Post n°8
Auteur : Hivernus
Byerning observe avec son habituel regard noir le comportement de chacune des recrues. Et ce qu'il voit semble l’exaspérer. V'là qu'après avoir fait les guignols sur le parcours du combattant, certains en viennent à faire 'mumuse sur le stand de tir. Mais où est-ce qu'on les recrute les p'tits nouveaux de nos jours ? Personne n'est donc motivé par une vie dédiée au service de cette magnifique nation dont on défend les couleurs et l'idéologie en tout temps ? Les deux Mirialans font les pitres devant leurs petits copains. Et la donzelle du groupe semble se lancer dans une espèce de flirt avec le gringalet qui a montré l'exemple lors de l'exercice précédent. Ah la jeunesse n'est plus ce qu'elle était ! Le major pense, le temps de quelques battements de coeur, qu'il ne serait pas plus mal d'en informer le Bureau de la Sécurité de l'Impérium, histoire qu'ils se montrent plus convaincants et plus rigides dans leur propagande et leur éducation.Mais il faut croire que parler de la police politique du régime impérial porte malheur de nos jours... Le sous-officier a à peine le temps de penser au B.S.I... Et voilà qu'il débarque sur place. Un type en uniforme gris, un lieutenant à en juger sa plaque, pointe le bout de son nez avec un air des plus hautains. Oh ça oui, hautain est le bon mot. Un gars qui pète plus haut que son cul, parce qu'il a un bel uniforme gris qui inspire la terreur à tout le monde. Byerning en a connu des types comme ça, ils font jamais long feu. On les retrouve souvent avec un poignard planté dans le dos, ou à pourrir au fond d'une cellule pour leur insolence. Mais lui serait visiblement mieux logé que les autres. Les privilèges de la police politique de l'Impérium sont connus dans tout l'empire. Et cela excite à juste titre tous les officiers de la régulière, qui n'ont pour seul plaisir que le droit de fermer leur clapet.- Major Byerning ! Quel plaisir de vous rencontrer... On m’a dit beaucoup de bien de vous ! Commence doucement l'officier en relevant le menton. Il finit par faire claquer ses talons en guise de salut militaire. Lieutenant Chadelle, du Bureau de la Sécurité de l'Impérium, comme vous aurez pu le constater...- Mes respects mon Lieutenant. Que me vaut l'honneur de votre visite ? Répond simplement Byerning en venant saluer dans les règles de l'art un supérieur.- Question très pertinente Major... Vraiment. Il est vrai que la visite d'un agent du Bureau de la Sécurité de l'Impérium n'est jamais anodine. Souligne froidement le lieutenant en affichant un sourire suspect. Sachez que je m'intéresse de très près à la formation de l'avenir de notre nation Major... Il me semble donc logique de me tourner vers les meilleurs... Et de ce que je sais, vous formez les meilleurs éclaireurs de l'armée impériale.- Ne tournez pas autour du pot mon Lieutenant, venez-en aux faits. Lâche pour tout commentaire le sous-officier.- Cela est bien mon intention Major... Cela est bien mon intention. Continue sèchement Chadelle en croisant les mains dans le dos. Je veux que ce groupe, que vous formez actuellement, s'occupe d'une tâche pour moi... Une tâche simple. - Je vous écoute... Lieutenant. Réplique le major en redressant son dos courbé de fatigue.- Vos instructions sont sur ce datapad Major. Veillez à ce que les opérations se déroulent selon le plan... Si vous ne voulez pas avoir de mes nouvelles rapidement... Achève enfin d'ajouter le lieutenant, qui tourne les talons sans même saluer le sous-officier.- Connard... Murmure sur le bout des lèvres Byerning.Le major a au moins eu l'intelligence de ne pas contredire le lieutenant... Son comparse et ami Remish, de l'Agence de Contre-Terrorisme Universel, a fait cet erreur et le voilà désormais aux arrêts, avec une enquête sur sa tête. Faut croire que ce Chadelle est un vrai enfoiré... Se méfier de ses intentions et accepter ses ordres, voilà ce qu'il faut faire. Byerning soupire. Il a la nausée rien qu'à l'idée de penser à son camarade de beuverie derrière un bureau, à attendre le jugement fatidique. Comment des types aussi mauvais peuvent-ils occuper des places aussi importantes dans l'Impérium ? A croire que le régime entier est pourri par cette vermine arrogante et arriviste... Au moins, ce foutu lieutenant a bien trouvé sa place. Il peut faire souffrir des gens si ceux-ci ne se montrent pas obéissants... Et personne ne peut rien lui dire ! V'là qu'il a trouvé une bonne place où se faire un p'tit royaume bien à lui. Cette foutue galaxie est pleine d'injustices, et faut croire que même un régime autoritaire comme l'Impérium ne pourra rien y changer. L'unique solution est toujours la même. Prendre les armes, renverser le régime, flinguer les sales cons. La roue tourne, mais jamais en faveur des p'tits gens. Les grands vainqueurs sont toujours ces trous du cul de l'aristocratie. Ah l'argent... L'adage dit que cela ne fait pas le bonheur mais qu'il y contribue. Et bien c'est vrai ! Et visiblement, cela doit être une expression sortie tout droit des fesses d'un de ces bourgeois hautains et méprisants. Oh oui ! Il n'y bien qu'eux pour inventer des trucs aussi sordides et plein de sens. Mais il divague. L'impérial baisse son regard sur le datapad qu'on vient de lui remettre. L'avenir de sa carrière et celui de douze jeunes recrues sont visiblement entre ses mains. Byerning profite de la séance de tir pour s'isoler quelques instants à l'extérieur. Il ouvre les dossiers confidentiels et lit rapidement le contenu. Du renseignement. Voilà donc ce que désire le lieutenant. Il veut faire de ce groupe de gosses une unité chargée du renseignement de terrain. Et tout ça pour chasser au final quelques rebelles Cathars épris d'idéaux Sith. Ou plutôt ce qu'il en reste. Une opportunité en or à saisir... Ce serait pour les nouveaux, l'occasion de mettre en application leurs connaissances. Une espèce de baptême du feu. Le major aurait dû s'en douter. La politique actuelle de l'Impérium n'est pas celles des formations longues. Elle a besoin d'hommes disponibles pour défendre ses intérêts. On se contente alors de donner des cours théoriques et quelques connaissances de base aux soldats. Le reste, ils l'apprennent sur le terrain. - RASSEMBLEMENT LES BLEUS ! Hurle alors Byerning en entrant à nouveau dans la pièce, datapad sous le bras. Il se trouve que je viens de recevoir de nouvelles instructions concernant votre groupe. Vous partez sur le terrain dès demain ! Alors je vous conseille d'être particulièrement à l'écoute sur la suite du programme d'aujourd'hui !Et le programme est loin d'être fini. Après avoir effectué un parcours du combattant, après avoir testé leur talent de tireur, voilà désormais qu'ils vont apprendre les rudiments de la survie en pleine nature. Car la vie d'un scout trooper se fait sur le terrain, au beau milieu des bêtes sauvages et des environnements mortels. Il faut savoir être à l'affût du moindre bruit suspect, du moindre frémissement dans l'air, de la moindre odeur louche... Et tout ça pour ne pas finir dans le ventre d'une grosse bestiole, rongé par quelques vapeurs toxiques ou digéré par quelques plantes innocentes. A côté de cela, il faut aussi savoir comment s'y prendre pour passer inaperçu. Quelques techniques de camouflage et de dissimulation sont abordées par le major. L'impérial apprend aussi à ses jeunes recrues l'art de bien choisir son campement et/ou son poste de tir ou d'observation. Un bon éclaireur sait trouver un coin idéal où faire son boulot en toute tranquillité. Il faut savoir privilégier, en outre, les espaces pas trop à découvert où les solutions de repli sont toujours nombreuses. Vient finalement le moment tant attendu où Byerning permet aux aspirants éclaireurs d'enfourcher un speeder 74-Z afin de s'exercer au pilotage. Bien sûr, il ne s'agit là que d'un modèle d'entraînement, mais c'est là une chose qui fait toujours son petit effet... Les ventres grondent. L'heure du repas du soir arrive à grand pas. Et il faut dire que les estomacs n'ont rien avaler depuis le matin. Le major quitte ses recrues en leur donnant rendez-vous le lendemain matin aux premières lueurs du jour. Il leur laisse ainsi le temps de se vider la tête avec de conneries futiles à raconter entre jeunes autour d'une table. Le mess a toujours eu un effet particulier pour les soldats. C'est l'endroit où les langues se délient le plus et où l'on échange de nombreuses anecdotes. Après la douche viendra le sommeil... Un sommeil réparateur pour certains, qui verront là l'occasion d'assimiler durant la nuit les connaissances acquises durant la journée... Quand d'autres ne trouveront pas la force de dormir, tant l'excitation et le stress sont grands. Pour ces pauvres âmes là, le temps passe lentement. Ces insomniaques d'une nuit comptent les heures avec angoisse. Ils ressentent un pincement au niveau de l'estomac, quand ce n'est pas la gorge qui semble se nouer. Quelles étranges sensations que voilà. Nombre de militaires ont pu éprouver de telles choses auparavant. Et nombreux seront ceux qui suivront derrière. Lorsque les premiers rayons de soleil parviennent à s'infiltrer dans l'atmosphère, les installations militaires sont déjà en effervescence. Une bonne douche et un petit déjeuner se chargent de réveiller les esprits encore lourds de sommeil, ou ceux qui au contraire n'ont pas assez dormi. Ce n'est qu'une fois le ventre plein que les douze recrues se présentent au major dans ce qui semble être une armurerie. Byerning vérifie chaque uniforme, et inspecte avant tout le visage de chacun. Il l'avait précisé la veille, il ne tolérerait aucune face mal rasée. Une fois satisfait, il prend une grande inspiration et lâche son plus beau sourire.- Aujourd'hui est un grand jour ! J'aurai tendance à dire hélas, que la formation fut trop courte, mais vous allez être lâchés sur le terrain afin de faire vos preuves ! Votre mission sera simple... Vos ordres sont de faire des patrouilles de reconnaissance dans une zone où nous suspectons des rebelles Cathars d’œuvrer. Ne tentez aucune approche directe ! Si vous avez l'occasion d'opérer conjointement, faites-le ! Dans le cas contraire, contentez-vous de fournir un rapport à la hiérarchie. Débute plus doucement qu'à l'habitude le sous-officier. Pour accomplir votre tâche, vous avez le droit à des rations militaires permettant une autonomie sur trois jours. Vous avez également le privilège, et quel illustre privilège, de porter la meilleure armure que l'Impérium puisse fournir ! Celle des Scouts Troopers !Et quelle armure en effet. Légère, elle est idéale pour se mouvoir rapidement. Le plastron dispose d'un sac à dos intégré permettant de transporter diverses choses, venant donc suppléer les multiples poches présentes au dessus de la ceinture utilitaire. Mais la plus belle pièce reste le casque. Un magnifique bijou technologique que de nombreux soldats, mercenaires et chasseurs de primes peuvent envier. La large visière du casque cache en effet de nombreux outils permettant aux éclaireurs d'opérer dans l'autonomie la plus totale. Vision nocturne, vision thermique, informations tactiques et communications longue distance viennent s'ajouter aux jumelles macrobinoculaires intégrées...- Bien sûr ! En plus de cela, vous pouvez choisir vos armes et votre équipement ! Veillez toutefois à ne pas trop vous charger afin d'éviter de perdre en mobilité ! Votre speeder ne pourra en outre pas prendre de charges supérieures à trois kilos ! Bon allez... Disons grand max sept si vous voulez un fusil de précision ! Rajoute Byerning en haussant le ton. Opérez par petits groupes afin de couvrir plus de terrain et d'être plus efficaces. Mais ne rompez jamais la communication avec vos partenaires ! Toutes les info' dont vous avez besoin sont déjà intégrées aux casques. Et n'oubliez pas ! On se retrouve dans trois jours ! Ne croyez pas que je vais oublier vos têtes de quiches molles ! Vos véhicules vous attendent en surface ! Rompez !Spoiler : SpoilerJe te laisse faire un tour par les utilitaires afin de voir quoi prendre comme arme. Je t'achète le speeder demain. Si une arme te fait de l’œil mais qu'elle est trop chère, n'hésite pas à me le signaler !