Post n°9
Auteur : Trent Kith
Le procès s’était déroulé comme un procès classique, à ceci près que la juge semblait être véritablement déterminée à punir sévèrement le chevalier Froome. Cette entêtement et cette violence était quelque peu étonnante pour le lieutenant. Il était vrai que leur mission avait été plus que particulière, et c’était un euphémisme, mais de là à tout jeter sur Froome, il y avait une certaine marge. Mais il y avait autre chose qui le troublait à travers ce procès. Comment pouvait-on le juger ? Voilà la vraie question qui roulait dans la tête de Kith. Oui, comment juger cette mission, sur quelle base juridique ? L’opération avait été lancée en pleine transition gouvernementale. Aucune des lois impériales n’avaient été abrogées, et aucune loi républicaine n’avait été crée. Ils avaient combattu dans un véritable flou juridique, sur quelles lois pouvait-on juger Froome ? Les lois impériales ? Ou celles de la République ?Trent soupira dans le box des témoins. Ces questions l’avaient travaillé durant la pause forcée de la délibération. Mais maintenant que la peine de Froome était annoncée, il ne pu s’empêcher d’émettre un léger sourire en coin. Pourquoi se posait-il ces interrogations. Après tout il n’était qu’un soldat, un officier à la rigueur, mais il n’était personne dans toute cette organisation gouvernementale. * Le premier devoir du soldat est d’obéir aux ordres. Alors accepte les décisions, et avance. * Après tout, Froome était un sensitif, et pour Trent les sensitifs étaient souvent peu normaux, voire complètement tarés. Peut-être avait-il commis d’autres crimes immondes, et que cela n’était qu’un juste retour des choses. L’agitation semblait s’emparer de la salle. Trent balaya les lieux du regard, mais ne remarqua rien de suspect. Quelque chose, quelqu’un semblait avoir provoqué un profond émoi dans la salle. Celle-ci commença à se vider de ses occupants, le personnel administratif, des officiers, des badauds, et enfin eux trois, pauvres témoins, ayant vécu une expérience plus que violente. Alors qu’il faisait claquer ses bottes blanches salies sur le sol, Trent ne pensait plus qu’à une chose : l’action. Il devait impérativement se trouver une occupation, sans quoi il risquait de se retrouver mentalement dans le temple des derviches, et de ressentir encore une fois cette présence froide et mauvaise. Ils s’arrêtèrent bientôt, et un proche humain se présenta devant eux, en faisant plusieurs gestes de politesse, s’adressant à chacun d’entre eux.Au moment où le nouvel arrivant s’adressa directement à lui, Trent n’hésita plus une seconde. Ces yeux, ces yeux tellement différents et qui brillaient d’un feu indescriptible à l’intérieur, ces yeux il les avait déjà vu. Aussitôt après avoir serré la main du chancelier, de façon perplexe et quelque peu hagarde, le lieutenant se redressa vivement et se mit au garde-à-vous.* Le chancelier suprême ! Le chancelier Nocturna ! B***** de m**** le chancelier ! Qu’est-ce qu’il fout là ?! * Ce furent les premières pensées qui agitèrent son cerveau dans tous les sens, avant qu’il n’assimile finalement les paroles du fameux chancelier. Elles le laissèrent une nouvelle fois perplexe. Premièrement parce que ce n’est pas tous les jours que l’on croise le chancelier, et enfin parce qu’il ne savait pas comment les envisager. Sous l’œil franc ou politique ? Il était évident que le procès était une lutte politique cachée, la République allait utiliser l’appareil judiciaire pour s’affirmer et se construire. Mais qu’en était-il de Nocturna ? Somme toute, Trent se sentait las, aussi le considéra-t-il comme un homme qui pensait vraiment ce qu’il disait et n’essayait pas de le manipuler.Le chancelier s’éloigna discrètement, tandis que Trent faisait un salut digne de l’académie, ce n’est pas tous les jours qu’on croise LE chancelier. Alors qu’il allait se diriger vers les plateformes d’embarquement inférieures, la chevalière Lyzs lui attrapa le bras et le lui serra avec un grand sourire. - Au plaisir de vous revoir aussi chevalière Lyzs, répondit-il avec un air presque amusé. Je pense qu’on vous doit tous la pareille, personne n’oubliera non plus.Elle expira devant lui, ce qui l’étonna un peu, puis salua maladroitement le lieutenant mais avec beaucoup de conviction. Kith lui rendit le salut du mieux qu’il put et l’observa s’éloigner, presque en gambadant. Il y eut un léger rire et secoua la tête en se massant la nuque. Ils avaient traversé une sacrée épreuve en y repensant, mais ils seraient tous morts si un seul d’entre eux n’avait pas été là. Décidemment il garderait un bon souvenir de ces deux là et de la Garde en général. Il salua ensuite Coy, et repartit vers les canonnières stationnées plus bas. Il avait une escouade à rejoindre et des ordres à suivre. Spoiler : SpoilerHRP: suite RP --> http://star-wars-rpg.soforums.com/t5090-Chevalier-des-nouveaux-temps.htm?st…