Éveil
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Post n°2
Auteur : EndoloreanElle était prête. La karnélienne avait médité grandement avant son départ du sanctuaire dans un cargo en direction de Naboo. La première mission diplomatique Jedi depuis des années suite à la domination de l'ancien empire Sith. Il faudra faire preuve de tact avec ces gens qui les reçoivent en ces lieux après un froid entre l'ordre et le gouvernement. Endolorean avait fait des préparatifs et avait reçu une toge brune simple pour passer inaperçue en cas d'ennui, ce qui est de mise vu qu'elle est facilement reconnaissable pour des raisons évidentes. Endo se retrouva vite seul dans le vaisseau, Pete se dirigeant vers le cockpit pour parler avec les pilotes. À t-il des intérêts pour le pilotage ? Qui c'est, mais la demoiselle devait trouver un moyen de passer le temps lors du voyage. Devrait-elle méditer ? La femme turquoise le fait déjà assez souvent pour se connecter avec la force, mais en ce qui est de ses capacités à utiliser son sabre en revanche... La fille de Karnélia pris son sabre à ça taille et regarda son fit pommeau argenté activant sa lame avec le mécanisme de sécurité établit dans celui-ci, la lame de lumière vert menthe incandescente sortant avec un bruit puissant. Elle tenu l'arme dans ses mains, la lame près de son visage, celle-ci émettant une douce chaleur pour quelque chose de si dangereux. Comment se battre ? Elle le sait un peu en ayant vu des maîtres se pratiquer, mais pas plus. Dolo essaya alors un mouvement, mais celui-ci fut mou et lent contrairement au senior, manquant endommager le planqué du vaisseau en perdant presque l'équilibre. Le problème, la gravité. Son monde avait une gravité plus faible que celle de ce monde et l'extraterrestre avaient dû s'y habituer de son mieux sans pouvoir toutefois y être à l’aise. La voyageuse de l'espace réfléchit alors puis regarda son sabre un moment et le fit flotter avec la force pour l'examiner encore plus en détail et elle eu une idée de génie qui lui venu a la tête. La novice se mise à faire bouger son sabre avec la force, imitant des mouvements de coup de sabre sans tenir son arme, s'exaltant de cette découverte. Venait-elle de développer sa propre technique pour faire affront à ses handicaps ? Cela est dans tous les cas amusants et instructifs pour la dernière karnélienne qui fit voltiger son arme dans le vite, faisant tournoyer son arme autour d'elle avec un sourire quand soudainement, elle fit un mauvais calcul de trajectoire et passât à deux doigts de lui couper la gorge, son instinct faisant expulser la lame au loin et le sabre s'éteignit avant de tomber sur le sol plus loin, Endolorean les pupilles dilatées et le corps tremblant. La demoiselle resta là un bon moment, regardant son arme dans le fond de la pièce traumatisé en ayant failli se décapiter elle même en s’entraînant, jurant de ne plus utiliser cette arme sans un entraînement adéquat.
Endolorean resta silencieuse un bon moment, méditant dans son coin de la pièce sans faire le moindre bruit ouvrant les yeux en sentant quelqu’un approcher pour se redresser et alors voir Pete enfin arriver. Celui-ci lui expliqua les détails à savoir sur la mission importants à retenir, parlant surtout de la manière dont ils seront reçus. En effet, cela serait perturbant d'être assailli de part en part par les médias. Tous deux se dirigèrent par la suite au sas et sortir enfin du vaisseau, le chevalier Jedi pouvant sentir un déséquilibre émotionnel dans la karnélienne suite à son accident un peu plus tôt. -
Post n°3
Auteur : Rick O'lonellSpoiler : FOND SONORE
Quelques notes de piano furent mystérieusement jouées dans son esprit. Lentes et douces comme la brise du matin qui surfait perpétuellement sur les rives de la Contrée des Lacs, là où sa demeure avait été durablement construite il y a plusieurs décennies. La mélodie ressemblait à celle qu'il entendait régulièrement depuis presque un an. Elle venait et repartait. Puis revenait, comme si de rien n'était. Il l'entendait parfois dans ses rêves, également. Et souvent dans ses cauchemars. Ceux qui lui faisaient revivre les pénibles moments de la guerre, plus particulièrement. Toujours les mêmes cris, les mêmes appels à l'aide. Encore et toujours ces mêmes scènes de sang. Ces mêmes images de mort.
Six ans. Voilà six ans qu'il se réveillait quotidiennement au milieu de la nuit, après quelques heures de sommeil quasi-paisible à essayer de trouver la paix intérieure. Six années de pure souffrance personnelle qu'il refoulait à chaque fois qu'elle tentait vainement de s'imposer extérieurement. La guerre, toujours la guerre. C'était une raison suffisante pour éviter le sommeil à chaque fois que la fatigue ne lui imposait pas son arme préférée. La réalité lui avait semblé être un remède important durant une longue partie de sa vie, lui faisant presque oublié qu'elle était la cause principale de tous ses cauchemars. Mais aujourd'hui, il avait accepté la terrible vérité qu'il avait tenté de fuir durant très longtemps : la réalité était la véritable cause de sa souffrance.
Rick O'lonell était un homme perdu sur lequel on avait abattu une épée de Damoclès. Fils endeuillé dès la naissance même, privé du droit fondamental de s'adresser à ses aïeux mais autorisé à voir ses plus proches connaissances perdre la vie. Malgré tout ce qu'il avait pu vivre de malheureux au cours de l'existence, il avait néanmoins décidé de garder espoir, de se battre pour gagner une réalité nettement plus heureuse à découvrir et à côtoyer. Des années durant, il avait parcouru les champs de bataille, pensant redonner une chance à des peuples condamnés. Des années durant, il avait parcouru les champs politiques, pensant redonner une chance à des mondes condamnés. La misère avait été sa seule récompense. La solitude a toujours été sa seule fin.
Politicien. Militaire. Qu'avait-il obtenu de bon en prenant ces chemins ? Des heures durant il avait réfléchi à son sort, aux conséquences de ses actes. Il n'y avait trouvé que des résultats médiocres. Il était retourné au point de départ, celui qui l'avait vu quitter Dantooine il y a presque dix-huit ans. A la seule différence qu'à l'adolescence, il possédait encore des convictions. Aujourd'hui il n'en avait plus aucune. Il les avait toutes perdu en route.
Cette rencontre avec les Jedi s'annonçait extraordinaire sur nombre de points. Et pourtant, Rick O'lonell n'avait même plus foi en eux. Ce qu'il avait dit à l'Holonet quelques semaines en arrière, il ne savait même plus s'il y croyait fermement ou non. Il l'avait certainement dit pour se donner une bonne image de lui-même... Il l'avait certainement prononcé pour racheter ses fautes passées. L'adhésion officielle à l'Empire Sith, à la Purge Jedi. Comment avait-il fait pour ne pas se battre physiquement contre ces choses-là ? Comment pouvait-il se permettre d'accueillir aujourd'hui les Jedi comme si de rien n'était ?
Par tous les Dieux, il avait laissé les Sith organiser leur génocide. Et il avait prévu de se pavaner aujourd'hui devant les caméras de l'Holonet afin de se poser en ami conciliant de l'Ordre millénaire. N'avait-il pas honte ?
Sa cravate le serrait, le rendait mal à l'aise. Rick refit le nœud une quatorzième fois. Sans se douter une seule seconde que la bande de tissu n'y était pour rien : c'était simplement sa conscience qui avait envie de vomir. Si ce n'est pire.
Là, au dehors, un cargo venait de faire son apparition depuis le ciel de Naboo. En temps normal, il aurait pu s'agir de n'importe quel transport. Mais aujourd'hui, c'était un vaisseau de la plus haute importance. Une navette diplomatique qui accueillait les légendaires Chevaliers Jedi. Leur première réapparition publique et officielle depuis des lustres. Et elle se faisait sur Naboo, dans la Bordure Médiane. Elle se réalisait grâce à Rick O'lonell, Gouverneur et Sénateur de la planète aux vertus pacifiques.
C'était presque tentant d'oublier que ce même Rick O'lonell n'avait même pas bougé le petit doigt lorsqu'ils étaient ennemis publics de l'Empire.
Tant de versions se confrontaient, tant d'opinions se croisaient. Un Jedi avait été sauvé de la Purge et recueilli sous l'Empire Sith mais était-ce honorable ? Rick n'y avait été strictement pour rien : il n'avait pas été présent ce jour-là, bien trop occupé à se larmoyer sur sa condition mentale sur Triple Zéro après une bataille de la Forge éprouvante. Est-ce qu'il aurait agi de la même façon s'il avait été aux commandes de Naboo lorsque ce Chevalier Jedi se posait au spatioport de Theed ? Il était incapable de répondre à cette hypothèse non survenue... Preuve qu'il était réellement tourmenté par sa situation actuelle. Au fond de lui, Rick faisait tout pour croire à sa bienveillance. Malheureusement il n'arrivait même plus à se convaincre lui-même de sa bonté. Il n'en avait plus la force.
Et pourtant, l'homme fort de Naboo était toujours là. Fidèle à sa mission de Gouverneur. En tant que représentant officiel de la planète bleue en dehors des frontières du royaume de Sa Majesté, il se devait de répondre présent afin d'accueillir comme il se devait les représentants de l'Ordre Jedi. Ces derniers ne tardèrent pas à descendre de leur transport lorsque ce dernier fut enfin arrêté sur le tarmac du magnifique spatioport de Theed, construit en contrebas des falaises de la capitale. Lorsqu'ils posèrent les pieds sur le durabéton de la majestueuse infrastructure, ils purent affronter du regard l'accueil qui leur avait été réservé en ce jour historique.
Journalistes, diplomates, civils... Ils avaient tous été invités afin de recevoir comme il se devait les représentants de l'Ordre Jedi millénaire. C'était un véritable accueil de stars. S'il n'y avait pas de fanfare -pour le moment, du moins- de nombreuses personnes lancèrent des artifices et autres confettis de fête à la sortie des guerriers en bures. Il y avait une ambiance de fête ici, une ambiance qui changeait radicalement avec le vécu des Jedi ces dernières années. Naboo était fière et ravie de pouvoir accueillir de nouveau ces individus.
Les deux délégations faisaient désormais face. D'un côté, les Jedi. De l'autre, les représentants de Naboo. Pour l'occasion, c'était Rick O'lonell qui la surplombait en sa qualité de Gouverneur et de Sénateur. A ses côtés : le Boss Tarpal, représentant de la civilisation Gungan, et Maayaî Veancy, conseillère en chef du Gouverneur O'lonell. Il y avait un quatrième individu énigmatique qui les accompagnait, mais nul ne semblait savoir de qui il s'agissait. C'était un reptile à la démarche fière et assurée. Il portait un sabre laser à sa ceinture.
Il s'agissait de Rosskress, le fameux Chevalier Jedi que le gouvernement de Naboo avait sauvé sous l'Empire Sith alors qu'il était pourchassé par une escadrille Impérialo-Sith. Le gaillard allait enfin retrouver les siens, après plusieurs années d'exil dans la Bordure Médiane à tenter de reprendre contact avec l'Ordre Jedi.
Voir ce Trandoshan reprendre contact avec sa famille, c'était comme tourner la page d'un roman longue comme un bras. C'était une histoire vieille comme la galaxie qui s'achevait en ce jour pour ce valeureux Jedi, lequel avait demandé l'asile pour sauver sa peau écailleuse il y a très longtemps. Pour Rick et les siens cependant, c'était un nouveau récit qui débutait. Un récit de pardon et de collaboration avec un Ordre pacifique. Un Ordre avec lequel ils avaient déjà écrit des pages d'histoire commune dans le passé.- Représentants de l'Ordre Jedi, je vous souhaite la bienvenue sur nos terres, l'ancien militaire Républicain prit la parole en premier afin d'accueillir dignement ses invités du jour, il ne manqua pas ensuite de s'incliner avec politesse et bonne manière, se rappelant que la poignée de mains, de mémoire, n'était pas un usage courant chez les Chevaliers Jedi pour être utilisé en ce jour mémorable, Rick O'lonell, Gouverneur et Sénateur de Naboo.
C'est ainsi que les deux camps se saluèrent. Rick présenta ensuite ses trois partenaires, en insistant plus particulièrement sur le Chevalier Rosskress. Après tout, il fallait bien que les Naboos prouvent aux Jedi tout juste arrivés qu'ils avaient été de leur côté durant la Purge qui porte leur nom. Il ne fallait pas qu'ils se sentent en territoire hostile, ni en territoire ennemi : c'était tout bonnement le contraire qui devait se produire.
La suite ? Quelques minutes devaient être réservées à la presse et aux médias afin d'immortaliser ce moment. Rick arbora son style habituel : épaules relevées, le corps bien droit et la mâchoire ferme. Tant d'éléments à prendre en compte pour qu'un homme d'état devienne un Homme d’État. Pas sûr que les Jedi présents à ses côtés soient aussi bien habitués à cet exercice que Rick, mais il était essentiel pour ce dernier de se montrer en ce jour important : O'lonell comptait bien envoyer un message à la galaxie entière en étant le premier monde à inviter solennellement les Chevaliers Jedi depuis l'évènement que l'on connaissait tous.
Une fois que les holophotos furent gravées pour l'éternité, quelques micros et une poignée d'holocaméras de l'Holonet se frayèrent un chemin parmi la horde de journalistes présents afin d'obtenir d'éventuelles remarques des deux délégations. Ces médias étaient bien encadrés par le service de sécurité Royal du gouvernement et heureusement : ils auraient délibérément sauté sur les Jedi et O'lonell s'ils en avaient eu l'occasion. En tant qu'hôte justement, ce dernier prit la parole le premier afin de demander de la retenue, notamment pour respecter les Jedi et leurs mœurs qui étaient totalement contradictoires avec la volonté médiatique de la société Républicaine. Rick leur promit qu'il viendrait vers eux plus tard dans la journée.
Il venait de gagner un répit qui n'était pas de trop.
Plusieurs speeders -sur lesquels brillaient l’emblème et les couleurs monarchiques de Naboo- étaient chargés de remonter les deux délégations diplomatiques jusqu'à la surface de la capitale. Le trajet fut assez court du spatioport jusqu'aux hauteurs. Un parcours avait été minutieusement tracé au milieu des majestueuses rues de Theed, permettant aux Jedi d'admirer l'architecture typique de Naboo. Sur chaque côté des véhicules en mouvement, de nombreux citoyens s'étaient amassés afin de saluer les visiteurs sensitifs. L'on voyait des enfants sautiller sur place, impatients de pouvoir dire à leurs copains à l'école qu'ils avaient vu de près des Chevaliers Jedi. C'était une belle image de Naboo qui était renvoyée aux deux moines, installés dans le même speeder que Rick O'lonell.
Une belle image en surface. Qu'en était-il de ce qui restait caché en arrière-plan ?
S'il souriait -sa fonction l'obligeant- le Gouverneur de Naboo paraissait néanmoins préoccupé par quelque chose. Ce n'était plus le même ressentiment qu'il y a une heure auparavant lorsqu'il faisait le nœud de sa cravate. C'était autre chose. Quelque chose d'anormal. Theed était bien trop joyeuse pour que tout soit vrai. Cela contrastait tellement avec l'état moral de Rick que c'était inimaginable. Ça faisait longtemps que l'ancien militaire n'avait pas vu de ses propres yeux une population aussi heureuse sur son monde.
Du monde. Il y en avait beaucoup. Trop, même. A chaque virage, les rues devenaient de plus en plus bondées. C'était l'effervescence dans la capitale culturelle de Naboo. Les citoyens étaient curieux. Curieux de voir si les Jedi étaient les mêmes que ceux qu'ils avaient déjà pu voir sur l'Holonet par le passé. Et que dire lorsque les véhicules du gouvernement atteignirent l'avenue principale de Theed, celle qui menait tout droit au Palais Royal. Ce dernier surplombait la cité telle une divinité protégeant ses fidèles. Une tradition architecturale millénaire imposait aux bâtiments construits dans la capitale de ne pas dépasser en hauteur la maison de la famille royale, de sorte à ce que la majestueuse bâtisse gouvernementale soit visible à des dizaines de kilomètres à la ronde que l'on soit dans la ville de Theed ou dans les plaines en contrebas. L'image était tellement saisissante que Rick jura n'avoir jamais assisté à tel spectacle.
Ces dizaines de milliers de personnes réunies sur les abords de l'avenue traçaient un passage jusqu'au Palais Royal. C'était comme s'ils permettaient à Rick et ses invités du jour de pénétrer dans l'illustre cité Naboo et de découvrir ses secrets les plus intimes. Comme si la population était elle-même Reine de la planète et qu'elle choisissait avec parcimonie les individus qui avaient le droit d'y rentrer. Pourtant, il y avait toujours une minorité de réfractaires qui décidaient d'aller à contre-courant et qui se démarquaient de la sorte. Ceux-là, ils étaient aujourd'hui caractérisés par ces idiots brandissant des pancartes et appelant au boycott des Jedi. Ils essayaient vainement de percer la foule et de se faire voir par l'opinion publique, criant des slogans et des messages divers et variés. « Rentrez chez vous ! », « Vous ne prendrez pas nos enfants ! » ou encore « Pas de religion sur nos terres ! ».
La Garde Royale avait reçu un message clair et précis, elle : refouler toutes ces personnes pétries de mauvaises intentions afin de ne pas les laisser s'exprimer en public. Il n'y avait pas de place à la haine sur une terre de paix.
Derrière cette belle image de Naboo -et comme dans toute pièce de théâtre- se cachait donc cet arrière plan. Ce lieu camouflé où une multitude de personnes s'activait sans relâche afin de permettre à la scène de briller. Les Gardes Royaux et les Forces Armées Naboos en faisaient partie. Les premiers, police planétaire sous le commandement indirect de Sa Majesté la Reine, étaient en première ligne pour l'arrivée des Jedi sur le monde de la Bordure Médiane. C'était eux qui étaient en charge de la sécurité de tels évènements. Les Forces Armées, elles, n'étaient autres que les militaires Naboos nés sous le gouvernement de la Reine Oliwia et de son gouverneur Rick O'lonell. Les FA comme on les surnommait avaient fait partie de cette vaste campagne de militarisation planétaire orchestrée par l'ancien Républicain sous son premier mandat. La Garde Royale avait été autrefois la seule force de défense de Naboo alors que la formation de ses soldats n'avait jamais été suffisante pour contenir une armée d'invasion signe de ce nom. La raison pour laquelle la Fédération du Commerce avait très facilement envahie la planète bleue il y a plusieurs décennies : Naboo s'était en quelques sortes laissée envahir. Rick O'lonell vous dirait de remercier les précédents Rois pour les conséquences que ça a amené. En ce jour historique, les Forces Armées avaient donc été appelées pour soutenir la Garde Royale. La capitale était réellement protégée pour éviter toutes perturbations ou tout attentat visant les représentants Jedi, des personnes menacées depuis la nuit des temps et particulièrement détestées dans la galaxie depuis la Guerre des Clones.
Ces militaires et ces gardiens de la paix étaient bien visibles parmi la foule. Leur uniforme particulier se distinguait facilement entre les citoyens de Theed. Mais leur présence n'empêcha pas le Gouverneur O'lonell de s'inquiéter un peu plus. Là-haut dans le ciel, le tonnerre commença à gronder. Des familles de Pelikki, cet espèce d'oiseaux admiratifs des rivières Naboos, fuyaient actuellement en groupe à des centaines de mètres d'altitude vers le nord, là où le temps était plus clément. Un proverbe provincial disait qu'il fallait suivre ces animaux pour fuir le danger. Fallait-il le croire ?
Les gens souriaient. Pourquoi s'inquiéter ? Il suffisait simplement de positiver.
BANG
Un pétard. Un stupide pétard balancé par un jeune Gungan d'une dizaine d'années. Et pas une seule personne dans la foule ne sursauta : c'était la fête dans les rues de Theed.
Pas une seule personne ne sursauta, oui. Sauf Rick.
Son regard trahissait ses doutes. Pourtant, le Gouverneur s'obligea à sourire. Il le devait. Son statut le lui imposait. Il n'y avait pas de place pour l'incertitude dans son métier. Le natif de Dantooine, en acceptant d'être élu et réélu sur ce paisible monde de la Bordure Médiane, avait accepté d'énormes sacrifices : il avait perdu son honnêteté pour toujours.
Les véhicules du gouvernement s'arrêtèrent à l'intérieur de l'enceinte du Palais Royal, devant les impressionnants escaliers qui menaient à l'entrée de l'édifice. Ici, seules les personnes invitées par Sa Majesté la Reine avaient le droit d'assister en direct à la rencontre entre Oliwia, Souveraine des Naboos, et les représentants de l'Ordre Jedi. La Reine attendait d'ailleurs en haut des marches aux côtés de sa fille Kamilia, Princesse de Theed, et de John Boerr, Commandant en chef de la Garde Royale et donc en charge de la sécurité personnelle de la Famille Royale.
C'est dans ces moments-là que Rick O'lonell se sent petit et retrouve sa condition d'Homme : il n'était pas l'individu le plus puissant de Naboo. Loin de là. Il n'était qu'un pâle politicien de seconde zone, comme le lui avait signifié à sa manière quelques semaines en arrière le patron du plasma Naboo, Falcone.
Arrivé au sommet de l'escalier, le Gouverneur O'lonell salua dignement Sa Majesté la Reine ainsi que la Princesse de Theed qui était elle-même de manière symbolique beaucoup plus importante que lui malgré le peu de pouvoirs dont elle disposait encore. Mère et Fille Souveraines accueillirent ensuite comme il se devait les deux représentants Jedi en les invitant à pénétrer dans le sensationnel Palais Royal. Un petit cortège se forma alors autour de la Reine et de ses convives, troupeau formé des principaux diplomates Naboos bien évidemment mais également des servantes de la Famille Royale, des différents gardes de sécurité ainsi que de la délégation Gungan qui gardait encore et toujours sa neutralité politique à l'égard de la civilisation Humaine des Naboos. Rick, lui, avait préféré laissé les premières places à la Reine, à sa fille ainsi qu'aux invités Jedi. Marchant aux côtés de son ami de toujours John Boerr, il désirait un peu de paix en dehors du champ de vision des journalistes de l'Holonet qui scrutaient encore et toujours les premiers mots échangés entre la Reine Oliwia, la Princesse Kamilia et les représentants de l'antique Ordre Jedi.- Mes hommes viennent de capter un message codé. Ils ne connaissent pas sa provenance. Mais il se pourrait que ça concerne la venue des Jedi, révéla discrètement Boerr à son vieil ami sans montrer le moindre signe d’inquiétude.
En dehors du Palais, on entendant toujours la foule qui fêtait l'arrivée des Jedi. Des gens heureux, fiers de reprendre contact avec des hommes et des femmes de toute race qui avaient autrefois donné leur vie pour sauver la civilisation Naboo du chaos. C'était un instant de fête, un moment de pur bonheur pour tout le monde, et pas seulement pour le gouvernement Naboo et ses invités.
Ça n'empêchait pas Rick O'lonell de se sentir une nouvelle fois mal à l'aise. Son instinct était malade. La venue des Chevaliers Jedi aurait du le rassurer, lui remonter un moral mis à mal depuis longtemps maintenant. Pourtant, même à quelques mètres de leur position, l'ancien militaire n'y pouvait rien : ça n'allait pas.
A tel point qu'il avait complètement oublié que les Jedi avaient une arme appelée « Force » qui leur aurait permis de sentir son désarroi s'ils avaient été suffisament entrainés pour le ressentir. -
Post n°4
Auteur : Pete JeabroPete n’avait jamais connu cela. L’accueil réservé par Naboo était faste et chaleureux. La capitale avait réservé un cadre festif pour une réception extravagante. Le jeune homme avait beau fouiller dans sa mémoire : jamais il n’avait découvert aussi somptueuse architecture. Les premiers instants sur Naboo lui parurent comme un étrange rêve, qui le déstabilisa énormément. Une foule gigantesque jetait des confettis et semblait acclamer les représentants de l’Ordre. Tout cela avait lieu dans un décors exceptionnel où de majestueuses colonnes soutenaient de hauts bâtiments à l’architecture élégante.
Une voix tonitruante attira l’attention de Pete. Par sa déclaration, un homme se détachait de la cohorte de diplomates qui attendait les deux émissaires à quelques mètres de la sortie du vieux cargo. Il s’agissait du sénateur Rick O’lonell, que le chevalier Jedi ne s’était absolument pas attendu à voir. En effet, jusque là, il avait cru qu’un diplomate de second rang aurait pris la peine de venir parlementer avec le petit peuple qu’était les Jedi. Là, c’était tout autre chose : une foule en liesse servait de paysage à la délégation constituée seulement de… deux Jedi. Parmi eux, donc, se trouvait le représentant de Naboo sur la scène diplomatique. Autrement dit, la planète de la bordure médiane prenait cette rencontre très au sérieux. Après tout, Jeabro aurait du s’en douter : l’invitation du sénateur O’lonell avait été donnée lors d’une interview : c’est-à-dire dans un cadre très médiatique. Pete devait savoir, comme le lui avait demandé le conseil, si Naboo cherchait seulement le coup d’éclat sur l’holonet, ou si ses intentions étaient réellement diplomatiques et durables.
Devant la foule en délire et cette panoplie de diplomates qui, très certainement, étaient habitués aux holocaméras, Pete se tint un instant immobile, capuche sur la tête. Ne pas rendre la politesse au sénateur serait certainement l’un des pires affronts, surtout dès l’arrivée des Jedi à Theed. Mais, Jeabro voulait-il que son nom soit associé à ce grand retour des Jedi ? Aux yeux de toute la galaxie, son identité serait accolée à celle des Jedi. En fonction de ce qu’il allait répondre à Rick O’lonel, Pete allait devenir porte-parole des Jedi. Pourtant, le jeune homme aurait été capable de citer une dizaine de noms de dignitaires plus aptes que lui à occuper ces fonctions. Cela ne faisait que peu de temps qu’il avait rejoint l’ordre. Était-il légitime au point de l’incarner ainsi ? Après tout, il avait accepté cette mission et aurait du se douter de ce que cela allait impliquer. Conservant sa capuche sur la tête - il était assez prêt des diplomates pour qu’ils puissent distinguer ces traits - Pete Jeabro s’inclina à son tour, de manière solennelle, et répondit :
- Nous sommes honorés de votre accueil grandiose. Je suis Pete Jeabro, chevalier Jedi.
Il désigna d’un geste du bras sa comparse et ajouta :
- Et voici Endolorean Kardashkan.
Pete fut un peu plus déstabilisé par la scène qui s’en suivit. Une horde de photographes se jeta sur les dignitaires des deux bords pour les prendre en holophoto. Le sénateur O’lonell posa à côté de lui. Gêné, Jeabro voulut d’abord conserver sa capuche, comme il l’avait suggéré à Endolorean dans le vaisseau. Mais quelle image renverrait-il de l’Ordre s’il restait dans l’ombre de ses habits ? Les Jedi incarnaient la lumière et l’espoir : il devait agir à visage découvert. C’est pourquoi, lentement, il releva le bout de tissu qui recouvrait sa tête afin de révéler ses traits à la galaxie. Toutefois, il se refusa à toute déclaration et se contenta une nouvelle fois de remercier le peuple Naboo pour son accueil enthousiaste.
Ensuite, Jeabro découvrit avec merveille, lors du trajet jusqu’au palais, la magnifique beauté de l’architecture de Naboo, qui allait bien au-delà de ce qu’il avait pu voir dans le spatioport. Il était assis entre Endolorean et le droïde astro-méchano qu’il avait tenu à embarquer, afin de communiquer avec le Conseil de l’Ordre Jedi. Le jeune homme sentit dans la Force la nervosité d’Endolorean, tout aussi peu familière à ce type d’accueils que ne l’était Pete. Surpris, il sentit comme de la noirceur dans l’émanation de Force qu’elle produisait, une sorte de grand trouble. Intrigué, il abandonna quelques instants sa contemplation du paysage pour sonder son environnement. Ces sombres émanations provenait-elles réellement de la jeune novice ? Non ! C’était nul autre que le sénateur, qui paraissait tant troublé. La visite des Jedi le mettait dans un tel état ? Avait-il quelque chose à cacher, à se reprocher ? Pourtant, Rick O’lonnel affichait depuis le début de la rencontre un sourire apaisé. Pete conserva ses impressions pour lui et se promit de garder un oeil sur l'évolution de la situation. Après tout, la vie de politicien s’accompagnait peut-être nécessairement de sombres pensées. Le jeune homme était perturbé de ressentir tant d'aléas. Depuis qu’il avait découvert sa sensibilité à la Force, il avait surtout vécu avec des Jedi, baignés dans de paisibles émotions. Il avait traversé quelques sombres épreuves et fait directement face à des émanations du Côté Obscur. Mais jusque là, il n’avait jamais rencontré cet entre-deux que semblait incarner le gouverneur de Naboo : celui d’un homme normal, insensible à la Force, pouvant librement se laisser aller à ses doutes sans risquer de corrompre son âme. En un sens, Pete l’enviait. Puis, il se ravisa rapidement, se rappelant la richesse de l’enseignement qui lui avait été transmis et le recul qu’il lui avait permis d’avoir. Ne pas se laisser aller à ses plus bas instincts était un défi du quotidien et, chaque jour, Jeabro en sortait un peu plus grandi.
D’un regard neutre, le jeune Jedi observa des manifestants se faire disperser par les militaires Naboos. À quel point leur message était-il juste ? Pourquoi ces contestataires redoutaient tant la présence des Jedi ? Pete réalisa que leur communauté est plongée dans de nombreux mythes qui, parfois, inspiraient la crainte dans les peuples. Cette révélation au grand jour de l’Ordre Jedi allait, espérait-il, rassurer ces civilisations et évacuer ces noires pensées. Fallait-il pour autant faire taire aussi violemment ces manifestants ? Ou fallait-il leur laisser la parole, afin d’initier le débat ?
Le convoi finit par arriver au pied du majestueux palais, le fleuron de l’architecture Naboo. La délégation Jedi monta les marches jusqu’à rencontrer la Reine et la Princesse de la planète qui, à leur tour, se présentèrent à eux. Jamais Pete n’aurait envisagé un jour de rencontrer des personnes aussi illustres ! Une partie de lui était émerveillé par cette visite, qui contrastait avec tout ce qu’il avait vécu d’autre depuis son entrée dans l’Ordre Jedi. Toutefois, il gardait dans l’esprit sa mission et l’importance de découvrir quelles étaient les intentions de Naboo. Cette rencontre déboucherait-elle sur un accord diplomatique entre les deux peuples ?
Avec horreur, le chevalier réalisa qu'il n'était arrivé avec aucun présent pour le peuple Naboo. Il eut du mal à masquer son émotion et son visage devint pâle. Comment voulait-il entamer de bonnes relations avec une planète s'il était accueilli par les plus hauts représentants et qu'il n'avait rien à offrir ? Gêné, il prit la suite des représentants royaux, aux côtés d'Endolorean. Ils marchèrent dans une série de couloirs tout aussi majestueux que la façade du bâtiment. Silencieusement, Pete recherchait une solution à ce problème diplomatique. Discrètement, il demanda à sa coéquipière :
- Sais-tu quel présent pourrions-nous offrir à la reine et la princesse ? -
Post n°5
Auteur : EndoloreanQuand la porte s'ouvrit alors, se fut le chaos, la foule en délire, les crie de joies, le soleil aveuglant ses yeux d'être nocturne, ceux-ci s'étant aussitôt recouvert par ses deux paires de paupières. La fille de Karnélia baissa alors sa capuche un peu plus par-dessus son visage pour cacher ses yeux, les lumières qui lui tournent autour frémissant avant de se cacher en elle aussitôt de cette lumière soudaine après le voyage dans l'espace. Endolorean fit de son mieux pour avoir l'aire naturelle, mais le grand nombre de personnes la prise par surprise, des gens de l’autre côté des barricades, essayant de la toucher en vain alors que les représentants de Naboo se joignent aux festivités. Endo resta muette un bon moment, regardant vaguement la tête basse avec un certain malaise les caméras, un peu recroquevillées sur elle même, ayant l'aire d'une sombre sorcière sous sa toge brune à capuche qui recouvre son corps. Mais, il y a quelque chose de réconfortant en ses lieux. La nature est présente dans cette ville tout comme la majorité de la planète, Dolo se sentant bien mieux que lors de son voyage dans l'espace. On silence resta de marbre quand on prit des photos avec eux, la karnélienne laissant parler Pete qui les présenta, la marche reprenant vers le un véhicule de transport. Une fois dans celui-ci elle se rappela sa mésaventure avec son sabre dans le vaisseau un moment, se sentant nerveuse à cause de cela. Ce fut alors qu'elle sentit quelque chose sous sa toge qui sait attacher à sa jambe. La fille de Karnélia regarda celle-ci et vit une sorte de rongeur/boule de poile mignonne à sa jambe, l'exploratrice l'ignorant, mais s'agit d'un voorpak, une sorte de rongeur mignon de Naboo. Continuant de fixer la bête, la femme turquoise profita du petit voyage plus tranquille alors que la foule est toujours en délire de l'autre côté des fenêtres blindé du véhicule de transport.
Ils finirent par arriver au palais, Endolorean et les chevaliers Jedi à ses côtés marchant ensemble. Ainsi donc un rescapé de la purge avait vécu en secret dans l'asile politique sur cette planète. Cela doit être un soulagement pour cet ancien membre de l'ordre de retrouver les siens et aussi des nouveaux visages comme le sien et celui de Pete, montrant que les Jedi continuent d'avoir des recrus malgré leur situation actuelle. La petite boule de poil continua alors de jouer autour d'Endo, la demoiselle entrant en une sorte de contact avec la bête avec les connaissances de son peuple, ayant une sorte de discussions mentale et primitive avec l'animal en le regardant droit dans les yeux. Ayant l'aire de tenir une boule de poile entre ses mains en marchant tel une sorte de moine sous sa toge. Ce fut comme ça un bon moment quand soudainement, elle fut sortie de ses pensées par son collège qui avait une question pertinente. Ils n'ont aucun cadeau à offrir à la famille royale... Dolo regarda alors sa boule de poile puis Pete avant de lui proposer d'offrir ce petit animal à la reine, ignorant que les voorpak on justement un rapport étroit avec la royauté sur Naboo. En effet, les femmes de la première classe sur Naboo semblent avoir adopté cette petite bête comme animal de compagnie, et s'en serrait servit pour discrètement faire comprendre à leur prétendant trop insistant d'aller voir ailleurs par une bonne morsure de la peluche vivante sur la main. Devenant un symbole de quiétude pour les femmes de la noblesse de Naboo. Sans doute que Pete connaît ce détail et pourrait utiliser cela à son avantage.
-Peut-être que cette petite bestiole pourrait faire un bon cadeau.
Dit la novice en regardant son frère de faction dans les yeux sous sa capuche, donnant une sorte de mystère au regarde de extraterrestre dernière de sa race alors que les petites lueurs tournant habituellement autour d'elle semblent par moment sortir d'elle quand la lumière est plus basse, attirant les regards des curieux et des soldats qui les escortes. -
Post n°6
Auteur : Pete JeabroEndolorean présenta à Pete une étrange créature, à laquelle il n’avait guère fait attention jusque là. Peu convaincu, le jeune homme releva la tête et croisa le regard de la Karnélienne. Il retint sa respiration un instant, perturbé par ses yeux, dont il n’arrivait toujours pas à s’habituer. Ils avaient quelque chose de captivant, qui le décontenançaient légèrement. Était-ce du à leur unicité ? Cette jeune femme était la seule survivante de sa planète, Pete savait qu’il ne croiserait nulle part ailleurs de pareils yeux. Il fit cligner les siens quelques instants, avant de reporter son attention sur le rongeur :
- Non, je ne pense pas qu’offrir un animal local soit une bonne idée. Nous ne savons pas ce qu’il peut signifier ici et cela présenterait quelque chose de quelque peu… étrange.
Le jeune homme avait terminé sa phrase en détachant le dernier mot, d’un air incrédule. Au fond, c’était un peu comme si un diplomate se présentait aux Jedi en leur offrant un Ewok. L’idée serait mal accueillie, tant chez les êtres originaires d’Endor que leurs actuels hôtes. Car les Jedi, bien que solidement implantés sur la Lune Forestière, s’y étaient développés uniquement avec l’accord des Ewoks. En un sens, ils leurs empruntaient leur terre. La contrepartie était de fournir une protection contre certaines menaces voisines. Malheureusement, les « Gardien de la Galaxie », comme ils aimaient à s’appeler, avaient failli à leur tâche. Une expression sombre traversa rapidement le visage de Pete, lorsqu’il repensa aux événements de la Montagne Noire et au massacre du village Naa’fruu. Jusqu’à quel point les événements sombres d’Endor avaient-ils été repoussés ?
Ce n’était pas le moment de penser à ça ! Jeabro reporta une nouvelle fois son attention sur la créature qu’Endolorean brandissait toujours. Repenser aux Ewoks lui rappela la visite qu’il avait effectuée il y a quelques temps maintenant, dans le village Naa’fruu. En guise d’action diplomatique, Pete avait offert son sabre à un Ewok. Par ce simple geste, le jeune homme, s’était attiré la sympathie du petit être, et avait pu ainsi lui venir en aide, en compagnie de Yae-Wan Tinak, le Jedi qui l’accompagnait. Finalement, l’Ewok avait finit par lui restituer son sabre, scellant ainsi une sorte de relation d’amitié. Bien que Pete ne l’avait plus jamais revu, il savait qu’un lien fort s’était tissé entre eux. L’espace d’un instant, le Jedi s’inquiéta de savoir si son compagnon à poils avait péri lors de l’assaut Sanyassan, mais il se rassura rapidement. Si tel était le cas, alors il l’aurait su ! Toutefois, il s’en voulut de ne pas avoir songé à lui plus tôt…
Offrir les sabres des deux émissaires Jedi n’était peut-être pas une bonne idée. Les membres de l'Ordre incarnaient un symbole de paix et ne pouvaient donc pas se permettre de présenter deux armes. L'intention derrière leur acte pouvait être mal perçue. Comment avaient-ils pu s’engager dans un voyage diplomatique sans penser à cela ? Mal-à-l’aise, Pete continua de se creuser la tête, en reprenant la marche vers la salle du trône. Si les sabres-laser pouvaient être mal accueillis, cela ne serait pas le cas d’autres éléments de l’uniforme des Jedi. Le climat tempéré de ce jour rappela à Pete qu’il portait une cape. Il s’agissait certainement de l’équipement le plus représentatif du Jedi, après son sabre-laser. En descendant du vaisseau, c’était deux moines encapuchonnés qui s’étaient présentés à Naboo et au reste de la galaxie. Endolorean et Pete pouvaient très certainement se dévêtir de leur cape, sans porter offense aux représentants de Naboo. Généralement, les Jedi agissaient ainsi afin de se préparer à un duel au sabre-laser et être plus libres dans leurs mouvements. Toutefois, ôter leur cape serait un signe de respect, d’ouverture et de transparence. Pete avait relevé la capuche devant les médias. Maintenant, il allait retirer sa cape : se séparer d’une couche supplémentaire pour se présenter à visage découvert et sans autre attribut que sa tunique. De leur côté, les monarques Naboo allaient accueillir ce qui, peut-être, deviendrait une relique, pensa Pete dans un honteux élan de narcissisme. Ce peuple accueillait officiellement des moines-guerriers pour la première fois depuis des années. C’était un symbole fort et conserver l’un des vêtements représentatif de cet ordre renforcerait d’autant plus cet acte politique très puissant.
Décidé, Pete poursuivit la marche d’un pas plus rassuré. Une fois dans la salle du trône et après que les protagonistes se soient installés en fonction de leur rang et de la bienséance en vigueur à Naboo, le jeune chevalier s’avança vers les deux représentantes royales et s’agenouilla. Au fond de lui, il espéra qu’Endolorean allait l’imiter. Il dégrafa sa cape, la fit virevolter par dessus ses épaules, avant de la replier soigneusement. Ensuite, il inclina la tête et présenta son présent aux monarques, tout en déclarant :
- Vos altesses, veuillez accepter cet humble présent. La cape est l’uniforme du Jedi, elle montre son appartenance à notre Ordre. Nous sommes honorés de vous offrir ce symbole de paix qui, nous l’espérons, saura incarner l’espoir dans votre maison.
Il ne savait pas réellement si ce qu’il disait avait du sens, mais il s’imaginait bien un diplomate s’adresser ainsi à une personne de haut rang. Il espérait n’offenser aucunement ses interlocutrices et, par ce cadeau, initier des relations diplomatiques cordiales. Pete Jeabro faisait ses premiers pas en tant qu’ambassadeur. -
Post n°7
Auteur : EndoloreanLa nocive regarde toujours son mentor un moment dans les yeux, celui-ci regardant la petite boule de poile dans ses mains puis leurs regards se touchèrent, celui-ci semblant un moment captiver puis cligna des yeux plusieurs fois avant de lui répondre concernant son idée, lui signifiant que cela ne pourrait pas être une bonne idée, car cela pourrait représenter quelque chose pour le peuple de Naboo qu'ils ignorent. Pete a parfaitement raison de déconseiller Endo d'offrir ce voorpak car ils ne savent que peu sur la culture de ce monde actuellement et tacher leur réputation avec une manœuvre malhabile pourrais froisser leurs futures relations pour un très long moment et décrédibiliser l'ordre Jedi devant la galaxie entière vue la médiatisation intense de cet événement.
Les deux Jedis poursuivirent donc leur chemin dans les larges corridors du palais royal, la fille de Karnélia regardant ébahit l'architecture du bâtiment avec une curiosité débordante, regardant tout de même le tout avec une discrétion exemplaire, son visage étant toujours partiellement recouvert par la capuche de sa tunique de Jedi qui la protège des regards. N parlant des regards, elle sentit le regard d'un garde la regarder alors, car elle a un peu trop exposé son visage unique et elle baissa de nouveau la tête pour n’attirer davantage l'attention, se concentrant pour trouver une autre idée de présent à offrir à la famille royale de cette planète dont ils sont les invités.
La karnélienne se sentit de plus en plus mal alaise alors qu'ils sont de plus en plus près du but sans avoir aucune idée de quoi offrir, le moment fatidique arrivant enfin et ils entrèrent dans la salle du trône, Dolo décidant de se fier à son mentor pour la suite des choses et d'improviser comme lui. La vagabonde marchât vers les membres royaux et se mit à genoux comme le maître Jeabro, celle-ci écarquillant les yeux son sa capuche, car il retira la toge et la plia devant lui et l'offrit en guise de présent humble soi t-il. Ce cadeau ne la dérange guère à offrir, c'est surtout que cela lui permettait de rester inaperçue et hésitant grandement, regardant le chevalier à ses côtés inquiets, le regardant dans les yeux quelque seconde avant de baisser sa tête et retirer sa toge aussi et la plier devant lui, des bruits de stupeur venant de la foule se faisant entendre, la lumière aveuglant sur le coup l’apprentie, celle-ci fermant les yeux pour rester à genoux devant les dirigeants de la planète, la petite boule de poile sortant d'un pan de ça poche pour retourner sur la vagabonde en faisant ses petits couinements mignons et se reposer sur son épaule, faisant dessiner un petit sourire sur les lèvres avant que celle-ci ne disent :
-Nous vous sommes reconnaissants de nous accueillir en ce jour.
Dit-elle sa voix mélodieuse et presque magique, les petites particules de lumière bougeant doucement autour de l'extraterrestre comme des lucioles calme et sereine -
Post n°8
Auteur : Rick O'lonellLa colonne diplomatique avait fière allure. Gracieuse et conséquente, elle justifiait à elle-seule ces millions de regards admiratifs qui étaient tournés dans sa direction par l'intermédiaire des holo-caméras Holonet présentes. Quel gouvernement pouvait ainsi se vanter de réunir le temps d'une journée Chevaliers Jedi, famille royale, Gouverneur, ministres et autres aristocrates ? Peu en étaient capables. Peu l'avaient fait ces dernières années. C'était une réunion politique de premier ordre comme seul le Sénat Galactique était capable d'en fournir. C'était l'alliance de ces fils et filles uniques qui imposaient l'étiquette de l'éthique sur les terres qui les voyaient régner. Les voir ainsi marcher main dans la main, c'était l'assurance d'un avenir radieux et optimiste pour leur peuple en commun. Une lueur d'espoir dans une galaxie qui s'assombrissait de jour en jour si l'on prenait un point de vue beaucoup plus philosophique sur le contexte galactique.
La dernière fois que des Jedi avaient pénétré le Palais Royal en tant qu'invités d'honneur, c'était lors des festivités qui avaient accompagné la chute de la Fédération du Commerce et son invasion manquée de Naboo il y a plusieurs décennies. A cette époque, la participation à la libération de Theed de deux Chevaliers Jedi envoyés par le défunt Chancelier Finis Valorum -tragiquement décédé dans un accident de cargo au dessus de Coruscant quelques temps après sa destitution... paix à son âme- avait gravé à jamais l'empreinte de l'Ordre Jedi sur le marbre du perron du plus majestueux bâtiment de la capitale. Si la grande liesse populaire, organisée en ce jour historique de victoire sur les corporatistes étrangers, avait été d'avantage consacrée à la tant rêvée alliance entre Gungans et Naboos (alliance scellée par la transmission du Globe de la Paix qui avait été donné au représentant du Conseil Gungan de l'époque) elle était également destinée à remercier officieusement les Gardiens de la Paix et de la Justice d'antan pour leurs actes de bravoure dans les rues de la cité Naboo. Comme l'en attestait l'invitation de l'ensemble des Membres du Conseil Jedi de cette période qui avaient bien entendu répondu présent.
L'un des hologrammes du siècle avait d'ailleurs été pris ce jour-là. En haut des escaliers menant au Palais Royal de Theed, l'on y voyait successivement côte à côte, sur une longueur de 60 mètres : Gardes Royaux, aristocrates, diplomates, Chevaliers Jedi (parmi eux l'unique survivant du duo qui avait affronté, selon la légende, un guerrier Sith dans les profondeurs du générateur à plasma de Theed), Membres du Conseil Jedi, représentants Gungans, Chancelier Suprême d'antan, Sénateurs reconnus et bien entendu la famille royale, avec à sa tête la Reine de l'époque qui n'était autre que la Sa Majesté Oliwia, actuelle Souveraine des Naboos.
Comme un symbole, c'était donc la même Monarque qui était à la tête de ces deux rassemblements populaires. Oliwia était la preuve vivante qu'une seule personne pouvait faire de grandes choses avec comme unique arme sa conviction suprême. Un étranger pouvait facilement comprendre de quelle manière l'actuelle Reine avait forgé sa réputation et sa popularité inégalable sur Naboo. Il lui suffisait de se renseigner sur ces deux évènements ô combien importants pour ce monde paisible de la Bordure Médiane. Dame Oliwia -comme on la surnommait encore familièrement sur Naboo- avait été la première Souveraine à rallier Naboos et Gungans pour une même cause : la libération de la planète face à l'oppresseur droïde. Et elle était encore aujourd'hui la première politicienne galactique à tendre une main envers les Chevaliers Jedi reclus et disparus de la circulation depuis des années.
L'on disait que la caractéristique principale d'un bon chef d’État, c'était de rassembler les citoyens. Quelque soit leurs ambitions, leur bord politique, leur nature et leur race. Si cet adage était vrai, alors la Reine Oliwia avait été incontestablement une bonne Monarque pour Naboo.
Tandis qu'ils se rapprochaient de la salle du trône, le lieu où se dérouleraient l'échange tant attendu entre Reine Naboo et diplomates Jedi, Rick O'lonell était bien éloigné de toutes ces pensées historiques. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de jalouser la popularité dont disposait la Reine Oliwia. Il y avait une telle différence de traitement entre un Souverain et un Gouverneur sur ce monde monarchique qu'il fallait avoir un cœur solide pour supporter la pression qui régnait au poste de l'équivalent du 1er ministre. Il avait grandement participé à cette venue des Jedi sur Naboo, et pourtant il constatait seulement maintenant qu'il était relégué au second plan. Comme si les médias, les diplomates et les aristocrates influents avaient tout fait pour adresser cette victoire à la Reine Oliwia et non au Gouverneur O'lonell. Encore un complot visant à le rendre impopulaire aux yeux des Naboos ? Il n'y avait qu'un pas qui séparait Rick de cette éventualité...
Ça ne le dérangeait nullement de voir la Reine ainsi récompensée, tout simplement car elle le méritait grandement. Mais Rick craignait de ne pas avoir de rôle important dans cette journée mémorable. Il s'agissait de l'un des thèmes phares de son second mandat sur Naboo. Et cela lui tenait à cœur d'être au centre de cette journée. Intérieurement, ça ressemblait presque à un coup de poignard en plein ventre. Si l'ancien militaire se sentait mal, c'était d'ailleurs en partie à cause de cette sensation de solitude. Pourtant, il éprouvait en parallèle un soulagement de ne pas être mis en avant. Un soulagement également de voir une femme tant appréciée, tant admirée, être très certainement pour la dernière fois de sa longue carrière politique ainsi mise sur le devant de la scène. Car les jours de la Reine Oliwia sur le trône Naboo touchaient à leur fin.
Après cinq mandats en tant que Souveraine des Naboos, elle s'apprêtait en effet à tirer sa révérence. Cette venue des Jedi, c'était comme une cérémonie d'adieu pour cette femme qui s'était donnée corps et âme à sa nation de naissance. Rick O'lonell était prêt à se sacrifier littéralement pour que le mérite revienne à la Reine Oliwia. Notamment parce qu'il n'oubliait pas que c'était grâce à elle qu'il avait pu obtenir de l'importance sur ce monde.
La salle du trône était majestueuse. Oh, elle l'était déjà en temps normal ! Mais ce jour-là... Qu'elle était gracieuse ! Presque divine ! Quelle divinité l'avait donc visité pour qu'elle soit aussi mémorable ? Le trône de la Souveraine avait été revêtu de sa plus belle parure. Les grands vitraux qui donnaient sur la cité de Theed avaient été minutieusement polis, à tel point qu'ils illuminaient à eux-seuls la grande salle. Même les invités d'honneur -diplomates, aristocrates, servantes de la famille royale et autres gardes- semblaient faire partie du décor tant leurs habits ainsi que leur respect du protocole atteignaient leur paroxysme ! Personne ne bougeait. Personne n'éternuait. Chacun avait une place précise, une zone dans laquelle il fallait obligatoirement se tenir sous peine de tout gâcher. C'était là qu'on voyait à quel point la société Naboo accordait de l'importance aux mœurs et aux traditions. On était loin d'un régime anarchique où les coutumes étaient piétinées, insultées. Sur ce monde, il fallait s'acclimater et s'assimiler pour être intégré. C'était une obligation millénaire.
Tandis que l'ensemble des personnes présentes dans le cortège prenait la place qui lui avait été définie en avance, Rick O'lonell se retrouva quelques mètres à droites du trône principale, celui de la Reine Oliwia bien naturellement. Décidément, l'ancien militaire n'était pas au cœur des débats, puisque là encore il se retrouvait séparé de sa Souveraine de plus de six mètres sur sa droite ! Entre lui et la 1ère dame de Naboo se trouvaient en effet la Princesse, plusieurs servantes et très étrangement, trois mystérieux gosses qui à leur allure et à leurs vêtements, devaient certainement faire partie de la famille royale. C'était la première fois que Rick O'lonell les voyait au milieu d'une telle cérémonie, et il comprenait parfaitement le sens que cette répartition des places voulait donner. Que c'était soulageant, en fin de compte, de ne pas avoir les regards sans cesse braqués sur soi ! Le Gouverneur de Naboo redevenait un citoyen de seconde zone en cette journée particulière. Un citoyen qui admirait comme un autre la rencontre entre sa Souveraine et des Chevaliers Jedi. Son regard s'était transformé et il ne le regrettait pas. Il souhaitait même le conserver, le garder. Il l'échangerait presque contre celui qu'il avait au quotidien depuis plus de cinq ans maintenant.- L'espoir, Chevalier Jedi, c'est vous qui l'incarnez toujours. Pas seulement dans cette maison, mais dans toute la galaxie. Nous ne vous avons jamais oublié, comme nous n'avons jamais enterré les nombreuses fois où votre courage a sauvé notre Trône de la chute.
L'Ordre Jedi sera à jamais le Saint Patron de ce peuple. Parole de Souveraine. Serment de Naboo.
De sa position, la voix majestueuse de la Reine raisonna en lui comme jamais. C'était la première fois que son cœur était touché par tant de grâce en seulement quelques mots. Ce n'était pas que des mots banals de politicien qui sortaient de la bouche de la Reine Oliwia. L'on y décelait de la sincérité, de la vérité. Comment douter des paroles d'une telle Souveraine ? Que pourrait-elle cacher au milieu de son verset si ce n'est de la spontanéité et de la franchise ? En tant que citoyen de seconde zone à l'heure actuelle, Rick O'lonell découvrait enfin la loyauté qui avait frappé le peuple Naboo depuis plus de vingt ans. Ça faisait plus de deux décennies que ce peuple de la Bordure Médiane vouait une admiration parfaite pour sa Monarque, quelque soient ses choix, ses décisions. Et Rick savait enfin pourquoi.
Une poignée de mots de leur Reine écoutés dans la peau d'un homme du décor avaient été beaucoup plus révélateurs que des années à la côtoyer au quotidien.
Tous, dans la salle, buvaient, aspiraient, subtilisaient les syllabes employées par leur Souveraine incontestée. L'émerveillement était l'émotion la plus partagée actuellement par les invités d'honneur présents dans la salle du trône. L’idolâtrie dont ces gens faisaient preuve était presque dangereuse, à la limite du culte de la personnalité. Mais était-ce si risqué, si préjudiciable, de vouer une telle passion pour une femme qui le méritait ? N'était-elle pas celle qui avait obtenu par référendum le droit de modifier la constitution et sa limite de deux mandats pour un Souverain afin de pouvoir diriger le peuple Naboo encore plus longtemps ? C'était le seul abus de pouvoir caractérisé, un abus de pouvoir octroyé par le peuple lui-même ! Combien de personnes dans la galaxie pouvaient se vanter d'avoir ainsi respecté le pouvoir en lui-même ? Combien en auraient abusé, devrait-on plutôt demander ?
Depuis le premier jour, Rick O'lonell vouait lui-aussi un culte inexpliqué à cette femme. Pas parce qu'il avait eu connaissance dès le premier instant de ses actes sur Naboo. Mais simplement parce qu'elle lui avait fait confiance. Une confiance à sens unique, sans contrepartie. Le conflit de la Forge Stellaire, les oppositions envers l'Empire Démocrate puis l'Empire Sith, la militarisation de Naboo, la création d'une armée... Que nenni ! La Reine Oliwia avait laissé faire alors que l'ADN du peuple et le peuple en lui-même y étaient réticents. En quelques sortes, en fermant les yeux sur les projets faramineux de son Gouverneur, la Reine Oliwia lui avait transmis ses pleins pouvoirs. Et c'était peut-être cet acte qui avait rendu Sa Majesté si majestueuse : elle avait refusé de garder les pleins pouvoirs pour ses petites mains. En excellente citoyenne Naboo qu'elle était, elle s'était délaissée de cette arme aussi dangereuse que la bombe nucléaire -disait-on dans les manuels scolaires planétaires- afin de ne pas être tentée par l'abus de pouvoir. Oliwia était sans conteste la plus grande Reine que Naboo ait jamais connu.
En ce sens, Rick aurait pu resté des années dans cette position de diplomate de seconde zone. Il apprenait beaucoup plus dans cette situation qu'au quotidien dans la peau d'un Homme d’État. Car il n'aurait jamais réussi à se défaire de telles munitions autocratiques, celles dont s'étaient débarrassées la Reine Oliwia en lui laissant autant de liberté dans sa politique. Ce pouvoir démocratique que le peuple lui avait confié il y a plus de vingt ans, c'était la retranscription à l'identique du choix qu'avaient pris les Chevaliers Jedi vis-à-vis de la Force : ils avaient décidé il y a des millénaires de la mettre à disposition des plus démunis. Ils auraient pu décidé de l'utiliser pour un usage personnage. Que nenni !
Pourquoi être aussi solidaires dans une galaxie qui ne le mérite pas ? Pourquoi vivre avec ce désir de partage dans un univers qui n'en connait pas la définition ?
Rick était prêt à jurer que les Jedi eux-mêmes, tout comme la Reine, ne le savaient point. Et pourtant... Et pourtant. Des milliers d'années après -pour les premiers-, des dizaines d'années après -pour la seconde- ils étaient encore là, debout, toujours prêts à tendre la main vers leur prochain sans aucun souhait d'avoir un bras tendu en retour. Comme s'ils perpétuaient à leur échelle une tradition ancestrale, presque divine, que la vie leur avait imposé à leur naissance. Rick O'lonell, bien petit en taille et en grandeur, priait pour que ces hommes et cette femme aient le droit à une vie éternelle. Mais même s'ils y avaient le droit, ils la refusaient. Ils diraient qu'ils ne le méritaient pas plus qu'un autre. Foutaises.
Le regard de son ami de toujours et membre de son gouvernement, John Boerr, fut un acte en totale contradiction avec la scène actuelle. C'était le seul et unique regard depuis de longues heures qui s'intéressait de près à lui, à sa seule personne. Rick mit plusieurs minutes avant de comprendre ce qui intéressait tant le Chef de la Garde Royale : le Gouverneur saignait du nez. Extrêmement gêné, O'lonell attrapa discrètement un mouchoir de la poche de son costard afin d'essuyer le plus naturellement possible la narine qui se rebellait. Ce fut alors qu'une étrange mélodie se joua dans les couloirs du Palais Royal. Rick l'avait déjà entendu auparavant. Ce mélange d'orgue de cathédrale et de notes de piano que l'on entendait régulièrement lors des veillées funéraires. Et comme les fois précédentes, il ne se doutait pas qu'il était le seul actuellement à l'entendre. Bien trop concentré sur l'échange verbal entre la famille royale et les deux Chevaliers Jedi qui devenaient presque sans importance aux yeux du Gouverneur, l'ancien militaire fut bien plus décontenancé lorsqu'une silhouette étrange apparut dans son champ de vision. Elle-aussi, il l'avait déjà aperçu. Il l'avait remarqué ici-même, dans la salle du trône, et c'était à ce moment-là qu'était apparu l'étrange mélodie également.
Au dehors, plus personne n'entendait la foule. L'Holonet, recalé à l'entrée de la salle du trône, ne permettait plus de lier le cortège diplomatique au peuple de Naboo. Ces invités d'honneur qui entouraient depuis de nombreuses minutes maintenant Reine et Chevaliers étaient isolés du monde. Ils signaient là une scène divine digne d'un des plus beaux tableaux galactiques. Ils faisaient à l'instant partis d'un monde parallèle, ce genre d'endroit inaccessible pour les mortels où se jouait l'Histoire avec un grand H. Et pourtant...
Et pourtant.
BANG
L'instant qui succéda à ce bruit inattendu, Rick se demanda qui avait permis à ce jeune Gungan d'accéder à la salle du trône et de jeter un nouveau pétard aux pieds des invités. Ce n'était ni le lieu pour ça, ni le moment. Quelqu'un aurait pu se blesser, d'autant plus que la Reine était là, à quelques mètres seulement de l'impact. C'était malheureusement la seule réflexion qu'il réussit à développer dans ce court laps de temps où il réussit à conserver sa conscience éveillée. Très subitement, ses paupières se refermèrent et une lumière blanche recouvrit la totalité de son champ de vision. Sans comprendre réellement pourquoi, le Gouverneur de Naboo se dit à juste titre que ce n'était que le prolongement justifié de ce qu'ils vivaient en ce jour historique. A son plus grand malheur, la mélodie qu'il venait juste d'entendre, elle, se tut.Si seulement c'était la seule qui s'était éteinte. -
Post n°9
Auteur : EndoloreanLe silence parut interminable pour la karnélienne qui attendit la grande reine de leurs répondre. Ce fut après un court moment que le monarque de Naboo prit enfin la parole, les accueillants avec honneur en ces lieux, le petit voorpak tournant autour de la fille de Karnélia puis parfois de Pete devant les yeux de certain noble curieux qui doivent sans doute trouver la scène amusante de voir cette mignonne petite boule de poile leurs tourner autour pour avoir de l'attention lors de cet événement historique qu'est la sortit de l'isolement des Jedis. Dans l’excitation du gouvernement de la planète, sans doute les causeurs de trouble n'avaient pas été pris au sérieux. Des banderoles aux slogans foudroyants remplies de haine et aussi des Cries de colère venant d'une minorité des gens de la planète qui n'est pas écouter et écraser par le gouvernement. Une accumulation de petit problème local qui ont du donné naissance à un mouvement puissant et déterminé à se faire entendre par leurs voix ou bien par la force... Malgré ce qu'il en est, personne ne semble pourtant y porter tant d'attention.
Ce fut pendant que Pete et la reine son en discutions qu'un étrange sentiment gagna en force dans la vagabonde, celle-ci se sentant de plus en plus étourdie, voir nauséeuse à cause d'un sentiment malsain, comme si quelque chose de terrible allait être sur le point de se passer. Mais quoi donc !? Qui pourrait bien vouloir à ce point aux anciens défenseurs de la paix !? Endo sentit alors un regard sur elle, un regard plus perturbant que les autres. Ne pouvant plus soutenir davantage la pression, Dolo tourna la tête pour regarder derrière elle et elle vit un jeune twi'lek d'une dizaine d'années environ. Celui-ci tient une boite emballer de merveilleux papier de couleurs vives. Sur le coup, la demoiselle sentit temporairement son anxiété disparaître, mais cela fut d'une courte durée, car l'enfant lui fit un étrange sourire alors qu'elle le regarde toujours et il perfora de chaque côté le carton pour agripper quelque chose dans le colis. Endolorean au même moment c'était redressé et une lumière bleutée brûla le carton et les mains de l'enfant qui avait toujours le même sourire qui disparut derrière une lumière Une explosion d'une intensité phénoménale se déclenchant devant les yeux de l’apprentie Jedi. Phénomène étrange, tout semble aller si lentement autour d'elle, comme si tout est au ralenti. La voyageuse se fit même relever les bras devant elle puis tout se passât très vite. Une chaleur intense sur ses mains, la Karnélienne utilisant toutes ses forces pour bloquer les flammes de l'explosion et son impacte avec l'aide de sa plus vieille alliée, la force. Cela sera-t-il suffisant? L'impacte de la bombe la fit reculer d'au moins deux mètres et finit par s'arrêter, bloquant une partie des flammes de toutes ses forces avec sa puissance mentale. En regardant sur sa droite, la femme turquoise put voir que Pete l'aide, les deux bloquant de leur mieux les flammes pour se protéger pendant ces quelques secondes qui semblèrent durer une éternité. Par chance que son frère de clan avait été là pour l'aider, car l'orpheline n’aurait pas tenu longtemps sans son aide. À peine au moment où les flammes se stoppèrent, Endolorean tomba à genoux sur le sol épuisé et à bout de souffle, reprenant des forces en inspirant l'air calciné des lieux. Cet endroit un peu plus tôt si magnifique n'étend maintenant presque que des ruines suite à une guerre, tout étend brûler et touts les vitraux éclatés. Alors que les oreilles sensibles de l'extraterrestre sont assourdies suite à l'explosion, du sang de couleur lagon coulant de ses oreilles alors qu'elle hurle presque de douleur en se tenant la tête. Mais pour ce qui est des personnes qui se trouvais derrière les Jedis, ceux-ci son tout aussi sonné, mais on survécu, le bouclier de force des deux guerriers de la paix ayant protéger la famille royale et le premier ministre sans toutes fois offrir protection à ceux de l'autre côté, l'attaque suicide à la bombe des terroristes ayant pulvériser les dix autres personnes dans la salle. Une telle tragédie ne pouvant être empêchée dans ces circonstances, laissant des marques pour tout le monde. En se jour, la venu des Jedi sur Naboo à bien marqué l'histoire, mais pas de la manière positive que la plupart des gens le souhaitaient. Seuls les extrémistes de droite doivent se réjouir de leur coup en ce moment. -
Post n°10
Auteur : Pete JeabroEn un sens, Pete était plutôt satisfait de l’effet produit sur le public présent dans la salle du trône. Le seul point dénotant chez les Jedi était Rockress. Celui-ci était déjà sur Naboo depuis un certain temps, de ce qu’avait compris Jeabro. Il se tenait parmi la petite foule de personnes privilégiées, autorisées à assister à cette rencontre historique. Pour Pete, c’était quelque peu perturbant. La situation du Trandoshan était pour le moins ambiguë, car il ne faisait pas parti de la délégation Jedi, aux côté d’Endolorean et lui. Pour autant, il n’intégrait en rien la noblesse Naboo. Il se tenait actuellement aux côtés du sénateur O’lonell. Par conséquent, il diposait d’une sorte de statut hybride, faisant que d’un côté comme de l’autre, il n’était pas à sa place. Réflexion faite, ce devait être encore plus troublant pour lui que pour Jeabro.
Quoi qu’il en soit, le jeune chevalier devait prendre son mal en patience. Tant que la cérémonie ne s’était pas achevée, il lui était impossible de converser avec son homologue. Tenté de jeter un regard dans sa direction, Pete se retint et continua de fixer le sol dans un signe d’humilité, attendant la réaction des souveraines de Naboo. Celle-ci ne se fit pas tarder. C’est alors que Pete comprit pourquoi la Reine Oliwia était autant appréciée par son peuple. Elle savait choisir ses mots avec une grande finesse. Elle parlait d’un ton calme et posé. Jeabro ne savait pas si cette réponse était la marque d’une grande sagesse, ou d’années d’exercice de la diplomatie. D’ailleurs les propos de son altesse étaient étranges. Elle parlait comme si elle plaçait les Jedi en haute estime. C’était certainement vrai, du moins devait-elle être sincère. Mais elle avait également l’air de dire que le peuple de Naboo avait toujours vénéré les Jedi. Or, ce n’était pas le cas. Naboo avait été là pour Roskress, mais pas pour tous les autres Jedi qui étaient tombés lors de la purge. Jeabro ne leur en tenait aucune rigueur : il acceptait l’idée de ne pas connaître tous les rouages des décisions géopolitiques de l’époque. Il avait lui-même grandi sur une planète impériale, où des honnêtes gens tenaient les Jedi en aversion. Les diplomates Naboo - certainement les mêmes que ceux qui les accueillaient aujourd'hui - avaient du avoir, à un moment ou à un autre, les pieds et points liés pour soutenir ouvertement les Jedi. S’ils l’avaient fait, les choses auraient été bien différentes. Mais aurait-ce été pour le mieux ?
De toute évidence, Naboo s’engageait à faire évoluer les choses. La déclaration du sénateur O’lonell sur l’holonet avait permis aux Jedi de se présenter ici, à Theed. Aujourd’hui, la Reine Oliwia parlait au futur d’une relation forte entre son peuple et les Jedi. Voilà qui était prometteur et encourageant. Car cet engagement était effectué en toute honnêteté. Pete ignorait cette formule « Parole de Souveraine. Serment de Naboo », mais il devinait qu’elle était lourde de sens pour les personnes présentes dans la salle. Si tel n’était pas le cas, s’il s’agissait d’une phrase improvisée, alors les compétences en diplomatie de la souveraine n’étaient égalées par personne.
Face à une réponse pareille, Jeabro ne pouvait adopter qu’une seule réaction : celle que lui intimait son instinct. Tout en fermant les yeux, il inclina davantage son buste et porta la main droite sur son coeur, en signe de remerciement et d’acceptation. Il prolongea pendant quelques secondes cet instant d'immobilité, les yeux clos, afin d’apprécier les paroles de la Reine Oliwia dans toute leur dimension. Puis, il chercha rapidement les mots à prononcer :
- Nous vous remercions pour vos paroles, qui réchauffent nos coeurs. Vous protéger et garantir la paix sont notre devoir. Dès lors qu’il y aura une lueur dans les ténèbres, y compris dans les heures les plus sombres, le Trône de Naboo pourra toujours compter sur l’Ordre Jedi afin de rétablir la paix et l’harmonie. Puissiez-vous ne jamais plus connaître de moments où vous aurez autant besoin de nous.
Pete se releva, toujours la main sur le coeur. Puis, lentement, il l’abaissa :
- Aujourd’hui, comme demain, nous souhaitons que les relations entre le peuple Naboo et l’Ordre Jedi s’établissent dans un cadre de paix. En vous rencontrant en ce jour et en ce lieu, nous espérons réunir le meilleur de nos cultures pour bâtir un lien solide et durable. Qu’il vous apporte sérénité en temps de paix et soutien en temps de guerre.
Jeabro faisait preuve de bonne foi en prononçant ces mots. Il regrettait d’aborder le sujet de la guerre, car il ne souhaitait pas laisser croire à un certain pessimisme de sa part. Néanmoins, il ne pouvait nier ce risque : ces dernières années, la situation de la galaxie avait été très chaotique. Créer une relation diplomatique en évoquant uniquement les périodes de prospérité - ou uniquement celles de violences - n’était que pur manque de discernement. Cela revenait à faire les choses à moitié, à se voiler la face. Les Chevaliers Jedi étaient les garants de la paix dans la Galaxie. C’est pourquoi ils devaient parler de guerre, malheureusement. Le jeune homme attendait la réponse de son illustre interlocutrice lorsqu’il retint un hoquet. Il eut un discret soubresaut en réalisant immédiatement que quelque chose, dans la salle, n’allait pas. Hélas, Pete avait été trop lent à réagir. Il n’eut pas le temps de comprendre ce qui allait advenir que, déjà, la bombe explosait. Il eut tout juste le temps de se retourner, le regard inquiet. Il réalisait qu’une catastrophe était en train de se produire et craignait de ne pouvoir réagir suffisamment rapidement. Il eut tout juste le temps de voir Endolorean brandir ses mains en avant et l’imita instantanément. Puisant dans toutes ses forces, il n’avait d’autres choix que de soutenir la tentative de la novice pour limiter les dégâts. N’écoutant que son instinct, il canalisa toute son énergie pour créer une barrière retenant les flammes.
La scène ne dura que quelques secondes. Pete sentit un choc lorsque le souffle de la bombe se heurta au rideau invisible. Il fut projeté en arrière et sa tête heurta quelque chose de dur. Sonné l’espace de quelques instants, il ne put rien faire d’autre que d’entendre des cris et des hurlements. Il sentit que la température était bien plus chaude. Sa vision était trouble et il lui fallut un certain temps avant de reprendre complètement ses esprits. Lui qui avait parlé d’harmonie un peu plus tôt, voilà que c’était le chaos. L’intervention d’Endolorean avait été salutaire. Tous les deux, ils étaient parvenus à réduire les effets de l'explosif : une partie de la salle avait été moins affectée par l’explosion. À première vue, cela n’avait pas empêché certains nobles d’être blessés. Quelques uns étaient même inconscients. D’autres, de toute évidence, étaient morts. C’était étrange, pour Pete, car c’est la première fois qu’il assistait à un tel événement. En un instant, des dizaines de vies venaient de disparaître, il le sentait dans la Force. C’était troublant et c’était pourquoi il peinait à se ressaisir. Dans l’agitation, il chercha du regard Endolorean. Il voulait voir dans quel état elle se trouvait. Il ignorait si la jeune alien pouvait se débrouiller sans lui. Or, c’était son rôle de veiller sur elle. Puis, soudain, une pensée lui traversa l’esprit. Il venait de promettre aide et soutien au peuple de Naboo. Que penseraient-ils s’il cherchait en premier lieu à secourir une membre de son ordre, et non leur souveraine ? En tant que chevalier Jedi, il était de son devoir de protéger la Reine Oliwia.
Péniblement, Jeabro se redressa. Il fit un pas gauche, buttant sur la jambe d’une personne étendue sur le sol. Avec stupeur, il réalisa qu’il s’agissait de la souveraine. Elle était immobile, mais Pete sentait dans la Force qu’elle était toujours en vie. Il se précipita à ses côtés et l’examina. Apparemment, la puissance du souffle l’avait également projetée, la rendant inconsciente. Instinctivement, le chevalier appliqua la première leçon qu’il avait apprise sur Endor, lorsque son maître et lui avaient soigné Yae-Wan, au moment où il cherchait à rejoindre l’Ordre. Jeabro ferma les yeux et se concentra. Lié à la Force, il libéra une énergie apaisante, qui se répandit dans le corps de la reine. Il ne savait pas si ça allait suffire, mais en l’état actuel, il ne pouvait faire mieux. Lorsqu'il se redressa légèrement, son regard se posa sur un bout de tissu marron. C'était un morceau de sa propre cape, celle qu'il venait d'offrir à la Reine Oliwia. Il ignorait où se trouvait le reste, mais la vue de son habit ainsi déchiré eut l'effet d'une (deuxième) explosion dans son esprit. Pete venait de dire que, tant qu'il resterait de la lumière, alors le peuple de Naboo recevrait de l'aide. Ce morceau de tissu était l'espoir, le rayon de lumière qui allait éclipser les ténèbres !
Sans même vérifier les effets de son intervention, le jeune Jedi se redressa, les sens aux aguets. Il se sentait investi d'une nouvelle mission. Gonflé à bloc par ce nouvel espoir, il observa la salle avec attention. S’occuper des blessés était essentiel, certes. Cela devenait inefficace si la menace n’était pas éliminée. Pourtant, il avait appris à l’armée qu’il devait s’assurer que la zone était sécurisée avant de s’occuper des hommes à terre. Comment avait-il pu oublier ça ? Peut-être que sa récente formation prenait le pas sur celle qu’il avait eue auparavant ?
D’un oeil vif, Pete Jeabro cherchait à évaluer au mieux la situation. Il voulait identifier les menaces les plus imminentes. En effet, il se pouvait très bien qu’une nouvelle attaque ait lieu, ou qu’une partie de bâtiment s’effondre sur eux… -
Post n°11
Auteur : Rick O'lonellO ciel ardent, pourquoi décidais-tu de verser ta colère sur d'innocents mortels ? N'y avait t-il point clémence qui vaille pour toi ?
Des flammes, encore et toujours des flammes. Il n'y avait rien de plus ravageur que le feu, surtout dans un paradis pacifique qui ne connaissait pas le chaos. Celui-ci fut autrefois un océan d'harmonie et de quiétude, mais il n'avait fallu que d'une étincelle pour provoquer un raz de marée mortel. Des vagues criminelles s'étaient abattues sur des plages pleines de vies, emportant avec elles des cœurs jusqu'alors vivants au fin fond de la mer. Les capturant et les brisant aussi durement que l'aurait fait une pieuvre géante. Pour l'éternité à venir.
Une surprise, encore et toujours une surprise. Il n'y avait rien de plus efficace que le coup de théâtre parfaitement exécuté, d'autant plus lorsqu'il était réalisé sur une scène relativement calme. Tous connaissaient les acteurs principaux et les acteurs secondaires. La Reine Oliwia, la Princesse Kamilia et les dignitaires Jedi pour les premiers. Rick O'lonell, le Chevalier Rosskress et le Chef des Forces Royales John Boerr pour les seconds. Ces protagonistes s'étaient néanmoins fait rejoindre au tout dernier moment par des personnalités inconnues du grand public. Celles-ci avaient reçu l'ordre de déclencher l'élément perturbateur au moment où personne ne s'y attendait - n'était-ce pas le but de celui-ci, après tout ? surprendre son monde pour mieux scotcher le spectateur dans son fauteuil ? - et pas mêmes les stars principales du show n'avaient été mises au courant de la transition entre l'introduction et les péripéties. C'était une manière très intéressante d'aborder le jeu de rôle puisqu'elle permettait d'obtenir des sentiments exacts et réels de la part de la plupart des acteurs. A tel point que certains de ces derniers surjouaient leur rôle, allant jusqu'à simuler la mort d'une excellente manière.
Les spectateurs étaient en larmes, bouleversés de voir une telle qualité dans ce spectacle aussi réel que la réalité à laquelle ils étaient confrontés au quotidien. Certains allèrent même jusqu'à reproduire le jeu de certains des acteurs dont le corps était inerte. Le choc émotionnel avait atteint toutes les personnes dans la pièce théâtrale. En voilà une qui allait faire les grands titres dans les médias, lesquels escomptaient faire de nombreux bénéfices sur ce jour mémorable. Ils étaient bien les seuls à être friands de ce type d'évènements.
Le spectacle, encore et toujours le même spectacle. Que dire si ce n'est que la réalité avait été bien au delà de ce qui se faisait habituellement ? Que penser d'un tel décor réduit en pièces pour les simples besoins d'une scène d'action ? Cette fois-ci, ils avaient été trop loin. Mais ils avaient pu réaliser ce qu'ils avaient projeter. Ils avaient pu montrer au monde enti.. - que dis-je !- à la galaxie entière qu'ils ne reculeraient devant rien pour se faire entendre. Ils n'hésiteraient pas à s'en prendre aux institutions les plus aimées de Naboo, celles qui étaient historiquement intouchables. Ils avaient prouvé aujourd'hui qu'elles ne l'étaient pas.
Acte final. Fin de la représentation. Les acteurs ne vinrent pas saluer les spectateurs qui n'avaient plus de voix. Le rideau ne se referma pas non plus. La scène, le décor, le spectacle. Tout resterait en place pour l'éternité. Seules les flammes avaient encore de la vie au milieu de ce cadavre géant qu'on avait nommé jadis la "salle du Trône" du Palais Royal de Theed.
- ON A BESOIN DE MÉDECINS ! entendit-on parmi les rangées de spectateurs encore vivants.
Oui. Il fallait un personnel médical pour redonner de la vie à tous ces morts. C'était la seule condition pour qu'ils arrêtent enfin de jouer la comédie.
Lorsqu'on vivait un tel évènement dramatique, on pouvait se persuader de n'importe quoi pour protéger son esprit du choc psychologique subi. Un rêve, un cauchemar. Une pièce de théâtre à laquelle on avait assisté la veille. Tout était bon à prendre. Même s'il fallait détourner la réalité et ne plus l'apercevoir de ses propres yeux.
Premier arrivé sur les lieux de l'attentat, le sergent Ozwal Tanen ne sut comment réagir tandis qu'il découvrait, dans le même temps, les dégâts causés par la soudaine explosion et les changements psychologiques que celles-ci avaient déjà apporté chez certains esprits faibles. A peine rentré dans ce qui restait de la salle du Trône qu'il fut dérangé par une vieille femme - de famille aristocrate à en croire sa tenue noircie par les flammes - marchant à genoux et qui lui tendit... son bras. Ozwal déglutit violemment. Voilà l'affrontement sans équivoque de la réalité - le membre arraché et à moitié calciné - et du simulacre - l'Humaine d'un certain âge qui demande au monsieur s'il n'a pas aperçu le morceau de chair manquant. Celle-ci se persuadant que rien de tout cela n'était vrai.
Quand on vivait dans le luxe depuis des années, on ne se doutait pas un seul instant qu'on était susceptible de subir une explosion de plein fouet. Explosion dans laquelle on perdrait instantanément son mari et ses enfants.
De l'intérieur du Palais, la détonation avait été tellement forte qu'Ozwal et ses hommes s'étaient attendus au pire. Lorsqu'ils parvinrent jusqu'au lieu de l'attaque, ils se rendirent compte qu'ils étaient loin de la vérité. Pire n'était pas assez fort pour décrire l'horreur de la situation. Le bras tendu par la vieille femme rendue folle par la vision de sa famille détruite (au sens propre du terme) n'était rien en comparaison du reste. La vue de cet enfant complètement brûlée par les flammes réussit à faire vomir de longues secondes l'un des Gardes Royaux venus au secours des blessés. Ozwal ordonna à deux de ses hommes de le faire sortir immédiatement des lieux pour sa propre santé. Il fallait dire qu'aucun d'entre-eux n'avait été habitué à de tels scènes de massacre. Ça ne ressemblait pas à leur monde natal d'accueillir de tels sauvageries. Et pourtant.
- A L'AIDE ! SA MAJESTÉ EST SOUFFRANTE !
Le drame du contexte avait été tellement fort qu'Ozwal en avait oublié son objectif principal : s'assurer que la Reine Oliwia était saine et sauve et si c'était le cas, la mettre en sureté le plus rapidement possible. Malheureusement, c'était loin d'être le cas.
Lorsqu'il dirigea son regard en direction du son perçu, le sergent de la Garde Royale dévisagea brièvement l'un des deux dignitaires Jedi qui venait tout juste de s'écarter du cadavre de la Reine. Que lui avait-il fait ? Il aurait juré avoir aperçu une faible lueur jaunâtre sortir de ses mains. Ou bien était-ce le reflet des flammes adjacentes ? Cette vue du feu l'incita à envoyer deux de ses hommes récupérer des extincteurs à proximité de la salle calcinée. Il ne fallait pas se dire que le pire était derrière eux. Les flammes pouvaient accélérer la dégradation des murs du Trône et faire s'écrouler le plafond. Pire encore, elles pouvaient se propager au reste du Palais. La situation était déjà complexe, il ne fallait pas qu'elle s'envenime encore d'avantage. Lorsque les deux Gardes quittèrent les débris pour aller chercher de quoi éteindre le principal danger actuel, Ozwal Tanen se concentra sur son objectif prioritaire : Sa Majesté la Reine. Aux dires d'une survivante assise près d'elle, elle était souffrante.
S'il fallait sauver une seule personne dans ce lieu, c'était bien elle. Ou bien la société Naboo basculerait dans un contexte politique très grave.
Les minutes s'écoulèrent. On vit enfin débarquer des unités de médecins du centre hospitalier de la Panacée - l'hôpital de Theed - avec le matériel adéquat. Celles-ci prirent en charge les blessés avec une vitesse étonnante. Fait qui n'empêcha pas le sergent Tanen de fustiger intérieurement leur lenteur. Quelques secondes suffisaient à transformer un état stable en état critique. Une seule seconde suffisait à transformer un état critique en une mort certaine. Le temps était compté.
S'assurant de sécuriser un maximum les lieux avec les hommes disponibles - entre-temps, de nombreux renforts avaient envahi le Palais Royal sachant l'ampleur de la menace qui pesait sur le gouvernement - Ozwal se détourna momentanément de la Reine qui semblait dans un état stable afin de poser les yeux sur une autre personnalité toute aussi importante : la Princesse Kamilia. Celle-ci se faisait également soigner à quelques mètres de là par des médecins et par une chance incroyable, ces derniers semblaient lui faire comprendre que ses jours n'étaient pas comptés. Néanmoins son état demandait une hospitalisation immédiate et les docteurs demandèrent l'autorisation - tout comme pour la Reine - de la conduire au centre hospitalier sans perdre un instant. En tant que plus haut gradé dans les lieux, Ozwal leur donna son accord.
Soulagé de ne pas avoir assisté (pour l'instant) à la mort de deux des plus grandes personnalités de Naboo, le sergent de la Garde Royale s'intéressa enfin à toutes les autres personnes présentes au moment de l'attaque. Les morts étaient tout juste évacués sur des brancards, des couvertures recouvrant leur visage figé et sans vie. Ozwal reconnut certains membres de familles aristocrates reconnues. Puis cet homme au corps bâti et au visage ensanglanté.
- Par la F... Gouverneur !
Obnubilé par la Famille Royale, celle qu'il avait juré de défendre corps et âme à son entrée dans la Garde, Ozwal avait oublié la santé du Gouverneur Rick O'lonell. Le corps étendu sur un brancard des secours, il avait été mis sous respiration artificielle, une preuve que son état était déplorable et très inquiétant. Ce que ne tarda pas à annoncer un assistant médecin droïde qui décréta un début d'arrêt cardiaque.
- Nous sommes en train de le perdre, Monsieur. Il faut le conduire d'urgence à l'hôpital.
Le cœur d'Ozwal s'accéléra. Même pour un sergent expérimenté de sa trempe, le choc émotionnel était bien trop grand. Il avait la responsabilité de la survie de la Reine, de la Princesse et du Gouverneur. Les trois personnalités les plus éminentes du gouvernement Naboo. Ozwal Tanen priait le ciel pour qu'il n'ait pas à devoir faire un choix drastique et inhumain. Par exemple choisir à qui devait revenir la priorité de la prise en charge des médecins. Car si la question ne se posait même pas - Sa Majesté la Reine était Monarque, c'était elle qui devait être sauvée à n'importe quel prix - cela reviendrait à laisser sur le carreau les deux autres. Une décision lourde de conséquences.
Lorsqu'il aperçut le Commandant Boerr en vie, Ozwal fut parcourut par un bref sentiment de joie. Il avait désormais un supérieur sur les lieux. Boerr, Chef de la Garde Royale, reprenait doucement ses esprits et refusait visiblement de se faire soigner. Les quelques égratignures qu'il avait sur le visage ne suffiraient pas à l'arrêter. On parlait là d'un ancien membre des unités spéciales de l'Ancienne République. Néanmoins, le Gouverneur en avait été un lui-aussi et il était à deux doigts de la mort. L'argument n'était pas valide.
Le sauvetage des rescapés et la sécurisation des lieux avançaient grandement. Les blessés, parmi eux la Reine, le Gouverneur et la Princesse, avaient été conduits au centre hospitalier de Theed. Maintenant que les secours géraient le domaine médical, Boerr et l'ensemble des autorités armées devaient s'atteler à enquêter sur les origines de l'attentat. Au diable les réponses médiatiques que la presse leur suppliait déjà d'apporter : ils n'avaient pas plus d'éléments qu'eux. Et puis Boerr ne portait pas les journalistes dans son cœur. Il préférait ne pas perdre de temps avec les interviews car celui-ci était très précieux. L'enquête prévalait.
Deux personnes allaient être nécessaires à l'investigation futures : les dignitaires Jedi venues exceptionnellement aujourd'hui. Il n'y avait plus aucune trace du troisième Chevalier, le Trandoshan qui résidait sur Naboo depuis son sauvetage par les Forces Royales et les Forces Armées planétaires. Celui-ci était soit mort, soit extrêmement blessé et déjà conduit à l'hôpital en conséquent.
Les deux Jedi se trouvaient toujours dans la salle du trône partiellement détruite. La première d'entre eux, une extraterrestre fine et élancée, semblait être gravement touchée et se faisait soigner par les secours Naboo. Quant au second - l'Humain - il semblait se préoccuper de la sécurité des gens présents, évaluant à sa façon de possibles dangers qui pourraient survenir brusquement. Un homme de Boerr s'approcha discrètement afin de lui signifier à voix basse qu'il aurait juré l'avoir vu s'approcher de la Reine Oliwia quelques instants après l'explosion, sans savoir s'il s'était alors préoccupé simplement de son état ou s'il escomptait faire autre chose. John Boerr savait les Jedi très talentueux lorsqu'ils faisaient appel à leur don spécifique - la Force - mais une explosion avait eu lieu et ils n'avaient rien pu faire pour l'empêcher. Le Commandant en Chef de la Garde Royale ne s'attendait pas à des miracles venant d'eux.
Les intégrer à sa future enquête lui permettrait également de les avoir à l’œil, tout en se servant d'eux pour le bien de l'investigation. S'il en croyait son instinct, leur présence sur Naboo avait amené l'attentat. Ils devaient être impliqués de gré ou de force dans les recherches qui mèneraient aux auteurs de l'explosion.
- Chevalier Jedi, s'exclama John Boerr en s'efforçant de se faire entendre au milieu du vacarme et de l'agitation qu'avaient causé l'attentat, venez voir un instant.
Si l'appel avait été prononcé en direction du dénommé Pete Jeabro, nul doute qu'il était également adressé indirectement à sa comparse alien. Mais cette dernière était dans un triste état, et mieux valait pour elle de se diriger vers l'hôpital pour se faire administrer des soins au plus vite. Et puis avoir un Jedi aux côtés de la Reine, de la Princesse et du Gouverneur serait une bonne chose pour la sureté du centre hospitalier. Après l'attentat, John Boerr n'aimait guère voir les trois personnes les plus influentes du gouvernement au même endroit au même moment. C'était encourir le risque d'une nouvelle attaque.
- Votre consœur extraterrestre a besoin de soins. Et entre vous et moi, je préférerais qu'elle se rende à l'hôpital afin de garder un œil sur la Reine, la Princesse et le Gouverneur. J'ai vu ce que vous avez tenté de faire juste avant l'explosion et je sais par expérience que vous êtes doué pour réaliser de grandes prouesses. Sa présence au centre hospitalier de Theed serait qui plus est réconfortante pour notre personnel médical, précisa t-il à Pete Jeabro, quant à vous, j'aimerais vous avoir sous la main pendant l'enquête. J'ai bien peur que cet attentat ne soit que le début de quelque chose de plus gros. Votre présence nous est indispensable.
John Boerr était du genre méfiant. Il le serait tant qu'il n'aurait pas mis la main sur le commanditaire de cet attentat. Son monde natal, la Famille Royale et bien plus encore - son ami le Gouverneur - avaient été touchés par ce dernier. S'ils n'avaient pas encore rendu l'âme, il comptait bien retrouver ceux qui avaient tenté de la leur prendre. -
Post n°12
Auteur : Pete JeabroL’agitation, dans un bruit sourd, paraissait lointaine. Pourtant, elle se déroulait sous les yeux de Pete. Le Jedi, bien qu’alerte, avait l’impression de se trouver à des lieues de la scène qui se jouait devant lui, comme s’il n’en était que simple spectateur. Même s’il venait d’intervenir auprès de la Reine Oliwia, il se sentait comme en décalage par rapport à ce qui se passait. Comment se faisait-il qu’il n’avait pas su anticiper l’explosion, ni la violence qui allait s’abattre sur eux ? L’horreur dépeignait les débris de la Salle du Trône : l’intervention des Jedi n’avait pas permis d’empêcher la catastrophe. Une odeur de brûlé accompagnait des visions horribles de chairs en lambeau. Dégoûté, Jeabro préféra reporter son attention sur les vivants et blessés. Il ne pouvait plus rien pour les morts. Le visage pâle comme un linge, il s’approcha de la princesse pour vérifier son état de santé. Son coeur, qui battait la chamade, l’empêchait de se concentrer sur sa tâche. Pete devait l’admettre : il était secoué par les événements. Or, en état de choc, il n’était efficace pour personne. Il venait d’assister la Reine, mais il ne pouvait se contenter de cela. Il se força à se ressaisir, en s’agenouillant entre les membres de la famille royale. Une nouvelle fois, il ferma les yeux et entra en méditation. Il laissa le vide occuper son esprit, ne portant son attention que sur le lien l’unissant à la Force. Rapidement, il se calma. Il sentit la présence d’Endolorean, non loin. Soudain, il ouvrit les yeux. La jeune Karmélienne était blessée, Pete l’avait ressenti. Sa connexion avec la Force n'était plus qu'un léger lien. Soudain inquiet, Jeabro chercha Endolorean dans l’amas d’âmes égarées et finit par la trouver.
Au moment même où il la repérait, des médecins entraient en trombe pour soigner les blessés. Deux d’entre eux prirent en charge Endoloren immédiatement : son statut de dignitaire paraissait la placer en haut de la liste des personnes à soigner en priorité. Néanmoins, cela n'empêcha pas un nombre plus important de soigneurs d'aller s'enquérir de la santé des membres de la famille royale. Dans un ultime effort, le Jedi reporta son attention sur l’infrastructure, afin de s'asurer définitivement qu'il n'y avait plus aucun danger de ce côté-là. Les flammes étaient maîtrisées peu à peu et les dégâts ne menaçaient pas le plafond de s’effondrer davantage. C’était au moins ça…
Une voix forte l’interpella. Bien que de nouveau calme, Pete dut faire un effort pour retenir sa main, prête à brandir son sabre laser. Toutefois, la voix de stentor ne cherchait pas à l’agresser. Il s’agissait de l’un des militaires faisant parti de l’escorte qui avait accompagné les Jedi jusqu’à la salle du trône. Certainement un haut-gradé. Jeabro se rapprocha du soldat et écouta ce qu’il avait à dire. D’une voix calme, il répondit :
- Commandant, je partage votre point de vue et je vous remercie pour votre confiance et vos mots flatteurs. Une fois soignée, Endolorean pourra apporter son aide à vos équipes. Elle est une très bonne guérisseuse et, au vu de la situation, deux mains supplémentaires ne seront pas de trop.
Pete s’arrêta pour regarder en direction d’Endolorean. Les médecins continuait de lui prodiguer leurs soins. Le chevalier sentait que quelque chose de grave, comme le soulignait le soldat, était en train de se produire. Et, en tant qu’ambassadeurs, Endolorean et Pete avaient un rôle à jouer dans cette histoire, même s’ils ne savaient pas encore lequel. Quoi qu’il en soit, ils devaient faire leurs preuves auprès des autorités de Naboo et Jedi.
- Nous devons effectivement chercher à en savoir plus sur ce qui vient de se passer. Permettez-moi de contacter le Conseil Jedi pour les tenir informés de la situation. Leurs lumières nous permettra peut-être de disposer du recul nécessaire pour y voir plus clair.
En émettant cette proposition, Pete prenait le risque de se montrer incapable de gérer la crise par lui-même, et de véhiculer une image faible des Jedi. Mais il estimait plus sage de recueillir l’avis de personnes éloignées de cet événement soudain. C’était également l’occasion de rassurer le Conseil sur la situation et l’état de santé des Jedi. Il enchaîna :
- Savez-vous par où débuter l’enquête ? Lorsque vous parlez de “quelque chose de plus gros”, vous avez l’air de penser à quelque chose en particulier. Que savez-vous que nous devrions savoir également ?
Jeabro marqua une pause puis posa la question dont il redoutait le plus la réponse :
- Pensez-vous que cela soit lié à notre venue ?
Suite à son entretien avec le commandant, Pete s’approcha d’Endolorean. Son état était inquiétait : elle était inconsciente et Jeabro ressentait sa faiblesse. D'un geste doux et délicat, il demanda aux soigneurs de s'éloigner quelques instants, puis appliqua ses mains sur l'abdomen de l'extraterrestre. Il réalisa ensuite la même opération que celle qu'il avait effectuée sur la Reine. Cette fois, cela ne fut pas sans coût pour l'aspirant guérisseur. En un laps de temps très court, il venait de prodiguer les mêmes soins et il sentit que cela le fatiguait quelque peu. La tension présente dans l'atmosphère devait aussi y être pour quelque chose.
Une fois certain que l'état d'Endolorean était stabilisé, il la laissa de nouveau aux soins des médecins. Pete se détourna et partit en quête de son droïde. Il espérait que R2-C4 avait survécu à l’explosion. Jeabro en avait besoin pour entrer en communication avec le Conseil Jedi. Une nouvelle fois, il dut poser son regard sur l’assemblée. L’animation des médecins avait quelque peu modifié la scène. Certains -bouts de- cadavres avaient été regroupés et revêtus de linceuls blancs. Une partie des blessés avaient été évacués, d’autres étaient en cours de stabilisation avant transport. Les flammes avaient été pour la plupart maîtrisées et ne présentaient plus de danger en tant que tel. La crise, jusque là débordante, paraissait se stabiliser. Dans les débris, Jeabro repéra son droïde, avachi contre un mur, entre deux gravats. En quelques enjambées, le Jedi fut à son niveau. C4 paraissait éteint. Pete le redressa et attendit, mais rien ne se passa. Il l’examina : en effet, le droïde avait un peu souffert de l’explosion. Était-il altéré au point de ne plus fonctionner ? Le chevalier, qui n’était absolument pas un mécano en soit, tapota et secoua un peu l’unité R2. Évidemment, cela n’eut aucun effet…
Un membre d’une équipe médicale avait du assister à la scène, car il s’approcha de lui et demanda : [/i]
- Alors, Jedi, on a besoin d’un coup de main ?
Embarrassé, Pete se tourna vers son interlocuteur. Il y avait des morts partout autour d’eux et voilà que le Jedi était occupé à réparer un droïde. Il doutait que son sens des priorités plaise à tout le monde…
- Oui, répondit-il, j’ai besoin que ce droïde fonctionne.
L’homme s’accroupit et, sans mot dire, trifouilla rapidement C4. L’opération fut déstabilisante tellement elle parut simple et voilà que, déjà, des voyants commençait à s’allumer sur la tête de droïde.
- Merci ! s’exlama Pete, plein de reconnaissance.
L’homme se contenta de répliquer :
- Vous nous avez par le passé. Je ne sais pas pourquoi vous êtes occupé à ça maintenant, mais je vous fais confiance.
Puis, retournant déjà à ses occupations, il maugréât :
- Faites en sorte que ce tas de féraille nous soit utile.
Jeabro était surpris de constater à quel point les Jedi étaient appréciés sur Naboo. Ils semblaient leur accorder une confiance aveugle : de la foule en délirer aux portes du palais, au médecin-mécano en passant par le commandant. Il semblait que c’était dans la culture Naboo de placer les Jedi en haute estime. Pris d’un regain d’espoir, Pete se promit d’honorer la confiance de ce peuple et de mener à bien sa mission. Il dévisagea le droïde un peu cabossé et demanda :
- Tu vas bien, toi ?
Il observa un silence gêné, trouvant cette conversation ridicule. Cela n’avait aucun sens de parler à un droïde. Surtout pour prendre de ses nouvelles. Peut-être que Pete était encore en état de choc ?
- Émet une communication à destination du Conseil Jedi.
Une petite antenne sortit de la tête du droïde, au bout de laquelle une parabole se déploya et commença à tournoyer pour capter le meilleur angle afin de transmettre son message jusquà Endor. Jeabro, de son côté, se redressa et plaça les mains dans ses manches, dans la posture neutre traditionnelle des Jedi. Il réalisa alors qu’il n’avait plus sa cape et se rappela l’avoir donnée à la Reine juste avant l’explosion. Maintenant, il ne devait plus en rester qu’un bout de tissu brûlé. Cette cape, qu’il avait présentée comme étant un symbole d’espoir était-elle réellement consumée ? Cette éventualité peinant Pete. Qu’il était stupide de s’attacher ainsi à de petits détails, dans lesquels il s’efforçait à voir des symboles ! Ce n’était certainement pas sa cape qui allait améliorer la situation, mais bien la manière dont lui, Pete Jeabro, allait travailler pour résoudre cette affaire, et découvrir ce qui se tramait derrière cette explosion ! Voyant que C4 était prêt à établir la communication, le Jedi prit une inspiration et s’élança dans son premier rapport :
- Ici le Chevalier Pete Jeabro. Lors de notre visite diplomatique, une explosion a éclaté dans la Salle du Trône du Palais de Theed. Nous déplorons de nombreux morts ete blessés. La famille royale et le gouverneur ont été emmenés à l’hôpital, dans un état critique. La novice Endolorean Kardaskhan a également besoin de sois, avant de pouvoir veiller sur eux. De mon côté, je vais assister les autorités Naboo dans leur enquête, afin de savoir ce qui a bien pu se passer. Je crains que notre visite ne soit pas étrangère à cette explosion. Pete Jeabro, terminé.
Suivi de son droïde, le Jedi retourna vers le commandant pour lui signifier qu’il était prêt à entamer l’investigation à ses côtés. -
Post n°13
Auteur : Rick O'lonellLe temps s'écoulait d'une façon étrange. Comme s'il montrait l'envie d'accélérer pour passer à un contexte bien plus reluisant sans même avoir le courage de passer à l'acte.
Il ne s'était écoulé qu'une petite heure au maximum depuis l'attentat et pourtant, John Boerr avait l'impression d'être au Palais Royal depuis une éternité. L'accueil des Jedi, la cérémonie dans la salle du trône puis la surprise de l'explosion. La portée phénoménale de la déflagration. Le son phénoménal qui vint percer les tympans... Derrière, l'horrible vue de la scène apocalyptique avec ces dizaines de cadavres, certains définitivement inertes, d'autres encore en vie mais pour combien de temps encore ... ? Les secours, l'aide aux blessés. L'enquête, elle, ne faisait que commencer mais elle s'annonçait déjà longue et périlleuse.
Les autorités n'avaient toujours pas eu une seconde à elles pour enquêter. Pas même le commandant en chef des Forces Royales de Naboo. Présent sur les lieux du drame, il avait bien trop été occupé à mettre en sûreté la famille Royale ou du moins à s'assurer qu'elle le soit. Désormais que la Reine, la Princesse et le Gouverneur étaient plus ou moins en sécurité à l'hôpital de Theed, il pouvait s'atteler à la tâche la plus ardue qui l'attendait : découvrir qui se trouvait derrière cet attentat.
Ou comment retrouver un astéroïde caché quelque part dans une zone de quinze parsecs.
Heureusement pour lui, il avait un Jedi à sa disposition pour accélérer le rythme des recherches. Boerr en savait assez pour comprendre que ce n'était pas une aide futile. Les Naboos avaient un atout rare et il devait tout faire pour l'utiliser à bon escient. Mieux valait l'avoir à ses côtés en tant qu'allié qu'en face en tant qu'adversaire. Dans le même temps, l'assistance du Chevalier et son investissement dans l'enquête lui permettrait de pouvoir en apprendre d'avantage sur sa personne. La situation avait beau être fatale, le dénommé Pete Jeabro n'était qu'un illustre inconnu pour l'ancien membre des Forces Spéciales Républicaines. Ce dernier avait appris à se méfier en toutes circonstances et à ne pas accorder trop simplement sa confiance. Encore plus en ce jour funeste durant lequel une étrange personne -si ce n'est d'avantage- avait forcément retourné sa veste pour planter un coup de poignard dans le cœur de Naboo.
Il y avait forcément des taupes au sein du gouvernement qui siégeait dans le Palais Royal de Theed. Même sans preuves pour l'affirmer, John Boeer en faisait une évidence inéluctable. Restait à savoir qui et pourquoi. Restait à trouver de quoi le prouver pour qu'il y ait des suites judiciaires à cet acte abominable.
Laissant au Chevalier Jedi le soin de prévenir ses supérieurs, Boerr en profita pour recueillir les derniers renseignements que ses hommes lui transmettaient au compte-gouttes sur son datapad personnel. Lorsque l'Humain en bure se présenta à lui, suivi de son unité droïde, le Naboo l'invita à le suivre. Ensemble, ils traversèrent les énormes et larges couloirs du Palais. L'harmonie que dégageait les grandes statues en marbre, autrefois si apaisantes, n'avaient aujourd'hui plus aucun pouvoir sur les Hommes : la panique régnait au sein du Palais Royal. Les gardes royaux accouraient à leur nouvelle assignation, les équipes médicales se relayaient pour évacuer les derniers blessés et les cadavres restant tandis que les pompiers (Humains comme droïdes) s'occupaient de la sécurité du bâtiment endommagé. Ce lieu si diplomatique autrefois ne l'était plus réellement : on avait coupé la langue au Palais Royal ce matin-même.
- C'est un fantôme qui a commandité cette tentative d'assassinat. Nous n'avons rien ! s'exclama sur un ton haut et fort le Commandant Boerr, comme si attirer les oreilles indiscrètes lui valait plus que la discrétion.
Arrivé à hauteur d'une étrange porte sans utilité apparente, le Commandant des Forces Royales Naboos invita Pete Jeabro à y pénétrer après lui avoir permis d'y entrer en se servant de son badge magnétique. Il s'agissait d'une salle de surveillance comme il en existe tant dans les bâtiments publics ou d'importance stratégique. Nombre d'écrans permettaient d'avoir une vue d'ensemble sur la quasi-totalité des bureaux et des pièces qui formaient le Palais Royal de Theed. "Quasi-totalité" car certaines -comme le bureau du Gouverneur- en étaient exempts.
La pièce était obscure, assez pour que Boerr ait besoin de se rapprocher des écrans de surveillance pour pouvoir apercevoir de nouveau Pete Jeabro. Sans que le principal concerné ne le précise, le Jedi pouvait se douter que l'ambiance et le lieu n'avaient pas été choisis au hasard : Boerr avait tout prévu.
- Il y a une taupe dans nos services. Si ce n'est plus, annonça la voix grave l'ancien soldat de la République.
La différence de ton avait été accentuée en comparaison de celui utilisé un peu plus tôt avant d'entrer dans la salle allouée à la sécurité. John Boerr pouvait paraître paranoïaque, mais il n'avait été que trop bien habitué au mensonge et au complot dans sa carrière pour comprendre ce qu'il se tramait.
Lorsqu'un lieu aussi sécurisé que le Palais Royal de Theed était aussi naïvement attaqué en son cœur, il fallait quelqu'un de l'intérieur pour que le plan se déroule aussi parfaitement qu'en ce jour. Tout n'avait été que trop bien planifié et très vraisemblablement, Boerr en faisait désormais une affaire personnelle à régler : en tant que responsable de la sécurité, il avait failli. Il serait probablement démis de ses fonctions après la crise, mais ça n'arriverait pas sans qu'il n'ait répliqué face aux responsables de l'attentat.
- Il y a eu un mystérieux message codé. Nos services l'ont capté à votre arrivée au Palais Royal... Boerr appuya sur un bouton qui lança un message incompréhensible et parfaitement crypté, Impossible de le décrypter ni de localiser la source. Celui qui en est à l'origine connaît parfaitement nos systèmes.
Mais ce n'est pas tout. La communication, en plus d'être très probablement livreuse d'un message concernant votre venue ici-même, était porteuse d'un virus informatique qui a tenté de s'infiltrer dans nos ordinateurs, Boerr paraissait extrêmement imperturbable et concentré sur l'enquête, et pourtant il souffrait de la difficulté à laquelle il était opposé : plus les minutes passaient, et plus il avait le sentiment que le gouvernement de Naboo avait à faire à un ennemi sur-intelligent, je ne sais pas comment ces fantômes ont fait pour tenter de nous hacker ... Ça dépasse toutes mes connaissances en la matière.
Ces personnes savaient que nous tenterions de décrypter ce message. Elles avaient un coup d'avance sur nous.
Nous avons réussi à bloquer la propagation du virus, et nous avons cru l'arrêter à temps. Mais peu après l'explosion, lorsque j'ai donné l'ordre à mes hommes de scruter toutes les caméras d'holosurveillance et ce qu'elles avaient pu enregistrer avant l'attentat et peu de temps après, ils m'ont dit que des images avaient été sabotées. Soit le virus a vraiment fonctionné, soit une taupe a profité des quelques minutes que nous avons consacré à la suppression du virus pour s'infiltrer dans le système et manipuler les images d'holosurveillance.
Je n'aime pas ça. L'ennemi est ici même, au sein de ces couloirs.
Boerr transpirait. Ses mains tremblaient autant qu'une terre s'affolant lors d'un séisme. Dans le noir de la pièce, Jeabro ne pouvait le voir mais le Commandant des Forces Royales savait pertinemment que le Jedi n'avait pas besoin de ses yeux pour s'en rendre compte. John s'en fichait royalement et à vrai dire, il espérait que le moine s'en rende compte pour analyser sa réaction.
Il avait beau avoir connu la guerre et la mort, Boerr n'avait jamais affronté une telle crise. C'était comme se battre contre son propre frère, contre sa propre nation. Si la thèse de la taupe ou, pire encore, la thèse du complot étaient confirmées, ça voudrait dire qu'il ne pourrait faire confiance à personne. Strictement personne. Même pas à ses propres hommes.
Et dans cette situation, les Jedi deviendraient presque ses meilleurs amis. Le comble pour des hommes qu'il ne connaissait que depuis quelques heures tout juste. -
Post n°14
Auteur : Pete JeabroSuivant le commandant dans les couloirs impérieux du Palais, Pete comprenait quel pouvait être le désarroi de ce peuple frappé en plein coeur. Le Jedi avait pris soin de se renseigner sur Naboo lors du trajet, grâce à l’aide notoire d’Endolorean. De nature pacifique, les habitants de la planète n’avaient que peu connu la guerre. La dernière en date était ce blocus effectué par la compagnie du commerce. L’attentat d’aujourd’hui paraissait bien plus lourd de conséquences que la tentative avortée d’invasion. Outre les vies brisées, anéanties, c’était le symbole de la diplomatie et du pacifisme de tout un système qui avaient été pulvérisés. Également choqué par ces événements, Jeabro ne pouvait que sympathiser avec les expressions de détresse qu’il voyait s’afficher sur les visagess des gardes royaux ou des personnels médicaux qu’il croisait dans ces couloirs. Ce n’était des aperçus que d’une ou deux secondes, mais qui se gravaient dans son esprit. Une mosaïque de visage paniqués, attristés, désespérés, colériques se constituait dans sa tête. Malgré ses efforts, Jeabro ne parvenait pas à les chasser. Et, alors qu’il progressait sur les pas du commandant Boerr, il comprenait pourquoi ses efforts étaient vains. Une partie de lui souhaitait les garder, les conserver. Pourquoi ? Le jeune homme crut d’abord -dans un léger sentiment de crainte- que c’était pour puiser l’inspiration et le courage dans la détresse de ces personnes. Oui, transformer quelque chose de sombre, de douloureux, en une force sur laquelle s’appuyer, un pilier pour nous soutenir et construire quelque chose de meilleur, quelque chose de bon, de profitable ! Mais non, il n’en était rien. Dans son arpentage silencieux des couloirs du Palais Royal, Pete entamait une lutte intérieure. Non, il savait que ce genre de pensée ne pouvait être que néfaste. Combien de personnes, avant lui, avaient sombré dans le Côté Obscur car elles souhaitaient nourrir de riches idéaux en s’appuyant sur des idées néfastes, corrompues. Non, Pete Jeabro ne pouvait s’inspirer du malheur du peuple Naboo pour les aider à comprendre ou à se venger. Le Jedi le savait éperdument et, pendant quelques instants, il avait été vexé de ce qu’il avait cru être sa naïveté. Mais il n’en était vraiment rien. Le jeune natif de Broh avait conservé dans sa tête tous ces visages endeuillés pour une seule et simple raison, qui relevait plus de l’Homme qu’il était que le Jedi. Il s’agissait d’un mécanisme de survie, d’auto-défense. Il était Jedi, certes. Et c’est pour cela qu’il devait aider le peuple Naboo dans ce moment difficile. Mais il était aussi Humain et, en bon humain qu’il était, il ne pouvait évacuer immédiatement le traumatisme qu’il venait de vivre. La méditation aidait, bien évidemment. Et, en cet instant, Pete était reconnaissant envers l’Ordre et tout particulièrement Phyl Reez pour leur enseignement. Mais il restait choqué par cette explosion. Et, dans cette situation, collectionner les visages de ces habitants de Naboo était un moyen de ne pas penser à la Salle du Trône, ses débris, ses corps carbonisés, défigurés par l’explosion. Dans le fin fond de son mental, Pete Jeabro se rassurait en associant ce drame aux inquiétudes des Naboo, plutôt qu’au pragmatisme morbide des faits.
La voix tonitruante du commandant Boerr, toute aussi inquiète que les autres sujets de la planète, ramena Pete à la réalité. Il inspira grandement afin de se calmer et de se recentrer sur l’enquête à mener. En tant que Jedi, il devait inspirer, rassurer et guider. Il n’avait pas le droit de trembler, ni de douter. Pas maintenant.
Dans l’obscurité de la salle d’holo-surveillance, le Jedi écouta le compte-rendu du commandant, point de départ de leur enquête. Pour le moment, les autorités ne disposaient que de peu d’informations. L’enquête allait être complexe.
- Commandant Boerr, commença Pete, pouvez-vous, je vous prie, me transmettre une liste de toutes les personnes ayant pu être impliquées dans ce complot ? J’entends, une liste de toutes les personnes savant éperdument comment fonctionnent vos systèmes de sécurité, ou ayant l’influence -le rang hiérarchique- nécessaire leur permettant d’obtenir ces informations.
Le Jedi marque une rapide pause et repris, afin d’étayer sa demande :
- Car, si vous avez raison, alors quelqu’un de très haut placé a pu être impliqué dans cet attentat. Il s’agit peut-être même de l’une des victimes. Tant que nous ignorons le mobile, nous de devons écarter aucune piste. En l’état actuel et, toujours si nous suivons votre théorie, je vois deux éventualité.
Pete prit une inspiration et déroula :
- Soit plusieurs personnes sont sciemment impliquées dans cet attentat et ont agi par malveillance. Soit une ou plusieurs personnes ont eu l’intelligence nécessaire pour manipuler avec habileté des individus qui, malgré eux, ont mis en application d’infimes parties d’une plan global. Il se peut, commandant, que certaines personnes aient involontairement servi une cause qui n’était pas la leur.
Jeabro laissa un instant de silence, pour savoir si Boerr allait réagir à ces suppositions. Mais le commandant resta silencieux. Le Jedi continua de faire tourner ses méninges, afin de savoir quelles auraient pu être les motivations de cette attaque :
- Pouvez-vous m’en dire plus sur la situation actuelle de Naboo ? Sans révéler les informations confidentielles, bien entendu, quel était l’état général de la politique ici ? Si une taupe a opéré, avez-vous une idée de ses motivations ? Des décisions récentes étaient-elles fortement désapprouvées, jugées nuisibles pour l’avenir de Naboo ? Nous pouvons avoir affaire à des nationalistes ou, au contraire, à des personnes voulant saboter la planète. À moins que cela ne soit réellement lié à notre présence sur votre territoire.
Pour le moment, toutes les pistes étaient ouvertes. Pete devait trouver le moyen de récolter suffisamment d’informations pour en écarter le plus possible. Car ce n’était que par élimination qu’il pouvait avancer, pour le moment. Et, même si Boerr figurait sur sa liste des suspects -car il refusait de se fier à qui que ce soit, seul lui pouvait le renseigner pour le moment. Jeabro jugea bon d’ajouter :
- Je suppose que vous avez des mesures de sécurité à cet égard. Peut-être devriez-vous assurer la sécurité sur d’autres sites de la planète. Si nous avons avons affaire à un ennemi au plan élaboré, peut-être que cet attentat spectaculaire n’est qu’une diversion pour attaquer en toute discrétion une autre cible.
En attendant les réponses du soldat, Pete détourna son regard du malheureux et observa le grésillement des holo-caméras. Avaient-elles été piratées pour cacher quelque chose, ou par diversion ? Quels secrets pouvaient-elles leur révéler ? -
Post n°15
Auteur : Rick O'lonell

John Boerr - Maayaî Veancy
[Commandant en Chef des Forces Royales] - [Conseillère politique de Rick O'lonell]Les légendes disaient vraies. Les Chevaliers Jedi baignaient dans la sérénité et la sagesse.Spoiler : FOND SONORE
Le Commandant Boerr, bien qu'inquiet de la tournure des évènements, laissa échapper un bref soupir de soulagement lorsqu'il constata que le dignitaire présent à ses côtés était loin d'être un néophyte. Diplomate et réfléchi, il semblait prêt à affronter toutes les épreuves qui lui tomberaient dessus.
En l'écoutant parler, questionner et indirectement enquêter, John Boerr sut que Naboo disposait d'une chance unique de retrouver les commanditaires de cet attentat.
Si seulement ses pouvoirs de guérison étaient à la hauteur... La Reine Oliwia pouvait s'estimer heureuse d'avoir été soignée quelques secondes seulement après l'explosion grâce à la magie de la Force que lui avait promulgué ce même Chevalier Jedi.
Avec un grand enthousiasme et une détermination retrouvée, le Commandant en Chef des Forces Royales de Naboo contenta immédiatement la soif de réponses de son allié Humain.
- Tenez, commença t-il par dire en pointant du doigt une fenêtre qui venait juste de s'afficher sur l'holo-ordinateur, sont recensées juste ici toutes les personnes ayant accès ou ayant pu avoir accès à nos systèmes de sécurité ainsi qu'aux paramètres de leur élaboration. Certains y ont même participé. Néanmoins, il manque certainement de nombreux noms de l'entourage de confiance de la Famille Royale. Mais ces personnes ont été triées sur le volet. Elles ont été choisies pour leur extrême fidélité au régime, et préféreraient donner leur vie plutôt que de risquer celle de la Reine et de la Princesse."Ordinateur central de sécurité""Ordinateur central de sécurité"
Sa Majesté Oliwia - Monarque
Son Altesse Kamilia - Princesse de Theed
John Boerr - Commandant en chef des Forces Royales, responsable de la sécurité de la Famille Royale
Rick O'lonell - Gouverneur
Quarsh Panalka - Ex-Commandant en chef des Forces Royales (fonction : conseiller défense à titre exceptionnel)
Lionel Osborn - Conseiller défense, équipe de conception du système électronique de sécurité du Palais Royal
Solen Marlohee - Cabinet du Gouverneur (fonction : assistante)
Maayaî Veancy - Cabinet du Gouverneur (fonction : assistante)
Sabé Neberrie - Cabinet du Gouverneur (fonction : assistante)
Alfred Kincade - Majordome privé du Gouverneur
Grim Parayal - Conseiller défense, équipe de conception du système électronique de sécurité du Palais Royal
Bien qu'il soit là pour apporter objectivement tous les éléments que souhaiterait le Jedi, John devait également s'assurer de lui apporter son opinion, bien que subjective sur certains points.
- Maître Jeabro, même si l'enquête nous oblige à être prudent et à cibler toutes les taupes potentielles, sachez que cette liste contient des noms en qui nous avons une absolue confiance. Ces personnes travaillent au service de Naboo ou en lien étroit avec nos services depuis des années; certaines sont là depuis des décennies... Si nous avons des soupçons sur l'une d'entre-elles, il nous faudra des preuves tangibles, aussi dures que le beskar.
Même s'il assurait avoir confiance en toutes ces personnes, John Boerr restait un homme pragmatique. Son expérience l'avait préparé à toutes sortes d’éventualités et pourtant, jamais il n'aurait imaginé vivre une crise aussi profonde sur un monde aussi paisible que Naboo.
Il faisait partie de cette liste. Il était donc un suspect dans cet attentat. Et tant que Rick O'lonell serait entre la vie et la mort, personne ne serait là pour lui accorder une confiance aveugle. Il devrait prouver au plus vite sa bonne foi envers le Chevalier Jedi qui allait avoir besoin d'une confiance aveugle vis à vis de lui pour poursuivre l'enquête.
Pendant un instant, le Naboo se surprit à se penser dans la peau du terroriste. Se pouvait-il qu'il ait été dupé ? Se pouvait-il qu'on ait réellement abusé de sa confiance ? S'il avait permis l'explosion dans la salle du trône en négligeant la sécurité, il ne pourrait s'en remettre. Pire encore, s'il apprenait qu'une personne en qui il avait confiance l'avait trompé...
Boerr évacua cette pensée. Il la savait plausible, mais y penser maintenant alors qu'ils n'avaient strictement aucune preuve ne lui apporterait rien de bon. Il le saurait en temps et en heure.
- J'ai bien peur que vous ayez raison. S'attaquer à la famille Royale de cette manière, sans oublier que vous étiez présent... Ceux qui ont commandité cette attaque doivent avoir trois coups d'avance sur nous. Je crains qu'ils ne tentent de nous mener sur des fausses pistes. Nous allons devoir rester vigilants.
J'ai déjà pris les mesures nécessaires avec mes hommes pour garantir la sécurité des points stratégiques de notre monde. La protection de nos astroports, lieux publics, institutions et raffineries de plasma est d'ores et déjà renforcée.
Le Commandant en Chef profita du silence qu'il venait de réinstaller afin d'ouvrir une nouvelle fenêtre sur l'holo-ordinateur. Celle-ci semblait afficher un puits d'informations sur les menaces et les dangers que la Monarchie Constitutionnelle de Naboo devait particulièrement craindre.Spoiler : FOND SONORE
"[confidentiel] Commandant Boerr""[confidentiel] Commandant Boerr"
Rick,
Comme demandé, je te transmets mon rapport sur les éventuelles menaces que votre politique actuelle, à toi et à Sa Majesté Oliwia, pourrait engendrer. Tu trouveras ci-dessous les principaux projets de votre mandat qui pourraient amener des tensions futures et une grave opposition à votre politique :Spoiler : Nationalisation des industries de production du plasma
Spoiler : Militarisation de Naboo
Spoiler : Poursuite de la traque des responsables du Blocus de la Fédération du Commerce
Spoiler : Réglementation sur le port d'armes
Spoiler : Invitation des Jedi sur Naboo
Ces deux cités sont réputées, depuis la Grande Ouverture vers l'extérieur de l'après-Blocus, pour habiter une idéologie très proche de celles qu'on retrouve sur les mondes du Noyau. Ce sont les berceaux de nombreux artistes qui voient en la Monarchie et sa politique actuelle une régression par rapport à l'ouverture entreprise il y a plusieurs décennies.
Le Lieutenant Bellick O'Hara, responsable en chef de l'unité des Forces Royales de Keren, m'a fait état d'un problème en pleine expansion depuis quelques temps dans la cité : le collectif NNSPT "Naboo ne sera pas tienne !". Je t'ai joint un rapport expliquant la nature de ce mouvement et je t'invite grandement à t'intéresser de très près à leurs actions : il se pourrait qu'elles deviennent une épine venimeuse pour notre société.
Le Lieutenant Darius Vinman, responsable en chef de l'unité des Forces Royales de Rori, me met également en garde contre la rancune tenace des mineurs de sa lune. Depuis l'annonce de l'implantation du Pénitencier de Haute Sécurité sur leurs terres, ils menacent de passer à des actions violentes pour se faire entendre.
Ci-dessous sont recensées les potentielles menaces auxquelles le Gouvernement Naboo doit s'attendre à l'avenir :Spoiler : Syndicat des mineurs d'épices de Rori
Spoiler : Collectif NNSPT « Naboo ne sera pas tienne ! »
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Post n°15
Auteur : Rick O'lonellgroupuscules se revendiquant de la NNSPT s'en prennent à ce qu'ils nomment des « enfants » de ta politique : garnisons militaires et Forces Armées en premier lieu.
Si leur voix n'a pas de grande portée (pour l'instant), et si leurs actions n'ont pas (encore) eu d'impact médiatique, elle est la source d'une tension naissante dans les quartiers de Keren. C'est la première fois que des Naboos contestent le régime Monarchique millénaire et la Famille Royale voit en la NNSPT une très mauvaise influence pour la jeunesse idéaliste Naboo.
Si la Royauté voit en elle une menace à venir, c'est parce que la NNSPT revendique des soutiens de plus en plus importants. Certaines maisons royales se sont déjà rapprochées d'elle, tandis que des corporations étrangères du Noyau sont soupçonnées de financer leurs activités afin de prendre de l'influence sur notre monde.
Certains groupuscules anarchiques de la NNSPT ont même menacés de monter des actions bien plus radicales que par le passé si elles n'étaient pas écoutées. Une menace à prendre (très) au sérieux.Spoiler : Fédération du Commerce
J'ai transféré ce rapport à Maayaî comme tu me l'as demandé afin qu'elle en prenne connaissance et qu'elle l'étudie minutieusement.
Je suis à ta disposition si tu as besoin de quoi que ce soit.
John
PS : souhaite un bon anniversaire à ce bon vieux Alfred de ma part.
PS 2 : n'oublie pas Beemen.
Il était étrange de constater, tout en bas de la liste, que la Fédération du Commerce y était référencée malgré l'ancienneté du Blocus de Naboo qu'elle avait orchestré. Était-ce de la rancune ? De la prudence ? Ou les Naboos avaient de sérieuses raisons de penser que la Guilde du Commerce n'avait pas fini d'en vouloir à leur monde ?
- Sachez une chose, Chevalier Jeabro : si Naboo a une apparence idyllique, celle-ci cache en elle une personnalité peu flatteuse, dit-il avec un air grave, notre monde n'est pas aussi bon que dans l'imaginaire galactique. Complots et rivalités sont monnaie courante dans notre société depuis bien avant le Blocus de Naboo. Lorsqu'on fait partie de la politique intérieure, ce sont des secrets de polichinelle qui sont inconnus de la plupart des citoyens.
John se passa la main sur le visage. Il transpirait à pleines gouttes, usé par la difficulté de l'enquête alors qu'elle ne faisait que commencer. Pourtant, sa détermination était toujours aussi importante.
En se rappelant toutes ces potentielles menaces, le Commandant parvint à mieux organiser dans son esprit les renseignements fournis au Jedi. Des liens se créaient, d'autres disparaissaient. Et bien que son instinct le poussait vers une piste en particulier, son esprit réaliste l'incitait à avancer étape par étape dans l'investigation. Même si le temps leur manquait, il ne fallait pas omettre d'éléments importants.
- Avant d'être une démocratie, Naboo est une Monarchie. Et comme dans toutes les monarchies, nous disposons d'une classe de nobles, réputée pour leur richesse et leur influence considérables dans notre société. Ils ont les dents longues, et ont déjà causé de graves tords à Naboo par le passé.
A ce titre, j'ai de grandes raisons de penser que les maisons roya...
- TOC TOC TOC -
Dans un réflexe surprenant, Boerr attrapa son blaster et le tendit vers la porte qui venait de s'agiter. Une voix de femme se fit doucement entendre. Sans aucun doute savait-elle que la salle était occupée pour insister de la sorte.
Très doucement, John Boerr se leva de son siège et vint activer le verrou magnétique de la porte. Son blaster dissimulé dans le dos, il garda néanmoins son sang-froid afin d'accueillir comme il se devait Maayaî Veancy, la principale conseillère du Gouverneur Rick O'lonell. Impossible de ne pas esquisser un sourire en voyant la mine charmante de la jeune femme Naboo, quelque peu déboussolée comme tout le monde au sein du Palais.
Rassuré de voir une personne de confiance dans son champ de vision, l'ancien membre des forces spéciales républicaines baissa sa garde et rangea discrètement son arme autour de sa ceinture. Il s’avança de quelques mètres à l'extérieur de la salle de sécurité car ce qu'elle allait lui dire était confidentiel : le Chevalier Jedi qui était là, caché dans l'ombre de la pièce, devait seulement être informé des informations que Boerr aurait décidé de lui transmettre.
Bien-sûr, ce n'était pas une simple porte en duracier qui allait empêcher la mélodie s'échappant des lèvres de la jeune femme d’atterrir jusque dans les oreilles du sensitif. Boerr espérait simplement que Veancy comprenne son geste et qu'elle contrôle la portée de sa délicieuse voix.
- Commandant. Est-ce que vous avez une minute à m'accorder... en privé ? commença t-elle par annoncer en franchissant d'emblée la porte malgré le geste évident de son interlocuteur, Il faut que... Oh. Excusez-moi ! dit-elle en apercevant la silhouette du Chevalier Jedi, je ne veux pas vous déranger dans vos activités.
Boerr revint dans la salle allouée à la surveillance du Palais Royal. Il en profita pour mettre un peu plus de lumière dans la pièce -une manière d'accueillir comme il se devait la principale assistante politique du Gouverneur O'lonell- et vint se placer entre le Jedi et la jeune femme.
- Je voulais simplement vous dire que... J'ai eu des nouvelles de la Reine Oliwia et du Gouverneur O'lonell. Ils sont entre la vie et la mort.
Votre consœur Jedi... continua t-elle en regardant Pete Jeabro, est dans la même situation. Son état a empiré depuis le transfert vers l'hôpital. Elle vient d'être placée en chambre de réanimation.
Un silence fort troublant régna alors. Venue pour longuement échanger en privé, la dénommée Maayaî Veancy ne resta finalement que quelques secondes dans la salle. Une fois l'annonce passée à John Boerr et au Jedi, elle tourna le dos aux deux hommes afin de s'en aller. Elle fut interrompue par l'étrange main de Boerr qui lui attrapa le poignet.
Veancy sursauta.
- Vous saignez... dit-il délicatement en accompagnant ses mots d'un bref mouvement de la tête en direction du cou de la jeune femme, l'explosion dans la salle du trône a été violente. Vous devriez aller vous faire soigner.
Personne ne vous en voudra si vous pensez d'abord à votre santé.
L'assistante du Gouverneur se frotta assez rapidement la blessure avec le bout de l'index, comme si son toucher subtil et l'ongle délicatement taillé lui suffiraient à stopper le saignement. Elle décida finalement de jouer l'apaisement et de changer de sujet, pensant à juste titre que son cas ne devait pas être aussi important que celui des Naboos qui étaient à deux doigts de la mort.
Elle se contenta alors de remonter le col de sa chemise moulante.
- Contrairement à d'autres, j'ai eu la chance d'éviter la zone d'impact de la bombe. Je ne peux m'arrêter en sachant la Reine et le Gouverneur dans un état plus que critique.
Je me rends à l'hôpital pour être à leur chevet. Je veux m'assurer que tous les efforts soient faits pour qu'ils soient remis sur pieds, conclut t-elle avant de s'en aller définitivement.
John Boerr savait la jeune femme têtue. Son rôle quotidien étant d'assister le Gouverneur dans ses activités politiques, elle ne servait plus à grand chose dorénavant si ce n'est faire le porte parole funèbre de Rick O'lonell. Son importance au milieu de cette grave crise dépendait donc de la survie de l'ancien militaire et c'est là que sa présence à l'hôpital près de son possible cadavre devenait indispensable.
D'où la raison pour laquelle le Commandant des Forces Royales n'insista pas plus longtemps. Elle était une femme forte et indépendante, elle savait ce qu'elle faisait et bien qu'il ait montré le contraire lorsqu'elle était là, Boerr ne s'inquiétait pas vraiment pour sa petite écorchure au coup. Elle survivrait.
Tout le monde n'aurait pas cette chance.