Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Chambre du Conseil Jedi

24 Sujets 132 Messages
  • Chambre du Conseil Jedi

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  • Aux portes de la connaissance

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    Le ChroniqueurL
    Post n°6 Auteur : Rylen Korr Spoiler : Composition du Conseil Jedi Dans l'ordre (en partant en haut à gauche): 1- Adi Jolian [Humaine - Membre Observateur]2- Albus Fellwud [Humain - Membre Observateur]3- Elyna Faràn [Humaine - Membre Permanent]4- Fic Drecko [Nautolan - Membre Permanent]5- Ka Di Mounda [Céréen - Membre Permanent]6- Melchior [Humain - Membre Permanent]7- Melgibad Stevens [Humain - Membre Observateur]8- Notra Kwo [Humain - Membre Observateur]9- Odan Rurr [Corellien - Membre Permanent]10- Phyl Reez [Humain - Membre Observateur]11- Tarka'gre [Twi'lek - Membre Observateur]12- Yuda [Espèce inconnue - Membre Permanent]La question posée par Pete Jeabro réussit à faire sourire son Maître, Phyl Reez. En effet, il était évident de se demander pourquoi les Jedi ne se contentaient pas de survoler Endor avec leurs nombreux chasseurs spatiaux. Et ce afin de connaître d'avantage la cartographie de leur lune, ou encore de repérer d'éventuels campements Sanyassans voire même la position exacte des 3/4 de leur armée si l'on supposait qu'ils étaient parvenus jusqu'à Endor avec de nombreuses forces. N'était-ce pas la manière la plus simple et la plus rapide de savoir si la menace était proche ?D'une certaine manière, le simple fait de poser cette interrogation sur la table montrait à quel point le jeune Padawan était lucide et réfléchi. Car jusqu'à présent, le Conseil n'avait été confronté qu'à très peu d'élèves ayant eu la même réflexion que Jeabro. Il était même le seul à ce jour à avoir proposé un vol de reconnaissance pour surveiller la zone entourant le Sanctuaire Jedi.- Nous bannissons l'utilisation des chasseurs de reconnaissance pour plusieurs raisons, jeune Jeabro. D'une part, nous avons appris il y a peu de temps que des mercenaires et des marchands s'étaient installées sur la lune d'Endor afin d'en exploiter les innombrables ressources encore inviolées à ce jour. Une corporation marchande a même élu domicile non loin de notre Sanctuaire à l'échelle planétaire, installant une plateforme d'atterrissage pour leurs nombreux cargos et transports. Nous devons donc limiter nos déplacements dans le ciel d'Endor car cette lune est censée être inhabitée: s'ils nous repèrent ou s'ils remarquent une activité artificielle trop importante dans la région, ils se douteront de quelque chose et n'hésiteront pas à renforcer leurs effectifs afin de fouiller la zone forestière plus en profondeur, le Maitre Drecko prit une inspiration et continua ses explications, même nos départs en mission vers d'autres systèmes doivent être d'avantage contrôlés que par le passé. Et d'autre part, n'oublie pas la raison pour laquelle nous avons choisi Endor: son calme, sa nature... Imposer à cette lune et au peuple Ewok des machines destinées au combat serait trahir les engagements que nous avons pris envers eux: nous leur avons promis de respecter leur culture et leurs terres. - C'est une promesse qui peut paraître dérisoire vis à vis des menaces qui nous guettent. Mais une promesse est une promesse. Utiliser nos chasseurs comme outils de reconnaissance n'est qu'un prétexte pour nous montrer comme les dominants de ce monde. Ce que nous sommes pas. Les Ewoks vivent selon leurs dires depuis des siècles avec une technologie archaïque, nous ferons de même. Ne nous reposons pas sur la technologie car le jour où nous n'aurons plus accès à celle-ci, nous serons totalement vulnérables.- Nous reposer sur notre propre vision ainsi que sur la Force permet d’aiguiser nos sens, jeune Padawan. Pour certains, l'inconnu est une crainte. Pour nous, elle doit servir de prétexte à l'entrainement et à la vigilance. Sans reconnaissance d'Endor, nous serons constamment sur nos gardes. Comme l'étaient nos ancêtres lorsqu'ils ont appris à maitriser la Force sans aucune technologie de pointe.Alors que la question paraissait banale et sans importance, les diverses réactions des Maîtres montraient à quel point elle relevait en réalité d'une importance considérable. L'on pouvait par exemple faire un lien très proche avec l'enseignement de la Force Vivante, laquelle était préférée par les Jedi depuis l'Ordre de Hoth en comparaison de l'époque Républicaine où la Force Unificatrice était Reine. En effet, le Conseil d'aujourd'hui préconisait d'avantage l'usage de la Force Vivante, se basant sur le soit-disant échec dont ils avaient fait preuve sous l'Ancienne République: selon eux, l'enseignement à cette époque de la Force Unificatrice avait été à la base de leur déchéance et de tout ce qui s'en suivit (à commencer par la montée du Côté Obscur et la Purge Jedi).La Force Vivante incitait à suivre son instinct et à ne pas se laisser guider aveuglément par des visions provenant d'une quelconque méditation. Ce qui revenait à rapprocher les Jedi de tout ce qui était naturel, l'instinct étant depuis la nuit des temps une qualité réservée aux animaux -en contradiction avec les êtres intelligents qui anticipaient et agissaient différemment, se basant d'avantage sur l'empathie et le fait de pouvoir réfléchir-. Il y avait donc un rapport très proche entre le retour des préceptes de la Force Vivante dans l'enseignement Jedi ainsi que les remarques sur l'éventuelle utilisation de chasseurs de reconnaissance sur Endor. Même si le sujet était flou et demandait beaucoup de réflexion surtout si l'on ne savait pas vraiment ce qui différenciait Force Vivante et Force Unificatrice.- Cet anneau, nous le supposons, est une Relique Sith ayant appartenu à un ancien Seigneur du mal qui avait sévi fut un temps sur cette lune. D'après les Ewoks, cet anneau lui conférait d'importants pouvoirs, des pouvoirs tellement destructeurs que les Ewoks ont toujours cru qu'il s'agissait de l'incarnation de l'Esprit de la Nuit, l'équivalent du Diable des antiques croyances Humaines pour la culture Ewok. Entendre cette comparaison a une signification toute particulière, elle n'est pas faite par facilité. Mais nous n'en savons pas plus pour le moment, jeune Padawan, et il ne faut surtout pas t'égarer alors que ta formation est en cours.- Laisse de côté les évènements de la Montagne Noire pour le moment Pete, tu dois te concentrer sur ta formation et sur ton apprentissage des arts Jedi. L'avenir nous réserve encore de grands dangers, profite de ce temps de paix pour t'aguerrir afin d'être prêt le moment venu. Tu peux disposer, jeune Padawan. Le Conseil te convoquera de nouveau lorsque tu seras prêt à passer les Épreuves. Que la Force soit avec toi.Ainsi se concluait la première confrontation entre Pete Jeabro et le Conseil, tandis que ce dernier saluait également le jeune Padawan avant qu'il ne quitte la salle. Les Maîtres, comme à leur habitude, allaient continuer de débattre afin dans un premier temps de discuter de l'entretien qu'ils avaient eu avec l'élève de Phyl Reez. Ainsi dans un second temps ils pourraient s'attaquer aux autres sujets du jour, à commencer par la présence des mercenaires et autres marchands sur la lune d'Endor. Ils pourraient ensuite finir par la menace Sanyassan qui semblait déjà se montrer à l'horizon, sous la forme de nuages aussi noirs que les ténèbres eux-mêmes.
  • Aux ordres du Conseil

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    Le ChroniqueurL
    Post n°3 Auteur : Lethos Ainsi le conseil voulait l'envoyer en mission. Il sourit à la mention de maitre Nass et se promit d'aller remercier le vieux gungan à son retour, lui aussi avait été fier de suivre son entrainement. Même si le gungan était légèrement excentrique, l'entrainement qu'il prodiguait était dur et Lethos avait entretenu une collection de bleu et d'echymose tout à fait honorable. A la mention de la mort de son maître son visage se crispa légèrement, il pouvait oublier ses tourments sur Dagobah, mais il lui serais sans doute impossible d'oublier la vidéo de la mort de son maître. En un sens le derviche l'avait marqué à jamais, une autre plaie qui aurait du mal à cicatriser. La surprise apparut sur son visage lorsqu'elle se confia à lui. Pourquoi un maître se confiait-elle à un simple padawan? Il était honoré qu'elle se confie à lui mais en même temps il était perplexe. De plus la révélation qu'elle fit sur la force le troubla également, effectivement depuis quelques temps la force était...étrange, le côté obscur était plus...remuant, plus palpable.Mais la maitre n'avait apparemment pas le temps de bavarder et commença à lui expliquer sa mission. Aller récupérer des cristaux sur Mygeeto, planète séparatiste. Lethos hocha la tête, l'idée de voyager à nouveau lui plaisait, il aimait beaucoup la lune forestière d'endor mais il avait peur de se limiter en restant ici. A un moment il aurait besoin de découvrir d'autres mondes pour grandir et devenir un vrai jedi. Il allait pour cette mission être aux cotés du maitre jedi Ruk'ki et du padawan Hacéon. Si le padawan lui restait inconnu, il avait déjà entendu parler du maitre bothan par d'autres jedi. Il se réjouit intérieurement de rencontrer le maître jedi et son padawan. Pour ce qui était de la mission, elle ne semblait guère dangereuse, l'unique risque provenant des séparatistes. Si les jedi se faisaient repérer qui sait quelle réaction auraient les séparatistes, il avait lu dans des hololivres à quel point la CSI était sans pitié avec ceux qui venaient les déranger. La discrétion était effectivement de mise, il lui faudrait également des vêtements chauds, la planète étant connue pour son absence de plage et autres paysages exotique au climat généreux.Se levant en même temps que la maitre, un frisson d'excitation le parcourut, le conseil était près à faire de lui un chevalier jedi!! Il était fier d'en être arrivé là, il était sur que son maître, peu importe où il était, serait fier de lui, de même que son maitre temporaire, Nass. Prenant le temps de réfléchir à une question qui pourrait venir, le padawan observa quelques secondes la maitre, il sentait derrière son visage altier une inquiétude. Cependant il s'agissait du conseil, ils devaient gérer des situations autrement plus subtiles et dangereuse que la collecte de cristaux sur Mygeeto. S'inclinant devant la maitre il dit:-Je remercie le conseil pour cette mission et cette reconnaissance. Je tâcherai de ne pas vous décevoir.Sur ces mots il recula avant de faire volteface et de se diriger vers les passerelles, il pouvait sentir dans son dos le regard inquisiteur de la maitre, ainsi qu'autre chose...une présence chaleureuse, fortifiante, il sentait son maitre qui, à sa manière, l'encourageait sur la voie des jedi.
  • Affaires courantes et petits tracas

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    Le ChroniqueurL
    Post n°2 Auteur : Jil Charce – Décidément, chaque entrevue avec le Conseil me rend le statut de Chevalier plus confortable encore, lâcha platement Allister après avoir refermé la porte de la Chambre du Conseil.– Je te comprends, mon ami, lui répondit Stevens. Odan n’a pas un mauvais fond, mais son caractère... Le Maître secoua la tête sans achever sa phrase. – Si seulement il ne s’agissait que de cela. Mais certains membres me donnent l’impression désagréable d’avoir autant de secrets que les arbres sacrés des Ewoks peuvent avoir de cernes.– En effet. Je conçois qu’il soit plus simple, et peut-être plus sain, d’être un Jedi loin des intrigues de cour. Mais ces secrets sont nés de l’expérience, et cette expérience est précieuse, alors... Peut-être est-ce un mal nécessaire.Les deux vieux camarades furent interrompus par l’arrivée devant la Chambre d’un Khil de grande taille, précédé d’un Padawan en guise d’escorte.Maître Mer Hesnar– Ah, bonjour, Mer. Je suis heureux de vous compter de nouveau parmi nous.– Bonjour à vous, Maître Stevens, et merci, répondit le Khil d’une voix profonde et mélodieuse. Et bonjour à vous, ajouta-t-il en inclinant la tête à l’attention d’Allister.– Pour faire les présentations, Mer, voici le Chevalier Erwan Allister, un vieux camarade rescapé de la Purge ayant retrouvé le chemin d’Endor pendant votre absence. Et voici le Maître Mer Hesnar, dont les compétences en matière de médecine sont tout à fait remarquables.– Et qui est revenu faire son rapport au Conseil après de nombreux mois passés au chevet de certaines tribus Ewoks, comme de juste, reprit le Khil. Enchanté.– Enchanté. J’espère que vous aurez de bonnes nouvelles à leur apporter, répondit Allister, appuyant son propos d’un geste du menton vers la porte, parce que je crains que mon propre rapport les ait un peu hérissés.– Je vous remercie pour cette précision. Je commencerai donc par les mauvaises nouvelles et garderai les meilleures pour la fin. Mer Hesnar s’inclina. Je pense qu’il ne serait pas bon de faire attendre le Conseil plus longtemps, et vous souhaite une excellente journée. Maître Stevens, m’accompagnerez-vous à l’intérieur ?– Eh bien il semble que je fasse partie du Conseil, en effet, et votre rapport m’intéresse. Stevens prit congé d’Allister d’une légère accolade, et désigna la porte au jeune Padawan. Annonce-nous, mon garçon.* *L’immense silhouette du Khil dût se voûter pour passer la porte, lui qui avoisinait une taille de deux mètres. Le garçon resta à l’extérieur, et Melgibad Stevens suivit Hesnar, reprenant son siège pendant que le médecin s’avançait au centre de la Chambre.– Bonjour à vous toutes et à vous tous.Le Maître à la peau verte était campé bien droit face à ses interlocuteurs, imposant, les bras croisés derrière le dos tel un instructeur militaire. Lorsque les salutations d’usage furent terminées, sa voix chantante se fit à nouveau entendre.– Vous vous souvenez certainement des raisons de mon expédition en terres ewokes, mais mon départ remontant déjà à de nombreux mois, je pense utile de rafraîchir les mémoires.Les Naa’fruu avaient requis l’aide de l’Ordre dans le cadre d’une affaire qui les dépassait. Certaines tribus éloignées étaient frappées d’une maladie que leurs soigneurs, leurs chamans ou leurs fougérons – c’est ainsi qu’ils nomment leurs herboristes, cueilleurs de fougères – ne parvenaient pas à soigner.Les symptômes qui nous avaient été rapportés étaient plutôt sévères. Des accès de fièvre, de confusion, de désorientation ; des pertes d’équilibre ; des troubles respiratoires ; un nombre accru de fausses couches... Là où une société moderne saurait survivre malgré tout, les Ewoks dépendant de la chasse et de la cueillette, toutes leurs activités quotidiennes s’en trouvaient perturbées, causant malnutrition et accidents de chasse. Autant de critères, sans compter l’éventualité d’une contagion à grande échelle, qui rendaient nécessaire une intervention de notre part, et aucun d’entre vous ne s’y était opposé. Je m’étais alors proposé, estimant que mes compétences seraient plus utiles dans ce cadre que dans celui du Sanctuaire, où la vie est plutôt calme.– J’ai d’assez nets souvenirs de la conversation qui avait suivi, à propos du calme du Sanctuaire, intervint Rurr, un rien narquois, s’attirant les regards noirs d’une bonne partie des membres du Conseil.– Je n’en doute pas, reprit le Khil après un silence un peu trop long. Équipé du peu de matériel que j’ai pu soustraire de notre infirmerie, j’ai rallié la lointaine tribu des Daa’na, qui semblait particulièrement touchée par ce nouveau fléau. La tribu comptait déjà quelques dizaines de victimes à mon arrivée, dont le fougéron, dont l’aide m’eut été précieuse.Après quelques jours, j’ai pu atténuer leurs réticences face à l’étranger que j’étais pour eux, et ai pu me livrer à quelques analyses. Il ne m’a pas fallu très longtemps pour comprendre quelle était la cause de cette maladie. Il semble que le brassage de populations étrangères à Endor de ces dernières années ait apporté avec lui des parasites qui trouvent ici un terrain de jeu favorable.Quelques-uns des membres du Conseil échangèrent des regards consternés. Le vieux Maître Yuda sembla se ratatiner sur son siège.– Je ne peux dire qui en porte la responsabilité. Il peut s’agir de l’Ordre, des Renégats de Jnum, ou même des mercenaires de Beemen. Des animaux ont été introduits sur la lune, des chiens, des rats, peut-être ces agaçants gizkas... Je ne peux pas le déterminer. Toujours est-il que le parasite a pu passer d’eux aux Ewoks par le vecteur de la tique d’Endor, une vermine qui ne pose habituellement aucun problème au petit peuple, dont le métabolisme est habitué à cohabiter avec elles. Pour entrer dans le détail, il s’agit de plasmodium vivax : ceux d’entre vous qui ont des connaissances en la matière comprendront que, le parasite étant désormais lâché dans la nature d’Endor, les Ewoks devront maintenant composer avec la malaria.– C’est une nouvelle terrible, lâcha un Fic Drecko au visage décomposé. Notre présence aura décidément meurtri les Ewoks bien plus que de raison... Qu’avez-vous pu faire ? Que pouvons-nous faire ?– Eh bien, c’est une consolation relative, mais il m’a été possible de trouver un remède. Il se trouve que certains arbres d’Endor, qui n’ont pas encore de nom, possèdent une écorce aux propriétés salvatrices en cas de malaria. Par chance, c’est une espèce relativement répandue. Il m’a fallu quelques semaines, avec l’aide des chamans d’autres tribu, pour le repérer et en tirer un premier remède viable, produit d’urgence en petites quantités avec notre matériel moderne. Cela a permis d’endiguer la progression de la maladie, et de stabiliser les victimes les plus atteintes. J’ai chargé un Ewok très volontaire, Aaki’im, le fils du fougéron, de le distribuer aux autres tribus de la région, et ai mis ce temps à profit pour trouver des solutions que les Ewoks seraient à même de mettre en œuvre par eux-mêmes, qui ne disposent pas des mêmes moyens technologiques que nous, puisque la malaria étant désormais installée sur Endor, ils devront y faire face avec régularité.Après un mois supplémentaire, je suis parvenu au résultat voulu, et j’ai pu apprendre à la tribu des Daa’na à fabriquer eux-mêmes le remède. J’ai également trouvé des moyens pour eux de se prémunir des tiques. Des produits répulsifs à insectes, des pommades. Ainsi, nous ne devrions pas assister à un trop grand impact de la maladie sur la société Ewok.– Merci, Maître Hesnar. Elyna Faràn se redressa sur son siège. Je pense pouvoir parler au nom du Conseil dans son ensemble pour dire que nous vous sommes reconnaissants, et que nous saluons l’efficacité avec laquelle vous avez réussi à gérer cette situation malheureuse.– En effet. Vous êtes un membre inestimable de notre Ordre, enchaîna Albus Fellwood, et nos voisins Ewoks peuvent s’en réjouir. Si vous avez terminé l’essentiel de votre exposé, j’aimerais vous poser une question pour satisfaire ma curiosité, si vous me le permettez.– Eh bien, je pense avoir dit l’essentiel, en effet. J’ai déposé au rapport complet aux archives, qui contient toutes mes notes, si vous souhaitez le consulter.– C’est une excellente chose. Je me demandais simplement, puisque votre rapport semble ne couvrir que les deux ou trois premiers mois de votre absence, à quoi avez-vous occupé le reste du temps que vous avez passé loin du Sanctuaire ?– En premier lieu, répondit Mer Hesnar, à diffuser au plus grand nombre de tribus possible les connaissances nécessaires à la fabrication des différents produits. Il m’a semblé qu’il s’agissait d’une tâche prioritaire, et bien que les Ewoks échangent beaucoup entre tribus, j’ai estimé être le mieux placé pour cela. Ensuite, aucune affaire ne m’appelant au Sanctuaire, j’ai jugé utile de recueillir plus d’informations sur la faune et la flore de notre lune, m’étant rendu compte au contact des Ewoks que nos connaissances étaient des plus parcellaires. Toutes mes observation figurent dans les carnets que j’ai déposés aux archives.– En somme, vous avez estimé que vous ne pouviez pas accomplir votre devoir correctement en rentrant au Sanctuaire. C’était de nouveau Odan Rurr, dont la remarque tomba à plat, créant un silence tendu dans la Chambre.– Maître Rurr, reprit lentement le Khil, avec tout le respect que je dois à un membre du Conseil, il ne vous appartient pas de travestir mes mots pour les mettre au service de votre cause, de votre frustration, ni pour créer des tensions dans cette Chambre.– Maître Hesnar, votre rapport étant terminé, vous pouvez vous retirer si vous le souhaitez, intervint Fic Drecko pour rompre la tension. Nous pourrons reprendre cette discussion en privé, ajouta-t-il en jetant un regard à Rurr.– Maître Drecko, j’aimerais répondre à la question que Maître Rurr pose sans la poser, reprit Hesnar en levant la main en signe d’apaisement. C’est une question légitime. Même si je ne partage pas votre insistance à ce sujet, oui, en effet, j’ai estimé ne pas pouvoir accomplir mon devoir correctement au Sanctuaire. Il fit une nouvelle pause, pour peser ses mots. Il savait que le Conseil était tendu, et que ses paroles risquaient de provoquer de nouvelles discussions houleuses. L’Ordre s’est réfugié sur Endor pour d’excellentes raisons, je ne le nie pas. Mais ma mission, en tant que Jedi et en tant que médecin, est de servir les populations. En l’état, je ne peux pas remplir cette mission tant que l’Ordre reste confiné presque exclusivement sur cette lune. Je n’ai pas souhaité remettre en cause les décisions du Conseil, mais assister les Ewoks et explorer le potentiel médical de leur environnement m’a paru être la seule manière d’accomplir mon devoir, ce que j’estime ne pas pouvoir faire au Sanctuaire.Le silence retomba de nouveau un moment, le temps que les Maîtres pèsent la déclaration du Khil.– Maître Hesnar, nous vous remercions d’avoir partagé cet avis avec nous. Nous comprenons votre point de vue, et soyez assuré que cette question fait l’objet de nombreux débats parmi nous. Votre rapport étant terminé, vous pouvez vous retirer, conclut Faràn avec douceur et fermeté, pour pouvoir gérer plus sereinement la tempête que Rurr ne manquerait pas d’attiser dans les prochaines minutes.Mer Hesnar s’inclina profondément, les mains toujours jointes dans son dos, et quitta la Chambre du Conseil.