra reprit la garde du prisonnier en laissant glisser le bout de sa lame sur son torse, coupant ses vêtements jusqu'au bas ventre. Elle s'arrêta afin de le regarder et alors que son visage semblait presque doux lorsqu'elle s'adressait à la rousse, celui-ci montrait désormais toute la rage qui pouvait l'habiter en menaçant l'humain de ce qui pourrait lui arriver s'il tentait la moindre chose.
« Tu n'as pas intérêt à bouger le moindre muscle sans mon autorisation sans quoi, tu termineras comme chanteuse dans une cantina de Tatooine. C'est bien compris ? »
Gardant un oeil sur lui, Korra suivit de loin le déroulement de la bataille, se demandant encore ce qui avait provoqué ce sentiment désagréable tout à l'heure. Dark Oblivius et Kalith semblaient l'avoir ressenti également et d'ailleurs, c'est sur ce phénomène que leur attention semblait focalisé. De son côté, Dark Nihls continuait à parlementer avec les miliciens et l'un d'eux alla même jusqu'à tenter d'obtenir un combat singulier afin d'éviter un massacre ou peut-être juste gagner un peu de temps vu le délai très court qu'avait imposé son Maître pour leur rédition. Quoiqu'il en soit, la défaite de ce fou ne faisait aucun doute aux yeux de la Twi'lek et cela ne manqua pas de la faire sourire. Ne voulant pas manquer une miette du spectacle, elle ordonna à son prisonnier d'aller rejoindre les autres sous sa bonne garde. Sa lame glissa sous sa gorge et ses mots ne prêtèrent à aucune confusion possible.
« Lève-toi et va te mettre derrière les autres ! Ca serait dommage qu'un tir de blaster malheureux tue le nouveau jouet de Dark Oblivius. »
S'approchant de lui au point de lui murmurer à l'oreille quelques mots, Korra se montra plus directe et moins neutre qu'elle l'était sur ses dernières paroles. Sa voix prit un sérieux qui ne manqua pas de confirmer que ses menaces seraient mises en oeuvre si quelque chose devait se passer. Son large décolleté s'ouvrant au regard de l'humain, il fallait espérer que ce dernier ait bien compris ses paroles au lieu de mater ses seins.
« Si tu tentes la moindre chose, je te coupe les ******** et je te les fais bouffer ! Je t'assure que tu resteras suffisamment longtemps envie pour désirer la délivrance de la mort au moins mille fois ! »
Une fois cela dit, le duo se leva pour aller se placer derrière la ligne de prisonniers. Si d'un côté, elle était impatiente d'assister au combat qui s'annonçait, elle était aussi jalouse de ne pas pouvoir se battre également. D'un côté, elle espérait que ces fous ne se rendent pas afin de pouvoir entrer dans le bâtiment et les tuer tous autant qu'ils sont. -
Post n°15
Auteur : Darth Malraas~L'Ombre Royale~
Les flammes régnèrent sur ma planète natale où je fus autrefois, la terreur des ombres, le dragon tourmenteur, spectre intouchable d'un peuple évoluant depuis des siècles dans la destruction et l'avidité. Des mercenaires payés pour être des bourreaux et je fus leur roi incontesté aux pouvoirs divins. La curiosité me fit comprendre que la Force m'habitait et qu'elle s'incarnait en moi sous la forme du Côté Obscur, j'étais un dieu qui ne se souciait que d'une chose : Le pouvoir et l'or. Bien plus riche que le plus grand noble de notre monde, je possédais les terres délabrées, des forts innommables, des femmes enchaînées pour mes plaisirs aussi divers que vicieux. J'ai perdu mes biens les plus précieux pour m'ouvrir aux voies des Ravageurs, j'ai banni ma culture d'antan et mes vices passés. Ma renaissance est une oeuvre bénéfique car dans les ombres, cloitrés dans une fosse, je compris et j'appris de mes erreurs. Par la Force du Côté Obscur, par les coups et la torture, la voie me fut offerte et ouverte, le choix entre mes mains... Ce choix m'appris et je compris. Roi déchu d'une planète éloignée des systèmes vitaux de la galaxie et pour seul réconfort, Roi des Ombres de Ravage.
Ainsi est ma vie, ceci est ma vie.
L'obscurité s'éveille sur cette planète et m'est directement dédiée, comme pour enfreindre les lois de Ravage, de mon Seigneur, il s'insinue en moi pour toucher la créature malsaine que je fus autrefois. Cette chose venue des profondeurs des limbes tente par l'émanation du Côté Obscur, d'occire ma volonté et de me plier à la sienne. Si cet animal est aussi prompt à déclencher les enfers contenues dans mon être, il ne vaut pas mieux que les sbires de feu l'Omega. Est-il possible que ces Sith soient les enfants bannis de l'Ordre ? A quelques pas de la zone affectée par les ténèbres de ces adeptes, je me rends compte assez tôt que mes chances de finir hors de cette planète sont minces, plus encore lorsque l'entité plus profonde, plus affectée par l'obscurité m'interpelle.
-" Je sais que tu es là... Montre toi ! "-
Bien sûr, la plus insignifiante des Ombres de Ravage l'aurait elle-même sentie.
L'effluve du Côté Obscur, l'intégralité brute propre à ceux de mon Culte et l’enivrante exultation du pouvoir de l'alchimie.
Certes les guerriers sont nés et prédisposés à user des talents physiques, musclés et entraînés pour parfaire leurs talents physiques plutôt que dans la Force. Mais Ravage bénéficie de l'artefact d'autrefois, un savoir à l'enseignement restreint. Ma lame, brume violette est l'incarnation de mon pouvoir et de mon allégeance au culte des Ravageurs. L'entité physique de la volonté et déjà, munie des âmes des morts de la Force n'ayant jamais acceptés de rejoindre les nôtres.
Mes pas tournent sur les lieux, ma présence s'annonce visuelle.
Mon armure rutile aux éclaircis du soleil traversant la poussière ancienne des tombeaux de Korriban.
L'arme prête à être employée par sécurité pour mes propres objectifs, peut-être survivrais-je assez pour avertir Ravage de la présence d'autres adeptes de la Force Obscure ?
Je suis là créatures, à vous de me montrer ce que vous êtes...
