Une mission dans le secret
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Post n°26
Auteur : IroeyUn temps de merde... Non vraiment !!! Depuis son arrivé dans se monde Iroey est confronté depuis le début de la mission à des conditions pénible, devant toujours fonctionner au ralenti dans son avancer pour éviter de s'enliser, glisser ou encore tomber. Bien sûr, son corps arrive à tenir la cadence sans effort apparent, agaçant simplement de plus en plus son esprit qui déteste de plus en plus ces régions tropicales lui rappelant la boue collante de Felucia. En se rappelant cette planète, le cyborg serra un peu des poings, se rappelant le sacrifice qu'il a offert et les efforts soutenu pour sauver le plus de vie civile tout en donnant sa vie pour ralentir un seigneur Sith et permettre aux hauts dignitaires séparatistes survivants de se sauver. Trois sur une dizaine ont péri sous le seigneur noir, mais ce fut en soi un succès en ne comptant aucune perte civile importante... seulement quelques travailleurs lors de l'infiltration ennemie dans une centrale d'épuration d'eau. Mais bien sûr, la destruction totale d'un bâtiment pour emprisonner un fou aux pouvoirs magiques est considérée dans les paramètres de mission comme un échec ! Lui coûtant de se fait une promotion tant méritée, le laissant au grade de sergent ! Le robot se mit à marcher sous l'effet de la colère plus vite, regardant vaguement devant lui en suivant le pipeline.
L’ascension des futs de plus en plus abrupte, la raideur de la colline qu'ils montent à chœur et joie dans la vase et la roche les mettant tous à rude épreuve. Puis le tuyau disparut sous terre... Iro resta grandement silencieux, regardant droit devant lui pour alors regarder ses coéquipiers. Sa colère grandissante le fit regarder en premiers lieux Blad. Ancien rival plus haut gradé que lui. Il se rappelle encore leur brève rencontre dans le scénario de combat élaboré par le haut commandement dans les déserts géonosien. Il avait presque réussi à le piéger avec un tire de barrage de B1, mais l'avais contrecarré et poussé à utiliser une carte piège et faire exploser un mur avec des mines pour le piéger temporairement sous des décombres, lui permettant de battre en retraite et aller aider le commandant de son escouade de l'époque. L'envie de se venger le gagna de plus en plus, regardant l'homme blesser qu'il est aujourd’hui. Ses propres compétences pour en convenir que les chances de l'abattre ici et maintenant sont bonnes. Profiter d'une ascension plus rude pour aller derrière lui et transpercer d'un vif mouvement le dos du commandant Unforgiven et lui arracher le cœur… Pour ce qui est des témoins... Il regarda brièvement Billy. À en considéré ce bleu, sortir son E5 et lui donner gentiment quelques salves dans le corps pour le tuer serait efficace... Finissant par Azel, la seule femelle humanoïde qu'il est passé autant de temps en mission... Une pulsion sauvage refoulée au fond de lui lui indique de la pousser contre le sol et de retirer ses habits pour faire des choses obscures. Il pourrait par la suite lui laver le cerveau et la transformer en sorte de servante personnelle pour lui... Quelqu'un qui prendrait soin de lui...
Le prototype sortit alors de ses idées terrifiantes pour regarder Teach, celui-ci semblant en colère, coupant la végétation avec vigueur devant lui et finalement, le centre de recherche fut visible devant eux, couvert par la végétation. À en juger par le sol devant eux, personne n'est venu ici depuis des lustres par la voie terrestre. Le commandant Demeci leur dit de prendre une pause pour reprendre des forces et mieux planifier ce qui est à venir. Pour cette foi, l'archétype accepta volontiers sans vraiment le démontrer. Repensant aux horribles pensés qu'il a eu il y a peu. Comment de telles horreurs ont-elles peu lui venir à la tête? Les conséquences pour de telles actions lui auraient valu la peine de mort et une exécution exemplaire devant le haut commandement lui-même... Le sergent resta silencieux et regarda chacun des membres de l'équipe avec honte, le jeune Billy leur faisant un rapport de situation concernant la porte. Un contretemps encore. Azel sembla se proposer pour l'aider, la machine la regardant se diriger là bas un bref moment avant de regarder si son équipement modeste était toujours en état. Quelque minutes après la mandalorienne l'appela et il arriva, l'officier coupant machinalement et précisément le boiter pour la laisser travailler sur le dispositif, la regardant faire un petit moment avant de se diriger vers la porte, la demoiselle arrivant à ouvrir la porte sans trop de difficulté, le géant de fer pénétrant dans les entrailles du laboratoire en premier en activant sa vision nocturne, disparaissant peu à peu de la lumière avec ses alliés...
Les ténèbres... Le confédéré avance devant le groupe en les guidant, ses alliés allant allumer une torche pour mieux voir. Ils se mirent donc à fouiller pièce par pièce, le droïde restant froidement silencieux, guettant autour de lui tout les éventuels dangers. Comme un couloir un peu éclairé par les lumières clignotant en faisant des bruits démontrant leurs défectuosités. La longue marche les mena finalement à une pièce qui semble être un laboratoire. En recherchant des évidences sur la situation, le quatuor tomba sur ce qui semble être une caméra. En allant pour la regarder il eut un moment de tension quand on entendit quelque chose bouger soudainement dans les conduits de ventilation et une ombre effrayant soudainement certains d'entre eux. Ce fut une fois le silence revenu que l'enregistrement dans l'appareil datant apparemment d'il y a cinq jours...
Après le visionnement, Iroey resta silencieux et décida de garder sur lui la caméra. Une impression sournoise comme quoi il se trouve actuellement dans l'ancien laboratoire de son supérieur le défunt Tericarax. Mais il est encore trop tôt pour aller à cette conclusion. Peut-être s'agit-il d'un autre lieutenant... Car dans le cas contraire, qui sait se qui les attends dans les ténèbres de se laboratoire. Son mentor ayant beaucoup de secrets et s'ils se trouvent à être dans son laboratoire et que les expériences ont été mit en arrêt de manière forcé... Celles-ci ont du mal tourné et de lugubres secrets se trouvent actuellement en liberté dans ses murs. La machine dit alors à voix basse :
-Regroupez-vous... J'ai un mauvais pressentiment à propos de cet endroit...
Dit-il simplement sans vouloir dire ses hypothèses encore incertaines pour ne pas alarmer ses équipés d'avantage qu'ils ne le sont en se moment. -
Post n°27
Auteur : Blad DemeciPendant que l'escouade s'était attelée à faire céder les sécurités du labo, Blad surveillait le monde extérieur et s'évertuait à garder son équipe en totale sécurité. Son arme de poing prête à faire feu sur le premier danger approchant, il se mit à réfléchir quelques instants sur ce qu'il venait de vivre. Sa perte de sang froid de tout à l'heure, ces idées relativement sombres à l'égard de ses collègues, tout ça ne lui ressemblait clairement pas. A la limite, qu'il s'énerve par rapport à la situation passe encore, mais l'envie de se débarrasser de ses frères d'armes n'avait aucune bonne raison d'émerger dans son esprit. Blad avait acquis, après toutes ces années, une vision des choses qui lui permettait de prendre un peu de recul, et de relativiser face aux difficultés. Jamais, au grand jamais, il n'aurait mis en danger directement un camarade, un bleu qui plus est. Bref, cette histoire l'inquiétait vraiment, car s'il avait été manipulé il s'agissait d'une force qui le dépassait peut-être. Le Mandalorien avait, bien sûr, entendu parler de certains effets de ce que les Jedi ou les Sith appellent la Force. Cependant, cela pouvait être lié à d'autres choses également, plus étrangères encore au vétéran de guerre.
Les mots d'Azel captèrent soudainement l'attention de l'aîné Demeci. La porte venait de s'ouvrir, enfin. Le Commandant retourna auprès du groupe pour donner les prochaines directives, constatant au passage l'obscurité des couloirs du complexe. Il jeta un œil rapide à l'état des troupes, remarquant la mouvance de moins en moins à l'aise d'Azel, sans doute dû à des courbatures dont Blad commençait également à être sujet. Le guerrier cyborg s'avança d'un mètre dans l'entrée inhospitalière du laboratoire, puis commença à expliquer la marche à suivre.
"Les choses sérieuses commencent, Messieurs-Dames. Je passe devant, l'obscurité me pose moins de problèmes que la plupart d'entre nous."
Blad pointa du doigt son œil borgne, tout en enlevant son bandeau qui dissimulait le bijou technologique désormais incrusté dans son orbite. Cet œil n'avait rien d'industriel, contrairement aux composants d'Iroey par exemple. Il s'agissait tout à fait d'une fabrication artisanale, créée des mains du génie méconnu qui avait rafistolé le chef Demeci sur Mandalore. Inestimable, cette amélioration apportée au corps du séparatiste réservait sans doute d'autres surprises, en plus de sa faculté d'adaptation à la pénombre. Blad, lui-même, n'avait pas encore conscience de tout ce que ses membres bioniques pouvaient faire, bien qu'il en ai fait déjà l'usage pour mater quelques recrues un peu trop impétueuses sur Géonosis...
"Je mène la danse, contentez vous de suivre pour l'instant, restez alertes."
Les couloirs métalliques s'étendaient donc devant le commando, son charismatique meneur en tête de file, parfaitement sûr de lui. Puis un imprévu frappa Blad : son œil bionique se trouva comme brouillée par quelque chose. La vision si pratique qu'il lui octroyait n'était plus, voila qui était bien fâcheux. Le Commandant Unforgiven fit part de la nouvelle à ses camarades, tout en restant de marbre.
"Cela ne pouvait pas être aussi facile, évidemment... Je ne vois plus rien, quelque chose brouille ma vision bionique. J'allume une torche les amis, redoublez de vigilance."
L'éclaireur affûté que Blad savait être, en tout cas avant son terrible accident, illumina d'un bien mince halo ses pas à venir. Ce laboratoire paraissait comme hanté par quelque chose, ou quelqu'un, sans doute une simple impression causée par l'obscurité oppressante. Le prétendant au trône de Mandalore poursuivit son avancée dans le sillage noir qui se présentait devant lui, moins rapide qu'auparavant tout de même. Les dédales donnaient l'impression de faux choix au groupe, qui s'activa petit à petit comme une troupe de papillons désespérés en manque de lumière. Blad suivait son instinct et prenait les décisions qui paraissaient les plus sûres, pour le bien de la mission. Ainsi, les soldats parvinrent à une pièce qui ressemblait classiquement à un laboratoire. Pas de présence des rats en blouses blanches néanmoins, ni de quoi que ce soit d'autre. Cette idée fût toutefois ébranlée par des bruits suspicieux derrière les murs, ou plutôt dans les murs. Le Mandalorien s'était raidit à ce son inquiétant et à la vision de cette ombre éphémère,, parue moins d'une seconde dans la lumière de la petite torche. Attendant le retour au silence avec impatience, le Mandalorien restait solide sur ses deux jambes. Le néant avait du bon finalement, plus qu'une créature imaginaire aux dents acérées en tout cas.
"Regardez moi ça."
Se permit-il en approchant d'un bureau faiblement illuminé. Un hologramme semblait balbutier entre les récipients étranges. Blad s'empara de l'enregistrement pour le diffuser à travers son datapad sans plus tarder. Le vétéran ne parvenait pas encore à comprendre ce qu'il s'était passé ici. Il était clair qu'il y avait eu une sorte de passation de pouvoir, peut-être perçue comme mauvaise par certains membres du labo. L'un des deux protagonistes était éventuellement bionique, vu son ton de voix uniformisé. Rien de certain, et cette information n'avait sans doute pas grande importance. Le leader du groupe regarda les réactions de ses collègues pour essayer de capter autre chose. Seuls les mots d'Iroey vinrent briser le silence qui se réinstallait. L'armoire de fer mettait en garde ses équipiers. Avait-il comprit quelque chose que Blad n'avait pas perçu? Le regard de ce dernier balaya les alentours à la recherche d'autres réponses, ou d'autres questions.
"J'ai hâte de rencontrer la chose à l'origine du boucan de tout à l'heure..."
Ironisa le Commandant, son blaster prêt à répandre la mort à tout instant. -
Post n°28
Auteur : Ansikt
Je regarde Azel batailler avec le boîtier électronique et n’ose pas intervenir. Elle tente des choses, mieux vaut ne pas la déconcentrer. J’en profite pour regarder notre environnement, essayer de remarquer un détail important.
Le bâtiment est gigantesque, et l’impression de grandeur est encore renforcée quand on est à son pied. Un monolithe d’acier dans la jungle. Ladite jungle, d’ailleurs, semble beaucoup plus hospitalière vue de l’extérieur que de l’intérieur. On aurait dit une grande entité végétale, accueillante, mais qui engloutit les créatures vivantes assez curieuses pour l’approcher pour ne jamais les relâcher. C’est une étrange sensation, de la voir de l’extérieur.
Mon attention se focalise de nouveau sur le groupe. Je n’avais pas remarqué que les gradés nous avaient suivi. Je mets mon inattention sur le compte de la fatigue. Nous n’avons pas dormi, relativement peu mangé, et beaucoup marché, principalement dans des zones peu praticables… sans parler de l’affrontement contre les prédateurs félins quelques heures plus tôt. La seule pensée de tout notre trajet réveille des douleurs dans tous les muscles de mon corps. Ma modeste agilité va en pâtir.
La porte ouverte, notre groupe s’engouffre dans les ténèbres. Comme à l’accoutumée, l’humain prend la tête du groupe. Au début, j’aurais contesté intérieurement cette décision. Mais après une telle randonnée, je me dis que c’est peut-être le plus apte à cette tâche. Peut-être.
Dire que l’intérieur du bâtiment est sombre serait un euphémisme. Pas une once de lumière ne traversait les fenêtres. La seule source de luminosité est l’entrée derrière nous, que nous allons abandonner dans quelques instants. Par réflexe, je fais s’adapter mes yeux à la luminosité ambiante. Deux prunelles ambre, d’or même, fendues en leur centre par un liseré noir, remplacent mes iris habituelles. Puis, je réfléchis un instant et me rends compte de l’idiotie de l’opération. Et si j’étais vu ? Mes yeux brillent presque dans le noir ! Trop tard, ils partent déjà. Je détourne le regard tant que nous sommes dans notre oasis de lumière, et me place tout à l’arrière du groupe pour limiter les risques.
Pendant le cours laps de temps suite à notre plongée dans les ténèbres, j’essaie d’analyser l’environnement autour de moi. Des portes fermées… On dirait un couloir. Peut-être un endroit reliant les salles ? Je suis interrompu dans ma réflexion par une lumière aveuglante provenant par la tête du groupe. Ils ont allumé une torche ! J’essaie de me couvrir les yeux comme une personne normale, mais un oeil attentif pourrait trouver la réaction légèrement disproportionnée. Et encore, je me fais violence ! Mes yeux me brûlent un instant, puis se calment. J’aurais dû m’y attendre, ils ne voient pas dans le noir, eux !
Je me hâte à faire revenir mes yeux “à la normale”, justifiant les possibles questionnements en me frottant fort les yeux, marquant que la lumière m’a surpris. Quand je retire mes mains de mes paupières, tout est revenu “à la normale”. Mes yeux sont de nouveaux des yeux standard d’humain, qui ne voient plus que le mince halo offert par la torche. Il nous permet de voir nos alentours proches, mais sa portée reste limitée. Je me questionne tout de même en voyant le faible grésillement de leds en hauteur : depuis combien de temps cet endroit est-il abandonné ?
Il y a quelque chose d’oppressant. J’essaie de trouver quoi, puis tombe sur une réponse. Le bruit. Tout est silencieux, trop silencieux. Bien qu’agaçant au départ, je m’étais habitué au bruit de fond produit par la pluie, dehors. Mais ici, rien. Du vide. Et ce manque ne désirant qu’être comblé, je considère un instant la possibilité de changer mes oreilles afin de capter les bruits plus facilement. Mais je me calme et me raisonne : des oreilles anormales sont autrement plus difficiles à dissimuler que des yeux du même type. Ce serait du suicide. Alors, je reste attentif, dans les limites de mon corps humain.
Quelque chose ne va pas. Comme si on nous observait depuis l’obscurité. L’atmosphère est pesante. Oui, savoir que nous disposons d’un halo de lumière est rassurant et plutôt utile (quoique !), mais cela nous rend également très détectable. Si mes quelques mois en vadrouille où j’ai dû voler et magouiller, faute de moyens, m’ont appris quelque chose, c’est qu’il faut éviter la lumière quand on s’infiltre quelque part. Et j’ai le sentiment que nous ne sommes pas les bienvenus ici.
Nous arrivons enfin dans une salle ouverte, et en bien meilleur état que toutes les précédentes. L’ordre à l’intérieur est presque familier, rafraîchissant. On croirait à un retour temporaire à la civilisation. Les installations présentes font penser à un laboratoire. Enfin, un endroit pour expérimenter, dans le complexe. Cependant, quelque chose contraste avec le reste : une petite caméra. En soi, la présence de la caméra n’est pas si surprenante. C’est surtout la façon dont elle est posée, presque de travers à contrario du reste bien rangé.
Avant que quiconque puisse tenter quoi que ce soit, un bruit se fait entendre dans les conduits. La tension monte d’un coup, tout le monde est en alerte. Qu’est-ce que c’était ? Je ne sais pas, et je n’ai au final pas vraiment envie de savoir. Enfin, je n’ai pas envie de finir entre ses pattes ou griffes, si c’est belliqueux.
Dans les quelques secondes qui suivent, je crois remarquer une ombre dans le coin de mon oeil droit. Je me retourne vivement, espérant obtenir une image de la chose, mais je ne vois qu’une étagère. Ce n’était qu’une impression… ? Etrange… Non…
Il y a quelque chose dans ce laboratoire. J’en suis certain.
Cette supposition vient ajouter une peur sous-jacente à mes nerfs déjà bien éreintés par tout notre trajet dans la jungle. Le temps semble s’être figé depuis cette intervention, mais on se décide enfin après plusieurs secondes de silence de vérifier le contenu de la caméra. L’homme s’empare du dispositif et diffuse ses secrets grâce à son datapad.
Une image s’affiche dans l’obscurité. D’abord des chiffres… On dirait une date… Mais… Nous sommes le… Non… Cet enregistrement date de quatre, cinq jours ? Et notre mission nous a été donnée il y moins de trois jours... J’ai un peu perdu la notion du temps, mais je suis à peu près sûr de cette estimation. Donc, ce qui se passe dans la cassette s’est passé juste avant la décision d’envoyer une équipe sur le terrain des autorités séparatistes. Peut-être que l’hologramme va receler des indices sur la raison de notre venue ?
Un scientifique dans le champ, un interlocuteur hors champ. Peut-être un droïde, vu le ton de sa voix. Enfin, quelque chose qui n’est pas totalement organique. On dirait que des militaires sont venus pour déloger les scientifiques. Peut-être une délocalisation ? Des choses me font tiquer, cependant. Il y a mention de “manipulations en cours”. Qu’est-ce que cela peut dire ? Des expérimentations sur des armes ? Sur des créatures ? Qu’est-ce qui pourrait être si sensible qui ne pourrait pas être interrompu immédiatement ?
Je repense aux bruits dans les conduits et à la forme que j’ai cru voir dans la lumière de la torche. Non, c’est trop improbable. Les savants fous qui créent des monstres n’existent que dans les histoires pour enfants. Mais mon instinct de survie, mon anxiété et ma peur ne m’autorisent pas à balayer cette hypothèse.
Il y a également mention d’un lieutenant. Ca me fait penser au lieutenant décédé dont ils parlaient, ce matin, sur Shadownet - enfin, je suppose que c’est un lieutenant au vu de la dénomination Lt. Ils parlaient d’un officier, plutôt. Mais cette association d’idée n’est qu’un biais cognitif, purement artificiel. Ce n’est pas parce que je connais le nom D’UN lieutenant séparatiste que CE lieutenant a forcément un quelconque rapport avec cette mission. Ou alors, ça serait une coïncidence franchement étrange et improbable. Aucun intérêt de penser dans ce sens.
L’enregistrement se stoppe alors, laissant d’un côté la salle dans l’obscurité de nouveau, et de l’autre me laissant avec plus de questionnements que de réponses. Rah ! Mieux vaut ne pas y penser pour l’instant. Je suis sûr qu’on en apprendra plus, d’une manière ou d’une autre.
J’entends le cyborg et le chef d’escouade, remarque qu’ils sont prêts à en découdre. Je n’ai pas d’arme pour avoir l’air menaçant, mais je reste aux aguets, prêt à réagir, soit pour les prévenir, soit pour fuir. -
Post n°29
Auteur : Azel Kyone'eC'était facile. Trop facile. Le genre de choses qui doit immédiatement te faire comprendre qu'un truc cloche. En général, tu en baves des heures avant de trouver une solution. Et là, paf, tout cuit dans le bec ? Nan, faut pas déconner... Cet endroit sent mauvais dans tous les sens du terme. Pfou, j'aurais dû ajouter un filtre à mon casque, punaise !
"Les choses sérieuses commencent, Messieurs-Dames. Je passe devant, l'obscurité me pose moins de problèmes que la plupart d'entre nous."
Sur le moment, je me laisse à sourire, toute fiérote, comme une vraie gamine. Puis, le temps que les silhouettes trapues des chefs s'enfoncent dans la pénombre qui occupe la gueule béante du complexe, mon jugement fait demi-tour et se barre avec ma fierté. En fait non, je suis pas fiérote du tout, j'ai même l'impression d'avoir ouvert une boîte pleine de scorpions. Je grimace toute seule dans mon coin. Encore une fois, j'aurais peut-être dû m'abstenir. Faut toujours que tu veuilles jouer la maline, hein 'tsel ? Mais tu sais même pas ce qu'il y a là-dedans ! Fracasser une bébête à poils c'est une chose. Mais la galaxie renferme des trucs qui parfois ne se laissent pas si facilement taper dessus. Des trucs vicieux, empoisonnés, ou qui sait, des choses du type un peu trop légendaires pour que mon nez se plisse de dégoût. Bon, le point positif, c'est que Teach-my-tralala a l'air de savoir où mettre ses pattes. Et vu qu'il porte les galons, autant respecter la tradition militaire et lui laisser l'honneur de mesurer, même si mon petit ego personnel en prend un coup dans l'histoire. J'ai jamais eu l'âme d'une suiveuse, et c'est pas faute d'en avoir pris plein la figure tout au long de ma courte existence. Certaines personnalités sont comme les barres d'acier un peu trop trempées : elles préfèrent casser avec un bruit de tonnerre que de ployer sous le marteau qui les frappe. Tiens, je deviens poète, moi. Il se passe vraiment des choses bizarres ici...
Nos pas résonnent dans les couloirs vides. Sans moufter, on file en rang d'oignon, empruntant les pas de notre prédécesseur pour éviter de se prendre les pieds dans tout ce qui traîne. Impossible de savoir où on va, et ça, j'aime pas. J'ai déployé les deux manches de toute leur longueur, prête à frapper à l'aveugle tout ce qui ferait mine de vouloir jaillir de cette ombre félonne. Mais rien. C'est déroutant, presque. Il n'y a que nous. Je me retiens de briser ce sarcophage de silence en gueulant un bon "Eh, oh, y a quelqu'un" ? J'ai comme l'intime impression que ça aiderait pas des masses. Dommage.
D'un seul coup, la file s'arrête. On dirait que notre commandant n'a plus de piles.
" Cela ne pouvait pas être aussi facile, évidemment... Je ne vois plus rien, quelque chose brouille ma vision bionique. J'allume une torche les amis, redoublez de vigilance. "
Bah, heureusement que mes yeux à moi ne bugguent pas ! J'aurais pas l'air fine, tiens. Mes paumes se resserrent encore sur mes armes malgré la fatigue. Je ne lâche rien, surtout pas quand tout paraît si calme. C'est toujours quand c'est trop calme que ça part en sucette. Teach fouille, trouve, et fait jaillir la lumière dans notre direction. FLASH ! Bouf, eh, vas-y molo, coco, bobo neu-neuil ! Je cligne des mirettes pour éviter le trop plein de photons. Dans la traînée de poussière réfléchie par le faisceau de la torche, j'enregistre la tête de la crevette. Visiblement, la lumière lui fait autant d'effet que l'ombre. Lorsque Billy se retourne, la seule chose que je capte dans ce noir, ce sont... ses yeux ? Mince, je me souvenais pas que ses prunelles aient eu un tel reflet ! J'ai l'impression de me retrouver face à une sorte d'animal nocturne. Juste le temps que ses paupières se referment.
" Wow. "
La vision ne dure qu'un instant, et je suis pas sûre de ne pas l'avoir rêvé. je deviens vraiment limite, niveau parano, là... Je dois taper, détruire un truc histoire de me détendre, et ça ira mieux. Ouais, on va faire comme ça !
Guidés par le faisceau dans ce monde d'outre-tombe, on déambule de longues minutes en faisant craquer nos semelles blindées sur tout un fatras, à l'affût du moindre mouvement, comme les prédateurs qu'on est sensé être. Avec, ceci dit, la forte impression que c'est pas tout à fait le cas. Quand je commence à me demander s'ils ont jugé bon de faire une fin à ces couloirs, Teach nous fait déboucher sur une large salle. Une demi bonne nouvelle ! Il y règne un ordre surprenant comparé au bazar ambiant, qui conforte tout le monde sur le fait qu'on est pas venu ramasser des épis de blé mûr et se tresser des couronnes. Je m'écarte de quelques pas de la trajectoire du guide, attirée par le reflet étrange d'une vitre : j'ai vu quelque chose. Quoi ? Vu la luminosité, impossible à dire. Mais l'impression d'être épiée depuis l'autre côté se renforce. C'est assez terrible, comme impression : tu es vu sans pouvoir voir. Enfoiré, si tu crois pouvoir te cacher derrière une vitre sale... Je pose ma main sur la surface, et instantanément, la pression autour de moi disparaît. Quoi ? C'est tout ? Je secoue la tête : faut vraiment se calmer 'tsel. Calme. Couchée ! Eh, non, p'tet pas. Je me baisse pour ramasser l'objet sur lequel je viens de buter : une seringue vide aussi grosse que mon bras. C'est quoi cette horreur ? Me dis pas que c'est pour les vaccins ! Même un Wookie voudrait pas d'une infirmière armée d'un truc pareil. En me redressant, un bruit infime passe à ma droite. Je tourne la tête, par un bête réflexe. Mes yeux aveugles guettent en vain quelque chose. Punaise, je comprends mieux pourquoi certains finissent par devenir cinglés dans ce genre d'endroit. Vive la paranoïa, quoi !
"Regardez moi ça."
Une lueur émane de l'un des bureau. Je me penche par dessus l'épaule de Billy et voit un hologramme vaciller sur le bureau. En silence, j'essaye de comprendre, comme mes camarades, ce que c'est que ce machin. On dirait que l'enregistreur est resté allumé malgré la coupure générale.
" / Ordre direct de l'Etat Major, professeur. Le major Steinberg et son équipe arriveront bientôt./
- Le m...major? Et...Et nos recherches? Nous avons des manipulations en cours, vous ne voulez pas que nous interrompions tout. C'est de la folie.
- / Vous vous expliquerez avec le major. /
- Le lieutenant ne laissera pas une telle chose se produire...
- / Le lieutenant a été démis de ses fonctions. Vous répondrez directement au major à partir de maintenant./
- D...Démi...H...Hey, attendez ! "
Et "schrouic". Fin de la mémoire. Voilà ce que c'est de laisser tourner des enregistreurs sans vérifier les mémoires ! Faut dire que si le machin tourne depuis cinq jours, c'est pas étonnant. M'enfin, résultat des courses, ça ou rien, c'est du Hutt ancien, pour moi. "Ordre direct de l'Etat Major. C'est donc que nos deux zouaves doivent quand même avoir une vague idée ? Ou alors, on nous a vraiment pris pour des tartes aldéraanes, jusqu'à nous couper les pommes en quartiers !
" Regroupez-vous... J'ai un mauvais pressentiment à propos de cet endroit... "
Rester groupir, leçon numéro une. Mais avant d'avaler encore quelques couloirs, je ne peux pas m'empêcher de demander d'une voix sourde et grave, dubitative :
" Ok. J'veux pas avoir l'air de me mêler de ce qui me regarde pas, mais ce serait pas mieux si on en savait un peu plus sur ce qui se passe ici ? Parce que j'ai comme l'impression que c'est de la pièce détachée qu'on va retrouver, en place et lieu d'équipe. J'sais pas quoi, une sorte d’intuition..." je fais, en levant la tête pour contempler le plafond d'un air faussement absent.
Si quelqu'un de vivant et de sensé se terrait ici, avec le boucan qu'on fait, il nous aurait déjà repéré. Nan, j'pense plutôt qu'on va devoir rapatrier quelques cadavres. Pas que la tâche soit réjouissante, mais faudrait surtout comprendre le pourquoi des cadavres : ça, c'est le boulot d'un guerrier. Sauf si la cause en question est déjà loin.
CLONG.
Ah, en fait non, elle est encore là.
Silence. Plus personne ne bouge : on a tous capté le truc. J'ai rarement subit une tension pareille : je suis clairement pas en terrain favorable, et pas équipée pour un combat en milieu clos sans aucune visibilité. Autant me battre avec un bandeau sur les yeux !
"J'ai hâte de rencontrer la chose à l'origine du boucan de tout à l'heure..."
Le commentaire est suivi du bruit caractéristique d'une arme prête à tirer. Enfin, c'est pas trop tôt ! J'ai bien cru devenir un Bantha, avec ces histoires de silence et d'ombre ! Allez, on fait tout péter et on sort de là. J'arme mon bras droit et garde le gauche en position basse, la tête de la hache parallèle au sol, muscles tendus. Je ne les laisse pas lâcher, malgré les tremblements que génère la fatigue. Ne rien lâcher, jusqu’au bout. Les tireurs s'avancent, prêt à mettre en joue la moindre ombre suspecte.
Attendre. Guetter. Plus de bruit, juste un silence qui devient lourd, lourd... Bon sang que ma Beskar' me paraît légère à côté d'un tel silence, c'est dingue. A croire que le permabéton se pare de propriétés isonorisantes ! J'entends mon propre souffle sur ma visière, mon coeur qui tambourine contre mes côtes. Alors... tu viens, ou bien quoi ?! J'enrage, je fulmine... Je ne peux rien faire qu'attendre... Et-j'ai-ho-rreur-de-ça !
Le bruit venait clairement du fond, un bruit métallique. Alors, bordel de Hutt, pourquoi mon cerveau me hurle que ce truc est derrière moi ?!
Retourne-toi 'tsel.
RETOURNETOIBORDEL
"...KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHRRRRRRRRRR !! "
SCHKLANG !
Ma hache s'abat sur le sol et le choc me remonte jusque dans le crâne.
Un rat !
Je viens de sectionner un rat en deux. Un misérable rat gris ! Bon ok, il était plutôt gros. Mais...
Juron. Juron. Juron.
" Désolée. " -
Post n°30
Auteur : Iroey[justify]Le silence dura encore un moment, Billy et les autres se regroupant comme il l'à suggéré, la femelle mandalorienne quant à elle semblant sur les nerfs, ses signes vitaux semblant s'affoler vu la situation, se qu'elle dit par la suite confirmant l'analyse du cyborg. Le commandant unforgiven fit alors une blague rapide concernant la situation, Iro qui sortit alors son datapad et regarda les plans fournis par le haut commandement et l'analysa avec attention. Il regarda particulièrement les chemins parcourus par le groupe dans les entrailles du laboratoire. D'après se qu'il voit, les chemins emprunter semble les même indiqué sur les plans, se qui signifie que le laboratoire dois avoir sûrement un bureau pour le responsable des installations. Les optiques du robot cherchèrent rapidement sur la datapad, trouvant finalement la réponse à son questionnement. Situé au plus profond niveau du bâtiment se trouve le bureau du chef des projets. Le prototype regarda alors de possibles chemins à emprunter pour se rendre au fin fond du laboratoire secret et trouva plusieurs alternatives en comptant les conduits de ventilations. Ce fut alors que ses recherches furent stopper net par une Azel qui hurla haut et fort et frappant vers le sol avec l'une de ses haches, celle-ci semblant vraiment désolé et embarrassé de la situation. Toutefois, Iroey ferma son datapad et lui dit alors ferment :
-Recule-toi immédiatement de ce rat...
Dit-il alors prenant la place pour se pencher et regarder la bête qui alors se remit à bouger de son haut du corps, le rongeur plus gros que nature grognant étrangement. Devant ce spectacle étrange et terrifiant, l'archétype garda un sang-froid de marbre, regardant la bête se changer peu à peu, perdant ses poiles et de muter,le séparatiste décidant finalement de lui écraser le crane d'un coup de poing bien placé qui lui fit éclater le crane et sa cervelle. Le géant de fer se redressa alors lentement avec du sang vert sur la main coulant avec des bouts de cervelles de la créature et dit en tournant la tête :
-C'est ce que je craignais... C'était un rat de laboratoire et visiblement il avait été injecté Je ne sait quoi... Vu la situation j'ai regardé les cartes du bâtiment et celle-ci semble en général correspondre avec les infrastructures actuelles... Je prends les devants de la marche... Blad en tant que Mandalorien je te suggère de partager ton savoir sur se genre de situation à Azel et aussi à Bill vus la situation... Car malheureusement nous sommes sur le point d'aller plus en profondeur dans ce merdier pour trouver des informations cruciales dans le bureau de l'ancien responsable des lieux... Sur notre chemin les risques son a plus de 80% probables que l'ont tombe sur des sujets d'expérience comme celui-ci lors de notre traversé... Au fait Azel, bon réflexe... Si ce rat vous avait mordu, vous auriez été exposé à de grave problèmes...
Iroey ne voulait pas paraître comme étant un monstre lui-même, mais la situation avait grandement changé. Ils reprirent donc leurs marchent dans les installations, arrivant rapidement devant une porte d'ascenseur que le droïde s'empressa d'ouvrir à deux mains sans problème, regardant en bas puis en haut, celui-ci montrant l'exemple en sautant sur les câbles devant et faire une descende à rappelle de plusieurs étages, arrivant finalement au plus bas niveau, ouvrant l'autre porte plus basse, une fumée grise planante dans les lieux. Ne prenant pas de change, la boite de conserve activa le filtreur d'air pour ses poumons artificiels, disant à ses collèges descendant sur les câbles un a un :
-L'air est peu respirable en bas... Si vous n'avez pas de masque à gaz, ramper sur le sol pour éviter la fumée...
Il attendit ainsi donc que le groupe soi enfin réuni de nouveau pour ouvrir de nouveau la marche, suivant les indications de son datapad relié dans son HUD, arrivant finalement au bureau qui se trouve derrière une lourde porte blindée. Il ne regarda pas les autres et analysa la porte à main nue, celle-ci ayant semblé avoir reçus des assauts comme si ont avait essayé de la forcer. Iro tenta par la suite de regarder le panneau de la porte, mais aucun courant. Essayer d'ouvrir ces lourdes portes blindées est une perte de temps, mais la structure de celle-ci semblent avoir été grandement fragilisé par ont ne sait quoi, le sergent sortit alors ça torche et se mit à couper une entaille entre les portes pour couper les serrures de la porte, celui-ci ouvrant la porte lourde avec difficulté sur le côté, pénétrant enfin dans le bureau. Suivi de ses équipiers, il se mit à fouiller et tomba finalement sur une console principale éteinte vue l'évidente perte de courant dans le secteur. Ne voulant pas perdre plus de temps à chercher une génératrice, il brancha donc la console sur sa propre batterie rechargeable, la console holographique s'allumant alors en grésillant, l'hologramme affichant alors :
-Un message non lu.
Le confédéré regarda ses coéquipiers et appuya sur l'icône du message et celui-ci débuta... -
Post n°31
Auteur : TericaraxSitôt le bouton pressé, un petit rectangle bleu se projeta droit devant le cyborg confédéré. Loin d’être une vidéo enregistrée comme précédemment, cet hologramme était un texte rédigé en basic, impeccable et élégant. La police de caractère était fine et simple, ne s’encombrant d’aucun atour superflu. Plusieurs messages avaient déjà été échangés (c’étaient des conversations diverses, triées par dates plutôt que par sujets) leurs contours étaient gris terne, mais la nouvelle information sur laquelle avait cliqué Iroey était encore cerclée d’un bleu palpitant. Ainsi débutait le message :
«
Sujet : Incompréhension
De : Dr. WM
À : Prof. TRSR
Type : Message
Date : 13/7/9 ABM
Bonjour professeur.
Je n’ai pas eu l’occasion de vous féliciter lors du dîner – vous êtes parti trop vite pour ça, mais bravo pour votre promotion. J’apprécie immensément la confiance que vous placez en nous ainsi que la latitude que vous nous laissez dans nos recherches. Je ne comprends toutefois ni votre départ prématuré si peu de temps après votre retour, ni ce que vous nous demandez avec les nouveaux spécimens. Auriez-vous l’amabilité de clarifier un tant soit peu vos attentes ? Je pense parler au nom de l’équipe entière quand je vous dis que les nouvelles additions à notre bestiaire, quoi qu’absolument remarquables, sont assez incompréhensibles pour une épi-généticienne comme moi.
Cordialement,
Dr. Wynd Mayer.
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Sujet : Re : Incompréhension
De : Prof. TRSR
À : Dr. WM
Type : Message
Date : 16/7/9 ABM
Bonsoir docteure.
L’État Major comprend mon enthousiasme pour mes recherches, mais il semble déterminé à me faire avancer loin de mon laboratoire, sur le terrain. Une telle idée pour un être de science peut sembler aberrante, particulièrement quand mon affectation actuelle concerne de la diplomatie étrangère. Par égard par ma fonction – et ce malgré la sécurité indubitable de cette ligne – je ne peux fournir de plus ample détail. Aussi ridicule mon affectation soit-elle, il est de fait que je ne peux discuter l’autorité C.S.I. à ce sujet. Lorsque j’aurai achevé ces futiles missives, je laisserai l’État Major connaître mon point de vue. Mon corps est fait pour la guerre, mais les soldats doivent être mobilisés avec logique.
Je suppose que vos interrogations sont au sujet des spécimens Ysalamiri et Vornskr, n’est-ce pas ? Comme je l’avais indiqué au Dr. Diroch, seuls les Ysalamiri sont destinés à l’expérimentation. Le spécimen Vornskr appartenant fort probablement à une souche génétique unique, je ne l’ai rapatrié que temporairement au laboratoire pour que vous en préleviez le matériel génétique. Elle sera ramenée par une autre équipe sur son monde d’origine dans trois jours.
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Sujet : Re : Re : Incompréhension
De : Dr. Wynd Mayer
À : Prof. TRSR
Type : Message
Date : 16/7/9 ABM
Mes interrogations concernaient surtout l’intégration de ces sauriens que vous appelez Ysalamiris dans nos recherches. Je peux comprendre votre désir de conserver la matrice génétique d’un animal si noble que la Vornskr que vous nous avez ramenée, mais pas cette couvée de lézards. Qu’ont-ils donc de si particulier qui mérite « expérimentations » ?
Cordialement,
Dr. Mayer.
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De : Dr. WM
À : Dr. AD
Type : Canal instantané
Date : 19/7/9 ABM
[19:03]@wyndy : alex ?
[19:40]@wyndy : …
[19:53]@alex : j’étais en pleine manip’
[19:57]@wyndy : à cette heure ?
[19:57]@alex : j’ai dit à Sya’lu que je vous rejoignais au réfectoire dès que j’avais fini
[20:02]@wyndy : ta manip’ se passe bien ?
[20:03]@alex : ça va, je m’attendais à pire vu ce que voulait asthme-et-toux. Et toi ? T’as pas l’habitude de m’envoyer des messages. Quelque chose cloche ?
[20:03]@wyndy : normalement t’es pas enfermé dans une pièce blindée et t’es accessible de voix-vive
[20:10]@alex : les manip’ c’est plus c’que c’était =p
[20:12]@wyndy : …
[20:12]@alex : tu sais bien que c’est pour protéger les échantillons des rayonnements
[20:12]@wyndy : tu en es sûr ? Ou bien pour protéger ce qui se dit ?
[20:17]@alex : tu nous fais pas de la parano quand même...je sais que le sergent est assez rude et abrupte mais je pense qu’il est fiable
[20:18]@alex : je suis assez doué pour comprendre les gens tu sais
[20:18]@alex : *lieutenant
[20:20]@wyndy : justement
[20:20]@wyndy : et si c’était asthme-et-toux qui cherchait à protéger quelque chose de plus haut ?
[20:21]@wyndy : je veux dire, le labo isolé des communications ? Les canaux montés par des spécialistes, sous la supervision directe du lieutenant ?
[20:21]@wyndy : j’ai entendu dire qu’il avait un homme qui avait surveillé la construction du bâtiment pendant l’entièreté des travaux. En détails ! C’est bien qu’il redoutait quelque chose non ?
[20:21]@alex : wynd’…
[20:22]@wyndy : et puis les comm sécurisées...si ça se trouve il a choisi de nous couper du monde pour cacher ses recherches
[20:22]@alex : les cacher de qui ?
[20:22]@wyndy : tu sais de qui
[20:22]@alex : et tu penses que asthme-et-toux en aurait peur ?
[20:23]@wyndy : oui
[20:23]@alex : le jour où il aura des émotions les bantha voleront
[20:26]@wyndy :…
[20:28]@wyndy : tu me crois pas
[20:35]@alex : on peut reprendre quand je serai au réfectoire ?
[20:36]@wyndy : mouais...t’as bientôt fini ?
[20:36]@alex : quasiment
[20:36]@alex : je suis là dans 5 minutes
Fin de communication
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Sujet : Ysalamiri
À : Dr. SB
De : Dr. WM
Date : 01/8/9 ABM
Bonjour Sya’lu.
Je sais que tu es actuellement en semaine de repos, mais je voulais savoir exactement ce qu’étaient ces Ysalamiri sur lesquels on travaille d’arrache-pied depuis plus d’une semaine ? Le lieutenant m’a demandé de décoder leur génome, et je me suis docilement exécutée, mais je ne sais pas pourquoi je l’ai fait. Il n’a pas jugé bon de me répondre non plus d’ailleurs, et en cherchant dans les archives du laboratoire comme de la Confédération je n’ai absolument rien trouvé à leur sujet. Je sais que c’est toi qui analyse les spécimens quand ils sont encore vivants, et que c’est à toi qu’il avait laissé le plus d’instructions donc…
Pardonne moi le terme, mais c’est la foire. D’abord on a reçu cette Twi’lek, ensuite des Gutkurr, puis il y a eu cette livraison spéciale de Taris dont on ne m’a donné aucuns détails, et enfin cette Vornskr restée trois jours et ces lézards mystérieux…
J’ai demandé à Alex sur quoi il travaillait pour monsieur Asthme. Apparemment il tente de comprendre l’effet d’une sève ramenée encore par asthme-et-toux sur le système nerveux et sur les cellules.
Sya’lu, sur quoi travaillons-nous, exactement ? Je n’arrive plus à voir l’image globale et...Je commence à avoir un peu peur.
Wyndy
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Sujet : Re : Ysalamiri
À : Dr. WM
De : Dr. SB
Date : 01/8/9 ABM
Bonjour Wyndy,
Je pense que tu t’inquiète pour rien. Le professeur a tendance à expliquer l’évidence, mais quand il est mobilisé par l’État Major j’ai l’impression qu’il perd patience. S’il ne nous a pas tous briefé sur l’image globale et la façon dont chacun de nos travaux communiqueront plus tard, c’est peut-être parce que lui-même ne le sait pas encore tout à fait ? (Ou qu’il n’avait pas le temps ou l’envie, hah!)
Les Ysalamiri. Je pourrais te rédiger un mail de trois tomes à leur sujet et avoir encore tant à dire !
Ce sont des Lacertiliens, de ceci je suis certaine, qui ne peuvent survivre sans se nourrir en permanence de sève (cette même sève a été justement soumise à Alex pour analyse) en provenance d’un arbre de leur monde natal.
Mais il y a quelque chose de très étonnant. Comme tu le sais, chaque créature vivante émet un petit champ électro-magnétique, à cause de tous les processus biologiques au sein de son organisme. Il est très faible, mais pour des bêtes à une échelle macroscopique, on peut le mesurer au contact. C’est ce qu’utilisent les squales de Naboo pour chasser leurs proies.
Quand j’ai tenté de mesurer ce champ chez les Ysalamiri, les chiffres que j’ai obtenu étaient tous nuls. Aucun champ !
Le spécimen sur lequel je m’étais penchée était en état de choc, affolé par ma seule présence, aussi je me suis intéressée à un individu plus calme. Lui, au contraire, émettait un petit champ d’une amplitude de 0.3.10e-7 T, caractéristique des lézards d’un tel gabarit.
J’ai songé à une défaillance temporaire de mes instruments et ait repris sur d’autres spécimens.
Mais, vois-tu, à chaque fois que je le faisais sur un lézard qui était d’une façon ou d’une autre affolé, j’obtenais les mêmes résultats : 0 T. Tout. Le. Temps. Aucune variation là-dedans !
Tu sais, le professeur m’a dit que selon les légendes, les Ysalamiri étaient des animaux capables lorsqu’ils se sentaient menacés de disparaître dans la Force.
Si j’ai pris une semaine de vacances maintenant, c’est parce que je ne voulais pas me laisser attraper par l’enthousiasme. Et si nous venions de mettre la main sur quelque chose qui permettrait de quantifier la Force ? Je n’ose imaginer les implications…
Nous travaillons toujours et encore sur la même chose Wyndy ! La Force et ses mécanismes. On touche au but ! Je n’ose imaginer la réaction de la communauté scientifique confédérée quand ils apprendront le pas en avant que nous sommes sur le point d’accomplir !
Sya’
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De : Dr. WM
À : Dr. AD
Type : Canal instantané
Date : 01/8/9 ABM
[17:19]@wyndy : dis, t’es où ?
[17:24]@alex : dans la forêt
[17:24]@wyndy : toi, dans la forêt ?
[17:27]@wyndy: bon, pas grave
[17:27]@wyndy : je viens de recevoir une réponse de sya
[17:35]@alex : ah bien ! Et ?
[17:36]@wyndy : ta sève ça donne quoi ?
[17:37]@alex : tu vas être étonnée
[17:37]@alex : j’ai envoyé mes résultats à asthme-et-toux
[17:37]@alex : tu vois, si je modifie la structure, j’obtiens un liquide très réactif. Si je le mélange à de l’eau aux conditions standards ça donne immédiatement un gaz volatile assez euh...nocif
[17:37]@wyndy : nocif ?
[17:38]@alex: oui
[17:38]@alex : il interagit directement avec les récepteurs GABA à l’inhalation en prenant la place de la dopamine, mais il stimule aussi les amygdales
[17:38]@alex : en gros il entraîne à la fois paranoïa et peur
[17:38]@alex : j’ai testé ça sur des rats, une exposition prolongée a eu des effets néfastes. Ils ont fini par s’entre-tuer, imagine un peu !
[17:39]@wyndy : donc...tu construis des armes biologiques maintenant ?
[17:40]@alex : j’ai rien construit, c’était une découverte accidentelle
[17:40]@alex : j’en ai parlé au prof’, il m’a dit de noter les effets, mais de se recentrer sur la sève
[17:41]@alex : il veut comprendre ce qui la rend si spéciale et quelles vertus nutritives elle a
[17:42]@wyndy : et...le gaz ?
[17:42]@alex : tu crois que je fais quoi dans la forêt ? j’enterre le liquide que j’ai en trop
[17:43]@wyndy : tu...enterres le liquide ?
[17:43]@wyndy : et les protocoles de recyclage et de retraitement ? Non ? On s’en moque ?
[17:44]@alex : je veux juste savoir l’effet que ça peut avoir si je fais pousser des plantes qui se nourrissent de ce liquide
[17:44]@alex : et puis personne passe par ce coin de forêt de toute façon donc…
[17:46]@wyndy : j’espère que asthme-et-toux lit pas les conversations
[17:46]@wyndy : sinon il va t’écorcher vif en lisant ça
[17:47]@alex : hahah ouais
[17:47]@alex : mais faudrait qu’il revienne d’abord de son petit voyage
Fin de communication
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Sujet : Suite des procédures
De : Prof. TRSR
À : Projet WarpStone
Type : Message
Date : 20/8/9 ABM
Mes chers docteurs et docteures,
J’ai bien pris connaissance de vos travaux respectifs. Vous avez accompli déjà un travail remarquable, et je tiens à vous en féliciter. Je serai encore absent pour un certain temps. J’ai été mobilisé pour encore une autre opération, voyez vous, qui m’éloignera probablement de notre spacieux laboratoire. Toutefois, je devrais être de retour parmi vous sitôt mon affectation achevée, ce qui ne saurait tarder. Je m’assurerai personnellement d’achever mes assignations le plus rapidement et efficacement possible.
Maintenant est venue l’occasion de vous indiquer à tous la suite des procédures. La docteure Sya’lu Blaar a des hypothèses au sujet de la nature même de la Force qui semblent s’accorder avec la réalité observée. Les Ysalamiri que vous avez reçu depuis plus d’un mois maintenant sont ici pour valider ou infirmer ces suppositions.
Je pense pour ma part que les midichloriens sont la composante principale sur laquelle vous devez vous pencher. La docteure Wynd Mayer s’est occupée d’effectuer des analyses du génome des créatures, et en croisant ses travaux avec le reste de l’équipe, il devrait être possible de déterminer quel mécanisme exactement confère aux Ysalamiri leur particularité, notée dans les travaux de Mme. Blaar.
Pour cette raison, vous pouvez dès à présent débuter les expérimentations sur le spécimen que j’avais ramené de Taris. Il s’agit d’une créature nommée Rakgoule dans les légendes. J’ai empiriquement constaté qu’elle possédait une force physique phénoménale et une intelligence limitée aux expressions d’agressivité et de prédation uniquement. Cependant, elle est également porteuse d’agents pathogènes très virulents, raison principale de son isolation jusqu’ici. Vous trouverez le spécimen cryogénisé dans la salle 34-B de l’étage 7. L’accès vous est à présent autorisé, et vous pourrez vous donner à coeur joie sur les expérimentations, mais ce que j’aimerais que vous étudiez avec la plus grande attention jusqu’à mon retour est l’état des midichloriens de l’individu.
Comme vous le savez, les midichloriens sont aussi essentiels à la vie que le carbone est aux cellules dans notre galaxie. Selon les archives confédérées, les Jedi de l’Ancienne République effectuaient des prises de sang pour savoir si un enfant était prometteur ou non à l’apprentissage sensitif. Il doit donc forcément y avoir une corrélation avec le lien à la Force. Les légendes stipulent que les rakgoules sont nées de la Force. Je veux que vous contrôliez l’état des midichloriens.
Par exemple, que se passerait-il si vous exposiez des tissus de Rakgoule à la proximité d’Ysalamiris ? Voire même si vous les mélangiez ?
Ce sont des questions qui méritent d’être posées, mais je vous invite tout naturellement à faire preuve de la plus grande précaution.
Nous voulons des réponses, pas des catastrophes.
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De : Dr. WM
À : Dr. SB
Type : Canal instantané
Date : 20/8/9 ABM
[12:08]@wyndy : salut
[12:08]@wyndy : tu as vu le message de asthme-et-toux ?
[12:15]@syasya : oui, c’était un message de groupe
[12:15]@syasya : j’ai hâte de pouvoir enfin mettre la main à la pâte !
[12:16]@syasya : et puis les midichloriens, j’adore l’idée
[12:16]@wyndy : je ne sais pas trop...Ça semble un peu abracadabrant
[12:17]@wyndy : ça manque de preuves tangibles
[12:17]@syasya : asthme-et-toux est pas du genre à supposer sans preuves
[12:18]@syasya : t’as lu son travail ? Ce type est une brute
[12:19]@wyndy : oui je l’ai lu. Certains de ses bouquins d’anatomie comparée étaient obligatoires à mon université
[12:19]@wyndy : mais même les meilleurs peuvent se tromper
[12:19]@wyndy : et puis les midichloriens
[12:19]@wyndy : ça fait des années que la recherche tente de trouver un lien avec la Force
[12:19]@wyndy : je vois mal comment on est sensé magiquement prouver ça ?
[12:20]@syasya : on a les observations que j’ai faites
[12:20]@syasya : aucune autre équipe n’a ça
[12:20]@syasya : et si on prouve que ce sont les midichloriens derrière tout ça
[12:20]@syasya : on aurait plus qu’à trouver un moyen de les influencer
[12:21]@syasya : c’est peut-être même des midichloriens spéciaux qu’ont les Ysalamiri
[12:21]@syasya : peut-être que ce sont des formes spécialisées
[12:21]@syasya : et que les sensitifs ont pareil ?
[12:22]@wyndy : ne nous excitons pas trop vite
[12:22]@wyndy : sans preuve, ça ne sont que des fabulations infondées
[12:23]@wyndy : j’espère juste que asthme-et-toux va revenir vite
[12:23]@wyndy : je n’aime pas cette absence prolongée, j’étouffe là
[12:24]@syasya : je comprend
[12:24]@syasya : on se retrouve au réfectoire avec le reste de l’équipe ?
[12:25]@wyndy : je dois retrouver Alex avant
[12:25]@syasya : oh oh !
[12:26]@wyndy : c’est juste pour mettre en relation nos résultats
[12:26]@syasya : bien sûr !
[12:26]@wyndy : protocole du professeur
[12:27]@syasya: ah
[12:27]@wyndy : on vous rejoint juste après
Fin de communication
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De : Dr. WM
À : Prof. TRSR
Type : Message
Date : 4/9/9 ABM
Professeur,
J’ai appris votre récente démission de vos fonctions par l’État Major. Je suis profondément choquée de la tournure de la situation. Des militaires sont arrivés et ont commencé à débarrasser le laboratoire sans la moindre considération pour les expériences, toujours en cours pour la plupart. Nous n’avions fort heureusement pas la Rakgoule en liberté – ces singes seraient allé s’injecter le virus eux-mêmes s’ils en avaient eu l’occasion – mais nous étions en pleine phase d’hybridation, comme vous l’aviez suggéré. Une phase très délicate, compte tenu du peu de cellules impliquées.
Je pense parler au nom de toute l’équipe quand je vous demande de reconsidérer votre départ, et de venir travailler à nouveau avec nous. Si ce n’est pas en tant que savant confédéré, peut-être en tant qu’intervenant extérieur ? Vos intuitions sur les midichloriens se sont avérées dans les dernières semaines profondément exactes. Si nous n’avons pas encore monté assez de manipulations pour prouver au-delà de toute certitude que ce que vous supposiez est correct, la majorité des expériences vous donnent raison...Nous avons besoin de vos intuitions. Nous avons besoin de vous pour tenir au loin ces primates militaires qui ne savent pas distinguer une éprouvette d’une seringue. Si nous les laissons faire, ils piétineront toutes les délicates recherches que nous avons cultivé avec soin jusque là. Je sais que vous vous dites être de science...Mais votre poigne d’acier serait nécessaire !
Dans l’attente fébrile de votre réponse,
Dr. Wynd Mayer »
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Post n°32
Auteur : Blad DemeciBlad avait fait volte-face juste après le cri d'Azel. La Mandalorienne s'était laissée aller à la panique, agressant sauvagement un pauvre rat à la hache. Le Commandant soupira face à l'incompétence de la recrue confédérée, baissant son arme pour constater plus facilement les dégâts. Le sang-froid n'était décidément pas donné à tout le monde. Si cette femme était passée par l'aile DH-47 de l'école militaire de Géonosis, Blad ne l'aurait pas ménagé. Peut-être aurait-elle fait partie de ceux qui abandonnent en cours de cursus d'ailleurs, se contentant d'une place moyenne voir minable dans les bas-rangs de l'armée CSI. En songeant à cela, le chef Demeci eut un discret rictus, l'idée d'éduquer ce talent brut ne lui déplaisait pas à vrai dire.
De l'autre côté, Billy se faisait discret et semblait observer les moindres détails. Une bien plus sage allure, qui plaisait fortement à l'officier. Contrairement à l'attitude adoptée dehors, Billy se faisait réfléchi et finaud. Bien, au moins les recrues ne partaient pas toutes en cacahuètes! Iroey prit en charge d'examiner les conséquences éventuelles de la frappe brutale d'Azel. Le rat devrait être mort, mais il continuait d'émettre de petits bruits agaçants. Le semi-droïde n'attendit pas longtemps avant d'achever la petite bête immonde. Il se redressa ensuite pour faire part de son analyse : l'agresseur d'Azel n'était autre qu'un rat de laboratoire, probablement génétiquement modifié, clairement plus gros que la normale. Blad n'aimait pas franchement ça, les bidouillages scientifiques contre-nature amenaient souvent à des catastrophes ingérables. Il passa alors un doigt sur son bras en beskar, puis se rappela finalement qu'il y avait, aussi, de bonnes choses dans l'avancée de la science.
"Les recrues, il va falloir serrer les dents. D'autres créatures sûrement plus féroces nous attendent dans le coin. Si vous devez agir vite contre un quelconque danger, faites-le, mais cette fois-ci pas la peine de crier comme une femmelette. Faites part au groupe de vos inquiétudes, suivez votre instinct de survie, Nous sommes là pour vous guider et vous couvrir en cas de problème, tout va bien se passer."
Déclara Blad, sur le ton paternel qu'il prenait parfois quand il s'adressait à ses aspirants en formation. Quelque part, ces deux là n'étaient pas bien différents d'autres bleus, l'Etat-Major les avait juste lancés sur le terrain plus vite que d'autres. Pour cela, Blad ne pouvait en vouloir à qui que soit si des erreurs étaient commises. Les seuls responsables étaient casés bien au chaud, dans des bureaux à siroter des infusions digestives.
L'escouade reprit la marche dans les dédales sans lumière. Iroey se montra efficace dans son rôle de tête de file, faisant preuve d'assurance face aux obstacles. L'ancien organique écarta notamment des portes en acier, donnant sur une cage d’ascenseur, permettant au groupe de s'enfoncer un peu plus dans les tréfonds du complexe abandonné. L'air semblait difficilement respirable tout en bas, Iroey confirma bien vite cette sensation désagréable. Blad se contenta de suivre les instructions de son acolyte sous-officier pour avancer sans trop freiner le groupe.
Un bureau, d'une personne certainement autrefois importante, se révéla aux explorateurs. L'équipe se réunit autour d'une console holographique qui affichait, après allumage : "un message non lu". Les mystères de cet endroit allaient se lever, du moins en partie, grâce à ce terminal. Les conversations écrites s'affichèrent alors les unes après les autres. Le complexe était donc sous la responsabilité de Tericarax, vu les identifications inscrites, ainsi que les diverses descriptions faites à propos de l'ancien séparatiste polyvalent, à la quinte de toux reconnaissable entre mille. Iroey récupéra les données, puis Blad se chargea d'annoncer la suite des opérations :
"On en sait un peu plus maintenant. Des équipes sont venues ici déménager les dégénérescences créées par les scientifiques. Depuis, pas de nouvelle. Soit les créatures ont réussi à s'échapper et créer le chaos, soit les fidèles du chercheur-en-chef ont refusé d'obtempérer... J'sais pas c'que vous en pensez, mais dans tout les cas, personnellement, je ne suis pas sûr que l'on retrouve quelqu'un de sain, sauf et courtois dans ce labo."
Un brin d'humour ne fait jamais de mal, surtout avant de tomber sur le pire que réserve cet endroit. -
Post n°33
Auteur : AnsiktLe geste et hurlement bestial d’Azel tranchent le silence pensant et me fait sursauter. Moi qui était sur mes gardes, me voilà maintenant dos au mur le plus proche, sur une table. J’ai rejoins l’endroit dans un bond plus animal qu’humain, mais un réflexe ne prend pas en compte les possibles conséquences d’un tel acte.
Je regarde la cible de l’attaque de la Mandalorienne. Un rat, coupé net en deux. Certes, ce n’était qu’un rat - bien que plutôt gros pour son espèce - mais la puissance brute de mon acolyte me donne un frisson. Un pur pouvoir destructeur. Quoique je fasse, mieux vaut ne pas finir dans son collimateur. Mais bon, pourquoi le serais-je ?
La créature se met à remuer et grogner faiblement et se fait achever par un écrasement inquisiteur de la part du cyborg. Il avance que nous aurions été sujet à de graves problèmes si nous avions été mordus… mais lesquels ? Maladie ? Mutation ? Mort ? L’inconnu ne nous aide pas tant que ça… Surtout que, pour ma part, je n’ai pas vraiment prêté attention à ce rat, ni eu le réflexe de m’éloigner de lui. J’aurais donc pu… Merde ! Je ne dois pas oublier que nous sommes dans un laboratoire, où il y a eu des expériences plus ou moins recommandables d’après ce que je viens de voir. Je dois me méfier de tout ce que je peux voir. Tout.
Le chef d’escouade nous donne quelques conseils, et nous continuons notre avancée dans le complexe. Il n’est plus en tête de file, cette fois, et j’hésite à changer mes yeux pour m'accommoder à l’obscurité. Tout à l’heure, je ne sais pas si quelqu’un les a vu, et, même s’il n’y a plus de chance qu’on allume à nouveau une torche lumineuse, je ne préfère pas prendre à ce nouveau ce risque. Il va falloir faire sans un petit moment.
Nous arrivons devant un ascenseur que le cyborg ouvre sans difficulté. J’imite mes deux prédécesseurs pour descendre, m’agrippant à la corde et me laissant glisser doucement. J’hésite à changer la morphologie de mes mains pour l’adapter à la corde, mais cela serait beaucoup trop visible. Il faut que j’arrête de penser que je peux tout résoudre par cela. Je crois que je me suis trop appuyé dessus, dernièrement…
Nous arrivons finalement dans les étages inférieurs. Notre arrivée s’accompagne d’une atmosphère étouffante. Non pas de la claustrophobie ou autre, mais simplement un air très difficile à respirer. Est-ce que je connais une espèce capable de respirer ce genre d’air…? Mais… Idiot ! Non ! Je ne connais pas la composition de cet air. Et surtout, ça serait extrêmement louche qu’un jeune humain, pas spécialement musclé ni porté sur la survie, soit capable de respirer comme si de rien n’était dans un climat aussi étouffant ! Non non, autant ramper.
Malgré un rythme un peu ralenti, nous arrivons devant une pièce importante dans notre expédition. Je vois le cyborg inspecter la porte, mais je suis frustré de savoir les conclusions que tirent ses yeux bioniques. Il découpe finalement les serrures et ouvre la pièce. Nous entrons.
L’air est un peu plus respirable ici, ce qui nous permet de nous relever sans avoir l’impression d’être dans la fumée d’un incendie. Imitant mes supérieurs, je commence à fouiller une partie de la pièce. Etagère, dossier, dossier… Ils ne sont pas signés par un nom complet, impossible pour moi de déterminer leur auteur. Et leur contenu est bien au dessus de mes capacités. Je signale tout de même leur présence, au cas où cela soit utile, mais reste essentiellement les mains vides.
Zigg fait s’allumer la console principale, utilisant apparemment une batterie personnelle. Un message non lu. Une messagerie ? Peut-être vais-je enfin savoir pourquoi nous sommes ici ?
Je lis avec attention les messages, essaye de les retenir par la même occasion. Mh, d’accord…
Tout d’abord, mon moment de panique à l’extérieur serait dû à un liquide qu’un laborantin a enterré dehors. C’est plausible. Mais je me demande si les autres ont ressenti cela aussi. Quoique, vu les effets de la chose, mieux vaut ne pas trop les titiller à ce sujet.
Il y a beaucoup de mentions d’un “asthme-et-toux”. Le directeur du laboratoire ? Il faudra que je demande. Il a l’air d’être d’un part très respecté et très doué, mais aussi relativement craint. Bien qu’en hyperbole, le terme ‘écorcher’ est… Bref, continuons.
Quelque chose pique ma curiosité. Ce dont ils parlent, les Ysalmiri. Ysamiliri. Non… Ysalamiri, voilà. Disparaître dans la Force ? Je sais qu’il y a des personnes sensibles à ce genre de choses. Personnellement, je n’ai jamais vu quelqu’un l’utiliser ou clamer l’utiliser, donc je suis assez sceptique. Mais si je me base sur les mythes que je connais, je peux comprendre la joie dans leur découverte. Enfin, si j’ai bien compris ce qu’ils expliquent.
Finalement, ils parlent d’un transfert. Ça colle avec ce qu’on avait vu précédemment. Teach prend la parole. C’est cohérent, mais j’ai des questions :
— Est-ce que vous savez qui sont les personnes mentionnées dans ces messages ? Ils parlent beaucoup d’un “asthme-et-toux”... C’est quelqu’un que nous sommes censés connaître, en temps que recrues ?
Je détache mon regard de la console et reprend, en face du groupe cette fois.
— De ce que je comprends d’après vos hypothèses, monsieur, je regarde le chef d’escouade, il y a eu un combat entre les laborantins et les “nouveaux propriétaires”, ou des sujets d’expériences se sont échappés. J’ai… juste une remarque. Dans les deux cas, il y aurait des traces. Nous n’avons pas vu de cadavre, ni de sang… Des impacts, tout au plus. C’est trop propre. Je réfléchis peut-être dans le mauvais sens, mais… Imaginons qu’il y ait eu combat. Ne devrait-il pas rester des corps, du sang ? Je ne suis pas expert, mais ça me semblerait normal. Or, nous n’en avons pas vu, pour l’instant. Du coup, je me demande ce que cela pourrait signifier...
Je marque une pause, réfléchis un instant. Si c’est une bête, tout ne serait pas aussi propre, à moins qu’elle soit très intelligente. Si c’est des êtres conscients, alors pourquoi n’ont-ils pas pu récupérer les documents et revenir sains et saufs ? Ou alors les deux scénarii se sont produits. Tout ceci n’a aucun sens… Sans compter la mention d’agent pathogènes…
— Tout cela pour dire que… J’ai un très mauvais pressentiment. L’atmosphère ici est lourde, nous sommes diminués, et nous ne savons pas ce qui peut nous attendre. On pourrait même supposer que l’origine de ce carnage était bloqué ici et ne pouvait pas en ressortir… Je...
Je marque une pause, un peu désespéré. Je plonge la tête dans mes mains, réfléchis un instant, puis reprends, plus calme.
— Vous avez fait mention de potentiels survivants ? C’est possible. Cependant, deux choses dans ces messages m’inquiètent vraiment. D’abord, un Vornskr. Ils sont connus pour leur férocité, et nous ne savons pas s’il est encore ici, ou encore en cage. Et surtout, il y a mention de Rak..., je me penche à nouveau sur l’écran, afin de le lire plus précisément, Rakgoule. Ils parlent d’agent pathogène. Ça ne me dit rien de bon.
Je m’arrête là. Mieux vaut ne pas traîner ici. Je serais tenté de leur proposer de partir, mais ils pourraient peut-être voir cela comme de la trahison. Je ne sais pas comment ils pourraient réagir, ou à quel point ils sont zélés. La prudence s’impose, donc. -
Post n°34
Auteur : Azel Kyone'eJe regarde bêtement la chose que je viens de diviser en parts égales. Le choc me remplit encore les mains tant j’ai eu la main leste : tout ça pour ça. Pourtant, ça fait du bien ! La tension a chuté d’un seul coup, bam, comme si le son cinglant de la lame sur le sol avait suffi à me vider les nerfs. Pfiou, va mieux ! Allez, haut les cœurs camarade, et tout l’tintouin, on y va mon Bantha ! Enfin, on va où d’ailleurs ?
Un bruit de quincaille me fait réagir : le cyborg s’est approché de moi et de ma victime, l’air préoccupé – si tant est qu’une face d’ordinateur puisse avoir un air préoccupé. C’est juste cette manière de se pencher un peu en avant qui m’y fait penser.
« Recule-toi immédiatement de ce rat... »
Je mets une fraction de seconde à comprendre. Quoi, ce truc là ?
« Hein ? Oh. Bah, y en a deux maintenant, quoi. »
Pas d’quoi en faire une tragédie. Les rats, c’est comme les navettes : une de ratée, dix de trouvées. Pour peu qu’on se trouve sur un spatioport. Et m’est d’avis qu’il vaut mieux pas le laisser pourrir sur pied, sauf si on chercher à attirer encore davantage de bestioles… Je fais un pas en arrière, mes armes le long du corps, et je regarde l’officier inspecter « la bête » avec minutie.
« C'est ce que je craignais... C'était un rat de laboratoire et visiblement il avait été injecté Je ne sait quoi... Vu la situation j'ai regardé les cartes du bâtiment et celle-ci semble en général correspondre avec les infrastructures actuelles... »
Ouh, là tu m’en bouches un coin, Zigzag. Genre, le type arrive à deviner tout ça sur un cadavre de rongeur soulevé à deux doigts dans le noir ? J’comprends mieux pourquoi il est officier, pardi. Moi, la seule chose que j’aurais pu te constater sur cette scène, c’est que la bestiole était pas morte de cause naturelle. Et encore, à considérer qu’un coup de hache dans un endroit pareil soit pas une cause naturelle.
« Les recrues, il va falloir serrer les dents. D'autres créatures sûrement plus féroces nous attendent dans le coin. »
Cool !
Un rapide coup d’œil m’indique que c’est pas la réaction que j’aurais dû avoir. On se refait pas quoi, et franchement… C’est toujours mieux que d’écouter des holomessages parlant de trucs qui n’ont ni queue ni tête ! Je me masse le poignet droit, intéressée par la suite.
« Si vous devez agir vite contre un quelconque danger, faites-le, mais cette fois-ci pas la peine de crier comme une femmelette. Faites part au groupe de vos inquiétudes, suivez votre instinct de survie, Nous sommes là pour vous guider et vous couvrir en cas de problème, tout va bien se passer. »
Pardon ? Quésquétadi ? Ouais, alors, non. Vraiment pas, non. Une grimace féroce m’échappe, laissée à mon intimité par ma visière. Alors toi pépère, tu te prends pas pour rien, hein ! Eh bah t’es pas tombé sur le bon ticket de loterie. C’était le trente-deux et t’a chopé le cinquante-huit, pas de bol !
« Crier comme une femelette ?! Ah, ok, donc la prochaine fois, c’est : « Chers concitoyens, votre attention j'vous prie, veuillez effectuer une rotation de cent-quatre-vingt degrés depuis votre position afin de faire face à une éventuelle menace ? » Ah bah très bien, c’est compris alors. On fait comme ça. »
Je sais pas ce qui m’exaspère le plus : qu’on n’ait pas trouvé ce qu’on est venu chercher, ou que l’autre tantouze me traite de « femelette ». Celui-là, je le garde pour le dessert, foi de Kyone’e. M'est d'avis que t'as pas dû en entendre beaucoup crier dans ta vie pour me coller ce qualificatif, cocotte ! D'habitude les demoiselles m’appellent monsieur avant de comprendre l'erreur. Dason aurait sans doute rigolé, en soulignant que le gus devait avoir l’habitude des grandes gueules comme moi depuis le temps. Eh bah tant mieux, au moins il sera pas dépaysé ! La colère et le sarcasme donnent à mes mots une saveur assez particulière. Mais ma remarque ne semble pas émouvoir l'autre cyborg le moins du monde. Il nous dépasse et prend l’initiative de continuer l’exploration.
« Je prends les devants de la marche... Blad en tant que Mandalorien je te suggère de partager ton savoir sur se genre de situation à Azel et aussi à Bill vus la situation... »
Bill’ et Azel. Billazel. Ou tiens, si tu le mets dans le désordre, ça fait… Azill ? J’t’en ficherais des coïncidences ! Je me mets soudain à penser qu’il connait nos noms. C’est pas vraiment une surprise…
Wait.
Il a dit quoi ? Mandalorien ? D’instinct mon regard sidéré se porte vers le bonhomme à l’œil en vacances. Lui, un Mando’ade ? Nan mais vous êtes sérieux ? C’est une farce ou quoi ?
Et il pensait que je portais cette armure pour m’amuser et faire les boutiques ? Ou alors c’était un secret de polichinelle chez ses amis les galonnés ? Ou c’est peut-être parce qu’il pensait qu’en tant que recrue, on était juste destiné à pas passer la barre de la matinée ? Donc pas nécessaire de respecter le strict minimum de la politesse entre gens très mal élevés ?
C’est dingue. Je commence à peine à comprendre certaines choses, dans ce nid de scorpions qu’est la CSI. Et moi qui pensait qu’on était pas du genre à se faire acheter ! J’en reviens pas. Mais la surprise passée, un drôle de sentiment me fait garder le silence : s’il n’a pas cru bon de se signaler, si ces deux lascars prennent autant de précaution à garder leur mystère, c’est p’t’être qu’ils ont une raison. Et je suis pas certaine de vouloir la connaître. Néanmoins, l’information n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Derrière le reflet de ma visière, mes yeux ne quittent plus ce « Blad » et son bras mécanique. Punaise, dans quel foutoir je suis venue me mettre ? Des Mandaloriens agents secrets à la solde de la CSI… Cette galaxie part vraiment en vrille.
« Car malheureusement nous sommes sur le point d'aller plus en profondeur dans ce merdier pour trouver des informations cruciales dans le bureau de l'ancien responsable des lieux... Sur notre chemin les risques son a plus de 80% probables que l'ont tombe sur des sujets d'expérience comme celui-ci lors de notre traversé... Au fait Azel, bon réflexe... Si ce rat vous avait mordu, vous auriez été exposé à de graves problèmes... »
Je relève le menton, surprise. Un compliment ? Ben si je m’y attendais… J’crois bien que c’est le premier que je me paye depuis des semaines, tiens. Cinq minutes, un rat mort, et vas-y que je t’enchaîne les surprises. C’est quoi la prochaine révélation ? Billy est une contre-espionne de la République envoyée en reconnaissance ?
« Merci chef. » Je réponds d’un ton pas vraiment convaincu.
Mais ce qu’il vient de dire me tire quand même un rictus. Ça fait quoi en termes de baston, un « risque 80% » ? J’ai pas l’habitude de faire des stats avant d’entrer quelque part, moi. En fait, quand j’entre quelque part, le risque est automatiquement de 100%. C’est plutôt comme ça que ça marche !
Le mastodonte high-tech laisse tomber la moitié de rat et nous enjoint à le suivre. Ce que je fais, encore une fois de trop bonne grâce. Je lorgne sur les épaules du Blad, cherchant mentalement à trouver un détail qui pourrait trahir quelque chose, comme l’appartenance à un clan, une marque qui le rendrait familier à ma mémoire. Mais avec cette pénombre, autant chercher un poil de fesse dans les plis de peau d’un Hutt. Alors je me résigne, le regard brûlant d’une sorte de colère sourde. Il me tarde de quitter cet endroit, de laisser ces deux-là se retrouver entre potes devant leurs supérieurs, et de reprendre ma vie là où je l'aie laissée. Je me demande si j’aurais un jour l’occasion d’en parler à Fen. Lui doit sûrement connaître ce borgne. Il avait déjà bourlingué dans toute la bordure quand Eyan m’a trouvée. Autant dire que peu de faces lui sont inconnues sur Mandalore.
Le parcours prend soudain une tête très différente. Finie la petite balade en surface, on plonge dans l’abysse, et au sens propre. L’officier mécanique se met à nous faire descendre de plus en plus bas dans les étages. Le bâtiment est en réalité en quasi-totalité contenu dans la montagne, raison pour laquelle on avait la trompeuse impression qu’il était ridiculement étroit… Une ruse vieille comme les étoiles, mais très efficace. Je remercie la semelle de mes bottes quand il me faut amortir la chute : les descentes en rappel font plusieurs mètres de hauteur et impossible d’anticiper. J’atterris finalement en avant dernière, avec un énorme « schklong » sur le permabéton du sous-sol.
« L'air est peu respirable en bas... Si vous n'avez pas de masque à gaz, ramper sur le sol pour éviter la fumée... »
Ça sent le gaz, au sens propre. Je sais pas ce que c’est, mais c’est juste une horreur. On dirait les arrière-cuisines d’une cantina de Mos Esley !
« Pfou… Ils ont pas lavé leurs chaussettes depuis combien d’années, dans ce trou ? »
Il va vraiment falloir que j’envisage d’améliorer mon équipement. Tu t’es trop souvent contenté de faire la vaisselle, ‘tsel. T’es dans l’armée, maintenant, la vraie. Tu peux plus te contenter des bagarres de cantina. D’un geste presque futile, je passe une main contre le bas de mon visage. Mon casque est certes résistant, mais loin d’être étanche, et on a pas prévu le masque à gaz dans la liste de course. Dommage ! Devant, Billy se met à quatre pattes et entame un parcours du combattant comme on en a fait des dizaines tous les jours chez papy fusil. Je l’imite avec un peu moins de grâce et un peu plus de bruit. Je suis son croupion qui se dandine dans la fumée, le visage au ras du sol et le nez pincé autant que faire se peut.On avance bien moins vite, mais on parvient quand même jusqu’à l’endroit apparemment recherché par Zigg. Une énorme porte, comme on les aime ! Celle-là ne se laisse pas démonter tranquille : faut passer au niveau au-dessus.
Le jet d’étincelles illumine brièvement la pièce et nos têtes de déterrés. Avec sa force, le cyborg achève de nous fabriquer une entrée à sa façon. J’aime bien sa manière de faire, simple, efficace, pas d’chichis. Ma philosophie. Le halo d’un bleu saisissant, alternant avec le blanc criard donne une teinte surréaliste à la scène. Cette ambiance d’obscurité brûlante et brumeuse me rappelle ma bonne vieille forge à Keldabe. La différence se situe surtout aux niveaux des teintes. Ici, elles sont froides, mais l’aspect des êtres et des choses est très semblable. Je me perds dans cette ambiance, jusqu’à ce que le pan de duracier cède et que la torche ne s’éteigne, et n'emporte avec elle mes souvenirs.
A l’intérieur, un bureau. Lorsque l’ouverture improvisée se referme dans mon dos, j’ai l’impression que mes poumons se sont atrophiés. De l’air ! J’ai fini par oublier de respirer ! Ah !
A première vue, c’est… juste un bureau, en fait. Rien de bien mirobolant, rien qui ne vaille véritablement d’avoir fait tout ce chemin. De la déception ? Ouais, un tantinet. Mais bon, je me mets à l’ouvrage avec les autres et entreprend de fouiller mon carré de fond en comble, sans savoir ce que je cherche. C’est Mécanofficier qui nous trouve le premier un truc exploitable : une console d’ordinateur. Une messagerie, mais cette fois, pas d’enregistrements. Des échanges textuels : ça ressemble fort à une sorte de base de données remplies d’échanges personnels. Genre, on est pas gêné deux secondes d’espionner les échanges de types qui sont sans doute à l’état de macchabée à l’heure actuelle… Y a pas un truc qui te dérange, ‘tsel ? Mouais. On a beau se dire que c’est pour la mission, elle a bon dos. Le problème, c’est que des messages, y en a une paire. Et ça défile, et ça défile… Je regarde les trois premiers, et puis je perds le fil.
Je réalise que je me suis à moitié endormie. Ouais, à moitié : la première moitié est partie loin, loin, quelque part sur Mandalore avec Fen - et l’autre est restée là à regarder dans le vide comme une lampe halogène éclaire un bureau. Si bien que je serais bien incapable de recracher le quart du tiers de ces fichus messages passés devant mes yeux. Je capte seulement l’une des dernières phrases :« J’ai appris votre récente démission de vos fonctions par l’État Major. Je suis profondément choquée de la tournure de la situation… »
Ah. Bah pas moi : bon débarras, tiens.
Je baille discrètement : je sais pas si c’est la faim, la fatigue. Ou les deux. Mais je m’embête. Et quand je m’embête… J’arrive pas à m’intéresser à la suite sans discontinue de messages qui défilent. Tiens, plus de blanc. L’écran a disparu : c’est terminé ? C’est pas trop tôt ! Ils ont remonté l’historique jusqu’à la création de Cato, ma parole ! Teach interrompt mes pensées en se tournant vers nous.
« On en sait un peu plus maintenant. Des équipes sont venues ici déménager les dégénérescences créées par les scientifiques. Depuis, pas de nouvelle. Soit les créatures ont réussi à s'échapper et créer le chaos, soit les fidèles du chercheur-en-chef ont refusé d'obtempérer... J'sais pas c'que vous en pensez, mais dans tous les cas, personnellement, je ne suis pas sûr que l'on retrouve quelqu'un de sain, sauf et courtois dans ce labo. »
Sain et sauf, ce serait pas mal pour notre prime. Mais courtois, franchement, c’est vraiiiment pas indispensable ! D’ailleurs, ça fera bien bonne mesure avec toi, hein ? Allez, sans rancune. La petite voix de Billy s’immisce dans la pièce, et elle porte ce ton très particulier de « ça fait un quart d’heure que je me gratte les méninges ».
« Est-ce que vous savez qui sont les personnes mentionnées dans ces messages ? Ils parlent beaucoup d’un “asthme-et-toux”... C’est quelqu’un que nous sommes censés connaître, en temps que recrues ? »
Azmétou ? C’est qui ça encore ? J’ai pas en tête les trois-mille-quatre-cent-soixante-douze références sensées avoir été vues en cours, désolée. Mais ce qui m’inquiète, c’est que ce soit Billy qui pose la question. La crevette qui a passé des heures à apprendre ses cours CSI, quoi ! Alors si lui le sait pas, est-ce que j’ai le droit de sortir ?
« De ce que je comprends d’après vos hypothèses, monsieur, il y a eu un combat entre les laborantins et les “nouveaux propriétaires”, ou des sujets d’expériences se sont échappés. »
Punaise, revoilà les hypothèses. Billy, pour l’amour des pommes d’Alderaan… Arrête avec les hypothèses ! Je croise les bras, pas décidée à l’arrêter pour autant : c’est son truc, de jouer les bons élèves, il peut pas s’en empêcher !
« J’ai… juste une remarque. Dans les deux cas, il y aurait des traces. Nous n’avons pas vu de cadavre, ni de sang… Des impacts, tout au plus. C’est trop propre. Je réfléchis peut-être dans le mauvais sens, mais… Imaginons qu’il y ait eu combat. Ne devrait-il pas rester des corps, du sang ? Je ne suis pas expert, mais ça me semblerait normal. Or, nous n’en avons pas vu, pour l’instant. Du coup, je me demande ce que cela pourrait signifier... »
J’me suis bien fait la réflexion, à l’étage. L’idée fait son chemin. En revanche, carnage ou pas, ça change pas grand-chose à notre problème : elle est où, l’équipe qu’on était censé trouver ? En petits morceaux ou pas, il n’y a rien ici.
« Tout cela pour dire que… J’ai un très mauvais pressentiment. »
Ouais, tout ça pour ça. Arrête un peu de nous mettre la pression, le demi-soldat ! Essaye de faire un peu dans l’originalité, quoi ! Je tourne la tête pour le faire entrer dans ma ligne de mire. Et là, paf, j'ai cette vision de l’arrière-train de Billy se trémoussant dans la fumée. Comment rester sérieux avec ça ? Il me vient une envie absurde d'applaudir.
« L’atmosphère ici est lourde, nous sommes diminués, et nous ne savons pas ce qui peut nous attendre. On pourrait même supposer que l’origine de ce carnage était bloqué ici et ne pouvait pas en ressortir… Je... »
Pas bête, la crevette. C’est peut-être le cas. Mais si ce qui flotte dans l’air est mauvais, y a pas de raison pour que ça le soit juste pour nous.
« Vous avez fait mention de potentiels survivants ? C’est possible. Cependant, deux choses dans ces messages m’inquiètent vraiment. D’abord, un Vornskr. Ils sont connus pour leur férocité, et nous ne savons pas s’il est encore ici, ou encore en cage. Et surtout, il y a mention de Rak... Rakgoule. Ils parlent d’agent pathogène. Ça ne me dit rien de bon. »
Les Rakgoules ! Ah, ça je connais. De vieilles légendes urbaines, les Rakgoules. Des histoires que l’une de mes anciennes colocataires venaient à me raconter le soir quand elle avait rien d’autre à dire. Elle aimait bien raconter des histoires. Les Rakgoules et la malédiction d’un ancien Sith, toussa toussa. Mais ces trucs-là existent vraiment ? J’ai un peu de mal à y croire.
« Si on fait le point : on a raté notre mission, non ? A l’origine, on devait ramener une équipe de fous de l’éprouvette. Là, si j’comprends bien, on aura d’la chance si on se ramène nous-mêmes ? »
Pas brillant, comme conclusion pour une histoire qui avait si bien commencé. Je vais la regretter, cette chambre d’hôtel. Et ce buffet…cette viande… Mais pourquoi je pense à ça maintenant, moi ? Arrête, ‘tsel, tu te fais du mal. Penses plutôt à un moyen de ressortir de ce piège en vie, ok ? T’auras le temps de te remplir la panse après. Sinon ? Sinon t’auras même plus besoin de te poser la question. Je me frotte le bas du menton, l’autre main sous le coude. Le problème c’est pas tellement une Rakgoule en liberté, nan. C’est que quand t’en a une en liberté avec quelques scientifiques à se mettre sous la dent…
« Ce sont de vieilles histoires qui arpentent la galaxie avec ceux qui les racontent, ça. On dit qu’une seule morsure de Rakgoule est suffisante pour choper la saloperie qu’elles transmettent. Sauf qu’il y a quoi de vrai et quoi de faux dans ces histoires ? Il y a vraiment des Rakgoules en liberté dans ces sous-sols ? Ou c’est encore un nom de code ? Parce que sinon, notre équipe de scientos, eh bah, à l’heure actuelle… eh bah ce sont des Rakgoules. C’t’un peu le principe de leur reproduction, si j’en crois les mythes qu’on se passe entre générations. M’voyez ? »
La vache, là tu veux du défi, tu vas en avoir. Comme pour répondre à mon interrogation, un bruit similaire à celui qui avait retenti à l’étage résonne au fond de la pièce dont nous sommes venus. Un drôle de bruit, pas vraiment mécanique. Comme un écho dans un lavabo. Mon oreille est attirée. Je dégaine de nouveau mes armes, cette fois bien décidée à transformer les rats en apéritifs. Les regards se croisent, d’abord en silence.
« Promis, cette fois j’préviens avant de crier, chefs. »
Allez. En avant la cavalerie ! -
Post n°35
Auteur : IroeyIroey lut ce qui semble être des courriers échanger entre diverses personnes. Son corps en duracier ne semble rien ressentir, mais plus les messages défilent et plus il est agité mentalement. Tant de réponses à de question pour finalement le coup final, la grande révélation après avoir renié ses hypothèses sur la situation. Il entendit alors les autres parler, les écoutant sans se tourner, enregistrant depuis son câble les informations amassées. Il songea alors à toutes les recherches effectuées ici et leurs travaux. Puis ses pensées se tournèrent vers leur situation actuelle. Ses coéquipiers pourraient-ils le suivre ? L'aideront-ils ? Sont-ils fiables ? C'est alors qu'un bruit lourd se fit entendre dans le corridor pollué et il vit Azel prête à en découdre tel un grand guerrier, Iroey arrivant derrière elle pour déposer sa main sur son épaule. Il releva son doigt devant sa bouche et releva la tête, celui-ci lui faisant signe pour le moment de rester sage. Il n'est pas dans ses habitudes de la jouer tel un assassin, mais après toutes ses informations, il attendit encore et encore, le bruit disparaissant. Iro prit de nouveau la parole puis dit :
-Pardon agent Kyone'e... Je sais que vous vouliez foncer et faire face au danger, mais je dois parler à tout le monde avant... Premièrement... Les rakgoules existent bel et bien... Voici la preuve...
Il sortit alors de sa poche un projecteur holographique qu'il brancha derrière sa tête, celui-ci affichant alors ce qui semble être une énorme créature hideuse, déformé... Azel et les autres purent voir ce qui est indiqué juste à côté, une description physique simple... Fait remarquable. Le spécimen fait au-dessus de deux mètres de haut et à un poids considérable. Le sergent reprit alors la parole :
-Voici le spécimen que j'ai capturé sur Taris et offert en cadeau au lieutenant Tericarax... D'ailleurs nous sommes actuellement dans son laboratoire... Asthme et toux... On l'appelait comme cela à cause qu'il toussait beaucoup à cause de ses poumons défectueux... Vu que nous sommes dans son repaire, même moi qui étais son bras droit ignore la majorité de ses expériences... Mais en tant que légataire de son héritage... Il est de mon devoir de récupérer toutes ses recherches... Azel a bien raison de dire toutefois que notre mission est un échec... Les chances que quelqu'un est survécu ici depuis ce temps sont de 0,01 % … En revanche... Ramené toutes ses informations et trouver des preuves concernant la fin tragique des chercheurs et l’équipe d’envoyer pour les déplacer... Cette initiative touchera positivement réputation... Mais je doute peut-être que vous vous soyez engagé dans cette mission pour cela... Si vous me faites confiance... Suivez-moi... Je vais même vous montrer comment se débarrasser d'une rakgoule...
Dit-il en se remettant en marche, sortant les plans pour chercher où se trouve le laboratoire. Le séparatiste suivit mentalement le plan ajouté à son datapad personnel. La regardant minutieusement dans le HUD de ses optiques. Iro sembla alors faire le chemin en sens inverse, remontant complètement en haut en grimpant avec ses mains puissantes et les crampons sous ses pieds. Une fois en haut, il attrapa un câble électrique attrapa un câble de l'élévateur et le rapprocha du bord, aidant ses coéquipiers à monter sa suite. Ils semblent que ceux-ci le suivront malgré tout, ce qui fit plaisir au confédéré. L’archétype retourna alors à l'embranchement des trois chemins, prenant celui éclairé par les lumières au LED grésillante. Ce fut passé se point qu'il fini de lire la fiche des nouvelles recrues qui ont joint la C.S.I. Il n'avait rien trouvé de cohérent. Il embarqua un peu dans son jeu pour le pousser un peu alors que leur marche continue.
-Au fait Billy... Vous contez vous retenir encore longtemps...? J'ai entendu dire que vous avez un talent particulier...?
Le géant de fer avait fait une hypothèse, peut-importe s'il se trompe au sujet du jeune homme, mais le plus important est de créer un lien de confiance entre les recrues pour ne pas qu'ils vous tombent dessus. Le quatuor arriva finalement dans les archives de l’installation. Toutes les recherches effectuées : réussite, échec, projet en courent son stocker ici... Dans un espace de rangement assez gros pour y mettre une machine à laver. Dans ce placard se trouve ce qui semble être un une sauvegarde de donné compacte externe brancher avec des câbles. L'officier le débrancha avec minutie et se brancha directement sur le disque dur avec le câble, fournissant en énergie l'appareil pour qu'il sauvegarde les données en lui. Par contre, dans le corridor étroit où il se trouve, des bruits sous eux se firent entendre... Voir même aussi autour d'eux... Comme si des choses se déplacent dans l’installation. Tenant la boite précieusement, il dit alors :
-Azel... Blad... Ouvrez la voie... Il faut trouver le matériel nécessaire pour faire sauter les installations... Tout qui peu exploser... Une fois fait, mettez les bombes dans la pièce du noyau pour tout faire s'écrouler... Pour le détonateur, je suppose Blad que tu peux trafiquer l'un des datapad qui nous a été fournie et en faire la parfaite minuterie... Sachez que si ces choses cachées ici viennent à sortir... Cela pourrait être dangereux pour les habitants de cette planète... Si tu as encore ton radar bipeur c'est le moment de l'utiliser agent Kyone'e... Je reste ici avec Billy... Je dois tout sauvegarder... Il est risqué de se séparer, mais nous devons faire vite... Les ombres se sont mises en mouvements...
Dis le militaire en remettant remettant son datapad contenant les plan de l’installation au commandant Unforgiven en gardant contre lui la boite noire, la protégeant avec une sorte de zèle...Il copie toutes les donnés dans la banque de donné, tous les travaux et les recherches de Tericarax sont dans cette pièce. Et seulement 15% de son contenu a été copié dans sa mémoire... Il doit sauver l'héritage de son supérieur ! -
Post n°36
Auteur : TericaraxLe fer à souder avait une fois de plus été le meilleur allié du groupe pour forcer l'entrée des archives. C'était une porte large et épaisse, fermée sur plusieurs niveaux par de multiples serrures pressurisées. En temps normal, quiconque la forçant aurait eut toute la sécurité du laboratoire sur le dos avant d'en avoir seulement abîmé la peinture...Mais la sécurité – comme les savants- avait déserté les lieux. Un corps inerte de magna gisait au côté de la porte, adossé vainement contre le mur. Les gerbes d'étincelles projetées par la morsure de la torche sur le métal galopaient jusqu'à la carcasse, taquinant les yeux vitreux et morts du cadavre, lucioles de braise joueuses et éphémères, qui allaient ensuite rebondir dans l'abîme inerte du couloir. Les hurlements de la torche étaient rugissement, grossier et agressif dans le bâtiment silencieux. Loin, au delà de ce que l'oeil pouvait percevoir, dans les ténèbres, les murmures de déplacements n'avaient de cesse de revenir. Des sons légers, délicats – comme une marche de danseuse. Irréguliers, sans rythme, comme boiteux...Et ils ne provenaient guère du sol. Ils résonnaient dans les canalisations, qui recrachaient des tambourinements étouffés. Ils revenaient du plafond ; une dalle parfois craquait, soupirant d'un poids à venir qu'elle ne pourrait que futilement tenter de supporter. Le vacarme les attirait...
Le cyborg parvint enfin à ménager une entrée ! On s'engouffra dans la muraille d'acier éventrée. La nuit sans ciel du laboratoire avait englouti les lumières autant que les bruits ; les pas s'étaient brusquement tus, avec l'arrêt de la torche à plasma, chassés par un subite et morbide mutisme. Mais plus grave, quoi que le cyborg Iroey n'ait pas jugé bon de le préciser à ses camarades ; la torche était arrivée sur la fin de sa cartouche de gaz. Peut-être arriverait-elle à projeter pour quelques secondes sa courageuse flamme bleutée, mais elle aurait bien tôt fait de périr définitivement, affamée.
Dans l'ouverture ménagée par le cyborg, on arrivait à une pièce étroite et close où l'air comme l'espace étaient cruellement limités. Confiné par un mur de fer éventré, trois d'un verre opaque et muet, le groupe put à nouveau se coordonner. Vint la proposition fatidique : se séparer. Après discussion et réflexion, on accepta la proposition de l'agent Iroey. C'est ainsi que les deux mandaloriens quittèrent ces archives décidément trop étroites, pour un tête-à-tête avec le noir.
Point de vue : Azel et Blad
Les plans menaient dans un dédale de tournants et de descentes en rappel. Les portes définitivement fermées étaient un obstacle insurmontable maintenant que la torche à plasma était hors d'usage. Après une cage d'escalier qui descendait sans fin, ils arrivèrent enfin au niveau où devaient – en théorie – se trouver les noyaux énergétiques du laboratoire. Un cadre de cuivre, clouté au mur, indiquait « Niveau 7 ». Lorsqu'ils laissèrent derrière eux les marches, ils arrivèrent face à un spectacle bien différent.
Les niveaux supérieurs baignaient dans la noirceur la plus absolue, à l'exception de quelques rares portions encore alimentées par une source fantaisiste – bientôt tarie. Ici, des alarmes silencieuses s'étaient déclenchées ; des gyrophares, fixés au plafond, éclaboussaient d'un rouge monocorde l'entièreté de l'endroit.
Des caisses de matériel diverses gisaient en désordre; ici une bonbonne de combustible était couchée. Là, des boîtes d'écrous et de vis, et d'un matériel spécialiste qui n'était pas à sa place dans un laboratoire. Sous le linceul sanguin, embaumés dans le suaire pénétrant du secret hostile, le duo tomba alors sur une carcasse de droïde. C'était un B2. Il était adossé contre le lit, mais son bras droit avait été arraché ; les restes de son canon intégré gisaient quelques mètres plus loin, et son torse était percé d'un gouffre béant au travers duquel on distinguait nettement les cartes à puce déchiquetées et fracturées – sans doute par un choc d'une rare violence. L'acier était tordu autour de la balafre. Les murs étaient marqués d'impacts lasers. Dans sa main restante, le B2 tenait un détonateur thermique qu'il n'avait pas eu le temps d'armer.
Un combat s'était déroulé sans témoins. En fouillant les environs directes, le duo trouva d'autres droïdes détruits. Il y avait toujours des B2 mais aussi leurs semblables de moindre efficacité B1, tous abattus de la même façon. Leurs visages inertes fixaient au loin, dans la direction de leur invisible bourreau. Mais, là !
Une longue traînée sanglante.
La piste était si aisément ratée sous le crépuscule carmin, mais sitôt remarquée elle semblait d'une évidence aberrante. Un des gyrophares cessa de fonctionner, plongeant une portion entière dans le noir, bordé de rouge. Les traces sanglantes étaient encore un peu humides ! En prêtant l'oreille...Oui, c'était...Une respiration ! Ils entendaient bien un souffle qui n'était pas le leur ; masqué par les murs épais, mais en suivant le sillon d'hémoglobine qui devenait plus net...Plus désespéré. C'étaient de discrets sanglots, de prière et d'appels à l'aide à la nuit, à la Force. Le binôme s'arrêta face à une modeste porte ; elle comportait un écran sur le côté pour en donner l'accès, qui indiquait « 34-B ». Semi ouverte, elle avait cessé de fonctionner avec la coupure de courant. Elle était sensiblement trop large pour que les deux mandaloriens puissent passer, mais assez légère pour qu'ils soient capables de la forcer sur son axe.
« - Oh...Oh mon dieu...La Force soit louée... » sanglota une voix grave – mais c'était un murmure. « Vous...Vous m'avez trouvé...Ne faites pas de bruit...Elle va revenir... »
Le halo des lampes révéla une salle étrange. Ici se trouvait une cuve de cryogénisation inactive ; à son côté, la classique trame rectangulaire grise où l'on piégeait la victime – consentante ou non – de l'opération contre nature. Vide et simple. Mais, dans un autre coin de la pièce, appuyé difficilement contre un établi de verre, se trouvait un homme. Il portait un uniforme confédéré. Sa jambe droite entière manquait. Entourée de tissus, elle saignait pourtant toujours abondamment. Le regard pâle, le front trempé de sueur, le personnage plissait les yeux, tentant de discerner le visage de ses deux potentiels sauveurs. Après un nouveau sanglot de soulagement, il se rappela de sa douleur – et une terreur sans nom revint sur son visage.
« -Je suis...le major...S...Steinberg...Elle va revenir...Il faut...Il faut partir...Les lasers...Ne...Lui font rien... »
Il effectua un garde-à-vous, rendu fébrile par sa souffrance.
« - M...Morts...T-tous morts...Bête...Cauchemar... »
Point de vue : Ansikt et Iroey
Le duo en armure était parti, laissant le cyborg et le frêle humain seul à seul. La lumière projetée par les torches de leurs camarades disparut bientôt au détour d'un embranchement tout comme l'écho de leur pas, engloutis par l'obscurité. L'épaisse boîte entre les mains d'Iroey avait quasiment achevé son transfert. 96%...98%...100%...
Par un optique noir, la boîte projeta brusquement une image pâle, accompagnée du grésillement de néon mourant :
Translink v70.3
Tous droits réservés par Colicoïd Automata, 8 ABM. Garanties galactiques standards.
Interface...Ok
Système matériel...Ok
Dernier essai : 40 minutes et 20 secondes
2 essais restants
Pwd ?
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Sous l'éclairage de la torche, les yeux attentifs du jeune Ansikt purent noter un détail singulier ; là où son camarade avait trouvé la boîte, sur le mur comme sur le sol, une large trace de sang s'écaillait dans la poussière. Le dispositif lui-même portait des éclaboussures d'hémoglobine sur ses bords. Les parois de verre étaient muettes, mais...On aurait pu jurer de voir du mouvement, telles des poissons paisibles évoluant dans un aquarium diaphane, dont on ne percevait qu'une lointaine forme...Ou étaient-ce des mains ? Un brusque bruit derrière la paroi du fond (celle-là même qui faisait face à la porte) !
C'était une lutte ! Derrière le mur se déroulait un combat invisible, dont on entendait juste les échos. Des pas sur le sol, des meubles renversés avec violence ! Un craquement violent, d'acier contre acier, comme d'une projection effectuée par une force colossale, et le hoquet électrisé d'étincelles s'échappant d'un mur d'électroniques délicates meurtries. Alors, le verre trembla. Un petit cliquetis artificiel, et avec un son vaporeux la fenêtre opaque glissa dans le sol. C'était une porte secrète, derrière la première !
Une grande pièce, et des armoires entières et rectangulaires qui brillaient de tiroirs transversaux lumineux, telles étaient les véritables archives. Sur le sol, de grands câbles – également illuminés – alimentaient en un réseau autonome l'installation, cœur critique du laboratoire. Mais dans ce qui aurait pu être un havre de paix pour le duo après toutes ces ombres, toutes ces ténèbres, et cette nuit sans fin, se trouvait un cauchemar. Une jeune Twi'lek, de dos, se débattait contre ce qui semblait une sphère. C'était une noirceur incarnée, un horizon des événements, un trou noir personnifié mais de la taille d'une tête au maximum. Irisée d'éclairs rougeoyants, qui formaient une ceinture vivace et agressive autour de son portail vers le vide, la monstruosité pulsait de ce qui semblait être une émotion brûlante ; sans doute était-ce un instinct de prédation, contre la jeune et frêle Twi'lek. Elle portait une camisole de force blanche, mais elle s'en était libérée, et usait maintenant de ses mains pour se défendre. La sphère semblait la harceler, comme réticente à toucher les mains, visant vers le visage plutôt que les membres, s'éloignant comme un rapace de noirceur, avec un son sourd, né des profondeurs d'un abîme cosmique, forgé par l'Obscurité et les hantises inconscientes. C'était une bête de légende que l'on nommait Derriphan, mais que même les archives séparatistes ne connaissait point. Une incarnation pure du Côté Obscur, et de sa prédation universelle.
Mais, avant que le duo ne puisse secourir la frêle Twi'lek en danger, avant que l'héroïsme ne put prendre ses droits, la jeune fit un mouvement d'une vivacité insoupçonnée, comme habitée elle-même de réflexes surhumains. De ses deux mains nues, sur lesquelles venaient les manches trop longues de sa camisole, elle saisit la mortalité incarnée !
En s'exécutant, elle avait tourné, faisant à présent face au binôme.
Ce n'était pas une Twi'lek.
Sur son visage, des veinules enflées avaient déformé une peau délicate – à présent agitée de pulsations irrégulières. Ces ramifications contre-nature avaient déformé le visage, au point de faire disparaître le nez, la bouche, les yeux, sous un épais réseau de toiles capillaires et élastiques, qui luisait comme une immonde muqueuse. Les deux tentacules à l'arrière du crâne, les lekku, étaient également marqués par cette existence monstrueuse ; et au milieu du visage, un œil unique et difforme avait pris la place de tout ce que des millions d'années d'évolution avaient forgé. Un œil dont la pupille était une croix, dans un écrin décoloré oscillant du brun chitineux à l'or reptilien.
Le Derriphan n'était pas le prédateur ; il était la proie. Tenant à bouts de bras son repas, la monstruosité restait à le fixer.
Alors, la ceinture rouge, zébrée d'éclairs du Derriphan commença à disparaître, happée dans la pupille de l'Aberration. Un cri télépathique titanesque résonna dans les esprits de Billy, Azel, Blad, Iroey. Peut-être même dans l'esprit de tous ceux encore vivants et sapiens dans le laboratoire, une sensation de douleur incommensurable l'accompagnait. Le cri était sapiens, il hurlait un dernier nom, comme un ultime appel à l'aide, une supplication de futilité et d'impuissance: Ansikt. Avec venait l'image écrasante de l'Oeil, monstrueux, difforme, immense, un astre noir qui dévorait l'obscurité elle-même en un supplice de la plus cruelle imagination, prédatant ce que le temps et les siècles n'avaient su abattre.
Lorsque le cri – et le contact mental cessèrent, la Bête avait achevé son œuvre ; l'anneau d'énergie crépitant aussi bien que sa sphère d'ombre irisée avaient été dévorées par sa pupille profane ; ses doigts palpaient à présent un air vide, absent de proie et son iris était coloré d'une teinte rougeoyante en bordure du noir. La démence accouchée par la profanation scientifique de la délicate Force, la sanctification du Savoir sur l'Interdit, de l'erreur de la curiosité sur les secrets condamnés se révélait enfin dans sa plus affreuse splendeur.
Le dévoreur du Côté Obscur, le prédateur de la Force immonde fixa alors son unique œil sur le duo. Un appétit pour la chair venait d'y naître.Spoiler : HRP
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Post n°37
Auteur : Ansikt
J’écoute la réponse d’Azel à propos des Rakgoules. Je n’ai jamais entendu parler de ces créatures, mais la description que l’humaine en fait est des plus inquiétantes. Une morsure, et on devient une Rakgoule ? Ca semble dément. Et qu’en est-il des autres types des blessures ? Une griffure ? Ou alors peut-être quelque chose dans leur salive. S’il y en a vraiment ici… Non, mieux vaut espérer que non. Mais cette éventualité serait désastreuse… Je commence à regretter de ne pas avoir pris d’arme à distance.
Soudain, un bruit dans les conduits me fait me mettre sur mes gardes. Rat ? Rakgoule ? Rah ! Je deviens paranoïaque. Rester calme, même dans toutes les situations. Respire, expire. Iroey nous intime le silence et je m’exécute volontiers. Contrairement à mes compagnons d’infortune, je n’ai aucune chance en combat direct. Nous restons dans le silence et une demie-pénombre pendant un moment, avant que l’être cybernétique prenne la parole. Il confirme l’existence des Rakgoules, puis nous en montre un hologramme. J’essaie de cacher mon effroi en voyant le mastodonte et les données associées, mais mon poil s’hérisse. Oui, mieux vaut espérer qu’il n’y en ait pas ici…
Il nous avoue que c’est un spéciment qu’il a capturé, et qu’il a offert en… cadeau ? Mais… Mais ils sont fous ? Quel genre de dingue pourrait souhaiter expérimenter sur une créature pareille ? D’après les données de la bibliothèque, le lieutenant Tericarax était un scientifique d’exception, mais… N’ont-ils aucune considération pour la sécurité de l’opération ? Je ne suis qu’un néophyte à ce sujet, mais tout de même...
Le bras droit du savant fou nous demande de l’aide à sauvegarder les recherches de ce dernier., argumentant que cela pourrait toucher positivement notre réputation. Honnêtement, j’ai plus envie de me sortir de ce guêpier, mais je doute que le cyborg se laisse convaincre. Et, sans lui, nos chances de survie risquent de diminuer, surtout s’il sait gérer ces menaces… Mon langage corporel montre mon désaccord, mais j’obtempère tout de même.
Nous reprenons notre exploration dans les souterrains, sous la directive d’Iroey, recommençant à ramper dans les couloirs. J’ai l’impression que nous retournons sur nos pas, et, effectivement, c’est ce qui semble être le plan. A-t-il changé d’avis ? Ou alors le chemin vers les archives est différent ? Bah, je suis obligé de le suivre dans tous les cas. C’est agaçant. Je n’ai aucun contrôle sur la situation. Je suis obligé de suivre. Toute potentielle prise d’initiative est pondérée par mon identité d’humain et par mes “supérieurs”. C’est… frustrant. Mais je suppose que c’est ce que je mérite après autant d’années à vivre en parasite.
Je grimpe au câble proposé par le cyborg, qui me soulève comme une plume quand j’arrive au sommet. J’essaie de l’aide pour faire venir plus vite les deux mandaloriens, sans grand succès, et nous repartons vers l’embranchement que nous avons traversé il y a déjà plusieurs longues minutes. Changeant d’embranchement, nous continuons notre exploration dans les ténèbres, à la suite de l’archétype.
A ce moment, Iroey me pose deux questions qui me prennent un peu au dépourvu. Me retenir ? Quoi ? Mais… Quoi ? Talent particulier ? Mes yeux s’écarquillent. Q… Quoi ? Comment ? De quoi parle-t-il ? Ou alors… Il sait ? Comment peut-il ? Non… Non… ! Ce serait trop con ! Non ! Calme toi. Calme toi. Réfléchis. Réfléchis. Ca t’es déjà arrivé. Réfléchis.
Si la CSI savait, il en aurait parlé plus tôt. Ou il aurait précisé de quoi il parlait. Ca n’aurait aucun sens, surtout dans le contexte actuel, de faire de la rétention d’information. Remarque, je le fais bien… Non ! Concentre toi. Soit seul lui le sait, soit il ne sait pas. Comment pourrait-il savoir ? Il m’aurait vu le faire ? Quand… Les yeux ? Non, il était en tête de file. C’est impossible… Ou alors j’ai été inattentif…? Rah ! Non, je refuse d’y croire. Donc il y a possibilité qu’il ne sache pas et qu’il tente quelque chose. Les officiels de la CSI sont des serpents, il cherche un moyen de toute savoir sur moi. Est-ce qu’Azel a subi la même chose ? Ou alors ils savent déjà tout sur elle… C’est mauvais… Allez, réfléchis… Ta réaction n’est pas illogique, mais ta réponse se fait tardive… Il ne faut pas avouer, mais pas se révéler ni être trop curieux… Ne pas être suspect. Allez, tu l’as déjà fait, même si ce n’était pas avec des militaires confédérés. Je reprends mon stoïcisme habituel et réponds :
— Ah bon ? De quel genre ?
J’espère que ça suffira pour effacer ses soupçons, au moins pour un moment. Mais je dois rester vigilant. Ce cyborg est dangereux.
Nous arrivons devant une nouvelle pièce. Les archives ? Cela semble relativement petit… Quoique, tout est certainement numérique. Et le nombre de portes qu’il a fallu traverser pour y accéder témoigne bien de l’envie de protéger son contenu des intrus. Enfin, s’il y avait eu du courant. Ici, le fer à souder a été suffisant pour forcer l’entrée. Seul soucis, j’ai l’impression que est à court de carburant. Bon timing, mauvaise chose qui nous arrive. Une fois à l’intérieur, l’archétype extrait avec attention une petite boîte noire, auquel il se branche, tandis que des bruits se font entendre autour de nous. Plus de doute : il y a bien quelque chose de vivant dans ce laboratoire, sans parler des rats. Quelque chose d’autre .
Le cyborg me surprend alors qu’il évoque l’éventualité de faire exploser toute l’installation. Ne voulait-il pas sauver toutes les données présentes ici ? Ou alors il sait que tout se trouve dans cette petite boîte ? Quoique, au vu de ce qui pourrait nous pister en ce moment, peut-être que cette décision est justifiée. Misère…
Suite à sa décision, nous nous séparons. Les mandaloriens partent pour réaliser leur tâche, et je dois rester avec le cyborg pendant son transfert de données. Je le regarde, inerte. Il semble tellement vulnérable… Peut-être que je pourrais fuir. Nous nous sommes rapprochés de la sortie, après tout. Mais les bruits autour de moi me dissuadent de tenter quoi que ce soit. Je ne sais pas combien d’ennemis il y a, ni quelle distance exacte je dois parcourir. SI je me fais attraper, je suis foutu. Alors je me retiens.
J’hésite à adapter mes yeux pour l’obscurité quasi-totale dans laquelle nous sommes, mais je crains la possibilité de me faire découvrir. Il est de dos, mais pour combien de temps ? Et qui me dit qu’il n’a pas une amélioration cybernétique lui permettant de regarder dans son dos ? Non, trop risqué. Je me résigne, et observe mes environs comme un humain le ferait.
Un détail me frappe, cependant. A l’endroit où était la précieuse boîte, je crois voir une trace sombre. Je m’approche, et regarde. L’odeur est formelle : du sang. Et soudainement, des bruits. Violents, brusques. Comme des chocs. Un combat ? Blad et Azel sont tombés sur quelque chose ? Nous devons aller les aider ? Mais je ne peux rien faire sans le cyborg, ni le laisser seul… Merde…
D’un coup, une porte s’ouvre, en face de l’entrée. Une porte secrète ? Je risque une approche : des armoires avec des tiroirs lumineux. Encore des archives ? Au sol, d’autres câbles illuminés. Curieux, je fais moins attention à ce qui se trouve derrière moi, c’est à dire Iroey et l’entrée normale des archives. Je porte toute mon attention sur le centre de la pièce, sans pourtant m’approcher. Discrètement, j’identifie les bélligérants. On dirait… Une Twi’lek, qui se débat. Contre… On dirait une sphère sombre… Qui émet des éclairs… ? Non… Lui ?
Choqué, hébété, je regarde le combat à distance. J’ai vu cette manoeuvre bien trop de fois. D’abord il l’attaque, l’immobilise, puis commence son festin. Mais… Quelque chose me perturbe. Est-ce que ça a touché pris autant de temps ? Et est-ce qu’il a déjà attaqué le visage ? Et surtout, est-ce que quelqu’un de non-sensitif a déjà été capable de se défendre ?
Au mouvement vif de la Twi’Lek, c’est là que je comprends. Alduin n’est pas le chasseur, comme il l’a été des milliers de fois. Il est la proie. Je n’ai aucune idée de comment c’est possible. Je croyais qu’il était invincible ! Immortel ! Comment une simple Twi’Lek pourrait…
Elle se retourne, et ce qui se dévoile relève plus de l’abomination que de la Twi’Lek.. Des veinures immondes, ayant complètement déformé tous ses traits faciaux. Au final ne restait de la Twi’Lek que les Lekku, et encore. Au milieu du visage se dressait un oeil gargantuesque et terrifiant, barré d’une croix sinistre. Qu’est-ce que c’est que cette chose ?
Cependant, le plus choquant n’est pas son apparence cauchemardesque. Non. Il a attrapé Alduin, et… commence à l’aspirer ?! Je reste tétanisé devant un tel spectacle, perdant tout sens de mon environnement. Non… NonnonnonNON ! Sa dernière supplique mentale m’arrache une larme, la première depuis de longues années, tandis que je hurle son nom de désespoir.
— ALDUIN !
Quelques secondes plus tard, le cri se termine. Pendant quelques instants, je sens comme un vide. Comme si le temps venait de s’arrêter, que quelque chose s’était effondré. Le dernie lien avec mon passé. Disparu. De la pire des façons. Je ne m’étais jamais préparé à cette éventualité. Jamais dit qu’un Derriphan pouvait mourir, encore moins être tué. Et pourtant, cette… chose… vient de le faire. Une partie de moi à moitié brisée sur l’instant, mon instinct prend le dessus et j’arrive plus ou moins à reprendre conscience de mes environs. Iroey m’a rejoint, et a certainement vu ma réaction. Fais %$!#. Mais je ne peux pas penser à ça pour le moment. Devant nous, la créature a fini son massacre et reporte son attention sur les organiques les plus proches. Mon sang ne fait qu’un tour, et je crie à mon partenaire.
— On se CASSE !
J’entame alors ma fuite, la fureur et la terreur alimentant ma course, afin d’échapper à l’abomination de l’autre salle, sans faire attention à la réaction de mon compagnon. -
Post n°38
Auteur : Blad DemeciIroey prenait de l'assurance durant cette opération. Ses facultés faisaient de lui un bon tank de première ligne, mais en aucun cas il n'était le chef de l'escouade. Blad se contenait depuis quelques minutes à présent, il ne voulait pas souffler un nouveau vent froid dans l'équipe. Ses altercations avec les divers membres du groupe donnaient rarement sur un dénouement amical. Plus il échangeait de mots avec ses soldats et moins il les appréciait, étrangement. En fait, ce qui frustrait véritablement le vétéran Mandalorien, c'était que la situation ici était bien trop grave pour être correctement gérée par quatre agents. La CSI ne pouvait ignorer complètement la plupart des péripéties vécues en ces murs, c'était tout bonnement impossible. Soit on prenait Blad pour un modeste éclaireur, désormais bon au sacrifice, soit l'objectif de la mission n'était pas seulement d'établir un état des lieux.
Au cours de sa carrière, le Commandant Unforgiven avait souvent fait preuve d'excès de zèle. Que ce soit en abattant froidement des prisonniers, ou en laissant, perchée, deux jours sa classe d'aspirants sur un poteau de dix centimètres carrés, sans nourriture, le chef Demeci ne pouvait pas s'empêcher d'aller le plus loin possible dans son travail, coûte que coûte. Les dommages collatéraux étaient devenus la marque de fabrique du soldat, dans de moindres mesures généralement, mais suffisamment en tout cas pour lui tailler une certaine réputation. Le Haut-Commandement l'avait déjà rappelé à l'ordre, quelques fois. Notamment lorsqu'il avait fait exécuter, plus ou moins utilement, tout l'escadron impérial de Lemsli Umbra, alors que celui-ci rendait.
Malgré les sermons, Blad ne put s'empêcher de penser que son acte, si violent et implacable fût-il, aida, plus tard, à "cuisiner" le seul rescapé de ce bain de sang. Peut-être avait-il raison d'ailleurs, cependant les grandes pontes ne pouvaient l'approuver officiellement, évidemment. Pour la façade, il était préférable de taper sur les doigts du vilain Mandalorien aux mains ensanglantées. La CSI avait toujours eu cette double-facette, telle une antique pièce de monnaie d'autrefois. D'un côté, il fallait soigner les apparences, surtout celles que le monde extérieur pouvait entrevoir. De l'autre, de terribles actes pouvaient impunément être commis, au nom de la guerre comme de la science. Ce laboratoire en était l'exemple parfait.
Blad n'avait jamais trop suivi les avancées du dénommé Tericarax. Quand ce dernier commençait à percer parmi les militaires, le descendant de Mandalore était extrêmement sollicité sur le terrain. De plus, son nom était évoqué seulement en interne, entre séparatistes plutôt gradés. Quoi que cette énième armoire d'acier vivante ait mis en place ici, le résultat final n'était pas beau à voir. Lorsqu'Iroey expliqua son idée de tout faire sauter sans plus attendre, Blad acquiesça sans trop attendre. Il rêvait maintenant de voir cet enfer de dédales obscurs partir en fumée. L'équipe scindée en deux, les Mandaloriens s'armèrent de courage avant de repartir de l'avant, en quête de matériel explosif.
Azel avait pour mission de couvrir les arrières du duo, pendant que son aîné ouvrait la voie. Son blaster de poing et son couteau de combat dans chaque main, l'homme au bras bionique en beskar était à l'affût de tout danger, cela devenait presque une habitude à la longue. Il aurait aimé toucher deux mots à sa partenaire, concernant leurs échanges précédents, mais bien vite les deux enfants de Mandalore tombèrent sur une découverte intéressante.
Un large couloir avait été le théâtre d'un massacre évident. Plusieurs droïdes avaient été détruits, leurs membres arrachés jonchant le sol, non loin de leurs carcasses inertes. Puis, Blad remarqua une piste particulière à quelques mètres : une traînée de sang qui aurait put retourner le cœur d'un non-initié aux terrains de guerre. Soudain, le Commandant se figea. Quelque chose, ou quelqu'un, était là. En prêtant mieux l'oreille, on pouvait l'entendre respirer dans l'obscurité.
"Couvrez-moi."
Souffla le vétéran à sa congénère féminine, sans un regard. La porte devant l'officier pouvait être aisément forcée, ce qu'il fit notamment à l'aide son bras bionique. Le leader Demeci tira sur le côté, sans ménagement, la plaque métallique qui empêchait le duo d'avancer. Celle-ci se fit bien vite ravaler par les murs, sans plus jamais en revenir. Blad pointa en suite vivement son arme de poing au devant, prêt à tuer si nécessaire. En une fraction de secondes, il comprit néanmoins qu'aucun danger ne demeurait en cette nouvelle pièce.
Le survivant qui se cachait là sanglota, gémissant comme une fillette à quelques mètres du Mandalorien sans cœur. Blad se mit à inspecter chaque centimètre carré de la salle, pendant que le malheureux racontait sa courte petite histoire. Ainsi, ce soldat de la CSI avait été traumatisé, mutilé même, par un des monstres en cavale de ce laboratoire. La jambe droite probablement dévorée par on ne sait quoi, cet homme risquait de mourir d’hémorragie sans aide médicale. Tout ce que pouvait offrir Blad à ce survivant, c'était soit un garrot à peine plus utile que celui déjà réalisé, soit une fin rapide et indolore, comme une lame plantée en plein cœur par exemple. Extirper ce type de là était difficilement imaginable, surtout que le Haut-Commandement n'avait pas précisé la façon dont tout ce monde allait être extrait de la zone de mission. Encore fallait-il qu'un membre de l'équipe atteigne un quelconque lieu capable de transmettre un semblant de communication...
Sans trahir ses pensées, l'officier s'approcha de la victime estropiée et déclara quelques mots graves, murmurés eux aussi afin de ne pas attirer plus de danger dans le coin :
"La créature qui vous a fait ça doit disparaître, tout comme cet endroit abominable. Je vais être franc : je ne sais pas si nous pourrons tous sortir vivants de cet enfer. Le mieux que je puisse vous proposer, c'est de tout faire pour empêcher les spécimens retenus en ces murs d'en sortir. Savez-vous s'il y a de quoi tout faire exploser, quelque part? Ou un moyen divers d'y parvenir? Lorsqu'on aura mis une bombe efficace en place, je vous attacherai au dos du soldat qui m'accompagne. En attendant, je vais resserrer votre garrot pour contenir au mieux les flux sanguins. Soufflez, prenez votre temps soldat, vous l'avez bien mérité."
Le Commandant Unforgiven se faisait plutôt compatissant. Il savait quelle peine atroce et particulière procurait la perte d'un membre. Même si Blad ne se souvenait pas complètement de son propre accident, à cause du choc extrême vécu, il se remémorait encore la douleur "fantôme" qui lui rongeait l'esprit, même après son opération. Le bras bionique que lui avait greffé le clan Greysom était un réel bijou technologique, néanmoins il n'avait épargné à son hôte les tracas d'une personne accidentée, récupérée au bord de la mort entre un rocher et un speeder.
Le chef d'équipe repensa brièvement à tout cela, pendant qu'il s'activait à la conception d'un bandage plus efficace et propre autour du moignon affreusement sanguinolent du Major Steinberg. Si Blad avait eu la chance d'être pris en charge par des génies Mandaloriens de la science et de la médecine, on ne pouvait pas en dire autant de ce pauvre type, à qui on avait promis une tentative assez utopique de sauvetage en prime. Le descendant Demeci n'avait pas encore vraiment décidé du sort du soldat, au fond de lui, la réponse à venir de l'homme allait sans doute orienter le choix final de son tant espéré sauveur. -
Post n°39
Auteur : Azel Kyone'eTu connais cette odeur très particulière ? Tu sais, celle que dégage une carcasse de Malraas éventré, laissée au soleil pendant dix jours au milieu de la jungle ? Voilà. Eh ben c'est à peu près cette odeur-là que commence à dégager notre situation. Sauf que là, difficile d’y échapper en se bouchant le nez. Il y a encore quelques heures, j’aurais pu sauter comme une furie de l’autre côté de cette porte et mettre le bordel en moins de temps qu’il n’en faut pour crier Hutt. Mais là, j’ai les bras en feu, les jambes qui m’ordonnent de m’asseoir et. Ça doit faire des années que j’avais pas crapahuter si longtemps sans faire une sieste. Ça doit aussi faire des siècles que j’ai pas eu affaire à aussi costaud niveau challenge. On peut dire ce qu’on voudra, les types bourrés à la sortie des cantinas, même francs-tireurs, sont pas aussi dangereux qu’un truc venimachinchose fourré dans un brouillard toxique au quinzième sous-sol d’un labo désaffecté. Mon ego peut bien en prendre un coup, c’est la vérité. Et j’commence à me demander si cette bataille sera pas la dernière, le fameux « coup de trop ». Trop impulsive, ‘tsel, c’est pas faute d’avoir jamais écouté Fen là-dessus… Ils ont juste oublié le bouton pause quand ils m’ont fabriqué, là-bas, sur Coruscant. Rien n’est parfait !
J'ai arrêté mon geste quand l'armoire à glace a repris la parole dans mon dos :
« Pardon agent Kyone'e... Je sais que vous vouliez foncer et faire face au danger, mais je dois parler à tout le monde avant... Premièrement... Les rakgoules existent bel et bien... Voici la preuve... »
Je quitte la porte du regard à regret. Le bruit étrange résonne de nouveau, plus ténu. Tout en écoutant ce que ZigZag veut nous dire, je peux pas m’empêcher de chercher à quoi ce bruit me fait penser. C’est pas vraiment métallique, quoique. Une sorte d’écho ? A travers un conduit… Ou une vitre, un truc fermé… Je sais pas. Ce n’est pas mécanique, ça en revanche, j’en suis sûre.
Dans la pénombre, le cyborg sort un projecteur. Je ne suis pas sûre de très bien comprendre ce qu’il trafique ensuite – genre, il a une prise sur la nuque ? C’est… c’est original ! – et une forme s’affiche devant lui. Donc, c’était pas une blague : il y a vraiment une Rakgoule en liberté quelque part dans ces couloirs. J’observe le modèle affiché par le cyborg avec une moue dubitative.
« Voici le spécimen que j'ai capturé sur Taris et offert en cadeau au lieutenant Tericarax... D'ailleurs nous sommes actuellement dans son laboratoire... Asthme et toux... On l'appelait comme cela à cause qu'il toussait beaucoup à cause de ses poumons défectueux... »
Le lieutenant Tericarax ? Vu la réaction aux alentours, je sens que je loupe un truc. Faut dire, un nom pareil, on en croise pas à tous les débarcadères. Maintenant que tu le dis, peut-être qu’on a dû voir quelque chose passer, dans le fourbis de noms et de grades qui nous a été présenté. Mon cerveau se fait en revanche une joie de me détourner de cette idée quand il capte enfin le fin mot de cette histoire : j’ai pas rêve, il lui a… offert une Rakgoule ? Il vient bien de dire qu’il lui a… offert une Rakgoule. Tout-va-bien. Je mets un temps à me mettre en marche, un énorme point d’interrogation menaçant de se transformer en exclamation indignée. Je traine la patte, tandis qu’on rebrousse chemin avec pour seul guide le Zig et ses plans obscurs.
« Azel a bien raison de dire toutefois que notre mission est un échec... Les chances que quelqu'un est survécu ici depuis ce temps sont de 0,01 % … En revanche... Ramené toutes ses informations et trouver des preuves concernant la fin tragique des chercheurs et l’équipe d’envoyer pour les déplacer... Cette initiative touchera positivement réputation... Mais je doute peut-être que vous vous soyez engagé dans cette mission pour cela... Si vous me faites confiance... Suivez-moi... Je vais même vous montrer comment se débarrasser d'une rakgoule... »
Alors là, je sais pas trop quoi dire. Youpi ? Merci ? Allez tous vous faire voir sur Tatooïne ? Je sais pas. Mais franchement, j’ai les poings qui démangent… Offrir une Rakgoule à un taré du scalpel, c’est un peu comme m’offrir une bombe nucléaire et me dire « ne la touche surtout pas, ‘tsel, c’est juste pour décorer » ! Non mais vraiment ! Même moi et ma cervelle de chauve-faucon, on est pas aussi limité ! C’est dire ! Il s’attendait à quoi ? A ce qu’il transforme cette chose en une parfaite princesse naboo ? Avec jupe à froufrous et bonnes manières ? D’un geste de la main, je fais comprendre qu’il va un peu vite en besogne : lui faire confiance ? Y a pas comme un léger souci ?
« Attendez… Ch’uis pas bien sûre de comprendre : vous avez offert une Rakgoule ? Vous voulez dire que le machin qui a foutu la panique ici, c’était votre "cadeau" à l’autre cinglé ?! »
J’en perds ma voix. Prêtez-moi un mur, que je m’y cogne !
«C’est une farce. Une gigantesque farce. »
Mains sur les hanches, j’essaye juste de m’en convaincre moi-même, mais c’est pas gagné. Un silence presque gênant me suit, et le regard du semi-mécanique file soudain sur Billy. Par mimétisme, un bête réflexe, je le regarde aussi. Dans la lueur bleutée de l’hologramme, il a l’air encore plus pâle qu’avant. Peut-être devenu lucide sur le résultat final de l’opération…
« Au fait Billy... Vous comptez vous retenir encore longtemps...? J'ai entendu dire que vous aviez un talent particulier...? »
La phrase sonne étrangement. On dirait une sorte de diversion. Billy, un talent particulier ? Ouais, ça se peut. Enfin, dépend à quel niveau.
« Ah bon ? De quel genre ? »
Bonne question, Bill-bill, mais ça nous regarde pas, si ? J’ai soudain envie de rire. Pas méchamment, juste me rappeler Billy avec une brosse à la main, la mine renfrognée, dans une fausse sceptique… Profitant d’une sorte de malaise entre les deux lascars, je glisse à mon camarade de chambrée, goguenarde :
« Tu peux leur montrer la manière dont tu manies la brosse à récurer : t’es au top niveau technique, nan ? »
Boutade, allez. Je sais pas vraiment pourquoi : peut-être parce que j’aime pas cette saleté de tension dans l’air. Elle me donne envie de taper sur tout ce qui bouge, et dans un endroit pareil, on m’a doucement rappelé que c’était pas la meilleure méthode pour s’en sortir vivant. Nos pas résonnent pourtant bien trop fort dans les couloirs pour que quiconque puisse longtemps ignorer notre arrivée. Quant à nos changements d’étages, ils ne se font pas non plus dans la plus grande légèreté ! Vous prenez trois corniauds dont le plus léger fait au bas mot 80 kilos avec sa quincaille, et vous avez le fabuleux tableau qu’est le nôtre !
Profitant d’un endroit confiné pas trop mal pour se sentir en sécurité, notre petite assemblée décide de se partager les cookies. Les tâches, j’veux dire. Conseil de guerre entre portes découpées et fatras renversés : le tout a un certain charme, j’dois bien avouer.
« Azel... Blad... Ouvrez la voie... Il faut trouver le matériel nécessaire pour faire sauter les installations... Tout qui peut exploser... Une fois fait, mettez les bombes dans la pièce du noyau pour tout faire s'écrouler... Pour le détonateur, je suppose Blad que tu peux trafiquer l'un des datapad qui nous a été fournie et en faire la parfaite minuterie... Sachez que si ces choses cachées ici viennent à sortir... »
Ah. AH ! Mon oreille, tout mon corps a tressailli au mot « exploser ». Je me sens tout d’un coup beaucoup plus en forme, j’en oublirai presque mes muscles endoloris ! Toute ce bousin, toutes ces heures de marche, et, ENFIN ! Je vais pouvoir avoir mon feu d’artifice ! Je redeviens une gamine, j’en trépignerai sur place. Oh que oui, qu’on va se le faire sauter, ce labo ! Plutôt trois fois qu’une ! J’en fais mon affaire !
« Cela pourrait être dangereux pour les habitants de cette planète... Si tu as encore ton radar bipeur c'est le moment de l'utiliser agent Kyone'e... Je reste ici avec Billy... Je dois tout sauvegarder... Il est risqué de se séparer, mais nous devons faire vite... Les ombres se sont mises en mouvements... »
Le radar ? Tu veux dire le bipbip qui a volé je sais pas où quand on s’est fait charger dans la forêt ? Non, les seules choses qui me restent, c’est mes armes, un paquet de médipacks et quelque chose qui doit pouvoir se bouffer, à condition d’avoir la mâchoire d’un gundark.
« Heu… Nan chef. Plus de radar. Par contre, j’ai ça sinon… » Et je montre la seringue de fortifiant sortie de ma poche droite.
Bon, c’est toujours mieux que rien, même si je fais un magnifique hors sujet. Fallait bien caser quelque chose, hein ! Je la range à nouveau, m’assurant du même coup de pouvoir l’attraper en cas d’urgence : c’est très bête, mais si d’as deux secondes et demi pour te planter l’aiguille au travers de la peau et que ta seringue est coincée en travers de ta poche, t’as juste l’air très malin – et très mort aussi, par la même occasion.
Nous voilà donc parti pour dénicher des trucs qui font boum. Là, je sens que c’est ma mission, le genre de choses où je vais enfin pouvoir montrer ce que j’ai dans le ventre – faute d’avoir prouvé que j’avais quelque chose dans la caboche. Me retrouver en terrain familier, en somme. C’est pas négligeable, parce que depuis que je me suis sortie de mon oreiller ce matin, j’ai comme l’intime impression d’avoir loupé tout un pan de formation.
Je me retrouve alors seule en compagnie de Blad, le fameux. J’ai toujours pas digéré sa sortie de l’autre fois – et je crois que dans dix ans, je l’aurais toujours pas digérée. Donc jusque-là, rien d’anormal. Pas d’échange, juste un bon gros silence : parfait. D’ailleurs, maintenant que les pas de Billy et son garde du corps sont suffisamment loin, tout le reste devient bien audible. J’entends de nouveau mon souffle en écho discret sur ma visière. Je calque ma cadence sur celle de mon coéquipier, lui laissant la primeur de la découverte en prenant l’arrière. C’est ça, d’être la recrue : reléguée et « laisse faire les professionnels ». Pour ma part, je me contente de ruminer en silence, l’attention rivée sur nos arrières, histoire de pas être prise au dépourvu si un machin pas net décide de nous prendre à revers.
Des débris jonchent le sol à ce niveau, quelque chose, ou quelqu’un, a visiblement semé la panique aux alentours. Les lumières sanglantes des gyrophares en guise de seul éclairage, le monde se pare de teintes aussi étranges que psychédéliques. Du sang par terre : le reflet rouge vif de la lumière à sa surface encore non-coagulée nous sert de guide au milieu du chaos. Une usine laissée aux bandes criminelles n’aurait pas eu une autre tête. Si une seule Rakgoule peut faire autant de dégât, imagine dix d’entre elles ! Genre, ça doit valoir le détour. Ou alors il y a pas que des Rakgoules… ?
A la poubelle les idées et les réflexions, c’est plus l’heure. Azel Kyone’e a autre chose à faire : casser la figure à quelques créatures pas belles, par exemple. Le pas martial de mon supérieur du moment me rappelle qu’en effet, c’est ce que pourquoi je suis, et ce pourquoi je suis là : me battre. Tout un programme.
"Couvrez-moi."
En général, tu dis ça à un type qui porte un flingue. Mais bon, on va improviser : ça devient un peu une spécialité par ici. Pour la dixième fois depuis qu’on est entré, je dégaine mes haches et me tient prête à les expédier dans la première figure qui se pointe. Nos pieds rencontrent quelques trucs qui craquent, crissent. En face, rien. Blad a braqué son arme droit devant. De mon côté, mes haches sont remontées au niveau de mes épaules, les coudes relâchés, les bras prêts à se détendre comme des faux. Derrière une porte, un bruit. Du vivant ? On dirait bien !
Je bondis dans la pièce à la suite du gradé, je balaye les environs d’un regard circulaire, avant de réaliser que la seule chose digne d’intérêt ici se trouve quelque part sur la droite, par terre, en train de pleurer presque en silence. Un type, effondré contre le mur, pas en bon état : en vie. J’ai eu tort, la mission est pas complètement fichue : il reste un gars en vie ! Un seul, punaise, et on l’a trouvé ! Bon, en fait, on cherchait surtout un truc à faire sauter. Mais on va pas chipoter !
« Oh...Oh mon dieu...La Force soit louée... »
La Force ? Qu’est-ce que la Force vient faire là-dedans ? D’instinct, je me suis raidie : j’aime pas ce mot. C’est héréditaire, hein, rien de personnel… On s’approche du gus, tout seul dans le noir et apparemment pas en état de venir nous saluer.
« Vous...Vous m'avez trouvé...Ne faites pas de bruit...Elle va revenir... »
Pas de bruit ? Comment dire… c’t’un peu raté mon bon monsieur. Si quelque chose veut nous trouver, il n’a qu’à suivre les « cling-clong ».
« Je suis...le major...S...Steinberg...Elle va revenir...Il faut...Il faut partir...Les lasers...Ne...Lui font rien... »
Mon regard tombe sur ses flancs, son bas ventre, ses jambes. Enfin, sa jambe. Vilaine blessure… On dirait qu’un truc énorme lui a croqué un bout. Je souffle. Mon regard remonte vers le bras du Blad. Un bras en moins. Une jambe, un bras. Un point partout. Les quatre doigts de ma main gauche se serrent sur le manche de la hache.
« M...Morts...T-tous morts...Bête...Cauchemar... »
La voix du Mandalorien couvre ses derniers gémissements. Il a l’air de savoir ce qu’il fait, et de mon côté, je peux pas assurer grand-chose hormis un soutien moral ou logistique. Je le laisse essayer son idée : une sorte de garrot improvisé autour du moignon.
« La créature qui vous a fait ça doit disparaître, tout comme cet endroit abominable. Je vais être franc : je ne sais pas si nous pourrons tous sortir vivants de cet enfer. Le mieux que je puisse vous proposer, c'est de tout faire pour empêcher les spécimens retenus en ces murs d'en sortir. Savez-vous s'il y a de quoi tout faire exploser, quelque part? Ou un moyen divers d'y parvenir? Lorsqu'on aura mis une bombe efficace en place, je vous attacherai au dos du soldat qui m'accompagne. »
Hein ? Répète-moi ça ? Non mais sans déconner ! Et je suis pas soldat, léger détail : agent. Agent Kyone’e – et c’est déjà suffisamment bizarre comme ça, en fait !
« Ouais, le soldat il va peut-être pas jouer les Bantha de somme sur dix étages hein. Surtout avec une… enfin, avec l’autre truc aux trousses. »
Enervée, ‘tsel ? Ouais, à peine. Même pas sûr que Beskar’boy mal embouché m’ait entendu – ni même comprise. C’est comme ça, avec les n+1 : ça c’est bien un truc que j’ai appris sur la CSI. Je continue de détailler le massacre que j’ai sous les yeux, quand je repense à ce que j’ai dans ma poche droite.
Je finis par ressortir la fameuse dose médipack. Finalement, ce mec en aura plus l’utilité que moi… Est-ce que je vais le regretter ? Sans doute. Mais en attendant, c’est pas moi qui suis en train de pisser sang et viscères sur le sol en respirant comme un soufflet de forge. J’ai un honneur, et je sais ce que ça fait de voir crever quelqu’un sans pouvoir rien y faire. Alors, Azel, tu fais ton choix : tu choisis ce que ta morale te demande de choisir, parce que t’es pas une crevure, malgré ta dose d’égoïsme patenté par moment. Allez. Je me penche sur lui et déchire sa manche au niveau de l’épaule : la peau en dessous est couverte d’ecchymoses. On dirait moi après une soirée en cantina, tiens. D’un coup sec, j’applique le tube contre la peau et tchac, le mécanisme vient ficher l’aiguille profondément dans la chair meurtrie. Le type me regarde, complètement hébété.
« Tenez. C’est ma dernière, mais j’pense que ça pourra vous faire plus de bien qu’à moi, hein. Maintenant, si vous pouviez faire un effort pour pas crever trop vite… Voilà quoi. »
Il y a une sorte d’ironie désabusée, dans cette phrase, non ?
Soudain, au travers de l'air ambiant, quelque chose traverse la pièce - peut-être même le bâtiment tout entier. L'impression est brève, à peine quelques secondes, mais puissante. Qu'est-ce que c'était ? Aucune idée : un mal de crâne plus tard, la sensation bizarre s'était évanouie.
Je me redresse, et mon élan est coupé court par un hurlement lointain, un cri miaulant dont les paroles sont incompréhensibles, étouffées par la ribambelle de murs qui nous séparent. Un souffle dans le lointain couloir, et juste les fréquences les plus hautes qui percent au travers du silence laissé par des alarmes muettes.
« ... AhHUuIiiIH ! ... »
Billy. Impossible de comprendre le contenu du cri, réduit à un murmure aigu, mais j’en suis certaine, c’était bien la crevette. Je le fréquente désormais depuis suffisamment de soirs pour reconnaître sa voix de crécelle !
« J’crois qu’ils ont trouvé la bestiole. »
Je crois ? En fait, bizarrement, j’en suis sûre. Parfois, mon instinct vaut bien mieux que mon cerveau. Je me retourne vers Blad, espérant qu’au moins, il ait une vague idée de la marche à suivre.
« On fait quoi, chef ? On embarque Steinberg et on se tire ? »
Steinberg se tortille en baragouinant quelque chose que je n’entends pas : une idée vient de me traverser la tête. Comme c’est trop beau pour être vrai, je lui cours après, l’attrape au vol – le tout me faisant paraître très pensive l’espace d’un instant.
« Dites, vous sauriez pas où se trouvent les générateurs qui alimentent cet endroit ? Ou même une console capable de générer une surcharge ? »
Parce que s’il y a bien un truc capable de te faire sauter toute une ville, c’est bien un générateur central, coco. ‘tsel est peut-être une bille en sciences sociales, mais en trucs qui font boum, là, c’est une autre histoire ! -
Post n°40
Auteur : IroeyLe téléchargement des données est presque terminé... Une question de seconde maintenant... Quand le compteur afficha 100 % dans son HUD, la boite noire émit un écran holographique montrant un démarrage de l’appareil qui afficha des données et puis soudainement un mur. Le cube demande maintenant un mot de passe et il ne reste que deux tentatives avant que le contenu ne soi rendu inaccessible, voir pire détruit. Iroey resta un certain moment à regarder les écrits, remarquant que la dernière tentative à accéder au contenu sceller dans cette boite de sauvegarde fut il y a à peine quarante minutes et vingt secondes. Le cyborg comprit que quelqu'un ou quelque chose était encore présent dans cet enfer il y a peu de temps, voire après que lui et le groupe soient arrivés sur Cato Neimoidia ! Les chances de trouver une personne ou une adversité vienne de monter sur se petit détail de manière exponentiel, poussant le sergent à éteindre l'appareil et le déposer de nouveau sur son socle, tout son matériel étant maintenant sauvegardé dans sa banque de donnée personnelle pour l'éviter de s'encombrer.
Ses pensées furent alors secouées quand il entendit des bruits venant du fond de la petite pièce. L'officier vit alors Ansikt passer de l'autre côté de ce qui semble être une porte secrète, le robot le suivant discrètement, entrant dans une pièce lumineuse avec des murs brillants, les archives ! Suffit juste de se brancher et... il fut coupé dans sa planification en voyant une twi'lek devant une étrange boule de lumière sombre. L'archétype n’a jamais vu une chose du genre et il prit soin de sauvegarder ces images précieuses, ses optiques capturant la scène si inusitée. Dans son calme habituel, le militaire fut témoin de cet événement qui bouleversa le jeune homme à ses côtés, l'extraterrestre en face deux semblant dévorer la sphère d'énergie, la demoiselle finissant alors par se retourner lentement, révélant son vrai visage... Contrairement à son acolyte qui sembla blêmir d’effrois, le géant de fer fut émerveillé de voir cette créature devant lui née de la science moderne, celle-ci émettant un hurlement étrange que ses récepteurs audio ne captèrent pas, mais sa tête oui, le ramenant à la réalité. Le sergent étant un peu dérouté en se rappelant que ce monstre est sans doute la raison de pourquoi les choses ici on dégénéré !
Iroey n’eut pas le temps de dire quelque chose au novice que celui-ci fuit devant le danger, le laissant maintenant seul face à la monstruosité. Iro resta sur le coup surpris et soupira mentalement. Peut-être s’est-il trompé à son sujet? Mais pourquoi le haut commandement l'aurait-il envoyé ici avec eux ? La chose fit alors signe de vouloir bondir à la poursuite du bleu, le confédéré attrapant le sabre laser à ça taille et le mit devant le champ de vision de la créature, celle-ci semblant surprise, comme si ses sens s'étaient affolés un instant en voyant l'arme ayant appartenu au puissant seigneur Sith qu'il a défié sur Felucia. Ce geste un pour effet de concentré l’ennemi sur lui, le robot se rappelant ce genre de scène. Mais cette fois, l'être d'acier décida de la jouer plus calculatrice, faisant quelques pas vers l'arrière en rangeant son sabre qu'il la n'avais pas eu a activé. Ainsi, la machine recula pour de nouveau être dans le corridor, prenant une direction en fonction de ce qui est indiqué sur ses plans... L’hérité de Tericarax envoya alors un message en texte rapide vers le datapad de tous ses alliés.
-Ici Iroey... Je confronte actuellement ce qui est une créature qui semble avoir été créée ici... Je vais faire diversion pour vous faire gagner le plus de temps possible... Si vous croisez cette chose, ne lui faites pas front de face.
Il joignit avec son message une image de la bête, ayant fait le tout sur le côté de son HUD en surveillant dans les ténèbres, le monstre semblant hésiter à le poursuivre lui la carcasse de métal ou la piste fraîche d'Ansitk. Sortant son blaster E5, il envoya quelques tires vers l'expérience ne liberté, les lasers rouges ricochant étrangement avant de la toucher, l'abomination reportant son énorme œil vers lui avec colère, donnant le résultat que voulais le cyborg qui lui tourna le dos et se mit à courir, regardant derrière lui, la voyante le pourchassé en se déplaçant de manière insensée. Vu les améliorations pour ce corps lui permettant de mieux se déplacer, Iro fut capable de tenir une distance raisonnable avec ce cauchemar ambulant, l'attirant avec lui dans les entrailles de ce labyrinthe.
Grâce à sa fidèle carte, le sergent arriva vers l’endroit voulu, étant arrivé au centre de communication du centre de recherche. Vu le manque de courant ici présent, il lui faillait trouvé au plus vite une génératrice et la brancher sur l'appareil de communication, longue distance. Ironie du sort, il la trouva tout près de ladite console, celle-ci couverte de sang, démontrant qu'un autre avait eu la même idée que lui et avais trouvé la mort en essayant. L'officier se retourna alors en entendant le monstre approcher, celui-ci se dirigeant vers la lourde porte de la pièce similaire à celle du bureau de Teri et mit la serrure manuellement, un lourd coup de l'autre côté de la porte démontrant la présence de sa meilleure amie qui s'acharne sur l'alliage de la porte. La porte tient pour le moment, mais pour encore combien de temps ? Le prototype ne resta pas pour le découvrir et fonça vers la console de communication et activa la génératrice portable, le branchement dans le port auxiliaire, enregistrant rapidement un message holographique.
-Ici le sergent Iroey matricule 000... La situation au laboratoire est catastrophique... L'équipe envoyer avant nous est introuvable et présumée morte... Les expériences menées sur place sont en liberté et les installations ont une perte de courant majeur... Moi et mon équipe allons tenter de nous débarrasser de la menace définitivement... Renfort immédiat requis si possible... J...
La porte derrière lui explosa alors en morceau, le robot ne finissant pas sa phrase et coupa l'enregistrement et l'envoya vers le Q.G. Sur Géonosis en voix prioritaire, reprenant la fuite, regardant sa carte sur le HUD pour trouver un moyen de se débarrasser de se monstre une bonne fois pour toutes.