Un problème de stock.
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Post n°1
Auteur : Super PNJAlors que les troupes de choc des bataillons organiques de la Confédération étaient mobilisés pour l’Opération Pinder, une autre catégorie de soldats savait pertinemment qu’elle ne connaîtrait jamais l’enfer du front tant que celui-ci restait à des années lumières des mondes séparatistes. Ces gens-là s’étaient ceux qui bossaient dans la logistique ! Pour eux, la guerre ce n’était que des caisses à remplir et à déplacer … Il est vrai qu’à côté de leurs camarades qui se faisaient trouer la peau pour des conflits politique, leur travail était plutôt tranquille. Alors que certains slalomaient entre les lasers pour prendre un point de contrôle, d’autres se risquaient à se fouler une cheville en rangeant des palettes … Pour être franc, la logistique était considérée par beaucoup de soldats comme une planque. Et à vrai dire ce n’était pas totalement faux ...
La logistique militaire était une fonction sujette à la moquerie dans bien des armées. Pourtant c’était encore cette dernière qui définissait bien souvent le cours des batailles. Certes, y travailler était moins noble que de se battre pour instaurer la démocratie, mais au moins ces hommes-là avaient beaucoup plus de chance de toucher leur retraite ...
La mission sur Taris avait nécessité un rush de la part de tous les services de logistique afin que tout soit prêt dans les temps. La décision de libérer la planète indépendante avait été prise très rapidement et il avait fallu préparer l’armada Séparatiste pour l’occasion. La mise sous tutelle de l’Armée Publique Geonosienne et la mise à jour de certains de ses vaisseaux avait demandé le plus gros du travail. On avait carburé dans tous les sens mais les délais avaient étés tenus ! A présent tout était terminé et les militaires de ces services n’avaient plus rien d’autre à faire que de se la couler douce et penser à leurs potes qui allaient risquer leur peau pour le drapeau !
Le Major Bjurk ne s’était pas fait attendre pour relâcher la pression. Ce rodien était le responsable des dépôts du secteur C#23. C’était un dépôt de munition important qui partageait une partie de ses hangars avec ceux des Forces Publiques de la Planète. Il était en train de boire tranquillement son thé dans ses quartiers lorsqu’un de ses subordonnés pénétra dans son bureau à vive allure. Le nouveau venu salua son supérieur de manière expéditive et lui transmit avec empressement un dossier manuscrit. Le Major était intrigué, ce n’était pas le genre de la maison que de courir comme un demeuré dans les couloirs. A tous les coups les Gamoréens avaient fait péter par accident une caisse de grenade comme ça avait été le cas la semaine dernière … Il mit ses lunettes sur son nez et regarda calmement le dossier qu’on venait de lui donner. Ses yeux se plissèrent lorsqu’il vit ce dont il était question. Les mains tremblotantes il releva la tête en direction du militaire.
« - Il doit y avoir une erreur mon garçon … »
« - Sauf votre respect Major, nous avons déjà procédé plusieurs fois aux vérifications. L’état des stocks est formel : il n’y a pas d’erreur dans le registre! »
Bjurk grinça des dents. Cette affaire puait le caca à plein nez ! Mieux valait en avertir immédiatement les autorités.
« - Et bien revérifiez encore et encore !!! Le soldat acquiesça et quitta la pièce au pas de course. Fou de rage, le Rodien s’en alla jusqu’au comlink qui était installé sur son bureau. Il était conscient de la gravité de la situation et c’est pour cette raison qu’il contacta en personne le haut commandement du Directoire de Sécurité Politique. Allo ?! Passez-moi immédiatement le commandement du DSP. Communication prioritaire, code rouge. Clef de sécurité 010101. Le standardiste vérifia l’authenticité de l’appel. Le numéro qu’on venait de lui donner était bien un code valide. En quelques secondes la ligne fût redirigée vers un des commandants du DSP. Le Major reconnu à son grand désarroi la respiration typique du Killik à l’autre bout du téléphone. L’insectoïde lui faisait peur … Mon Général, ici la logistique. Major Bjurk responsable des stocks du secteur C#23. Nous avons un problème ici ! Le militaire vérifia une dernière fois le dossier. Il espérait peut-être que ce qui était marqué disparaisse par miracle mais malheureusement pour lui les informations étaient bien là devant lui, imprimées noir sur blanc ... Chacun des mots qu’il articula par la suite lui coutèrent énormément. Quatre fûts de 1138 ont disparus de nos réserves. Ça c’est passé durant la mise sous tutelle des Forces Publiques Géonosiennes. Les registres sont catégoriques il nous manque 4 fûts ! Le vol est survenu pendant que nos soldats réaménageaient les stocks de l'Armée Publique et qu’on transférait les équipements pour les appareils à destination de l’Opération Pinder. Ils ont agis au moment opportun, avec tout ce remue ménage on a rien vu ! Les caméras de surveillance sont en cours d’analyse mais vu le lieu du vol je peux déjà vous dire que ce ne peut être qu’une affaire interne ... »
Le 1138, de son nom scientifique « TriHexalophine 1138 », était une des pires merdes à être sorti des laboratoires confédérés ! Lors de la Grand Guerre ce nom avait fait frémir jusqu’au Général Valiant ; et il y avait de quoi ! A l’origine le 1138 était une arme bactériologique destinée à provoquer la destruction durable de l’écosystème d’une planète. On l’avait fabriqué afin de détruire les ressources agricoles et biologiques de l’ennemi mais il s’était montré aussi désastreux sur les êtres vivants. Face à cette « découverte » on avait compris que les armes bactériologiques étaient la suite logique des gaz de combat qui étaient utilisés massivement contre les forces loyalistes. A la fin de la Guerre, le Général Mufus avait fait modifier la souche du 1138 par les scientifiques de la Division UCEH du Capitaine Gabar afin de l’orienter spécifiquement contre les êtres vivants. Les symptômes d’une exposition au 1138 étaient les suivants : le cerveau ne contrôlant plus rien les muscles du patient se tétanisaient. La peau se liquéfiait et finalement on suffoquait d’asphyxie avant que le cœur n’explose. En gros ce n’était pas la joie. Pour survivre à cette saloperie il fallait s’injecter en plein cœur un antidote dans les 20 premières secondes de l’exposition. Et encore on disait que l’antidote n’était pas efficace … Après la Guerre les stocks de 1138 avaient étés complètement oubliés. Ils étaient rangés dans différents hangar comme ceux du secteur C#23. Si la confédération n’avait pas continué les recherches dans le domaine, Mufus l’avait poursuivi avec Corellia. Après le 1138 on avait créé des armes plus virulentes encore comme le Sarin ou le VX ... Voilà qu’une abomination Séparatiste d’un autre temps refaisait surface … Sharkaran resta un moment silencieux avant de répondre au Major Bjurk.
Sharkaran Eldjurath
« - Je prends note de tout cela Major. Nous allons vous envoyer une équipe immédiatement. Je m’occupe de transmettre ces informations au DCRS. Si ce que vous dites est vrai alors nous devons nous montrer très prudents … Ce vol survient dans la pire des situations et il s’est déroulé en plein sous l’autorité du Commandant Hugues … Ceci lui serait préjudiciable, évitez que cela ne s’ébruite … C'est sans doute des parjures à la solde du Cerberus. »
Sharkaran raccrocha le combiné. Il n’était pas seul dans son bureau, un grand homme lui faisait face. Cet humain était un moustachu qui arborait fièrement de larges cicatrices sur son visage. L'insectoïde le regarda avec calme avant de prendre la parole.
« - C’est fait. »
D’un signe de tête le Killik congédia son homologue. Les grands yeux gris de l’insectoïde ne témoignaient aucune émotion mais derrières ces larges orbites la créature jubilait. Les premiers pions commençaient à être placé. Il contacta rapidement le DCRS pour les informer de la situation et pris l'initiative de faire de même pour Hughes. Un chiffre résonnait à son esprit DC00471...Spoiler : Spoiler