Un vaisseau en surpoids
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Post n°1
Auteur : SliceIls avaient réussis ! La planète de glace et la base secrète des jedis n’étaient plus qu’un lointain souvenir. De tout le tumulte qui avait parcourut les lieux, d’où ils étaient à présent il ne restait plus qu’une étoile lointaine et éloigné. Un point brillant, faible et meurtri par la perte de deux Jedis. Hurza et Raiden, tous deux perdus pour l’ordre mais pour des raisons bien différentes. Un martyr et un traitre ... Slice et son nouvel apprenti étaient enfin tirés d’affaire et c’était actuellement le plus important à leurs yeux. Le futur était en marche. Les moteurs du vaisseau étaient poussés à leur maximum. Les deux hommes avaient quittés le système de Hoth quelques temps auparavant à bord d’un petit cargo volé sous les yeux des Jedis rebelles.
L’appareil filait à présent à travers les étoiles en vitesse lumière. A l’intérieur de la carlingue de métal il régnait un silence de plomb. Slice réfléchissait à la suite des évènements. Bien qu’il n’ait pas donné d’explication quant à leur destination, le Sith avait mit le cap en direction de Coruscant. Mais au lieu de suivre la voie Corellienne il avait toutefois emprunté une autre voie commerciale, la route hyperspaciable Hydiane. Ce n’était pas là le fruit du hasard mais bel et bien l’aboutissement de ses réflexions. Ils passaient à présent aux abords de la planète séparatiste du nom de Cato Neimoidia. Sans en avertir son copilote et apprenti l’homme coupa l’hyperpropulsion.
Quittant son siège il invita Raiden à le suivre. Le mystère s’épaississait ... L’apprenti s’exécuta et ils quittèrent ainsi le poste de commande de l’appareil pour se diriger au compartiment des capsules de sauvetage. Le seigneur Sith restait toujours muet, réfléchissant une dernière fois à ce qu’il avait prévu de faire. Un court instant le doute s’instaura dans son esprit. Était-ce la bonne solution ? Il ne le savait pas vraiment et se contenta finalement de virer cette vision de son esprit. Il ouvrit la porte d’une capsule avant d’y jeter à l’intérieur une balise de secours cryptée Jedi éteinte. Enfin le sinistre personnage se retourna en direction de son élève pour s'adresser à lui.
« - C’est ici que commence votre première leçon et mise à l'essaie Raiden. Un Sith se doit de survivre à tout environnement et à toute situation. Les clefs de l’instinct de survie sont l’adaptation et la détermination. Ne pas parvenir à maîtriser ces clefs entraine l'échec. Et l'échec est dans ces terres synonyme de mort. Les lois de la nature sont simple, le faible nourrit le fort. Aucune vie sauvage ne meurt en général de vieillesse, nous faisons tous partit d’un tout et notre mort sera elle aussi synonyme de vie pour une espèce. Les vers se nourrissent des corps putrides, les oiseaux des vers et les hommes se nourrissent des oiseaux. Voici le cycle immuable de la vie. En ce jour c’est à votre tour de vous inscrire dans ce chaînon. De revenir à vos plus bas instincts. Oubliez là votre condition d'homme, ouvrez vous au monde et à la force à l'état brut. Votre détermination et votre adaptation seront mit à l’épreuve. C'est dans la difficulté que naissent les réponses et apparaissent les facultés. Si vous échouez, c’est que vous aurez été trop faible.
Une semaine !
C'est le temps que vous devrez attendre avant que cette balise ne s'active. Lors que ceci sera le cas, je viendrais alors vous retrouver. Si vous êtes toujours là bas et en vie, alors vous aurez prouvé votre valeur et dors et déjà réussit le premier entrainement. Le plus important et le plus difficile. Vous ignorez la planète que nous survolons et allez être amener à survivre sur une terre dont vous ne connaissez rien, du climat en passant par les espèces la peuplant. Sur ce ... bonne chance ! »
Avant même que son disciple mit à l’essaie n’ait le temps de répondre, le seigneur Sith venait de lui flanquer un coup de pied dans le dos l’envoyant à l'intérieur de la nacelle. Alors que le jeune homme se relevait tant bien que mal dans l’espace clos, son maître avait dors et déjà appuyé sur les commandes. L’instant d’après la capsules de sauvetage quitta l’appareil allant dors et déjà s’écraser sur Cato Neimoidia.
Slice contempla un instant la petite capsule descendre inéluctablement en direction de la planète avant de retourner seul aux commandes. Il se devait de faire quelque chose qu'il ne pouvait faire que seul. Une chose que nul ne se devait de voir. Slice retournait sur Coruscant, au sein même du lieu de culte de son ordre. Là où tout avait prit fin brutalement, et là où tout avait commencé. Serrant les poings l'homme actionna l'hyperpropulsion. Restait à savoir quelle découverte il ferait dans une semaine.Spoiler : La suite ici :
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Post n°2
Auteur : RaidenEnfin, nous avions quitté la planète de glace et un tout nouvel avenir s’ouvrait devant moi. La fuite s’était déroulée sans aucun problème hormis la rencontre avec le Chevalier Jedi qui n’avait fait que nous ralentir. La défaite de Revan avait dû lui laisser un arrière gout dans la bouche, au sens propre. Toutefois, le vol du cargo en plein dans le complexe Jedi était digne d’être souligné. Ils n’avaient même pas eu le temps de réagir et aucune personne n’avait trouvé la mort. Même la jeune togruta n’avait subi aucun préjudice à part un léger traumatisme. Au final, je me trouvais avec Slice dans la cabine de pilotage, faisant voile vers mon destin. J’avais énormément de questions à poser mais le silence du Gris et l’atmosphère pesante qui régnait m’incitèrent à les garder pour moi. Par exemple, je n’avais aucune idée de notre destination actuelle.
Au bout d’un long moment, le vaisseau sortit de l’hyperespace aux abords d’une planète inconnue. Le Maître du culte de Cypher se leva et se dirigea vers l’arrière du cargo en m’invitant à le suivre. Une fois près des capsules, il se saisit d’une balise de détresse et la jeta dans une capsule avant de se tourner vers moi. La il débita un long discours sur l’épreuve qui m’attendait. J’allais être largué sur une planète inconnue, seul et sans aucun moyen de communication. Mon but ? Survivre pendant une semaine. Il voulait tester ma patience et ma force. Quand il mentionna la possible rencontre d’espèces animales ou civilisées, je réalisai que ce n’était pas un simple exercice de survie. Avant que je ne puisse réagir, il me donna un violent coup de pied dans le dos qui m’envoya dans la capsule. Je m’écrasai la face contre la vitre du cockpit mais le pire fut la rencontre brutale entre le manche et mes organes génitaux. Le visage déformé par une grimace de douleur, j’entendis le sas se fermer et se verrouiller avant que la capsule ne soit éjectée en direction de la planète. Alors que l’aura de Slice disparut de la zone, je sentis la capsule dériver en direction de la planète. Je me jetai sur alors sur le poste de commande et tentai de redresser l’assiette de la capsule. L’idée de m’écraser contre un quelconque obstacle naturel ou de me retrouver au milieu de l’océan me déplaisait légèrement. Au vue de mes capacités à mener un appareil entier d’un point A à un point B, l’option du crash apparaissait comme plus que probable. Des boutons se mirent à clignoter de tous les côtés tandis que la coque vira au rouge suite à l’entrée dans l’atmosphère.
*J’arrive beaucoup trop vite.*
Je mis ma ceinture de sécurité et pris en main les manettes de pilotage. Le sol se rapprochait à grande vitesse. La descente s’accentua encore et je dû me battre avec la force d’inertie pour relever le plus possible la trajectoire. Cet effort fut pourtant vain puisque la boîte de conserve traversa le feuillage des arbres avant de s’écraser violemment. Au moment où ma tête percuta le pare-brise, un voile noir tomba sur mon esprit.-------------------------------------------------------------Je n’avais aucune idée du temps que j’avais passé dans le coma. Quand je revins enfin à moi, une violente migraine m’embrasa la tête. En passant la main sur mon front, je sentis un liquide couler d’une plaie à l’arcade. Un courant d’air m’informa que la vitre de la capsule avait éclaté suite à l’impact. Je me relevai et cherchai la balise en tâtonnant. Elle était éteinte et n’activerai que dans une semaine.
*Bon bah c’est parti.*
Fouillant la capsule de fond en comble je trouvai un nécessaire de premiers secours ainsi que des rations permettant de tenir 1 journée. Après avoir fait un check up des ressources à ma disposition, j’ouvris le sas et sortit dehors. Aussitôt, un vent frais apporta à moi des centaines d’odeurs tandis que de multiples bruits trahissaient la faune peuplant ces montagnes. Le temps était humide mais il ne faisait ni trop chaud ni trop froid. J’inspirai longuement en m’étirant.
-Tout compte fait, ça a pas l’air si terrible comme entrainement.
Je vérifiai que mon sabre était bien accroché à la ceinture avant de me mettre en marche. L’épave de la capsule pouvait constituer un abri pour la nuit mais les rations ne permettrait pas tenir jusqu’au retour de Slice. Si jamais il revenait… Je devais donc trouver d’autres sources de nourriture. Au bout de quelques minutes de marche, le son caractéristique de l’eau qui coule parvint à mes oreilles. Me dirigeant vers la source, je tombai sur un cours d’eau. Je me rendis alors compte que j’étais assoiffé. Je me penchai et bus l’eau directement dans le lit de la rivière. Après avoir passé un long moment sur Hoth, cette planète passait pour un véritable paradis. Toute la montagne respirait la paix et la sérénité. Le Gris pouvait très bien ne pas revenir, ça ne me dérangeait pas du tout de rester ici.
Face à un tel environnement, plusieurs souvenirs me revinrent en tête. Cet endroit ressemblait énormément aux paysages d’Alderaan. Je coupai une branche avec mon sabre à laquelle j’attachai un fil muni d’un crochet en métal. Rien de tel qu’une petite partie de pêche pour trouver à manger et profiter du temps. Après avoir plongé la ligne dans la rivière, je m’allongeai dans l’herbe les bras croisés derrière la tête. Depuis quand ne m’étais-je pas senti aussi bien ? Certes j’avais trahi les Jedi ainsi que les espoirs que mon oncle avait placé en moi pour suivre un Sith dont je ne connaissais que le nom. Mais en cette heure, tout cela me paraissait si loin.
Lorsque je me réveillai, la nuit était tombée depuis un petit moment. Je m’étais stupidement endormi sur un monde inconnu, bercé par tant de tranquillité. Je sortis ma ligne de l’eau et constatai que rien n’avait mordu. Rien d’étonnant en même temps. Agacé, je jetai la canne dans la rivière et pris le chemin du retour. Heureusement, le marquage que j’avais laissé sur la zone du crash était encore frais et je retrouvai mon chemin sans grosse difficulté. Au bout de quelques minutes je fus de retour à la capsule. La fraicheur apportée par la nuit me fit frissonner alors je rentrai sans tarder à l’abri. Une fois à l’intérieur, je fermai le sas et avala rapidement une ration avant de m’endormir, enveloppé dans une couverture.-------------------------------------------------------------Le jour se leva doucement et réanima comme par magie la forêt. Cette forêt qui était restait silencieuse durant la nuit regorgeait à présent de nombreuses vies. Pour la première fois, j’avais dormi d’un sommeil paisible dénué de rêve et de cauchemar. A peine réveillé, je me synchronisai avec la Force afin de percevoir tous les êtres dans les environs. Ça faisait maintenant plusieurs jours que j’avais perdu la vue et ma perception s’améliorait assez vite. Seul point noir au tableau, je dû interrompre cette séance de médiation suite à un gargouillement monstrueux émanant de mon ventre.
*Je dois vraiment trouver quelque chose à grailler.*
Je me relevai et avalai vite une ration de secours, n’en laissant plus qu’une dans la boite. Je le fourrai dans ma veste et retournai à la rivière. Une fois au bord de celle-ci, je taillai une autre canne à pêche et lançai la ligne au loin. Voulant mettre à profit ce calme et cette solitude, je m’assis en tailleur au bord de l’eau et entrai en méditation. Les battements de mon cœur devinrent de moins en moins rapides tandis que mon esprit s’ouvrait à la Force. Mon champ de perception s’étendit doucement mais de manière constante. Je parvenais même à détecter de nombreux signes de vie dans les environs mais pas un seul être intelligent. La forêt regorgeait d’animaux mais restait sauvage, faute d’exploitation. Puis d’autres visions s’offrirent à moi. Ces derniers temps avaient eu provoqué en moi un grand sentiment de doute. A aucun moment je n’avais eu le temps de réfléchir à la tournure que prenaient les événements. Je me souvenais très bien du jour où j’étais chez les Jedi et à présent, j’attendais patiemment le retour d’un Seigneur Sith. On aurait dit un chien attendant sagement le retour de son maître. C’est que j’étais ? Un chien sans aucune emprise sur sa propre vie ? D’ailleurs, j’avais quitté les Jedi mais pourquoi ? Je ne connaissais pas même la raison qui m’avait poussé à revêtir le costume du traître. A la vue de la jeune Padawan à la merci de Slice, une colère sans nom s’était emparée de moi et je l’avais totalement libéré. Mon sang s’était mis à bouillonner dans mes veines en réclamant celui du Gris. J’avais perdu le contrôle en la voyant en danger alors que je ne la connaissais même pas. Bertrolen m’avait prévenu quant au danger que représentait le Côté Obscur. Il m’avait soutenu jusqu’à la fin envers et contre le Conseil. Que dirait-il en me voyant ici ? C’est en repensant au duel contre Slice et à ses paroles que la vérité m’apparut soudainement. J’avais eu brièvement le dessus mais je ne pouvais fermer les yeux sur sa véritable puissance et sur sa victoire absolue contre Revan.
*La puissance. Je veux devenir plus fort.*
Avec un timing parfait, je détectai une forme de vie dans la rivière, juste devant moi. Réagissant sous le coup de l’instinct, je plongeai ma main dans l’eau et la ressortir aussitôt, serrant un poisson. Rien qu’à le voir, j’en eus l’eau à la bouche. Alors j’allumai un feu au-dessus duquel je fris frire ma prise. Durant toute la cuisson, mes yeux étaient rivés sur mon futur repas et un délicieux fumet s’en dégageait. Seulement jamais je n’eus l’occasion de le savourer. Totalement absorbé par la cuisine, je ne vis rien venir et un coup sec sur la tête m’envoya au tapis.
Suite au prochain épisode... -
Post n°3
Auteur : RaidenLa suite maintenant.
-Combien tu crois que l’Empire nous donnera pour un Jedi en vie ?
-J’en sais rien mais il doit surement savoir des trucs importants.
J’étais réveillé sur un bon moment mais avec mes yeux brûlés, ils n’en savaient rien. De ce que j’avais entendu, j’étais retenu par des pirates de l’espace, des marchands d’esclaves ou dans le même genre. A ce que j’avais pu observer, j’étais dans une sorte de campement perdu au milieu des montagnes. Une chaine solidement fixée au mur entravait mes mains et mes pieds. Ils avaient aussi pris de soin de me priver de mon arme, laquelle était posée sur une table au milieu de la pièce. Ils étaient une quinzaine d’hommes présents sur le site dont deux dans cette pièce et quatre en train de jouer aux cartes à côté. Ceux-là ne poseraient aucun problème contrairement aux autres, dehors. Ils auraient alors le temps de réagir et de m’attendre de pied ferme. Dans tous les cas, je devais agir au plus vite pendant qu’ils me croyaient inconscient. Essayant de paraitre le plus endormi possible, je me concentrai sur mon sabre. Il bougea légèrement puis glissa progressivement vers moi tandis que mes deux gardiens continuaient leur discussion.
Encore un petit peu…
Alors que mon arme s’approchait doucement du bord de la table, une poigne bloqua soudainement sa progression. L’un des deux pirates m’avait grillé et s’était emparé de l’arme tant convoitée. Enervé par cette tentative, il vint vers moi et m’asséna un coup de pied sur la tempe. Je m’écroulai sur le côté, n’ayant rien vu venir. Insatisfait, il m’envoya une série de coups de pied dans les flancs en m’insultant de tous les noms qui lui passaient par la tête avant de me cracher dessus. Le souffle coupé, je sentais mon corps hurler sous les nombreux traumatismes qu’il avait subis. Puis, ce fut le tour de son acolyte de venir vers moi. Je me préparai à devoir encaisser un autre passage à tabac mais il n’en fit rien. L’homme se contenta de me saisir par le col et de me soulever jusqu’à me mettre à genoux.
-Ne refais plus jamais ça petit con. L’Empereur te voudra surement en vie mais rien ne nous empêche de t’arranger la gueule avant. Tu le sais peut-être pas mais même un minable Jedi comme toi peut valoir du pognon. Par exemple, tu pourrais commencer par nous dire où se trouve toute ta bande.
Je dû lutter pour ne pas m’évanouir sous la puanteur de son haleine. Il sentait l’alcool bon marché et la crasse et la chair. Je sentais mon sang bouillonner dans mes veines et la colère m’envahir à nouveau. Les courbatures dues au passage à tabac et ma lèvre explosée n’arrangeaient pas les choses bien au contraire. Tandis qu’il m’expliquait les raisons de ma capture, il s’amusait à tripoter mon sabre dans tous les sens. Je me focalisai dessus et quand j’entendis la mélodie du cristal, j’activai la lame par la pensée et le brigand se retrouva transpercé. Il s’effondra au sol et je récupérai mon arme ce qui me permit de me débarrasser de mes entraves. L’autre brigand se précipita alors vers la porte mais je parvins à l’intercepter avant. Je lui bondis dessus et lui sautai à la gorge. Avant qu’il puisse émettre la moindre alerte, je lui brisai la nuque et le corps inerte s’effondra sur le sol.
Mes sens surdéveloppés m’avertirent que les pirates commençaient à s’agiter de l’autre côté et certains avaient même commencé à se battre entre eux. Apparemment, une partie de dés avait mal tourné et l’alcool n’aidait pas vraiment à les calmer. Je sentais mon visage se crisper en un sourire carnassier. Je m’approchai doucement de la porte et frappai trois coups à la porte. J’entendis une chaise grincer et des pas venir vers moi. Quand la poignée commença à tourner, j’envoyai une vague de Force ce qui arracha la porte, emportant avec elle l’homme qui s’apprêtait à l’ouvrir. Je déboulai alors dans la pièce, le sabre au clair et le goût du sang dans la bouche. Bien imbibés par l’alcool, les marchands d’esclaves mirent un peu de temps pour comprendre la situation ce qui me laissa le temps d’en trancher un en deux. Un autre se précipita sur moi en sortant son arme mais je fus le plus rapide et, en faisant un pas en avant, lui portai un coup d’estoc à la gorge. Le dernier encore en vie se trouvait à l’autre bout de la pièce et tira deux fois. Le premier tir passa à quelques centimètres de mon épaule. Quant au deuxième, je le renvoyai et touchai ma victime à la jambe. Sur le coup de la douleur, il se plia en deux avec les mains plaqués sur sa blessure. J’en profitai pour courir vers lui et séparai la tête de son corps. J’étais devenu une bête assoiffée de sang, ne recherchant que la violence. Toute cette colère amplifiait mes pouvoirs mais je ne contrôlais plus rien. Un bruit attira mon attention alors que ma première cible, toujours coincée sous la porte arrachée, essayait de se dégageait. Je m’approchai et l’achevai d’un coup de sabre en travers du crâne. Rien que de voir tous ces quelques corps éparpillés dans les deux salles, parfois en plusieurs morceaux, provoqua en moi une poussée d’adrénaline. Je me sentais puissant, invincible, immortel. Je voulais encore plus. Plus de puissance et de sang.
Entrainé dans une fureur meurtrière, je découpai une issue de secours dans le mur et sortis par derrière. Affronter tous ces hommes en même temps n’était surement pas la meilleure idée. Il faisait nuit noire et la visibilité devait être quasi nulle ce qui pouvait aller dans mon sens puisque je ne voyais rien. Je fis le tour du bâtiment et remarquai que je me trouvais non pas dans un campement mais dans un village, un village abandonné. Un rapide tour des lieux me permit de repérer mes proies qui étaient au nombre de sept. Je me faufilais sans un bruit et m’arrêtai derrière ma prochaine cible. Je m’accroupis dans l’ombre et siffla doucement. Le brigand se retourna et je fis craquer une brindille pour l’attirer. Il s’approcha, méfiant, passa juste devant moi sans rien voir. Je me relevai et le frappai dans le dos avec mon sabre en allumant mon sabre juste le temps de le trancher. Inutile que je donne ma position avec la lumière de ma lame. Les deux morceaux tombèrent dans l’herbe tandis que je m’éloignai rapidement. Le deuxième, qui se trouvait à quelques mètres, montait la garde à l’angle du bâtiment. Je lui mis un coup de pied dans la rotule pour lui péter le genou avant de le plaquer avant sur un piquet dépassant du sol. La dite pointe s’enfonça dans crâne et il trépassa en un éclair. Manque de chance, un de ses potes rappliqua dans la seconde après avoir vu le corps. Il hurla quelque chose dans sa langue pour prévenir les autres avant de se jeter sur moi avec un couteau. Pris de court, je me laissai tomber sur le dos pour éviter la première attaque et lui fauchai les jambes. Alors qu’il allait chuter sur moi, je dégainai mon sabre et le laissa se planter dessus.
Trois en moins.
Pour l’instant, mon évasion ou plutôt mon carnage s’était déroulé plutôt bien. Il n’en restait plus que quatre qui constituaient la partie dure du steak. Alors que mes victimes avaient été séparées du groupe, les pirates restant montaient la garde devant l’entrée et chacun avait les trois autres dans son champ de vision. Pas le choix, je devais les affronter tous en même temps. Je découpai la tête de mon dernier cadavre et la lançai au milieu de groupe. Avec un peu de chances, ils seraient assez intimidés pour me donner l’avantage. Dans le cas contraire, la mort de leurs coéquipiers risquait de les mettre bien en rogne. La tête roula dans l’herbe et s’arrêta aux pieds du brigand le plus proche. Il se pencha et la regarda un moment avant de comprendre. D’abord pris d’effroi, il se ressaisit rapidement et tous les quatre se regroupèrent, arme à la main et prêts à faire feu. Tandis que j’avançai vers eux, j’activai mon sabre et la lame argentée éclaira la nuit. Je m’arrêtai à quelques mètres lorsqu’ils braquèrent leur fusil sur moi.
-Rangez vos armes et réglons ça dans les règles de l’art.
Tandis qu’ils s’apprêtaient à ouvrir le feu, je leur coupai l’action en les provoquant.
-A quatre contre un, qu’est-ce que vous risquez ? Ou alors êtes-vous aussi lâches que vos équipiers ?
Chose incroyable, ces raclures possédaient un minimum d’honneur puisqu’ils lâchèrent leurs armes pour se saisir de vibrolames avant de se répartir autour de moi. Je baissai les yeux vers le sol et soufflai longuement. Lequel allait attaquer en premier ? Ou alors préféraient-ils se jeter sur moi comme un seul homme ? Le vent commença à se lever et les premiers rayons de soleils me chauffaient la nuque. Je frappai le sol trois fois avec la pointe de mon pied droit avant que l’un d’eux ne se décide. Il eut à peine le temps de faire un pas que je me tournai vers lui et l’éjectai avec la Force. Les trois autres réagirent dans la foulée et, avant que leur lame ne me transperce de part en part, j’invoquai la Force pour sauter en dehors de la mêlée. Je me réceptionnai à l’écart de la bagarre et les avais à présent face à moi. Ne me laissant pas un répit, ils vinrent tous les quatre sur moi et m’assaillir de plusieurs coups. J’en parai certains et esquivai les autres tandis que je perdais du terrain. Ma tenue de Padawan déjà abimée et tachée de sang se vit décorée de quelques entailles ainsi que ma peau en-dessous. Une lame passant trop près me laissa même une plaie sous l’œil droit. Ils étaient eux aussi enragés mais le combat au sabre n’était pas leur spécialité loin de là. Les ouvertures étaient nombreuses et béantes. L’un d’eux commit une erreur en voulant me frapper avec un geste trop loin. Saisissant l’occasion, je fis un pas en avant et enfonçai la pointe de mon sabre juste au niveau de son sternum. D’un mouvement du poignet, j’agrandis la blessure jusqu’à lui ouvrir toute la gorge. Il s’étala sur le sol en se tordant de douleur tandis qu’un gargouillement parvenait à peine à sortir de sa bouche. Conscient de ma vulnérabilité, son équipier porta son attaque et m’entailla la peau sur toute la longueur de mon dos.
-Enfoiré…
La douleur aggrava encore plus mon état et fit ressortir mes instincts les plus primitifs. Ecumant de rage, je me retournai et lui rentrai dans le lard. Ne voyant plus que le monstre en moi, il se replia de peur et je pus écarter son arme facilement avant de l’égorger. Il tomba à genou et comme si cela ne me satisfaisait pas, je l’envoyai au sol d’un coup de poing. Quant aux deux derniers, ils devaient faire dans leur froc puisque l’un d’eux partit en courant pour récupérer son arme, laissant son pote seul face à moi. Dans un élan de désespoir, il se jeta sur moi et s’empala tout seul sur mon arme avant de glisser au sol. Lorsque je me tournai vers lui, il leva son arme et fit feu. Je repoussai ses tirs sauf un qui passa au ras de ma jambe. J’étais dans une telle colère que la colère ne me fit même pas trésailler. Concentrant la Force dans mes jambes, je fondis sur lui tel un rapace sur une souris et lui tranchai la main armée. Il se crispa sur son moignon en lâchant un cri de douleur qui provoqua en moi une montée d’endorphine. Des larmes aux yeux, le brigand me regarda en me suppliant.
-Ne me tuez pas s’il vous plait. J’ai une femme et des enfants. Pitié…
-Et alors ? Fallait y penser avant.
Sans une once de pitié ou de compassion, je ramassai son fusil et l’achevai d’un tir de laser entre les deux yeux. Le corps désormais sans vie s’effondra dans l’herbe rougie par le sang. Pendant que le vent emportait avec lui les odeurs de mort, la tension s’abaissa et je repris le contrôle de moi-même. Pris d’une vague de fatigue et de lassitude, je me laissai tomber sur le sol. Le sang répandu un peu partout s’incrusta dans mes vêtements et mes mains étaient couvertes de ce liquide vital. Les blessures que j’avais subi lors de la confrontation se réveillèrent d’un coup et m’arrachèrent un cri.
Si fatigué…
Sans me débattre, je me laissai sombrer dans un profond sommeil et m’endormis au milieu des cadavres. -
Post n°4
Auteur : SliceUne semaine après leur séparation pour le moins brutale, Slice revenait à présent voir de lui-même les résultats de cette première leçon. Est-ce que le jeune Raiden avait survécu ou au contraire avait-il perdu la vie ? C'était une question à laquelle il devait à présent trouver réponse. Les moteurs de son chasseur lancés au maximum il entama une descente en direction de la source émettrice de la balise. Après s’être demandé s’il n’avait pas parachuté son apprenti dans une mer ou un lac il fut partiellement rassuré à l’approche de la chaîne de montagnes d’où l’appelait invariablement la balise cryptée Jedi. Il finit par arriver au bout d’un long trajet jusqu’à une petite zone d’habitation perdue entre les montagnes. C’était de là qu’émettait l'instrument Jedi, il décida d'y d’atterrir.
Slice quitta l’habitacle de son appareil pour fouler le sol de la planète. Il se trouvait dans un village de montagnard mais quelque chose clochait. Son arrivée avait été audible et pourtant personne ne se semblait être venu à sa rencontre. Soit les gens étaient totalement impolis et se complaisaient dans une consanguinité malsaine, soit ils n'étaient pas là. Les volets restaient fermés alors qu’ils étaient en plein après midi, ce fut ce qui mit définitivement la puce à l'oreille du Sith. Suspicieux et sur ses gardes il avança prudemment pour pénétrer d’avantage dans le centre du hameau ... Mais seulement après quelques mètres il tomba finalement lors de sa progression nez à nez sur un corps sans vie. C’était celui d’un homme qui était sectionné à la taille, l’œuvre d’une épée laser. Le Seigneur Noir détacha son sabre de sa ceinture et le tint dans sa main droite tout en continuant d’avancer.
Il arriva enfin au centre du village sur une petite place carrelée d’un blanc nacré. Il y avait ci et là de nombreux corps éparpillés signe d'un accrochage récent. Tous portaient les même stigmates caractéristiques de l'arme des Jedis, tous, sauf un, exécuté d'un tir en pleine tête. Slice remarqua soudain au milieu de la place que se trouvait un énième corps, mais celui-ci était différent, c'était celui de Raiden. Il était allongé à même le sol, impassible, l'air rêveur. Ainsi il n’avait pas survécu. C'était finalement la chose la plus probable et Slice se dit qu'il aurait dut s'y attendre. Haussant les épaules dans un signe de dépit le Sith s’en alla jusqu’à lui.
une fois arrivé à sa destination il vérifia tout de même s’il était encore vivant en lui donnant un petit coup de botte métallique et le remuant du pied. Pourtant le choc eut l’effet imprévisible de réveiller celui qu'il pensait mort. Slice recula surpris en s'écriant « - Oh le con ! ». Raiden dormait … Passant sa main devant son visage stupéfait du sentiment de tranquillité qui émanait de son disciple Slice le réveilla avant de l’inviter à se lever et à lui conter ça semaine. Le jeune homme s’exécuta volontiers. Durant toute l’explication Slice resta scotché aux lèvres du garçon hochant mainte fois la tête en signe d'approbation bien que c'était bien inutile, Raiden ne pouvant le voir. Une fois que la chose fut faite le Seigneur Noir prit à son tour la parole.
« - Et bien mon ami vous avez prouvé votre valeur et je consens à vous prendre comme apprenti comme convenu. Quoi qu'il advienne dans le futur souvenez vous que nous sommes à présent liés. Nous formons un binôme qui ne saura être brisé que par la trahison pour la mort. Les deux étant liés. Mais il est à présent temps de sacrer cette union dans la tradition Sith. Répétez donc avec moi ce serment : Je jure ici d’être fidèle au culte de Cypher et au Seigneur Bloodrush. De les servir, de parler et d’observer le silence, d’agir et de laisser faire, de venir et d’aller, en temps d’abondance ou de disette, de paix ou de guerre, dans la vie et dans la mort. Dès le moment et jusqu’à ce que mon seigneur ne me délie, que la mort me prenne ou que le monde périsse. Ainsi ais-je parlé moi, Raiden. »
Raiden s'exécuta une nouvelle fois répétant le serment. Lorsque la chose fut faite Slice reprit une nouvelle fois la parole concluant solennellement le pacte entre les deux individus ... Tout était clair et toute trahison se verrait payer le prix.
« - Et je l’entends, mois, Slice Bloodrush Héraut et seigneur de Cypher. Je ne l‘oublierais pas et je ne manquerais pas de récompenser ce qui est donné : la fidélité par l’amour, la valeur par l’honneur et le parjure par la vengeance. »
Une partie du village donnait sur une vue dégagée de la région. Le meilleur endroit pour la contempler était une crête sans garde fou sous laquelle se dressait ne pente au fort dénivelé où se trouvaient sur son flanc de nombreux nids d'oiseaux Pylat. C'était une race d'oiseaux commune à la planète considéré pour de nombreux paysan comme sacrès. Slice avait trouvé sur le sol une plume de cet animal. Tenant fermement l'objet dans ses mains il le contempla avec douceur. C'était une très belle plume d'un blanc aux légères teintes jaunies. Elle lui rappelait l'engouement pour les hérons sur sa planète natale, un animal sans pareil que l'on vénérait pour sa beauté et son envol. Tout en la regardant avec insistance il mena Raiden jusqu'au bord de cette falaise . Il se dessinai sur son long flanc un petit chemin pour descendre en contre bas. Slice s'arrêta, retenant de son bras Raiden pour qu'il ne tombe pas. Il profita un moment de la vue tout en donnant la plume à son apprenti lui intiment l'ordre de bien intégrer ce qu'elle était et de se forger une image nette de l'objet dans son esprit. Pour cela il devait faire appel à la force.
Une fois la chose faite Slice récupéra la plume des mains de son disciple. De ses doigts gantés il examina une dernière fois l’objet, le tenant entre le pouce et l’index. Lorsqu’il le jugea bon il écarta alors ses doigts, laissant la paume de son gant ouvert au soleil. La plume qui n’était plus retenue se détacha alors de son emprise et s’en alla voleter librement dans une douce brise. Le vent la porta ainsi quelques temps avant qu’elle ne finisse par disparaitre de leur regard continuant sa délicate descente dans les flancs escarpés de la montagne. Une fois que toute trace de cette dernière eut disparus l’homme se retourna en direction de Raiden.
« - L’heure est à présent à la poursuite de votre apprentissage car nous ne pouvons nous permettre de perdre plus de temps. Nous partirons bientôt pour la guerre Raiden ... Vos anciens amis se préparent et l'heure approche. Sachez qu’une bataille s’annonce et nous y participerons sous notre propre bannière bien que fort modeste. Ils y seront tous, des rebelles à l’Omega … Mais ce n’est pas lui qui nous intéresse. On n’attaque pas le roi avant d’avoir supprimer ses pions, il en est un que nous devrons débusquer et châtier. Son nom est Darth Kovarn, le bras droit des Siths qu'il à été possible de voir l’holonet il y à peu ... Je l’ai déjà rencontré dans le passé, à l’époque ou il n’était encore qu’un jeune idéaliste aveuglé par les mensonges et la trahison de mon feu ami.
Mais brèves de bavardages inutiles. J’ai personnellement toujours préféré la pratique à de longues discussions arbitraires. Vous avez dans un premier temps apprît à faire appel à votre part d’ombre, à appeler et maitriser votre démon. Vous avez régressé volontairement à des instincts des plus naturels, ceux d’un prédateur. Ce que vous avez découvert prend bien des noms, frénésie, transe, rage … Ceci à peut d’importance car ce que vous devez savoir c’est que la haine et la colère peuvent vous permettre d’arriver à un état ou le corps et l’esprit son absents, la bête en vous prend alors le dessus et accroit votre puissance. Vous l’avez sentit n’est-ce pas ? Ce sentiment d'invulnérabilité ? Mais ceci peut autant s’avérer un atout qu’une grande faiblesse. L’impunité, l’idée même de se croire invincible … C’est la clef de la défaite. Une confiance en soit trop importante conduit à des erreurs et amène en fin de compte ceux qui se vouent à cette technique à une mort certaine. Le Sith se doit d'être sage et de savoir quand s'abandonner à ses sentiments et quand se délecter de ceux des autres.
A présent vous allez vous élever dans ce monde sauvage pour prendre votre place, celle d’un Sith, celui qui dirige et qui gouverne, celui qui manipule et qui oriente. Votre esprit et votre corps seront sollicités et mit à l’épreuve mais d’une autre manière. Vous n'êtes plus un lion, noble et puissant, mais un serpent, vif et sournois. Je vous sommes de récupérer cette plume d'oiseau Pylat. Retrouver là et amenez la devant moi, c'est votre deuxième leçon. Ne revenez point ici avant de l’avoir retrouvée. »
Cette leçon était beaucoup plus importante et difficile qu’elle en avait l’air. Slice avait par cet ordre demandé purement et simplement l’impossible à son apprenti. Même un Seigneur Sith ayant l'usage de ses yeux se trouvait bien dans la merd* pour retrouver une aiguille dans une meute de foin. Il était fort probable que la plume se trouvait déjà bien loin à des lieux emportée par le vent.
C’était là la première véritable leçon : apprendre à reconnaître l’échec. Il en était de certains obstacles que l’on ne pouvait franchir. Raiden se devait alors d’agir et de penser en tant que Sith. C'était par la tromperie, la fourberie et la ruse que le Sith parvenait à ses résultats. Il se devait d’arriver au fur et à mesure de ça recherche à ce fatidique résultats : il ne pourrait retrouver ce qu'on lui demandait alors il devrait tricher. L’apprenti se devait de comprendre qu’à défaut de ramener cette plume il pouvait se débrouiller à en ramener une autre et la faire passer pour ce qu’elle n’était pas. Oser et agir malgré les interdits, les franchir et tenter de tromper son propre maître. C’était ce qui différenciait les forts des faibles, les lâches des braves, et c'était ce qui était implicitement caché dans cette leçon. Restait à savoir si Raiden allait y arriver. -
Post n°5
Auteur : RaidenL’obscurité. Le néant.
Plongé dans un profond sommeil, je flottais dans le vide le plus total. Perdre le contrôle de moi-même au profit de la bête avait été extrêmement éprouvant. Dans ce monde où le temps n’avait plus aucune importance, dormir toute une éternité n’aurait pas suffit pour me permettre de récupérer. Ici, la nuit régnait en maître tandis que le silence s’appliquait à la servir. Quant à moi, je dérivais purement et simplement. Mon cerveau fonctionnait cependant à plein régime. J’avais massacré une bande complètement de pillards. Certes, ils avaient dû commettre des atrocités et bon nombre de gens m’auraient remercié mais c’était aussi des personnes avec un passé, une histoire, des souvenirs et un avenir. J’étais le seul responsable d’un carnage qui avait fait couler des litres de sang et pourtant, je n’en avais rien à faire. Durant le combat, je m’étais délecté du sang de mes victimes et à présent, j’étais serein. Au milieu de toutes ces pensées, la plus agréable était que cette bête que j’avais relâchée se contentait maintenant d’hiberner. J’étais désormais tranquille jusqu’au prochain réveil au moins. Bref, tout ça pour dire que, pour une fois, je passais une merveilleuse nuit à dormir comme un bébé.
Le réveil fut au contraire beaucoup moins agréable. Un coup de botte en métal me ramena brusquement dans le monde réel et ma première vision fut mon Maître, Slice Bloodrush, paré de sa plus belle tenue de guerre. Il ne devait pas s’attendre à ce que je revienne à moi puisqu’il fit un bond en arrière, l’air surpris. Je baillai à m’en décrocher la mâchoire en m’étirant longuement avant de me relever. Dans le village, l’air charriait la puanteur de la mort et le vent ne transportait rien d’autre que le silence. Tandis que je me remettais de ma pause dodo, le Sith m’invita à lui conter le récit de mon épreuve. Je réfléchis un moment et entama l’histoire en commençant par mon atterrissage, les premières journées qui furent paisibles, mon enlèvement et pour finir le pétage de câble qui avait conduit ce camp directement dans la gueule de l’Enfer. Une fois qu’il savait tout, Slice m’annonça que j’avais prouvé ma valeur et mon mérite. Je me mis à genoux devant mon Maître et prêtai serment :
-Je jure ici d’être fidèle au culte de Cypher et au Seigneur Bloodrush. De les servir, de parler et d’observer le silence, d’agir et de laisser faire, de venir et d’aller, en temps d’abondance ou de disette, de paix ou de guerre, dans la vie et dans la mort. Dès le moment et jusqu’à ce que mon Seigneur ne me délie, que la mort me prenne ou que le monde périsse. Ainsi ais-je parlé moi, Raiden.
Une fois la cérémonie improvisée terminée, je me relevai et suivis Slice jusqu’au bord de la falaise. Il dû d’ailleurs me retenir pour m’empêcher de tomber dans le ravin. Il semblait plonger dans ses pensées, surement en train de chercher une autre épreuve pour tester ma valeur et m’entrainer à la frontière séparant l’Homme de la Bête. Lorsqu’il me tendit une plume, je la pris délicatement. Je levai ma main au niveau des yeux, doigts écartés et paume vers le ciel, la plume posée dessus. Je compris qu’il voulait que je me serve de la Force pour analyser l’objet sous tous ses angles. J’invoquai un flux de Force qui fit flotter la plume à deux centimètres de ma main. La Force, en parcourant chaque millimètre carré de la plume, me permit d’en avoir une image nette et de percevoir tous les détails. J’étais tellement plongé dans la contemplation de la plume que je n’écoutais mon Maître que d’une seule oreille. Ce ne fut que lorsqu’il prononça le mot « guerre » que je me décidai à tourner mes yeux brûlés vers lui. Son plan consistait à d’abord affaiblir les rangs de l’Omega en éliminant un de ses sbires alors qu’il suffirait juste de le dépecer. De la perte de temps… Mais je me devais d’obéir aux ordres de Slice sans objection, aucune. Lorsqu’il me tendit ses doigts, je déposai la plume au creux de sa main avant qu’il la relâche dans le vide. Portée par le vent, elle s’éloigna de nous en descendant doucement en directement du ravin où s’étendait une immense forêt. Un rapide rappel de la leçon tirée du précédent entrainement plus tard, il m’annonça ce qui allait être ma prochaine épreuve. J’allais devoir retrouver une plume mais pas n’importe laquelle, celle que je venais d’examiner.
-Mais Maître. Même un Seigneur ne pourrait accomplir ce que vous demandez. Vous imaginez le nombre de plumes qu’il doit y avoir ? Et la taille de cette forêt ? Ca se trouve, elle a dérivé bien au-delà des montagnes.
Le silence du Maître de Cypher indiquait clairement que je n’avais rien à dire. Sans un mot de plus, je m’avançai jusqu’au bord de la falaise et, après un instant, je me laisse tomber. Grâce à la Force, je me raccrochai à la paroi rocheuse pour ralentir ma chute avant de me laisser tomber à nouveau pour recommencer un peu plus bas. Suite à cela, je parvins en bas de l’escarpement en un seul morceau. Face à moi, des kilomètres carrés de forêt dans laquelle je retrouver une foutue plume. Quel entrainement foireux. Après un rapide sondage des alentours, je m’engouffrai dans ce labyrinthe verdoyant pour une mission impossible.
Je marchais depuis plus d’une heure et toujours aucun signe de la plume tant convoitée. Mes sens étaient tous mobilisés à cent pour cent et mon esprit sondait chaque parcelle de l’environnement. J’avançai lentement pour ne rien louper mais par où voulez-vous commencer ? Tout cela commençait légèrement à me taper sur le système. D’abord il me larguait au milieu de nulle part sans prévenir et maintenant, il m’envoyait faire ce qui n’était pas humainement possible. Sous le coup de la colère, j’envoyai une vague de Force droit devant moi ce qui eut pour effet de faire voler en éclats l’écorce d’un arbre. Cet excès de rage laissa ensuite la place à un sentiment de lassitude. Je m’assis, adossé à ce même arbre, et entrepris d’attendre que le temps passe. Je fermai les yeux et laissai la Force m’envahir dans l’espoir d’y trouver un morceau de la réponse. Une silhouette se dessina doucement au milieu de l’obscurité et autour d’elle, des ondes circulaires se propageaient de plus en plus loin. Depuis mon départ de Hoth, ma cécité qui au départ m’avait énormément handicapé dérivait progressivement vers la catégorie « points forts ». Je posai ma main sur le sol, paume contre terre, et concentrai toute mon énergie pour la relâcher d’un seul coup. La vague d’énergie eut l’effet escompté en se répandant tout autour de moi et en décrivant chaque obstacle rencontré. Rien que dans un rayon de 100 mètres, j’avais détecté plus de 50 plumes. Toutefois, mes sens aiguisés avaient aussi décelé chaque imperfection et chaque différence par rapport à celle que je recherchais. Dans le lot, j’en repérai une qui y ressemblait étrangement. Je me relevai et me dirigeai vers l’objet si intriguant tout en maintenant un flux de Force constant.
Une fois arrivé à destination, je la ramassai et la fis flotter à hauteur de mes yeux. A une ou deux différences près, elle était l’image exacte de celle que je convoitais. Cependant, ça ne suffirait pas à tromper Slice qui détecterait immédiatement la supercherie. Puis ces dernières paroles me revinrent en tête : « un serpent, vif et sournois ».
-L’enfoiré…
Il savait dès le début que jamais je ne pourrai retrouver la plume. Il n’attendait qu’une chose : que je parvienne à duper son esprit. Je me remis en tête ce que j’avais tiré de l’analyse de la véritable plume et remodelai celle que je tenais entre mes doigts. Je chargeai également l’objet de supercherie avec la Force pour voiler son véritable aspect et troubler l’esprit de Slice. L’opération ne dura que quelques minutes et, une fois tout mis en place, j’entrepris de rejoindre le Seigneur Sith. En chemin, je me mis en situation et fis un check-up rapide de mon attitude. Si jamais mon comportement me trahissait, il n’aurait pas besoin de contrôler la plume pour me démasquer.
Une fois au pied de la falaise, je fis de nouveau appel à la Force pour la gravir et rejoignis Slice rapidement. Avant qu’il ne puisse voir ma tête dépasser du bord du ravin, je revêtis ce masque d’indifférence que j’affectionnais tant. Puis je lui tendis la plume et reculai d’un pas.
-J’ai accomplis l’épreuve Maître. Voici la plume de Pylat que vous m’avez envoyé chercher.Spoiler : Spoiler
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Post n°6
Auteur : SliceRaiden s’en était allé. Face au silence de son maître le jeune homme avait prit en toute hâte la direction de la forêt. Le vent tapait fort et chaque minutes éloignait encore la plume du jeune garçon. Il ne devait plus tarder et s’empresser de commencer l’exercice sous peine de le voir se compliquer d’avantage. Pourtant la tâche qu’il avait à accomplir était ardue voire même impossible. Son objectif devait déjà se trouver à bien des lieux et aucun homme, autant grand seigneur que maître Jedi, n’était en mesure d’accomplir l’exploit demandé. Un exploit qui de toute manière ne servait tout bonnement à rien. L’esprit allait être mit à l’épreuve et Raiden se devait de trouver ce qui lui était implicitement demandé. Allait-il comprendre le véritable sens caché de cette leçon où au contraire allait-il échouer en restant dans une vision terre à terre ? Se devait-il de trahir la confiance de son maître pour réussir une épreuve qu’il lui avait confié ? Les réponses à ces questions étaient connues d’un seul homme et c’était bien l’intéressé lui-même.
Mais quel que serait le résultat de cette leçon les paroles de Slice au sujet du serpent étaient à prendre autant au sens propre qu’au sens figuré. L’homme avait fait mention devant son élève des clefs menant à la solution mais aussi de la manière par laquelle il le surveillerait. Du haut du précipice le seigneur Sith regardait avec calme son apprenti descendre de manière précipitée vers la lisière boisée. Bien que Slice restait au village ce n’était pas une raison pour ne pas garder un œil sur le disciple. La naïveté du jeune garçon était touchante. Se concentrant mentalement le héraut et seigneur du culte de Cypher s’adressa à son familier qui se terrait dans les creux de ses habits.
* Va Loki, car une noble tache t’attend à présent. Ne quitte pas cet enfant de vue. Ne le perd sous aucun prétexte. Tu seras son ombre, aussi vif que silencieux. Tu resteras tapis dans l’obscurité et veillera sur lui. Suit le et revient auprès de moi à son retour. *
D’un geste vif il invita le serpent à sortir de sa cachette. Le bel animal quitta la manche de son propriétaire et tomba à terre avec douceur. S’enroulant sur lui-même il leva sa tête en direction de son maître en laissant échapper un sinistre sifflement. Le regard brillant de la créature fixa un instant celui de slice avant de se retourner et détaler à toute allure en direction du bas de la falaise. La surface grise métallique de la robe du noble animal brillait avec éclat sous le soleil, il filait ainsi avec toute la grâce de sa race sur les parois de grès. La créature avait localisée sa cible et la suivant comme son ombre.
Sous son masque, Slice admira un moment la bête avant qu’elle ne devint si petite qu’elle finit par disparaître de sa vision. Le Sith ignorait combien de temps allait mettre son élève pour venir à bout de cette leçon et la peur que Raiden ne passe plusieurs jours à chercher la plume était grande en son cœur … L’homme espérait secrètement que ça ne serait pas le cas de peur de se faire royalement chier en attendant son retour. Mais pour l’instant il fallait passer son temps en patience. Trainant des pieds il retourna au centre du village pour visiter les alentours. Sur la place au milieu du hameau se trouvaient les corps éparpillés des victimes de son élève. Ils gisaient toujours là sur le sol en proie aux premiers insectes et chiens errants. Ses corps étendu à même le sol rappelaient à Slice les corps sans vie des disciples de son culte. La vision d’horreur et la peine qu’il avait ressentit sur Korriban était encore grande … Inconsciemment l’homme s’approcha d’un cadavre décapité, cherchant du regard il ne tarda pas à trouver la tête qui se trouvait non loin de là entre quelques herbes hautes.
Slice se saisit avec attention de la tête privée de son corps. Il la tenait avec fascination au creux de ses doigts gantés. Elle le ramenait à son propre corps qui avait connut une fin aussi funeste. Les assassins qui avaient ce jour là attentés à sa vie au nom de l’Omega avaient profanés son corps outre que de mesures. Sa tête avait été tranchée et emportée par les ravisseurs … On lui avait volé sa vie et ce visage qu’il regrettait à présent si durement … L’esprit était dorénavant condamné à hanter le corps d’un étranger ! Mais l’affront serait lavé par le sang des bourreaux et celui du commanditaire. Leur corps seraient jetés en pâture aux chiens et à la charogne. Les générations qu’ils auraient engendrées seraient maudites ! La colère parcourait son corps, la haine et la vengeance résonnaient à ses oreilles, il réclamait Justice. Sans s’en rendre compte le Sith resserrait son emprise métallique sur ce qu’il tenait dans ses mains. Dans un cri de rage il envoya la tête en l’air avant de la regarder retomber à terre. Lorsqu’elle arriva à son niveau il lui envoya un violent coup de pied. A l’image d’un ballon la tête de l’esclavagiste vola dans les airs. Propulsé à une bonne vitesse elle heurta violemment le mur crépis d’une des petites bâtisses. Dans un bruit sec le mur blanc fut taché de morceaux de cervelle et d’hémoglobine rougeoyante. Si certains malades mentaux pouvaient voir dans ce sinistre spectacle une quelconque beauté ce n’était pas le cas de Slice. Il contempla avec consternation ce qu’il venait de faire avant de laisser échapper un faible mot.
« - But … »
Alors qu'il revenait en direction du précipice il fut surpris de revoir si rapidement son élève qui venait de remonter avec la même hâte la falaise.
Le visage placide, Raiden tendait à son maître la fausse plume comme s’il s’agissait de la vraie. Slice s’en saisit avec délicatesse avant de la regarder avec attention. Elle semblait en tout point être celle qu’il avait jeté il y à peut bien que la chose était impossible. Après quelques instants où il resta des plus silencieux le Sith broya le présent au creux de sa main.
Vu qu’il faisait face à son seigneur Raiden était incapable de voir Loki qui était tapis derrière lui. Et bien que Slice semblait regarder son disciple il n’en était rien. Le faible voile de tissus de couloir noire qui se trouvait sur le casque de Slice empêchait de voir le visage de son porteur et permettait en outre de masquer son regard. Slice fixait en effet Loki qui en faisant de même. Usant de la force le seigneur s’insinua dans l’esprit de son familier.
La tâche pouvait sembler ardue mais pour un maître Sith il n’en était rien. S’insinuer dans un esprit faible pour y chercher ou apporter quelque chose était devenu aussi simple que routinier. Le Sith fouilla ainsi dans les bribes de souvenirs de la créature, remontant ses souvenirs les plus récents. Il finit en quelques secondes à arriver à ce qui l’intéressait, il revoyait sous formes de flashs rapides et en partie confus ce qu’avait vu et retentit le serpent. Slice voyait distinctement ces souvenirs : Raiden désemparé contre l’arbre avant l’illumination, puis la tricherie pour arriver à ses fins ... Dans un sourire une nouvelle fois masqué par le voile, le seigneur prit enfin la parole sur un ton amusé. Il jouait en parti le jeu mimant d’ignorer ce qu’il savait sciemment : la tricherie de son élève.
« - Hey bien mon jeune apprenti vous y êtes arrivés non ?! … Vous voyez bien que la chose n’était pas aussi impossible qu’elle n’y paraissait ? … En cette journée vous avez fait un pas de géant dans le domaine de la culture et la philosophie Sith. Vous avez été amenés à agir avec discernement et à marcher dans les traces des grands de l’histoire. Les clefs de la puissance ne résident pas dans le muscle mais bien dans la tête et le cœur. Vous avez déjà commencé à vous ouvrir à vos sentiments et à vos démons, mais vous n’aviez pas été amenés à penser comme un Sith. Maintenant c’est le cas. Car bien que la chose se perde avec les nouvelles générations être Sith n’est pas s’afficher, c’est au contraire savoir rester dans l’ombre pour surgir au moment opportun.
Seuls les faibles d’esprits s’exposent à l’ennemi sans raison et cherchent l’affrontement direct. La philosophie de notre ordre est avant tout basée sur le fait d’agir avec sa tête. Il faut être sournois et traitre comme un serpent. Infiltrer l’adversaire, influencer, jouer et tromper pour mieux le vaincre … Il n’y à pas de secret mais tout simplement du bon sens.
Cette quête a amenée autre chose à votre esprit, elle à apporté la nuance et vous a montrée que la fin justifie les moyens. Vous avez compris que l’important est l’objectif et non pas la manière d’y accéder. Vous avez été amené à reconnaitre l’échec quand vous le rencontrez. Vous devez vous en souvenir car ce sera le cas sur le terrain. Vous devez discerner l’impossible du possible et faire émerger les manières de contourner, de trouver et de tricher …
Si une tache vous est demandée, souvenez vous toujours que vous n’êtes tenus que du résultat, le reste n’à purement et simplement pas d’importance. Coïnciderez les jedis comme des lions, nobles et puissant, ils affichent leur force et leurs idées. Nous, nous sommes au contraire des loups, aussi forts en meute que solitaires. Nous nous glissons parmi les moutons pour mieux les surprendre. Prenez ceci pour acquis car à tout problème vous trouverez une solution, à condition de fermer les yeux sur la manière d’y arriver. »
Slice passa son bras autour du cou de Raiden et l’invita à le suivre dans un geste paternel. Ensemble dans cette position qui semblait se vouloir celle de la franche camaraderie ils marchèrent ainsi dans le petit dédale de rue de la bourgade, évitant soigneusement les cadavres jonchant le sol. Loki profita de la situation pour rejoindre son maître discrètement. Entre deux pas il s’engouffra dans un pan de la bure de Slice et remonta dans ses affaires pour s’y lover comme à son habitude. Tout en marchant le Sith continuait son explication :
« - Vous commencez petit à petit à vous habituer à votre situation. Vous prenez lentement conscience que votre cécité peut devenir un avantage si vous vous efforcez à vous ouvrir au flux qui vous entoure. Vous pouvez en effet « voir » par la force ... Mais pour cela il faut de l’entrainement, vous devez discerner les formes, différencier l’aura que dégage un homme de ce qui entoure un banal objet comme un grille pain. Dans le cas contraire ça sera simplement comique et vous y passerez … A votre niveau vous commencez à peine à prendre conscience de ce qui vous entoure, ceci vous demande un effort pour visualiser votre environnement dans un faible rayon autour de vous.
Plus vous évoluerez, plus vous vous approcherez d’un autre stade où le tout viendra simplement à vous. Pour une personne comme moi nous n’avons plus besoin de nous concentrer et de visualiser un périmètre donné. Nous ne faisons plus qu’un avec la force, nous la tournons vers nous et la plions à notre volonté. Nous parcourons son flux et nous délectons de sa puissance… Mais … il arrive pour certain de dépasser ce simple stade de la communion ... Nous pouvons être amenés à voir physiquement le flux .... Il n’y à pas de chose plus belle au monde que ce spectacle unique … Ce sont là les liens, la force elle-même. Ils sont multiples et tellement nombreux qu’ils s’étirent jusqu’aux firmaments. De la simple pierre à l’être vivant ils sont là car ils unissent toutes choses dans la galaxie. Faire appel à la force c’est amener ce flux à soit. Nous pouvons en effet en tirer avantage et suivre ces liens, ils décuplent alors temporairement notre vitesse, nos reflexes et bien d’autre chose … Dans ces situations le temps semble s’écouler autrement, plus lentement, favorisant nos actions et nos décisions … C’est ainsi que je peux en un bond être sur ma proie et c’est ainsi que vous n’avez pas eut le temps de riposter lors de notre première rencontre. Et bien qu’être traité d’enfoiré m’attriste je suis de bonne humeur aujourd’hui, aussi vais-je vous faire partager une petite information : sachez que lorsque tous les liens reliant une personne sont rompus, alors celle-ci meurt … Elle est amenée à disparaitre et faire partie inhérente de ce flux … Mais il est possible de tromper la mort … Ce n’est pas une fable et j’en suis l’exemple, je fus pour ma part tué par mes ennemis et pourtant je vous parles en cet instant … Hmm Hmm … Mais ceci n’est pas votre leçon … »
Slice ne mentait pas, s’il était en cet instant avec son jeune apprenti à discuter paisiblement sur la force, son concept et ses utilisations, c’était car il avait été un des seuls êtres vivants à revenir physiquement de la mort. Le seigneur Sith était le premier de l’histoire à avoir réussit cet exploit et bien qu’il avait lâché quelques bribes à son élève il n’était pas dans ses objectifs actuels de lui faire partager ce secret. Toutefois ceci pouvait avoir comme effet de faire saliver le jeune homme, le fait même de parler d'immortalité était une chose taboue dans la galaxie car la mort venait généralement faucher tout être vivants, des plus faibles aux plus puissants. C'était une fatalité dont peut pouvaient se venter de l'avoir empêché. Tromper la mort était bien un des plus grands rêves de la galaxie ...Mais la chose avait été dite sans plus de développement. Par l’insinuation de l’insulte à son égard il avait clairement signifié à Raiden qu’il l’avait d’une manière ou d’une autre surveillé lors de son précédent exercice. Slice lâcha son étreinte confidente de son disciple au visage placide pour aller récupérer une chose à terre. Il invita Raiden à garder son sabre éteint et à sa ceinture durant tout le prochain exercice. Toujours autant mystérieux il expliqua toutefois que la prochaine leçon serait simple et fort rapide mais qu’un manque de concentration serait fatal.
« - Après cette petite interlude si vous êtes encore en état d’articuler quelque chose alors j’aimerais que vous me parliez de vous … Que vous me racontiez votre histoire et votre relation avec les Jedis … Surtout celle avec votre maître … De plus j’ignore ce qu’il vous à apprit et quels mensonges et quelles vérités il vous a inculqués.
Mais à présent concentrez-vous. Vous aurez dans cet exercice une chance, une seule. Ne pas la saisir, vous êtes mort. Si vous parvenez à réussir cet exercice alors vous aurez un avant goût de la symbiose de l’homme avec la force, de la communion. Vous verrez et ressentirez en un instant le monde comme je le ressens. Vous devez savoir que d’instinct l’homme s’ouvre à ses démons et à la force s’il ce sent à danger. Votre première leçon vous la démontré mais vous avez été submergés et le danger n’était pas direct, à présent la situation n’est plus la même. Ce que vous devez faire c’est gardez vos sens en alerte et puiser dans la bête pour vous en sortir. Si le « démon » prend le dessus, alors vous serez trop lent et ça sera l’échec. La symbiose Raiden, le contrôle, ce sont les clefs ! »
Sans en dire plus Slice releva en quelques secondes ce qu’il avait ramassé quelque temps plus tôt. C’était un blaster, le même que Raiden avait utilisé pour achever son adversaire durant la semaine. Sans la moindre hésitation il le braqua en plein sur le visage de son disciple et appuya sur la gâchette. Se trouvant à moins d’un mètre le tir quasiment à bout portant avait bien des chances d’être fatal au jeune homme. A ce niveau aucun reflexe standard ne pouvait empêcher le Jedi de se faire arracher la tête … La seule manière de s’extirper de cette situation résidait dans la force, quelques secondes, c’était le temps qu’avait le jeune homme pour sauver sa vie. Les propos de Slice au sujet du flux, de la perception du temps et du danger expliquaient sans l’avouer comment il pouvait s’en sortir. Rester à savoir si Raiden allait réussir. Allait-il parvenir à anticiper l’attaquer grâce à la force et l’éviter ? Son maître bien qu’il ne le disait pas semblait confiant lui ayant même demandé de parler de lui une fois cet « entracte » terminé. Si ceci était un entracte restait à savoir ce que serait les autres leçons … S’il survivait jusque là. -
Post n°7
Auteur : RaidenAinsi donc, j’avais eu raison de trahir la confiance de Slice et de présenter une banale plume comme étant celle qu’il voulait. La supercherie avait parfaitement fonctionné. Cet état d’esprit était, selon ses dires, l’essence même de l’idéologie Sith. La manipulation et le mensonge étaient les armes du Sith qui lui permettait d’atteindre son but. Peu importe le chemin parcouru tant qu’on arrivait à destination. Lors de la précédente épreuve, j’avais démontré l’étendu de mon potentiel et lâché la bête. Cette fois, j’avais appris que l’objectif de la mission importait beaucoup plus que les moyens mis en jeu et les pertes déplorées. Tandis que Slice faisait le bilan de l’entrainement, je crus percevoir un mouvement derrière moi mais quand je sondai la zone, je ne trouvai aucune autre présence que celle du Seigneur Sith et la mienne. En même temps, j’étais tellement tendu depuis que mon apprentissage avait commencé qu’avoir des hallucinations ne m’aurait pas étonné.
A ce moment, Slice fit quelque chose d’étrange. Il s’approcha de moi et me passa un bras autour de l’épaule en m’entrainant vers le village. Ce geste était très inhabituel et assez déplacé de mon point de vue. Je me sentis immédiatement mal à l’aise ce qui s’accordait assez bien avec l’ambiance régnant dans le village. Les cadavres commençaient déjà à se décomposer et le soleil chauffant l’atmosphère n’arrangeait en rien les choses. Des nuisibles avait d’ailleurs commencé à se rassembler dans le coin et à dévorer les corps. Pendant que nous marchions dans les ruelles empestant la mort, Slice attaqua le chapitre sur mon problème de vue. Il affirmait qu’au final, cet handicap pouvait devenir ma plus grande force et me permettre d’accéder un contrôle de la Force rarement atteint. Il me promettait la puissance et j’étais prêt à tout pour l’acquérir. Toutefois, son discours me fit l’effet d’un coup de poing de rancor quand Slice mentionna l’insulte que j’avais proféré à son égard dans la forêt. Grâce à un petit échauffement de neurone, tout se mit rapidement en place et, s’il avait deviné pour « l’enfoiré », c’est qu’il avait suivi tout mon périple. Il devait donc surement savoir que j’avais triché et pourtant, j’avais réussi l’épreuve. Cette perspective provoqua un frisson qui me parcourra l’échine en pensant à la fourberie dont mon Maître était capable. Puis vint le refrain de l’immortalité qui n’éveilla pas grand-chose en moi. Certes, cette idée était disons assez réjouissante mais je devais garder les pieds sur terre. Il n’avait mentionné ce sujet que très vaguement ce qui laissait clairement penser que je n’étais pas encore prêt à acquérir cette connaissance. Et encore, je doutais sincèrement qu’il daigne me laisser accéder à l’immortalité.
Une fois la leçon terminée, Slice lâcha son étreinte ce qui n’était pas pour me déplaire. Il ramassa alors un blaster, ce que j’avais utilisé pour achever ma dernière victime. Il se releva et se plaça devant moi à une distance d’un mètre. Son attitude avait rigoureusement changé. Le Maître sympa et paternaliste avait laissé la place à un enseignant dur et glacial. Quelques mots plus tard, le Seigneur Sith braqua son arme sur moi et tira.
A partir de là, tout alla très vite. Par la Force, je perçus un pic d’énergie suite au tir du laser et, par un réflexe complètement idiot, j’interposai ma main droite entre le canon de l’arme et ma tête. Pourquoi faisait-il une chose pareille ? Voulait-il tout simplement me supprimer parce que j’avais osé tricher lors de mon entrainement ? Pourtant c’est ce qu’il avait attendu de moi. Je vis ce que chacun voyait avant de mourir. Ma vie me revint en mémoire par le biais de flash sur des passages clés de mon existence. Puis il se réveilla. Apparemment, le démon n’avait aucunement envie de mourir et sa présence s’intensifia. Toutefois, cette apparition la fut différente des autres fois. Une vague de puissance déferla en moi et, il se manifesta. Mon aura commença à grandir tandis qu’une ombre noire aux yeux de braise s’éleva au-dessus de moi l’espace d’une seconde. Puis je la vie, la Force. Un réseau d’une densité incomparable se dessina autour, reliant chaque chose et chaque être. Des fils parcourus par la Force enveloppèrent ce monde ainsi que tout l’univers. C’est donc ainsi que les êtres les plus puissants voyaient le monde. Le temps s’était comme figé. Je voyais mon Maître se tenir devant moi, blaster au poing. Mais même si je me sentais assez fort pour renverser détruire l’Oméga en une demi-pichenette, la mort filait droit sur moi sous la forme d’un laser.
*Laisse-moi t’aider.*
Alors, une vague de puissance déferla en moi et je vis le flux de Force parcourant mon corps se rediriger vers mes mains. Laissant le démon prendre le contrôle, je levai les mains vers le canon du blaster. A ce moment, le temps reprit sa vitesse normale et lorsque la décharge d’énergie entra en contact avec ma peau, le tir fut absorbé par la Force et se répandit dans tout mon corps. Cette expérience fut assez désagréable et la brusque montée d’énergie m’envoya au tapis. Le problème fut, qu’une fois allongé sur le sol, la bête ne me laissa pas reprendre le contrôle. Pire encore, elle était en colère que Slice ait essayé de me tuer. Le gout du sang me monta à la gorge pendant je me saisis de mon sabre, près à trancher la tête du Seigneur Sith. J’allais lui sauter dessus mais me ravisai au dernier moment. Je baissai les yeux et, serrant mon poing gauche, je me frappai le front de toutes mes forces. Un filet de sang coula sur mon visage quand je relevai le visage. J’avais failli perdre toute raison mais la douleur avait eu l’effet d’un rappel à l’ordre.
Même si cette épreuve avait de quoi de me mettre en rage, j’étais aussi reconnaissant envers Slice de m’avoir permis de voir le monde comme lui. J’avais, l’espace d’un instant, gouté à la véritable puissance et j’en ressentais déjà les effets du manque. Sous le coup de la fatigue, je m’assis en tailleur sur le sol et fermai les yeux. Je devais maintenant faire face à la pire des épreuves : raconter mon histoire. La dernière fois que quelqu’un m’avait demandé ça, c’était Maître Korr lors de mon passage devant le Conseil des Jedi. J’avais clairement menti, insultant ainsi tous les Maîtres Jedi présents. Toutefois, beaucoup de choses avaient changé depuis. Bertrolen m’avait permis d’abattre les barrières qui entravaient mon esprit et de reconstituer ce qui avait été brisé. Je pris une longue inspiration et me força à déballer mon sac.
-Je suis né sur Alderaan. Mon père s’est fait enrôlé de force dans l’armée impériale et ma mère a été réduite au silence après s’être engagée dans un mouvement de résistance. Depuis je n’aspire qu’à la vengeance et n’aurait la paix que lorsque la tête de l’Oméga roulera sur le sol. Quant aux Jedi, celui qui m’a amené au sein de l’Ordre est Bertrolen Gil’ead. Il m’a confronté à mon démon et m’a aidé à reprendre le contrôle. Même si j’ai quitté les Jedi, je lui dois la vie.
C’était peu de choses mais il n’y avait rien d’autre à dire. Ou du moins je n’étais pas encore prêt à tout exposer.Spoiler : HRP
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Post n°8
Auteur : SliceAssit en tailleur sur le sol, le front littéralement ensanglanté suite à sa tentative (fructueuse) pour reprendre le contrôle sur lui même, Raiden avait exposé brièvement son passé et les raisons qui l’avaient poussé à la quête d’un pouvoir plus grand. Ahhhh la vengeance … Parmi toutes les désillusions menant à l’obscur la vendetta personnelle était de loin la préférée du Seigneur Sith. Toujours aussi silencieux sous son masque le sombre personnage tournait lentement en rond autour de son élève tout en se délectant de ces paroles. On n’avait pas besoin d’un diplôme en sociologie pour remarquer que l’enfant n’était pas encore prêt à se livrer entièrement à son maître. Il semblait encore bien réticent et distant à l’égard de l’homme qui l’avait pourtant prit sous son aile. Mais la chose était fort bien compréhensible si l’on ne s’appelait pas Freud et que l’on regardait avec ses yeux au lieu de chercher encore et encore des raisons à la con dans le subconscient. Car par-dessus tout cette attitude était réciproque !
La relation de maître à élève entre les deux hommes était due à un curieux hasard et au fait pour chacun d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. Le tout était tellement surprenant qu’il était possible de se demander si ce n’était pas là plus le jeu du destin lui-même que celui du hasard. Mais ce n’était actuellement pas dans les préoccupations du Sith car une seule question sans réponse obnubilait réellement Slice. Qui ? Qui avait activé la balise codée de manière à ce que l’holocron où il se terrait soit découvert par des Jedis ? C’était un mystère qui avait le don très particulier de l’énerver au plus haut point ... Car cette question en amenait une autre dont la réponse lui faisait peur : avait-on programmé son retour ? A l’esprit de Slice un seul être vivant s’avérait assez manipulateur et malsain pour avoir un jour planifié cette possibilité et l’idée qu’il avait quant à l’identité de cette personne ne lui plaisait pas beaucoup … Chassant ces sombres pensées de sa tête l’homme en revint à Raiden qui n’avait pas bougé d’un pouce.
La recrue progressait bien plus vite que ce qu’avait put prévoir son instituteur. Le padawan déchu retenait en effet les enseignements autant implicites qu’explicites de ses leçons avec discernement. Il faisait là preuve d’une docilité et d’une maturité bien supérieure à celle des apprentis lambda que l’homme avait connus jusqu’à présent. Pour Slice, ce spécimen représentait un être unique à part entière, un humain bien différent de tous les gueux qui aspiraient à devenir Sith. Il voyait là une personne qu’il considérait suffisamment digne pour suivre son enseignement. Toutefois le jeune Raiden était identique à ses congénères Siths sur certains points. Ainsi on pouvait trouver chez lui une soif intarissable de connaissance et de puissance. Et c’était malheureusement à ce jour sa plus grande faiblesse ! A celle-ci venait pourtant se rajouter une naïveté bien attachante. Tout en continuant de marcher (persuadé que ça lui donnait un certain style), Slice commençait à se dire qu’il avait peut être au final fait une bonne pioche en récupérant le jeune garçon chez les Jedis. L’idée d’abord très forte d’abandonner l’infirme s’estompait partiellement à son esprit plus il passait de temps en sa présence. Raiden lui rappelait d’une certaine manière le Sith qu’il avait été dans le passé … Un jeune motivé, discret avec du potentiel mais très naïf.
Ce qui surprenait le plus son maître avait été la manière par laquelle il avait réussit la dernière épreuve. Utiliser la déflexion de force n’était là pas une chose commune et Slice lui-même ne s’était jamais tenté à en faire l’usage. L’originalité était une des valeurs qu’appréciait le plus le Sith mais il se garda bien de féliciter l’enfant bien que son attitude pouvait par moment le trahir. Slice préférait de loin agir en connard de base et voir jusqu’où pouvait aller la détermination de Raiden. Cette évaluation était pourtant non sans risque pour le sujet d’étude et leur relation. Lors de la mésaventure du tir de blaster Slice avait crut que le jeune homme avait littéralement perdu le contrôle sur lui-même et il s’était apprêté à l’abattre avec un certain regret. Les animaux eux aussi sentaient ce genre de choses et Loki s’était paré de son côté à mordre l’infortuné si son maître n’avait pas eut le courage d’abattre son élève. Pourtant au prix d’efforts et de sévices corporels Raiden était parvenu à reprendre le dessus sur lui-même et la bête qui se terrait au fond de lui était retournée dans l’ombre. Le jeune homme ignorait bien qu’il avait évité par deux fois dans cette épreuve une mise à mort de sang froid de la part de son maître. Il avait pour l’instant fait un sans fautes. Dompter la bête et savoir la dresser étaient deux choses très importantes pour l’aveugle car ne pas être en mesure de se contrôler était la clef de la défaite. Tout avançait à un rythme soutenu, les premières bases de l’identité Sith de Raiden avaient étés établies : les valeurs, les techniques et la promesse de puissance. Les quelques minutes de réflexions étaient à présent passées et Slice avait prit une décision. Il s’approcha avec calme jusqu’à son élève avant de poser un genou à terre. Les deux visages se trouvaient face à face bien que celui du maître restait masqué sous son casque. D’un mouvement rapide de la paume de la main le Sith essuya le front de son élève avant de lui adresser enfin la parole.
« - Alors soyez reconnaissant à jamais envers maître Gil’ead pour ce qu’il fit pour vous. Vos réussites actuelles sont les conséquences directes de son enseignement. Mais les Jedis vous ont montrés une seule face de la force : le côté clair, le lumineux, celui qui resplendit et brille au grand jour. Celui que les gens aiment. Mais ce ne sont là que paillettes et artifices et en guise de preuve voyez qu’ils n’ont sut réagir promptement lorsque par deux fois leur temple fut brûlé. Nous, nous nous évertuerons ensemble à explorer la seconde face, celle qui est cachée … Elle est la plus sombre et la plus déroutante de toutes mais elle est aussi celle qui nous forge et nous endurcit. C’est la peur de l’inconnu qui pousse ces moines soldats à refuser d’épouser les ombres, et à se refuser à l’ensemble des connaissances de ce vaste monde. Et c’est car ils se pensent le bien qu’ils combattent ceux qu’ils prennent pour des hérétiques. C’est sur ces accusassions que viendra fatidiquement le jour où vos routes se recroiserons à nouveau avec maître Gil’ead. Il est fort à parier que lorsque se sera le cas l’épée se mêlera à la parole … La main gantée de Slice s’apposa sur l’épaule de Raiden dans un geste qui se voulait bienveillant. La norme établie depuis des temps immémoriaux était restée inchangée : dans toutes les époques, sur tous les continents les Jedis affrontaient les Siths. Il avait tenté personnellement durant la Grande Guerre de comprendre par deux fois leurs ennemis et leur monde, il n’avait reçut que haine de la part de ces gens ... Et ceci alors qu’ils s’étaient jurés de ne pas s’ouvrir aux sentiments. Plus le temps passait plus son emprise se faisait forte et plus les griffes métalliques des gants entaillaient la toge abimé du jeune renégat. La colère le rongeait et il ne s’en rendait que partiellement compte. Nous ne connaîtrons tous deux la paix intérieure qu’une fois que la justice sera rendue ... Non pas celle des Jedis ni celle de la République mais celle des Siths ! L’ordre devra disparaître dans sa totalité car c’est en exterminant ces fanatiques que nous effacerons à jamais la souillure de mon frère ! Pour qu’enfin nous puissions espérer reconstruire ce qui fut brisé …
Deux vies brisées ! L’une Sith et l’autre Jedi ! Deux hommes que les origines, les mondes et les histoires opposent … et pourtant … nous sommes réunis par le lien de la vengeance …
Si vous voulez vous venger commencez par relever la tête mon jeune apprenti ! Prenez cette chance que je vous tends et agissez en homme Raiden ! Ne laissez pas la mort de votre mère et la destruction de votre vie impunie. Vous devez devenir l’objet même de votre vengeance, l’épée par laquelle le talion sera rendu ... Mais … Seul vous ne resterez que ce que vous êtes : un être faible et infirme. N’ayons pas peur des mots vous êtes une petite merd* … Et aussi noble puisse être votre quête vous ne valez rien contre un Seigneur Noir ! L’Omega se fait 20 types comme vous au petit déjeuner. Vous êtes un pauvre petit garçon aveugle qui veut faire tomber un empereur. Il en existe des centaines des comme vous … le ton de Slice changea un instant du tout au tout. L’air moqueur qu’il prenait bien des fois laissa le temps d’une phrase place à une vois fort et sage … Et pourtant vous êtes le seul que je crois capable. Slice planta sans s’en rendre compte ses griffes avec une profonde fermeté dans l’épaule du garçon, la colère grondait. Son masque était littéralement collé au visage de Raiden de manière à ce qu’il fût possible de sentir le souffle glacial sortant des poumons du corps possédé d’Hurza. Les souvenirs de l’Omega le hantaient sans cesse, Slice voulait sa mort plus que toute autre chose … ! Ce que je dirais je ne le répèterais pas deux fois ! De part les temps présent c’est ensemble que nous devons œuvrer à sa perte, c’est ensemble que nous devons relever le culte de Cypher et lancer notre croisade. C’est ensemble que nous devrons le combattre et c’est ensemble que nous devrons le défaire. Êtes-vous avec moi Raiden ?! »
Son discours terminé le Seigneur Sith n’en resta pas pour autant inactif. Sans prévenir il envoya un coup de la pomme de sa main en plein dans le thorax de son élève afin de voir s’il conservait l’instinct qu’il se devait d’avoir. Raiden se devait de toujours être sur ces gardes et conserver l’instinct d’un animal traqué qui à tout moment pouvait se faire agresser. A la vue de qui était réellement Slice il était probable que ce dernier puisse retenter à tout moment de tirer sur son élève pour vérifier s’il était toujours attentif.[ … ]
La nuit était tombée et le vent au dehors soufflait à présent avec force. Il rabattait ainsi la fraîcheur des montagnes sur le petit village et avait poussé Slice et son élève à trouver refuge pour la nuit dans l’une des bâtisses du petit hameau. Préférant la chaleur douillette d’une maison à l’idée de se geler les miches à la belle étoile, ils n’avaient eut d’autre choix que d’abandonner leur orgueil et de dormir dans un squat improvisé. Le feu de camp allumé par le Seigneur Sith dans une ancienne cheminée dégageait une chaleur apaisante qui inondait le salon dans lequel ils se trouvaient. Le calme relatif à l’intérieur de l’habitation était malheureusement troublé par la tempête qui faisait rage au dehors. Il était aisément possible d’entendre le vacarme provoqué par le vent. Tandis que les murs craquaient sinistrement, les volets claquaient de leur côté encore et encore au rythme sinueux et implacable des bourrasques glaciales.
Même s’il aimait vivre comme un prince, le Sith avait été habitué depuis sa plus tendre enfance à vivre à la rude. Les années passées à la clinique, l’asile psychiatrique et pour finir en prison avaient forgées années après années l’homme et son esprit. Et bien que seul le deuxième subsistait à présent c’était amplement suffisant pour endurer bien des situations. Si Raiden c’était attendu à une vie de luxe alors il se devait en cet instant de bien déchanter. Le souper consista en quelques maigres denrées alimentaires dénichées ci et là dans le village fantôme. Les deux hommes restèrent bien silencieux durant tout le repas mais ce n’était pas là une situation qui donnait raison à l’adage « personne ne parle parce que c’est bon » mais juste car ils n’avaient rien à dire. Un signal crypté sur le Comlink de Slice coupa pourtant net à cet instant de calme. Lâchant ses couverts avec agacement le Seigneur Sith déposa l’appareil sur une petite table en acajou avant d’accepter la communication. Par chance elle n’était pas en PCV ! Quelques secondes après seulement l’image holographique d’un ton bleutée d’une jeune femme à la peau claire et aux oreilles pointues apparut. Slice l’aurait reconnut entre tous, c’était Jaera. Le message n’était pas direct mais enregistré.
« - Bonjour Slice … J’espère que vous allez bien depuis notre rencontre sur Coruscant …. Mes investigations actuelles laissent penser qu’une des personnes que vous cherchez pourrait se trouver sur Cato Neimoidia dans une cantina de seconde zone du nom de Neimo’s Inn. Je sais que l’information est maigre mais c’est tout ce dont je dispose actuellement. Jaera, terminé. »
Le Sith était (il fallait bien le reconnaître) partiellement sous le charme de cette femme qu'il avait secourut sur Coruscant pendant que Raiden survivait dans les montagnes. Bien que Jaera avait voué elle aussi fidélité au culte il savait pertinemment qu'elle avait épousé des préceptes Jedis qu'il lui était bien difficile à abandonner. Il écouta par deux fois le message avant de le supprimer. Songeur, Slice ne rejoignit pas la table avant un long moment. Accoudé contre le rebord d'une fenêtre il regardait avec calme la pluie qui commençait à présent à se déverser au dehors. Lorsqu'il revint enfin en direction de Raiden se ne fut que pour débarrasser ses couverts et quitter la bâtisse sous l’averse. Raiden se trouva ainsi seul durant de longues heures dans la maison, l'extérieur étant proie à un violent orage qui gagnait en vigueur plus le temps passait. Par ce temps on ne voyait pas à 3 mètres tant la pluie étaient forte. Slice revint enfin plusieurs heures plus tard. Il était toujours aussi silencieux mais à présent couvert d'eau des pieds à la tête. L'homme sortit d'une de ces poches un paquet de cigarette qu'il avait du dénicher dans le village avant de le lancer à son apprenti.
Étant "le chef ", il s’appropria sans la moindre vergogne le canapé, laissant à Raiden le fauteuil. Les deux meubles n’étaient toutefois pas luxueux et les mythes les rongeaient depuis un certain temps déjà. L’homme n’avait donné aucune directive au sujet des tours de garde ou ne serait-ce sur le feu. Il se contenta de s’allonger sur le dos, les mains derrière la tête. Quelques minutes plus tard Slice ronflait à gorge déployée. Sa sinistre fourberie n’avait pourtant pas prise de repos et bien qu’il semblait avoir totalement reposé sa garde et être à la merci de son propre disciple, il n’en était rien. Dans le creux de sa manche se tenait toujours Loki, qui bien que silencieux surveillait son maître avec attention. Les crochets du serpent étaient remplis de venin, prêt à tout moment à mordre le moindre agresseur s’approchant un peut trop près du Seigneur endormit.
Le village, Loki, Raiden, tout disparut à l’esprit de Slice. Il s’enfonça dans les méandres d’un rêve confus jusqu’au moment ou il reconnu dans son songe un endroit qu’il connaissait bien ...[ Hrp : ce rêve ne sera développé que plus tard. ]
[...]C'était le petit matin. Après un rapide petit déjeuner les deux hommes quittèrent la pièce vers une destination inconnue. Le jeune disciple pouvait toutefois deviner que Slice projetait de se rendre à la cantina mentionné dans le message holographique de la femme de la nuit précédente. Ils montèrent ainsi dans le chasseur Sith avant de décoller. La chose était ardue car l'appareil était construit pour embarquer théoriquement un seul passager. L'un sur l'autre dans des situations bien embarrassantes ils parvinrent toutefois à rentrer tous deux dans le cockpit. Il devenait vital pour Slice et Raiden de trouver un vaisseau plus grand ...[ Hrp : Suite de ce Rp : ici ]