Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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La chasse est ouverte

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    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Post n°1
    Auteur : Miroir

    PNJ Utilisés :
    Spoiler
    Byrgitte Bardot :


    Lorrack Bardot :


    Wyrrï Bardot :


    La liberté. Un étrange concept; comment peut-on penser qu’il existe une liberté si l’on ne se sent pas prisonnier ? Les peuples de la galaxie parlent souvent de cette notion; ils aiment à penser qu’ils sont maîtres de leurs choix et pourtant, au fond d’eux, ils savent qu’ils ne sont pas libres. Ce sont des bêtes enchaînées à leurs idéaux, à leurs règles; bref, à la société.

    Moi qui n’aie ni conviction, ni lois, ni idéaux , ni principes et qui n’aie même pas réellement de substance en tant qu’être normalement unique, moi, je suis libre. Libre de tout faire.

    Je suis assis sur un banc, sous la pluie. J’ai pris l' apparence d’un humain quelconque; la pluie tombe sur Cato Neimoidia et je regarde le ciel nuageux. Une brise fait tomber les gouttes en diagonale. Les gens courent pour ne pas être trop mouillés. Il n’y a pas grand monde dehors.

    Je regarde ces fourmis passer devant moi, les yeux dans le vide. J’essaye de voir quelqu’un qui se détacherait de la masse grouillante du peuple. Une identité, un passé, un vécu. Ma prochaine victime.

    Cela fait maintenant quelques jours que j'erre en ville; depuis la chute de mon tortionnaire, je réfléchis à la suite des événements. Je me suis décidé à trouver quelqu’un après avoir observé la société et fait quelques recherches sur les Neimoidiens.

    C’est un peuple où tout se base sur le paraître : ils ont besoin de richesses, de pouvoirs et surtout, de montrer tout cela aux yeux de leurs compatriotes. Finalement, pour beaucoup d’entre eux, j’aurais été un jouet à faire valoir dans les soirées entre amis.

    La situation actuelle de la CSI étant plutôt bonne, les Nemoidiens profitent de leur planète et de sa place stratégique dans la gouvernance du régime.

    Une idée me vient ! Et si je commençais à m'intéresser à la politique ? Je n’ai encore jamais essayé. Bien entendu, je n’ai pas les compétences adéquates actuellement pour aller chasser un sénateur ou quelque chose dans le genre, mais je pourrais déjà essayer de viser au bas de l’échelle. Un poste simple ne nécessitant pas une grande connaissance et permettant d’observer le monde…

    J’ai lu sur l’un des documents de l’holonet où se trouve le bâtiment de la préfecture; c’est probablement un bon point de départ pour observer et me trouver une proie. Rien que d’y penser, ça me fait frissonner de plaisir !

    Je me lève doucement, trempé jusqu'à la moelle; pour autant, ça ne me dérange pas plus que cela. J’ai tellement vécu pire que le fait d’être mouillé ne me dérange absolument pas. Au contraire, c’est presque amusant.

    Je marche dans les rues vidées de leur substance habituelle; je dois faire pâle figure : on détourne le regard de mon errance, allant même jusqu'à changer de côté dans les ruelles. Les gens ont si facilement peur pour leur misérable existence, ça en est presque risible !

    Empruntant les transports en commun, je passe dans ma tête le plan des stations et descend lorsque je suis au plus proche du palais royal. Bien entendu, je ne pourrais pas y entrer, mais cela ne m'intéresse pas pour le moment. Je m’installe dans un coin, sur une marche en bas d’un petit escalier, en hauteur, non loin de l’entrée et j’observe.

    Je suis à la recherche de quelqu’un de particulier. Je ferme doucement les yeux et me concentre, inspirant doucement, interrogeant mon instinct. Soudain, j’ouvre les yeux. Il y a une femme qui sort accompagnée de plusieurs autres. Elle paraît très riche en apparence et son visage rondouillet semble jovial. Elle discute avec ses collègues - ou ses amis -. Pour autant, quelque chose de malsain se dégage d’elle. ça me plaît.

    Je commence à me lever, à décider de voir un peu plus en détail sa vie et son existence. Je me lève, regarde autours de moi et change d’apparence pour celle d’une humaine ; à vrai dire, c’est celle d’une femme que j’ai vu courrir sous la pluie et se réfugier dans une maison du quartier où j’étais. Mais peu importe, ce n’est que temporaire.

    La filature commence. Je me glisse derrière elle comme une ombre, gardant en visuel son obèse visage et ses bijoux rutilants; étrangement, depuis qu’elle est seule, son visage s’est refermé. Elle n’a plus l’air sympathique; au contraire, elle semble froide, glaciale… Tellement que, personne ne s'assoit à ses côtés. Je décide d’imiter un comportement tout à fait humain pour la tester.

    Je me lève de mon siège et vient me poser juste sur la place adjacente, le sourire aux lèvres, comme si j’étais heureuse de vivre. Je lui glisse une banalité :


    “- Bonjour ! Sacrée pluie aujourd’hui, n’est-ce pas ?”

    Elle pose son regard sur moi. Son visage s’éclaire faussement, comme tout à l’heure. Elle m' acquiesce avec un sourire que je lui rends. Voilà qui semble des plus intéressants ! Mon sourire s’accentue, mais sans une once de faux. ça me plaît. Je me sens bien. Je suis le prédateur et elle est ma proie.

    Je descends à la même station qu’elle, mais je fais semblant de bifurquer dans une petite ruelle sombre pour prendre l’apparence d’un togruta croisé un peu plus tôt ce matin, non loin d’un des restaurants dans lequel j’ai pris mon petit déjeuné.

    Depuis que je ne suis plus à côté d’elle, elle est redevenue moribonde. Jetant quelques regards derrière elle, ma présence ne semble pas présenter pour elle un problème. Elle tourne soudainement dans une ruelle sombre et entre dans un vieux bâtiment branlant et sale.

    Voilà donc une partie de la clé de l'énigme : soit elle habite ici, soit ses fréquentations sont discutables. Mais avec de pareils atours, il paraît inimaginable qu’elle vive dans un tel taudis… Quoi que ! Cela pourrait expliquer ce réflexe de regarder si l’on est suivi.

    La nuit commence à tomber doucement et j’observe autour de moi pour vérifier que personne ne me regarde; au moins dans ce quartier pauvre, peu probable qu’il y ai des caméras ! Je prends la forme d’un oiseau rencontré dans mon ancienne vie et m’envole jusqu’au toit. Une fois en haut, je deviens un loth-chat, histoire de passer inaperçu.

    Je viens me positionner au bord de la toiture, regardant les fenêtres de l’immeuble d’en face. Je trouve rapidement celles de ma proie; dedans, tout semble vétuste. Elle est affalée sur un canapé devant un programme d’holovision quelconque. A côté d’elle repose un certain nombre de cadavre de bières; engloutissant canette d’un seul trait, elle la jette sur le tas de déchets.

    Un enfant d’une dizaine d'années entre dans la pièce et semble dire quelque chose à la grosse dame. J’en conclu qu’elle possède une petite famille. Elle se lève et vient se mettre devant sa progéniture avant de la frapper d’un revers de main, l’envoyant au sol. Crachant au sol -et en colère-, elle retourne s’asseoir sur son fauteuil.

    Voilà qui rajoute un peu de piment ! Elle est alcoolique et frappe son enfant. Une merveilleuse mère de famille, en somme. L’enfant au sol, en pleur, est aidé par un second, qui lance un regard assassin à la femme avachie, mais ne pipe mot; les deux jeunes nemoidiens sortent de la pièce.

    Au bout d’une bonne heure, la mère de famille se lève et va verrouiller la porte de son salon. Elle retourne vers son canapé, soulève un coussin et sort quelque chose; elle déverse une partie du contenant sur la table et respire la surface d’une narine ! De loin, impossible de dire exactement de quoi il s’agit, mais à première vue, ce devrait être des épices - ou quelque chose d’équivalent -.
    J’ai trouvé la perle rare ! Alcoolique, droguée et violente, le tout sous un masque de fausse sympathie auprès de ses collègues ; voilà une aventure des plus croustillantes ! Bien entendu, il me faudra éviter de consommer réellement tout cet alcool ou ces drogues; il va s’en dire que je n’ai pas pour objectif de nuire à ma propre santé de cette manière !

    Durant la soirée, elle a continué à consommer de l’alcool, a frappé une nouvelle fois ses enfants qui sont partis se coucher seuls et à fini par s’endormir sur son siège. Voilà une soirée des plus amusantes !

    Maintenant que tout le monde dort, il est temps pour moins d’aller quérir l’identité de ma proie afin de pouvoir me renseigner sur elle ; je descends doucement du bâtiment par petit bonds avant d'atterrir en bas, devant la porte d’entrée.

    Elle semble fermée à première vue, mais quand je tire dessus, elle s’ouvre sans problèmes. Il arrive souvent que les portes d’immeubles décrépis ne soient pas aussi sécurisées que l’on pourrait le vouloir ! J’arrive donc dans le couloir principal.

    L'ascenseur semble en panne d’après le panneau collé sur la porte métallique rouillée. Autour, les murs sont dégradés par des tags, des griffures et des gravures de noms. Il y a même quelques traces de sang séché à quelques endroits !

    Je reprends mon apparence de chat loth, puis je prends la direction de l’escalier. Je monte au dernier étage tranquillement, puis me dirige vers la porte qui devrait être celle de cette grosse neimoidienne. Je relève le numéro ainsi que ceux d’une ou deux autres portes qui pourraient correspondre; ceci fait, je descends en bas de l’immeuble et consulte les boîtes aux lettres afin de relier les numéros à des noms.

    Assez facilement, je retrouve la famille; il y a quatre noms inscrits dessus, dont un barré maladroitement :
    Byrgitte Bardot
    Akhwam Bardot (Celui-ci est barré)
    Lorrak Bardot
    Wyrrï Bardot

    Intéressant ! De ce que j’en déduis, elle vit donc seule avec ses deux enfants; son mari doit être décédé d’une manière ou d’une autre. Au moins, cela la rendra plus vulnérable, surtout si ses enfants ne l'apprécient pas, elle doit souvent être seule - ce qui est un avantage non négligeable ! -

    Bien, maintenant, je vais la laisser tranquille le temps de trouver diverses informations sur elle ! J’ai l’esprit en ébullition ! Les idées fusent, puis les images, les sons, les odeurs; tout se mélange… mon crâne me fait mal et je commence à me rouler par terre, émettant des cris de souffrance sous mon apparence de chat loth ! La douleur est insupportable et ma crise m’immobilise une bonne minute avant que j’arrive à me calmer.

    J’entends un bruit de porte et voit un neimoidien sortir, un balais à la main. Il allume la lumière du couloir à la recherche du bruit qui vient troubler sa nuit, puis me voit sur le sol ! Il s’approche en criant :


    “- Dégage de la salle bestiole de merde ! Laisse-moi dormir ! Je vais t’apprendre à hurler comme ça pendant la nuit !”

    Me relevant en quatrième vitesse, j’esquive de peu un coup de balais avant de m’enfuir par la porte entrouverte sous le couvert d’insultes plus fleuries les unes que les autres. Il va falloir que je sois prudent ! Une crise au mauvais moment pourrait signer la fin de mon existence.

    Je remonte sur le toit grâce à ma transformation en volatile. Je m’abrite sous des panneaux et me roule en boule tranquillement pour passer la nuit au sec. Blotti, je sombre doucement dans les bras de morphée, me laissant bercer par la douce mélopée des gouttes de pluie échouant leur courte existence sur le duracier.

    La lumière du lendemain me réveille doucement. Je m’étire pour chasser les quelques courbatures duent à ma position pendant la nuit. Je me dirige doucement vers le bord et regarde par la fenêtre de ma victime. Pour le moment, tout semble calme.

    Petit à petit, la vie se lève dans le quartier; quelques bruits d’animaux, des pas, des échanges verbaux; l’écho de la civilisation monte petit à petit comme un fracas discordant, un marasme de larves rampantes.Je secoue ma tête pour balayer ces informations inutiles me concentre sur ma proie.

    J’observe sa façon de s’habiller - ses mimiques quand elle est suffisamment proche de l’ouverture - pour m’imprégner du personnage. Prenant la forme d’un oiseau local vivant en ville, je suis venu me percher aux abords de la fenêtre pour mieux observer, restant tout de même sur une extrémité pour ne pas trop éveiller la curiosité.

    A l’intérieur, l’ambiance est lourde de sens ; les enfants ne semble pas le monde du mon heureux, le silence est pesant, les regards heurtent violemment la table et toute forme de joie semble s’être évaporée. Le visage de la grosse dame est fermé, chaque coup de cuillère dans le bol est empli de violence, de tristesse et parsemé de rage.

    Voilà qui continue de jurer avec cette façade souriante, joviale et bon vivant qu’elle arborait hier devant ses collègues de bureau ! En tout cas, c’est un rôle que je n’ai pas encore essayé de tenir.

    Au bout d’un moment, les enfants se lèvent, prennent de vieux datapads qu’ils insèrent dans une petite sacoche et sortent de la maison - probablement pour aller à l’école -. Il n’y a ni embrassade, ni échange d’amour maternel : dès qu’ils ont franchis le pas de la porte, elle se jette sur le canapé et récupère une dose de sa précieuse drogue, l'aligne sur la table en une petit dune longiligne et l’aspire par l’une de ses répugnantes narines.

    Son visage s'éclaircit, se détend et elle végète quelques minutes avant de disparaître dans une pièce annexe. Au bout d’un certain temps, elle ressort, pomponnée, habillée et prête à aller donner l’illusion de sa bienséance auprès de ses pairs. Je la regarde s’éloigner avant de sortir de la ruelle - probablement pour aller rejoindre son travail -.

    Aujourd’hui j’ai décidé d’aller consulter les archives et d’essayer de me renseigner sur son défunt mari et sur des informations en rapport avec cette petite famille ! Mais avant cela, j’ai le ventre vide, il va me falloir trouver pitance.

    Je redescends au sol, vérifiant au passage l’absence de présence, puis je reprends une apparence quelconque derrière un tas de détritus. Je m’avance tranquillement dans le quartier pour rejoindre la foule circulant de bon matin. Une alléchante odeur m’interpelle soudain : quelques viennoiseries semblent appétissantes et une jeune mon calamari ventripotente semble vendre ses délices. N’ayant pas d’argent, il me faut un autre angle d’attaque.

    Une idée me vient soudain : je n’ai qu'à utiliser l’apparence de la jeune twi’lek qui s’était fait capturer par les esclavagistes ! L’ayant vu sangloter - et bien d’autres choses, soit dit en passant -, je pense pouvoir essayer de jouer la carte de l'apitoiement. Il est plus fréquent que les femmes émettent un sentiment maternel envers des enfants que les hommes; d’autant que, à première vue, elle semble être en âge d’avoir une famille et s’être reproduite.

    Je passe dans une ruelle sombre et vide, puis change d’apparence pour cette jeune twi’lek malingre aux habits déchirés : parfaite pour attiser la compassion ! La seconde phase du plan nécessite un peu d’attente, des jeux de regards et un brin de chance.

    Je m’assoie au bord d’une ruelle sombre se trouvant en face du stand de nourriture, m’assoie en boule et regarde tristement le stand, en mettant toute l’envie du monde dans mes yeux. Heureusement, la population des Nemoidiens est aussi compatissante qu’un dragon Krayt, ce qui me permet de rester seule, voir même de créer la gêne et le détournement d’habitants.

    Il me faut un moment pour que mon visage de tristesse et d’envie croise celui de la Mon Calamari, mais cela arrive plusieurs fois. Plus ses yeux se plongent dans les miens, plus elle perd un peu de son sourire, de sa superbe et semble décontenancée.

    Au bout d’une bonne heure, elle ne tient plus. Elle fait signer à son assistante qu’elle revient; elle semble remplir un petit sachet avec quelques viennoiseries et s’approche de moi, doucement.Une fois à ma portée, elle me lance un regard plein de tendresse :


    “- Bonjour petite fille ! Je vois que ton regard se porte vers mes viennoiseries, mais tu n’es pas venu m’en demander… Où est ton papa et ta maman ?”

    Parfait, c’est moi qui ai remporté la partie. A ce moment-là, j’entre en scène :

    “- Ils… ils sont partis… Papa était malade et maman m’a dit qu’il était loin maintenant… et maman … elle doit être loin aussi…”

    Après ces paroles, je fond en sanglot, enfonçant ma tête dans mes jambes, en boule. Soudainement, elle me prend dans ses bras et me sert contre elle. C’est plutôt bon signe pour mon estomac ! Au bout d’une trentaine de secondes, j’arrête de sangloter. Elle se recule et me tend le petit paquet :

    “- Je… je suis désolé pour toi… j’aimerais pouvoir t’aider plus ma petite, mais je ne roule malheureusement pas sur l’or… Tiens, prends ces quelques viennoiseries ! Cela t’aidera à avoir plus chaud au cœur. N’oublie jamais qu’après la tempête, il y a et aura toujours du beau temps ! “

    Je prends timidement le paquet et l’ouvre, découvrant la bonne odeur de ces petits délices ! Je me fends un sourire timide, mais enjoué et la remercie :

    “- Merci… merci beaucoup ! Personne n’a été aussi gentil que vous !”

    Elle esquisse un sourire et s’en retourne vendre ses viennoiseries. Ainsi, j'attaque mon repas, dévorant avec avidité le contenu du sachet ! C’est délicieux. Cela faisait un moment que je n’avais pas mangé de pâtisseries aussi réconfortantes… Certes, j’avais déjà chapardé quelques restes ou fait un peu de vol à l'étalage pour me sustenter, mais rien de comparable.

    Je me suis ensuite levé, allant jeter mon sachet dans une benne à ordure, puis j’ai disparu à nouveau dans une ruelle un peu plus loin, j’ai pris l’apparence du même oiseau que tout à l’heure et j’ai pris de la hauteur.

    En haut, la ville ressemble d’autant plus à une fourmilière. La sensation de vol est agréable, le vent ruisselle autour de moi et la vue est imprenable ! Cependant, je ne sais pas très bien utiliser mes ailes et je m’épuise vite… J’essaye de planer et d’utiliser les courants d’air, mais ce n’est pas facile.

    A défaut, j’arrive à me rapprocher du bâtiment identifié comme étant des archives; j’y était allé il y a peu pour me renseigner sur le contexte géopolitique de la ville, pour mémoriser le plan et avoir des renseignements sur différentes personnalités.

    Je me pose non loin de là pour reprendre mon apparence dans un lieu désert - après avoir bien vérifié l’absence de caméras -, puis je continue mon chemin vers l’entrée.

    Une fois les porte passée, je me retrouve face à une secrétaire :


    “- Bonjour madame. Comment puis-je vous aider ?
    - Je suis à la recherche d’un ancien ami; je suis sûr qu’il habite ici, mais impossible de le contacter… Je souhaiterais savoir si je peux essayer de trouver un moyen de le joindre !
    - Vous pouvez accéder au Terminal 1b-3589. Vous trouverez dessus un annuaire qui vous permettra d’essayer de retrouver son contact. Notez toutefois que si cette personne a expressément payé pour ne pas apparaître, vous ne pourrez le retrouver par des moyens classiques.
    - Merci, je vais aller voir cela. Bonne journée.”

    Je me dirige vers le poste associé et entame ma recherche. Au bout de quelques minutes, je tombe sur l'intéressé ! Akhwam Bardot est visiblement décédé, comme je l’avais supposé ! Je n’ai pu qu'à aller consulter les rubriques nécrologiques.

    Via le terminal, j’ai accès à d’autres outils, dont les informations de la ville; je recherche donc des articles qui mentionnent Mr Bardot. Je trouve rapidement un papier mentionnant une liste de soldats morts au combat pendant une opération de la CSI; c’était donc un militaire ! Intéressant.

    Je note dans ma tête toutes les informations intéressantes que je peux trouver sur lui, puis je me connecte au réseau social du moment; j’ai l’impression que je pourrais en apprendre plus sur la famille Bardot via les réseaux sociaux.

    Mme Bardot poste des photos de divers lieux où elle se rend avec des amis, de ses repas, de ses tenues et de beaucoup d’autres choses ! Visiblement, elle mène une fausse double vie en ligne pour tromper le monde extérieur… Ses enfants n’ont pas encore de compte sur ce genre de réseau, je n’apprends donc pas grand chose de plus.

    Ma tête me fait mal et je ferme rapidement mes onglets, j’efface mon historique, puis je cours aux toilettes… ARRRGGh JE … J’AII. AAAA… MAAAL…. URGH…

    J’ai tenté d’étouffer mes cris, mais la douleur est intense. Au bout de quelques minutes, je me calme et quelqu’un vient frapper à ma porte. Je me relève, mal en point et je sors. En face de moi, un agent de sécurité :


    "- Tout va bien madame ?
    - Oui… désolé. Je fais des crises de douleurs parfois quand je m'assois parce que ça me bloque le dos… Il me faut un certain temps avant de me débloquer ! Mais ça va mieux ! Je suis désolé de vous avoir dérangé.
    - Y’a pas de mal madame; vous êtes sur que tout va bien ?
    - Oui, je vous assure. je vais rentrer chez moi et prendre un bon bain chaud ! ça me détendra suffisamment. Merci monsieur de votre attention.
    - Avec plaisir madame !"

    Je sors des archives et me pose sur un banc, fixant le sol, les mains sur les oreilles pour respirer calmement et reprendre mes esprits. Une demi-heure passe.

    Revenu des méandres de mon esprit, je me ressaisis. J’ai donc des informations sur la famille, le mari disparu; pour que tout soit parfait, il me faut désormais en savoir un peu plus sur les enfants, puis trouver un lieu ou enfermer cette chère Brygitte !

    Je retourne dans le quartier où habitent les Bardot et demandent à des passants où se trouve l’école la plus proche, prétextant que je dois récupérer mon neveu en urgence et que je me suis perdu dans ce quartier. On m’indique un établissement dont dépendent les jeunes du quartier. Je m’y rends tranquillement.

    Une fois devant, j’observe l’imposante bâtisse. C’est plutôt grand, dans un état moyen et le personnel de l’établissement ne semble pas être des plus ouverts. Sous les traits aviaires, je me promène au dessus de l’école, de la cours et des fenêtres.
    Je cherche à trouver où sont les enfants de Mme Bardot. Finalement, j’arrive à les apercevoir dans une classe. Je me pose à la fenêtre, toujours un peu de biais pour ne pas attirer l’attention et j’observe. Je prends note de la tête du professeur, qui va m'intéresser pour plus tard.

    Une fois ce petit repérage terminé, je vais me percher sur le toit d’un bâtiment en face et puis j’attends tranquillement, les yeux fermés et l’esprit isolé que la nuit commence à approcher. Au bout d’un moment, les cloches de l’établissement sonnent la fin des cours et des flots d’élèves sortent.

    Une bonne paire d'heures plus tard, les professeurs ont quitté l’établissement - notamment celui qui donnait cours aux Bardot -. Je descends au pied de l’immeuble, me saisit de son apparence et m’approche du visiophone. Je sonne. Une voix me répond :


    "- Bonsoir mr Barnabe. Avez-vous un problème ?
    - Désolé de vous déranger, j’ai oublié un datapad dans mon bureau et j’en ai besoin pour demain… Est-ce que ça vous embêterait de m'ouvrir ? Je suis un peu honteux de cet oublis… Si vous pouviez éviter d’en parler, cela m'éviterait quelques quolibets !
    - Oui, pas de soucis, je comprends. Je vous ouvre ! Et je n’ai rien vu !
    - Merci, vous me sauvez la vie !"

    Un déclic ouvre la porte et je m’engouffre. Profitant de mon observation de la topographie du bâtiment, je rejoins sans mal la classe des Bardot; une fois trouvé, je commence à chercher une salle des professeurs et je finis par tomber dessus. Heureusement, à cette heure là, la salle est vide.

    J’entre et ferme la porte derrière moi. Je me dirige vers un poste et, vérifiant qu’il n’y avait pas de caméra dans la pièce, j’entre dans le terminal. Rapidement, je trouve les dossiers des deux enfants Bardot.

    La plus jeune, Wyrrï, possède un dossier scolaire correct, semble plutôt timide et les commentaires de ses professeurs sont plutôt positifs; on lui reproche juste de ne pas trop participer et de ne pas faire preuve d'initiative. Il est aussi mentionné dans les remarques qu’elle est parfois contusionnée, mais que cette histoire ne concerne pas les professeurs.

    Son frère, Lorrack, est beaucoup moins discipliné. Il est souvent impliqué dans des bagarres et à une fâcheuse tendance à repousser l’autorité, notamment auprès des femmes professeurs ! Au vu de l’état de sa mère, c’est compréhensible. Un petit bagarreur et une fille un peu transparente en somme.

    Une fois fait, je bidouille un peu, puis je m’éclipse de l’école tranquillement, comme un professeur qui souhaite rentrer chez lui après une journée de travail !

    Une fois dehors, la nuit semble assez avancée et je décide de retourner observer ma chère petite famille ! Volant doucement, je me pose sur la façade en face et je jette un coup d'œil par la fenêtre. les enfants ne sont pas dans la pièce principale - ils doivent probablement dormir - et pourtant, Byrgitte est habillée de manière très… sombre ? Elle rabat une capuche sur sa tête, ouvre la porte et verrouille le tout.

    Bientôt, elle sort du bâtiment et commence à marcher dans la rue, s’enfonçant dans la partie sombre du quartier. Depuis les airs, je la suis tranquillement, œuvrant toujours dans les zones moins éclairées en hauteur, histoire de ne pas être repéré.

    Au bout d’un moment, elle s’arrête près d’une vieille usine désaffectée au milieu de taudis immondes. Elle regarde autour d’elle et vient frapper une porte dérobée avec une sorte de code rythmique. Quelque secondes d’attente et la porte s’ouvre et un homme lui fait signe d’entrer, jette un coup d’oeil dehors et referme la porte.

    Piqué de curiosité, je m’envole vers le bâtiment, trouve une entrée causée par la rouille et la vétusté de l’endroit. Dedans, il fait sombre, sauf une pièce qui semble lumineuse. J’en profite pour passer de l’oiseau au rat et je me dirige vers cette source de lumière discrètement.

    Heureusement, j’arrive à entrer en passant sur une poutre de duracier partiellement effondrée qui me donne une vue sur la scène. Devant moi, une dizaine d'individus avec des capuches ou des cagoules sont réunis autour d’une table. L’un d’entre eux - probablement un trandoshan - semble mener la discussion :


    " - … comme je vous disez, nous avons partiellement échoué la dernière action, ce qui est fâcheux puisque le sous préfet s’en est sorti presque indemne ! Comment est-ce possible ? Vos informations sur le calendrier du nouveau venu devaient être erronées Brygitte !
    - Je... je suis désolé si c’était le cas, je vous ai pourtant fournis tout ce dont j’avais accès sur l’outil de rendez-vous… Il n’est pas impossible que tout ne soit pas encore bien renseigné, comme il vient d’arriver je pense…
    - Ne pensez pas ! Je veux des résultats ! Avec vos conneries, la sécurité est renforcée de partout maintenant… je vais avoir besoin de plus d'informations ! On continue la suite comme prévu. Vous quatre, vous allez devoir pousser la préparation du terrain. Et toi, il va falloir que ça pète plus fort la prochaine fois. On a pas le droit à un second échec ! Si on se foire à nouveau, je donne pas cher de votre peau ! Allez, barrez-vous maintenant !
    - Et pour… pour nos… notre…


    Le trandoshan le regarde avec mépris, lance un regard à une autre personne auprès de la sortie et s’en va sans un mot. Ce dernier remet à chacun un petit paquet ressemblant fortement à celui que Mme Byrgitte cache dans son canapé !

    Voilà donc le lien entre cette tentative d’assassinat qui a fait le tour des journaux et une simple secrétaire qui pète plus haut que son cul ? Et en même temps, c’est intelligent de recruter des drogués pour leur faire faire n’importe quoi en échange d'épices ! Formidable. En plus, je n’ai jamais fait partie d’un groupe terroriste dealer de drogues !

    Il ne me reste donc plus qu'à trouver un lieu tranquille pour enfermer la grosse dame et je serais bon ! Fabuleux.Tout ceci est excitant au plus haut point ! Je profite
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      Post n°1
      Auteur : Miroir

      de ce vieux hangar pour me cacher dans la structure du toit, à l'abri et m’endors paisiblement, la tête pleine d’idées.

      Le lendemain, quelques rayons du soleil filtrant à travers les nombreux trous du plafond viennent me chatouiller les moustaches et me ramène à la vie après une nuit plutôt tranquille. Je sors rapidement de la bâtisse pour redevenir mon oiseau favori.

      Je commence à explorer ce pseudo bidonville qui avait dû être, par le passé, une petite zone industrielle désormais à l’abandon depuis des années, offrant de maigres abris à des populations pauvres, droguées et mal famées; bref, un endroit tout à fait charmant à mes yeux !

      Après une bonne heure de survol, je repère une vieille bâtisse effondrée où personne ne semble avoir élu domicile. Je descends au sol et, sous la forme d’un rat - population importante du quartier d’après mes dernières observations -, j’essaye de me faufiler dans les décombres à la recherche d’une pièce perdue, d’une cave ou de quelque chose dans le genre.

      Miraculeusement, je tombe sur un endroit absolument parfait ! Derrière un couloir effondré ou seul un petit animal peut se glisser, il y a une trappe qui semble descendre ! Reprenant forme humaine, j’ouvre la trappe -non sans mal- et découvre une échelle qui descend. Malheureusement la lumière me fait défaut et je décide d’aménager un petit passage dans les décombres pour pouvoir passer - et pour amener ma chère proie dans son nouveau chez elle !

      Il me faut bien quelques jours pour réussir à déblayer un passage correct. Je récupère des repas en ville à droite et à gauche - quelques vols, un peu d'apitoiement, un soupçon de drague - afin de soutenir mon effort !

      Heureusement, j'arrive à consolider mon passage avec des barres des metals, quelques gros gravats et bientôt, la cave inaccessible devient un palace à l’entrée digne d’un tapis rouge ! En tout cas, du point de vue d’un rat. je chaparde une lampe posée proche d’une fenêtre ouverte - ça n’a clairement pas été facile à trouver ! - et je décide d’aller explorer ma fameuse cave.

      Dès le premier coup d'œil, elle est parfaite ! Profonde, délabrée, dans le noir. Les deux battants en hauteur sont épais et rendent le tout bien insonorisé. C’est parfait. Je nettoie quelque peu, histoire de et installe au milieu de la pièce une chaise rouillée.

      Remontant à la surface, je m’arrange pour chaparder quelques objets et les revendres chez un prêteur sur gage; pas beaucoup de gains, mais de quoi acheter un cadenas costaud, des chaînes solides et quelques outils pour fixer le tout au sol et avoir de quoi s’amuser !

      Je réussis à ramener tout ça de nuit en passant par des successions de ruelles identifiées comme étant majoritairement vides, puis je rejoins ma nouvelle base. Au sol, j’installe des plaques auxquelles viendront s’arrimer les chaînes de ma proie. Pour la porte en haut, une grosse chaîne avec un cadenas permet de fermer depuis l’extérieur, sans possibilité d’ouvrir de dedans. Tout est désormais prêt ! J’ai même installé une petite lampe pour nos tête à tête ! Si ce n’est pas romantique…

      Cela fait presque trois semaines que j'aménage l’endroit, que je surveille ma proie, ses aller et venues, que je prépare mon coup avec envie, détermination et une dose importante d’excitation ! Tout doit être parfait. J’ai parfois fait quelques crises, mais dans cette cave, tout ce qui s’y passe n’arrive pas jusqu’au monde extérieur.

      Et maintenant, il est venu l’heure de passer aux actes. Je sais que le samedi soir, Mme Bardot sort pour aller dîner avec ses amis. En général, elle prend une ruelle transversale et peu fréquentée qui l’amène chez un petit revendeur qui lui permet de trouver un cadeau peu cher mais relativement qualitatif; c’est clairement du recel. J’y ai d’ailleurs participé en lui vendant deux trois vols ces derniers temps.

      Une fois dans cette rue, je me cacherait derrière un conteneur et j’utiliserais un puissant sédatif payé relativement cher à ce pingre de Géonosien; heureusement que j’ai réussi à voler un datapad chez un de ses concurrents ayant la fâcheuse tendance à laisser une fenêtre entrouverte… dommage pour lui !

      Et puis le jour fatidique arrive. La grosse dame a abandonné son domicile dans une ravissante tenue mondaine, comme prévu, et je l’attends patiemment, caché derrière un conteneur. J’entends à l’entrée de la rue sa démarche pachydermique et me met en position. Quand elle passe le conteneur, elle est loin de se douter de ce qui va lui arriver.

      Me relevant doucement, je me glisse à pas de loup derrière elle. Quand elle sent ma présence, elle n’a pas le temps de se retourner qu'une aiguille vient se planter dans sa nuque. Elle se raidit et tombe au sol, inanimée. Je contrôle son pou, qui semble stable, puis revêt l’apparence d’un humain à forte carrure pour traîner le corps jusqu’à ma destination.

      L’itinéraire étudié fonctionne bien. J’ai prévu sur le chemin plusieurs endroits pour me cacher et faire des pauses sans être repéré. J’avance donc doucement, de petites caches en petite cache jusqu'à mon chez moi aménagé avec beaucoup d'enthousiasme. Je profite de l’une des pauses pour envoyer un message d’excuse auprès des contacts avec qui elle s’était engagé, feignant une grosse fièvre qui me cloue au lit !

      Au bout de deux bonnes heures, j’ai atteint ma planque. Tout s’est déroulé sans accroc ; enfin presque. Je crois qu’un vieux clochard alcoolique m’a aperçu, mais il n’a rien dit et a préféré détourner le regard. Je m’assurerai toutefois qu’il finisse ses jours prématurément, histoire de ne pas éveiller plus de soupçons. Mais je dois d’abord installer mon invité ! Sinon, quel hôte indigne serait-je ! Je l’installe sur la chaise - non sans avoir eu du mal à la faire descendre -, l’attache avec des chaînes bien serrées, puis la fixe au sol, arrimée sur ses crochets plantés. J’en profite pour la bâillonner et attache ses mains et ses pieds avec des cordes bien sérrées.

      Je la regarde avec avidité : elle est parfaite. Je remonte, le temps qu’elle se réveille, verrouille ma cave et décide d’aller aider ce pauvre SDF alcoolique à terminer ses jours. Je passe donc acheter une bouteille d’alcool bas de gamme puis me dirige vers le lieu où j’ai aperçu l’homme en question. Je me rapproche de lui, souriant, avec une apparence d’un autre sans abris croisé dans les quartiers; il est dubitatif, mais la bouteille d’alcool dans ma main attise sa convoitise.

      Je m’installe à côté de lui et lui tends la bouille qu’il commence à boire nonchalamment au goulot. A ce moment-là, je change subitement d’apparence pour un homme plus musclé, je le saisit avec mes jambes et mes bras, le forçant à garder la bouteille inclinée coulant dans son gosier. Il tente de se débattre, mais les forces lui manquent et il finit rapidement par s’étouffer en ingérant une partie de la bouteille dans ses poumons.

      Au bout d’une bonne minute, il gît inanimé sur le sol, un contenant réservé à ses pieds. Demain, quelqu’un le trouvera là, seul et il finira dans une fosse commune ou incinérée. Je lui fait les poches au cas où, mais je ne tombe sur rien d'intéressant, si ce n’est un vieux couteaux. Je le prends, histoire qu’il contribue à mon prochain plaisir !

      Je rentre dans ma cave, je referme la trappe par dessus moi - en faisant bien attention de garder le gros cadenas avec moi, histoire que personne ne puisse m’enfermer dedans par erreur - et puis je m’installe face à elle, la dévorant du regard. Dès qu’elle sera réveillée, tout pourra commencer.

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        #3

        Post n°2
        Auteur : Atreïs Helcar

        La voix fluette de la petite Wyrri résonna dans l’appartement insalubre et délabré de la famille Bardot à plusieurs reprises.

        - Maman ? Maman ? On s’en va avec Lorrack, on va à l’école.

        Ce fut la voix de son frère qui lui répondit, pas bien plus grave, mais un peu plus bourrue et brutale, malgré quelques notes et trémolos dans sa voix qui indiquaient bien qu’il se forçait à adopter ce ton en particulier.

        -Laisse tomber, Wywy, elle est pas là, elle a dû rester dehors, c’est pas grave…

        Par habitude, depuis la disparition de leur père, c’était Lorrack qui s’occupait de sa jeune sœur, puisque leur génitrice avait semblé oublier jusqu’à la notion de leur existence, hormis lorsqu’il s’agissait de passer ses nerfs, ce qui ne manquait jamais d’arriver. L’aîné de la fratrie, bien que pas encore confronté aux affres de la rue et des malandrins qui y traînaient, avait bien vite compris que le décès du chef de famille avait eu des répercussions terribles sur leur dépravée de mère qui, non contente de les négliger, s’était enfermée dans l’alcool qu’elle l’envoyait régulièrement chercher à sa place, et d’autres substances moins licites mais toutes aussi dangereuses et qui empestaient l’appartement dans lequel lui et sa sœur étaient enfermés à double tour.

        Oh, comme il la haïssait désormais, et chaque fois un peu plus lorsqu’il la voyait battre sa sœur. Lui, les coups, ça ne l’inquiétait pas, il en avait plus que sa dose à l’école, et ça arriverait encore. En revanche, sa seule famille restante, cela le mettait dans une colère noire. Il aurait bien voulu tout casser chez lui, mais il n’y avait rien, et il ne voulait pas que sa mère soit dans une fureur qui amènerait l’un ou l’autre à un acte regrettable, dont la principale victime serait Wyrri. La pauvre se berçait encore d’illusions sur la marâtre, l’image encore fortement imprégnée de ce qu’elle fut ou semblait être à l’époque… Et la laisser sans l’un ou l’autre signifiait la laisser sans revenus ou sans protection… Puisque personne n’en avait rien à faire de la situation de deux jeunes élèves, il se débrouillerait dès qu’il serait assez grand, quitte à lui aussi partir faire l’armée. Cela faisait longtemps qu’il n’était plus vraiment un petit garçon désormais.


        ***


        - Alors, qu’est ce qu’on a ?

        - Du matériel de merde, chef. Et un vieux clochard alcoolique crevé.

        Le « chef » passa outre l’insubordination de l’agent à qui il aurait bien fait manger ses dents en même temps que son poing, mais il se contint. De nos jours, on ne savait plus bien qui était le neveu de l’arrière-petit-fils d’un quelconque représentant d’une corporation qui ne manquerait pas de venir lui baver sur les rouleaux si il mettait son grain de sel. Aussi, il se promit de lui faire payer en temps et en heure, et reporta son attention sur le macabre spectacle qui s’étalait devant ses yeux. Rien de bien étrange, en soi : le vieux sans-abri semblait être mort d’asphyxie, en témoignait la tâche de vin bas de gamme qui s’échappait de ses lèvres et la bouteille pratiquement vide non loin de lui, ainsi que ses lèvres boursouflées.

        Le chef du secteur n’était pas un lapin de six semaines. Au contraire. Pas militaire, il avait fait sa petite carrière dans la police locale, et s’était fait une sorte de réputation pas totalement usurpée quant à son talent d’observation et ses connaissances en anatomie. Bien sûr, ça n’aidait pas les enquêtes plus que ça, puisque les médecins légistes arrivaient aux mêmes conclusions que lui : mais il gagnait quand même de précieuses heures qui avaient parfois permis de sauver des vies, dans sa jeunesse qui lui paraissait désormais loin, lorsqu’il pouvait encore poursuivre les auteurs de petits crimes ou larcins. A présent, il avait toujours un œil observateur, mais également la bedaine de celui qui n’a pas ralenti sa consommation de calories mais reste avachi devant un écran à remplir des rapports… Alors autant dire que quand il avait l’occasion de sortir de son bureau pour se redonner un coup de fouet, il la saisissait, et celle-ci ne faisait pas exception.

        Evidemment, il n’aurait pas beaucoup de temps : la planète était en ébullition et les médias relayaient constamment la nouvelle de l’attentat sur le nouveau préfet. Non pas que cela le concernait directement, mais il fallait désormais frayer avec ceux qui tenteraient d’en profiter, la menace de ce pseudo groupe terroriste, et évidemment, l’insécurité grandissante résultant en dizaines de coups de téléphone indiquant qu’untel avait vu un terroriste… Bref, un beau merdier dont il faudrait bien se dépatouiller. Il laissa là sa réflexion pour regarder la scène. Celle-ci lui paraissait étrange, à tout le moins. Non pas qu’il n’eut pas l’habitude de retrouver des clochards morts -cela était même assez courant- mais il y avait dans sa posture quelque chose de différent, sans réussir encore à mettre la main sur cet élément. Ses yeux coururent sur le cadavre, son nez froncé par l’odeur d’urine qui s’en dégageait, puis sur la scène en elle-même.

        L’endroit était tragiquement banal, une ruelle mal famée dans laquelle essayaient de se réfugier et s’abriter ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir un toit. Quelques poubelles renversées au loin expliquaient l’odeur rance et moisie qui traînait, et beaucoup d’eau coulait avec la pluie diluvienne. Ce qui ne faciliterait pas la tâche. Il se prit à marmonner.


        - Bizarre quand même… Vu l’âge, ça devait faire un bail… Habitué donc. Mais pourquoi…

        Et ainsi de suite pendant de longues minutes alors qu’il se massait la nuque. Sous son imperméable, le Neimoidien sentait que ses vêtements commençaient à être trempés et il ne faudrait pas longtemps pour que, de toute façon, on le rappelle à l’ordre et à son bureau pour l’une ou l’autre paperasse à remplir dont il se fichait. Il se mit à faire les cent pas devant la scène dont l’accès était barré, puis claqua doucement des doigts. Une fois, deux fois, un réflexe, comme pour essayer de craquer une allumette spirituelle dans son esprit. Puis l’illumination lui vint. Il sortit un petit datapad et s’attela rapidement à l’écriture d’un résumé succinct de la situation. Il avait trouvé ce qui le gênait, enfin.

        Spoiler : Spoiler
        HRP
        Quelques petites remarques en passant : je vais vérifier, mais les gurlanins ne peuvent prendre des formes trop éloignées en termes de taille de la leur. Autre petit point : Dae’Mid est préfet et non sous-préfet. Rien de grave mais je précise. Pour la suite, eh bien, tu as quelques éléments à ta disposition. Autre chose, il te faut acheter ton arme.
        J’ai fait court puisque tu vas pouvoir désormais faire mumuse avec ta prisonnière, nous verrons bien ce que ça donne.

        Atréïs

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